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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:55
ITW du GCA (2S) Alain Bouquin, Conseiller Défense du Groupe Thales - @SDBRNews

 

Interview par Alain Establier - SDBR N°170 daté du 25/04/2017

 

SDBR : Général, vous avez eu de nombreuses responsabilités au sein de la Légion étrangère*. Pourquoi fait-on le choix d’intégrer un groupe industriel comme Thales ?

Bouquin : C’est une excellente question. D’abord, au cours de ma carrière je n’ai pas fait que la Légion et j’ai une double culture : une culture opérationnelle (légionnaire) et une culture capacitaire (opérations d’armement, programmes, préparation de l’avenir). La dimension capacitaire m’avait permis de connaître le monde industriel. Ensuite et c’est le plus important, je continue à servir mon pays. En France, nous avons le défaut de considérer que la seule manière noble de défendre son pays c’est par les armes. Je suis persuadé que servir dans l’industrie de défense est une autre manière de servir mon pays et j’ai l’ambition que mon pays soit doté des meilleurs équipements, des meilleurs matériels et des meilleures capacités pour permettre à ses armées de remplir leur mission.

 

Quel est votre rôle au sein de Thales ?

Je suis conseiller de défense, pour faire du lien entre l’industriel et l’opérationnel. L’industriel a besoin de comprendre le besoin des militaires mais il a aussi besoin de comprendre leur environnement, la complexité militaire et ce ne sont pas de simples spécifications posées sur un papier qui permettent à l’industriel de correctement appréhender le vrai besoin des Forces. A l’inverse, les Forces ont besoin de connaître les contraintes de l’industriel (certaines technologies ne sont pas matures, certains équipements coûtent très cher) donc il est nécessaire de se parler pour converger vers ce qui sera accessible à un horizon donné : répondre efficacement aux besoins en restant raisonnables. Mon rôle est aussi de préserver un certain équilibre entre l’Homme et la machine. L’Homme doit rester dans la boucle, sinon l’industriel risque de produire une très belle solution complètement automatisée, avec beaucoup d’intelligence artificielle, des logiciels, etc. mais, en opération, le militaire veut garder le contrôle. Donc il faut, dans tout système délivré aux Forces, une place pour que le militaire conserve la maitrise de l’emploi de l’équipement. Cela ne veut pas dire que certains automatismes ne seront pas acceptés, mais il faut que l’équipement soit débrayable pour que le militaire conserve la maitrise du feu, par exemple pour éviter le tir fratricide ou l’erreur de tir.

 

En juin prochain, au Paris Air Show, les SALA (Systèmes d'Armes Létaux Autonomes) seront probablement très visibles. Les Forces Spéciales de demain seront-elles robotisées ?

Je ne le pense pas, car il y aura toujours des cas non conformes. Le chef militaire est là pour prendre des décisions et ses responsabilités dans des situations complètement inimaginables. C’est ce qui fait souvent la différence de culture entre l’ingénieur et l’officier. L’officier doit décider car, à la guerre, il y a toujours des décisions à prendre. Il y aura donc toujours la présence d’un Homme en charge de ce qui va se produire. La « guerre des étoiles » ne remplira pas toute son efficacité face à des situations complètement originales où seule l’intelligence humaine reste pertinente. A cela, il faut ajouter les problèmes éthiques posés : nos démocraties peuvent-elles accepter qu’un jour un adversaire soit éliminé non pas sur une décision humaine mais sur la décision d’une machine ? Donc je reste persuadé que les systèmes que nous allons concevoir, même bourrés de logiciels et d’intelligence artificielle, laisseront place à l’Homme dans les boucles de décision. La force aérienne demain sera sans doute mixte, composée d’appareils pilotés et de drones de combat complètement automatiques ou pilotés depuis le sol. C’est imaginable dans le milieu aérien qui est un milieu homogène.

 

Et dans le milieu terrestre ?

C’est beaucoup plus compliqué en milieu terrestre, mais nous pouvons imaginer une force mixte composée d’hommes et de robots terrestres qui, dans un premier temps, assureront les servitudes les plus simples : transport, logistique, fourniture d’énergie. Progressivement, nous pourrons avoir des robots capteurs et de surveillance, voire de combat. Un tourelleau téléopéré sur un char n’est-il pas déjà un embryon de robot de combat ? Aujourd’hui, le tourelleau est téléopéré par un opérateur mais, demain, peut-être fonctionnera-t-il seul à l’aide de ses capteurs intelligents ? Et s’il est posé sur un socle à roulette, il deviendra un robot de combat… Tout cela viendra progressivement, mais il faudra d’abord apprendre à faire coopérer l’Homme et le robot sur le terrain, en faisant en sorte que l’Homme ait toujours la main. L’avantage du robot est tout de même sa réactivité et parfois son efficacité : exemple, un drone de combat aérien encaisse plus de G qu’un pilote, voit plus vite que le pilote grâce à ses senseurs tous azimuts et peut déclencher un départ missile plus rapidement qu’un pilote.

 

L’amiral Isnard, G-COS, évoquait au Sofins le temps d’avance nécessaire pour les Forces Spéciales. Que signifie pour vous ce temps d’avance ?

Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, la vision nocturne est un différenciateur majeur face à nos adversaires. Il y a peu d’écarts sur l’armement, grâce à des fusils d’assaut de calibre 5.56 aux précisions équivalentes. En revanche, le vrai différenciateur des Forces Spéciales est l’aptitude à voir l’ennemi quand lui ne peut pas vous voir ; sauf que, dans 5 mois ou dans 5 ans, l’ennemi pourra acquérir les mêmes lunettes de vision nocturne que celles produites aujourd’hui par Thales. Il faudra donc imaginer un autre différenciateur dans le duel : meilleure résolution, meilleure portée, etc. Nous avons un temps d’avance sur la vision nocturne actuellement. Mais, me direz-vous, les Forces Spéciales sont rarement « au contact », alors pourquoi se préoccuper de la vision nocturne ? En fait, les Forces Spéciales sont un outil d’action dans la profondeur, au même titre qu’un missile de croisière ; elles n’agissent pas sur la ligne de front (s’il y en a) mais beaucoup plus loin dans la profondeur stratégique. En revanche, là où est leur action, elles sont face à un ennemi tactiquement à une distance courte (15/20 mètres). Elles agissent donc « au contact », avec discrétion et discernement.

 

Les Forces Spéciales agissent-elles seules ?

Et non. Elles agissent seules dans la conduite de l’action proprement dite, dans l’exécution de leur mission principale : destruction d’une infrastructure, libération d’un otage, etc. Par contre, elles s’appuient sur le Groupement d’Appui aux Opérations Spéciales (GAOS) pour tout ce qui est appui, soutien ou service : appui feu, logistique, énergie de leurs radios ou essence des véhicules, maintenance de leurs armes, pour traverser un champ de mines (sapeurs), etc. pour se concentrer sur leur mission majeure et ne pas perdre en efficacité en dispersant leur ressources sur des missions annexes.

 

Y a-t-il des relations particulières entre les Forces Spéciales et les industriels ou la DGA ?

La DGA est une interface indispensable pour les industriels et pour les Forces, faisant un métier que les Forces ne peuvent pas remplir, à savoir traduire un besoin opérationnel en une spécification technique, à chiffrer un coût, à estimer ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas, puis à passer un marché public. La DGA fait remarquablement ce métier, le militaire ne saurait pas le faire. Ce qu’on peut en revanche parfois reprocher à la DGA, c’est un cloisonnement un peu trop hermétique alors que les Forces et les industriels ont besoin de se parler en tête à tête pour mieux se comprendre. L’industriel doit parler avec le militaire pour mieux prendre la mesure de ses besoins ; les attendus d’un document contractuel ne suffisent pas.

 

Et le processus classique est donc trop lourd et trop long pour les Forces Spéciales ?

Forces Spéciales revendiquent leur particularisme et leur réactivité avec un tempo réduit, idéalement de l’ordre de 6 mois : elles cherchent donc des méthodes d’acquisition qui permettent de réduire les délais. Elles peuvent par exemple prendre le prototype d’un industriel, avec encore des défauts, s’il leurs donne le temps d’avance dont elles ont besoin. C’est une logique d’urgence opérationnelle qui bouscule les états-majors, les industriels et bien sûr la DGA. Les Forces Spéciales partagent d’ailleurs cette vision avec la DRM. Pour que les industriels s’adaptent à ce tempo, il faut qu’ils sachent être réactifs. C’est pourquoi un industriel comme Thales est friand du RETEX des Forces Spéciales, par exemple sur un prototype de vision nocturne pour en faire de l’adaptation réactive et gagner des mois de mises au point.

