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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 07:45
Le GTIA 5 prend le nom de GTIA DEBO

 

7 août 2014 eutmmali.eu

 

Le cinquième groupement tactique interarmes formé à Koulikoro par la mission européenne EUTM MALI a reçu officiellement son nom de baptême le 31 juillet 2014. Il s’appellera désormais le GTIA DEBO, d’après le nom du plus grand lac du Mali, situé au centre du pays dans le delta du Niger, aux environ de Mopti.

Ce nom est un symbole fédérateur pour les soldats du GTIA, qui sont dans leur majorité originaires de régions riveraines de ce lac.

 

GTIA 5 is named GTIA DEBO

 

The fifth GTIA trained in Koulikoro by EUTM MALI was officially named on July 31 2014. It will be called GTIA DEBO, after the largest lake in Mali, located in the centre of the country, in the Niger Delta near Mopti.

This name is a unifying symbol for the soldiers of this GTIA, the majority of whom originate from the regions bordering the lake.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 07:44
GTIA 5 – L’état-major s’entraîne

 

28 juillet 2014 eutmmali.eu

 

Depuis maintenant six semaines, l’état-major du GTIA 5, appuyé et conseillé par les instructeurs de la mission EUTM, s’entraîne à la mise en œuvre des procédures liées à la planification et à la conduite des opérations.

Au sein du poste de commandement, les 8 officiers de l’état-major malien restituent les différentes étapes de l’analyse d’une situation tactique et de l’étude d’une mission pour aboutir à la rédaction des ordres, en prenant en compte tous les aspects qui concourent au succès d’une opération : planification et coordination de la manœuvre, renseignement, soutien logistique, appuis feux, transmissions, etc.

Cet entrainement se poursuit en parallèle de l’instruction dispensée aux unités. Les différents savoir-faire acquis au cours des dix semaines de formation seront restitués dans le cadre d’un exercice synthèse au cours de la troisième semaine d’août.

 

GTIA 5 – Command staff’s training

 

The command staff of GTIA 5, supported and advised by the instructors of EUTM Mali, have been training in the procedures required for the successful planning and conducting of operations for the last six weeks.

For the command post, the 8 officers of the GTIA staff have worked through the various stages of understanding a tactical situation, the analysis of a mission, formulating a plan before writing and delivering orders. They have focused on the aspects that will contribute to the success of an operation: intelligence preparation of the environment, the planning and coordination of manoeuvre, fire support, communications, command and control and combat service support.

This training continues in parallel with the instruction given to the sub units. All the collective skills acquired during the ten weeks of training will be applied as part of a final exercise, which will take place in the third week of August.

GTIA 5 – L’état-major s’entraîne
GTIA 5 – L’état-major s’entraîne
GTIA 5 – L’état-major s’entraîne
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 17:55
Les forces spéciales veulent croquer les moyens de la DGSE

Les forces spéciales veulent croquer les moyens de la DGSE

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09/08/2014 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Sur le terrain, la DGSE et le COS (Commandement des opérations spéciales) crapahutent ensemble. Dans la chasse aux HVT (High-Value Targets, pour cibles de grande valeur, traduction : les chefs djihadistes) qu'ils mènent au Mali, notamment, les premiers fournissent le renseignement initial (identité, localisation, etc.) et le COS se charge de la dérouillée. Une dizaine de chefs djihadistes auraient ainsi été "neutralisés" ces derniers mois. Mais la grande affaire de l'heure est une pure bataille bureaucratique.

 

Suite de l'article

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:45
Barkhane : point de situation du jeudi 07 août

 

08/08/2014 Sources : EMA

 

Dans la bande sahélo-saharienne (BSS), cette semaine a été marquée par le lancement officiel de l’opération Barkhane, le 1er août 2014. Cette opération régionale des armées françaises repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la BSS: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle est commandée par le général de division Jean-Pierre Palasset.

 

Les effectifs de la force Barkhane sont de l’ordre de 3000 soldats. Cet effectif est réparti sur deux points d’appui permanents à Gao au Mali et à N’Djamena au Tchad. Depuis ces deux points d’appui permanents, des détachements sont déployés sur des bases avancées temporaires (BAT). Ces bases constituent des « plateformes relais » à partir desquels sont conduites des opérations, aux côtés des soldats des pays dans lesquels se situent ces bases.

 

Au Tchad, le général de division Palasset a pris la tête de l’opération Barkhane le 1er août. Il commande cette opération depuis le poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT), implanté à N’Djamena. Dès sa prise de fonction, le général Palasset, a rencontré les chefs de détachement,  les chefs de corps et les soldats constituant la force. Il s’est rendu le 4 août au Niger, auprès du détachement air de Niamey, puis au Mali, les 5 et 6 août, sur la plate-forme opérationnelle « Désert » de Gao. Lors de ces rencontres avec les militaires de Barkhane, le commandant de la force a donné ses orientations sur la mission et l’environnement régional dans laquelle elle s’inscrit. Dans ce contexte et dans le cadre des mesures de coopération avec les pays de la région, le général Palasset a rencontré les autorités militaires nigériennes, maliennes ainsi que les responsables de la  MINUSMA.

 

Au Mali, la semaine a été marquée par la relève des éléments français engagés sur la zone de crash du vol AH5017 d’Air Algérie, dans la région de Gossi au Nord-Mali. Le 1er août 2014, M. Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali, a effectué une visite sur la plateforme opérationnelle Désert (PfOD) de Gao et s’est rendu sur les lieux du crash du vol d’Air Algérie, où il a présidé le transfert de responsabilité symbolique de la zone de recherche, entre les équipes de recherche françaises et la gendarmerie malienne, en présence d’autorités de la MINUSMA. Le 3 août, les enquêteurs français ont quitté la zone de crash. Le 4 août, les derniers éléments français, en charge du soutien logistique ainsi que du convoyage du fret technique, ont entamé leur mouvement vers Gao.

 

Les forces françaises poursuivent leur mission de lutte contre les terroristes avec notamment des missions de contrôle de zone dans le grand Gao et des patrouilles depuis les plateformes relais de Kidal et Tessalit. Elles continuent d’accompagner les formations des forces maliennes et de la MINUSMA avec l’action des détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) avec cette semaine des instructions SAN et EOD au profit du bataillon Tchadien et du bataillon FAMA de Tessalit.

Barkhane : point de situation du jeudi 07 aoûtBarkhane : point de situation du jeudi 07 août
Barkhane : point de situation du jeudi 07 août
Barkhane : point de situation du jeudi 07 aoûtBarkhane : point de situation du jeudi 07 août
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:45
Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »

 

08/08/2014 Sources : EMA

 

Le 4 aout 2014, la force Barkhane a été relevée sur la zone de crash du vol AH5017 par les forces armées maliennes qui ont pris le relais de la MINUSMA et d’une partie du détachement français pour la sécurisation du site.

 

Les enquêteurs ayant terminé leurs investigations sur le site de l’accident, les militaires français ont pris la direction de Gao, où ils sont engagés au sein de l’opération Barkhane.

 

Le 24 juillet, les moyens des forces françaises dans la bande sahélo-saharienne ont été mobilisés dès l’annonce de la disparition du vol d’Air Algérie lors de son survol du Nord-Mali entre Ouagadougou et Alger. Deux Mirage 2000D, un Harfang et un Reaper basés à Niamey, ainsi qu’un avion CASA basé à Gao, ont été alloués à la recherche de l’appareil. Une fois la zone de crash identifiée par la force Serval, les militaires français ont été engagés dans deux missions simultanées.

 

Tout d’abord, ils se sont déplacés pour sécuriser le site. A cet effet, Serval y a héliporté une vingtaine de militaires pour assurer la sécurité de la zone, et pour que les premières constatations associant un médecin et un prévôt soient effectuées. Parallèlement, un convoi d’une cinquantaine de véhicules et de 170 militaires français, accompagné de deux sections des forces armées maliennes, a pris la route en direction de la zone de l’accident. Sur site, ils ont été renforcés par une unité néerlandaise, puis togolaise, de la MINUSMA. Cette sécurisation, conduite en coopération entre forces françaises, maliennes et de la MINUSMA, a permis la préservation de la zone ainsi que le recueil des éléments essentiels à l’investigation par le bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) et les experts de l’identification des victimes.

 

La deuxième mission des militaires français a consisté à engager les moyens logistiques de Serval pour transporter et soutenir les équipes d’enquêteurs français, maliens, algériens et espagnols. Dès leur arrivée à Gao le 26 juillet, les enquêteurs français ont ainsi été acheminés par hélicoptère, avec le fret de première nécessité, jusqu’à la zone de crash. Par la suite, le 27 juillet, un convoi logistique a rejoint la zone pour acheminer le complément de fret nécessaire au travail des enquêteurs et au soutien de toutes les personnes engagées.

