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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:35
JDS Izumo helicopter carrier - photo Japan MoD

JDS Izumo helicopter carrier - photo Japan MoD

 

March 26, 2015 Spacewar.com (AFP)

 

Beijing - China dismissed Japanese concerns about its defence spending as "ridiculous" on Thursday after Tokyo commissioned its biggest-ever helicopter carrier.

 

Both sides are boosting their military budgets as they grow increasingly wary of each other's ambitions in the Asia-Pacific region, facing off over a maritime territorial dispute and how to interpret Japan's motivations and actions during World War II.

 

Japan is uneasy about what it sees as China's growing assertiveness, including through regular double-digit increases in its defence spending, and on Wednesday commissioned its biggest warship since World War II, the helicopter carrier Izumo.

 

The 248-metre (810-feet) Japanese-built vessel can carry nine helicopters and is aimed at beefing up Tokyo's maritime defences in the East China Sea.

 

In 2012, China commissioned its first aircraft carrier, the Liaoning, and has said its plans more.

 

Tokyo has repeatedly called on Beijing to be more transparent about its military outlays but Chinese foreign ministry spokeswoman Hua Chunying hit back, saying that despite Japan's far smaller number of people it spends a hefty amount on defence.

 

"Japan's population accounts for only about one-tenth that of China," Hua told a regular briefing on Thursday.

 

"But its per capita national defence spending is about five times that of China," she added.

 

"Given this, Japan's criticism of China's national defence is quite ridiculous."

 

It was unclear on what figures Hua based her comparison.

 

Earlier this month China unveiled a military budget of 886.9 billion yuan ($142.9 billion) for 2015. With a population of 1.37 billion, that equates to about $104 per person.

 

Japan's defence spending for fiscal 2015 has been set at 4.98 trillion yen ($42.1 billion), or about $329 per capita, just over three times as much as China.

 

Kyodo news agency said the Izumo cost around 120 billion yen.

 

Beijing is suspicious of moves by Tokyo to increase its defence profile under nationalist Prime Minister Shinzo Abe, who has called for his country to throw off the constraints of its "peace" constitution imposed by the United States after World War II, which ended 70 years ago this year.

 

Asked about the Izumo, Chinese defence ministry spokesman Geng Yansheng told a monthly briefing on Thursday: "Due to historical reasons, any move or actions by Japan in the military and security field is worth the vigilance of its Asian neighbours."

 

Separately, Geng criticised reported comments by the commander of the US Seventh Fleet suggesting it would back efforts by Southeast Asian nations to form a combined maritime force to patrol areas of the South China Sea.

 

China claims almost all of the South China Sea, a position that conflicts with Brunei, Malaysia, the Philippines and Vietnam, as well as with Taiwan.

 

US officials have called for a multilateral agreement to end all actions that risk further inflaming tensions in the region, which includes US allies.

 

"If ASEAN members were to take the lead in organising something along those lines, trust me, the US 7th Fleet would be ready to support," Bloomberg News quoted Vice Admiral Robert Thomas as saying.

 

"We urge the US side to stop making irresponsible remarks", Geng said, adding it should "respect the efforts made by the relevant countries in finding a peaceful solution" to the issue.

 

"We hope that the United States will stop their provocative remarks and actions."

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 19:35
China's first aircraft carrier, the Liaoning, was commissioned in 2012.

China's first aircraft carrier, the Liaoning, was commissioned in 2012.

 

2015-03-09 wantchinatimes.com

 

A People's Liberation Army Navy official has confirmed for the first time that China is building its second aircraft carrier, reports Duowei News, a US-based Chinese political news outlet.

 

Ding Haichun, a deputy political commissar of the PLA Navy, acknowledged during an interview with Hong Kong media on March 8 that China's second aircraft carrier is currently under construction and will be more advanced than the country's first carrier, the Liaoning, which was retrofitted from the Soviet-era carrier Varyag and commissioned in September 2012.

 

Once the industrial manufacturing department has completed construction, the carrier will be handed over to the PLA Navy to commence training, Ding said.

 

Naval power and electrical engineering specialist Ma Weiming added that China's catapult launch technology has absolutely no problems and can compete with that of the United States.

 

When questioned by reporters, former PLA Navy political commissar Liu Xiaojiang refused to confirm media speculation that the second aircraft carrier would commcence sea trials as early as this year, noting that the manufacturing process and schedule is highly complex.

 

Liu admitted he is uncertain just how many aircraft carriers the country intends to build. While some have claimed as many as six carriers are needed to safeguard China's territorial sovereignty and interests abroad, Liu said the answer will ultimately lie in how much research and development funding is available.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:35
Un homme accusé d’espionnage pour des photos du porte-avions chinois

 

10 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Un Chinois accusé d’avoir vendu 500 photos du premier porte-avions de l’Armée populaire de libération a été arrêté dans le cadre d’une enquête anti-espionnage, a rapporté la presse officielle.

 

L’homme, identifié sous le nom de M. Zhang, aurait pris ces clichés en répondant à la commande d’une personne se présentant comme le rédacteur-en-chef d’un magazine, a précisé lundi soir la télévision de la ville de Dalian.

C’est dans ce port du nord-est de la Chine qu’a été construit le premier porte-avions chinois, le «Liaoning», admis au service actif en septembre 2012. Ce navire est issu d’un bâtiment inachevé vendu en 1998 par l’Ukraine.

M. Zhang est soupçonné d’avoir photographié le Liaoning d’avril à août 2014 dans le port de Dalian, où se déroule l’entretien régulier du navire-amiral de la marine chinoise.

«M. Zhang a gravement porté atteinte à la sécurité militaire du pays», a commenté la télévision de Dalian.

Selon cette même source, un autre homme a été arrêté à la même époque à Dalian, accusé d’avoir touché 90.000 yuans (13.300 euros) en échange de photos de matériel militaire qu’il aurait remises à un «reporter».

Ce dernier serait un espion étranger qui était surveillé par les services chinois de contre-espionnage, a ajouté la télévision de Dalian, sans préciser la nationalité de cette personne.

Pékin cultive une très grande opacité sur ses programmes militaires et se montre particulièrement sensible sur la question du secret-défense, en lui attribuant un très vaste champ.

La Chine a annoncé la semaine dernière son budget militaire pour 2015, en hausse de 10,1%.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:35
Chine: le secret du 2e porte-avions de nouveau éventé

 

Pékin, 2 fév 2015 Marine et Océans (AFP)

 

L'armée chinoise se garde absolument d'admettre qu'elle construit un second porte-avions, mais ce secret a été de nouveau brièvement éventé par l'annonce qu'une entreprise avait remporté un marché pour équiper le futur navire.

 

Le fabricant de câbles Jiangsu Shangshang a "remporté le contrat pour le deuxième porte-avions chinois", s'est félicité durant le week-end un journal de Changzhou, en reprenant une information également publiée sur le compte officiel de microblogs de cette ville de l'est.

 

Les deux communiqués ont été effacés, mais pas assez vite: la nouvelle a été relayée par les réseaux sociaux chinois, de nombreux internautes la considérant comme une première confirmation sérieuse du chantier entouré de rumeurs.

 

Le premier porte-avions chinois, le "Liaoning", admis au service actif en septembre 2012, est issu d'un bâtiment inachevé vendu en 1998 par l'Ukraine.

 

Pour son deuxième porte-avions, l'Armée populaire de libération (APL) veut relever le défi d'une construction 100% nationale. Un chantier emblématique qu'elle entoure de black-out, selon sa tradition d'opacité concernant ses programmes d'armement.

 

Mais le secret a déjà été entamé à plusieurs reprises, notamment par Wang Min, secrétaire du Parti communiste de la province du Liaoning, qui avait évoqué en janvier 2014 le chantier dans sa province. Ses propos, non destinés à être publiés, avaient été rapportés sur des sites d'information.

 

Des hauts responsables militaires chinois ont aussi fait part de l'intention de Pékin de se doter de plusieurs porte-avions, mais sans fournir de détails.

 

En s'équipant de porte-avions, outil de projection de puissance par excellence, la Chine selon les experts assume le risque d'écorner l'image qu'elle veut donner d'elle-même: celle d'un pays qui s'arme uniquement pour se défendre, sans prétendre à l'hégémonie.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:35
Révélations sur la construction du premier porte-avions chinois

 

Pékin, 20 jan 2015 Marine et Océans (AFP)

 

Le premier porte-avions chinois n'a pas été construit à partir d'une coque vide vendue en 1998 par l'Ukraine, comme l'a toujours affirmé Pékin, mais à partir d'un bâtiment déjà équipé de moteurs, acheté grâce à un intermédiaire jamais remboursé, a divulgué un journal de Hong Kong.

 

Admis au service actif en septembre 2012, le "Liaoning" est devenu le navire-amiral incarnant les ambitions maritimes de l'armée chinoise. Il a connu un long chantier de rénovation dans le port de Dalian (nord-est), dans l'opacité la plus totale.

 

Dans une grande enquête publiée de dimanche à mardi, le journal South China Morning Post livre des révélations sur les manoeuvres en coulisse qui ont permis à la Chine de s'approprier ce navire, à l'origine baptisé "Varyag" et commandé par la marine soviétique.

 

Sa construction, débutée en 1985 sur un chantier naval ukrainien, avait été interrompue après la chute de l'URSS en 1991. Dès 1992, la Chine a discrètement envoyé une délégation visiter le navire inachevé.

 

Le quotidien, basé à Hong Kong a interviewé Xu Zengping, ancien capitaine d'une équipe de basket-ball de l'Armée populaire de libération devenu homme d'affaires, qui fut secrètement chargé d'acheter le porte-avions, grâce à une société écran, au prétexte d'en faire un casino flottant à Macao.

 

"Quand l'ingénieur-en-chef du chantier naval (ukrainien) m'a conduit dans la salle des machines, j'y ai trouvé quatre moteurs flambant neufs et soigneusement lubrifiés", a relaté au South China Morning Post le businessman chinois.

 

Pékin a toujours affirmé avoir acquis une coque blindée, dépourvue d'électronique, de moteur et d'hélice.

 

En mars 1998, M. Xu a acheté aux enchères le bâtiment pour 20 millions de dollars.

 

Le remorquage du Varyag de l'Ukraine vers la Chine a tenu de l'odyssée. La Turquie s'opposa durant de longs mois à son passage dans ses détroits et, à deux reprises, l'immense bateau s'est retrouvé à la dérive à la suite de la rupture des câbles de traction. Il n'arriva à son port chinois qu'en mars 2002, après plus de 600 jours de mer.

 

M. Xu affirme que l'opération totale lui a finalement coûté 120 millions de dollars, une somme que Pékin ne lui a jamais remboursée.

 

La finalité militaire du navire de 300 mètres de long, de la classe du porte-avions "Amiral Kouznetsov", devint ensuite évidente.

 

Selon Xu Zengping, les turbines d'origine de l'ex-Varyag, rebaptisé Liaoning, ont été rénovées et modernisées.

 

Interrogé mardi, le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué ne "pas être au courant" des révélations du South China Morning Post.

 

La Chine, qui veut parvenir à terme à rivaliser avec la puissante US Navy, travaille à l'édification de groupes aéronavals autour de plusieurs porte-avions, un programme phare de centaines de milliards d'euros.

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 11:35
Naval Air: Chinese Carrier Returns To Service

 

October 1, 2014: Strategy Page

 

On September 25th China’s first aircraft carrier (the Liaoning) completed five months of shipyard level maintenance, refurbishment and repairs. This came after three years of frequent trips to sea for training and testing. All this time at sea apparently produced a long list of things needing to be fixed, modified or replaced. Thus the long visit in the shipyard. It was also revealed what the carrier’s air wing would eventually consist of. There will be twelve helicopters (four Z-18J early warning, six Z-18F anti-submarine and two Z-9C search and rescue) and 24 J-15 jet fighters (navalized Su-27s). None of these aircraft are available yet to complete the Liaoning air group. The Z-18F is the first Chinese made anti-submarine helicopter that works (at least on paper). It is described as a 13 ton naval helicopter that carries a dipping sonar, 32 sonobuoys and up to four light (235 kg/517 pound) anti-submarine torpedoes. The Z-18F is too heavy for most Chinese warships and will be used on Chinese carriers and large amphibious ships (that look like small carriers). The Z-18F appears to be a major upgrade to the earlier Z-8F, which was not acceptable. The Z-18J is equipped with a radar that can spot aircraft out to 150 kilometers. The Z-9 is four ton helicopter with a two ton payload. China has built over 200 of the Z-9s and many have been armed (with twin 23mm cannon, torpedoes, anti-tank missiles and air-to-air missiles.) The Z-9D, armed with four TL-10 missiles, while the Z-9EC simply has anti-submarine equipment installed instead. The Z-9C is an unarmed version of the Z-9EC. Both the Z-18 and Z-9 are based on French helicopters that China has long produced under license.

 

For most of the last decade China has been developing the J-15, which is a carrier version of the Russian Su-27. There is already a Russian version of this, called the Su-33. Russia refused to sell Su-33s to China when it was noted that China was making illegal copies of the Su-27 (as the J-11) and did not want to place a big order for Su-33s but only wanted two, for "evaluation." China eventually got a Su-33 from Ukraine in 2001. Ukraine had inherited some Su-33s when the Soviet Union dissolved in 1991. The first production models of the J-15 entered service in 2013 and it may take several years for the Liaoning to get its full complement of 24.