 

N’est-ce pas un chemin risqué pour la garantie de prix raisonnables ?

Je ne le pense pas car nous sommes challengés par des PME innovantes et les « start-up », et si Thales veut rester dans la course à l’innovation face aux PME, il faudra rester sur le même tempo qu’elles et sur des registres de prix comparables. Sur l’aspect réactivité, il est possible de gagner du temps en sélectionnant des produits sur étagères qui conviennent à peu près, pour un certain emploi, et en demandant à la DGA d’en faire des opérations d’expérimentation réactives (OER) : cette procédure peut faire gagner plusieurs mois de délais. Ceci étant, l’acquisition de produit sur étagère ne peut pas se faire sur l’ensemble du spectre. Pour les produits susceptibles d’être exposés à des menaces électromagnétiques et cyber, nous devons être très prudents et passer par des produits durcis et normalisés.

 

A propos d’innovation, Thales a évoqué récemment quelques avancées sur des armes non létales. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous réfléchissons de plus en plus au non-cinétique. Depuis l’invention de la poudre, le mot arme fait penser à arme à feu. Demain, nous aurons des effecteurs qui reposeront sur d’autres effets : jet de particules, émission électromagnétique de forte puissance, émission laser, etc. Beaucoup de travail reste encore à faire pour les rendre portables, mais ces outils fonctionnent. Par exemple, le projet REPTILE (micro-onde de forte puissance), capable de faire un trou dans une plaque métallique à 200 mètres, peut faciliter la chasse aux minidrones ou la progression de troupes. Le projet PEPS est capable de délivrer des émissions magnétiques micro-ondes pour détruire par impulsion toute l’électronique embarquée d’un objet non durci : par exemple, pour stopper un véhicule suspect à un barrage. Voilà des exemples de ce que Thales peut apporter aux Forces Spéciales en matière d’innovation.

Nous sommes à l’aube d’une belle histoire à construire avec les Forces Spéciales, en les convaincant que Thales est un partenaire de confiance, avec une panoplie d’outils qui couvrent déjà un large spectre pour elles, que nous ne sommes pas simplement des électroniciens de très haut niveau et que nous pouvons mettre en place une organisation de proximité avec elles.

 

* Saint-Cyrien de la promotion général ROLLET, le général BOUQUIN a été affecté au 4ème Régiment étranger en 1980 puis au 2ème REP en 1981. Il y occupera successivement jusqu'en 1990 les fonctions de chef de section, d'officier adjoint, de commandant de compagnie puis d'officier traitant au bureau opérations instruction. Après différentes responsabilités à l’EMA, en 2000 il prend le commandement du 2ème REP. En 2009, il prend le commandement de la Légion étrangère jusqu’en 2011. Il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du mérite, titulaire de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze et de la croix du combattant.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:55
Regiment de la marine (1757) - Planche extraite des Troupes du roi, infanterie française et étrangère, 1757, tome 1. Musée Armée

Regiment de la marine (1757) - Planche extraite des Troupes du roi, infanterie française et étrangère, 1757, tome 1. Musée Armée


16.12.2016 source JFP
 

16 décembre 1690 : création des compagnies franches de la Marine. Par ordonnance, 82 compagnies franches sont créées. Représentant 8200 hommes, elles constituent l’infanterie de Marine dont les missions sont celles des fantassins, artilleurs de marine et hommes de bord. Les prémices de l’infanterie de Marine datent cependant de 1622.

 

16 décembre 1793 : assaut final sur Toulon. Au terme d’un siège commencé en septembre et au cours duquel le jeune capitaine Napoléon Bonaparte, imposé par Robespierre, a pu faire preuve de son génie militaire, l’assaut final est donné par les troupes de la Convention contre les insurgés royalistes appuyés par un contingent britannique. Le corps à corps dure toute la nuit et Bonaparte est blessé d'un coup d'esponton à la cuisse par un sergent britannique. Au matin, la position du "Petit Gibraltar" qui commande l’accès à la ville est prise. Durant les 3 jours suivant cet assaut, une sanglante répression est menée à laquelle Bonaparte n’assiste pas. Il est devenu entretemps général et a été appelé au commandement de l’artillerie de l’armée d’Italie. Le 4 nivôse de l'An II (24 décembre 1793) la Convention vote un décret disposant que : « Le nom infâme de Toulon est supprimé. Cette commune portera désormais le nom de Port-la-Montagne ».

 

16 décembre 1796 : Hoche appareille pour l’Irlande (Brest). Le vice-amiral Morard de Galles embarque l’armée du général Hoche (15 000 hommes) à bord d’une cinquantaine de navires pour appuyer la révolte irlandaise contre les Anglais. Le mauvais temps fait échouer le projet de débarquement et coûte 7 bateaux à la flotte.

 

16 décembre 1835 : création d’une nouvelle Légion étrangère. « Par une ordonnance de Louis-Philippe, sur un conseil d’Adolphe Thiers. Après avoir cédé à l’Espagne, le 29 juin 1835, ses 6 bataillons de Légion étrangère (celle de 1831 sous les ordres du général Bernelle), cette nouvelle Légion voit réellement le jour le 3 février 1836, à Pau. Elle est considérée comme une réserve pour les unités engagées au-delà des Pyrénées mais la révolution espagnole d’août 1836 change son destin : Adolphe Thiers est limogé et le cabinet qui lui succède stoppe l’envoi de renfort dès la fin août. La « nouvelle Légion » composée d’un bataillon à 4 compagnies embarque pour l’Algérie sous les ordres du chef de bataillon Bedeau. Quant aux bataillons cédés à la couronne espagnole, ils sont licenciés en décembre 1838 ». CNE J-B P. (COMLE).

 

16 décembre 1838 : bataille de la blood river (Afrique du Sud). Les Afrikaners ou Boers en gagnant l'intérieur des terres pour fuir la colonisation britannique devenant pesante sur la côte, doivent faire face à la nation Zoulou. Celle-ci aligne 30 000 guerriers parfaitement entraînés et aguerris qui infligent de lourdes pertes aux Boers pénétrant leurs terres. Lassé par les massacres dont sont victimes les fermiers Boers, Andries Pretorius réunit 500 hommes pour les venger. Le convoi de chars à bœufs (véhicule de combat et de travail du soldat paysan), adopte systématiquement la formation du "laager" pour bivouaquer en sécurité à la nuit tombée. Pretorius choisit de former le cercle défensif dans le méandre de la rivière Ncome pour passer la nuit. Le roi zoulou, Dingan, attaque le campement avec 10 000 hommes en trois vagues successives qui sont toutes repoussées. La combativité des Zoulous ne peut rien contre les fusils afrikaners et la technique défensive adoptée. 3000 Zoulous sont tués contre 2 Afrikaners blessés. La rivière Ncome a été baptisée blood river suite à cette bataille.

 

16 décembre 1846 : prise de Fatahua (Ile de Tahiti). Le 2ème RIM avec l’aide de miliciens tahitiens escalade les pentes vertigineuses du Diadème où 300 tahitiens sont retranchés et interdisent l’accès à la vallée de la Punaruu.

 

16 décembre 1883 : prise de Son Tay (Indochine). Défendue par plus de 2500 pavillons noirs, la citadelle de Son Tay (100 canons) est prise d’assaut par les 6000 hommes de l’amiral Courbet après 3 jours de siège. La citadelle est attaquée via le fleuve par la flottille de Courbet (constituée d’infanterie de marine, de fusiliers marins et de tirailleurs annamites) et bien entendu par la voie terrestre avec les légionnaires, les tirailleurs algériens, annamites et tonkinois sous le commandement du LCL Belin. Les pavillons noirs perdent 900 des leurs contre 82 morts chez les Français.

 

16 décembre 1917 : Patton ouvre une école de chars (Langres - Haute-Marne) Le lieutenant-colonel de cavalerie George Patton, membre de l'état-major du général Pershing, chef du corps expéditionnaire américain en France, crée une école de chars après avoir passé une semaine à Paris pour étudier le char léger français Renault FT-17. L'ouverture de cette école préfigure la création de la toute première unité blindée américaine, qui va s'illustrer dès septembre 1918 lors de l'offensive franco-américaine sur Saint-Mihiel.

