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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:55
Budget 2014 : suppression de 13.000 postes dans les ministères non-prioritaires

25/09/2013 Par La rédaction de RTL.fr (AFP)

 

Pour compenser la création de 11.000 postes dans l'Éducation nationale, la police et la justice, plus de 13.000 postes vont être supprimés dans d'autres ministères.

 

13.123 postes vont être supprimés dans les ministères non prioritaires, au profit de la création de près de 11.000 postes dans l’Éducation, la Justice, et la Police. Ce qui permet d'assurer une stabilité des effectifs.

 

La masse salariale de l’État est quasiment stabilisée et les dépenses de fonctionnement des ministères sont globalement réduites de 2% : elles portent ainsi l'effort global à 2,6 milliards d'euros, selon le projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres. La masse salariale devrait s'élever à environ 81 milliards (contre 80,6 mds en 2013), selon le ministère de la Fonction publique.

 

La majorité des postes supprimés dans les ministères de la Défense et des Finances

 

En 2014, "13.123 emplois seront supprimés dans les secteurs qui ne concourent pas aux missions prioritaires. Cet effort concerne "pour 7.881 postes le ministère de la Défense" et pour 2.564 postes le ministère des Finances. "Les autres ministères participeront à l'effort de stabilisation de l'emploi public à hauteur de 2.678 postes", ajoute le texte.

 

A l'inverse, le budget prévoit 10.979 créations de postes, dont 9.984 pour l'Éducation (éducation nationale et universités), 405 postes pour la police et la gendarmerie et 590 pour la justice.

 

La fonction publique d’État compte près de 2,4 millions d'agents, sur un total de 5,2 millions de fonctionnaires avec l'hospitalière et la territoriale.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:55
Assemblée nationale : Audition de M. A. Bouvier, président de MBDA, sur le projet de loi de programmation militaire

27.09.2013 Assemblée Nationale

Audition, ouverte à la presse, de M. Patrick Boissier, président de DCNS, sur le projet de loi de programmation militaire

Compte rendu n° 97 - mercredi 18 septembre 2013 - séance de 16 heures 30

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:55
Général Ract-Madoux  - photo Olivier Berger - Défense globale

Général Ract-Madoux - photo Olivier Berger - Défense globale

27.09.2013 é. Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. Défense globale

 

Le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Bertrand Ract-Madoux, a fait état des prévisions de fermetures devant la commission de Défense du Sénat le 18 septembre.

 

Voici sa déclaration brute, sans commentaires, en attendant les derniers arbitrages et les premières annonces...

 

" Vous le savez, nous allons perdre l'équivalent d'une brigade interarmes, soit un état-major de brigade, qui est choisi et qui sera désigné fin 2014 ; deux régiments d'infanterie, l'un est choisi et sera désigné à la fin du mois, l'autre sera choisi parmi plusieurs propositions. Le 3e RPIMa, parmi d'autres régiments, fait partie des hypothèses de travail.

 

Un régiment de cavalerie sera également dissout, il sera désigné à fin du mois et un régiment de cavalerie sera déplacé. J'espère ne pas avoir à dissoudre plus de quatre - voire cinq - régiments. En complément, des ajustements capacitaires seront effectués, en particulier dans le génie et les transmissions. "

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:01
Défense : la retraite pour près de 8.000 militaires

L'enjeu pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est que son budget soit exécuté à l'euro près

 

25/09/2013 Michel Cabirolb – LaTribune.fr

 

Conforme à la première annuité de la loi de programmation militaire (2014-2019), le budget de la défense atteindra 31,4 milliards d'euros en 2014, dont près de 1,8 milliard de recettes exceptionnelles. C'est aussi le ministère qui subit la plus forte baisse d'effectifs (7.881).

 

Un budget carré. Un budget comme les aiment d'ailleurs les militaires, c'est-à-dire sans aucune surprise. Surtout mauvaise comme ils en ont régulièrement l'habitude. Tout avait été annoncé en plein cœur de l'été quand le projet de loi de programmation militaire (LPM), qui fléchait les montants des prochains budgets de la défense sur les six prochaines années (2014-2019), avait été présenté en conseil des ministres.

 

Ce que retiendront pourtant les observateurs, c'est la nouvelle forte baisse des effectifs du ministère. En 2014, "13.123 emplois seront supprimés dans les secteurs qui ne concourent pas aux missions prioritaires, soit un taux d'effort de 2,3 %", indique le projet de loi qui précise que cet effort concerne "pour 7.881 postes le ministère de la Défense" et pour 2.564 postes le ministère des Finances.

 

 

Un budget conforme à la loi de programmation militaire

 

Si le budget de la défense 2014 est bien amputé de 1,7 % de ses crédits budgétaires (29,62 milliards d'euros), il bénéficiera toutefois de 1,8 milliard d'euros de recettes exceptionnelles (REX) l'année prochaine, dont 1,5 milliard au titre du programme d'investissement d'avenir (PIA).

 

Un budget en tout point conforme à ce qui avait été programmé dans le LPM. Le contraire aurait été étonnant tant le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est battu pour arracher ce budget face à Bercy et à Matignon.

 

Les paris du budget 2014

 

Pour Jean-Yves Le Drian, qui incarne cette LPM - une force et une faiblesse - le point clé du budget 2014 est son exécution à l'euro près face à Bercy, qui va tenter comme à son habitude de grignoter ce budget. « L'enjeu, c'est la sincérité », avait-il récemment expliqué. Toute la communauté de défense a également cette exigence. Les industriels - tout comme les armées - veulent un budget, et au-delà une LPM, exécuté dans sa totalité en dépit de certains paris plus ou moins difficiles.

 

C'est notamment le cas des fameuses REX (6,1 milliards sur six ans, dont 1,77 milliard en 2014). Pour autant, le ministère de la Défense a travaillé sur plusieurs scénarios qui devraient mettre à l'abri son budget de mauvaises surprises. C'est aussi le cas des économies sur la masse salariale (4,4 milliards d'euros à l'issue de la LPM).

 

En 2014, les efforts d'économies reposent notamment sur une maîtrise de la masse salariale, qui diminuera de près de 170 millions d'euros entre 2013 et 2014, grâce aux baisses d'effectifs (7.881 suppressions de postes) , à l'encadrement des mesures catégorielles mais aussi aux actions sur le pilotage de la structure de la dépense de personnel.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:55
Budget 2014 : la Défense principale perdante

25.09.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, et son collègue du Budget, Bernard Cazeneuve, ont présenté ce mercredi 25 septembre le projet de budget 2014 (photo AFP). Des économies de 1,5 milliard d'euros seront puisés dans la dépense publique. Le redressement des comptes publics, de 18 milliards d'euros au total, sera assuré à 20 % par des hausses de recettes fiscales et à 80 % par la réduction de la dépense de l’État.

 

Et l'un des grands perdants est sans surprise la Défense...

 

Avec 7 881 postes supprimés, le ministère de la Défense fait figure de grand perdant. " L'effort a été maîtrisé pour ne jamais entamer la souveraineté nationale ", avait tenté de rassurer François Hollande, début août, lors de la présentation de la loi de programmation militaire (LPM).

 

D’ici à 2019, le gouvernement vise un chiffre de 242 279 personnes (militaires et civils) dépendant de la Défense contre environ 280 000 actuellement. Pour y parvenir, 23 500 postes vont être coupés, en plus des 10 175 encore à supprimer au terme de la précédente LPM 2009-2014.

