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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:19
Serval : La PATMAR au combat

20/06/2013 Capitaine de corvette Olivier Roussille, commandant en second de la flottille 23F - Marine nationale

 

Le 8 janvier 2013, les flottilles 23F et 21F reçoivent l’ordre d’activer leur plan d’alerte. Une semaine plus tard, les deux tiers des équipages opérationnels de la composante des Atlantique 2 (ATL II) sont à Dakar pour opérer à l’opération Serval. Récit par le premier commandant de ce qui constitue, à ce jour, l’un des plus importants détachements extérieurs de la patrouille maritime. Au plus fort de l’opération, près de la moitié des aéronefs en ligne étaient engagés et plus de 220 marins du ciel déployés.

 

08 janvier. 15h00. Le commandant adjoint opérations de la flottille m’informe que le plan d’alerte est activé. Étant justement d’alerte comme commandant du détachement (COMDET), je cherche à obtenir davantage d’informations. Les flottilles sont en effervescence, tout le personnel s’active. Chacun sait ce qu’il lui reste à faire et déroule sa check-list. L’heure de décollage du premier ATL2 est définie, la deuxième vague du personnel, dont je fais partie, décollera le lendemain matin en Transall.

 

09 janvier matin. Nous sommes une trentaine de marins à embarquer dans le Transall, direction Dakar. Un premier ATL2 a décollé dans la nuit et est déjà posé sur le tarmac sénégalais. À bord, la pression monte, tous les scénarios sont envisagés.

09 janvier, en fin de journée. Le Transall se pose à Dakar et je prends mes marques dans les locaux «opérations» du détachement. Les vols et les briefings s’enchaînent à un rythme soutenu. Décision est prise de renforcer de manière significative le détachement. Les équipages et techniciens arrivent progressivement. Je mets un point d’honneur à briefer les nouveaux arrivés sur les spécificités du théâtre. Nous sommes au cœur des opérations.

Les missions de l’ATL2 sont multiples et se cumulent au cours du même vol : renseignement, appui des forces au sol, guidage d’avions de chasse sur des objectifs terrestres, commandement et contrôle. Les équipages sont tous rompus à ce genre de missions, qu’ils ont déjà menées, pour certaines, lors de l’opération Harmattan. Les ATL2 deviennent peu à peu les anges gardiens des forces engagées au sol. Les échanges radio témoignent d’une tension palpable lors des progressions vers les territoires aux mains des terroristes. 

12 janvier. Après l’annonce du chef d’état-major des Armées de renforcer significativement les moyens aériens vers le théâtre d'opérations Serval, le commandant de la flottille vient prêter main forte au détachement. Après un cours briefing, il prend le commandement du détachement. Je deviens alors le "deputy COMDET", chargé de la conduite des opérations.

Parallèlement au renforcement de la composante terrestre, les missions de l’ATL2 évoluent et l’utilisation de sa capacité de tir de bombes GBU12 est envisagée. Nous sommes parés en seulement quelques jours, malgré les contraintes de tous ordres. La chaine armement a fait, là encore, une performance remarquable. La première mission armée est ordonnée dans le cadre de la reprise de la ville de Gao. C’est l’équipage Ulysse Charlie de la flottille 21F qui effectuera la mission dont je suis désigné Mission commander.

26 janvier. 03h00. Briefing, puis nous partons vers l’avion. Il fait nuit, la température est encore supportable. Sous l’avion, les «boums»[1]s’affairent. Deux bombes GBU12 sont gréées dans la soute armement. Une fois sur zone, nous renseignons les forces au sol. La situation est complexe : l’imbrication des forces amies et ennemies et la proximité des habitations rendent délicates les options de tir. Après plus de 11 heures de vols, nous nous posons pour refaire les pleins et rentrer sur Dakar, cinq heures de vol plus tard. Nous venons d’effectuer le premier vol opérationnel armé de GBU12 de l’histoire de la PATMAR.

29 janvier : La veille, j’ai reçu un appel du centre de planification et de commandement des opérations (CPCO): une mission offensive de bombardement d’un bâtiment logistique ennemi est planifiée pour l’ATL2. L’équipage désigné est Wallaby Echo de la flottille 23F. Le commandant de la flottille assumera les responsabilités de Mission commander. Toutes les procédures sont révisées et le jour J, l’ensemble de l’équipage est prêt. Il arrive sur zone. Les conditions météo sont difficiles, mais la cible est identifiée et confirmée par le CPCO. Le dialogue s’engage entre l’aéronef et le pilote du drone français déjà présent, en charge de pointer la cible avec son illuminateur à notre profit. L’autorisation de tir est alors donnée. Une première bombe est larguée, puis une deuxième. La cible est détruite. Après douze heures de vol, l’aéronef est de retour. Les boums sont fiers et certains d’entre eux ne dissimulent pas leur émotion… La patrouille maritime vient de faire un grand pas en avant, récompensant des années de préparations et d’entraînements opérationnels indispensables.

D’autres missions similaires seront réalisées par la suite, notamment sur des cibles d’opportunité.

Le rythme des vols est toujours aussi intense et malgré la fatigue accumulée, les équipes sont mobilisées, de plus en plus rôdées et aguerries. Les premières relèves des équipages ayant atteint 120 heures de vol en moins de 30 jours s’effectuent progressivement.

2 Février. Je reprends le commandement. Nous avons vécu des moments forts, intenses, pendant lesquels nous étions fiers de commander nos équipages au combat. C’est une expérience unique en patrouille maritime d’avoir réuni le commandant et son commandant en second sur un théâtre d’opérations, à l’image de ce qui se pratique en flottille de chasse embarquée.

7 Février. J’ai l’honneur d’accueillir l’amiral commandant la force d’aéronautique navale (Alavia) venus appuyer l'action des équipages. Au programme, entretiens avec le personnel et compte rendu notamment sur l'emploi de l’aéronef équipé d'un nouveau senseur (caméra WESCAM) et des ateliers. Lors de son adresse, le CA de Bonnaventure a souligné la polyvalence de cet avion de combat aéromaritime, ainsi que le professionnalisme et la combattivité des marins de la patrouille maritime. L’amiral a pu mesurer les spécificités d’un détachement ATL2 comme celui-là en mission non permanente et son esprit d’équipage. Il résume la journée en inscrivant sur le tableau de tradition du détachement SERVAL les mots suivants: «vous êtes magnifiques!»

10 Février. L’heure de la relève a sonné pour moi. Je transmets mes responsabilités au commandant de la flottille 21F.

              

[1]Armuriers.

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:45
Serval : Cérémonie de cession de matériel

19/06/2013 Sources : EMA

 

Le 13 mai 2013, une cérémonie de cession de matériel s’est déroulée au sein du ministère de la Défense et des anciens combattants malien.

 

Cette cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Défense et des anciens combattants malien, du chef d’état-major général des armées maliennes, du premier conseiller de l’ambassadeur de France, du Général de Saint Quentin commandant la force Serval, et de nombreuses autorités militaires et civiles maliennes.

 

Au cours de la cérémonie, le ministre a décoré trois coopérants militaires techniques français engagés depuis trois ans, auprès du ministère de la Défense malien. Ils ont été faits chevalier de l’ordre national du Mali. Lors de son allocution, le ministre a félicité les récipiendaires et a tenu à rendre hommage aux morts tombés au combat pour défendre l’intégrité du Mali.

 

Le premier conseiller de l’ambassadeur de France a ensuite procédé à une remise de matériel au ministre de la Défense malienne. Près de 1000 gilets pare-balle, du matériel de transmission de 3egénération, soit une cinquantaine de TRVP (transmetteur récepteur véhicule phonie) dont une dizaine adaptables sur véhicules blindés, plus de 200 TRPP 11 (transmetteur radio portatif phonique) et TRVP 13, près de 130 boussoles, plus de 90 GPS, une centaine de paires de jumelles, et enfin une trentaine de postes de transmission VHF ont été remis.

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

Serval : Cérémonie de cession de matériel
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:45
Au cœur de Serval - Retour sur une opération interarmes

 

18/06/2013 Sources : CNE E. Barnier/TIM

 

Mi-avril 2013. Les mouvements de relève ont débuté, le désengagement de la force est lancé. Le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) conduit l’opération Akelo, une mission de reconnaissance dans le nord-est de Gao. Retour sur une opération sous le signe de l’interarmes, à lire dans le TIM n° 245. Et en exclusivité web, suivez une patrouille du 126e régiment d’infanterie dans les rues de Gao ou du 31e régiment du génie à la recherche de caches d’armes, et découvrez les combats du 31 mars à Tombouctou expliqués en vidéo. Deux témoignages viendront compléter le dossier : un éclairage sur l’interarmes comme élément clef de Serval, et un focus sur une nouvelle spécialité, les MOS…

Sommaire du dossier "Au cœur de Serval"

L’efficacité du combat interarmes à l’honneur

L’opération Serval a mis à l’honneur l’efficacité du combat interarmes. Toutes les composantes et spécialités de l’armée française ont été utilisées. Le colonel Bruno Bert, chef de corps du 92e régiment d’infanterie...

>>> Lire la suite

[Album photos] Mali : en direct d’une patrouille à Gao

Exclu web ! Suivez les fantassins du 126e régiment d’infanterie (126e RI) de Brive dans les rue de Gao, au Mali. Le 21 avril 2013, la section d’infanterie de l’adjudant Guillaume Kichenin, motorisée ...

