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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 18:30
Liban : les actions civilo-militaires de la FCR soutiennent les familles du Sud-Liban

 

18/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 12 au 13 décembre, l’équipe CIMIC (Civil-military cooperation) de la Force Commander Reserve a mené plusieurs projets afin d’entretenir les liens noués avec la population locale. A la rencontre des enfants libanais, le poste français de 6.41 a accueilli près d’une centaine d’élèves de l’école maronite de Rmeish afin de leur faire découvrir l’environnement d’un camp FINUL isolé et les matériels déployés par les artilleurs du contingent français.

 

Sourire et gaieté ont animé cette journée, permettant aux enfants de profiter de jeux mis en place par les soldats de la FCR tout en pratiquant la langue française.

 

A quelques kilomètres de 6.41, toujours dans l’aire d’opération du Sud Litani, l’équipe CIMIC a donné des caisses « Tulipe » fournies par l’association française « Urgence et solidarité des entreprises du médicament » au profit d’une association d’aide aux familles dans le besoin. A l’occasion d’une aide médicale à la population dispensée par un médecin libanais, les médicaments offerts contenus dans ces caisses vont permettre de soigner plusieurs dizaines d’enfants issus de familles libanaises et syriennes.

 

Ces évènements contribuent au renforcement des liens entre les militaires français et la population, plus particulièrement avec la jeune génération de cette région du Sud du Liban, illustrant une nouvelle fois les relations étroites qui unissent le Liban et la France.

 

Les projets CIMIC ont été menés dans le cadre des opérations civilo-militaires qui viennent compléter les missions de surveillance effectuées dans le cadre de la résolution 1701, adoptée le 14 août 2006 par le conseil de sécurité de l’ONU. La FCR, qui est placée directement sous les ordres du Force Commander, assure régulièrement des missions de coopération au profit de la population de la zone située entre le fleuve Litani au Nord et la Blue lineau Sud.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant le FINUL et qui est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 13:30
Caesar du 68e RAA - photo A.Karaghezian Armée de Terre

Caesar du 68e RAA - photo A.Karaghezian Armée de Terre

Beyrouth, 15 déc 2014Marine et Océans (AFP)

La France et le Liban ont signé lundi à Beyrouth le protocole d'accord ouvrant la voie à la livraison d'armes à l'armée libanaise dans le cadre du don de trois milliards de dollars promis par l'Arabie saoudite.

Selon un communiqué militaire, l'accord a été paraphé au quartier général de l'armée à Yarzé (banlieue de Beyrouth) entre le commandant en chef de l'armée libanaise Jean Kahwaji et l'amiral Édouard Guillaud, PDG d'ODAS, la compagnie française chargée du développement des exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies.

Selon une source politique libanaise, l'amiral Guillaud, doit se rendre à Ryad pour le faire signer par les autorités saoudiennes qui devront effectuer un premier versement de 600 millions dollars soit 20% du contrat.

Les armes françaises commenceront à être livrées deux mois plus tard. La livraison s'étalera sur trois ans et parmi les armes figurent notamment 7 hélicoptères Gazelle muni de missiles anti-char téléguidés HOT et 7 hélicoptères Puma pour le transport des troupes.

La liste d'équipements retenus, qui a nécessité plusieurs mois de discussions, correspond à des "besoins identifiés par les forces armées libanaises, qui sont sous-équipées et sous-entraînées pour remplir leurs missions de sécurité et de renseignement", avait relevé un responsable au ministère français de la Défense, sous couvert d'anonymat.

Outre les hélicoptères, le contrat porte sur des VAB (Véhicules de l'avant blindés), de l'artillerie lourde (dont des systèmes Caesar), des patrouilleurs armés et des moyens de communication et de surveillance, dont des drones de type SDTI, afin d'améliorer la capacité de renseignement des Libanais.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 08:30
Liban : coopération entre les mécaniciens français et libanais

 

11/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 1er au 5 décembre 2014, la Force Commander Reserve (FCR) a conduit une semaine de coopération dédiée à la maintenance sur des véhicules blindés (véhicules blindés légers - VBL, et véhicules de l’avant blindés - VAB) avec les forces armées libanaises (FAL) et celles de sécurité intérieure (FSI).

 

Durant une semaine, sur le camp de 9.10, la compagnie de maintenance adaptée au théâtre (CIMAT) a accueilli huit soldats libanais afin de mener conjointement une formation technique et spécifique de maintenancier.

 

Entre cours théoriques et mises en pratique, les mécaniciens français et libanais ont échangé leurs savoir-faire lors de différents ateliers. Les chefs d’équipes français ont permis à l’ensemble des stagiaires de développer leurs connaissances du niveau utilisateur aux réparations plus complexes, tout en apprenant à mieux appréhender l’importance du soutien opérationnel.

 

La CIMAT a pour mission de soutenir techniquement l’ensemble des matériels terrestres et multi techniques des éléments français déployés au sein de la FINUL. Elle sera prochainement soumise à un contrôle de l’ONU, la Periodic Readiness Inspection (PRI).

 

Dans le cadre de la résolution 1701, la Force Commander Reserve participe à la montée en puissance des forces armées libanaises, par le biais d’exercices, de patrouilles, de formations et d’entraînements conjoint réguliers.

Liban : coopération entre les mécaniciens français et libanais

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 18:30
Photo Malek Azoug – MIL.be

Photo Malek Azoug – MIL.be

 

11/12/2014 Stijn Verboven – MIL.be

 

Le 10 décembre, le détachement belge retirait officiellement son drapeau au sud du Liban. Cela se passait au camp onusien français d’At-Tiri, en présence du ministre de la Défense, Steven Vandeput. Ce geste marque la fin de huit ans d’opérations belges de déminage au Liban par les Belgian-Luxembourg Forces in Lebanon (BELUFIL).

 

« Nous sommes peinés de devoir quitter ce pays, surtout lorsqu’on regarde le travail accompli ici », explique le lieutenant-colonel Eric Carette, commandant du contingent belge au Liban. « Nous avons parcouru un long chemin. »

 

Les chiffres le démontrent : en huit ans, l’armée belge a nettoyé une superficie de plus d’un kilomètre carré et demi. Le personnel a ainsi découvert et détruit 15 000 mines et autres explosifs. Cela représente près de 40% de l’ensemble du déminage effectué par l’UNIFIL, la force des Nations Unies au Liban.

 

Alors pourquoi stopper cette mission si fructueuse ? Selon le ministre Vandeput : « Notre mission est terminée à 99%. » Celle-ci visait à marquer la Blue Line, la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, fixée par les Nations Unies. Cette frontière se trouvait dans une zone jonchée de mines et d’agglomérat de munitions.

 

« À peu près tous les blue points reconnus ou points marquants sur cette ligne sont enregistrés et les accès sont sécurisés », poursuit le ministre. « Les objectifs belges sont atteints et nos soldats peuvent rentrer chez eux. » Les membres de la commission de Défense se sont également déplacés vers le Liban pour constater les résultats de la mission.

 

Photos Malek Azoug – MIL.bePhotos Malek Azoug – MIL.be
Photos Malek Azoug – MIL.bePhotos Malek Azoug – MIL.be

Photos Malek Azoug – MIL.be

Déminer était la tâche principale des Belges au Liban, mais ils ont également effectué du travail humanitaire en construisant des ponts et en montant un hôpital de campagne. Après son démontage, la Défense investissait deux millions d’euros dans la rénovation d’un hôpital local à Tibnin. La Marine était également très active. En 2009, la frégate Leopold I menait une opération de patrouille pour le compte de l’ONU, au large de la côte libanaise.

 

Quatre militaires décédaient lors de cette opération ONU au Liban. Trois d’entre eux devaient perdre la vie dans un accident de la route lors d’une patrouille, un quatrième en essayant de neutraliser une sous-munition. Ils ont été commémorés par le ministre Vandeput au monument érigé à leur intention.