 

Ça ne consolera personnes mais d'autres ministères vont aussi subir des coupes importantes. Le ministère de l'Économie et des Finances perdra 2 564 postes. Avec toutefois, une augmentation du nombre de douaniers. Le budget du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie recule de 500 millions d'euros, soit une baisse de 6,5 % sur un an (522 emplois vont disparaître, 614 déjà supprimés en 2013). D'autres ministères participent à cet effort budgétaire comme celui du Logement de Cécile Duflot en tête qui perdra environ 2 000 postes.

 

La plupart des autres ministères s’inscrivent dans la moyenne des efforts budgétaires réclamés, comme celui de la Culture et de la Communication qui est en repli de 2 % (2,7 milliards d'euros). Au total, 13 123 postes vont disparaître dans les ministères non prioritaires, au profit de la création de près de 11 000 postes dans l'Éducation, la Justice, et la Police. Le solde pour 2014 est donc négatif de 2 144 postes, contre 1 287 en 2012. La masse salariale de l'État est quasiment stabilisée. La fonction publique d'État compte près de 2,4 millions d'agents, sur un total de 5,2 millions de fonctionnaires avec l'hospitalière et la territoriale.

 

Des domaines jugés prioritaires ne seront pas impactés. Le ministère de l’Éducation va bénéficier de l’augmentation de budget la plus conséquente avec 9 984 postes créés dans l’Éducation nationale et les universités. Le ministère de la Justice va compter 590 postes supplémentaires. Au ministère de l'Intérieur, les effectifs vont se réduire, tout en créant 405 postes dans la police et la gendarmerie.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:55
Assemblée nationale : Audition de M. P. Boissier, président de DCNS, sur le projet de loi de programmation militaire

25.09.2013 Assemblée Nationale

 

Audition, ouverte à la presse, de M. Patrick Boissier, président de DCNS, sur le projet de loi de programmation militaire

 

Compte rendu n° 96 - mercredi 18 septembre 2013 - séance de 11 heures 30

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:55
Budget 2014: 7 881 postes supprimés et 2 294 suppressions reportées sur la prochaine LPM

25.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Ce budget additionne 29,6 milliards de crédits budgétaires, auxquels s'ajoutent 1,5 milliard issu du Programme d'investissement d'avenir (PIA) et 300 millions tirés d'autres recettes exceptionnelles. Spoit 31,4 miliards d'euros.

Du côté des effectifs, le budget prévoit la perte de 7 881 postes au sein de la Défense. Or, le reliquat de la LPM qui s'achève est de 10 175 postes à supprimer. Il restera donc 2 229 postes en attente de suppression. Ces postes à supprimer le seront dans le cadre de la prochaine LPM.

Budget 2014: 7 881 postes supprimés et 2 294 suppressions reportées sur la prochaine LPM
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:25
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:00
Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Patrick Boissier photo Ouest France

Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Patrick Boissier photo Ouest France

25.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense


Devant la commission de la Défense, la semaine dernière, le PDG de DCNS, Patrick Boissier, a critiqué l’étalement de deux programmes navals majeurs (voir Ouest-France du 20 septembre) et il a exprimé ses craintes pour l'emploi sur les sites de Cherbourg et de Lorient. On écoutera ses propos devant la commission en cliquant ici.

 

Le ministre de la Défense n’a guère apprécié la charge. Il s'est exprimé dans notre édition de ce mercredi.

 

Le PDG de DCNS s’est montré très critique sur la Loi de programmation militaire
Je suis surpris par ses déclarations. Je voudrais rappeler que c’est le ministère de la Défense qui est le premier client de DCNS et l’État le premier actionnaire de DCNS (64 %). Monsieur Boissier doit rester dans le cadre de ses fonctions. Ainsi en matière d’actionnariat, le décideur c’est moi ; aujourd’hui la question d’un nouveau modèle n’est pas à l’ordre du jour. C’est un peu ferme, mais c’est le patron qui parle. Un conseil à Monsieur Boissier : quand on négocie, il vaut mieux s’adresser à ceux qui détiennent le pouvoir de décision.

 

Ses critiques portaient sur l’étalement du programme FREMM.
La LPM 2008-2014 tablait sur une remontée vertigineuse et totalement irréaliste des crédits d’investissement ; c’était avant la crise. Le président de la République ayant pris la décision de sanctuariser les crédits pour la Défense, cela m’a permis de maintenir l’ensemble des commandes. Il y aura onze FREMM (frégates multimissions) et six sous-marins Barracuda, alors que dans les premières prévisions que l’on m’avait présentées, ce n’était pas le cas. J’ai maintenu ce cap et je suis garant de ce choix.

 

Patrick Boissier s'inquiète aussi pour l'emploi et les surcoûts.
Il y a 11 FREMM dans la loi de programmation militaire, toutes livrées avant 2025. Ce qui veut dire que, pour la commande nationale, le plan de charge de DCNS Lorient est assuré et que le site peut voir l’avenir avec optimisme. D’autant plus que nous n’intégrons pas les éventuelles commandes à l’exportation. En outre, pour garantir le plan de charge du bureau d’études de DCNS, j’ai pris deux décisions. Une, d’avancer les études pour les frégates de défense aérienne et les frégates de nouvelle génération. Deux, pour les trois dernières FREMM, j’ai décidé d’attendre 2016 pour choisir entre les actuels modèles et la frégate de nouvelle génération. Certes il y aura un peu de lissage mais les conséquences sur l’emploi seront limitées.

 

Et les Barracuda à Cherbourg ?
Il est faux de dire que la première livraison interviendra en 2019, ce sera en 2017. Là aussi il y aura un peu d’étalement mais nous maintenons les Barracuda. Enfin, le programme des bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) reste inscrit dans la LPM. Toutefois, Monsieur Boissier défend un mode d’acquisition qui ne nous convient pas; à ce stade, son offre est trop chère.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:55
Jean-Yves Le Drian recadre sèchement le PDG de DCNS

24.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Le PDG de DCNS a averti, à, plusieurs reprises, que son entreprise risquait de devoir affronter un sérieux coup de tabac. La faute à la LPM.

 

Il s'est ainsi exprimé la semaine dernière devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Selon lui, la remise en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûtera à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragilisera un millier d’emplois, directs ou indirects. Toujours devant la commission de la Défense, P. Boissier s'est aussi interrogé sur la part de l'Etat dans le capital de DCNS.

 

On écoutera l'audition de Patrick Boissier en cliquant ici.

 

Le pavé dans la mare de P. Boissier lui a valu d'abord une volée de bois vert de la part de la DGA. Et voilà que Jean-Yves Le Drian monte à son tour au créneau pour exprimer sa très mauvaise humeur; on est loin des amabilités de juillet dernier.

 

On lira demain, dans Ouest-France et sur Lignes de défense, l'interview du ministre de la Défense. Un ministre très remonté, qui met les points sur les "i" et rappelle qu'il est "le patron".

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:54
Assemblée Nationale : Audition de G. Amiel, président de Renault Trucks Defense, sur le projet de loi de programmation militaire

25.09.2013 Assemblée nationale


Compte rendu n° 93 - mardi 17 septembre 2013 - séance de 18 heures 45

- Audition, ouverte à la presse, de M. Gérard Amiel, président de Renault Trucks Defense, sur le projet de loi de programmation militaire
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:56
Assemblée Nationale : Audition de JP Herteman, président de Safran, sur le projet de loi de programmation militaire

24.09.2013 Assemblée nationale


Compte rendu n° 92 - mardi 17 septembre 2013 - séance de 17 heures 15

- Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Paul Herteman, président de Safran, sur le projet de loi de programmation militaire
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:55
Comment mieux contrôler la prochaine Loi de programmation militaire ? (rapport)

24.09.2013  Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

Les députés François André et Philippe Vitel se sont penchés sur l'exécution des crédits de la Défense, notamment leur décrochage en 2011 et 2012 par rapport aux prévisions de la précédente Loi de programmation militaire.

