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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:18

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15/01/2013 Opérations

 

Le ministre de la Défense s'est exprimé au cours d'une conférence de presse le mardi 15 janvier 2013 sur la situation au Mali

 

Nous nous retrouvons donc pour faire le point sur la situation au Mali et l’intervention qui s’y déroule conformément au souhait qu’a exprimé le président de la République de faire régulièrement devant vous un point de situation.

 

La lutte que nous menons au Mali, avec le plein soutien de la communauté internationale, est une lutte implacable contre les groupes terroristes. Et je voudrais, à cet instant, en présence de l’amiral Guillaud, saluer la réactivité de nos forces armées qui ont lancé les premières attaques sur les positions des groupes terroristes au nord de Mopti moins de cinq heures après l’ordre donné par le président de la République vendredi dernier. Je vous rappelle que c’est lors de cette action courageuse qu’est mort le chef de bataillon Boiteux – désormais chef de bataillon – auquel nous venons de rendre l’hommage que la nation lui devait aux Invalides il y a quelques minutes.

 

Toutes les armées sont mobilisées dans un déploiement de moyens aériens et terrestres qui est toujours en cours. J’ai visité ce matin le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes où j’ai pu constater les mobilisations de tous au service des valeurs de notre pays. Je voudrais d’abord vous rappeler les éléments et les évènements déclencheurs de la crise actuelle. D’abord, l’offensive terroriste de jeudi dernier. Depuis le début de la semaine dernière, le Mali fait face à une agression caractérisée, organisée et coordonnée – et c’était là une nouveauté – d’ANSAR EDDINE, des katibas d’AQMI et du MUJAO. Et je voudrais bien préciser ici que ces groupes terroristes et jihadistes doivent clairement être distingués des mouvements représentatifs du Nord-Mali et des populations de cette région dans toute leur diversité. Ni ces mouvements ni ces populations ne sont visés en aucun cas par l’action militaire que nous avons engagée. Je serais tenté de dire que c’est le contraire.

 

Je reviens à l’offensive terroriste de la semaine dernière. Des concentrations importantes de véhicules et de combattants à Léré, à Douentza, à Kona ont été repérées en début de semaine (plus de deux cents véhicules). Près de mille deux cents combattants et les principaux dirigeants, en particulier d’ANSAR EDDINE et d’AQMI, étaient sur place pour diriger les opérations. La manœuvre de ces groupes était claire : un double mouvement vers Mopti-Sévaré d’une part, vers Diabali et Ségou d’autre part, l’ensemble aboutissant à ouvrir la voie sur Bamako.

 

Dans ces circonstances, quel était l’état des forces maliennes ? Comme vous le savez, l’armée malienne était en mauvaise posture malgré ses actions courageuses de jeudi dernier à Kona. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle devait être consolidée. Et l’objectif des groupes terroristes était de détruire cette armée avant que la force internationale de soutien au Mali (la MISMA) et avant que la mission européenne (UTM MALI) ne puisse intervenir. Et l’installation des terroristes hier dans la ville de Diabali est venue confirmer nos analyses de la semaine dernière et la pertinence du choix du président de la République d’agir vite et fort.

 

Enfin, toujours dans cette première série d’observations sur les évènements déclenchants, nous avons eu un service de renseignement particulièrement pertinent puisque c’est lui qui nous a permis d’identifier l’accélération des groupes terroristes dans la logique que je viens d’évoquer et nous ne cessons de renforcer notre dispositif de renseignement. Il a basculé depuis une semaine dans une logique d’appui aux opérations de nos armées et nous nous coordonnons avec nos principaux partenaires pour renforcer encore davantage nos capacités de renseignement. Et vous avez vu les déclarations en ce sens de Leon Panetta avec qui je me suis entretenu déjà à plusieurs reprises.

 

Deuxièmement, deuxième point, quels étaient les objectifs des groupes terroristes jihadistes ? Les buts de l’agression caractérisée des groupes terroristes apparaissent clairement : étendre leur mainmise territoriale, déstabiliser l’équipe de transition politique à Bamako et empêcher la mise en œuvre de la stratégie internationale qui avait été entérinée, que ce soit par les Nations Unies, par l’Union africaine ou par l’Union européenne, et d’empêcher la mise en œuvre de ces traductions concrètes (UTM MALI et la MISMA).

 

Nous sommes ici face à un adversaire agile, déterminé, bien équipé, bien entraîné, apte à se dissimuler dans le relief et la végétation. La chute de Mopti aurait eu des conséquences graves en raison à la fois du symbole politique que cette ville de cent vingt mille habitants représente et du coup définitif alors que cette chute aurait porté aux armées maliennes. Nous l’avons empêché. Et nous aurions été… Si cette éventualité était allée jusqu’à son terme, nous étions en passe de ne plus pouvoir mobiliser les forces maliennes, ce qui aurait mis en cause toute stratégie et les bases qui permettaient le déroulement de cette stratégie, c’est-à-dire la transition politique à Bamako, les forces maliennes entraînées et formées par les Européens et le déploiement de la MISMA.

 

Concernant la réaction militaire française, je voudrais d’abord rappeler les objectifs et les missions que le président de la République a assignés à cette action et aux forces françaises. Il l’a redit aujourd’hui dans son déplacement aux Émirats arabes unis. Je rappelle que cette opération a trois objectifs principaux. Un, stopper l’offensive des terroristes et les empêcher de menacer l’État malien. C’est ce qui a été fait après la prise de Kona pour ce qui est de l’est et c’est ce qui est fait en ce moment par la mise en place d’un dispositif sur ce qu’on appelle le fuseau ouest conjointement avec l’armée malienne. Premier objectif.

 

Deuxième objectif, préserver et retrouver l’intégrité et la souveraineté du Mali. Et troisième objectif – mais ils sont tout à fait complémentaires, évidemment –, faciliter la mise en œuvre des décisions internationales, en accélérer le tempo aussi bien pour les forces africaines que pour les forces européennes. Voilà les objectifs. Et pour appliquer ces objectifs, nos forces ont quatre missions qui se conjuguent. Premièrement, aider les forces maliennes encore présentes à arrêter la progression des terroristes vers le sud soit par des forces, des frappes aériennes sur des cibles dites cibles d’opportunité par des avions et par des hélicoptères, soit par le déploiement d’éléments terrestres. Premièrement, aider les forces maliennes à arrêter la progression des terroristes vers le sud.

 

Deuxièmement, frapper, mais là, par des actions aériennes, dans la profondeur les bases arrière des groupes terroristes pour empêcher toute nouvelle offensive. Troisièmement, envoyer un signal fort à Bamako de notre soutien à la stabilité de la ville, à la permanence des institutions de transition et aussi à la sécurité de nos ressortissants et des ressortissants européens. Et enfin, quatrièmement, faire en sorte de préparer les conditions nécessaires à l’organisation et l’intervention des forces armées africaines de la MISMA autour de l’état-major nigérian et permettre l’accélération du déploiement de la mission dite UTM MALI capable de former et de renforcer l’armée malienne.

 

Par rapport à ces missions au cours de ces derniers jours, je vous rappelle que depuis samedi, nous avons intensifié nos frappes aériennes de jour comme de nuit sur les deux axes séparés par le fleuve Niger (fusion est, fuseau ouest), que depuis samedi, nous avons engagé, en particulier dimanche, des frappes dans la profondeur, d’abord, dans la région de Gao afin de déstructurer la capacité d’entraînement et de renforcement des jihadistes et en s’attaquant aux infrastructures logistiques, aux infrastructures de commandement et aux infrastructures d’entraînement.

 

Lundi enfin, la nuit dernière, et encore au moment où je vous parle, nous poursuivons les frappes aériennes en zone de contact à la fois sur le fuseau ouest et sur le fuseau est pendant que se poursuit le renforcement terrestre sur la capitale.

 

Alors, quel est maintenant l’état des lieux au 15 janvier ? Tout d’abord sur le terrain, sur le fuseau est – pour faire vite, Mopti mais fuseau est –, nous avons pu stopper l’offensive et les moyens des groupes terroristes qui se sont répartis entre Douentza et Gao. Et à cette heure, la ville de Kona n’a pas encore été reprise par les forces armées maliennes. Sur le fuseau ouest, les groupes terroristes jihadistes sont encore très présents. Ils se sont installés à Diabali hier d’où ils menacent le sud. Les forces maliennes sont sorties très éprouvées des combats récents. Notre présence les a renforcées et je vous rappelle que la Croix-Rouge International a annoncé hier plus de quatre-vingts blessés du côté des forces maliennes dans la région de Mopti. Elles se sont battues avec beaucoup de détermination mais elles sont relativement affaiblies.

 

Nous sommes en face d’un adversaire déterminé, bien équipé, qui n’a pas renoncé, mais nous lui avons porté des premiers coups durs par des frappes, y compris dans la profondeur. Aujourd’hui, la situation de nos forces est la suivante : nous avons mille sept cents militaires dans l’opération (l’opération Serval) dont, à cette heure, huit cents sur le territoire malien. Quelles sont les forces qui sont mises en œuvre ? Aux côtés des aéronefs Atlantique en charge de la recherche de renseignements et du guidage des moyens de frappe, douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés. Douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs. Les chasseurs opèrent depuis le Tchad et depuis Bamako. Il y a cinq aéronefs de transport tactique (des C-130 et des C-160) qui effectuent des liaisons internes au théâtre depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso.

 

Au sol – je le redis –, huit cents soldats français sont aujourd’hui déployés en provenance du Tchad : une compagnie d’infanterie du 21e RIMA de Fréjus, un demi-escadron blindé du 1er REC d’Orange et un PC tactique (dispositif Épervier rapatrié sur le Mali en partie). En provenance de la Côte-d’Ivoire, dispositif Licorne : un sous-groupement tactique interarmes armé par le 3e RPIMA de Carcassonne et par le 1er RHP de Tarbes. Et enfin, en provenance de métropole, le renfort Guépard : une compagnie d’infanterie du 2e RIMA du Mans.

 

Sur le plan du commandement, le niveau stratégique est conduit depuis le centre de planification et de conduite des opérations à Paris (CPCO que tout le monde connaît). Le niveau opératif est assuré depuis l’état-major des éléments français du Sénégal et le niveau tactique est assuré actuellement par le PC du 21e RIMA.

 

Les développements à venir seront marqués par trois efforts importants. Premièrement, nous poursuivons les frappes sur les capacités des groupes terroristes au nord et sur l’ensemble du territoire malien pour diminuer leur potentiel. Deuxièmement, nous poursuivons la montée de notre dispositif aéroterrestre. Et troisièmement, nous soutenons, en coordination avec nos partenaires européens que je veux saluer ici, l’accélération du déploiement de la force africaine.

 

Concernant la force africaine et la mobilisation des pays africains, je voudrais faire état que l’action déterminée de la France a suscité une mobilisation unanime des pays africains et les chefs d’état-major de la CDAO (donc du regroupement des pays d’Afrique de l’Ouest) sont réunis en ce moment même pour accélérer le déploiement de la MISMA. Et nous avons là créé une dynamique.

 

Il y a eu des offres de la part du Togo, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal, de la Guinée, du Ghana, ainsi que du Tchad, et ces offres ont été confirmées ces dernières heures. C’est bien, d’une certaine manière, toute l’Afrique qui se mobilise dans le cadre fixé par la résolution 2085 du Conseil de sécurité. Par ailleurs, comme vous le savez, le général nigérien commandant la MISMA est déjà à Bamako pour déployer les premiers éléments de l’état-major africain.

 

Notre responsabilité collective, c’est de soutenir le déploiement accéléré des forces africaines pour engager, dès que cela sera possible, la reconquête du nord aux côtés des forces maliennes et de ces forces africaines. Et nous accompagnerons les forces maliennes et les forces africaines de notre appui. À cet égard, les offres de soutien faites par les Européens et les Américains dans le domaine du transport et du soutien sont, à cet égard, très utiles pour permettre le transport des forces africaines qui se sont déterminées dans l’inventaire que j’ai fait tout à l’heure car je vous rappelle que notre objectif est bien de permettre, le plus vite possible, la mise en œuvre du cadre défini par la communauté internationale qui avait fait l’objet des initiatives du président de la République depuis son élection, en particulier aux Nations Unies. Et l’ensemble de ces initiatives a été validé par la résolution 2085.

 

Je voudrais vous rappeler aussi que nous disposons d’un fort soutien politique et opérationnel des Européens. Nous avons dû agir dans l’urgence à la demande de l’État malien qui était confronté à une agression caractérisée que j’ai décrite en commençant. La demande nous était adressée. Il était de notre responsabilité d’y répondre et d’y répondre vite et tout le monde l’a bien compris. Je constate depuis cinq jours que la plupart de nos partenaires européens se sont spontanément mobilisés pour nous apporter un soutien militaire concret. Et les contacts téléphoniques que j’ai eus pendant le week-end et jusqu’à hier soir avec mes collègues britannique, danois, belge, polonais, italien, espagnol, allemand ont témoigné d’une forte dynamique européenne. Et aujourd’hui, déjà, les Britanniques nous secondent dans le transport stratégique ; déjà, les Danois nous ont fait des propositions dans le domaine du transport, la Belgique dans le domaine du transport et du soutien médical, l’Allemagne dans le domaine du transport et du soutien médical. Ces offres sont venues spontanément, d’autres suivront.

