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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:55
Comité exécutif de la défense surface-air

 

 

08/04/2014 Armée de l'air

 

Du 1er au 3 avril 2014, la onzième session plénière du comité exécutif de la défense surface-air s’est tenue à Dijon.

 

Ce séminaire bisannuel a réuni le général Hugues Neret, chef d’état-major du commandement des forces aériennes et président du comité exécutif (COEX) ainsi que ses deux co-présidents : le général Claude Mathey, général adjoint préparation opérationnelle environnement du commandement des forces terrestres et le capitaine de vaisseau Guillaume Chove, adjoint de l’amiral commandant la force d’action navale pour les domaines transverses.

 

Les débats se sont orientés autour de dossiers d’actualité tels que les contrats opérationnels et la préparation opérationnelle comme par exemple "NAWAS", exercice interarmées mettant en œuvre des moyens pour faire face aux menaces aériennes. Ce fut également l’occasion de préparer le prochain comité de direction de la défense surface-air qui se déroulera le 5 juin 2014 à l’état-major des armées, à Paris.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:55
Patricia Adam : "Le débat contradictoire sur le nucléaire militaire n'avait jamais eu lieu"

Un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) de la marine nationale. photo Marine Nationale

 

08/04/2014 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Dissuasion, Centrafrique : la présidente de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale s'exprime sur deux dossiers du moment.

 

La commission de la Défense de l'Assemblée nationale a entamé un cycle d'auditions sur la dissuasion nucléaire. Une occasion de demander à sa présidente, Patricia Adam, les raisons de cette initiative et le sens qu'elle lui donne. Elle s'exprime également sur un autre dossier chaud, la Centrafrique, en proposant que ce pays soit placé sous tutelle internationale, sur le modèle de ce qui s'était produit au Cambodge, de février 1992 à septembre 1993.

 

Le Point.fr : Plusieurs personnalités françaises, dont les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard, demandent que la France rejoigne le mouvement pour un désarmement nucléaire global. Vous avez décidé de lancer une série d'auditions et d'engager un débat sur la dissuasion nucléaire. Pourquoi ?

 

Patricia Adam : J'ai pris cette initiative au moment où nous débattions de la loi de programmation militaire. Un amendement avait été déposé par les écologistes, exigeant la fin de la dissuasion nucléaire. Il n'a bien évidemment pas été adopté. Mais il a révélé une demande de débat contradictoire en la matière, qu'il convenait d'encadrer, afin qu'il soit le plus complet possible et s'attache à tous les aspects de la question, y compris les plus complexes. Il était donc nécessaire que le Parlement se saisisse des problématiques stratégiques, industrielles, financières et éthiques se rapportant à la dissuasion, sans que cela prive le président de la République d'aucune de ses prérogatives. Sur le budget de la dissuasion, sur la prolifération, sur le respect du TNP, on a entendu beaucoup de contre-vérités. Nous avons donc engagé un cycle d'auditions sur plusieurs mois, et ce travail donnera lieu à la publication d'un document de référence consultable par tout citoyen se sentant concerné par cette question.

 

Suite de l’entretien

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:30
Visite du chef d’état-major de la marine égyptienne en France

 

08/04/2014 Marine nationale

 

À l’occasion de son passage à Paris le 7 avril, le vice-amiral d’escadre Oussama Ahmed El Guindy, commandant des forces navales égyptiennes, a été reçu par l’ amiral Bernard Rogel à l’Hôtel de la Marine. Ce fut l’occasion de faire le point sur la coopération bilatérale avec la marine de ce pays à la position géographique stratégique.

 

Carrefour entre l’Europe, l’Afrique de l’Est et le Moyen Orient, l’Egypte administre en effet le canal de Suez, point maritime névralgique entre la Méditerranée et la mer Rouge. Construit par Ferdinand de Lesseps en 1869, ce canal a permis de réduire fortement les transits entre l’Europe et l’Asie en évitant le contournement du continent africain. Les 20.000 navires qui le traversent chaque année génèrent toujours 10 % du PIB de l’Egypte. L’importance du canal de Suez, à la fois pour l’Egypte et pour le trafic maritime mondial, explique que la présidence de l’autorité du canal soit traditionnellement confiée à un ancien chef d’état-major de la marine, actuellement le vice-amiral d’escadre Mamish.

 

Voie essentielle de navigation pour les unités de la Marine nationale rejoignant l’océan Indien, il est emprunté en moyenne une trentaine de fois par an par nos bâtiments. Outre cette conséquence de la géographie, les relations navales entre nos deux marines se concrétisent par des escales régulières. Le navire-école égyptien Shalateena ainsi fait relâche à Toulon l’année dernière. En 2014, l’exercice Cleopatra, organisé tous les deux ans, se tiendra du 31 mai au 3 juin au large de Toulon. La frégate de lutte anti-sous-marine Montcalm, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne devraient y participer, ainsi que cinq bâtiments égyptiens. L’objectif de cet entrainement majeur sera de conduire une opération aéromaritime commune de surveillance et de contrôle de zone.