 

Une question abrupte, aride, complexe, pourtant d'une brûlante actualité alors que les arbitrages pour la prochaine LPM 2014-2019 sont à l'étude (premières annonces de fermetures début octobre, puis second volet en juillet 2014).

 

Les rapporteurs de la mission d'information ont analysé " les raisons de l'écart grandissant entre les prévisions et les réalisations de la LPM " et proposent six thèmes de contrôle pour les années à venir " pour tendre vers une prochaine LPM sincère et soutenable " : le coût de la mise en œuvre de la dissuasion ; les dépenses de personnel en hausse en dépit de la poursuite de la baisse des effectifs ; le bilan de la gestion financière des bases de défense ; l'optimisation des règles d'attribution des marchés de maintien en condition opérationelle (MCO) des matériels des armées ; le recours à des recettes exceptionnelles extrabudgétaires ; les modalités du financement du surcoût des opérations extérieures (OPEX).

 

- Décrochage de la LPM 2009-2014

Selon la direction du Budget, l'écart fin 2012 entre l'exécution et le programme est de 2,9 milliards d'euros, soit 125,8 milliards dépensés contre 128,7 prévus. En 2010, cet écart n'était que de 600 millions d'euros en raison du plan de relance de l'économie (2,4 milliards pour la Défense). Une aubaine qui a permis d'établir un record d'engagement de 19 milliards et de commander le troisième BPC (bâtiment de projection et de commandement), le Dixmude.

Malgré les ressources extrabudgétaires (cessions de bandes de fréquences, immobilières, matérielles...), 2011 marque une inflexion avec un écart de 1,3 milliard, puis un milliard en 2012. La LPM était basée sur un retour à l'équilibre des finances publiques dès 2012, ouvrant à une croissance de 1 % du budget de la Défense. On sait ce qu'il advint et le " zéro valeur " du budget d'aujourd'hui sans compter l'inflation...

Autre désagréable surprise : 200 millions d'euros en 2011 et 500 millions en 2012 ont été retirés du programme 146 Equipement des forces.

Malgré les 29 000 emplois supprimés fin 2011, la masse salariale a continué de croître (+ 1 milliard entre 2008 et 2011, 19,5 milliards d'euros en 2011, 20 milliards en 2012). Les déflations d'effectif ont servi à financer des mesures générales et catégorielles de revalorisations, dont certaines n'étaient pas programmées (augmentation en 2012 des salaires les plus bas de 80 000 agents et militaires, environ 50 millions d'euros).

Le glissement vieillesse-technicité (GVT, une notion de variation de la masse salariale à effectif constant) constate un écart de 730 millions d'euros sur 2009-2012.

Des frais nouveaux sont apparus comme le retour dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, la création de la base d'Al-Dhafra aux Emirats arabes unis ou la création de postes cyberdéfense. Sans parler de l'impact des dysfonctionnements du système de paie Louvois.

Au bout du compte, des ressources complémentaires pour les dépenses du personnel se sont produites au détriment du matériel (1,5 milliard d'euros entre 2009 et 2012).

L'engagement de maintenir la production des Rafale à onze par an a également pesé en raison de l'absence d'exportations du chasseur de Dassault (surcoût de 350 millions d'euros entre 2009 et 2011).

" Dès lors, l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, qui permettra de concilier la programmation du ministère de la Défense avec la trajectoire budgétaire des finances publiques apparaît plus que jamais justifiée ", conclut François André.

D'où des pistes de réflexions présentées par le vice-président de la Commission de Défense et des Forces armées de l'Assemblée, Philippe Vitel...

 

- Dissuasion nucléaire

On ne préconise pas la suppression d'un des deux escadrons de la Force aérienne stratégique (FAS) ou la fin de la permanence à la mer de la force océanique stratégique (FOST), ni le retrait d'un des quatre SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins). La dissuasion représenterait environ 10 % du budget de la Défense à 3,4 milliards d'euros.

On salue donc une démarche franco-britannique de mutualisation (programme Teutates des installations en analyses radiographiques et hydrodynamiques permettrait d'économiser pour chacun des Etats 450 millions d'euros sur la durée du programme).

 

- Dépenses de personnels

On propose d'améliorer les mesures déjà prises comme les contingentements par grades et pour les non-officiers, par échelle de solde, et la réduction de l'avancement pour 2013. L'enjeu est une meilleure maîtrise de la masse salariale.

 

- Bases de Défense

Les Bases de Défense ont montré leur intérêt dans la recherche d'économies du soutien (meilleur exemple à Toulon). On peut optimiser par le renforcement du champ de compétence et l'augmentation du périmètre budgétaire des commandants de BdD, par la poursuite des dispositifs d'intéressement aux économies, par la suppression de l'échelon intermédiaire des états-majors de soutien défense (EMSD), par une diminution du nombre de BdD en métropole, par le déploiement de nouveaux systèmes d'information communs. On incite également à la création de régies rationalisées et plus optimisées.

 

- Maintien en condition opérationnelle

D'après la Cour des comptes, la MCO représenterait un fort potentiel d'économies (10 %, soit 300 millions d'euros par an). " Un peu trop optimiste ", juge Philippe Vitel. Entre vieillissement du matériel et bond technologique pour les nouveaux, les achats de maintenance sont capitaux.

On propose de créer des responsables du soutien auprès des unités de management de la DGA. Pour prendre très en amont la MCO dans les programmes. On veut aussi mieux contrôler les coûts de revient des fournisseurs en position de monopole, conserver des compétences industrielles d'Etat et faciliter l'accès aux marchés des PME...

 

- Ressources extrabudgétaires

Le dispositif de cession à l'euro symbolique aux collectivités locales (en faveur du logement) de propriétés immobilières n'a pas été compensé. D'où un effet négatif sur les recettes du ministère alors que la nouvelle LPM prévoit 6,1 milliards d'euros de ressources exceptionnelles (3,7 pour la précédente).

Attention aux ressources incertaines (on évoque la vente de l'îlot Saint-Germain), fiabilisons le calendrier de perception, assouplissons les règles comptables d'engagement de ces ressources.

