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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 13:45
Le chef adjoint d’Africom chez le ministre libyen de la Défense

 

 

10 Mars 2014 webmanagercenter.com

 

Le commandant en chef adjoint d’Africom a dernièrement effectué une visite-éclair à Tripoli pour s’entretenir avec le ministre de la Défense, Abdullah al-Thini, en présence de l’ambassadrice Deborah K. Jones et de l’attaché militaire.

 

L’US Africa Command coordonne, depuis août 2013, les efforts de quatre pays occidentaux (Etats-Unis, Royaume Uni, Canada et Italie), de l’OTAN et des Nations unies en vue de renforcer la sécurité et la stabilité en Libye.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:45
Libyan rebels warn of 'war' if navy attacks oil tanker

 

10 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

Armed protesters in eastern Libya traded threats with the government on Sunday in a tense stand-off over the unauthorized sale of oil from a rebel-held port.

 

A North Korean-flagged tanker, the Morning Glory, docked on Saturday at the port of Es Sider and local daily al-Wasat said it had loaded $36 million of crude oil. Prime Minister Ali Zeidan has said the military will bomb the 37,000-tonne vessel if it tries to leave.

 

Officials said on Sunday that the navy and pro-government militias had dispatched boats to stop it from getting out. The rebels said any attack on the tanker would be "a declaration of war."

 

The escalating conflict over the country's oil wealth is a sign of mounting chaos in Libya, where the government has failed to rein in fighters who helped oust veteran ruler Muammar Gaddafi in 2011 and who now defy state authority.

 

The protesters, who also include former soldiers and ex-oil guards led by a former anti-Gaddafi commander, Ibrahim Jathran, have seized three eastern ports in the OPEC member country.

 

The Defence Ministry issued orders to the chief of staff, air force and navy to deal with the tanker. "The order authorizes the use of force and puts the responsibility for any resulting damage on the ship owner," it said in a statement.

 

"Several navy boats have been dispatched. Now the tanker's movements are under complete control and nobody can move it," said Culture Minister Habib al-Amin, who acts as informal government spokesman. "The tanker will stay where it is."

 

"All efforts are being undertaken to stop and seize the tanker, if necessary by a (military) strike, if it does not follow orders," he said, adding that state prosecutors would treat the loading of the crude as smuggling.

 

There was no sign of any immediate military action, but Libyan news websites showed some small boats close to a tanker which they said was the Morning Glory.

 

Libya has been trying to rebuild its army since Gaddafi's overthrow, but analysts say it is not yet a match for battle-hardened militias that fought in the eight-month uprising that toppled him.

 

WAR OF WORDS

 

Abb-Rabbo al-Barassi, self-declared prime minister of the rebel movement, warned against "harming any tanker or sending navy ships into the waters of Cyrenaica," according to a statement.

 

He was referring to the historic name of eastern Libya under King Idris, whom Gaddafi deposed in a 1969 coup. The protesters want a return to the Idris-era system under which oil revenues were shared between Libya's regions.

 

If the tanker was harmed, the statement said, "the response from Cyrenaica's defense forces, oil guards and revolutionaries will be decisive. Such a move would be a declaration of war."

 

In Tripoli, workers at a state oil firm that runs Es Sider port went on strike, urging the government to intervene because their colleagues were under duress from armed protesters.

 

"We are very angry at what is happening at Es Sider," said Salah Madari, an oil worker in the capital. "The port's control officer is being held at gunpoint," he said, adding that gunmen had also forced a pilot to guide the tanker into dock.

 

Jathran once led a brigade paid by the state to protect oil facilities. He turned against the government and seized Es Sider and two other ports with thousands of his men in August.

 

Tripoli has held indirect talks with Jathran, but fears his demand for a greater share of oil revenue for eastern Libya might lead to secession.

 

In January, the Libyan navy fired on a Maltese-flagged tanker that it said had tried to load oil from the protesters in Es Sider, successfully chasing it away.

 

It is very unusual for an oil tanker flagged in secretive North Korea to operate in the Mediterranean, shipping sources said. NOC says the tanker is owned by a Saudi company. It has changed ownership in the past few weeks and had previously been called Gulf Glory, according to a shipping source.

 

Libya's government has tried to end a wave of protests at oil ports and fields that have slashed oil output to 230,000 barrels per day (bpd) from 1.4 million bpd in July.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:45
Libye: formation d'une force armée pour lever le blocage de ports pétroliers

 

10 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

TRIPOLI - Le président du Congrès général national libyen (CGN, Parlement) a décidé de former une force armée pour lever le blocage des sites pétroliers imposé depuis l'été par des rebelles autonomiste, a annoncé un porte-parole lundi.

 

Nouri Abou Sahmein, également chef des forces armées libyennes, a décidé de la formation d'une force armée pour libérer et lever le blocage sur les ports pétroliers, a déclaré le porte-parole du CGN, Omar Hmidan.

 

M. Hmidan, cité par l'agence libyenne Lana, a précisé que cette force serait composée d'unités de l'armée libyenne et d'ex-rebelles qui ont combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

Depuis juillet, des autonomistes bloquent des terminaux pétroliers, suspendant les exportations de brut et privant ainsi le pays de sa principale source de revenus. Ce blocage a provoqué une chute de la production à 250.000 barils par jour, contre près de 1,5 million b/j auparavant.

 

La crise a connu de nouveaux développements après que les rebelles ont annoncé samedi qu'ils allaient commencer à exporter du brut pour leur compte, en dehors de tout contrôle de l'Etat.

 

Cette annonce était intervenue après l'arrivée d'un pétrolier battant pavillon nord-coréen dans le port d'al-Sedra, contrôlé par des autonomistes lourdement armés.

 

Des forces de la marine libyenne, appuyées par d'ex-rebelles, ont été déployées au large de ce port pour empêcher le navire de repartir avec sa cargaison.

 

Lundi, le ministre de Pétrole par intérim, Omar al-Chakmak, a indiqué que le navire avait interrompu le processus du chargement du brut mais n'avait pas quitté le périmètre du port.

 

Le pétrolier s'est dirigé vers l'est mais s'est arrêté non loin du port d'al-Sedra, a-t-il ajouté.

 

Un membre d'un comité de crise formé par les autorités a précisé à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que le navire, d'une capacité de 350.000 barils, avait chargé 234.000 barils.

 

Depuis la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, après une rébellion de huit mois, la Libye est confrontée à une forte instabilité politique, à des tendances séparatistes et à des violences incontrôlées dans un contexte de prolifération des armes, qui empêchent tout essor économique.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:45
Terrorisme et piraterie au menu de la tournée africaine de Le Drian

 

10-02-2014 par

 

Le ministre français de la Défense a entamé ce dimanche 9 février une nouvelle tournée africaine. Elle l’a d’abord mené à Ndjamena où Jean-Yves Le Drian s’est notamment entretenu avec le président Déby sur la question du terrorisme dans la région. Le ministre s’est ensuite rendu au Congo-Brazzaville. Une visite axée cette fois sur la sécurisation des activités économiques en mer.

 

La première étape de la visite officielle de Jean-Yves Le Drian l’a conduit à Ndjamena.
Depuis décembre, il s’agit de la quatrième visite du ministre français de la Défense dans la capitale tchadienne. Avec le président Idriss Déby, le ministre de la Défense a évoqué, entre autres, la situation dans le sud de la Libye, un pays avec lequel le Tchad partage un peu moins d’un millier de kilomètres de frontières.

La France veut installer à Ndjamena son centre de commandement opérationnel pour la zone sahélo-saharienne. Idriss Déby a renouvelé son accord ce dimanche. Dans le cadre d’un mouvement de réarticulation des troupes françaises dans la région, la présence française au Tchad devrait être renforcée de 300 hommes, pour arriver à des effectifs proches de 1 400 soldats.

Au Tchad, les militaires français s’appuieront également sur la base de Faya Largeau, mais pourront aussi opérer de manière plus ponctuelle depuis la localité de Zouar, au pied du massif du Tibesti.

Plus à l’ouest, au Niger, Niamey sera le centre dédié au renseignement. Madama, dans l’extrême nord du pays, près de la Libye, où se trouve un ancien fort français, pourrait aussi devenir un autre point d’appui. Enfin, l’armée française restera à Tessalit, dans le nord du Mali, non loin de la frontière algérienne.

 

La piraterie, un problème endémique

Après Ndjamena, Jean-Yves Le Drian poursuit sa tournée au Congo-Brazzaville. Il est arrivé ce dimanche à Pointe-Noire, la capitale économique. Cette fois, sa visite est axée sur la sécurisation des activités économiques en mer, et notamment la question pétrolière. Car l’exploitation pétrolière représente 60 % du Produit intérieur brut du Congo-Brazzaville.

Or, en mer, c’est l’or noir qui intéresse les pirates, qui utilisent la technique du « bunkering » qui consiste à siphonner les bateaux-citernes pour revendre le carburant. Mais les équipages aussi servent parfois de monnaie d’échange. Un mode d’action très courant dans le golfe de Guinée où 154 attaques ont été recensées en 2013. Mais fin janvier, un pétrolier grec, le mont Kerala, a, selon son armateur, été attaqué au large de Luanda, en Angola. Une première.

Les marines de la région commencent à s’équiper en achetant des patrouilleurs. La Chine a livré quatre navires de 46 mètres au Congo. La France a remporté un marché au Togo. Mais au-delà des moyens déployés en mer, les pays riverains doivent mieux coopérer. À Pointe-Noire, Jean-Yves Le Drian visitera le futur Centre de coordination de l’action régionale, qui doit commencer à fonctionner en mars prochain.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 13:45
Le Niger appelle Paris et Washington à intervenir en Libye

 

6 février 2014  par France 24

 

Le ministre nigérien de l’Intérieur, Massoudou Hassoumi, a appelé sur RFI la France et les États-Unis à intervenir militairement sans le sud de la Libye, considéré comme le nouveau bastion des djihadistes chassés du Mali.

 

Pour les Occidentaux et certains pays africains, le sud libyen est indéniablement devenu le nouveau repaire des djihadistes du Sahel. Et ce, depuis que l’intervention française les a chassés du Nord-Mali. Cette situation inquiète particulièrement le Niger voisin, et Niamey estime désormais qu’une intervention militaire s’impose. "Il faut intervenir militairement en Libye, plus précisément dans le sud du pays", a déclaré sans ambages le ministre nigérien de l’Intérieur, Massoudou Hassoumi, mercredi 5 février, sur les ondes de RFI. Et de poursuivre : "Il est tout à fait légitime que la France et les États-Unis interviennent pour éradiquer la menace terroriste", et ce, afin d’y assurer "le service après-vente de l’intervention contre Kadhafi".

Depuis la chute du régime du colonel Kadhafi en octobre 2011, après huit mois d’un soulèvement armé appuyé par des frappes aériennes menées par une force multinationale, Tripoli ne parvient toujours pas à rétablir la sécurité dans un pays en proie à l’anarchie et aux violences meurtrières.