 

La majeure partie du détachement rentrera le 18 décembre. Le redéploiement devra être achevé pour le 22 décembre et les derniers militaires rejoindront alors la Belgique avec leur matériel.

 

Vidéo : Wim Cochet

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 17:30
Liban : monitorat TIOR entre soldats français et libanais

 

02/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 24 novembre au 5 décembre 2014, la Force Commander Reserve (FCR) conduit un stage mixte franco-libanais visant à former des moniteurs aux techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR).

 

Pendant ces deux semaines, sur le camp français de Deyr Kifa, une section mixte franco-libanaise suit ce stage qui octroie le monitorat TIOR, monitorat qui rassemble la plupart des sports de combat, de la boxe au krav maga.

 

La section, composée de 30 soldats (10 libanais et 20 français), suit des entrainements théoriques et pratiques : endurance, combativité, résistance. Les cours dispensés permettent ainsi aux stagiaires d’aborder non seulement les aspects techniques du TIOR mais aussi la pédagogie nécessaire pour diriger une séance.

 

Sélectionnés au sein des brigades des Forces Armées Libanaises (FAL), les soldats libanais font preuve d’une réelle motivation afin de s’intégrer à la section française et aux unités qui encadrent et renforcent le stage. Un exercice de synthèse, en fin de stage, permettra la restitution des savoir-faire acquis. Le stage se clôturera par une prise d’armes, en présence de nombreuses autorités militaires du secteur Sud-Litani.

 

Cette période de formation commune est un symbole fort de la coopération établie entre la FCR et les FAL. Ce type de stage contribue à renforcer les liens qui unissent les deux armées. Echange de savoir-faire et cohésion par l’effort  sont les maitres-mots de ce monitorat TIOR.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:30
Canon Caesar (Nexter Systems) - VBL Mistral (RTD - MBDA)

Canon Caesar (Nexter Systems) - VBL Mistral (RTD - MBDA)

 

28.11.2014 Julien Abi Ramia - magazine.com.lb

Acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013, le contrat d’armement franco-saoudien de trois milliards de dollars a été signé le 4 novembre dernier à Riyad. Ces équipements vont permettre à l’Armée libanaise de renforcer ses capacités de dissuasion, de surveillance et d’attaque face aux menaces terroristes de plus en plus mobiles. Premières livraisons prévues pour le premier trimestre 2015. De quels types d’armements s’agit-il?

 

L’idée d’un renforcement de l’Armée libanaise émerge en octobre 2013, lors d’un entretien entre le roi Abdallah et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Quelques semaines plus tard, au cours de la visite du président François Hollande à Riyad, la France et l’Arabie saoudite exprimeront leur soutien à la stabilité du Liban à l’aune de la crise syrienne. Dans ce contexte, l’armée apparaît comme l’une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n’est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînée, son renforcement est une priorité stratégique. En décembre 2013, les deux pays s’accordent sur un méga-contrat triangulaire. L’Arabie saoudite s’engage à verser trois milliards de dollars à la France - 2,1 milliards d’achat de matériels et 900 millions d’entretien - une somme qui servira à équiper les Forces armées libanaises (Fal), qui choisiront leurs armes. Les négociations auront donc duré près d’un an. En août, le général Jean Kahwagi, commandant en chef de l’Armée libanaise, n’avait pas caché son impatience. «Nous avons besoin, dans la bataille actuelle, d’équipements, de matériel et de technologies (…). Il est nécessaire d’accélérer la fourniture d’aides militaires à travers la finalisation des listes des armes demandées à la France dans le cadre de l’accord de financement saoudien et de la conférence de Rome».

 

45% pour le matériel terrestre

Définie en partant d’un plan d’équipement publié par l’Armée libanaise de 2013, la liste de matériels prend peu à peu forme entre février et mars 2014. Les débats font rage entre les partenaires, le commandant en chef de l’armée faisant régulièrement part de son impatience, voire de son irritation. Des intermédiaires locaux tentent de s’inviter à la table des négociations, sans succès. En avril, la «shopping list» est enfin validée à Riyad. Que contient-elle?

 

VAB Mark III  - Renault Trucks Defense

VAB Mark III - Renault Trucks Defense

Le matériel terrestre engloutit 45% des financements saoudiens, la commande comprend des véhicules blindés d’infanterie (VAB) Mark III fabriqués par Renault Trucks Defense (RTD). Le VAB est un véhicule polyvalent, conçu à l’origine pour le transport de troupe, qui peut intégrer des systèmes d’armes, de communication ou bien servir de poste de commandement. Il s’agit du véhicule de base des régiments d’infanterie sur les théâtres des opérations. Le nombre de VAB n’est pas encore connu, mais on parle d’une centaine au maximum, selon des sources françaises.

 

La liste détaillée du matériel français. Quelles armes pour le Liban ?

Deuxième entrée de cette liste, des véhicules blindés légers (VBL), également fabriqués par RTD. Plus petit que les VAB, il permet d’effectuer des reconnaissances sur les terrains d’opération ou des liaisons sous blindage, tout en étant protégé contre les attaques. Les VBL livrés seront sans doute équipés de mitrailleuses antichars, voire de missiles antiaériens Mistral (MBDA).

 

La liste détaillée du matériel français. Quelles armes pour le Liban ?

Troisième entrée, une vingtaine de Caesar fabriqués par Nexter Systems, des camions équipés de système d’artillerie. Il s’agit d’un canon automoteur de 155 mm, long de 52 calibres, soit un peu plus de huit mètres, d’une portée de près de 50 kilomètres, capable de tirer huit coups par minute.

 

Des Gazelle armés de Hot

 

photo ADC O Dubois Armée de Terre

photo ADC O Dubois Armée de Terre

Pour le matériel aérien, qui représente 30% des financements, l’Armée libanaise recevra des hélicoptères d’attaque Gazelle d’occasion, armés, chacun, de quatre missiles Hot. Leurs principales missions sont la reconnaissance jour/nuit et la destruction de blindés ou d’ouvrages protégés. Longs de 12 mètres et hauts de 3,19 mètres, les Gazelle se sont particulièrement illustrés pendant la première guerre du Golfe, et plus récemment en Libye et en Côte d’Ivoire.

 

Drone SDTI - photo Armée de Terre

Drone SDTI - photo Armée de Terre

Dans la liste figurent également des hélicoptères de transport de type Cougar et des drones tactiques de renseignement militaire SDTI, fabriqués par Sagem, qui transportent des caméras gyrostabilisées permettant la prise d’images aériennes en lumière visible et en infrarouge, le suivi et la désignation de cibles et assurent l’appui des troupes au sol et le réglage des tirs d’artillerie.

Sur mer, trois ou quatre patrouilleurs font partie de la shopping list. Ils seront fabriqués par les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), présidées par Iskandar Safa. Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l’objet d’un veto français: des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d’usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Autre déception, l’état-major libanais souhaitait acquérir des chars de combat. Il espérait acheter des Leopard 2 d’occasion de fabrication allemande, mais il s’est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d’achat et de maintenance s’est avéré trop élevé. Pour des raisons financières, le Liban a également renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI).

Le montage complexe de ce contrat, avec un payeur, un vendeur et un receveur différent, explique en grande partie le retard pris pour la finalisation de l’opération. Pour faciliter les négociations, la France et l’Arabie saoudite ont fait appel à l’Odas, un organisme codétenu par l’Etat français et les industriels de la défense, créé à l’origine pour représenter la France dans les grandes ventes d’armes en Arabie saoudite. Dirigé par l’ancien chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, Odas se charge de conduire l’opération, avec des appels d’offres express adressés aux industriels. Durant les mois d’avril et de mai, une vingtaine de sociétés françaises sont sélectionnées. Reste à obtenir l’aval du ministère saoudien des Finances, Ibrahim el-Assaf. L’accord est trouvé en juillet, juste avant la grande coupure du Ramadan. En tout, ce seront 31 contrats que l’Arabie saoudite a signés avec la France par l’intermédiaire d’Odas.