 

- Opérations extérieures

Le montant de la provision des surcoûts des opérations extérieures est stable à 630 millions d'euros par an. Mais est systématiquement insuffisant depuis 2009 (une moyenne de 961,5 millions ces quatre derniers exercices). Les crédits OPEX ne sont d'ailleurs jamais descendus en dessous de 528 millions ces dix dernières années. Seulement, la prochaine LPM prévoit un montant de 450 millions d'euros pour la dotation prévisionnelle. " Une telle réduction risque d'entraîner un appel important à la solidarité interministérielle ", dans un budget déjà très contraint. On propose de maintenir la provision à 630 M€ et de prévoir des clauses de réexamen des besoins en cours d'exercice pour éviter les mauvais surprises.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:55
Assemblée Nationale : Audition de F. Delon, SGDSN, sur le projet de loi de programmation militaire

24.09.2013 Assemblée nationale

 

 

- Audition de M. Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, sur le projet de loi de programmation militaire
 
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:55
MBDA : bonjour les vaches maigres…

23.09.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

FOB termine avec Antoine Bouvier, PDG de MBDA, son tour d’horizon des auditions menées par la commission de la Défense à l’assemblée nationale. MBDA, qui est né en 2001 du regroupement des principaux missiliers européens, a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen de 800 M€ avec la France pour les années 2008-2010. Un niveau d’activité élevé dû à des pics de livraisons sur les missiles Mica et Aster, et un chiffre qui fait aujourd’hui envie…

 

« Nous sommes aujourd’hui en discussion avec la DGA pour des réductions de format sur la plupart de nos programmes soulignait Antoine Bouvier devant la commission de la Défense nationale. (…) Notre estimation de ce que pourrait être le flux annuel moyen pendant la LPM est de 500 M€ ». De 800 à 500, la baisse est supérieure à 30%. Mais si l’on applique l’inflation, la réduction du budget que le client français consacre à MBDA et la filière missile serait plus proche de 40%. Sans compter qu’il s’agit de comparer des budgets « réalisés » à des budgets « estimés ». Or on sait bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de LPM et que la perte en ligne est parfois sévère entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé… Clairement, le fabricant de missiles MBDA souffre de la priorité donnée aux plateformes au détriment des munitions emportées…

 

Pour limiter la casse au niveau des activités de développement, le gouvernement a choisi de faire porter l’effort budgétaire sur les activités de fabrication et les contrats en cours. « Un choix que nous soutenons » note Antoine Bouvier. Il n’empêche : la potion s’annonce très amère pour le missilier qui va devoir réduire ses activités de développement de 20% et les productions de 40 à 50%. On peut à ce stade se demander ce qu’il restera à fabriquer dans les usines du groupe, d’autant que les réductions de commandes annoncées s’imputeront sur des grands programmes dont les livraisons ont déjà commencé pour certains. Avec, répétons-le, la possibilité (si l’on est optimiste) ou la probabilité (si l’on est pessimiste) que les promesses actuelles de la LPM ne soient pas respectées, ce qui ferait encore baisser le niveau des commandes. Globalement, MBDA estime à 500 équivalents temps plein au sein du groupe et de ses sous-traitants de la filière missile les pertes d’emploi directement liées à la LPM.

 

Face à cet horizon morose, Antoine Bouvier pouvait toutefois faire état de sa satisfaction sur deux points : le premier est le lancement du programme MMP (Missile Moyenne Portée) destiné à remplacer les Milan. « On revient de très très loin a-t-il martelé. Et « on », ce n’est pas seulement MBDA : c’est aussi l’armée de Terre et toute la communauté industrielle liée à ce programme ». Pour sauver le MMP, MBDA s’est engagé à prendre 75% des coûts de développement. « Une proposition exceptionnelle, parce qu’on ne pouvait pas se résoudre à ce que le missile terrestre devienne uniquement américain ou israélien ». MBDA attend désormais une notification du contrat pour la fin d’année, indispensable pour tenir une mise en service prévue pour 2017. Les discussions portent actuellement avec la DGA sur une tranche ferme de 1500 missiles et MBDA évoque toujours un objectif de 9000 ventes à l’export.

 

MBDA : bonjour les vaches maigres…

Autre raison d’espérer, le programme de missile ANL (Anti Navire Léger) dont MBDA attend désormais le lancement officiel à l’occasion d’un prochain sommet franco-britannique, fin 2013 ou début 2014. L’écueil pour un développement conjoint entre Paris et Londres tient moins aux caractéristiques techniques qu’aux divergences de calendrier entre les deux pays. Pour combler ce décalage, MBDA travaille d’ores et déjà avec Eurocopter sur des solutions d’intégration à minima du futur missile sur les hélicoptères Panther de la marine nationale.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:55
Les industriels de la défense face au « mur » budgétaire

23/09 Alain Ruello, Journaliste en charge de la défense, chef adjoint du service Industrie – LesEchos.fr

 

Les 190 milliards d'euros prévus de 2014 à 2019, dans le cadre de la loi de programmation militaire, pourront tout juste éviter au secteur de couler. Les industriels vont devoir faire avec...

 

Venus présenter ces derniers jours les impacts du projet de loi de programmation militaire (LPM), à l'occasion de l'examen du texte par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, les PDG des grands industriels de l'armement se sont retrouvés sur un point : ça va être dur, très dur même, et plusieurs milliers d'emplois sont menacés, des pertes que ne compenseront que partiellement les ventes à l'exportation.

 

D'Eric Trappier (Dassault), à Jean-Bernard Lévy (Thales), en passant par Patrick Boissier (DCNS), Jean-Paul Herteman (Safran), Gérard Amiel (Renault Trucks Défense), Philippe Burtin (Nexter), Antoine Bouvier (MBDA), ou Marwan Lahoud (EADS) qui a fermé le ban, tous ont salué le fait que le projet de loi « préserve l'essentiel ». Une façon diplomatique de dire que les 190 milliards d'euros prévus de 2014 à 2019 - dont 6,1 milliards de recette exceptionnelles - pourront tout juste éviter au secteur de couler.

Tous les grands programmes d'armement sont maintenus - avion de combat Rafale, frégates FREMM, sous-marins Barracuda, pour n'en citer que trois. Certes, les cadences de livraisons seront étirées une fois de plus pour économiser la trésorerie des militaires. La France est passée maîtresse dans la pratique de l'exercice, quelle que soit la couleur des gouvernements. Les cibles, c'est à dire le nombre d'exemplaires, de pas mal de programmes ont par ailleurs été ratiboisées. Ce qui renchérit forcément le coût unitaire de chaque matériel. Enfin, s'il est bien prévu 730 millions d'euros par an pour la recherche, ce qui permettra a priori de conserver de précieuses compétences dans les bureaux d'études, on sait déjà que cette enveloppe ne pourra contenter tout le monde.

 

Evidemment, la situation n'est pas la même pour chacune des grandes entreprises. Chaque PDG a donc profité de son audition pour passer ses messages aux députés, d'autant plus intéressés qu'ils sont nombreux à abriter une usine dans leurs circonscriptions.

Peut-être le moins inquiet, parce qu'il sait que les ventes d'Airbus compenseront, Marwan Lahoud (EADS) a expliqué que le passage de 35 à 15 du nombre d'A400M qui seront livrés d'ici à 2020 est « gérable ». Serein, car il a visiblement bien anticipé le coup, Antoine Bouvier (MBDA) n'a pas caché que ses chaîne de fabrication de missiles allaient connaître de sérieux trous d'airs. Mais, et c'est là l'essentiel à ses yeux, cela doit permettre de financer de nouveaux programmes, avec les Britanniques notamment.

 

Chez Safran, Jean-Paul Herteman a mis un coup de zoom sur l'usine de Fougères, en Ille-et-Vilaine, qui va souffrir des réductions de commandes des tenues Félin du fantassin. Mais, pour difficile qu'elle soit, la situation est gérable, comme chez EADS, grâce à des relais d'activité. D'un naturel très placide, Philippe Burtin (Nexter) a regretté que la loi de programmation ne prenne pas suffisamment en compte les outils de formation numériques. Tout comme il a regretté qu'elle soit muette sur le sujet des munitions. Il a surtout reprécisé les enjeux du grand programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre, si crucial pour l'ex-Giat Industries.

 

Plaidant pour un rapprochement avec Nexter, Gérard Amiel (Renault Trucks Défense), a sans doute été le plus pessimiste. Dores et déjà très touché, il a évoqué les « cinq années blanches » à venir. « Une vraie traversée du désert », s'est-il désolé. Tout comme Nexter, Scorpion est « la » grosse affaire à ne pas rater pour la filiale de Volvo.