 

Liaoning completed its sea trials on January 1st 2014 after it returned to base with its escort group after 37 days at sea. This came 16 months after Liaoning was commissioned (accepted into service by the navy) in September 2012. At that time China announced that there would be more sea trials before Liaoning was ready for regular service. Before commissioning Liaoning had performed well during over a year of pre-commissioning sea trials. During that time Liaoning went to sea ten times. The longest trip was two weeks. All this was mainly to see if the ship was able to function reliably at sea. After commissioning Liaoning carried out months of additional trials and preparations for the first flight operations, which took place in late 2012.

 

Liaoning is one of the two Kuznetsov class carriers that Russia began building in the 1980s. Originally the Kuznetsovs were to be 90,000 ton nuclear powered ships, similar to American carriers (complete with steam catapults). Instead, because of the high cost and the complexity of modern (American style) carriers, the Russians were forced to scale back their plans and ended up with 65,000 ton (full load) ships that lacked steam catapults and used a ski jump type flight deck instead. Nuclear power was dropped but the Kuznetsovs were still a formidable design. The Kuznetsovs normally carry a dozen navalized Su-27s (called Su-33s), 14 Ka-27PL anti-submarine helicopters, two electronic warfare helicopters, and two search and rescue helicopters. But the ship was built to carry as many as 36 Su-33s and sixteen helicopters. The Kuznetsovs carry 2,500 tons of aviation fuel, allowing it to generate 500-1,000 aircraft and helicopter sorties. Crew size is 2,500 (or 3,000 with a full aircraft load). While the original Kuznetsov is in Russian service, the second ship, the Varyag, was launched but not completed, and work stopped in 1992. The Chinese bought the unfinished carrier in 1998, towed it to China and spent over a decade completing it as the Liaoning.

 

In 2011 China confirmed that the Liaoning will primarily be a training carrie used to train Chinese officers and sailors to operate as a carrier task force as the Americans and some other Western navies have been doing for over 80 years. That led to the formation of the first Chinese carrier task force in late 2013. This was essential because a carrier needs escorts. For Liaoning this consisted of two Type 051C destroyers and two Type 054A frigates plus a supply ship. All this is similar to what the U.S. has long used, which is currently 3-4 destroyers, 1-2 frigates, an SSN (nuclear submarine), and a supply ship. Chinese SSNs are few and not very good, which is why China probably has not assigned one to their escort group.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:35
Hagel Visits Chinese Aircraft Carrier Liaoning

April 8, 2014 defense-aerospace.com

(Source: US Department of Defense; issued April 7, 2014)

 

Hagel Visits Chinese Aircraft Carrier Liaoning

 

QINGDAO, China --- On Defense Secretary Chuck Hagel’s first official visit to China, the Peoples’ Liberation Army allowed him, in response to a request made in January, to become the first foreign visitor to tour the sleek refitted Russian aircraft carrier -- the PLA’s first -- called Liaoning.

 

China is Hagel’s third stop after multiday meetings in Hawaii and Japan on his fourth trip to the Asia-Pacific region since becoming defense secretary. After a day of meetings here tomorrow, Hagel will stop in Mongolia to meet with government and military leaders there before starting home April 10.

 

Liaoning is moored at Yuchi Naval Base in its home port of Qingdao in east China’s Shandong province.

 

"The secretary was very pleased with his visit today aboard the carrier Liaoning,” Pentagon Press Secretary Navy Rear Adm. John Kirby said in a statement.

 

Hagel understood the significance of the PLA’s granting of his request for the tour, Kirby added, and the secretary was impressed by the professionalism of the ship’s officers and crew.

 

“He hopes today's visit is a harbinger of other opportunities to improve our military-to-military dialogue and transparency,” the press secretary said.

 

A defense official traveling with the secretary described the ship’s tour as lasting about two hours, beginning with a briefing about the ship, its capabilities and operating schedule conducted by the two-star strike carrier group commander and the ship’s commanding officer, Capt. Zhang Zheng.

 

The briefers were good, and they invited and encouraged questions, the official said. Hagel and his guest, U.S. Ambassador to China Max Baucus, and others on the tour all asked questions, the official added.

 

“The briefing lasted about 30 minutes, and then we saw medical facilities on the ship, some of the living quarters, the flight control station where they control flight operations, the pilot house, and the bridge, where they drive the ship,” the defense official said.

 

The secretary and his group also took a walking tour of the flight deck and saw launch stations and helicopter recovery stations as well arresting cables, “and got a briefing on how what we call in the U.S. Navy the ‘landing signals officers’ guide the aircraft in for an arrested landing on the flight deck,” the official explained.

 

He said the ship was extraordinarily clean, and the crew was sharp and informative.

 

”Every sailor at every station where Hagel [stopped] for the tour knew exactly what their job was, and how important their job was, and exactly how to explain it to the secretary,” the official said.

 

Hagel had a lot of give-and-take discussions with the crew throughout the tour, and talked to them just as he talks to U.S. troops when he goes out to visit them, the defense official added.

 

“The tour ended with a stop in the officers’ dining area, where Hagel had a chance to sit down with junior officers, have some refreshments and just talk to them,” the official said. “We all did. I sat down at a table with two junior female officers, and everybody did the same thing.”

 

The crew members were very impressive and very dedicated, he observed.

 

“It's a new capability they're trying to develop, and I think they all appreciate the importance of it to the PLA, but also the difficulty of it,” the official said. “On more than one occasion, the officers who were with us said quite frankly they know they have a long way to go in naval aviation. It is a difficult military capability to develop and to perfect, … and they expressed that they believe they can still learn much from us in terms of how to get better at it.”

 

The ship has three launching stations for jet aircraft, four arresting wires, a complement of about 1,500 sailors, one sixth of whom are officers, and there were 90 women in the crew, both officers and enlisted service members, the defense official said.

 

Liaoning has been out on sea trials almost 20 times, and officials know they still have to do more, he added.

 

Compared with U.S. aircraft carriers, Laioning isn’t as big or fast, and it doesn’t carry as many aircraft or as many types of aircraft, the official said, but it’s a real aircraft carrier, capable of launching and recovering jet combat aircraft.

 

“We asked them when they would have an operational naval air wing on the ship, and the captain said there's no timeline for that right now,” the official said. “They aren't at the state where they're declaring that sort of operational readiness.”

 

The defense official said the opportunity for Hagel and his group to tour the aircraft carrier today was a significant step in China’s attempts to be transparent and open.

 

“I would say that as this trip to Beijing begins for the secretary, today was a good first step in terms of trying to develop more openness and transparency,” the defense official said.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 11:35
Chuck Hagel, patron de la Défense américaine, sur le porte-avions chinois

 

 

07 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

QINGDAO (Chine) - Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, est arrivé lundi en Chine pour une visite de trois jours qu'il a inaugurée par une visite à bord du premier porte-avions chinois, symbole des ambitions navales de Pékin.

 

Chuck Hagel a atterri en provenance du Japon dans la ville portuaire de Qingdao (est) qui abrite la grande base navale de Yuchi et le porte-avions Liaoning, entré en service en septembre 2012.

 

Le responsable américain a ainsi été le premier étranger à monter à son bord, une visite jugée significative par un haut responsable militaire américain, à l'heure où Washington cherche à établir un dialogue avec Pékin pour désamorcer les tensions régionales et l'encourager à plus de transparence en matière de défense.

 

Nous avons sollicité (cette visite du porte-avions) et ils l'ont accordée, a déclaré ce responsable sous couvert de l'anonymat, soulignant que le Liaoning symbolise les ambitions de l'APL (Armée populaire de libération) de projection d'une puissance navale.

 

La presse étrangère n'a pas été autorisée à accompagner le chef du Pentagone sur la base navale.

 

De conception soviétique, le Liaoning est un porte-avions à propulsion conventionnelle dont le rayon d'action est ainsi beaucoup plus limité que ses homologues américains à propulsion nucléaire. Il ne dispose pas de système de catapulte pour les décollages.

 

Les ambitions navales chinoises ne laissent pas d'inquiéter le Japon et d'autres pays de la région qui ont des différends territoriaux avec Pékin en mer de Chine orientale ou méridionale.

 

Pour souligner la détermination de Washington, M. Hagel avait annoncé dimanche l'envoi en 2017 au Japon de deux navires équipés du système antimissile Aegis en plus de ceux déjà présents, pour répondre à la menace nord-coréenne.

 

Dimanche également, M. Hagel avait mis en garde Pékin contre tout action unilatérale pour résoudre ses contentieux territoriaux, en invoquant le précédent ukrainien.

 

Tous les pays ont droit au respect, qu'ils soient grands ou petits, avait-il déclaré après une rencontre avec son homologue japonais, Itsunori Onodera, ajoutant: Je veux en parler avec nos amis chinois.

 

A Pékin mardi, le chef du Pentagone doit s'entretenir avec son homologue chinois, le général Wang Wanquan, avant un discours devant l'Académie militaire chinoise.

 

Le Japon est depuis l'automne 2012 en très mauvais termes avec la Chine en raison d'un conflit territorial et des querelles liées à l'Histoire.

 

Pékin revendique sous le nom de Diaoyu un archipel inhabité en mer de Chine orientale que Tokyo administre sous le nom de Senkaku.

 

Le Liaoning est le premier d'une série de quatre porte-avions dont la Chine entend se doter. La presse officielle a annoncé en janvier que les travaux de construction du second porte-avions avaient commencé et dureraient six ans.

 

Les premiers escadrons de l'aéronavale chinoise devraient compter 30 appareils et être opérationnels dès la fin de l'année à partir du Liaoning.

 

La flotte chinoise s'est considérablement renforcée et modernisée ces dernières années, avec de nouveaux sous-marins et des frégates lance-missiles notamment.

 

Le président chinois Xi Jinping a affiché ouvertement son ambition de faire de la Chine une puissance navale, posant de facto un défi à la domination américaine dans le Pacifique.

 

Attendu dans la soirée à Pékin, le secrétaire américain à la Défense a été accueilli à son arrivée par des officiers chinois et le nouvel ambassadeur américain à Pékin, Max Baucus.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:35
Pékin pousse ses porte-avions en mer de Chine

 

20/01/2014 Par Patrick Saint-Paul Correspondant à Pékin, - LeFigaro.fr

 

Pékin, dont les visées sur des îles en mer de Chine inquiètent ses voisins, se lance dans la construction d'un deuxième porte-avions. Et des indiscrétions, retirées promptement de l'Internet chinois, ont annoncé la mise en chantier de deux autres porte-avions.



La République populaire choisit de doper sa marine alors que la tension est à son comble avec ses voisins en mer de Chine. Pékin a entamé la construction d'un deuxième porte-avions, qui devrait être achevé en 2016, et a l'intention d'en mettre au moins deux autres en chantier, rapporte la presse, citant un responsable local du Parti communiste. La nouvelle a aussitôt été effacée de l'Internet chinois, en raison de son caractère sensible.

Baptisé le Liaoning, le premier porte-avions est entré en service en septembre 2012. Racheté à l'Ukraine en 1998, il a été restauré et modifié dans les chantiers navals de Dalian. Basé dans le port de Qingdao, le bâtiment croise actuellement dans les eaux disputées de la mer de Chine méridionale, où plusieurs conflits territoriaux opposent Pékin au Japon, au Vietnam à la Corée du Sud et aux Philippines.

La construction du second porte-avions aurait débuté dans le même port de Dalian, a annoncé Wang Min, numéro un du PCC dans la province de Liaoning qui a donné son nom au premier porte-avions, selon plusieurs sites d'information chinois. À court terme, la marine chinoise chercherait à s'équiper de quatre porte-avions, selon Wang Min. La Chine a besoin de mettre en place trois à quatre groupes de combat par porte-avions, si elle veut bâtir une capacité de défense crédible. La flotte de l'US Navy, grande rivale de la marine chinoise, possède une dizaine de porte-avions en activité.

 

Une seconde base navale

Les liens permettant d'accéder à certains de ces articles sont par la suite devenus inactifs. Selon le South China Morning Post de Hongkong, les autorités les auraient fait retirer, parce qu'elles veulent rester discrètes sur le sujet, ou parce que Wang Min ne serait pas habilité à en parler. Selon des informations reprises, en novembre 2013 par le quotidien officiel Global Times, la Chine serait aussi en train de construire une seconde base de porte-avions à Yulin, dans le sud-ouest de l'île de Hainan.

La construction d'une seconde base en plus de celle de Qingdao, sur l'île de Hainan, en position stratégique face au Vietnam, aux Philippines et à Taïwan, est une nouvelle indication des ambitions territoriales chinoises. L'Armée populaire de libération (APL) se montre de plus en plus sûre d'elle-même dans les eaux troubles de la mer de Chine.

En décembre dernier, une frégate escortant le porte-avions chinois Liaoning avait ainsi frôlé la collision avec le croiseur américain USS Cowpens , auquel elle avait barré la route. En manifestant sa présence dans la zone, la République populaire espère démontrer qu'elle est la puissance dominante dans la région, alors que les États-Unis cherchent à rassurer leurs alliés en y maintenant leur présence.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:35
La Chine modernise son centre d’entrainement aéronaval

 

 

23 décembre 2013  par Daniel Favre - Info-Aviation

 

Une photo satellite prise par Astrium le 25 octobre 2013 révèle l’étendue de la modernisation de la base Huangdican destinée à la formation des pilotes chinois sur porte-avions.