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:45
Mali signs deal with Tuareg separatist rebels

19 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Mali signed a ceasefire deal with Tuareg separatist rebels, paving the way for government troops to return to the northern, rebel-held town of Kidal before a presidential election next month.

 

At the heart of a region plagued by poverty and Islamic militancy, Mali won a 3.25 billion euros ($4.35 billion) Western aid package last month aimed at shoring up democracy and helping it recover from a coup and an al Qaeda insurgency.

 

Tuesday's agreement - reached after nearly two weeks of talks mediated by regional powers, the United Nations and the European Union - foresees rebel groups disarming as part of a broader peace process to resolve Tuaregs' longstanding demands for greater autonomy for northern Mali, Reuters reports.

 

"The signing of this agreement represents a significant step in the stabilization process in Mali," said U.N. Special Representative to Mali Bert Koenders, who attended the signing ceremony in neighboring Burkina Faso's capital Ouagadougou.

 

The government in the capital Bamako has made clear that it wants its civilian administration and army reinstated in the rebel stronghold before the July 28 vote, which is meant to complete a democratic transition after the coup of March 2012.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius and the European Union's foreign policy chief Catherine Ashton both welcomed the accord. "I call on all sides in Mali, united by this deal, to implement this agreement in its entirety for the greater good of their country," Fabius said in a statement.

 

TUAREG STRONGHOLD

 

Tuareg separatists regained control of Kidal, their traditional fiefdom, after Islamists withdrew following a French-led military campaign that ended the 10-month occupation of the northern two-thirds of Mali by al Qaeda-linked fighters.

 

The Malian army had threatened to seize back the town if no agreement was reached. It advanced towards Kidal in early June, capturing the village of Anefis in the first clashes in months with the MNLA Tuareg separatist rebels.

 

Mediators have worked round the clock to salvage the ceasefire deal after Mali's interim president, Dioncounda Traore, last week balked at a draft that imposed conditions on the army's return to Kidal.

 

Mali's minister for territorial administration, Colonel Moussa Sinko Coulibaly, signed the deal on behalf of the government, a Reuters witness at the ceremony said.

 

Representatives of two separatist Tuareg groups inked the agreement, witnessed by the mediators at the Burkina Faso presidential palace.

 

Mali's chief negotiator Tiebile Drame had told Malian state radio earlier on Tuesday the deal would allow Malian troops to return to Kidal swiftly, followed by civilian administrators.

 

"Now what remains is to agree on the practical details of the deployment," Drame said. "Everyone also agreed to implement the other key element of the consensus, namely the requirement that armed groups in northern Mali give up their weapons."

 

There is widespread opposition in Bamako to any deal that would make concessions to the MNLA.

 

The group is blamed by many in southern Mali for opening the door to the Islamists with an uprising last year, and its leaders face arrest warrants for alleged crimes committed during their occupation of the north.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:45
Quel soutien logistique pour la MINUSMA? PAE ou un groupement de prestataires français?

19.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Le soutien logistique des quelque 12 000 Casques bleus de la MINUSMA suscite déjà bien des envies. Qui va se charger de transporter, faire communiquer, nourrir, loger, soigner etc les soldats de la Paix déployés au Mali? Les prestataires de service sont déjà sur les dents/rangs pour un futur contrat d'une valeur de 300 millions de dollars.

PAE (ex-filiale de Lockheed Martin et désormais contrôlé par Lindsay Goldberg), qui assure le soutien de la MONUSCO en RDC, est bien sûr candidat. L'entreprise US travaille aussi pour le compte de la MISMA, la force ouest-africaine au Mali (cliquer ici pour lire un article sur ce sujet) et semble donc bien placée pour assurer cette même mission dans un cadre plus large. Au Mali, PAE opère en partenariat avec Global Sourcing & Supply (GSS).

Face à PAE (et d'autres candidats qui répondront au futur appel d'offres onusien), les Français semblent s'être mis en ordre de bataille. On aurait pu penser que ce genre de projet irait à (feu?) Global X (lancé en grande pompe en avril 2011).

C'est plutôt un groupement ad hoc rassemblant, dans le sillage de Thales, plusieurs prestataires (dont Sodexo, peut-être Bolloré, Geos et quelques autres dit-on) qui va se positionner pour décrocher le soutien de la MINUSMA. Et qui espère bien l'emporter. Mais que l'on ne pense surtout pas que ce serait une façon élégante de récompenser Paris pour son effort militaire; la reconstruction en Libye (et ailleurs) a prouvé que la bonne volonté militaire n'est pas synonyme de bonnes affaires.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:45
photo ECPAD

photo ECPAD

 

19/06/2013 Par Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé, deux journalistes du "Figaro", expliquent comment la France a conduit sa guerre au Mali. Un modèle du genre.

 

Le gouvernement malien et les rebelles touareg du MLNA ont finalement enterré la hache de guerre, ouvrant la voie à la tenue de l'élection présidentielle prévue le mois prochain. Mais cette étape n'était encore qu'une éventualité lorsque l'ouvrage d'Isabelle Lasserre et de Thierry Oberlé - tous deux journalistes au Figaro - était sous presse, ils n'ont donc pas pu l'évoquer. Ces livres écrits à proximité immédiate de l'événement qu'ils relatent sont appelés "instant books" dans le jargon éditorial. Ils s'apparentent donc plus en principe à une enquête journalistique rapide qu'à un examen fouillé d'un événement historique. Pourtant, cette fois, la première guerre de François Hollande est décrite avec recul. Car les auteurs ne la font pas débuter le 11 janvier dernier, avec la descente de colonnes armées vers Bamako brutalement stoppée par les forces spéciales françaises, qui y perdront un pilote d'hélicoptère Gazelle. Ils ont choisi de remonter plus haut, plus précisément en 2009.

 

Requin

 

À cette époque, l'état-major des armées met au point, parmi d'autres scénarios, le plan Requin. Depuis des mois, les djihadistes d'Aqmi se sont implantés dans une zone montagneuse, l'adrar des Ifoghas, frontalière de l'Algérie. À Paris, on n'est pas dupe : le groupe Aqmi est instrumentalisé par Alger, qui se garde bien d'imperméabiliser sa frontière, laissant les ravisseurs d'otages occidentaux se ravitailler sur son sol. Dès cette époque, écrivent Lasserre et Oberlé, le cadre général d'une intervention au Sahel était prêt. Ne manquait que la date : "Rarement une opération militaire fut aussi bien préparée. Seul le déclenchement de Serval n'avait pas été anticipé par les officiers généraux. Officiellement, en tout cas. Les planifications successives visaient à reconquérir le Nord et non pas agir au Sud pour bloquer une colonne de djihadistes en mouvement."

 

Guerre éclair

 

La guerre que la France va conduire sur le terrain met en oeuvre un savoir-faire exceptionnel. En quelques jours, les troupes arrivent du Tchad et de Côte d'Ivoire pour renforcer les forces spéciales, bientôt rejointes par les forces envoyées de France. Sur le terrain, la reconquête est rapide, les Français se tenant officiellement aux côtés des forces maliennes, alors que celles-ci n'ont en réalité pratiquement joué aucun rôle. Le cadre des opérations est, rappellent les auteurs, différent de celui mis en oeuvre en Afghanistan, dans un contexte, il est vrai, totalement différent : "Bouger, ne jamais s'arrêter. L'autonomie du chef sur le terrain, l'intelligence de la situation, les effets d'opportunité sont systématiquement privilégiés. (...) De cette conception de la guerre naît la folle équipée qui conduit les militaires français, à très vive allure, jusqu'à la frontière de l'Algérie." Il faudra trois semaines aux Français pour chasser les gangstéro-djihadistes de la partie nord du Mali.

 

Confusion sémantique

 

La guerre n'est pas finie et le gros des 3 500 soldats français demeurant au Mali y restera jusqu'à la fin du processus de l'élection présidentielle. On appréciera aussi que les auteurs, fines mouches, n'aient pas voulu s'associer à la vulgate des spin doctors de l'Élysée et de la défense, qui emploient systématiquement le terme "terroristes" pour désigner les djihadistes maliens, parfois purs et simples gangsters et trafiquants de tout poil, voire nationalistes touareg qui ne se sont pas associés aux Français. Nos deux confrères pointent la "confusion sémantique" des raconteurs d'histoires qui oublient que "les islamistes, combattus par Paris dans le Sahel, sont souvent nos alliés en Syrie face à Bachar el-Assad, ou le furent en Libye".

 

On l'aura compris : il s'agit d'un bon livre, dont la rapidité de réalisation n'exclut pas la justesse et la qualité des informations. Il aide à comprendre ce qui s'est passé et sera utile à l'avenir, malgré l'absence d'un index qui aurait été fort profitable !

