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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:30
Ashton Carter, secrétaire à la Défense US sur le PA Charles de Gaulle - photo EMA / Marine nationale

Ashton Carter, secrétaire à la Défense US sur le PA Charles de Gaulle - photo EMA / Marine nationale

 

19 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Le chef du Pentagone, Ashton Carter, s'est rendu samedi sur le porte-avions français Charles de Gaulle, une première pour un secrétaire américain à la Défense, a annoncé le ministère français de la Défense.

 

Ashton Carter, qui effectue une tournée au Moyen-Orient, a rejoint en hélicoptère le bâtiment, stationné depuis vendredi dans le Golfe pour participer aux opérations contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

 

Cette visite hautement symbolique intervient alors que le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du Charles de Gaulle vient de prendre le commandement de la composante navale de la coalition anti-EI emmenée par les Etats-Unis.

 

M. Carter a été accueilli sur le porte-avions par le secrétaire d'Etat français aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini.

 

Son homologue français, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, élu vendredi président de la région Bretagne, était retenu samedi par un séminaire gouvernemental à Paris, a-t-on précisé dans son entourage. Il s'est entretenu par téléphone avec M. Carter alors que celui-ci était à bord.

 

M. Le Drian doit se rendre dimanche et lundi à Moscou pour parler d'un renforcement de la coopération militaire avec la Russie dans la lutte contre l'EI.

 

Le Charles-de-Gaulle va rejoindre dimanche sa zone de déploiement opérationnel dans le Golfe, après une première phase d'opérations contre l'EI en novembre et décembre en Méditerranée orientale, a précisé le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Gilles Jaron.

 

Les 26 chasseurs-bombardiers embarqués - dix-huit Rafale et huit Super Etendard - pourraient alors aussitôt reprendre leurs vols, au plus près du théâtre irakien, a-t-il ajouté.

 

Le contre-amiral français René-Jean Crignola, qui dirige le GAN, a pris le 7 décembre pour plusieurs semaines les fonctions de commandant de la coalition navale anti-EI, la Task Force 50 (TF 50), une première pour un non-Américain.

 

Il travaille en étroite collaboration avec l'état-major naval régional américain de la coalition, l'USNAVCENT, basé à Bahreïn, qui opère sur une zone très stratégique, de la mer Rouge au Golfe.

 

Concrètement, le contre-amiral Crignola gère les opérations au niveau tactique. Il assigne des zones, des positions et des missions aux bateaux de la coalition, en lien avec l'état-major américain.

 

Le Charles de Gaulle, parti le 18 novembre de Toulon (France), a d'abord été engagé deux semaines en Méditerranée pour intensifier la campagne française de frappes contre l'EI après les attentats de Paris.

 

Il a ensuite passé le 7 décembre le canal de Suez en direction du Golfe. Ses 26 appareils s'ajoutent aux six Rafale et six Mirage 2000 français basés respectivement aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

 

Le GAN - soit 2.600 militaires - comprend un sous-marin nucléaire d'attaque, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate anti sous-marine La Motte-Picquet, le ravitailleur Marne, la frégate belge Léopold Ier et la frégate allemande Augsburg.

 

Cette escorte observe ce qui se passe autour du porte-avions, bien plus loin que ses propres radars, et lui donne ainsi une plus grande liberté de manoeuvre.

 

La coalition emmenée par les Etats-Unis (opération Inherent Resolve) a effectué 8.912 frappes contre l'EI depuis l'été 2014 dont 5.856 en Irak et 3.056 en Syrie, selon le département américain à la Défense.

 

La France représente, avec 347 frappes selon l'état-major français, environ 5% de ce total avec des pics à 20% lors de l'engagement du porte-avions.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 12:55
L-CAT® - 2 ships in 1 -The High Speed Sea Connector for Amphibious Operations


18 déc. 2015 Groupe CNIM

 

Breveté par CNIM, le L-CAT® est un navire amphibie rapide totalement innovant basé sur l’intégration d’une plateforme de chargement mobile dans une coque de catamaran. Il permet de ne pas faire de compromis : il possède la vitesse du catamaran et le très faible tirant d’eau des barges de débarquement.

Le L-CAT® permet de débarquer une section d’infanterie, des blindés et du matériel en l’absence d’infrastructure portuaire et par eaux peu profondes. Doté de rampes à l’avant et à l’arrière, le L-CAT® est parfaitement adapté à des opérations de chargement / déchargement à partir de cales, de quais ou de plages à très faible gradient.
Grâce à son système de propulsion, il est manœuvrable à faible et haute vitesses. Ses bonnes performances de tenue à la mer permettent d’assurer une navigation en toute sécurité par des états de mer élevés.

Le L-CAT® a pour vocation d’être utilisé lors des applications « shore-to-shore » ou lors des opérations amphibies à partir de navires mères type BPC et TCD.

Mis en service depuis 2011 au sein de la Marine Nationale sous le nom d’EDA-R (Engin de Débarquement Amphibie Rapide), le L-CAT® participe régulièrement à des opérations militaires et civiles à travers le monde.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:55
Les chalands multi-missions seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine. - H2X - cabinet Mauric

Les chalands multi-missions seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine. - H2X - cabinet Mauric

 

17/12/2015 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 16 décembre 2015 aux sociétés H2X (La Ciotat) et Cegelec Défense et Naval Sud-Est (Toulon) une commande de six chalands multi-missions (CMM).

 

Ce seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine nationale : leur système de propulsion électrique pourra en effet être alimenté soit par des groupes électrogènes fonctionnant au gasoil (mode « classique »), soit par des batteries rechargeables à quai ou en mer (mode « zéro émission »).

 

Les CMM navigueront dans les rades ou à proximité des côtes des bases navales. Ils réaliseront des missions variées : travaux sous-marins, transport de matériel, lutte anti-pollution, formation des plongeurs. Leur profil d'emploi comprendra deux phases distinctes : une phase de transit à vitesse maximale en mode classique, et une phase d'exploitation à faible vitesse en mode « zéro émission ». Ce deuxième mode permettra d’éviter les émissions gazeuses (dont les gaz à effet de serre) à faibles vitesses, là où les moteurs thermiques sont les moins efficaces et les plus polluants. Il permettra aussi d’accroitre considérablement le confort des marins, en réduisant les nuisances sonores lors des longues périodes de travail, et en supprimant les gaz d’échappement.

 

D’une longueur de 24 m et d’une largeur de 8 m pour 53 tonnes de déplacement, les CMM disposeront d’une coque en aluminium et de superstructures en composite afin de limiter leur masse. Ils pourront atteindre la vitesse de 10 nœuds et embarquer jusqu’à 36 marins et/ou plongeurs. Conçus par le bureau d’étude Mauric en partenariat avec H2X et la société Alternatives Energies (AltEn) pour le système énergie-propulsion, les CMM seront construits par le chantier naval H2X à La Ciotat puis maintenus en condition opérationnelle par Cegelec Défense et Naval Sud-Est.

 

La réception du premier exemplaire est prévue fin 2017. À l’issue d’une période d’utilisation opérationnelle de 3 mois, le lancement de la série sera confirmé, en vue de livraisons en 2019 et 2020. Deux unités seront affectées à Toulon comme à Brest, une à Cherbourg et la sixième à Saint-Mandrier au Pôle écoles méditerranée (PEM). Le marché prévoit en option deux unités supplémentaires pour opérer outre-mer, aux Antilles et en Nouvelle-Calédonie.

Crédits: H2X - cabinet MauricCrédits: H2X - cabinet Mauric

Crédits: H2X - cabinet Mauric

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 17 au 25 décembre 2015 se dérouleront en Côte d’Ivoire des exercices amphibies conduits en partenariat avec les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). L’objectif est de renforcer les capacités d’action des FRCI en développant leur interopérabilité avec les forces françaises.

Ces exercices seront marqués par une interaction avec le BPC Mistral présent dans la zone dans le cadre de l’opération Corymbe. Depuis 1990, cette opération, qui se traduit par le déploiement quasi permanent de bateaux dans le golfe de Guinée, vise elle aussi à renforcer les capacités d’action des pays riverains dans les domaines de la sécurité et de la surveillance maritime.

 

Forces de présence

Fort de 4 000 militaires, le dispositif des forces de présence s’appuie sur des bases en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire et Djibouti), ainsi qu’aux Emirats arabes unis.

Ce dispositif permet :

· de disposer de points d’appui logistiques et opérationnels permettant le déploiement rapide de forces dans une zone de crise ;

· d’entretenir les relations internationales militaires avec nos partenaires régionaux ;

· d’assurer la sécurité des intérêts et des ressortissants français à l’étranger.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:35
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Une à deux fois par an la frégate de surveillance Vendémiaire effectue une campagne maritime de deux à trois mois sur une large zone, dont une partie est placée sous le commandement opérationnel de l’amiral commandant la zone pacifique (ALPACI). Du 20 octobre au 21 décembre 2015, le Vendémiaire s’est ainsi déployé en Asie du Sud-Est, dans le cadre d’une campagne maritime baptisée « Asie 2015 ».

 

Ce déploiement opérationnel illustre les 4 volets des missions confiées aux forces de souveraineté :

1) affirmer la présence opérationnelle française dans une zone d’intérêt stratégique (dans ce cas la zone Asie-Pacifique) ;

2) mettre en œuvre la coopération régionale ;

3) affirmer l’attachement de la France au principe de liberté de navigation ;

4) assurer la protection du territoire national et la souveraineté de nos espaces.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

En Syrie, Daech est durement touché par les frappes de la coalition qui visent les capacités de commandement, de financement et de logistique. Si le groupe terroriste conserve une certaine liberté d’action, il reste sous la pression des forces locales aux marges de son sanctuaire.

 

En Irak, les forces poursuivent les opérations de reconquête de Ramadi avec le soutien aérien de la coalition. La ville a été piégée par Daech avec des engins explosifs, ce qui contraint les soldats irakiens à progresser lentement. Ils sont néanmoins parvenus à avancer jusqu’au centre-ville. Daech est en position défensive, menant un combat visant à infliger le maximum de pertes dans les rangs des forces irakiennes .

 

Au sol, les forces irakiennes bénéficient de l’appui de la coalition, avec près de 200 frappes en un mois.

 

À Baïji, les forces irakiennes consolident les positions acquises face aux combattants terroristes qui conservent une posture de défense ferme de leurs positions.

 

La coalition maintient un effort sur les zones clefs du terrain dans le Nord du pays —plus particulièrement entre Sinjar et Mossoul.

 

Dans ce contexte, depuis le 9 décembre 2015, les équipages français ont réalisé 54 sorties aériennes au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak et en Syrie, dont 45 sorties de bombardements en appui des troupes irakiennes au sol ou sur objectif planifié. De plus, 4 vols de recueil de renseignement et 5 sorties de ravitaillement ont été menés. Au total, 12 frappes ont détruit 22 objectifs tenus par Daech.

