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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:30

http://www.corlobe.tk/IMG/jpg/Tonnerre261011_001_c.jpg

Le BPC Tonnerre de retour de Libye  - photo Jean-Louis Venne

 

27 octobre 2011 Par Jean-Louis Venne. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Avec la réduction des moyens participant à l’opération Harmattan, le BPC Tonnerre est rentré à Toulon. Voici donc le Tonnerre accosté à Toulon, à côté de son grand frère le Mistral.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 05:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111027-libye-point-de-situation-n-49/libye-point-de-situation-n-49-17/1432989-2-fre-FR/libye-point-de-situation-n-49-1.jpg

photo defense.gouv.fr

 

27/10/2011 Sources : EMA

 

Point de situation hebdomadaire du 27 octobre 2011.

 

Entre le 20 et le 27 octobre 2011, le dispositif militaire français a assuré 55 sorties.

 

    20 sorties d’attaque au sol (Rafale  Air, Mirage  2000-D, Mirage  2000-N et Mirage F1  CT) ;

    21 sorties de reconnaissance et de surveillance (Rafale  pod reco NG, Mirage  F1 CR, Atlantique 2, drone Harfang ) ;

    7 sorties de contrôle aérien (E3F) ;

    7 sorties de ravitaillement (C135 FR).

 

Une dizaine de véhicules armés ont été neutralisés dans la région de Syrte le 20 octobre par une patrouille mixte de Mirage  2000D / Mirage  F1.

 

Le dispositif militaire français engagé dans les opérations maritimes et aériennes en Libye a commencé son redéploiement.

 

Depuis le 22 octobre, la TF 473 (articulée autour de l’état-major embarqué sur le BPC Tonnerre, le BPC, le groupe aéromobile et le plot CSAR, deux frégates, un bâtiment de soutien et un sous-marin nucléaire d’attaque) a quitté la zone d’opérations pour rallier Toulon où elle est en alerte.

 

A La Sude en Grèce, un avion de surveillance maritime Atlantique 2, 5 Mirage 2000D, 4 Mirage  F1 CR et 4 Mirage  2000-N ont été redéployés en France.

 

La France maintient aujourd’hui son engagement auprès de ses alliés et partenaires dans le cadre de l’opération Unified protector  de l’OTAN et en protection de la population Libyenne avec 2 400 militaires mobilisés, qui opèrent sur zone depuis la France, La Sude en Grèce, Sigonella en Italie ou qui sont en alerte en France.

 

Le 17 mars 2011 au soir, le Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) a adopté la résolution 1973 relative à la situation en Libye, à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, dans la suite de la résolution 1970 du 26 février 2011.  Le 19 mars, sur ordre du Président de la République, le chef d’état-major des armées (CEMA) a lancé l’opération Harmattan , nom de la participation française à l’engagement militaire international d’opérations aéromaritimes pour protéger la population libyenne contre les attaques des forces du colonel Kadhafi. Depuis le 31 mars, l’engagement militaire international est passé sous commandement de l’OTAN.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111027-libye-point-de-situation-n-49/libye-point-de-situation-n-49-2/1433014-3-fre-FR/libye-point-de-situation-n-49-2.jpg

photo defense.gouv.fr

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 20:40

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110714-libye-point-de-situation-n-34/point-de-situation-n-34-4/1310058-2-fre-FR/point-de-situation-n-34-4.jpg

photo defense.gouv.fr

 

25/10/2011 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec l'opération Harmattan, les états-majors ont dû se résoudre à faire des arbitrages en raison de certaines lacunes en termes de capacités et des contraintes budgétaires.

 

Cocorico ! La France s'en est tirée avec les honneurs en Libye où les avions de l'armée de l'air et de la Royale avaient réalisé à fin septembre environ 4.500 sorties et les hélicoptères de l'armée de terre une trentaine de raids sans aucune perte. Soulagés par le succès de leurs hommes et des matériels sur le terrain, les états-majors sont actuellement tout sourire à l'heure des retours d'expérience (retex) de Libye. Pour autant, l'opération Harmattan a révélé certaines lacunes capacitaires des armées au moment où elles étaient déjà engagées dans de nombreux conflits (Afghanistan...) et soumises à une lourde restructuration.

 

C'est le cas notamment pour la marine. L'intervention en Libye « démontre que le format de notre marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays », a regretté le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel, devant la commission de la Défense. Très clairement, il a dû faire des arbitrages et n'a pu honorer « toutes les demandes, notamment certaines prévues par le contrat opérationnel de la marine ». Par exemple, la France n'a pas pu compter pendant quatre mois sur des sous-marins d'attaque (SNA) patrouillant dans les eaux de l'Atlantique. La marine a retiré de l'opération contre la piraterie Atalanta (l'avion de patrouille maritime à long rayon d'action), l'Atlantique 2, et a dû annuler deux missions sur quatre de lutte contre le narcotrafic en Méditerranée.

 

Le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, a également constaté que la Libye a « fait aussi apparaître quelques insuffisances [...] prévisibles dans la mesure où elles correspondent à des opérations différées en raison d'arbitrages budgétaires ». Les principales lacunes ont été identifiées dans les drones de surveillance dits MALE (Moyenne altitude, Longue endurance) et les avions ravitailleurs, les États-Unis ayant assuré 80 % des missions de ravitaillement en vol en Libye. Paris a d'ailleurs commandé à Dassault Aviation un nouveau système de drones MALE, sur la base du Heron TP fabriqué par la société israélienne IAI, en vue de le livrer aux armées françaises en 2014. En revanche, le premier exemplaire du programme MRTT (avion multirôle de ravitaillement en vol et de transport) ne sera livré qu'en « 2017 au lieu de 2010, et le dernier en 2024 », selon le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Paloméros.

 

L'armée demande des bonus

 

Mais c'est le maintien en condition opérationnelle (MCO) des équipements qui a le plus préoccupé les états-majors. « Cette bataille du MCO, nous l'avons en partie gagnée, a expliqué le général Paloméros. J'en veux pour preuve le fait que depuis près de sept mois, nous volons en permanence en Libye et en Afghanistan et sur tous les théâtres, avec une disponibilité de l'ordre de 95 % ». Mais « cet effort a un prix et une influence sur l'entraînement et la régénération de nos forces. Ainsi nos jeunes ont-ils moins volé que nous l'avions prévu : de 110 à 130 heures pour les pilotes de chasse alors que les objectifs sont de l'ordre de 180 heures, conformément aux standards OTAN ». L'armée de l'air demande un bonus de 120 millions d'euros pour rattraper ce retard. C'est aussi le cas pour la marine qui revendique 100 millions en raison d'un « surcroît de dépenses inhabituel sur les périmètres MCO naval et aéronaval », selon l'amiral Rogel, qui déplore que « la disponibilité des forces n'a pu être maintenue qu'au prix d'une tension extrême sur nos moyens de soutien ».

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:20

http://defencesummits.files.wordpress.com/2011/10/french-air-force-reuters-640x480.jpg

 

Source: Reuters

 

10/25/2011  Richard de Silva - defenceiq.com

 

This past summer, Defence IQ spoke with Lieutenant General Friedrich Wilhelm Ploeger, the Deputy Commander of NATO’s Allied Air Command Ramstein, who joined us on the line direct from Ramstein Airbase in Germany.  For some background, Lt Gen Ploeger has a long and coloured history within airpower dating back to his enlistment in the German Air Force in 1967 up to his current position in this senior leadership role.  Throughout his career, which has seen him take up numerous command and staff assignments, he’s been awarded the Silver and Gold Cross of Honour of the Bundeswehr, the Order of Merit on the Ribbon of the Federal Republic of Germany, and the Black Eagle Order Third Class of the Republic of Estonia…

 

Defence IQ     A very good afternoon General, it’s a pleasure to have you with us today.

 

FWP      Yes.

 

DIQ      I trust you’re well?

 

FWP      Pretty well, accustomed to the European Time Zone again after a lengthy stay in the US for very important cause at Maxwell Air Force Base and then ten days of I think at least some leave!

 

DIQ      Excellent, well we’re glad to have you back on this side of the Atlantic.  For now, thank you very much for making some time for us.  I think for those who perhaps need clarification, could you just start by telling us how important a role does the Alliance play in both European defence and in global defence?

 

FWP      Yes.  The answer is quite obvious.  When we look at the new strategic concept we see that the Alliance is and remains the cornerstone of defence for its member nations and the importance of Article V has been highlighted again.  The Alliance started as an alliance of necessity during the Cold War period when we faced a common Russian threat but it changed after the collapse of the Soviet Union and the fall of the Iron Curtain to an alliance of choice.  But we again see a change in the Alliance as an alliance of necessity because of the changed financial environment we are moving into and I will come to that field again when I look at Alliance air power and sea power. 

 

When you look at the history of the Alliance, NATO has always been a sea and air power Alliance and these are of course very expensive and critical capabilities that require a lot of financial investment and when we look at the current situation, due to the high costs of state of the art technology, the Alliance, especially in the area of air and sea power, will continue to be an alliance of necessity because otherwise we will not be able to achieve the required capabilities to cope with the current and future challenges in front of us.

 

DIQ      Well looking at these current and future challenge, being that much of the air power focus has been towards irregular warfare of late, what developments have been made in recent years in the way air support actually provides reliable ISR, specifically for counterinsurgency operations.

 

FWP      I think ISR is that field where we see the most dramatic developments, especially technologically both in process and in experience.  The most obvious signs of this are through the introduction of new assets with vastly improved capability, whether that’s through better product, that is vastly improved sensors, better loiter time, extended loiter time through those unmanned systems like Global Hawk and Predator or survivability by the introduction of stealth capabilities.  While overall processes continue to develop, particularly through experience gained in recent and ongoing operations, when we look at Afghanistan and Libya, our ability to exploit this capability has developed in parallel with the technological changes giving us a truly networked capability to exploit in real time.  Traditional ISR is the primary role of unmanned area systems, but full motion video capability makes it more than competent in filling, especially for a time sensitive targeting or coined missions, and furthermore changed detection software allows an effective use in any coined scenarios, especially when we look at the threat posed to our forces in Afghanistan by IEDs.

 

DIQ      Okay, what about the use of electronic warfare with modern airborne operations? I think it’s known that the ISAF mission has recognised a lack of EW assets to meet the necessary requirements – that’s on public record – but do you think the reaction to this should simply be a drive to increase EW assets or are there alternative options open in insuring that we have that required capability?

 

FWP      I think we should be aware of the fact that we will always have a demand for additional assets.  So the demand for electronic warfare assets will always outstrip our ability to provide them and looking at the financial situation we are in, there is at the moment no light at the end of the tunnel that we would be able to procure more specialised electronic warfare systems.  So we need to look for alternative options and there is one option that looks into the area of increased availability of electronic warfare assets.  Because they are getting a bit older we need to look at ways how to make them more available for our operation, we need to look at the way we use those assets, whether we do it really effectively enough or whether there are ways we improve them. And we need to look at a more balanced and effective mix of the systems, that is airborne systems as well as ground systems that are helping our forces in Afghanistan to cope, especially with the IED [threat] and with the threat by the Afghan Taliban forces.  So a mix of those measures should help us to overcome that problem.  In the end, there is also the way to acquire additional capabilities in the Alliance through cost sharing and common procurement but that is still an area that needs to be debated in Brussels in the political fields.

 

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DIQ      Just curious…does the deficit in the use of EW stem at all from a concern over inadvertently disrupting civilian systems?  I mean is it just that there’s a need to be as cautious as possible?  Is that holding us back at all in terms of either acquiring the technology or knowing when best to use it?

