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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 11:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 1er au 6 juin 2015, le Détachement de Liaison et d’Assistance Opérationnelle (DLAO) de la force Barkhane basé à Tombouctou a effectué une opération de contrôle de zone avec les Forces Armées Maliennes (FAMa) dans la région de Goundam.

 

Composés d’une trentaine de soldats chacun, les DLAO sont placés au plus près des forces maliennes et de la MINUSMA, à Tombouctou, Tessalit, Kidal et Ansongo, mais aussi des forces nigériennes à Diffa. Ils ont pour mission de coordonner et d’assurer des missions aux côtés des forces partenaires dans leur zone ; d’apporter aux forces partenaires des appuis spécialisés dans les domaines du guidage aérien, de la lutte contre-IED et du soutien santé ; d’accompagner et de conseiller les forces armées partenaires dans l’exécution de leurs missions.

 

Trois semaines après leur arrivée sur le théâtre, les militaires du DLAO 4 de Tombouctou, armé par le 93erégiment d’artillerie de montagne (93eRAM), ont ainsi accompagné les forces maliennes dans une mission baptisée « La Madine 3 », opération de contrôle de zone et de contact avec la population dans plusieurs villages situés au sud-ouest de Tombouctou.

 

Les reconnaissances conduites dans ces villages ont permis aux militaires maliens et français de rencontrer les maires et chefs coutumiers. Ils ont ainsi pu présenter et expliquer leur mission menée en bilatéral et en particulier la mission de Barkhane dans la bande sahélo-saharienne.

 

Deux précédentes opérations du même genre ont été conduites dans la région de Tombouctou en novembre 2014 et en janvier 2015. Comme elles, « La Madine 3 » a permis aux forces déployées de comprendre et évaluer les préoccupations et les craintes des habitants de la région quant à la situation sécuritaire. En parallèle, les équipes sanitaires maliennes et françaises ont mis en œuvre un dispensaire de campagne provisoire pour soigner la population, traitant aussi bien des maladies chroniques que des cas graves d’infections, de traumatismes ou de fractures. Cette aide médicale à la population a permis à une cinquantaine de villageois de Mbouna (à l’est de Goundam) de recevoir des soins appropriés.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 15:45
photo EMA / Armée de Terre / ECPAD

photo EMA / Armée de Terre / ECPAD

 

05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juin 2015, le Major Général Lollesgaard, Force Commander de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), est venu rencontrer le général de division Palasset, commandant la force Barkhane.

 

Il s’agissait de la première visite sur le camp Kosseï du Major Général Lollesgaard, à la tête de la MINUSMA depuis le 1er avril 2015. A cette occasion, ce dernier s’est vu présenté l’opération Barkhane avant de se rendre au centre opérations interarmées (COIA) ainsi qu’à la cellule de coordination et de liaison (CCL). Le Major Général Lollesgaard a enfin bénéficié d’une présentation des capacités du groupement tactique désert Est (GTD-E) et des moyens aériens de la force.

 

Cette visite souligne l’importance des liens unissant la force Barkhane et la MINUSMA, acteur majeur dans la résolution du conflit au Nord Mali.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terre / ECPADphoto EMA / Armée de Terre / ECPADphoto EMA / Armée de Terre / ECPAD
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:45
photo Netherlands MoD

photo Netherlands MoD

 

18.05.2015 by Dagboek van Onze Helden


From Mali, one Dutch Special Operations force commando tells his story. His perspective. His mission.

DIARY OF OUR HEROES ► http://bit.ly/1LIhsz0
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► ► EPISODE 1 "NO MAN'S LAND" ◄ ◄
We introduce our commando in Mali. He scouts the area for the United Nations and comes into contact with rebels. The atmosphere is tense, yet he manages to obtain new information about the location of the rebels. Everything points to the Tilemsi valley. It is a kind of a no-man’s land, in the proximity of Kidal.

DIARY OF OUR HEROES ► COMMANDO IN MALI
Who or what is a Special Forces commando? For once, the mystery surrounding the elite unit of the Dutch army is replaced by the real story. For the first time we experience what a real commando sees, does and thinks. During the UN peacekeeping mission MINUSMA in Mali, one commando kept a video diary. This commando, who filmed everything from his point of view, gives the viewer a unique glimpse into the life of a commando on mission in the eight-part series “Dagboek van Onze Helden – Commando in Mali”.

► THE DUTCH MISSION IN MALI
Since April 2014, the Dutch Special Operations Forces are operating in the dessert of the African country Mali. Mali is likely to be a breeding ground for terrorist organizations. For this reason, UN peacekeeping mission MINSUMA was conceived.

The Dutch Special Operations forces form the 'eyes and ears' of this mission. The commandos gather intelligence and investigate where battling parties are located. That is not without danger. Attacks with homemade bombs, ambushes and raids are part of the daily threat. With the Dutch findings and intelligence further operations are considered. This makes the Dutch contribution very important and unique.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:45
Mali: trois civils tués dans le Nord, deux documents en discussion à Alger

 

05 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bamako - Trois civils ont été tués lors d'attaques armées distinctes dans le nord du Mali, ont indiqué jeudi des élus locaux et une source sécuritaire, pendant que le gouvernement et la rébellion discutaient à Alger de documents sur la paix et la sécurité dans le pays.

La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg), engagée depuis la semaine dernière dans des consultations à Alger, doit signer vendredi un accord sécuritaire afin de rétablir le cessez-le-feu battu en brèche depuis plus d'un mois dans le Nord, a indiqué une source proche de la médiation algérienne, sans autre précision.

Le gouvernement malien, représenté à ces discussions par son ministre des Affaires étrangères, a annoncé dans un communiqué jeudi soir que la médiation internationale élargie avait rencontré séparément les parties et leur avait présenté deux documents, soulignant que les consultations se déroulent dans une bonne atmosphère.

Le premier est intitulé 'Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en oeuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali', selon le texte, en référence à l'accord de paix signé le 15 mai à Bamako, mais pas par les principaux groupes de la CMA.

Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain, en vue de créer les meilleures conditions de mise en oeuvre de l'Accord, précise le gouvernement.

Sur le terrain, aucune des sources ayant informé l'AFP des trois morts n'était en mesure de préciser si elles relevaient du banditisme ou de groupes armés, mais la CMA a revendiqué l'une des victimes comme un de ses sympathisants et incriminé les milices pro-gouvernementales.

Un civil a été assassiné mercredi non loin de la localité de Goundam, près de Tombouctou (nord-ouest), par des hommes armés qui circulaient en véhicule, a déclaré une source municipale contactée par téléphone de Bamako.

L'information a été confirmée par une source de sécurité étrangère qui a également annoncé la mort par balle, jeudi à une trentaine de kilomètres au nord de Tombouctou, d'un autre civil d'une quarantaine d'années.

 

- Combats pour Ménaka -

Par ailleurs, un transporteur routier de Ménaka (nord-est), Had Mahammed Ag Had Tijan, enlevé lundi par des hommes armés près de la ville, a été retrouvé assassiné mercredi, a affirmé à l'AFP un responsable municipal.

 « c'était un homme sans histoire, très populaire à Ménaka, qui ne faisait pas de politique. Tous les camps avaient de l'admiration pour lui », a ajouté ce responsable de la localité proche de la frontière nigérienne, assurant que la victime n'avait pas d'ennemis connus.