 

Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé, Notre guerre secrète au Mali, les nouvelles menaces contre la France, Fayard, 247 pages, 17 euros

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:45
Le CMD3D de ThalesRaytheonSystems prouve son efficacité au Mali

18 jun 13 ThalesRaytheonSystems

 

Le Centre de Management de la Défense dans la 3ème Dimension de ThalesRaytheonSystems prouve son efficacité au Mali dans la coordination en temps réel des actions de combat aéroterrestre

 

Le Bourget, le 18 juin 2013 – Déployé au Mali depuis janvier 2013 au sein du 54e Régiment d’Artillerie de Hyères dans le cadre de l’opération SERVAL, le Centre de Management de la Défense dans la 3ème Dimension (CMD3D) de ThalesRaytheonSystems a prouvé que son utilisation est essentielle dans ce type de conflit pour assurer un suivi en temps réel et une meilleure sécurité des missions conjointes interarmes, interarmées et même interalliées dans la 3ème Dimension*. Ce système, qualifié par la Direction générale de l’armement (DGA) en 2012, permet à la France de disposer d’une capacité de Centre de conduite des opérations de la défense sol-air (CMD3D avec sa chaîne de commandement), et augmente la capacité à coordonner en temps réel des actions de combat aéroterrestre sur le terrain d’opérations malien.

 

« Depuis son déploiement, le CMD3D, proche de la zone des combats, participe activement en temps réel et avec une grande disponibilité aux échanges interarmes, interarmées et interalliés, renforçant l’efficacité et la sécurité de tous les moyens mis en œuvre dans le combat aéroterrestre du théâtre malien. Il est ainsi apparu comme un moyen de tout premier ordre pour que le chef interarmes et son centre opérations aient une vision claire de la situation et puissent intervenir en temps réel, leur apportant ainsi sérénité et liberté d'action » a déclaré Le Colonel Sagon, Chef de Corps du 54e  Régiment d’Artillerie.

 

C’est la première fois depuis sa livraison par ThalesRaytheonSystems aux forces armées françaises, que l’armée française met en œuvre un centre de management de la défense dans la 3e dimension en opération. Au Mali, dans un contexte où l’ensemble des composantes aéroterrestres d’observation, de renseignement, de frappe et d’exploitation est mis en œuvre, les missions principales du CMD3D sont de contribuer au quotidien à la déconfliction** en temps réel, à la conduite des opérations ainsi qu’à l’aide au renseignement. 

 

La chaîne de soutien intégrée entre les forces armées et ThalesRaytheonSystems ont permis d’assurer la pleine disponibilité du système. Grâce à ses capacités d’interopérabilité, notamment sa liaison de données tactique L16, et à un arsenal important de moyens de communications, il assure une interconnexion en temps réel avec les moyens aéroterrestres du théâtre et il synthétise une situation aéroterrestre partagée avec les systèmes de commandement et de contrôle aéroportés et au sol de l’armée de l’air.

 

Projeté sur Bamako en fin janvier 2013, ce module léger d’interopérabilité, opéré par une vingtaine de militaires et composé de quelques véhicules, a parcouru les 1200 km pour rejoindre Gao où il a été immédiatement déployé afin de supporter le Centre des Opérations de la Brigade Interarmes. Le CMD3D a déporté en priorité une de ses consoles au sein même du Centre des Opérations pour coordonner les actions de reconnaissance, offensives et aéroportées des intervenants de la 3ème Dimension (Tigre, Gazelle, Caesar, drones, Rafale, Mirage 2000, Puma et Transall).

 

La cellule G2-Renseignement et l’Officier de Liaison Air (OLA) ont également considéré que la  console déportée du CMD3D est un outil supplémentaire et efficace pour optimiser et finaliser leurs actions conjointes dans le combat aéroterrestre journalier sur ce théâtre.

 

Le CMD3D de ThalesRaytheonSystems est une plus-value opérationnelle incontestable pour les forces armées dans le cadre de l’opération SERVAL et une composante clé du Système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales (SCCOA) mobile.

 

* Les intervenants de la 3ème Dimension sont les aéronefs, drones, obus, missiles et roquettes.

**La déconfliction : l’ensemble des mesures prises pour éviter tout accident lié à la présence simultanée de plusieurs intervenants au sol et dans la troisième dimension

 

A propos de ThalesRaytheonSystems :

ThalesRaytheonSystems est une entreprise internationale spécialisée dans les systèmes de défense aérienne, les systèmes de commandement et de contrôle des opérations aériennes, les radars de défense 3D, les radars du champ de bataille et de contrebatterie. Depuis sa création en 2001, cette joint venture transatlantique est devenue l’une des plus belles réussites du secteur de la défense. Elle emploie 1 400 personnes et est détenue à parts égales par Thales et Raytheon.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:45
Mali: nouveau projet d'accord Bamako/rebelles touareg sur la table

15 juin 2013 22h45 Romandie.com (AFP)

 

OUAGADOUGOU - Un nouveau projet d'accord entre le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, a été mis au point samedi, dont les deux camps doivent discuter dimanche, a-t-on appris auprès des négociateurs.

 

Les parties vont recevoir le document final ce (samedi) soir et chacun va l'analyser cette nuit, et demain (dimanche) tout le monde se retrouvera pour l'examiner ensemble en plénière, a déclaré à quelques journalistes un responsable militaire international.

 

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion d'experts militaires de Bamako et des groupes armés touareg, assistés de militaires du Burkina Faso, de la force africaine au Mali (Misma), de la future mission onusienne (Minusma) et de l'opération française Serval.

 

Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional, les difficiles négociations de Ouagadougou doivent permettre un retour de l'armée malienne à Kidal dans la perspective de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.

 

Les experts militaires, qui ont planché toute la journée sur les modalités du redéploiement de l'armée malienne dans la ville de Kidal, se montraient confiants dans l'issue des discussions.

 

Je pense qu'on pourra parapher le texte demain (dimanche) et le signer lundi, a affirmé la source militaire internationale.

 

Je crois que c'est bon, a confirmé l'un des officiers appartenant à la délégation de Bamako.

 

Bientôt le drapeau malien flottera sur Kidal. Il reste les derniers réglages à faire, avait lancé plus tôt l'ancien ministre Tiébilé Dramé, négociateur principal des autorités maliennes, après une nouvelle rencontre avec les mouvements touareg sous l'égide du chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, accompagné de diplomates qui l'assistent au nom de la communauté internationale.

 

Ca a l'air d'aller, avait jugé de son côté Pierre Buyoya, le chef de la Misma.

 

Les discussions entre les émissaires du pouvoir malien et la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) ont buté ces derniers jours sur les exigences de Bamako, obligeant à renégocier un premier projet d'accord qui avait été accepté par les rebelles touareg.

 

Les désaccords ont porté principalement sur le calendrier et les modalités du retour de l'armée malienne à Kidal et du cantonnement et du désarmement des combattants touareg.

 

Le régime de Bamako a réclamé que le désarmement des rebelles soit réalisé sitôt les soldats maliens revenus à Kidal. Mais les négociateurs internationaux ont fait valoir que ce n'était pas faisable techniquement et ont proposé de commencer par un cantonnement de ces combattants.

 

Les poursuites judiciaires engagées contre des chefs rebelles par la justice malienne ont été aussi une pomme de discorde: Bamako en a refusé durant la semaine la suspension, malgré les demandes formulées par les médiateurs au nom de la paix.

 

Les mouvements armés touareg se sont installés fin janvier à Kidal à la faveur de l'opération militaire française Serval contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient pris en 2012 le contrôle du nord du Mali, s'alliant d'abord au MNLA qui avait lancé l'offensive, avant d'évincer ce mouvement dans la région.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 20:45
Officers of EUTM Mali honored

 

 

15 juin 2013 eutmmali.eu

 

On Friday 14th June, seven officers of the mission EUTM Mali were appointed ​​Knights of the National Order of Mali by General Yamoussa CAMARA, Minister of Defense and Veterans Combatants of Mali (MINDAC). They are Colonel (FR) ROUÉ, Colonel (FR) PACZKA, Colonel (RO) BURCA, Lieutenant-Colonel (GB) MELVILLE, Lieutenant-Colonel (SP) Juan BOTE Paz, Lieutenant-Colonel (FR) MICLOT and Major (GB) EGAN. They were decorated at the site of the Ministry in Bamako. In addition, Colonel (FR) HELUIN, Lieutenant-Colonel (FR) IANNI, Lieutenant-Colonel (FR) AUBRY, Lieutenant-Colonel (FR) RIBIERRE and Major (GER) SERR not present as having completed their mission have also been made knights of the National Order of Mali.

 

« The results achieved at the end of the first session of training are very encouraging and offer a good prediction for the future development of the program because it has to be with the best preparation of our defense tools to cope with the security contingencies of the moment and also to build a republican army. The Training Mission of the European Union is included within the strategy of helping Mali to implement its structures, to improve its forces and their equipment in order to allow us to be fully able to contribute to our own security in all of its dimensions » declared Minister Yamoussa CAMARA in his speech.

 

Des officiers d’EUTM Mali mis à l’honneur

 

Vendredi 14 juin, sept officiers de la mission de la mission EUTM Mali ont été faits chevaliers de l’Ordre National du Mali par le général Yamoussa CAMARA, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali (MINDAC). Le colonel (FR) ROUÉ, le colonel (FR) PACZKA, le colonel (RO) BURCA, le lieutenant-colonel (GB) MELVILLE, le lieutenant-colonel (ES) BOTE, le lieutenant-colonel (FR) MICLOT et le commandant (GB) EGAN ont été décorés dans l’enceinte du Ministère à Bamako. En outre, le colonel (FR) HELUIN, le lieutenant-colonel (FR) IANNI, le lieutenant-colonel (FR) AUBRY, le lieutenant-colonel (FR) RIBIERRE et le commandant (GER) SERR, non présents car ayant achevé leur mission,  ont également été faits chevaliers de l’Ordre National du Mali.