 

"Un incubateur des groupes terroristes"

Une situation qui, selon le ministre nigérien, a fait du "sud de la Libye, un incubateur des groupes terroristes". Des termes qui ne sont pas sans rappeler ceux du directeur du renseignement américain (DNI), James Clapper, qui avait déclaré fin janvier, que l’Afrique subsaharienne était devenue un "incubateur" pour les groupes extrémistes. Il a estimé que la porosité des frontières libyennes et les "quantités massives d’armes en circulation déstabilisent davantage le pays, le Maghreb et la région sahélienne".

"Les gouvernements de la région du Sahel - particulièrement le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie - courent le risque d’attaques terroristes, essentiellement en représailles à la suite de leur soutien à l’intervention militaire française au Mali en janvier 2013", a-t-il ajouté.

 

Niamey, plateforme logistique pour lutter contre les djihadistes

Si Niamey a essuyé ces derniers mois plusieurs attaques de groupes armés, le nord du pays a également été visé. Des bâtiments d’Areva, présent depuis 40 ans au Niger, ont été pris pour cible. L’appel du ministre nigérien à Paris n’est donc pas anodin.

La France, qui a entrepris de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, est très présente au Niger. Les deux drones Reaper acquis récemment aux États-Unis sont notamment déployés dans l’ancienne colonie française. Niamey est censée à terme servir de plateforme logistique et de pôle de renseignement dans le cadre de la lutte contre les groupes djihadistes.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 08:45
Libya: The Wake Up Call Arrives

 

February 1, 2014: Strategy Page

 

The tribal rebels still blocking the use of the eastern oil export terminals are under growing pressure from their own tribal leaders to lift the blockade. This is because the government has made it clear that over $10 billion in lost oil revenue has consequences and one of them will be cutting government salaries and benefits and this would make the leaders believed responsible very unpopular, even among their own people. The big problem with these rebels is that they are younger men (generally under 40) who do not pay much attention to tribal leaders. But the tribal elders do still have a lot of influence and prestige. Now that the grand promises of the young leaders have turned out to be unworkable and counterproductive desperate Libyans, including many of the younger ones, are turning to the tribal elders and leaders for help. In turn, the tribal leaders have become more amenable to compromise and cooperation at the national level. Many of the senior government leaders are tribal leaders or from families with influence in tribal affairs. The tribes may turn out to be the solution. Up until now the tribes have been a large part of the problem.

 

The death toll was up in January, to 154 dead (and 463 wounded). This is largely because the government security forces have grown large (and effective) enough to take on more of the militias that have refused to disarm. Many of these militias still believe they remain strong enough to maintain their independence and are willing to fight. The death toll from this sort of violence for all of 2013 was 643.

 

In addition to the dead, there are over 5,000 people held captive by over twenty major militias. These groups have captured, or created, jails. The government holds 3,000 prisoners and these are treated much better than many of those held by the militias. Reports of torture, abuse and “arresting” people as a form of kidnapping are common among the militias. Many of the militias, who were seen as freedom fighters in 2011 are now regarded as bandits and government efforts to disband these groups is popular.

 

Once these militias are disbanded the next security problem is in the largely desert southwest, where several large Islamic terrorist groups have been free to establish bases and go about their business. The best the government can do is block the main roads out of the area and try to collect intelligence on what these groups are up to.

 

Economists point out that not only is Libya running out of cash and credit (because rebel militias have blocked the export of $10 billion worth of oil in the last six months) but the long-term prospects are even grimmer. Because Kaddafi stifled economic growth during his four decades of rule the country is too dependent on oil income. Half the labor force has government jobs, a lot of them unneeded. Without quick development of non-oil enterprises the country will be unable to pay all the salaries and benefits within four or five years.

 

January 30, 2014: The interim parliament set February 20th as the date to elect the 60 delegates who would create the new constitution.

 

In Benghazi the college-age son of the Special Forces commander was kidnapped, apparently by Islamic terrorists from groups under attack by the Special Forces. The Special Forces commander responded by increasing pressure on Islamic terrorist militias, especially those suspected to taking his son. This meant more raids and arrests.

 

January 29, 2014: In the south (Sabha) troops drove tribal rebels out of an air force base outside the city. The rebels had held the base for about two weeks. Tribal violence down south since January 11th has caused about a 300 casualties (about a third dead). The violence is near the town of Sabha, which is 770 kilometers south of Tripoli and astride the main road going to the Niger border. The fighting is a continuation of ancient animosities between tribes divided by ethnicity as well as loyalty to the former dictator Kaddafi, who used tribal loyalties to maintain power and favored certain tribes. Some of the pro-Kaddafi tribes (in this case Awled Sleiman) kept fighting after Kaddafi died in 2011. The violence is not so much about putting Kaddafi followers back into power, but holding on to Kaddafi era privileges and avoiding punishment for crimes committed to support Kaddafi’s rule. In this case violence continued on the southern border where the pro-rebel Tabu tribesmen were put in charge of border (with Sudan, Chad and Niger) security. There they constantly skirmished with the pro-Kaddafi tribes. Another element of this rivalry was that the Tabu are black African while the pro-Kaddafi tribes are Arab. Kaddafi tended to support Arab domination over black Africans, something many Arabs still support. However, in some cases Kaddafi favored black tribes in the north, and used them to keep the population in line. Driving the pro-Kaddafi tribal rebels out of the air base will probably end the current round of fighting. This ethnic violence is not over, however.

 

In Tripoli the Interior Minister escaped an assassination attempt as his car was fired on.

 

January 27, 2014: In the southeast (Kefre) a clash with militiamen who refused to disarm left four soldiers dead and seven wounded. Schools in the area have been closed for a week because of the frequent gunfire between soldiers and militiamen.

 

January 26, 2014: Egypt warned that recent kidnapping of Egyptian diplomats, in order to get a Libyan militia leader freed from an Egyptian jail, will have unfavorable ramifications for Libya. Five Egyptian embassy personnel were kidnapped on the 24th and 25th causing Egypt to release the militia leader to get their diplomats freed. At the same time Egypt pulled all of its embassy personnel out of Libya. The kidnappings began shortly after the militia leader was arrested in Egypt (apparently for his Moslem Brotherhood connections).

 

January 23, 2014: In Tripoli a South Korean government trade official was freed by a police raid. The South Korean had been kidnapped three days earlier, apparently just for ransom. Four of his kidnappers were arrested.

 

January 21, 2014: In Tripoli fighting with pro-Kaddafi groups left five dead and 20 wounded. Elsewhere in the capital five cabinet ministers belonging to the second most powerful political party quit the government. The five former ministers are Islamic conservatives who were frustrated at the governments’ opposition to adopting more Islamic lifestyle rules for the population. Such rules are widely unpopular but the Islamic conservative groups are on a Mission from God and will not negotiate.

 

January 18, 2014: In the south (Sabha) the government declared a state of emergency to deal with the tribal fighting. The immediate reason for this was the seizure of an air force base outside Sabha by pro-Kaddafi tribal rebels. The government sent more troops to Sabha and the air force has attacked the rebels from the air.

 

January 17, 2014: In the east (between Derna and Tobruk) two Italian telecommunications engineers were kidnapped, apparently for ransom.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:45
Map of Islamic terror groups in Africa, UN, BBC Aug 22 2013

Map of Islamic terror groups in Africa, UN, BBC Aug 22 2013

 

 

18 janvier 2014 Jacques Lebasnier, envoyé spécial, Benghazi (Libye) - Le Journal du Dimanche

 

EXCLUSIF - L'organisation Ansar al-Charia a réussi à créer dans la région de Derna, sur la côte libyenne, une zone de rassemblement pour tous les mouvements djihadistes d'Afrique du Nord

 

Il n'est pas si facile de se défaire du goût du sang. Pour s'en convaincre, il suffit de lire la gourmandise sur le visage de Khalil Aboubakar quand il propose de regarder des photos sur son ordinateur. L'ancien rebelle libyen de 40 ans, qui tua beaucoup pendant la révolution, ouvre un fichier et en fait défiler le contenu : des clichés épouvantables de têtes coupées déposées dans des sacs plastique ou brandies par des bourreaux cagoulés. Les photos rappellent l'horreur du conflit en Syrie. Khalil Aboubakar le jure : c'est pourtant bien à Derna, sa ville natale de l'est libyen, qu'elles ont été prises. "Lui, c'est un flic", explique-t-il en montrant l'une d'elles. "Ce jour-là de 2012, cinq ont été décapités." Les coupables? "Ansar al-Charia", lâche Khalil Aboubakar. "Ils ne veulent pas voir des policiers ou des militaires sur leur territoire."

 

Pour en parler, l'homme a accepté de nous rencontrer hors de Libye, mais a exigé de changer son nom. "Sinon, je suis mort et ma famille avec", jure-t-il. Pour lui, Ansar al-Charia représente le visage du mal à Derna. "Tout le monde les déteste mais ce sont eux les maîtres." Cette organisation salafiste djihadiste a vu le jour en Libye pendant la révolution. Aujourd'hui composée d'anciens rebelles, elle prospère sur le chaos qui règne en Libye. Le pays, qui va bientôt fêter les trois ans du soulèvement contre Mouammar Kadhafi, part en effet chaque jour un peu plus en lambeaux : le gouvernement est totalement impuissant face aux centaines de milices qui existent encore.

 

Différentes branches du mouvement se sont ainsi implantées à Syrte, l'ancien bastion de Kadhafi, mais aussi à Benghazi, la capitale de l'Est. Mais c'est bien à Derna, traditionnel fief des islamistes libyens, qu'elle a établi sa base. À sa tête, Soufiane Ben Qoumou, que l'on présente aussi comme l'émir d'Al-Qaida dans l'est libyen. La nébuleuse terroriste dispose néanmoins d'un autre représentant à Derna : Abd al-Baset Azzouz, spécialement envoyé en Libye par le leader d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, pour y bâtir un réseau.

 

À "l'extrême de l'extrême"

 

Khalil Aboubakar connaît bien tous ces djihadistes. Pendant la révolution, il a fait partie de la brigade des Martyrs du 17-Février puis de celle d'Abou Salim, dont certains membres composent aujourd'hui Ansar al-Charia. L'ancien combattant a d'ailleurs conservé des liens avec les djihadistes et avoue avoir "du respect" pour leur drapeau noir frappé des paroles du prophète. "Mais Ben Qoumou et ses proches ont perverti le message", regrette-t-il. "S'ils n'éliminaient que des policiers, des juges, des politiques, ça irait. Mais ils tuent des innocents." Une violence confirmée par Noman Benotman, un repenti du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) aujourd'hui président du think tank Quilliam Foundation à Londres. Il qualifie la nouvelle génération de djihadistes libyens "d'extrême de l'extrême". "Ils ne sont pas vraiment éduqués" poursuit-il. "Leur modèle, c'est al-Zarkaoui (chef d'Al-Qaida en Irak jusqu'en 2006)."

 

De quoi faire régner la terreur. La peur est devenue une maladie contagieuse à Derna, où les noms d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida se prononcent à voix basse. Malgré tout, en novembre dernier, la population, excédée par les exactions, a osé se soulever contre Ansar al-Charia. Comme à Benghazi, les radicaux ont dû quitter la ville. Ils ne sont pas allés très loin. Dans la Montagne verte qui, sous Kadhafi, servait déjà de maquis aux islamistes. Mais aussi aux abords immédiats de la localité. "On ne sait jamais où ils sont et tout d'un coup, ils apparaissent. Ce sont des fantômes", résume Hamza, un local, aujourd'hui réfugié à Londres.