 

Mon ami et collègue Laurent Fabius a demandé et obtenu la convocation d’un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qui se réunira jeudi et qui permettra – en tout cas, ce sont nos objectifs –, un, de conforter le fort soutien, y compris militaire, de nos partenaires de l’Union européenne à l’opération en cours ; deux – c’est vraiment là un objectif majeur –, d’accélérer le déploiement de la mission UTM MALI qui est de plus en plus nécessaire pour équiper, former et entraîner les forces armées maliennes qui devront tenir le terrain ; et trois, d’accélérer le soutien que l’Union européenne et les Européens peuvent apporter au déploiement des forces africaines de la MISMA.

 

Plus largement, nous avons un soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Laurent Fabius a eu l’occasion de le dire déjà hier. Après la déclaration à la presse du Conseil de sécurité du 10 janvier, les consultations du Conseil de sécurité ont eu lieu hier qui nous ont permis d’informer les membres du Conseil et de constater un très fort soutien. Et notre action s’inscrit pleinement dans les objectifs et le cadre fixés par les résolutions du Conseil de sécurité. Notre action vise à faire en sorte que ces résolutions puissent avoir une rapide et pleine application.

 

Je rappelle aussi que les Américains se sont mobilisés à nos côtés en matière de mise à disposition de capacités. Je voudrais remercier ici particulièrement mon collègue Panetta, mais le Premier ministre canadien, Monsieur Harper, a aussi répondu présent et mon collègue canadien Peter Mackay m’a confirmé le soutien – et en particulier dans le domaine du transport – des Canadiens puisque je l’ai eu au téléphone hier soir.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs. La France a été au rendez-vous de ses responsabilités et assume pleinement, sous la responsabilité du président de la République, les responsabilités que lui confie sa position. Elle a créé une dynamique internationale et notamment européenne particulièrement majeure. Tous nos partenaires nous soutiennent. L’Union européenne est mobilisée.

 

Je veux dire aussi aux familles des otages français que je pense à elles, que je comprends leur angoisse. Le président de la République a pris des décisions lourdes. Nous en sommes très conscients. Mais je veux leur dire que ces décisions – et c’est la conviction du président de la République réaffirmée encore aujourd’hui –, ces décisions sont les mieux adaptées à la situation car nous devons affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches. Il aurait été pire de ne rien faire.

 

Nos opérations se poursuivront aussi longtemps que nécessaire pour mettre en œuvre les trois objectifs que j’ai indiqués en commençant et que le président de la République a rappelés tout à l’heure aux Émirats arabes unis. Nous devons d’ores et déjà intégrer dans nos réflexions qu’il s’agit d’une mission importante qui se mènera dans la durée aux côtés des forces maliennes et africaines et aux côtés de mission européenne de formation. Je vous remercie de votre attention.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:18

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January 15, 2013 China Defense Blog

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:09

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

15/01/2013 Par Jean-Jacques Mevel Envoyé spécial à Strasbourg – LeFigaro.fr

 

Les pays membres de l'UE doivent se réunir jeudi pour tenter de concrétiser leur soutien diplomatique.

 

L'europe de la défense, source inépuisable de fières ambitions et de longs débats, n'en sort sûrement pas grandie: cinq jours après avoir donné un coup d'arrêt à l'offensive djihadiste au cœur du Mali, la France se découvre à peu près seule dans la bataille, bien que son entrée en scène jouisse d'un soutien diplomatique unanime.

 

Implicitement, François Hollande vient de reconnaître l'absence durable des Européens dans la bataille en expliquant que Paris s'est donné pour objectif de «donner aux Africains la possibilité de chasser les terroristes»hors du Mali. Laurent Fabius, chef de la diplomatie, veut encore croire que la France n'a pas vocation à agir seule. Mais Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, déplore ouvertement «une mobilisation minimale» du côté de l'UE et des «absences un peu regrettables».

 

Au sens large, la crise malienne marque un nouveau rétrécissement de l'envergure militaire de l'Europe, moins de deux ans après l'offensive alors controversée lancée contre Kadhafi - avec le soutien de l'Otan. L'enthousiasme à dépêcher des troupes se trouve aujourd'hui inversement proportionnel à la légitimité reconnue de la cause.

«La France n'a que de bonnes raisons de vouloir mettre hors d'état de nuire les bandes de gangsters et de trafiquants qui occupent le nord du Mali. Là-bas, le refus de se battre confine à la lâcheté», reconnaît l'eurodéputé Vert Jean-Paul Besset, à rebrousse-poil de l'argumentaire non-violent des écologistes. Et pourtant. «Le soutien politique est unanime, mais lorsqu'il faut agir, on ne trouve plus personne, enchaîne Arnaud Danjean, expert des questions militaires et eurodéputé UMP. Au bout du compte, la France ne peut vraiment compter que sur les Américains ou sur les Anglais…»

 

Prêcher dans le désert

 

Où qu'ils regardent en Europe, la diplomatie française et l'état-major risquent de ne trouver que de bonnes excuses. L'Allemagne, dernière puissance européenne à accroître son budget militaire, ne peut pas engager un soldat ou un blindé sans un vote au Bundestag, scénario dont Angela Merkel se défie en période électorale. L'Italie, elle aussi en pleine campagne législative, et l'Espagne, financièrement lessivée par la crise, ne montrent aucun enthousiasme. Au Nord, les contributeurs aguerris de l'Otan que sont les Pays-Bas et le Danemark s'intéressent assez peu à l'Afrique. À l'Est, la Pologne rappelle qu'elle reste engagée en Afghanistan…

 

Ni le débat lancé mardi au Parlement européen, ni le rendez-vous des 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE convoqué jeudi à Bruxelles ne bouleverseront la donne sur le front malien. Tout au plus les chefs de la diplomatie pourront-ils tirer le bilan décevant d'une «Initiative pour le Sahel», lancée à grand fracas en mars 2011 pour renforcer des pays comme le Mali. Si Bruxelles a effectivement alloué les crédits, le volet militaro-sécuritaire n'a jamais suivi. «Cela fait deux ans que Paris prêche dans le désert», dit Arnaud Danjean. Avant de lancer l'opération «Serval», la France espérait sûrement un appoint militaire européen, même si elle n'en a pas fait un préalable. L'absence de renforts de l'UE vient en tout cas compliquer les calculs de l'état-major sur la «deuxième phase», après plusieurs jours de bombardements qui ont réussi à bloquer l'avancée djihadiste.

 


La voix singulière de la Tunisie critique l'intervention française

 

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, la Tunisie s'est dite opposée par principe à toute opération militaire non africaine sur le continent, au moment où la France mène une intervention armée au Mali contre des combattants islamistes. «Nous considérons que les problèmes qui se posent en Afrique doivent être résolus dans un cadre africain», a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne. «D'une façon générale, nous sommes contre une intervention étrangère dans tous les cas de figure», a-t-il ajouté. Rafik Abdessalem est issu du parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien. L'opération menée parla France a été montée à la demande des autorités maliennes en attendant la formation d'une force africaine.Elle a reçu le soutien unanime du Conseil de sécurité de l'ONU et des membres de l'UE. Le président tunisien, Moncef Marzouki, s'était déjà gardé le week-end dernier d'apporter son soutien à l'intervention française, indiquant qu'il aurait «préféré une solution politique négociée». Il a cependant jugé que le nord du Mali, sous contrôle des djihadistes, était aussi un danger pour la Tunisie, le pays étant devenu «un corridor» pour approvisionner les forces islamistes en armes.

 

LIRE AUSSI:

» Mali: François Hollande en président de guerre

» Les discrets préparatifs de l'armée française à Bamako

» Pourquoi la France a passé la vitesse supérieure au Mali

» Mali: Berlin rappelé à son devoir de solidarité

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:50

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6057/s300_DMOC-2013-002-025.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

2 Royal Air Force C-17 transport aircraft have arrived in France as part of the UK's logistical support to French military operations in Mali.

 

At Évreux-Fauville Air Base near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako. French forces are assisting the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell, said:

We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.

French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft
At Évreux-Fauville Air Base, near Paris, one of the RAF C-17 aircraft is loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft at Évreux, France [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]

This view was echoed by Squadron Leader David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron, who said:

There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the world for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

15 janvier 2013 par Patrick Maurot - comptes-publics.fr

 

Mardi 15 janvier 2013, la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale entend le compte rendu du déplacement de sa délégation à l’Assemblée générale de l’Onu et un compte rendu du groupe de travail sur la situation au Sahel (16h15). La commission auditionne ensuite Tièman Hubert Coulibaly, ministre des affaires étrangères de la République du Mali (17h15, ouvert à la presse).

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:45
4e jour de l’intervention militaire au Mali: la France en tête

 

14 janvier 2013 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU discute ce lundi 14 janvier du conflit au Mali et ses membres devraient faire part de leur soutien à l’intervention militaire de la France contre les islamistes qui contrôlaient le nord du pays de puis près de neuf mois et avaient, la semaine dernière commencé à progresser vers le sud.

 

16h32: L’Algérie ferme sa frontière avec le Mali.

 

16h40 Une trentaine de chars français et plusieurs transporteurs de troupe accompagné un hélicoptère  de la Force Licorne, déployée en Côte d’Ivoire depuis 2002 ont quitté la Côte d’ivoire pour se rendre au Mali.

 

16h47 Le ministre malien des affaires étrangères sur itélé: « Nous comptons sur les soldats français au sol et jusqu à la victoire ».

 

16h53 Le représentant de la France à l’ONU , Gérard Araud, déclare que, dès la fin de la crise, il sera impératif que le gouvernement maline établisse une feuille de route et entame des négociations.

 

17h06 « Nous prouvons aux  groupes armées du Nord, qu’il n’y a pas d’autre voie que la négociations.  » L’objectif est la négociation « , insiste Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, en terminant son point de presse à New-York.

Le but de ces consultations informelles à huis clos, qui se tiennent à partir de 15h00, heure de New-York à l’initiative de Paris, est d’informer les partenaires de la France quatre jours après le lancement de l’opération “Serval”. Il s’agit de la première réunion plénière du Conseil sur le Mali depuis l’intervention.

 

La France n’avait pas d’autorisation particulière à demander au Conseil et la base légale de son intervention n’est pas contestée par les 14 autres pays membres, puisque la résolution 2085 autorisait déjà le déploiement de 3 300 hommes au Mali pour reconquérir le Nord, aux mains des islamistes rebelles, mais il fallait d’abord former et entraîner les forces africaines qui seraient appelées à intervenir sur le terrain. Dans une déclaration jeudi soir, le Conseil de sécurité avait même pressé ceux qui le pouvaient de fournir à Bamako toute l’assistance nécessaire pour “réduire la menace représentée par les organisations terroristes et les groupes affiliés”.

 

Mais rien n’empêchait donc les pays prêts à intervenir à le faire, tout au contraire. Vu l’urgence de la situation, la France a donc décidé d’intervenir au mali avant qu’il n’y ait, pour ainsi dire, plus de Mali.

 

Le ministre des Affaires étrangères français a fait le point aujourd’hui, affirmant, en conférence de presse que « en intervenant au Mali, la France assume ses responsabilités internationales et remplit ses obligations internationales:

 


 

Le Conseil voudra savoir maintenant quelle pourrait être la durée de cette offensive, et dans quel délai les troupes africaines (de la force internationale) peuvent être en place. Pour l’instant, les responsables français ont déclaré que l’opération durera “le temps nécessaire”, évoquant “une question de semaines”.

 

Quant au déploiement autorisé par la résolution de l’ONU de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), cette force internationale, essentiellement composée de pays d’Afrique de l’ouest africaine, son déploiement effectif pour reconquérir le nord du Mali pourrait en effet prendre des mois, même si on tente de l’accélérer dans la mesure du possible.

 

La Russie, qui souligne souvent le danger de l’extrémisme islamiste et la Chine qui a des intérêts commerciaux et énergétiques en Afrique et pour qui la stabilité du continent africain est importante, ne devraient pas voir l’intervention française d’un trop mauvais oeil.

 

Quant à Washington, il déclare “partager l’objectif français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la région” fournira à Paris un appui logistique et des drones de surveillance.

 

État des forces 

 

Les forces françaises de l’Opération Serval

  • 200 soldats de l’opération Épervier, qui étaient au Tchad, incluant un certain nombre de légionnaires, ont été transportés par avion à Bamako, la capitale malienne. Puis, une compagnie du régiment d’infanterie de marine basé à Auvours s’est rendu à Bamako le samedi 12 janvier.
  • Des hélicoptères de combat Gazelle du 4e régiment d’hélicoptère des forces spéciales, armés missiles anti-chars HOT et de canons de 20 mm. Le 4ème régiment est basé à Pau et dispose de 12 de ces hélicoptères.
  • Quatre chasseurs Mirage 2000D, basé au Tchad, et soutenu par deux ravitailleurs C135. Au total, la France dispose de deux aviosn de reconnaissance Mirage F1 CR, de six Mirage 2000D, 3 C135, un C130 Transall C160, qui était déjà déployé au Tchad dans le cadre de son opération Epervier.
  • Quatre avions de combat Rafale se sont aussi envolé le dimanche 13 janvier de leur base de Saint-Dizier pour le Mali où ils ont commencé à effectuer des bombardements le même jour.