 

« Les résultats atteints au terme de cette première session de formation sont très encourageants et augurent bien de la suite dans le déroulement du programme. Car il s’agit pour nous de mieux préparer notre outil de défenses à faire face aux contingences sécuritaires du moment et aussi de construire une armée républicaine. La Mission de formation de l’Union européenne s’inscrit dans la logique d’aider le Mali à mieux structurer, mieux préparer ses forces, mieux les équiper à terme afin qu’elles puissent contribuer pleinement à la sécurité dans toutes ses dimensions», a déclaré le Ministre Yamoussa CAMARA dans son allocution.

 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:55
Loaded with GBU-12 bombs and a Damocles targeting pod, a Rafale departs St. Dizier airbase in the early hours of Sunday, January 13, en route to targets in Mali. (Photo: French Air Force)

Loaded with GBU-12 bombs and a Damocles targeting pod, a Rafale departs St. Dizier airbase in the early hours of Sunday, January 13, en route to targets in Mali. (Photo: French Air Force)

June 12, 2013 by Chris Pocock - ainonline.com

 

For the Dassault Rafale combat jet, the French intervention in Mali provided another chance to demonstrate its multirole capability. Starting with a 3,400-mile interdiction mission (AI) launched from France on the night of January 13, up to six aircraft subsequently flew daily from their deployed base at N’Djamena, Chad, also performing reconnaissance and close-air-support (CAS) missions. Six of them are still there.

 

On that first mission, four Rafales took off from St. Dizier airbase with less than 48 hours notice and destroyed 21 pre-planned rebel targets in the middle of the country. They were each carrying three 2,500-liter fuel tanks, plus either six 500 GBU-12 laser-guided bombs plus a Thales Damocles designator pod, or six Sagem AASM Hammer GPS-guided smart weapons. They landed at N’Djamena after nine hours 45 minutes, having been air-refueled six times.

 

Subsequent missions also relied heavily on air-to-air refueling, as the aircraft remained on station to support French and Mali ground troops as they advanced into rebel-held territory. “Mali is a large country, with lots of sand and one big river. We were flying 800 miles from N’Djamena just to get there, on day and night roundtrips lasting up to nine hours,” said Lt. Col. Francois Tricot, commanding officer of EC02.030, one of two French Air Force Rafale squadrons that were involved. He paid tribute to the crews of U.S. Air Force KC-135s who supplemented the five French C-135FR tankers that refueled the Rafales: “To rendezvous at 02:00 over a dark continent when you are miles from anywhere, is very reassuring, and proves that our NATO interoperability training works!” Nevertheless, he admitted that there were some unplanned diversions into Niamey, Chad, when aircraft lingered over Mali to provide possible close-air-support, and then no tanker was available.

 

Reconnaissance missions were somewhat shorter at around five hours 30 minutes. They were flown from 25,000 to30,000 feet using the large Thales Reco NG pod. “Nobody can see or hear us from that altitude,” Lt. Col. Tricot noted. The Reco NG pod contains long-range infrared band 2 and visible spectrum sensors that can image from high altitude, as well as an infrared band 3 sensor that is designed for high-speed, low-altitude missions. To save time interpreting the imagery, some preselected frames were datalinked to a ground station in Niamey as the aircraft flew back to N’Djamena. The Rafales also offered “nontraditional” ISR coverage while equipped for AI or CAS missions. “We could see and report people hiding in trenches, and vehicles under cover, using our night-vision goggles and the cockpit display from the targeting pod,” Tricot explained. Most of the CAS missions were flown at night “because that’s when the ground troops preferred to advance,” he added.

 

“We provided top cover for the paratroop drop at night when Timbuktu was retaken on 26/27 January, with two aircraft on station at any one time,” Lt. Col. Tricot said. “Everyone was surprised at how quickly we launched that operation, and the subsequent one to retake Gao. It was planned and executed in 48 hours,” he continued.

 

The GPS-guided version of the AASM proved particularly useful when mission planners called for multiple targets to be hit in quick succession, to preserve surprise. “A Rafale can multi-fire the AASM quickly, and we launched 12 from two aircraft within a minute on one mission. They hit targets dispersed over a wide area–munitions storage areas, training camps, and a headquarters,” said Tricot. On that mission in early February, another two Rafales were standing by armed with GBU-12s, so that if any target was not destroyed, it could be re-attacked using the laser-guided weapon.

 

The new, laser-guided version of the AASM was not yet available to the Rafale squadrons. Although the IR-guided AASM was available, it was not used over Mali. The Rafale can also now carry the longer-range 500 GBU-22 and larger 2,000 GBU-24 laser-guided bombs, but pilots had not yet been qualified on these weapons when the Mali intervention was launched. The dual-mode (GPS plus laser guidance) 500 GBU-49 is also now available on the Rafale.

 

Lt. Col. Tricot noted that the availability rate of the Rafales was over 90 percent, despite the tough deployed conditions. Pilots flew every second day. Missions against known targets took about two hours to plan, using the Sagem SLPRM system. “But debriefing could take up to five hours,” he noted. Tricot said that “hot” intelligence from the Rafale missions was sent directly to deployed ground units, as well as to the combined air operations center (CAOC) through normal reporting channels. Having the CAOC co-located at N’Djamena was “a great advantage,” he added.

 

Summing up, the squadron commander said that the missions over Mali “were nothing new for us–we already performed over Libya and Afghanistan.” But, he noted, the efficiency that comes from having multirole aircraft, crews, and technicians cannot currently be matched by most other warplanes. “I like to see a dirty Rafale–it’s a war machine!” he added.

 

OPERATION SERVAL CONTINUES IN MALI

 

On January 11 this year, France–in its ongoing military campaign called Operation Serval–quickly responded to Mali’s call for help in preventing the advance of Islamic militants from their northern strongholds toward the populated south of the country and its capital, Bamako. Some 4,000 French soldiers and airmen successfully turned the tide, pushing the rebels back to their mountain strongholds in the north, and then attacking them there with the help of the reviving Mali army. French soldiers are still there, helping retrain the country’s armed forces as part of a European Union mission.

 

The first airstrikes were performed by French Air Force (FAF) Mirage 2000Ds that were on deployment in Chad. They hit rebel targets at Diabalie and Konna. Six of these aircraft subsequently flew AI and CAS missions from the Mali capital, Bamako, using laser-guided GBU-12 and dual-mode (laser/GPS-guided) GBU-49 bombs. The FAF’s soon-to-be-retired Mirage F1Cs were also in action, a pair of them providing armed photo-reconnaissance missions from N’Djamena.

 

Gazelle, Puma and Tiger HAP helicopters were airlifted to the theater to provide armed reconnaissance and combat search-and-rescue capability. AMX10 armored fighting vehicles followed. The FAF transport fleet comprised two C-130s, three C160s and six CN235s, supplemented by airlifters from other nations (see below). Five French C-135FR tankers and an E-3F AWACS were also deployed. French government A340 and A310 airliners ferried troops to the region, and Falcon jets evacuated the wounded.

 

Full-motion video (FMV) coverage of Mali was provided by two EADS Harfang (IAI Heron) MALE UAVs operating from an undisclosed location, and a French Navy ATL2 more usually employed on maritime patrol duties. Satellite imagery was used extensively, notable from the French-sponsored Helios and Pleiades systems.

 

The entire air operation was run from a command center in Lyon staffed by 30 French officers plus a few more from Belgium, Denmark, Germany and the UK, supplemented by a Combined Air Operations Center (CAOC) in N’Djamena.

 

NATO ALLIES ASSIST IN OPERATION SERVAL

Participation d'un C17 canadien lors de manoeuvres logistiques sur la BA125 d' Istres

Participation d'un C17 canadien lors de manoeuvres logistiques sur la BA125 d' Istres

Although Operation Serval–the ongoing military campaign aimed at ousting Islamic militant in the north of Mali–was a French initiative, NATO allies provided some much-needed additional airlift and ISR capability. And the action would not have been possible without the cooperation of five countries in Francophone Africa, that provided basing rights: Chad, Djibouti, Niger, Ivory Coast and Senegal.

 

In addition to KC-135 support from the U.S., tankers were also provided by Germany (A310), Italy (KC-767) and Spain (KC-130). The UK Royal Air Force (RAF) sent a Sentinel radar reconnaissance jet that flew from Abidjan, and U.S. Air Force Reaper UAVs also provided some full-motion video coverage.

 

The RAF and U.S. Air Force also provided C-17s for the airlift of heavy equipment from France to Africa. Two German Air Force C160 Transalls supplemented the French airlift fleet of similar aircraft, as did C-130 Hercules from Belgium, Denmark and Spain. But France also had to charter expensive Il-76, An-124 and An-225 airlifters from commercial companies to meet the airlift requirements. By early March, more than 8,000 tons had been dispatched, on 540 flights.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 11:45
Two French soldiers wounded as Mali violence continues, Le Drian

14 June 2013 By RFI

 

French troops continue to clash with armed Islamists in Mali with two French soldiers wounded this week, French Defence Minister Jean-Yves Le Drian told RFI Friday. The French troop presence will be reduced from 3,500 to 1,000 by the end of the year, he added.