 

Les forces militaires maliennes ont assuré, depuis le 31 juillet, la sécurisation du site du crash, en binôme avec les unités de la MINUSMA. La mission des enquêteurs français a, quant à elle, pris fin le 1er août. Ils ont tous rejoint la France le 5 août.

 

Lancée le 1er août, l’opération Barkhane se caractérise par une logique de fusion et de partage des moyens qui, jusqu’alors étaient dévolus à des opérations distinctes (l’opération Serval au Mali, déclenchée en 2013 et l’opération Epervier au Tchad, déclenchée en 1986).

 

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires qui disposent d’une vingtaine d’hélicoptères, de 200 véhicules de logistique, de 200 blindés, de 6 avions de chasse, de 3 drones et d’une dizaine d’avions de transport. Leur mission, en partenariat avec les pays du G5, consiste à poursuivre la lutte contre les groupes armés terroristes.

Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »
Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »
Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »Mali : « Relève terminée du dispositif français sur la zone de crash du vol AH5017 »
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:45
Iyad Ag Ghali, le leader d'Ansar Dine, réapparaît et menace la France

 

07-08-2014 par RFI

 

Après des mois de silence, Iyad Ag Ghali refait surface. Pour la première fois, il s'exprime dans une vidéo mise en ligne le 29 juillet sur les réseaux jihadistes. Le leader du groupe jihadiste Ansar Dine, à l'origine de l'attaque de Konna, dans le nord du Mali, qui avait provoqué l'intervention Serval en janvier 2013 y pointe son ennemi : l'Etat français.

 

Lire l’article

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 07:45
Opération Serval - retour sur 19 mois d'opérations au Mali


1 août 2014 Forces Françaises

 

19 mois après son déclenchement, l’opération Serval, au Mali, s’est achevée ce matin.

Désormais les forces françaises sont engagées dans l’opération Barkhane. Reposant sur une logique de partenariat, cette opération s’étend sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

Retrouver en vidéo les moments forts de l’opération Serval.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 16:45
Les EFS mènent trois DIO simultanés au Niger

 

18/07/2014 Sources : EMA

 

Du 18 au 26 juin 2014, trois détachements d’instruction opérationnelle (DIO) des éléments français au Sénégal (EFS) se sont rendus au camp de Ouallam, situé au Niger, à 100 kilomètres au nord de Niamey et à 80 kilomètres de la frontière malienne pour effectuer des actions de formation au profit du bataillon nigérien, avant son engagement au sein de la MINUSMA.

 

Durant cette semaine de stage, une quarantaine d’artilleurs nigériens ont reçu une instruction en topographie, sur les munitions, le pointage, l’instruction au tir et l’entretien des matériels.

 

Près de 80 spécialistes de la lutte contre les IED (Engins explosifs improvisés) ont été sensibilisés et formés à l’identification, aux techniques de balisage, de marquage et à l’ouverture d’itinéraire.

 

Enfin, une dizaine d’OMB (Orienteur - Marqueur – Baliseur) ont acquis les savoir-faire nécessaires au guidage et poser d’hélicoptère en terrain sommaire.

 

Ainsi, environ 130 militaires nigériens ont pu, grâce aux soldats français, améliorer leurs savoir-faire et leur préparation opérationnelle avant d’être intégrés à la MINUSMA.

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’Ouest. A ce titre, ils conduisent des actions bilatérales et régionales de coopération militaire opérationnelle visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleurs la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été le cas lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 16:45
Mali : transfert d’autorité du sous-groupement aéromobile de la force Serval à Gao

 

18/07/2014 Sources : EMA

 

Le 16 juillet 2014 a eu lieu le transfert d’autorité du sous-groupement aéromobile (SGAM) de la plateforme opérationnelle Désert (PfOD) à Gao entre le lieutenant-colonel Philippe Goisnard et le lieutenant-colonel Denis Thiebaut.

 

Intégré au groupement tactique interarmes (GTIA) Désert « Vercors » puis « Dio » de la force Serval, le SGAM effectue des missions d’appui feu, de transport de troupes, de fret et d’évacuation sanitaire.

 

Au cours de ses trois mois de mandat, le SGAM a effectué quelques 950 heures de vol pour des missions de combat.

 

Environ 1 600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 12:45
Serval : la chaîne santé au Mali

 

31/07/2014 Sources : EMA

 

Les soldats français engagés en opération dans la bande sahélo-saharienne sont soutenus en permanence par des militaires du service de santé des armées (SSA). Ces derniers sont chargés d’assurer l’accompagnement et le suivi médical des blessés, depuis le lieu de leur blessure jusqu'à leur arrivée à Paris.

 

Pour chaque opération conduite par les forces françaises, un spécialiste au moins de la chaîne santé se trouve au plus près du combattant. Il est en mesure d’intervenir dans l’instant suivant la blessure d’un soldat, que ce soit à la suite d’un tir, d’une explosion, d’un accident de circulation ou de toute autre circonstance.

 

Lorsque, par exemple, un sous groupement tactique (près de 150 militaires) est engagé dans le nord du Mali, un médecin, un infirmier et deux auxiliaires sanitaires sont déployés à bord d’un véhicule de l’avant blindé « santé » (VAB SAN). Ces spécialistes sont en mesure de pratiquer au plus vite du sauvetage de combat (arrêt des hémorragies, pose de perfusions, traitement des douleurs, immobilisation et évacuation des militaires blessés). Ces interventions relèvent de la médicalisation de l’avant.

 

Ces premiers moyens peuvent nécessiter une action complémentaire. Le chef du détachement peut alors demander une évacuation des blessés, le plus souvent à l’aide d’un hélicoptère. Il rédige un message normé OTAN, appelé « 9 Lines », qui permet de transmettre les 9 informations nécessaires à l’évacuation d’un blessé : la localisation et le nombre de blessés, les mesures d’identification au sol, etc.

 

Au Mali, les opérations d’évacuation sanitaires sont réalisées à bord d’hélicoptères Puma ou Cougar. Leur équipage est alors composé, en plus du personnel navigant, d’un médecin et d’un infirmier. Chargé d’assurer la récupération des blessés, ce binôme du SSA a  pour principal objectif de maintenir l’état de santé des blessés jusqu’à leur arrivée au groupement médicochirugical, stationné à Gao.

 

Cet hôpital  de campagne qualifié de « Rôle 2 » est destiné à assurer le « damage control » c'est-à-dire la stabilisation des lésions. Il est armé par une trentaine de spécialistes du service de santé des armées (chirurgiens, médecins et infirmiers).

 

Une fois la stabilisation assurée, la cellule chargée des évacuations, la « Patient Evacuation and Coordination Cell (PECC), déclenche la mise en place d’un « CASA Nurse ». Il s’agit d’un avion CASA médicalisé, avec à son bord un médecin et un infirmier de l’air, capable de transporter jusqu'à 8 blessés allongés. Ce CASA Nurse est stationné en alerte à Gao.

 

Arrivés à Bamako, les blessés sont pris en charge par l’Unité Médicale de Transit (UMT) où sont stationnés un médecin réanimateur, un médecin généraliste, un infirmier anesthésiste, deux aides soignantes et deux infirmiers. En fonction du diagnostic du patient, l’état-major santé à Paris peut demander la mise à disposition d’un FALCON médicalisé pour assurer le rapatriement des blessés vers les hôpitaux militaires de l’hexagone. Un avion de ce type est en astreinte permanente sur la base aérienne 107 de Villacoublay. Il a à son bord un médecin réanimateur, un médecin généraliste et un infirmier de l’air. Quelques minutes après la pose du FALCON sur le tarmac de l’aéroport de Bamako, les médecins se transmettent les « constantes » du patient et l’avion redécolle vers Villacoublay.

 

A leur arrivée en France, les militaires blessés sont le plus souvent amenés dans l’un des hôpitaux de la plate-forme hospitalière militaire parisienne où le service de santé des armées dispose de tous les moyens pour assurer un bilan complet et, si besoin, pratiquer un retraitement chirurgical.

 

En cas d’afflux très important de blessés, l’état-major santé peut déclencher le module MORPHEE. Il s’agit d’un avion C135 en alerte à Istres, capable de transporter jusqu’à 12 blessés en position allongés.

 

La présence et les compétences techniques du personnel soignant du SSA sont deux facteurs essentiels au moral des soldats. Les évènements récents permettent de réaffirmer l’importance du secours au combat, depuis la formation dispensée dans le cadre de la préparation individuelle et collective de la mission jusqu’à la réalisation de gestes réels en situation de combat ; l’importance de la médicalisation mais aussi de la chirurgicalisation de l’avant et enfin, l’importance des processus, maintenant bien « rôdés », des évacuations stratégiques vers la France, les MEDEVAC.