Les 4 Rafales partent de Saint-Dizier:

 


 

Les alliés occidentaux

 

Du Royaume-Uni:

 

  • Deux avions C-17 pour transporter des troupes étrangères et du matériel militaire au Mali. Un C-17 est actuellement en France et l’autre est actuellement àla base de la Royal air force Brize Norton-en Angleterre.

Grande-Bretagne ne propose pas de troupes, mais Mark Simmonds, le ministre britannique pour l’Afrique, a déclaré que le personnel militaire britannique pourrait également être impliqué dans la formation de l’armée malienne.

 

La participation britannique au Mali est prévu pour durer une semaine, selon le ministre britanique des Forces armées Andrew Robathan Les seuls militaires britanniques au sol seront l’équipe au sol de l’avion de transpot C-17.

 

Des USA:

 

Des responsables américains ont indiqué qu’ils offraient d’envoyer des drones au Mali. Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a déclaré que les États-Unis fourniront des services de communications et de l’aide pour le transport de troupes et de matériel.

 

Du Canada:

 

Le Canada enverra un C-17 Globe Master pour le transport pendant une semaine.

 

De l’Allemagne

 

L’Allemagne étudie un soutien logistique ou humanitaire

 

Et, pendant ce temps, comme noius le disions précécédemment, l’Union européenne accélère les préparatifs de la mission de formatioin des forces africaines au Mali (on parle maintenant de mi-février ou début mars).

 

Les Pays africains:

  • Le Burkina Faso enverra 500 soldatsMali and 500 autres pour verouiller la frontière nord. Les Burkinabés ont déjà, d’ailleurs, établi des postes de contrôle sur les routes qui au Burkina Faso qui mène à sa frontièr avec le nord du Mali. au Nord malienCheck points have also been set up in Burkina Faso on roads to it northern border with Mali.
  •  Le Nigéria envera 600 soldats, a annoncé le ministre des Affaires étrangères français le lundi 14 janvier
  • Le Sénégal enverra 500 soldats pour prendre part au combat.
  • Le Niger enverra 500 soldats Mali pour combattre les extrémistes.
  • Le Togo enverra 500 hommes
  • Le Bénin enverra 300 hommes
  • Le Ghana enverra 120 militaires, spécialistes du génie

Et le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré que 500 soldats maliens qui s‘étaient repliés avec le colonel Alhaji Ag Gamou en 2012 au Niger face à l’avancée des islamistes dans le Nord du Mali pourraient reprendre le combat contre les djihadistes.

 

Pendant ce temps sur le terrain, les rebelles contre-attaquent

 

L’aviation française avait bombardé pour la première fois dimanche leurs positions dans le nord, à Gao et Kidal, au coeur des territoires jihadistes. Impossible, par contre, d’établir un bilan exact des pertes du côtés des islamistes, mais, dans la seule ville de Gao et sa périphérie, des sources parlent plus de soixante jihadistes tués au cours de bombardements français et des chefs de la rébellion auraient été tués ou blessés.

 

Les positions islamistes à Nampala, à une cinquantaine de kilomètres de Diabali, et un camp d’entraînement jihadiste à Léré, près de la Mauritanie, avait aussi été touchés dimanche par les frappes aériennes françaises

Ce lundi 14 janvier, des combattants djihadistes, menés par Abou Zeid, l’un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi), ont repris ce lundi 14 janvier la ville de Diabali, dans l’Ouest, près de la Mauritanie, dans une zone sous le contrôle des autorités maliennes, rapportait ce matin l’AFP.

 

L’armée mauritanienne s’est quant à elle redéployée lundi pour verouiller la frontière avec le Mali.

 

“Nous savions qu’il y aurait une contre-offensive vers l’ouest, d’autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques (…). Ils ont pris Diabali, qui est une petite commune, après des combats importants et après une résistance de l’armée malienne qui était insuffisamment dotée à ce moment précis”, a déclaré le ministre français de la Défense, Jean Yves le Drian sur la chaîne BFM-TV

 


 

Toujours ce lundi 14 janvier, le quartier général du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) à Douentza, à 800 km au nord de Bamako, a été visé à son tour, mais les rebelles islamistes avaient déjà fui la ville.

 

Et, finalement, les Touaregs prêts à s’allier à la France

 

Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont pour leur part déclarer être “prêts à aider” l’armée française à lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali, en faisant “le travail au sol”, fort de leur “connaissance du terrain et des populations”.

 

Les Touaregs s’étaient emparés en janvier 2012 du nord du Mali, avant d’en être évincé peu après par les groupes islamistes armés. Très affaibli, les Touaregs s’étaient en décembre 2012 engagéà cesser les hostilités et à négocier avec le gouvernement malien.

 

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Intervention militaire au Mali, le Canada apportera son soutien logistique >>

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

14.01.2013 Gouvernement militaire de Paris

 

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au lieutenant Damien Boiteux le mardi 15 janvier 2013 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Le lieutenant Damien Boiteux a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère,  le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval, consistant, en appui des forces maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le sud du Mali.

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’arméede terre, à l’Hôtel national des Invalides à partir de 14h45.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 14h30 et 14h45.

 

Une cérémonie nationale d’hommage, présidée par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, aura lieu ensuite aux Invalides à partir de 16h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec notre héros mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 14h15, puis dans la cour d’honneur des Invalides à partir de 16h00.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:00

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

14 January 2013 defenceweb (Reuters)

 

Just as its leaders were defining a new "hands-off" strategy for Africa, France has been thrust onto the front line of one of the continent's riskiest battlefields deep in the desert of Mali.

 

President Francois Hollande's backing of air strikes to halt Islamist rebels advancing on the capital Bamako raises the threat level for eight French hostages held by al Qaeda allies in the Sahara and for the 30,000 French expatriates living in neighboring, mostly Muslim states.

 

It could also trigger an attack on French soil. But, in what could be the biggest foreign policy decision of his presidency, Hollande bet that inaction bore a greater peril of producing a jihadist state like Afghanistan under the Taliban, Reuters reports.

 

"We must stop the rebels' offensive, otherwise the whole of Mali will fall into their hands - creating a threat for Africa and even for Europe," his foreign minister Laurent Fabius told reporters to justify backing Mali's dilapidated national army.

 

For months, military planners in Paris had been working on discreet and limited support for an African-led effort due later this year to try and drive Islamists out of France's ex-colony.

 

That scenario was swiftly overtaken on Thursday as rebels captured the central town of Konna that is a gateway towards Bamako 600 km (375 miles) further south.

 

With Mali's army impotent, Hollande ordered the first military strikes of his career. Now France has deployed 550 troops, C-160 transport aircraft, attack helicopters and has Rafale jets on standby the question is: where does it go from here?

 

HOLLANDE HAS WIDE BACKING - FOR NOW

 

The intervention came weeks after Paris conspicuously failed to rescue the incumbent leader in Central African Republic, another ex-colony, leaving President Francois Bozize no alternative but to accept a power-sharing pact with insurgents threatening to take over his mineral-rich state.

 

The Bozize snub was a sign that Hollande's government was banging another nail in the coffin of "Francafrique", the decades-old system under which Paris propped up African leaders aligned to French business interests.

 

Francafrique for years helped dictate the Africa strategies of French companies in the mining and energy sectors such as the oil giant Elf Aquitaine that became Total SA in 2003. Total's chief executive was quoted last year as saying he believed Francafrique was dead.

 

Hollande's government stresses that by entering Mali, France is not falling back into old habits.

 

Its presence is legitimized by U.N. resolutions mandating foreign intervention to support Mali forces and approval by the same African leaders irked in 2011 when France and Britain ordered NATO air strikes in Libya to oust Muammar Gaddafi.

 

The United States and Britain have also signaled backing, and even opposition French conservatives mostly say Hollande did the right thing. Shocking reports of public amputations in rebel-held northern Mali as tough shariah Islamic law is imposed will persuade many French voters the intervention was just.

 

But events on the ground could change that quickly.

 

While the Mali Islamists are a rag-tag army, they managed to recoup many of the arms that spilled out of Libya during its war and can inflict real damage including the downing of a French helicopter on the first day of strikes.

 

By going to help the Malian army, Hollande defied threats by the rebels' allies, al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), to kill the French hostages taken across the Sahara in past years.

 

As the failure of a French commando bid late last week to free a secret agent held in Somalia since 2009 shows, it will be very hard for him now to guarantee their safety.

 

"With this (Mali) intervention, the French president has shown he did not want to be taken hostage himself by the issue of the French hostages held by AQIM. That is an act of political courage," said Mathieu Pellerin, head of the Paris-based Centre of Strategic Intelligence on the African Continent (CISCA).

 

Hollande said he believed the secret agent had been killed during the abortive raid, an assertion which the Somalian al Shabaab insurgents deny.

 

REPRISALS RISK

 

With some of the rebel Malian fighters living side by side with their families, the further risk is of collateral damage that would drain domestic and foreign support for the action.

 

"If we jump in then we could have horrific images of children, women killed," said one French diplomatic source speaking before last week's events, noting how civilian deaths caused by NATO operations in Afghanistan damaged public support for the Western mission to dislodge Taliban Islamists there.

 

Fears will also grow of reprisals on the large expatriate French communities in neighboring Muslim countries such as Burkina Faso, Niger and Senegal.

 

"There are consequences, not only for French hostages, but also for all French citizens wherever they find themselves in the Muslim world," Sanda Ould Boumama, of the Malian insurgent group Ansar Dine, warned on Saturday.

 

But the real political game-changer for Hollande is the threat of an attack on French soil.

 

France is no stranger to such strikes, with eight killed during a wave of bombings of the Paris Metro in 1995 by Algeria's Armed Islamic Group (GIA), a guerrilla Islamist movement from which AQIM traces some of its lineage.

 

Home to Europe's largest Muslim population of some five million, France is acutely aware of the risk of radicalization after an al Qaeda-inspired gunman last March went on a killing spree in the southern city of Toulouse, killing seven.

 

Underlining that he takes the threat of attack seriously, Hollande on Saturday announced he was stepping up security measures on French transport and in public places.

 

BAPTISM OF FIRE

 

For now, France said its aim is not to begin an operation to take Mali's north back out of rebel hands. Hollande has stressed its exclusive goal is to prepare for a subsequent intervention to be led not by Paris but by the West African ECOWAS bloc.

 

French Defence Minister Jean-Yves Le Drian said on Sunday France was pursuing strikes on rebel targets and residents said its aircraft had even bombed the northern rebel stronghold Gao.

 

But Mark Schroeder, Africa-watcher for U.S.-based risk and security consultancy Stratfor, expected French troops largely to focus on holding the line in central Mali in coming weeks and wait for the operation to take on a more international feel.

 

"Behind that line, the European Union military training mission will come in and African forces will start to arrive," he said of troops from neighbors including Niger due to arrive from Monday to build a total force around 3,300 strong.

 

While that could help France wind down its exposure, CISCA's Pellerin said that would still depend crucially on the African-led coalition gaining the necessary size and strength to lead the fight to push back the rebels - not a given at this stage.

 

A rare dissenting voice, former foreign minister Dominique de Villepin - who led world opposition to the U.S.-led Iraq war in 2003 - warned France could get sucked into a conflict where military victory was hollow without political conciliation.

 

"It is time to break with a decade of lost wars," he said of wars in Iraq, Afghanistan and Libya which he argued merely created the grounds for future conflicts.

 

For Hollande, whose poll ratings are at record lows because of his hesitant leadership and failure to cut unemployment, Mali could emerge as his political crucible.

 

It was already diverting attention away from a mass march on Sunday in protest at his plans to legalize gay marriages, and meant that a late-night Friday deal between trade unions and employers on reforming the labor market went little noticed.

 

"This is not just any old baptism of fire," said Bruno Tertrais, head of research at Paris's Foundation for Strategic Research. "This is a baptism of fire in his very role as chief of the armed forces."

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que l' hommage sobre et solennel au passage du convoi funèbre du Lieutenant Damien BOITEUX aura lieu mardi 15 Janvier entre 14h15 et 14h45 sur le pont Alexandre III à Paris.

 

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, présidera à 16h30 la cérémonie d’hommage national au premier soldat français tombé au Mali à l’hôtel national des invalides.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que le retour de la dépouille du Lieutenant Damien BOITEUX, mort au combat au Nord MALI, aura lieu le mardi 15 janvier 2013 en début d'après-midi.

 

Le plan hommage sur le pont Alexandre III sera mis en œuvre.

 

Les détails de ce plan hommage, vous seront communiqués dès que possible

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:15

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6041/s300_SEF12-06559-015.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

The UK is to provide logistical military assistance to Mali in order to help control rebel and extremist groups in the north of the country.

 

On Saturday, 12 January, the British Prime Minister, David Cameron, spoke to President François Hollande of France about how the UK can support French military assistance being provided to the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

As a result of this, the UK has offered, at French request, 2 transport aircraft to help quickly transport foreign troops and equipment to the West African country.

 

The UK Prime Minister and the Foreign Secretary, William Hague, have confirmed that no British forces will be involved in a combat role at all.

