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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 17:55
source Légion Etrangère

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26 octobre 2013 Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Le 2ème régiment étranger d'infanterie (REI) participera, à partir de lundi, avec le 22th marine expeditionnary unit (US Marines) au camp des Garrigues à Nîmes, à un entrainement au combat en zone urbaine. Les unités (100 légionnaires, 60 marines) seront déposées par des MV22 OSPREY (appareil hybride mi-avion, mi-hélicoptère) et appuyées par des TIGRE et des GAZELLE.

 

Début novembre, le 1er régiment étranger de cavalerie (REC) et le 1er régiment étranger de génie (REG) prendront part à un exercice amphibie à Djibouti, Lion 13, avec le 21ème Régiment d'infanterie de marine (RIMa) et des éléments britanniques. Celui-ci est destiné à l'expérimentation du véhicule haute mobilité (VHM, 14 tonnes) dans "un cadre interarmées et multinational" précise-t-on au ministère de la défense. Ce cadre, défini par les accords de Lancaster House (2010), est celui de la CJEF (combined joint expeditionary force), force projetable franco-britannique non-permanente.

 

Quant au 2ème régiment étranger de génie ( REG), il participera, à partir du 2 décembre avec des militaires issus des autres régiments de la 27ème brigade d'infanterie de montagne, à CERCES 2013 (Valloire, Savoie).

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:45
Gao : passation de commandement au GTIA Désert

16/10/2013 Sources : EMA

 

Le vendredi 4 octobre 2013 à Gao, a eu lieu le transfert d’autorité de la brigade Serval. Le colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa) a ainsi succédé au colonel Eric Ozanne, chef de corps du 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI).

 

En poste depuis fin mai 2013 sur la plate-forme opérationnelle désert de la force Serval à Gao, les légionnaires ont laissé la place aux soldats provenant majoritairement de la 9e Brigade d’Infanterie de Marine. Le GTIA est composé d’un état-major tactique, de deux compagnies d’infanterie sur véhicules de l’avant blindés (VAB), dont une compagnie du 126e régiment d’infanterie (126e RI) en provenance des Eléments Français au Tchad (EFT), d’une compagnie d’infanterie sur véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), d’un escadron d’aide à l’engagement (EAE), d’une compagnie de combat du génie, d’un détachement de fouille opérationnelle spécialisée (FOS), d’une équipe neutralisation d’engin explosifs (EOD, explosive ordnance disposal), et d’une unité de commandement et logistique.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Gao : passation de commandement au GTIA DésertGao : passation de commandement au GTIA Désert
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:55
Un 1er REC "amaigri" à Carpiagne

15 octobre 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

En arrivant dans les Bouches-du-Rhône en 2014, le 1er Régiment étranger de cavalerie aura changé de format. Passant de 800 à 750 militaires. Entre-temps, le régiment légionnaire aura payé son "écot" aux restructurations et plus particulièrement au reformatage de la cavalerie qui devrait perdre 10 escadrons.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:45
Côte d’Ivoire : Visite de l’IDA à la Force Licorne

11/10/2013 Sources : EMA

 

Du 26 au 28 septembre 2013, le général de corps aérien (GCA) Lefebvre, inspecteur des armées (IDA), s’est rendu au camp de Port-Bouët accompagné d’une délégation.

 

Cette visite de l’IDA poursuivait différents objectifs : appréciation de la mise en œuvre des directives de l’EMA dans le cadre de la mission reçue ; évaluation de l’adéquation générale de la Force à la mission assignée et réflexion sur l’avenir.

 

Accueilli sur la place d’armes par un piquet d’honneur composé de légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie, le GCA Lefebvre s’est ensuite entretenu avec le commandant de la Force (COMFOR) Licorne, le lieutenant-colonel Bouzereau. Après une présentation générale du théâtre, les missions de la Force ont été exposées à l’IDA. A cette occasion, le COMFOR a présenté l’importance du rôle de la force Licorne dans le soutien logistique et opérationnel dans la sous-région, principalement auprès de la force Serval.

 

La délégation s’est ensuite rendue auprès des différentes unités stationnées dans le camp de Port-Bouët et sur l’emprise de la Bourgerie. Plusieurs tables rondes catégorielles ont été organisées pour permettre à l’IDA d’apprécier le moral ainsi que les conditions de vie du personnel déployé sur le théâtre.

 

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions  civilo-militaires. Elle est par ailleurs en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin.

Côte d’Ivoire : Visite de l’IDA à la Force Licorne
Côte d’Ivoire : Visite de l’IDA à la Force Licorne
Côte d’Ivoire : Visite de l’IDA à la Force Licorne
Côte d’Ivoire : Visite de l’IDA à la Force Licorne
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 20:55
photo 1e REC

photo 1e REC

1 octobre 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Journée compliquée pour le général Bertrand Clément-Bollée, commandant des forces terrestres.Qui devrait d'abord annoncer à Carpiagne, au 4ème régiment de dragons (RD) sa dissolution. Puis aux légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (REC) qu'ils quittent Orange pour...Carpiagne.

 

photo 4e RD - Armée de Terre

photo 4e RD - Armée de Terre

Recrée en 2009, le 4ème RD, régiment de chars lourds disparaît à nouveau : "cette fonction avait déjà beaucoup souffert en 2008, en voici une nouvelle démonstration" commente un haut-fonctionnaire de défense.

photo 1e REC

photo 1e REC

La Légion est également touchée par ces restructurations mais sous une forme géographique. Le REC (dont le chef de corps s'apprête à rentrer de Côte d'Ivoire) quittera le Vaucluse pour les Bouches-du-Rhône. L'adresse aux légionnaires aura certainement un ton particulier pour le général Bertrand Clément-Bollée, qui a commandé le régiment entre 1999 et 2001.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:55
source www.ordredelaliberation.fr

source www.ordredelaliberation.fr

30 septembre 2013 par Henri Weill Ainsi va le monde !