 

"There are still some incidents (in Mali] since this week there were two wounded among the French special forces," Le Drian said, without giving details of the clashes in which the injuries took place.

Dossier: War in Mali
 

But, he insisted, that the country is largely pacified, while adding that "we have to be extremely vigilant about sporadic elements".

French troops have found caches of "tons" of arms, which show "considerable organisation aiming to endanger security in France and in Europe, according to Le Drian.

A horde of about 30 weapons, including machine-guns, 5,000 bullets and pick-up trucks was found in the Bourem region, the defence ministry announced on Thursday.

The 3,500-3,600 French troops in Mali at the moment will be reduced to about 2,000 as planned by the end of summer, Le Drian said, and 1,000, devoted to anti-terrorism and coordination with the UN's planned force by the end of the year, Le Drian said.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:45
Mali : déploiement d’un DLA auprès d’un bataillon de la MISMA

15/06/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 6 juin 2013, un détachement de liaison et d’appui (DLA), composé de quatre militaires de la force Serval, a été intégré au sein du bataillon togolais de la MISMA déployé dans la région de Douentza, au Mali.

 

Le DLA a quitté Bamako le 3 juin avec deux VBL et a parcouru près de 600 km de piste pour rejoindre Douentza. A son arrivée, il a été accueilli par le lieutenant-colonel Koulamba, commandant le bataillon togolais. Les militaires français ont ensuite visité le camp militaire de la MISMA sur lequel sont déployés environ 400 militaires togolais.  Ils ont profité de ces premiers instants pour s’installer et rencontrer les soldats togolais qu’ils vont suivre dans leurs opérations.

 

Depuis leur arrivée, parfaitement insérés au sein des forces togolaises, ils participent à des patrouilles dans la ville de Douentza et dans les villages alentours. Au cours de ces patrouilles, les échanges avec la population et les forces armées maliennes sont nombreux et l’accueil est toujours très positif. Dans les mois à venir, le bataillon togolais aura également pour mission d’assurer à terme la sécurisation de l’axe logistique entre les villes de Sévaré et de Gao.

Mali : déploiement d’un DLA auprès d’un bataillon de la MISMA

Les DLA mis en place auprès des bataillons de la MISMA permettent une coordination tactique des forces engagées dans une même zone. Ils permettent également de mettre en place des appuis au profit des forces africaines dans différents domaines : commandement, renseignement, logistique, appui feu et appuis spécialisés.

 

Sept DLA sont actuellement déployés sur le théâtre malien, soit plus d’une centaine de militaires français. Cinq d’entre eux sont aux côtés des bataillons de la MISMA. Ils opèrent auprès des Burkinabés à Tombouctou, des Nigériens à Malaka, des Tchadiens à Tessalit, des Sénégalais à Gao et des Togolais à Douentza. Un détachement est quant à lui inséré à l’état-major de la MISMA à Bamako et un autre auprès du bataillon logistique (BATLOG) de la MISMA.

 

Depuis la fin du mois de mars, les militaires français mettent en œuvre le transfert progressif de responsabilité avec les forces africaines de la MISMA.

 

Ainsi, le 27 mars 2013 a été transférée la sécurité de Ménaka, véritable nœud routier situé à plus de 1500 kilomètres de Bamako, à un bataillon nigérien de la MISMA. Le 23 avril, le bataillon burkinabé de la MISMA a pris la responsabilité de la région de Tombouctou.

Mali : déploiement d’un DLA auprès d’un bataillon de la MISMA

A terme, afin de maintenir une bonne coordination entre les forces françaises et les forces africaines dans la poursuite des opérations sur ces zones, une dizaine de DLA seront mis en place auprès des éléments de la MISMA, répartis sur l’ensemble du territoire malien.

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:45
Mali : Le Drian évoque deux blessés et des incidents

14.06.2013 Le Monde.fr

 

Jean-Yves Le Drian a souligné vendredi 14 mai que l'opération militaire au Mali avait été marquée par des incidents dans lesquels il y a eu deux blessés français cette semaine, et d'incessantes découvertes de tonnes d'armes.

 

Sur RFI, le ministre de la défense a observé : "On parle beaucoup moins d'incidents, d'action militaire, mais elle se poursuit et nos forces travaillent là dans des conditions extrêmes, très difficiles. (...) On s'habitue, il y a moins d'événements, mais tous les jours on trouve des caches d'armes, par tonnes." Et sans plus donner d'éléments sur les incidents, il a également observé : "Il y a encore quelques incidents puisqu'il y a eu cette semaine deux blessés parmi les forces spéciales françaises."

 

"LA SÉCURISATION SE POURSUIT"

 

"La sécurisation se poursuit, elle est largement gagnée, le sanctuaire djihadiste a disparu, mais il faut être extrêmement vigilants par rapport à des éléments sporadiques qui peuvent remettre en cause la stabilisation du pays", a averti M. Le Drian. "Il faut poursuivre la recherche de caches d'armes [qui] montrent qu'il y avait une organisation considérable destinée à remettre en cause la sécurité en France et en Europe." Elles étaient destinées "pas seulement à Bamako mais à des actions terroristes dans le monde entier", a assuré le ministre de la défense.

 

Il a expliqué que le retrait des forces françaises se poursuivrait mais qu'il y aurait "un plateau" pendant l'été. Les effectifs, "de 3 500-3 600 aujourd'hui", seront "de l'ordre de 2 000" comme prévu à la fin de l'été, a indiqué le proche du président François Hollande. Fin 2013, il y aura "1 000 militaires" pour "effectuer des missions de contre-terrorisme en bonne articulation avec la mission des casques bleus" qui va s'installer à partir du 1er juillet, a-t-il dit aussi.

 

Le ministre s'est dit par ailleurs optimiste sur l'issue des discussions entre le pouvoir malien et les rebelles touareg qui tiennent toujours Kidal, dans le nord du pays. "Il y aura un accord", a-t-il tranchéI, alors que les négociations, qui se déroulent à Ouagadougou depuis le 8 juin, n'ont pas abouti pour l'heure. "Il serait d'ailleurs invraisemblable que l'ensemble de ces acteurs ne trouvent pas un point de consensus pour la garantie de l'unité de ce pays, y compris par rapport à ce qu'a fait la France pour ce pays", a observé M. Le Drian.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:45
Mali: saisie d’armes et de matériel lors d’une importante opération française (Défense)

13.06.2013 Par Maliactu

 

Une importante opération militaire française dans le nord du Mali a permis de saisir des armes et des véhicules dans la région de Bourem mais il n’y a pas eu de combats avec les jihadistes armés, a indiqué jeudi le ministère français de la Défense.

 

Cette opération, baptisée Orion et qui devait prendre fin jeudi, a mobilisé 400 hommes, avec le soutien d’avions de chasse et d’hélicoptères, a dit le porte-parole de l’état-major français, le colonel Thierry Burkhard, lors du point de presse hebdomadaire du ministère à Paris.

 

Les militaires français avaient pour mission de rechercher des « groupes terroristes » ainsi que des « caches de matériel » dans la région de Bourem, sur une boucle du fleuve Niger, non loin de Gao (nord).

 

« Il n’y a pas eu de contact avec l’ennemi », a souligné le colonel Burkhard.

 

 « Le gros des groupes terroristes a été neutralisé », a-t-il assuré, sans préciser de quelles façons

 

 « Un tiers a été neutralisé, un tiers a décidé que cela ne valait plus la peine de +jouer+ et il y en a un tiers qui s’est probablement évaporé » en direction des pays voisins.

 

Le porte-parole s’est toutefois montré satisfait du bilan de l’opération. Il a indiqué qu’une trentaine d’armes de guerre et de mitrailleuses, 5.000 cartouches, des pick-up, camions et moyens de transmission ainsi qu’un atelier de fabrication d’engins explosifs improvisés avaient été découverts.

 

Ces saisies ont été permises par « le bon contact que nous avons avec la population qui fournit l’essentiel du renseignement », a assuré le porte-parole.

 

L’opération a « montré la capacité à conduire des opérations dans la durée », a-t-il dit, soulignant que « pour gêner l’adversaire il faut rester longtemps sur le terrain » en dépit des fortes chaleurs atteignant jusqu’à 45° à l’ombre et 80° au soleil.

 

L’intervention militaire française qui a débuté le 11 janvier a permis, aux côtés de l’armée malienne et d’autres armées africaines, de chasser en grande partie les jihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) du nord du pays.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:45
Reprise des discussions à Ouagadougou pour un accord au Mali

13 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

OUAGADOUGOU - Les discussions ont repris jeudi à Ouagadougou pour parvenir à un accord entre le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, au lendemain de tractations à Bamako qui n'ont pas permis d'aboutir.

 

De retour du Mali, le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé a retrouvé dans la soirée pour des entretiens formels la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), a constaté un journaliste de l'AFP.

 

M. Bassolé est accompagné des diplomates (ONU, Union africaine, Union européenne, entre autres) qui l'assistent au nom de la communauté internationale. Il a eu avec eux en milieu de journée une longue séance de travail.

 

L'émissaire principal des autorités maliennes, l'ancien ministre Tiébilé Dramé, qui aura pour la première fois des militaires dans sa délégation, doit faire son retour dans la soirée dans la capitale burkinabè, a-t-on appris de source proche de la médiation.

 

Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional, les négociations ont pour objectif de permettre un retour de l'armée malienne dans la ville de Kidal, dans la perspective de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.