 

L’Ukraine n’a pas visiblement pas réussi à convaincre la Chine de louer sa base d’entraînement sur porte-avions Nazemniy Ispitatelno-Tryenirovochniy Kompleks Aviatsii (NITKA). La Chine a préféré créer sa propre structure de formation ce qui montre sa volonté de développer sa puissance aéronavale comme un moyen de projection au large des côtes.

 

Situé sur la côte nord-ouest du golfe de Bohai, la base Huangdicun est environ à 8 km au sud de Xingcheng dans la région militaire de Shenyang. La construction du centre de formation a débuté en 2008 et s’est terminée en 2012. Le premier vol d’essai a été réalisé avec un chasseur Shenyang J-15 Flying Skark en janvier 2012.

 

La Chine modernise son centre d’entrainement aéronaval

Le J-15 sur le porte-avion Liaoning.

 

La base Huangdicun possède de nombreuses fonctionnalités nécessaires à la formation des futurs pilotes à bord du porte-avions Liaoning, et d’autres bâtiments à venir. Des ponts d’atterrissage équipés d’un ensemble complet de câbles et le marquage du pont qui reprend la superstructure du Liaoning. Une deuxième zone adjacente à la piste principale contient deux autres rampes en saut à ski.

 

L’imagerie satellite révèle la présence de 24 hangars probablement pour loger des J-15. Mais il s’agit plutôt d’abris mobiles que des structures permanentes. On aperçoit aussi trois hangars permanents de 36 x 55 m qui pourraient être destinés aux hélicoptères. La taille des hangars permet également d’héberger des avions d’alerte précoce.

 

La base Huangdicun AB permet à la Chine d’assurer la formation de ses pilotes sur son propre sol au sein même de son complexe aéronaval. Le NITKA de l’Ukraine offrait néanmoins une solution idéale pour les Chinois puisque l’entraînement s’effectue sur le Su-33 dont le J-15 est une copie conforme.

 

La base Huangdicun fournit aussi des précisions sur la conception du futur porte-avions chinois. Par exemple, la présence de deux tremplins distincts avec brin d’arrêt indiquent que le prochain porte-avions conservera le décollage court (STOBAR) déjà utilisé sur le Liaoning.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:35
CV-16 Liaoning's sea trial in South China Sea

 

November 28, 2013 by Feng - informationdissemination.net

 

This week, CV-16 sailed forth with 2 051Cs and 2 054As escorts to South China Sea for what China calls a scientific and training mission.

There are some concerns that CV-16 was sent there for political purposes to intimidate neigbhouring countries. I personally think that's wildly inaccurate. As I talked about in the previous entry on 091, No. 404 (the first production version of Type 091) was sent to South China Sea for testing at PLAN's deep water testing facility in Hainan. It should not be a surprise that China's first carrier would spend time here given how little space it has to operate around the Qingdao naval base. One of well known posters on Chinese military forum recently posted the following list of uncompleted tests that will need to be carried through this time.
 

  1. Temperature related tests - Due to the colder temperature of north, certain tests that require hot climate (like air conditioning systems and refrigeration equipments) can only be completed in South China Sea at this time of the year. All of this will happen in the relatively high water temperature of South China Sea, which cannot be replicated around Qingdao.
  2. Deep water tests - The Bohai sea shelf around Qingdao is generally pretty shallow. South China Sea has long stretches of water depths of greater than 100 m (several hundreds of meters in many cases). ASW tests, especially against deep diving submarines, can really only be carried out here. Other tests including under water communications, acoustic countermeasures testing and deep water anchor testings,
  3. Testing command & control - As part of having 2 051C and 054A in this sea trial, CV-16 will be able to test the command & control systems leading a flotilla formation. More C&C tests can be completed in South China Sea given the concentration of new combat aircraft and naval ships in the area (including the nuclear submarines stationed at Sanya naval base). He also listed that 054As are part of the flotilla due to their strong ASW suites, which is important given the number of foreign submarines that will be looking to gather CV-16 acoustic signatures. I tend to that's a lost cause.
  4. Testing the new Carrier base - There is a new carrier base being constructed in South China Sea. Having this flotilla there will test out the ability of the new naval base to support a carrier group.


So there are a number of tests that will need to be carried out this time. In the long term, there will be probably multiple carriers home based in the carrier base in South China Sea. After all, there is far more room to operate there than around Qingdao. I think this will be the first of many trips that CV-16 makes to South China Sea until SSF gets its own carrier.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 13:35
Pékin envoie son porte-avions en mer de Chine du Sud dans un contexte de tensions

 

PEKIN, 26 nov 2013 Marine et Océans (AFP)

 

La Chine a annoncé mardi envoyer son porte-avions en mer de Chine méridionale, où plusieurs conflits de souveraineté l'opposent à ses voisins, dans un contexte tendu par la décision de Pékin d'imposer une nouvelle zone de contrôle aérien.

 

Le "Liaoning" a quitté son port de Qingdao (est de la Chine) et mis le cap vers le sud, pour une première mission en mer de Chine méridionale, a rapporté la marine chinoise sur l'un de ses sites internet.

 

Le porte-avions, admis au service actif il y a un peu plus d'un an, est escorté de deux destroyers lance-missiles et deux frégates lance-missiles, a précisé l'agence de presse Chine nouvelle.

 

Cette nouvelle mission du navire-amiral de l'Armée populaire de libération intervient dans un contexte de tensions notamment avec Tokyo, qui s'oppose à Pékin dans une autre région maritime, la mer de Chine orientale.

 

Pékin a décrété unilatéralement samedi une "zone aérienne d'identification" au-dessus de la mer de Chine orientale, zone qui englobe les îles Senkaku, un archipel administré par le Japon mais revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu.

 

La Maison Blanche y a vu une annonce "incendiaire", tandis que le ton est monté lundi entre Tokyo et Pékin, chacun convoquant l'ambassadeur de l'autre.

 

L'Australie a annoncé de son côté mardi avoir convoqué l'ambassadeur de Chine pour protester contre cette nouvelle mesure de Pékin, dont les ambitions maritimes inquiètent la région Asie-Pacifique.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:35
Départ du porte-avions chinois Liaoning pour une mission en mer

 

26-11-2013 French.china.org.cn

 

Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, a quitté mardi son port d'attache de Qingdao, dans la province du Shandong (est), à destination de la mer de Chine méridionale pour une mission scientifique et d'entraînement.

 

Il s'agit du premier voyage d'entraînement à travers les mers de ce porte-avions depuis sa livraison à la marine de l'Armée populaire de libération (APL) l'année dernière, selon le capitaine du Liaoning Zhang Zheng.

 

Le porte-avions était escorté par deux destroyers lance-missiles, le Shenyang et le Shijiazhuang, et deux frégates lance-missiles, le Yantai et le Weifang.

 

Ce voyage permettra de tester l'équipement du porte-avions, a indiqué M. Zhang.

 

Les longs voyages à travers les mers constituent une phase nécessaire d'expériences et d'entraînements pour tester l'équipement et les troupes en situation de travail continu et dans des conditions hydrologiques et météorologiques différentes.

 

Le Liaoning et son équipage ont mené une série de tests et d'exercices d'entraînement concernant notamment l'atterrissage et le décollage de divers avions, dont le chasseur embarqué J-15.

 

Cet essai en mer de Chine méridionale s'inscrit dans le cadre du calendrier normal d'entraînement du porte-avions, selon la marine de l'APL.

 

Le Liaoning est l'unique porte-avions chinois en service. Cet ancien bâtiment soviétique inachevé a été réaménagé par la Chine et livré à la marine le 25 septembre 2012.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:35
Mission réussie pour le premier porte-avions chinois

26 septembre 2013 Par Lélia de Matharel - Usinenouvelle.com

 

Le 21 septembre 2013, le premier porte avion chinois baptisé Liaoning est rentré au port de Quingdao, situé dans la province de Shandong. Il a réalisé sa plus longue mission en mer depuis sa mise en service en septembre 2012. Plusieurs tests de décollages et d’atterrissages ont été effectués avec succès sur le navire.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:35
Le porte-avions chinois a fini une période d’entraînement

22 septembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Après une période d’entraînement, le premier porte-avions chinois le Liaoning est rentré le 21 septembre dans un port militaire à Qingdao.

 

Référence : Radio Chine Internationale

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:35
Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions

04.07.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Selon une information du site internet du ministère chinois de la Défense, cinq pilotes et des officiers d’appontage ont reçu leur certification à la suite d’une campagne de qualification en mer du premier porte-avions de la marine chinoise, le Liaoning. Les pilotes ont effectué plusieurs manœuvres de décollage et d’appontage à bord des Shenyang J-15 de l’aéronavale durant les 25 jours qu’a duré l’entraînement.

 

Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions

Fin novembre 2012, la Chine annonçait que le premier appontage avait été avec succès sur le Liaoning, deux mois après avoir réceptionné le porte-avions, l’ex-Varyag racheté à l’Ukraine en 2000. En avril, le CEMM adjoint Song Xue avait laissé entendre que la Chine se doterait certainement d’un second porte-avions.

Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:35

25 nov. 2012 RT.com

 

China has successfully landed a jet on its first aircraft carrier. The new J-15 fighter touched down on the Liaoning, refurbished Soviet-made ship which was delivered to the People's Liberation Army Navy in September - READ MORE http://on.rt.com/bo91fa

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:35
Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, effectuera un voyage en haute mer avec des appareils embarqués

2013-05-15 CRI

 

Ces derniers jours, l'information selon laquelle le premier porte-avions chinois, baptisé Liaoning, est prêt à larguer les amarres pour un voyage en haute mer a fait l'objet de l'attention des différents milieux. Avec la création officielle de la première force aérienne embarquée, il y a des analyses qui estiment que la Chine est en train d'accélérer le perfectionnement de la formation du groupe de combat du porte-avions et que le voyage en haute mer du Liaoning est entré au compte au rebours. Selon des experts militaires chinois, le Liaoning entreprendra en forme de flotte son premier voyage en haute mer et le genre des avions embarqués mérite plus d'attention que leur nombre.

 

Récemment, une série de photos et images du porte-avions, de son port d'attache et de la base des avions embarqués, révélés par des médias, ont fait faire des conjectures au monde extérieur. Le Liaoning effectuerait son voyage en haute mer et la durée pourrait atteindre un mois. Même certains médias estiment que ce premier voyage en haute mer s'effecturait en forme d'une flotte. Et peu auparavant, le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Yang Yujun, avait déclaré que le porte-avions ne doit pas rester toujours dans son port d'attache. Le commissaire politique de ce porte-avions, Mei Wen avait aussi révélé que ce dernier entreprendait son voyage en haute mer en cours d'année. Et maintenant avec la création de la force aérienne embarquée à bord de porte-avions et l'amélioration des conditions techniques, il semble que le premier voyage en haute mer du Liaoning commencera.

Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, effectuera un voyage en haute mer avec des appareils embarqués

Le professeur Fang Bing de l'Université de la Défense de Chine a estimé que la principale tâche de ce voyage en haute mer est de tester les divers équipements embarqués à bord de porte-avions et de pratiquer des expériences de décollage et d'atterissage effectifs des chasseurs J-15 embarqués dans des conditions de mer complexes. Cette sorte d'expériences sera plus importante que les armements pour la marine chinoise. Ecoutons M. Fang Bing :

 

« Si le Liaoning entreprenait son voyage en haute mer, ses principales tâches seraient d'abord d'essais, puis de l'entraînement. Pour les essais, ils consistent à tester sur le terrain les équipements embarqués dont les armes, les radars et les sonars, ainsi que les différents systèmes embarqués pour connaître leurs performances réelles. En outre, des essais réels en haute mer de décollage et d'atterissage des chasseurs J-15 et d'autres appareils nous permettraient de connaître leurs résultats. Pour l'entraînement, il s'agit des exercices d'étude. On va étudier l'organisation des exercices de décollage et d'atterrissage des appareils en haute mer, la coopération et coordination entre le porte-avions et d'autres bâtiments de guerre en haute mer. Je pense que par ces exercices en haute mer, on pourrait accumuler des expériences qui sont, pour la marine chinoise, plus importantes que le porte-avions et les appareils. »

 

Tout le monde sait que le niveau des appareils embarqués sont le principal symbole du niveau des armements du porte-avions. La capacité de combat des appareils embarqués détermine directement l'efficacité de combat du groupe de combat du porte-avions. Selon l'expert militaire Fang Bing, le nombre d'avions embarqués à bord du porte-avions Liaoning pour son premier voyage en haute mer n'est pas une chose importante, ce qui mérite attention, c'est le genre d'appareils embarqués à bord de ce porte-parole.

 

« Le nombre d'avions embarqués à bord du porte-avions n'est pas important, c'est pace qu'il s'agit en effet du premier voyage en haute mer du porte-avions. Selon moi, ce qui est important, c'est que le porte-avions pourrait sortir avec tous les genres d'avions. Il y aurait non seulement des appareils aux ailes fixes, mais aussi des hélicoptères embarqués. Parmi les appareils aux ailes fixes, il y aurait des chasseurs J-15 et des avions d'entraînement. En outre, parmi les hélicoptères embarqués, en plus d'hélicoptères anti-sous-marains, y a-t-il d'autres types d'hélicoptères ? par exemple des hélicoptères de sauvetage et surtout des hélicoptère pré-alarme. Si tous les genres d'appareils pourraient être embarqués, les facteurs nécessaires du groupe de combat du futur porte-avions seront complets. En tout cas, je trouve que la variété des appareils est plus importante que le nombre des appareils. »

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:35
Le premier porte-avions chinois entreprendra un voyage en haute mer en cours d'année

20.04.2013 ( Xinhua )

 

Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, commencera cette année un voyage en haute mer.