 

Patrick Boissier (DCNS), lui, s'est montré très offensif, ce qui lui a valu une volée de bois vert de la part de la DGA, son premier client (« Les Echos » du 20 septembre). Eric Trappier (Dassault) n'a pas manqué de plaider pour le lancement d'un programme de drones d'observation. Et il n'a pas caché que faute d'exportation du Rafale, la loi de programmation tanguerait dangereusement. Jean-Bernard Lévy (Thales) enfin, a défendu l'idée de construire une frégate de taille intermédiaire parce que les FREMM ont visiblement bien du mal à s'exporter.

 

Au final, pour ceux qui ont pris le temps de tout écouter, l'exercice s'est révélé fort intéressant par la foultitude de détails rendus publics. Mais après ? En quoi cela fera-t-il bouger les lignes lors de l'examen du projet de loi par le Parlement ? Au risque de froisser la susceptibilités des élus de la République, il est probable que toutes ces auditions, finalement, ne serviront pas à grand chose.

 

Députés (et sénateurs qui vont refaire l'exercice) sont dans leurs rôles pour apprécier les conséquences de la loi de programmation chez les industriels. Sauf que le gouvernement a fixé le curseur à 190 milliards d'euros. Il n'y en aura pas un de plus, et même probablement plusieurs de moins. Le problème, c'est que tout a été bouclé au forceps. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le reconnaît : qu'une pierre manque à l'édifice et tout risque de s'écrouler.

 

S'il venait aux parlementaires l'envie de porter à quatre au lieu de deux le nombre d'avions ravitailleurs livrés d'ici à 2019, ce serait quasi impossible. On ne peut pratiquement rien changer au projet de loi. Tout amendement au rapport annexé, celui qui comprend les éléments chiffrés, ne pourra provoquer qu'une réponse de principe du ministre de la Défense. Il n'y a plus qu'à prier pour que cette LPM soit exécutée comme prévu, ce qui n'a jamais été le cas des précédentes. On peut toujours croire au miracle...

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 15:30
Geneviève Gosselin-Fleury à la base de défense d’Abou Dhabi - 13e DBLE

Geneviève Gosselin-Fleury à la base de défense d’Abou Dhabi - 13e DBLE

16.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Bernard Cazeneuve étant devenu ministre, Geneviève Gosselin-Fleury a donc repris, il y a un an, le fauteuil de député de la 4e circonscription de la Manche.

 

Membre de la commission de la Défense et des forces armées à l'Assemblée nationale, elle a été nommée co-rapporteur, avec la Finistérienne Patricia Adam (également PS), de la future loi de programmation militaire pour la période 2014-2020.

 

En attendant de se pencher sur la LPM, la députée manchoise planche sur un rapport consacré à la réforme du ministère de la Défense (celle en cours, pas celle à venir bien sûr), rapport que le duo Cazeneuve/Cornut-Gentille avait ébauché et qui devrait être présenté le 10 septembre.

 

Pour lire le blog de GGF, cliquer ici.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 21:55
Loi de programmation militaire: restructurations en vue

21 septembre 2013 Par Olivier Fourt - RFI

 

C’est une information RFI : les mauvaises nouvelles ne devraient pas tarder au ministère de la Défense, avec l’annonce des premiers sites qui devront fermer en 2014. C’est le résultat de la Loi de programmation militaire (LPM) avec une nouvelle réforme des armées qui doit conduire à la suppression de 24 000 emplois supplémentaires (6 000 officiers, 9 000 militaires du rang, 9 000 sous-officiers). Il va falloir fermer des bases et dissoudre des régiments. Depuis quelques mois, c’est l’inquiétude particulièrement dans l’armée de Terre qui va devoir, à elle seule, assumer une réduction de format de l’ordre de 12 000 hommes, quatre à cinq régiments seront dissous.

 

Une affaire délicate, à quelques mois des municipales en France

 

Dans certaines régions, la fermeture d’une caserne a un fort impact sur la vie économique locale. Les premières annonces officielles doivent arriver dans les jours à venir. Une fermeture, ce n’est jamais une bonne nouvelle à annoncer. Du coup, le ministère de la Défense se contentera de donner la liste pour 2014, alors que la Loi de programmation militaire court jusqu’en 2019. Mais ça devient quand même urgent, les chefs de corps voudraient avoir un peu de visibilité, parce qu’évidemment, il faudra prévenir leurs personnels assez tôt pour qu’ils puissent s’organiser. Il faut prévoir un déménagement, une reconversion, changer d’école pour les enfants, etc.

 

« Je sais combien c'est difficile, donc je pense qu'il faut ne pas être brutal, nous aurons une pédagogie et un accompagnement très important à cet égard. Il y aura une première série de décisions à la rentrée pour 2014, et je ferais ça de manière très parcimonieuse en évitant au maximum les fermetures, mais il y a en aura », a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, lors de la présentation à la presse de la LPM 2014-2019.

 

Les contours de la nouvelle carte militaire française commencent à se dessiner

 

C'est une information RFI : deux régiments de l’armée de Terre vont fermer en 2014. Dans le sud-est, à Carpiagne près de Marseille, le 4e régiment de Dragon (4e RD) va disparaître. Il sera remplacé par le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC) d'Orange. La légion va déménager pour s'installer un peu plus au sud.

 

Dans l'est, c'est le 110e régiment d'infanterie (110e RI) qui est visé. Le problème, c’est qu’il appartient à la brigade franco-allemande (BFA) riche en symboles mais dont les derniers engagements opérationnels remontent aux Balkans, il y a dix ans.

 

Pour faire le compte, après 2015 il faudra donc encore supprimer deux à trois régiments. Dans le sud-ouest, le 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne devrait en faire les frais.

 

Dans l’est, un ou plusieurs régiments de la 1re brigade mécanisée (1re BM) de Châlons-en-Champagne seraient concernés.

 

Enfin, les drones tactiques de Chaumont du 61e régiment d’artillerie (61e RA) vont rejoindre Etain auprès des hélicoptères du 3e régiment d'hélicoptères de combat (3e RHC) qui accueillerait alors un bataillon d'appuis hélicoptères, un bataillon d'hélicoptères, et un régiment de drones tactiques.

 

La Marine et l’armée de l’Air s’en sortent mieux

 

Côté armée de l'Air, entre 2014 et 2019, on évoque la fermeture de la base de Luxeuil qui compte plus d'un millier d'employés civils et militaires. Les bases d'Orange et de Dijon devraient être restructurées ou disparaître.

 

La Marine, elle, s'en sort bien. Elle devra faire l’économie de 100 postes en 2014 mais est en retard sur la précédente réforme. Elle jouera essentiellement sur les recrutements pour faire baisser ses effectifs.

 

C'est le 30 septembre prochain que le gouvernement lèvera officiellement le voile sur ces mesures.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 20:55
La rentrée sur le thème des grands défis

18/09/2013 Ministère de la Défense

 

Le ministre de la Défense et le ministre délégué ont animé, mardi 17 septembre, le séminaire de rentrée pour présenter notamment les prochaines échéances du ministère.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réuni mardi 17 septembre 2013, avec le ministre délégué, Kader Arif, l'ensemble des chefs d'état-major et directeurs du ministère pour un séminaire de rentrée en vue d’exposer les grands défis des mois à venir et de présenter l'actualité de la Défense.

