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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:45
Barkhane : Transfert d’autorité du bataillon logistique

 

21/01/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 19 janvier 2015, le colonel Hervé Desmeulles, chef de corps du 3e régiment du matériel (3e RMAT) a succédé au colonel Vincent Buttolo à la tête du bataillon logistique (BATLOG) du fuseau ouest de l’opération Barkhane.

 

La cérémonie de transfert d’autorité a eu lieu sur la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao entre le BATLOG Alsace-Lorraine (descendant) et le BATLOG Maréchal Niel (montant).

 

 Composé de 270 soldats provenant de 27 unités différentes, le BATLOG stationné sur la PfOD de Gao assure le soutien de l’opération Barkhane, au profit du groupement tactique désert ouest (GTD-Ouest). Extrêmement variées, ses missions vont de la maintenance des véhicules aux convois logistiques, en passant par le ravitaillement en carburant, le soutien du combattant, le dépôt munitions, ou encore la santé.

 

 Entre octobre 2014 et janvier 2015, le BATLOG Alsace-Lorraine a effectué 24 convois et parcouru 992 500 kilomètres. Il a transporté 2 350 tonnes de fret et 990 m3 de carburant. C’est aussi plus de 40 000 rations livrées, plus de 620 m3 d’eau en bouteille et 5 500 m3 d’eau sanitaire.

 

 L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : Transfert d’autorité du bataillon logistiqueBarkhane : Transfert d’autorité du bataillon logistique
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:55
La logistique dans Vigipirate

 

20/01/2015 ASP Bourceret – Armée de Terre

 

Depuis le passage au niveau « alerte attentat », le groupement de soutien de base de défense (GSBdD) de Lyon-Mont Verdun assure la logistique des unités accomplissant la mission Vigipirate dans Lyon et sa région.

 

L’exigence de rapidité et d’efficacité fait partie de chaque mission des forces armées. Dans le cas présent, le GSBdD assure une logistique complète, afin de garantir aux militaires déployés tout l’équipement nécessaire et une organisation adaptée. Pour le renforcement du plan Vigipirate, il a su répondre en 48 heures seulement aux besoins matériels (transports, logements, équipements) que nécessite une mission de cette envergure.

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:56
Sécurité : comment les forces de l'ordre organisent leur présence permanente

 

20.01.2015 Par Blandine Le Cain – LeFigaro.fr

 

Depuis une semaine, près de 5000 policiers et gendarmes sont venus renforcer les effectifs déjà présents sur le territoire pour assurer la sécurité, ainsi que 10.000 militaires. Ce déploiement de personnel impose une organisation logistique complexe, en amont comme sur le terrain.

 

Un groupe de CRS posté jour et nuit devant un établissement, des militaires armés près des lieux de cultes ou devant des écoles juives: depuis deux semaines, cette présence policière renforcée fait partie du quotidien des habitants des grandes villes. Pour les forces de l'ordre, ce déploiement en masse 24 heures sur 24 impose d'organiser les rotations et les hébergements de personnels. Du côté des CRS par exemple, déployés sur de nombreux sites à sécuriser, les soixante compagnies existantes se relaient pour assurer une présence, notamment à Paris, où se concentrent 40% des effectifs.

 

Suite de l'article

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:55
En route avec des transporteurs des armées



 19/01/2015 Armée de l'air

 

Situé en région parisienne, le centre des transports et transits de surface (CTTS) achemine par voie de surface, en permanence et sans délai, tout type de matériels au profit des organismes du ministère de la Défense. Les aviateurs jouent un rôle central au sein de cette entité interarmées. Illustration.

 

Une demande vient d’arriver : elle est à destination d’un théâtre d’opérations extérieures. C’est une demande urgente de transport ! Un avion de chasse Rafale est immobilisé au sol, dans l’attente d’une pièce de rechange.

Sur le camp de Linas-Montlhéry (91), lieu d’implantation du centre des transports et transits de surface (CTTS), la nuit est installée depuis longtemps. Pourtant, des spécialistes de ce centre interarmées réceptionnent immédiatement la demande. En permanence, le personnel du CTTS est capable de répondre aux besoins urgents des armées.

La pièce de rechange est identifiée. Elle se trouve dans un entrepôt du détachement « air » 273 de Romorantin (41). Aussitôt, un conducteur d’astreinte est mobilisé. Sa mission : acheminer la pièce vers la base aérienne 123 d’Orléans (45) d’où un avion de transport A400M Atlas doit décoller le lendemain pour le théâtre d’opérations. Malgré les délais contraints, la mission est remplie dans les délais impartis. Quelques heures de vol plus tard, la pièce est réceptionnée à des milliers de kilomètres de la métropole. La réparation du Rafale peut commencer !

Créé en 2008, aux ordres du centre de soutien des opérations et des acheminements (CSOA), le CTTS est un organisme interarmées chargé de l'organisation et de la conduite des transports de fret au profit de l'ensemble des organismes du ministère de la Défense, principalement en métropole. Il s'agit d'un «guichet unique» vers lequel convergent les demandes de transport des bénéficiaires. « Le CTTS est en quelque sorte un « couteau suisse » à la disposition du ministère de la Défense, explique le colonel Jean-Jacques Chevalier, commandant le CTTS. Selon les besoins exprimés, nous pouvons réaliser tout type de transport de surface : par voie routière, ferroviaire ou navigable en métropole et parfois en Europe. » 

En 2013, le CTTS a transporté environ 200 000 tonnes de fret, parmi lesquelles figuraient près de 9 000 matériels roulants, ainsi que 500 groupes turboréacteurs. « Nos spécialistes savent déterminer quel type de transport est le plus efficient, détaille le colonel. L’objectif permanent est de satisfaire les besoins des armées, tout en respectant l’enveloppe budgétaire allouée. » 

Si la voie fluviale est peu utilisée, le chemin de fer est privilégié pour ses capacités de transport importantes sur de longues distances, ainsi que sa fiabilité et son respect de l’environnement. « Chaque année, la SNCF met à notre disposition environ 200 trains pour le transport de matériels lourds comme les chars, explique le colonel Chevalier. Lors du déclenchement de l’opération Serval en janvier 2013, nous avons beaucoup utilisé la voie ferrée, d’autant que les conditions climatiques rendaient les routes difficiles et dangereuses. »

Si le rail représente environ 30% du tonnage total transporté, la majorité du transport est assurée par voie routière. Chaque jour, près de 200 camions sillonnent les routes de France et d’Europe. « Nous disposons d’une gamme de véhicules très complète : super poids lourds, porte-chars, porte-réacteurs, véhicules de transport de munitions et de matières dangereuses, etc., précise le chef du CTTS. Ces moyens sont concentrés sur sept plateformes interarmées (PFIA) et dans les régiments de transport de l’armée de terre. Quatre PFIA dépendent de l’armée de terre ; trois autres sont du ressort de l’armée de l’air, à Romorantin,  Istres  et Mérignac. » 

Au quotidien, le CTTS assure des transports de soutien « courant » par des liaisons régulières. Il s’agit d’un ravitaillement « routinier » composé d’effets divers (habillement, pièces de rechange automobiles, matériel aéronautique…). Le centre réalise aussi des transports à la demande, directement de l’expéditeur au destinataire. Enfin, le CTTS peut aussi, dans certains cas, faire appel à des prestataires de service privés (dans le cas des petits volumes notamment).