 

16 décembre 1944 : début de la contre-offensive allemande des Ardennes. Profitant du mauvais temps pour contre-attaquer là où on ne l’attend pas, Hitler déclenche l’opération Wacht am Rhein qui coute aux alliés 30 000 morts, jusqu’à Noel. Le manque de carburant pour les blindés allemands ainsi que la fin des intempéries permettent à Eisenhower de reprendre l’initiative et de sauver les hommes de la 101 division parachutiste américaine, retranchés dans Bastogne.

 

16 décembre 1959 : accord franco-allemand pour le Transall. Acte de naissance administratif pour l’avion de transport militaire C 160 Transall.

 

16 décembre 1976 : premier tir du SSBS S3 (centre d’essais des Landes). Premier tir expérimental du missile balistique sol-sol français emportant une tête nucléaire (portée 3500 km). Opérationnel de 1980 à 1996 sur le plateau d’Albion.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 11:55
Sortie en librairie le 21 novembre du livre LÉGIONNAIRE

 

source MAREUIL EDITIONS

 

Pour la première fois, un ancien officier de la Légion et un Légionnaire donnent la parole à 64 de leurs camarades. Pendant 2 ans, Victor Ferreira a rencontré près d’une centaine de Légionnaires à travers le monde en leur posant toujours les mêmes questions. Ceux-ci se sont livrés en confiance parfois même en poésie. Bertrand, en transformant les entretiens et les questions en narration s’est attaché à préserver la sincérité et l’exactitude de leurs propos. Ce livre unique permet de comprendre de l’intérieur la Légion Étrangère et notamment ces hommes aux parcours si différents qui ont tous fait un jour le choix de s’engager pour un même idéal.

 

L’EXTRAIT:

«J'ai arrêté le lycée en 1re pour faire une carrière de footballeur professionnel. J'ai échoué, et comme il n'y a rien à faire d'intéressant dans mon pays, je suis venu en France. J'ai continué à jouer au foot en amateur, en DH, et j'ai encore arrêté, ça ne marchait toujours pas. Mon frère est Légionnaire au 2e REI à Nîmes. Il m'en parlait constamment. Il m'a raconté comment se passait la vie de Légionnaire, tout ce qu'il y avait d'extraordinaire à ses yeux. Et il dénigrait toujours le foot : pas assez ambitieux. Il m'a retourné la tête à force et j'ai fini par voir la Légion comme un défi. Je voulais montrer à mon frère que « j'en avais aussi » ! Georges, 29 ans, du Sénégal»

 

LE LIVRE :

Légionnaire est un livre unique. Du plus jeune au plus ancien, du nouvel engagé volontaire à l’officier, du Français d’origine au lointain Kirghize, soixante-quatre légionnaires se sont laissés photographier, malgré la tradition de l’anonymat, tout en mettant « leur cœur sur la table ».

Un jour, ils ont franchi la porte d’un centre de recrutement de la Légion Étrangère. Pourquoi ? Pour quelles raisons ont-ils choisi d’abandonner leur première vie et d’en conquérir une seconde ? Au nom de quoi ont-ils accepté de risquer la mort au service de la Légion, et donc au service de la France ?

Entre confessions et révélations, ce livre est une rencontre exceptionnelle avec ces soldats mythiques, partout admirés, craints sur tous les théâtres d’opération et que le monde entier nous envie. Chaque portrait, composé d’une photo et d’un monologue, propose au lecteur une expérience hors du commun : devenir Légionnaire à son tour. Au moins le temps d’une lecture...

 

LES AUTEURS:

Né au Portugal en 1963, Victor Ferreira a quitté son pays en 1983 pour venir en France. Il s’est engagé à la Légion Étrangère en 1984. Il a servi au 4 e RE (Castelnaudary), à la 13e DBLE (Djibouti), au 3e REI (Kourou) et au 2e REI (Nîmes), où il a fait la plus grande partie de sa carrière et a participé à de nombreuses opérations extérieures. Il a quitté la Légion fin 2007 en tant qu’adjudant-chef. Reporter-photographe, il se consacre à des projets artistiques : expositions photographiques, écriture de livres (La Légion dans la peau, La traversée des Pyrénées), films documentaires...

Saint-Cyrien, Bertrand Constant débute sa vie professionnelle comme officier parachutiste dans l’Armée de Terre. Pendant trois ans, il va commander une section de combat du 2e Régiment Étranger de Parachutistes, basé à Calvi. En 2000, il quitte la Légion et prend une année sabbatique au service d’une mission humanitaire installée au Brésil. À son retour, il choisit de réaliser un vieux rêve de jeunesse et se lance avec succès dans une carrière de comédien et de réalisateur.

 

 

Sortie en librairie le 21 novembre du livre LÉGIONNAIRE
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:55
Journal d'un reporter militaire : 10 ans d'opérations à travers l'objectif

 

source nouveautes-editeurs.bnf.fr

 

Que connaît-on des conflits actuels ? Que reste-t- il pour le grand public des combats en Afghanistan, des interventions des forces armées en Afrique ? essentiellement des images. Celles-ci sont surtout réalisées au cœur des dispositifs par ceux que l’on a coutume d’appeler les Soldats de l’image. Ces militaires, bardés d’appareils de prises de vues en plus de leurs armements conventionnels, partagent au quotidien le vécu de leurs frères d’armes engagés sur tous les terrains. Ces soldats, un peu particuliers, sont aux premières loges de tous les conflits, des observateurs privilégiés, dont la mission est de témoigner. Sébastien Dupont est de ceux-là. entre 2005 et 2013 au sein de l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) basé au fort d’ivry-sur-Seine, il a évolué dans le désert malien avec les forces spéciales, dans les montagnes afghanes avec la Légion et les unités de combat de l’armée de terre, sur les bases aériennes projetées, mais aussi dans les salons feutrés des états-majors et ministères parisiens. Dans son ouvrage autobiographique au style nerveux et vivant, riche en anecdotes et en ressentis, il fait entrer le grand public dans les coulisses des reportages militaires. À travers dix ans de reportages les plus divers, Sébastien Dupont met en valeur les grandes notions chères à l’institution militaire et à l’armée de l’air, en particulier. Son témoignage va vous plonger dans le monde étonnant et peu connu des forces armées françaises. Les militaires eux-mêmes, qui ne connaissent que très peu le travail de ces reporters un peu à part, vont être surpris.

 

Éditeur : Editions de la Flèche

 

Prix de vente au public (TTC) : 22,90 €

244 pages ; 24 x 16 cm ; broché

ISBN 978-2-9558372-0-7

EAN 9782955837207

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:55
Entrée des cercueils sur la place d'arme Photo Didier B. / Armée deTerre

Entrée des cercueils sur la place d'arme Photo Didier B. / Armée deTerre


26/01/2016 Armée de Terre

 

« Nous sommes rassemblés ici pour rendre hommage à vos camarades de cordée, vos frères légionnaires qui ont perdu la vie, et pour les accompagner vers leur dernière demeure. » C’est en ces mots que le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, a entamé l’ordre du jour lors de la cérémonie d’hommage funèbre qui s’est tenue ce matin en l’honneur des légionnaires décédés à la suite d’une avalanche à Valfréjus alors qu’ils effectuaient un entraînement en montagne.

 

Les 6 militaires ont en effet trouvé la mort « dans la vallée de la Maurienne […], cet univers à la fois rude et grandiose, sur ces hauteurs sauvages si chères aux soldats de la 27e brigade d’infanterie de montagne, sur cette terre française qu’ils avaient choisi de défendre en coiffant le képi blanc.Ils avaient « tous en commun d’avoir frappé un jour à la porte de la Légion étrangère. [Ils étaient] devenus membres de cette nouvelle famille, dans laquelle il n’existe ni nationalité, ni race, ni religion. [Ils sont] aujourd’hui recouverts du même drapeau, celui d’un pays auquel [ils ont] tout donné sous la grenade à sept flammes. »

Aujourd’hui, l’armée de Terre toute entière rend hommage à ses camarades qui ont « rejoint les neuf cadres et légionnaires de [leur] régiment tombés au champ d’honneur ou à l’entraînement ».La cérémonie militaire, présidée par le CEMAT, a débuté à 10h30 en présence de nombreuses autorités civiles et militaires. Elle s’est déroulée au 2e régiment étranger de génie (2e REG) à Saint-Christol d’Albion (84).