La CMA a pour sa part accusé dans un communiqué les milices pro-gouvernementales et leurs comparses du Mujao de l'avoir enlevé à son domicile de Ménaka, puis abattu froidement de 13 balles, après l'avoir précédemment frappé et dépossédé de ses deux véhicules le 29 mai.

Le communiqué fait ainsi référence aux forces pro-gouvernementales, dont la branche pro-Bamako du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) compte un grand nombre d'anciens membres du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), qui se battent depuis plus d'un mois contre les rebelles pour le contrôle de Ménaka.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont le Mujao, après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de cette région après le lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, de l'opération militaire Serval - relayée depuis août 2014 par l'opération Barkhane, dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble sahélo-saharien.

Mais des zones entières de cette vaste région désertique échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces internationales déployées depuis près de deux ans.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:45
Journée Internationale des Casques Bleus des Nations Unis


29 mai 2015 par MINUSMA

 

Depuis le 1er juillet 2013, les Casques bleus de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) sont sur le terrain pour sécuriser le Mali et protéger les civils. Ils accompagnent les efforts de paix et font tout ce qui est humainement possible pour préserver et sauver des vies. Soutenus par la communauté internationale et la population malienne, la MINUSMA est sur le terrain pour réussir la paix.


La Journée internationale des Casques Bleus des Nations Unies, célébrée le 29 mai, rend hommage aux hommes et femmes qui servent sous le drapeau onusien à travers le monde.
Cette Journée nous donne aussi l'occasion d'honorer la mémoire de plus de 3.200 Casques bleus de l'ONU qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix depuis la création des missions de maintien de la paix. Pour la MINUSMA, le bilan est lourd : 35 tombés au champ d’honneur et 155 blessés.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / MinDefFr

photo EMA / MinDefFr

 

May 31, 2015: Strategy page

 

Disagreements over a proposed peace deal in the north have led to more violence from factions that disagree with the deal that most northern rebels are willing to  accept. The violence has forced over 60,000 civilians to flee their homes. Most of the violence is between the holdout rebels and Mali troops or local pro-government militias.

 

The UN sponsored peace talks hosted by Algeria produced a peace deal in March that most northerners agreed was workable and was signed on May 15th. But not all those who were supposed to sign actually did. The UN persuaded those willing to sign to go ahead and do so and negotiations would continue with those who were not satisfied. The holdouts are radical factions of the rebel alliance that insist on more autonomy than the government is willing to provide. If the additional talks fail everyone who did sign agreed to outlaw the holdout factions. Some of these dissident factions are believed responsible for the upsurge in violence in the north during May, although some of the attacks are Islamic terrorists still operating up there. Between these holdouts and the active Islamic terrorists it is obvious that for a significant minority of northerners the war for independence (or global Islamic conquest) is not yet over. Some of these separatists are seeking a religious dictatorship. This is definitely not wanted by the majority of northerners. Most of the holdouts want more autonomy and money, which is more popular up north but unthinkable to the 90 percent of Malians that live in the south.

 

At least 49 peacekeepers have been killed since they began operations (mostly in the north) during mid-2013. Currently there are 11,500 peacekeepers in Mali, most of them in the north. The Mali peacekeeping force, is composed of about a thousand French and (mainly) African troops and is suffering a death rate of 240 per 100,000 per year (a standard measure of such things.) That’s higher than the 2013 rate (200) in Afghanistan. That was down from 587 in 2010, which was about what it was during the peak years in Iraq (2004-7). The action in Mali is less intense than in Afghanistan or pre-2011 Iraq. Total casualties since mid-2013 are only about 200 dead and wounded. Most of the Islamic terrorists from Mali moved to bases in southern Libya and are now regularly moving south to carry out operations in northern Mali. All this is possible because Libya is undergoing a civil war, mainly up north along the coast and no one bothers with Islamic terrorists who only kill across the border in Mali. There is a similar problem in Afghanistan with Islamic terrorists operations from several sanctuary areas in neighboring Pakistan and Iran.

 

A Tuareg separatist group (CMA or Coordination des Mouvements de l'Azawad) is believed responsible for most of the recent violence in the north. Even as peace talks continued CMA kept carrying out attacks, often in revenge for past defeats or (real or imagined) “atrocities” by Mali troops from the south or local pro-government militia. Groups like CMA want more Tuareg autonomy and especially want control over the growing mining operations in the north and the cash they generate. The majority in the south and central government is definitely not willing to do that.

 

May 30, 2015: In the north (Gao) a rocket was fired into a peacekeeper camp but there were no injuries.

 

May 28, 2015: In the north (Timbuktu) a peacekeeper vehicle was attacked, leaving three peacekeepers wounded.

 

May 25, 2015: In the capital peacekeepers clashed with unidentified armed men and one peacekeeper was killed and another wounded.

 

May 23, 2015: In the north (Gao) CMA rebels temporarily captured a rural town (Tessit), looted the place and kidnapped some people before they withdrew the next day (to avoid the expected counterattack).

 

May 21, 2015: In the north (Gao) there were more clashes between CMA rebels and local pro-government militias. Some Mali troops were also involved and CMA claimed the soldiers executed six civilians. That claim is still being investigated. The violence in this area has been going on for three days. One of the civilians killed was a local employee of a foreign aid group, which then announced it was shutting down operations in the area until the violence died down.

 

May 20, 2015: In the capital someone fired on a compound used by peacekeepers. Two grenades were also thrown but failed to explode. A civilian guard was wounded and it is still unclear who was behind the attack.

 

May 18, 2015: In the north (Kidal) French commandos carried out a raid that left four Islamic terrorists dead. These included senior leaders of AQIM (Al Qaeda in the Islamic Maghreb) and Ansar Dine (a largely Malian Islamic terror group). AQIM operates throughout North African (which Arab speakers call the Maghreb) but is currently suffering heavy losses as many personnel defect to ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant). This sort of thing is happening all over the Islamic world as the more fanatic Islamic terrorists seek to identify with what appears to be the most successful Islamic terrorist group at the moment. This particular raid was very important for France has the two Islamic terrorist leaders were believed responsible for the murder of two kidnapped French journalists in 2013. France made it clear that this raid was part of the ongoing operation to capture or kill those responsible for killing those two French citizens and that France had a long memory. This was meant to dissuade future attacks on French civilians.

 

Later in the day CMA rebels ambushed Mali troops near Timbuktu and killed three soldiers.

 

May 15, 2015: The government signed a peace deal with Tuareg rebels in the north. These Tuareg rebels and Islamic terrorists (from Mali and neighboring countries) took over most of northern Mali in 2012 and remained in control until a 2013 French-led invasion restored government control. Most of the Islamic terrorists were killed or fled to Libya and Niger but the local Tuareg rebels stayed. Algeria beefed up its security on its Mali border and hosted several rounds of peace negotiations between the Mali government and the rebels. Not all rebels signed the peace deal and some are still fighting. Meanwhile there were celebrations in the south and in the capital over 200,000 people demonstrated in favor of the peace deal. In the north there was fear of more violence. Hours after the peace deal was signed CMA gunmen clashed with pro-government militias in the north. The CMA decision to continue fighting is not popular in the north either and that is who CMA is fighting with other tribal groups up there that want peace more than the degree of autonomy CMA is demanding.