 

Le secret est l'une des forces de l'organisation. Le nombre de ses combattants reste un mystère. Son organigramme semble lui aussi mouvant. Au sommet, il y a bien Soufiane Ben Qoumou. Cet homme chétif de 54 ans n'est autre que l'ancien chauffeur de Ben Laden au Soudan. Il a combattu en Afghanistan où il fut arrêté par les Américains en 2001. Après six ans de détention à Guantánamo, il est transféré en Libye où il est jeté en prison. Il est libéré par le régime en 2010 et crée sa propre milice en 2011. Un membre de sa garde rapprochée affirme qu'il a reçu alors la visite de Qataris et des livraisons d'armes de Saoudiens.

 

"Main dans la main" avec Al-Qaida

 

Aujourd'hui, Ben Qoumou, époux de deux femmes, résiderait au nord de Derna dans une maison située sur le front de mer. Il ne se déplace jamais sans de très jeunes gardes du corps, "très bien payés et prêts à mourir pour lui", change souvent de véhicule, modifie tous les jours son planning. Autour de lui gravitent des chefs de katibas puissantes, quelques riches commerçants qui financent l'organisation. Officiellement, Ansar al-Charia n'a pas de lien avec Al-Qaida mais selon Khalil Aboubakar, "ils travaillent main dans la main". Outre l'imposition de la charia et le refus de la démocratie, le départ des Occidentaux de Libye semble être un préalable. Washington affirme qu'Ansar al-Charia est directement impliquée dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, le 11 septembre 2012, où l'ambassadeur Christopher Stevens trouva la mort. Il y a huit jours, le Département d'État a placé l'organisation sur la liste des organisations terroristes.

 

"Mais ce qu'ils veulent vraiment va au-delà", assure Khalil Aboubakar. "C'est l'établissement d'un califat sur toute l'Afrique du Nord et jusqu'en Andalousie". "Ils ont un agenda caché déconnecté de la vie politique libyenne", abonde un ministre influent d'un pays frontalier, inquiet de la montée en puissance du mouvement.

 

L'organisation s'inscrit donc dans une stratégie régionale, voire internationale. Elle accueille sur son sol les Tunisiens du mouvement, bien sûr. Mais aussi, des djihadistes algériens ou somaliens. Chaque mois, elle envoie aussi des dizaines de militants combattre en Syrie aux côtés du Front al-Nosra, affilié à Al-Qaida. Les combattants d'Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique) se sont aussi repliés en Libye et notamment à Derna après l'intervention française au Mali. "Avant cela, Ben Qoumou avait livré des armes au Mali", assure Khalil Aboubakar. "À ma connaissance, sept convois sont partis de Derna juste après l'arrivée des Français."

 

"Des roquettes de 8 mètres de long"

 

Établir une zone refuge pour les groupes radicaux régionaux. Tel serait, à court terme, le but d'Ansar al-Charia et d'Al-Qaida en Libye. "Les assassinats systématiques des représentants de l'État participent à cet objectif", estime le ministre. "Ils veulent conserver une zone où ils peuvent agir à leur guise." Ce dernier estime d'ailleurs que les deux organisations ne sont pas encore passées à une phase opérationnelle. "Ils sont encore dans une période de recrutement et d'entraînement." Malgré le survol de Derna par des drones américains, plusieurs sources locales confirment l'existence d'au moins quatre camps de formation aux abords de la ville.

 

"Dans l'un, j'y ai vu au moins 300 hommes qui s'entraînaient à tirer, se battre, courir", raconte un témoin. Les deux groupes disposent aussi d'entrepôts d'armes, issues de l'arsenal kadhafiste. Un bâtiment proche du centre, près de l'hôtel Pearl, appartiendrait à Ansar al-Charia. "J'y ai vu des roquettes énormes, de près de 8 mètres de long", explique un habitant encore éberlué. Un membre du premier cercle de Ben Qoumou, affirme que depuis quelques semaines, cela s'agite à Derna. "Une action pourrait avoir lieu prochainement. Peut-être pour février et l'anniversaire de la révolution."

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 20:45
Al-Qaeda gains haven in Libyan desert

 

19 January 2014 alarabiya.net (AP)

 

Swathed in a white turban and robes, Eissa Abdel Majid sits in his militia barracks on the edge of the desert describing a losing battle to stem the flow of armed militants with suspected links to al-Qaeda - who use it as a freeway across northern Africa.

 

 

He says he's fed up with trying to guard borders and oil installations in a power vacuum left by the fall of Moammar Qaddafi: "They are getting weapons and building their strength," he says, "because the government is weak."

 

In the rocky mountains and dune-covered wastes of southwestern Libya, al-Qaeda's North African branch has established a haven after French and West African forces drove them out of their fledgling Islamic state in northern Mali a year ago. Now, according to interviews with local soldiers, residents, officials and Western diplomats, it is restocking weapons and mining disaffected minorities for new recruits as it prepares to relaunch attacks.

 

It's an al-Qaeda pattern seen around the world, in hot spots such as Yemen, Somalia, Afghanistan and increasingly here in North Africa: seemingly defeated, the terror network only retreats to remote areas, regroups and eventually bounces back - pointing to the extreme difficulties involved in stamping out the threat.

 

Mohmamad, an officer in the Libyan army based in Ubari - the last major town in the south before the Saharan sands reach the borders of Niger and Algeria - said that his soldiers frequently run into SUVs filled with armed bearded men from Mali, Algeria and Libya coming here to buy weapons and supplies.

 

"There are occasional clashes with them but their forces are stronger than ours," said the officer who wore surplus U.S.-style digital camouflage with Libyan army patches sewed on. He asked that his last name not be used for fear of being targeted by jihadists. Momhamad said many people in Ubari are active sympathizers or at least trade with these militants, whom he described as linked to al-Qaeda.

 

"Most people know who they are but without a central government, you can't really do anything," he said. "We can do little on the borders and sometimes we just let them through."

 

U.S. officials have confirmed the existence of al-Qaeda-linked camps in southwest Libya, and a U.N. official based in Sebha, Libya's main southern city, described the extremist group as being "all around" the area. A high-level Algerian army officer based in the Saharan city of Tamanrasset also confirmed al-Qaeda's presence in Libya and said his forces were remaining vigilant along the Mali border despite plans for a new African force once the French pull out.

 

From desert bases, experts and Western officials say, al-Qaeda in the Islamic Maghreb, or AQIM, is building up links with like-minded jihadists in northern Libya, especially in eastern coastal cities such as Derna and Benghazi, as well as militant groups in Nigeria, and preparing for new attacks on Western targets.

 

One prominent Morocco-based al-Qaeda expert, who has interviewed former and current leaders of AQIM in Mauritania, said there are even signs the group is preparing to recapture lost territory northern Mali once the French leave.

 

"The strategy that people told me in Mauritania was that they always withdraw to Libya where they can hide and wait for the French to leave," said Djalil Lounnas, an Algerian researcher at the University of Montreal's Center for International Peace and Security Studies.

 

The growing al-Qaeda presence in southern Libya has raised concerns in the West, with one British official describing the security situation in the region as potentially more dangerous than before the French intervened. The official spoke on condition of anonymity because he is not authorized to speak publicly about security matters. Since the French intervention in Mali, at least two deadly attacks on Western targets in nearby Niger were launched from southern Libya.

 

While the al-Qaeda militants move throughout this desert region, their camps are mostly hidden in the valleys of the Akkakush mountains north of the town of Ghat, on Libya's border with Algeria, said Claudia Gazzini, the Libya-based analyst for the International Crisis Group, who based her information on Tuareg military commanders based there.

 

The Tuareg are a nomadic desert people spread across the Sahara throughout Mali, Niger, Libya, Algeria and Mauritania. With no state of their own, they have mounted revolts for independence numerous times over the past decades. While their rootlessness and grievances make them receptive to al-Qaeda's message, their deep knowledge of the terrain make them an invaluable resource for a terror network seeking to rebuild in hiding.

 

In a Sebha slum filled with thousands of displaced Tuareg, members of the nomadic people say al-Qaeda often provides the best shot at a decent future.

 

"We have seen (Tuareg) go up to eastern Libya and return with beards, Islamic-style outfits and talking about religion - they pay money so anything is possible," said Abdallah Sherif, a Tuareg doctor and social worker, who said he has witnessed al-Qaeda recruiting attempts first hand.

 

Next to him, Ali Suleiman, a Tuareg who says he fought for an independent state in northern Mali last year, speaks of despair in the slums: "If you leave someone in such conditions," he said, "they will join extremist groups like al-Qaeda or become drug smugglers."

 

In a November conference on border security in this desert region, French Foreign Minister Laurent Fabius said disenfranchised groups like the Tuareg have to be helped economically in order to reduce the incentive for them to become al-Qaeda allies. "In Libya we need to involve the minorities living across the borders and they need to have legal status," he said. "This calls for the economic development of the region."

 

Intermarrying with the Tuareg has given al-Qaeda the support of these tribal people and allowed them to move quickly across Africa through the desert.

 

"Some members of the Tuareg community are acting as support staff, bringing food and water into these valleys," Gazzini said, noting that the same region once supported a desert safari industry. "It's the same setup as when the tourists were in these areas."

 

According to the men guarding the borders and patrolling the desert, al-Qaeda militants take their four wheel drive vehicles east across the country and then north up to Benghazi and Derna - the intellectual heart of Libya's jihadism.

 

It was in Libya's coastal areas that the anti-Qaddafi Libyan Islamic Fighting Group was formed in the 1990s, some of whose members later joined al-Qaida, while others became part of the new Libyan government. It's also the home of the Ansar al-Shariah movement that has been linked to the deadly attack on the U.S. mission in Benghazi that killed Ambassador Christopher Stephens and three other diplomats last year.

 

While al-Qaeda seeks new friends in southern Libya, it is also exploiting enmities between the area's dominant Arab tribes - who long controlled the region - and the Tuareg and Tabu peoples who have created their own militias since Gadhafi's fall.

 

In Sebha, there are already 27 militias vying for power, leaving little hope for any concerted push against al-Qaeda. Pitched battles have flared several times in the last year, especially between the Tabu and Arab tribes.

 

Al-Qaeda has developed ties with several different militias and keeps a low profile while the different factions clash, several militia leaders and smugglers told AP on condition of anonymity for fear of reprisals.

 

It's a situation that allows al-Qaeda to operate at will: Abdel Majid, the militia leader in Sebha, describes witnessing a constant flow of jihadists between Ubari and Derna.

 

"Arabs from Derna came down to join the battle in Mali and then headed back in the other direction," he said.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:45
Hurkus turboprop trainer made by TAI

Hurkus turboprop trainer made by TAI

 

 

14 January 2014 by Oscar Nkala - defenceWeb

 

Libyan Prime Minister Ali Zeidan said his country may soon acquire the T-129 attack helicopter and Hurkus turboprop trainer from Turkish Aerospace Industries (TAI) as the two countries expand defence ties.