 

La force Chammal  a ainsi réalisé 11 frappes d’appui au sol (close air support—CAS) concentrant ses efforts dans la région de Mossoul. En 48 heures, les équipages des Rafale Air et des Mirage 2000 ont ainsi effectué 4 frappes, dont 2 dans la seule journée du 9 décembre. 7 frappes ont également été réalisées dans les régions de Tall Afar, Sinjar, Falloujah, et Ramadi.

 

Le 15 décembre 2015, des Mirage 2000 et des Rafale de l’armée de l’air ont frappé un objectif planifié (deliberate) dans la région d’Al Qaim. Des bâtiments de commandement, d’entrainement et des dépôts logistique ont été détruits. Lors de ce raid, les missiles de croisière SCALP ont été utilisés pour la première fois depuis le lancement de l’opération Chammal.

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Les commandos Marine : atout des opérations spéciales et spécialisées

Devant la FREMM Languedoc, le commando Ponchardier s’entraîne avec l’ECUME (embarcation commando à usages multiples et embarquable). Morbihan, octobre 2015 photo M.Denniel / Marine nationale

 

16/12/2015 CESM – Marine Nationale

 

« La force maritime des fusiliers marins et commandos est plus que jamais au coeur de notre stratégie globale de défense. Elle est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. » Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, 11 septembre 2015, lors de la cérémonie qui a marqué la création du commando Ponchardier.

 

BM-185-Les commandos Marine : atout des opérations spéciales et spécialisées (format pdf, 770 kB).

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:45
FAZSOI : Visite de parlementaires à bord de la FS Floréal

 

16/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 8 décembre 2015, dans le cadre d’une visite officielle à la Réunion, une délégation de parlementaires s’est déplacée sur la frégate de surveillance Floréal afin de mieux appréhender les spécificités des bâtiments des Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) et leurs missions. Membres pour la plupart du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres Australes au Parlement, ils étaient intéressés par les spécificités des missions « Terres australes et antarctiques françaises » (TAAF), mais aussi leurs enjeux et le mode d’action.

 

Le capitaine de vaisseau Waroux et son état-major ont d’abord présenté le bâtiment, ses missions et les enjeux de la zone au carré commandant, avant d’entamer la visite du bord.

 

Menée par Madame Cécile Pozzo di Borgo, préfet administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises et accompagnée par le capitaine de vaisseau Henri Levet, commandant la zone maritime sud océan indien, la délégation s’est montrée très intéressée. Elle était composée de Monsieur Laurent Furst, député du Bas-Rhin, président du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres Australes à l’Assemblée nationale, Monsieur Philippe Folliot, député du Tarn, secrétaire de la Commission de la Défense et des forces armées, Monsieur Jean-Luc Bleuven, député du Finistère, membre de la Commission des Affaires étrangères, Monsieur Christophe-André Frassa, sénateur des Français de l’étranger, président du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres australes au Sénat.

 

La visite de ces décideurs politique a permis de renforcer leur connaissance du terrain, en leur offrant une dimension particulièrement concrète des moyens dont dispose la Marine nationale pour opérer dans la zone Sud de l’océan Indien et particulièrement dans les TAAF.

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:25
photo EMA / Marine nationale

photo EMA / Marine nationale

 

14/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 2 décembre 2015, la frégate de surveillance Ventôse de la Marine nationale a reçu, via la Joint Interagency Task Force South de Key West en Floride, une demande d’assistance d’un bâtiment des US Coast Guard en avarie électrique totale au Nord-Est de Panama. Le Ventôse avait appareillé quelques heures plus tôt de Carthagène. Il a donc été dérouté pour porter assistance à ce bâtiment.

 

La frégate de surveillance Ventôse a envoyé sur le bâtiment américain, par l’intermédiaire de son hélicoptère Panther, deux de ses experts afin d’identifier le soutien à apporter et réaliser une étude technique en cas de nécessité de remorquage. Deux officiers américains sont montés à bord du Ventôse pour prendre contact avec leurs services de soutien technique, leurs moyens de communication avec l’extérieur étant limités par l’avarie électrique. Durant la nuit, le Ventôse a assuré la sécurité nautique autour du bâtiment tandis que l’équipage américain retrouvait peu à peu la disponibilité de ses installations. Au milieu de la nuit, la combinaison des actions franco-américaines a permis au bâtiment américain de retrouver la pleine disponibilité de ses installations de production électrique, puis de redémarrer sa propulsion avant de faire route pour une expertise avancée.

 

Le Ventôse a ensuite repris la mer en direction de la République dominicaine après avoir conduit, durant près de trois semaines, une opération conjointe franco-colombienne de lutte contre le trafic de stupéfiants en mer, au large de la Colombie.

photo EMA / Marine nationale

photo EMA / Marine nationale

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

 

Ashton Carter sera en tournée au Moyen-Orient pour travailler sur la coalition contre l'organisation Etat islamique.

 

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, se rendra samedi à bord du porte-avions français Charles de Gaulle qui commande dans le Golfe les opérations navales de la coalition emmenée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique, selon une source gouvernementale française.

 

Suite de l'article

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:30
Type 45 destroyer HMS Defender with French aircraft carrier Charles de Gaulle. photo UK MoD

Type 45 destroyer HMS Defender with French aircraft carrier Charles de Gaulle. photo UK MoD

 

16 December 2015 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

The Royal Navy warship HMS Defender has joined the French aircraft carrier Charles de Gaulle ready to support operations against Daesh.

 

The Type 45 air defence destroyer met the aircraft carrier in the Indian Ocean to strengthen the French ship’s ability to conduct air strikes against the terrorist organisation in Iraq and Syria.

Defence Secretary Michael Fallon said:

This shows once again that Britain and France stand shoulder to shoulder against this brutal terrorist organisation.

Whether British tourists on a beach in Tunisia or French citizens in Paris, both our nations have had first hand experience of the evil that Daesh is capable of and we are united in our resolve to destroy them.

HMS Defender’s state of the art radars are able provide a clear picture of an area stretching over 300 miles and will defend mulitnational ships, aircraft and land forces part of this taskforce.

The ship’s company of HMS Defender is focussed on the successful outcome of this operation and everyone has their part to play. A constant dialogue with the French Carrier and specific training means that HMS Defender is ready in all respects to protect the task group from a wide variety of threats.

HMS Defender’s Commanding Officer Stephen Higham said:

Every sailor and Royal Marine serving in HMS Defender knows this ship directly contributes to the national security of the UK.

Whether interdicting illegal arms shipments to terrorist groups, delivering world-class air command from the sea or directing and controlling aircraft conducting strikes against Daesh overland, we are resolved to do all we can to keep our country safe and protect our nation’s interests.

HMS Defender is on a nine month deployment to the Middle East and will continue to work with the French Carrier Task Group well into 2016.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:50
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

11/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le mois de juillet 2015, deux marins assurent les fonctions d’adjoint logistique (CJ4) et d’officier traitant du renseignement (CJ2) au sein de l’état-major de force, embarqué successivement à bord des porte-avions italiens Cavour puis Garibaldi. Ces officiers nous livrent le témoignage de leur expérience au cœur d’une opération européenne à dominante maritime : EUNAVFOR MED.

 

Le capitaine de corvette Mickael, adjoint logistique de la force :

« EUNAVFOR MED est une mission opérationnelle qui permet de faire travailler de concert une multitude de nations européennes avec un objectif commun. L’action de chacune des unités navales est dirigée, coordonnée et soutenue par l’état-major de force embarqué sur le bâtiment de commandement. Le rôle de la cellule CJ4 est de fournir le soutien pétrolier, les moyens de transport et l’assistance technique permettant d’optimiser l’endurance, et par conséquent la présence des bâtiments à la mer. Cette expérience en contexte européen est riche a plus d’un titre puisqu’elle impose la connaissance des procédures logistiques interalliées (identiques à celle en vigueur au sein de l’OTAN), une bonne maitrise de la langue anglaise et permet de découvrir les méthodes de travail de la nation hôte (l’Italie). Au-delà du contexte opérationnel, les longues périodes de navigation offrent l’occasion unique de tisser des liens de fraternité indéfectibles entre un Finlandais, un Français, un Grec… »

 

L’enseigne de vaisseau Wladimir, officier traitant du renseignement :

« EUNAVFOR MED Sophia est une opération qui s’inscrit dans le long terme. La mission vise à empêcher le trafic d’êtres humains en Méditerranée centrale et elle participe également à secourir les migrants en détresse. Pour cela, une cellule renseignement est essentielle au sein de l’état-major de force embarqué. Cette opération européenne dispose de très nombreux moyens de renseignement et notamment les aéronefs et bâtiments qui exercent une veille permanente des côtes, depuis la haute mer. Mon travail est de réunir ce renseignement, d’effectuer des recoupements et d’exploiter chaque élément qui nous est rapporté, et ceci dans le but de déterminer les différents modes d’action de ces trafiquants. C’est un travail minutieux et extrêmement précis qui nécessite de planifier, en fonction des moyens disponibles et des priorités, et d’analyser chaque détail qui prend son sens une fois recoupé à l’échelle de la force. Enfin, une partie importante du poste que j’occupe est d’assurer la bonne diffusion de l’information en interne à ma cellule, auprès des acteurs des autres cellules et des unités engagées qui restent le cœur de notre travail.

Issu de la promotion EN 2011, prendre part à cette opération européenne est une chance puisqu’elle me permet d’accroître ma culture opérationnelle et de l’inscrire dans un contexte international. J’ai aujourd’hui l’occasion de travailler aux côtés de deux Italiens, d’un Slovène et d’un Finlandais qui apportent de la diversité et de la richesse et contribuent à rendre l’action de notre cellule efficace. »

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:30
Lafayette Returns!

SUEZ CANAL (Dec. 7, 2015) The French navy nuclear aircraft carrier Charles de Gaulle (R91) transits the Suez Canal as it enters the U.S. 5th Fleet area of operations. Commander, French Maritime Force, Rear Adm. René-Jean Crignola, embarked aboard Charles de Gaulle, took command of U.S. Naval Forces Central Command’s Task Force 50 Dec. 7. CTF 50 plans and conducts strike operations in the U.S. 5th Fleet area of operations. (Official French navy photo/Released)

 

December 9, 2015 By Vice Adm. Kevin Donegan* -  U.S. Navy

 

On December 7th, travelers near the Suez Canal witnessed an incredible sight as the French nuclear-powered aircraft carrier FS Charles de Gaulle (R 91) led a flotilla of warships from France, Belgium and Germany on a southbound transit into the U.S. Fifth Fleet area of operations, a crossing many of these vessels have made before at various times over the years. But Monday’s crossing held a special significance. 