 

May 14, 2015: Islamic terrorist leader Mokhtar Belmokhtar, a founder of Islamic terror group Al Mourabitoun has apparently been replaced as leader of Al Mourabitoun. This group has long been responsible for terror attacks in northern Mali, especially against peacekeepers. The departure of Belmokhtar as leader of the group probably won’t change that especially since Al Mourabitoun recently announced it was joining ISIL and that Internet announcement was followed by one from Belmokhtar disagreeing with the decision to leave AQIM for ISIL. But the ISIL move was later confirmed and so was the fact that Belmokhtar was no longer in charge at Al Mourabitoun, which is currently based in southern Libya. Belmokhtar is the Algerian Islamic terrorist responsible for the January 2013 natural gas facility attack in southern Algeria that got 37 workers killed. Al Mourabitoun was formed in August 2013 when two Islamic terrorist factions merged and pledged allegiance to AQIM. For a while Al Mourabitoun operated in northern Mali and Niger. Belmokhtar was number two or three in AQIM but formed his own splinter group in late 2012. The French and American pressure in Mali and the Sahel left Belmokhtar short of cash and prospects, so returning to AQIM in early 2013 was a way to remedy those problems. Al Qaeda has always had access to more cash and other resources than most other terrorist organizations and that’s why it remains such a visible player. Belmokhtar denounced ISIL as being religiously unfit, but he might also be concerned about that fact that ISIL is in a much more precarious financial position than AQIM. The switch to AQIL will probably mean that Al Mourabitoun will be more active in trying to kidnap foreigners in northern Mali and hold them for ransom.

 

May 11, 2015: In the north (Timbuktu) CMA rebels ambushed an army supply convoy killing nine troops, wounding twelve and getting away with some of the vehicles. Elsewhere in the north (Gao) a Dutch armored vehicle was hit by a roadside bomb but none of the Dutch peacekeepers were injured. The 450 Dutch troops are in Mali mainly to operate and maintain four helicopter gunships and three transport helicopters.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 09:45
photo 21e RIMa

photo 21e RIMa

 

30 mai 2015 maliactu.net

 

Les soldats français de la base de Gao, principale ville du nord du Mali, affrontent un ennemi invisible passé maître dans l’art de l’esquive et du harcèlement, explique à l’AFP leur chef, le colonel Luc Lainé.

 

Plus de deux ans après l’opération « Serval », qui a mis en déroute les colonnes jihadistes qui avançaient vers le Sud et la capitale, Bamako, « les groupes armés terroristes dans notre secteur ne sont plus en mesure de mener des actions coordonnées », assure le colonel Lainé.

 

« Ils ont subi, depuis Serval, une forte attrition. Ils n’ont plus la liberté d’action sur le terrain », mais « ils existent toujours », prévient-il.

 

« Ils sont disséminés, ils nous observent, sont invisibles. Les actions qu’ils mènent sont décousues, pas ciblées, il n’y a pas de fil directeur », précise l’officier, qui commande en France le 21e régiment d’infanterie de marine (Rima), basé à Fréjus, dans le sud du pays.

 

Peu après 04H00 vendredi, Journée internationale des Casques bleus, une roquette tirée d’un plateau surplombant Gao est tombée dans l’enceinte du camp (voisin de celui des Français) de la force de l’ONU, la Minusma, endommageant sans faire de victime un hangar du contingent néerlandais, selon les troupes françaises.

 

« C’est ce qui est dur: nous luttons contre un ennemi invisible », poursuit le colonel Lainé. « Leur mode d’action est l’évitement et le harcèlement. Ce qui est difficile, c’est qu’on ne les voit jamais, mais on sait qu’ils nous observent ».

 

« Le risque, c’est de se relâcher car, ne les voyant pas, on peut croire qu’ils ne sont pas là. Donc on peut être moins vigilant, et donc devenir vulnérable », souligne-t-il.

 

Il montre, scotchée au mur de son bureau, une photo de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, l’un des principaux chef jihadistes opérant au Sahel.

 

« C’est pour ça que je l’ai mis en photo: pour me rappeler qu’il existe, et qu’il me veut du mal. Ils sont toujours là, mais de manière diffuse, furtive. Ils ne peuvent plus mener d’action de combat d’envergure, mais peuvent exploiter le moindre moment d’absence de vigilance ».

 

– ‘Difficile de faire la distinction’ –

 

« Ils sont intelligents, se sont adaptés: ils cachent leur armement. S’ils se déplacent en 4×4, ce n’est plus jamais en convoi, mais un par un. Pour nous, faire la distinction entre le trafiquant, le terroriste, le gars du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg), c’est délicat », reconnaît l’officier français.

 

« Certains se vendent au plus offrant, c’est une façon de vivre pour certains ici. Tant qu’ils ne nous ont pas tiré dessus, nous avons du mal à savoir à qui nous avons à faire », dit-il.

 

Installé avec ses quelque 700 hommes dans un camp de tentes et de bâtiments en dur proche de l’aéroport de Gao, le colonel Lainé commande le Groupe tactique désert (GTD) Ouest, l’une des deux composantes de l’opération « Barkhane », qui a succédé à « Serval » et s’étend à tout le Sahel, et dont le quartier général est à N’Djamena (Tchad).

 

Si ses hommes partent régulièrement en patrouille dans toute la région, pour des missions de reconnaissance et pour montrer leur force, le colonel Lainé sait que l’ennemi invisible peut difficilement être surpris – à part lors d’opérations commando montées par les forces spéciales, comme celle qui a permis l’élimination, le 18 mai, de deux importants chefs jihadistes, Abdelkrim al-Targui et Ibrahim Ag Inawalen.

 

« Nous savons bien qu’ils observent tout ce qu’on fait », assure l’officier. « Dès qu’on bouge, dès qu’on sort d’ici, ils sont prévenus. Pour nous, il est très difficile de faire la distinction entre le gars qui téléphone à son patron ou à sa femme et celui qui téléphone à son chef de groupe terroriste ».

 

« Après voir libéré le pays en 2013, notre but est maintenant qu’il ne puisse redevenir un territoire hospitalier pour eux », conclut-il. « Nous devons les empêcher de refaire ce qu’ils ont fait en 2013. Notre but est que l’armée malienne et la Minusma prennent à terme cette mission en charge ».

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 7 au 15 avril 2015, des éléments français au Sénégal (EFS) ont mené trois détachements d’instruction opérationnelle (DIO) au centre d’entraînement tactique n°7 de Thiès, au profit des forces sénégalaises.

 

Ces trois formations visaient à appuyer la préparation opérationnelle des contingents sénégalais en vue de leur projection au Mali, au sein de la MINUSMA. Défini en lien avec les forces sénégalaises, chaque DIO était centré sur des besoins spécifiques portant à la fois sur le commandement et sur des domaines techniques plus ciblés.

 

Ainsi, une première formation a été délivrée dans le domaine du guidage aérien tactique avancé (GATA). Le détachement d’assistance opérationnel « air » des EFS s’est rendu à Thiès pour mener cette  action de formation au profit de trois équipes constituées d’un chef, d’un adjoint, d’un radio et d’un chauffeur. La première semaine a permis d’acquérir ou de perfectionner les savoir-faire nécessaires en transmissions et en topographie. La deuxième semaine a été consacrée aux méthodes de désignation d’objectif et de guidage tactique.

 

Cette formation s’est conclue par le guidage d’un hélicoptère d’attaque MI 35 sénégalais pour les trois équipes, en présence du général de brigade Duhau, commandant les EFS et du général de brigade Cheikh Gueye, chef d’état-major de l’armée de Terre sénégalaise. La remise des attestations de stage a été effectuée lors de la cérémonie de clôture, marquant ainsi la qualité du travail effectué par les stagiaires.