 

Riyad sous pression de l’Iran

En coulisse, les tractations se succèdent. L’Iran, soutien du Hezbollah, suit avec attention l’avancée du processus. Israël regarde aussi avec inquiétude les négociations franco-saoudo-libanaises, pressant Paris de limiter la liste des équipements français transférés, notamment les missiles, craignant qu’ils puissent être récupérés par le Hezbollah. «Israël est un pays ami de la France, ses questions sont légitimes, mais cela n’a modifié en rien le projet», expliquent des sources françaises proches du dossier.

En réalité, l’Iran aura servi de détonateur. Car Téhéran a proposé à Beyrouth un don d’un milliard de dollars pour s’équiper militairement. L’Iran avait même donné carte blanche aux Libanais dans le choix des armements. Des livraisons qui auraient pu s’accompagner de la venue de conseillers militaires iraniens. Une opération qui était «un vrai souci» pour l’Arabie saoudite, d’où le nouvel empressement de la famille royale à finaliser le contrat.

Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des trois prochaines semaines, avant le premier versement. Les livraisons s’étaleront sur trois ans, jusqu’en 2018, pour les hélicoptères Cougar, qui seront livrés en dernier, et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce plan d’équipement s’accompagne d’un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l’armée française. Selon des sources proches du dossier, les Saoudiens ont mis des exigences claires: ils ne voulaient pas de déperdition d’argent. Lorsque le 4 novembre, Ibrahim el-Assaf et Edouard Guillaud signent le contrat de livraison, il s’agit d’une étape technique, mais importante, parce que sa finalisation était impatiemment attendue par Beyrouth.

 

Derniers détails
Selon la presse libanaise, une délégation technique française s’est rendue à Beyrouth, il y a quelques jours, pour mettre la dernière main sur le contrat franco-saoudien de livraison d’armes au Liban avec le commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi. Au cours de ces réunions bipartites, les responsables de l’Armée libanaise ont spécifié le type d’armes et de munitions dont ils ont besoin. Il y a quelques jours, il restait encore entre 150 à 300 millions de dollars à dépenser. Selon un responsable français cité par le journal, les négociations ne nécessitent pas plus de cinquante jours pour que l’affaire soit conclue.

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:30
Liban : les pelotons de la FCR patrouillent avec les FAL

 

20/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Mi-novembre 2014, un peloton de l’escadron d’éclairage et d’investigation de la Force Commander Reserve(FCR) a effectué une patrouille conjointe avec les forces armées libanaises (FAL).

 

Sur les routes et chemins du secteur espagnol, les véhicules blindés légers (VBL) ont patrouillé aux côtés des soldats libanais afin de contrôler une zone de près de 80 kilomètres. L’itinéraire, ouvert par le véhicule libanais, a permis de s’assurer du calme de la zone située entre le fleuve Litani et la Blue Line, conformément à la résolution 1701 du conseil de sécurité des Nations-Unies.

 

D’une durée moyenne de 4 heures, chaque patrouille est également l’occasion pour les pelotons d’échanger avec la population en faisant quelques pauses dans les villages à la rencontre des habitants et des commerçants.

 

Chaque jour, la FCR mène des missions d’observation et de reconnaissance dans la zone d’opération de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Comme préconisé par la Revue stratégique de la FINUL de mars 2012, ces patrouilles sont conduites quotidiennement, de jour comme de nuit, le plus souvent en coordination avec les FAL. Elles sont réparties entre la compagnie d’infanterie, équipée de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), et l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI), doté de véhicules blindés légers (VBL).

 

Les patrouilles permettent à la FCR, en complément de la surveillance de toute activité suspecte, d’acquérir une parfaite connaissance du terrain sur lequel elle est susceptible d’intervenir en appui des autres contingents déployés sur la zone d’action de l’ONU, pour faire face à toute situation d’urgence, sur ordre du général commandant la FINUL.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Liban : les pelotons de la FCR patrouillent avec les FALLiban : les pelotons de la FCR patrouillent avec les FALLiban : les pelotons de la FCR patrouillent avec les FAL

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 12:30
La FLF Guépratte en exercice avec la marine libanaise

 

20 Novembre 2014 Sources : État-major des armées

 

Le 12 novembre 2014, alors en patrouille en Méditerranée orientale, le Guépratte a eu l’opportunité de conduire divers exercices avec la marine libanaise, représentée pour l’occasion par deux patrouilleurs hauturiers et deux embarcations semi-rigides lourdes déployant une équipe de visite.

 

Un exercice d’assistance sécurité avec envoi de pompiers lourds et de matériel à bord du P44 Trablos, suivi d’exercices de visite de navire effectués successivement à bord du Guépratte puis du P43 Kalamoon. Ces exercices ont permis de mesurer, par delà les liens historiques et naturels entre nos deux pays, la proximité professionnelle entre nos deux marines.

 

La FLF Guépratte en exercice avec la marine libanaise

Simultanément, son excellence monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France au Liban, accompagné d’une délégation comprenant notamment l’amiral Jbeili, commandant en chef de la marine libanaise, ont rallié le bord par l’hélicoptère Panther du Guépratte pour une visite suivie d’une présentation des moyens et missions de la frégate, notamment illustrée par les exercices en cours. Le commandant a ensuite reçu ses hôtes pour un déjeuner officiel.

 

Cette journée très riche a sans nul doute permis de montrer une large gamme des capacités opérationnelles du bateau, représentative d’une partie des savoir-faire de la Marine nationale, et d’entretenir la confiance mutuelle et la coopération bilatérale entre nos deux pays. Cette démarche revêt un caractère particulièrement important dans le contexte actuel, de renforcement des capacités des forces armées libanaises, soutenu par la France. Il s’agit en effet de leur donner les moyens de lutter plus efficacement contre les menaces de toute forme qui pèsent sur la sécurité intérieure du Liban.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 17:50
Brigade médiane – photo Daniel Orban

Brigade médiane – photo Daniel Orban

 

14 novembre 2014 T.M. avec Marie Bourguignon, Julien Jeffredo et Anne Lemaire RTBF.be

 

Les syndicats craignent que, d'ici dix ans, le nombre de militaires aujourd'hui en activité ne soit réduit d'un tiers. La Centrale Général du Personnel Militaire (CGPM) formule ainsi l'hypothèse que la Défense pourrait passé de 32 000 soldats à 20 000 d'ici 2023, suite aux mesures d'économies de 220 millions d'euros par an prévues par le gouvernement Michel pour ce secteur. Et cela pourrait également avoir des conséquences à l'international.

 

D'après les syndicats militaires, ces économies d'un milliard et demi d'euros en cinq ans ne pourront se faire que sur le dos du personnel, avec à la clé la fermeture de certaines casernes. Celles d'Arlon, Bastogne ou Ypres sont régulièrement citées. L'armée devra sans doute aussi faire un choix entre les bases aériennes de Beauvechain et de Florennes.

Deux cent vingt millions d'euros d'économies par an, c'est en effet l'équivalent du salaire moyen de plus de 4500 militaires sur une année.

"On doit tenir compte d'une diminution bien plus élevée que les 25 000 militaires qui était préconisée par les pistes d'études qui existaient à l'heure actuelle à la Défense", explique Yves Huwart, secrétaire général du syndicat militaire CGMP.