Tourné vers l’avenir, le CTTS s’adapte à l’évolution des besoins de la Défense. « Rien n’est figé, affirme le colonel Chevalier. Nous allons ainsi bientôt bénéficier d’un nouveau système d’information logistique appelé SILRIA en remplacement de SILCENT, le système actuel. Nous travaillons aussi à une meilleure gestion des  containers de transport et nous sommes intégrés aux réflexions sur la logistique liée au maintien en condition opérationnelle (supply chain MCO). Nous cherchons à améliorer encore les délais de livraison des pièces de rechange, en repensant la gestion de nos plateformes et de nos lignes régulières. » L’armée de l’air occupe une place centrale dans ces projets. À terme, la base de Romorantin doit ainsi s’affirmer comme la plateforme centrale du transport et du transit national.

En route avec des transporteurs des armées

Portrait : Un aviateur au cœur des transports terrestres

 

Le centre des transports et transits de surface (CTTS) compte une majorité de militaires de l’armée de terre. Pour leur part, les aviateurs représentent 20% des effectifs. Focus sur l’un d’entre eux : l’adjudant-chef Tony.

 

« Je suis adjoint au chef du centre opérationnel, entité au cœur du CTTS. Nous nous trouvons dans un vaste open space où l’activité est continue. Nos camions ne s’arrêtent jamais ! Avec le chef, nous sommes responsables de l’organisation et de la répartition de l’activité au sein des cellules du centre opérationnel. Dans notre travail, la réactivité est primordiale, notamment en cas de demandes urgentes de transport. Cela fut notamment le cas au début de l’opération Serval en janvier 2013. Quatre personnes étaient chargées de répondre, de jour comme de nuit, au flux ininterrompu de demandes nous parvenant. Ce métier est exigeant ; mais il est aussi gratifiant. Nous savons que les forces sont tributaires des matériels que nous devons acheminer. Nous participons également directement aux opérations extérieures. En permanence, environ 10% du personnel du CTTS est déployé au sein de détachements de transit interarmées de surface (DETIS) œuvrant partout dans le monde. Ici, quelle que soit la couleur de l’uniforme, nous contribuons tous aux missions qui nous sont confiées. »

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:50
"Go Green": EDA brings solar energy to airbase in Cyprus

 

Brussels - 09 January, 2015 European Defence Agency

 

The European Defence Agency has signed a contract with a European energy consortium to install and operate a solar facility at Paphos Airbase, in Cyprus. It will provide clean energy to this military site for the next 20 years.

 

With as many as 11,5 hours of sunlight per day during the summer, the island of Cyprus is a paradise for European tourists in need of their annual dose of sunshine. But, for the next 20 years, the energy of the sun will also be harnessed for an entirely different purpose: the National Guard airbase of Paphos will now be powered by a state-of-the-art solar facility, designed to generate peak power of about 5 MW for the next two decades.

 

Industry consortium

The European Defence Agency (EDA) finalised a contract with a European energy consortium composed of Gamma Solutions (Spain), Schneider Electric (France) and Hanwha Q Cells (Germany) in order to supply, install, operate and maintain this solar facility until 2034. “This initiative is part of “Go Green”, the first collaborative defence energy project to go live in Europe”, Tom Bennington, co-chair of the Project’s Management Group at EDA, stresses. “It marks the beginning of a journey that will see increased use of renewable energy by the military, with a long-term objective of reducing fossil fuels dependency by as much as 80% by 2050”. Four countries are currently involved in this project: Cyprus, Czech Republic, Greece and Luxembourg.

This contract effectively brings to an end the pilot phase of an EDA “Category B” project launched in March 2012. The concept sought to capitalize on the spare capacity of defence estates, including land and buildings, for solar power generation. The basic concept was then brought to market through the Competitive Dialogue procurement model, which allowed various solutions to be tested and refined by MoD and industry experts working in close cooperation. 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:55
Mise en œuvre de l’Airbus A400M

 

15/01/2015 Camille Pégol - Armée de terre

 

Dans le cadre de la mise en service opérationnel de l’Airbus A400M, le groupement "aéroportés" de la section technique de l’armée de Terre (STAT) a mené une campagne d’expérimentation sur la base aérienne 126 de Solenzara (Corse) du 9 au 12 décembre 2014, en collaboration avec l’équipe de marque avion de transport tactique du centre d’expériences aériennes militaire (CEAM).

 

Axée sur l’acquisition des savoir-faire troupes aéroportées des forces terrestres avec ce nouvel aéronef, l’expérimentation a été menée avec le renfort du 2e régiment étranger de parachutistes.

 

Les activités au sol ont permis de préciser le nombre de parachutistes équipés FELIN version lourde en ensemble parachutage du combattant  (EPC) pouvant embarquer lors des futures opérations aéroportées en largage de masse et d’expérimenter les arrimages et positions des colis d’accompagnement de  type Milan et mortiers de 81 mm nécessaires à la mise à terre par assaut vertical de la compagnie d’infanterie du 2e REP.

 

Les activités aériennes, quant à elles, ont permis de valider les procédures de poser d’assaut de personnel et de véhicules, de former les premiers chefs d’équipage aéroportage de la STAT TAP et d’entraîner le 2e REP à la mise à terre par aéroportage à partir d’A400M. Le régiment est la première unité de la 11e brigade parachutiste à travailler avec le nouvel avion.

 

Cette première campagne a rempli ses objectifs et ne constitue que le début du long travail de mise en service de l’A400M au profit des troupes aéroportées.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 17:45
Les casques bleus chinois prennent l'avion pour l'Afrique: un AN-124 de Maximus Air


13.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Les premiers soldats chinois du bataillon d'infanterie destiné à la mission onusienne au Soudan du Sud ont quitté la Chine. Quelques photos officielles, relayées par le blog China Defense, montrent 24 de ces soldats et leurs équipements chargés, le 8 janvier, dans un AN-124 de Maximus Air.

Cette société est installée aux EAU et elle dispose de 8 gros porteurs (1 AN-124, 2 IL-76 et 5 A-300).

Sur cette mission chinoise et ses moyens, voir mon précédent post  du 30 décembre ici.

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:20
Lockheed Martin Logistics and Sustainment

12 janv. 2015 Lockheed Martin

Lockheed Martin logistics and sustainment solutions deliver performance reliability and support the full life cycle of our customers’ platforms and products, ensuring relevant capabilities at the lowest total cost.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:45
Djibouti : Dans la peau d’un conducteur avitailleur

 

12/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le caporal-chef Christophe est conducteur avitailleur au sein du service des essences des armées (SEA). Engagé volontaire, il a été recruté au sein du SEA en 1997, a effectué un changement d’armée en 2005 au profit de l’armée de Terre qu’il connaissait bien pour y avoir fait son service militaire, puis, 4 ans plus tard, a réintégré le service des essences en 2009. Il a participé à 5 opérations extérieures sur 3 théâtres d’opérations : le Tchad en 1999 et en 2011, le Kosovo en 2001 et 2004, et la Côte d’Ivoire en 2006.

 

Depuis 2013, au sein des Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDj), sa mission principale est d’approvisionner en carburant l’escadron de transport (ET 88) et l’escadron de chasse (EC 3/11) de la Base Aérienne 188 ainsi que le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT). L’avitaillement d’aéronefs militaires français de passage à Djibouti est également possible. Pour accomplir cette tâche, le suivi journalier des prévisions de vols garantit une préparation des missions adaptée aux besoins. L’avitaillement s’effectue directement sur les pistes aéronautiques et, selon le débit désiré, par le biais d’un accrocheur directement branché sur le réservoir de l’appareil ou simplement avec un pistolet comme on peut le faire pour sa voiture à la station essence.