 

Ce séminaire a permis un échange ouvert et approfondi sur les prochaines échéances du ministère (examen parlementaire et mise en œuvre de la prochaine programmation militaire, restructurations, actualité internationale et européenne) ainsi que sur trois thèmes de travail qui étaient la communication, la concertation et la rénovation de la gouvernance du ministère.

 

Le ministre était entouré notamment du chef d’État-Major des armées, du délégué général pour l’armement, du secrétaire général pour l’administration, des chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine et de l’armée de l’Air, du major-général des armées, du directeur chargé des affaires stratégiques, du directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, du chef du contrôle général des armées, du directeur des affaires financières, du directeur de la délégation à l’information et à la communication de la Défense et de ses principaux collaborateurs.

 

Jean-Yves Le Drian a conclu les travaux de cette journée en se déclarant confiant sur l’état d’esprit de tous les responsables : « Nous sommes une seule institution, nous avons une seule mission : le service du pays. »

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:55
DCNS va devoir ajuster son organisation

20 septembre 2013 Yann BESSOULE - entreprises.ouest-france.fr

 

Le gouvernement demande au constructeur d'étaler la livraison de frégates et de sous-marins nucléaires.

 

La loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014-2019, présentée en août par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, agite beaucoup les industriels du secteur. Le gouvernement a décidé de consacrer 190 milliards d'euros à la défense pour les six prochaines années. Problème, la défense a toujours servi de variable d'ajustement budgétaire. Et ce sont ses entreprises qui trinquent. Voilà ce que répètent actuellement les PDG concernés aux parlementaires qui devraient examiner le projet de loi à partir de fin octobre.

Deux grands programmes à réviser

 

Mercredi, Patrick Boissier s'est exprimé devant la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Pour le PDG de DCNS (13 800 salariés) « la loi préserve l'essentiel. Mais après, il n'y a plus aucune marge de manoeuvre ». En clair, si l'exécution de la future LPM est respectée, le groupe d'armement naval ne souffrira pas trop. Le problème, c'est que les LPM sont rarement respectées...

 

D'ores et déjà, DCNS va devoir ajuster l'organisation de ces deux grands programmes : la construction de onze frégates multi-missions (Fremm) à Lorient et de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) à Cherbourg. La livraison des bâtiments va être étalée dans le temps. Normalement, six Fremm (600 millions l'unité) doivent être livrées pour 2019 à raison d'une tous les dix mois ; ce sera 14 mois. Surcoût ? Le prix d'une frégate. Et un impact possible sur « 500 personnes le bassin d'emploi de Lorient ». Les six SNA (programme de 8,6 milliards) seront décalés de six mois (pour le premier) à deux ans (pour le dernier). Un surcoût de 300 millions et un impact sur 500 personnes.

 

DCNS estime pouvoir passer ce cap. À condition de trouver des commandes à l'export. Et, surtout, que la LPM soit exécutée au cordeau. D'où la pression qu'a mise Patrick Boissier aux députés.

 

(1) 64 % État, 35 % Thales, 1 % salariés.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:56
Démonstration dynamique, échelon blindé, le Leclerc et le VBCI (Crédits S. Lafargue ECPAD)

Démonstration dynamique, échelon blindé, le Leclerc et le VBCI (Crédits S. Lafargue ECPAD)

RTD comme Nexter ont un besoin vital d’accrocher la fabrication des futurs blindés de transport de troupes VBMR (remplaçant des VAB) et EBRC

 

19/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Soutenu par l’Etat actionnaire, le patron du fabricant de blindé refuse tout rapprochement qui exclurait l’activité armement et munitions.

 

Philippe Burtin, le PDG de Nexter, a laissé peu d’espoir mercredi soir à l’offre de rapprochement que lui a fait un jour plus tôt Gérard Amiel, son alter ego de Renault Trucks Défense, la division défense du fabricant de camions éponyme (groupe Volvo). Pour qu’un projet d’alliance puisse aboutir, a-t-il expliqué placidement devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, il faut que ce projet considère le groupe dans son ensemble. Sinon, rien ne se fera.

 

Pour Philippe Burtin en effet, pas question de démanteler Nexter entre blindés d’un côté, armement et munitions de l’autre. « Même s’il est organisé en filiales, le groupe est intégré, et les bureaux d’études travaillent main dans la main », a-t-il expliqué aux parlementaires qui l’entendaient pour débattre de la loi de programmation militaire. Du côté de l’Etat, actionnaire à 100 %, on partage le même point de vue : découper Nexter « est inenvisageable. On ne fait pas son marché chez Nexter », assure-t-on aux « Echos ». Fermez le ban !

 

Image sociale

 

Le problème, c’est que Renault Trucks Défense, qui comprend les marques Renault trucks, Acmat et Panhard, ne veut pas reprendre les activités armement et munitions pour deux raisons : c’est un secteur dans lequel il n’est pas, et dans lequel Volvo ne veut pas investir pour ne pas heurter son image sociale vis-à-vis de ses actionnaires. Autre frein à tout projet de rapprochement : la volonté de l’Etat de garder un contrôle sur Nexter.

 

La proposition de Renault Trucks Défense risque donc de connaître le même sort qu’en 2011. Gérard Amiel connaissant parfaitement les lignes rouges pour Nexter et l’Etat, on peut donc se demander pourquoi il a remis le sujet sur la table. Venu lui aussi présenter sa vision de la loi de programmation, il a mis en avant les « cinq années blanches » qui se dressent devant son entreprise, qui doivent amener à « avoir le courage d’explorer toutes les possibilités de maintenir l’activité ». « Si le paysage industriel est inchangé durant les cinq années de traversée du désert que nous impose la loi de programmation, nous pourrons nous attendre à des conséquences graves sur la pérennité des sites, sur l’emploi, et sur le maintien des compétences industrielles », a-t-il ajouté.

 

Scorpion en toile de fonds

 

Nexter : fin de non-recevoir à Renault Trucks Defense

Derrière ces propos, il y a bien sûr les attentes du grand programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre. Même si la loi de programmation a étalé le calendrier et les cibles visées, RTD comme Nexter ont un besoin vital d’accrocher la fabrication des futurs blindés de transport de troupes VBMR (remplaçant des VAB) et EBRC (remplaçant des AMX 10RC et Sagaie).

 

Les deux industriels ont conclu un accord pour répondre ensemble à l’appel d’offres VBMR, mais cet accord prend fin en fin d’année. Gérard Amiel a-t-il ressorti la carte du rapprochement de peur que Nexter décide finalement de faire cavalier seul ? Ou de peur qu’il préfère jouer une carte franco-allemande, comme la rumeur le laisse entendre ? « Nous devrions plus tôt réunir nos forces au niveau français (...) et, une fois unis, nous serions beaucoup plus en mesure de mener des opérations de rapprochement avec des acteurs européens », a-t-il plaidé.

 

Vu de l’Etat, si on envisage bien une alliance Nexter-RTD, c’est plutôt pour le programme Scorpion, et pas forcément au niveau capitalistique.

présentation du Titus par Philippe Burtin  à DSEI (crédits G Belan)

présentation du Titus par Philippe Burtin à DSEI (crédits G Belan)

Commission de la défense : Programmation militaire: M. Philippe Burtin, pdt de Nexter

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:55
Commission de la défense : programmation militaire

17.09.2013 Assemblée Nationale

 

Commission de la défense : programmation militaire :

 

M. Gérard Amiel, pdt de Renault Truck Défense - Video

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:06
Pourquoi Renault Trucks Défense s'intéresse à nouveau à Nexter

Lle projet de loi de programmation militaire repousse à 2018 la modernisation du parc des véhicules blindés de l'armée de terre

 

18/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG de Renault Trucks Défense plaide pour un rapprochement avec le groupe public Nexter. L'opération est compliquée. Trop compliquée ?