 

Consultez l’ordre du jour prononcé par le CEMAT 

 

Retrouvez les biographies de nos 6 militaires décédés dans l’accomplissement de leur mission.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:56
Cérémonie d’hommages aux Légionnaires du 2e REG décédés le 18 janvier 2016 en Savoie


25/01/2016 Armée de Terre

 

Une cérémonie d’hommage funèbre se tiendra demain, mardi 26 janvier 2016, en l’honneur des légionnaires décédés à la suite d’une avalanche à Valfréjus alors qu’ils effectuaient un entraînement en montagne.

 

Cette cérémonie militaire, présidée par le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général d’armée Jean-Pierre Bosser et en présence de nombreuses autorités civiles et militaires, se déroulera au 2e régiment étranger de génie, quartier Maréchal Kœnig, à Saint-Christol d’Albion (84). Elle débutera à 10h30.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:25
photo EMA / Amée de Terre

photo EMA / Amée de Terre

 

21/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 9 janvier 2016, la seconde édition de l’opération Korbo est conduite par la section du 2e régiment étranger du génie au cœur de la forêt amazonienne. L’objectif visé par les Forces armées en Guyane (FAG) est de détruire tous les puits primaires aurifères illégaux de Dorlin.

 

Avec l’appui des Puma de la base aérienne 367, indispensables dans l’opération Harpie, 1 000 kilos d’explosifs Hexal ont été préalablement acheminés par les airs. Après plusieurs heures de préparation, les containers d’explosifs ont été descendus les uns après les autres au fond des trois premiers puits, parfois profonds de 40 mètres, sous le contrôle du capitaine Pierre, directeur de la mise en œuvre. Pour un maximum d’efficacité et de sécurité pour les opérateurs du génie, chaque charge a été disposée selon un plan très précis. L’objectif était la destruction totale des puits d’orpaillage primaire*.

 

Pendant que les militaires du génie se concentraient sur la mise en place des charges, plusieurs patrouilles, intégrant des éléments de la gendarmerie, surveillaient les abords des sites pour dissuader les orpailleurs illégaux de s’en approcher.

 

Au total, en quatre jours, 18 puits et tunnels ont été détruits. Afin de poursuivre dans la durée la lutte contre les orpailleurs illégaux, l’opération Harpie se poursuit. Celle-ci perdurera, jusqu’à la destruction de l’ensemble des sites d’orpaillage illégal.

 

Harpieest une des deux opérations permanentes conduites par les FAG. Lancée officiellement par le Président de la République en février 2008, Harpie est une opération interministérielle de grande envergure. Elle est menée conjointement par les forces de l’ordre (police aux frontières, gendarmerie) et les FAG. Placée sous l'autorité du préfet et du procureur de la République pour la partie judiciaire, elle vise à éradiquer les zones d'orpaillage clandestin.

 

À 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

 

*Extraction primaire : extraction de roches aurifères depuis des mines en sous-sol et concassage.

photo EMA / Amée de Terrephoto EMA / Amée de Terre
photo EMA / Amée de Terrephoto EMA / Amée de Terre
photo EMA / Amée de Terrephoto EMA / Amée de Terre

photo EMA / Amée de Terre

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 18:55
Lors de ce déplacement, le ministre s’est entretenu avec les légionnaires du 2e REG - Armée de terre

Lors de ce déplacement, le ministre s’est entretenu avec les légionnaires du 2e REG - Armée de terre

 

20/01/2016 Ministère de la Défense

 

Mardi 19 janvier, Jean-Yves Le Drian s’est rendu en Savoie pour se recueillir sur la dépouille des cinq légionnaires décédés en service, emportés par une avalanche dans la région de Valfréjus. Il a aussi rencontré rescapés et sauveteurs de cet accident survenu lors d’un entraînement militaire.

 

«  C'est l'ensemble de la Défense, et au-delà toute la Nation, qui est touchée lorsque plusieurs des siens se retrouvent ainsi frappés dans le cadre de leur mission. » Par ces mots, le ministre de la Défense a rendu hommage aux cinq légionnaires du 2erégiment étranger de génie de de Saint-Christol (Vaucluse) emportés par une avalanche alors qu’ils s’entraînaient en ski de randonnée pour leur préparation opérationnelle. Le ministre s'est ainsi recueilli à la morgue de Saint-Jean-de-Maurienne avec le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il s’est ensuite rendu à Grenoble pour rencontrer cinq légionnaires blessés dont les jours ne sont pas en danger. Le ministre, qui a qualifiée sa visite de pleine d’émotions, a ajouté que  «l’entraînement militaire comprend nécessairement des risques, surtout dans un milieu comme la montagne qui peut être hostile ».

Jean-Yves Le Drian accueillit par les militaires de la 27e BIM - Armée de terre

Jean-Yves Le Drian accueillit par les militaires de la 27e BIM - Armée de terre

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:55
photo 2e REG - Armée de Terre

photo 2e REG - Armée de Terre

 

19/01/2016 Armée de Terre

 

Le 18 janvier 2016 vers 14h00, lors d’une activité d’entraînement dans la zone d’exercice du groupe d’aguerrissement en montagne (GAM de Modane) dans la région de Valfréjus (Savoie), un détachement de cadres et légionnaires (51 soldats) appartenant au 2e REG (3e compagnie) de Saint-Christol a été emporté par une avalanche alors qu’il progressait à ski de randonnée en direction du col du Petit Argentier.

Le bilan actuel est de 14 victimes : 5 sont décédées, 9 autres ont été blessées dont 2 se trouvent dans un état grave. L’armée de Terre est en deuil et nous rendons hommage à nos camarades décédés dans l’accomplissement de leur mission et soutenons nos blessés. Nous nous associons à la douleur des familles et des proches et les assurons de notre compassion et de notre accompagnement.

 

Les raisons de cette avalanche sont pour le moment inconnues. Une enquête est diligentée par monsieur Jean-Pascal Violet, procureur de la République près le parquet d’Albertville, pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Nous collaborons pleinement avec les autorités judiciaires et resterons factuel de façon à ne pas interférer dans l’enquête en cours.

La montagne est un milieu dur, exigeant où les conditions naturelles sont toujours changeantes. Le risque zéro n’existe pas, quel que soit le milieu auquel nous sommes confrontés. Nous en sommes conscients et au quotidien, dans l’exercice de notre métier, nous prenons  toutes les mesures pour atténuer ces risques.

 

Caporal Touré LAMARANA

Agé de 33 ans, le caporal Touré LAMARANA (né à Madagascar, naturalisé français par décret) avait rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a un peu plus de 7 ans.
Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 24 avril 2008, il effectue sa formation initiale au 4erégiment étranger (4e RE) de Castelnaudary où il se fait remarquer d’emblée par sa forte motivation. Il
choisit alors d’intégrer le 1er régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun le 4 septembre 2008. Dès son arrivé au régiment, il montre de réelles qualités de soldat et confirme son efficacité en
obtenant de bons résultats lors des stages de formation initiale à la fonction de sapeur de combat et de démineur. Toujours volontaire et discipliné, il est intéressé par l’instruction. D’humeur constante et animé d’un excellent état d’esprit, il est élevé à la distinction de légionnaire de 1re classe le 1er mai 2009. Appliqué dans sa fonction de sapeur de combat et maitrisant tous les savoir-faire du sapeur d’assaut lors de sa projection en Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR XXII, il y démontre tout son professionnalisme et réalise un très bon mandat. Il se distingue particulièrement le 29
novembre 2009 lors de l’opération « Ile bleue 4 » où, pris à partie par des insurgés, il riposte avec sa mitrailleuse sur des emplacements adverses clairement identifiés. Pour ces faits, il est cité à l’ordre du régiment le 28 avril 2011.
A son retour en métropole, il s’appuie sur une solide expérience et fournit un travail de qualité tout en étant mature et digne de confiance. C’est naturellement qu’il est désigné pour suivre la formation générale élémentaire ; il est nommé caporal le 1er août 2011.
Il est alors désigné pour effectuer un séjour en Guyane et rejoint le 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI) de Kourou le 1er septembre 2013. Pilote expérimenté et efficace sur BV 206 (véhicules articulés-chenillés) et petit véhicule protégé (PVP), montrant d’ores et déjà de réelles facultés d’adaptation, il réalise un excellent séjour.
A son retour en France, il est affecté au 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol le 31 juillet 2015. D’emblée, il participe à sa formation initiale de légionnaire de montagne où il fait preuve d’une grande détermination. Apprécié par ses chefs et ses frères d’armes, il est engagé avec sa compagnie pour réaliser une formation d’adaptation montagne hiver dans la région de Modane du 11     u 28 janvier 2016. Le caporal Touré LAMARANA est détenteur de la Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze, de la médaille d’argent de la défense nationale avec agrafes « Légion étrangère » et « Mission
d’opérations intérieures », de la médaille commémorative française « Afghanistan » et de la médaille de la reconnaissance de la nation.
Marié sans enfant, le caporal Touré LAMARANA est mortellement blessé dans une avalanche le lundi 18 janvier 2016 après-midi, lors d’un déplacement en montagne programmé effectué dans le cadre d’un entraînement alpin.