Serval : la chaîne santé au MaliServal : la chaîne santé au MaliServal : la chaîne santé au Mali
Serval : la chaîne santé au MaliServal : la chaîne santé au Mali
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 07:45
Lancement de l'opération Barkhane


 01/08/2014 Sources : EMA

 

Lancée le 1er août, 2014, Barkhane est une opération conduite par les armées françaises. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle est commandée par le général de division Jean-Pierre Palasset (biographie PDF 1Mo).

 

Regroupés depuis le mois de février 2014 au sein d’un cadre institutionnel baptisé du nom de «  G5 Sahel », ces pays ont décidé d’apporter une réponse régionale et coordonnée aux défis sécuritaires, ainsi qu’aux menaces que font peser sur eux les groupes armés terroristes (GAT). Dans ce cadre, ils ont manifesté leur volonté de conduire leur action aux côtés de la France considérée comme « un partenaire stratégique ayant toujours soutenu les pays du Sahel dans leurs actions de lutte contre le terrorisme ».

Si Barkhane s’inscrit dans une nouvelle approche stratégique, elle se caractérise aussi par une logique de fusion et de partage des moyens qui, jusqu’alors étaient dévolus à des opérations distinctes (l’opération Serval au Mali, déclenchée en 2013 et l’opération Epervier au Tchad, déclenchée en 1986).

La présence des forces françaises est maintenue au Mali comme au Tchad, mais les moyens présents dans ces pays sont désormais mutualisés et les zones d’engagement étendues à l’ensemble de la BSS.

L’opération Barkhane est commandée par un officier général depuis un poste de commandement unique stationné à N’Djamena, au Tchad (poste de commandement interarmées de théâtre ou PCIAT).

 

Missions

Les missions de la force Barkhane sont les suivantes :

- appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes ;

- contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région.

 

Dispositif

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires, une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules de logistique, 200 blindés, 6 avions de chasse, 3 drones et une dizaine d’avions de transport.

Ces 3000 militaires sont répartis sur deux points d’appui permanents à Gao (Mali) et à N’Djamena (Tchad). Ce dispositif n’est pas figé et le commandant de la force pourra faire basculer ses efforts (troupes et moyens) en fonction de la menace à laquelle il sera confronté.

Depuis ces deux points d’appui permanent, des détachements seront déployés sur des bases avancées temporaires (BAT). Ces bases constituent des « plateformes relais » à partir desquels seront conduites les missions, aux côtés des soldats des pays dans lesquels se situent ces bases.

L’emploi de l’ensemble des moyens aériens – hormis les moyens des détachements de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT), ainsi que les aéronefs des forces spéciales – est planifié depuis Lyon par le JFACC AFCO (Joint Force Air Component Command – Commandement de la composante air de la force interarmées de l’Afrique centrale et de l’ouest).

 

De Serval à Barkhane : une page qui se tourne

Le 11 janvier 2013, devant la dégradation brutale de la situation au Mali et en réponse à la demande du Président malien, le Président de la République a décidé d’intervenir au Mali en lançant l’opération Serval. Cette opération a mobilisé jusqu’à 4 500 militaires français au Mali.

Elle a été rythmée par trois phases répondant chacune à un objectif précis : arrêt de l’offensive, alors que des groupes terroristes progressaient en direction de la capitale malienne ; destruction des sanctuaires terroristes découverts au Nord du fleuve Niger et rétablissement de la souveraineté de l’Etat malien (élections présidentielles et législatives) ; transfert progressif de la mission à nos partenaires maliens ainsi qu’aux forces de l’ONU engagées dans le pays (MINUSMA).

L’opération Serval, au-delà d’avoir stoppé les groupes terroristes qui menaçaient la capitale malienne, a permis de mettre fin à une forme d’industrialisation du terrorisme qui s’était implantée dans le désert au nord du Mali. Ces résultats ont été acquis au prix d’un engagement déterminé des militaires français qui a coûté la vie à neuf de nos soldats et blessé une soixantaine d’entre eux.

 

Bilan de l’opération Serval en chiffres

- Les opérations effectuées conjointement avec les forces armées maliennes ou en coordination avec les forces africaines de la MISMA, puis de la MINUSMA, ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes.

- Ces opérations ont permis la découverte d’environ 200 tonnes d’armement et de munitions ainsi qu’une vingtaine de tonnes de nitrate d’ammonium destinée à la fabrication de mines artisanales.

- Les avions engagés dans l’opération, avions de chasse, ravitailleurs, avions de transport tactiques et stratégiques, ont effectué plus de 13 000 heures de vol lors de 7 500 sorties. Au cours de ces missions aériennes, près de 300 bombes ont été délivrées (GBU 12, GBU 49, AASM, MK82) par les avions français.

- Un défi logistique : 2 000 km séparent Bamako de Tessalit, soit à peu près 2 fois la longueur de la France. Les différents bataillons logistiques qui se sont succédés ont ainsi été amenés à parcourir en moyenne 400 000 km/mois, soit l’équivalent de 10 fois le tour de la Terre chaque mois.

- La force Serval a pu compter sur le soutien de huit pays pour les missions de transport aérien ou de ravitaillement en vol : Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Pays-Bas.

La menace terroriste régionale n’a cependant pas disparu. Son caractère transfrontalier, notamment lié à la nature désertique de la zone sahélienne, requiert une nouvelle approche de notre stratégie de lutte contre les groupes armés terroristes. Afin de maintenir la pression exercée sur ces groupes armés au-delà des frontières maliennes, la France a décidé, en partenariat avec les Etats de la région, de réorganiser son dispositif et de repenser la conduite de ses opérations dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne (BSS).

 

Le G5 Sahel

Le G5 Sahel regroupe cinq pays de la bande sahélo-saharienne : la Mauritanie, le Mali, le Niger le Tchad et le Burkina-Faso.

Créé à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale, destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres.

C’est dans ce cadre que les chefs d’état-major des cinq pays du G5 se sont réunis à Niamey, le 9 avril 2014, pour partager leur évaluation de la situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont souhaité, pour l’occasion, inviter le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises, marquant ainsi la place particulière de la France présentée comme « un partenaire stratégique ayant toujours soutenu les pays du Sahel dans leurs actions de lutte contre le terrorisme ».
Lancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération Barkhane
Lancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération Barkhane
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:45
photo EMA

photo EMA

 

02 Août 2014 par Véronique Barral

 

L'opération Barkhane, présentée par François Hollande lors de sa visite au Tchad est officiellement lancée ce 1er août à Ndjamena. Dirigée par le général Palasset, la nouvelle force militaire française a installé son état-major dans la capitale tchadienne. En partenariat avec les pays du G5 Sahel, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, l'opération a pour objectif d'élargir à toute la région sahélienne l'action contre les mouvements jihadistes et de déployer une nouvelle stratégie pour la lutte anti-terroriste.

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:55
Crédits : CCH Dumoutier

Crédits : CCH Dumoutier

 

21/07/2014 SIRPAT

 

Recueillement et dignité pour l'hommage au major Dejvid Nikolic, lundi 21 juillet 2014, mort pour la France au Mali.

 

Ce matin, aux Invalides, le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général d'armée Bertrand Ract Madoux, lui a rendu les honneurs militaires, lors d'une cérémonie intime réservée à la famille et aux proches. Mardi 22 juillet, le major recevra l'hommage de ses frères d'armes et du ministre de la Défense au 1er REG, à Laudun, avant d'être inhumé au carré Légion du cimetière du Coudoulet.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:45
L’accord de défense franco-malien


19.07.2014 malijet.com
 

La République du Mali, d’une part, et La République française, d’autre part, ci-après dénommées les « Parties »

 

Considérant les liens d’amitié anciens et profonds unissant le Mali et la France.

 

Rappelant leur commun attachement aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations unies, en particulier le principe du règlement pacifique des différends internationaux, l’égalité souveraine des Etats et de leur intégrité territoriale, et dans Ce contexte l’engagement pris par les membres de l’Union Africaine de respecter les frontières existantes au moment où ils ont accédé à l’indépendance.

 

Résolues à inscrire leur coopération dans le cadre du partenariat stratégique Afrique – Union européenne adopté lors du Sommet de Lisbonne du 7-9 décembre 2007, afin de construire une paix et une sécurité durables en Afrique et en Europe,

Déterminées dans cette perspective à rendre opérationnelle l’architecture africaine de paix et de sécurité sous la conduite l’Union africaine, et soutenir les mécanismes africains de sécurité collective et de maintien de la paix dans leurs dimensions continentale el régionales, ainsi que le rappelle la Déclaration finale du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique des 6 et 7 décembre 2013,

Désireuses d’approfondir leur coopération en matière de défense, en établissant un partenariat fondé sur les principes de respect mutuel de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale des deux Etats, et ayant à l’esprit les menaces pouvant peser sur ces dernières.