 

Par ailleurs, l’unité de coopération régionale (UCR) des EFS a mené une formation visant à former le centre opérationnel (CO) d’un bataillon de marche destiné à armer la MINUSMA. Réalisée au profit de vingt-cinq officiers et sous-officiers des forces armées sénégalaises et s’appuyant sur les procédures éprouvées de l’armée française, cette instruction,  a été axée sur le fonctionnement d’un CO en opération onusienne dans le contexte particulièrement difficile du Nord Mali. Dans un premier temps, insistant sur la nécessité de mettre en place des outils simples et efficaces, les instructeurs ont pu approfondir les bases de la tactique générale d’un GTIA (groupement tactique interarmes blindé) ainsi que les techniques propres à chaque cellule : conduite, renseignement, logistique, SIC (système d’information et de communication), actions civilo-militaires, ou encore communication opérationnelle.

 

Après le déroulement d’une méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle (MEDO), le CO a conduit un exercice de 48h dont le thème était particulièrement adapté à sa future mission à Kidal et Gao. Pour cela, les EFS ont mis en place les moyens d’un PC comprenant des réseaux radios, téléphoniques et numériques, ainsi qu’une animation menée par des officiers sénégalais et français.

 

Tout au long de ce DIO, les stagiaires ont montré un grand intérêt pour acquérir des savoir-faire collectifs, fortement motivés par un départ imminent en opération.

 

Enfin, un troisième DIO a été réalisé par les EFS, dans le domaine des engins explosifs improvisés (IED). Cette action de formation menée par le détachement d’assistance opérationnelle « génie » au profit de deux sections génie combat d’un bataillon partant pour la MINUSMA s'est également déroulée au centre d'entraînement tactique N°7 de Thiès.

 

La première semaine du stage a été consacrée à la présentation théorique de la menace et a été complétée par des ateliers pratiques de présentation de matériels et d’apprentissage des techniques de détection et de sauvegarde. La suivante a été réservée à un entraînement répétitif (Drill) de niveau groupe avec emploi de détecteurs magnétiques, méthode de sondage et identification de la menace.

 

L’instruction s’est terminée par une mise en situation des groupes lors d’un parcours de synthèse avec une succession d’incidents IED et mines. Les autorités françaises et sénégalaises ont ainsi pu observer et apprécier le travail des sapeurs dans le cadre d’une ouverture d’itinéraire, l’une de leurs nombreuses missions génie au Mali. La formation s’est clôturée par la remise des attestations de stage durant laquelle les stagiaires sénégalais ont remercié leurs instructeurs français au rythme des chants et des danses africaines.

 

A l’issue de ces trois stages, la visite conjointe du général de brigade Duhau et du général de brigade Cheikh Gueye est venue souligner la parfaite coopération et les liens d’amitié qui unissent les forces armées françaises et sénégalaises.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:45
photo Minusma

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26.05.2015 Romandie.com (ats)

 

Un Casque bleu de la Mission de l'ONU au Mali a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, ont indiqué à l'AFP des sources de sécurité. La Minusma y avait déjà essuyé une attaque la semaine dernière.

"Des hommes armés que nous n'avons pas encore identifiés ont tiré dans la nuit de lundi sur deux Casques bleus qui étaient à bord d'un véhicule de l'ONU", a précisé une source de sécurité malienne. "Ce forfait doit être qualifié 'd'acte terroriste'. Les auteurs sont les ennemis de la paix", a-t-elle ajouté, sans autre précision.

L'attaque et le bilan ont été confirmés par une source de sécurité de la Minusma, précisant que tous deux appartenaient au contingent bangladais. Les deux Casques bleus venaient de l'aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d'assaillants à bord d'un véhicule, selon cette source.

Régulièrement frappée par des attaques dans le nord du Mali depuis son déploiement en juillet 2013, la force de l'ONU a essuyé la semaine dernière la première attaque la visant directement à Bamako.

Lors de cette attaque aux premières heures le 20 mai, un homme armé avait tenté d'incendier un véhicule de l'ONU garé devant une résidence de personnels de la Minusma, blessant un gardien et causant des dégâts matériels. L'attaque avait apparemment pour but de faire ainsi sortir les Casques bleus pour les attaquer à l'arme automatique et à la grenade, selon un enquêteur malien.

 

Questions de partialité

La Minusma avait alors rappelé la responsabilité des autorités maliennes "d'assurer la sécurité de son personnel, notamment à Bamako", alors que le climat s'est alourdi entre la force de l'ONU et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que les groupes armés soutenant le gouvernement.

Le président malien avait critiqué vertement la Minusma lors de la signature d'un accord de paix à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale, mais pas par les principaux groupes rebelles. Rappelant le mandat du Conseil de sécurité, la Mission de l'ONU avait rejeté "catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel".

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Bien que les djihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l'opération Serval, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:45
Sahel : deux importants chefs terroristes mis hors de combat

 

20/05/2015 Communiqué de presse du Ministère de la Défense

 

Dans la nuit du 17 au 18 mai, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans lenord du Mali.

 

Quatre terroristes ont été tués au cours des combats. Parmi eux figurent Amada Ag Hamaalias « Abdelkrim le Touareg » et Ibrahim Ag Inawalen  alias « Bana »,  deux des principaux chefs  d’AQMI  et  d’Ansar  Eddine.  Ces  deux  groupes  sont  responsables  de  nombreuses attaques  terroristes  contre  les  forces  internationales,  ainsi  que  d’exactions  répétées  à l’encontre des populations maliennes.Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO, porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens.Le ministre de la Défense félicite les forces françaises pour leur action et leur déterminationdans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA (archives)

photo EMA (archives)

 

20/05/2015 Par Le Figaro.fr avec Reuters



Le ministère de la Défense vient d'annoncer la mort de quatre "terroristes" dont deux des principaux chefs d'Al-qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine, tués par l'armée française dans le nord du Mali. Un des chefs abattu, "Abdelkrim le Touareg", est lié à l'enlèvement et au meurtre des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, en 2013.

L'opération des forces spéciales a été menée dans la nuit du 17 au 18 mai, selon le ministère. "Quatre terroristes ont été tués au cours des combats", indique la Défense française dans un communiqué. "Parmi eux figurent Amada Ag Hama alias 'Abdelkrim le Touareg' et Ibrahim Ag Inawalen alias 'Bana', deux des principaux chefs d'Aqmi et d'Ansar Eddine".

"Ces deux groupes sont responsables de nombreuses attaques terroristes contre les forces internationales, ainsi que d'exactions répétées à l'encontre des populations maliennes", ajoute-t-il.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 13:45
photo EUTM Mali (archives)

photo EUTM Mali (archives)

 

19.05.2015 BBC Afrique

 

Trois soldats de l'armée malienne ont été tués durant leur sommeil dans une opération attribuée aux rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad.

 

L'attaque qui a eu lieu à Bambara Maoudé, localité située à 100 km au sud de Tombouctou, est intervenue trois jours après la signature d'un accord de paix par certaines parties en conflit.

 

Modibo Tandina, coordinateur presse pour le nord Mali, considère que le processus de paix n’est pas menacé par ces attaques.