 

According to reports from Turkey, an unnamed government official said Zeidan toured the TAI production facilities on January 3 and was briefed on the possible sale of the two aircraft. The official said TAI is optimistic that Libyan official and the company will start discussions regarding a possible sale, which could be an entry point into for Turkey into the Libyan weapons market.

 

“We are hopeful about a powerful entry. The Libyans are keen to explore possibilities of cooperation. Libya could be a promising market soon, especially in view of the fact that political relations are excellent,” the official said. Turkey has been developing the T-129A helicopter in partnership with British-Italian aircraft manufacturer AugustaWestland.

 

So far, the initial T-129A has been used for flight testing while the full specification T-129B is still under development. However, the Turkish company is required to seek US permission to export the US-made LHTEC CTS800-4N engine which powers the T-129 before concluding any sales agreement with Libya.

 

Zeidan also expressed interest in acquiring the indigenously developed Hurkus-C basic trainer and close air support aircraft. Powered by a 1 600 horsepower engine, the aircraft has a maximum speed of 574 kilometres per hour.

 

It can fly up to an altitude of 10 577 metres and has an average lifespan of 35 years (or 10 500 flight hours). According to a serial production agreement reached between TAI and the Turkish government on December 26 last year, the company will produce an initial 15 Hurkus-B aircraft which will be equipped for basic pilot training, instrument flying, navigation training and weapons and formation training.

 

Addressing Turkish media during a joint press conference with Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan in Istanbul, Zeidan said the two countries have reached ‘preliminary consensus’ on the purchase of 20 000 military uniforms and 20 000 assorted weapons. He also expressed interest in buying Turkish-made patrol boats for the Libyan coastguard. IHS Janes reports that Libya is interested in the purchase of Arma and Cobra armoured vehicle’s from Turkey’s Otokar.

 

Libya is still struggling with insecurity problems and is attempting to bolster the military following the fall of Muammar Gaddafi in October 2011 after nine months of civil war.

 

Since then, the country has descended into chaos with various post-revolutionary militias, some of whom are alleged to be aligned to Al Qaeda, operating throughout the country.

 

Turkey is also part of a group of nations which include the US, UK, France, Italy and some Gulf Arab states which are actively training the Libyan Army and providing various forms of assistance which include weapons and logistical supplies. Approximately 1 000 Libyan soldiers were trained in Turkey last year, according to IHS Janes, and another 2 000 will be trained as well.

 

A total of 15 000 Libyan troops will be trained over the next five years. Turkey, Italy and Britain have pledged to train 8 000 soldiers and police.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:45
Turkey Sees Promise in Libyan Market

 

Jan. 7, 2014 - By BURAK EGE BEKDIL – Defense News

 

ANKARA — Turkey’s procurement officials are hoping to penetrate into the emerging Libyan arms market, especially with aerial platforms Turkish Aerospace Industries (TAI) is developing.

 

“We are hopeful about a powerful entry,” one senior procurement official said. “The Libyans are keen to explore possibilities of cooperation.”

 

Libyan Prime Minister Ali Zeidan visited TAI production facilities on Jan. 3, the company announced. It said that he was briefed on the possible sale of the T-129 ATAK attack and tactical reconnaissance helicopter and the Hurkus basic trainer aircraft.

 

A TAI official said the company hoped to launch talks on potential sales of both platforms to Libya.

 

“Libya could be a promising market soon,” he said. “Especially in view of the fact that political relations are excellent.”

 

TAI has been developing the T-129 in partnership with the Italian-British AgustaWestland. Earlier, TAI launched talks on potential sales to Pakistan, Jordan and Azerbaijan.

 

The initial T-129A is being used for flight testing while the full specification T-129B is still under development. For any sales deal, however, Turkey must obtain US permission to export the LHTEC CTS800-4N engine powering the T-129.

 

The TAI official also said that Libya, which is still trying to improve its Air Force after a revolution toppled former leader Moammar Gadhafi, could be a potential buyer for the Hurkus trainer.

 

The Turkish government Dec. 26 signed a contract for the serial production of two versions of the Hurkus, an indigenous trainer aircraft developed by TAI. TAI has said the Hurkus-A, an analog cockpit-base model, made its maiden flight Aug. 23. It has flown a total of 800 hours in 15 sorties since then.

 

The contract involves the production of 15 Hurkus-Bs, an advanced version with improved avionics. Turkey’s military electronics specialist, Aselsan, will be tasked to produce military avionics for the aircraft.

 

TAI also said the contract involves conceptual design work for the Hurkus-C, an armed aircraft with aerial support, reconnaissance and surveillance roles.

 

The two-seat Hurkus will have a maximum lifespan of 10,500 flight hours, or about 35 years. The turboprop has a single 1,600-horsepower engine and can fly at a height of 10,577 meters at a maximum speed of 574 kilometers per hour.

 

The Hurkus will be equipped for day and night flying, as well as for basic pilot training, instrument flying, navigation training, and weapons and formation training. It will have good visibility from both cockpits, with a 50-degree down-view angle from the rear cockpit, ejection seats, an on-board oxygen generation system, an environmental control system, an anti-G system, and shock-absorbing landing gear for training missions.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:45
Insight: Libya’s training honeypot

 

17 December 2013 by ADIT - The Bulletin - defenceWeb

 

.Since the fall of the Gaddafi regime and the foreign military intervention in the country, the need to rebuild security through a stable and capable army in Libya has become urgent. Indeed it is becoming vital to fill Libya’s security vacuum, and efficiently fight against the country's growing chaos, the militia violence, and al Qaida.

 

Many countries and private entities are interested in benefitting from the risky endeavour of training the Libyan armed forces, and expanding their influence within the resource rich country. Through different partnerships with different countries, Libya is starting to enhance its army capacity through training and mentoring arrangements on several fronts:

The European Union is focusing on training Border Guards and the Coast Guard under a border mission called Eubam (EU Border Assistance Mission). According to the mission’s blueprint, the EU objective is to take Border and Coast Guard "battalions" out of the field, train them in secure locations, and "redeploy" them into action. Eubam's 111 personnel will be unarmed (albeit heavily guarded by private contractors) and many of them will have civilian backgrounds in EU police and customs. But the EU document notes that Eubam should also recruit people with "military expertise" to "provide specialist skills."

 

After cancelling an October tender to secure Eubam training, the European Union (EU) launched one-on-one negotiations with bidders, including Argus Security Projects. To date, 40 Eubam personnel that are already present in Libya are protected by Argus, which also secures the European official representation office in Tripoli.

 

Italy, as Libya’s former colonial power, still remains a major interlocutor and donor in Libya, as far as energy and security issues are concerned. As reported by EUobserver and according to the Eubam paper, it seems that Italy set aside at least 250 million euros for Libya for 2012 and 2013, the vast majority of which is being spent on security projects, run by Italy's defence and interior ministries, including:

• Training 60 Libyan border guard officers in Vicenza, Italy

• Teaching 65 Libyan infantrymen at Italy's Army Infantry School in Cesano

• Training 280 Libyan military police in Tripoli

• Teaching another 150 civilian police in using anti-drug sniffer dogs and in forensic crime scene investigation.

Rome is also sending a naval boat to Libyan waters to stop "weapons smuggling," restoring seven Libyan naval vessels and donating 20 VBL Puma armoured vehicles. In addition, two Technical Agreements aimed at strengthening bilateral cooperation between Rome and Tripoli were signed. One of these agreements concerns the employment of Italian remotely piloted aircraft to support Libyan authorities in border control activities in southern Libya. Moreover, as reported by Reuters, Libya is going to build a satellite surveillance system with Italian expertise to help secure its borders to stem the flow of Islamist militants and illegal immigrants. Another agreement on training Libyan personnel has also been signed, and will be implemented either in Libya or in Italy, in order to improve common security.

 

France has already agreed to train 1 000 Libyan police in counter-terrorism and plans to train another 1 500, Foreign minister Laurent Fabius said on the sidelines of a regional border security conference in the Moroccan capital Rabat, as reported Reuters. In addition, still according to EUObserver, France is currently training 75 bodyguards to protect Libyan VIPs, 30 Libyan airmen, 20 naval officers as well as 72 naval divers. These training sessions have been delivered partly by DCI AIRCO and NAVFCO since early 2013.

 

The United Kingdom is also very keen to enhance the Libyan Army’s capabilities. The Foreign Office acknowledges that the British Army is training 2 000 Libyan soldiers in basic infantry skills. Furthermore, according to an undisclosed source close to the security services, the British are currently conducting training Libyan intelligence agents in a secret location somewhere in Scotland.... Meanwhile, London has appointed a "Defence Assistance Team" within the Libyan Ministry of Defence, plus a "strategic adviser" to the Ministry of the Interior.

 

Germany is helping to prevent nuclear fuel in Libya's Tadjoura research centre from getting into the wrong hands. It is also spending 600 000 euros on "disposal of chemical weapons" and 800 000 euros on securing Libya's stocks of shoulder-fired anti-aircraft missiles.

 

The US and some of its allies in the region - including Jordan, Qatar, Turkey and the United Arab Emirates - are also working on a big scale. According to EUobserver and Commentary Magazine, Washington is going to train between 5 000 and 8 000 Libyan soldiers and a separate, smaller unit for specialized counterterrorism missions - potentially in Bulgaria, as reported by The Complex. The US has already launched a $20 million programme on "justice sector reform, arms control and land border security," which involves "contracted personnel" from private security firms in Libya and US personnel in "neighbouring countries," such as Morocco.

 

A group of 220 Libyan soldiers recently flew to Turkey to start three and half months of military training. The soldiers are the first group of a total of 3 000 troops who will be trained at the Egirdir Commando School, as part of an agreement between the two countries.

 

Denmark, Greece, Malta, the Netherlands, Romania and Spain are also about to implement military training or assistance projects, although on a smaller scale. According to a recent statement from Libya's oil ministry, the country is currently producing just 700 000 barrels a day, but could quickly get back to pre-war levels of 1.4 million barrels if things go well.

 

EU and US oil contracts aside, Libya may soon have a lot of money to spend on security equipment, public infrastructure and military hardware. It is therefore urgent to provide a stable environment necessary to achieve this kind of bright future… The bees are therefore flying around the Honey pot…

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:45
Armée libyenne : dans l'urgence de se reconstruire

 

03/12/2013 à 08:11 Par Laurent Touchard - Jeuneafrique.com : Blog défense

 

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Après avoir évoquer dans un premier billet le problème de l'intégration des milices dans l'armée libyenne, il s'attache cette semaine à dresser un état des forces de cette dernière.

 

Alors que les autorités libyennes sont confrontées au problème de l'intégration des milices, les programmes d'entraînement concernant plus de 20 000 militaires et paramilitaires sont loin d'atteindre leurs objectifs. De plus, l'organisation générale, le rééquipement et les modernisations pâtissent de l'absence de politique de défense claire, avec par exemple l'élaboration d'un "livre blanc" réaliste, dans le cadre d'une réflexion stratégique cohérente. De fait, la modernisation des forces s'avère plus aléatoire et conditionnées par des opportunités que réellement pensée. En d'autres termes, la défense libyenne "vit au jour le jour", soumise aux événements, aux caprices des milices, aux rivalités entre responsables politiques et militaires.