 

Le Liaoning et son équipage ont mené une série de tests et d'exercices d'entraînement depuis que le porte-avions est arrivé en février à son port d'attache de Qingdao, dans la province du Shandong (est), a-t-on appris jeudi d'informations diffusées par la Télévision centrale de Chine (CCTV).

 

Tous les tests réalisés jusqu'à présent se sont déroulés sans encombre, et le port de Qingdao a prouvé sa capacité à accueillir le porte-avions et à répondre aux besoins de celui-ci, selon ces informations.

 

Le Liaoning a réalisé plus de cent exercices et expérimentations depuis qu'il a été remis l'année dernière à la Marine de l'Armée populaire de libération et qu'il est entré en service.

 

Des tests supplémentaires sont prévus, notamment des essais de navigation et des exercices d'atterrissage, a précisé la CCTV.

 

La chaîne de télévision a ajouté que le port de Qingdao connaîtrait de nouvelles améliorations.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 18:11
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 12:35

China Carrier (Liaoning)

 

February 1, 2013: Strategy Page

 

It was rather surprising to Westerners that China managed to get jet aircraft operating from their new aircraft carrier (the Liaoning) last November just two months after the ship was commissioned (on September 25th). Training of carrier pilots began nearly a decade earlier, but perhaps the smartest move the Chinese made to arrange for Brazil to have its carrier sailors show the Chinese how it’s done. This was particularly important in the case of how the deck sailors on a carrier operate to get aircraft ready for takeoffs and how the air control specialists in the carrier “island” handle landings. While Russian carrier expertise was for sale, the Chinese wanted to learn how Western navies did this, since carrier operations were invented in the West a century ago.

 

Four years ago Brazil agreed to this deal so that Chinese sailors could learn carrier operating skills on the Brazilian Navy's carrier, the "Sao Paulo." It was 13 years ago that Brazil bought the 32,000 ton French aircraft carrier Foch (which was still in service) for $12 million, updated it and renamed it "Sao Paolo". The navy has not been able to get much cash out of the government to further refurbish the 51 year old Sao Polo, and apparently the Chinese deal will change that.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Sao_Paulo_carrier.jpg/800px-Sao_Paulo_carrier.jpg

 

The 33,000 ton "Sao Paolo" was headed for decommissioning, and has been used mainly to train carrier pilots when Bazil bought it. The "Sao Paolo" entered service in 2000, and the Brazilians retired the 20,000 ton "Minas Gerais", a World War II era (British) Colossus Class carrier a year later (after 40 years of service). So the Brazilians have a long tradition of carrier operations, and sufficient experienced carrier sailors to teach the Chinese some useful things. Brazil has long been the only South American nation to operate a carrier. The Sao Polo has a crew of 1,900 and was designed to carry 35 warplanes (smaller, older models like the A-4) and four helicopters. This load can vary depending on aircraft type.

 

The first Chinese aircraft carrier, the Liaoning is a 65,000 ton, 305 meter (999 feet) long ship that had spent over a year on sea trials. During that time Liaoning was at sea for about four months. This was all in preparation for flight operations. Last year China confirmed that the Liaoning will primarily be a training carrier. The Chinese apparently plan to station up to 24 jet fighters and 26 helicopters on the Liaoning and use the ship to train pilots and other specialists for four or more additional carriers that are to be built.

 

Six years ago the Chinese Navy Air Force began training carrier fighter pilots (or "aviators" as they are known in the navy). In the past Chinese navy fighter pilots went to Chinese Air Force fighter training schools, and then transferred to navy flight training schools to learn how to perform their specialized (over open water) missions. Now, operating from carriers and performing landings and take-offs at sea has been added to the navy fighter pilot curriculum. The first class of carrier aviators has finished a four year training course at the Dalian Naval Academy. This included learning how to operate off a carrier, using a carrier deck mock-up on land. Landing on a moving ship at sea is another matter. The Russians warned China that it may take them a decade or more to develop the knowledge and skills needed to efficiently run an aircraft carrier. The Chinese are game and are slogging forward. The first landing and takeoff was apparently carried out in calm seas. It is a lot more difficult in rough weather (when the carrier is moving up and down and sideways a lot) and at night. The latter, called “night traps”, is considered the most difficult task any aviator can carry out, especially in rough weather.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:35

China Carrier (Liaoning)

 

January 8, 2013 china-defense-mashup.com

 

1. China’s first aircraft carrier, the “Liaoning” ship, was officially delivered to PLA Navy.

 

After the construction, test and trial navigation were completed as scheduled, China’s first aircraft carrier was formally delivered to the Navy of the Chinese People’s Liberation Army (PLA) on September 25, 2012.

 

Approved by the Central Military Commission (CMC), it was named the “Liaoning” ship of the PLA Navy with a designated hull number of “16″. Related scientific experiments and military trainings continued following the official delivery and commissioning of the “Liaoning” ship.

 

On November 25, Chinese Navy’s first batch of carrier-borne aircraft pilots successfully flew the home-made J-15 fighters to accomplish the arrested deck landing and ski-jump takeoff on the “Liaoning” ship.

 

2. The U.S. announced new military strategy.

 

US President Barack Obama announced a new military strategy on January 5, 2012 to shift U.S. focus to the Asia-Pacific region. According to the strategy, the U.S. will slim down its army’s scale, reduce its military presence in Europe and strengthen its military presence to the Asia-Pacific region.

 

The US Defense Secretary Leon E. Panetta expounded the “rebalance strategy in Asia-Pacific region” at the Shangri-La Dialogue on June 2, 2012 and stated that the U.S. would deploy 60% of its warships in the Pacific Ocean by 2020.

 

3. Russia’s first fifth-generation strategic missile corps established

 

The Russian Ministry of Defense announced the establishment of its first fully-equipped missile corps of the fifth-generation guided missiles, namely “Yars” and “Aspen-M”, on September 20 in the State of Ivanovo near Moscow. After the fifth-generation guided missile system is equipped, Russia further enhanced its capability to break through the anti-missile system.

 

Prior to that, the NATO announced the official launch of the European anti-missile system on May 20.

 

4. “RIMPAC 2012 exercise held

 

The world’s largest multi-national maritime military joint exercise, namely the “Rim of the Pacific (RIMPAC) 2012″ led by the U.S. was held in Hawaii and its surrounding waters on June 29 with the participation of 42 warships, 6 submarines, 200-plus aircraft and 25,000 soldiers from 22 countries. Russia and India participated in the exercise for the first time.

 

The contents of this exercise included the offense-defense combat of aircraft carriers, beach landing drills and others aiming to test the coordinated operation capability between the U.S. fleet and the allied fleets in the Asia-Pacific region.

 

5. Israel took “Defense Pillar” military action against Gaza.

 

The number of rockets fired into Israel by armed personnel of Palestinians saw sudden increase in Gaza Strip starting from November 10. Israel’s Defense Forces initiated a large-scale military operation, code-named “Defense Pillar”, against Gaza from November 14 to 21.

 

This action led to the death of 162 Palestinians, including Jabari, the No. 2 leader of the Palestinian Islamic Resistance Movement (Hamas) and leader of the Qassam Brigade, together with the destruction of a great number of infrastructures in Gaza. This was the most intense fire exchange between Israel and Hamas in recent years.

 

6. Syrian civil war upgraded

 

The Syrian government forces and the main opposition armed forces successively expressed their willingness on October 25 to accept the proposal made by Brahimi, the special representative of the UN-Arab League’s envoy for the Syrian crisis, to cease fire during the Eid al-Adha period.

 

However, on the first day of the ceasefire, also the first day of Eid al-Adha festival, a car bomb exploded in the south of Damascus, capital of Syria, killing 5 and injuring 32, and nullified the agreement of the Eid al-Adha ceasefire. Under the support from exterior forces, the Syrian opposition armed forces gained rapid growth in their strength and more places kept falling into their control.

 

7. DPRK successfully launched “Light Star III” satellite.

 

The Democratic People’s Republic of Korea (DPRK) used the Galaxy III carrier rocket and successfully launched the second “Light Star” satellite into the pre-selected orbit on December 12.

 

The U.S. and its allies held that DPRK’s usage of the satellite launch to test its ballistic missile technology posed a threat against the peace and security in the region, and committed a provocative act to undermine the global non-proliferation system.

 

8. Indian test-fire of intermediate-range ballistic missile “Agni-5 successful

 

India successfully launched the “Agni-5″ intermediate-range ballistic missile on April 19 for the first time. With a range of 5,000-plus kilometers, the missile is capable of carrying multiple nuclear warheads. To date, it is India’s farthest-reaching missiles, covering the entire Asian continent, half of Europe and most of the Indian Ocean.

 

9. U.S. and its allies held “Schriever-2012 joint military exercise.

 

The U.S., the United Kingdom, Canada, Denmark, France, Australia and other countries held the “Schriever – 2012″ international military exercise from April 19 to 26 at the Nellis Air Force Base in Nevada. Through the use of network to simulate military operations in outer space, the operations of aerospace and cyberspace were closely integrated with the cooperation between the U.S. and its allies being greatly promoted in the fields of aerospace and cyberspace.

 

10. UN Security Council decided to deploy Africa-led Support Mission in Mali.

 

Both Mali of the West Africa and Somalia of the East Africa and their nearby areas have witnessed an aggravated threat of terrorism in 2012. The United Nations Security Council unanimously adopted a resolution on December 20 to deploy an African-led international support mission in Mali (African-led Support Mission).

 

In a statement made by the Economic Community of Western African States (ECOWAS) in Abuja on November 12, a total of 3,300 soldiers will be dispatched to Mali in order to help Mali fight against the armed organizations in the north.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:35
Chine : un outil aéronaval en construction pour réaffirmer les ambitions géopolitiques de Pékin

 

octobre 7, 2012 by Marquis Seignelay - alliancegeostrategique.org

 

La nouvelle a fait le tour du monde : le « porte-avions » de la Marine populaire de libération a été mis en service le 26 septembre 2012 ! Cette entrée du navire en service actif est l’occasion de proposer quelques petites choses pour tenter d’apprécier la portée de l’événement. Ce qui est surprenant, c’est que l’attention des médias a été focalisée sur l’entrée au service actif d’un navire qui n’est capable de rien, ou presque, sur le plan opérationnel : le poids de la puissance aéronavale chinoise embarquée sur pont plat n’est donc pas actuel. Bien au contraire, la période allant des années 2015 à 2025 semble constituer un tournant aéronaval dans le monde et c’est bel et bien cela qu’il faut préparer. D’autre part, rien n’a été dit sur le nom du navire alors que la Chine ne baptise pas ses unités les plus importantes à la légère. Bien souvent, ces noms sur la mer valent au moins un discours adressé au monde, si ce n’est plus.

 

La Chine vers la puissance aéronavale embarquée : des années 80 vers 2011

 

Hervé Coutau-Bégarie, dans l’un de ses ouvrages phares, « Le problème du porte-avions » (1991), abordait la question dans le chapitre II consacrait aux porte-aéronefs sous le sous-titre « les velléités chinoises » :

« On parle depuis le début des années 80 de l’acquisition de porte-avions par la marine chinoise : les premières rumeurs fai­saient état de l’achat de 5 porte-aéronefs du type Invincible qui auraient été construits sous licence. L’intention chinoise d’acheter des Harrier a évidemment donné crédit à ces rumeurs. Mais cette évaluation des possibilités chinoises s’est révélée beaucoup trop ambitieuse et ce programme n’a reçu aucun commencement d’exécution en dehors de l’acquisition de la coque du Melbourne ferraillé par les Australiens : les ingénieurs chinois l’ont minutieu­sement examiné avant de commencer la démolition : ils en ont cer­tainement tiré d’utiles enseignements, mais la technologie du Melbourne datait des années 50.

 

La marine chinoise n’a pas pour autant abandonné tout espoir d’acquérir des porte-aéronefs : le débat continue dans les re­vues navales, un auteur demandant la construction de porte-avions légers dans la première décennie du XXIe siècle, d’autres suggérant d’acheter aux États-unis l’un des deux Essex moderni­sés encore en réserve [27]. La conjoncture budgétaire et internatio­nale semble rendre de tels projets chimériques, mais le besoin subsiste, notamment sur le flanc sud, face au Vietnam : les avions basés à Haïnan peuvent couvrir les îles Paracels, mais pas l’archipel des Spratley, situé beaucoup plus au sud, où Pékin a récemment entrepris de renforcer sa présence. D’après des rap­ports américains, dont les conclusions ont récemment été rendues publiques, l’état-Major de la marine chinoise aurait poursuivi des études dans deux directions : à long terme, un porte-avions classi­que de 48 000 tonnes, avec des avions conventionnels : l’amiral Zheng Mingh, directeur du matériel de la marine chinoise, aurait étudié de très près les rapports sur les essais du Tbilissi soviéti­que ; à court terme, la conversion d’un roulier en porte-aéronefs de fortune, sur le modèle de ce que la Royal Navy a réalisé avec l’Argus. Un navire actuellement armé par le ministère des com­munications, le Huayuankou, pourrait faire l’objet d’une telle transformation. Des entretiens sur ce thème ont eu lieu en avril 90 à Pékin [28]. Mais même un porte-avions modeste risque d’être hors de portée de la Chine au moment où l’économie connaît une dé­pression qui risque d’être durable et où le maintien de l’ordre passe au premier rang des missions des forces armées. La marine chinoise ne disposera pas de porte-avions avant le XXIe siècle ».