 

Avec son père Richard, officier de réserve, Jean-Pierre Mallet était parti pour Londres en juin 1940 pour s'engager dans les Forces françaises libres qui n'étaient alors que la Légion de Gaulle. Son frère Horace fit de même à partir du Cameroun. Lui fut tué en sautant sur une mine lors de la sortie de vive force de Bir-Hakeim, le 11 juin 1942. Les deux frères ont été faits Compagnons de la Libération (post du 27 et du 29/9). Jean-Pierre Mallet se battit au sein de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère. Quatre ans jour pour jour après avoir quitté la France, il est grièvement blessé en Italie à Radicofani par des éclats d'obus. Blessure qui l'empêcha de poursuivre une carrière militaire.

 

"Vous rejoignez aujourd'hui ceux qui vous ont précédé dans l'honneur ! " lança cet après-midi dans un dernier adieu, Fred Moore, délégué national du Conseil des communes " Compagnon de la Libération ". Le 29 mai dernier Jean-Pierre Mallet assistait à la cérémonie d'hommage rendue, dans cette même cour des Invalides, au général Langlois qui lui aussi avait reçu la croix de la Libération, et sous les ordres duquel il servit en 1943.

RIP - Jean-Pierre Mallet Photo HW

RIP - Jean-Pierre Mallet Photo HW

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:54
Des messes en mémoire du commandant Hélie de Saint Marc à Paris et Lyon

30.09.2013 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La famille du commandant Hélie Denoix de Saint Marc (décédé le 26 août), en union avec l'Amicale des Legionnaires Parachutistes, organise une messe qui sera célébrée par Mgr Ravel, évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides (Paris 7e), le mercredi 9 octobre 2013 à 19h 30.

 

Elle sera précédée du rallumage de la Flamme à l'Arc de Triomphe, à 18h 30.

 

Par ailleurs, le 14 octobre, à 12h, une messe sera organisée par l'association Vietnam Espérance et célébrée en l'église de la Rédemption, à Lyon 6e.

 

Le commandant de Saint-Marc était le fondateur et l'inspirateur jusqu’à sa mort de cette association qui œuvre beaucoup pour l’Eglise au Vietnam.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:45
170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix

26 septembre 2013 abidjan.net AIP

 

Abidjan - Quelque 170 éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui ont subi durant six semaines, une formation auprès de la force française Licorne et appelés à être sur le théâtre des opérations au Mali pour contribuer au maintien de la paix, ont présenté, mercredi, au camp militaire de Port-Bouët (Abidjan), leur savoir-faire.

 

Selon le ministre ivoirien en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi, ces expériences de repartir en projection sur le théâtre des opérations sur le continent offre une occasion aux soldats de se rapprocher davantage et de créer par la même occasion la cohésion en leur sein.

 

"C’est une bonne occasion de créer la cohésion au sein de notre armée, de rapprocher les uns et les autres et de créer un esprit de corps et surtout d’apprendre", a déclaré Paul Koffi Koffi.

 

Il a en outre salué la qualité de la formation dispensée à ses éléments qu’il a qualifié d’encadrement exceptionnel et appelé la force Licorne ainsi que l’ONUCI à continuer dans ce sens afin que l’armée ivoirienne, en gestation, puisse amorcer le changement en inculquant aux soldats le savoir-faire et la savoir-être.

 

"Vous avez déployé pour cette formation, 150 de vos éléments auprès de 170 des nôtres, on a pratiquement un pour un. Je voudrais vous recommander de continuer car nous avons une armée en gestation avec ces nouvelles recrues", a-t-il dit.

 

Poursuivant, le ministre a précisé qu’"un militaire, ce n’est pas seulement celui qui porte des armes mais celui qui obéit aux règles et aux droits de l’homme et qui a un comportement exemplaire sur le terrain".

 

Le ministre de la Défense a également indiqué qu’après la première compagnie de ravitaillement, cette deuxième compagnie sera chargée de la protection de la logistique. Il a souhaité qu’elle fasse honneur à la Côte d’Ivoire et s’inscrive dans la dynamique internationale.

 

A cette occasion, le Comanfor de la force Licorne, le lieutenant colonel Rémi Bouzereau et le lieutenant colonel Baudet, chef des opérations de la Licorne ont été distingués au grade de Chevalier de l’Ordre national ivoirien. Les Capitaines Fournier, officier traitant du centre des opérations de la Licorne et Brulais, Commandant d'unité de l'escadron Alpha de la Force Licorne, ont quant à eux été élevés au rang de Chevalier de l’ordre national du mérite ivoirien.

 

Deux sections du Bataillon d’infanterie de Daloa, d’une section du Bataillon commando parachutistes et d’une section du Bataillon blindé d’Abidjan ont pris part à cette formation.

 

Depuis janvier, ce sont près de 1.500 soldats ivoiriens qui ont été formés par la force Licorne.

170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix
170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:45
Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013

20/09/2013 18:32 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 12 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 19 septembre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 80 sorties, dont 40 effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une vingtaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA. Parallèlement, des mouvements de relèves des unités de la brigade, engagées depuis environ 4 mois sur le théâtre, ont débutés.

 

L’opération Dragon menée par la force Serval depuis le 31 août 2013 s’est achevée le 15 septembre. L’opération qui visait à sécuriser l’axe Tessalit-Gao a engagé 400 militaires de la force Serval, environ 150 militaires nigériens et sénégalais de la MINUSMA ainsi que des gendarmes maliens. Après avoir découvert un véhicule suicide le 8 septembre, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) agissant à l’Ouest de Tabankort a localisé le 10 septembre un camion abandonné. Piégé, ce véhicule a été neutralisé grâce à l’intervention d’une équipe EOD.

 

Le 13 septembre, les opérations se sont recentrées sur la région d’Almoustarat et au Nord de Bourem. Dans la matinée du 14 septembre, au Sud d’Almoustarat, une patrouille d’hélicoptères constituée d’un Tigre et d’une Gazelle a détecté une activité suspecte de deux pick-up à une quinzaine de km de la Transaharienne. Au passage de la patrouille, les véhicules ont stoppé leur progression, tentant de se cacher sous les arbres A leur passage, des individus ont pris la fuite et se sont cachés sous les arbres. Une patrouille de deux avions Rafale a été engagée pour préciser le renseignement, en mesure d’apporter un appui aérien. Peu avant midi, un peloton constitué d’une centaine de militaire de la force Serval sur VAB et VBL a été envoyé en reconnaissance sur la position. Il a été immédiatement pris à partie par des tirs nourris. Les légionnaires ont riposté et au terme d’un accrochage de près de 30 minutes, ils ont capturé trois adversaires, dont un blessé. Ce dernier est décédé des suites de ses blessures malgré les soins prodigués par le médecin de l’unité. L’escadron a ensuite bouclé le secteur et saisi un pick-up piégé, de l’armement, plusieurs milliers de cartouches, du matériel de communication et du matériel médical.