 

That’s because after completing the transition into the Red Sea, the admiral commanding this multi-national battle group, French Navy Rear Adm. Rear Adm. René-Jean Crignola, took command of U.S. Naval Forces Central Command’s Task Force 50, which plans and conducts naval strike operations in the region, and is the primary executor of the U.S. Navy’s support to Operation Inherent Resolve — the fight to destroy the ISIL terrorist organization. This is the first time an American ally has held command of this task force.
Just before the battle group entered the Suez, France’s President Francois Hollande addressed the crew when he visited while Charles de Gaulle was off the Syrian coast, “In a few days you will be deployed in a new zone and will take command responsibilities of our allies in the framework of the coalition. After the cowardly and terrible attacks on our country, I decided to intensify the battle against Daesh … that means intensifying strikes,” he said, using the Arabic acronym for ISIL.

The French naval aviators from Charles de Gaulle now join our own Marine Corps naval aviators flying anti-ISIL strike missions from the deck of the amphibious assault ship USS Kearsarge (LHD 3) from its station in the Arabian Gulf. 

Besides bringing much-needed firepower to the fight – and returning carrier based naval aviation to the mission for the first time since October when USS Theodore Roosevelt departed Fifth Fleet — Charles de Gaulle’s presence underscores the firm resolve of our French allies to fully integrate into our operations. This partnership allows both of our navies to expand the boundaries of interoperability, making us an ever more formidable alliance and fighting force.

The enduring forward presence of the U.S. Navy in the waters of the Middle East and the resulting continual interaction with our allies and partners played a critical enabling role allowing France to seamlessly join our command structure. 

Interoperability is the measure of the degree to which various organizations or individuals are able to operate together to achieve a common goal. Our goal in this case is to apply naval strike power to the effort to degrade and destroy ISIL by fully integrating the forces of many nations into a common command and control structure. The ability of the French forces to join our U.S. structure in a command role has literally been decades in the making, even if over the years those working toward this day could not have foreseen the form all of the training, exercises, deployments, concepts and system development would take here in this part of the world — in this particular fight — against this common enemy of civilization and humanity.

I fully expect that we will learn a great deal from having France command Task Force 50. We will take these valuable lessons and keep moving forward, improving the process and increasing our effectiveness as a combat team.

Despite the turmoil ashore throughout the region, our Naval forces along with those of our partners, are performing an incredible job keeping the maritime reaches open and secure every day. That’s important when you consider that 40 percent of the energy vital to the global economy passes through this region that includes three of the world’s most strategically important maritime chokepoints on its way to market. 

The challenges in this region are great but not impossible. Our resolve is firm and our strategy is true. With the help of allies like France, willing to step up and lead, I have no doubt that we will achieve our objectives in this current campaign and come out a stronger, more capable force for having worked though this together.

 

 

* Commander, U.S. Naval Forces Central Command; Commander, U.S. Fifth Fleet and Commander, Combined Maritime Forces

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 19:50
EUNAVFOR MED: Première réunion SHADE en Méditerranée

 

14/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 26 novembre 2015 à Rome, s’est tenue la première réunion Shared awareness and de-confliction in the Mediterranean (SHADE MED) sous la présidence d’EUNAVFOR MED, rassemblant les principaux acteurs de la Méditerranée centrale.

 

Qu’est-ce que le SHADE ?

Le SHADE est une assemblée basée sur le volontariat des acteurs d’une zone pour mieux échanger sur les actions respectives et se coordonner afin d’augmenter l’efficacité globale. Né dans l’Océan Indien fin 2008, co-présidé à tour de rôle par EUNAVFOR Atalanta, l’OTAN et la coalition Combined maritime forces (CMF), cette formule a prouvé son utilité. EUNAVFOR MED a donc mis en place une consultation identique en Méditerranée où autant d’acteurs se côtoient sur une plus petite zone.

 

Les acteurs en Méditerranée.

Au cours de cette première édition dont le thème était les flux migratoires par voie maritime, l’agence européenne FRONTEX a partagé son expérience sur le contrôle des trois grandes zones migratoires (entre le Maroc et l’Espagne ; entre la Libye et l’Italie et entre la Turquie et la Grèce). Les Italiens ont détaillé Mare Sicuro, opération italienne de protection de leurs intérêts au large de la Libye. Les représentants d’armateurs ont évoqué les problèmes économiques, sécuritaires et logistiques rencontrés par leurs navires à très faible équipage à recueillir des migrants.

 

Quel avenir ?

En conclusion de cette session, le contre-amiral Bléjean, vice-commandant de l’opération EUNAVFOR MED a insisté sur la vocation de SHADE à devenir un lieu d’échanges pratiques au niveau tactique pour confronter les expériences de chacun dans tous les domaines maritimes - contrôle des flux migratoires, lutte contre les trafics illicites et sécurité maritime.

EUNAVFOR MED: Première réunion SHADE en Méditerranée
EUNAVFOR MED: Première réunion SHADE en Méditerranée
EUNAVFOR MED: Première réunion SHADE en Méditerranée
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 19:30
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

14/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 9 décembre 2015, après avoir franchi le canal de Suez pour rallier l’Océan Indien, le Groupe aéronaval (GAN), articulé autour du porte-avions Charles de Gaulle, a intégré la frégate britannique HMS Defender. 

 

Le 18 novembre 2015, le ministre de la Défense britannique a annoncé l’intégration de la frégate HMS Defender dans le GAN français au titre de la clause d’aide et d’assistance mutuelle prévu par l’article 42.7 du traité de l’Union européenne invoquée par la France. Le HMS Defender est une frégate de défense aérienne mise en service en 2013. Elle contribue à la protection du GAN grâce à ses systèmes de missiles Sea Viper et ASTER. Elle permet de renforcer la maîtrise de l’espace aéromaritime du groupe.

 

Cet engagement est une marque de la confiance qui existe entre la France et la Grande Bretagne traduite dans le renforcement de la coopération bilatérale initiée en 2010 avec la signature du traité de Lancaster House. Il est une étape supplémentaire vers la capacité recherchée à terme de pouvoir déployer à terme, d’un groupe aéronaval conjoint.

photo Marine nationale

photo Marine nationale

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:55
Conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels

 

09.12.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées - Compte rendu n° 25

 

— Examen, ouvert à la presse, du rapport d’information sur les conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels (M. Alain Marty et Mme Marie Récalde, rapporteurs)

 

La commission procède ensuite à l’examen du rapport d’information sur les conséquences du rythme des OPEX sur le maintien en condition opérationnelle des matériels.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Mes chers collègues, le maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels est un sujet technique mais hautement stratégique. Nous aurons beau avoir la meilleure armée du monde, si elle n’a pas de matériels disponibles, elle connaîtra des difficultés pour remplir ses missions.

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et des conflits liés à la décolonisation – guerres d’Indochine et d’Algérie notamment – la France n’a sans doute jamais été confrontée à des menaces aussi diverses, intenses et durables. Parmi ces menaces, la menace terroriste est la plus préoccupante de toutes. Les attentats que notre pays a subis aux mois de janvier et de novembre 2015 l’ont rappelé de manière tragique. Elle n’est toutefois pas la seule.

 

Pour reprendre la classification établie par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, notre pays reste confronté à deux phénomènes.

 

Le premier phénomène, qui a brutalement refait irruption dans la vie des Français en 2015, renvoie aux « risques de la faiblesse », alimentés par la défaillance de certains États. Se créent alors des zones de forte instabilité où peuvent prospérer, selon l’analyse du Livre blanc, des « trafics de toute nature sur le territoire d’États fragiles [qui] procure[nt] aux groupes qui les organisent des moyens économiques et militaires souvent supérieurs à ceux dont disposent les autorités publiques, achevant de fragiliser celles-ci. »

Cette grille d’analyse s’applique parfaitement aux divers groupes et organisations terroristes djihadistes qui ont essaimé de l’Afrique à l’Asie en passant par le Proche et le Moyen-Orient.

 

Le second phénomène, plus classique, tient aux « menaces de la force », soit le renouveau de menaces traditionnelles portées par un État. Le conflit qui s’est récemment déroulé en Ukraine, aux portes de l’Europe, prouve que ces menaces sont toujours bien réelles.

 

Face à ces risques et menaces il est n’est pas seulement nécessaire de maintenir notre posture de défense. Il faut la renforcer. Or, le levier d’action le plus concret et le plus direct en termes opérationnels est celui du maintien en condition opérationnelle. Par le passé le MCO a pu servir de variable d’ajustement budgétaire. Or, le MCO est la clé de la disponibilité des matériels à l’extérieur de nos frontières comme en métropole ; la disponibilité en métropole est la clé de la préparation opérationnelle et de l’entraînement ; la préparation opérationnelle et l’entraînement sont la clé de la capacité opérationnelle, quel que soit le théâtre d’engagement des forces.

 

L’effort en la matière est d’autant plus essentiel que nos armées sont sans doute durablement engagées sur de nombreux théâtres extérieurs. Elles le sont dorénavant aussi sur le territoire national.

 

En effet, depuis 2011 et l’engagement majeur qu’a constitué l’opération Harmattan, les opérations extérieures (OPEX) de grande envergure se succèdent et même se juxtaposent à un rythme soutenu. La tendance s’est encore accentuée à compter de 2013 avec les opérations Serval, Sangaris, Barkhane et Chammal.

 

En outre, ces théâtres d’engagement s’avèrent beaucoup plus abrasifs que par le passé. Ceci tient aux conditions climatiques, géographiques, géologiques et opérationnelles extrêmes auxquelles sont soumis les hommes et les matériels. Cela tient aussi à l’utilisation des matériels au-delà de leur potentiel « normal », c’est-à-dire dans des conditions opérationnelles similaires à celles constatées en métropole.

 

Notre rapport ne prétend évidemment pas à l’exhaustivité en opérant un audit complet de l’ensemble des parcs et des matériels déployés. À sa lecture, vous constaterez toutefois que nous avons effectué un grand nombre d’auditions et de rencontres et que nous avons pu voir de nombreux matériels. L’objet de notre rapport est de faire état des grandes tendances à l’œuvre, des principaux blocages et difficultés rencontrés, et de proposer des moyens pour les dépasser. Nous sommes bien conscients qu’il n’existe pas de réponse univoque à la question du MCO, qui se caractérise par un grand nombre de variables et l’intervention d’un grand nombre d’acteurs.

 

Nous n’allons pas abuser de votre patience en formulant des constats que vous connaissez déjà sur l’état des matériels et leur disponibilité. Nous n’allons pas non plus vous assommer de considérations purement descriptives et statistiques. Vous trouverez de longs développements consacrés à ces différents sujets dans le rapport écrit.

 

Nous allons simplement revenir sur un certain nombre de points qui nous semblent fondamentaux, avant de vous présenter nos principales observations et recommandations parmi les 23 que nous avons formulées.