 

Pour lui, il s’agit seulement de « bandits qui veulent des prendre de nouvelles positions pour pouvoir discuter afin que certaines de leurs conditions soient remplies avant de signer l’accord de paix ».

 

Ibrahim Maïga, chercheur à l'Institut d'études de sécurité de Dakar, estime qu'il y a de nouvelles pistes à explorer pour ramener définitivement la paix au Mali.

 

D’après lui « il faut créer un climat de confiance pour amener les parties à continuer à discuter » et il faut aussi « relancer l’économie dans ces régions pour apporter un meilleur niveau de vie à ces populations longtemps éprouvées ».

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:45
photo MinDefFr

photo MinDefFr


07/05/2015 Céline Limousin  - DICoD

 

Jeudi 7 mai 2015, Opération Serval, notes de guerre – Mali 2013 sort en librairie. Son auteur, le général Bernard Barrera, commandait les 4 000 hommes de la composante terrestre de la brigade Serval venue libérer le Mali de la menace terroriste. Durant les cent premiers jours de cette opération, il a tenu un journal de guerre, dans lequel il décrit les combats sans merci, les embuscades, les enfants-soldats… Rencontre.

 

Dans votre livre Opération Serval, notes de guerre*, vous racontez les 100 jours de libération du Mali sous la forme d’un carnet de notes. Pour quelles raisons ?

J’ai voulu écrire cette histoire sous la forme d’un carnet de bord qui collait à la réalité pour expliquer ce qu’il s’est passé sur le terrain. Tous les jours, pendant mes quatre mois d’opération, j’ai tenu à écrire brièvement les événements importants et des histoires d’hommes. Quand l’idée d’écrire ce livre a germé, je me suis dit que la meilleure solution était de l’écrire au présent, en simplifiant les explications pour rendre cette opération accessible à tous et faire découvrir au lecteur le quotidien des soldats, leurs doutes, leurs difficultés, leurs joies, pour expliquer aussi ce que ressent un chef militaire, comment il vit avec ses hommes, comment il raisonne (sans trahir de secret évidemment). Je l’ai écrit pour témoigner, rendre hommage à mes soldats et faire découvrir une extraordinaire aventure humaine et opérationnelle vécue ensemble, loin de notre pays.

 

Pouvez-vous nous parler de l’opération Serval ?

L’opération Serval a eu lieu en Afrique, au Mali. Elle a été déclenchée en janvier 2013, lorsque les terroristes sont partis du Nord Mali pour foncer vers Bamako. Ils ont été arrêtés, dans un premier temps, par l’armée de l’Air et les forces spéciales à partir du 11 janvier. Très rapidement, les forces terrestres, arrivées de France et des bases africaines, ont protégé Bamako et ont pris l’offensive pour libérer le pays, la boucle du Niger d’abord (Tombouctou, Gao), puis les confins du Nord (Tessalit, Aghelok, Kidal) et de l’Est (Ménaka) jusqu’aux frontières algériennes et nigériennes. Après les premières libérations, nous avons connu une période de recherche de l’ennemi début février, l’heure des harcèlements par roquettes et des premiers kamikazes, l’heure du « brouillard de la guerre » dans un pays grand comme deux fois la France. Nous les avons finalement trouvés dans leurs sanctuaires éloignés, surchauffés et bien préparés pour des combats défensifs, dans le massif minéral de l’Adrar des Ifoghas au Nord, dans les grands oueds d’épineux à l’Est de Gao et autour de Tombouctou. Il s’en est suivi deux mois de combats, de février à début avril, sur trois zones éloignées chacunes de plus de 500 km.

 

le général Bernard Barrera - photo MinDefFrle général Bernard Barrera - photo MinDefFr

le général Bernard Barrera - photo MinDefFr

 

Serval est-elle l’opération la plus importante depuis la guerre d’Algérie ?

Cette opération est intervenue alors que nos armées terminaient le repli d’Afghanistan. Serval a été une opération nationale, déclenchée en quelques jours à peine, une « entrée en premier » aussi appelée « ouverture de théâtre » mettant en œuvre toutes les capacités interarmées et interarmes pour libérer un pays, détruire l’ennemi et permettre le retour à un processus démocratique. L’action des forces terrestres que je commandais a été menée en liaison étroite et permanente avec les forces aériennes, les unités maliennes disponibles, la force d’intervention tchadienne et les contingents africains qui rejoignaient le Mali au fil des semaines. Dans les états-majors, Serval est considérée comme l’opération la plus importante depuis l’Algérie en termes d’effectifs et de capacités engagées.

 

Comment s’est déclenchée l’opération Serval ?

Début janvier, je commandais la 3e brigade à Clermont-Ferrand, une des 8 brigades interarmes de l’armée de Terre. Composée de 5 000 hommes, elle était d’alerte Guépard pour une durée de six mois. Guépard est un dispositif français unique qui consiste à projeter sur un très court préavis jusqu’à plusieurs milliers d’hommes pour contrer une menace majeure. À ce titre, ma brigade a été projetée pour devenir la composante terrestre de l’opération Serval, avec son poste de commandement (PC), ses bataillons et les nombreux compléments de l’armée de Terre. L’opération était commandée depuis Bamako par le général Grégoire de Saint-Quentin et la composante Air par le général Jean-Jacques Borel depuis son PC de Lyon Mont-Verdun.

 

De quels moyens disposiez-vous ?

Au plus fort de l’engagement en février, je disposais d’environ 4 000 hommes, de deux PC de brigade, de cinq bataillons, de plusieurs centaines de véhicules blindés, des camions, des pièces d’artillerie, d’une trentaine d’hélicoptères. Cet ensemble aéroterrestre était appuyé en permanence par des chasseurs bombardiers, des drones de l’armée de l’Air, des patrouilleurs de la Marine nationale. Je travaillais également en liaison avec les forces spéciales, et quotidiennement avec nos amis africains, principalement les forces maliennes qui ont libéré le pays avec nous, et les forces tchadiennes durement engagées dans le Nord du Mali. Articulée autour de la Brigade Monsabert (la 3ebrigade légère blindée), la brigade Serval était en fait un concentré d’armée de Terre, comprenant en plus de son PC et de ses Africains le PC allégé de la 11e brigade parachutiste, de son 2e régiment étranger de parachutistes (REP) renforcé de rapaces du 1e régiment de chasseurs parachutistes (RCP) et d’autres  paras, mais aussi d’unités colos et légionnaires des 6e et 9e brigades, des pilotes d’hélicoptères et des combattants des brigades spécialisées, du renseignement, de la logistique, des transmissions, sans parler des soutiens extérieurs et indispensables : services de santé, des essences, d’infrastructure, du commissariat pour ne citer qu’eux. À l’exception des chars Leclerc, pratiquement toutes les capacités de nos forces terrestres étaient représentées et utilisées, tous unis sans guerre de clochers. Dans l’adversité, celle de l’ennemi, de la chaleur, des conditions de vie difficiles, nous étions terriblement soudés, décidés et fiers de mener cette campagne exceptionnelle.

 

Un fait vous a-t-il particulièrement marqué ?