 

Plusieurs casernes en ligne de mire

"Sachant qu'aujourd'hui les investissements sont nuls, que les frais de fonctionnement sont incompressibles, les seules variables sur lesquelles on peut jouer, ce sont le personnel et la fermeture de certaines casernes, souligne Patrick Descy, secrétaire permanent CGSP-Défense. Nous craignons donc la perte d'au moins un tiers des effectifs et la fermeture de grands ensembles qui permettent de réduire dans l'immédiat des frais de fonctionnement, car c'est bien ce que recherche ce gouvernement : des économies immédiates."

Luc Devos, professeur en conflits contemporains à l'École royale militaire, considère le calcul des syndicats comme étant correct et ajoute à cela d'autres scénarios qui pourraient aussi permettre de faire des économies. "On peut encore aussi fermer quelques casernes, dit-il. Ce qui serait le plus logique, ce serait de carrément fermer la caserne de Bastogne, parce qu'elle n'a plus de fonction. On peut aussi s'imaginer supprimer une base aérienne et la seule qu'il me paraitrait logique [de fermer] serait la base de Beauvechain."

Pour Patrick Descy, le nombre de casernes qui pourraient potentiellement être victimes de ces économies est cependant plus large. "Arlon fait partie des casernes qui pourraient fermer, au même titre que la base de Coxyde, la caserne d’Ypres, voire la caserne de Spa ou d'Eupen. Ce sont toutes des casernes qui avaient déjà été citées sous la précédente législature, mais pour lesquelles il y avait eu une levée de boucliers de la part du politique, mais également de la part des syndicats et des militaires."

 

Actions à prévoir

Du côté du ministère de la Défense : aucun commentaire; pas de confirmation ou d'infirmation des chiffres calculés par les syndicats. Le nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), sera sans doute interpellé sur le sujet lundi lors de son audition devant la commission de la Chambre.

Avant cela, il devra cependant s'entretenir avec la CGSP qui prévient que des actions devraient suivre. "Nous rencontrons le ministre de la Défense lundi, confirme le secrétaire permanent CGSP-Défense. Après, il ira expliquer au Parlement sa vision pour cette Défense à l'horizon 2020 et comment il va faire pour économiser 1,5 milliard en cinq ans."

"Dès que nous l'aurons rencontré, nous prendrons contact avec nos collègues des trois autres syndicats pour savoir comment, en front commun, nous pourrions éventuellement manifester notre indignation vis-à-vis de ce qui nous est imposé, contrairement à ce qui nous avait été annoncé – la Défense n'allait plus faire d'économies, elle avait suffisamment donné. On voit que ce ne sera pas du tout le cas. Il y aura donc très certainement des manifestations pour montrer que nous ne sommes pas d'accord avec ces économies."

 

Perte de crédibilité à l'OTAN ?

D'après Luc Devos, cette réduction du nombre de soldats en Belgique, si elle est avérée, serait par ailleurs très mal venue face aux autres membres de l'OTAN.

"Le gouvernement précédent avait promis de ne plus faire d'économies. Il y a eu des promesses fermes, affirme-t-il. On perdrait toute fiabilité. Parce qu'il faut comparer avec les autres pays suivant leur taille, leur population et leur richesse : nous sommes vraiment les très mauvais élèves de la classe."

Christophe Wasinskin, docteur en sciences politiques à l'ULB, n'est toutefois pas du même avis. "Cet argument est petit peu problématique pour moi, indique-t-il. On évoque souvent l'extérieur pour justifier des choses en interne. Je ne rencontre pas énormément de réflexions dans les cercles de l'OTAN où la taille de l'armée belge aurait véritablement un impact très important. C'est quelque chose qui reste très fort au niveau belgo-belge : on évoque l'extérieur, mais je ne crois pas que, du côté de l'OTAN, on va s'en soucier énormément."

 

Désengagement en cours

L'armée belge participe à plusieurs missions à l'étranger et cette réduction de personnel pourrait dès lors mettre en péril nos réponses aux différentes demandes des organisations internationales. Le désengagement de l'armée belge sur des théâtres d'opérations extérieurs a d'ailleurs déjà lieu, au Liban notamment.

Dès ce samedi, une centaine de démineurs, environ quinze véhicules et du matériel entameront leur retrait définitif du Liban, lequel devrait être achevé d’ici un mois.

Ce dernier contingent est basé dans la région d’At-Tiri, au sud du pays. Envoyé en 2006 dans le cadre de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), l’armée belge, reconnue pour son expertise dans le domaine, a notamment permis le déminage de ce qu’on appelle la ligne bleue, c'est-à-dire la frontière entre le Liban et Israël, après 18 ans d’occupation par l’État hébreu.

En se retirant de la FINUL, la Belgique abandonne en fait sa dernière intervention sous l’égide des Nations Unies et, malgré la demande du gouvernement libanais, le pays ne prolongera pas sa mission. La presse libanaise, citant des sources diplomatiques, pointe des raisons financières derrière ce retrait de la Belgique.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:30
Liban : l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) participe à un exercice de la FINUL

 

 

13/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 6 novembre 2014, sur le camp espagnol de 7-2 situé au Nord-Est de la zone d’opération de la FINUL, l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la Force Commander Reserve (FCR) a pris part à un exercice d’intervention sur un engin explosif improvisé (IED - improvised explosive device) réunissant également les spécialistes EOD des contingents espagnols, italiens et finlandais.

 

Le scénario de cet exercice visait à permettre aux différentes équipes spécialisées dans la lutte contre les IED de détecter, neutraliser et analyser un IED fictif. Un chien détecteur d’explosif (EDD) espagnol a tout d’abord décelé la présence d’explosif dans une voiture.Grâce à un robot, l’équipe italienne d’un robot a ouvert les portes de la voiture en sécurité, permettant aux EOD français d’intervenir, revêtus d’équipements de protection, pour neutraliser le colis suspect. Après cette neutralisation les EOD finlandais sont intervenus pour collecter les résidus de l’IED afin de les analyser pour identifier le type et l’origine possible de l’IED.

 

Placé sous la responsabilité de l’état-major basé à Naqoura, cet exercice a permis aux équipes de spécialistes EOD de la FINUL de réaliser ensemble une intervention réaliste tout en développant l’interopérabilité de leurs savoir-faire respectifs.

 

Les équipes d’intervention EOD sont composées d’un binôme de sous-officiers spécialisés dans la lutte contre toutes sortes d’engins explosifs, qu’ils soient artisanaux ou« manufacturés»telles que des munitions de guerre, des plus simples, comme les grenades, aux plus complexes comme les missiles. Ils ont une connaissance approfondie de tous les mécanismes de fonctionnement existants et sont équipés de moyens de détection, d’approche et de neutralisation sophistiqués. Une équipe cynotechnique est intégrée à cette équipe dans la phase détection et une équipe médicale est systématiquement en soutien.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Liban : l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) participe à un exercice de la FINUL
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:30
Canons Caesar - photo Nexter Systems

Canons Caesar - photo Nexter Systems

 

11 novembre Jean-Dominique Merchet - (Article paru dans L'Opinion du 5 novembre)

 

La France va livrer pour 3 milliards de dollars d'équipements militaires au Liban, menacé par la crise syrienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui règle la facture

 

Avec le «contrat-cadre» a été signé mardi 4 novembre au Palais royal de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, le Royaume s'engage à verser trois milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) à la France, une somme considérable qui servira à équiper les forces armées libanaises (FAL). Cet accord commercial inhabituel, en discussion depuis un an, traduit un «accord politique» sur «la stabilité du Liban à l'aune de la crise syrienne» explique-t-on à Paris. Ce «contrat d'aide à l'armée libanaise illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne» s'est réjoui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Submergé par plus d'un million de réfugiés syriens, traversé par les lignes de fractures entre sunnites et chiites, menacé par les groupes djihadistes liés à Daech, le Liban affronte aussi une crise de gouvernance : il est sans président de la République depuis le mois de mai et les députés, élus en 2009 pour quatre ans, ont décidé mardi de prolonger leur mandat jusqu'en 2017. Dans ce contexte, l'armée apparaît comme l'une des rares institutions garantes de la stabilité du pays, si ce n'est la seule. Et comme elle est sous-équipée et sous-entraînées, son renforcement est une priorité stratégique.