 

Un premier rappel méthodologique sur le champ du rapport. Au-delà des engagements considérés comme des opérations extérieures aux sens administratif et juridique du terme, nos armées mènent de nombreuses missions à l’extérieur des frontières nationales. Les opérations de la marine en sont un bon exemple. La marine est, par nature, une armée expéditionnaire. On peut citer, au titre de ces opérations à l’extérieur : tout ce qui relève de l’action de l’État en mer, la participation à l’opération Sophia de lutte contre les passeurs de migrants, et, évidemment, la mise en œuvre de la permanence de la dissuasion nucléaire avec les unités de la force océanique stratégique (FOST).

 

Par ailleurs, la France dispose de forces de présence prépositionnées dans le cadre d’accords bilatéraux et relevant des trois armées : au Gabon, au Sénégal, à Djibouti et aux Émirats arabes unis. Malgré leur importance, le rapport n’a abordé ces différentes opérations que pour rappel, sans les analyser dans le détail.

 

Nous en venons donc au cœur du rapport : les OPEX.

 

Il nous faut tout d’abord rappeler que le rythme et l’intensité de nos engagements se sont considérablement accrus depuis les années 2010. En 2015, ce sont près de 8 300 militaires qui sont déployés en permanence en OPEX, dont 8 000 au titre des trois opérations principales menées dans la bande sahélo-saharienne, en République centrafricaine et au Levant.

 

Ce niveau d’engagement est inédit et dépasse le modèle décrit par le Livre blanc dont les analyses avaient servi de support à la loi de programmation militaire 2014-2019. Celui-ci fixait un « plafond d’engagement » à « deux ou trois théâtres distincts dont un en tant que contributeur majeur ». Or notre pays est aujourd’hui engagé sur trois théâtres majeurs de haute intensité. Par ailleurs, on peut considérer que la France est contributeur majeur :

– directement, dans la bande sahélo-saharienne et en République centrafricaine ;

– indirectement, au Levant, si l’on compare l’engagement français non pas à l’engagement américain, sans commune mesure, mais à la participation européenne.

 

Au-delà du rythme et de la profondeur de nos engagements, une autre difficulté provient de l’intensité opérationnelle des missions menées. Sur les trois OPEX majeures, deux sont conduites dans des zones définies comme « sévères » par les classifications géographiques de référence : il s’agit de la bande sahélo-saharienne et du Levant.

 

Elles se caractérisent par un certain nombre de réalités géographiques et climatiques qui sont principalement responsables de l’usure prématurée des équipements terrestres et aéronautiques, notamment :

– une chaleur élevée : sur certains théâtres, la température excède parfois 50° et peut atteindre 60°. Nous en avons nous-mêmes fait l’expérience lors de notre déplacement sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie ;

– une présence abondante de sable et de poussières, susceptibles de s’infiltrer dans tous les éléments « ouverts » et de provoquer leur érosion (turbines d’hélicoptères par exemple) ;

– des terrains cassants et des roches coupantes qui usent rapidement les pneumatiques ;

– des vents de forte intensité qui, couplés au sable, ne font que renforcer les difficultés associées.

 

Ces éléments n’étaient évidemment pas inconnus des forces françaises projetées en OPEX. L’Afghanistan par exemple était également un terrain très dur.

 

Mais les théâtres actuels portent ces difficultés à un niveau supérieur du fait de la conjonction de plusieurs éléments et des « spécificités locales » de certains facteurs pourtant connus. Ainsi, le sable malien n’est pas le sable afghan. Nous sommes désormais imbattables sur la granulométrie ! (Sourires) Celle du sable malien est beaucoup plus fine, ce qui lui permet de s’infiltrer beaucoup plus facilement et beaucoup plus abondamment dans les systèmes, accélérant leur érosion. S’ajoutent également à la liste des difficultés des éléments relativement inconnus jusqu’alors. C’est le cas de l’alfa ou « herbe à chameau », une plante du désert qui, tout comme le sable, s’insinue dans les ouvertures et peut fortement perturber les systèmes de filtration, en particulier des aéronefs.

 

Ces théâtres sont donc particulièrement abrasifs et peuvent parfois être considérés aux marges du domaine de qualification et d’utilisation des équipements déployés.

 

M. Alain Marty rapporteur. Autre difficulté : les distances. À titre d’exemple, le territoire malien est 2,5 fois plus étendu que le territoire français ; vous avez tous à l’esprit la distance Bamako-Gao ou Gao-Tessalit. Par comparaison, la zone d’opération française en Afghanistan couvrait l’équivalent de deux départements français « seulement ». À cela s’ajoute le caractère rudimentaire voire inexistant des réseaux routiers, qui accélère l’usure des matériels.

 

Pour les matériels terrestres, qui sont particulièrement sollicités, l’ensemble de ces caractéristiques climatiques et géographiques fait qu’une année en OPEX équivaut à la consommation de potentiel de 2,5 années en métropole.

 

Mais à ces difficultés s’en ajoutent d’autres, liées elles aux réalités opérationnelles.

 

La première est la surintensité, qui caractérise l’utilisation des matériels dans des conditions beaucoup plus exigeantes qu’en métropole.

 

Le sable et la chaleur entraînent par exemple une surconsommation des moteurs d’hélicoptères. Pour les Caracal, 24 moteurs ont dû être remplacés alors que le forfait normal prévoyait un flux de 15 unités par an. Les « posés poussière » sont également traumatisants pour les matériels.

 

Par ailleurs, les nécessités opérationnelles impliquent un recours plus fréquent à des techniques très consommatrices de potentiel. On peut citer, par exemple, l’utilisation de la postcombustion des avions de chasse. Alors qu’elle est limitée aux seuls besoins d’entraînement en métropole, cette technique est beaucoup plus utilisée en OPEX. Autre exemple, que nous avons pu constater lors de notre déplacement en Jordanie : l’emport de munitions et l’utilisation de pods de désignation pour mener les frappes impliquent que les aéronefs sont presque en permanence en état de charge maximale par rapport aux notices constructeurs.

 

La suractivité est une autre cause d’usure prématurée, le tempo opérationnel étant sans commune mesure avec une utilisation « normale » en métropole. Ainsi, un VAB déployé dans le cadre de l’opération Serval au Mali pouvait parcourir en une semaine une distance quatre fois supérieure à celle qu’il couvrait normalement en un an d’utilisation en métropole : 1 600 km/semaine contre 400 km/an. Par rapport à l’opération Pamir menée en Afghanistan, les différences sont également notables, avec 1 000 km/mois parcourus dans le cadre de Pamir contre 6 400 km/mois dans la bande sahélo-saharienne.

 

Nous avons pu apprécier le niveau de cette suractivité en Jordanie. Chaque avion du détachement effectue en moyenne 72 heures de vol par mois, contre 21 heures en métropole, soit une activité 3,4 fois supérieure.

 

Enfin, les dommages de guerre sont plus fréquents et plus graves. Entre fin août 2013 et début mars 2015, 60 véhicules terrestres ont été détruits suite à des dommages de guerre ou des accidents. Dans le domaine aéronautique, ce sont les hélicoptères de reconnaissance et d’attaque qui subissent les plus lourds dommages au cours d’actions de feu. Vous trouverez dans le rapport un certain nombre d’informations concernant ces dommages, ainsi que plusieurs photographies de matériels ayant subi des dégâts.

 

Malgré ces conditions particulièrement rudes, la disponibilité des matériels projetés est remarquable. L’action des équipes chargées de la maintenance et, plus généralement, de l’ensemble des acteurs de la chaîne MCO doit ici être saluée. Lors d’un déplacement que j’avais effectué à Bangui dans le cadre de l’opération Sangaris, j’avais eu l’occasion de voir concrètement les opérations de MCO des matériels terrestres et aéroterrestres. Les personnels travaillent dans des conditions exceptionnelles – je pense notamment à la température –, plus de 10 heures par jour, sept jours sur sept. Il y a donc une disponibilité complète des équipes qui permet de réaliser un travail remarquable.

 

Globalement, en OPEX, la disponibilité technique opérationnelle des matériels terrestres est de 90 % et celle des matériels aéroterrestres de 70 %. La première est conforme à l’objectif assigné ; la seconde est inférieure de 10 points à cet objectif, en raison notamment des difficultés rencontrées sur le parc hélicoptère. Les résultats concernant l’armée de l’air sont également très bons : plus de 97 % pour les Rafale, près de 90 % pour les Mirage 2000, entre 90 % et 100 % pour les drones. Le rapport contient un certain nombre d’informations quant à la disponibilité des matériels pour les trois milieux : terre, air et mer.

 

Ces statistiques témoignent de la priorité légitimement donnée aux OPEX et des efforts consentis pour assurer les capacités opérationnelles à nos armées. Toutefois cette priorité, conséquence du rythme des engagements extérieurs, n’est pas sans effets pour les matériels et les hommes non déployés. Nous allons donc aborder maintenant les conséquences du rythme des OPEX sur le MCO des matériels en métropole.

 

Globalement, on constate ce que nous avons dénommé un « transfert de l’indisponibilité » sur la métropole. D’après les informations que nous avons recueillies, une augmentation de cinq points de la disponibilité en OPEX se traduit par une diminution de dix points de celle-ci en métropole.

 

De façon très synthétique, les matériels non déployés sont affectés de deux manières :

– directement, par l’affectation prioritaire des ressources aux OPEX : personnels maintenanciers, rechanges, équipements, outillages. Par ailleurs, les matériels non projetés peuvent être « cannibalisés » au profit des matériels déployés ;

– indirectement car la remise en état des matériels rentrés d’OPEX est plus longue, plus lourde et plus coûteuse du fait des conditions d’engagement extrêmes. À cet égard, je souhaite revenir quelques instants sur les termes successivement utilisés en matière de MCO. Au retour d’Afghanistan, on parlait d’actions de « métropolisation » ; aujourd’hui, on parle de « régénération » des matériels. À titre d’exemple, la régénération d’un AMX 10 RC représentera, en moyenne, 676 heures de travail et un coût de 190 000 euros par véhicule.

 

De fait, les statistiques de disponibilité s’en ressentent. Pour l’armée de terre par exemple, la disponibilité technique globale du parc de service permanent oscille entre 65 et 70 % ; celle du parc d’entraînement entre 60 et 70 % ; celle des matériels aéroterrestres n’est que légèrement supérieure à 40 %.

 

Faute de matériels disponibles, la préparation opérationnelle et l’entraînement des forces sont donc affectés par ricochet. Les chefs d’état-major ont eu l’occasion d’évoquer ce sujet à plusieurs reprises.