 

FWP      No, definitely not.  It needs to be well coordinated with all parties involved in such an operation, but of course we also need to maintain operation security, so there are various fields that need to be observed and the necessity not to overly disrupt civilian communication systems does not really impact on our mission.  I think we can cope with the situation.

 

DIQ      Yes, good to know.  Just going back to your mentioning earlier of Libya, the operation there is of course primarily an Allied air mission, can I ask what have been the key lessons learned to date on dealing with an adversarial air and ground force from the perspective of the Alliance and are there any gaps that you can point to, either technological or tactical, that have been identified in the needs of the Allied forces?
[eventodf]

 

FWP      When we look at the Libyan operation, the air mission of course is in focus also and especially in the media.  We should, I think however, not forget that the operation Unified Protector as it is called in NATO is an operation that also encompasses embargo operations performed by our fellow comrades at sea.  When I look at the threat posed by Libyan air forces I can state that they do not pose a real challenge because air superiority and air dominance was quickly achieved already during Operation Odyssey Dawn that proceeded Operation Unified Protector when we started to implement the no-fly zone, thus the Libyan Air Force is no longer a factor of ours.  The Libyan ground forces have demonstrated the capability to quickly adapt in tactics.  For instance they are copying opposition tactics thus making NATO’s air-to-ground operations to protect civilians from attack by Gaddafi forces very demanding and very complex.  Operation Unified Protector [brought to light] the importance of the enablers, that is especially to add to our refuelling, ISR, unmanned area systems and last but not least, low CDE weapons, weapons with a very low collateral damage factor.  The contribution of the US Air Force in those fields for mission success is essential and is vital because the European NATO nations alone do not possess enough capabilities.

 

Another lesson learned from Libya operations was that air operations of that type require a robust Air-Sea II organisation that could only be built up in the Libyan case by heavy augmentation from throughout the NATO command structure, thus highlighting the need to adjust personnel feelings for Air-Sea II in our new NATO command structure that was agreed upon by our defence ministers – thank God – in their footprint decision in early June. So an earlier, let’s say ‘lack of personnel’ was properly corrected when our defence ministers decided on the footprint of the NATO command structure in early June, this was already I think the most important lesson identified and then learned and corrected by the Alliance.

 

DIQ      Are there any particular examples that you could possibly give us in terms of the Libyan forces adopting ground tactics from others in order to make the lives of your officers in the air a lot more difficult?

 

FWP      Yes, it is quite obvious when they learned that whenever they used their normal tanks, their normal weapon systems, which the Libyan Gaddafi forces used for attack against Libyan civilians, they were constantly under attack.  They quickly changed by applying opposition forces tactics, that is, that they also used pick-up trucks and mounted their howitzers and mortars on those, and rather than running around in uniform, they started running around in civilian clothes, et cetera, et cetera, thus making life for us really difficult.

 

DIQ      Okay, we’ll look at that in a moment, but I just wanted to pick up on this topic of air superiority first and I think it’s perhaps a given to say that UAVs are still being seen by most as the future of this domain.  But can you tell us what the inherent challenges are in actually rolling out an increased unmanned capability and how is this likely to shape the future of the Alliance?

 

FWP      Let me start with some principles.  The basic elements of air power still remain the same and they are the key to air power superiority.  These are the characteristics: speed, range, flexibility, and with the UAVs now we add a new dimension to those basic three characteristics, and that is persistence – beyond the physical limits of an air crew – so that should be kept in mind.  That’s the typical areas for unmanned systems are the so-called Dirty, Dull and Dangerous missions, provided that that is at the moment an area that needs to be kept in mind, provided that they are operating in an uncontested environment.  Thus, especially when you look at persistence capability of unmanned systems, the concentration on ISR in developing UAV capabilities revolutionised this field, and it will continue to influence the development of tactics, techniques and procedures in the Alliance.

 

The increased use of unmanned systems of course has impacted on our Air-Sea II processes and especially the training of personnel to start with the simple operation of the UAVs, that is the pilot or the ground crew and the maintenance crew, to employ the UAVs in their operations to exploit the capabilities of the UAVs to their limits and finally to do command and control of UAVs in air operations.  The key tasks however will still be the domain of manned systems that is gaining and maintaining air superiority, especially in contested environments.

 

DIQ      And of course UAVs hosting electronic warfare systems are at present primarily being used to disrupt communications as you said, is this likely to mature soon to a more focused attempt to disrupt weapons or IEDs or those types of ordinance?  In other words, how long before you see UAVs contributing more than the relatively modest role that they seem to be playing at this time?

 

FWP      I think the main driver will be the demand and the requirement coming from ongoing operations and when ongoing operations continue to require development in these fields there will be more specialisation.  When you look at the development in the Israeli Air Force, they also developed their capabilities following the requirement coming from their operations to deal with insurgents, to deal with certain threats and thus they developed their unmanned systems capability to a very tremendous capable air force.

 

DIQ      So I suppose it has to be, from what you’re saying, an organic process.  We won’t know until we know.  I am also curious, in going by the recently publicised accounts of successful air operations, such as with Prowlers apparently being used in the elimination of key Al Qaeda targets, the ongoing air operations in Libya as we’ve been discussing, or the effectiveness of airborne COIN in Afghanistan specifically, does this all suggests the need for a rethink by those defence ministries who are scaling back their air forces as to whether that really is appropriate – and is it possible for us to see these types of achievements that we’re witness to today with less varied air capability in terms of, for example, a single platform like the Joint Strike Fighter or indeed a predominantly unmanned fleet?

 

FWP      This is indeed a very interesting question and the answer is not easy.  I think most of our defence ministers are fully aware of the needs, but they need to find the middle way between what is required by the mission they give to their defence forces and what is financially available and then there is the second argument that scaling back in numbers does not necessarily mean that it is also a scale back in capability.  The capabilities when you look at the new weapons systems are today far more superior than those capabilities that we used during the Kosovo air campaign for instance just over a decade ago in terms for instance of targets destroyed per mission.  When you look at those times, eleven years ago in March ‘99, we were able as a rule to attack one target with one aircraft.  Now with more modern aircraft and more modern air to ground weapons we can attack several targets with one sortie, with one mission, so this multiplies the capability of forces.

 

With regard to new platforms such as the Joint Strike Fighter, they bring enormous capability to our inventory, not least of which is through their ability to network and that is complimented by the versatility of their enhanced technology.  An unmanned fleet is not, and I repeat what I said before, is not a stand alone item but complimentary to the very capable platforms we currently have and will acquire in the future with for instance the joint strike fighter and our challenge will be to use these new assets as effectively as we can and again this may require the Alliance look at its members, member states, specialising for instance in particular roles and capabilities and probably working to new areas of role and responsibility sharing.

 

DIQ      It’s good to have an authoritative voice on that subject.  Just to retread very quickly on an issue you raised earlier with ground forces reportedly exploiting civilian populations and the difficulty that air forces have in perhaps identifying combat adversaries …given the intensity with which civilian casualties are again reported in the press and the huge impact that this can sometimes have on missions overall, particularly when adversaries may seek to exploit these incidents to build up public pressure, is a more focused effort needed do you think to enhance combat identification and situation awareness in general, and how are strikes coordinated from the ground to actually minimise these risks?

 

FWP      You can believe me – and this is a true, honest answer – that especially civilian casualties is an area of greatest concern for us, for the air forces, especially when we look at our Afghanistan mission.  Because this field has a huge impact on public opinion and how NATO forces are in total seen in Afghanistan and thus we try and do our best to reduce any collateral damage during incidents and enhance our ability to distinguish between friend and foe.  Although this is a highly challenging task we can for instance point to the Libya operation where we achieved the best success rate ever …and the occasional weapon that was going astray because there was a technological problem was quickly identified by us and we came forward with the announcement that this was a weapon going astray due to a technical failure, so that Gaddafi was not able to really exploit this mishap.

 

DIQ      Right.

 

FWP      On the other hand we try to perfect really – we can not say ‘to enhance’ – we try to perfect our processes to 100% non-failure process so that any weapon that is delivered to a target is under full control, both by the air crew as well as by the ground crew and to achieve this goal we invest a lot in intensive training for especially our forward air controllers and technical air control parties on the ground in Afghanistan to make sure that no unintended collateral damage is really achieved so that there is the risk of civilian casualties reduced to zero if possible and the achievement over the last one and a half years was really immense, immense and we are now, when you look at the bare figures, only responsible for a very, very small fraction of the number of civilian casualties we see in Afghanistan.

However, there is still this challenge and we have to cope with any situation where a ‘civ/cas’, civilian casualty, even occurred and we will investigate every event to learn from these events and to exclude any mistakes in the future.

 

DIQ      Is there one thing that you would put that success down to?

 

FWP      I think the most important element is our enhanced training of the ground crews, the forward air controllers and of course the enhanced distribution and availability of equipment, modern equipment available to the forward air controller crews like rover equipment so that both the air crew and the controllers on the ground have the same picture.

 

DIQ      Outstanding.  Well it does make sense for it to be a priority and we’re delighted to hear that it’s having such great progress in such a short time.  Lieutenant General Ploeger we do have to end there for now, but may I say it’s been a privilege sir to hear your thoughts on these issues.  Thank you very much indeed for your time and I wish you all the best of luck to you and all of those serving at the Alliance.  Thank you.

 

FWP      Yes, thank you very much for the opportunity to speak to you and to answer your questions.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/12424.jpg

Le BPC Tonnerre

crédits : JEAN-LOUIS VENNE

 

 

24.10.2011 MER et MARINE

 

Le 22 octobre, au lendemain de la mort du colonel Kadhafi et de la prise de Syrte, la Task Force 473 a quitté la zone d'opérations, au large de la Libye, pour regagner Toulon. La TF s'articulait autour du bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, qui embarquait des hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma de l'armée de Terre, ainsi que des Caracal de l'armée de l'Air. Le BPC était accompagné des frégates Chevalier Paul et Montcalm, ainsi que d'un sous-marin nucléaire d'attaque, les unités de surface étant soutenues par un train de pétrolier-ravitailleurs. Seul l'aviso Commandant Birot demeure sur place, intégré à la composante maritime de l'OTAN. A Toulon, la TF 473 est néanmoins prête, en cas de besoin, à reprendre la mer : « Suivant l'évolution de la situation au sol, le rythme des opérations de la coalition a été adapté ce qui entraîne un redéploiement des moyens français en France, où ils restent en alerte, prêts à être réengagés dans les opérations en Libye en cas de besoin. Jusqu'à 4200 militaires français ont été engagés dans les opérations en Libye. La France maintient aujourd'hui son engagement auprès de ses alliés et partenaires dans le cadre de l'opération Unified protector de l'OTAN et en protection de la population Libyenne avec 2400 militaires mobilisés, qui opèrent sur zone et depuis la France, ou en alerte », souligne l'Etat-major des Armées.
Concernant le dispositif aérien, l'EMA précisait le 24 octobre que la France maintenait 6 Mirage 2000D, 4 Mirage 2000N et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 à La Sude (Crète) ; ainsi que 5 Rafale Air et un drone Harfang à Sigonella (Italie). S'y ajoutent des avions radars E-3F et de ravitaillement C135 opérant depuis le territoire français.