>>> Télécharger la biographie du caporal Touré LAMARANA

 

Légionnaire de 1re classe Samuel SIMI 

Agé de 26 ans, le légionnaire de 1re classe Samuel SIMI (né en Italie) avait rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a un peu plus de 2 ans.

Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 18 juillet 2013, il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger (4e RE) de Castelnaudary où il se fait remarquer d’emblée par son sérieux et son efficacité. Il choisit alors d’intégrer le 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol le 4 décembre 2013.
Dès son arrivée au régiment, il se distingue par son remarquable investissement et réussit avec brio les stages de formation initiale à la fonction de sapeur de combat et de démineur. Toujours volontaire et discipliné, il donne entièrement satisfaction dans son emploi et est élevé à la distinction de 1re classe le 1er mai 2014.

En juillet 2014, il est désigné pour effectuer une mission de courte durée à la Réunion où ses qualités de soldat et son ardeur à la tâche sont soulignées par son commandement. Humble, calme et déterminé, il est fier de débuter son apprentissage de légionnaire de montagne et est engagé avec sa compagnie pour réaliser une formation d’adaptation montagne hiver dans la région de Modane du 11 au 28 janvier 2016.

Le légionnaire de 1re classe Samuel SIMI est détenteur de la médaille de bronze de la défense nationale avec agrafe « Légion étrangère » et de la médaille de la protection militaire du territoire au titre de l’opération « Sentinelle ».
Célibataire sans enfant, le légionnaire de 1re classe Samuel SIMI est mortellement bleé dans une avalanche le lundi 18 janvier 2016 après-midi, lors d’un déplacement en montagne programmé effectué dans le cadre d’un entraînement alpin.

>>> Télécharger la biographie du légionnaire de 1re classe Samuel SIMI

 

Légionnaire Denis HALILI

Agé de 21 ans, le légionnaire Denis HALILI (né en Albanie) avait rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a six mois.

Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 17 juin 2015, il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger (4e RE) de Castelnaudary où il se fait remarquer pour son professionnalisme et ses qualités humaines. Il choisit alors d’intégrer le 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol le 29 octobre 2015.

Dès son arrivée au régiment, il fait preuve d’un comportement militaire exemplaire et obtient le diplôme de secouriste au combat de niveau 1. Dynamique et enthousiaste dans l’exercice de son métier, il donne entièrement satisfaction dans son emploi d’opérateur véhicule de l’avant blindé (VAB) génie.

Engagé avec sa compagnie pour réaliser une formation d’adaptation montagne hiver dans la région de Modane du 11 au 28 janvier 2016, le légionnaire Denis HALILI est mortellement blessé dans une avalanche le lundi 18 janvier 2016 après-midi. Il effectuait un déplacement en montagne programmé dans le cadre d’un entraînement alpin. Il était célibataire sans enfant.

>>> Télécharger la biographie du légionnaire Denis HALILI

 

Légionnaire Gheorghe PALADE

Agé de 21 ans, le légionnaire Gheorghe PALADE (né en République moldave) avait rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a un peu plus d’un an.

Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 16 janvier 2015, il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger (4e RE) de Castelnaudary où il se fait remarquer par sa capacité d’adaptation et sa grande motivation. Il choisit alors d’intégrer le 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol le 28 mai 2015.
Dès son arrivée au régiment, il montre de réelles qualités de soldat et confirme sa volonté de progresser en réussissant brillamment les stages de formation initiale à la fonction de sapeur de combat et de démineur. Très motivé, curieux et toujours de bonne humeur, il donne totale satisfaction à son commandement.
Parfaitement intégré dans sa compagnie et maitrisant les savoir-faire du sapeur d’assaut, il montre de belles aptitudes dans le domaine alpin, et c’est tout naturellement qu’il obtient avec brio son brevet d’alpiniste militaire le 2 octobre 2015.
Engagé avec sa compagnie pour réaliser une formation d’adaptation montagne hiver dans la région de Modane du 11 au 28 janvier 2016, le légionnaire Gheorghe PALADE est mortellement blessé dans une avalanche le lundi 18 janvier 2016 après-midi. Il effectuait un entraînement alpin lors d’un déplacement en montagne programmé. Il était célibataire sans enfant.

>>> Télécharger la biographie du légionnaire Gheorghe PALADE

 

Légionnaire Lal Bahadur KHAPANGI

Agé de 24 ans, le légionnaire Lal Bahadur KHAPANGI (né au Népal) avait rejoint les rangs de la Légion étrangère en août 2014.
Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 1er août 2014, il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger (4e RE) de Castelnaudary où il se distingue d’emblée pour sa détermination. Il choisit d’intégrer le 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol, régiment qu’il rejoint le 10 décembre de la même année.
Dès son arrivée au régiment, il s’investit totalement dans sa formation initiale de sapeur de combat et de démineur. Montrant un intérêt tout particulier pour le domaine du sauvetage, il obtient le diplôme de secouriste au combat de niveau 1. Rustique et motivé, il était engagé avec sa compagnie pour réaliser une formation d’adaptation montagne hiver dans la région de Modane du 11 au 28 janvier.
Célibataire sans enfant, le légionnaire Lal Bahadur KHAPANGI est mortellement blessé dans une avalanche le lundi 18 janvier 2016 après-midi, lors d’un déplacement en montagne programmé effectué dans le cadre d’un entraînement alpin.

>>> Télécharger la biographie du légionnaire Lal Bahadur KHAPANGI

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:25
[Intégrale] Quand le terrain est le premier ennemi (JDEF 1/2)

 

19/01/2016 DICOD

 

Des chaleurs du désert aux sommets des montagnes, des jungles amazoniennes aux jungles urbaines, dans les airs ou sous les mers, les soldats français interviennent partout. Avant même de combattre, leur premier défi ? S’adapter au milieu hostile dans lequel ils vont évoluer.

Dans cette première partie du Journal de la Défense (#JDef), nous vous emmenons au cœur de la forêt amazonienne. Des légionnaires y ont suivi l’une des formations les plus difficiles au monde. Puis retour en France où des unités de l’armée de terre sont formées au combat en zone urbaine. Théâtre principal des conflits d’aujourd’hui, la ville peut devenir le lieu de tous les dangers.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

07/01/2016 Armée de Terre

 

Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération SANGARIS vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle. C’est dans ce cadre que se sont illustrés deux légionnaires du GTIA Centurion qui avaient relevé les tirailleurs du GTIA Turco afin d’appuyer la MINUSCA dans sa mission de sécurisation de la capitale. Tous deux ont été décorés par le général Pierre Gillet, commandant la 6e brigade légère blindée.

 

Le caporal Valentin L., légionnaire servant au 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), a été décoré de la croix de la valeur militaire. Engagé de juin à octobre 2015 comme chef d’équipe de combat d’infanterie, il s’est particulièrement distingué le 27 septembre à Bangui au cours d’affrontements intercommunautaires particulièrement violents. Alors qu’il intervenait avec sa section au profit d’un élément du groupement encerclé par près de 600 personnes hostiles, il a agi avec sang-froid et discernement en effectuant plusieurs tirs de sommation afin de repousser la foule. Au  moment où il embarquait dans son véhicule blindé pour rejoindre le camp de la force SANGARIS, il a été pris à partie par des tireurs dissimulés parmi la population. Alors qu’il ripostait sur l’un de ses assaillants, il a été blessé à l’épaule.