 

Ainsi, pour ce qui concerne l’armée de l’air, les jeunes équipages sont en situation de sous-entraînement sur certains appareils. Des qualifications ne peuvent être entretenues. En outre, la préparation opérationnelle est recentrée sur les compétences et les savoir-faire nécessaires aux opérations actuelles, au détriment d’autres. Le chef d’état-major de l’armée de l’air lui-même l’avait rappelé devant notre commission dans le cadre de son audition sur le projet de loi de finances pour 2016. De fait, nous restons encore en deçà des normes d’activités de l’OTAN qui constituent la cible de la LPM. Il faut toutefois préciser que certains objectifs d’activité ont été affectés par l’actualité. Tel est le cas dans l’armée de terre en raison de l’opération Sentinelle.

 

Nous en venons maintenant à nos recommandations. Mais tout d’abord, il faut rappeler que certains leviers ont déjà été actionnés. En termes d’organisation, la chaîne MCO a été refondée avec une organisation non pas par armée mais par milieu.

 

Par ailleurs, en termes financiers, la LPM a fait de la remontée des crédits d’entretien programmé des matériels (EPM) une priorité. En effet, comme nos collègues Yves Fromion et Gwendal Rouillard l’avaient parfaitement analysé à l’occasion de leur rapport sur la revue capacitaire des armées, la LPM précédente avait sous-estimé les besoins de financement pour l’EPM. La remontée prévue par la LPM 2014-2019 est à souligner, avec une croissance moyenne de 4,3 % par an des crédits d’EPM. L’actualisation de juillet dernier a poursuivi cet effort, avec 500 millions consacrés à ce poste sur les 3,8 milliards de ressources supplémentaires.

 

Ces rappels effectués, nous en venons à nos principales recommandations, que nous avons choisi de regrouper en cinq grands thèmes.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Le premier concerne les moyens financiers et humains du MCO. Derrière les aspects techniques du problème – dont vous avez vu qu’ils sont nombreux –, l’équation est en réalité relativement simple : si on gère par les coûts, la disponibilité et donc les capacités opérationnelles baissent ; si on gère par la disponibilité, les coûts augmenteront, compte tenu du nombre et de l’intensité de nos engagements extérieurs et d’une situation sous-optimale en métropole. Le haut niveau d’engagement de nos armées étant appelé à durer, il convient de le prendre en considération.

 

Nous devons être honnêtes et reconnaître que nous ne sommes pas en mesure de vous fournir un chiffrage précis des besoins de financement à long terme pour parvenir à une situation optimale. C’est tout à fait normal. Le niveau de ressources que l’on décide de consacrer au MCO est fonction du taux de disponibilité de chaque type d’équipement et de matériel, compte tenu, d’une part, des besoins au titre des engagements extérieurs et, d’autre part, de la préparation opérationnelle et de l’entraînement en métropole. La détermination de ces besoins et de ces critères n’est évidemment pas du ressort de la mission d’information.

 

Mais il est certain que si l’on souhaite une remontée de la disponibilité et donc de l’activité et des capacités opérationnelles, à l’extérieur comme en métropole, davantage de moyens sont nécessaires. Le taux de disponibilité souhaité par type d’équipement, par théâtre et par « nature » d’utilisation déterminera le niveau de ressources nécessaires. Il faut toutefois rester conscient du fait qu’une disponibilité technique de 100 % n’est pas atteignable ; il subsistera toujours une part résiduelle d’indisponibilité.

 

Ces précisions apportées, notre première recommandation consiste à modifier la procédure du décret d’avance OPEX pour assurer aux armées un financement « au fil de l’eau » et une plus grande réactivité face aux besoins opérationnels.

 

Il ne s’agirait pas d’obtenir davantage de moyens, mais de les obtenir plus vite. Nous proposons donc de rendre le décret d’avance OPEX non plus annuel mais semestriel, voire trimestriel. Cette simple modification de la procédure n’aurait que des vertus et ce, sans dépenser un euro supplémentaire. Elle permettrait, d’une part, d’assurer le financement des priorités en OPEX et, d’autre part, de ne plus « cannibaliser » les ressources nécessaires au soutien en métropole. Elle n’aurait aucune incidence sur le solde budgétaire, et elle permettrait, enfin, de rendre plus efficace les procédures de contractualisation des marchés. En effet, certains sont lancés en urgence, en fin d’année, une fois les ressources du décret d’avance rendues effectivement disponibles.

 

Une autre recommandation, elle aussi à coût zéro par rapport aux crédits votés par le Parlement, consisterait à dégeler au moins partiellement la réserve de précaution dès le début de l’année. Je rappelle que, pour 2016, le taux de mise en réserve hors titre 2 s’élève à 6 %, ce qui représente 1,63 milliard d’euros pour la mission Défense.

 

Certes, ce mécanisme budgétaire est nécessaire au pilotage de la dépense publique. Mais le recours à la réserve ne doit pas se traduire par des tensions opérationnelles pour nos forces, alors que les pouvoirs publics exigent d’elles un engagement sans faille encore renforcé par les événements tragiques que vient de connaître notre pays.

 

Nous estimons également indispensable d’attribuer les ressources nécessaires au soutien en métropole pour augmenter la disponibilité, et donc la préparation opérationnelle et l’entraînement. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui assurent l’excellence de nos armées à l’extérieur : la préparation opérationnelle d’aujourd’hui est l’OPEX de demain.

 

À plus long terme, nous sommes favorables à l’augmentation de notre effort de défense pour approcher les 2 % du PIB. Cela représenterait une dépense de 42 milliards d’euros par an environ, soit une dizaine de milliards de plus que les ressources actuellement consacrées à la défense. Il ne s’agit évidemment pas d’invoquer ce chiffre de manière irréfléchie comme une sorte de formule magique. La dégradation du contexte géostratégique et sécuritaire est une réalité qui est amenée à perdurer. Elle appelle donc à un effort plus grand afin de parer aux menaces ou de les neutraliser.

 

M. Alain Marty, rapporteur. Sur le plan des ressources humaines, nous estimons nécessaire leur renforcement au niveau quantitatif et au niveau qualitatif.

 

Le renforcement des effectifs de soutien nous paraît particulièrement important. Lorsqu’on analyse les conséquences des déflations d’effectifs opérées entre 2008 et 2015, comme l’avaient fait nos collègues Yves Fromion et Gwendal Rouillard, on arrive à 8 700 supprimés au niveau des MCO aéronautique et terrestre. Aujourd’hui, on constate de fortes tensions sur certains territoires et en OPEX. Les difficultés rencontrées sur le parc hélicoptères sont notamment dues à un manque de maintenanciers.

 

Sur le plan qualitatif, l’arrivée de nouveaux matériels très technologiques et hyper-connectés nécessitera à l’avenir le recours à des maintenanciers d’un haut niveau technique. L’armée de terre, par exemple, sera à terme dotée de matériels « info valorisés » dans le cadre du programme Scorpion. La marine est confrontée à la même question avec les bâtiments modernes comme les FREMM, dont les logiciels nécessaires à leur fonctionnement comprennent quelque 120 millions de lignes de code informatique.

 

De fait, en plus des équipes de soutien compétentes pour la maintenance traditionnelle, les forces auront sans doute besoin de véritables ingénieurs militaires au sein de la chaîne MCO, lesquels relèveront des catégories administratives supérieures les plus coûteuses en titre 2.

 

Le deuxième axe de recommandations concerne les flux logistiques. Des actions importantes ont été menées par le centre du soutien des opérations et des acheminements (CSOA) et par les équipes du projet « supply chain ». Il convient de les poursuivre. Je tiens à rappeler que la Cour des comptes avait formulé des critiques assez dures sur l’organisation logistique au sein des armées. Une réflexion de fond a été menée et la chaîne logistique militaire est en phase de modernisation complète, selon les modèles en vigueur parmi les professionnels de la logistique. Les efforts et les actions menés en la matière sont remarquables.

 

Au-delà, nous recommandons d’améliorer les flux logistiques « immatériels ». En OPEX, la limitation des débits informatiques peut ralentir la chaîne logistique, d’autant que les systèmes d’information logistique ne sont pas prioritaires par rapport aux systèmes d’information et de commandement. Il conviendrait donc de réfléchir aux moyens techniques de renforcement de ces flux immatériels pour améliorer la chaîne logistique, sans pour autant réduire les capacités nécessaires au commandement.

 

Concernant les flux physiques, nous proposons deux principales pistes de réflexion. Il faut tout d’abord relever que le degré de complexité des procédures et le niveau de réactivité des services douaniers locaux sont hétérogènes. Un exemple révélateur : un véhicule anti-incendie a pu être bloqué en douane au Liban pendant près de trois mois, et ce sans raison particulière ! Vous pouvez comprendre l’exaspération des militaires qui savent que le matériel est arrivé à destination mais n’est pas pour autant disponible en raison d’un blocage au niveau douanier.

 

De telles difficultés peuvent être surmontées par la réactivité de nos postes diplomatiques, dont la mobilisation en cas de blocage doit être soulignée. Toutefois, elles pourraient sans doute être mieux anticipées par une négociation en amont entre nos services diplomatiques et les autorités locales afin de fluidifier les procédures. Si cela s’avère insuffisant, des négociations de haut niveau pourraient avoir lieu au niveau gouvernemental afin d’améliorer la rapidité des services douaniers locaux.

 

Nous recommandons également de procéder à la modernisation de la composante logistique de la flotte. Notre collègue Gwendal Rouillard l’avait également souligné dans son rapport pour avis sur le PLF 2016. Un programme, baptisé FLOTLOG, doit procéder au remplacement de nos bâtiments logistiques, mais il n’interviendra qu’à l’horizon 2021-2025. Nous pensons qu’il faut faire de FLOTLOG une priorité afin de permettre des livraisons dès les premières annuités de la prochaine programmation militaire. Ces bâtiments ont déjà fait la preuve de leur intérêt en termes d’approvisionnement logistique, notamment dans les zones de conflit de moyenne à haute intensité comme dans le cadre de l’opération Harmattan.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Le troisième axe de réflexion concerne la conduite des programmes d’armement. Il faut que les cadences de livraison soient impérativement respectées. Le maintien en parc de matériels vieillissants n’est pas une solution optimale. Il s’avère coûteux, avec un accroissement de la fréquence des pannes. Il est aussi difficilement gérable au niveau technique en raison de l’obsolescence qui touche certains rechanges et pièces. Une solution alternative peut être envisagée pour certains types de matériels. Il s’agit de l’acquisition de « parcs tampon ». Ils seraient sans doute moins évolués que les matériels nouveaux, mais ceux-ci voient parfois leur livraison repoussée. Ils permettraient donc de pallier d’éventuelles réductions temporaires de capacités.

 

C’est la solution qui a été retenue, par exemple, face aux retards constatés sur les capacités tactiques de l’A400M ; je pense par exemple à l’atterrissage sur terrain sommaire. Le rapport fait état d’un certain nombre d’éléments sur les retards et les défaillances liés à l’A400M. L’acquisition d’Hercules C-130 supplémentaires doit permettre de maintenir les capacités opérationnelles de nos forces.