(© : MARINE NATIONALE)

La France est engagée depuis le 19 mars en Libye dans le cadre de l'opération Harmattan, sous mandat de l'ONU. En plus des forces aériennes, la Marine nationale a eu un rôle déterminant en engageant, au fil des mois, la quasi-totalité de ses moyens disponibles, à commencer par le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aérien embarqué (Rafale Marine, Super Etendard Modernisés, Hawkeye), les BPC Mistral et Tonnerre, les frégates antiaériennes Forbin, Chevalier Paul, Cassard et Jean Bart, les frégates anti-sous-marines Dupleix, Montcalm et Jean de Vienne, les frégates furtives Courbet, Guépratte et Aconit, ainsi que plusieurs sous-marins nucléaires d'attaque (sans oublier les avisos, ravitailleurs et ATL2). Ces unités ont assuré à la maîtrise de l'espace aéromaritime libyen, participant aux frappes contre les forces terrestres et aériennes kadhafistes, pilonnant les unités côtières, repoussant plusieurs raids nautiques et maintenant l'embargo maritime sur le pays, tout en protégeant des convois humanitaires au profit des populations libyennes.

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 21:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111024-libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais/libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais-12/1423563-2-fre-FR/libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais-1.jpg

 

24/10/2011 Sources : EMA

 

Le 24 octobre 2011, le dispositif militaire français engagé dans les opérations maritimes et aériennes en Libye commence son redéploiement.

 

Suivant l’évolution de la situation au sol, le rythme des opérations de la coalition a été adapté ce qui entraîne un redéploiement des moyens français en France, où ils restent en alerte, prêts à être réengagés dans les opérations en Libye en cas de besoin.

 

Le 22 octobre, la TF 473 (articulée autour de l’état-major embarqué sur le BPC Tonnerre, le BPC, le groupe aéromobile et le plot RESCO, deux frégates, un bâtiment de soutien et un sous-marin nucléaire d’attaque) ont quitté la zone d’opérations et rallient Toulon où elle prendra l’alerte à partir de demain.

 

A La Sude en Grèce, un avion de surveillance maritime Atlantique 2 a été redéployé, 2 Mirage 2000D et 4 Mirage F1 CR sont redéployés aujourd’hui en France.

 

Le dispositif militaire français s’articule désormais autour :

 

-  d’un dispositif sur zone :

 

    12 aéronefs déployés à La Sude (6 M2000D et 4 M2000N) et à Sigonella (5 Rafale et un drone Harfang) ;

    un bâtiment engagé au sein de la force navale de l’OTAN.

 

-  d’un dispositif d’appui et de soutien qui opère depuis la France (E3F et C135F) ;

 

-  d’un dispositif en alerte en France :

 

    une force navale, la TF 473, avec son état-major, un BPC, un groupe aéromobile, un plot RESCO, deux frégates et un bâtiment de soutien ;

    un détachement de Mirage 2000D et un détachement de Mirage 2000N ;

    un ATL2.

 

La France est engagée dans les opérations militaires en Libye, dans le cadre de l’opération Harmattan, depuis le 19 mars 2011. Le dispositif mobilisé a été adapté en permanence depuis le début des opérations avec des redéploiements successifs pour se rapprocher de la zone d’opérations (à La Sude puis à Sigonella), et l’engagement de capacités adaptées aux missions (engagement du porte-avions Charles de Gaulle et du groupe aérien embarqué jusqu’en août 2011, engagement d’un BPC et du groupe aéromobile depuis début juin, engagement d’un drone depuis août 2011 etc.).

 

Jusqu’à 4 200 militaires français ont été engagés dans les opérations en Libye. La France maintient aujourd’hui son engagement auprès de ses alliés et partenaires dans le cadre de l’opération Unified protector  de l’OTAN et en protection de la population Libyenne avec 2 400 militaires mobilisés, qui opèrent sur zone et depuis la France, ou en alerte.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111024-libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais/libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais-22/1423563-3-fre-FR/libye-point-de-situation-dispositif-militaire-francais-2.jpg

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:40

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/10/21/e406aa46-fc1d-11e0-9b78-4252cfd10e96.jpg

 

Un avion Rafale et un missile Mica à bord du Charles de Gaulle, au large de la Libye, le 22 mars dernier. En 26.000 sorties, les Français n'ont déploré aucune perte. Crédits photo : JEAN MICHEL TURPIN/Le Figaro Magazine

 

22/10/2011 Par Isabelle Lasserre  - Figaro.fr

 

La mission de l'Otan prendra fin le 31 octobre prochain. Lors de l'opération contre Kadhafi jeudi, c'est l'intervention de deux avions français, soutenus par un drone américain, qui a permis d'arrêter la colonne de véhicules dans laquelle se trouvait le colonel.

 

En pointe depuis le début de l'intervention militaire, l'aviation française a permis de finir en beauté la mission de l'Otan en Libye. Ce sont deux avions français, soutenus par un drone américain, qui ont stoppé la colonne de quatre-vingts véhicules qui s'enfuyait à grande vitesse de Syrte jeudi et dans laquelle se trouvait le colonel Kadhafi. À Paris comme à Bruxelles, les responsables militaires ne savaient pas que le raïs libyen était dans ce convoi. Les états-majors affirment d'ailleurs n'avoir obtenu la confirmation de la mort du Guide déchu qu'au cours de l'après-midi.

Théorie de l'escargot 

Officiellement, les bombes de 250 kilos tirées par les Mirage français étaient destinées à «freiner» la menace représentée par les véhicules et leurs occupants armés, contre les populations civiles. Mais, selon les informations recueillies par Le Figaro, les chasseurs français étaient à l'affût depuis plusieurs jours, aidés par les drones américains qui assuraient une surveillance aérienne permanente de la région. «Nous nous doutions que Kadhafi était caché quelque part à Syrte. Nous surveillions de près les différentes sorties qu'il aurait pu emprunter pour quitter la ville », confie un responsable français proche du dossier.

 

Depuis un certain temps, tous les convois quittant Syrte étaient surveillés de près par les forces de l'Otan. Arrêtés au besoin par les tirs des avions de chasse. À Paris, certains parlent de la «théorie de l'escargot quand il pleut»: «Il finit toujours par sortir.» Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'un groupe de combattants libyens qui patrouillaient au sol réservent un pareil sort au dictateur. «Notre but n'était pas de tuer Kadhafi.» Mais «de le forcer à abandonner le pouvoir», a affirmé, vendredi, Alain Juppé.

A l'issue d'une réunion de l'Alliance à Bruxelles, son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a annoncé que l'Otan mettrait fin à son opération militaire en Libye le 31 octobre. D'ici là, l'Otan surveillera la situation et maintiendra ses forces pour répondre à des menaces si besoin.

 

Sans attendre la réunion de l'Otan consacrée au sujet, le ministre français des Affaires étrangères a estimé vendredi que l'opération militaire de l'Otan pouvait être considérée comme «terminée». «Je vais recommander la conclusion de cette mission au Conseil de l'Atlantique Nord de l'Otan», a indiqué l'amiral américain James Stavridis, chef du commandement allié. Même si l'Alliance pourrait, pour un certain temps encore, conserver une capacité navale et aérienne au large de la Libye, au cas où la situation l'exigerait, la France devrait revoir drastiquement à la baisse son dispositif dans les jours qui viennent.

 

C'est en tout cas la tête haute que les militaires français quitteront bientôt la Libye. En 26.000 sorties et presque 10.000 missions offensives, ils n'ont déploré aucune perte dans leur rang. Une sorte de «guerre zéro mort» permise à la fois par la précision des chasseurs et des hélicoptères d'attaque français et britanniques, ainsi que par les règles d'engagement très strictes de l'Otan.

«Partenaire principal»

Même si la France sait que l'apport des Américains, notamment en matière de renseignement et de ravitaillement, fut décisif pour le succès de l'opération en Libye, elle entend désormais jouer un rôle de «partenaire principal» auprès de la Libye. Les nouveaux dirigeants «savent qu'ils nous doivent beaucoup», estime Gérard Longuet, le ministre de la Défense, dans une interview au Monde.

 

Entre divisions du CNT - l'organe politique de la rébellion - et montée en puissance des islamistes, la suite de l'histoire libyenne risque pourtant d'être plus difficile à écrire. Y compris pour les Français, qui après avoir largement contribué à la chute de Kadhafi et à la libération du peuple libyen, aimeraient exercer une influence politique et économique à Tripoli.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:25

http://photo.europe1.fr/infos/international/convoi-de-kadhafi-bombarde-reuters-930620/13832209-1-fre-FR/convoi-de-kadhafi-bombarde-REUTERS-930620_scalewidth_630.jpg

Des avions français ont bombardé le convoi dans lequel

se trouvait Mouammar Kadhafi. Photo REUTERS

 

21 octobre 2011 Par Europe1.fr et Didier François, avec AFP

 

Le ministre de la Défense a indiqué que des avions français avaient stoppé le convoi du guide déchu.

 

La France a joué un rôle de premier plan dans la capture du leader libyen déchu, Mouammar Kadhafi, a annoncé jeudi soir le ministre de la Défense, Gérard Longuet. C'est en effet l'armée française qui a arrêté le convoi dans lequel il se trouvait, avant que des combats entre la garde de Kadhafi et des rebelles éclatent au sol. Capturé vivant mais blessé, selon des images filmées par les rebelles, le colonel Kadhafi est mort plus tard.

 

Un convoi repéré par un Mirage

 

L'Etat-major intégré de l'Otan a d'abord été averti par un Mirage français qu'une colonne de véhicules venait de quitter la ville de Syrte. Un convoi d'environ 80 véhicules 4x4 cherchait visiblement à fuir en direction de Beni Walid. L'avion français a pris des photos qu'il a transmis à l'Otan. Un drone américain a ensuite survolé la même zone pour recouper l'information. Vu l'importance de la cible, l'Otan a donc décidé d'intervenir.

 

Un second Mirage français s'est rendu sur zone. L'avion d'attaque au sol a lâché deux bombes de 250 kilos chacune, une sur l'avant du convoi et une autre à l'arrière pour l'immobiliser. "Un tir français a eu pour objet de donner une semonce et d'empêcher la progression de cette colonne qui s'est divisée", a déclaré le ministre de la Défense, Gérard Longuet, au cours d'une conférence de presse jeudi. Une quizaine de véhicules ont alors été détruits, mais pas celui dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi. "La mission de l'aviation était strictement d'arrêter la progression (du convoi)", a souligné le ministre.

 

Un responsable américain a précisé de son côté qu'un drone américain avait également tiré un missile Hellfire contre le convoi dans lequel se trouvait Kadhafi. Une information confirmée à Europe 1 par le ministère des Affaires étrangères.

 

Des combats au sol entre Libyens

 

Des combats se sont ensuite engagés au sol entre des rebelles et des soldats fidèles au colonel Kadhafi. "Une fraction des véhicules a affronté une katiba (brigade, ndlr) du Conseil national de transition" (CNT)", a poursuivi Gérard Longuet. "Dans ces affrontements, des véhicules ont été détruits, des personnes blessées et tuées et parmi celles-là est apparu, après confirmation (...), qu'en faisait partie le colonel Kadhafi", a-t-il ajouté.

 

La mort de Mouammar Kadhafi devrait sonner la fin de l'intervention de l'Otan en Libye. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que l'opération sera terminée à partir du moment où le Conseil national de transition proclamera la libération du territoire libyen. Une annonce qui devrait intervenir dans les prochaines heures. Les hélicoptères français engagés en Libye ainsi que le navire sur lequel ils étaient déployés sont déjà sur la route du retour. Selon les informations d'Europe 1, ils ont déjà mis le cap sur la base navale de Toulon.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:20
Armées : mise en garde après la Libye

20/10/2011 par Frédéric Pons – valeurs Actuelles

 

L’état-major fait le premier vrai bilan des opérations. Il demande aux députés de ne pas relâcher l’effort de défense. Au nom de la cohérence de l’outil et du maintien des capacités de la France.