 

A l’issue de cette opération l’ensemble des unités a rejoint Gao. Dragon a permis d’affaiblir le potentiel des groupes terroristes et de démontrer la constance dans l’engagement des forces françaises et africaines dans la zone.

 

Du 1er au 15 septembre, la force Serval a entamé l’allègement de son dispositif avec le départ du SGTIA blindé de Tessalit. Conformément aux décisions du Président de la République, le dispositif militaire français est allégé, tout en conservant la capacité d’appuyer les forces de la MINUSMA et des FAMA. Après le départ d’une centaine de légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) avec une vingtaine de véhicules incluant des AMX10RC et des VBL, la plate-forme de Tessalit compte désormais une centaine de soldats de la force Serval.

 

Les 12 et 13 septembre 2013, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), a rendu visite aux militaires de l’armée de Terre déployés au Mali à Gao, Kidal et Bamako.

 

Le 14 septembre 2013, sur le camp d’entraînement de Koulikoro,  a eu lieu la cérémonie de fin de formation du groupement tactique interarmes (GTIA) malien baptisé Elou, « les éléphants » en langue tamashek. Cette cérémonie, présidée par le général Dembele, chef d’état-major général des armées du Mali et par le général Guibert, commandant la Mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM Mali), a été marquée par la présence de Monsieur Maïga, Ministre de la défense et des anciens combattants du Mali et de Monsieur Zink, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne au Mali.  Le GTIA Elou a effectué une formation d’une durée de 10 semaines dans le cadre de la Mission européenne d’entraînement au Mali,  qui s’est achevée lors d’un exercice de synthèse conduit du 10 au 12 septembre dans la région de Koulikoro. Commandée par le général français Bruno Guibert, la Mission Européenne d’Entraînement au Mali regroupe 550 militaires européens de 23 nationalités différentes, dont 110 militaires français, principalement issus de l’état-major de la 1ère Brigade mécanisée de Chalons en Champagne et du 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg. EUTM Mali repose sur deux piliers : une mission de formation des unités combattantes des forces armées maliennes sur le camp d’entraînement de Koulikoro et une mission d’expertise et de conseil assurée par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la réorganisation de l’armée malienne.

 

Le 19 septembre 2013, s’est déroulé la cérémonie d’investiture du Président malien, monsieur Ibrahim Boubacar Keïta en présence du Président de la République française, Monsieur François Hollande. Avec le ministre des Affaires étrangères, Monsieur Laurent Fabius, le ministre de la Défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian et le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, le Président Hollande s’est rendu avec son homologue malien auprès des soldats français stationnés à Bamako. Lors de son allocution devant les militaires de la force Serval, le Président a salué la mémoire de ceux qui sont tombés au Mali depuis le 11 janvier 2013. Il a ensuite exprimé sa fierté devant la mission accomplie par la force Serval dans la mise en œuvre et dans la conduite de sa mission : « Vous avez chassé les terroristes, ramené l’intégrité malienne. Vous avez permis le succès de l’élection présidentielle ». Le Président a ensuite fait un point sur les effectifs : « Vous êtes encore plus de 3000 et serez environ 2000 en novembre prochain. Selon les directives qui vous seront données, vous veillerez à ce que le scrutin des élections législatives se tienne dans les meilleures conditions. Vous serez 1000 hommes d’ici la fin du mois de janvier. Si nécessaire les forces françaises resteront présentes autour du Mali pour aider les forces africaines à juguler toute menace, parce que c’est d’abord et surtout aux Africains d’assurer leur propre sécurité. »

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013Serval : point de situation du jeudi 19 septembre 2013
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 20:55
Les légionnaires ont rendu hommage au commandant Hélie Denoix

05-09-2013 LegionEtrangère.com - Réf : 315 | 2238

 

Les obsèques d’Hélie Benoît de Saint Marc, ancien résistant et déporté et ancien officier de Légion, décédé lundi 26 août à l’âge de 91 ans, ont été célébrées vendredi 30 août en la cathédrale Saint-Jean de Lyon, avant que lui soient rendus les honneurs militaires.

 

Ayant servi pendant seize années à la Légion étrangère, cet officier a été engagé en Indochine au sein du 3e REI et au 2e BEP et en Algérie au sein du 1er REP. A l’issue de l’office religieux, les honneurs militaires lui ont été rendus sur le parvis de la cathédrale par une section d’honneur du 1er RE, en présence du général d’armée Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre ; du général de corps d’armée Martial de Braquilanges, gouverneur militaire de Lyon et du général de division Christophe de Saint-Chamas, commandant la Légion étrangère.

 

Des légionnaires du 2e REP, ont porté le cercueil où trois coussins avaient été placés et sur lesquels reposaient son béret vert, ses décorations, dont la médaille de la Résistance, et la grand-croix de la Légion d’honneur, plus haute distinction de la République. C’est le général d’armée (2s) Dary, en tant que président de l’Association des Anciens légionnaires parachutistes, qui a prononcé l'éloge funèbre.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:45
Une colonne de la Légion Etrangère

15.09.2013 Armée Française - OPEX

 

9 septembre 2013, 06h08, une colonne de véhicules blindés de la force Serval progresse entre Tessalit et Gao. Ces chars AMX 10 RC et ces VBL appartiennent au 1er escadron du 1er régiment étranger de cavalerie d’Orange, qui arme le sous groupement tactique interarmes blindé de la brigade Serval. Cette unité quitte la plateforme opérationnelle relais de Tessalit dans le cadre de l’allègement de la Force Serval au Nord de Gao.
Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.
Crédit : EMA / armée de Terre

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:55
Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Eloge funèbre prononcé le vendredi 30 août aux obsèques d’Hélie de Saint Marc en la cathédrale Saint-Jean de Lyon par le général Bruno Dary, ancien commandant de la Légion étrangère, ancien gouverneur militaire de Paris, président de l’association des Légionnaires parachutistes.

 

Mon commandant, mon ancien,

 

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre.