 

Le légionnaire de 1re classe Danijel B., servant lui aussi au 2e REI, a été décoré de la croix de la valeur militaire avec étoile d’argent. Engagé de juin à octobre 2015 comme tireur au fusil mitrailleur, il s’est particulièrement distingué le 29 septembre à Bangui. Au cours d’un assaut de l’adversaire contre les forces de la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), il a riposté afin d’empêcher l’ennemi de rompre le contact, ce qui a concouru à sa neutralisation grâce à l’armement du véhicule blindé. Le 11 octobre, il s’est une nouvelle fois illustré au cours de l’opération Parthica en s’infiltrant à pied en direction des positions de l’ennemi. Repérant un trinôme ennemi lourdement armé, il a ouvert le feu et appuyé ses camarades par des tirs de saturation avec un sang-froid remarquable. 

 

L’engagement opérationnel de l’armée de Terre concerne 21 000 personnels (soit près d’1/3 de la force opérationnelle terrestre) : 10 000 hors du territoire métropolitain et 11 000 sur le territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE. L’opération SANGARIS en République centrafricaine mobilise environ 800 hommes de l’armée de Terre aux côtés des 10 800 hommes de la MINUSCA, dont la mission consiste à maintenir le niveau de sécurité atteint dans le pays.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 12:30
photo Philippe Chapleau

photo Philippe Chapleau


04.01.2016 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le prochain départ de la 13e DBLE des E.A.U va mettre fin à la présence du DIO 13 à Bagdad. Depuis un an, les légionnaires, par groupe d’une trentaine d’hommes, forment les membres de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) ; leur dernier mandat prendra fin en février de cette année.

Les formateurs français, majoritairement fournies par la 13e DBLE, auront au moins eu la satisfaction de voir leurs élèves au combat, lors de la bataille de Ramadi. Leur prestation, bien supérieure en qualité à celle des unités de l’armée régulière irakienne, aura permis la reprise du centre-ville et du quartier des administrations sans casse majeure. Etrillé en 2014, l’ICTS avait été repris en main, réorganisé et reformé. Avec succès.

Ce succès a vite été récupéré par tous les pays qui contribuent à la formation de cette unité forte d’environ 7000 hommes et qui dépend directement du Premier ministre irakien. La presse australienne a ainsi claironné que des commandos de la Task Group Taji ont conseillé l’ICTS sur le front même et qu’ils ont guidé "un millier" de frappes de la coalition. Un porte-parole australien a démenti, précisant seulement que "a Special Operations Task Group of about 80 personnel has deployed to Iraq and is providing military advice and assistance to the Counter-Terrorism Service of the ISF" (voir ici).

Aux E.A.U, là où est installée la 13e DBLE, on n’en est pas à tresser des couronnes de lauriers pour tous ceux qui, au cours des trois mandats du DIO, ont contribué à redynamiser, renforcer et conseiller l’ICTS. Mais la satisfaction est de mise.

Ainsi, les cours de déminage/neutralisation d’engins explosifs (C-IED) ont payé. "Lors du début de la reprise de Ramadi, sur les trois premiers jours, ils (les Irakiens) ont rencontré 62 IED et ils n'ont eu que quatre blessés, ce qui est remarquable par rapport aux tristes bilans qu'ils avaient pu avoir sur d'autres opérations", souligne le commandant Enguerrand, chef du DIO 13 lors de l’avant-dernier mandat. "Il y a six mois, on aurait eu 60 morts" dans cette situation, renchérit l'adjudant-chef Mikhaïl qui a présenté le cours C-IED à Jean-Yves Le Drian lors de son passage de samedi soir aux Emirats (voir la photo ci-dessous).

La formation concernait aussi l’instruction sur l’armement et le tir, l’entraînement physique et le combat. Avec des petits plus : "Une partie des cours est donnée en arabe par des légionnaires arabophones", explique le lieutenant-colonel Philippe, premier patron du DIO. "En plus, le cursus et les méthodes pédagogiques de la Légion sont vraiment adaptés à la formation des étrangers."

Fin février, le DIO 13 quittera Bagdad. Retour aux Emirats pour préparer le transfert vers le Larzac et le passage de témoin au futur "5e Cuir".

A Bagdad, le DIO Légion sera remplacé par un DIO armé par le 3e RPIMa. Autre style certainement, "mais ça restera léger, fin et manœuvrier", conclut en souriant le colonel L-G.

photo Philippe Chapleauphoto Philippe Chapleau
photo Philippe Chapleau

photo Philippe Chapleau

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:55
Képi blanc N° 738 (2011)

Képi blanc N° 738 (2011)

 

22 décembre 2015 par Général Bruno DARY, ancien commandant de la Légion étrangère, ancien Gouverneur militaire de Paris

 

Noël est la fête légionnaire par excellence. Très vite après sa création en 1831, la Légion étrangère adopta Noël. Elle le fit avec d’autant plus de facilité qu’elle était composée essentiellement d’hommes venus de toute l’Europe et pour qui, même lorsqu’on était un « paria », Noël constituait une fête traditionnelle, à défaut d’être religieuse.

 

Voici comment, à Fez, le 2e étranger fêtait Noël en 1912 : « La veillée de Noël se passait autour d’une crèche vivante, comme c’était alors la tradition. Les draps, les chèches, les ceintures bleues constituaient l’essentiel des déguisements de la sainte Famille et des bergers ; une poupée représentait l’enfant Jésus et parfois un bourricot ajoutait au réalisme du tableau. À minuit, les officiers venaient dans les chambres et la veillée commençait alors autour de la crèche avec ses chants, ses chœurs allemands, russes, espagnols. » Depuis lors, le déroulement de la fête a peu évolué.
Au cours de la Grande Guerre, une dimension supplémentaire fut ajoutée avec la réalisation de spectacles, de jeux ou de sketches. Peu à peu, les crèches vivantes laissèrent la place à des crèches confectionnées par les légionnaires. Après la guerre d’Algérie apparaîtra le concours de crèches avec attribution de prix par un jury.

 

La fête de l’enfance, la fête de la famille et celle de l’espérance 

Si la Légion s’est appropriée Noël, si cette fête s’est inscrite rapidement et naturellement dans ses traditions, c’est parce que l’on retrouve des fondements religieux, historiques ou culturels, communs à la fois à Noël et à la Légion étrangère : la nativité n’est-elle pas en effet la fête de l’enfance, la fête de la famille et celle de l’espérance ?

 

Pour la tradition chrétienne, Noël marque la venue au monde d’un enfant, promis et attendu pour sauver les hommes et en qui les chrétiens voient Dieu incarné. Le nouveau-né, comme l’enfant, est donc naturellement placé au cœur de cette fête. Au sein de la Légion : même principe. Les légionnaires sont au cœur de la fête, surtout les plus jeunes et les nouveaux arrivants. Ce sont eux qui reçoivent les cadeaux, ce sont eux qui conçoivent et réalisent la crèche, ce sont eux, encore, qui montent les sketches. C’est pour eux que les cadres restent toute la nuit, si bien que durant ces festivités, il n’y a plus ni cadres, ni légionnaires, mais seulement des compagnons d’armes.

 

Le monde entier a retenu de Noël l’image de la sainte Famille. Noël, dans la tradition chrétienne, est devenu ainsi la fête de la famille. Cette fête de la famille a largement dépassé la chrétienté, puisque toute famille, de par le monde, a le souci de se réunir à cette occasion. La Légion se présentant comme un refuge et une famille d’accueil pour tous ses hommes venus du monde entier, il paraissait naturel qu’elle intégrât cette fête à son patrimoine. Le légionnaire a fui ou quitté un métier, une patrie, des amis, une fiancée, et seule la chaleur d’une famille peut remplacer un tel vide dans le cœur et l’esprit d’un homme, surtout la nuit de Noël.

Enfin, cet enfant, né d’une vierge, était annoncé et attendu comme le sauveur du peuple d’Israël ; il devait apporter le salut aux hommes de bonne volonté, il était donc un signe d’espérance. Là encore, ce symbole d’espérance a trouvé naturellement sa place au sein de la communauté légionnaire, car la plupart des candidats arrivent en situation d’échec professionnel, affectif ou psychologique ; ils viennent chercher, consciemment ou non, quelque chose d’autre, qu’ils ont souvent du mal à exprimer. La Légion, où ils s’engagent généreusement, incarne à leurs yeux une nouvelle chance, un rayon d’espoir, voire une espérance.