 

Les éléments que Gérard Longuet, le ministre de la Défense, et l’amiral Édouard Guillaud, le chef d’état-major des armées, viennent de confier aux députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, les 4 et 5 octobre, dressent le premier bilan officiel des opérations en Libye. Cette audition vaut avertissement sur les choix que feront, dans quelques semaines, les responsables politiques. Elle intervient au moment où les états-majors et les financiers préparent l’indispensable mise à jour de notre livre blanc sur la défense et définissent les budgets militaires à venir, à la veille d’une campagne électorale qui sera marquée par beaucoup trop de promesses.

 

Dans les armées, déjà abonnées de longue date à la rigueur, aux déflations, aux reports et aux gels de programme, on craint des budgets “hyper serrés” et de nouveaux sacrifices.

 

On redoute l’impact du surcoût de l’opération “Harmattan” sur l’enveloppe affectée aux opérations extérieures : entre 330 et 350 millions d’euros au 30 septembre, 430 millions si l’opération est prolongée jusqu’au 31 décembre. Cette dépense est jugée raisonnable. « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher, remarque l’amiral Guillaud. Mais si l’on fait une comparaison avec d’autres pays, nous sommes très bon marché. »

 

Les militaires espèrent que le bilan plutôt flatteur d’Harmattan et les enseignements des dix ans de guerre d’Afghanistan ne seront pas oubliés au moment des choix budgétaires. Le “resserrement” leur fait redouter un nouvel affaiblissement de l’outil de défense, au moment où tant de pays, hors d’Europe, augmentent leurs dé penses militaires.

 

Le volume d’activités assurées en Libye, du 19 mars au 30 septembre, démontre l’ampleur des savoir-faire français et la diversité des missions : environ 4 500 sorties (20 000 heures de vol), le quart de celles de la coalition, 35 % de ses missions offensives, 20 % des frappes. Plus de 750 objectifs ont été détruits, avec l’utilisation, pour la première fois au combat, de 15 missiles de croisière Scalp-EG par les Rafale Air et Rafale Marine.

 

L’entraînement des équipages et la qualité du soutien logistique ont permis à l’armée de l’air, au groupe aérien embarqué à bord du Charles-de- Gaulle – déployé en mer du 22 mars au 12 août – et aux avions de patrouille maritime de participer à toutes sortes de missions : défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance (renseignement), surveillance, ravitaillement en vol (toutefois assuré en grande partie par des appareils américains). Plus discrets, les sous-marins nucléaires d’attaque ont eux aussi participé, à leur manière, au recueil du renseignement, et les bâtiments de ravitaillement ont maintenu la permanence du soutien logistique. Message de l’amiral aux députés : « Harmattan a montré l’impérieuse nécessité de disposer d’une telle flotte. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. »

 

L’armée de terre a pris sa part des combats, avec son groupe aéromobile formé d’une quinzaine d’hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma, embarqués à bord des BPC (bâtiments de projection et de commandement) Mistral puis Tonnerre. Ces nouveaux bâtiments (un troisième, le Dixmude, devrait rejoindre la flotte l’an prochain) n’ont pas déçu. À la fois navires de commandement et porte-hélicoptères d’assaut, plates-formes pour des opérations amphibies et hôpitaux flottants, ils ont prouvé leur polyvalence. Appuyés par deux hélicoptères Caracal de l’armée de l’air, ces “hélicos kaki” ont mené une trentaine de raids et détruit 550 objectifs (431 missiles antichars Hot tirés). Leur engagement a assuré 90 % des frappes héliportées de la coalition, contre 10 % aux Apache du porte-hélicoptères britannique HMS Ocean.

 

Nos forces ont rarement utilisé autant de types de munitions

 

La satisfaction du commandement français est réelle, comme l’a confirmé l’amiral Guillaud : « Nos armées ont participé à tous les volets de l’opération : l’embargo maritime, l’interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations. […] De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien […]. Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes. »

 

La fierté des équipages est évidente. Leurs exercices d’entraînement au vol tactique (à très basse altitude) et au pilotage de nuit (avec des jumelles de vision nocturne) ont montré leur efficacité. Pas de casse et aucune perte au combat, malgré les contraintes logistiques fortes (maintenance assurée nuit et jour en pleine mer), des choix tactiques éprouvants (décollages, vols, attaques et appontages de nuit), des modes d’action risqués (meutes d’hélicoptères, chasseurs à basse altitude).

 

L’armée française avait rarement utilisé autant de munitions dans un temps aussi court : environ 1 000 bombes, 600 missiles, 1 500roquettes. Près de 3 000obus de 100 et 76 millimètres ont aussi été tirés par les frégates et les avisos, ce qui n’avait plus été fait depuis le Liban, entre 1982 et 1984. Harmattan a même remis à l’honneur l’artillerie navale. Les nouvelles frégates pourraient être dotées d’un calibre supérieur à celui prévu (127 millimè tres au lieu de 76).

 

Les députés ont bien compris le message de mise en garde porté par ces bilans chiffrés. « Aucune armée, de l’air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise, insiste l’amiral Guillaud. C’est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donnent de l’efficacité à l’action militaire. C’est aussi leur niveau de préparation, d’entraînement et de réactivité qui permet d’agir vite et d’aller droit au but. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis. Ces efforts, nous ne devons pas les relâcher. »

 

Le relâchement – ou pas – se lira dans les prochains budgets et surtout dans les engagements des candidats à la présidence de la République. Compte tenu de l’état actuel de l’outil de défense, un gain financier immédiat serait suivi, à brève échéance, de conséquences graves pour ses capacités et sa cohérence. La France possède « un mécanisme d’horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser », rappelle Édouard Guillaud.  

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:20

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940403-1115791.jpg?v=1318958515 

Photo MN

 

18 Octobre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Son chef d'état-major détaille les choix faits : pas de SNA dans l'Atlantique, annulation de missions, prélèvement d'équipement sur les frégates, décalage de formation, etc.

 

L'opération Harmattan a-t-elle poussée la Marine nationale à l'extrême limite de ses capacités ? On se souvient de l'avertissement de son chef d'état-major d'alors, l'amiral Pierre-François Forissier, sur l'usure du potentiel du Charles-de-Gaulle qui avaient suscité une certaine incompréhension. Alors que les opérations touchent à leur fin, son successeur l'amiral Bernard Rogel est venu dresser le bilan devant les députés de la commission de la défense.

 

"On ne peut parler de sur-utilisation de la marine lors de l'opération harmattan : la Marine a fait son métier qui est de faire des opérations" a-t-il rappelé. Néanmoins, doit-il constater "nos moyens ont été sollicités de manière exceptionnelle et requièrent aujourd'hui toute notre énergie pour le maintien et la régénération de notre potentiel". Rien de plus normal qu'après la guerre, il faille se reconstituer. Mais cela a un coût : "un surcroît de dépenses inhabituel, de l'ordre de 100 millions d'euros sur les périmètres du Maintien en condition opérationnelle naval et aéronaval". L'amiral reconnait que "le format de notre Marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays".

 

Le chef d'état-major de la Marine a détaillé les décisions qu'il avait fallu prendre pour permettre à la Marine de s'engager en Libye : "interruption de la présence d’Atlantique 2 en Océan indien suite aux déploiements au Sahel puis en Libye, alors que la piraterie ne faiblit pas, absence de sous-marins nucléaire d'attaque en Atlantique pendant quatre mois, réduction de la présence en Océan indien à un seul bâtiment de surface à compter du mois de juin, gel de la mission Corymbe dans le golfe de Guinée en juillet 2011; annulation de deux missions sur quatre de lutte contre le narcotrafic en Méditerranée". "La disponibilité des forces n’a pu être maintenue qu’au prix d’une tension extrême sur nos moyens de soutien. À titre d’exemple, à peine trois mois après le début des opérations, les taux de prélèvements de pièces sur les bâtiments avaient augmenté de 300 %, la permanence d’une frégate de défense aérienne de type Horizon en état opérationnel a, en pratique, nécessité la mutualisation d’équipements entre les deux frégates (32 prélèvements mutuels sur des composants majeurs comme les conduites de tir, le radar de veille aérienne et la propulsion)."

 

"Cette opération a conduit la Marine à se retirer de certains exercices et a induit une petite baisse d’activité dans le domaine de la formation, notamment pour la lutte anti-sous-marine. Certaines décisions ont dû être décalées, telles que la transformation de la flottille 11F sur Rafale. Il va donc falloir à la marine un peu plus de six mois pour revenir à l’ensemble de ses qualifications opérationnelles."

 

Globalement, "le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l’activité globale de 12 % de l’ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3 170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1 280 pour l’ensemble de l’année 2010. Aujourd’hui, la consommation de potentiel dépasse l’allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantic 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c’est-à-dire très au-delà de l’ordinaire budgétaire prévu."

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/le-tigre/226727-1-fre-FR/le-tigre.jpg

photo defense.gouv.fr

 

11.10.2001 Michel Cabirol – La Tribune 

 

Les surcoûts de l'opération Harmattan pour la France devraient s'élever à 430 millions d'euros, selon le chef d'état-major des armées l'amiral Edouard Guillaud. Le financement des opérations extérieures sera payé pour partie par la réserve de précaution interministérielle, selon le ministre de la Défense. Les avions et hélicoptères de combat français ont détruit 1.300 objectifs libyens.

 

430 millions d'euros, c'est le nouveau surcoût pour l'intervention des forces françaises en Libye envisagé par le chef de l'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, "si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre". Fin septembre, les surcoûts étaient estimés "entre 330 et 350 millions d'euros", a-t-il indiqué le 5 octobre devant la commission de la défense à l'Assemblée nationale. Une estimation plus précise par rapport à celle du ministre de la Défense Gérard Longuet, qui les évaluait "entre 300 et 350 millions au 30 septembre".

 

"Aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait bientôt être réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du Conseil national de transition libyen", a-t-il précisé, ajoutant qu'on "compte encore aujourd'hui une vingtaine de sorties par jour". Au total, selon le ministre de la Défense, auditionné pour sa part le 4 octobre, les avions français, comme l'a révélé latribune.fr, "ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 Scalp et 225 AASM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles Hot (...). Pour la première fois depuis très longtemps, des frappes à terre ont également délivrées par des bâtiments de la Marine, soit 3.000 obus de 100 et 78 millimètes"

 

Les missiles de croisières Scalp ont un prix unitaire de 626.000 euros hors taxe, selon un rapport du ministère de la Défense, tandis que les bombes de précision AASM s'élèvent à 350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr. Le coût des bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49) est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, un missile air-sol Hot coûte environ 40.000 euros pièces. Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est "compatible avec nos stocks" et le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes. En 2012, l'amiral Guillaud a annonce que le ministère devra "reconstituer certaines de nos capacités".

 

Les avions de l'armée de l'air et ceux de la Marine ont réalisé "environ 4.500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition - un vol de ravitailleur étant également considéré comme une sortie -, 35 % des missions offensives et 20 % des frappes avec plus de 750 objectifs militaires détruits", a détaillé l'amiral Edouard Guillaud. De leur côté, les hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat), "ont conduit une trentaine de raids et détruit 550 objectifs, soit 90 % des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10 % restants ayant été effectués par les hélicoptères Apache britanniques", a-t-il ajouté. Enfin, les navires de la Royale ont procédé "avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles", a-t-il indiqué.

 

Au total, le surcoût des opérations extérieures (OPEX) devrait s'établir, selon l'amiral Guillaud, "entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros en 2011". "Ce qui signifie, a-t-il expliqué aux députés, que la provision budgétaire (630 millions d'euros, ndlr) devra bénéficier d'un abondement interministériel de l'ordre de 600 millions d'euros". Selon Gérard Longuet, le financement des OPEX sont "pour l'essentiel remboursés dans le cadre de la réserve de précaution interministérielle au lieu de faire l'objet de ponctions sur les crédits d'équipements". "Le Premier ministre m'a donné une assurance écrite en septembre sur ce point", a-t-il précisé.