 

Le principe de l'accord triangulaire était acquis depuis la visite de François Hollande en Arabie saoudite, en décembre 2013. Depuis lors, des discussions se sont poursuivies, sous la responsabilité du ministère de la Défense, côté français. Après avoir traîné durant l'été, les négociations se sont débloquées avec l'aggravation de la crise régionale, en Irak et en Syrie. Mardi, le contrat a été signé par l'amiral Edouard Guillaud, patron de l'Odas, l'entreprise para-publique qui porte les contrats étatiques avec l'Arabie saoudite, et le ministre saoudien des finances Ibrahim al-Assaf. Le chef d'état-major libanais, Jean Kahwaji, a contre-signé le document. «Il reste du boulot, mais on peut espérer une entrée en vigueur du contrat avant la fin de l'année» assure un proche du dossier. Des discussions techniques et des marchandages sur le taux de change dollar/euro doivent se poursuivre au cours des six prochaines semaines, avant le premier versement. Les livraisons s'étaleront sur trois ans et les contrats de maintenance sur dix ans. Ce «plan d'équipement» s'accompagne d'un programme de formation opérationnelle des militaires libanais, confié à l'armée française – «un gros effort», reconnaît-on à Paris.

 

Les Saoudiens avaient deux exigences : des prix «raisonnables» et surtout, pas d'intermédiaires qui auraient pris leurs commissions au passage. On assure, de bonne source, que cette dernière clause a été respectée. Ensuite, les Libanais ont communiqué leur «shopping list» à la partie française. Au total, une vingtaine d'industriels français sont concernés par ce contrat, des grands (Thalès, Airbus, etc), mais également des PME. La liste des matériels en question n'est pas publique. On sait qu'y figurent des équipements terrestres (VAB, véhicules de transport, canon Caesar, missile antichar Hot, mortier, missile sol-air à très courte portée, etc), des hélicoptères (combat et transport), des patrouilleurs navals légèrement armés et du matériel de renseignement, de surveillance et de communication, dont des drones tactiques.

 

Une seule livraison souhaitée par le Liban a fait l'objet d'un veto français : des missiles antinavires Exocet. Ces engins, de peu d'usage contre les groupes terroristes, auraient en revanche menacé la marine israélienne au large des côtes libanaises. Pour des raisons d'argent, le Liban a renoncé à acquérir des missiles sol-air Crotale et des blindés lourds Leclerc ou VBCI. En effet, le contrat tripartite est loin de couvrir tous les besoins de l'armée libanaise qui s'élèvent à une douzaine de milliards d'euros. Ainsi, l'état-major libanais souhaite acquérir des chars de combat : il espérait acheter des Leopard 2 d'occasion mais s'est heurté au veto de Berlin. Paris était prêt à céder des Leclerc, mais leur coût d'achat et de maintenance s'est avéré trop élevé. Autre discussion compliquée, le type des patrouilleurs pour la marine : DCNS proposait des Gowind, construits à Lorient (chez le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian) alors que CMN de Cherbourg (chez le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve), qui l'a emporté, présentait des bateaux plus légers. Le fait que le patron de CMN, Iskandar Safa, soit franco-libanais, n'a sans doute pas joué en sa défaveur...

 

Ce contrat ne met pas fin au réarmement libanais, que ce soit l'armée ou les forces de sécurité intérieure (FSI). Ces dernières sont jugées moins impartiales et plus proches des sunnites que des chiites. Le milliard de dollars donné directement par l'Arabie saoudite à l'ancien premier ministre (sunnite) Saad Hariri devrait aller pour moitié au FSI. Les Américains fournissent eux aussi une aide militaire importante, alors que la Russie est prête à vendre des armes. Reste l'Iran, acteur capital de la scène politique libanaise via le Hezbollah, qui a proposé officiellement son aide. Fadi Assaf, analyste pour Middle East Strategic Perspectives, assure même que c'est un «feu vert» de Téhéran qui a finalement permis de débloquer le contrat entre le Liban et ses deux partenaires français et saoudiens.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 12:30
L’histoire secrète du mégacontrat d’armement français au Liban

L'armée libanaise est déjà équipée d'hélicoptères Gazelle. Le contrat signé avec la France va lui permettre d'étoffer sa flotte et plus largement son arsenal. photo armyrecognition.com

 

07-11-2014 Par Vincent Lamigeon -  Challenges

 

La France va livrer à l'armée libanaise pour 2,4 milliards d'armement, soit l'équivalent d'un tiers de ses exportations annuelles. Un contrat financé par l'Arabie saoudite et regardé de près par Israël.

 

Cette fois, c’est signé. Le ministère saoudien des finances et la société française d’exportation d’armement ODAS ont paraphé mardi 4 novembre l’énorme contrat de livraisons d’armements français au Liban, un accord destiné à renforcer les forces libanaises face au risque de contagion de la crise syrienne. Les premiers équipements seront livrés dès le premier trimestre 2015.

 

Les dernières, celles des hélicoptères, auront lieu fin 2018. Le contrat prévoit notamment la vente de véhicules de l’avant blindés (VAB) MkIII et des véhicules blindés légers (VBL) de Renault Trucks Défense, des navires patrouilleurs de CMN, des missiles Mistral, des canons Caesar, des hélicoptères Gazelle et Cougar, mais aussi des drones tactiques, très probablement les SDTI de Sagem.

 

Un financement saoudien

 

Original, ce contrat l’est à plusieurs titres. Par sa taille, d’abord : avec 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), il représente à lui seul un tiers des exportations d’armement annuelles françaises (6,9 milliards d’euros en 2013). Mais c’est surtout le caractère tripartite de l’accord qui le rend unique : c’est bien l’Arabie saoudite, soucieuse de renforcer les forces libanaises face à Daesh mais aussi face au Hezbollah, qui finance leur modernisation avec des équipements français.

 

L'accord, forcément complexe, a été long à se dessiner. "Les Saoudiens ont mis des exigences claires : ils ne voulaient pas de déperdition d’argent, et ont insisté pour que la France assure la formation opérationnelle des forces libanaises, au-delà de la formation technique effectuée par les industriels", explique-t-on de source proche du dossier. En intégrant la formation et le soutien, l’accord implique ainsi la France sur une dizaine d’années.

 

Une véritable course contre la montre

 

La signature de l'accord est l'épilogue -même si les derniers ajustements techniques doivent être réglés dans les trente jours – d'une négociation de presque un an. L'idée d'un renforcement de l'armée libanaise émerge en octobre 2013, lors d'un entretien entre le roi Abdallah d’Arabie Saoudite et le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian. Deux mois plus tard, la décision formelle de ce contrat tripartite est prise lors de la visite de François Hollande à Riyad : l'Arabie saoudite financera un colossal plan de modernisation de l'armée libanaise de 3 milliards de dollars. La France fournira les équipements et la formation.

 

C'est le début d'une véritable course contre la montre. Définie en partant d'un plan d'équipement publié par l'armée libanaise de 2013, la liste de matériels prend peu à peu forme entre février et mars 2014. Blindés, artillerie lourde, moyens anti-chars, patrouilleurs, hélicoptères de transport et de combat, systèmes de commandement et de communication... Les débats font rage entre les partenaires, le chef d'état major de l'armée libanaise Jean Kahwaji faisant régulièrement part de son impatience. Des intermédiaires locaux tentent de s'inviter à la table des négociations, sans succès. En avril, la "shopping list" est enfin validée à Riyad.