 

Sont convenues de ce qui suit :

 

Article 1er : Définitions

Dans le présent traité, l’expression:

a) « forces » désigne tout corps, contingent ou détachement constitué de personnels appartenant aux armées de terre et de l’air, à la marine nationale, à la gendarmerie nationale, à la garde nationale malienne, ainsi qu’aux services de soutien interarmées;

b) « membres du personnel » désigne te personnel appartenant aux forces de l’ une des Parties ainsi que le personnel civil de l’une des Parties employé par les ministères compétents dans les domaines de la défense et de la sécurité, présent sur le territoire de l’autre dans le cadre du présent traité, à l’exclusion des ressortissants et des résidents permanents de l’Etat d’accueil:

C) « personne à charge » signifie le conjoint ou toute autre personne vivant maritalement avec un membre du personnel, ainsi que ses enfants mineurs, conformément à la législation respective des Parties:

d) « matériel » désigne les biens, équipements des forces, y compris les armes, les munitions, véhicules militaires et tout autre moyen de ;

e) « Etat d’origine » signifie la Partie dont relèvent les membres du personnel qui se trouvent sur le territoire de l’autre Partie:

f) « Etat d’accueil » signifie la Partie sur le territoire de laquelle se trouvent, en séjour ou en transit, les forces ou les membres du personnel de l’Flat d’origine.

 

I. Principes généraux de la coopération en matière de défense

 

Article 2 : Objectifs de la coopération

1. Par le présent traite, et dans le respect de leurs engagements internationaux, les Parties s’ engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment par la sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif

2. Dans la perspective de la constitution de la force africaine en attente, les Parties peuvent décider d’un commun accord d’associer les contingents nationaux d’autres Etats africains à certaines activités initiées dans le cadre du présent traité, en concertation avec les organisations régionales concernées.

3. L’Union européenne et ses Etats membres peuvent être invités par les Parties à s’associer aux activités prévues par le présent traité. Les modalités de cette participation sont précisées dans des accords particuliers conclus par les Parties avec l’Union européenne et toute organisation ou un Etat concerné.

 

Article 3 : Principes de la coopération

1. Aucune disposition du présent traité ne déroge aux droits et obligations qui seraient reconnus à une force ou à un membre du personnel de l’une des Parties à raison de sa participation à une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des Nations unies

2. Les forces et les membres du personnel de l’Etat d’origine respectent les lois et règlements de l’Etat d’accueil et s’abstiennent de tout comportement incompatible avec les objectifs du présent traite.

 

Article 4 : Domaines et formes de la coopération

1. Par le présent traité, les Parties mettent en Tmuvre une coopération qui peut couvrir les domaines suivants :

a) Échanges de vues et d’informations relatifs aux vulnérabilités, risques et menaces à sécurité nationale et régionale ;

b) Organisation, équipement et entraînement des forces, le cas échéant par un soutien logistique pouvant se concrétiser par la cession gratuite ou onéreuse de matériels et équipements militaires, ainsi que l’organisation d’exercices mixtes et conjoints :

c) Organisation de transit, de stationnement temporaires, d’escales aériennes ;

d) Organisation et conseil aux forces par la mise en Tmuvre d’actions de formation et de soutien technique, et la mise à disposition de coopérants militaires techniques français :

e) Formation des membres du personnel malien par leur accueil ou leur admission en qualité d’élève ou de stagiaire dans les écoles de formation militaires françaises ou soutenues par la France:

f) Tome autre activité convenue d’un commun accord entre les Parties en fonction de leurs intérêts communs.

2. Les conditions d’application des domaines et formes de la coopération définis Ci-dessus sont, au besoin, précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

 

Article 5 : Facilité et soutien logistique accordés aux forces

1. Chaque Partie s’engage à prendre les mesures appropriées pour mettre à la disposition de l’autre Partie les facilités nécessaires à l’accomplissement du présent traité.

2. Les conditions d’utilisation des installations et infrastructures ainsi que du soutien logistique fournis par l’Etat d’accueil, à l’occasion des activités de coopération prévues à l’article 4 du présent traité, sont précisées par voie d’accords ou d’arrangements techniques spécifiques.

 

Article 6 : Comité de suivi

Afin de donner une cohérence aux activités prévues par le présent traité, il est créé un comité de suivi co-présidé par un représentant civil ou militaire de chaque Partie. Il peut faire appel, en tant que de besoin, à des experts civils et militaires de chacune des Parties. Le mandat et le fonctionnement du comité sont déterminés d’un commun accord entre les Parties.

 

II. Statut des membres du personnel engagés dans la coopération en matière de défense

 

Article 7 : Conditions d’entrée et de séjour des membres du personnel

1. Les dispositions de la présente section s’appliquent aux forces, aux membres du personnel et aux personnes à charge d’une Partie qui séjournent sur le territoire de l’autre Partie dans le cadre de la coopération en matière de défense.

2. Les membres du personnel de l’Etat d’origine et les personnes à charge sont autorisés à entrer et sortir du territoire de l’Etat d’accueil sous réserve de détenir un passeport en cours de validité. Ils sollicitent, si nécessaire, un visa et un titre séjour dont les autorités de l’Etat d’accueil facilitent l’obtention en dispense de frais et dans les meilleurs délais ;

3. Les membres du personnel de l’Etat d’origine présentent un ordre de mission individuel ou collectif ou un ordre de mutation délivre par l’autorité compétente de l’Etat d’origine.

4. La présente disposition ne peut être interprétée comme conférant à un membre du personnel et aux personnes à charge un droit de résidence permanente ou au domicile dans l’Etat d’accueil.

5. Les membres du personnel peuvent, à l’occasion de leur première arrivée prendre leur service sur le territoire de l’Etat d’accueil, importer, dans les limites compatibles avec un usage familial dûment apprécié par l’Etat d’accueil, leurs effets, véhicules et mobiliers personnels, en franchise de droits de douane, taxes et autres redevances, pour une durée de leur séjour.

6. Les membres du personnel participant pour une durée de plus de 6 mois aux activités de formation mentionnées au 4.1.d ainsi que les personnes à charge sont hébergés à titre gratuit par l’Etat d’accueil dans des logements meublés.

 

Article 8 : Port de l’uniforme

Les membres du personnel de l’Etat d’origine peuvent revêtir l’uniforme et les insignes militaires et civils de leur force conformément à la réglementation en vigueur dans leur armée.

 

Article 9 : Permis de conduire des véhicules d’engins militaires

1. Les membres du personnel de l’Etat d’origine autorisés à conduire les véhicules et engin militaires dans l’Etat d’origine sont également autorisés à conduire dans l’Etat d’accueil.

2. Les véhicules d’une force employés sur le territoire de l’Etat d’accueil portent, en plus de leur numéro d’immatriculation, une marque distinctive de nationalité.

 

Article 10 : Port et utilisation d’armes

1. Pour les besoins du service, les membres du personnel appartenant aux forces années peuvent détenir et porter une arme de dotation sur le territoire de l’Etat d’accueil, conformément aux lois et règlements en vigueur dans l’Etat d’accueil.

2. Pour les besoin du service, les membres du personnel de l’Etat d’ origine utilisent leur arme de dotation conformément à la législation de l’Etat d’accueil, à moins que les autorités compétentes de ce dernier n’acceptent l’application des règles en vigueur dans l’Etat d’origine,

 

Article 11 : Discipline

Les autorités de l’Etat d’origine exercent une compétence exclusive en matière de discipline sur leurs forces et les membres du personnel. En cas de manquement à leurs obligations, elles peuvent prendre toutes sanctions disciplinaires à leur encontre, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires,

 

Article 12 : Santé

1. Les membres du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge sont exemptés des cotisations de sécurité sociale en vigueur dans l’Etat d’accueil.

2. L’Etat d’accueil assure la prise en charge sanitaire, à titre gratuit au sein du service de santé des armées, des membres du personnel ainsi que les personnes à charge de l’Etat d’origine , dans la mesure des moyens disponibles, au même titre et dans mêmes conditions que pour les membres des forces de l’Etat d’accueil. A ce titre, ils bénéficient des soins médicaux et dentaires, y compris l’hospitalisation.