An RAF C-17 in flight
An RAF C-17 in flight (stock image) [Picture: Sergeant Jack Pritchard, Crown Copyright/MOD 2002]

Speaking over the weekend, UK Foreign Office Minister Mark Simmonds said that the UK has been concerned, alongside the international community, about the situation in northern Mali for some time. He explained that the northern part of Mali is controlled by Al-Qaeda and other terrorist organisations, and that potentially poses a direct threat to the UK and regional stability.

 

Mr Simmonds said:

We’re working with the United Nations, where there have been 2 resolutions, and the African Union and ECOWAS, which is the African regional organisation, to provide both an immediate and a long term sustainable solution to the challenge that is faced in Mali.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:45

operation-serval-4

 

14/01/2013 Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE- Paris veut à terme empêcher durablement les groupes terroristes de nuire.

 

Contrairement à l'intervention franco-britannique en Libye, la guerre déclenchée vendredi contre les islamistes au Mali a été préparée de longue date. Certes, le pouvoir politique français a semblé un temps tergiverser. Le tempo a été imposé par la nouvelle poussée des djihadistes vers le sud aux autorités françaises. Dans les états-majors, cependant, l'opération avait été planifiée à l'avance. Les militaires français savaient que Paris, cible désignée d'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) depuis plusieurs années, serait, malgré l'habillage politico-diplomatique autour de l'Union européenne et des forces africaines, en première ligne. Ils savaient aussi que la fenêtre météorologique permettant d'intervenir efficacement se refermerait en mars, avec le début de la saison des pluies.

Officiellement, la France intervient en soutien de l'armée malienne. Dans les faits, c'est elle qui depuis trois jours mène entièrement l'opération «Serval» destinée, selon Paris, «à stopper la menace terroriste». Avec des moyens conséquents. Des forces spéciales transportées à bord d'hélicoptères de combat pour donner l'assaut contre les colonnes islamistes. Des raids aériens menés par les Mirage 2000 et F1 basés au Tchad, dans le cadre de l'opération «Épervier». Des Rafale en alerte sur le territoire français. Des appareils de surveillance venus du Sénégal. Et l'arrivée à Bamako de plusieurs centaines de militaires prépositionnés en Côte d'Ivoire et au Tchad, pour protéger les ressortissants européens et contribuer à «stabiliser» la région. L'opération durera «le temps qu'il faut», a prévenu le ministre de la Défense. «Il y avait nécessité d'agir de manière rapide», a-t-il poursuivi. Si la France a pu réagir aussi efficacement, c'est parce qu'elle dispose encore de forces prépositionnées dans plusieurs capitales africaines.

Former des forces africaines

L'intervention est aussi la suite logique de l'opération libyenne en 2011. «Il ne s'agit en fait que de la deuxième bataille de la guerre en Libye», explique le général Vincent Desportes, ancien chef de l'École de guerre. D'une part parce que la conquête du Nord Mali s'est faite par des mercenaires revenus au pays après avoir combattu aux côtés de Kadhafi. D'autre part parce que les islamistes se sont armés en pillant les stocks d'armes libyens à la faveur du chaos qui a accompagné la chute du raïs.

 

carte des contingents africains devant intervenir en soutient a l intervention francaise au mali

 

La première étape de l'opération militaire, qui vise à bloquer la progression des colonnes armées venant du nord et infliger des destructions aux islamistes en donnant un grand coup de pied dans la fourmilière, se déroule bien, même si l'heure du bilan n'est pas encore venue. Les étapes ultérieures risquent en revanche d'être plus complexes. À terme, il s'agit en effet de permettre à l'armée malienne de reconquérir son intégrité territoriale et d'empêcher durablement les groupes terroristes de nuire. Or, la France n'a pas pour l'instant l'intention de mettre des troupes au sol pour le faire. «En aurait-elle l'intention, on peut légitimement se demander si elle en aurait encore les moyens», commente un officier. L'armée malienne est en déroute. Quant aux forces africaines qui ont commencé à se déployer dans la région et doivent être formées par des conseillers occidentaux, beaucoup doutent de leur efficacité face aux combattants surarmés et extrêmement déterminés d'Aqmi et de ses alliés, qui évoluent dans un désert deux fois grand comme la France. En dix ans, les forces occidentales n'ont pas réussi à former une armée capable de tenir tête aux talibans en Afghanistan.

Les Européens en retrait

«On a fait le plus facile. Il va maintenant falloir constituer une vraie force africaine capable de reprendre le nord du pays. Cette seconde étape sera longue. Mais elle est indispensable. Car si on se contente de repousser les islamistes vers le nord, ils s'éparpilleront, dans le désert ou dans les pays voisins, avant de revenir», prévient le général Desportes.

Dans cette affaire, la France surfe sur un consensus, international et national. Mais aura-t-elle suffisamment de force pour mener la guerre jusqu'à son terme? Tout en soutenant l'opération et en offrant un soutien logistique et des moyens de renseignements, les États-Unis ont choisi de rester dans l'ombre. Pour l'UMP Arnaud Danjean, président de la sous-commission défense du Parlement européen, l'intervention était «nécessaire et légitime». Il regrette cependant que les pays européens ne participent pas davantage à l'effort, «alors que le processus d'une mission européenne dans le Sahel est acté depuis des semaines…»

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

12/01/2013 Le Point.fr

 

La présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclame plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

Les députés voudront connaître les conditions exactes de l'intervention armée au Mali et vérifier sa légalité, a jugé samedi la présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclamant plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

À la question de savoir quelles seront les questions posées au Parlement, Patricia Adam a répondu par téléphone à BFMTV : "Comme on le fait toujours, d'abord avoir l'exactitude des conditions dans lesquelles se sont exercées les interventions et vérifier la légalité de nos interventions." Aucun vote n'aura lieu à l'Assemblée nationale, mais "lundi soir, réunion à Matignon avec tous les responsables des deux assemblées et, mardi, auditions en commissions" de l'Assemblée nationale et du Sénat, a précisé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, samedi sur son compte twitter.

Les Européens attendus au tournant

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répété samedi avoir téléphoné dès vendredi soir aux responsables de tous les partis politiques, de l'opposition comme de la majorité, et qu'il recevrait lundi les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées.

 

Soulignant les travaux sur le Livre blanc pour la défense et sur la loi de programmation militaire, la présidente de la commission de l'Assemblée a appelé samedi à "consacrer les moyens nécessaires à l'intervention de nos forces". "Les budgets qui vont être consacrés à la défense doivent permettre d'intervenir en toute sécurité pour les hommes qui interviennent et pour la sauvegarde des populations concernées", a poursuivi cette élue du Finistère. Sur l'intervention militaire au Mali, "j'espère que d'autres pays européens nous rejoindront rapidement, les Britanniques se sont exprimés sur ce sujet", a ajouté Patricia Adam. "On a des contacts régulièrement - également au niveau du Parlement - pour que ce soit l'Europe qui intervienne, même si, au Mali, les forces prépositionnées de la France permettaient d'intervenir plus facilement", a-t-elle précisé.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:12

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

12/01/2013 Armée de Terre

 

Le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, le Lieutenant Damien BOITEUX du 4e régiment d’hélicoptères des Forces spéciales a été mortellement blessé alors qu’il était aux commandes de son hélicoptère.

 

Né le 24 novembre 1971, le lieutenant Damien BOITEUX aura servi la France durant 22 ans.

 

A 19 ans, il s’engage le 1er janvier 1991 en qualité d’élève sous-officier à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. A l’issue d’une brillante formation initiale, il rejoint l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX le 5 août 1991. Il est nommé sergent le 1er avril 1992.

 

Breveté pilote, il est affecté au 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg le 9 juin 1992. Sportif et enthousiaste, il progresse rapidement, c’est un jeune sous-officier consciencieux, discipliné et appliqué. Il s’impose déjà comme un pilote doué puis comme un chef de bord d’hélicoptère d’attaque atteignant rapidement un excellent niveau. Il est promu maréchal des logis-chef le 1erjuillet 1999 et est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 1er décembre suivant.

 

Le 1er août 2000, il est appelé à servir en qualité de moniteur à l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX. D’un naturel calme et mesuré, il tire son ascendant d’un comportement et d’un esprit militaire remarquables. Instructeur de talent et pétri de nombreuses qualités pédagogiques, il maîtrise parfaitement l’exercice de sa fonction d’instructeur. Il est promu adjudant le 1er avril 2004.

 

Le 1er août 2005, il rejoint le 6e régiment d’hélicoptères de combat de Margny les Compiègne. Très disponible, il se porte volontaire pour suivre les stages lui permettant d’évoluer en milieu opérationnel. Il retrouve ainsi rapidement sa place en escadrille de combat.

 

Le 1er juillet 2007, il est sélectionné pour rejoindre le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre des opérations spéciales (DAOS) de Pau. Elément moteur de l’escadrille, il est une force de proposition crédible et écouté de ses chefs comme de ses pairs. Son sens du commandement et son fort potentiel l’amènent tout naturellement au recrutement officier. Nommé aspirant le 30 juin 2008 puis sous-lieutenant le 1er octobre suivant, il s’impose sans peine dans l’exercice du commandement.

 

Le 1er août 2009, le DAOS devient 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales. Officier particulièrement aguerri, il est promu lieutenant le 1er octobre de la même année. Il s’illustre par son sens tactique élevé dans la préparation des missions et ses qualités de chef de patrouille et de moniteur Gazelle hors pairs. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il sert de manière remarquable au sein des forces spéciales.

 

Le lieutenant BOITEUX a effectué de nombreuses missions extérieures aux cours desquelles son dévouement et sa volonté de réussite ont été remarquées : Djibouti en 1993, l’ex-Yougoslavie en 1998, la République de Côte d’Ivoire en 2005, 2007 et 2009, à nouveau Djibouti en 2008 et 2009, la Mauritanie en 2010 et le Burkina-Faso en 2010, 2011 et 2012.

 

Il était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe « aviation légère » et « missions d’assistance extérieure ».

 

Agé de 41 ans, pacsé et père d’un enfant, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances. Son action a contribué à arrêter l'avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires. Il a également salué le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

L’armée de Terre, profondément unie dans la peine, partage le deuil des proches et des camarades du Lieutenant Damien BOITEUX.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:52
Mali : l’Alat en première ligne

en vol de jour à bord d’une Gazelle Viviane.

Visibilité excellente, vulnérabilité maximale. 

(photo MinDefFR)

 

12.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

On s’était familiarisé avec Nijrab, Tagab puis Brega, Bengazi… A chaque année son théâtre d’opération et sa géographie nouvelle. Voici donc venir Konna et Mopti sur l’atlas des guerres françaises. Ces villes placées au centre du Mali, à l’exacte limite entre le sud et le nord du pays, sont à présent les points focaux de l’opération Serval qui a pour but d’arrêter l’offensive djihadiste.

 

Des moyens français ont été positionnés à Mopti dans la nuit du 10 au 11 janvier. Certaines informations parues dans la presse font état de huit rotations de Transall. Dans le même temps, des hélicoptères étaient mis en place à Ouagadougou, au Burkina Faso voisin. C’est de cette ville qu’est parti un premier raid français hier dans l’après-midi, pour stopper une offensive rebelle partie de Konna en direction de Mopti.

 

Un coup d’œil rapide sur une carte montre qu’il y a environ 200 km de Ouagadougou à la frontière malienne. Ajoutez une centaine de kilomètres pour aller de la frontière à la zone des combats, entre Konna et Mopti. Un raid direct au départ de la capitale ne passe pas en terme d’autonomie : les hélicoptères ont donc bénéficié d’une zone de ravitaillement avancée, proche du Mali. Les Gazelle utilisées par l’Alat, et en l’espèce le 4ème RHFS (Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales) disposent d’une autonomie d’environ 1h30 en ordre de combat. Ce qui laisse donc, déduction faite de l’aller-retour, et à condition de décoller au plus près de la frontière, une demi-heure de « playtime » au maximum sur la zone des combats.

 

L’intervention des hélicoptères aurait été décisive pour casser la dynamique ennemie et les rebelles auraient reculé « de plusieurs dizaines de kilomètres » selon des sources maliennes. Reste que cette intervention s’est faite de jour selon les informations officielles, ce qui s’est sans doute payé par le décès d’un pilote, le lieutenant Damien Boiteux du 4ème RHFS. Agé de 41 ans, le lieutenant Boiteux était très expérimenté, avec à son actif de multiples opex au Kosovo, en Bosnie et en Côte d’Ivoire. Le ministre évoquait une blessure par balle tandis que certaines sources font état d’un éclat qui lui aurait sectionné l’artère fémorale alors que son hélicoptère était déjà engagé sur le chemin du retour, après le raid.