 

Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste !

 

Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ?

 

C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !

Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !

 

Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !

 

10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » !

 

Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion.

 

Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau.

 

Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.

 

Mais, Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés !

 

Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »

 

Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?

Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?

Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ?

Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi-même ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?

Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ?

 

Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » !

 

Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité !

 

 

A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! »

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 21:55
Eloge au Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc par le Général CA Bruno DARY (28 nov 2011)

Les Invalides, le 28 novembre 2011 - Général Bruno DARY, Gouverneur Militaire de Paris

 

Mon ancien, mon commandant, et, si vous le permettez en ce jour exceptionnel, mon cher Hélie !

 

Nous vivons à la fois une journée exceptionnelle et un moment paradoxal : qui d'entre nous en effet....

 

.....n'a pas lu un seul de vos livres, sans avoir eu, la dernière page tournée, un goût amer dans la gorge ?

 

La guerre est toujours une tragédie et vos livres nous rappellent que l'histoire est souvent une tragédie ; ils m'ont ramené un siècle plus tôt, quand le capitaine de Borelli, officier de Légion, alors au Tonkin, écrivait à ses hommes qui sont morts :

 

« ...Quant à savoir, si tout s'est passé de la sorte,

Si vous n'êtes pas restés pour rien là-bas,

Si vous n'êtes pas morts pour une chose morte,

Ô, mes pauvres amis, ne le demandez pas !... »

 

Et pourtant, aujourd'hui, il n'est pas besoin d'interroger tous les présents, pour affirmer que tous sans exception sont très heureux de vivre ici ce moment exceptionnel ;

ils sont heureux pour notre pays, incarné par sa République et son Président qui vient de vous décorer ;

ils sont heureux pour la France, qui montre aujourd'hui qu'elle sait à la fois pardonner et reconnaître chacun selon ses mérites ;

ils sont heureux pour vous, pour l'honneur qui vous échoit, pour le témoin que vous êtes, pour les mystères que vous avez soulevés, pour le courage que vous avez toujours montré !

 

Alors, permettez-moi d'être leur porte-parole et d'essayer d'exprimer tout haut ce que beaucoup ressentent intérieurement.

 

Je parlerai au nom de ceux qui vous entourent et de ceux qui auraient aimé être là ; je parlerai au nom de tous ceux qui vous ont précédé, ceux qui sont partis, au hasard d'un clair matin, dans les camps de concentration, dans les brumes des calcaires tonkinoises, ou sous le soleil écrasant d'Afrique du Nord.

 

Comme je ne peux les citer tous, j'évoquerai simplement le nom des trois derniers, qui nous ont quittés récemment, le commandant Roger Faulques, héros de la RC4, le major Otto Wilhelm, qui eut l'honneur de porter la main du Capitaine Danjou en 2006 à Camerone, et puis, le caporal Goran Franjkovic, dernier légionnaire à être tombé au combat, voici 15 jours en Afghanistan

 

Parmi ceux qui se réjouissent aujourd'hui avec vous, je veux citer en premier lieu, les légionnaires, vos légionnaires, ceux d'hier qui ont marqué toute votre vie et ceux d'aujourd'hui qui étaient sur les rangs et sous les armes durant la cérémonie.

 

Vous avez dit et écrit que vous aviez vécu avec eux, les heures les plus fulgurantes de votre vie !

Eh bien, ils sont tous là, les petits, les sans-grade,  les sans-nom, les oubliés de l'histoire !

Ceux dont les noms ne figureront jamais sur un monument aux morts !

Ceux qui montent à l'assaut sans hésitation,

Ceux qui se battent la peur au ventre, mais le courage dans le cœur, et Ceux qui sont tombés sans un cri !

Ils ont bâti la gloire de la Légion et de notre armée avec leur peine, leur sueur et leur sang.

 

Parmi eux, comment ne pas évoquer vos légionnaires du 1e REP, ceux des champs de braise et des brûlures de l'histoire,  ceux qui, une nuit d'avril 1961, vous ont suivi d'un bloc parce que vous étiez leur chef !

 

Quand j'exerçai le commandement de la Légion étrangère, nous avons évoqué plusieurs fois ensemble cette aventure, votre sentiment et votre peine à l'égard de la Légion d'avoir entraîné des soldats étrangers dans une affaire française ; car la Légion, elle aussi, a payé le prix fort !

 

Avec les légionnaires, figurent aussi leurs chefs, vos camarades, vos frères d'armes, ceux de tous les combats, ceux du 2e BEP de Raffalli, du 1e REP de Jeanpierre, et puis, Hamacek, Caillaud et votre cher et fidèle ami, le Cdt Morin, camarade de lycée et compagnon de déportation.

 

Ils ont partagé vos joies, vos peines, vos craintes, vos angoisses, vos désillusions et vos espérances.

 

Sont heureux aujourd'hui, les jeunes officiers, ceux de la 4e génération du feu, ceux qui ont longtemps monté la garde face au Pacte de Varsovie, puis, une fois la menace disparue, une fois la Guerre froide gagnée, sont repartis dans de nouvelles aventures, en opérations extérieures, imprégnés de vos écrits, de votre expérience, de vos interrogations, de vos encouragements et de vos messages d'espoir ; ils sont repartis dans des circonstances bien différentes, mais, comme vous, ils ont toujours cherché à servir de leur mieux, guidés par leur devoir et leur conscience!

 

Et puis, parmi ceux qui se réjouissent, il y a ceux qui, un jour dans leur vie, ont dit ‘‘non'', fatigués des scènes d'horreur, des années d'occupation et des humiliations répétées.

 

Contre toute logique, contre l'air du temps, contre l'attrait du confort et la sécurité du lendemain, ils ont dit non, et ils ont assumé leur décision en mettant leur peau au bout de leur choix ; dans ce long cortège, Antigone a montré le chemin, d'autres ont suivi et habitent encore ici, dans l'aile opposée des Invalides, celle d'Occident ; ce sont les Compagnons de la Libération, vos frères d'armes de la 2e Guerre Mondiale, venus de partout et de nulle part, et qui, comme vous ont dit non, quand ils ont vu la France envahie.

 

Se réjouit aujourd'hui avec vous la foule silencieuse de ceux qui ont connu la souffrance, dans leur corps, dans leur cœur ou leur âme ; il existe un lien mystérieux, invisible, profond, indélébile qui unit ceux qui ont souffert.