3. Les rapatriements sanitaires demeurent à la charge de l’Etat d’origine.

 

Article 13 : Décès d’un membre du personnel

1. Le décès d’un membre du personnel de l’Etat d’origine sur le territoire de l’Etat est constaté conformément à la législation en vigueur dans l’Etal d’accueil par un médecin habilité, qui en établit le certificat. L’État d ‘accueil communique dans les meilleurs délais aux autorités de l’Etat d’origine la copie certifiée conforme du certificat de décès.

2. Si l’autorité Judiciaire de l’Etat d’accueil ordonne l’autopsie du défunt, ou si l’Etat d’origine la demande, celle-ci est effectuée par le médecin désigne par l’autorité judiciaire de l’Etat d’accueil. Un médecin de l’Etat d’origine peut assister à l’autopsie, lorsque la législation de l’Etat d’accueil le permet.

3. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil assurent la remise du corps du défunt aux autorités militaires de l’Etat d’origine dès que possible aux de fins de rapatriement.

 

Article l4 : Dispositions fiscales

1. Pour l’application des impôts sur le revenu et sur la fortune ainsi que des droits de succession et de donation, les membres du personnel de l’Etat d’origine qui, à seule fin d’exercer leurs fonctions, établissent leur résidence dans l’Etat d’accueil, sont considérés, aux fins de l’application de la convention en vue d’éviter les doubles impositions conclue entre l’Etat d’origine te l’Etat d’accueil, comme conservant leur résidence fiscale dans l’Etat d’origine qui leur verse les soldes, les traitements et autres rémunérations similaires

2. Cette disposition s’applique également aux personnes à charge dans la mesure où celles-ci n’exercent pas d’activité professionnelle propre.

3. Les soldes, traitements et rémunérations similaires autres que les pensions payés par l’Etat d’origine aux membres du personnel en cette qualité ne sont imposables que dans cet Etat.

 

Article 15 : Infractions commises par des membres du personnel ou des personnes à charge

1. Les infractions commises par un membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que par les personnes à charge relèvent de la compétence des juridictions de l’Etat d’accueil, sous réserve des dispositions prévues au paragraphe 2 du présent article.

2. Les autorités compétentes de l’Etat d’origine exercent par priorité leur droit de juridiction en cas d’infraction résultant de tout acte ou négligence d’un membre du personnel accompli dans l’exercice de ses fonctions officielles, ainsi que dans les cas suivants :

a) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la sécurité de l’Etat d’origne ;

b) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte à la personne ou aux biens d’un autre membre du personnel de l’Etat d’origine ;

c) lorsque l’infraction porte uniquement atteinte aux biens de l’Etat d’origine.

3. Lorsque l’Etat qui a le droit d’exercer par priorité sa juridiction décide d’y renoncer, il le notifie immédiatement aux autorités compétentes de l’autre Etat. Les autorités compétentes de l’Etat qui bénéficient de la priorité de juridiction examinent avec bienveillance les demandes de renonciation à ce droit, lorsque les autorités compétentes de l’autre Etat estiment que des considérations particulières importantes le justifient.

4. L’Etat d’origine s’engage à présenter tout membre du personnel ainsi que les personnes à charge devant les autorités judiciaires compétentes de l’Etat d’accueil aux fins de 1’instrcution. Celles-ci portent une attention bienveillante aux demandes des autorités de l’Etat d’origine visant à obtenir la garde de cette personne sur le territoire de l’Etat d’accueil jusqu’à ce que les poursuites aient été engagées contre elle par l’Etat d’accueil.

5, Les autorités de l’Etat d’accueil avisent sans délai les autorités de l’Etat d’origine de toute arrestation d’un membre du personnel ainsi que des personnes à charge, en précisant les motifs de l’arrestation.

6. Les Parties se prêtent mutuellement assistance pour la conduite des enquêtes et pour la recherche de preuves, et s’informent mutuellement des suites données à l’affaire par leurs juridictions.

7. En cas de poursuite devant les juridictions de l’Etat d’accueil, tout membre du personnel de l’Etat d’origine ainsi que les personnes à charge ont droit à un procès équitable. A ce titre, ils bénéficient notamment du droit:

- à être jugé dans un délai raisonnable ;

- à être représenté selon son choix ou à être assisté dans les conditions légales en vigueur dans l’Etal d’accueil ;

- à bénéficier si nécessaire d’un interprète compétent gracieusement fourni par l’Etat d’accueil pour l’assister tout au long de la procédure et du procès;

- à communiquer avec un représentant de l’Ambassade de l’Etat d’origine, et lorsque les règles de procédure le permettent, à la présence de ce représentant aux débats ;

- à être informé, avant l’audience, des accusations portées contre lui;

- à être confronté avec les témoins à charge ;

- à ne pas être poursuivi pour tout acte ou négligence qui ne constitue pas une infraction à la législation de l’Etat d’accueil au moment où cet acte ou négligence a commis.

En outre, les membres du personnel et les personnes à charge bénéficient, en cas de poursuite ou condamnation dans l’Etat d’accueil, des dispositions pertinentes de l’Accord de coopération en matière de justice entre la République du Mali et la République française du 9 mars 1962.

8- Lorsqu’un membre du personnel de l’Etat d’origine ou une personne à charge a été jugé conformément aux disposition du présent article et a été acquitté ou condamné, il ne peut être jugé une nouvelle foi; pour la même infraction par les juridictions de l’autre Etat.

9) Lorsqu’elles exercent leur compétence de juridiction conformément aux dispositions du présent article, les Parties s’engagent à se remettre mutuellement les membres respectifs du personnel ainsi que les personnes à charge auteurs d’infractions, quelles que soient la nature et la gravité de la faute commise. Si ces infractions sont punies de la peine capitale par la Partie qui exerce sa juridiction ou d’une peine contraire aux engagements résultants des conventions internationales auxquelles l’un ou l’autre des Etats Parties est Partie, la remise par l’autre Partie est subordonnée à l’assurance que ces peines ne seront ni requises, ni prononcées à leur encontre, on, si elles sont
prononcées, qu’elles ne seront pas exécutées.

10. Lorsqu’elles exercent leur compétence de juridiction conformément aux dispositions du présent article, les Parties s’engagent à ce que, dans les cas où elles seraient prévues par la loi les peines mentionnées à l’alinéa précédent ne soient ni requises ni prononcées à l’égard du membre du personnel ainsi que des personnes à charge de l’autre Partie, ou, si elles sont prononcées, qu’elle ne seront pas exécutées.

 

Article 16 : Règlement des dommages

1. Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité.

2. Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice.

3, Pour les dommages causés aux biens ou à la personne d’un tiers par les forces ou un membre du personnel de l’Etat d’origine en service, l’Etat d’accueil se substitue dans l’instance à l’Etat d’origine. Les Parties prennent conjointement en charge les indemnités versées pour la réparation des dommages causés aux tiers, selon la répartition suivante:

- lorsque le dommage est imputable à une seule des Parties, cette Partie assure le règlement total du montant de 1’indemnité ;

- lorsque le dommage est imputable aux deux Parties, ou qu’il ne peut être précisément attribué à l’une ou l’autre des Parties, le montant des indemnités est réparti à parts égales entre les Parties. L’imputabilité du dommage et le montant subséquent de l’indemnisation sont déterminés d’un commun accord entre les Parties.

4. Par dérogation aux dispositions des trois paragraphes précédents, l’Etal d’accueil prend en charge la réparation des dommages causés en service ou à l’occasion du service par les membres du personnel participant, pour une durée de plus six mois, aux activités de formation mentionnées à l’article 4.1.d, que ces dommages soient causés au personnel ou au matériel des forces armées de l’Etat d’accueil ou à des tiers. L’Etat d’accueil s’engage à rembourser à l’Etat d’origine les dépenses ayant résulté pour ce dernier des dommages subis par les personnes visées ci-dessus en ou à l’occasion du service, quelles qu’en soient les causes.

 

Article 17 : Echange d’informations classifiées

Les Parties partagent la volonté de conclure un accord bilatéral de sécurité qui régira l’échange d’informations classifiées entre elles.

 

III- Dispositions relatives aux activités organisées dans le cadre du présent traité

 

Article 18 : Champ d’application

1. Les activités organisées sur le territoire de l’une ou l’autre des deux Parties sont soumises au consentement de l’Etat d’accueil et aux conditions agréés dans les accords et arrangements prévus aux articles 4.2 et 5.2 du présent traité.

2. Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes les démarches administratives et techniques nécessaires à la mise en Tmuvre du présent traité.

 

Article 19 : Déplacement et circulation des forces

1. Les forces de l’Etat d’origine sont autorisées à entrer sur le territoire de l’Etat d’accueil, y compris ses eaux
territoriales et son espace aérien, avec le consentement préalable de ce dernier.