 

Envoyer les Gazelle de jour contre une colonne fortement défendue est une décision qui ne peut se justifier que dans l’urgence. Rappelons ici en deux mots que la Gazelle comme son nom l’indique, est à l’origine un appareil pacifique, conçu pour le transport « corporate », qui a effectué  son premier vol en 1967. Séduite par sa rapidité et sa manœuvrabilité, et faute de mieux, l’Alat en a fait par la suite la clef de voûte de ses capacités d’attaque. La Gazelle est un appareil rapide, bien adapté au vol à très basse hauteur, mais n’offrant aucune protection à son équipage. Celui-ci est assis face au danger, dans sa bulle de plexiglas, avec pour seule protection le gilet pare-balle et la visière du casque Gueneau… Sans influence sur les munitions de 7,62 à 23 mm dont disposent les rebelles maliens…

 

Le 4ème RHFS dispose d’une douzaine de Gazelle de deux modèles différents : les SA341 équipées d’un canon de 20mm et les SA342 « Viviane » mettant en œuvre le missile HOT. Les deux types d’hélicoptères seraient engagés dans les combats, avec sans doute une prééminence accordée à la Viviane. Celle-ci peut à priori décocher ses missiles à distance de sécurité mais elle doit pour cela se découvrir et s’exposer en demeurant en stationnaire une vingtaine de secondes, le temps que le missile filoguidé frappe sa cible.

 

Pour réduire cette vulnérabilité, l’Alat privilégie le combat de nuit pour lequel a été conçu le viseur Viviane. La quasi totalité des entraînements, et particulièrement au sein du 4ème RHFS, se fait après le coucher du soleil. Ce mode opératoire a parfaitement réussi en Libye : face à des ennemis solidement armés, les Gazelle ont accumulé plusieurs dizaines de raids sans recevoir un seul impact. Mais en Libye, l’Alat maîtrisait tous les paramètres de son intervention, ce qui n’a sans doute pas été le cas pendant ce premier raid malien.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:55

Gazelle sa 342 l1 credits Sirpa Terre

 

12/01/2013 Par SudOuest.fr, avec AFP

 

Le lieutenant Damien Boiteux du régiment "hélicoptères des forces spéciales" a été mortellement blessé lors des combats contre les islamistes

 

Un soldat français a été tué vendredi lors des raids par hélicoptères menés car les terroristes islamistes de l'Aqmi au Mali.

 

Il s'agit du lieutenant Damien Boiteux du régiment d'hélicoptères de combat de Pau, 4e RHFS (hélicoptères des forces spéciales). C'est le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui l'a annoncé ce samedi lors d'une conférence de presse consacrée aux interventions militaires au Mali et en Somalie.

Ce raid a été mené "vers 16h00" et "en appui de l'armée malienne a permis la destruction de plusieurs unités" terroristes et "stoppé leur progression", a affirmé Jean-Yves Le Drian indiquant que "dans ce combat intense, l'un de nos pilotes (...) a été mortellement blessé".

 

Un communiqué publié sur le site de l'Elysée salue sa mémoire :  "C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien Boiteux, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau. Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur. Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Jean-Yves Le Drian, a indiqué que des unités françaises étaient déployées à Bamako, capitale du Mali, depuis la veille au soir en particulier pour "assurer la sécurité de nos ressortissants".

 



Vendredi, la contre-attaque de l'armée malienne, appuyée par des appareils militaires aériens français, est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région de Mopti (centre) d'où ils islamistes voulaient partir à la conquête du sud du Mali sous contrôle gouvernemental.

 

"Les hélicoptères ont frappé les véhicules des jihadistes qui se sont dispersés dans la nature. L'armée nettoie la ville", a indiqué l'armée malienne.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:46

Drapeau-Francais-en-berne-source-LignesdeDefense.jpg

 

12 Janvier 2013 Elysée.fr

 

C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien BOITEUX, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau.

 

Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur.

 

Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Son action a contribué à arrêter l’avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 20:45

Les Etats-Unis apparaissent de plus en plus comme

un acteur clef pour résoudre la crise malienne.

 

27 déc, 2012 by La rédaction - ActuDéfense

 

L’intervention au Mali se précise. Des forces africaines devraient se mobiliser au premier semestre 2013. Emmanuel Dupuy, président de l’Institut  prospective et sécurité en Europe (IPSE) et responsable de la commission Défense du think tank « Atelier de la République », fait le point sur la faisabilité de cette opération (Partie 2/2).

 

  • L’UE fournirait donc 400 hommes : est-ce suffisant pour apporter un soutien logistique, un conseil et de la formation à hauteur des besoins des forces qui seraient mobilisées par la Cédéao ?

Tout dépend de la mission qui lui est assignée. Comme évoqué, c’est plus une présence symbolique qui est en jeu ici pour l’Union européenne. Ce qui est réellement en jeu c’est l’action globale dans laquelle s’inscrit la mission européenne.

 

Celle-ci est d’ailleurs massivement présente, du moins sur le papier. Une Stratégie de l’UE pour le développement de la sécurité au Sahel a été adoptée dès mars 2011, dans l’optique de traiter la crise au Sahel sous une « approche globale » associant potentiellement actions cinétiques à des objectifs de stabilisation. Dans ce cadre, la mise en place d’EUTM-Mali n’est qu’une brique supplémentaire pour étayer de la légitimité de la politique de sécurité et de défense commune. Une mission d’assistance et de conseil des forces de sécurité nigériennes – EUCAP-Niger a été lancée le 17 juillet dernier.

 

Bruxelles répète inlassablement que c’est l’UE qui contribue, en premier lieu à la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité organisée. L’UE distribue, en effet, une enveloppe financière consacrée à des projets de développement d’une ampleur considérable : 503 millions d’euros pour le Mali, 458 millions pour le Niger et 156 millions pour la Mauritanie.

 

Les Etats-Unis ne consacrent, en comparaison, que 100 millions de dollars par an dans le cadre de leur Initiative pan-Sahel de lutte contre le terrorisme, lancé par Washington depuis 2002 ! Il est vrai que cette somme devrait être considérablement « gonflée » à l’aune de la nouvelle donne sécuritaire.

 

A cela s’ajoute l’initiative « Action Globale Internationale Résilience » (AGIR) lancée en juin 2012, qui, avec une enveloppe de 318 millions d’euros vise à lutter contre la crise alimentaire qui aggrave la crise au Mali et au-delà sur l’ensemble du Sahel…

 

L’UE avait, par ailleurs, initié une réflexion visant à créer des outils sécuritaires régionaux, à l’instar d’un Collège sahélien de sécurité, qui se serait appuyé sur le modèle de l’Ecole de formation au maintien de la paix situé à Kolikoro au Mali. Il en va de même avec le projet du West African Police Information System (WAPIS), sorte d’Interpol ouest-africain, partie intégrante du plan d’action de l’UE contre le narco-trafic.

 

Bref, beaucoup de projets sur la table, mais toujours pas de drapeau européen planté sur le sol malien…

  • Quels sont dans cette intervention les Etats clefs côté européen et côté africain ?

Paradoxalement, les Etats clés sont sans doute ceux qui sont les moins en première ligne et paradoxalement ni membres de la Cédéao ni de l’UE. Je veux bien évidemment faire référence à l’Algérie et aux Etats-Unis.

Alger, on le sait est très actif dans cette crise, mais agit en sous-main. Elle n’appartient à aucune des organisations sous régionales impliquées (Cédéao, Communauté des Etats Sahélo-sahariens – CEN-SAD) lui laissant ainsi peu de marge de manœuvre diplomatique « officielle ».

 

L’Algérie, soucieuse de repousser hors de ses propres frontières, un terrorisme d’essence salafiste, influencé et composé d’anciens du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), souffle ainsi le chaud et le froid.

D’un côté, certains analystes dénoncent un soutien « logistique » déguisé – à travers la présence du Croissant rouge algérien à Gao – à certains mouvements fondamentalistes, dont Ansar Dine. Son fondateur, ex-rebelle touareg, Iyag Ag Ghaly est souvent décrit comme une « créature » du Département du Renseignement et de la Sécurité – DRS (services de renseignement algériens).

 

Paradoxalement, les seuls actes de terrorisme avérés (hormis les prises d’otages dont sont victimes les ressortissants occidentaux, dont désormais 9 Français avec celui pris en otage par le groupe Ansaru au Nord du Nigéria) ont été commis sur son territoire ou contre ses intérêts. Les derniers en date, qui remontent à janvier et novembre 2011 puis février 2012, ont touché « symboliquement » le Comité d’Etat-major opérationnel conjoint (CEMOC, crée en 2010 entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger) qui vise – certes péniblement et de manière quelque peu artificielle – à fédérer les efforts régionaux contre le terrorisme.

 

Alger a du reste, depuis la prise d’otages de quatre de ses ressortissants, les mêmes préoccupations que Paris. La visite du président François Hollande à Alger, les 19 et 20 décembre derniers, a été l’occasion de confirmer ce rôle de médiateur discret. Une délégation du MNLA y était en même temps qu’une autre d’Ansar Dine. Bien qu’un document ait été signé entre les deux mouvements, certains y ont vu une « manipulation » d’Alger afin de remettre Ansar Dine dans le jeu.

 

Les Etats-Unis ne s’y sont pas trompés.

 

Hillary Clinton, alors encore Secrétaire d’Etat, quand elle s’est rendue à Alger il y a de cela quelques semaines avait tenu à indiquer son accord avec Alger afin de privilégier la voie du dialogue entre parties prenantes. Alger et Washington visent à mettre l’agenda du rétablissement de la stabilité institutionnelle à Bamako en tête des préalables à la résolution finalement votée à l’ONU. C’est là une légère quoique évidente divergence de point de vue avec Paris.

On sait aussi Washington très préoccupé par l’ampleur que prend la crise sécuritaire au Mali et au-delà dans la sous-région. Les Etats-Unis craignent par-dessus tout une imbrication de plus en plus évidente entre narco-trafic et terrorisme djihadiste. Ils craignent ainsi que l’Ouest africain, où ils tentent d’y ancrer leurs investissements économiques, deviennent une zone de perturbations où ils aient à intervenir, comme en Somalie en 1992 avec l’Opération « Restore Hope ». La similitude avec la situation d’alors leur fait craindre une implication qu’ils ne cherchent évidemment pas mais préparent néanmoins activement.

 

Washington voit ainsi, de nouveau, les ingrédients d’une instabilité régionale globale et durable : mal gouvernance ayant aboutie à la consolidation d’une « zone grise » de plusieurs dizaines de millions de km² ou se croisent narco-dollars et prolifération d’armes de petits calibres (8 millions aux derniers évaluations) et d’autres plus inquiétantes – à l’instar de missiles sols-air apparus à la chute du régime Khadafi – ; d’états dit « faillis » qui plus est doublés de revendications d’indépendances micro-territoriales (Azawad) ; le tout, aggravé par une famine qui menace désormais près de 12 millions de personnes à travers l’ensemble de la bande sahélienne.

 

La crainte, du reste avérée, d’une convergence de mouvements terroristes, réunissant dans un même combat, AQMI, Ansar Dine, Mujoa, les Shebaab somaliens, Boko Aram et Ansaru nigérian, contre des forces occidentales, qui deviendraient, dès lors, des cibles d’opportunité, termine de préoccuper les nouveaux acteurs influents à Washington, au sein du Pentagone que sont le Commandement des Forces spéciales (SOCOM – notamment sa branche africaine -SOCAFRICA) et le Commandement africain des forces armées (AFRICOM, crée en 2007).

Ce dernier, AFRICOM, va considérablement se renforcer dans les premiers mois de 2013.

 

Il va y dispatcher des troupes ainsi que renforcer son équipement en drones dans 35 Etats africains (Kenya, Ouganda, Somalie, Algérie, Soudan, Niger, Mali, Mauritanie, Nigéria, République centrafricaine, etc.) dans le but d’accompagner les efforts d’entrainement et d’équipement de la nouvelle architecture de sécurité sur le continent.

 

Les Américains pensent aussi bien évidemment à la capacité « résiliente » d’intervention de leurs troupes en cas de crises, à l’image des forces pré-positionnées françaises jusqu’à leur réforme en 2009. Ils disposent ainsi de bases discrètes de surveillance au Niger, abritées sous l’égide de leur opération « Creek Sand ».

 

Par ailleurs, sont ainsi d’ores et déjà programmés, entre février et avril, près d’une centaine d’exercices conjoints entre les forces armées locales et les équipes américaines, au niveau d’une compagnie (200 hommes) pouvant aller jusqu’à celui d’un bataillon (approximativement 800 soldats).

 

Les enjeux et les vrais acteurs de la résolution de la crise ne sont ainsi peut-être pas là où l’on met communément et médiatiquement l’accent !

 

Tous les acteurs conviennent, néanmoins, que la résolution 2085 – votée jeudi dernier – ne vise qu’à gagner du temps afin « d’épuiser » l’agenda diplomatique et laisser ainsi une dernière chance aux différentes médiations en cours (sous l’égide du président burkinabais, Blaise Compaoré) ou à venir (sous les bons auspices du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien Président du Conseil italien Romano Prodi).

 

Tous les chemins, même et surtout ceux de la « diplomatie informelle » mènent ainsi à Rome…

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 14:00

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24/12/12 - Recueilli par François d’Alançon et Antoine Fouchet - la-croix.com

 

Dans un entretien à « La Croix », le ministre de la défense confirme qu’un contingent européen de 400 militaires formera l’armée malienne à partir de début 2013, afin de la préparer à reconquérir le Nord-Mali. Jean-Yves Le Drian  précise que l’armée française apportera « un soutien technique » à la force constituée de son côté par l’Afrique de l’Ouest. Il se montre optimiste sur la relance de l’Europe de la défense en 2013.