 

Plusieurs types d’opérations existent. Traditionnellement, les aéronefs peuvent avoir besoin de faire le plein ou de compléter le réservoir. Inversement, le conducteur avitailleur peut devoir reprendre du kérosène en cas d’évolution de la mission de l’avion ou de l’hélicoptère (distance à parcourir moins longue, plus de fret à transporter…). Enfin, le « defuelling » ou transfert de carburant d’un aéronef à l’autre autorise une projection plus rapide et plus lointaine. Toutes ces missions sont éprouvantes physiquement à Djibouti avec les fortes chaleurs.

 

Le caporal-chef Christophe exerce son métier en priorité sur le tarmac de la base aérienne qui est utilisée par l’Escadron de chasse, l’Escadron de transport et également le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre. Toutefois, lors des exercices en particulier, il est amené à se déplacer en dehors de Djibouti-ville sur les champs de tir aériens et sur le centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert (CECAD).

 

Dans son métier de soldat du pétrole, le caporal-chef Christophe apprécie particulièrement la variété des tâches car au-delà de l’avitaillement, il doit suivre scrupuleusement un protocole de sécurité en testant quotidiennement la qualité du carburant. Il garde bien en tête que la qualité de son travail à des conséquences sur les missions des pilotes. Voilà , un exemple concret du travail interarmées.

Djibouti : Dans la peau d’un conducteur avitailleur
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 08:45
Sangaris : un lien avec les familles, le service postal interarmées de défense

 

06/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 31 décembre 2014, près de 2 tonnes de colis ont été réceptionnées à Bangui. Associés à sa famille et à son « chez soi », le courrier et les colis reçus en opération sont essentiels au moral du soldat. Le service postal interarmées de la défense participe aux attentions portées à la condition du personnel et de l’environnement humain en opération.

 

« En cette période de fêtes de Noël, il y a énormément de colis qui sont arrivés », témoigne l’adjudant-chef Thierry, vaguemestre de la force Sangaris. Ces dernières semaines ont été bien chargées pour le bureau postal du camp de M’Poko. Quelques milliers de colis ont transité depuis le service fret de l’aéroport jusqu’en brousse pour être distribués. Par exemple, le 31 décembre, près de 2 tonnes de colis ont été réceptionnées à Bangui.

 

Le bureau postal du camp de M’Poko ventile le courrier pour tous les militaires des éléments français en Centrafrique, aussi bien ceux de Sangaris que ceux de Eufor. Après avoir réceptionné les sacs postaux, « nous distribuons rapidement les colis à nos collègues des détachements par le biais des « référents compagnie ».  Ceux qui sont sur M’Poko ont leur colis le soir même et ceux qui sont sur les postes avancés (Bambari, Sibut..) les auront un peu plus tard »,  explique l’adjudant-chef Thierry. Répartis sur plusieurs emprises, les militaires français reçoivent le courrier et les colis réacheminés via les convois routiers logistiques ou par les liaisons aériennes internes théâtre.

 

Deux fois par semaine, le vaguemestre va récupérer le fret postal. Parallèlement à cela, il propose d’autres services : « Nous vendons les timbres français et les colissimo, réceptionnons et distribuons les colis. ». Des forfaits tarifaires existent pour faciliter aux familles l’envoi des courriers et colis. « Le lien avec les familles au travers le courrier est essentiel. », c’est pourquoi ces dernières ne paient qu’au tarif France leurs courriers et frais postaux. Les délais d’acheminement sont relatifs. Il y a toujours quelques erreurs d’aiguillage, mais la venue du colis fait oublier ce détail.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Sangaris : un lien avec les familles, le service postal interarmées de défenseSangaris : un lien avec les familles, le service postal interarmées de défense
Sangaris : un lien avec les familles, le service postal interarmées de défenseSangaris : un lien avec les familles, le service postal interarmées de défense
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:55
"Défense : tous les pays qui se sont lancés dans l'externalisation ne sont jamais revenus en arrière" (Veronika Roux, Sodexo)

 

07/01/2015 Propos recueillis par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe Sodexo, qui réalise 700 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le domaine de la défense, mise beaucoup sur l'externalisation en France du marché du soutien et vise un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions d'euros vers 2016. Au total, Sodexo a pour objectif de doubler ses ventes à cinq ans. Dans une interview accordée à La Tribune, la présidente de Sodexo Défense Services, Veronika Roux, estime que le ministère de la Défense va économiser avec Balard.

 

Pourquoi Sodexo est-il dans la défense ?
Parce qu'au même titre que d'autres secteurs (éducation, santé, etc..) c'est un marché d'externalisation. Et le groupe considère que le marché défense représente un très fort potentiel. Cette activité constitue aujourd'hui 4 % du chiffre d'affaires global du groupe, soit environ 700 millions d'euros. Nous avons par ailleurs une société commune avec Serco en Australie, Serco Sodexo Defense Services (SSDS) dont le chiffre d'affaires en 2013 s'élevait à environ 290 millions d'euros. Depuis quatre ans, la part des activités défense a doublé pour passer de 2 % à 4 % du chiffre d'affaires de Sodexo. C'est un marché prometteur qui reste encore à développer, notamment en Europe où l'externalisation commence à se mettre en place. Cette activité au sein de Sodexo bénéficie pleinement de la présence internationale du groupe dans 80 pays. Nous sommes maintenant actifs sur le segment de la défense dans 25 pays. D'une façon générale, la défense a toujours fait partie de l'ADN du groupe. Le fondateur de Sodexo Pierre Bellon a ainsi commencé par fournir les premiers services à la Marine nationale à Marseille.

 

Quelles sont les ambitions de Sodexo dans la défense ?
Nous souhaitions définitivement nous positionner comme le spécialiste des services de soutien à la défense. Nous estimons le marché mondial du soutien dans la défense à peu près à 50 milliards d'euros. Bien sûr ce marché est globalement beaucoup plus important mais l'externalisation du soutien n'est pas encore généralisée. Actuellement Sodexo Defense s'intéresse aux bases américaines en Europe dans la mesure ou leur gestion est totalement externalisée. Ce marché est évalué à plus de 10 milliards d'euros par an. Nous avons restructuré notre activité en Europe pour répondre aux prochains appels d'offres avec le concours de Sodexo USA.

 

Combien visez-vous de chiffre d'affaires à cinq ans ?
Sur cinq ans, nous comptons doubler notre chiffre d'affaires dans la défense. Pour y parvenir, le groupe s'est organisé par segments de marché, dont la défense. Ce qui permettra à cette activité de capitaliser sur notre connaissance des clients de Sodexo dans le monde entier et d'être encore plus pertinents dans notre positionnement d'expert des services de qualité de vie pour réussir l'objectif de doubler notre chiffre d'affaires.

 

Quels sont vos plus grands clients ?
La Grande-Bretagne et les États-Unis sont nos deux principaux clients dans la défense. Pourquoi ? Parce que cela fait 30 ans que les Britanniques externalisent les services. Les États-Unis où nous gérons notamment des bases pour le Corps des US Marines ont quant à eux un potentiel immense. La Grande-Bretagne et les États-Unis représentent chacun un tiers des 700 millions de chiffre d'affaires. Le dernier tiers regroupe le reste du monde, y compris la France, qui externalise progressivement.