 

La marque de la douleur vous confère cette qualité de savoir regarder la vie autrement, de relativiser les échecs, même importants, de rester conscients que tout bonheur est fragile, mais aussi de savoir apprécier les joies simples de la vie, le regard d'un enfant ou d'un petit-enfant, le sourire d'une femme, la fraternité d'armes des camarades, l'union des âmes des compagnons.

 

Vous rejoignent aujourd'hui dans l'honneur qui vous est rendu, ceux qui, comme vous, ont connu la prison, la prison qui prive de liberté, et surtout la prison qui humilie, isole, brise, rend fou, et détruit l'être dans le plus profond de son intimité ; comment ne pas évoquer ce mineur letton du camp de Langenstein, prisonnier anonyme et qui vous a sauvé la vie ?

 

Entre eux aussi, il existe un lien mystérieux : je me souviens de ce jour de septembre 1995, lorsque je vous ai accueilli au 2eREP à Calvi, je vous ai présenté le piquet d'honneur, et au cours de la revue, alors que vous veniez de vous entretenir avec plusieurs légionnaires, vous avez demandé, avec beaucoup de respect et de pudeur, à l'un d'eux : « Mais, si ce n'est pas indiscret, vous n'auriez pas connu la prison? »  Et, malgré son anonymat,  il vous répondit que c'était bien le cas...

 

Et puis, parmi la cohorte immense, il y a ceux qui croyaient au ciel, et ceux qui n'y croyaient pas, tous ceux qui ont été ébranlés dans leur foi et leurs certitudes, pour avoir vu, connu et vécu l'horreur ; ceux qui ont douté qu'il pût exister un Dieu d'amour, pour avoir hanté les camps de la mort, qu'il pût exister un Dieu de fidélité, pour avoir dû abandonner un village tonkinois, qui avait cru à votre parole,  ou qu'il pût exister un Dieu de miséricorde, pour avoir été victime de parjures.

 

Et pourtant, au soir de votre vie, vous restez persuadé que rien n'est inutile et que tout est donné, que si le passé est tragique, l'avenir est plein d'espoir, que si l'oubli peut envahir notre mémoire, le pardon ne pourra jamais assaillir notre cœur ; c'est ce que vous avez appelé : ‘‘l'Aventure et l'Espérance''

 

M'en voudrez-vous beaucoup si, parmi ceux qui se réjouissent en ce jour, je parle aussi des femmes ? Celles que l'on évoque souvent dans nos chants de légionnaires, Eugénie, Anne-Marie, Véronika ; celles dont les prénoms ont servi à baptiser les collines de Dien-Bien-Phu ; celles qui ont toujours tenu une place particulière dans votre vie de combattant et d'homme de lettres ; celles dont la beauté et le charme ne vous ont jamais laissé indifférent.

 

Je me permettrais d'évoquer la première d'entre elles, Manette, qui comme elle s'y était engagée devant Dieu et les hommes, vous a suivi pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Elle et vos quatre filles furent à la peine ; il est bien normal qu'aujourd'hui elles soient à la joie !

 

Enfin et au dessus de tout, ceux qui se réjouiront sans doute le plus, même si leur pudeur ne le leur permet pas, ce sont les hommes d'honneur ! Car l'étoile qui vous a guidé dans toute votre vie, restera celle de l'honneur, puisque vous lui avez tout sacrifié, votre carrière, votre famille, votre renommée, votre avenir et vos lendemains !

 

Et aujourd'hui, cet honneur vous est officiellement reconnu, car la France, dans sa profonde tradition imprégnée de culture chrétienne, a su pardonner et même plus que cela, elle a reconnu votre sens de l'honneur.

 

Avant de conclure, vous me permettrez de citer ce général, qui, au cours d'un des procès qui suivit la tragédie algérienne, déclara :

 

‘‘ Choisissant la discipline, j'ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d'un abandon ! Et pour ceux, qui, n'ayant pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l'Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre !''. Aujourd'hui, 50 ans plus tard, à travers l'honneur qui vous est fait, il semble que l'Histoire soit sur le point de rendre son verdict !

 

Mon ancien, vous arrivez aujourd'hui au sommet de votre carrière, militaire et littéraire ; mais comme vous le dîtes souvent, vous êtes aussi au soir de votre vie, à l'heure où l'on voit les ombres s'allonger. Tous ceux qui sont là sont heureux d'être auprès de vous sur ce sommet ; et ce sommet n'est pas qu'une allégorie ! Ce sommet est bien concret ; permettrez-moi de l'imaginer en Corse : toutes vos sentinelles du soir sont là, autour de vous, admirant le soleil couchant ; comme partout en Corse, le paysage est sublime, le spectacle intense ; la nuit s'est répandue dans la vallée, le soir monte, et l'on voit s'éclairer peu à peu les villages et leurs églises, les cloches des troupeaux tintent dans le lointain, et l'on admire le soleil qui disparaît lentement derrière l'horizon dans le calme et la paix du soir.

 

Il va bientôt faire nuit et chacun de ceux qui sont là, qui vous estiment et qui vous aiment, ont envie de fredonner cette rengaine, désormais entrée dans l'histoire :

 

‘‘Non, rien de rien ! Non, je ne regrette rien !''

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 19:55
Helie de Saint Marc - Crédits : ADJ F.Raisin/SIRPA Terre

Helie de Saint Marc - Crédits : ADJ F.Raisin/SIRPA Terre

26/08/2013 Armée de Terre

 

Si je rencontrais, demain, au coin d’une rue, l’adolescent que j’ai été, je voudrais qu’il n’ait pas à rougir de ce que je suis devenu. Je portais en moi une fièvre d’absolu.  Avec impatience, je rêvais d’un grand départ vers un avenir lointain. Extrait de Toute une vie.