 

 C’est au final l’Union européenne, et non la France seule, qui va aider l’armée malienne. Pourquoi ? 

 

 Jean-Yves Le Drian  : La relance de l’Europe de la défense est une priorité du gouvernement. Elle a débouché sur des progrès ces six derniers mois. Les 13 et 14 décembre dernier, lors d’un sommet à Bruxelles, les dirigeants européens se sont engagés à établir, dans l’année qui vient, une feuille de route visant à développer concrètement l’Europe de la défense. Avant même la tenue de cette réunion, la France a réussi à convaincre ses partenaires européens d’approuver le principe d’une mission de l’Union européenne au Mali afin d’aider l’armée malienne à se reconstituer. Voilà une avancée, comme le fut la décision prise fin 2008, au sein de l’UE, de lancer l’opération Atalante pour lutter contre la piraterie maritime au large de la Somalie.

 

 Quelle forme prendra l’implication de l’Europe au Mali et dans quels délais sera-t-elle effective ? 

 

J.-Y. L. D. : Un contingent européen de 400 militaires sera constitué au début de l’année prochaine, puis envoyé au Mali pour former l’armée malienne et la préparer à rendre à ce pays la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Ces militaires ne participeront pas aux opérations de combat. Mais l’UE considère qu’il faut aider le Mali à éradiquer la menace djihadiste. L’initiative européenne est indépendante de la résolution, qui a été adoptée par le conseil de sécurité des Nations unies afin de permettre à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) d’intervenir militairement aux côtés de l’armée malienne.

 

 Que pensez-vous des doutes émis sur la capacité de la Cedeao à intervenir militairement ? 

 

 J.-Y. L. D. :  La France apporte un soutien technique à la Cedeao dans la constitution d’une force capable d’aider le Mali à retrouver l’intégralité de son territoire. Le concept opératoire est en train de s’affiner. L’intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l’année prochaine. C’est aux Africains d’intervenir militairement, pas aux Français ou aux Européens. La France et les États-Unis apporteront à la coalition africaine un soutien dans le domaine de la logistique, de l’observation, du renseignement et de la formation. Pour l’instant, il n’y a pas de solution politique. Les États de la région ont conscience des risques que représentent, pour leur sécurité, les agissements des bandes terroristes armées, qui s’en prennent aux populations et se livrent à toutes sortes de trafics.

 

 L’implication européenne ne va-t-elle pas compliquer la situation des otages français retenus par les terroristes au Sahel ? 

 

 J.-Y. L. D. :  La situation des otages français est, de toutes les façons, compliquée. Les prises d’otages sont dans une logique infernale, que nous ne pouvons pas laisser évoluer ainsi. Nous nous occupons de très près des otages et faisons tout notre possible pour obtenir leur libération. Mais cela ne nous empêche pas de considérer que l’enjeu de l’intégrité du Mali est essentiel pour la sécurité de ce pays, comme pour celle de la France et de l’Europe.

 

 L’Union européenne peut-elle s’impliquer aussi dans une sortie de crise en Syrie ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Dans le cas de la Syrie, la question d’une implication de l’Europe ne se posera que s’il y a une décision internationale de mise en œuvre d’une force d’interposition.

 

 La Russie peut-elle aider à sécuriser les armes biologiques et chimiques syriennes ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Ces armes peuvent être utilisées par un Assad aux abois, mais celui-ci sait que, dans ce cas, la France, l’Europe et les États-Unis considéreront que la ligne rouge aura été franchie. Il y a aussi le risque qu’elles tombent dans les mains de forces d’opposition aux intentions non louables. Nous savons où sont ces armes et nous les surveillons. Mais nous ne sommes pas sur place. Si la Russie pouvait jouer un rôle positif dans la sécurisation de cet arsenal, ce ne serait pas plus mal.

 

 Pourquoi la relance de l’Europe de la défense devient-elle nécessaire ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Pour trois raisons : rééquilibrage des intérêts stratégiques des États-Unis vers la région Asie-Pacifique, permanence de la menace terroriste en particulier au Sahel, contraintes budgétaires dues à la crise économique. Cette relance ne doit pas en rester au stade des déclarations. Elle doit s’effectuer avec pragmatisme, quitte à ne concerner au départ que quelques États membres. La défense de l’Europe suppose, d’une part, de mener des opérations militaires en commun et, d’autre part, de mutualiser des programmes industriels de fabrication de matériels ou d’équipements militaires.

 

 L’Europe a-t-elle la capacité de réaliser des interventions militaires ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Oui. Il existe des dispositifs de mobilisation des armées des pays européens qu’il suffit d’actionner. Je pense notamment à la formule des groupements tactiques, mise en place au sein de l’UE en janvier 2007. Comprenant chacune environ 1 500 hommes, ces unités doivent pouvoir être projetées dans les meilleurs délais. La constitution de ces forces d’action rapide est rendue possible dans le cadre d’une veille, qui est assurée tous les six mois conjointement par trois États membres, à tour de rôle. Durant le premier semestre 2013, cette veille sera assurée par l’Allemagne, la France et la Pologne.

 

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 Les destructions de mausolées reprennent à Tombouctou 

 

À coups de pioches, les islamistes qui occupent le nord du Mali ont à nouveau détruit, dimanche 23 décembre à Tombouctou, des mausolées de saints musulmans, promettant de les anéantir tous.

 

Considérant la vénération des saints comme de l’idolâtrie, ils avaient débuté ces destructions en juillet 2012, puis en octobre. Par ailleurs, deux voleurs présumés ont eu la main amputée à Gao (nord-est) vendredi 22 décembre.

 

Ces exactions ont été commises après l’adoption la veille aux Nations unies d’une résolution autorisant, par étapes et sous condition, une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:54

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29.11.202 slateafrique.com

 

Le chroniqueur algérien Chawki Amari dresse un tableau des ressemblances entre les situations au Mali et en Afghanistan

 

Par définition en géométrie euclidienne, des droites parallèles ne se croisent jamais. Sauf par courbure de l'espace-temps, avec l'intervention des puissances internationales.

  • L'islamisme

Force morale et militaire, l'islamisme n'est plus à présenter. Mélange de religion, de tribalisme, de guerre et d'infiltration de tous les services secrets du monde, le djihadisme, courant radical du radicalisme islamiste, a encore le vent en poupe, alimenté par l'impasse démocratique et l'injustice des puissances mondiales.

Si l'islamisme, matrice idéologique du djihadisme, est plus ou moins financé par des Etats riches et conservateurs comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar, son excroissance s'autofinance dans une large mesure grâce aux prises d'otages, razzias et prélèvements forcés d'impôts islamiques, commerce de drogue et contrebande transfrontalière.

 

Pour asseoir un ordre moral paramilitaire et comme l'on fait les Talibans avec les Bouddhas du Bâmiyân, les islamistes ont commencé leur carrière au Nord Mali en détruisant des marabouts, symboles «païens» d'un islam traditionnel du culte des Saints. La méthode est signée, il s'agit du wahhabisme saoudien, purisme archaïque des origines qui vise à délaisser tous les symboles d'adoration à d'autres qu'à Dieu, y compris la tombe du Prophète Mohamed lui-même, abandonnée (en Arabie Saoudite) pour éviter qu'on aime l'homme plus que son message.

 

Moteur de la résistance, fourre-tout d'illuminés et de paramilitaires, c'est encore une fois l'islamisme qui va jouer dans l'intervention étrangère, étendard de ralliement. D'autant que contrairement au sexe ou à la religion, l'islamisme ne fait pas de distinction de race ou d'appartenance ethnique. Touaregs, Noirs ou Blancs, Songhaïs, Peuls, Berabiches, Reguibats, Toubous ou Arabes sont les bienvenus, pourvu qu'ils aient une arme (voire un arsenal) et une dent (voire un dentier) contre l'Occident. Une auberge espagnole, sans alcool et sans Espagne.

  •  

    L'afflux des combattants étrangers

Ils étaient déjà présents avec l'arrivée des groupes de Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) dans les régions Sahélo-sahariennes et ont profité de la démission de l'État malien et de l'offensive des Touaregs du MNLA (indépendantistes) pour s'installer entre la boucle du fleuve Niger au Sud, le Niger à l'Est, la Mauritanie à l'Ouest et l'Algérie au Nord, pour y consolider leurs bases.

 

Mais depuis l'imminence de l'intervention internationale, les services secrets, qui observent en permanence la région, ont pu noter l'arrivée d'une nouvelle vague de combattants djihadistes: mauritaniens, nigériens ou algériens, mais aussi soudanais, yéménites ou saoudiens, et même nigérians de la secte Boko Haram, venus en renfort pour l'un des combats finaux entre Dieu et le Diable, même si dans certaines régions, ils semblent se faire tout petit en prévision de l'attaque.

 

Reste à définir le rôle à jouer de tous ces groupes qui évoluent dans ces zones grises: groupes du crime organisé, spécialisés dans la vente d’armes, le trafic de drogue ou la traite humaine, connectés aux groupes djihadistes, mais pas forcément avec l'envie de se battre contre le reste du monde. Dans tous les cas, c'est une Internationale, fixée pour combattre l'autre Internationale, dans un combat à l'air de déjà-vu, entre les forces du bien et du mal.

  • L'absence d'État

Comme en Afghanistan ou en Somalie, l'islamisme se greffe sur des zones désertées par l'État, par un processus de maturation en plusieurs phases, dont la première est de se relier, de s'allier et d'épauler les groupes du crime organisé ou de revendication politique déjà présents dans la région, puis de les ramener à eux en leur prêtant aide militaire, protection et assise internationale.

 

Mais en l'absence d'État et de règles claires, les groupes deviennent souvent rivaux. Comme en Afghanistan d'ailleurs, les forces étrangères partie prenante de l'intervention, vont s'appuyer sur le MNLA (Touaregs laïcs indépendantistes). La question du rôle de Ansar Dine (Touaregs islamistes, opposés à l'indépendance de l'Azawad), n'est pas encore définie, celui-ci préférant prendre ses distances avec le MNLA et Al-Qaïda, mais sans  condamner ni l'un ni l'autre, pour des raisons de survie.

 

Mais comme en Afghanistan encore, les liens tribaux vont jouer. Une partie des djihadistes pourra trouver refuge dans les pays voisins, au Niger, Mauritanie, Algérie, Libye et Tchad, où les États centraux ont du mal à intervenir dans leurs zones tribales, à l'image du Waziristan pakistanais, où Ben Laden vivait comme un panda protégé avant de finir comme un poisson sous l'eau.

  • Le relief

Contrairement à ce que l'on pense, le Nord du Mali n'est pas un désert plat où le moindre mouvement peut se détecter à partir de satellites ou de drones. En réalité, au-delà des grandes plaines sableuses au Nord du fleuve Niger, la région est un ensemble de montagnes, avec comme en Afghanistan, d'innombrables grottes (comme à Bouressa ou Okawan, marché d'achat d'armes) et de plateaux, regs caillouteux, mines de sels labyrinthiques (Taoudeni), collines (Tigharghar), vallées arides (Tilemsi) ou touffues (aux abords de l'Adrar des Ifoghas) ou de villes serrées comme Tombouctou et Gao, où il est relativement aisé de survivre caché.

 

De fait, et comme en Afghanistan, les bombardements aériens et les avancées au sol vont être compliquées par un terrain difficile que seuls les Touaregs connaissent bien. Si les djihadistes se préparent déjà, le MNLA (indépendantistes touaregs du Nord) va probablement jouer le rôle de l'Alliance du Nord afghane, et épauler, voire jouer les éclaireurs dans cette guerre contre Al-Qaïda et les mouvements djihadistes affiliés.

 

Les affrontements entre le MNLA et le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique) ont d'ailleurs déjà commencé, rendus difficiles par l'immensité du territoire. En effet, on estime à deux millions de kilomètres carrés, soit quatre fois la surface de la France, la zone où se déroulera l'intervention des forces alliées.

  • L'armement

En plus de l'armement malien abandonné par l'armée au Nord (les 3/4 selon les experts), pendant les premières offensives du MNLA, les islamistes sont lourdement armés, présents sur le marché international dérégulé des armes grâce aux fonds essentiellement récupérés dans les prises d'otages (de un à 10 millions d'euros par tête) et le trafic de drogue (40% des drogues dures en provenance d'Amérique du Sud transitent par le Sahel pour arriver en Europe).

 

Mais depuis le démantèlement de l'armée libyenne, d'autres armes sont arrivées dans le Nord Mali. Contrairement au Niger, où les Touaregs kadhafistes n'ont pas pu rapatrier leurs armes, les Touaregs maliens qui opéraient dans les armées libyennes ont pu faire entrer leurs cargaisons en rejoignant le Mali. Si ces combattants démobilisés n'ont pas tous rejoint les troupes de l'AQMI, du Mujao ou de Ansar Dine, un nombre d'entre eux ont revendu leurs armes aux mouvements islamistes, la région étant complètement abandonnée, en proie au chômage et à l'inactivité.