 

Et la France, que représente-t-elle pour Sodexo ?
Pour le moment, le chiffre d'affaires est modeste. Avec un an et demi d'existence juridique, Sodexo Defense Services est, en France, une entité récente, mais qui a démarré très fortement en particulier avec le gain du contrat Balard. Après trois ans d'activité, nous visons un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions d'euros par an.

 

Que représente le marché du soutien en France ?
Le marché de soutien est évalué en France dans le domaine de la restauration et des services à environ 1 milliard d'euros, dont seulement un petit tiers est externalisé. Le Commissariat aux armées travaille actuellement à mieux structurer l'externalisation du soutien aux militaires français. Avec pour objectif d'économiser des crédits et de réinjecter ces gains dans les capacités militaires de l'armée française.

 

Comment pouvez-vous changer votre image en France, et notamment dans le domaine de la défense, où Sodexo est plutôt perçu comme un acteur de la restauration collective et non comme une société en capacité de gérer des dossiers complexes multi-services?
Sodexo dispose d'une expérience pratiquement sans équivalent dans le domaine de l'ingénierie et de la construction. Par exemple sur la base de l'Otan de Kandahar en Afghanistan, Sodexo a construit en cinq mois des infrastructures tel qu'entrepôts de plusieurs milliers de mètres carrés, deux restaurants (DFAC) destinés à accueillir 10.000 militaires par jour. Cela a nécessité la mise en place de chaines logistiques complexes (air, mer, terre) Nous avons servi le premier petit-déjeuner cinq mois après la notification du contrat. Si notre métier historique est la restauration, nous nous sommes structurés pour conquérir des marchés plus techniques nécessitant des compétences en ingénierie pour concevoir, construire et opérer... Et lorsque le client nous fait confiance, nous lui devenons indispensables ! En France, ces compétences restent méconnues mais les contrats Balard et Telsite contribuent à notre notoriété.

 

Avec Balard, le ministère de la Défense va-t-il vraiment économiser de l'argent ?
Bien sûr. Il faut comparer ce qui peut l'être. Beaucoup de choses, souvent erronées, ont été dites sur ce projet. Balard sera un centre interarmées, le ministère de la Défense économisant déjà le soutien des bâtiments qui seront vendus. Et je rappelle que nous avons obligation de restituer le site de Balard au bout de 27 ans comme neuf. À l'évidence, les coupes budgétaires des ministères ciblent en priorité le soutien, notamment aux bâtiments. Nos études montrent que l'externalisation de la restauration, de l'hébergement et de la gestion des loisirs permet d'économiser 20% par rapport à ce qui se fait aujourd'hui dans les armées. En outre, les militaires sont gagnants en termes de qualité de services qui contribuent à leur qualité de vie. L'expérience montre que tous les pays qui se sont lancés dans l'externalisation ne sont jamais revenus en arrière. Ils ont constaté qu'ils faisaient des économies d'échelle et que la privatisation n'impactait pas la continuité de la mission.

 

Pouvez-vous donner un exemple où un pays a fait des économies en externalisant ?
L'Australie. Sur les sept dernières années d'externalisation, l'armée australienne a économisé 18% de son budget. Elle a investi cet argent pour acquérir des armements, comme les NH90, les hélicoptères de transport d'Airbus ou à investi dans des capacités opérationnelles. Ces économies sont parfaitement traçables. Malgré un budget de la défense australien global en baisse, le ministère de la Défense dispose de plus de capacités opérationnelles grâce à l'externalisation. Nous apportons des réponses à leurs problèmes. Dans le cadre des réductions budgétaires, nous fournissons des services de haute qualité, et généreront des économies substantielles.

 

Que représente Balard pour Sodexo ?

Ce contrat emblématique est très important pour Sodexo. Nous y travaillons beaucoup avec nos partenaires Thales et Bouygues, qui est le maître d'œuvre. Ce contrat représente pour SDS un chiffre d'affaires entre 27 et 30 millions d'euros par an, ce qui s'est considérable pour un seul site. Nous avons été sélectionnés pour offrir 15 prestations de services différentes qui nécessiteront l'emploi d'environ 500 collaborateurs. Balard est pour Sodexo une formidable vitrine de notre savoir-faire en matière de services. 60% de notre palette de services y sont déployés. Nous gérons totalement le site avec la restauration, le nettoyage des locaux, l'accueil et le gardiennage, la gestion d'un hôtel de 750 chambres, la gestion des espaces verts, la gestion des déchets et toute la partie logistique, l'approvisionnement, la levée des drapeaux, la gestion de la piscine à l'intérieur d'un complexe sportif.

 

Avez-vous des objectifs de performances ?
Des pénalités assez élevées nous sont applicables si nous n'atteignons pas les ratios de performances exigés, qui se situent d'ailleurs à un niveau d'exigences très élevé. Mais Sodexo a montré son savoir-faire en matière de bases de défense comme celle de Brest, l'école de Bourges, l'école d'hélicoptères de Dax...

 

Mais avec Balard, vous passez un cap dans la chaine de valeur...
C'est vrai que Sodexo gérait il y a peu encore en France des services focalisés sur la restauration, l'hébergement et les loisirs. Nous sommes désormais prêts à répondre à des appels d'offre portant sur la gestion globale d'une base. Notre objectif est clairement d'accompagner en France la transformation des armées dans le cadre des réductions budgétaires qui vont orienter la défense vers une externalisation optimisée. Nous avons les compétences requises grâce à notre longue expérience en Grande-Bretagne où Sodexo travaille depuis 30 ans avec le ministère de la Défense britannique, mais aussi en Australie, Etats Unis et dans plusieurs pays du Moyen Orient. . Nous pouvons apporter beaucoup, beaucoup d'idées à ce sujet. Depuis deux ans, nous essayons d'être force de propositions auprès du ministère de la Défense, pour contribuer de façon innovante à la transformation du soutien des armées.

 

Ce qui est le cas avec le contrat Telsite que vous avez remporté auprès du ministère de la Défense ?
Oui en quelque sorte. Nous avions deux problématiques à résoudre pour gagner ce contrat. Il fallait travailler avec une PME bretonne, qui réalise 1 million d'euros de chiffre d'affaires annuelle, et intégrer dans notre proposition des retombées économiques pour la Polynésie. Pour que cette PME puisse construire la base-vie sur l'atoll de Mururoa qui coûtera plusieurs millions d'euros, Sodexo a dû apporter le financement. Nous avons donc aidé cette PME conformément aux objectifs que le ministère de la Défense a défini : faire accéder des PME à des marchés stratégiques en apportant des processus, des standards, un support financier, des techniques de gestion de projets et de maitrise des risques associées aux opérations sur un site extrêmement isolé.

 

Sodexo accompagne-t-il les armées françaises dans des opérations extérieures ?
Nous sommes présents depuis longtemps auprès des armées françaises en particulier sur les opérations extérieures. Nous avons commencé au Kosovo. Nous les avons accompagnées en Afghanistan où Sodexo a également travaillé avec l'Otan et l'armée américaine. En 2009, nous avons participé à la construction de la base-vie du Groupement Tactique Interarmées français de Surobi (FOB Tora) pour accueillir et soutenir 300 hommes dans la vallée de la Kapisa. Ce fut une expérience difficile mais enrichissante. Nous l'avons opérée et démobilisée au moment du retrait de la France d'Afghanistan. D'une manière générale, nous savons accompagner les armées, y compris dans des délais de projection contraints en opérations extérieures. Il existe très peu de sociétés françaises capables de se projeter aussi vite avec les armées. C'est le point fort de Sodexo, qui est déjà prépositionné dans 80 pays. Ce qui n'est pas le cas de la plupart de nos concurrents.