 

Avant de quitter la France, le vice-amiral d’escadre El Guindy se rendra en Bretagne pour visiter une FREMM.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:55
photo Frédéric Lert Aerobuzz.fr

photo Frédéric Lert Aerobuzz.fr

 

7 avril 2014 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Invaincu depuis 2005, le record du plus grand nombre d’appontages de nuit de l’Aéronavale vient de tomber. Dans la nuit du 5 au 6 avril 2014, en effectuant son 221ème appontage de nuit sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, aux commandes d’un Super Etendard Modernisé, le Lieutenant de Vaisseau Tino est devenu le nouveau "Grand Duc".

 

Dans l’aéronavale, un pilote qualifié aux appontages de nuit est un « Hibou ». Et quand il détient le record historique du nombre d’appontages de nuit, il change de catégorie et devient LE Grand Duc. Samedi dernier, cet honneur est échu au Lieutenant de Vaisseau « Tino », pilote de Super Etendard Modernisé (SEM) de 36 ans au sein de la flottille 17F. Avec style et panache, le LV Tino a accumulé 221 appontages de nuit dans l’ensemble de sa carrière. Le précédent record, 220 appontages, était détenu depuis 2005 par le capitaine de frégate Méjean. Si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire de l’aéronavale, le titre appartenait au capitaine de corvette Philippe Degletagne, légendaire pilote de Crusader. (219 appontages de nuit en 18 ans de flottille).

Officiellement, le record ne peut être battu que si le précédent détenteur donne son accord. A la 17F, on assure que l’autorisation sera demandée rétroactivement au CF Méjean. On ne plaisante pas avec les traditions dans la Royale…

 

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Un SEM de nuit sur le pont du Charles de Gaulle.

© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 

L’appontage de nuit, acte exceptionnel de bravoure et réservé à une certaine élite au temps des ancêtres, s’est banalisé ces 20 dernières années. Il est aujourd’hui totalement entré dans les mœurs, à tel point que sauf exception tous les pilotes des flottilles deviennent Hibou à un moment ou à un autre de leur carrière. Le pré requis est de 60 heures de vol sur la machine, avec un minimum de dix séances d’ASSP (Appontages Simulés sur Piste) de nuit, comprenant chacune au moins six présentations.

 

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Un appontage photographié en pose longue, avec la gerbe d’étincelle créée par l’impact de la crosse sur le pont d’envol.

© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 

« Je suis devenu Hibou dès que j’ai été équipier opérationnel (NDA : le premier stade de la progression du pilote de combat), parce qu’il y avait un besoin » explique Tino. « De nos jours, les opérations de nuit font partie de notre quotidien. J’en suis maintenant à 221 appontages de nuit pour 540 de jour, un ratio un tiers-deux tiers qui n’a rien d’exceptionnel  ». Voyons maintenant comment se passe un appontage de nuit. L’esprit cartésien aurait tendance à penser que c’est comme l’appontage de jour, sauf qu’il fait nuit. La réalité est un peu plus complexe, surtout sur SEM. 

De jour, le pilote arrive au break, entre dans le circuit et effectue son approche finale en utilisant de préférence le miroir d’appontage. De nuit, le break est très peu pratiqué, la préférence étant donnée à une arrivée sur longue finale, un contrôleur guidant l’avion jusqu’à une altitude de 350 ft : c’est le CCA (Carrier Control Approach). Pour un pilote en cours de qualification, la courte finale se gère obligatoirement au viseur avec l’automanette se chargeant de maintenir les 13,8° d’incidence requis. Une fois qualifié, le pilote aura de nouveau le choix entre viseur et miroir pour gérer sa finale. Dans tous les cas, la puissance un peu faiblarde de l’Atar 9K et l’avion qui apponte à 1,1 fois la vitesse de décrochage exige une attention maximale. Précisons aussi que le cockpit du SEM ne présente par une ergonomie optimale pour ce sport : l’éclairage du tableau de bord est difficile à régler, si bien que les pilotes utilisent une petite lampe fixée sur un doigt pour éclairer les instruments et vérifier qu’ils tripotent bien les bons interrupteurs… En bonne logique, les actions les plus simples demandent de nuit trois fois plus de temps que de jour.