 

Des programmes de formation qui prennent du retard

 

Afin de tenter de constituer une armée valable, des programmes d'instruction sont initiés notamment avec l'étranger. Au mois de juillet, Ali Zeidan évoque des stages en Grande-Bretagne (pour 2 000 hommes) et en Italie. L'Angleterre se dit également prête à ouvrir les portes de ses académies militaires aux officiers : Sandhurst (forces terrestres), Cranwell (aviation) et Darmouth (marine). Au "Camp 27" dans les environs de Tripoli, des Special Force américains entraînent les Libyens. Toutefois, le vol de nombreux équipements (dont des Hummer GMV, des lunettes de vision nocturne, des carabines d'assaut M4 et leur visée laser) provoque le départ des Bérets verts américains durant l'été 2013. Par ailleurs, si les annonces se multiplient, dans les faits, le nombre de Libyens formés en-dehors du pays reste faible tandis que les programmes accusent un retard croissant.

 

En septembre, il est toujours question de 1 600 hommes qui doivent se rendre dans la péninsule italienne ainsi qu'en Turquie. Huit cent dix-sept hommes sont déjà rentrés de l'académie de police d'Ankara. Les Émirats arabes unis aident aussi au développement de la police. Le mois d'octobre 2013 voit Tripoli solliciter l'OTAN pour la mise sur pied de ses forces armées ; requête examinée par l'organisme. Dans la foulée, les États-Unis réactualisent leurs projets pour la Libye : ils envisagent ainsi de faciliter l'instruction de 7 000 à 8 000 hommes, en Bulgarie.

 

En ce qui la concerne, l'Europe forme, depuis mai 2013, les garde-frontières et garde-côtes. Les 110 membres de l'Eubam-Libya (European Border Assistance Mission in Libya) constituent les maîtres d'oeuvre discrets de ce programme méconnu, tout en fournissant de l'imagerie satellite aux services de renseignement libyens. La France, quant à elle, prépare 75 gardes du corps qui seront affectés à la protection des responsables libyens ou au sein de l'unité de protection diplomatique, ainsi que 30 personnels de l'Armée de l'air, 20 officiers de la Marine. Sont également signalés 72 plongeurs-démineurs. Enfin, la possibilité de voir des troupes libyennes être entraînées en Serbie a été évoquée. Cependant, du fait de la présence de nombreux mercenaires serbes aux côtés de Kaddafi en 2011, il est pour l'heure peu probable que la proposition de Belgrade prenne corps.

 

Différents éléments compliquent la bonne marche de ces processus : indiscipline et absence d'assiduité  d'une partie des recrues issues des groupes révolutionnaires, pas de véritable sélection de ces derniers, prudence quant à l'organisation d'unités de forces spéciales susceptibles de servir par la suite de garde prétorienne, comment vérifier que les hommes entraînés intègrent bien une armée fantomatique et qu'ils ne rejoignent pas de "faux vrais" groupes de milice...

 

Cependant, tout n'est pas catastrophique. En effet, il est à souligner que la Libye maintient un dialogue de qualité avec les pays concernés par sa situation et avec ses voisins géographiques. Des accords de coopération sont signés, des protocoles d'échanges de renseignement décidés (notamment avec l'Algérie). Outil diplomatico-militaire par excellence, la marine mène des exercices avec l'Algérie, la France, la Grande-Bretagne, Malte, le Maroc...

 

L'organisation

 

Il est extrêmement difficile de brosser un portrait de ce que sont aujourd'hui les forces armées et de sécurité libyennes, d'autant que, comme nous l'avons vu, la frontière entre unités gouvernementales et milices est souvent des plus floues. Par ailleurs, la désignation des unités se révèle souvent fantaisiste (les bataillons étant fréquemment nommés "brigades"). Il apparaît toutefois que l'armée s'organise en au moins une brigade de commandos, au moins un bataillon mécanisé (le 204e) qui rassemble les chars et véhicules blindés récupérés aux forces de Kaddafi ainsi que ceux réparés dans les dépôts. Au moins quatre brigades d'infanterie (numérotées de 1 à 4) et jusqu'à une dizaine de bataillons d'infanterie indépendants figurent également dans l'ordre de bataille.

 

>> À lire aussi : Libye : des milices très encombrantes

 

La brigade commando (environ 2 000 hommes) profite d'un rappel d'une partie de ses réservistes en juillet 2013 ; beaucoup de ceux-ci travaillaient (depuis la chute de Kaddafi) dans des entreprises de sécurité privée (notamment au profit de banques). Elle engerbe une section de forces spéciales et une unité de protection des personnalités. À cette unité considérée comme relativement solide (par rapport au reste de l'armée libyenne) s'ajoute la Force conjointe de sécurité (Joint Security Force) qui regroupe des éléments du ministère de la Défense et du ministère de la Défense, soit environ 2 000 hommes, 300 4x4 armés et 21 véhicules blindés NIMR.

 

Le corps des garde-frontières se divise en deux composantes : les Garde-frontières et la Garde-côtière qui comprennent respectivement 9 000 et 6 500 hommes, en plusieurs bataillons. Autre unité paramilitaire, située entre la milice et l'unité gouvernementale, la Garde de sécurité des installations pétrolières qui dispose en 2012 de 390 4x4 (dont beaucoup armés), de 40 blindés divers et d'une dizaine d'ambulance.

 

Matériels anciens et rééquipement

 

L'Armée de Terre n'aligne plus qu'une poignée de T-72 et T-55 en état de fonctionnement, aux côtés de quelques blindés à roues EE-9 et EE-11, de BRDM-2 et BTR-60PB, de blindés chenillés M113 (dont certains modifiés avec des tourelles de BTR ou d'AML 90) et BMP-1, de pièces d'artillerie (dont beaucoup d'automoteurs de 155 mm Palmeria, de lance-roquettes multiples BM-11, BM-21, RM-70). En dépit des pertes subies sous les coups des avions de la Coalition, des quantités considérables de ces engins vieillissent tranquillement dans les hangars de l'ère-Kadhafi où, déjà à cette époque, l'arsenal comptait trop matériel pour des effectifs insuffisants. Aujourd'hui, plutôt que des véhicules lourds, le pick-up armé ou le blindé léger constituent le "cheval de bataille" des forces gouvernementales. Sont montés sur ceux-ci tout un panel d'armes : mitrailleuses de 12,7 et 14,5 mm,  canons automatiques de 23 mm, canons sans-recul de 73 et 106 mm....

 

Là encore, malgré les pertes de 2011, malgré l'âge de ses matériels (et de ses pilotes !) l'aviation s'affirme comme l'entité la plus stable. Ses personnels qualifiés disposent de MiG-21, MiG-23, Mirage F1, L29 et L39, Mi-8 et Mi-24. Ils opèrent également les quelques drones de surveillance au sein d'une unité dédiée. Les appareils de l'Armée de l'air sont fréquemment engagés, notamment dans des missions de surveillance et de reconnaissance offensive dans le sud libyen, où ils interviennent parfois contre les terro-bandits (plusieurs 4x4 ont ainsi été visés par des tirs-canons ou à la roquette). La marine, en revanche, a souffert des événements de 2011 : la frégate al-Hani (une classe Koni) endommagée en 2011 arrive à la Valette (Malte) pour réparations en octobre 2013. Des bâtiments d'opérations amphibies sont également réparés à Toulon et à la Valette depuis 2012.

 

Modernisations et achats

 

Le 6 février, l'Italie offre 20 blindés Puma. Dans le courant de l'année, Tripoli commande 300 BRDM-2 et BVP-1 (version tchèque du BMP-1) à la République tchèque. Le contrat de 51 millions de dollars inclut la remise en état de 300 autres BRDM-2 et BMP-1 que possède déjà l'armée libyenne. Pour l'heure, la livraison est bloquée : en effet, rien ne garantit aux Tchèques que les munitions ne finiront pas aux mains des milices.

 

En avril, le pays reçoit 49 blindés légers NIMR II qui s'ajoutent aux 120 achetés par Kaddafi en 2009. En juillet, Washington cède 24 Hummer GMV (la version "opérations spéciales" du véhicule) : 10 sont affectés aux garde-frontières, 14 gardés en réserve et pour l'instruction à Tripoli (ceux-là mêmes qui sont volés fin juillet/début août 2013). En août, 20 000 armes légères sont commandées à Ankara (dont une majorité de fusils d'assaut G3). Tripoli porte aussi son attention sur les hélicoptères et les drones turcs. De plus, sont obtenus 20 camions blindés anti-émeutes Toma de la firme Nurol.

 

Des fusils d'assaut bulgares AR-M9F en 5,56 mm dotent des unités des commandos. Fin septembre arrivent 10 9SP157-2 Khrizantema-S, version antichar du BMP-3. Commandés par Kaddafi à Moscou, ils ne sont pas inutiles en 2013, face à des milices susceptibles de disposer de moyens blindés lourds. À l'occasion de leur livraison, l'ambassadeur russe Molotkov indique que son pays s'investira pour l'entraînement des forces libyennes afin de leur permettre d'acquérir du matériel perfectionné. Rappelons que la Russie perd pour 4 milliards de dollars de contrats d'armements avec la révolution... Toujours en septembre, Tripoli évoque la possibilité d'acheter de 16 à 22 Chinook (6 CH-47D et 16 CH-47F) pour renforcer son dernier CH-47 vraisemblablement toujours opérationnel, ainsi que d'acheter 2 C-130J-30 Super Hercules. Ce dernier contrat de 588 millions de dollars comprendrait la formation des équipages, l'entretien des appareils, les pièces de rechange. En octobre, une première tranche de 30 Hummer, sur un total de 350, sont débarqués.

 

Le réseau de détection radar est remis en état. Pour la surveillance de ses 1 770 kilomètres de côtes, la Libye augmente sa flotte avec 30 embarcations semi rigides rapides françaises Sillinger (certains protégés blindages). D'autres bateaux sont prévus : des patrouilleurs néerlandais et 25 patrouilleurs sud-coréens pour les garde-côtes. Enfin, la sécurisation des dépôts de munitions est entreprise. Il s'agit à la fois de protéger les populations contre les accidents, mais aussi de lutter contre les trafics d'armes et de munitions. Dans ce but, la Suisse octroie une aide de 200 000 dollars pour la construction d'un site de stockage à Misrata.

 

L'avenir de la Libye dépend grandement de ce que deviendra - ou ne deviendra pas – son armée. Cette institution pourrait représenter l'unité du pays ou au contraire, disparaître dans les conflits armés tribaux, religieux, politiques, avec en toile de fond d'importants intérêts économiques (contrôle des installations pétrolières, contrôle des zones "grises" de tous les trafics aux frontières...). D'autres régions du monde ont été confrontées à cette situation : Liban, Somalie, RDC... Elles ont alors sombré dans le chaos et après des décennies sanglantes, elles ne sont toujours pas convalescentes. C'est ce qui attend la Libye sans la ferme résolution de ses dirigeants à dissoudre les milices et à construire de véritables forces armées au service du pays, chargée de protéger tous ses citoyens. Très lucides, ces citoyens perçoivent d'ailleurs le danger en réclamant la fin des milices, la présence de la police, l'intervention des militaires et en espérant que le gouvernement prenne des décisions. Tout n'est pas encore perdu donc, d'autant que les thuwar sont les pères, les maris, les fils, les cousins, les amis de ceux qui souhaitent les voir rendre leurs armes.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 12:45
Le ministre libyen de la Défense s'engage à renforcer la sécurité aux frontières avec le Tchad et le Niger en 2014

 

1-12-2013 Panapress

 

Le ministre libyen de la Défense, Abdallah al-Theni, a assuré que les frontières sud de la Libye avec le Tchad et le Niger seront sécurisées en 2014 par l'utilisation de techniques de surveillance par satellites pour suivre les mouvements des engins et des individus qui violent les limites frontalières.