 

Comment assurez-vous la sécurité de vos équipes ?
C'est un sujet qui n'est pas simple. Nous privilégions les contrats opérés sur l'emprise de nos clients (armée française TORA, ISAF Kaboul et Kandahar), mais, quand une société comme la nôtre opère dans des régions à risques, elle peut avoir à recourir à des sociétés de sécurité privées qui protègent les hommes et les convois. Il n'existe malheureusement pas de sociétés françaises de ce type en raison de la législation en France. C'est pourtant un marché de 3 milliards d'euros par an qui s'accroit chaque année et est capté par les seules entreprises anglo-saxonnes. Nous savons aussi dire non quand nous évaluons un facteur risque trop élevé. Ainsi, par exemple, dans le cadre de la mission des Nations-Unies en Centrafrique, nous avons refusé de répondre à un appel d'offre pour des raisons de sécurité. Nous ne prenons pas à la légère la sécurité des hommes.

 

Le marché des Nations-Unies est-il accessible pour un groupe comme Sodexo ?
C'est un marché extrêmement décevant pour toutes les sociétés françaises. Cela fait plusieurs années que nous travaillons, et en particuliers depuis quatre ans en partenariat avec Thales, pour pénétrer ce marché... on s'arrache les cheveux ! Nous avons tout essayé. L'armée française a fait un travail extraordinaire au Mali mais les sociétés françaises n'en profitent pas. Pas un seul contrat, à l'exception d'un petit pour la réfection des aéroports de Gao et Tessalit, alors que les sociétés françaises sont très présentes en Afrique à l'image du groupe Bolloré, l'un des premiers logisticiens du continent. Pourtant avec 480 millions d'euros environ, la France est le troisième contributeur au budget des Opérations de Maintien de la Paix (OMP) des Nations-Unies.

 

Pourquoi les entreprises américaines sont-elles mieux servies ?
Les États-Unis sont les premiers contributeurs. Au contraire des Français, les Américains assurent leur contribution par des retours économiques : « on vous donne tant et en contrepartie on veut tant de contrats ». Mais les Nations-Unies font peu de cas de l'engagement de la France et des moyens déployés au Mali ou ailleurs. La France doit taper du poing sur la table pour faire changer cela.

 

A combien s'élève le marché de soutien des Nations-Unies ?
Pour les OMP, il représente environ deux milliards d'euros par an. Sur ce montant, la France représente 1,1%, soit 20 millions d'euros sur la partie soutien et sur la partie équipement. C'est un désastre qui illustre une triste réalité.

 

Quels sont les pays les plus avancés en termes d'externalisation et où est présent Sodexo?
Royaume-Uni, Australie et Etats-Unis ! En Australie, nous avons géré pour le compte de l'armée australienne les terrains et les infrastructures de manœuvres et d'entrainement au tir, aussi bien terrestre qu'aérien. Nous assurions la sécurité des terrains et la coordination des tirs en partenariat avec eux. Nous allons très, très loin dans le service. On nous a également confié à l'étranger des projets d'externalisation que la France ne donnerait pas à des sociétés privées. L'armée française n'est pas prête à externaliser certaines prestations telles que la gestion des munitions ou encore la préparation des équipements des forces combattante dans le cadre de missions de projection. L'Australie, comme la Grande-Bretagne, nous ont pourtant confié ce type de missions.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:20
Typhoon FGR4 air to air refuel EX Red Flag


7 janv. 2015 Royal Air Force

 

The deployment by 1(F) Squadron across the Atlantic continues. The 6000 mile journey to Nellis Air Force Base, Nevada would not be possible without the support of a pair of Voyager air-refuelling tanker aircraft.#RAFRedFlag

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 08:45
RCI : Licorne assure le soutien logistique de l’opération Barkhane

 

29/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 22 décembre 2014, les éléments du plot logistique de la force Licorne ont accueilli 23 camions transportant plus de 246 tonnes de matériel, notamment des véhicules militaires et des containers, désengagés de l’opération Barkhane depuis Niamey au Niger.

 

Escorté par les gendarmes maliens, nigériens, burkinabés, puis ivoiriens, ce convoi a parcouru plus de 1 800 km avant d’arriver au camp militaire de Port-Bouët, point d’entrée et de sortie logistique des forces armées françaises engagées sur la façade ouest-africaine. Ce fret logistique sera ensuite acheminé en France par voie maritime pour être remis en condition.

 

Pour le maréchal des logis chef Vincent, responsable du transit de surface, « c’est un flux logistique permanent qui transite depuis le camp de Port-Bouët que ce soit par voie terrestre, aérienne ou bien maritime. En effet, le camp sur lequel est installée la force Licorne bénéficie d’une très grande capacité d’accueil et de stockage et la Côte d’Ivoire dispose également d’infrastructures portuaires et aéroportuaires de qualité permettant aux soldats, aux véhicules et au matériel opérationnel d’être acheminés ou désengagés rapidement depuis n’importe quel point en Afrique de l’Ouest ».

 

La force Licorne accompagne la réforme de l’armée ivoirienne et maintient une présence militaire en Côte d’Ivoire pour assurer la protection des ressortissants français. Conformément aux annonces du ministre de Défense lors de son déplacement auprès de la force Licorne en mai dernier, compte tenu de l’évolution de l’environnement régionale et en vertu des orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, celle-ci passera progressivement du statut de force opérationnelle à celui de force de présence d’ici janvier 2015. Au même titre que les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), les forces française en Côte d’Ivoire (FFCI) constitueront alors la seconde base opérationnelle avancée sur la façade ouest-africaine.

 

Le positionnement géographique de la Côte d’Ivoire, la qualité de ses infrastructures portuaires et aéroportuaires et les capacités de ses emprises en feront ainsi une plateforme stratégique, opérationnelle et logistique majeure.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 20:45
Barkhane : Création d’une aire aéronautique et logistique

 

29/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Alors que le soleil se couche sur le Tchad, les 60 sapeurs du détachement du 25e régiment du génie de l’air (RGA) stationnés à N’Djamena se mettent à l’œuvre afin de réorganiser la zone aéroportuaire et logistique.

 

La réalisation d’un parking pouvant accueillir l’A400M représentait la première phase de ce chantier et s’est déroulée de la fin 2013 à l’été 2014. La seconde phase, entamée en octobre 2014, consiste à réaliser une zone logistique, laquelle permettra début 2015 le déménagement du détachement de transit interarmées. La 3e phase consistera à effectuer les raccords des différents taxiways à la piste.

 

Les équipes se succèdent jour et nuit pour optimiser le travail et éviter les interférences entre les différentes machines. La journée, les sapeurs de l’air terrassent la zone afin que, dès la nuit tombée, ils puissent produire et mettre en œuvre le béton.

 

Pour ce faire, ils utilisent la machine « Wirtgen » qui met en place des bandes de béton de 200 mètres de long sur 5 mètres de large et 20 centimètres d’épaisseur. Chaque nuit la machine est capable de produire jusqu’à 40 mètres de béton par heure. Douze heures plus tard les hommes du 25e RGA peuvent marcher sur ces bandes pour finaliser le travail de consolidation.