2. Chaque Partie est responsable des demandes d’autorisation de survol et d’atterrissage de ses aéronefs militaires dans l’Etat d’accueil dans le cadre de l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil délivrent à cette fin les autorisations nécessaires au cas par cas, dans le respect de la réglementation nationale en vigueur. Toutefois, les liaisons régulières ou périodiques font l’objet de renouvellements annuels. Ces autorisations peuvent être suspendues par l’Etat d’accueil si celui-ci estime que ces liaisons sont de nature à porter atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité.

 

Article 20 : Importation du matériel

1. L’Etat d’accueil prend les mesures utiles pour faciliter l’entrée et la sortie de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnement et d’autres marchandises nécessaires à l’exécution des activités prévues à l’article 4 du présent traité. La liste de ces matériels, ressources financières, approvisionnements et marchandises est communiquée à l’avance à l’Etat d’accueil, lequel peut, en tant que de besoin, procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité.

2. Les forces de l’Etat d’origine peuvent importer sous le régime de l’admission temporaire en exonération totale de droits et taxes pour une durée de douze mois prorogeable, le matériel destiné à leur usage exclusif. Les quantités raisonnables d’approvisionnements destinés à leur usage exclusif sont importées en franchise de droits et taxes. L’admission ainsi prévue en franchise est subordonnée au dépôt auprès des autorités douanières de l’Etat d’accueil des documents de douane que les Parties auront convenu de fournir, d’une attestation dont la forme aura été acceptée par les Parties et signées par une personne habilitée à cet effet par l’Etat d’origine. Les autorités compétentes de l’Etat d’accueil peuvent demander que le nom des personnes habilitées à signer les formulaires douaniers ainsi qu’un spécimen de leur nom signature et des cachets utilisés leur soient adressés par avance.

3. Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article ne peuvent être cédés à titre onéreux ou gratuit sur le territoire de l’Etat d’accueil. Cependant, dans des cas particuliers, une cession ou une destruction peut être autorisée, sous réserve des conditions imposées par les autorités
compétentes de l’Etat d’accueil.

4 Les matériels, approvisionnements et marchandises admis en franchise en application du présent article peuvent être réexportés en exonération de tous droits et taxes, à condition que soit remise aux autorités douanières de l’Etat d’accueil une attestation délivrée dans les conditions prévues par le paragraphe 2 du présent article. Les autorités douanières de l’Etat d’accueil conservent le droit de vérifier, s’il a lieu, que les biens réexportés sont effectivementb ceux décrits sur l’attestation et ont été réellement importés dans les conditions prévues au présent article.

5. Les autorités militaires de l’Etat d’accueil apportent leur concours aux forces de l’Etat d’origine dans toutes démarches administratives et techniques nécessaire à la mise en Tmuvre du présent article.

 

Article 21 : Entreposage des matériels et approvisionnements

Le matériel et les approvisionnements, en particulier les armes et munitions de sécurité, destinés aux forces de l’Etat d’origine, sont entreposés et gardés sous leur responsabilité dans le respect de la réglementation applicable dans l’Etat d’accueil.

 

Article 22 : Echange de personnel

L’échange de membres du personnel entre les forces des Parties est autorisé conjointement par leurs autorités militaires compétentes. L’activité des membres du personnel et le soutien logistique dont ils bénéficient sont soumis aux règles en vigueur dans l’unité qui les accueille.

 

Article 23 : Communication

1. Toute installation de systèmes de communication des forces armées de l’Etat d’origine est soumise à autorisation préalable de l’Etat d’accueil. Les demandes d’installation sont examinées avec bienveillance par les autorités compétentes de l’Etal d’accueil. Leur construction, entretien et utilisation s’effectuent dans les conditions agréées d’un commun accord entre les Parties dans le cadre d’un arrangement technique spécifique au sens de l’article 4.2.

2. Les forces armées de l’Etat d’origine n’utilisent que les fréquences qui leur sont attribuées par les autorités de l’Etat d’accueil. Les procédures d’attribution et de restitution des fréquences sont déterminées d’un commun accord entre les Parties. Les Parties coopèrent pour l’utilisation des fréquences qui leur sont attribuées ne perturbe pas les transmissions locales.

3. Les installations de systèmes de communications agréées par l’Etat d’accueil ne peuvent être utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été autorisées.

 

IV. Dispositions finales

 

Article 24 : Règlement des différends

Tout différend lié à l’interprétation ou à l’application du présent traité est réglé par voie de consultation au sein du comité de suivi institué par l’article 6 du présent traité ou de négociation par la voie diplomatique entre les Parties.

 

Article 25: Combinaison avec les accords conclus antérieurement dans le domaine de la défense

1. Le présent traité abroge et remplace l’Accord de coopération militaire technique entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française signé à Bamako le 6 mai 1985 et les accords et arrangements subséquents, tels que précisés par la voie d’un accord par échange de lettres entre les Parties établi après l’entrée en vigueur du présent traité.

2. L’application du président traité est sans préjudice de la mise Tmuvre d’autres accords conclus entre les Parties, en particulier l’accord sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013. Dans l’hypothèse ou des membres du personnel de la Partie française présents sur le territoire malien au titre du présent traité seraient amenés à participer aux opérations visées par l’accord sous forme d’échange de lettres du 7 et 8 mars 2013, la Partie française en informerait la Partie malienne sans délai. Dans un tel cas, les stipulations de ce dernier accord s’appliqueraient, y compris rétroactivement aux forces françaises, à leurs personnels et à leur matériels engagés dans lesdites opérations.

 

Article 26 : Entrée en vigueur, amendements, et dénonciation

1. Chaque Partie notifie à l’autre l’accomplissement des procédures constitutionnelles requises en ce qui la concerne pour l’entrée en vigueur du présent traité, qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de réception de la dernière notification.

2. Le présent traité est conclu pour une durée de cinq ans est renouvelable par tacite reconduction pour de nouvelles périodes de cinq ans, à moins que l’une des Parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration.

3, Les Parties peuvent, à tout moment et d’un commun accord, amender par écrit le présent traité. Les modalités d’entrée en vigueur des amendements sont celles énoncées à l’alinéa 1er du présent article.

4. Chaque Partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrire. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre Partie.

5. La dénonciation du présent traité n’affecte pas les droits ou obligations résultant de son exécution préalablement à cette dénonciation.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:45
Mali : visite du ministre de la Défense aux militaires français à Gao (18 juil)

 

18/07/2014 Sources : EMA

 

Le 17 juillet 2014, à l’occasion de son déplacement à Bamako où il a rencontré les autorités politiques maliennes, le ministre de la Défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur la plateforme opérationnelle Désert (PfOD) de Gao afin de rendre hommage à l’adjudant-chef Nikolic, mort au combat le 14 juillet dernier.

 

Après avoir été accueilli par le colonel Luccitti, représentant du général commandant la force Serval pour le Nord Mali, le ministre de la Défense s’est recueilli devant le cercueil de l’adjudant-chef Nikolic. Il a ensuite rencontré les compagnons d’armes de l’adjudant-chef présents au moment de l’attaque avant de se rendre à l’hôpital militaire de campagne pour s’entretenir avec le personnel médical.

 

Le ministre de la Défense a terminé sa visite par une allocution adressée à l’ensemble des militaires de la PfOD de Gao. Après avoir rendu hommage à l’adjudant-chef Nikolic ainsi qu’à la Légion Etrangère dont l’adjudant-chef était issu, Jean-Yves Le Drian a salué le professionnalisme du personnel médical des armées dont l’action, a-t-il affirmé, est l’un des piliers de la capacité opérationnelle des nos armées.

 

Après avoir souligné que les soldats français remplissaient leur mission de façon exemplaire, le ministre a rappelé qu’avec l’opération Barkhane, cette mission allait évoluer vers une approche régionale.

 

Environ 1 600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

Mali : visite du ministre de la Défense aux militaires français à Gao (18 juil)
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:45
Mali - Décès de l’adjudant-chef Dejvid Nikolic

 

 

18/07/2014 Armée de Terre

 

14 juillet 2014… au Mali : 25 ans de service pour la France sont interrompus brutalement pour l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, suite à un attentat suicide. Engagé à 19 ans, il n’a cessé de prouver son engagement. Alors que notre camarade du 1er régiment étranger de génie effectuait sa 8e mission en opération extérieure dans le secteur d’Al Moustratat, un véhicule suicide a attaqué les hommes de la force française. 7 soldats sont grièvement blessés. Dejvid et ses camarades sont pris en charge par leurs frères d’armes avant d’être évacués par hélicoptère. L’adjudant-chef Dejvid Nikolic décède en cette journée du 14 juillet 2014. Il est le 9e soldat mort au combat au Mali.