 

Dans le détail, les surcoûts des OPEX "s'élèvent à 40 millions d'euros en ex-Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourrait atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante (lutte contre la piraterie, ndlr) représente une trentaine de millions et Licorne en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros". Soit 1,275 milliard d'euros pour 2011.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 05:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/32378.jpg

 

Rafale Marine et Hawkeye sur le porte-avions Charles de Gaulle

crédits : EMA

 

13/10/2011 MER et MARINE

 

Le compte rendu des auditions du ministre de la Défense et du Chef d'état-major des armées par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, intervenues les 4 et 5 octobre, permettent de dresser un premier bilan des opérations françaises en Libye. Défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance, surveillance, ravitaillement en vol... Du 19 mars au 30 septembre, les avions de l'armée de l'Air et ceux de la Marine nationale (le groupe aérien du Charles de Gaulle et les avions de patrouille maritime) ont réalisé environ 4500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition et 35% des missions offensives. Les appareils français se sont attribués 20% des frappes réalisées contre les forces du colonel Kadhafi, avec plus de 750 objectifs militaires détruits. De son côté, le groupe aéromobile (une quinzaine de Tigre, Gazelle et Puma) embarqué successivement sur les bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral et Tonnerre a été des plus actifs. Au 30 septembre, les hélicoptères de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), appuyés par deux hélicoptères Caracal de l'armée de l'Air, ont conduit depuis les BPC une trentaine de raids et détruit pas moins de 550 objectifs, soit 90% des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10% restant ayant été effectués par les Apache britanniques du porte-hélicoptère HMS Ocean.


Le groupe aéronaval avec le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)


Le HMS Ocean et le BPC Tonnerre (© : ROYAL NAVY)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Rafale Marine au catapultage (© : EMA)


Rafale Air avec Scalp EG (© : SIRPA AIR)


Mirage 2000 avec bombes GBU (© : EMA)


AASM (© : SAGEM)

Impressionnante dépense de munitions, dont 3000 obus de marine

Côté munitions, le ministère de la Défense a fait preuve d'une parfaite transparence devant les députés. Toujours au 30 septembre, les avions français avaient largué 950 bombes, 225 Armements Air-Sol Modulaires (AASM) et 15 missiles de croisière Scalp EG. Ce dernier, mis en oeuvre depuis les Rafale Air et Rafale Marine, a été employé pour la première fois au combat, de même que l'AASM à guidage infrarouge. Pour leur baptême du feu à partir d'un BPC, les hélicoptères de l'ALAT ont, quant à eux, lancé quelques 431 missiles anti-char Hot.
Et, avec ses canons, la Marine nationale n'est pas en reste. L'artillerie principale de ses frégates et avisos (types Horizon, F70 AA, F70 ASM, La Fayette et A69) a tiré pas moins de 3000 obus de 100mm et 76mm. « L'utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés. Il n'y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d'une grande quantité de munitions », a précisé le ministre de la Défense.


Tir de 76mm sur une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)


Soute à munitions d'une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)

La flotte aux premières loges

Déjà déployée au large de la Libye avant le déclenchement des attaques, la Marine nationale a joué, depuis le début de l'opération Harmattan, un rôle très important. Profitant de la liberté d'action dans les eaux internationales, ses frégates, notamment les nouvelles unités de défense aérienne du type Horizon (Forbin et Chevalier Paul) ont participé immédiatement à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Arrivé sur zone le 22 mars, le porte-avions Charles de Gaulle (qui n'est rentré à Toulon que le 12 août) a pu, grâce à son groupe aérien embarqué, intervenir très vite et au plus près des côtes pour soutenir l'action des forces aériennes basées à terre (avions de l'armée de l'Air), le temps que celles-ci puissent se rapprocher du théâtre d'opération. « Cet équipement a prouvé son utilité en Libye, lors de la phase des frappes aériennes, préalablement à celle de l'intervention des hélicoptères », note le Chef d'état-major des Armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui connait d'ailleurs bien le CDG pour en avoir été le commandant de 1999 à 2001. Le concept des BPC a, lui aussi, démontré de façon éclatante sa pertinence. Bâtiments très polyvalents livrés en 2006 et 2007, les Mistral et Tonnerre, qui seront rejoints en 2012 par le Dixmude, peuvent servir aux opérations amphibies avec leurs engins de débarquement, de porte-hélicoptères d'assaut, de navires de commandement et d'hôpitaux flottants. « Nous avons pu apprécier l'extrême utilité de cet équipement dans l'opération Harmattan », a affirmé Gérard Longuet.


Le BPC Mistral au large de la Libye (© : EMA)


Un Tigre du groupe aéromobile (© : EMA)

Assurant la protection du porte-avions et du BPC, tout en faisant respecter l'embargo maritime et l'interdiction aérienne, les frégates et avisos ont été essentiels pour maîtriser l'espace aéromaritime. Leur intervention a notamment permis de protéger le port de Misrata contre plusieurs attaques des forces navales kadhafistes, tout en pilonnant les unités côtières avec leur artillerie principale, ce qui n'était pas arrivé depuis le Liban, au début des années 80. « Nos navires ont procédé avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles », a précisé lors de son audition l'amiral Edouard Guillaud. Harmattan a d'ailleurs provoqué un regain d'intérêt pour l'artillerie navale, au point que la possibilité de doter certaines des nouvelles frégates multi-missions (FREMM) d'un calibre supérieur (127mm au lieu du 76mm) est de nouveau envisagé.
Le déploiement au large de la Libye, durant de nombreux mois, de la Task Force 473 a, par ailleurs, montré l'impérieuse nécessité de disposer du soutien logistique offert par une flotte de bâtiments de ravitaillement. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. Enfin, d'autres unités de la marine se sont illustrées, mais plus discrètement, comme les avions de patrouille maritime Atlantique 2 et les sous-marins nucléaires d'attaque. Ils ont, notamment, contribué au recueil de renseignements, indispensable pour une telle action.


Ravitaillement d'un BPC (© : MARINE NATIONALE)


Un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)


Un SNA français (© : MARINE NATIONALE)

« Aucune armée ne détient seule la capacité de résoudre une crise

Qu'il s'agisse du ministre ou du CEMA, le premier bilan de l'opération Harmattan est considéré comme très positif. « Nos armées ont participé à tous les volets de l'opération : l'embargo maritime, l'interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations - ce dernier volet étant celui qui a provoqué le plus de discussions diplomatiques. De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, ainsi que toutes leurs composantes, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien, dont le groupe aéronaval et un bâtiment de projection et de commandement (BPC). Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes », souligne le CEMA, qui est revenu sur certains enseignements, ou confirmations, apportées par l'intervention en Libye. Devant les députés de la Commission de la Défense, l'amiral a notamment insisté sur la complémentarité des différentes armées et la nécessité d'une bonne préparation : « Aucune armée, de l'air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise. C'est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donne de l'efficacité à l'action militaire. C'est aussi leur niveau de préparation, d'entraînement et de réactivité qui permet d'agir vite et d'aller droit au but. Nous avons ainsi assisté au retour des opérations combinées, au sens où on l'entend depuis la Seconde Guerre mondiale, exigeant un mécanisme d'horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser. C'est la grande leçon de l'intervention en Libye ».


Mirage 2000 (© : EMA)


Ravitaillement en vol (© : EMA)


Super Etendard Modernisés sur le Charles de Gaulle (© : EMA)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Frégates françaises (© : MARINE NATIONALE)


Au large de la Libye (© : MARINE NATIONALE)

Et l'amiral de poursuivre : « Il faut toujours se souvenir qu'une capacité ne se réduit jamais à des équipements. Elle s'adosse à une doctrine, à une organisation, à un soutien. Elle n'existe que parce que des soldats sont recrutés, formés et entraînés pour servir un système d'armes. C'est tout le sens du décret de 2009, préparé par mes deux prédécesseurs et qui donne au chef d'état-major des armées le pouvoir de mettre en cohérence les différents piliers qui structurent une capacité. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis, et ces efforts nous ne devons pas les relâcher ». L'amiral Guillaud a, enfin, relevé la « réactivité de (la) chaîne décisionnelle, pas seulement militaire, (qui) a représenté un atout dans la gestion de crises ». Selon le CEMA : « En discutant avec mes homologues italien, britannique, allemand ou américain, je constate que nous avons atteint une forme d'équilibre que peu de démocraties ont trouvée. Cela donne au chef des armées une grande capacité d'action tout en renforçant le contrôle parlementaire de nos engagements extérieurs. Sans cet équilibre, sans la décision du Président de la République, prise le 19 mars dernier, d'engager nos moyens aériens, les chars de Kadhafi seraient rentrés dans Benghazi ».


L'OTAN aux commandes (© : EMA)

Une occasion manquée pour l'Europe, notamment au niveau maritime

Déclenchées par la France et la Grande-Bretagne afin de protéger les populations libyennes, l'intervention militaire a été menée sous mandat de l'ONU et plus précisément suite à l'adoption, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 26 février et le 17 mars, des résolutions 1970 et 1973. Depuis le 31 mars, l'engagement militaire international est passé sous commandement de l'OTAN, qui vient de prolonger de trois mois son engagement. Pour beaucoup, l'Union européenne, encore divisée, a raté une nouvelle fois, avec la Libye l'occasion d'agir. Interrogé sur la question lors de son audition, l'amiral Guillaud en convient : « La politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) a incontestablement manqué l'occasion de jouer un rôle. Nous étions un certain nombre de pays, dont le Royaume-Uni, à estimer que la mise en oeuvre de l'embargo maritime pouvait être assurée directement par l'Union européenne. Il suffisait de changer le pavillon des navires et d'augmenter de cinq membres l'état-major d'Atalante (opération aéronavale européenne de lutte contre la piraterie créée fin 2008 avec un QG en Grande-Bretagne, ndlr). L'OTAN et les États-Unis étaient d'accord. Mais la Haute représentante n'a pas saisi la balle et la microstructure militaire de l'Union a estimé que proposer cette solution ne ressortait pas de son mandat. Il ne faudrait pas manquer la prochaine occasion ».


Le Forbin escortant le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Achever la mission et se reconstituer en 2012

L'engagement français en Libye, où les derniers bastions kadhafistes sont acculés par les forces de l'opposition soutenues par les moyens de l'OTAN, a bien évidemment un coût financier. « Les surcoûts au 30 septembre sont estimés entre 330 et 350 millions d'euros, ce qui conduit à une estimation de l'ordre de 430 si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre. Mais nous assistons à une réduction du tempo des opérations ; aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait être bientôt réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du conseil national de transition libyen », indiquait le CEMA le 5 octobre. La veille, le ministre de la Défense précisait que le dispositif militaire serait maintenu aussi longtemps que nécessaire : « L'intervention en Libye se poursuivra tant qu'il y aura des risques d'affrontement entre les troupes ; à ce stade, il n'en reste que de façon résiduelle. Pour l'ensemble de la Libye, nous devrions régler cette question dans quelques semaines ; il ne s'agit plus que de traiter quelques points de résistance identifiés pouvant gêner les populations civiles ».
Alors que la fin des opérations en Libye semble proche, les militaires vont devoir, après l'important effort consenti, se remettre en ordre de bataille. Reconstitution des stocks de munitions, entretien de matériels très sollicités, rattrapage du retard pris dans les programmes de formation, notamment des pilotes de l'aéronavale... « Nous devrons reconstituer certaines de nos capacités. Ainsi, l'opération Harmattan aura consommé environ 1000 bombes, 600 missiles, 1500 roquettes, sans compter des milliers d'obus de différents calibres. Il nous faut avancer ou compléter des opérations de maintenance pour redonner du potentiel à nos matériels, rattraper un certain nombre de retards pris en matière de qualification des pilotes les plus jeunes - les pilotes les plus expérimentés étant engagés dans des combats, ils ne peuvent participer à l'instruction », note le CEMA.