 

Renault Trucks Défense (RTD) en rêvait. Il a désormais l'autorisation de son actionnaire suédois, le groupe suédois Volvo, de discuter d'une opération avec Nexter, le groupe public d'armements terrestres. C'est un nouveau revirement à 180 degrés de la stratégie de la maison mère de RTD après l'échec des discussions en 2010 entre les deux groupes.

 

Alors que la direction du groupe Volvo s'opposait il y a moins d'un an à une opération sur Nexter, ce n'est plus désormais le cas. "Sans un rapprochement entre Nexter et Renault Trucks Défense (RTD), les perspectives de l'armement terrestre français pourraient être assez sombres", a lâché devant la commission de la Défense de l'assemblée nationale le PDG de RTD, Gérard Amiel. Ce dernier n'a pas évoqué publiquement cette opération à la légère sans l'accord expresse de son actionnaire suédois.

 

Volvo ne veut pas fabriquer des munitions, ce que fait Nexter

 

Pourtant, le groupe Volvo avait encore démenti en février dernier les propos de Christian Mons, l'ancien patron de Panhard, racheté en juillet 2012 par RTD et actuellement conseil spécial dans le groupe Volvo, sur un intérêt de la filiale suédoise sur Nexter. Pourquoi ce démenti ? Parce que Volvo ne veut pas fabriquer des munitions, ce que fait Nexter.

 

Un choix qui peut paraître paradoxal quand on est propriétaire des marques Renault Trucks Défense, Panhard et Acmat, et bien d'autres à l'international, qui ont chacune développé des familles de blindés. En novembre dernier, le PDG de RTD, Gérard Amiel avait confirmé que la vocation de son groupe n'était pas de fabriquer de l'armement, un domaine qu'il estimait "extrêmement spécifique" et donc réservé aux spécialistes. Gérard Amiel préférait alors rester sur son cœur de métier, la construction de véhicules.

 

La loi de programmation militaire a fait bouger les lignes

 

Or, depuis longtemps le président du Conseil des Industries de Défense Françaises (Cidef) Christian Mons, qui avait raison semble-t-il trop tôt, préconisait un rapprochement des trois acteurs (Nexter, RTD et Panhard), présents sur le marché français, qui se réduit d'année en année.

 

Mardi devant les députés, le PDG de RTD a donc plaidé pour un rapprochement avec Nexter, pour survivre à la "traversée du désert" que va imposer aux deux entreprises la Loi de programmation militaire (LPM) française, qui visiblement « fait bouger les lignes », selon un bon connaisseur du dossier. Cette LPM pourrait faire « un mort et un blessé grave », estime-t-il. D'où le nouvel intérêt de RTD pour Nexter, mais sans les munitions.

 

Une opération qui reste très complexe

 

Pas sûr que le gouvernement français regarde cette opération d'un bon œil. Pour deux raisons. Il pousse à la création d'un pôle munitions consistanrt autour de Nexter, qui va bientôt consolider la filiale de SNPE, Eurenco (250 millions de chiffre d'affaires en 2012).

 

Et surtout il a donné son feu vert à des négociations approfondies entre Nexter et l'allemand Krauss Maffei Weigmann (KMW) pour créer une joint-venture. Avec comme objectif de conclure d'ici à la fin de l'année, expliquait-on à La Tribune fin juillet au sein du ministère de la Défense. Ce qui semble aujourd'hui ambitieux.

 

Des discussions avaient déjà eu lieu en 2010 ...et échoué

 

Enfin, faut-il rappeler que des discussions entre RTD et Nexter ont déjà échoué en 2010 sur la question des munitions. A l'époque, le gouvernement réfléchissait plus à un regroupement des activités munitions de Thales et de Nexter au sein du groupe public que d'un mariage entre RTD et Nexter. En contrepartie, le groupe d'électronique devait prendre une participation comprise entre 10 % et 20 % du capital de Nexter, détenus à 100 % par l'Etat.

 

Le rapprochement entre Nexter Munitions et TDA Armements devait créer un acteur réalisant un chiffre d'affaires combiné d'environ 250 millions d'euros. Bref, on est loin d'une opération entre Nexter et RTD.

 

Un espoir de rapprochement ?

 

VBCI

VBCI

Le fabricant du char Leclerc construit des blindés plus lourds que les véhicules de RTD et les deux ne sont "absolument pas concurrents", a estimé mardi Gérard Amiel. Les deux groupes coopèrent également sur plusieurs programmes dont le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) et le canon autotracté Caesar. Et pourquoi pas pour le futur véhicule blindé multi-rôles (VBMR), le successeur des mythiques VAB (Véhicules de l'avant-blindé).

 

Canon Caesar - photo Sirpa Terre

Canon Caesar - photo Sirpa Terre

Mais le projet de LPM repousse à 2018 la modernisation du parc des véhicules blindés de l'armée de terre. Pour Gérard Amiel, cette date n'est pas réaliste et les industriels auront du mal à préserver l'emploi jusqu'aux premières livraisons. Si l'appel d'offres pour les transports de troupes et les véhicules de combat est lancé en 2014, "on penche plutôt pour l'après 2020" pour les livraisons, a-t-il expliqué. "Nous avons devant nous cinq années blanches, une vraie traversée du désert", a-t-il dit, ajoutant : "il y a un risque très fort sur la pérennité de nos emplois en France".

 

Le président du Cidef a brandi le spectre de la disparition de 20.000 emplois dans le secteur, principalement dans les PME, lors de l'université de la Défense la semaine dernière.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 12:55
photo Simon Ghesquiere - Marine Nationale

photo Simon Ghesquiere - Marine Nationale

18.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

 

Les réservistes de la Marine du Grand Ouest ont leur site comme je l'avais annoncé avant l'été: Marins du Ponant.

 

Ils organisent entre septembre et décembre plusieurs conférences dont voici la liste:

 

Morlaix – le 24 septembre à la mairie de Morlaix de 18h30 à 21h.
1ère conférence: CC Karine Foll – « La Marine Nationale et ses évolutions capacitaires ».
2ème conférence: CV(r) Hervé HAMELIN – « La BAN de Landivisiau : approche opérationnelle et territoriale ».

 

St Malo – le 24 octobre à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime de 18h30 à 21h.
1ère conférence: CC Karine Foll – « La Marine Nationale et ses évolutions capacitaires ».
2ème conférence: CC (R) Eric Le Bec – « La guerre de course et la piraterie ».

 

Le Mans – le 30 octobre (lieu en cours de définition) de 18h30 à 21h.
1ère conférence: CC Karine Foll – « La Marine Nationale et ses évolutions capacitaires ».
2ème conférence: EV1 (R) Cédric LAVENU – « La marine française dans la seconde guerre mondiale : de la flotte de guerre à l’instrument politique ».

 

Vannes – le 18 novembre au 3e RIMA de 18h30 à 21h.
1ère conférence: CC Karine Foll – « La Marine Nationale et ses évolutions capacitaires ».
2ème conférence: CF (R) Paul-Louis PAOLI – « Le Commandant CHARCOT, une carrière militaire atypique ».

 

Rennes – le 18 décembre (lieu en cours de définition) de 18h30 à 21h.
1ère conférence: CC Karine Foll – « La Marine Nationale et ses évolutions capacitaires ».
2ème conférence: François ANDRÉ (député PS) – « Éclairage sur le livre blanc et la LPM 2014 – 2019 ».