 

Né le 16 mai 1969 à BEOGRAD (Belgrade - YOUGOSLAVIE), l’adjudant-chef (ADC) Dejvid NIKOLIC aura servi la France durant plus de 25 ans.

 

 Engagé au titre de la Légion étrangère le 7 novembre 1988 à l’âge de 19 ans, il choisit de rejoindre le 15 mars 1989, à l’issue de son instruction, le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI) stationné à Nîmes. S’appuyant sur une forte motivation et un goût prononcé pour le métier des armes, il participe, en 1991, à la Formation générale élémentaire (FGE) où il obtient d’excellents résultats et se révèle un jeune gradé d’encadrement de grande valeur.

 

 En juin 1992, il rejoint la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (13e DBLE) à DJIBOUTI où il occupe les fonctions de chef d’équipe d’infanterie. A son retour de séjour en septembre 1994, il est affecté au 1er régiment étranger (1er RE) d’Aubagne où il est promu au grade de caporal-chef le 1er août 1996, puis sergent le 1er septembre 1996.

 

 En 1997, il se porte volontaire pour être réorienté vers le domaine « combat du génie ». Son ardeur au travail et sa volonté de réussir lui permettent de réussir le Certificat technique du 1er degré correspondant, ce qui lui permet d’être affecté le 12 janvier 1998 au 1er régiment étranger de génie (1er REG) à Laudun-l’Ardoise, régiment qu’il ne quittera plus.

 

 Employé comme chef de groupe puis comme sous-officier adjoint à partir de 1999, il se révèle comme un sous-officier humble et efficace. Après avoir obtenu son Brevet supérieur de technicien de l'armée de Terre (BSTAT) en 2002, il devient chef de section de 2002 à 2004. Son exemplarité et ses qualités en font un modèle à suivre et son excellente manière de servir lui permet de gravir rapidement les échelons : il est promu sergent-chef en 2000, puis adjudant en 2004.

 

 A l’issue de son temps de chef de section, il est affecté au groupe d’intervention NEDEX (neutralisation, enlèvement, destruction des explosifs) qu’il rejoint le 1er septembre 2005. Son intégration au sein de l’équipe se fait naturellement, grâce notamment à ses réussites à l’ensemble des stages auxquels il est inscrit et à sa capacité à travailler en groupe. Il devient alors au fil des années une référence au sein du régiment. Il est promu adjudant-chef en 2009.

 

 Sous-officier expérimenté, il a participé à de nombreuses missions à l’étranger : l’opération REQUIN au TCHAD en 1990 en tant que jeune légionnaire, trois missions de courte durée (DJIBOUTI en 2002 et 2008, NOUVELLE CALEDONIE en 2009) et six opérations extérieures (OPEX) - 3 en AFGHANISTAN (2005-2006-2010), 1 en EX-YOUGOSLAVIE (2007), 1 au LIBAN en 2012-2013, avant d’être désigné en 2014 pour l’opération SERVAL au MALI.

 

L’ADC NIKOLIC était projeté au MALI depuis le 23 avril en qualité de chef de groupe EOD (Explosive ordnance disposal). Le 14 juillet, en fin d’après-midi, il était engagé dans une opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao lorsqu’un véhicule suicide a attaqué des éléments de la force SERVAL. Sept militaires ont été touchés par l’explosion, dont trois grièvement. Evacué par hélicoptère vers l’hôpital militaire de campagne de Gao, l’ADC NIKOLIC est décédé dans la soirée des suites de ses blessures.

 

Il est le neuvième soldat français mort au combat depuis le lancement de l’opération SERVAL au MALI.

 

 L’ADC NIKOLIC était titulaire de la médaille d’or de la défense nationale et de la médaille outre-mer agrafes LIBAN, AFGHANISTAN et TCHAD. Il était chargé de famille.

Agé de 45 ans, il est mort pour la France.

 

C’est avec émotion que nous adressons nos plus sincères condoléances à tous ses proches et à ses camarades du 1er régiment étranger de génie.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 19:45
Serval: point de situation du 17 juillet 2014

 

17/07/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval, engagée au Mali, du 3 au 10  juillet 2014.

 

Au Mali, les effectifs de la MINUSMA (ONU) sont de plus de 8 000 hommes. Ceux des forces armées maliennes sont de plus de 7 000 hommes.

 

Concernant la force française, et dans le domaine des opérations aériennes, la semaine a été rythmée par environ 80 sorties, dont une vingtaine de missions réalisées par les avions de chasse, autant de missions de ravitaillement et de renseignement, et une quarantaine de missions de transport.

 

La semaine a été marquée par le décès de l’adjudant-chef Dejvid Nikolic, mort des suites de ses blessures après l’attaque perpétrée par un véhicule suicide contre des éléments de la force Serval engagés en opération de contrôle de zone à une centaine de kilomètres au nord de Gao, près d’Almoustarat. Le SGTIA qui a été l’objet de cette attaque terroriste était composé de deux sections d’infanterie, du détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) basé à Ansongo et d’un détachement logistique.

 

Lundi 14 juillet à 16h22 locale (18h22 à Paris), un pick-up a été détecté sur une piste passant au sud de la position où stationnait le détachement, piste sur laquelle passe un trafic routier régulier. Ce pick-up arrivant du sud-est a brusquement quitté la piste en effectuant un virage à 90 degrés tout en accélérant vers la position française. Il a explosé moins de dix secondes après, laissant à peine le temps aux militaires français d’adopter une posture défensive. Aujourd’hui, les premières investigations permettent d’estimer que le pick-up transportait une charge de 40kg d’explosif et qu’un seul terroriste se trouvait à son bord.

 

Le médecin du DLAO a très rapidement pris en charge les blessés afin d’évaluer leur état, leur prodiguer les premiers soins et les stabiliser. Ces blessés, au nombre de sept, ont ensuite été transportés par deux hélicoptères médicalisés à Gao pour être pris en charge à l’hôpital militaire de campagne où l’un d’entre eux, l’ADC Nikolic, est décédé des suites de ses blessures. Deux blessés ont ensuite été évacués le 15 juillet à 03h35 (heure locale) par « CASA Nurse » vers Bamako où ils ont été transférés dans un Falcon médicalisé pour être rapatriés et hospitalisés en France. Les quatre autres blessés ont également été évacués vers la France, par précaution, le 15 juillet en fin de journée. La mission du SGTIA près d’Almoustarat s’est poursuivie jusqu’au désengagement des éléments le 16 juillet dans la soirée.

 

Cette semaine a également été marquée par un accident de la route survenu le 16 juillet à l’ouest de Bourem, blessant gravement un militaire français. Ce dernier a été évacué vers la France le 17 juillet.

 

Le ministre de la Défense est actuellement au Mali où il a souhaité se rendre au contact des forces françaises. L’opération Serval, débutée en janvier 2013 et achevée en juillet 2014, a permis de remplir les objectifs de la mission en trois temps : arrêt des groupes terroristes qui descendaient vers la capitale du pays, destruction des sanctuaires terroristes et rétablissement de la souveraineté de l’Etat malien (phase conclue par les élections présidentielles puis législatives), et enfin transfert de la sécurisation du Mali aux forces armées maliennes.

 

Cela ne veut pas dire qu’elle a mis fin au terrorisme dans la région. L’attaque suicide du 14 juillet en est l’illustration. C’est pour cela que le président de la République a décidé le lancement de l’opération Barkhane, qui traduit une nouvelle stratégie régionale, et qui est conduite en partenariat et en appui des pays du « G5 Sahel » (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), avec lesquels la France est résolue à coopérer étroitement. Cette opération s’appuie sur un effectif de 3 000 hommes, sur six avions de chasse, une dizaine d’avions de transport, trois drones, une vingtaine d’hélicoptères, deux cents véhicules blindés et autant de véhicules logistiques. La force opérera depuis deux points d’appui permanents (Gao et N’Djamena) et des bases avancées temporaires (Tessalit par exemple).

Serval: point de situation du 17 juillet 2014
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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 17:45
Mali: le groupe du jihadiste Belmokhtar revendique l'attentat suicide qui a tué un soldat français

 

 

17 juillet 2014 Romandie.com (AFP)

 

Nouakchott - Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué auprès de l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar l'attentat suicide du 14 juillet, qui a tué un soldat français dans le nord du Mali.

 

Un jihadiste de notre groupe a réussi à faire exploser son véhicule piégé contre une unité des forces d'invasion dans la région d'Al-Moustarat, tuant un soldat français et en blessant plusieurs autres dans la région de Gao (nord du Mali), a affirmé mercredi soir à l'agence le porte-parole d'Al-Mourabitoune, Abou Aassim El-Mouhajir.

 

L'attentat a été une réponse adressée aux Français qui prétendent avoir anéanti les forces jihadistes et réussi l'opération Serval, a-t-il ajouté.