Mirage 2000 (© : EMA)

« Nous sommes très bon marché »

D'après l'amiral Guillaud, le coût des opérations extérieures menées cette année se décline ainsi : « Les interventions s'élèvent à environ 40 millions d'euros dans l'ex Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourraient atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante représente une trentaine de millions et Licorne, en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros ». Les interventions ayant été très nombreuses cette année, le surcoût des OPEX est estimé à 1.3 milliard d'euros. Mais, précise le CEMA, « hors opération Harmattan, les surcoûts des OPEX se stabilisent par rapport aux années antérieures, pour un montant de l'ordre de 870 millions d'euros, contre 630 millions provisionnés et reconduits ». Et l'amiral d'en profiter, devant les députés, pour tirer au salve contre les comptables du ministère de l'Economie : « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher. Mais si l'on fait une comparaison avec d'autres pays, il apparaît que nous sommes très bon marché ».



Frégate du type La Fayette au large de la Libye (© : EMA)

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:40

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940103-1115389.jpg?v=1318337540

 

11 Octobre 2011 par Jean-Dominique Merchet

 

Lors de son audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le 4 octobre, le ministre de la Défense a donné des précisions sur les munitions utilisées par les armées françaises durant la campagne de Libye.  "Les avions ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 SCALP et 225 A2SM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles HOT dont notre armée est dotée depuis des années. Des frappes à terre ont également été délivrées par des bâtiments de la marine, soit 3 000 obus de 100 et 78 millimètres". Il convient d'ajouter les obus tirés par les hélicoptères de combat dont le chiffre n'est pas précisé.

 

L’utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés, a ajouté le ministre. Il n’y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d’une grande quantité de munitions".

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111011-libye-operation-du-cassard-au-large-de-syrte/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-3/1402213-2-fre-FR/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-3.jpg

 

11/10/2011 Sources : EMA

 

Fin septembre 2011, la frégate anti-aérienne Cassard a participé pour la dernière fois à l’appui d’un raid d’hélicoptères français avant de se désengager de la Task force 473.

 

Cette nuit-là, le groupement aéromobile déployé sur le BPC Tonnerre effectue une opération de reconnaissance offensive à l’ouest de Syrte. Comme pour chaque opération menée par les hélicoptères, la frégate se positionne au plus près du Tonnerre et remplit simultanément plusieurs missions : surveillance des activités en surface et aérienne, veille sonar, interception de fréquences radio…« Nous sommes parés à détecter et contrer toute menace venant des airs, de la mer, ou de la terre » explique le commandant adjoint-opérations (Comops) du Cassard . Depuis le central opérations, pièce semi-obscure au cœur du bâtiment de combat, une trentaine d’opérateurs établit la situation tactique en continu et se tient prête à mettre en œuvre les armements contre toute menace venant des airs, de la surface ou de sous la mer. « Cela facilite le travail des hélicoptères, qui n’ont pas à se soucier de l’environnement aéromaritime et peuvent ainsi se focaliser sur leur mission », ajoute le Comops.

 

« Le BPC exige plus d’attention de son ange gardien lors des phases de décollages et d’atterrissages des hélicoptères » explique le capitaine de vaisseau Benoît Courau, commandant le Cassard.  « Le fait qu’une frégate assure la protection du BPC signifie qu’il a une contrainte de moins à gérer ».

 

Grâce à son système de liaison et de partage de données tactiques, le Cassard assure aussi l’interface entre l’état-major de la TF 473 et le centre de coordination aérien (CAOC) de l’opération Unified Protector de l’OTAN. « Nous activons les zones dans lesquelles les hélicoptères vont évoluer » reprend le Comops. « Puis, pendant l’opération, nous contrôlons les mouvements aériens dans ces zones et assurons éventuellement la ‘déconfliction’ [prévention et résolution des interférences entre aéronefs] en cas de forte affluence ». Drones, avions de chasse, de surveillance et ravitailleurs : plus de cent vingt aéronefs circulent chaque jour au-dessus du sol libyen. « C’est aussi grâce à ce système de liaison de données que l’ensemble des moyens alliés partagent en temps réel les pistes qu’ils détectent au fur et à mesure que se déroule l’opération » conclut-il.

 

Le 30 septembre 2011, Cassard a été relevé par la frégate de défense aérienne Chevalier Paul , après quarante jours d’opérations dans le cadre de l’opération Harmattan .

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111011-libye-operation-du-cassard-au-large-de-syrte/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-2/1402208-2-fre-FR/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-2.jpg

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:45

http://www.latribune.fr/getImage.php?ID=907204&ext=jpg&W=300&H=9999

photo Reuters

 

06/10/2011 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les forces françaises ont utilisé 4.621 munitions, dont quinze missiles de croisière Scalp, pour l'opération Harmattan, selon le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

 

On en sait plus sur la quantité de munitions utilisées en Libye par les forces françaises. Des informations jusqu'ici tenues secrètes. Lors de son audition à l'Assemblée nationale mardi, qui n'était pas ouverte à la presse, le ministre de la Défense Gérard Longuet a révélé aux députés de la commission de la défense le nombre de missiles et bombes tirés par les forces françaises engagées sur le théâtre d'opération Harmattan.

 

Selon des sources concordantes, interrogées par latribune.fr, 240 missiles, dont 15 missiles de croisières Scalp (au prix unitaire de 626.000 euros hors taxe selon un rapport du ministère de la Défense) et 225 bombes de précision AASM (350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr), ont été tirés par les Mirage et Rafale de l'armée de l'air, a indiqué le ministre de la Défense.

 

En outre, ils ont déversé sur les cibles libyennes 950 bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49), dont le coût est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, les hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de Terre (Alat) ont utilisé 431 missiles air-sol Hot (40.000 euros pièces) et la Marine a tiré 3.000 obus.

 

Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est  "compatible avec nos stocks". Le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes.

 

Au total, les surcoûts de l'opération Harmattan ont atteint entre 300 et 350 millions d'euros (primes, munitions...) pour vaincre les troupes du colonel Kadhafi.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:35

http://www.meretmarine.com/objets/500/36900.jpg

 

Exercice CSAR à partir d'un Seahawk avec des Navy SEAL (image d'archives)

crédits : US NAVY

 

07/10/2011 MER et MARINE

 

Actuellement déployé au large de la Libye dans le cadre de l'opération Harmattan, le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a accueilli un détachement de militaires américains. Cette unité héliportée est spécialisée dans les missions de Combat Search and Rescue (CSAR), destinée aux opérations de secours (par exemple la récupération d'un pilote dont l'appareil a été abattu) en zone de combat. « Un détachement CSAR US a été ponctuellement positionné sur le BPC afin de renforcer, au plus près des côtes libyennes, la capacité CSAR », explique l'Etat-major des Armées. Pour mémoire, le Tonnerre, et avant lui le Mistral et le porte-avions Charles de Gaulle, dispose d'une unité CSAR constituée, notamment, d'hélicoptères EC725 Caracal. Ces machines complètent le reste du groupe aéromobile embarqué, composé d'hélicoptères de combat Tigre et Gazelle, ainsi que d'hélicoptères de manoeuvre Puma.
Concernant le reste de la force navale déployée par la Marine nationale au sein de la Task Force 473, on notera que la frégate Cassard a été relevée par la frégate Chevalier Paul, le ravitailleur Marne par le Var. Quant à l'aviso intégré au volet maritime de l'opération Unified Protector de l'OTAN, le Lieutenant de Vaisseau Lavallée a été remplacé par le Commandant Birot.


La frégate Cassard (© : EMA)


Gazelle de nuit sur le Tonnerre (© : EMA)

140 sorties réalisées en une semaine

Hier, l'EMA a communiqué son point hebdomadaire sur les opérations en Libye. Du 30 septembre au 6 octobre, le dispositif militaire français a assuré environ 140 sorties, dont 60% sont des missions offensives. Ces missions se décomposent ainsi : 86 sorties d'attaque au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000-N et Mirage F1 CT) ; 28 sorties de reconnaissance et de surveillance (Rafale pod reco NG, Mirage F1 CR, Atlantique 2, drone Harfang) ; 7 sorties de contrôle aérien (E-3F) ; 10 sorties de ravitaillement (C135 FR) et 8 sorties pour le groupement aéromobile embarqué sur le Tonnerre.
Au cours des opérations, de nouveaux objectifs ont été neutralisés par les avions de chasse et les hélicoptères dans les régions de Syrte et Bani Walid. Ont, ainsi, été détruits une vingtaine de véhicules militaires, dont trois lance-roquettes et une pièce d'artillerie ; ainsi que quatre bâtiments de commandement et un site radar.


Le BPC Tonnerre (© : EMA)
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 05:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110930-libye-parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise/parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise-16/1389427-4-fre-FR/parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise-1.jpg

 

30/09/2011 EMA

 

Le 18 septembre 2011, l’amiral italien Filippo Maria Foffi, commandant le Task Group 455.01 (volet naval de l’opération de l’OTAN en Libye) a convié l’amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant la Task Force 473 (force aéro-maritime de l’opération Harmattan, placée sous contrôle opérationnel français) sur le bâtiment de transport de chalands de débarquement italien San Giusto.

 

L’amiral français a, en retour, reçu l’autorité italienne sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre le 23 septembre 2011.

 

Le TG 455.01 compte 12 bâtiments, y compris un aviso français, appartenant à 9 nations alliées. Leur principale mission est la mise en œuvre de l’embargo sur les armes prévu par la résolution 1973 des Nations-Unies. « La zone côtière libyenne s’étend sur 1800 km. Son contrôle passe essentiellement par une surveillance du trafic commercial et des flux humanitaires », rappelle l’amiral Foffi.

 

Pour éviter toute activité illicite, chaque bateau ou embarcation qui entre ou sort des eaux libyennes est contrôlé. « Depuis fin mars, plus de 3000 embarcations ont été interrogées par nos bâtiments, intervient le capitaine de vaisseau Vincenzo Montanaro, chef d’état-major du TG 455.01. Avec les transports humanitaires, qui représentent trois à dix bateaux par semaine, nous avons développé une méthode d’identification simplifiée, pour qu’ils puissent travailler sans délai et que nous nous concentrions sur les autres flux ». Au total, du bateau de pêche au cargo, 300 embarcations ont été « visitées » par le TG 455.01.

 

Le TG 455.01 comprend aussi 3 chasseurs de mines, qui passent au crible l’ensemble du littoral libyen, dont certaines zones sont susceptibles d’avoir été minées par les forces pro-Kadhafi.

 

Le volet maritime d’Unified Protector est exemplaire de ce que savent faire, ensemble, les marines de l’OTAN. En revanche, comme le souligne l’amiral Foffi, la coordination avec les opérations aériennes a constitué « un véritable défi, car l’espace aérien est partagé par de nombreuses voilures comme des avions de chasse et de patrouilles maritimes, des drones, des hélicoptères, engagées sur des missions différentes ». « Les capacités et les missions de chacun étaient connues. Une fois les procédures de liaison mises en place, les solutions se sont donc trouvées d’elles-mêmes » ajoute-t-il.