 

Hélie Denoix de Saint Marc a fait son ultime voyage ce lundi 26 août 2013, au lendemain du 69eanniversaire de la Libération de Paris, lui, qui s’était engagé à 19 ans dans la Résistance et qui fut déporté au camp de Buchenwald. Un parcours de vie exceptionnel qu’il fit revivre dans ses mémoires les Champs de braise. En 1995, elles reçurent le Prix littéraire de l’armée de Terre Erwan Bergot, devenant ainsi le premier lauréat de ce prix récompensant un ouvrage célébrant les valeurs de l’armée de Terre.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 14:09
RIP - Commandant Hélie de Saint Marc 1922-2013

26.08.2013 Par Frédéric Lert (FOB)
 

L’ancien officier de la Légion, écrivain prolixe et respecté, est mort ce matin à l’âge de 91 ans. C’est une grande figure du monde militaire qui s’éteint, au terme d’une vie forgée dans les tourments du 20ème siècle. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Hélie de Saint Marc aura affronté les plus grandes épreuves du siècle passé en première ligne, sans jamais baisser la tête. Putschiste contre le général de Gaulle dont il n’acceptait pas la politique algérienne, il connaitra les prisons françaises de 1961 à 1966. Un demi-siècle après son embastillement, il avait été fait grand-croix de la Légion d’honneur en novembre 2011 par le président Sarkozy. Très affaibli, il avait tenu a se tenir debout pour recevoir sa distinction. Ainsi était l’homme.

 

On lira ici avec bonheur l’excellent portrait que signe Etienne de Montety dans le Figaro.

RIP - Commandant Hélie de Saint Marc 1922-2013

Après les combats de Nghia-lo le CNE Hélie Denoix de Saint Marc, chef de la 2e CIPLE du 2e BEP est décoré par général de Lattre de Tassigny au cours d'une prise d'armes à Ninh-Giang. photo ECPAD

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : dépollution d’une banque à Gao

13/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, les démineurs de la force Serval et leurs homologues des Forces Armées Maliennes (FAMA) ont vérifié, à la demande du gouverneur, les locaux de la banque nationale du développement en Afrique de la ville de Gao, à l’abandon depuis plus d’un an.

 

En mars 2012, la banque avait été attaquée, et les coffres avaient subis des assauts à l’explosif. L’opération de dépollution avait pour objectif de détecter, de déterrer et si nécessaire de neutraliser des munitions et engins non explosées, en perspective de la réhabilitation de la banque.

 

Suite à l’intervention des sapeurs français et maliens, le site a été déclaré non pollué. Les travaux souhaités par les autorités locales à Gao pourront donc débuter prochainement.

Mali : dépollution d’une banque à Gao

Le retour à la normalité pour la ville de Gao passe par le retour des administrations mais également par le retour des échanges économiques. Depuis l’aide de la force Serval au printemps dernier, le marché couvert Damien Boiteux du centre-ville a retrouvé son affluence. Le retour des services bancaires est donc indispensable pour que le développement économique se poursuive à Gao.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:55
Le général de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère

Le général de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère

11 juil 2013 par Jean-François Fiorina - Les Entretiens du Directeur

 

Jean-François Fiorina s’entretient avec le Général de Saint Chamas

 

Chaque année, la Légion étrangère clôt le défilé du 14 juillet, remportant un franc succès à l’applaudimètre. Créée en 1831, cette institution hors du commun constitue un formidable exemple de réussite, en termes de savoir-faire militaire et humain, pédagogie, management, tradition, recrutement, diversité sociale, mixage des cultures…

 

Pour bien comprendre les ressorts de la Légion, qui fête cette année le 150e anniversaire du combat de Camerone, Jean-François Fiorina a été reçu à Aubagne, la maison-mère de la Légion, par le Général Christophe de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère.

 

La Légion étrangère est une institution unique en son genre à travers le monde. En ce sens, quelle est votre vision de la géopolitique ?

 

La géopolitique de la Légion, c’est d’abord la géopolitique des hommes. Les 7 000 hommes qui la composent sont issus des 5 continents. Les recrutements de la Légion évoluent au fil des ans, en fonction des bouleversements géopolitiques. Ainsi, depuis l’effondrement du « rideau de fer », on enregistre ces dernières années une proportion importante des candidats des pays de l’Est, tendance qui ne se dément pas, malgré l’émergence du recrutement asiatique et américain du Sud. Ainsi, le re- crutement provient aujourd’hui d’abord du monde slave, suivi du monde occidental (Amérique du nord, Europe de l’ouest, Australie et Nouvelle-Zélande), puis de l’Europe centrale et balkanique. Viennent ensuite les zones France, Asie, Afrique noire, Amérique latine, et enfin le monde arabe. 85 % des engagés sont non-francophones.

 

Cette dimension internationale est inscrite dans les gènes mêmes de la Légion étrangère. Lorsqu’il fonde la Légion en 1831, le roi Louis-Philippe précise bien : « Il sera formé une légion composée d’étrangers. Cette légion prendra la dénomination de Légion étrangère. Mais elle ne pourra être employée que hors du territoire continental du Royaume. » L’unique spécificité de la Légion étrangère repose sur sa capacité à recruter, dès le temps de paix, des étrangers à qui l’on va confier les armes de la France (mission régalienne). Le statut à titre étranger a pour unique objet d’encadrer cette extraordinaire capacité résultant d’un véritable choix politique, expression de la volonté nationale.

La Légion est un mythe qui contribue au brassage géographique, mais également à la mixité sociale. Pour preuve, au-delà des anonymes, la Légion a su attirer à elle nombre d’intellectuels, écrivains et artistes, et a constitué un objet de fascination pour le cinéma…

 

C’est le cas du jeune écrivain allemand Ernst Jünger, qui vient s’engager adolescent à la Légion avant la guerre de 1914-1918 et qui livrera ses mémoires dans Jeux africains. Avant lui, Chartrand des Ecorres, d’origine canadienne, avait publié en 1892 Au pays des étapes, notes d’un légionnaire. Blaise Cendrars avec La main coupée et le poète américain Alan Seeger s’imposent comme de magnifiques témoins légion- naires de la Première Guerre mondiale. De même des artistes peintres ont servi comme engagés volontaires pour la durée de la guerre : Moïse Kisling et Ossip Zadkine entre 1914 et 1918 ou Hans Hartung pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Au cinéma, il en va de même. Le premier film tourné en France en 1906, La Légion, est dû à Ferdinand Zecca. Les Américains lui emboîtent le pas : en 1912 Under Two Flags (Sous deux drapeaux) contribue à la naissance du mythe dans l’univers cinématographique. L’âge d’or du cinéma muet est aussi celui de la vogue des thèmes légionnaires qui fascine le public d’outre-Atlantique. L’entre-deux-guerres confirme le succès grandissant des films sur la Légion : en 1929 The Desert Song (Le chant du désert), voit John Wayne et Gary Cooper incarner à l’écran le légionnaire de l’épopée marocaine. Les diverses versions du fameux film Beau geste (de 1926 à 1977…) confirmeront cet intérêt du cinéma américain pour la Légion. Avec la célébration du Centenaire de l’Algérie française (1930) et l’Exposition coloniale (1931), le public français découvre la Légion dans une série de films à succès : Le grand jeu de Jacques Feyder (1933), La Bandera de Julien Duvivier (1935) sans oublier Un de la Légion de Christian-Jaque (1936) avec Fernandel dans le rôle principal…