 

L'opération militaire française Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali, vient de prendre fin.

 

Elle a été remplacée par une opération de lutte antiterroriste permanente dans plusieurs pays de la bande sahélo-saharienne appelée Barkhane.

 

L'opération Serval qui a été lancée contre les peuples musulmans a fini par plonger la région dans une guerre civile et des affrontements inter-ethniques alors que le pouvoir islamique avait mis fin à ces tensions, selon le porte-parole d'Al-Mourabitoune.

 

Les Français ont tenté comme d'habitude de dissimuler la vérité et de minimiser les pertes engendrées. Ils ont profité de la faiblesse des médias sous-régionaux pour dire qu'il s'agissait d'un simple attentat à la voiture piégée qui a fait une seule victime, a-t-il ajouté sans dire cependant combien de soldats français auraient été tués.

 

Selon le ministère de la Défense, outre la mort de l'adjudant-chef Dejvid Nikolic, un légionnaire de 45 ans, l'attaque suicide a blessé six soldats.

 

La revendication d'Al-Mourabitoune est intervenue pendant une visite au Mali du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian qui doit se rendre jeudi à Gao, notamment pour rendre hommage au soldat tué le 14 juillet, jour de la fête nationale française.

 

A propos de cette revendication, l'entourage de M. Le Drian a indiqué la connaître. Nous ne sommes pas encore en mesure de la confirmer par nos propres services, mais il s'agit clairement d'un mode opératoire terroriste, a-t-on ajouté.

 

Al-Mourabitoune est un mouvement armé jihadiste né il y a un an de la fusion des Signataires par le sang de Mokhtar Belmokhtar - un ex-chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dit Le Borgne - et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe jihadiste très actif au Mali, en particulier dans la région de Gao.

 

Activement recherché par les services de sécurité de plusieurs pays, Belmokhtar circule dans la région et serait actuellement dans le sud de la Libye.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 12:45
Soldat français tué au Mali: les djihadistes de Belmokhtar revendiquent l'attentat

 

17/07/2014 Par LEXPRESS.fr

 

Le groupe djihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué l'attentat suicide du 14 juillet, qui a tué un soldat français dans le nord du Mali.

 

"Un djihadiste de notre groupe a réussi à faire exploser son véhicule piégé contre une unité des forces d'invasion dans la région d'Al-Moustarat", tuant un soldat français et en blessant plusieurs autres dans la région de Gao (nord du Mali), a affirmé mercredi soir à l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar le porte-parole d'Al-Mourabitoune, Abou Aassim El-Mouhajir.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 12:31
Cérémonie d’honneurs militaires au Major Dejvid Nikolic, mort pour la France au Mali

 

17.07.2014 source Gouverneur militaire de Paris

 

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au major Dejvid Nikolic le lundi 21 juillet 2014 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Engagé au Mali dans le cadre de l’opération Serval depuis le 23 avril dernier, le major Dejvid Nikolic a été mortellement blessé le lundi 14 juillet 2014 alors qu’il participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat. Il appartenait au 1er Régiment étranger de génie (REG) de Laudun-l'Ardoise (Gard).

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre, à l’Hôtel national des Invalides à 9h30.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 9h00 et 9h15.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec le major Dejvid Nikolic, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 9h00.

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 11:45
Opération Serval - Sur la route entre Markala et Dabali 19 et 20 janvier 2013 photo EMA

Opération Serval - Sur la route entre Markala et Dabali 19 et 20 janvier 2013 photo EMA

 

2014-07-17 xinhua

 

Le ministre malien de la défense Bah N'Daw et son homologue français Jean-Yves Le Drian ont signé mercredi à Bamako un traité de coopération en matière de défense entre le Mali et la France, a constaté un correspondant de Xinhua.

 

Lors de la cérémonie de signature du texte, le ministre français a déclaré que le traité "fixe à la fois les grandes orientations de notre coopération pour l'avenir et donne le cadre juridique de notre partenariat".  "C'est un accord équilibré, équitable, qui indique les bases de notre coopération en matière de défense", a-t-il affirmé.

 

La signature de ce traité avait été reportée à plusieurs reprises. Pour M. Le Drian, "il y avait nécessité de mettre au point les normes juridiques qui n'étaient pas achevées".

 

Dans un document remis à la presse, la partie malienne a souligné de son côté que le traité "vise à concourir à une paix et une sécurité durables" et "fixe les conditions d'intervention, d' assistance, de soutien du partenaire français".

 

Ce traité est "compatible avec les engagements de chaque Etat dans le cadre de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'Organisation des Nations unies", indique le document qui précise qu'"aucune base militaire ne sera cédée à la France".

 

"Conclu pour une durée de cinq ans reconductible, ce traité ainsi signé doit être examiné par l'Assemblée nationale du Mali qui en autorisera la ratification", précise le communiqué.

 

La coopération en matière de défense avec la France a été longtemps uniquement encadrée par l'accord de coopération militaire du 6 mai 1985, rappelle-t-on dans le même document.

 

Par ailleurs, l'opération Barkhane qui va remplacer Serval dans une logique régionale pour lutter contre le terrorisme dans la bande sahélo-sahélienne sera lancée dans les prochains jours par le président français François Hollande, a annoncé M. Le Drian.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 11:45
Mali: les Hollandais ont bien déployé des drones ScanEagle


16.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Hervé Ladsous, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'Onu, était à Gao, le 11 juillet. Il y a rendu visite au contingent onusien sur place. Les Hollandais lui ont présenté leurs Apaches et leurs drones ScanEagle (photo: Marco Dormino).

 

Ces drones sont mis en œuvre par le JISTARC (Joint Intelligence Target Acquisition Surveillance and Reconnaissance Commando), une unité créée en octobre 2010.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:45
France sets up anti-Islamist force in Africa's Sahel

 

14 July 2014 BBC Africa

 

France is to set up a new military operation in the Sahel region of northern Africa in an effort to stop the emergence of jihadist groups.

 

About 3,000 French soldiers will be deployed, along with troops from Mali, Mauritania, Burkina Faso and Chad. On Monday France ended its military deployment in Mali, set up 18 months ago after an Islamist insurgency there. French forces helped the Malian government recapture the north from al-Qaeda-linked militants last year.

 

Counter-terrorism

 

The new long-term force, named Operation Barkhane, will be based in the Chadian capital Ndjamena, but will have a mandate to operate across borders. It will target Islamist extremists in Mali, Chad and Niger. The French troops will be backed by six fighter jets, 20 helicopters and three drones. The main objective of Operation Barkhane is counter-terrorism, Defence Minister Jean-Yves Le Drian has said. The new deployment will take place in the coming days. The Sahel includes some of the world's poorest countries but has rich natural resources in the form of minerals and gas. France sent troops to Mali in January 2013 after Islamist militants threatened to overrun the capital, Bamako. But Mr Le Drian said Islamist groups posed a threat to the entire region.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:45
French soldier killed in Mali suicide bombing (14th july)

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15 July 2014 by defenceWeb (Reuters)

 

A French soldier was killed in a suicide bombing in northern Mali, where local and foreign troops have struggled to restore order after quelling an Islamist insurgency last year, officials said.

 

The Foreign Legion soldier, the ninth to die since France intervened in its former colony‎ in January 2013, was killed in the northern city of Gao on Monday, the defence ministry said.

 

France's intervention in the African country halted the advance of al Qaeda-linked Islamists who had taken advantage of a Tuareg separatist uprising to occupy swathes of land in the north.

 

France and other Western powers feared the Islamists could further destabilise the region and use the country as a launchpad for foreign attacks.

 

Peace talks were due to begin between Mali government officials and Tuareg rebels in Algeria on Wednesday.

 

French Defence Minister Jean-Yves Le Drian was also set to travel to Mali on Wednesday and President Francois Hollande was due in the region later this week. Both had been expected to say the security threat in Mali had reduced and that France should start redeploying its troops.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 06:45
Mali : mission de reconnaissance sur la rive est du fleuve Niger

 

15/07/2014 Sources : EMA

 

Du 2 au 4 juillet 2014, un détachement du groupement tactique (GT) Dio de la force Serval a effectué une mission de reconnaissance sur la rive est du fleuve Niger, au nord de Gao.

 

Composé de trois sections de la compagnie d’infanterie du GT Dio, de la section d’aide à l’engagement débarqué, d’un groupe génie et de la section environnement opérationnel, le détachement a reconnu plusieurs itinéraires entre Gao et les villages de El Farat, Forgho Sonrhai, au nord, et Kokorum, au sud.

 

Le détachement est également allé au contact de la population afin d’évaluer la situation sécuritaire dans la zone.

 

Environ 1 600 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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