 

Il s'agit désormais de rediscuter le texte élaboré ces derniers jours et accepté par les mouvements touareg, mais rejeté en l'état par Bamako.

 

D'intenses tractations menées par M. Bassolé et ses partenaires internationaux, venus rencontrer mercredi à Bamako le président malien par intérim Dioncounda Traoré, ont échoué à convaincre le régime malien de signer l'accord mis au point à Ouagadougou. Attendu en début de semaine, un accord n'est désormais plus espéré avant quelques jours.

 

Selon des participants, les négociations bloquent surtout, du côté du pouvoir malien, sur le calendrier du cantonnement et du désarmement des combattants touareg, et sur les poursuites judiciaires engagées contre des chefs rebelles, dont Bamako refuse la suspension prévue dans le projet d'accord.

 

Un diplomate participant aux discussions se montrait jeudi pessimiste pour les prochains jours: le gouvernement à Bamako est fragile, l'opinion est surchauffée, finaliser un accord risque de prendre du temps, a-t-il affirmé à l'AFP.

 

Les rebelles touareg se sont installés fin janvier à Kidal à la faveur de l'intervention militaire française contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient pris en 2012 le contrôle du nord du Mali, s'alliant d'abord au MNLA qui avait lancé l'offensive, avant d'évincer ce mouvement dans la région.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 20:28
Opération Serval : point de situation du jeudi 13 juin à 18 heures

13/06/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le 6 juin 18 h jusqu’au 13 juin 18h.

 

Au cours de ces 7 derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ quatre-vingt-dix sorties. Une trentaine de sorties a été consacrée à l’appui feu des opérations terrestres, environ trente-cinq ont été dédiées aux missions de transport, et environ vingt-cinq aux missions de ravitaillement et de renseignement.

Opération Serval : point de situation du jeudi 13 juin à 18 heures

Tout en poursuivant la sécurisation du nord du Mali, la force Serval a mené cette semaine l’opération Orion dans la région de Bourem, sur la rive Nord du fleuve Niger.

Opération Serval : point de situation du jeudi 13 juin à 18 heures

Menée du 8 au 13 juin, cette opération, menée par environ 400 militaires de la force Serval ainsi qu’un détachement de gendarmes maliens, visait à reconnaitre des points d’intérêts identifiés et à poursuivre les actions de fouilles conduites régulièrement sur la boucle du Niger. Les 8 et 9 juin, dans le but de surprendre les groupes terroristes,  deux compagnies sur VAB et VBCI ont quitté Gao par la route, alors que deux sections d’infanterie étaient héliportées afin de boucler la zone d’In Melach. Du 9 au 13 juin, les opérations de reconnaissance et de fouille ont abouti à la découverte de plusieurs caches d’armes, comprenant notamment une trentaine d’armes de tout type (AK-47, HK G3, fusils MAUSER, calibre 12 mm), plus de 5000 cartouches, du matériel optique, du matériel de transmission, des véhicules (5 pick up et 1 camion) et du matériel logistique (futs de gasoil). Par ailleurs, un atelier de fabrication d’engins explosifs improvisés (IED) a été démantelé. Il contenait en particulier une cinquantaine de sacs d’engrais.

 

Au bilan, aucune attaque de groupes terroristes n’a été reportée, ces derniers poursuivant leur stratégie d’évitement. Les contacts entretenus avec la population locale ont permis de collecter des informations qui ont pu être exploitées rapidement, en particulier du fait de la capacité des troupes à mener des opérations dans la durée.

Opération Serval : point de situation du jeudi 13 juin à 18 heures

Le 12 juin, deux pompes ont été offertes par la force Serval à la station de pompage de Gao. A cette occasion, le préfet a remercié les militaires français au nom de toute la population qui souffrait depuis quelques semaines d’un problème d’approvisionnement. Conduite en étroite collaboration avec les autorités représentant l’Etat malien, les élus locaux, les acteurs humanitaires et la population, cette action de réhabilitation du système de distribution d’eau concerne à la fois la station de pompage mais également l’équipement d’une dizaine de puits de quartier.

 

La brigade a achevé ses principaux mouvements de relèves. Le groupement désert est actuellement composé de cinq sous-groupements dont trois sont présents à Gao, un à Kidal, et un à Tessalit.

Opération Serval : point de situation du jeudi 13 juin à 18 heures

Parallèlement, le désengagement débuté au mois d’avril se poursuit de façon progressive. Trois Transall C 160 ont quitté Bamako vers la métropole le 6 juin. Le même jour, un convoi composé d’une cinquantaine de véhicules a quitté Bamako à destination d’Abidjan. Il est arrivé à destination en fin de journée, acheminant au total environ 400 tonnes de fret.

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:45
Mali: l’accord entre Bamako et les Touareg sur Kidal devrait être finalisé mercredi

Mise à jour 12/06/13 à 10h50 par Jacques N. Godbout 45eNord.ca

 

À Ouagadougou, au Burkina Faso, les rebelles touaregs ont accepté l’accord appuyé par la communauté internationale soumis par le médiateur burkinabé, Blaise Compaoré, et le représentant du gouvernement malien s’est déclaré prêt à le signer moyennant certains amendements.

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Après Tiébilé Dramé, le chef de la délégation malienne aux négociations de Ougadougou, parti mardi consulter son gouvernement sur l’accord proposé par le médiateur burkinabé, le chef de la diplomatie du Burkina Faso, pays médiateur dans la crise malienne, est parti à son tour aujourd’hui pour Bamako pour arracher l’accord des autorités maliennes au compromis conclu avec les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, rapporte le Figaro.

Le ministre Djibrill Bassolé est parti à bord d’un avion des Nations-Unies pour la capitale malienne où il «s’entretiendra avec le président (malien par intérim) Dioncounda Traoré pour lever les derniers blocages», a indiqué un membre de sa délégation, selon ce que rapporte le quotidien français ce matin.

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L’accord prévoit un retour de l’armée malienne à Kidal, jusque-là refusé par les mouvements armés touaregs par peur d’exactions et de représailles de la part des forces gouvernementales.

Bamako s’est déclaré prêt mardi à signer le projet d’accord si «quelques amendements» y sont apportés qui ne seraient pas «de nature à dénaturer le texte initial», rapporte l’AFP, citant une source gouvernementale malienne qui n’a toutefois pas précisé quelles étaient les modifications souhaitées par le gouvernement malien.

«Je poursuis les consultations à Bamako», a indiqué le chef de la délégation malienne, l’ancien ministre Tiébilé Dramé, selon qui, toutefois, «la poursuite des consultations ne remet en cause ni le processus de Ouagadougou ni la signature d’un accord».

Cet accord créerait «les conditions de sécurité indispensables à la tenue d’élections libres et transparentes» pour le premier tour de la présidentielle, prévue pour le 28 juillet prochain.

Le vice-président du Mouvement national de libération de l’Azawad, Mahamadou Djeri Maiga, le 5 juin 2013 à Ouagadougou (Photo: Archives/Ahmed Ouoba/AFP)

«Le MNLA et le HCUA ( le Mouvement national de libération de l’Azawad et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad) sont pour leur part prêts à signer le document «tel qu’il nous a été donné par la médiation», a déclaré à Ouagadougou le chef de délégation touareg, Mahamadou Djeri Maïga, précisant que les groupes touaregs ne seront pas «un obstacle pour les élections», et assurant leur «disponibilité totale [à ] aller à la paix».

Selon le chef touareg, le désarmement des combattants touaregs n’interviendrait alors qu’après l’élection présidentielle et la signature avec les autorités légitimes issues de ces élections d’une entente «finale» accordant un statut particulier à l’Azawad.

Entre temps, les forces touaregs ne seront pas désarmées, mais plutôt cantonnées avec leurs armes.

En outre, a aussi précisé le chef de la délégation touareg, si l’accord est appliqué «à la lettre» avec les «garde-fous» prévus, «il n’y aura pas de bavure» de l’armée malienne à son retour à Kidal, car elle ne pourra pas «se venger sur les populations civiles», a encore ajouté le chef de la délégation touareg.

Il semblerait en effet qu’en vertu de l’accord l’armée française et la Minusma, la mission des Nations Unies au Mali, dont le déploiement est prévu pour juillet, seront appelées à encadrer les forces maliennes à Kidal pendant le premier tour de la présidentielle, ce qui devrait convenir tout à la fois aux touaregs, qui réclamaient au départ que ce soit la Minusma qui sécurise le dérouelement du scrutin du 28 juillet, et le gouvernement de Bamako, qui tenait, lui, à ce que l’armée et l’administration maliennes soient présentes sur tout le territoire.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, souhaite pour sa part la signature du projet d’accord, a-t-il déclaré mercredi: « »J’ai vu le texte (de l’accord) hier. C’est un bon texte et j’espère, si possible, qu’aujourd’hui même il sera signé», ajoutant «Si c’est le cas, ce sera un succès considérable puisqu’en quelques mois on sera passé d’une situation épouvantable au Mali, [qu'on ]) gagné sur le plan militaire, [jeté] les bases du développement économique et préparé les élections du mois de juillet».

Il ne reste donc plus maintenant qu’à attendre le retour à Ouagadougou de Tiébilé Dramé, le chef de la délégation malienne parti consulter son gouvernement, et qui devrait être de retour ce mercredi dans la capitale burkinabé.