 

Spécialisé dans la réalisation et le maintien en condition des plateformes aéronautiques, le 25e RGA intervient en France et sur les théâtres d’opérations extérieures. Il est rattaché à la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA) du commandement de soutien des forces aériennes (CSFA). Doté d’une capacité unique d’expertise des terrains revêtus et de maintien en condition des terrains sommaires pour avions, il entretient les savoir-faire du génie aéronautique en appuyant toutes les opérations aériennes de l’armée française. Cette pluralité de compétences permet ainsi d’aborder n’importe quelle situation. « Entreprendre pour aboutir », telle est la devise du génie de l’air.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : Création d’une aire aéronautique et logistiqueBarkhane : Création d’une aire aéronautique et logistique
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 12:45
Dans la peau d’un laborantin du SEA sur le Détair de Niamey

 

30/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Le brigadier-chef Yohan est laborantin au service des essences des armées (SEA) du détachement air (DETAIR) de Niamey. Il est le spécialiste de la sécurité et de la qualité du carburant de tous les dépôts SEA de l’opération Barkhane.

 

En France, il est affecté au laboratoire du SEA situé à Marseille. Entré dans l’armée en 2001, le brigadier-chef Yohan a déjà effectué plusieurs missions en opérations extérieures, notamment au Kosovo, en Afghanistan et actuellement au Niger. Il a également été détaché deux ans en Guyane.

 

Depuis septembre 2014, c’est au sein du laboratoire mobile du SEA de Niamey que le brigadier-chef Yohan fait ses analyses. Tout le carburant utilisé par les armées sur la bande sahélo-saharienne est issu de raffineries locales. C’est pourquoi avant d’être utilisé, des échantillons sont prélevés à chaque livraison et acheminés par avion vers le laboratoire du DETAIR.

 

Si la logistique de l’opération Serval nécessitait une manœuvre d’ampleur, depuis août 2014, celle de l’opération Barkhane triple les besoins en liaisons à travers des espaces gigantesques au climat exigeant pour les hommes, comme pour les matériels.

 

L’opération Barkhane bénéficie de trois SPOD (Sea Port of debarkation) que sont Dakar, Abidjan et Douala, deux APOD (Air Port of debarkation) à Niamey et N’Djamena dont les flux conduisent à la plateforme opérationnelle de Gao, sur les cinq sites isolés, ou vers les détachements opérationnels avancés de Tessalit, et à l’avenir du Nord Niger.

 

Les besoins en carburant sont considérables pour répondre aux besoins opérationnels et aux élongations. Le SEA a pour mission d’approvisionner, stocker, distribuer et analyser les différents carburants de toute l’opération Barkhane.

 

Chaque semaine, ce sont plusieurs caisses d’échantillons qui arrivent pour être vérifiés et testés. C’est seulement suites aux analyses effectuées par le laborantin, que le SEA donnera son feu vert ou non, pour l’utilisation des carburants sur les différentes emprises de l’opération Barkhane.

 

Un des fers de lance du brigadier-chef Yohan est la détection d’eau dans le carburant. En effet, comme l’eau retombe au fond des cuves de carburant, des bactéries peuvent se développer à l’interphase entre l’eau et le carburant et générer une pollution. « L’eau est notre ennemie, elle ramène le carburant à la vie » explique le laborantin.

 

Afin de prévenir une éventuelle pollution dans le carburant, le brigadier-chef Yohan effectue une distillation des échantillons qu’il reçoit. La pollution d’un carburant peut se traduire par une présence d’eau, de métaux ou encore d’autres carburants mélangés. « Il est possible de trouver des traces de gasoil ou d’essence dans du kérosène, si par exemple les cuves servant au stockage ou au transport ont été mal nettoyées », détaille-t-il.

 

Les pollutions dans le carburant sont dangereuses pour tous les types de véhicules. Qu’il s’agisse de véhicules terrestres ou d’aéronefs, elles peuvent provoquer des avaries sur les moteurs, des incendies ou encore des explosions. Autre danger propre aux aéronefs, le risque de gel. En effet, à une température de -47°C, les particules d’eau, si elles sont suffisamment nombreuses, pourraient geler et ainsi provoquer des cristaux de glace dans les réservoirs, obstruant ainsi l’arrivée de carburant vers les moteurs. « Pour prévenir ce risque, un additif anti-glace est ajouté aux carburants destinés aux aéronefs » explique le brigadier-chef Yohan.

 

Les missions et les tâches du brigadier-chef Yohan sont aussi variées qu’essentielles à la sécurité du personnel et au maintien en condition opérationnelle du matériel militaire.

 

Muni de ses éprouvettes, tubes, balances et autres instruments de mesure, le brigadier-chef Yohan joue un rôle primordial, garant de la qualité et de la sécurité du carburant. En trois mois, il a réalisé plus de 120 analyses. Au sein du SEA, cinq militaires détiennent actuellement les compétences requises pour armer un laboratoire mobile en opération extérieure.

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:45
EFS : formation logistique au Niger

 

30/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 18 au 27 novembre 2014, un instructeur des Eléments français au Sénégal (EFS) a mené pour la première fois à Niamey, au Niger, un stage conjoint aux forces armées et de sécurité nigériennes centrée sur les besoins logistiques d’un déploiement de niveau bataillon.

 

Cette session a regroupé des officiers des forces armées et des officiers des forces de sécurité nigériennes (police, gendarmerie et garde nationale) pouvant être engagés soit dans le cadre d’opération de maintien de la paix, comme la MINUSMA, soit dans celui de missions civiles, comme EUCAP SAHEL. La formation commune de ces unités a été initiée par la mission de coopération militaire de Niamey et la mission politique de sécurité et de défense européenne EUCAP SAHEL. Elle entend répondre à un besoin commun aux interventions réalisées conjointement ou en étroite coordination par les forces armées et les forces de sécurité déployées sous mandat de l’ONU en région sahélo-saharienne.

 

Au total, 22 officiers ont suivi les cours dispensés par l’instructeur logistique des EFS. Les stagiaires sont venus des quatre coins du Niger, certains allant jusqu’à faire 1 500 km pour y participer. L’objectif de cette formation était d’enseigner aux stagiaires les fondamentaux pour occuper les fonctions de chef de cellule logistique au sein du poste de commandement (PC) d’un groupe tactique interarmes (GTIA).

 

La qualité des stagiaires, tous affectés dans des postes traitant de la logistique dans des domaines très différents, a permis d’aborder la dimension globale de la logistique opérationnelle moderne.

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’Ouest. A ce titre, ils conduisent des actions bilatérales et régionales de coopération militaire opérationnelle visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur capacité de maintien de la paix. Les EFS ont par ailleurs la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été le cas lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 12:30
Chammal : un ravitailleur C-135 FR est de retour de mission


23.12.2014 Crédits : EMA / armée de l’Air
 

25 novembre 2014 à 18h00, un ravitailleur C-135 FR est de retour dans le golfe arabo-persique après avoir réalisé sa mission de ravitaillement au profit de la coalition.


Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est dorénavant structuré autour de neuf avions Rafale, six avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

 

Reportage photos

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 12:25
Relève opérationnelle de l’Alouette III de la flottille 22S déployée au sein des forces armées aux Antilles

 

23 12 2014 FAA

 

L’hélicoptère Alouette III appartenant à la flottille 22S et affecté aux forces armées aux Antilles vient de faire l’objet d’une relève opérationnelle à Fort-de-France. Le 17 décembre 2014, l’Alouette III « 100 » est arrivée aux Antilles pour prendre la relève de la « 262 ».