 

Les Israéliens très attentifs à l'arsenal livré

 

L'interface avec les industriels est toute trouvée : l'organisme ODAS, codétenu par l’État français et les industriels de la défense, créé à l'origine pour représenter la France dans les grandes ventes d'armes en Arabie Saoudite. Dirigé par l'ancien chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, ODAS se charge de conduire l'opération, avec des appels d'offres express adressés aux industriels. En un mois, une vingtaine de sociétés sont sélectionnées. Reste à obtenir l'aval du ministère des finances saoudien : l'accord est trouvé en juillet, juste avant la grande coupure du Ramadan. Si le montant de 3 milliards est confirmé, sur demande expresse saoudienne, l'armée française sera mise à contribution, aux frais de la France, pour la formation opérationnelle de son homologue libanaise.

 

En coulisses, les tractations se succèdent. L'Iran, soutien du Hezbollah libanais, suit avec attention l'avancée du processus. Israël regarde aussi avec inquiétude les négociations franco-saoudo-libanaises, pressant Paris de limiter la liste des équipements français transférés, notamment les missiles, craignant qu'ils puissent être récupérés par le Hezbollah. «"Israël est un pays ami de la France, ses questions sont légitimes, mais cela n'a modifié en rien le projet", assure une source proche du ministère de la défense.

 

Après des semaines de doutes, le contrat est finalement signé le 4 novembre à Riyad entre l'Arabie Saoudite et ODAS, en présence du chef d'état-major de l'armée libanaise. Les premières livraisons concerneront des véhicules terrestres d'occasion de l'armée française, dès le premier trimestre 2015.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:30
L’armée libanaise notamment récupérer d’une trentaine canons d’artillerie Caesar Nexter.

L’armée libanaise notamment récupérer d’une trentaine canons d’artillerie Caesar Nexter.

 

05/11 Alain Ruello -  lesechos.fr

 

Le contrat, de trois milliards de dollars, assure dix ans d’activité à la France.

 

Les détails commencent à filtrer sur le méga contrat français d’armement financé par l’Arabie Saoudite au profit de l’armée libanaise qui vient de faire l’objet d'un engagement formel de la part de Ryiad . D’un montant de 3 milliards de dollars, ce contrat nécessite encore quelques calages, mais cela ne traînera pas : Odas, l’entité publique-privée chargée d’exportations de défense qui agit au nom de la France, et l’armée libanaise se sont donnés 30 jours ouvrables à compter de mardi pour y parvenir.

Il y a donc de bonnes chances pour que le paiement de l’acompte, qui marquera la mise en œuvre du contrat, intervienne d’ici à la fin de l’année, gonflant de 2,4 milliards d’euros les statistiques 2014 des exportations militaires de la France. Bel exploit en vérité, à mettre au crédit des équipes du ministère de la défense, d’Odas, et des industriels concernés, car il ne se sera pas écoulé un an depuis l’annonce de l’accord, fin 2013, lors de la visite de François Hollande en Arabie Saoudite.

« Un contrat tri-partite ce n’est pas courant. Un contrat de 3 milliards de dollars non plus. Et un contrat qui fait intervenir autant d’armements, encore moins. Alors un contrat qui combine le tout, c’est franchement rare », confirme une source proche. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, va d’ailleurs se rendre à Riyad ce mois-ci pour marquer le coup politiquement.

 

Un contrat éléphant blanc

Sous-entraînée et sous-équipée, l’armée libanaise va donc pouvoir se refaire une beauté face aux jihadistes qui menacent la stabilité du pays du cèdre. Dans le domaine terrestre, ils vont récupérer des véhicules blindés d’infanterie VAB Mark III de Renault Trucks Defense (une centaine au maximum), des missiles anti-aériens Mistral montés sur des véhicules blindés légers (de Renault Trucks Defense également), des canons d’artillerie Caesar de Nexter (moins d’une trentaine), ou encore des mortiers.

Côté aéromobilité, l’accord inclut des hélicoptères d’attaque Gazelle d’occasion armés de missiles Hot et de transport Cougar (probablement neufs). Sur mer, les Constructions mécanique de Normandie (CMN) vont livrer trois, voire quatre, patrouilleurs. Le dernier volet porte sur le renseignement et les communications, avec des drones tactiques notamment.

Les livraisons démarreront en début d’année prochaine et s’étaleront jusqu’au milieu de 2018 (Cougar en dernier). Il est prévu 5 ans de maintenance et une formation opérationnelle à la charge de l’armée française. Véritable éléphant blanc, ce contrat assure une dizaine d’années de présence et d’activité pour la France au Liban

VAB Mk3 en essais (photo RTD)

VAB Mk3 en essais (photo RTD)

VBL Mistral (photo RTD)

VBL Mistral (photo RTD)

Cougar as 532

Cougar as 532

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:30
VBL Mistral - photo RTD

VBL Mistral - photo RTD

 

5 novembre, 2014 Guillaume Belan

 

Selon l’agence de presse Lebanese National News, le contrat entre la France, via son agence ODAS, et l’Arabie Saoudite, vient d’être signé à Riyad après près d’un an de négociations. Ce contrat vise à doter l’armée libanaise de moyens militaires pour sa lutte contres les djihadistes, pour plus de 3 milliards de dollars.

 

C’est le volet financier qui a été signé hier par le ministre des finances saoudien. Jean-Yves Le Drian se rendra courant novembre en Arabie Saoudite pour signer le plan d’équipement tripartite.

 

Au total 20 sociétés françaises sont concernées par ce contrat. 5% de ce montant concerne le volet formation, impliquant DCI (Défense Conseil International) et l’armée française pour la partie opérationnelle. Pour l’équipement, le gros concerne la partie terrestre pour 45% de la valeur du contrat

 

Ce contrat acte la première vente du dernier développement du VAB français de Renault Trucks Defense, le VAB Mark3. Mais il y aura également des véhicules de transport de troupes (TRM2000…)  d’occasion du stock armée de terre. Mais aussi des radars de Thales, des missiles Milan antichar ainsi que des armes légères pour l’infanterie. Le contrat prévoirait également l’acquisition de canons d’artillerie Caesar de Nexter.

 

La partie aéromobilité compte pour 30% de la valeur des 3 milliards de dollars. Les équipements  incluent des Gazelle d’occasion retrofitées avec des missile HOT filo-guidés; des hélicoptères de transport Cougar ou encore des systèmes de drones SDTI Sperwer.

 

Notons enfin pour le volet marine, l’achat d’OPV de CMN équipés de missiles Mistral et de canons.

 

Les livraisons doivent débuter d’ici un mois et s’achever à l’horizon 2018.

 

A noter également que ce plan saoudien de réarmement libanais comporte un second volet: l’État Libanais va disposer d’un milliard supplémentaire pour acheter, mais cette fois-ci à son choix, des équipements militaires, là où il le voudra…

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:55
Une rue au nom du 1er RCP

 

03/11/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Le 23 octobre, 31 ans jour pour jour après l’attentat du Drakkar à Beyrouth, la « rue du 1er régiment de chasseurs parachutistes » a été inaugurée à Lavelanet, en Ariège.

 

C’est au cours d’une cérémonie commémorant l’attentat du Drakkar, dans lequel 58 parachutistes du 1er régiment de chasseurs parachutistes et du 9e régiment de chasseurs parachutistes avaient perdu la vie, que la plaque a été dévoilée. Une délégation du 1er RCP était présente, à l’invitation de M. Marc Sanchez, maire de la commune. Par cette action symbolique, la municipalité a voulu rendre hommage aux militaires du « régiment de l’Ariège » et souligner l’importance du devoir de mémoire qui se poursuit à travers les générations. La ville de Lavelanet a également souhaité démontrer l’intérêt que portent ses habitants au 1er RCP et renforcer le lien armée-nation.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:56
VBL - photo EMA

VBL - photo EMA

 

04/11/2014, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Arabie saoudite et la France ont signé ce mardi à Ryad un contrat de livraison d'armes françaises pour le Liban, menacé par la poussée jihadiste, grâce à un don saoudien de trois milliards de dollars.