La libération de Tombouctou est un des faits marquants de cette campagne, car elle s’est traduite par une explosion de joie. Enfant, j’avais lu les aventures de René Caillé jusqu’à Tombouctou. Je m’étais promis d’y aller un jour, mais jamais je n’aurais imaginé libérer cette ville à la tête d’une brigade après un raid de 1 000 km. Jamais, je n’aurais pensé y entrer de nuit entouré de commandos parachutistes pour découvrir la maison de l’explorateur, applaudis par des femmes et des enfants terriblement reconnaissants. Ces petites histoires, que j’ai vécues pendant 4 mois avec mes hommes, méritaient d’être racontées, d’être connues du grand public. Des histoires heureuses, des histoires malheureuses aussi comme la perte de nos camarades, la découverte des enfants-soldats, des combats très durs pour libérer le pays, mais aussi des histoires plus anciennes qui permettent de bien comprendre notre Armée et ses hommes à travers les opérations qu’elles mènent depuis un siècle.

 

Que retiendrez-vous de cette opération ?

Nous avons une armée qui sait se battre, des hommes courageux et généreux, des chefs qui commandent, des unités unies derrière leurs colonels, leurs capitaines, aguerries par les dernières opérations, notamment en Afghanistan. Nos matériels sont vieillissants, mais certains récents nous ont permis de faire la différence (VBCI, Caesar, Tigre, réseaux numérisés), malgré une logistique tendue à l’extrême. Cette campagne n’avait rien à voir avec la Guerre Froide de mes premières années d’officier en Allemagne. Notre armée s’est sans cesse adaptée pour battre « ceux d’en face », des blindés du pacte de Varsovie aux Djihadistes du Sahel, et pourtant nos valeurs sont les mêmes. Pour ma part, cette opération a été l’occasion de restituer 30 ans d’études, de commandement, d’expériences et de convictions sur le combat interarmées et interarmes. Elle a renforcé ma certitude dans la primauté de l’approche capacitaire dénuée de tout dogmatisme et de tout corporatisme, l’importance du feu, de la manœuvre, de la surprise et de l’imagination. Elle m’a confirmé la puissance des forces morales, le rôle des chefs, la cohésion, lorsque loin de tout, il faut poursuivre les attaques et les assauts malgré les pertes humaines.

Je retiendrai la joie des Maliens libérés, le courage des Tchadiens, la fraternité d’armes avec nos camarades africains, la capacité d’adaptation et le professionnalisme de nos unités et de nos PC tactiques, les appuis (Artillerie, Génie) qui écrasent l’ennemi et qui sauvent la vie des fantassins, la précision de nos « anges gardiens » les pilotes de l’armée de l’Air et de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), le dévouement de nos tringlots, maintenanciers, transmetteurs, l’esprit de corps, l’esprit de famille de nos régiments, la dignité des familles face à la mort. Comme mes capitaines, je retiendrai tout cela et surtout cette lueur de Victoire qui brillait au fond des yeux de leurs hommes fatigués, déshydratés mais vainqueurs, la Victoire, symbole des Africains depuis la libération de 1944, symbole de la brigade Serval et de nos forces armées.

 

*Opération Serval, notes de guerre – Mali 2013, Editions du Seuil, préface du général Henri Bentégeat, ancien chef d’État-Major des armées, 448 pages

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 10:45
Combats entre rébellion et armée malienne, deux militaires et un enfant tués dans une attaque

 

29 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bamako - Des combats ont opposé mercredi rebelles et armée malienne, pour la première fois depuis 2014, quelques heures après une attaque surprise tuant deux militaires et un enfant, également imputée à la rébellion par l'ONU et le gouvernement.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à une cessation immédiate des hostilités, se disant dans un communiqué profondément préoccupé par les graves violations du cessez-le-feu qui ont eu lieu au Mali ces derniers jours, à un moment critique dans le processus de paix.

 

Selon M. Ban, qui mentionne la prise lundi par des groupes pro-Bamako de positions rebelles, mercredi des éléments de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg, NDLR) ont attaqué des baraquements de la Garde nationale à Goundam (région de Tombouctou) tuant deux gardes nationaux et un enfant.

 

La veille, le chef de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) Mongi Hamdi avait déclaré le processus de paix en danger après la reprise des hostilités entre les groupes progouvernementaux et la rébellion, qui a fini par annoncer son intention de parapher l'accord d'Alger, près de deux mois après le camp gouvernemental.

 

Dans un communiqué, le ministère malien de la Défense a affirmé que le MNLA, le HCHUA et leurs alliés terroristes, après avoir assassiné ce matin le chef peloton de Goundam, son adjoint et une innocente fillette, viennent de s'attaquer cet après-midi, à visage découvert, aux forces du Mali régulièrement stationnées à Léré (centre), près de la frontière mauritanienne.

 

La CMA avait prévenu mardi soir qu'il ne lui restait d'autre choix que celui d'user de son droit à l'exercice de la légitime défense pour protéger les populations civiles, ses hommes et ses positions après la prise lundi de ses positions à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne.

 

Elle incriminait des éléments de l'armée malienne et de ses milices des accusations rejetées par le gouvernement qui a assuré lundi soir avoir appris avec une grande surprise et une forte préoccupation les affrontements à Ménaka.

 

- 'Ni vainqueur ni vaincu' -

 

A Léré, un colonel de l'armée malienne joint par l'AFP a fait état d'une attaque lancée depuis 16H00 (locales et GMT) par les groupes de rebelles touareg armés, précisant que les assaillants étaient arrivés à bord de véhicules par l'ouest de la ville, du côté de la frontière.

 

Un élu local interrogé par l'AFP au téléphone a confirmé les affrontements. Nous sommes sous les balles. Tout le monde est caché à la maison. Les rebelles tirent, l'armée malienne aussi, a-t-il affirmé dans l'après-midi.

 

Les combats avaient cessé dans la soirée, une source de sécurité étrangère indiquant qu'il n'y avait ni vainqueur ni vaincu, les rebelles contrôlant le sud-est de la ville et les militaires maliens plusieurs de leurs positions à Léré.

 

Dans la matinée, deux membres de la garde nationale, ainsi qu'un enfant, ont été tués plus au nord-est, à Goundam, par des assaillants non identifiés lors d'une attaque surprise vers 05H00 (locales et GMT) contre le camp de cette composante de l'armée, selon une source militaire malienne dans la région.

 

Les assaillants seraient venus de l'Est. Il étaient en voiture. Ils ont également enlevé un véhicule dans le camp des gardes, a souligné une source de sécurité au sein de la Minusma.

 

M. Hamdi avait adjuré mardi les protagonistes de ne pas dilapider les fruits de mois de négociations intenses, soulignant avoir rencontré dimanche à Nouakchott les représentants de la rébellion qui ont confirmé leur intention de parapher l'accord d'Alger, avalisé le 1er mars par Bamako et ses alliés.

 

Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

 

Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle de Bamako.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:45
 [Documentaire] Serval, une brigade au combat


29 avr. 2015 Ministère de la Défense

 

Pendant 52mn, une plongée au cœur de l'opération Serval au Mali.
Près de 5 000 hommes, des centaines de véhicules blindés, des dizaines d'avions de combat et de transport, d'hélicoptères d'attaque et de manœuvre se lancent à la reconquête du territoire malien pour détruire les groupes armés terroristes. Début 2013, la brigade Serval a mené durant quatre mois un combat intense.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:45
Les Drones de la Paix de la MINUSMA


27 avr. 2015 par MINUSMA

 

Les drones de la paix renforce l’efficacité des opérations de l’ONU car utilisé dans les contextes les plus difficiles du maintien de la paix.