 

Par ailleurs, l’amiral Foffi a exprimé sa satisfaction quant à l’efficacité opérationnelle de l’aviso français LV Lavallée, placé sous son contrôle opérationnel. Il a également loué le concours apporté à tous les bâtiments engagés au large de la Libye par le pétrolier ravitailleur Marne. Comme pour illustrer son propos, au même moment la Marne effectuait deux ravitaillements de carburant au profit d’un bâtiment turc et d’un bâtiment britannique, à quelques nautiques de là.

 

Une étroite coopération entre la TF 473 française et le Task Group 455.01 de l’OTAN était primordiale. « Les opérations sous contrôle opérationnel national et celles contrôlées par l’Otan travaillent pour la même mission. De l’embargo maritime aux frappes sur des objectifs militaires au sol, nos actions sont parfaitement complémentaires car elles poursuivent un même objectif, celui de protéger les populations », rappelle l’amiral Dupuis.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110930-libye-parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise/parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise-2/1389452-6-fre-FR/parfaite-osmose-entre-le-task-group-455.01-de-l-otan-et-la-tf-473-francaise-2_article_pleine_colonne.jpg

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 16:45

http://www.meretmarine.com/objets/500/36589.jpg

 

Un hélicoptère Tigre devant le BPC Tonnerre

crédits : EMA

 

30/09/2011 MER et MARINE

 

Tirs au canon contre des cibles terrestres, déploiement d'hélicoptères de combat depuis la mer... La Marine nationale continue d'intervenir en Libye, où les combats se poursuivent. Du 22 au 29 septembre, le groupe aéromobile (GAM) embarqué sur le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a réalisé 8 sorties, qui s'ajoutent à 132 autres sorties, dont 88 d'attaque au sol, réalisées sur la même période par l'armée de l'Air (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000-N et Mirage F1 CT, E-3F, C135) et l'aéronautique navale (Atlantique 2).


Les bâtiments de surface engagés dans l'opération Harmattan au sein de la TF 473 sont également intervenus directement contre les forces fidèles au colonel Kadhafi. Ainsi, les frégates Cassard et La Fayette ont effectué des tirs contre terre en appui d'un raid du GAM.


Du 22 au 29 septembre, les forces françaises oont neutralisé une cinquantaine d'objectifs, soit une trentaine de véhicules militaires (dont 3 lance-roquettes et une pièce d'artillerie dans la région de Syrte) ; ainsi qu'une vingtaine de bâtiments de commandement, dépôts de munitions et de véhicules, de même qu'un site radar dans les régions de Hun et Syrte.




Frégate française au large de la Libye (© : EMA)

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:30

http://www.meretmarine.com/objets/500/36395.jpg

 

Puma et Caracal s'approchant d'un BPC de la Marine nationale

crédits : EMA

 

20/09/2011 MER et MARINE

 

On en sait un peu plus sur les moyens mis en oeuvre pour couvrir la visite de Nicolas Sarkozy et David Cameron en Libye le 15 septembre. En complément du service de protection mis en place par l'Elysée, la sécurité du président français et du premier ministre britannique a été assurée par les unités déployées dans le cadre de l'opération Harmattan, à commencer par les bâtiments de la Marine nationale intégrés à la Task Force 473. L'opération s'est déroulée en deux temps avec deux dispositifs parallèles, explique l'Etat-major des Armées. A l'aéroport de Tripoli tout d'abord, où le nouvel A330 présidentiel a atterri en milieu de matinée. Partis du bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, qui croisait à quelques nautiques de la capitale libyenne, cinq hélicoptères de manoeuvre Caracal et Puma, appuyés par deux hélicoptères de combat Tigre, y attendaient les autorités, avec à leur bord des éléments de protection de l'armée de l'Air et du personnel médical. Leur mission a consisté à acheminer la délégation en toute sécurité vers le centre-ville, où Nicolas Sarkozy et David Cameron ont donné une conférence de presse commune. Une fois cette prise de parole terminée, ils ont effectué la manoeuvre inverse jusqu'à l'aéroport.


Puma devant l'avion présidentiel (© : EMA)

Un second BPC devant Benghazi

Le président de la République, le premier ministre britannique et leurs délégations ont ensuite gagné Benghazi par avion en début d'après-midi. La seconde phase de l'opération « Autorités » commençait pour les marins, terriens et aviateurs de la TF 473. Au large de Benghazi, c'est du BPC Mistral, cette fois, qu'un groupement d'hélicoptères a décollé pour être en mesure d'accueillir les autorités et leurs délégations à leur arrivée à l'aéroport, prendre en charge leurs déplacements et assurer leur protection.


Pendant toute la durée de l'opération, les deux frégates de la TF 473 ont accompagné chacune un BPC dans les eaux libyenne : le La Fayette aux côtés du Mistral et le Cassard près du Tonnerre. En parallèle, un important dispositif aérien était engagé par l'armée de l'Air et l'aéronautique navale. Des avions de combat, un drone Harfang et deux avions de patrouille maritime Atlantique 2 ont, ainsi, assuré dans le ciel l'étanchéité de la bulle de sécurité.




Puma au dessus du littoral libyen (© : EMA)


Puma accompagné de deux Tigre (© : EMA)

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 07:00
photo Jean-Michel Roche

photo Jean-Michel Roche

 

18. septembre 2011, Thierry Boinet | Le Matin

 

La ville de Syrte, l’un des derniers bastions pro-Kadhafi, est sur le point de tomber. Au large, les frégates françaises provoquent les troupes du guide libyen.

 

Dans la chaleur moite et écrasante de l’après-midi, la frégate La Fayette s’approche rapidement des côtes libyennes. Sur la passerelle, l’équipe de quart est tendue. C’est la première fois qu’un bâtiment français engagé dans l’opération «Harmattan» – l’opération militaire conduite par l’OTAN en Libye – va s’approcher, en plein jour, aussi près des côtes libyennes.

 

Soudain, sonne le branle-bas de combat. Il est 16 h. Les haut-parleurs de bord hurlent: «Nous entrons dans les eaux territoriales libyennes!» Chacun rejoint son poste. Tel un pacha, le capitaine Emmanuel Sagorin s’installe dans son fauteuil de la salle opérationnelle, au centre du bâtiment. Son second le remplace sur la passerelle. Il enfile, comme tous les hommes de quart sur cette plate-forme relativement exposée, un lourd gilet pare-balles et ajuste son casque. A la jumelle, la ville de Syrte, un des derniers bastions des troupes pro-Kadhafi, commence à se détacher très nettement sur l’horizon, tout comme notre bâtiment arrivant par le nord et qui constitue incontestablement une cible bien visible depuis la côte avec la lumière, maintenant rasante, du soleil.

 

«L’objectif est d’observer, mais aussi, aujourd’hui, de montrer notre présence. Ça a un effet psychologique et stratégique démoralisateur pour les troupes en face», explique le capitaine Sagorin. Pour cette mission, la frégate joue aussi en quelque sorte le rôle d’appât. En s’exposant en plein jour, face à un des derniers gros bastions kadhafistes, elle espère provoquer une réaction qui dévoilerait moyens et positions de l’ennemi.

 

«Prêt à tirs de riposte»

 

A plusieurs reprises, les navires battant pavillon tricolore ont essuyé des tirs alors qu’ils venaient en soutien aux attaques aériennes nocturnes. Les tirs sont tombés parfois à moins de 500 m.

 

«Nous sommes sur nos gardes. Le risque vient d’une pièce d’artillerie ou d’un missile. Ce type (Kadhafi) a passé 43 ans de sa vie à acheter des armes sur toute la planète. Sa marine elle, a été en grande partie coulée. D’ailleurs nos avions ont envoyé par le fond les patrouilleurs jadis vendus par Paris à Tripoli», dit le capitaine Sagorin.

 

Dans le centre opérationnel, la tension est palpable. «Prêt à tirs de riposte» hurle l’intercom. Tous les capteurs sont activés. Les opérateurs ont les yeux rivés sur les écrans et suivent en silence la progression du La Fayette jusqu’à 8 nautiques de Syrte.

 

La chute de Tripoli et les avancées récentes des combattants du CNT (Conseil national de transition) ne signifient pas la fin des opérations de l’OTAN. «On ne peut pas dire aujourd’hui que la menace n’existe plus, il demeure des bastions, en particulier à Syrte, où il reste des forces plus ou moins constituées», estime l’amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant l’ensemble du dispositif aéronaval français dans le cadre de la mission de l’ONU depuis le «BPC Mistral» au large de la Libye.

 

Depuis le 23 mars, les avions français ont effectué 4000 missions soit 35% des sorties offensives menées par la coalition et «traité» plus de 700 objectifs. La marine a effectué plus de 1000 jours de mer et les hélicoptères embarqués de l’armée de terre «traité» pas moins de 500 cibles. Cette semaine, le ministre de la Défense Gérard Longuet indiquait que le coût de l’intervention militaire française en Libye s’élèverait à 320 millions d’euros (env. 385 millions de francs). Pour l’amiral Dupuis, «la mission est largement accomplie mais tant qu’il y a une menace qui est représentée par les forces pro-Kadhafi contre les populations, notre mission demeure.»

 

«Il se passe beaucoup moins de choses lors de nos missions. On sent sur le terrain une certaine confusion. Mais on trouve encore de beaux objectifs» explique le capitaine Brice (en opération, l’anonymat des militaires du rang est de rigueur), pilote au 1er RHC (régiment d’hélicoptères de combat). Il y a quelques jours avec sa Gazelle équipée de missiles, il a détruit un char T72 dissimulé dans une palmeraie. L’effet des frappes du groupe aéromobile de l’aviation légère de l’armée de terre (Alat), engagées dès le retrait du porte-avions «Charles de Gaule», a été décisif. Si les avions de l’OTAN ont «traité» leurs cibles en volant à une altitude d’environ 20 000 pieds, les hélicoptères d’attaque, eux, traquent désormais leurs objectifs tels une meute de loups. Les pilotes sont parfois à 10 mètres d’altitude, dans la nuit noire, pour détruire un pick-up des kadhafistes monté d’une mitrailleuse 14,5. Témoin de l’impact de ces véritables charges de cavalerie: l’interception de communications entre des militaires libyens qui juraient contre «ces chiens de Français».

 

A pleine vitesse, le La Fayette entame sa «manœuvre d’évitement» et quitte le rivage de Syrte. Après 40 minutes de patrouille, la frégate, célèbre pour son apparition dans «Golden Eye», un «James Bond», s’est retirée des côtes libyennes.

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 21:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110916-libye-l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye/l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye-2/1373566-3-fre-FR/l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye-2.jpg

 

16/09/2011 defense.gouv.fr Sources : EMA

 

Le 15 septembre 2011, les unités engagées dans l’opération Harmattan ont participé à la sécurité du déplacement du chef de l’Etat français et du premier ministre britannique en Libye, en complément du service de protection mis en place par l’Elysée.

 

Dans le ciel, un dispositif aérien constitué de chasseurs, du drone Harfang  et de deux avions de patrouille maritime ATL2  a assuré l’étanchéité de la bulle de sécurité.

 

Pour la TF 473 déployée en Méditerranée depuis près de six mois, la visite du président de la République sur le sol libyen a constitué une véritable « opération dans l’opération ».  Elle s’est déroulée en deux temps avec deux dispositifs parallèles.

 

A l’aéroport de Tripoli tout d’abord, où l’avion présidentiel a atterri en milieu de matinée. Partis du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre  qui croisait à quelques nautiques de la capitale, cinq hélicoptères de manœuvre, appuyés par deux Tigre , y attendaient les autorités, avec à bord des éléments de protection de l’armée de l’Air et du personnel médical. Leur mission a consisté à acheminer les autorités en toute sécurité vers le centre-ville où ils ont donné une conférence de presse commune. Une fois cette prise de parole terminée, ils ont effectué la manœuvre inverse jusqu’à l’aéroport.