 

Après une phase de nomadisme dans les régions sahélo-sahariennes, c'est dans cette région entre le massif de l'Ifoghas et les frontières des États voisins que les islamistes se sont constitués des bases et ont caché un stock impressionnant d'armes de tous types, lance-grenades, mitrailleuses avec visée anti-aérienne, fusils automatiques (près de 80.000 kalachnikovs sont disséminés dans le Sahel), munitions, grenades, explosifs (Semtex), ainsi que l’artillerie légère anti-aérienne montée sur véhicule (calibre légers bitubes), selon le rapport de l'ONU de 2012.

 

Libya defenceWeb

 

Ce sont ces dernières armes, canons aériens et antichars (RPG 7), missiles MILAN (livrés par la France à Kadhafi) et les soviétiques Strela-2 et SA-7 Grail, des lance-roquettes très légers qui peuvent atteindre des appareils volants à 1.500 mètres, qui font peur à tout le monde. Comme en Afghanistan, où les missiles américains Stinger avaient été distribués par l'armée US pour combattre l'Union soviétique, les redoutables missiles sol-air russes sont un véritable danger pour tout avion ou hélicoptère circulant dans la région.

 

L'utilisation de drones sera le principal atout des armées étrangères, avant une éventuelle intervention au sol, avec un coût déjà estimé à un milliard de dollars pour une année. On estime à 2.000 au jour d'aujourd'hui l'effectif des djihadistes, contre 3.300 pour l'instant, celui des armées étrangères. Si dans le désert, des parallèles peuvent se croiser, les dommages collatéraux sont imprévisibles. La géométrie et la théorie des chocs n'y sont pas une science exacte.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:05

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nov 19, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2)

 

Format, budget, durée, objectif… B2 a pu en savoir plus sur le contenu de l’opération future de l’Union européenne au Mali et du concept de gestion de crises (CMC) dont les ministres de la Défense et des Affaires étrangères doivent approuver le principe ce lundi (19 novembre). C’est la première étape du processus politico-militaire préalable au lancement d’une opération militaire au Mali, centrée sur la formation de l’armée malienne. Une sorte d’EUTM Mali comme il y a eu une EUTM Somalie. Démarrage prévu : « le plus rapidement possible au début de l’année prochaine » selon un haut responsable européen.

 

Une équipe de formateurs de haut niveau

 

L’effectif européen sera de 250 personnes, des formateurs essentiellement avec un petit personnel de soutien. Et il ne devrait pas être difficile à rassembler selon les premiers éléments parvenus à l’Etat-Major européen à Bruxelles. La France – qui pourrait assurer le rôle de nation-cadre et fournir le chef de mission – et l’Espagne – qui devrait aussi faire une contribution importante (jusqu’à 50 personnes) – pourraient être les principaux contributeurs. Mais ce ne seront pas les seuls. L’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique ainsi que la Suède et la Finlande ont déjà exprimé leur volonté d’envoyer du personnel, selon les informations parvenues à B2. La Pologne « n’a pas encore pris de décision. On réfléchit. » nous a confirmé le ministre de la Défense Tomasz Siemoniak, au sortir d’une réunion avec ses collègues européens à Paris. Personne ne semble donc vraiment inquiet pour la génération de forces qui « ne devrait pas poser de problèmes », selon une source proche du dossier.

 

Le Canada pourrait être aussi associé à la mission si une telle décision est prise à Ottawa. C’est un des pays avec la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Libye qui ont eu jusqu’à très récemment une coopération militaire avec le Mali. Il a notamment formé (avec la Libye) les commandos parachutistes du régiment de Djicoroni.

 

Budget modeste

 

Le budget sera modeste. Il devrait être compris entre 4,5 et 7,5 millions d’euros (pour le financement commun supporté par le mécanisme Athena, donc au prorata du PIB), selon les options retenues, pour une durée de 15 mois (renouvelable). Ce budget ne comprend pas le salaire des différents personnels fournis par les Etats.

Quelques questions restent en suspens, par exemple en matière de soutien médical et d’autoprotection. Le premier pourrait être sous-traité à une société spécialisée (comme c’est le cas pour EUTM Somalie en Ouganda ou pour EUMM Georgia). Pour le second, il y aurait trois options : l’armée malienne (peu évident), la CEDEAO (pas automatique), des forces privées. Pour les deux aspects, les Etats pourraient préférer fournir du personnel ; ce qui augmenterait alors le nombre de personnes (400 au lieu de 250) mais diminuerait le budget commun.

Le démarrage de l’opération de formation étant prévue vers janvier (si possible).

 

Objectif : former 2600 hommes

 

La mission européenne aurait trois objectifs essentiels : 1° assurer la formation de 4 bataillons soit environ 2600 personnes, qui seraient structurés en GTIA à la française (groupement tactique interarmes) ou en battlegroup à l’européenne. 2° assurer le bon fonctionnement de la chaine de commandement et de contrôle (C2). Officiellement il ne s’agit que d’assistance mais en réalité c’est tout un C2 qu’il faut reprendre et réorganiser de façon moderne afin que les opérations et la logistique soient combinés dans un seul effet. 3° soutenir le système de ressources humaines de l’armée : formation des cadres, sélection et recrutement, voire paiement de la solde.

 

La formation pourrait se dérouler essentiellement à l’école interarmes de formation des officiers de Koulikoro, près du fleuve, face à la forêt de Kaya et Markala au nord de Segou (200 km au nord de Bamako). Cette localisation est essentielle – selon des officiers qui connaissent le terrain – car pour mener des opérations dans le nord, il faut savoir bien gérer le franchissement du fleuve. Certaines villes, notamment Tombouctou, au nord, sont situées de l’autre coté du fleuve, et à moins de les atteindre par le désert et la Mauritanie, elle est à l’abri de toute incursion. Dans d’autres villes existent des ponts mais qui ne permettent pas vraiment d’incursion rapide et importante. Le Mali dispose d’éléments de franchissement de fleuves fournis par la coopération allemande.

 

La mission ne disposera normalement pas d’un OHQ (quartier général opérationnel). Pour 250 personnes il n’y en a pas besoin. C’est au sein du FHQ (quartier général de forces), établi à Bamako que sera fait ce travail directement en liaison avec l’Etat-Major de Bruxelles. Cela a l’avantage de la simplicité des structures

 

Le problème de l’armée malienne

 

L’armée malienne dispose de « bons éléments » selon une source de B2. Elle a toujours été dans la région une force certes petite mais « vaillante » qui n’a pas hésité à se défendre bec et ongles face à des voisins, un peu envahissants. Chacun a encore en mémoire la défaite infligée aux Burkinabais en 1984. On a tendance à l’oublier un peu dans certaines capitales européens où on considère avec beaucoup de condescendance certaines armées.

Mais aujourd’hui cette armée pêche par manque d’organisation, de confiance en soi et d’équipements. Une partie des équipements disponibles ont été abandonnés au nord lors de sa retraite (débandade). On a pu voir ainsi des forces de Ansar Dine à bord de pick up neufs… fournis par la coopération canadienne. Quant au commandement, il reste souvent lié à des nominations « plus politiques » qu’opérationnelles, précise-t-on côté européen. « Nous avons une nouvelle génération d’officiers, formés aux écoles de guerre du Cameroun, de France, d’Allemagne, parfaitement à même de prendre le commandement » m’a précisé un militaire. Un constat fait également dans le pays et relaté par la presse locale (lire ici notamment).

 

Une armée en cours de rééquipement

 

L’armée malienne est cependant en passe de se rééquiper. Elle a commandé certains matériels. Mais ceux-ci ont été bloqués, en juillet, à Conakry (Guinée) ; la CEDEAO ayant décidé de bloquer toute livraison après le coup d’Etat des militaires. Le principe du déblocage est acquis désormais par la CEDEAO, qui s’en est servie un peu comme un moyen de pression à l’acceptation par le gouvernement malien, mais c’est lent. Il « manque toujours un papier » pour les débloquer.

 

L’armée locale dispose encore de quelques matériels par la coopération française, allemande et canadienne. Et en acquiert d’autres. Certains anciens stocks d’armes restent « zone protégée » et les « yeux étrangers » en restent suffisamment éloignés, pour ne pas attester de cette (re)montée en puissance. Le Qatar notamment pourrait être un de ces financeurs et fournisseurs d’armes. Il y a toujours un « manque de munitions et de carburant ». Le Mali ne dispose ou plus également de forces aériennes : les quelque Mig21 qu’il avait dans les années 1980 sont obsolètes et depuis longtemps cloués au sol.

 

L’exemple d’EUTM Somalie et de l’AMISOM

 

L’opération de formation des soldats somaliens (EUTM Somalia) – menée en Ouganda – sert sinon de « modèle » au moins d’exemple à l’opération menée au Mali. Si aujourd’hui, elle révèle un succès, les réticences étaient nombreuses au départ (pour ne pas dire plus). Il faut dire que la mise en place d’une telle opération n’est pas inopinée. Cela fait 4 ans environ que certains Etats (la France et l’Espagne particulièrement) poussent à une action importante dans la zone du Sahel, pour renforcer la capacité des Etats de la région en matière de sécurité et d’Etat de droit. La mission n’avait, jusqu’à présent, débouché que dans un pays au Niger (avec Eucap Niger).

 

(Nb : cet article est paru en primeur pour les adhérents du Club de B2)

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 17:25

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/00/265661017.jpg

 

14.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Après les Africains qui se sont mis en ordre de marche dimanche dernier à Abuja, c’est au tour des Européens de préciser leurs intentions sur la question sahélienne et la reconquête du nord du Mali.

 

Jeudi, les cinq pays du groupe Weimar+ (France, Allemagne, Pologne, Italie et Espagne) se réuniront à Paris, à l’initiative du ministre français de la Défense qui entend toujours relancer l’Europe de la défense. Outre les questions industrielles et capacitaires (on pense aux drones, aux ravitailleurs et aux services de santé qui pourraient être mutualisés), la question des opérations conjointes (dont la très probable intervention au Mali) sera abordée.

 

Lundi 19, ce seront les contours de la future mission EUTM Mali (EU Training Mission Mali) qui devraient être esquissés lors de la réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, à Bruxelles.

 

Cependant, tous ceux qui attendent qu’un inventaire détaillé et un agenda précis soient rendus publique à l’issue de ces deux réunions risquent d’être déçus. « On ne se situe pas encore dans le décisionnel », prévient-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian où l’on se félicite toutefois des progrès réalisés sur le dossier malien : « Le Mali, c’est la première case qui a été cochée dans la colonne Europe de la Défense ». Effectivement, si les espoirs français se concrétisent, c’est bien une opération de formation et de soutien européenne qui sera effectuée au Mali.

 

eutm.jpg

 

La comparaison avec l’UETM Somalie est tentante. Cette mission de formation a été lancée en avril 2010 (son mandat court jusqu’à la fin 2012) pour former, en territoire ougandais, les troupes gouvernementales somaliennes. Seize Etats de l’UE ont contribué et fourni 125 instructeurs qui ont déjà encadré 3 000 soldats somaliens. Belle mission, mais qui a bénéficié de l’aide logistique et financière US et qui a impliqué au moins une entreprise privée : Medical Support Solutions (un marché initial de 4,9 millions d'euros) puisqu’aucun pays n’avait fourni de contribution dans le domaine médical.

 

 

 

Dans le cas de la future EUTM Mali, plusieurs questions attendent toujours des réponses :
- qui va fournir des formateurs et/ou du financement ? Combien de formateurs faudra-t-il pour que l’armée malienne soit rapidement opérationnelle ?
- combien de soldats maliens seront formés ?
- Où aura lieu la formation ? En fonction du lieu se posera aussi la question de la « force protection ».

 

Quid du SAV ? La formation ne constitue qu’un pan de l’effort européen pour contribuer à la reconquête du Nord. Un soutien logistique (tant au profit des forces maliennes qu’au profit des forces UA/Cédéao) est impératif. La question du renseignement est également posée : faut-il ne compter que sur les capacités européennes (dans ce cas, un recours au privé pour des opérations aéroportées est envisageable) ou espérer que l’aide US se concrétisera par le déploiement de moyens satellitaires et aériens ?

 

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Dernier aspect, et non des moindres : la planification (faiblesse africaine persistante). Au moins trois experts français ont pris part aux études qui ont débouché sur le fameux concept opérationnel entériné à Bamako ; mais il va falloir faire davantage. Les réponses à ces questions pourraient être données seulement après le feu vert de l’Onu qui va se pencher, fin novembre, sur un éventuel mandat sous chapitre VII. Le conseil de sécurité devra, s’il donne ce feu vert, nommer une « lead nation ». Paris ne tient pas à assumer ce rôle puisque la reconquête est une affaire africaine et le soutien une affaire européenne. L’Union africaine (qui a hier soir approuvé l'envoi d'une force internationale au Mali) pourrait se voir confier ce rôle (qu'elle tient déjà en Somalie) ; un tel choix impliquerait alors des pays comme l’Algérie, la Mauritanie, l’Afrique du Sud…

 

A l’Afrique donc de fournir les troupes combattantes ; aux Européens de fournir des formateurs et des moyens « en soutien pour une réponse globale », comme l’a encore rappelé, mardi, Jean-Yves Le Drian. L'air est désormais connu puisque c'est celui que joue la France en Afghanistan. Pourtant, François Hollande l'a assuré hier: c'est au Sahel "qu'il y a les plus grands dangers pour notre pays".