Les drones sont utilisés depuis quelques années dans divers contextes comme la planification humanitaire et la récolte de données à des fins scientifiques (météorologie, cartographie, etc.) ou encore commerciales (agriculture, foresterie, etc.). Dans le cas de la MINUSMA, tel que mentionné plus haut, les drones sont utilisés exclusivement à des fins de surveillance aérienne et pour la protection des civils. La surveillance aérienne permet de collecter des informations qui fourniront du renseignement aux cellules JMAC et au Centre de situation comme ASIFU de l’ONU, pour qu’il prenne les mesures nécessaires de prévention des conflits avec les casques bleu sur le terrain.

La Mission de l’ONU au Mali ne possède pas de drone d’attaque. Les drones de la MINUSMA servent uniquement comme outils de surveillance et de renseignement dans le seul but de contribuer à la paix durable et à la stabilisation du Mali.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:59
LCP : Serval, une brigade au combat



27/04/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Mardi 28 avril, La Chaîne Parlementaire (LCP) diffusera à 20h30 le documentaire Serval, une brigade au combat. Réalisé par l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), cette production revient sur le déroulement des quatre premiers mois des opérations engagées au Mali en janvier 2013.

 

La Chaîne Parlementaire diffusera mardi 28 avril à 20h30 le documentaire Serval, une brigade au combat. Réalisé par l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), le documentaire Serval, une brigade au combat est une plongée au cœur de l’opération Serval, avec ses 5 000 hommes, ses centaines de véhicules blindés, et ses dizaines d’avions de combat, partis à la reconquête du territoire nord-malien pour détruire les groupes armés terroristes. C’est aussi le témoignage poignant d’une aventure opérationnelle et humaine extraordinaire.  

Ne manquez pas ce rendez-vous dans le quotidien des forces françaises engagées dans l’un des conflits les plus importants depuis la guerre d’Algérie.

Pour en savoir plus : ici

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 16:45
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense


07.04.2015 europe1.fr
 

Le général Grégoire de Saint-Quentin, chef du commandement des opérations spéciales, est revenu sur l'opération de l'armée française qui a conduit à la libération de l'otage néerlandais lundi au Mali.

 

Rare dans les médias, le chef du commandement des opérations spéciales (COS), Grégoire de Saint-Quentin, a raconté au micro d'Europe 1 les coulisses de l'opération ayant abouti à la libération de l'otage néerlandais, Sjaak Rijke, lundi dans le nord du Mali.

 

Comment s'est préparée l’opération ? "C'est une grande fierté et une grande satisfaction. L'opération, qui a eu lieu cette nuit, a été précédée d'une phase de renseignement. Il faut savoir que localiser le campement sur lequel l'otage était détenu a été extrêmement long. Ce sont des opérations qui nécessitent énormément de moyens et qui mobilisent notamment la direction du renseignement militaire et de la DGSE. Une fois que nous avons eu une bonne vision de la zone, nous avons déclenché l'action."

 

Comment s'est-elle déroulée ? "Cet otage était détenu dans un endroit extrêmement reculé, loin de tout, au milieu d'une zone désertique. C'est donc une manœuvre extrêmement complexe d'y amener des moyens et des capacités militaires, car il faut rester discret jusqu'à la fin pour avoir la meilleure finesse possible dans l'action. Ceci a donc nécessité un certain nombre de moyens d'infiltration sophistiqués pour amener l'équipe d'assaut au plus près, sans qu'elle soit dévoilée par les preneurs d'otage, qui sont extrêmement déterminés dès lors qu'ils sont menacés."

 

Combien d'hommes mobilisés ? "Une vingtaine d'hommes a été mobilisée pour donner l'opération. Dans cette situation, on cherche à encadrer l'objectif en s'infiltrant le plus discrètement possible sans être dévoilé. C'est ce qu'il s'est passé, même si dans les dernières dizaines de mètres, une équipe de sentinelles des preneurs d'otage a ouvert le feu sur nos hommes, engageant une riposte. Nos hommes ont tué deux preneurs d'otage, deux autres se sont rendus, et l'otage a été libéré. Tout cela s'est passé en quelques secondes.

Il faut leur rendre hommage, car ce sont des opérations très complexes qui mettent en oeuvre énormément de moyens. Il ne s'agit d'ailleurs pas que des moyens des forces spéciales, mais aussi des armées. Il y a finalement peu de pays capables de conduire de telles actions, je crois que nous pouvons en être fiers."

 

Quelle a été la réaction de l'otage ? "L'otage nous est tombé dans les bras, il nous paraît en bonne santé mentale et physique. Il a réussi à garder le cap, malgré 1.224 jours de détention. Il était placé à l'isolement, et n'avait que ses geôliers avec qui dialoguer. Il a un temps été détenu avec le Français Serge Lazarevic."

 

Que sait-on de sa détention ? "Pour l'instant, nous savons encore peu de chose. Mais il nous a dit assez spontanément que ce qui l'avait aidé à tenir, c'est d'avoir tous les jours imaginé refaire sa maison, pierre par pierre et brique par brique. Voire même, quand il le pouvait et avec les matériaux qu'il trouvait dans le désert avec le peu de liberté de mouvement qu'il avait, d'en faire la maquette dans le sable pour se concentrer sur ce qui lui était cher. Il refaisait comme ça sa maison et son jardin, tous les jours, jour après jour."

 

Ces opérations sont-elles dangereuses ? "C'est toujours dangereux. Encore une fois, nous cherchons à protéger la vie de l'otage jusqu'au dernier moment. Nous concevons le risque, et sommes donc conscients d'être exposés à une réaction de l'ennemi."

 

Que sait-on des preneurs d'otage ? "Nous ne savons pas à quel groupe ils appartiennent. Je pense que les différents débriefing, et notamment celui de l'otage, apporteront davantage d'informations. Ils étaient puissamment armés, ils avaient un véhicule pour transporter leur otage et étaient discrètement installés.

D'où l'importance des moyens de renseignement pour pouvoir les trouver. Il faut imaginer que le Nord du Mali fait la taille de la France : cela revient à chercher une aiguille dans une botte de foin si les moyens de renseignement ne sont pas suffisamment étoffés."

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 07:45
photo EMA

photo EMA

 

06/04/2015 Sources : État-major des armées  

 

Le 6 avril, les forces spéciales françaises, avec l’appui de la force Barkhane ont conduit une opération dans le Nord-est du Mali qui a permis la libération vers 5H00 ce matin (heure de Paris) d'un otage néerlandais, Sjaak RIJKE, retenu par des groupes terroristes sahéliens depuis son enlèvement à Tombouctou en 2011.

 

Lors de cette intervention délibérée, 2 terroristes ont été neutralisés et 2 autres se sont rendus aux soldats français.

 

L'otage a alors été évacué puis mis en sécurité sur une base française au Mali. Il est actuellement en bonne santé. Cette opération a également permis la récupération d’armes et de matériels.

 

Les forces françaises de l’opération Barkhane, déployées pour appuyer les forces de sécurité des Etats du Sahel et la mission des Nations Unies au Mali, poursuivent la traque des groupes armés terroristes responsables de la déstabilisation de la bande sahélo-saharienne.

 

photo EMA

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:45
Archives -Photo Marco Dormino UN

Archives -Photo Marco Dormino UN

 

25-03-2015 Par RFI

 

Au Mali, on en sait un peu plus sur cette explosion survenue ce lundi 24 mars dans le centre-ville de Gao, dans le nord du pays, où une maison a été dévastée. Au moins deux personnes sont mortes en préparant, semble-t-il, un acte terroriste.