 

L'affaire est enfin dans le sac pour Paris. Mais la signature du contrat d'aide à l'armée libanaise (Donas) entre l'Arabie Saoudite et la France n'a pas été un long fleuve tranquille. Loin de là. Interrogées il y a encore peu de temps plusieurs sources proches du dossier avaient fait part de leur scepticisme à La Tribune, expliquant l'enlisement du dossier par les hésitations de Ryad à armer le Liban sans avoir un président à la tête du pays notamment. Mais la situation s'est finalement débloquée, l'information commençant même à circuler en début de semaine dernière.

Pourquoi un tel dénouement ? Selon des sources concordantes, le détonateur aura été l'Iran. Car Téhéran, qui soutient le Hezbollah libanais, a proposé à Beyrouth un don de 1 milliard de dollars pour s'équiper militairement. L'Iran avait même donné carte blanche aux Libanais dans le choix des armements. Des livraisons qui auraient pu s'accompagner de la venue de conseillers militaires iraniens. Une opération qui était "un vrai souci" pour l'Arabie Saoudite dirigé par une dynastie sunnite, explique-t-on à La Tribune. D'où le nouvel empressement de la famille royale à finaliser le contrat Donas.

 

31 contrats

Le contrat a été signé par le ministre saoudien des Finances, Ibrahim al-Assaf, et le patron de la société publique française d'exportation de matériel de défense Odas, Edouard Guillaud. Le chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwaji, était présent à la cérémonie de signature. L'Arabie Saoudite a signé 31 contrats avec les entreprises françaises, par l'intermédiaire d'ODAS, qui intervient essentiellement en Arabie saoudite dans le cadre de contrats d'État à État ou de contrats commerciaux pour le compte d'une dizaine de grands groupes français.

Cet accord "illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne", a estimé ce mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. C'est le roi Abdallah en personne qui a demandé d'accélérer la finalisation du contrat. Donas contribuera "à renforcer l'armée libanaise" et "l'aidera à assurer sa mission de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme alors que le Liban est menacé", a précisé Laurent Fabius. L'armée libanaise est engagée contre des djihadistes qui retiennent en otages des dizaines de soldats et de policiers depuis début août après des combats dans l'est du Liban, à la frontière de la Syrie.

 

Un don de 3 milliards de dollars

Fin 2013, le roi Abdallah d'Arabie Saoudite avait demandé à la France de fournir aux forces armées libanaises des matériels militaires pour un montant de 3 milliards de dollars. Sur ces 3 milliards promis par Ryad, 2,1 milliards doivent être consacrés à l'achat de matériels et 900 millions à leur entretien. Selon le quotidien panarabe à capitaux saoudiens, Al-Hayat, les premières livraisons d'équipements devraient "intervenir dans un mois".

"La France a développé un plan d'équipement qui devrait permettre aux forces armées libanaises de disposer de moyens nouveaux, à la fois terrestres, aéroterrestres et navals, avait expliqué début octobre à l'Assemblée nationale le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. C'est une nécessité. (...) Les forces armées libanaises constituent le dernier rempart de sécurité face à la menace qui pèse sur ce pays : en sus des divisions confessionnelles qui traversent ce pays en raison de l'afflux de réfugiés, le danger est celui de Daesh, comme on l'a vu cet été avec l'attaque de la ville d'Ersal".

 

Quels équipements ?

A qui profite cette manne ? Notamment à Thales, qui pourrait, selon nos informations profiter de près du tiers de la somme de 2,1 milliards de dollars d'achats d'équipements neufs (radars, optronique, systèmes de communications...) Renault Trucks Défense (RTD) est également bien servi par la vente de VAB (Véhicule de l'avant blindé) équipés d'une tourelle de Nexter et de VBL (Véhicule blindé léger). En revanche, pas de VBCI (Véhicule blindé de combat d'infanterie) de Nexter jugés trop gros par le Liban. Dans le domaine de l'aéroterrestre, la France a inclus dans la liste des hélicoptères Gazelle ainsi que des hélicoptères de transport. Enfin, MBDA devrait vendre son missile surface-air Mistral, qui équiperont les VBL.

Dans le domaine naval, c'est le chantier basé à Cherbourg CMN (Constructions mécaniques de Normandie), propriété du Libanais Iskandar Safa, qui a remporté la mise face à DCNS, qui proposait des Gowind de la classe Adroit, et Raidco. Le chantier naval des CMN fournira à la marine libanaise trois patrouilleurs, équipés du système Simbad-RC de MBDA.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:30
31e anniversaire de l’attentat du Drakkar

 

27/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

Il y a 31 ans, le 23 octobre 1983, avait lieu l’attentat du Drakkar au Liban. Au cours de cette journée, 55 parachutistes français du 1er régiment de chasseurs parachutistes et 3 du 9e régiment de chasseurs parachutistes ont trouvé la mort.

 

Pour commémorer cette tragédie, le ministre de la Défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, monsieur Kader Arif, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la mémoire, et  le chef d’Etat-major de, l’armée de Terre, le général d’armée  Jean-Pierre Bosser, ont reçu les militaires survivants et les familles de décédés le jeudi 23 octobre 2014. Un diplôme et la médaille des blessés ont été remis à tous les rescapés. Ce nouveau statut de « blessé de guerre » leur offre un suivi adapté dans les mêmes conditions que les blessés d’Afghanistan ou du Mali.

 

Ce jour-là, vers 6 heures du matin, un premier attentat touche le contingent américain, causant la mort de 241 personnes. Deux minutes plus tard, un camion piégé entraîne la destruction du quartier général français, surnommé « le poste Drakkar ». 15 autres parachutistes sont blessés et 26 en sortent physiquement indemnes.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 07:30
Liban : coopération FCR/FAL de niveau chef de patrouille

 

22/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 13 au 17 octobre 2014, la Force Commander Reserve (FCR) a conduit la première action majeure d’entrainement conjoint avec les forces armées libanaises (FAL) du mandat Daman XXII. Durant une semaine, un peloton de l’escadron d’éclairage et d’investigation français et un peloton de la 9ebrigade libanaise ont mené conjointement des activités d’instruction et de coopération centrées sur les cadres, et visant à favoriser la mise en commun des savoir-faire de niveau chef de patrouille.

 

Sur le camp français de Dayr Kifa, les cavaliers français et libanais ont réalisé des entraînements mutuels de plusieurs types : préparation et briefing  d’une mission en s’appuyant sur une caisse-à-sable, ou encore réaction face à une menace d’engin explosif. En complément, les stagiaires ont mis en œuvre des savoir-faire diversifiés comme la mise en place d’un check point mobile, l’évacuation de blessé sous le feu, la réaction face à une embuscade complexe. La semaine s’est conclue par un rallye synthèse visant à mettre en pratique l’ensemble des connaissances acquises.

 

Enrichissement opérationnel, compréhension mutuelle et cohésion furent au cœur de cette coopération.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Liban : coopération FCR/FAL de niveau chef de patrouilleLiban : coopération FCR/FAL de niveau chef de patrouille

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:30
Liban : exercice de déploiement de la Force Commander Reserve (FCR)

 

20/10/2014 Sources : État-major des Armées

 

Le 15 octobre 2014, la Force Commander Reserve (FCR) a participé l’exercice de tir RITE (Reserve Integration Training Exercise). S’appuyant sur un scénario de reprise d’hostilités de part et d’autre de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, l’état-major de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a déclenché la procédure d’alerte.