 

Il faut également préciser que, d’après les informations que nous avons recueillies à l’atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Bordeaux, des difficultés ont été rencontrées sur les moteurs TP400 qui équipent les A400M. La documentation fournie par l’industriel n’étant pas à jour, des moteurs qui auraient dû être réparés dans un délai théorique de 90 jours n’étaient toujours pas sortis des ateliers six mois après l’expiration de ce délai.

 

Nous formulons également des propositions dans le domaine des relations entre l’État et l’industrie. Nous pensons tout d’abord que, pour assurer des relations équilibrées entre les deux partenaires, l’État doit renforcer ses capacités en matière de connaissance des références et d’analyse des coûts. Des démarches ont été menées en ce sens, elles doivent être poursuivies. Nous pensons notamment à la démarche d’amélioration du référencement des composants homologués pour la réparation (ARCHER) de l’armée de terre. En améliorant le recensement, dans une base de données, de toutes les références et des prix de marché des composants utiles pour une prestation de MCO, elle a permis de renforcer les capacités de négociation de l’État. Sur certaines pièces, les écarts de prix étaient considérables : ils pouvaient aller de un à cinq pour un alternateur, et même de un à cent pour des fusibles. En six mois d’existence, ARCHER a permis de retirer quelque 6 000 références dont les prix se sont avérés exorbitants après une analyse comparative. Il y a là des gisements d’économies possibles.

 

Dans le même esprit, nous recommandons de renforcer les capacités de la division d’enquête des coûts de la direction générale de l’armement (DGA), dont les compétences sont précieuses. L’apport de cette division a pu permettre de bénéficier de gains compris entre 10 et 15 % voire plus par rapport à une négociation classique. Or elle ne compte qu’entre 40 et 45 enquêteurs, contre une centaine en Allemagne et près de 400 au Royaume-Uni au sein d’organismes comparables.

 

Nous pensons également utile de développer les plateaux techniques État-industrie afin d’assurer des échanges directs et de permettre une meilleure coordination des actions de maintenance. Nous estimons aussi qu’il faudrait élargir ces clusters aux PME/PMI qui semblent en être largement exclues à l’heure actuelle. Une telle démarche participerait d’ailleurs de l’effort à destination de ces petites entreprises, dans la logique du Pacte Défense-PME.

 

M. Alain Marty, rapporteur. Nous pensons également que l’action des industriels étatiques pourrait encore gagner en efficacité si un travail d’harmonisation des systèmes d’information mobilisés dans le cadre du MCO était conduit. D’après les informations que nous avons recueillies, 40 systèmes d’information différents sont aujourd’hui utilisés pour piloter le seul MCO aéronautique. Ceci est source d’inefficacité, ne serait-ce qu’en termes de temps passé à retranscrire les données d’un système à l’autre, sans évoquer les potentiels risques d’erreur dans cette retranscription.

 

Enfin, il est sans doute nécessaire de veiller sérieusement aux conséquences de la réglementation européenne REACH. Celle-ci oblige notamment les industriels à recenser et établir les risques potentiels que les substances chimiques utilisées représentent pour la santé humaine et pour l’environnement. Or la chaîne du MCO est grande consommatrice de substances chimiques. Aussi REACH pourrait-elle avoir un impact dans la conduite concrète des opérations de maintenance, en interdisant l’utilisation de certains produits. Elle obligerait donc les acteurs du MCO à trouver des solutions alternatives mais tout aussi efficaces en termes d’entretien, et donc potentiellement plus coûteuses.

 

Le cinquième et dernier axe de recommandations concerne le « partage du fardeau » opérationnel au niveau européen. Suite à l’attentat du musée du Bardo en Tunisie, M. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait déclaré que : « L’armée française sauve très souvent l’honneur de l’Europe. » et que « Sans [elle], l’Europe serait sans défense. » En conclusion, il affirmait : « Je suis en faveur d’une prise en charge plus collective de l’effort de défense […] de la France. »

 

Nous ne pouvons qu’abonder dans son sens, mais il est temps de passer des paroles aux actes. En effet, la France ne peut plus supporter davantage les injonctions contradictoires qui lui sont adressées, directement ou indirectement.

 

La première est d’assurer la sécurité des Européens, y compris à l’extérieur des frontières de l’Union européenne, ce qui suppose des dépenses importantes. Une telle exigence n’est évidemment pas formulée de la sorte à notre pays. Mais dans les faits, une seule armée est actuellement présente, avec les moyens suffisants, sur les « points chauds » qui représentent une menace potentielle pour l’Europe. Car en projetant ses troupes, la France ne protège pas seulement les Français, elle assure la protection de l’ensemble de ses partenaires européens et de leurs populations.

 

La seconde injonction, celle-ci formulée très directement et officiellement, est de respecter scrupuleusement les règles budgétaires. Il est vrai que ces règles ont été librement et souverainement consenties. Mais il est tout aussi vrai que leur observance peut faire oublier les réalités géostratégiques et sécuritaires. Elle conduit également à ignorer les coûts que la protection des Européens suppose, coûts que la France assume largement à l’extérieur de l’Union.

 

Ce partage du fardeau peut passer par différents canaux.

 

Le premier est une plus grande implication de nos partenaires au niveau opérationnel. C’est la démarche poursuivie par notre pays suite aux attentats du mois de novembre, sur le fondement de l’article 47-2 du Traité sur l’Union européenne. Une délégation de notre commission s’est récemment rendue à Berlin pour rencontrer nos collègues du Bundestag. Il est clair que la demande de mise en œuvre de cet article a produit des effets. Nous l’avions constaté avec les décisions prises par les Britanniques. Nous l’avons également vu suite au vote du Bundestag. Les effectifs allemands seront renforcés au Mali ; par ailleurs, l’Allemagne participera aux vols de reconnaissance en Syrie. On peut juger cette participation modeste, elle n’en demeure pas moins intéressante. En effet, au-delà des moyens mobilisés, elle témoigne d’une prise de conscience de nos homologues allemands sur la nécessité d’un plus engagement plus fort.

 

Le deuxième canal est financier, et deux solutions peuvent être envisagées. Tout d’abord, des clés de répartition pourraient être élaborées afin que nos partenaires financent une partie de la charge budgétaire des OPEX présentant un intérêt pour la sécurité de l’Europe. Il existe une autre solution moins indolore pour eux, qui sont également soumis à des tensions sur leurs finances publiques. Il s’agirait de la neutralisation, au moins à titre provisoire, d’une partie des coûts relatifs aux OPEX pour le calcul des règles de déficit excessif imposées par le Pacte de stabilité et de croissance.

 

Le troisième canal a trait aux mutualisations possibles, qui pourraient être recherchées dans deux domaines. Tout d’abord, pourraient être étudiées les possibilités de mutualisation du MCO pour les programmes européens menés en communs. Ceci permettrait de soulager la France à la fois au niveau budgétaire, mais également au niveau de l’organisation du MCO en diminuant la surcharge de la chaîne de soutien. Par ailleurs, les États membres pourraient progresser dans l’harmonisation des règles de certification de leurs rechanges afin de mutualiser certains stocks. Un pays non-engagé pourrait dès lors fournir des rechanges pour lesquelles une pénurie ou une tension serait constatée.

 

La solidarité européenne trouverait alors concrètement à s’exprimer, la France ne pouvant et ne devant rester seule dans les combats qu’elle mène aussi pour la sécurité de des Français, mais également de l’Europe et des Européens.

 

Telles sont les lignes directrices qui ressortent de nos travaux. Pour terminer je voudrais dire le plaisir que j’ai eu à travailler avec Marie Récalde avec qui nous avons travaillé dans un esprit d’ouverture et de franche collaboration.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Plaisir partagé !

 

M. Alain Marty, rapporteur. En guise de conclusion, je souhaiterais redire que nos armées sont durablement engagées, non seulement en opérations extérieures mais également sur le territoire national. L’unique question que nous devons nous poser est la suivante : quelles capacités opérationnelles souhaite-t-on assurer à nos forces ? Tel était l’objet de notre rapport.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Merci à nos deux rapporteurs. Il s’agit d’un rapport très complet, très précis et très technique comme vous l’avez rappelé. Mais il est essentiel pour la conduite des opérations.

 

M. Gwendal Rouillard. Vous avez évoqué la conduite des programmes d’armement, et ma première question porte sur l’anticipation du MCO : comment mieux le prendre en compte, tant dans sa définition que dans sa conduite ? Le MCO est en effet un sujet ancien mais qui est également d’actualité, et on voit bien que c’est une source d’investissement mais aussi une source d’économie.

 

Le deuxième sujet porte sur la méthode : si l’on évoque l’A400M, l’Atlantique 2 (ATL2) dont on a largement parlé dans cette commission, ou encore les moteurs de Caracal, on voit bien que la méthode est différente entre le constat fait par les mécaniciens, les cheminements de remontée de l’information jusqu’au ministère de la Défense et la manière de mobiliser les politiques, les militaires, la DGA et les industriels. Comment améliorer la méthode et le niveau de réactivité pour traiter ces sujets ?

 

Enfin, troisième et dernier point qui est plutôt un vœu : ce qui nous avait frappé lors d’un de nos déplacements en Afrique avec Yves Fromion, c’était le savoir-faire français exceptionnel en matière de MCO. Nos mécaniciens sont vraiment d’un excellent niveau et vous avez eu raison de saluer leur travail. Nous pourrions ensemble formuler le vœu que le MCO français devienne un élément de « l’équipe France » en matière d’industrie de défense pour mieux négocier, mieux valoriser nos produits et nos matériels afin de décrocher les contrats futurs. La qualité du savoir-faire français serait indéniablement un argument alors que l’on évoque souvent la performance de nos matériels d’exception avec le label combat proven. Si l’on prend l’exemple des frégates saoudiennes, ce n’est pas le savoir-faire français qui a été à l’œuvre, ces dernières années, pour faire en sorte qu’elles soient très disponibles. Je souhaiterais donc que, si demain nous vendons de nouvelles frégates à nos partenaires saoudiens, le MCO soit confié à des Français, toujours avec l’objectif de taux de disponibilité.

 

M. Jean-Jacques Candelier. J’ai écouté les rapporteurs avec beaucoup d’attention et je les remercie pour leur travail très sérieux. Je préciserai néanmoins que la France doit revoir sérieusement sa stratégie d’intervention qui l’amène aujourd’hui à participer à de nombreuses opérations extérieures. Son rôle d’intervenant majeur en Afrique et ailleurs nous coûte cher. Le matériel s’use, les déplacements sont très importants, le personnel est soumis à rude épreuve et les dégâts ne sont pas négligeables. Ce rôle de gendarme, souvent sans l’aval de l’ONU, nous éloigne de l’image que nous avions dans le monde et cela pourrait expliquer partiellement certaines exactions.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Chers collègues, merci pour vos compliments. Nous avons beaucoup auditionné, nous nous sommes souvent déplacés et ces expériences ont été très instructives. Je vous invite vraiment à regarder le contenu du rapport où vous trouverez des données très précises, notamment sur la question des ATL2.