 

Le long périple de l’ancien Varyag

 

Un petit retour en arrière s’impose : « Racheté en [1998] au chantier ukrainien par l’intermédiaire d’un homme d’affaires chinois, la coque, à environ 70% d’achèvement, a été remorquée en 2002 à Dalian ». Il s’agit du Varyag qui est la seconde unité de la classe Kuznetsov et celle-ci ne compte pas d’autres navires. Il est question que la coque vendue à la Chine devienne un casino-flottant (un croiseur porte-aéronefs, le Kiev, tête de série de sa classe, a connu un tel destin en Chine. Un navire de la même classe, le Minsk, est devenu un musée).

Il y eu des chancelleries qui ne furent pas dupes de la finalité du projet puisque la Turquie bloqua le passage de ses détroits (des Dardanelles et du Bosphore). C’est à se demander si l’initiative d’Ankara n’avait pas été influencée. La coque eu alors quelques difficultés à quitter la mer Noire. Les détroits turcs ont la particularité d’être sous la juridiction de traités internationaux (comme, par exemple, la convention de Montreux, c’est une des formes de désarmement naval) qui prohibent le passage de navire porte-avions. Le pont plat quitte donc finalement l’Ukraine en 2001 et arrive en Chine, à Dailan, en 2002. Mais, le navire qui est livré n’est doté d’aucun engin de propulsion.

 

© Inconnu. Le porte-aéronefs Kuznetsov.

© Inconnu. Le porte-aéronefs Kuznetsov.

 

Porte-aéronefs et non pas porte-avions

 

Le Kuznetsov et l’ex-Varyag sont plus des porte-aéronefs que des porte-avions -et la différence est fondamentale. Première chose, les soviétiques les ont conçu comme des « croiseurs porte-aéronefs ». Il s’agissait de pouvoir s’affranchir de la convention de Montreux par un artifice juridique. Hors, Coutau-Bégarie le relevait, avec une certaine malice, dans le café stratégique numéro 4 consacré à la géostratégie maritime, quand il posait cette question : « avez-vous déjà vu un croiseur de 40 000 tonnes ? » L’auteur évoquait le cas des croiseurs porte-aéronefs de classe Kiev. A titre d’exemple, les croiseurs lance-missiles à propulsion nucléaire de la même classe que le Pierre le Grand déplacent 26 000 tonnes à pleine charge. Et pourtant, ce sont les derniers croiseurs de bataille du monde.

De plus, la stratégie navale soviétique s’appuyait sur des bastions. Ces zones, au nombre de deux, étaient sous la responsabilité des flottes du Nord et du Pacifique. Il s’agissait pour la marine russe de construire, par diverses actions opérationnelles, des zones interdites à toutes les menaces dans l’optique de sécuriser les vecteurs nucléaires (SNLE principalement) qui pouvaient y patrouiller.

 

Une parenthèse doit être ouverte car il est régulièrement évoqué la création d’une sorte de bastion en Chine autour de l’île de Hainan. Une base souterraine pour sous-marin y a été aménagée. Qui plus, le porte-aéronefs chinois pourrait être amené à y patrouilleur selon l’analyse de quelques personnes afin de protéger cette zone, le flanc sud de la Chine, qui est assez vulnérable. Coutau-Bégarie relevait déjà cet état de fait au début des années 90. Parenthèse refermée.

Donc, il y avait nécessité de navires de défense aérienne car l’attaque anti-navires se faisait par avions à long rayon d’action (Tu-95 et 142, par exemple) et croiseurs sous-marins lance-missiles à propulsion nucléaire (les fameux Oscar I et II dont le Koursk était l’un des représentants). En outre, il n’y avait pas de projection de puissance dans la doctrine navale russe car elle était essentiellement défensive.. Mais pas seulement, soit dit en passant puisque la doctrine navale soviétique des années 70 et 80 prévoyait de mener une guerre des communications contre les routes alliés à partir des différentes bases avancées de l’URSS dans le monde. Alors, ces deux navires (ainsi qu’une classe de quatre autres croiseurs porte-aéronefs : les Kiev) sont des croiseurs lance-missiles en tout premier lieu. Le navire tête de série, le Kuznetsov qui est en service dans la Marine russe, permet d’appréhender la chose. Ils (exemple de la classe Kuznetsov) ont donc :

  • une batterie principale composée de missiles : « 12 missiles anti-navires SS-N-19 Shipwreck (« Granit » de 555 km de portée) situés sous le pont d’envol au milieu de la piste (la phase de tir interromprait donc les opérations aériennes). La défense anti-aérienne du bâtiment est assurée par 4 groupements de 6 silos à 8 missiles surface-air SA-N-9 (15 km de portée), 4 systèmes anti-aériens CADS-N-1 (2 canons de 30mm et 8 missiles SA-N-11 -8 km de portée- chacun) et 6 canons anti-aériens multitubes de 30mm. Deux lance-roquettes anti sous-marins complètent le tout » ;
  • et d’une batterie secondaire qui repose sur un groupe aérien embarqué : « Le groupe aérien du Kouznetsov se compose généralement de trente aéronefs dont des chasseurs embarqués Su-33, des avions d’entraînement Su-25UTG et des hélicoptères anti sous-marins Ka-27, de guet aérien Ka-31 et de transport d’assaut Ka-29. A l’origine, il était également prévu d’embarquer des chasseurs à décollage vertical Yak-141 Freestyle avant abandon du programme à la chute de l’URSS. Le Mig-29K a quant à lui été testé mais n’a pas été retenu face au Su-33« .

Le problème pour la Chine, c’est que le navire a été livré sans sa batterie principale. Cette dernière prend une place considérable à bord, ce qui fait que le groupe aérien est plutôt limité (30 machines, officiellement) par rapport au tonnage du navire (60 000 tonnes, contre 32 aéronefs et 40 000 tonnes pour le Charles de Gaulle). Le vaisseau n’est pas non plus optimisé, à l’origine, pour les opérations aériennes puisqu’il fallait composer avec un navire hybride (croiseur/porte-aéronefs) avec deux batteries aux solutions architecturales presque contradictoires.

 

CATOBAR versus STOBAR

 

De plus, les deux navires russes (et six avec les quatre Kiev) relèvent de la filière aéronavale des STOBAR (Short take-off but arrested recovery). C’est-à-dire que les aéronefs à voilure fixe décollent à la seule force de leur réacteur et avec l’aide d’un tremplin et ils reviennent apponter sur le navire avec l’aide de brins d’arrêt. Il n’y a pas de catapultes et c’est une différence vraiment fondamentale d’avec la filière CATOBAR (Catapult Assisted Take Off Barrier Arrested Recovery) qui compte comme seuls membres les Etats-Unis, la France et le Brésil. Si la filière STOBAR simplifie l’architecture des navires, elle implique que l’avion embarqué soit inférieur en performances à son homologue terrestre. La chose est simple à constater : un Su-33 qui décolle du Kuznetsov ne le fait pas avec son plein chargement de munitions et de carburant, comme il aurait pu le faire depuis une base terrestre. La masse maximale de l’appareil est de 33 tonnes. A contrario, et avec la filière CATOBAR, un Rafale qui est catapulté du Charles de Gaulle a les mêmes performances que celui de l’Armée de l’Air qui décolle d’une base terrestre : ils sont tout les deux aussi chargés. Sauf que le Rafale M est catapulté, à l’heure actuelle, avec une masse maximale de 21 tonnes. Cette symétrie des performances entre l’avion catapulté et son homologue terrestre est vraie dans l’US Navy depuis les années 50. Dans la pratique, cela aboutit à ce que le groupe aéronaval CATOBAR ait une portée très supérieure au groupe aéronaval STOBAR.

 

Une refonte modeste pour l’entrée en service

 

Si l’ex-Varyag arrive finalement en Chine en 2002, il n’entre en cale sèche qu’au cours de l’année 2005. Ce long retard reste à expliquer : était-ce pour cacher la finalité de l’opération ? Les deux porte-aéronefs musée et casino ne suffisaient-ils pas pour faire illusion ?. Finalement, le navire ne quitte sa cale que pendant l’année 2011.

6 années de travaux, c’est à la fois beaucoup et à la fois très peu. Il fallait, au moins, motoriser le navire. Par la suite, les chinois l’ont un peu adapté à leurs besoins, comme c’est expliqué par Mer et Marine :

« Doté de matériels chinois en plus de ses équipements d’origine russe, l’ex-Varyag, qui devrait porter le nom de Shi Lang, mesure 304 mètres de long et affiche un déplacement lège de 46.000 tonnes, son déplacement à pleine charge étant estimé à environ 60.000 tonnes. Doté à l’avant d’un tremplin incliné à 12 degrés, il disposera comme le Kuznetsov d’une piste oblique avec brins d’arrêt. Par rapport à son aîné, divers aménagements ont été réalisés. Ainsi, la capacité du hangar aurait été augmentée, pour permettre à cet espace d’accueillir 22 avions, contre 18 suivant les plans originaux. Le groupe aérien embarqué du Shi Lang devrait comprendre des avions multi-rôles J10 et des intercepteurs J15, version chinoise du Su-33 russe. On rappellera d’ailleurs que Moscou a suspendu la livraison de 50 Su-33 après avoir découvert que le chasseur avait été copié par les Chinois. Il conviendra également de voir comment sera traitée la problématique de l’alerte lointaine, indispensable pour tout déploiement aéronaval lointain, alors que la marine ne dispose d’aucun avion de guet aérien embarqué ».

 

Il semblerait que la batterie principale n’ait pas été renouvelée. Mais les chinois n’auraient pas mené les travaux nécessaires pour optimiser les opérations aériennes à bord du navire. Ainsi, la Russie refond actuellement l’ancien Gorshkov, navire de la classe Kiev, pour l’Inde. Donc, à titre de contre-exemple par rapport aux travaux menés sur le frère jumeau du Kuznetsov, le Liaoning de la marine chinoise, voici l’ampleur de la refonte Gorshkov : « Long de 283 mètres pour un déplacement de 45.000 tonnes en charge, le porte-avions, qui sera rebaptisé Vikramaditya, mettra en œuvre 20 avions MiG-29 K et 12 hélicoptères ». Le Su-33 a beau être légèrement plus grand que le Mig-29K, il y a 12 aéronefs d’écart entre les deux navires. Tout est relatif puisque la place à bord des BPC français pour les hélicoptères le montre, mais c’est à relever.

 

 

© Inconnu. L'INS Vikramaditya, porte-aéronefs refondu par la Russie et qui doit être livré en 2013 à l'Inde.

© Inconnu. L'INS Vikramaditya, porte-aéronefs refondu par la Russie et qui doit être livré en 2013 à l'Inde.

 

Un navire d’essais, d’expérimentations et d’apprentissage des arts aéronavals

 

Le navire sert donc à pratiquer de nombreux essais à la mer depuis 2011, et il a surtout fait l’objet d’une mise en service, plutôt que d’une refonte aussi ambitieuse que celle choisie par l’Inde pour un autre croiseur porte-aéronefs.

Pékin présente son porte-aéronefs (puisque ce n’est pas un porte-avions) comme un navire-école. Il y a un décalage entre ce qui se passe en Asie et ce qui est perçu dans divers endroits de l’Occident. Ce décalage en sera que plus dommageable pour ceux qui perçoivent très mal la montée en puissance des capacités aéronavales chinoises.

Dans un premier temps, l’apprentissage de l’outil aéronaval fondé sur un porte-aéronefs sera très long pour la Chine. Comme le faisait remarquer Coutau-Bégarie, il est nécessaire de distinguer deux notions différentes :

  • le groupe aérien embarqué, qui va de paire avec le navire porte-aéronefs ou porte-avions,
  • le groupe aéronaval.

Groupe aérien embarqué incomplet

 

Le groupe aérien embarqué n’est pas une notion qui va de soi. Par exemple, dans le colloque du CESM consacré au centenaire de l’aéronautique navale française, Coutau-Bégarie notait qu’il avait fallu attendre les porte-avions Foch et Clemenceau pour que la notion s’impose en France. Entre temps, bien des compétences qui avaient été acquises depuis le début de la guerre d’Indochine jusqu’à la Crise de Suez avaient été perdues. Les chinois peuvent difficilement passer à côté d’une telle unité organique qui permet de générer, diffuser et de régénérer les compétences opérationnelles.

 

Pékin a pris les devants. D’une part, la Chine a conclu un accord aéronaval avec le Brésil, en 2010, relatif à la formation des futurs pilotes embarqués chinois. D’autre part, il y a de nombreuses installations terrestres en Chine qui permettent le début de la formation du groupe aérien embarqué et des personnels méconnus mais ô combien indispensables pour sa mise en œuvre (rien que la gestion du pont d’envol est tout un art).