 

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:55
FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

18.09.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Alors que les auditions viennent de débuter à l’Assemblée Nationale sur la future Loi de Programmation Militaire (LPM), mise en œuvre budgétisée du Livre Blanc sur la Défense pour les années 2009 à 2014, FOB ouvre ses colonnes à la député PS du Finistère, Patricia Adam, Présidente de la Commission de la Défense Nationale et des forces armées.

 

La situation en Syrie a fait apparaître une problématique importante : le rôle de la représentation nationale dans l’engagement des forces armées. Quelle est votre position sur ce sujet ?

 

Depuis 1958, l’article 35 de la Constitution prévoit que la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Dans la pratique, des troupes françaises étaient engagées en opérations de façon permanente, sans que le Parlement n’ait à en connaître. La modification constitutionnelle de 2008 a modifié les choses. Désormais, le Gouvernement a le devoir d’informer dans les trois jours le Parlement du déclenchement d’une opération armée à l’étranger. Les objectifs doivent être publiquement affichés. Un débat sans vote peut être organisé. Au bout de quatre mois, la prolongation éventuelle de l’opération doit être votée. Voilà l’état du droit.

 

Il s’agit d’une évolution notable par rapport à l’état antérieur. Précédemment, les parlementaires étaient informés par l’agence France-Presse ! Le Gouvernement n’avait aucune obligation d’afficher publiquement ses objectifs stratégiques. Il pouvait en changer à sa guise. Une opération pouvait être déclenchée pour une raison et se poursuivre indéfiniment pour d’autres motifs. Bref, le Parlement était hors-jeu.  

 

 Au-delà de la lettre de la Constitution, des pratiques nouvelles sont apparues depuis 2008. A l’époque, Jean-Marc Ayrault, président du principal groupe parlementaire d’opposition de l’Assemblée nationale, avait sollicité une information plus complète des parlementaires en matière d’opérations extérieures. François Fillon, Premier ministre, avait accepté dans un parfait esprit républicain. Ces pratiques nouvelles ont été maintenues et développées depuis l’élection de François Hollande. La meilleure preuve en est le débat parlementaire organisé il y a peu sur la situation en Syrie. Il avait été précédé d’une séance d’information des présidents des assemblées, des présidents de groupes et des présidents des commissions parlementaires compétentes par le Premier ministre, le ministre de la défense, son collègue des affaires étrangères et le chef d’état-major des armées.

 

Je rappelle que ce débat va plus loin que ce que prévoit la Constitution, puisqu’il n’y avait pas eu déclenchement d’une opération militaire. J’ai d’ailleurs félicité le Premier ministre en séance, pour son initiative.

 

Puisque vous me posez la question de mon avis personnel, je soutiens une position constante depuis 2008. Je trouve qu’un vote pour solde de tout compte au bout de quatre mois est insuffisant. Je souhaite qu’à terme, on aille vers des votes réguliers de confirmation du soutien parlementaire aux opérations qui durent. Par ailleurs, l’idée d’un vote avant une intervention, lorsque c’est possible, me paraît intéressante. Je constate qu’en matière de défense, les clivages politiques habituels sont souvent atténués. Le matérialiser par un vote peut être une bonne chose. Cela conforterait nos militaires dans l’idée qu’ils détiennent un mandat.

 

De façon générale, je trouve que l’évolution de ces dernières années est importante et va dans le bon sens.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

Plus particulièrement, pensez-vous que le Ministre de la Défense ait suffisamment informé les parlementaires sur la réalité des attaques chimiques attribuées au régime de Bachar Al Assad ?

 

Que ce soit lors de Serval ou sur la Syrie, notre niveau d’information est sans précédent. J’ai été personnellement associée aux réunions chez le Premier ministre. Lors de Serval, le ministre de la défense est venu présenter hebdomadairement à la commission l’évolution des opérations. Il est aussi venu nous présenter les éléments de renseignement sur la Syrie. C’est d’ailleurs sans doute dans les moments de crise que la communication entre nous est la plus fluide. C’est remarquable.

 

L’effort va même plus loin que l’information des parlementaires. La synthèse de renseignement rendue publique est une grande première. J’ai entendu certains gloser sur son contenu. Libre à eux. Moi, je constate que le Gouvernement a fait le choix d’assumer la publication du contenu de cette synthèse. Pour la première fois, les medias et nos concitoyens ont été destinataires d’informations sensibles. On mesurera dans l’avenir l’importance de cette innovation.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

La rentrée s’ouvre également sur le débat de la future Loi de programmation militaire. Un cadre important qui va dimensionner la Défense française pour les années à venir. Malgré un effort budgétaire, la Défense doit également participer au redressement des comptes publics. Des fermetures d’unités sont programmées. Les traductions budgétaires de la LPM permettront-elles de remplir les objectifs du Livre Blanc ?

 

Globalement, je dirais oui, mais il est trop tôt pour vous répondre précisément. Vous savez bien que le problème, c’est moins le texte de la LPM que son exécution. Je vous propose de me reposer la question dans « un certain temps » !

 

Dans tous les cas, cette LPM ne sera pas une lettre au Père Noël comme j’ai pu en voir précédemment. Le ministre ne cache rien. Il dit tout. La LPM est fondée sur des hypothèses. Nous savons lesquelles. De la même façon, nous savons qu’il y a un prix à payer face à la crise. Je ne vous dis pas que cette programmation est tapissée de pétales de rose. Mais lorsqu’on sait d’où on vient, il faut être réaliste. J’ai participé aux travaux du livre blanc. Je sais combien certains souhaitaient ponctionner le budget de la défense. Au moins, nous serons en capacité de préserver l’essentiel, mais le boulet n’est pas passé loin. Je me félicite d’ailleurs du front commun de l’ensemble des acteurs de la communauté de défense pour éviter l’irrémédiable.

 

Certaines voix s’élèvent contre le risque d’une LPM déséquilibrée au profit de la marine et au détriment de l’armée de terre, qui serait particulièrement touchée (effectifs…). Quel est votre avis ?

 

Le ministre est garant de l’équilibre des choix effectués. Les parlementaires auront tout loisir de l’interroger sur ses choix. L’armée de terre va être touchée, c’est vrai. Je ne m’en réjouis pas. Mais je remarque que ses équipements seront au rendez-vous, à condition que les recettes extra-budgétaires soient réalisées. C’est un des points particuliers sur lesquels s’exercera la vigilance des parlementaires. Pour ma part, je pars du principe qu’elles seront au rendez-vous.

 

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

A y regarder de plus près, le volet équipement est assez vague, malgré la volonté affichée de Jean-Yves Le Drian de soutenir l’industrie de défense, notamment celle terrestre. Or, Scorpion est un programme absolument nécessaire pour la modernisation des capacités de l’armée de terre, comme l’a montré l’opération Serval au Mali, mais reste conditionné à des ressources exceptionnelles qui pourraient s’avérer hypothétiques. Est-ce, pour vous, un sujet de préoccupation ?

 

Je ne partage ni votre appréciation, ni votre pessimisme. La LPM est aussi claire que possible, compte-tenu des incertitudes dues notamment à la renégociation des contrats. La LPM comportera des garanties en cas de ressources exceptionnelles non conformes aux prévisions. Quant à Scorpion, le ministre a rappelé lors de l’UED à Pau qu’il avait lui-même décidé de lancer la phase contractuelle d’un programme dont nul ne conteste aujourd’hui le besoin.

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