 

Suite de l'entretien : Géopolitique de la Légion étrangère

 

Pour en savoir plus :

 

www.legion-etrangere.com et aussi La Légion étrangère – Histoire et dictionnaire, sous la direction d’André-Paul Comor, maître de conférences à l’institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, collection Bouquins, Robert Laffont (1152 p., 32€).

 

A propos du Général Christophe de Saint Chamas

 

C’est à la maison-mère de la Légion étrangère à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, que le général de Saint Chamas et son chef d’état-major, le colonel Cyrille Youchtchenko, ont reçu fin juin MM. Thierrry Grange et Jean-François Fiorina, de Grenoble Ecole de Management.

 

Depuis septembre 2011, le général de division Christophe de Saint Chamas est le COMLE, c’est-à-dire le général commandant la Légion étrangère, également appelé le « Père Légion ». Créée en 1831 par le roi Louis-Philippe, la Légion étrangère est une force combattante composée d’étrangers sous commandement français. Elle fait partie intégrante de l’armée de terre et représente 7 % de son effectif, soit 7 200 hommes. Elle se compose de onze régiments : huit en métropole, trois outre-mer. La moyenne d’âge des engagés est de 23 ans et 85 % d’entre eux sont d’origine étrangère. La Légion compte aujourd’hui près de 150 nationalités. Elle recrute environ 1 000 hommes par an pour 10 000 candidats. C’est cette magnifique phalange, dont la renommée s’étend à travers le monde entier, que commande aujourd’hui le général de Saint Chamas.

 

Né en 1959, saint-cyrien de la promotion Général Rollet (1978- 1980), officier de cavalerie, le général de Saint Chamas est breveté du Cours supérieur d’état-major et du Collège interarmées de défense (aujourd’hui Ecole de guerre). Il a également été auditeur du Centre des hautes études militaires et de l’Institut des hautes études de défense nationale. Il a été affecté à trois reprises à la Légion étrangère. D’abord en 1984, comme chef de peloton puis capitaine au 1er régiment étranger de cavalerie à Orange, avec des missions extérieures à Mayotte, au Tchad et en République de Centrafrique. Ensuite en 1995, comme lieutenant-colonel et chef du bureau opérations instruction au 1er régiment étranger de cavalerie, où il retrouve le Tchad à deux reprises et participe à l’évacuation des ressortissants français du Congo Brazzaville en 1997. Enfin, comme chef de corps du 1er régiment étranger de cavalerie de 2003 à 2005, et commandant d’un groupement tactique interarmes (GTIA) au sein de l’opération Licorne en République de Côte d’Ivoire, de juin à octobre 2004.

 

Il a également participé à la pre- mière guerre du golfe en 1991 (opération Daguet). Puis de 1997 à 2000, il prend part aux travaux de planification et de conduite des opérations me- nées en Bosnie Herzégovine, au Kosovo et en Macédoine. Il rejoint ensuite le cabinet du ministre de la défense. En 2006, il sert au Centre interarmées de concepts de doctrines et d’ex- périmentations, puis au Centre de planification et de conduite des opérations en juin 2007. Nommé général de brigade en 2009, il est envoyé en Afghanistan comme chef du bureau Plans et stratégie de l’état-major de la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) à Kaboul de février 2010 à mars 2011, pour retrouver la Légion étrangère en septembre 2011.

 

Pour en savoir plus : www.legion-etrangere.com

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:55
Un commando parachutiste de l'air n°20

Un commando parachutiste de l'air n°20

11/07/2013 Armée de l'air

 

Du 24 juin au 4 juillet 2013, le commando parachutiste n°20 (CPA 20) s’est rendu au 2e régiment étranger de parachutistes (REP), à Calvi, pour réaliser une période d’entraînement commune.

 

Au cours de ces quinze jours, l’intensité des exercices est allée crescendo. Les deux unités ont mené conjointement des entraînements tactiques, de jour comme de nuit. Transall et Puma étaient déployés pour l’occasion. Au programme : saut, tir, dropping en mer, aérocordage, assaut en mer ou encore palmage.

 

Au cours de l’année 2012, le CPA 20 s’était déjà rendu à deux reprises chez leurs camarades du 2e REP. Une particularité toutefois à cette session d’entraînement, deux pilotes de l’escadron de transport 1/64 «Béarn»  se sont joints aux commandos. Ils ont participé à toutes les activités, à l’exception des sauts en automatique remplacés par un saut en tandem.

 

 Un prochain rendez-vous a déjà été pris entre les paras du REP et du CPA 20.

Le personnel du CPA 20 et les deux pilotes du "Béarn" droppés en mer

Le personnel du CPA 20 et les deux pilotes du "Béarn" droppés en mer

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 11:55
Trois anciens chefs de corps du 2ème REI
Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Le premier Eric Margail qui a commandé le régiment entre 2002 et 2004, va recevoir sa quatrième étoile le 1er août prochain alors qu’il prendra le commandement du quartier général du corps de réaction rapide à Lille (QG CRR-FR).

Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Il aura pour chef d’état-major, le général de division Philippe Bras qui fut son prédécesseur (2000-2002) à Nîmes.