La marine chinoise bénéficierait d’une très bonne préparation avant de percevoir son navire-amiral : mais la pratique sur le porte-aéronefs demeure indispensable…

 

De plus, si la Chine prépare la constitution d’un groupe aérien embarqué et sa mise en œuvre à la mer sur son pont plat, il est à noter que ce groupe est incomplet. Par exemple, il n’y a pas d’aéronefs dédié à l’éclairage de l’escadre ou à la coordination et au soutien des activités aériennes (comme le relevait Mer et Marine dès 2011). Ce groupe est donc sans aéronef de guet aérien (AEW dans la terminologie anglo-américaine) et c’est un manque crucial car c’est l’absence de ce genre d’appareils qui a coûté bien des pertes aux anglais lors de la guerre des Malouines (sans compter qu’il semblerait que la Royal Navy ait été incapable de débusquer et suivre le 25 de Mayo, le porte-avions Argentin -il rentrera au port de lui-même après le torpillage du croiseur argentin Belgrano). Pékin préparerait diverses solutions pour palier au problème : des hélicoptères d’alerte lointaine auraient été développés pour le ou les porte-aéronefs et un avion de guet aérien serait également en développement… Par ailleurs, à quoi peut bien servir un tel appareil, si ce n’est pour équiper un porte-avions dotés de catapultes ?…


C’est sans oublier les hélicoptères de sauvetage qui sont, eux aussi, indispensables pour parer à toutes les éventualités. De même que les hélicoptères logistiques sont nécessaires pour faire durer le navire à la mer grâce aux liaisons qu’ils permettent de faire rapidement entre navires et entre l’escadre et la terre.

 

 

© Wendell Royce McLaughlin Jr. Planes of Carrier Air Wing 7 (CVW-7) fly by USS George Washington (CVN-73) during the ship's maiden deployment to the Mediterranean and Persian Gulf, May 20–November 17, 1994. Official US Navy photograph. Le CVN 73 George Washington est aujourd'hui prépositionné au Japon. Sur cette photographie, le groupe aérien embarqué était au grand complet : intercepteurs (F-14C Tomcat), chasseurs-bombardiers (F/A-18 Hornet), bombardiers (A-6 Intruder), avions de guerre électronique (EA-6B Prowler) et de guet aérien (E-2C Hawkeye).

© Wendell Royce McLaughlin Jr. Planes of Carrier Air Wing 7 (CVW-7) fly by USS George Washington (CVN-73) during the ship's maiden deployment to the Mediterranean and Persian Gulf, May 20–November 17, 1994. Official US Navy photograph. Le CVN 73 George Washington est aujourd'hui prépositionné au Japon. Sur cette photographie, le groupe aérien embarqué était au grand complet : intercepteurs (F-14C Tomcat), chasseurs-bombardiers (F/A-18 Hornet), bombardiers (A-6 Intruder), avions de guerre électronique (EA-6B Prowler) et de guet aérien (E-2C Hawkeye).

 

Absence de groupe aéronaval chinois

 

Outre le couple porte-aéronefs/groupe aérien embarqué, il faut pouvoir l’escorter. Ce n’est pas une mince affaire que d’articuler une base aérienne flottante (tout comme il faut protéger une base aérienne déployée à l’étranger… ou en France !) avec, au moins, un escorteur dédié à la lutte anti-sous-marine et un autre à la lutte anti-aérienne. Ainsi, il est impensable de nos jours de déployer un porte-aéronefs ou un porte-avions sans sous-marin nucléaire d’attaque pour assurer sa protection (sauf quand la nation détentrice du pont plat ne possède pas de SNA, mais alors elle déploie rarement son porte-aéronefs de manière indépendante). C’est l’escorte minimale pour protéger le porte-aéronefs. En la matière, il est difficile de dire que la SNA regorge de SNA (une demi-douzaine) par rapport au nombre de sous-marins classiques qu’elle met en œuvre. Mais le « hic » est que, historiquement, le sous-marin diesel-électrique est inapte à escorter une escadre.

 

Et c’est sans compter sur le nécessaire train logistique pour faire durer le navire à la mer : il faut autant ravitailler le pont plat que ses aéronefs que son escorte. Tout comme l’escorte doit pouvoir être relevé si besoin est par de nouveaux navires. Cela implique d’avoir une flotte de surface bien dimensionnée par rapport au besoin -même si le navire n’est pas destiné à être projeté loin de sa base. Par exemple, quand le Charles de Gaulle œuvrait au Sud du port de Toulon, l’escorte de SNA était insuffisante.

 

Le porte-aéronefs chinois se prépare à entrer en service depuis l’année 2011 : c’est-à-dire que son équipage prend en main le navire et le porte vers l’état opérationnel en qualifiant les systèmes les uns après les autres. Si le navire est livré en fin d’année 2012 (le 23 ou le 25 septembre, peu importe), c’est qu’il aura fallu au moins une année pour le prendre en main depuis ses premiers essais à la mer.

 

Dans le même temps, le navire a commencé les essais aéronautiques dont les objectifs sont autant de qualifier les hommes que les machines et l’intégration des deux aussi bien sur le pont d’envol que dans les airs. Il faudra probablement une bonne année pour prendre en main tout cela.

 

Mais il faudra encore une bonne année, si ce n’est plus, pour adjoindre au pilier du groupe aéronaval son escorte et un train logistique efficace. La Chine s’est essayé à la projection de forces à l’occasion des opérations de lutte contre la piraterie au large de l’Afrique. Si le fait de déployer quelques frégates dans le temps au large de la Corne de l’Afrique peut passer pour un effort « modeste » et « non-alarmant » sur la puissance navale chinoise, il faut bien comprendre que Pékin fait dans ce cadre ses armes pour projeter loin de ses côtes des unités navales…

Enfin, il sera intéressant d’observer comment la Chine couplera sa force aéronaval terrestre constitué d’appareils d’attaque à long rayon d’action avec son groupe aéronaval : complémentarité ou rivalité ?

 

Groupe Aéronaval Chinois (GAC) : vers 2022 ?

 

Bernard Prézelin, l’auteur actuel de « Fottes de combat », estimait en 2011, que cinq année, au minimum, serait nécessaire à la Chine pour construire un groupe aéronaval crédible (par rapport à ce qui se faisait pendant l’opération Harmattan). Il faudra certainement quelques années de plus car il sera nécessaire à la marine chinoise d’apprendre de nombreux exercices, voire d’interventions militaires. Par ailleurs, il est bon de noter que la Chine semble développer une coopération aéronavale avec le Brésil : est-ce que ce sera la seule ?

 

Dire que le groupe aéronaval chinois ne sera crédible que vers l’an 2022, ce n’est ni exagéré, ni une sous-estimation. La Chine se donne les moyens de préparer l’aventure avant la perception du navire afin de gagner du temps sur les enseignements à tirer de la mer. Elle parviendra à construire l’outil qu’elle ambitionne de se doter, à n’en pas douter. Donc, il serait surfait de craindre que le navire puisse actuellement, et dès sa livraison (comme s’il pouvait être livré « prêt à l’emploi en guerre »), être la pièce maîtresse d’un dispositif naval offensif.

 

Un outil pour la guerre des archipels ?

 

Coutau-Bégarie proposait une utilité au futur navire porte-aéronefs ou porte-avions chinois en 1991 : « La conjoncture budgétaire et internatio­nale semble rendre de tels projets chimériques, mais le besoin subsiste, notamment sur le flanc sud, face au Vietnam : les avions basés à Haïnan peuvent couvrir les îles Paracels, mais pas l’archipel des Spratley, situé beaucoup plus au sud, où Pékin a récemment entrepris de renforcer sa présence ». C’est une possible utilisation du navire, qu’il serve d’école ou non, qui a encore été avancé cette année. Si les tensions qui règnent entre le Japon et la Chine autour de l’archipel des Senkaku focalisent aujourd’hui l’attention, elles ne doivent pas faire oublier les conflits territoriaux qui perdurent sur le flanc sud de la façade maritime chinoise.

 

Un navire bien encombrant pour la diplomatie navale chinoise ?

 

C’est sur le plan de la diplomatie navale que le navire produit ses premiers effets car il est l’objet du fantasme d’une « Chine impéraliste ». Tout du moins, il montre que la Chine entend aussi projeter sa puissance aérienne par la voie des mers, au moins au large de ses côtes.

 

Mais en attendant le nécessaire apprentissage, il n’est pas un instrument de combat, ce qui va compliquer les bénéfices politiques à retirer de ses croisières. Cela pourrait même fragiliser sa position : un navire inapte au combat ne va pas dans un théâtre d’opérations où pourrait se dérouler des actions offensives de moyenne ou haute intensité. Et donc, le moral chinois pourrait recevoir un coup terrible en cas de crise régionale puisque le fleuron de la flotte resterait au port ou loin des combats, dans une sorte de « fleet in being« . La diplomatie navale peut être à double tranchant.

 

 

© Inconnu. Maquette de porte-avions nucléaire soviétique, l'Ulyanovsk, qui était construit à 20% lors de la chute du mur de Berlin. Il a été déconstruit sur cale par la suite. Il pourrait inspirer le projet 085 chinois.

© Inconnu. Maquette de porte-avions nucléaire soviétique, l'Ulyanovsk, qui était construit à 20% lors de la chute du mur de Berlin. Il a été déconstruit sur cale par la suite. Il pourrait inspirer le projet 085 chinois.

 

Deux porte-aéronefs et un porte-avions supplémentaires à percevoir pour la Marine chinoise ?

 

Le décalage entre la situation opérationnelle du porte-aéronefs chinois d’aujourd’hui et la montée en puissance des capacités aéronavales chinoises dissimulent ce qui pourrait se passer en 2022. Ce navire demeurera très certainement un navire-école (tout comme il sera le centre d’un groupe aéronaval école, à vrai dire) car tant qu’il flottera, il sera une inappréciable source d’enseignements opérationnels pour la Chine. Si jamais il devait ne plus naviguer pour bien des raisons, alors ce serait autant de temps perdu.

Mais si Pékin tient son calendrier, alors la marine chinoise pourrait sereinement faire entrer en service d’autres porte-avions à partir de 2022. Deux projets seraient actuellement menés en Chine :

  • le projet 085 : « Les autorités chinoises envisageraient la réalisation d’un porte-avions à propulsion nucléaire. Ce grand bâtiment de 93.000 tonnes pourrait être mis en service à l’horizon 2020 [...]. En ce qui concerne le porte-avions nucléaire, sa conception et sa réalisation pourrait être confiées aux chantiers Jiangnan, près de Shanghai. Ses dimensions seraient très proches de celles de l’ex-porte-avions nucléaire russe Ul’yanovsk, soit plus de 300 mètres de long. Mis sur cale à Nikolaev en fin 1988, ce navire avait été finalement démoli en 1992, alors que sa coque était à 20% d’achèvement ».
  • Le projet 089 qui compterait deux navires : « Les autorités chinoises envisageraient la réalisation d’un porte-avions à propulsion nucléaire [...] viendrait compléter le dossier « 089 », portant sur la construction dans les 5 à 8 ans [à partir de 2007] de deux porte-avions classiques de 64.000 tonnes. Dotés de deux catapultes, ils pourraient mettre en oeuvre 30 à 40 avions J-10. Ces bâtiments seraient dérivés du Varyag, le sistership non achevé du porte-avions russe Kuznetzov ».

Les équipages du premier groupe aéronaval auront constitué le noyau dur de la puissance aéronavale chinoise. C’est à partir de ce noyau qu’elle grandira. Les actuelles agitations autour de la livraison du navire font oublier le fait que bien des échos annoncent la construction de porte-avions en Chine. S’ils étaient livrés en 2022, alors la Chine ferait un pas de géant dans le club des puissances aéronavales.

 

C’est cet accroissement soudain de la puissance aéronavale chinoise à l’horizon des années 2020 que peuvent craindre les nations asiatiques.

 

Le temps long de la construction hauturière de la marine chinoise est bien adapté à celui de la mer qui est, aussi, un temps long, Pékin pourrait prendre de vitesse bien des rivaux. Il doit être clair pour tout le monde que l’acquisition d’un porte-avions et sa préparation pour qu’il devienne la pièce centrale d’un outil stratégique relève du long terme puisque :

  • quelques années sont nécessaires pour concevoir le navire dans un bureau d’études.
  • La durée de construction généralement constatée d’un tel navire et pour l’armer de tout ses systèmes est de 5 à 7 ans.
  • Enfin, 5 à 10 ans années sont nécessaires pour le transformer en un outil opérationnel (à force d’entraînements et d’échanges avec les marines alliés) capable d’opérer avec un groupe aéronaval.

Nous sommes en 2012, et autant dire que si, effectivement, la Chine construit une escadre école pour accueillir deux porte-aéronefs de plus, et avec, peut être, le premier porte-avions (à propulsion nucléaire) sur la tranche des années 2020-2025, alors elle prendra bel et bien toute l’Asie du Sud-Est de court.