 

Après plusieurs jours de mer à bord du navire Fort Saint-Georges de la compagnie CMA-CGM, solidement arrimée sur son plateau de transport, l’Alouette III de relève est ainsi arrivée au port de Fort-de-France. Rechargé rapidement sur un camion spécifique, le dispositif a transité sous escorte de la brigade motorisée de la gendarmerie nationale pour rejoindre le Pôle Aéronautique Etatique (PAE) du Lamentin. Arrivée au PAE, la nouvelle machine a été remise dans les mains des techniciens aéronautiques de la flottille 22S pour lui permettre de redéployer ses ailes et d’être pleinement opérationnelle (technicien aéronautique, pourquoi pas vous ? plus d’informations sur ce métier sur le site Etre marin – http://www.etremarin.fr/offres/technicien-aeronautique-specialiste-avionique-hf). L’Alouette III 262, prévue quant-à-elle de rentrer en atelier de maintenance en métropole, quittera la Martinique dans quelques jours pour un voyage transatlantique selon les mêmes modalités.

 

Cette manœuvre logistique de relève opérationnelle répond à une double logique. D’une part, il s’agit de régénérer le potentiel de vol de l’appareil actuellement déployé depuis deux ans aux Antilles et nécessitant à cet égard des opérations de maintenance lourde qui ne peuvent être conduites qu’en métropole. D’autre part, la manœuvre d’échange réalisée garantit aux forces armées aux Antilles une continuité des moyens d’appuis aériens, sans créer de ruptures opérationnelles dans la zone caribéenne puisque l’ancienne Alouette III ne partira qu’après la remise en condition de la nouvelle venue.

 

Menés sous l’égide de l’Etat-major opérationnel de la Marine nationale, les transports aller et retour vers la métropole ont été confiés au Centre du Soutien des Opérations et des Acheminements (CSOA), privilégiant pour l’occasion la voie maritime commerciale. Ce mode de transport répond aux exigences de l’EMA envers le CSOA et permet de conjuguer pleinement les impératifs opérationnels à l’optimisation financière dans la conduite des acheminements.

 

L’aéronautique navale représente la composante aérienne de la Marine nationale. Elle compte aujourd’hui 5 000 hommes et femmes, militaires et civils, et près de 200 aéronefs. Sa particularité lui vaut d’être utilisée comme moyen opérationnel indissociable des bâtiments. Elle concoure ainsi à toutes les missions de la Marine nationale : dissuasion à partir de la mer, protection contre les risques et les menaces venant de la mer, protection du commerce maritime, intervention ou projection de forces et de puissance, collecte du renseignement, action de l’Etat en mer, diplomatie, etc.

Relève opérationnelle de l’Alouette III de la flottille 22S déployée au sein des forces armées aux AntillesRelève opérationnelle de l’Alouette III de la flottille 22S déployée au sein des forces armées aux Antilles
Relève opérationnelle de l’Alouette III de la flottille 22S déployée au sein des forces armées aux Antilles
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:35
Dernière action civilo-militaire à Douchanbé

 

19/12/2014 Armée de l'air

 

Dissout officiellement le 28 octobre dernier, le détachement air (DETAIR) 433 a néanmoins profité de la dernière rotation par voie aérienne militaire (VAM) venue de France pour organiser une action au profit de populations défavorisées du Tadjikistan.

 

Les bases aériennes de Luxeuil, Nancy et Orléans, contactées en amont, ont réalisé une collecte de jouets et vêtements au début du mois de novembre. Malgré le peu de temps disponible, la générosité des unités sollicitées mérite d’être mise en avant puisque 1000 kg d’objets divers ont été rassemblés.

 

Transportés à bord d'un A340 de l’escadron de transport 3/60 « Estérel », la palette contenant ces dons a été déchargée à Douchanbé le 6 décembre.

 

Avec l’aide d’un chauffeur local, le COMDETAIR et les deux derniers militaires du DETAIR ont fait route lundi 8 décembre en direction d’un village aux environs de Tousounzadé à quelques kilomètres à l’ouest de Douchanbé. Cette région est particulièrement touchée par les difficultés économiques depuis la fin de la culture subventionnée du coton et l’arrêt progressif de sa fabrique d’aluminium.

 

Une première distribution d’effets scolaires et de jouets a eu lieu dans l’école du village qui compte 183 élèves. Ces matériels ont été accueillis avec reconnaissance. Les enfants se sont associés avec enthousiasme au déchargement des cartons.

 

Le reste des dons a été distribué aux habitants du village qui s’étaient réunis pour l’occasion.

 

En remerciement, les militaires français furent invités à prendre le thé et déguster le « plof » (plat traditionnel) chez une famille ravie de pouvoir offrir son hospitalité.

Dernière action civilo-militaire à DouchanbéDernière action civilo-militaire à Douchanbé
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:55
photo Groupe La Poste

photo Groupe La Poste

 

19.12.2014 Par lefigaro.fr

 

Une filiale du groupe français a mené avec succès un test de livraison de colis par drone, rejoignant ainsi d'autres entreprises comme les géants du Web Amazon et Google.



La société de distribution de colis GeoPost, filiale du groupe La Poste, a indiqué vendredi avoir mené des tests en septembre dernier sur l'utilisation d'un drone pour la livraison de colis.
Cet essai effectué "sur le site du Centre d'études et d'essai pour modèles autonomes (CEEMA) dans le Var", a permis de démontrer la viabilité de ce système en conditions réelles, indique GeoPost dans un communiqué. Un colis de deux kilos a été livré à une distance de plus d'un kilomètre.

Le succès de cette expérimentation alimente la réflexion menée autour de l'utilisation de drones pour accéder à des zones isolées comme les montagnes, les îles ou à la campagne. "Cette nouvelle technologie permettrait également de répondre à de nombreuses situations d'urgence", souligne le communiqué. Dans le cadre de ce test, GeoPost a missionné Atechsys, une entreprise varoise spécialisée dans les systèmes autonomes qui travaille également sur des robots sous-marin.

Jeff Bezos, le patron-fondateur du géant américain de la distribution en ligne Amazon, avait évoqué pour la première fois fin 2013 son projet "Prime Air", visant à livrer des petits paquets par drone en au maximum 30 minutes. DHL, la filiale de la poste allemande, s'est également déjà servi de drones pour livrer des médicaments sur une île isolée. Le géant du Web Google dispose lui même d'un programme de recherche et développement sur le sujet.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:45
Barkhane : au cœur de la coopération - 2e partie (Jdef)


19 déc. 2014 Ministère de la Défense

 

Pour ce numéro spécial « Opération Barkhane : au cœur de la coopération», le Journal de la Défense (#Jdef) nous emmène en plein désert africain. Trois mille hommes, dirigés par un poste de commandement unique, sont répartis sur cinq états (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). L'opération Barkhane, lancée le 1er août 2014, marque un nouveau départ pour les forces françaises dans la région du Sahel.

Dans la seconde partie, nous suivrons, sur le sol malien, l’opération Piana, symbole de la coopération avec les forces armées maliennes. Dans la chaleur et la poussière, nous partagerons le quotidien des militaires sur le terrain.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 12:20
Navires de ravitaillement: l’étude sur les options est sur le bureau du ministre de la Défense

Le NCSM Protecteur, le 31 janvier 2014 lors de l'exercice KOA KOAI. (Archives/Sergent Angela Abbey/MARPAC Imaging Services)

 

17 décembre 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Marine royale canadienne,ravitaillement,NCSM Châteauguay,NCSM Preserver,NCSM Protecteur, NCSM Queenston

 

Le ministre de la Défense nationale Rob Nicholson aura de quoi lire cet hiver, puisqu’il a désormais en sa possession une analyse des différentes options possible pour le remplacement des navires de ravitaillement qui ont tous été mis hors service récemment.