 

Les fouilles continuent, sous la supervision des équipes de déminage des Nations unies. Un robot doit encore inspecter les décombres de la maison où les restes d'au moins deux victimes ont déjà été retrouvés. Des sources sécuritaires à Gao indiquent que des téléphones portables reliés à des fils ont également été aperçus.

 

Suite de l’article

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:45
photo EMA

photo EMA

 

24/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 20 mars 2015, le général de Villiers a reçu le général de division danois Michael Lollesgaard, futur commandant de la mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

 

Cet entretien a été l’occasion, pour le CEMA, de réaffirmer l’importance de l’action multidimensionnelle de la MINUSMA au Mali et de la nécessaire coordination entre les différentes forces engagées  dans la stabilisation du Nord Mali.

 

Le général de Villiers a ainsi rappelé tout l’enjeu d’une approche à la fois globale et régionale pour endiguer la menace terroriste. Il a plus particulièrement salué l’action proactive et dynamique de la MINUSMA, qui permettait de mieux protéger les populations civiles.  Le CEMA a souligné l’excellente coordination de terrain permise par la présence de détachement de liaison et d’appui opérationnels (DLAO) français auprès des bataillons de la MINUSMA, avant d’indiquer que la complémentarité entre les missions conduites par la force Barkhane et le mandat civilo-militaire de la MINUSMA était indispensable au maintien de la paix.

 

Considérant ce qui reste à accomplir, le CEMA a souligné la nécessité de renforcer encore davantage les positions de la MINUSMA, afin qu’elle puisse continuer à jouer pleinement son rôle. Le général de Villiers a salué la coopération étroite mise en œuvre au sein même du commandement de la MINUSMA, dont l’état-major est actuellement sous le commandement d’un général de brigade français. De son côté le général  Lollesgaard a confirmé sa détermination à renforcer l’action de la MINUSMA pour continuer à œuvrer à la stabilisation régionale.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:50
photo Jürgen Braekevelt –MIL.be

photo Jürgen Braekevelt –MIL.be

 

23/03/2015 Victoria Timmermans & Virginie Flawinne – MIL.be

 

Du 16 au 26 mars, le 1/3 Bataillon de Lanciers a pris ses quartiers dans le camp militaire de Sennelager, en Allemagne. Parmi ces militaires se trouvent ceux du détachement qui assurera la Force Protection de l’EUTM (European Union Training Mission) au Mali. Afin de s’entraîner dans les meilleures conditions, ses membres ont notamment réalisé un exercice de grande envergure de 48 heures sur la plaine de Sennelager.

 

Mi-mai, le détachement composé d’une septantaine de militaires s’envolera pour le Mali. Il y assurera la protection des trainers, les instructeurs de différentes nations européennes qui forment les forces armées maliennes. « Nous devrons également défendre le centre de formation de Koulikoro et pouvoir fournir une QRF, Quick Reaction Force, à l’ensemble du sud du pays » précise le capitaine Matthieu De Keyzer, chef du détachement.

 

Afin de s’y préparer au mieux, les militaires ont effectué une série d’escortes et de patrouilles dans le cadre d’un exercice bataillon de 48 heures. Quelques incidents tels que des routes bloquées, des accidents de la circulation, des manifestations, des vols et bien d’autres encore ont pimenté cet entraînement particulièrement condensé. « Dans le cadre de l’exercice, le détachement subit des incidents toutes les deux heures environ. En réalité, cela ne devrait arriver qu’une à deux fois par semaine » ajoute Matthieu.

 

photo Jürgen Braekevelt –MIL.bephoto Jürgen Braekevelt –MIL.be
photo Jürgen Braekevelt –MIL.be
photo Jürgen Braekevelt –MIL.bephoto Jürgen Braekevelt –MIL.bephoto Jürgen Braekevelt –MIL.be

photo Jürgen Braekevelt –MIL.be

 

Le 1/3 Bataillon de Lanciers est, en effet, un bataillon professionnel qui a réussi l’évaluation OTAN haut la main l’année dernière. « J’en suis ressorti avec du personnel très bien formé d’une part. D’autre part, la perspective de cette mission leur donne une motivation nouvelle et une envie d’évoluer davantage », affirme-t-il.

 

Pourtant la mission EUTM au Mali n’est pas sans risque. Le récent attentat dans la capitale de Bamako en est d’ailleurs la preuve. Mais les hommes du détachement en ont pleinement conscience. « Par rapport aux missions précédentes, celle-ci est différente. En Afghanistan, par exemple, nous nous y rendions en sachant que le pays était en flamme et qu’il brûlait toujours. Le Mali est un baril de poudre où la moindre étincelle peut tout faire exploser » compare l’adjudant Benoît Laloux.

 

Cette métaphore traduit bien les risques qu’encoure le détachement. Un détachement particulièrement jeune qui se réjouit toutefois de cette mission. Pour 75% de son personnel, il s’agira de la première à l’étranger. Une consécration après des mois au service de la Défense, voire parfois des années. « Cela fera plaisir au personnel » affirme le lieutenant Jérôme Bronckart. « Nous avons également le devoir de montrer l’exemple à l’armée malienne et de valoriser notre professionnalisme aux yeux des autres nations présentes », ajoute-t-il.

 

Le détachement Mali s’est entraîné, s’entraîne encore et se sent fin prêt à relever cette mission avec brio. Il assurera la sécurité, servira d’exemple et représentera la Belgique en promouvant sa Défense tout au long des quatre mois de mission.

Vidéo : Erwin Ceuppens

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 13:45
photo EMA (Archives)

photo EMA (Archives)

 

23-03-2015 par RFI

 

Un civil malien a été tué et décapité il y a quelques jours dans la région de Tombouctou dans le nord-ouest du pays. Il était accusé par ses assassins d'être un informateur des forces françaises.

 

L’homme accusé d’être un informateur des forces françaises de l’opération Barkhane serait âgé de 39 ans. Ce civil malien a dans un premier temps été enlevé, puis conduit à 120 kilomètres au nord de Tombouctou.

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 11:45
Barkhane : Point de situation au 19 mars

 

20/03/2015 Sources : État-major des armées

 

La force Barkhane a achevé le 10 mars une opération tripartite de contrôle de zone aux côtés des forces armées maliennes et mauritaniennes dans la région de la forêt d’Ouagadou. Plus de 700 militaires mauritaniens et près de 500 militaires maliens ont ainsi mobilisé leurs efforts dans cette zone aux côtés de la quarantaine de militaires français déployés en appui.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armées terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 14:50
A Dutch Apache attack helicopter in Mali - photo Defensie.nl

A Dutch Apache attack helicopter in Mali - photo Defensie.nl

 

Brussels, 18/03/2015 EEAS ref 150318_02_en

 

The death of two Dutch peacekeepers from the Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA) in northern Mali, , extends the long list of those who sacrificed their lives for the return of peace in the country.

 

On this occasion, I extend my deepest condolences to the Government of the Kingdom of the Netherlands and to the families of the two peacekeepers, who lost their lives in this tragic accident.

 

The EU underlines the important role played by MINUSMA in consolidating peace, security and stability and reiterates its full support to it in the implementation of its mandate and protection of civilians. It also invites all parties involved in the Algiers process to agree on the proposed peace plan and put an end to the on-going crisis in the country.

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