 

Développement horizontal de la puissance aéronavale en Asie

 

Ce n’est pas vraiment une projection saugrenue puisque :

  • les programmes indiens d’acquisition de porte-aéronefs accumulent les retards : les navires (un, voire deux Air Defense Ship/Indigenous Aircrafts Carrier et l’INS Vikramaditya (ex-Gorshkov soviétique) n’arriveraient en flotte en 2013 (Vikramaditya) et les deux autres vers 2017-2020. Actuellement la marine indienne ne met en œuvre que l’INS Vikrant, navire qui accuse son âge.
  • La Russie maintient le Kuznetsov en service, mais elle n’a pas encore retrouvé les capacités nécessaires pour le remplacer, voire augmenter sa flotte de ponts plats. La démonstration la plus flagrante de cet état de fait est que la Chine aura réussi l’exploit de refondre et mettre au service un ancien porte-aéronefs soviétique (classe Kuznetsov) avant que Moscou réussisse à en faire de même pour honorer le contrat d’acquisition passé par l’Inde pour un autre ancien porte-aéronefs soviétique (le Gorshkov, donc, de classe Kiev). Mais Moscou devrait percevoir un second porte-avions (en plus de ses deux premiers BPC et de son Kuznetsov qui serait alors toujours en service) vers 2020 et ils seront complétés par les modernisations et réactivations des croiseurs lance-missiles classe Pierre le Grand.
  • la Corée du Sud aura toujours ses trois Dokdo (et pourquoi pas des F-35B à mettre dessus?).
  • Le Japon aura alors au moins quatre porte-aéronefs (avec, peut être, des F-35B, même si Tokyo dit ne pas s’y intéresser à l’heure actuelle) : les deux destroyers porte-hélicoptères 16DDH et deux autres navires de ce type, mais plus volumineux et grands : les deux 22DDH.
  • Les Etats-Unis auront toujours un porte-avions basé au Japon, en sus des autres naviguant de la mer d’Arabie jusqu’au Pacifique en passant par l’océan Indien (soit trois navires autour du Rimland, en plus du navire basé au Japon).

Dans une telle mêlée, deux ou trois porte-aéronefs et porte-avions chinois en plus de l’actuel, ce n’est pas difficile à justifier.

 

Le problème naval américain ?

 

Il demeure donc essentiellement les Etats-Unis dans la région pour contre-balancer la puissance navale chinoise en devenir, et dans une moindre mesure, l’Inde. Ils sont directement impactés par le potentiel défi et cela ne fait qu’accentuer leur problème naval : avec un navire stationné au Japon, un ou deux patrouillant dans le Golfe Persique et un autre faisant la jonction entre l’océan Indien et l’Asie du Sud-Est, il n’y a pas tellement de navires américains face à un, deux ou trois, voire quatre ! (à l’orée 2020) navires chinois jouant à domicile. Les navires de la marine de l’armée populaire de libération ont cet avantage d’être directement sur zone quand les navires américains passent un bon tiers de leur temps en transit.

 

Si Pékin armait deux, trois ou quatre porte-aéronefs et porte-avions entre 2020-2025, que feront les Etats-Unis qui disposent, en moyenne, d’autant de porte-avions dans la zone ? Les valeurs respectives des groupes aéronavals de chacun ne seront pas les mêmes, certes. Mais comment se posera le problème naval américain si Pékin allait jusqu’à lancer un porte-aéronefs ou porte-avions de plus que ce que peuvent aligner les Etats-Unis dans la zone ? C’est une chose que l’URSS n’avait pas osé faire : dépasser quantitativement l’US Navy dans la projection de puissance via les ponts plats. D’un autre côté, et à moins d’un affrontement de haute intensité, la Chine pourrait rapidement se convertir à la « diplomatie du porte-avions » et donc envoyer ses porte-avions faire sentir l’influence de Pékin dans toutes les zones jugées stratégiques par la capitale chinoise.

 

 

© Inconnu. Repris sur le site de DSI : "Une vue d’artiste tirée d’internet et montrant le 22DDH, nouveau type de « destroyer porte-hélicoptères » aux côtés d’un Hyuga. La JMSDF japonaise, qui devait recevoir 4 Hyuga, a décidé que les deux derniers bâtiments seraient substantiellement plus gros (plus de 24 000 tonnes contre 18 000 pour les Hyuga) et plus long (248 m, largeur de 39 m). Tokyo n'a toutefois pas encore montré d’intérêt pour le F-35B".

© Inconnu. Repris sur le site de DSI : "Une vue d’artiste tirée d’internet et montrant le 22DDH, nouveau type de « destroyer porte-hélicoptères » aux côtés d’un Hyuga. La JMSDF japonaise, qui devait recevoir 4 Hyuga, a décidé que les deux derniers bâtiments seraient substantiellement plus gros (plus de 24 000 tonnes contre 18 000 pour les Hyuga) et plus long (248 m, largeur de 39 m). Tokyo n'a toutefois pas encore montré d’intérêt pour le F-35B".

 

Des noms de navires pour l’ambition

 

C’est justement la volonté des Etats-Unis qui est mesurée par Pékin.

 

Sur le plan naval, il faut bien comprendre que la Chine ne donne pas, par hasard, des noms à ses navires. Par exemple, le navire-école chinois qui sert à former les officiers d’une marine océanique en construction porte un nom bien particulier : le Zheng He. C’était aussi le nom d’un amiral chinois du XIVe siècle. La particularité de ce marin est qu’il est soupçonné d’être l’un des premiers à avoir découvert l’Amérique du Nord dès le XIVe siècle (mais d’autres pistes portent à croire que ce serait une découverte viking qui daterait du Xe siècle -l’Europe est sauvée). Mais plus encore, du temps de cet amiral, la marine chinoise était une force océanique capable de croiser depuis la Chine jusqu’au Golfe Persique et de soumettre ces côtes à l’influence chinoise.

 

Dans un premier temps, donc, ce premier porte-aéronefs chinois etait baptisé « Shi Lang« . C’est le nom d’un amiral chinois qui servit sous les dynasties des Ming et des Qing, soit au XVIIe siècle. Une des réussites militaires de cet amiral a une résonance toute particulière, encore aujourd’hui : il réussi à soumettre l’archipel de Taiwan. Donc, et alors que Pékin niait toujours, pour la forme, que l’ancien Varyag soviétique allait devenir un navire militaire, il était attribué d’un nom à la symbolique très forte. Il semblait bien trouvé puisqu’il permettait à Pékin de matérialiser une volonté politique très forte de faire entendre raison à cet archipel pour qu’il rejoigne « une seule Chine, deux systèmes » -ou trois systèmes pour l’occasion. C’était une réaffirmation politique qui aurait fait écho à bien des discours. Mais c’était aussi un risque calculé car si la Chine montait progressivement d’un cran dans le cadre de cette crise larvée, elle le faisait très progressivement sans déstabiliser la région. Les Etats-Unis auraient alors reçu très clairement le message puisque l’archipel de la Chine nationaliste est sous leur protection (bien que Washington évite de franchir des lignes jaunes en accordant une trop grande protection aux yeux de Pékin – autre chose à noter, les Etats-Unis se méfient, peut être trop tard, de la réussite chinoise à espionner les matériels américains vendus à Taiwan, ce qui pourrait expliquer quelques lenteurs à la livraison de matériels).

 

Mais ce n’était qu’un nom de baptême officieux : rien de rien n’était officiel.

C’est bien dommage, dans un sens. Il a été dit que bien des esprits se focalisent (trop ?) sur les capacités supposées du navire. Sans paraphraser ce qui a été dit plus haut, ce porte-aéronefs n’est pas la pièce d’un groupe aéronaval opérationnel. C’est la pièce maîtresse de la montée en puissance de la Chine dans le club fermé des marines dotées d’une aéronavale embarquée sur porte-aéronefs ou porte-avions. Ce qui aurait dû retenir l’attention, c’est le nom du navire. Première observation, c’est le nom de la province il a été refondu et mis en service : Liaoning. Et alors ? Il y a bien un porte-avions Charles de Gaulle qui était baptisé Bretagne au début de son programme en France et la première frégate du programme FREMM qui est nommée Aquitaine. Deuxième remarque : la Chine ne semble jamais donner un nom à un navire de premier plan à la légère…

 

La troisième remarque n’est que le fruit de la supposition de l’auteur : Liaoning, ce nom n’est pas inconnu dans nos manuels d’Histoire. Liaoning est donc le nom d’une province chinoise. Cette entité administrative abrite une ville, Dailan, où a été refondu et mis en service le navire. La capitale de cette entité territoriale est Shenyang. Le nom mandchou de cette ville est « assez intéressant » : Moukden. En 1931, l’empire du soleil levant organise un faux attentat sur une ligne de chemin de fer appartenant à une société japonaise. Cet « attentat » (il est avéré aujourd’hui que c’est bien le Japon qui l’avait monté de toutes pièces) a été le prétexte pour Tokyo pour occuper la Mandchourie. La suite de l’Histoire est connue : la Chine côtière fut en grande partie soumise par les armes japonaises, et ce fut un massacre parmi les chinois. Aujourd’hui encore, Pékin exige des excuses du Japon et la fureur populaire chinoise explose à chaque fois que cette période est minimisée au Japon, comme quand un manuel scolaire japonais restait bien « modeste » sur cette période.


Il faudrait donc admettre que le nom du premier porte-aéronefs chinois ait été effectivement choisi en liaison avec cet événement historique qui inaugurait une période noire pour la Chine. Les gouvernements successifs de Pékin, depuis la proclamation de la République Populaire de Chine, s’acharnent à démonter, les uns après les autres, les traités « inégaux » que la Chine aurait eu à signer au XIXe siècle (essentiellement). Cette fois-ci, la Chine pourrait (ce n’est qu’une supposition) adresser un message très fort au Japon : il y a des contentieux à régler, et cela ne peut plus se faire sur des bases que les gouvernants chinois jugent ou jugeraient inéquitables. Pékin afficherait alors une ligne géopolitique constante, mais renouvellerait également sa volonté par cet acte fort.

Dans le cadre de cette supposition, ce n’est plus seulement l’archipel nationaliste et rebelle qui est visé, mais c’est bien le Japon. Le protecteur stratégique est le même dans les deux cas. Ce ne serait pas du tout la même chose entre la réintégration de Taiwan dans le giron chinois et le lâchage du Japon par les Etats-Unis :

  • d’un côté, il y a un archipel qui est divisé entre indépendantistes et un autre camp plutôt désireux de se rapprocher de la Chine (ce qui ne veut pas dire rattachement pur et simple). Si la pression des armes chinoises se fait sentir, la porte n’est pas non plus fermée à une solution politique.
  • De l’autre côté, il y a le Japon. L’archipel dépositaire de l’empire du soleil levant est sous protectorat américain depuis 1945.

La sécurité nationale japonaise repose sur la volonté des Etats-Unis à rester suffisamment engagé en Asie pour défendre et leurs intérêts, et l’archipel. Si donc le message de la Chine passe par ce navire, dont le nom ferait référence à l’incident de 1931, alors un défi est lancé au Japon et aux Etats-Unis.

La Chine fait sentir sa présence navale, via ses agences paramilitaires, le long de ses côtes à travers tout les archipels et îlots qui font l’objet d’une crise larvée depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies (Taïwan donc, mais aussi les Senkaku, Paracels et les Spratleys). Ces confrontations navales qui se font via des forces civiles ou paramilitaires font craindre l’engagement des marines de guerre des pays concernés. Par son porte-aéronefs, Pékin pourrait (conditionnel, toujours) faire savoir que, à l’avenir, la volonté de la Chine est suffisamment forte pour engager un ou deux autres porte-aéronefs supplémentaires, voire un porte-avions nucléaire. Il y a donc un défi militaire qui est lancé. Le Japon a d’ores et déjà lancé deux destroyers porte-hélicoptères (16DDH) et devrait percevoir dans les prochaines années deux autres navires porte-hélicoptères (les deux destroyers 22DDH, notoirement plus grands). La question qui est posée aux Etats-Unis est celle de la volonté :

  • est-ce que Washington relève le défi chinois et reste partie prenante dans les différentes crises qui secouent le Sud-Est asiatique, notamment et surtout les crises territoriales ?
  • Ou bien est-ce que la stratégie d’engagement prioritaire en Asie décrétée par les derniers gouvernements américains (dont celui d’Obama) n’est pas subordonnée à une volonté politique suffisamment solide ?

Pékin fait sentir sa détermination, notamment, et pas seulement, par le poids de son engagement naval. Alors soit les Etats-Unis répondent présent et l’US Navy s’engage encore plus en Asie, soit le Japon et les autres nations asiatiques se retrouvent en tête-à-tête avec la Chine. A ce moment là, les modalités d’un équilibre des puissances entre elles seront tout autre avec une présence américaine en reflux.

Cette supposition sur le choix du nom du porte-aéronefs chinois demeure une supposition. Il est certain que la Chine ne choisit pas au hasard le nom de ses plus importantes unités navales qui constituent le fondement de sa puissance de demain. Si c’est une manière de tester la volonté politique américaine, alors la réponse façonnera pour beaucoup les équilibres géopolitiques des 20 ou 30 prochaines années. Dans ce cadre, l’Europe ne peut que s’attendre à un seul cas de figure : un désengagement américain encore plus grand du Vieux continent. Effectivement, il faut noter que :

  • si les Etats-Unis relèvent le défi asiatique jusqu’au bout en continuant à construire un front d’opposition à Pékin, alors les américains auront besoin de la majorité de leurs forces disponibles dans le Pacifique, et cela se fera certainement au détriment de l’Europe (qui investit beaucoup moins sur le plan militaire que le reste du monde).
  • Mais si les Etats-Unis abdiquaient face à Pékin et abandonnaient la stratégie de containment de la Chine dans le Pacifique, alors pourquoi est-ce que les Etats-Unis s’investiraient-ils en Europe ?!

L’arrivée du Liaoning au service actif peut signifier un outil supplémentaire dans les mains de Pékin pour intervenir dans les crises territoriales qui secouent la façade chinoise. Mais c’est un outil à double tranchant dans le cadre de la diplomatie navale car ce navire pourrait être un poids bien encombrant pour Pékin puisqu’il n’a pas de valeur opérationnelle. Par contre, la Chine lance deux défis à l’Asie, aux Etats-Unis et à ceux qui ambitionnent de compter dans les affaires du monde : d’une part, le nom du navire pourrait indiquer que Pékin entend disputer, à travers le Japon, le statut des Etats-Unis comme première puissance asiatique, mais exogène. D’autre part, que ce défi supposé réussisse ou non, la Chine pourrait être amené à faire rapidement, sur la période allant de 2015 à 2025, un saut quantitatif et qualitatif dans sa puissance aéronavale. Et ce défi là, il sera très difficile à contourner.