 

À propos de la capacité d’anticipation, aujourd’hui, le MCO est pris en compte très en amont dans les contrats qui sont passés. C’est notamment l’objet d’une instruction n° 125-1516 relative au déroulement et à la conduite des opérations d’armement. Mais la difficulté vient du niveau des spécifications ; plus on ajoute de spécifications, plus on renchérit le coût du contrat. Les échanges avec les armées et les industriels, ainsi que les expériences des théâtres récents, ont montré qu’en particulier pour l’armée de terre nous nous orientons davantage vers la conception d’équipements modulaires, des kits optionnels pouvant être ajoutés et qui permettent de faire évoluer et d’adapter les matériels en fonction des besoins.

 

Par ailleurs, la mise en place des plateaux techniques me paraît être une solution qui a fait ses preuves, notamment dans le domaine de l’aéronautique, et qui est à renouveler sur tout le territoire. Quand on réunit l’ensemble des acteurs comme les donneurs d’ordres, les militaires, la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD), les PME, la formation, en bref tous les intervenants de la chaîne du MCO, ils se comprennent mieux, les délais sont ainsi raccourcis et l’efficacité est au rendez-vous. Je crois que travailler en cluster, sous forme de plateaux, est une technique qui doit être dupliquée et qui par ailleurs est en train de l’être.

 

Enfin, au sujet du MCO et du savoir-faire français, Gwendal Rouillard a raison, c’est une véritable spécificité française. C’est en France qu’est organisé un salon international du MCO. Il y a cinq ans, quand nous avons créé ce salon, cela n’intéressait pas beaucoup de personnes. Désormais, dans la mesure où nous faisons durer l’utilisation de nos matériels dans le temps, les industriels ont bien compris que le MCO est une part importante de leur engagement et ce salon est de plus en plus fréquenté, y compris par des acteurs internationaux. De plus, nous avons en France des centres de formation de MCO qui sont reconnus internationalement et, dans les derniers contrats à l’export passés par nos industriels la maintenance et la formation à la maintenance de ces appareils sont vendues avec le matériel. Il s’agit d’une démarche importante, cela permettra également de former nos partenaires étrangers qui sont nos alliés : nos techniciens MCO sont une partie intégrante de « l’équipe France ». Néanmoins, il faut faire attention à ne pas perdre des savoir-faire qui sont en train de disparaître au sein de nos armées et chez nos industriels, notamment au service industriel de l’aéronautique (SIAé). Nous y avons vu des matériels anciens, avec des pièces obsolètes et des savoir-faire très particuliers. Il est important que les personnels qui partent soient remplacés par des gens bien formés, à qui l’expérience a été transmise. C’est pour cela que l’apprentissage dans ces services industriels est une piste à développer.

 

M. Alain Marty, rapporteur. En complément, je voudrais dire qu’il y a effectivement une instruction qui fixe la place du MCO dans les programmes d’armement. Au moment où on élabore un programme, on réfléchit également à sa mise en œuvre. Le MCO initial est aussi un élément qui associe directement l’industriel puisque pendant les deux premières années du programme, des crédits sont prévus à cet effet qui figurent sur le programme 146 « Équipement des forces » et non sur le programme 178 « Préparation et emploi des forces » qui concentre l’essentiel des crédits d’EPM. On voit bien aussi le rôle des industriels dans l’élaboration d’un programme et dans la mise en œuvre du MCO puisque pour le char Leclerc, le VBCI ou encore le CAESAR la maintenance de niveau industriel est aujourd’hui effectuée par Nexter.

 

Je vous rejoins s’agissant de la remarque sur les frégates saoudiennes. Mais il ne faut pas que nos programmes d’exportation télescopent nos capacités et nos besoins en matière de personnels et de pièces de rechange.

 

Enfin, la remarque de M. Candelier est de nature politique. Je voudrais lui répondre que les opérations menées par la France dans la bande sahélo-saharienne et en République centrafricaine le sont en partenariat étroit avec l’ONU : au Mali, la MINUSMA est mise en œuvre par l’ONU, ainsi que la MINUSCA en République centrafricaine. Enfin, la résolution 2249 du Conseil de sécurité de l’ONU donne mandat à l’opération Chammal. C’est un choix politique de ne pas être d’accord avec ces opérations, mais nous ne sommes pas dans le cadre d’interventions individuelles ; nous intervenons dans le cadre onusien.

 

Mme Marie Récalde, rapporteure. Je rappelle, pour parler de manière triviale que la France ne « saute pas sur tout ce qui bouge ». Ce n’est pas la France qui a entamé l’offensive mais bien Daech qui a enclenché les hostilités. Le président de la République a pris la décision d’intervenir sur les théâtres où nous sommes à la suite de l’appel d’États souverains et amis, dans le cadre des règles de droit international. La défense de l’avant conditionne aussi la sécurité sur le territoire national, nous le voyons tous les jours, c’est donc un choix politique fort qui a été fait.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Merci chers collègues. Je pense que ce rapport sera très lu, certainement par les industriels mais aussi au sein du ministère de la Défense et j’espère aussi par de nombreux médias intéressés par ces questions.

 

*

* *

 

La commission autorise à l’unanimité le dépôt du rapport d’information sur les conséquences du rythme des OPEX sur le maintien en condition opérationnelle des matériels en vue de sa publication.

 

La séance est levée à onze heures trente.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, Mme Sylvie Andrieux, M. Nicolas Bays, M. Daniel Boisserie, M. Malek Boutih, M. Jean-Jacques Bridey, M. Jean-Jacques Candelier, Mme Nathalie Chabanne, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Marianne Dubois, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Serge Grouard, M. Patrick Labaune, M. Marc Laffineur, M. Jacques Lamblin, M. Frédéric Lefebvre, M. Jean-Pierre Maggi, M. Alain Marty, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard

 

Excusés. - Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Laurent Cathala, Mme Carole Delga, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, M. Francis Hillmeyer, M. Éric Jalton, M. François Lamy, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jean-Claude Perez, M. Alain Rousset, M. Philippe Vitel, M. Michel Voisin

 

Examen, ouvert à la presse, du rapport d’information sur les conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels (M. Alain Marty et Mme Marie Récalde, rapporteurs)

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:45
photo CJ Marces - BA 188

photo CJ Marces - BA 188

 

10/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

Les 29 et 30 novembre 2015, les Marines nationales française et djiboutienne ont organisé et conduit un exercice de sûreté de l’approche maritime dans le golfe de Tadjourah.

 

L’objectif de cet exercice maritime interalliés était de renforcer la coordination de nos forces en termes de procédure d’engagement et de manœuvre en cas de détection d’embarcations suspectes à l’approche des points sensibles de Djibouti. L’efficacité du centre de contrôle et de coordination des opérations maritimes de la Marine djiboutienne, de la surveillance des sémaphores et de la coordination franco-djiboutienne des moyens navals a ainsi été démontrée.

 

Une quarantaine de marins djiboutiens et français ont procédé à plusieurs simulations avec des niveaux de menaces allant crescendo : de l’embarcation qui ne répond pas aux interrogations, à la vedette rapide avec des hommes armés qui tentent d’approcher une zone protégée. La difficulté est d’apprécier la menace et de la contrer au juste niveau.

 

Le rôle des sémaphores est crucial puisque ces derniers constituent le premier maillon de la chaîne de surveillance. En alertant au plus tôt sur des menaces potentielles, ils permettent d’engager les moyens adaptés en amont. Leur réactivité est essentielle dans la lutte contre le terrorisme maritime.

 

La Marine djiboutienne a parfaitement mis en œuvre les procédures pour circonscrire les menaces, en se coordonnant avec les marins de la base navale des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj), garantissant ainsi la sécurité des approches maritimes. Cet entraînement donne un nouvel exemple de bonne coopération militaire entre la France et Djibouti.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo CJ Marces - BA 188photo CJ Marces - BA 188
photo CJ Marces - BA 188

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:56
photo Marine nationale

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10/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Depuis le départ en mission du groupe aéronaval (GAN), toutes les flottilles de l’aéronautique navale sont engagées en opération. L’activité de la force de l’aéronautique navale illustre ainsi parfaitement le concept d’une Marine 3+1*.

 

La mission permanente de « protection » sollicite ainsi les flottilles 24F, 35F et 32F qui déploient un Falcon 50 Marine, et des hélicoptères Dauphin Service Public, et EC225sur toutes les façades maritimes métropolitaines et dans les DOM-COM. La 25F assure quant à elle cette mission de protection en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie avec un Falcon 200Guardian.

 

La mission d’ « intervention » regroupe les déploiements Arromanches 2, Sophia, Atalante, Méditerranée orientale(Médor) et Corymbe.Arromanches 2sollicite le groupe aérien embarqué (GAé) (4F, 11F, 12F, 17F, 35F), deux E2C Hawkeye, des Rafale Marine et desSuper Etendard Modernisé(SEM) un détachement d’hélicoptère Caïmande la 31F sur la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, un détachement 22S sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne. La mission Sophia,qui vise à surveiller les flux en Méditerranée et à démanteler les réseaux criminels de passeurs, fait régulièrement intervenir la flottille 24F, depuis la Sicile. En MEDOR, la frégate de type La Fayette Courbetest actuellement déployée avec son détachement Pantherde la 36F. Dans le golfe de Guinée, un hélicoptère Alouette3 de la 22S est actuellement déployé sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistralen mission Corymbe. En océan Indien, un Falcon 50 Marineparticipe régulièrement à l’opération Atalante, depuis Djibouti. La 28F avec un Xinguet la 57S, avec un Falcon 10 Marineassurent une partie de la logistique opérationnelle de ces opérations.

 

La permanence de la dissuasion nucléaire met à contribution les flottilles d’avions de patrouille maritime Atlantique 2(21F et 23F) qui coopèrent avec les hélicoptères Lynxde la 34F pour son volet océanique (FOST). La force aéronavale nucléaire (FANu), qui, avec les forces aériennes stratégiques (FAS) constitue le volet aéroporté de la dissuasion, implique l’ensemble des flottilles du GAé, notamment les Rafale Marineet les Super Etendard Modernisé(SEM) qui mettent en œuvre le missile ASMP-A.

 

Les 5500 marins du ciel mettent en œuvre 220 aéronefs à partir de 5 bases de l’aéronautique navale (BAN). Cette force maritime est placée sous le commandement de l’amiral commandant la force aéronautique navale (ALAVIA), basé à Toulon.