L’importance de l’enjeu

L’importance de la réussite des négociations de Ouagadougou, non seulement pour l’Afrique, la communauté internationale et le Mali, mais aussi pour le chef de la délégation malienne lui-même, donne à penser qu’il est probable qu’il est probable que Bamako signe finalement l’accord à son tour dès demain.

Le refus par le MNLA de la présence de l’armée et de l’administration maliennes dans la ville compromettent la tenue dans tout le pays du premier tour de la présidentielle prévue pour le 28 juillet, alors que les ministres européens des Affaires étrangères ont réaffirmé lundi 27 mai qu’il était essentiel que les élections prévues au Mali puissent se tenir sur l’ensemble du territoire, «y compris dans la région de Kidal et dans les camps de réfugiés».

Dans ce contexte, l’UE avait alors encouragé la Commission Nationale de Dialogue et de Réconciliation à «engager ses travaux dans les meilleurs délais afin d’assurer un dialogue national inclusif ouvert à la fois aux représentants civils et aux représentants des groupes armés non-terroristes et non-criminels qui ont déposé les armes» et le président malien de transition, Dioncounda Traoré, avait récemment affirmé être disposé à dialoguer avec le MNLA en prônant une plus grande décentralisation tout en excluant une autonomie du nord du pays.

Au lieu du dialogue, l’actuel ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Coulibaly, avait déclaré que «L’armée va marcher sur Kidal!» et, drôle de prélude à des négociations, l’armée a lancé un assaut et délogé la semaine dernière les rebelles d’Anefis, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.

Toutefois, non seulement une solution politique serait nettement préférable à une intervention militaire, mais pour le chef de la délégation malienne à Ouagadougou, Tiébilé Dramé (ex-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de transition entre 1991 et 1992 après le renversement du régime de Moussa Traoré par Amadou Toumani Touré et candidat à l’élection présidentielle malienne de 2007), des négociations réussies qui seraient portées à son crédit le placeraient sans doute dans une situation avantageuse sur l’échiquier politique malien.

Tout porte donc à croire que, tel qu’annoncé, Tiébilé Dramé de retour mercredi à Ouagadougou pour parapher l’accord.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:07
Mali : le Tchad «n’a jamais conditionné sa participation à la Minusma»

12 juin 2013 Par RFI

 

La nomination du général rwandais Jean-Bosco Kazura à la tête de la Minusma, a été dénoncée, mardi, par le Comité de soutien aux Fatim les forces armées tchadiennes au Mali. La tonalité du discours du ministre tchadien des Affaires étrangères, qui a réagit ce mercredi 12 juin au micro de RFI, est différente.  Pour Moussa Faki Mahamat, le Tchad, qui a certes souhaité assurer le commandement de la Minusma, n’a jamais conditionné sa participation à la guerre au Mali contre un poste de commandement.

 

Dans un entretien accordé à RFI, le ministre tchadien des Affaires étrangères est revenu sur l’annonce récente de la nomination du général rwandais Jean-Bosco Kazura à la tête de la Minusma. Une annonce qui a créé la polémique, au Tchad, où le Comité de soutien aux Fatim, les forces armées tchadienne au Mali a réagit avec virulence, mardi 11 juin. Le discours du ministre tchadiens des Affaires étrangères marque au contraire une volonté d’apaisement.

 

« Nous avons appris depuis quelques jours que le choix s’est porté sur un général rwandais, qui serait plus expérimenté », constate d’abord Moussa Faki Mahamat, ministre tchadien des Affaires étrangères. « Nous l’assurons de notre soutien. J’ai dit, et je le répète, que pour nous, l’essentiel, c’est la réussite de cette mission », continue le ministre.

 

Une participation payée « au prix fort »

 

« Nous avons participé avec beaucoup de fierté à la libération du Mali. Nous sommes prêts à participer à sa stabilisation parce qu’il y va de la stabilisation de l’ensemble de la région », insiste-t-il, affirmant par ailleurs que « le Tchad n’a jamais conditionné sa participation, ni à la Misma, ni à la Minusma, au commandement ». Rappelant que le Tchad avait été « sollicité » et qu’il avait répondu présent, en se portant sur les théâtres d’opérations, « au devant de la scène », pour y « croiser le fer avec les terroristes ».

 

Mali : le Tchad «n’a jamais conditionné sa participation à la Minusma»

Rappelant les « hauts faits d‘armes de l’armée tchadienne », pour lesquels elle a « payé un prix fort », le ministre tchadien des Affaires étrangères affirme que le Tchad a ainsi « exprimé de manière très concrète (sa) solidarité au peuple malien. Sans plus ».

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 21:45
Le patron de la Minusma sera rwandais, au grand désarroi des Tchadiens

 

 

12 juin 2013 par Romain Mielcarek - ActuDéfense

 

Le général Jean-Bosco Kazura prend la tête de la Minusma, au Mali. Un officier rwandais qui bénéficie d’une vraie expérience du maintien de la paix. Un choix qui n’est pas sans faire grincer des dents au Tchad, où l’on espérait bien commander le détachement de casques bleus.

 

A N’Djaména, la pilule est difficile à avaler : c’est un général rwandais qui va prendre la tête de la mission des Nations unies au Mali. L’opinion tchadienne peine à comprendre comment son sacrifice, 38 soldats tués et de nombreux blessés, ne peut être sanctionner du commandement des casques bleus. Déjà, des voix se lèvent pour réclamer le retrait militaire du Tchad.

 

C’est pourtant le manque d’expérience dans des missions de maintien de la paix du Tchad qui semble lui avoir coûté le commandement de cette opération. Diriger un contingent de l’ONU est en effet un difficile exercice diplomatique et politique qui répond à des logiques spécifiques. Si les militaires tchadiens ont su remplir leur rôle avec talent dans le nord montagneux et aride du Mali, leurs compétences ne correspondent pas à cette nouvelle mission.

 

A l’inverse, le Rwanda a déjà largement opéré dans ce type de mandat. C’est en particulier au Soudan du Sud que Kigali a appris à travailler dans un contexte onusien. 3000 soldats rwandais opèrent sur ce théâtre. Le général Jean-Bosco Kazura a d’ailleurs lui même travaillé sur ce terrain, en 2007, où il a été commandant adjoint de la mission de l’Union africaine qui précéda le déploiement de casques bleus. Une expérience du maintien de la paix qui risque d’être des plus utiles : la première tâche de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali, sera d’assurer la sécurité autour de l’élection présidentielle qui doit se tenir le 28 juillet prochain. Il aura sous ses ordres 12 600 hommes.

 

Ce choix est aussi celui du consensus. Le Tchad faisait peser tout son poids dans les opérations au Mali pour prendre le commandement de la Minusma. Une hypothèse qui ne plaisait pas à tous les membres de la Confédération économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) qui craignait de se voir imposer le regard d’un membre n’appartenant pas à leur organisation. Le Rwanda, sans être un membre de cette zone géographique, évite d’avoir à accepter un chef qui impliquerait des conséquences politiques. A noter d’ailleurs qu’au siège de l’ONU, le Rwanda est considéré comme l’une des armées les plus efficaces et les plus disciplinées dans les missions de maintien de la paix.

 

Reste qu’il faudra tout faire pour que le Tchad ne se braque pas, en assurant à des hommes de N’Djaména d’accéder à des postes clefs au sein de la Minusma. Un choix logique d’ailleurs puisque les Tchadiens restent parmi les plus opérationnels et resteront, sur la durée, un allié indispensable et précieux dans la lutte contre les jihadistes qui pourraient continuer de circuler dans la moitié nord du Mali.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:45
Mali : la France ralentit le retrait de ses soldats

12 juin 2013 Guysen News International

 

Initialement, l’armée française avait prévu de ne plus compter que 2000 hommes au Mali à partir du 1er juillet, mais ils devraient finalement être entre 3 000 et 3 500, d’après un porte-parole de l’armée française à Bamako : « Il s’agit d’un ordre de grandeur, précise cette source, il n’y a aucun objectif chiffré précis ». L’effectif des soldats français est ainsi passé de 4800, au plus fort du dispositif de l’opération Serval, à 3 500 hommes actuellement. «On ne va pas trop baisser dans les semaines à venir, poursuit le porte-parole de l’armée française, cela va dépendre des besoins. Si on utilise des avions, par exemple, il faut qu’on mobilise tous les hommes nécessaires pour les faire fonctionner.»

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:55
photo USAF

photo USAF

11/06/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le coût total de l'acquisition de ces 12 drones d'observation Reaper - soit le prix d'achat et le coût de leur "francisation" - est évalué par le ministère de la Défense à 670 millions d'euros. Deux Reaper pourraient entrer en service au Sahel d'ici à la fin de l'année.

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi son intention d'acheter douze drones d'observation Reaper aux Etats-Unis, acquisition évaluée par ses services à 670 millions d'euros. Il a précisé lors d'un déjeuner de presse que, dans un premier temps, il voulait acheter deux Reaper ainsi qu'une station sol fabriqués par General Atomics, pour parer aux besoins urgents des forces armées françaises au Mali et dans la région du Sahel. "Il y a une nécessité opérationnelle immédiate", a-t-il précisé.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

C'est pourquoi le ministre souhaite disposer de ces appareils avant la fin de l'année pour remplacer les drones Harfang technologiquement dépassés, notamment dans le domaine de la précision. "Nous sommes en train de passer un accord avec les Américains pour l'acquisition de deux Reaper d'observation pour les positionner sur l'espace sahélien", a-t-il expliqué. Cet accord reste cependant soumis à l'approbation du Congrès américain, a-t-il ajouté. Et de s'avouer serein sur le feu vert du Congrès. D'autant que le secrétaire d'Etat à la Défense américain Chuck Hagel, dont les services instruisant le dossier, est favorable à cette opération, a expliqué Jean-Yves Le Drian.