 

Pendant ce temps là, en France, le second porte-avions et le remplaçant du Charles de Gaulle se font attendre… Que sera la puissance aéronavale française dans le contexte des années 2020 et du défi chinois ?

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:05

China Carrier (Liaoning)

 

28.09.2012

 

As I’m sure you all know by now, the formerly known Varyag Aircraft Carrier was commissioned into PLAN as Liaoning and given the Type 001 class AC with pennant number of 16. I haven’t spent as much time looking into this development, but it’s quite clear that there is a lot of excitement on Chinese military forum over Liaoning class. This news has already eclipsed the exciting unveiling of Shenyang AC’s 4th generation fighter jet (I’m using generation by Chinese standard) and the unveiling of the 052D class destroyers. The only news that has caused more stir in the recent years is the unveiling of J-20. On the English forum that I moderate, some of the fellow members have been waiting for 7 to 8 years for this moment. A few years ago, I had all but given up on Liaoning ever becoming a big part of PLAN’s blue water plans. This was even after Liaoning had been painted with PLAN colours in 2006. Now, it appears that Liaoning has a bigger role in PLAN than many people have expected.

For me, I haven’t been as excited about this development. I was quite excited when 054A and 056 came out. I was also excited when we saw that new mysterious large diesel submarine from WuChang shipyard in 2010. I was really excited when 052D came out. I couldn’t stop looking for more photos on it. I suppose I have already spent too much time looking at Liaoning from when it was first dragged to Dalian to when it was first painted to when it got the non-skid layers to when it was taken to dry docks to when work started on Island to when it made its first sea trials. The more exciting moments will still come in the future when we see J-15s take off and land on it. And after that, it will be interesting to see how PLAN intends to use this training carrier. I read a really great article by Andrew Erickson today, where he talked about how Liaoning will not be that useful in the immediate time facing US or Japan, but could be quite useful in South China Sea. When Liu Huaqing first envisioned a carrier in PLAN, he wanted a medium sized carrier that PLAN can use to dominate South China Sea rather than a super carrier to compete against USN. Of course, this was also back in the late 80s when PLAN had those skirmishes with Vietnam where it had no air cover against Vietnam’s Su-22s. Even as PLAN is still learning carrier op in these early years, Liaoning could make quite a difference in any South China Sea scenarios.

When I was going through articles on the commissioning of Liaoning, I think one of the more interesting parts is where someone from PLAN stated that this shows China can build a carrier. While he conceded the hull was built in Russia, he stated strongly that everything inside the ship and on the ship was designed and built in China. I would imagine that whatever the Russians are doing for the INS Vikramaditya is what China had to do for the former Varyag. It certainly explains why they took this many years to finally launch the ship. Thinking about that, it’s interested that China has managed to restore and modernize a larger ship faster than the Russians despite having to learn the entire structure of the ship from scratch. Reading an interviewed piece from the ship, it certainly sounded like the interior of the ship has been completely changed to the modern PLAN standards. It was stated to have a 24 hours cafeteria with two bars (one loud and one quiet). It was has a supermarket, a post office, a gym (probably also basketball court), a laundromart and a garbage treatment station. Sailors can communicate with family at home through computers and can even use their cell phones. I would imagine the condition to be similar to those pictures we’ve seen of the interiors of the No. 88 life style ship and the Type 071 LPD. PLAN has made a serious effort in the recent years to improve the living conditions of these newer ships as they strive to become blue water navy. So far, we’ve already seen the latest of Chinese sensors and close in weapon systems installed on Liaoning. We’ve also seen the living quarters of the sailors revamped and modernized to be similar to other new PLAN ships. I can only imagine that the navigation control, command area and carrier operations control rooms will also be upgraded to the latest and best PLAN could offer. Liaoning should have much more modern weapon systems on board than any previously Russia/Soviet built carriers. It should also be much more powerful than the refitted and modernized Vikramaditya. Once J-15 joins service, it should also theoretically be much more advanced and capable than any previous naval aircraft that operated off a Russia/Soviet built carrier. Now that they have the hardware that the Soviet navy never had, the much longer process of developing the software (training people and pilots for carrier ops) is about to start.

A while ago, I was asked about when I think a Chinese carrier will enter Persian Gulf. And I think this is a good place to put what I thought at that time. Eventually, a China carrier will leave the safety of the South China Sea and then the second chain of islands. It will move past Malacca straits to protect its energy routes from Africa and the Persian Gulf. I have the following thoughts for when that will happen:

First, we have to think about economics and political situation in China. If we have a serious political or economic problem in China, that would slow down all military procurement. So, let's for the sake of argument, assume that this will not be an issue; and the navy will continue to see 10% increase in its budget every year.

Secondly, China doesn't currently have any real oversea base. And I think they would need oversea base close to the Persian Gulf first before they can really enter into Persian Gulf. They already have some supply points or network of places to support their current operations in the Gulf of Aden. Good article to read is here. In order for China to enter the Persian Gulf, I'd imagine it would need an oversea base close to the Persian Gulf. The location talked about so far are Pakistan, Seychelles, Burma, Sri Lanka and any number of African countries friendly to China. This won't happen right away, but I think it will eventually happen by the end of this decade. I think that Gwadar, Pakistan and somewhere in Burma probably make the most sense. In the former case, that base could be protected by Pakistan army and air force. In the latter case, Burma would also be within range of Chinese air force (with refueling).

Third, what would be the carrier entering into the Persian Gulf? I can't imagine it will be Liaoning, which should serve in the role I mentioned up top. Aside from that, Liaoning is still using steam turbines. If we look at all of the recent PLAN deployments, there have been very few long range ones using steam turbines. Even now, none of the Sov destroyers have been to Gulf of Aden. So, that means it would have to be a domestically built carrier. If the first carrier is under construction in JN shipyard right now as I've been led to believe, the earliest it would enter service is toward the end of this decade.

After that, we have to look at the rest of the carrier group. The current generation of AAW and ASW ships (052C/D and 054A) is sufficient to escort something like Liaoning. The first domestic carriers will be expected to make longer deployments, which would require the next generation of escorts. They would also need something like 095, because the current nuclear subs are way too noisy. Even 095 is still expected to be at least one generation behind Virginia class, so they would probably need something that’s a generation better (like a 097 class). They would need larger AAW and ASW ships that have the propulsion to keep up with the carrier. Aside from the 097 class, everything else (including a new generation of AORs) should already be commissioned by the time the first domestic carrier is ready, so escorts will not be a limiting factor.

The part that will slow things down is the development of the air wing and learning of carrier operations. The first generation of air wing will probably achieve IOC by 2015. By then, the J-15 fighter jet, JJ-9 trainer and Z-8 helicopters should have had some experience on takeoff and landing on Liaoning. For PLAN to feel comfortable sending its carrier into the Persian Gulf and keep it there, it will probably want the second generation of naval air wing. It will probably comprise of a naval version of the new SAC fighter jet, Z-8/Z-15 helicopters for ASW/SAR and other missions, different variants of naval flanker playing the role of E/FA-18E/F/G/H, Y-7 AEW and next generation of naval trainer. Now, most of this is already in development, so optimistically speaking they will probably achieve IOC by 2025. And then, PLAN would probably like to operate it a couple of years before giving it an extensive deployment to Persian Gulf. So, I think it would take until the end of the next decade before PLAN can make a meaningful entrance. By then, they would have almost 2 decades of carrier operations and multiple aircraft carriers.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 21:50

China Carrier (Liaoning)

 

Sep. 29, 2012 - By WENDELL MINNICK  Defense News

 

TAIPEI — As China celebrated the launch of its first aircraft carrier last week, images and video posted on the Internet raise new questions as to how far along the country has come in the development of its carrier capability.

 

Soon after the carrier, named Liaoning, was commissioned Sept. 25 at Dalian Naval Base, Western analysts began dissecting photos and videos posted by the country’s state-controlled media. Some believe the images raise the possibility that Liaoning might be closer to fielding a carrier-based fighter jet capability than previously thought, while others are unconvinced.

 

In the past, photos of what appeared to be the Shenyang J-15 Sea Shark fighter, a variant of the Russian Sukhoi Su-33, on the deck of the carrier were dismissed by analysts as mock-ups. No photos or videos have been seen of a fighter landing on or taking off from the carrier, but images and video from the induction ceremony show skid marks on the flight deck. A video also shows what appear to be the tail wings of two J-15s in the hangar deck.

 

Chinese media have consistently reported that the new carrier would be used primarily as a training platform and “to practice how to integrate with a combined task force,” said Gary Li, an analyst at U.K.-based Executive Analysis. Whether real aircraft or mock-ups, the presence of the planes on the ship indicates the Chinese are likely already — at the very minimum — practicing plane-handling techniques on the first-of-its-kind carrier.

 

According to Chinese state-controlled media, Liaoning is outfitted with state-of-the-art weapons, including a 150-kilometer-range active phased array radar capable of tracking 200 air targets; a 250-kilometer-range Sea Eagle surface-search radar; a 10-kilometer-range Red Flag 10 (FL-3000N) anti-missile system; and a two-kilometer-range 30mm 1030 automatic cannon for anti-ship missiles.

 

Besides the J-15, other aircraft could include the Zhi-8 transport helicopter and Kamov Ka-28 anti-submarine warfare (ASW) helicopter.

 

Some analysts said the People’s Liberation Army Navy (PLAN) might use the carrier initially as a helicopter carrier, akin to Japan’s Hyuga-class helicopter destroyers or the U.S. Navy’s Wasp-class amphibious assault ships.

 

“It is clear from certain pictures taken by the Chinese press in and around the carrier during the induction ceremony that there has been testing of the J-15 on the Liaoning,” Li said. “Tire marks on the runway suggest taking off and landing during sea trials, and one cameraman even managed to capture a J-15 test plane in the below deck hangar.”

 

But not everyone is convinced.

 

“I’m having trouble believing they’ve actually landed J-15s on this thing,” said Roger Cliff, a China military specialist at the Project 2049 Institute. Skid marks on the deck could be “touch-and-go” landings.

 

“The skid marks are well forward of where the arresting gear is,” he said. There is the possibility that they are also practicing takeoffs at sea.

 

“They could put J-15 prototypes, or even J-11s [Su-27], on the ship with a crane, take the ship out to sea, and practice taking off, landing back on dry land,” he said.

 

China would need a fighter that can handle a 3-degree angle of drop and a pilot would need to make several land-based arrested landings before trials can begin at sea, where the deck is pitching, Cliff said.

 

“When practicing on land, the consequence of touching down a foot behind where the deck starts is a poor landing score. If you do that on a carrier, you’re looking at a new aircraft, a new pilot, and repairs to the stern of the carrier,” he said.

 

Li said the J-15 is just one piece of the puzzle China needs to figure out.

 

“The lack of an early warning aircraft like the E-2 Hawkeye, even though a prototype has been spotted recently, and not enough dedicated ASW assets to go around in the form of Ka-28s [ASW helicopters], will mean that the Liaoning is not going to be conducting carrier operations in the true sense of the word for some time,” Li said.

 

Regional Jitters

 

The carrier could have a future combat role. Though analysts disagree about its capabilities, especially against the U.S. or Japanese navies, neighbors with territorial disputes with China in the South China Sea, such as the Philippines and Vietnam, are taking the threat seriously.

 

“China operating a large carrier is no doubt raising concern among the other Asian nations,” said Bernard “Bud” Cole, author of “The Great Wall at Sea.” The addition of a carrier provides the PLAN “for the first time with a classic means of effectively projecting naval power at significant distances.”

 

“My sense is that the Chinese carrier has already served China well as a powerful information warfare tool, despite having not operated as a carrier yet,” said Bob Nugent, vice president of naval advisory services at AMI International, based in Seattle. From a strategic point of view, he said, the ship “sends the same message that much of the rest of its naval development over the past 20 years has — China will be a global naval power.”

 

What specific mission Liaoning and its successors will carry out remains to be seen, Nugent said, but the “inherent flexibility of the carrier flight deck, perhaps the ultimate ‘reconfigurable mission module,’ means that whatever the mission — from defensive sea denial to offensive power projection — the ship and its follow-ons can be quickly adjusted and moved to be ready.

 

“While she is clearly a test platform first, it is worth keeping in mind that other navies have pressed their test carriers into wartime service when needed,” Nugent said.

 

In a broader sense, the Chinese carrier program could spark an arms race in the region.

 

“The carrier will provide additional motivation for the other Asian nations to continue and perhaps accelerate their ongoing naval modernization programs,” Cole said.

 

Cole points to Japan’s acquisition of small carriers and new submarines; Australia’s plan to acquire a new class of submarines and its efforts to modernize its Navy in general; acquisition of submarines by Indonesia, Malaysia and Singapore; and a stated desire to acquire submarines by Thailand and the Philippines.

 

“Further, the Indian Navy has very ambitious modernization plans, to include nuclear-powered submarines and three aircraft carriers: Those plans will likely receive a significant boost the first time a Chinese carrier steams west of [the Strait of] Malacca,” Cole said.

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