Noël dans le cœur des hommes de bonne volonté. Noël, au cœur de la Légion étrangère.

 

 

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 08:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

22/12/2015 Armée de l'air

 

Du lundi 14 décembre au vendredi 18 décembre 2015, la base aérienne 126 de Solenzara a accueilli l’exercice Manoir 2015.

 

Cet entrainement réunissait des légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), des membres du commando parachutiste de l’air n°20 (CPA 20), ainsi que des équipages de l’escadron d’hélicoptères 1/44 «Solenzara».

 

Pendant une semaine, l’ensemble des participants a pu s’exercer, de jour comme de nuit, à un ensemble de procédures tactiques : aérocordage en corde lisse et rappel, saut en parachute, tir tactique, largage de petit colis avec un marquage au sol…

 

Les commandos de l’armée de terre et de l’armée de l’air ont pu s’entraîner au-dessus de zones montagneuses particulièrement techniques grâce aux hélicoptères Puma et Super Puma de l’escadron corse. Légionnaires et CPA ont ainsi pu entretenir leurs savoir-faire communs.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 08:55

Piquet d'honneur de la 1ère compagnie lors de l'arrivée du CEMAT au régiment. Crédit : Armée Terre/ Francis Raisin


Piquet d'honneur de la 1ère compagnie lors de l'arrivée du CEMAT au régiment. Crédit : Armée Terre/ Francis Raisin

 

19/12/2015 Armée de Terre

 

« Au contact », c’est du concret. Pour preuve, les mesures annoncées dans le cadre du nouveau modèle de l’armée de Terre sont mises en place.

 

Elles offrent à la force opérationnelle des renforts d’effectifs qui lui permettent de mener à bien l’ensemble de ses missions.

 

Le général d’armée Jean-Pierre BOSSER, chef d’état-major de l’armée de Terre, s’est rendu à Calvi les 15 et 16 décembre au sein du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP). Après avoir rencontré l’ensemble des catégories de personnels, le CEMAT a présidé la cérémonie de création de la 5e Cie, spécialisée dans le combat en zone désertique. C’est ainsi une soixantaine d’hommes qui vient grossir les rangs du régiment légion.

 

Cette  prise d’armes effectuée de nuit a renforcé la solennité de l’événement : le régiment entre dans une nouvelle ère. Cette création de compagnie correspond en effet au nouveau format de l’armée de Terre #AuContact qui s’appuie notamment sur une augmentation des effectifs de la force opérationnelle, qui passeront de 66 000 à 77 000 soldats.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 17:55
photo Simon Ghesquiere Marine nationale

photo Simon Ghesquiere Marine nationale

 

17 décembre 2015 par BPC Tonnerre – Marine nationale

 

Lancé en 2008, sous le patronage des chefs d’état-major de la marine et de l’armée de terre, ce jumelage entre les deux unités n’avait jusqu’alors pu voir le jour au regard de l’intensité des activités opérationnelles des deux unités.

 

Le mardi 15 décembre 2015 après-midi, le 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI) et le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre ont concrétisé ce lien entre les deux unités, en présence du vice-amiral Frédéric Jubelin, chef d’état major de la force d’action navale, « Puisant ses racines dans l’histoire illustre de leurs aînés, ce partenariat privilégié vise à favoriser la connaissance mutuelle, la solidarité et l’amitié entre ces deux unités opérationnelles » a déclaré le colonel Valéry Putz, Chef de corps du 2ème REI.

 

Poignée de main entre le Colonel Putz et le Commandant Sudrat devant la plaque de baptême du hangar véhicules supérieur du nom du 2e REI.photo Simon Ghesquiere Marine nationale

Poignée de main entre le Colonel Putz et le Commandant Sudrat devant la plaque de baptême du hangar véhicules supérieur du nom du 2e REI.photo Simon Ghesquiere Marine nationale

Le capitaine de vaisseau Laurent Sudrat, commandant du Tonnerre et le colonel Valéry Putz ont d’abord salué légionnaires et marins rassemblés sur le pont d’envol du bâtiment, avant de baptiser le hangar véhicules supérieur du BPC du nom du régiment.

 

 « Le 2° REI est un membre de l’équipage, nos histoires comme nos destins sont désormais indissociablement liés, on ne combat bien qu’avec des camarades qu’on connaît et avec lesquels on développe des liens forts de confiance » a indiqué le commandant du BPC à cette occasion. Apposée dans le hangar où, en opérations, les engins blindés et les troupes attendent avec impatience d’être projetés, une plaque permettra aux marins du Tonnerre de se souvenir quotidiennement de ce jumelage.

 

En remettant au chef de corps du 2ème REI un bachi du Tonnerre, présent symbolique, le commandant Sudrat a rappelé « vous êtes ici chez vous », parole qui aura marqué les képis blancs.

 

« L’action conjuguée de marins et de légionnaires ne date pas d’hier » a mentionné le vice-amiral dans une allocution, rappelant les actions combinées sur les berges des fleuves indochinois, ou encore sur les littoraux norvégiens, et invitant chacun à entretenir les valeurs combatives qui animèrent marins et légionnaires. « La connaissance mutuelle, les échanges multiples et les entraînements » participent ainsi concrètement à la préparation au combat de ces deux unités amenées à opérer ensemble ; elles s’attacheront à développer ce lien d’amitié par de fructueux échanges et occasions d’entraînements aux opérations amphibie, compétence spécifique qui les rassemble.

 

Cérémonie de jumelage entre le BPC Tonnerre et le 2e REI - reportage photos Simon Ghesquiere / Marine nationale

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 08:25
photo 3e REI

photo 3e REI

 

20-11-2015 par 3e REI Réf : 256 - 413

 

Du 19 au 30 octobre 2015, 36 soldats des forces armées surinamiennes, encadrés par le sergent-chef R., ont réalisé un stage combat au Centre d'entraînement en forêt équatoriale.

 

Combattre en forêt.

Posté à quelques mètres de l'ennemi, le caporal D. attend les ordres de son chef de groupe pour monter à l'assaut du village tenu par une dizaine de miliciens. Au signal du chef de section, les soldats surinamiens déclenchent l'attaque. Grâce à une coordination rigoureuse, répétée la veille sur une caisse à sable, la position est rapidement prise à l'ennemi. Malgré la fatigue après deux semaines de combat en jungle, les stagiaires doivent encore faire face aux nombreuses situations se présentant à eux : premiers secours et évacuation d'un blessé sur la ZH toute proche, fouille et conduite d'un prisonnier ennemi réfugié dans un poste de combat, fouille des carbets à la recherche de renseignements et de munitions, balisage d'un piège décelé sur un layon. Tout cela, bien sûr, sous l'œil attentif du sergent-chef R.

Une fois le village sécurisé, les stagiaires s'exfiltrent en pirogue pour une dernière épreuve avant de clore ce stage : la piste PECARI.

 

Un rythme soutenu.

Pendant deux semaines, les stagiaires surinamiens ont enchainé des instructions techniques et tactiques avant de les mettre en pratique au cours d'exercices tactiques du niveau de la section. Après quelques cours de base sur la topographie en jungle et la vie en forêt, les stagiaires ont appris à s'infiltrer au plus près de l'ennemi, à pied ou à la nage, sans se faire déceler. Pour le sergent-chef R, le but est de faire acquérir des techniques simples mais efficaces afin de les restituer malgré la difficulté du milieu.

 

Un objectif pour les stagiaires : "Le béret vert".

Le stage s'est déroulé sous le regard bienveillant mais exigeant d'un officier des forces spéciales surinamiennes. En effet pour les stagiaires, ce stage combat au CEFE marque le début d'un stage de sélection pour intégrer les forces spéciales surinamiennes. Le ministre de la défense surinamienne a ainsi tenu à être présent à la remise des brevets de ce stage, ce qui lui a permis de rencontrer certains de ses futurs commandos surinamiens.

photo 3e REIphoto 3e REIphoto 3e REI
photo 3e REI

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 11:55
photo 1e REC - Légion Etrangère

photo 1e REC - Légion Etrangère

30.11.2015 source Légion Etrangère

Le 20 novembre dernier, avait lieu la naissance officielle des nouvelles unités élémentaires de la Légion étrangère. La 4ème compagnie du 1er REG et le 5ème escadron du 1er REC nouvellement récréés dans le cadre du nouveau modèle de l’Armée de Terre « au contact »

La création rapide de nouvelles unités opérationnelles a été possible grâce au dispositif de recrutement, en flux continu toute l’année et a une formation initiale dispensé au 4e RE qui a su faire ses preuves au fils des ans. L’effort de la Légion ne s’arrête pas là puisque deux nouvelles compagnies seront également opérationnelles dans un avenir proche.