 

S'exprimant dimanche dans un entretien avec la télévision, M. al-Theni a précisé que les violations des frontières détectées par satellite seront vite réglées, soit par des hélicoptères, soit par des patrouilles qui vont rapidement se déployer sur les lieux de passage des trafiquants.

 

''Le gouvernement libyen est en train de sécuriser toutes les villes et en faire évacuer les groupes armés'', a-t-il notamment dit, soulignant la nécessité pour les ex-rebelles de choisir, avant le début de l'année 2014, entre rester dans la vie civile ou intégrer l'armée ou la police.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:45
Libye: l'explosion d'un dépôt d'armes fait 40 morts

 

 

29.11.2013 Romandie.com (ats)

 

L'explosion d'un dépôt de munitions dans le Sud libyen a fait plus de 40 morts jeudi, a annoncé un responsable des forces de sécurité. A Benghazi, dans l'est du pays, quatre soldats ont été tués dans de nouveaux affrontements entre l'armée et des miliciens islamistes.

 

A Brak al Chati, près de la ville de Sebha, dans le Sud désertique, une quarantaine de personnes, des Libyens et des étrangers, ont pénétré dans un dépôt de l'armée pour voler des munitions lorsqu'une explosion s'est produite. Le bilan d'une quarantaine de morts pourrait s'alourdir car le site était toujours durant la nuit la proie des flammes, a dit le responsable.

 

A Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, trois militaires ont péri dans les combats qui ont éclaté lorsqu'une voiture remplie d'armes et d'explosifs a été stoppée à un barrage, a déclaré Wanis Boukhmada, commandant des forces spéciales de l'armée dans la ville. Les miliciens islamistes qui se trouvaient dans le véhicule étaient également en possession d'une forte somme en argent liquide.

 

Jeudi matin, un militaire a également été abattu par des inconnus dans un autre secteur de la ville.

 

"Nous sommes aussi musulmans"

 

Des responsables de l'armée sont intervenus à la télévision nationale pour demander aux islamistes et à tous les miliciens de rendre les armes et d'engager le dialogue.

 

"Frères d'Ansar al Charia, vous êtes musulmans et nous le sommes aussi. Nous n'avons pas de divergences sur la religion (...) mais ne cherchez pas à imposer quelque chose qui n'a rien à voir avec cette religion", a dit Salah Obeïdi, commandant des forces armées dans l'est.

 

Nombreuses milices

 

Le pouvoir de transition mis en place à Tripoli depuis la chute de Mouammar Kadhafi fin 2011 peine à imposer son autorité aux nombreuses milices combattantes issues de la révolution et aux groupes islamistes présents dans le pays.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:45
Libye: l'ONU envoie une unité spéciale pour protéger ses installations

 

29 novembre 2013 Par RFI

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné son feu vert, mercredi 28 novembre, pour l’envoie de 235 hommes en Libye, après une demande du secrétaire général, Ban Ki-moon. Il s’agit d’une unité spéciale pour protéger les infrastructures et le personnel de sa mission dans le pays (Manul). Dans son courrier, Ban Ki-moon explique que le personnel onusien est sous la menace accrue d'attaques en raison des tensions à Tripoli et du manque de forces de sécurité nationales fiables.

 

Selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette force aura un rôle dissuasif contre les extrémistes hostiles au personnel étranger.

 

Le feu vert du Conseil survient dans un contexte dégradé en Libye, notamment pour les diplomates.

 

Début octobre, l'ambassade de Russie avait évacué son personnel après l'attaque de son bâtiment par des manifestants. Par ailleurs, l'attentat contre la représentation française, en avril, avait entraîné soit un renfort de la sécurité des chancelleries occidentales, soit un retrait partiel.

 

Selon une source onusienne à Tripoli, cette unité était réclamée depuis plusieurs mois comme conséquence du climat général, de la faiblesse des forces libyennes mais aussi de la protection de la Mission d’appuie des Nations unies en Libye, jugée insuffisante. Or, les contraintes budgétaires et administratives avaient retardé le projet.

 

Sur les 235 hommes, la moitié environ seront des gardes armés et les autres gèreront la logistique et l'administration interne.

 

Tous seront cantonnés dans les locaux de la mission à Tripoli pour protéger les infrastructures, les deux cents employés et pour gérer une évacuation éventuelle.

 

A part une bombe lancée contre un convoi l'an dernier, la Manul dit ne pas avoir reçu de menaces récentes.

 

Même si la mission subit régulièrement des dégradations contre ses véhicules ou encore des insultes dans la rue, « C'est la routine pour nous », confie une source.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:45
photo Royal Navy

photo Royal Navy

 

28 November 2013 Ministry of Defence

 

HMS Bulwark has visited the Libyan port of Tripoli in support of a ministerial visit from the UK.

 

The ship, which is part of the Royal Navy’s Response Force Task Group (RFTG) and has been taking part in the Cougar 13 deployment, called in to Tripoli to support a visit by UK Minister for the Armed Forces Mark Francois and provided the platform for a UK Trade and Industry event.

Twelve British firms presented a range of services – including border security systems, explosive ordnance disposal, legal advice and services and specialist advice on education – to visitors from the Libyan Prime Minister’s office as well as representatives from the Libyan Ministry of Justice, Ministry of Interior and Ministry of Defence.

Talking about his visit to the defence security and industry event hosted on HMS Bulwark, Mr Francois said:

I would like to reiterate the British government’s support for the Libyan authorities in rebuilding its security structures. Well-equipped and well-trained personnel are vital to deal with today’s security challenges.

Co-operation between Libya and the UK in this field is a growing element of our increasingly close bilateral relationship.

While in Libya, Commodore Paddy McAlpine, Commander United Kingdom Task Group, and Captain Andrew Burns, commanding officer of HMS Bulwark, took the opportunity to visit the Chief of Staff of the Libyan Navy and the commanding officer of Tripoli Naval Base.

Michael Aron and Mark Francois are shown around HMS Bulwark
His Excellency Mr Michael Aron and Mark Francois are shown around HMS Bulwark by Captain Andrew Burns [Picture: Leading Airman (Photographer) Arron Hoare, Crown copyright]

Commodore McAlpine said:

We have been very warmly welcomed during this important visit to Tripoli in support of the Minister for the Armed Forces. Our presence here reaffirmed the Royal Navy’s commitment to Libya’s transition to a stable and lasting democracy.

Our connection with the Libyan Navy stretches back to the 1960s and I am confident we will continue to be trusted and close maritime partners.

Her Majesty’s Ambassador to Libya, His Excellency Mr Michael Aron, hosted a reception on board HMS Bulwark for a number of senior government and military leaders including the Minister for Defence, Chief of Joint Operations of the Libyan Armed Forces, Chief of Staff of the Libyan Navy and Chief of Staff of the Libyan Army.

HMS Bulwark has been deployed since August and has conducted maritime and amphibious exercises with the Kingdom of Saudi Arabia, the United Arab Emirates and Oman, and recently visited Karachi in Pakistan.

The Cougar 13 deployment has been operating in the Mediterranean, the Red Sea and the Gulf, and around the Horn of Africa.

It involves exercising with partner nations and shows the UK Armed Forces’ capacity to project an effective maritime component anywhere in the world as part of the RFTG.

The RFTG is the UK’s high readiness maritime force, comprising ships, submarines, aircraft and a landing force of Royal Marines held at short notice to act in response to any contingency tasking if required.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 22:45
Libye: armée et jihadistes s'affrontent à Benghazi, des morts dans une explosion dans le Sud

 

28 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BENGHAZI (Libye) - De nouveaux heurts meurtriers ont éclaté jeudi à Benghazi, dans l'Est libyen, entre l'armée et le groupe jihadiste Ansar Asharia, tandis qu'au moins dix personnes ont été tuées dans l'explosion d'un dépôt d'armes dans le sud du pays.

 

Trois soldats ont été tués et trois autres blessés dans les affrontements entre l'armée et Ansar Asharia à Benghazi, région théâtre de plusieurs attaques et heurts sanglants ces derniers jours, selon une source hospitalière et l'armée.

 

Dans le Sud, relativement épargné jusqu'ici par les violences, au moins dix personnes ont été tuées et quinze autres blessées, selon un bilan provisoire, après l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brak al-Chati, à 650 km au sud de Tripoli, a indiqué à l'AFP le gouverneur militaire de la région sud, le général Mohamed al-Dhahbi.

 

Un groupe d'inconnus a tenté d'attaquer le dépôt, provoquant cet incident regrettable, a-t-il ajouté.

 

Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier le bilan de source médicale.

 

La télévision nationale a fait état de morts et de blessés sans préciser le nombre. Elle a indiqué qu'un groupe de civils avait pris d'assaut le dépôt dans le but de dérober le cuivre qui se trouve dans les munitions, provoquant une série d'explosions.

 

Selon la télévision qui cite un des blessés, des immigrants africains figuraient parmi les assaillants.

 

Une source locale a indiqué à l'AFP que des dépôts d'armes et casernes de l'armée sont régulièrement attaqués et pillés dans cette région désertique.

 

A Benghazi, les habitants poursuivaient pour le troisième jour consécutif un mouvement de grève pour demander le départ des groupes armés, après des heurts lundi entre l'armée et Ansar Asharia, ayant fait sept morts et une cinquantaine de blessés, selon le ministère de la Santé.

 

Jeudi, de nouveaux affrontements ont fait trois morts et trois blessés, selon un bilan arrêté en fin d'après-midi.

 

Trois soldats tués et trois autres blessés ont été admis à l'hôpital, a déclaré la porte-parole de l'hôpital al-Jala de Benghazi, Fadia al-Barghathi.

 

Tournant dangereux

 

Le commandant des forces spéciales de l'armée à Benghazi, Wanis Aboukhamada, a indiqué que quatre personnes en possession d'explosifs avaient été arrêtées à l'entrée est de la ville.

 

Durant leur transfert vers le centre-ville, les forces de sécurité ont été attaquées par le groupe d'Ansar Asharia, le principal groupe salafiste jihadiste en Libye, a-t-il dit dans une déclaration diffusée par des chaînes de télévision libyennes.

 

M. Aboukhamada a confirmé le bilan de trois morts et de trois blessés, affirmant que les affrontements entre l'armée et les islamistes d'Ansar Asharia se sont étendus par la suite à d'autres quartiers de la ville.

 

Il a prévenu que les violences à Benghazi constituaient un tournant dangereux, appelant le gouvernement et le Congrès général national (CGN, Parlement) à assumer leurs responsabilités.