 

Les navires ravitailleurs NCSM Preserver et NCSM Protecteur sont désormais à quai et ne repartiront plus en mer.

Le commandant de la Marine royale canadienne, le vice-amiral Mark Norman, affirmait le mois dernier à un comité de la Chambre des communes, que plusieurs solutions ont été présenté au ministre pour palier au futur manque de capacités de la marine.

Voici ce que l’amiral disait alors:

«La retraite des ravitailleurs actuels et le retard dans la construction des navires de soutien interarmées entraînent un manque de capacités. Cela fait partie de la même question qui a été soulevée. À cause du manque de capacités, le Canada n’est pas en mesure d’appuyer et de soutenir ses navires en mer s’il a besoin de les déployer ailleurs. Nous devons nous assurer que d’autres alliés sont avec nous. On ne peut pas le faire par nous-mêmes. C’est la première conséquence.

La deuxième conséquence est que c’est très difficile, voire presque impossible, d’avoir en mer un groupe de navires pour la formation entre nous. La formation d’un groupe de navires pose les mêmes défis que le déploiement ailleurs d’un groupe de navires. C’est le deuxième défi.

La troisième conséquence constitue, à mon avis, un défi plus important. Il s’agit de la probabilité d’un manque de compétences, de l’absence de compétences ou d’une perte de compétences des matelots, soit de ceux et de celles qui travaillent à bord des ravitailleurs pour qu’ils puissent faciliter le déploiement et la mise en service des nouveaux ravitailleurs».

Avec cette perte de capacités pour la Marine royale canadienne, l’état-major a du se creuser la tête pour trouver des solutions, étant donné que les navires dit «de soutien interarmées» n’atteindront leur capacité opérationnelle vers 2020-2021. Soit un gap de plus de cinq ans durant lequel la Marine royale canadienne n’aura plus de navires ravitailleurs.

Le vice-amiral Norman a indiqué étudier «d’autres options avec l’industrie, selon toute vraisemblance, pour déterminer comment nous pouvons trouver une solution plus durable à moyen terme, en attendant que la classe Queenston atteigne la capacité opérationnelle totale […] Nous envisagerions donc une solution qui nous permettrait de suppléer complètement à cette lacune. À ce stade-ci, les options sont assez bien définies».

Parmi les options envisagées, celle d’acheter des Américains plusieurs navires de façon à combler le manque temporairement.

Ce qui est sûr cependant, c’est l’absence de recommandations d’achat de navires de classe Mistral.

Le colonel à la retraite George Petrolekas et le spécialiste des questions militaires, Dave Perry, tous deux de l’Institut de la Conférence des associations de la Défense, proposaient, dans un rapport sorti il y a plusieurs mois, l’achat d’un navire français de la classe Mistral et de convertir au moins deux pétroliers civils pour les missions de ravitaillement.

Selon eux, non seulement cela donnerait à la marine une plus grande capacité et une certaine souplesse, et cela coûterait moins cher que le plan actuel de 2,6 milliards $.

L’étude des deux chercheurs devait se retrouver dans un rapport du Directeur parlementaire du budget sur la question, mais elle a été laissée de côté parce que des officiers supérieurs de la marine à la retraite n’étaient pas d’accord avec ces recommandations.

Le ministre donc de quoi lire quelque peu durant les fêtes de fin d’année et devrait revenir en 2015 avec une décision.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:45
Virus Ebola - source electroniques-biz

Virus Ebola - source electroniques-biz


18.12.2014 par BBC Afrique
 

Une des bases logistiques contre Ebola a pris feu très tôt jeudi matin, près de l’aéroport de Conakry, la capitale guinéenne.

 

Le correspondant de BBC Afrique à Conakry rapporte qu’une épaisse fumée visible depuis les quartiers alentours s’est dégagée pendant de longues heures. L’incendie qui s’est déclarée n’a pu être maîtrisée qu’en milieu d’après-midi. La base logistique sert à entreposer le matériel destiné à la lutte contre Ebola. L’entrepôt en question a totalement brûlé. L’origine de l’incendie n’est pas encore connue et aucune déclaration officielle n’a été faite jusqu’à présent. Cette incendie intervient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, entame une tournée en Afrique de l'Ouest.

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 17:20
Ineo Support Global a mis un pied à Washington pour une proximité accrue avec l'Onu

 

14.12.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Ineo Support Global (GDF Suez), dont le président est Emmanuel Barthoux, a ouvert une filiale aux Etats-Unis: Ineo Global Support Inc. Elle est dirigée par Stéphane Goguet, un ancien de Capital Logistic Services.

Il s'agit de se rapprocher du centre décisionnaire onusien et de faire du lobbying dans le domaine du soutien des opérations de maintien de la paix.

ISG ne cache pas ses ambitions dans ce créneau. D'ailleurs l'émergence du groupement OMP Solutions avec Sofexi (Société française d’exportation de fournitures industrielles, groupe Marck) en témoigne. Des annonces de contrats avec deux pays d'Afrique, contributeurs de l'Onu, sont d'ailleurs à venir très vite.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 12:55
Les colis de Noël partent de Creil

 

12/12/2014 cellule communication BA 110 - Armée de l'air

 

A l’approche des fêtes de fin d’année, 10 000 colis transitent par la BA 110 de Creil avant de rejoindre un théâtre d’opérations extérieures. Ces colis arriveront dans quelques jours au Mali, en Afghanistan ou encore en Guinée pour le plus grand bonheur de nombreux militaires français.

 

Des colis pour les fêtes

L’adjudant-chef David B. et son équipe de l’escadron de soutien de ravitaillement technique aéronautique (ESRTA) s’affairent. 10 000 colis adressés par les armées et l’association « Solidarité Défense » viennent d’arriver. Des piles remplies de chocolats, confitures et autres gourmandises attendent d’être triés par destination avant d’être conditionnés pour le transport aérien.

 

« On pense à vous »

« Un colis, c’est un message de soutien à chaque militaire loin de sa famille, confie l’adjudant-chef B. L’unité est un maillon de la chaîne de cohésion et de solidarité avec les militaires partis en opérations extérieures ». L’éloignement familial n’est jamais facile mais il est encore plus difficile en période de fêtes. Pour soutenir les militaires engagés à des milliers de kilomètres, des dessins d’enfants d’école primaire de toute la France sont toujours glissés dans les colis. Le militaire qui le souhaite pourra répondre à chaque enfant en utilisant les deux cartes postales glissées à l’intérieur. Cet échange amical est très apprécié et apporte beaucoup de réconfort.

 

Un soutien annuel avec les militaires déployés

«L’accompagnement du militaire parti en opérations extérieures et de sa famille ne se limite pas à cette période », précise le capitaine Frédérique F., des services gestion synthèse (SGS) de la BA 110. Toute l’année, la cellule condition du personnel des SGS soutient une centaine de familles de la base de défense de Creil dont l’un des membres se trouve en opération extérieure. Interlocuteur de proximité, cette cellule rassure et facilite notamment les démarches administratives. Elle maintient le lien entre les familles et l’institution en les conviant à chaque événement majeur organisé sur la base de défense : journée des familles, kermesse ou arbre de Noël.

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