 

* Intervenir, protéger, dissuader, en permanence

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:50
Chinook et Tigre - photo Marine nationale

Chinook et Tigre - photo Marine nationale

 

08.12.2015 Marine nationale

Au large de Barcelone, un hélicoptère Tigre, un Cougar et un Chinook de l'armée de Terre à Séville ont effectué des séances d’appontages sur le pont d’envol du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude. Cette activité de préparation opérationnelle franco-espagnole a permis aux pilotes espagnols de s’entraîner à l’appontage sur BPC et à l’équipage de renforcer une fois de plus l’intéropérabilité avec des alliés.

photo Marine nationale
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:55
photo Marine Nationale

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09/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Quatre jours après avoir accueilli le président de la République sur le porte-avions Charles de Gaulle, le général d’armée Pierre de Villiers était à Brest pour prendre le poult, à terre, de cadres de la marine nationale, ainsi que des jeunes marins en formation.

 

Accueilli par le vice-amiral d’escadre de Oliveira, commandant en chef de la zone Atlantique (CECLANT), il a d’abord « plongé » au cœur des opérations en se rendant au centre opérationnel de la marine, avant de rencontrer les fusiliers marins en charge de la protection du site.

 

Le CEMA a ensuite consacré sa visite aux élèves du centre d’instruction naval de Brest. Qu’ils soient majeurs ou mineurs, ces élèves de l’Ecole navale, de l’Ecole de Maistrance ou encore de l’Ecole des mousses, constituent aux yeux du CEMA l’avenir de la marine. Très attaché à leur formation et marqué par leur sens de l’engagement, il leur a demandé de bâtir dès aujourd’hui leurs forces morales et de développer l’esprit d’équipage qui devra les animer tout au long de leur carrière. Il les a enfin confortés dans leur choix d’entrer dans une marine à vocation mondiale, disposant de tout le spectre des moyens nécessaires à la défense de la France et de ses intérêts dans le monde.

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale

photo Marine Nationale

REPERES

 

L’Ecole des mousses(EDMo)

L’EDMo est une des écoles de formation initiale du personnel équipage de la marine. Environ 10% des matelots qui entrent chaque année dans la Marine passent par cette école. L’école est ouverte à des jeunes de 16 et 17 ans sans condition de diplôme, en sortie de troisième ou en seconde. La sélection s’effectue d’abord sur leur motivation et sur leurs qualités intrinsèques et ensuite sur les acquis scolaires. A leur entrée, les mousses signent un contrat d’une durée d’ 1 an et obtiennent le statut militaire. La formation permet l’apprentissage d’un métier de marin et la consolidation d’acquis scolaires, en vue d’un engagement dans la marine. L’accent est également mis sur les exigences comportementales attendues. A l’issue de l’Ecole des mousses et avant d’embarquer, les mousses ayant réussi leur scolarité rejoignent une école de spécialité pour acquérir une formation technique dans l'un des métiers de la Marine. L’Ecole des mousses a été créée en 1856. Fermée en 2008, elle a rouvert ses portes en 2009.

 

L’Ecole de maistrance (EDM)

Créée en 1923, l’EDM est l’unique école de formation initiale des sous-officiers de la Marine pour le personnel recruté par voie externe. Au cœur des équipages dont ils assument les premières responsabilités, entre les officiers et les matelots, les « officiers mariniers » constituent l’ossature de la Marine. Les missions de l’EDM sont de former des militaires et des marins, de préparer l’école de spécialité en vue de délivrer aux forces des officiers mariniers capables d'assumer des postes de technicien et de cadre. Maistrance tient son nom du vieux français et désigne l’ensemble des officiers mariniers d’un navire. L’EDM contribue au recrutement d’un officier marinier sur deux.

 

L’Ecole navale (EN)

Depuis 1830, l’EN forme l’ensemble des officiers de la marine. Engagée depuis près de quinze ans dans les grandes évolutions de l’enseignement supérieur national et européen, l’EN délivre pour les officiers de marine une formation qui repose sur trois piliers :

- la formation aux métiers de marin, à la fois théorique et pratique ;

- la formation scientifique délivre les connaissances techniques nécessaires à la conduite et à la compréhension des systèmes complexes équipant les bâtiments de nouvelle génération ;

- la formation humaine et militaire développe les qualités et le savoir-être de chef militaire, sa culture générale et maritime, ainsi que sa compréhension des enjeux internationaux. Cet enseignement est complété d’une réflexion éthique sur le métier des armes.

L’EN assure aussi la formation initiale des officiers spécialisés de la marine et pour certains leur formation maritime.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:35
photo Marine Nationale

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09/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

Le 26 novembre 2015, la frégate de surveillance Vendémiaire a fait escale à Dili, capitale du Timor oriental.

 

Cette escale a été l’occasion pour nos deux marines de coopérer tout en constituant un moment propice aux échanges avec les autorités politiques et militaires de ce pays.

 

Reçu par le ministre de la Défense timorais, monsieur Cirilo Cristovão, le capitaine de frégate Damien Lopez, commandant le Vendémiaire, a pu aborder plus en détail la coopération militaire bilatérale. Par ailleurs, cet échange a contribué à enrichir le dialogue entretenu par les pays de la zone Asie-Pacifique dans le cadre de la Theatre security cooperation. Mis en œuvre afin de partager leur approche de la sécurité maritime, ce dialogue vise à renforcer la coopération régionale pour mieux appréhender cette problématique.

 

Simultanément, les marins français ont reçu à bord leurs homologues timorais pour leur faire découvrir la frégate et les modes d’action de la Marine nationale, au travers notamment de démonstrations dynamiques : un exercice sécurité (Securex) et un exercice de contrôle de bâtiment (Visitex).

 

Sous le contrôle opérationnel de l’Amiral commandant la zone de responsabilité Asie-Pacifique (ALPACI), le déploiement de la frégate Vendémiaire s’inscrit dans le cadre de la mission de présence des Forces armées françaises dans la zone Asie-Pacifique. L’ALPACI se coordonne avec les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC) pour entretenir la coopération militaire avec l’ensemble des pays riverains.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:55
Début du tarpon. Embarcation et commandos marine sont largués à la mer. Crédit L. Bernardin Marine nationale

Début du tarpon. Embarcation et commandos marine sont largués à la mer. Crédit L. Bernardin Marine nationale

 

09.12.2015 par FORFUSCO

 

Fin novembre, les commandos marine de Lorient se sont entraînés au tarpon, largage opérationnel à la mer avec équipements et embarcations.

Véritable domaine d'expertise des commandos marine, le tarpon mobilise des groupes de combat, le commando Ponchardier et le bureau 3D de l'état-major de la FORFUSCO.

 

Reportage photos

Une embarcation motorisée est déconditionnée par les commandos marine qui viennent de sauter à la mer. Crédit L. Bernardin Marine nationale

Une embarcation motorisée est déconditionnée par les commandos marine qui viennent de sauter à la mer. Crédit L. Bernardin Marine nationale

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:55
Entrainement Zohan : Le Jean Bart coopère avec le 54ème régiment d’artillerie

 

8 Décembre 2015 Marine nationale

 

Début décembre, en méditerranée, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart a organisé et coordonné un entraînement de défense sol-air impliquant des moyens du 54ème régiment d'artillerie (RA) de Hyères,  des aéronefs de de la Marine, de l’armée de l’Air  et des sociétés SECAPEM et AVDEF.

 

Dans un scénario qui n’était pas sans rappeler celui de la crise des Malouines, le Jean Bart avait pour mission de protéger une île amie, menacée par les forces d’un pays adversaire, avec un dispositif sol-air interarmées et ce, dans le cadre d’un mandat de l’ONU. Pendant quatre jours, la solide défense aérienne des marins, des terriens et des aviateurs, a contré les 60 avions de chasse impliqués.

 

Zohan a permis de renforcer l’interopérabilité des trois armées dans le domaine de la défense sol-air en zone littorale, hors théâtre national.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:50
HMS Bulwark's Cougar 15 Deployment


4 déc. 2015 Royal Navy
 

HMS Bulwark is due home on Monday 7th December after operations in the Mediterranean leading the Royal Navy's Cougar 15 deployment.

Cougar 15 consisted of exercises with the French Navy off Corsica and then Exercise Trident Juncture, the largest NATO exercise for a decade involving 30 nations, 60 ships and 36000 personnel.

When away from exercises and operations, the Ship has paid port visits to Gibraltar, Toulon, Palermo and Malta. High profile visits have been received from the Prime Minister, Home Secretary and high ranking NATO officials culminating with a ‘Cheer Ship’ for Her Majesty the Queen in Malta.

HMS Bulwark completed the deployment by providing security support to the Maltese Armed Forces for the Commonwealth Heads of Government Meeting.

This 3 minute video captures the essence of HMS Bulwark's deployment and the Cougar 15 deployment.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 13:55
photo Marine nationale

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8 déc. 2015 Armée de Terre

 

Le simulateur du Caïman du Centre de formation interarmées (CFIA) NH90 du Cannet-des-Maures a été inauguré officiellement le mardi 24 novembre 2015 en présence des hautes autorités de l’aviation légère de l’armée de Terre, du contre-amiral Thouvenin, commandant la force de l’aéronautique navale et de la société Sogitec.

 

Le simulateur du Caïman du Centre de formation interarmées (CFIA) NH90 du Cannet-des-Maures a été inauguré officiellement le mardi 24 novembre 2015 en présence des hautes autorités de l’aviation légère de l’armée de Terre, du contre-amiral Thouvenin, commandant la force de l’aéronautique navale et de la société Sogitec.

Ce simulateur bénéficie d’une modélisation conforme à l’hélicoptère réel et mettant en œuvre une simulation tactique permettant ainsi de s’entraîner à toutes les missions du NH90 Caïmanque ce soit dans sa version navale ou terrestre. Le simulateur répond également aux besoins d’entraînement au vol et à la navigation : vol aux instruments, pannes, etc.

Seul simulateur sur vérins pour le NH90 Caïmanen France, de nombreuses perspectives internationales s’ouvrent pour le CFIA NH90 qui affiche désormais des moyens de formation complets aussi bien pour les équipages que pour les mécaniciens.

Cette inauguration a été l’occasion de démontrer que la coopération militaro-industrielle, conduite dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant, permet de belles réussites. Elle est également la preuve que la Marine recherche toutes les synergies possibles avec les autres armées, dans un effort commun de rationalisation et de maîtrise des coûts.

 

Le full flight simulator est le tout nouveau simulateur de vol du NH90.. Il est opérationnel au Centre de formation interrarmées (CFIA) NH90 de l’Ecole de l’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) du Cannet-des-Maures. Le FFS est un simulateur complet de mission bénéficiant d’une modélisation conforme à l’hélicoptère réel et mettant en œuvre une simulation tactique permettant ainsi de s’entraîner à toutes les missions du NH90..Le CFIA ouvre ses portes pour l'entraînement de pilotes de diverses nationalités.

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