 

Un soldat libyen avait déjà été tué par balles jeudi matin à Benghazi, en proie à une vague de violences ciblant les militaires et les forces de sécurité, selon une source hospitalière et des témoins.

 

Selon ces témoins, des hommes armés ont tiré sur un véhicule particulier où se trouvaient deux soldats, tuant l'un d'eux tandis que le second est sorti indemne.

 

Trois soldats de l'armée libyenne avaient aussi été tués mercredi à Benghazi lors d'attaques séparées, tandis que les corps de deux autres militaires avaient été découverts mardi à Derna, plus à l'est.

 

Experts libyens et étrangers attribuent régulièrement les attaques menées dans l'Est libyen à des groupes islamistes, dont Ansar Asharia, mais les autorités n'osent pas accuser directement ces groupes lourdement armés, par crainte de représailles, selon ces experts.

 

Récemment, Ansar Asharia a indiqué dans un communiqué qu'il ne reconnaissait pas les institutions de l'Etat, ni ses services de sécurité, les qualifiant d'apostat et de Taghout (forces maléfiques au service de la tyrannie).

 

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les autorités de transition peinent à mettre en place une armée et une police professionnelles leur permettant d'asseoir leur pouvoir et de maintenir l'ordre.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:45
Libye: trois soldats tués dans des affrontements entre l'armée et un groupe salafiste à Benghazi

 

 

25 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BENGHAZI (Libye) - Trois soldats ont été tués et quatorze personnes, dont quatre civils, ont été blessées dans des affrontements lundi à Benghazi, dans l'est libyen, entre des forces spéciales de l'armée et Ansar Ashariaa, le principal groupe salafiste jihadiste, a-t-on appris de sources militaire et hospitalière.

 

Un affrontement meurtrier est en cours entre nos forces et celles d'Ansar Ashariaa depuis les premières heures de la journée, a indiqué à l'AFP le colonel Miloud al-Zwei, porte-parole des forces spéciales.

 

Fadia al-Barghathi, porte-parole de l'hôpital al-Jala de Benghazi, a indiqué que trois soldats avaient été tués et dix autres blessés, dont certains grièvement. Selon elle, quatre civils ont été aussi blessés par des balles perdues.

 

Le colonel al-Zwei a expliqué que les affrontements ont éclaté après qu'une patrouille des forces spéciales qui se trouvait à proximité du quartier général d'Ansar Ashariaa, a été visé par une attaque.

 

L'armée a riposté, déclenchant des affrontements avec tous les types d'armes, les premiers du genre entre l'armée et ce puissant groupe islamiste, a ajouté le porte-parole.

 

D'autres heurts ont éclaté par la suite entre les deux groupes dans d'autres quartiers de la ville, en particulier près d'une clinique caritative appartenant à Ansar al-Shariaa dans le quartier al-Selmani, a-t-il ajouté.

 

Ansar Ashariaa (Les partisans de la loi islamique, en arabe) a vu le jour après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Son bras militaire est formé par d'anciens rebelles ayant combattu les forces loyalistes en 2011.

 

Ce groupe salafiste, pointé du doigt dans des assassinats de juges et membres des forces de sécurité, est soupçonné notamment d'être responsable de l'attaque contre le consulat américain à Benghazi en septembre 2012 qui avait provoqué la mort de l'ambassadeur et de trois autres Américains. Ansar Ashariaa avait toutefois démenti toute implication.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:45
Libyan army launches push for order in troubled Benghazi

 

11 November 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Libyan's army moved into Benghazi in eastern Libya on Friday, a show of force aimed at restoring order in the country's second largest city, rocked by almost daily bombings and assassinations.

 

Security in the port city, an important part of Libya's oil infrastructure, has deteriorated in the past few months with armed militants and radical Islamists roaming unchallenged, highlighting the anarchy in the OPEC producer two years after the fall of Muammar Gaddafi.

 

Most countries have closed their consulates in Benghazi after a series of attacks and some foreign airlines have stopped flying there. The U.S. ambassador was killed in September 2012 during an Islamist assault on the consulate.

 

Stability in the region is key for oil supplies as around 60 percent of oil production comes from the country's eastern half.

 

Hundreds of armored troop carriers and army trucks mounted with guns drove through the old city near the Corniche after Friday prayers, cheered by residents tired of violence, witnesses said.

 

"We stand by the people," Wanis Bukhmada, commander of special forces in Benghazi, told a crowd. "We won't allow anyone to mess around with security anymore."

 

Some 500 people took to the streets, welcoming the army, which has been accused by critics of keeping largely to barracks in recent months.

 

"We are with the army. There is no security without the army," political activist Hania al-Gumati told Reuters during the demonstration.

 

But hours later unknown gunmen killed a security officer in Benghazi, a security source said.

 

Authorities reinforced the city with special forces in June after some 40 people were killed in clashes between rival militias, which helped bring down Gaddafi but kept their guns after the NATO-backed revolt.

 

Western powers worry that instability in Benghazi will spill over to the capital Tripoli, which saw the worst fighting between militias this week.

 

Three militiamen were killed during heavy fighting between rival groups with anti-aircraft guns and grenades on Thursday night, Sadat el-Badri, head of the local council told Reuters.

 

He said authorities would undertake "decisive action" to stop militia fighting but analysts are skeptical as the weak government of Prime Minister Ali Zeidan struggles to control much of a country awash with arms.

 

Protests and strikes over higher pay and political rights have shut down much of the country's oil output, depriving the government of the main source of income.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:45
Prolifération des armes en Libye: Moscou alerte l'Onu

 

NEW YORK (Nations unies), 5 novembre - RIA Novosti

 

La Russie a attiré lundi l'attention du Conseil de sécurité de l'Onu sur le problème des armes non contrôlées en Libye, a annoncé aux journalistes le délégué permanent russe auprès de l'Onu Vitali Tchourkine.

 

"Nous avons attiré l'attention du secrétariat des Nations unies sur ce problème et demandé de poser des questions appropriées à la direction de la mission de l'Onu en Libye. Nous avons en outre promis de soulever cette question lors des consultations au Conseil de sécurité de l'Onu, ce que nous avons fait", a indiqué le diplomate russe.

 

"La discussion a été très substantielle et nous sommes parvenus à des résultats concrets: nous avons orienté la mission en Libye vers l'examen de cette question", a expliqué M.Tchourkine.

 

Le diplomate russe à l'Onu a en outre expliqué qu'un comité interministériel spécial chargé de s'occuper du problème de la prolifération des armes en Libye venait de voir le jour à Tripoli.

 

"La discussion a démontré encore une fois qu'il existe en Libye une série de problèmes, dont la préoccupation par le fait que la Libye est une source de prolifération, à l'intérieur de la région et au-delà, d'armes et de matériaux pouvant servir à produire des armes de destruction massive", a poursuivi M.Tchourkine.

 

En réaction aux propos tenus par certains pays tentant de persuader que le problème de la prolifération des armes en Libye était exagéré, le haut diplomate a rappelé qu'avec l'aval de Washington, le Qatar avait fourni à la Libye 20.000 tonnes d'armements. Et d'ajouter que d'après le congressman américain Ed Royce, ces armes étaient "tombées aux mains des djihadistes les plus féroces".

 

En octobre dernier, le quotidien britannique Times a publié les informations selon lesquelles un entrepôt abandonné avec 4.000 missiles sol-air à très courte portée (SATCP) et 6.000 tonneaux de concentré d'uranium, d'après l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a été découvert dans le sud de la Libye.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:45
photo EMA

photo EMA

Si l'opération Serval orchéstrée par la France a chassé du Mali les groupes terroristes qui avaient pillés les arsenaux de Kadhafi, une partie des djihadistes est désormais réfugiée dans le Sud Libyen d'où ils mènent des actions.

 

10/10/2013 Par Isabelle Lasserre


 

DECRYPTAGE - Les opérations militaires en Libye avaient été un succés pour la coalition en 2011. Depuis, le pays est dans une impasse et la fin du conflit se fait encore attendre.

 

En 2011, la guerre aérienne franco-britannique menée en Libye, avec le soutien des États-Unis, fut considérée par certains comme un modèle d'intervention militaire pour l'avenir. Les objectifs furent atteints en quelques mois, sans pertes humaines pour la coalition et avec très peu de dégâts collatéraux au sol. Deux ans et demi plus tard, le chaos qui règne dans ce pays relativise le succès remporté à l'époque par la coalition.

Une guerre se gagne toujours au sol, ont coutume de dire les «terriens». Il existe une autre maxime dans la théorie militaire: la guerre d'avant pèse toujours lourdement sur celle d'après. Tirant la leçon de l'enlisement des troupes en Afghanistan, les armées occidentales, sous l'impulsion des pouvoirs politiques, ont adopté dans le conflit libyen une approche indirecte: un engagement à distance avec les avions de chasse, couplé à un soutien aux alliés locaux. De Washington à Paris en passant par Londres régnait alors un consensus: ne pas engager de forces au sol, qu'il s'agisse de la phase de coercition ou de celle de stabilisation, une fois la paix obtenue. Il s'agissait aussi de ne pas braquer le nationalisme des combattants libyens, défavorables à une présence de soldats étrangers sur leur territoire.

La Libye paye aujourd'hui cette impasse. En l'absence de troupes internationales pour sécuriser les arsenaux de Kadhafi, ceux-ci ont été pillés par les groupes islamistes. La prolifération des armes a gangrené l'ensemble du Sahel. L'effondrement de l'État libyen, ultracentralisé mais sans institutions fortes, a créé un vide de pouvoir qui fait parfois penser à l'Irak au lendemain de la chute de Saddam Hussein. Libérés de la «dictature», les mouvements islamistes se sont renforcés, notamment dans le sud du pays. Ils ont depuis été rejoInts par les groupes armés chassés du nord du Mali par l'opération «Serval», en début 2013.

 

Cercle vicieux

«La bataille a été gagnée, mais la guerre a été perdue. Le bilan de la Libye, c'est une victoire tactique mais un échec stratégique», commente le général Vincent Desportes. Si l'objectif militaire a été atteint, la paix, censée être l'aboutissement de la guerre, se fait toujours attendre.

«Depuis la guerre froide, la force militaire de l'Otan a été réduite par plusieurs diviseurs d'efficacité comme la réduction des budgets de défense européens, la différenciation des cultures militaires, le refus politique de “stratégiser” les opérations, tout en s'introduisant dans leur conduite», écrivait, au lendemain du conflit en Libye, le colonel Michel Goya, sur son blog «La voie de l'épée». Les outils mis en place par la communauté internationale pour fixer la paix ont été insuffisants et trop longs à se concrétiser, comme la mission européenne d'assistance pour le contrôle des frontières.

«Nous manquons d'épaisseur stratégique», poursuit Vincent Desportes. Le général voit dans l'exemple libyen l'illustration «de nos difficultés actuelles», qui risquent selon lui d'être aggravées par les nouvelles restrictions budgétaires de la loi de programmation militaire (LPM). Jadis première puissance militaire au monde, la France n'aurait plus les moyens, politiques et militaires, de se lancer seule dans des opérations militaires de grande envergure.