Création de la 4e Cie du 1e REG - photo Légion Etrangère

Création de la 4e Cie du 1e REG - photo Légion Etrangère

 

Depuis plusieurs mois déjà l’Armée de Terre et la Légion étrangère ont augmenté leur recrutement. La Légion remplit ses engagements. En  juin dernier la 5ème Compagnie de combat du 2ème REI actuellement engagée dans l’opération Sentinelle, était la 1ère unité élémentaire créée dans le cadre du nouveau modèle.

Celui-ci, en rupture avec le schéma précédent est très novateur et répond à la double nécessité de s’adapter aux évolutions du monde et des menaces.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:55
Opération Sentinelle pour la 5 cie du 2e REI

 

19-11-2015 par 2e REI Réf : 384 -1078

 

A la fin du mois d’octobre, la 5ème compagnie aux ordres du capitaine de SAMIE est désignée pour la mission Sentinelle première mission depuis sa création le 15 juin dernier.

 

Après une préparation riche en activités en commencent par un camp compagnie à l’IILE de Puyloubier ou elle a effectué une marche jusqu’au sommet de la Sainte Victoire, des séances d’instruction technique accompagné d’un gros travail de TIOR (Technique Intervention Opérationnelle Rapprochée) ainsi que la mise en application de cas concrets en vu de la mission Sentinelle.

 

Dès son retour au quartier, la 5ème compagnie continue son entrainement sans relâche afin « d’être prêt »!

 

Le 25 octobre 2015 la 5ème compagnie du 2e REI part pour Paris. Il s’agira de soutenir les forces de sécurité intérieure sur les sites dans l’ancien Vigipirate socle. L’Ecole militaire, les Invalides, l’îlot Saint-Germain et la tour Eiffel seront laissés sous la surveillance de la 5 qui s’attachera à remplir la mission avec honneur et fidélité.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:25
photo 3e REI

photo 3e REI

 

18-11-2015 3e REI Réf : 255 - 145

 

Du 21 septembre au 06 novembre 2015, c'est tambour battant que se sont enchainées des actions de formations au profit des cadres du 3e REI.

 

La section instruction du BOI, sous la houlette de la cellule tir a organisé un stage directeur de mise en œuvre  et 2 stages moniteurs ISTC. Au résultat, c'est plus 15000 cartouches et 100 pétards d'explosif consommés, dans des conditions géographiques et  climatiques extrêmes, disposant parfois de troupe de manœuvre afin mettre à profit la pédagogie fondamentale dans l'exercice des armes. C'est ainsi que le régiment de la SELVA compte, désormais 16 cadres formés, garant du savoir-faire du légionnaire combattant.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 18:55
SENTINELLE : entraînement intensif au service des Français

 

17/11/2015 armée de Terre

 

Avant leur déploiement sur l’opération SENTINELLE, les militaires suivent un entraînement spécifique. C’est le cas des légionnaires arrivés fin octobre à Paris pour accomplir leur mission. Compte tenu des événements survenus ces derniers jours, ils sont fortement mobilisés, mettant en pratique leur préparation opérationnelle.

 

Que ce soit en opérations extérieures ou sur le territoire national, le soldat de l’armée de Terre s’adapte, et c’est ce qui fait sa force. C’est le cas de la 5e compagnie du 2erégiment étranger d’infanterie (2e REI), actuellement déployée à Paris dans le cadre de l’opération SENTINELLE. Créée au printemps dernier, la 5ecompagnie du 2e REI s’est entraînée de manière intensive afin de pouvoir répondre efficacement aux menaces qui pèsent sur le territoire national. Pour preuve, découvrez dans cette vidéo l’entraînement des légionnaires aux techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR).

 

Dans le cadre du modèle Au Contact, l’armée de Terre crée depuis quelques mois de nouvelles compagnies en vue de porter les effectifs de sa force opérationnelle à 77 000 hommes. Ces compagnies sont désormais une réalité opérationnelle destinée à faire face à l’accroissement de ses missions dans la durée.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:55
Clip officiel du 2e REP

 

12.11.2015 par Légion Etrangère

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:55
Le volontaire étranger de 1914

 

Par Pascal Bonetti (1920)

 

Le monde entier disait : la France est en danger ;

Les barbares, demain, camperont dans ses plaines.

Alors, cet homme que nous nommions « l’étranger »

Issu des monts latins ou des rives hellènes

 

Ou des bords d’outre-mers, s’étant pris à songer

Au sort qui menaçait les libertés humaines,

Vint à nous, et, s’offrant d’un cœur libre et léger,

Dans nos rangs s’élança sur les hordes germaines.

 

Quatre ans, il a peiné, lutté, saigné, souffert !

Et puis un soir, il est tombé dans cet enfer.

Qui sait si l’Inconnu qui dort sous l’arche immense,

 

Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé,

N’est pas cet étranger devenu fils de France

Non par le sang reçu mais par le sang versé ?

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 13:25
photo 3e REI

photo 3e REI

 

10/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 21 au 28 octobre 2015, les Forces armées en Guyane (FAG) ont participé à une opération d’envergure conduite par les forces armées brésiliennes le long de leur frontière commune avec la Guyane. Baptisée Agata 10, cette opération qui engage à la fois des moyens militaires et des moyens de police, avait pour objectif de lutter contre les trafics transfrontaliers sur la frange côtière et le long du fleuve Oyapock.

 

Agata 10 a permis aux FAG de renforcer leur coopération avec les forces brésiliennes dans la lutte contre la pêche et l’orpaillage illégaux, deux domaines considérés comme des enjeux stratégiques et sécuritaires majeurs par nos deux pays.

 

Pendant toute la durée de la mission, des éléments du 3e Régiment étranger d’infanterie (REI) ont mené des actions conjointes avec leurs homologues du 34e Batalhão de infantaria de Selva (34e BIS), unité binôme du 3e REI stationnée à Macapa, capitale régionale de l’Amapa, mais également avec le 2e BIS, stationné à Belem et déployé dans la région de l’Oyapock pour l’opération Agata 10. Ainsi, les FAG et les forces armées brésiliennes ont conduit conjointement des patrouilles fluviales et des contrôles le long du fleuve Oyapock afin de lutter contre les flux logistiques qui alimentent l’orpaillage illégal en Guyane et dans la région transfrontalière. L’opération a également permis de saisir une importante quantité de matériel dédié au soutien des garimpeiros, chercheurs d’or. Enfin, des patrouilles maritimes conjointes ont abouti à des résultats concrets à mettre au solde de la lutte contre la pêche illégale.

 

Le 24 octobre 2015, le ministre de la défense brésilienne s’est rendu à la frontière guyanaise accompagné d’une importante délégation d’officiers généraux brésiliens, dont le chef d’état-major des armées et le chef d’état-major de la Marine. La présence des plus hautes autorités de la défense brésilienne confirme l’intérêt porté par notre partenaire à la problématique des trafics transfrontaliers. Elle témoigne également de sa détermination à poursuivre l’action de terrain menée avec les forces françaises pour juguler l’activité des orpailleurs et des pêcheurs illégaux, en lien avec les autres acteurs étatiques.

 

Le général de division aérienne Dupont, commandant supérieur des FAG, accompagné par colonel Ransan, chef de corps du 3eREI, représentait la France lors de cet évènement. Il s’est entretenu avec les autorités présentes pour évoquer les perspectives de renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays.

 

A 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo 3e REI

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:55
photo 4e RE  - Légion Etrangère

photo 4e RE - Légion Etrangère

 

30-10-2015 par 4e RE Réf : 536 | 321

 

Le jeudi 29 octobre 2015, la compagnie de commandement et des services a organisé une séance de méthode naturelle dans le parc du château des Cheminières. Après un échauffement ludique dans la zone dédiée au paint ball, les cadres et légionnaires ont enchaînés plusieurs exercices sur le thème du combat au corps à corps. Commençant par un travail de frappe haute avec parades et esquives, tous se sont exercés ensuite aux mises au sol et aux immobilisations. A l’issue, les participants sont retournés à leurs missions de soutien au profit des compagnies d’instruction.

 

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