 

L’objectif était de tester la réactivité de la réserve et son interopérabilité avec la brigade espagnole.

 

Dans ce cadre, un poste de commandement (PC) tactique s’est déployé à proximité du PC espagnol tandis que la compagnie d’infanterie sur véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) a relevé sur position une unité espagnole.

 

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la Force Commander Reserve (FCR) constitue son élément d’intervention d’urgence. Basée à Dayr Kifa, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis dans tout le Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:30
Liban : le chef d'état-major de la FINUL rend visite au camp de Dayr Kifa

 

21/10/2014 Sources : État-major des Armées

 

Le 6 octobre 2014, le général de brigade Eric Hautecloque-Raysz, chef d’état-major de la force intérimaire des Nation-Unies au Liban (FINUL) et plus haut gradé français de cette opération, a rendu visite au contingent français armant la Force Commander Reserve (FCR) sur le camp de Dayr Kifa.

 

A cette occasion, le général Hautecloque-Raysz s’est entretenu avec le chef de corps de la FCR, le colonel Benoit Aumonnier, avant de présider une réunion avec les différents chefs de services et les commandants d’unité du théâtre.

 

Sous les ordres du général de division italien Luciano Portolano, commandant la FINUL, le général Eric Hautecloque-Raysz planifie et conduit les missions menées quotidiennement par les contingents de l’ONU afin d’assurer la mise en œuvre de la résolution 1701 du 11 août 2006.

 

Avec environ 900 hommes, la France est l’un des principaux pays contributeurs à la FINUL. Les militaires français au Liban sont déployés dans le cadre de l’opération Daman, nom de la participation française à la FINUL : ils arment principalement la FCR de la FINUL, qui constitue une réserve d’intervention opérationnelle.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
général Abdelkarim Hachem - photo FAL

général Abdelkarim Hachem - photo FAL

 

09/10/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

C'est un mini Tora Bora en territoire libanais. Une chaîne de montagnes étirée sur 60 km le long de la frontière syrienne dans laquelle personne n'ose plus s'aventurer. «Il nous faudrait des forces spéciales bien entraînées pour aller y combattre Daech», affirme le général Abdelkarim Hachem à la tête de la 8e brigade de l'armée libanaise, depuis son QG de Laboué à 10 km du repaire djihadiste.

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:30
Liban : Focus sur la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP)

 

09/10/2014 Opérations

 

Depuis juin 2008, la Brigade de Sapeur-Pompiers de Paris (BSPP) participe aux opérations au Liban au profit de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Elle intervient plus particulièrement dans le cas d’incendie d’infrastructures et en profite pour développer ses compétences en fonction des particularités de ce théâtre d’opérations.

 

Le détachement des sapeurs-pompiers de la Force commander reserve (FCR), déployé au Sud-Liban dans le cadre de l’opération Daman, dispense toutes les semaines des instructions visant à former chaque unité aux conduites à tenir en cas de départ d’incendie. Près de de 700 personnes suivront ainsi les présentations dynamiques proposées par les six sapeurs-pompiers du camp de Dayr Kifa.

 

Liban : Focus sur la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP)

 

 Durant quatre mois, les soldats du feu au béret bleu ciel seront chargés d’assurer la défense incendie des camps français et de conseiller la chaîne de commandement tout en sécurisant la zone de poser hélicoptère. Rattachés à l’unité multifonctions logistique, les sapeurs-pompiers de Paris entretiennent chaque jour leur parc spécifique et contrôlent leur matériel afin d’être en mesure d’intervenir, sur court préavis, tant sur les camps de la FCR qu’à l’extérieur des emprises si nécessaire.

 

 Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 12:30
Combats entre Hezbollah et rebelles syriens dans la Bekaa

 

06.10.2014 Romandie.com (ats)

 

Le Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda, a perdu au moins 16 combattants dimanche lors d'une offensive contre le Hezbollah dans l'est du Liban, a indiqué une source proche du mouvement chiite libanais. Plusieurs centaines d'activistes sunnites ont attaqué une dizaine de bases du Hezbollah.

 

Les combats se sont déroulés dans une zone montagneuse proche de la frontière syrienne s'étendant du sud de Baalbek jusqu'à des secteurs proches de la ville frontalière d'Ersal. "Il y a au moins 16 morts du côté du Front al-Nosra", a déclaré cette source proche du Hezbollah, selon laquelle le mouvement chiite a perdu deux combattants.

 

La chaîne de télévision du mouvement chiite libanais, al-Manar, a rapporté dimanche soir que le Hezbollah avait repoussé les assaillants au-delà de la frontière et que les combats étaient terminés. L'armée libanaise s'est tenue à l'écart de ces affrontements, mais elle a combattu des rebelles dans ce même secteur.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 16:30
Liban : patrouille à pieds conjointe entre les FCR et les FAL

 

04/10/2014 Sources : EMA

 

Le 1er octobre 2014, le contingent français de la force commander reserve (FCR) a réalisé, conjointement avec les forces armées libanaises (FAL), une patrouille à pied aux alentours du camp de Dayr Kifa.

 

Soldats libanais et français patrouillent côte à côte sur des itinéraires définis, parcourant ainsi une dizaine de kilomètres, tant sur les routes et les chemins qu’en agglomération. Adoptant une attitude de « peace keeper », les patrouilles prennent contact avec la population locale tout en assurant la surveillance de la zone. Ensemble, les soldats des FAL et de la FCR mettent en application les savoir-faire communs développés lors des entraînements de coopération.

 

Comme préconisé par la revue stratégique de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) de mars 2012, la France contribue ainsi à la montée en puissance des FAL, au cours d’exercices et de patrouilles effectués de manière conjointe.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la FINUL avec près de 900 soldats. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

Liban : patrouille à pieds conjointe entre les FCR et les FALLiban : patrouille à pieds conjointe entre les FCR et les FAL

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 11:30
Liban : séquence d’entrainement pour les unités de Daman XXII

 

26/09/2014 Sources : Etat-major des Armées

 

Le 20 septembre 2014, au lendemain de l’ouverture du mandat XXII de l’opération Daman, les pelotons et les sections de la Force Commander Reserve (FCR) ont participé à une séquence d’entraînement.

 

Appelée « warm-up », cette séquence visait à consolider la capacité des patrouilles à conduire leur mission en sûreté dans l’ensemble des zones d’action : briefing patrouille, application des stirs(réactions standardisées à des incidents tactiques), réaction face à une attaque d’engins explosifs improvisés (IED, improvised explosive device) et mise en œuvre des transmissions.

 

Au sein de chaque atelier de la cellule instruction de la FCR, les casques bleus français ont mis en œuvre leur savoir-faire opérationnel, renforcé lors de leur mise en condition avant projection.

 

Les unités de la FCR ont également commencé à patrouiller dans le Sud-Liban afin de s’approprier l’ensemble de la zone de responsabilité de la Force Intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL). Equipés de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) et de véhicules blindés légers (VBL), les militaires de la FCR effectuent quotidiennement des missions de reconnaissance, le plus souvent conjointement avec les forces armées libanaises (FAL). Le contingent français entretient ainsi une coopération étroite avec les FAL, coopération qui sera prochainement développée par un entrainement mutuel de niveau chef de patrouille.

 

Forte de près de 900 hommes et femmes, la FCR est directement placée sous les ordres du général Luciano Portolano commandant la FINUL. Elle est l’élément d’intervention d’urgence de la force. Stationnée à Dayr Kifa, à 43 kilomètres au nord-est de Naqoura, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis dans toute la zone d’opération de la FINUL pour faire appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Réserve d’intervention opérationnelle, elle travaille en collaboration et coordination étroites avec les forces armées libanaises.

Liban : séquence d’entrainement pour les unités de Daman XXII
Liban : séquence d’entrainement pour les unités de Daman XXII

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