Trois anciens chefs de corps du 2ème REI

Le troisième, le général de brigade Hubert de Reviers de Mauny chef de corps du 2ème REI (Régiment étranger d'infanterie) entre 2004 et 2006, vient d’être nommé nous apprend également le Journal officiel de ce dimanche, chef de la division affaires générales de l’état-major des armées (EMA) et chef de cabinet du CEMA. Il était jusqu’ici adjoint au coordinateur national du renseignement. Il devrait être remplacé à ce poste par un autre officier Légion.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
photo DDM

photo DDM

 

 

3 juillet 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Il s'agit du colonel Jean-Luc Mercury, jusqu'ici commandant de la base de défense de Toulouse. Il  remplace le colonel Vincent Le Cour Grandmaison qui devient adjoint interarmées des Forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU). Le nouveau colonel adjoint, a dans son parcours d'officier servant à la Légion étrangère, effectué plusieurs passages au 2ème REP.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 16:55
Missions et opérations de la Légion

14 juin 2013 Ainsi va le monde ! (source Képi Blanc).

 

Des  légionnaires sont actuellement déployés dans le monde que ce soit en opérations (Serval, FINUL) ou en missions de protection et de prévention.

 

Ainsi, au Mali sont engagés deux escadrons du 1er REC, une section renseignement et intervention offensive (SRIO) du 2ème REG, 3 compagnies du 2ème REI (2) et du 1er REG (1). Ce dernier régiment est aussi présent au Liban (au travers d’un élément de déminage) au sein de la Force intérimaire des nations unies. Il a également fourni une section aux Emirats arabes unis dans le cadre d’une mission de prévention (avec une compagnie du 2ème REI). Il est engagé également en Guyane où deux compagnies participent, avec une section du 2ème REG, aux opérations Titan et Harpie. Une compagnie du régiment de Laudun-l’Ardoise (Gard) appuie la force Licorne en Côte-d’Ivoire (où se trouve un escadron du 1er REC) enfin, une section de déconstruction assure une présence à Mururoa (Polynésie). En outre, un détachement d’instruction fourni par le 2ème REP poursuit une  mission d’instruction au Sénégal

Missions et opérations de la Légion
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:45
FAZSOI : Instruction opérationnelle aux Comores

13/06/2013 Sources : EMA

 

Du 24 mai au 4 juin 2013, une vingtaine de militaires du détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) des forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont mené un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) au profit d’une soixantaine de garde-côtes comoriens, sur l’île de Grande Comore.

FAZSOI : Instruction opérationnelle aux Comores

Cette instruction avait pour objectif de former les fusiliers marins comoriens aux diverses missions des garde-côtes. Durant 10 jours, ils ont réalisé des exercices de franchissement, des activités nautiques et de l’entrainement au tir.

FAZSOI : Instruction opérationnelle aux Comores

Le 3 juin, une cérémonie de clôture et de remise de diplômes à l’Ecole nationale des Forces Armées et de la Gendarmerie (ENFAG) au camp de Vaouadjou s’est déroulée en présence du ministre comorien de la défense, de l’attaché de défense et de nombreuses autorités locales. A cette occasion, les stagiaires ont effectué une démonstration des savoir-acquis durant ce DIO.

FAZSOI : Instruction opérationnelle aux Comores

Les forces armées en zone sud de l’océan Indien (FAZSOI) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du Théâtre océan Indienpour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité (en particulier les îles Eparses et terres australes et antarctiques françaises (TAAF)) et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

FAZSOI : Instruction opérationnelle aux Comores
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Commémoration de la bataille de Camerone

Commémoration de la bataille de Camerone

03/05/2013 CNE Laetitia Périer

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a participé le 30 avril à Aubagne (Bouches-du-Rhône) à la cérémonie commémorant le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. Bataille emblématique de la Légion étrangère, Camerone constitue le fait d’armes et le modèle de conduite de référence de tout légionnaire.

 

A l’occasion des 150 ans de Camerone, Jean-Yves le Drian s’est rendu à Aubagne pour célébrer ce combat héroïque de la Légion étrangère. Le 30 avril 1863, lors de la campagne du Mexique qui visait à instaurer un régime favorable aux intérêts de la France de Napoléon III, une soixantaine de légionnaires combattent héroïquement contre 2000 soldats mexicains dans le village de Camerone, près de Veracruz.

 

La résistance acharnée, l’esprit de sacrifice et la volonté de lutter jusqu'à la mort manifestés par les légionnaires à l’occasion de cette bataille a permis à la Légion étrangère de construire sa légende et d'ancrer ses valeurs. Le souvenir de Camerone est célébré chaque année dans l'ensemble des formations de la Légion étrangère.

 

Au cours de la cérémonie, Jean-Yves le Drian a rendu hommage aux soldats tombés au combat cette année, et plus particulièrement au caporal-chef Stéphane Duval du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMA) de Bayonne qui a été tué lundi 29 avril dans le nord-est du Mali par un engin explosif. Le caporal-chef  Duval est le 6e mort français depuis le déclenchement de l’opération Serval le 11 janvier dernier.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:09
Camerone 2013

 

21-03-2013 legion-etrangere.com Réf : 287

 

La Maison mère vous ouvre, comme chaque année, ses portes pour les cérémonies commémoratives du glorieux combat de la 3e compagnie du Régiment étranger, au cours de la campagne du Mexique.

 

Cette année, la cérémonie commémorant le 150e anniversaire du combat de Camerone, aura pour thème :

 

"Légionnaire un nouveau départ"

 

Depuis sa création en 1831, la Légion étrangère offre à ceux qui le souhaitent de prendre un nouveau départ en permettant aux engagés volontaires de tenter une nouvelle avanture ou de prendre leur revanche sur une vie devenue parfois difficile. "Partir" pour s'engager à la Légion, c'est faire le choix de découvrir autre chose, c'est quitter les siens pour se réaliser, refuser la routine et accepter avec courage d'affronter l'inconnu. C'est croire en sa chance et espérer...

 

Plus d’informations

 

Pour tout renseignement relatif aux cérémonies de Camerone 2013 à Aubagne, contactez la cellule camerone :

OUVERTURE DU BUREAU DE CAMERONE :

  • Matin : de 9h30 à 12h00
  • Après-midi : de 14h00 à 18h00
  • Adresse postale : 
    Commandement de la Légion étrangère
    Bureau Camerone - RD 2 - Quartier Viénot - BP 21355
    13784 Aubagne Cedex
  • Courriel internet : bureau-camerone@terre-net.defense.gouv.fr
  • Téléphone : 04 42 18 12 54
  • Fax : 04 42 18 12 11
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:17
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