Malgré le franc succès de l'opération «Serval», l'histoire, dans le Sahel, tourne en rond. L'intervention occidentale en Libye a fait tomber Kadhafi mais a permis aux groupes djihadistes de prospérer. L'opération française au nord du Mali a cassé les reins des groupes terroristes qui avaient pillé les arsenaux de Kadhafi. Mais une partie des djihadistes qui ont survécu à l'offensive se sont réfugiés dans le Sud libyen, où ils prolifèrent à nouveau. Seule «une action internationale dans la durée au Mali, mais aussi en Libye et auprès des autres partenaires sous-régionaux» permettra de rompre ce cercle vicieux, écrit Antonin Tisseron dans une note de l'Institut Thomas More.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:45
Car bomb at Swedish consulate in Libya's Benghazi, no casualties

 

11 October 2013 defenceWeb (Reuters)

 

A car bomb exploded outside the Swedish consulate in the eastern Libyan city of Benghazi on Friday, damaging the front of the building and nearby houses, but no casualties were immediately reported.

 

The bomb exploded a day after Libya's Prime Minister Ali Zeidan was briefly abducted by a group of former rebels.

 

Nobody claimed responsibility for attack, which took place days after a U.S. special forces' raid captured a Libyan al Qaeda suspect in Tripoli, outraging Islamist militants, who called for revenge attacks.

 

The Swedish Foreign Ministry said none of its staff had been injured. "The facade and windows were damaged but no staff was injured. The consulate is closed on Fridays," Foreign Ministry spokeswoman Ursula Ahlen said.

 

Libya is deep in turmoil two years after the fall of Muammar Gaddafi, with its central government and nascent army struggling to control rival militias and Islamist militants who have turned the vast North African country into a safe haven.

 

On Thursday, former rebels now on government payroll kidnapped Zeidan from the hotel where he stays in the capital Tripoli, saying the government has been informed in advance of the U.S. raid.

 

They later released him unharmed after a few hours. Zeidan, who is under pressure from Islamists and ordinary Libyans for failing to deliver on public services since Gaddafi's overthrow, avoided any criticism of his captors.

 

To help maintain security, Libya's government relies on militias made up of thousands of Libyans who took up arms against Gaddafi. But these rival groups have often involved into security threats themselves.

 

This is especially true for Benghazi, where the 2011 revolt began and where the U.S. ambassador was killed during an Islamist assault on a U.S. diplomatic mission a year ago.

 

The city, where many demand autonomy from Tripoli, has seen a string of attacks on foreign missions and companies as well as assassinations of army and police officers. Several countries have closed their consulates there since the killing of the U.S. ambassador.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:45
Factbox: Libya's rival militia groups

 

11 October 2013 defenceWeb (Reutrs)

 

The brief seizure of Libyan Prime Minister Ali Zeidan by a former rebel group has highlighted the fragile government's struggle to contain ex-fighters and tribal militias who operate with impunity in parts of the country, two years after the Western-backed overthrow of Muammar Gaddafi.

 

Here are details of the main militias and armed groups operating in Libya and their locations:

 

LIBYA SHIELDS - Mostly a coalition of militias from coastal cities west and east of Tripoli, mainly Zawya in the west and Misrata in the east. They were brought into Tripoli in August by the General National Congress, Libya's transitional assembly, to bolster security after heightened tensions and widespread fears that pro-Gaddafi factions were joining forces with anti-Islamist tribes to unseat the government. The Shields were set up as a reserve army last year and allocated a budget. While opponents see them as Islamist in leaning, supporters say they are the nucleus of a new army. Their leaders oppose the growing dominance of Arab Bedouin tribes led by the Zintans in the security forces. The group that held Zeidan, the Operations Room of Libya's Revolutionaries, is affiliated to the Shields.

 

SUPREME SECURITY COMMITTEE - This is influential in eastern Tripoli and acts as a defacto police force. It is in alliance with the Shields against tribal Zintan militias.

 

THE ZINTANS - The most powerful, Bedouin tribal militia is drawn from the desert garrison town of Zintan, 140 km (90 miles) southwest of the capital. Since seizing Gaddafi's palaces, they have entrenched themselves in an affluent part of western Tripoli. Their unruly elements have been accused of some of the worst excesses of banditry and kidnapping. Their commanders lead the Qaqaa militia, an 18,000 strong force that has incorporated many members of Gaddafi's Russian-trained special forces. The Qaqaa oppose what they see as the growing influence of Misrata and the Shields in the post-war order. They have accused Islamists and their allies of dominating parliament and government. This year Zintans also took over the El Feel and Sharara oilfields in the west to demand more compensation, before a deal was struck.

 

JIHADIST-SALAFIST GROUPS - These are mostly former fighters from the Libyan Islamic Fighting Group which played a leading role in toppling Gaddafi and who have some members in the national assembly. They led an insurgency in the 1990s and many fought in Iraq and Afghanistan with al Qaeda. They have strongholds in the eastern coastal city of Derna and in Benghazi. Their aim is to establish a Islamic state in Libya. The hardline Islamist faction Ansar al-Sharia was blamed for the 2012 attack on the U.S. consulate in the eastern city of Benghazi. It was forced out of its bases by protests afterwards but returned. After France sent troops into Mali early this year, more al-Qaeda linked fighters crossed into lawless southern Libya. Algerian officials say an attack on the In Amenas gas plant in January, in which nearly 40 foreign workers died, was launched from Libya.

 

CYRENAICA FEDERALISTS - Federalists are calling for more autonomy for their eastern region of Cyrenaica with Benghazi at its heart. Benghazi was the cradle of the uprising against Gaddafi with long-held grudges against Tripoli and they have since demanded more of a share of post-revolution spoils. One eastern leader, Ibrahim al-Jathran, the former head of an oil protection security unit, defected and seized eastern ports as a self-styled federalists. He has several thousand men who have managed to cut Libya's oil exports in half for months.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 16:50
U.S. to move 200 Marines to Italy base after Libya raid

09 October 2013 defenceWeb (Reuters)

 

The United States will move about 200 Marines to a U.S. base at Sigonella, Italy from one in Spain in the next day or so, U.S. military officials said on Tuesday, bolstering the U.S. ability to respond to any crises after its raid in Libya.

 

The move comes after a U.S. special operations forces captured a senior al Qaeda figure in Libya on Saturday and whisked him to a warship for questioning.

 

One U.S. military official called the Marines' move to Naval Air Station Sigonella a "prudent, precautionary" measure after the Libya raid.

 

The Marines are part of the Special Purpose Marine Air-Ground Task Force-Crisis Response, which was created after last year's attack on the U.S. diplomatic compound in Benghazi, Libya to bolster U.S. response capabilities in north and west Africa.

 

 

Libyan militant groups angered by Saturday's raid have taken to social networking sites to call for revenge attacks on strategic targets, including gas-export pipelines, planes and ships, as well as for the kidnapping of Americans.

 

In the operation, U.S. special forces seized Nazih al-Ragye, known by his alias Abu Anas al-Liby - a Libyan who is a suspect in the 1998 bombings of U.S. embassies in Kenya and Tanzania that killed 224 civilians.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 16:45
No time constraints for U.S. in holding Libyan on ship: experts

09 October 2013 defenceWeb (Reuters)

 

A terrorism suspect grabbed in Libya by U.S. special forces will likely be held on a Navy ship until interrogators decide he has provided as much information as he is going to, and there are no legal constraints on how long that may be, experts said Tuesday.

 

But while the U.S. government is not running against a legal clock to hold al Qaeda suspect Nazih al-Ragye, it will not want to keep him too long on board the USS San Antonio at sea, which could prompt accusations of flouting Geneva Conventions, U.S. experts say.

 

Also known as Abu Anas al-Liby, he was snatched from the streets of Tripoli over the weekend and is being questioned on the ship by a specialized interrogation team for high-value suspects.

 

While the U.S. government has not said what the next step will be for Liby, experts say he is likely to be brought to stand trial in New York where there is a federal indictment against him.

 

In 2011, a Somali man suspected of helping al Qaeda, Ahmed Abdulkadir Warsame, was held on a U.S. Navy ship for questioning for over two months without being advised of any legal rights before being brought to New York City to face charges.

 

One U.S. official said there was no time constraint necessarily associated with Liby's confinement. He was being held on an amphibious transport dock ship that can transport helicopters and hundreds of Marines.

 

"It doesn't matter the length of time as long as (he's held) in a humane condition," the official said, speaking on condition of anonymity.

 

MILITARY DETENTION

 

Senior al Qaeda operatives are subject to military detention under a 2001 authorization for the use of military force, and there is no requirement that they be held in a particular place, Stephen Vladeck, a professor at American University Washington College of Law, said.

 

"I do think the longer they hold him (on ship) the more they risk their legal position in a subsequent criminal case," he said. "That's the administration's calculation - that they want to hold him, but not so long that it's going to be really, really hard to get a judge to sign off when they ultimately do prosecute him."

 

U.S. government officials have also been very careful to say that no decision has been made on whether Liby will be tried in a civilian or a military court because such declarations might influence subsequent judicial proceedings, U.S. experts said.

 

The raid in Tripoli was carried out by the U.S. Army's special operations Delta Force rather than the CIA, which grabbed a suspect off the streets of Italy a decade ago in a famous case of a U.S. abduction of a terrorism suspect.

 

Hina Shamsi, director of the national security project at the American Civil Liberties Union, said the U.S. raid to grab Liby off the streets in a foreign country was the first reported "rendition" of its kind under the Obama administration.

 

President Barack Obama has little doubt of Liby's involvement in plots against Americans. The Libyan is accused in the 1998 bombings of the U.S. embassies in Kenya and Tanzania that killed 224 civilians.

 

"We know that Mr. al-Liby planned and helped execute plots that killed hundreds of people, a whole lot of Americans. And we have strong evidence of that. And he will be brought to justice," Obama told a news conference in the White House.

 

It remained unclear what precisely the Libyan government knew about the operation to snatch Liby and when exactly it was informed.

 

Libyan Prime Minister Ali Zeidan said Libyans accused of crimes should be tried at home but the raid in which Liby was grabbed in Tripoli would not harm ties with Washington.

 

Charles Stimson, a national security law expert at the Heritage Foundation, a conservative think tank, said he believed Liby could be held an extended period aboard the ship without any serious risk to the government's case against him in a criminal court.

 

"Will a long period of time, 20, 30, 60 days on the ship, unnecessarily complicate the ability to try him in federal court? I think the answer is no," he said.

 

The U.S. administration is not saying what the plan is for Liby other than to bring him to justice.

 

"The administration is worried that anything it says could be used later on to say the clock should have started the second they said we are going to prosecute him," Vladeck said.

 

State Department spokeswoman Marie Harf said the United States had been in touch with the International Committee of the Red Cross about Liby and "he's being treated humanely," but she declined to comment on the next step.

 

Daniel Benjamin, a scholar at Dartmouth College and former counterterrorism coordinator at the State Department, said operations in which the United States pursues criminal suspects overseas is not a new phenomenon.

 

"In the case of the Libya operation it puts the Obama administration square in a tradition that goes back to the Reagan administration of pursuing people for whom there are indictments and confirming the United States never gives up on any of these cases," he said.

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