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:02

Europe Flag

 

13/11/2012 Par JACQUES HUBERT RODIER - blogs.lesechos.fr

 

La France n’a pas l’intention d’envoyer des troupes au sol au Mali ni de lancer des frappes aériennes dans le nord du pays occupé par des mouvements se réclamant d’Al-Qaïda mais de contribuer, comme d’autres pays européens, à aider les autorités de Bamako à recouvrer l’intégrité du territoire malien, selon le ministre français de la Défense.

 

« Quand je dis pas de troupe au sol, cela veut dire aussi pas « de troupe en l’air », a dit, sur un mode un peu ironique, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense au cours d’une conférence organisée par l’European American Press Club à Paris.

 

La déclaration du ministre est valable aussi pour les autres pays européens qui doivent se concerter sur leur contribution à une intervention des forces africaines au Mali sous mandat de l’ONU pour aider l’armée malienne à récupérer le nord du pays, occupé par des mouvements armés se réclamant de l’islamisme.

 

Certes ! Mais la France a-t-elle déjà des troupes au sol ? Le ministre, en réponse à une question d’un journaliste africain sur l’éventuelle présence de troupes spéciales françaises dans la région du Sahel, est resté vague. « Je ne commenterai ni la position ni l’action des forces spéciales ». Il a simplement rappelé qu’il y avait une présence de forces françaises au Niger et un accord de défense avec ce pays sans autre précision. Nombre de médias en France et en Afrique ont fait état de la présence d’une centaine de membres des Forces spéciales françaises dans la région.

 

Une aide militaire européenne au Mali limitée

 

En principe l’aide européenne _ une question qui doit être au centre d’une rencontre jeudi à Paris des ministres de la Défense et des Affaires étrangères des pays du triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne) élargi à l’Italie et à l’Espagne _ doit se concentrer sur la formation, sur une contribution logistique, et vraisemblablement dans le domaine du renseignement pour les armées africaines qui seraient appelées à intervenir sur le terrain à côté des forces maliennes.

 

Cette réunion se tiendra après le sommet d’Abuja (Nigeria) de dirigeants de 15 pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest) et d’autres pays africains qui envisagent d’envoyer pendant un an une force combattante de 3.300 soldats africains au Mali.

 

Lundi prochain, un conseil affaires étrangères de l’Union européenne devraient, pour sa part, préciser la planification de la "mission européenne d’entrainement des forces africaines au Mali" (EUTM-Mali). Cette force pourrait mobiliser entre 200 à 400 militaires européens, dès janvier 2013, selon l’AFP.

 

Une relance de l’Europe de la Défense ?

 

Mais l’enjeu dépasse la région du Sahel car Jean-Yves Le Drian voit dans cette opération une occasion de relancer l’Europe de la Défense. « Une arlésienne depuis une quinzaine d’années » qui a sombré aux yeux du ministre dans le "déclaratoire" et qui n’a pas permis l’affirmation de l’Europe dans ce domaine. Cette relance « nécessaire », le ministre souhaite la faire de façon pragmatique, « par l’action », surtout après l’échec de la fusion dans le domaine industriel entre EADS et British Aerospace.

 

Ainsi plutôt que de lancer l’idée de la constitution d’un grand quartier général pour la Défense européenne à Bruxelles, une proposition que refusent les Britanniques, le ministre a suggéré la création de centres de commandement « provisoires ». Ainsi le commandement de l’opération Atalanta au large des côtes de la Somalie est actuellement britannique. Pour la région du Sahel, a-t-il dit, on peut décider d’un commandement opérationnel différent. Ou encore les pays européens dans le domaine des capacités pourraient unir leurs efforts pour régler la question du ravitaillement en vol, un problème qui s’est posé lors de l’opération l’année dernière en Libye.

 

Faut-il aussi pour l’Europe une capacité commune en matière de drones ou de satellite ?, s’est demandé le ministre. En tout cas, la relation privilégié entre la France et la Grande Bretagne en matière de défense depuis les accords de Lancaster, signés par Nicolas Sarkozy et repris par François Hollande, n’est pas exclusive des autres pays européens. Là aussi, a-t-il ajouté, il s’agit avec l’Allemagne et la Pologne qui ont « mal vécu » cette relation bilatérale, d’avancer de façon pragmatique.

 

La réunion du triangle de Weimar élargi devrait ainsi adopter un texte engageant les cinq pays européens à affirmer leur volonté commune de faire avancer l’Europe de la Défense par l’action, par le pragmatisme.

 

« Si l’Europe ne veut pas être victime, consentante ou non d’un déclassement stratégique, elle doit agir, et le plus tôt est le mieux ».

 

Mais on peut se demander si cela sera suffisant faute d’une véritable volonté politique commune des 27 pays européens. A moins que les réductions budgétaires qui touchent aussi la Défense, les obligent à mettre en commun plus de capacités. Mais l’échec de la fusion Eads/British Aerospace n’est pas de bon augure.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:35

Europe Flag

 

Nov. 9, 2012 - By JULIAN HALE - defensenews.com

 

BRUSSELS — The European Union is considering whether to launch two new missions in Africa.

 

“We are working on the crisis management concepts for two potential new missions: a military mission in Mali and a civilian mission in Libya that will focus on border management particularly,” said the EU’s High Representative Catherine Ashton at a meeting of the Security and Defence Subcommittee of the European Parliament’s Foreign Affairs Committee here on Nov. 7. November.

 

With regard to Libya, Ms Ashton’s spokesperson, Sebastien Brabant, said, that “we are ready to dispatch a team of experts to engage discussion with the interlocutors that would be identified by the Libyan authorities. Following the formation of the new Libyan government this fact finding mission is now planning to deploy in the third week of November.”

 

The fact finding mission needs to identify the detail of what exactly the Common Security and Defence Policy (CSDP) mission would do, where and when, he added.

 

As for Mali, Ashton’s spokesperson said that “in accordance with a mandate given to it by the Foreign Affairs Council of 15 October, the European External Action Service is currently working on a crisis management concept relating to the training and modernization of Malian forces. Direct military support from the EU in future operations by the Malian Army is not envisaged. During the Foreign Affairs Council of 19 November, the high representative will present the first results of this approach to EU member states”.

 

During the Security and Defence Subcommittee meeting on Nov. 7, November, Ashton also said the EU was following a two-pronged approach in its pooling and sharing efforts to develop capabilities.

 

One aspect of that is “concrete projects” and here she described air-to-air refueling as “a huge issue as we’ve discovered during the conflict in Libya.”

 

The other is to make the whole approach of pooling and sharing “more systematic, so it’s part of the national planning processes, while also making sure that that fits well with wider European policies, research and development, dual use, the way that we work with the defense industry”.

 

“All of this is crucial to being more able to use our resources effectively,” she said, noting that both topics will be on the agenda of an EU defense ministers meeting on 19 November.

 

Also on Wednesday, Parliamentarians MEPs also discussed key EU common security and defense policy (CSDP) issues with EU High Representative Catherine Ashton on the basis of a resolution drafted by parliamentarian Arnaud Danjean, Security and Defence Subcommittee chair, French centre-right MEP Arnaud Danjeanwarning that the EU faces strategic decline without an ambitious common security and defence policy.

 

The resolution says that “this crucial Union policy [i.e. CSDP] must include a military dimension and is essential in order to ensure a comprehensive and joined-up approach to the security and defence of the EU.” The resolution will be voted by the European Parliament as a whole at its November session in Strasbourg.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 13:10

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09.11.2012 - Par Ola Awoniyi - tv5.org(AFP)

 

Les ministres ouest-africains de la Défense et des Affaires étrangères ont débattu vendredi à Abuja d'un plan d'intervention armée dans le nord du Mali, prévoyant le déploiement de 5.500 soldats dont une partie ne viendrait pas de l'Afrique de l'Ouest, a indiqué une source interne à la Cédéao, en marge de la réunion.

 

ABUJA (Nigeria)  - Les ministres ouest-africains de la Défense et des Affaires étrangères ont débattu vendredi à Abuja d'un plan d'intervention armée dans le nord du Mali, prévoyant le déploiement de 5.500 soldats dont une partie ne viendrait pas de l'Afrique de l'Ouest, a indiqué une source interne à la Cédéao, en marge de la réunion.

 

Ces ministres des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) devaient entériner un projet élaboré par leurs chefs d'état-major et devant être soumis, dimanche, aux chefs d'Etat et de gouvernement ouest-africains, au cours d'un sommet à Abuja.

 

Leurs discussions à huis-clos se poursuivaient vendredi en fin de journée.

 

"Les chefs d'état-major de la Cédéao ont proposé de changer la composition des troupes qui seraient déployées" pour la reconquête du nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés, a déclaré la source interne à la Cédéao, sous couvert de l'anonymat.

 

"Ils recommandent que 5.500 soldats soient déployés, au lieu des 3.200 prévus dans la proposition initiale de la Cédéao", a ajouté cette source, et les troupes supplémentaires viendraient "d'Etats hors Cédéao".

 

"C'est la raison pour laquelle l'Afrique du Sud, la Mauritanie, le Maroc, la Libye, l'Algérie et le Tchad sont invités à participer au sommet de dimanche", a-t-il précisé, ne citant que des pays du continent africain.

 

Cette source n'a pas précisé s'il était envisagé d'envoyer au Mali des militaires non africains. Elle n'a pas non plus indiqué si ces troupes supplémentaires seraient destinées à combattre ou non.

 

Une fois adopté, ce plan sera transmis aux Nations Unies via l'Union Africaine (UA), selon le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouedraogo.

 

"Le besoin urgent de stopper les pratiques mafieuses et criminelles des groupes terroristes et les atrocités commises dans l'impunité par les extrémistes justifie une forte mobilisation aux côtés du Mali", a déclaré M. Ouedraogo en ouverture de la réunion, qu'il a qualifiée de "tournant décisif" dans la recherche d'une sortie à la crise malienne.

 

Le secrétaire d'Etat nigérian aux Affaires étrangères, Nurudeen Mohammed, a estimé que si l'insécurité dans la région du Sahel n'était pas contenue, elle représenterait "un danger énorme pour le continent africain et pour le reste du monde".

 

Le 12 octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait donné 45 jours à la Cédéao pour préciser ses plans de reconquête du nord du Mali, contrôlé totalement par trois groupes islamistes depuis fin juin.

 

Le plan adopté à l'issue du sommet doit préciser la composition de la force, soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux, le niveau de participation des différents pays africains, le financement et les moyens militaires dont la force devra disposer.

 

Poursuivre le dialogue politique

 

M. Ouedraogo a répété que la Cédéao devrait continuer à avoir une double approche dans la résolution de cette crise, avec d'un côté la poursuite des tentatives de "dialogue politique" et de l'autre une "pression militaire" sur les groupes islamistes armés.

 

Le ministre ivoirien des Affaires étrangères Daniel Kablan Dunkan a rappelé dans son discours que le conseil de médiation et de sécurité de la Cédéao avait "invité" Bamako à créer un "comité de négociation" pour faciliter le dialogue.

 

Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des trois groupes armés islamistes qui occupent le nord du Mali, a accepté de discuter avec le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao, et s'est dit prêt au "dialogue" avec Bamako.

 

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahel, Romano Prodi, avait déclaré jeudi, après un entretien avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qu'une intervention militaire au Mali n'interviendrait qu'en "dernier ressort".

 

L'Algérie, qui pourrait jouer un rôle clé dans le cas d'une opération armée, grâce à l'importance des ses moyens militaires et la compétence de ses services secrets, a exprimé jusqu'à présent sa préférence pour une sortie de crise par le dialogue. Le pays a une frontière commune de 1.400 kilomètres avec le Mali.

 

La France, ancienne puissance coloniale au Mali, a toujours dit qu'elle n'interviendrait qu'en soutien logistique à une intervention entérinée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Selon le ministère français de la Défense, une mission européenne d'entraînement des forces africaines au Mali, qui pourrait mobiliser 200 militaires, sera discutée par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de cinq pays européens le 15 novembre à Paris.

 

Vendredi soir, le responsable d'une milice d'auto-défense du nord du Mali, Seydou Cissé, a proposé des renforts, affirmant depuis Niamey que 2.000 de ses hommes étaient "prêts" à combattre aux côtés des troupes ouest-africaines.

 

M. Cissé , Malien d'ethnie peul et responsable de la milice Ganda-Isoa, qui avait été défaite comme l'armée malienne par les groupes islamistes, a dit être en contact "avec les autorités nigériennes et maliennes", "afin que (ses) hommes puissent se positionner le long de la frontière avec le Niger et devancer les forces ouest-africaines".

 

Trois groupes islamistes armés occupent totalement le nord du Mali depuis fin juin: Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

 

Ils y imposent la charia (loi islamique) de manière rigoriste : lapidations de couples non mariés, amputations de présumés voleurs, coups de fouets au buveurs d'alcool et aux fumeurs. Ils y commettent aussi de nombreuses exactions.

 

Cette occupation, combinée aux pénuries alimentaires et à l'effondrement des structures de l'Etat dans cette région, a placé dans une situation "tragique" quelque 500.000 personnes, a estimé Peter Maurer, président du Comité international de la Croix Rouge.

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