 

Francisation des Reaper ?

 

La France a également besoin de dix autres drones Reaper qui puissent opérer dans l'espace aérien français et européen, ce qui suppose que leurs moyens de transmission soient adaptés par des industriels européens. Là aussi, le Congrès devra donner son accord pour que la France ait accès aux "codes sources", codes informatiques de ce matériel militaire soumis à de strictes règles d'exportation, afin de le modifier. Le Pentagone est favorable et "si on s'y prend dans le bon sens, ça devrait se débloquer"', a estimé Jean-Yves Le Drian. On a senti moins optimiste sur cette deuxième phase. "J'espère que cela ira", a-t-il avoué. A défaut d'accord du Congrès, la France pourrait se tourner vers un drone israélien, a cependant ajouté le ministre.

 

Le coût total de l'acquisition de ces 12 drones MALE (pour moyenne altitude, longue endurance, soit 24 heures de vol), soit le prix d'achat et le coût de leur "francisation", est évalué par les services du ministère à 670 millions d'euros. Elle doit être inscrite dans la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019 qui sera présentée au parlement à l'automne.

 

Une filière européenne ?

 

A plus longue échéance, "il faut préparer avec les Européens le drone MALE de troisième génération", a estimé Jean-Yves Le Drian, qui évalue le marché à 30 ou 40 drones en Europe. Selon lui, la Pologne pourrait à terme avoir besoin de ce type de drones, qu'utilisent déjà l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie. Pour autant, certains observateurs restent sceptiques sur la constitution d'une filière industrielle : le marché européen, déjà difficile à unifier, reste trop étroit et un drone MALE est un programme relativement modeste pour accepter de nombreux partenaires.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:58
Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

11/06/2013 Sources : EMA

 

Le 6 juin 2013, une cérémonie de remises de décorations maliennes aux militaires français de la force Serval s’est tenue au Palais Présidentiel de Koulouba, à Bamako.

 

A l’occasion de cette cérémonie, le Président de la République du Mali était représenté par le ministre de la Défense et des anciens combattants, aux côtés duquel assistaient également des ministres du gouvernement, le chef d’état-major général des armées et l’ambassadeur de France.

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Par décret du Président de la République du Mali, 101 militaires français de la force Serval ont été décorés à titre étranger. Ils ont été nommés dans l’Ordre National du Mali ou décorés de l’Etoile d’Argent du Mérite National du Mali - Effigie Lion Debout.

Onze militaires encore présents sur le théâtre malien ont été décorés au palais présidentiel par le ministre de la Défense. Le général de Saint-Quentin, commandant la force Serval (COMANFOR SERVAL), a été nommé au grade de Commandeur de l’Ordre National du Mali. Un militaire a été promu au grade d’Officier et cinq militaires au grade de Chevalier. Enfin, quatre officiers ont été décorés de l’Etoile d’Argent du Mérite National - Effigie Lion Debout.

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Le ministre de la Défense et des anciens combattants malien a adressé aux récipiendaires français un message de vifs remerciements : « Veuillez accepter l’immense reconnaissance du gouvernement Malien pour votre intervention au moment où notre pays traversait les plus grandes difficultés. Grâce à votre action, la peur a changé de camp. Je rends hommage à l’ensemble de vos morts et souhaite un prompt rétablissement à vos blessés. » Le ministre s’est ensuite tourné plus personnellement vers le général de Saint-Quentin pour saluer sa clairvoyance et sa détermination : « Le Mali se souviendra éternellement de vous ».

Mali : remise de décorations maliennes aux militaires français

Au cours de son allocution, le COMANFOR s’est fait le porte-parole de tous les militaires français décorés ainsi que tous ceux, absents de la cérémonie, qui ont été distingués : « nous sommes fiers et profondément touchés de l’honneur qui nous a été fait aujourd’hui. Ces décorations symbolisent l’estime mutuelle et la fraternité d’armes qui se sont créées entre les militaires français et maliens au cours de cette opération. Alors que certains d’entre nous s’apprêtent à rentrer au pays retrouver leurs familles, c’est véritablement une partie du Mali qu’ils nous emportent avec eux. »

 

Environ 3500 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MISMA puis de la MINUSMA.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:55
Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

11/06/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2013,  le drone Harfang a effectué sa centième sortie en soutien de l’opération Serval.

 

Engagé depuis le 17 janvier en soutien des opérations françaises au Mali, le détachement Harfang de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » a effectué un peu plus de 1600 heures de vol, de jour comme de nuit.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Depuis le début des opérations au Mali, le drone Harfang est régulièrement engagé en soutien des opérations de forces françaises au sol . Apportant une contribution conséquente au recueil de renseignement sur le théâtre grâce à ses capteurs et à sa persistance sur zone, le Harfang contribue également à l’acquisition de cibles au profit des aéronefs de l’armée de l’Air et de la Marine nationale. Grâce à l’illuminateur laser embarqué sur le drone, les équipages ont ainsi guidé sur leur objectif des bombes de précision tirées par d’autres vecteurs.

Serval : 100e vol opérationnel du drone Harfang

Le détachement Harfang a été engagé dans toutes les phases de l’opération et sur tout le théâtre. Il a couvert en une centaine de vols opérationnels un large spectre de missions et a ainsi nettement contribué aux succès tactiques de l’opération Serval.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:55
10.06.2013 Par ministere de la defense
 
Au sommaire de ce numéro de juin 2013 :

SUJETS :

- « La Préparation Militaire Marine de Dijon »,
- « La mission EUTM Mali »,
- « Les industriels et les forces spéciales se rencontrent au salon du SOFINS ».

GRAND ANGLE :

- « L’armée de l’Air se prépare à recevoir l’A400M ».

Les plateaux de ce numéro de juin 2013 ont été réalisés à bord de l’Aviso « Commandant Ducuing »
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:45
Mali: Ban Ki-Moon s’inquiète des menaces pesant sur la Minusma

10/06/2013 par Gaëtan Barralon – 45eNord.ca

 

Dans un nouveau rapport sur la situation au Mali, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a souligné le manque de préparation des soldats de la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, face à la menace des groupes islamistes armés.

 

Ban Ki-Moon ne cache pas son inquiétude. Peu enclin à voir quelque 12 000 Casques Bleus se déployer sur le sol malien au cours de l’été, le secrétaire général des Nations Unies a notamment évoqué «le danger représenté par des éléments armés qui se déplacent vers des pays voisins pour mener des attaques terroristes et participer à des activités criminelles».

Dans ce rapport, Ban Ki-Moon a ainsi tenu à souligner la menace persistante des groupes extrémistes sévissant dans le Nord-Mali. Le secrétaire général a néanmoins rappelé que l’intervention française, en janvier dernier, a permis de les affaiblir et d’endiguer leur progression au cœur du pays. Ils ont ainsi «perdu l’avantage tactique et une grande partie du sanctuaire auquel ils ont eu accès pendant des années dans le nord du Mali».

Mais ils «conservent la capacité de faire peser une menace importante» et «ont toujours des réseaux de soutien et des structures de recrutement», atteste le rapport. Une situation qui laisse craindre de nouvelles attaques isolées. Une véritable guérilla à laquelle la Minusma ne serait pas forcément préparée, selon Ban Ki-Moon.

Le secrétaire général a notamment rappelé que la mission africaine épaulant l’armée française (Misma) a disposé d’une «période de faveur» de quatre mois pour atteindre les normes de l’ONU. Les forces africaines accusaient en effet un manque de moyens et de préparation pour lutter durablement contre les organisations terroristes dans le Nord-Mali.

 

Les autorités maliennes et les rebelles touaregs en conciliation à Ouagadougou

Cependant, «un gros effort devra être fait pour combler les manques» en équipement et en formation, notamment sur les hélicoptères d’attaque, a ajouté Ban Ki-Moon. Car la situation actuelle amène à la plus grande prudence. Et pour cause, l’offensive récente de l’armée malienne contre les rebelles touaregs du MNLA a notamment relancé les tensions dans le pays.

Réunies tout au long du week-end du côté de Ouagadougou, les autorités maliennes et la rébellion ont discuté d’une éventuelle conciliation pour permettre la tenue des élections en juillet prochain. Sous médiation burkinabé, les deux parties doivent publier un document commun, ce lundi, afin de concrétiser leurs négociations actuelles.

Après des mois d’instabilité, le Mali peine encore à entrevoir la sortie du tunnel. Si l’intervention française a permis de reconquérir l’intégrité du nord du pays, ce dernier reste meurtri par la présence et les agissements des groupes extrémistes armés.

Le rapport publié ce dimanche par le secrétaire général des Nations Unies rappelle au combien la situation reste délicate. De lourds défis attendent la Minusma dans sa mission de stabilisation. Mais il en va de l’avenir et de la reconstruction du pays.

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