 

Le président de la République, le premier ministre britannique et leurs délégations ont ensuite gagné Benghazi par avion en début d’après-midi. La seconde phase de l’opération « Autorités » commençait pour les marins, terriens et aviateurs de la TF 473. Au large de Benghazi, c’est du BPC Mistral  cette fois qu’un groupement d’hélicoptères a décollé pour être en mesure d’accueillir les autorités et leurs délégations à leur arrivée à l’aéroport, prendre en charge leurs déplacements et assurer leur protection.

 

Pendant toute la durée de l’opération, les deux frégates de la TF 473 ont accompagné chacun des BPC : le La Fayette   aux côtés du Mistral et le Cassard  aux côtés du Tonnerre  dans les eaux de Tripoli.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110916-libye-l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye/l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye-3/1373561-3-fre-FR/l-operation-harmattan-en-appui-de-la-visite-presidentielle-en-libye-3_article_pleine_colonne.jpg

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:45

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/tnr/Releve_MTL_TNR_09_2011/.2011ECPA285Z062_023_m.jpg

 

16 septembre 2011 Par BPC Tonnerre – Marine Nationale

 

Entre le 9 et le 10 septembre 2011 s’est opéré le transfert des moyens d’action du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral vers le Tonnerre. Les deux sisterships se sont retrouvés au large de la Sicile, l’un quittant la Libye et le second quittant le port de Toulon.

 

Dès le 9 septembre au matin, les Puma, Tigre et Gazelle du groupe aéromobile ont quitté le pont d’envol du Mistral pour celui du Tonnerre, afin de commencer les premières norias de matériel. Pendant deux jours particulièrement denses, 14 rotations de chalands de transport de matériel (CTM) et 25 appontages d’hélicoptères sur le Tonnerre se sont succédés selon une mécanique parfaitement rodée. Au total, 100 tonnes d’outillage, de munitions et de pièces de rechange ont été transférées.

 

Le CA Dupuis, commandant la Task Force 473, a transféré sa marque le 10 septembre avant l’appareillage du Tonnerre vers la zone d’opération Harmattan. Le Tonnerre désormais fort de près de 600 militaires, rejoint le théâtre libyen afin d’assurer la continuité de l’engagement français en Libye, dans le cadre de la résolution de l’ONU.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 07:15

http://www.meretmarine.com/objets/500/35123.jpg

 

Un hélicoptère Tigre sur le Mistral

crédits : EMA

 

16/09/2011 MER et MARINE

 

Il y a actuellement deux bâtiments de projection et de commandement au large de la Libye, où la France continue d'intervenir, sous commandement de l'OTAN et dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le cadre de l'opération Harmattan/Unified Protector. La semaine dernière, le BPC Tonnerre a appareillé de Toulon pour relever son sistership, le Mistral, présent sur zone depuis la mi-juillet. Le temps de transit étant d'à peine deux jours et le transfert de l'état-major et des hélicoptères d'un bâtiment à l'autre prenant une grosse journée, on pouvait s'étonner, hier, que le Mistral n'ait pas encore regagné Toulon. En fait, le transfert s'est opéré les 9 et 10 septembre en Sicile, dans le port d'Augusta. « Tandis que les Puma, Tigre et Gazelle du Groupe aéromobile (GAM) quittaient le pont d'envol (du Mistral), l'état-major de la Task force 473 (TF 473) et la majorité de l'équipage du navire, soit près de 200 personnes, mais aussi le fret, une centaine de tonnes de matériel, étaient acheminés à l'aide des chalands de transport de matériel transportés par les BPC. L'ensemble du transfert a nécessité 25 rotations d'hélicoptères et 14 norias de CTM. En ce qui concerne la mise en place sur le Tonnerre de l'ensemble du réseau informatique, téléphonique, télégraphique et radio, les informaticiens ont oeuvré afin que les nombreux canaux de renseignement, notamment les réseaux sécurisés et Otan, fonctionnent dans les meilleurs délais », explique l'Etat-major des Armées.


Transfert entre le Mistral et le Tonnerre (© : EMA)


Transfert entre le Mistral et le Tonnerre (© : EMA)


Transfert entre le Mistral et le Tonnerre (© : EMA)


Transfert entre le Mistral et le Tonnerre (© : EMA)


Le Tonnerre et le Mistral en mer (© : EMA)

Le Mistral doit rentrer dans les prochains jours

Après ce transfert, le Mistral semble, néanmoins, avoir joué quelque peu les prolongations au large de la Libye. « Avec deux BPC, le dispositif est plus souple et nous sommes en mesure de faire face à une éventuelle évolution de la situation », affirme une source militaire. A l'Etat-major des Armées, on explique que le Mistral est toujours « en cours de relève par le Tonnerre ». En revanche, on dément un renforcement durable des moyens aéromobiles déployés au sein d'Harmattan. Le Mistral devrait bien rentrer à Toulon « dans les prochains jours » sauf, dit-on, « si la situation évolue », ce que l'on considère comme « peu probable ». Le Tonnerre conservera à son bord une vingtaine d'hélicoptères Tigre, Gazelle, Puma et Caracal, certaines machines étant arrivées avec le BPC pour assurer la relève d'autres appareils, qui vont rentrer avec le Mistral. Il y a donc, momentanément, un nombre plus important d'hélicoptères.

En dehors de ces navires, la Task Force 473 compte toujours les frégates Cassard et La Fayette, ainsi qu'un sous-marin nucléaire d'attaque. L'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée est, quant à lui, rattaché à la force navale de l'OTAN déployée dans le cadre de l'opération Unified Protector afin de faire respecter l'embargo maritime et protéger les populations civiles. Depuis Toulon, les bâtiments de ravitaillement continuent, de leur côté, d'assurer le soutien logistique de la TF 473.


Le Mistral et le HMS Ocean au large de la Libye (© : EMA)

Nicolas Sarkozy et David Cameron en Libye

Alors que la France et la Grande-Bretagne maintiennent une puissante armada au large de la Libye, Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron effectuaient, hier, leur première visite dans le pays. Le chef de l'Etat français a visité un hôpital de Tripoli avant une rencontre avec les responsables du Conseil National de Transition (CNT). Puis il s'est envolé pour Benghazi, la ville symbole de la révolution contre le colonel Kadhafi, où il s'est exprimé devant une foule en liesse. Dans le même temps, on apprenait que les forces de l'opposition étaient, semble-t-il, parvenue à entrer dans les faubourgs de Syrte, fief kadhafiste où, précisément, les forces de la coalition ont concentré dernièrement leurs frappes.


Un Mirage 2000 (© : EMA)

140 sorties réalisées en une semaine par les appareils français

Concernant les opérations militaires, l'EMA a fait hier son point hebdomadaire sur les missions réalisées par les forces françaises. Entre le 8 septembre 2011, 6H00, et le 15 septembre 2011, 6H00, la France a assuré près de 140 sorties, dont 70% sont des missions de frappes au sol. La France assure environ un tiers des sorties d'attaques au sol de la coalition. Dans le détail, les appareils de l'armée de l'Air et de la Marine nationale ont mené à bien 96 sorties d'attaques au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000-N et Mirage F1), 30 sorties de reconnaissance et surveillance (Mirage F1 CR, Atlantique 2, drone Harfang), sorties de contrôle aérien (E-3F) et 9 sorties de ravitaillement (C135). Sur la période, une quarantaine d'objectifs ont été neutralisés par les avions de combat et les bâtiments de la marine, soit 7 véhicules militaires et armement (véhicules légers armés, lance-roquettes multiple) dans la région de Syrte et de Bani Walid ; ainsi que des bâtiments de commandement dans les régions de Syrte et Sebha. Des tirs contre terre ont été réalisés par l'aviso LV Lavallée.


Un drone Harfang (© : EMA)


L'aviso LV Lavallée (© : EMA)
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:15

http://info-aviation.com/wp-content/uploads/2011/09/Tornado-GR4.jpg

 

14 septembre 2011 par Edouard Maire – INFO AVIATION

 

Durant trois jours, les avions britanniques ont à nouveau mené des tirs d’armes à longue portée contre les bases militaires restantes du colonel Kadhafi.

 

Le 8 septembre, les Tornado GR4 de la Royal Air Force (RAF) ont participé avec d’autres appareils de l’OTAN à une attaque majeure contre une base importante située près de Birak, à 650 km au sud de Tripoli, dans le Sahara.

 

« Les renseignements de l’OTAN ont révélé que ce site, très utilisé par le régime de Kadhafi dans le passé, a été une fois de plus utilisé comme un quartier général. De nombreuses cibles militaires dans l’enceinte de la base ont été détruites », a déclaré le Major général, Nick Pope, directeur de la communication de l’état-major.

 

Le lendemain, les avions de la RAF ont également aidé l’OTAN à maintenir ses patrouilles de reconnaissance au-dessus d’autres parties du pays. Des Tornado et des Typhoon ont notamment détruit une installation de contrôle près de Hun dans le centre de la Libye.

 

Le 10 septembre, des missiles à longue portée Storm Shadow ont été tirés par les Tornado GR4, de la base RAF Marham (comté de Norfolk), pour frapper un poste militaire important utilisé par les troupes de Kadhafi dans la ville de Sebha, à 50 kilomètres de Birak.

 

Une autre mission a permis de repérer un blindé embusqué du régime Kadhafi à Bani Walid. Une bombe guidée Paveway a été largué depuis un Typhoon pour le détruire. La même patrouille a ensuite repéré un lance-roquettes, caché dans une rangée d’arbres, qui a également été détruit par une Paveway.

 

Cette communication de l’armée britannique n’est pas anodine puisque la guerre en Libye sert aussi de vitrine aux industriels militaires européens (en l’occurrence MDBA).

 

Le missile air-sol Storm Shadow est en effet la version britannique du missile SCALP (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée) fabriqué par MBDA. Il est compatible avec le Rafale français qui est en lice pour les appels d’offres au Qatar, au Brésil et aux Émirats Arabes Unis.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 05:30

http://www.meretmarine.com/objets/500/35568.jpg 

Le BPC Mistral avec les hélicoptères du groupe aéromobile

crédits : EMA

 

12/09/2011 MER et MARINE

 

Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a appareillé de Toulon la semaine dernière pour relever son sistership, le Mistral, au large de la Libye. Dans le cadre de l'opération Harmattan, le BPC embarque un groupe aéromobile composé d'hélicoptères Gazelle, Tigre, Puma et Caracal. Ces appareils interviennent en complément des avions contre les forces fidèles au colonel Kadhafi. Alors que les troupes de l'opposition sont entrée en août dans Tripoli, les combats se concentrent désormais entre Syrte et Sebha, l'un des derniers noyaux durs des kadhafistes. Alors que les hélicoptères du groupe aéromobile ont mené 17 sorties du 1er au 8 septembre, la force navale française déployée au large maintient sa présence et, régulièrement, les frégates tirent au canon contre des objectifs terrestres. En dehors du BPC, la TF 473 compte actuellement les frégates Cassard et La Fayette, l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée et un sous-marin nucléaire d'attaque. De plus, un bâtiment de ravitaillement assure toujours le soutien logistique de la force. On notera que le Tonnerre effectue là sa seconde rotation au profit de l'opération Harmattan. Le bâtiment avait d'abord quitté Toulon le 17 mai, ses hélicoptères intervenant à partir du 3 juin, avant d'être relevé mi-juillet par le Mistral. Ce nouveau changement de BPC permet d'économiser le potentiel humain et matériel.

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