 

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Au carré officier, de gauche à droite : Carl Spriet, auteur de la peinture souvenir remise à Tino, le CV Aymard COMGAE, le CV Pierre Vandier "pacha" du Charles de Gaulle, CC "Garlic", directeur de la division appontage et Tino

© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 

Pour le LV Tino, l’appontage qui lui offre son record à un parfum aigre doux. Sauf cataclysme mondial, il devrait en effet s’agir de son dernier appontage de nuit aux commandes d’un chasseur. Entré dans la marine en 1999, il a été breveté pilote de combat et est arrivé en flottille en février 2004. Motivé par le défi de l’appontage, il a depuis été largement récompensé de ses efforts… Il a participé aux opérations en Afghanistan et en Lybie principalement au sein de la 17F, avec une petite infidélité d’un an et demi au profit de la flottille 11F quand celle-ci était également équipée de SEM. Il affiche à ce jour 2.700 heures de vol, dont 1.800 sur SEM et 450 de nuit sur le chasseur-bombardier. Sa carrière va à présent le conduire au sein à la division appontage du Centex GAE (Centre d’expertise du Groupe Aérien Embarqué), repaire des officiers d’appontage (OA) d’où il pourra faire profiter les autres pilotes de son savoir-faire. Les OA continuent de voler de jour comme de nuit. Ils peuvent apponter de jour mais sauf exception perdent leur qualification d’appontage de nuit, trop contraignante à entretenir.

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 07:55
Crédits DCNS

Crédits DCNS

 

05 avril 2014 Varmatin.com

 

Confirmé dans ses fonctions de ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian est très attendu par les personnels militaires de la base de défense de Toulon et le personnel de DCNS liés aux futurs sous-marins d'attaque (SNA) de classe Barracuda.

 

Selon une réponse faite aux syndicats, le ministre aurait une nouvelle fois retardé sa réponse quant au transfert à Brest - ou le maintien à Toulon - de l'accueil et de l'entretien des futurs SNA, dont le premier exemplaire est en construction à Cherbourg.

 

Réponse repoussée

 

La réponse serait repoussée avant la fin de l'année. L'enjeu est à la fois stratégique et économique.

 

Stratégiquement, des sous-marins sont indispensables à Toulon pour protéger le porte-avions Charles-de-Gaulle, comme le fait actuellement la flottille de six SNA, de classe Rubis.

 

Mais ils sont tout aussi utiles pour protéger les sous-marins porteurs de missiles nucléaires (SNLE) basés à Brest. C'est pourquoi, plus qu'un transfert global, on s'acheminerait davantage vers une répartition entre les deux ports de défense.

 

Économiquement parlant, ce sont surtout les grands carénages de sous-marins (indisponibilité périodique pour entretien et réparation ou Iper, tous les dix ans) qui retiennent l'attention (1).

 

Des centaines d'emplois sont en jeu à l'horizon 2027, date prévisionnelle du premier Iper d'un Barracuda.

 

À Toulon, les six sous-marins de la génération précédente emploient 1 000 marins, auxquels s'ajoutent 1 200 salariés de DCNS liés à leur entretien, sans compter les sous-traitants.

 

Ils génèrent, selon les syndicats, 120 millions d'euros par an.

 

1. Du 22 avril au 23 mai, à la DDTM de Toulon, une enquête publique sera ouverte en vue d'adapter les infrastructures existantes à l'accueil des Barracuda dans la base navale. Ces aménagements ne sont pas liés au futur site retenu pour les Iper.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 17:55
L'Ile Longue en rade de Brest, base des sous-marins nucléaires - photo Marine Nationale

L'Ile Longue en rade de Brest, base des sous-marins nucléaires - photo Marine Nationale

 

 

04 avril 2014 Ouest-France 

 

Cet exercice interarmées se déroulera du lundi 7 au vendredi 18 avril autour de la rade de Brest et en presqu'île de Crozon.

 

Cet entraînement consiste en un renforcement de la protection défense de la rade de Brest et de ses installations militaires, précise la préfecture maritime. Il mettra en œuvre de nombreux moyens interarmées, notamment un dispositif sol-air de l'armée de l'air ainsi que des éléments des forces terrestres et maritimes.

 

Cet entraînement a lieu une fois par an. Il permet à l'ensemble des moyens interarmées de tester les procédures de renforcement du dispositif de protection autour de la rade de Brest et de ses installations militaires.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:35
Atalante : Le commandant de la force rencontre le commandant de la 4e division d’escorte japonais

 

05/04/2014 Sources : EMA

 

Le 30 mars 2014, le commandant de la force Atalante, le contre-amiral Hervé Bléjean, a reçu le capitaine de Vaisseau Hiroaki Tajiri, commandant la 4e division d’escorte japonaise et commandant de la frégate Samidare, à bord du transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco.

 

Cette rencontre au milieu du golfe d’Aden a permis aux deux commandants de force de faire connaissance plusieurs semaines après leur coopération fructueuse des 17 et 18 janvier derniers, lors de l’interception d’un boutre « piraté » au large des côtes omanaises. L’amiral Bléjean a tenu à féliciter et à remercier de vive voix le commandant Tajiri pour son rôle « décisif lors de l’intervention».

 

La frégate Japonaise Samidare est déployée dans la  zone au profit de la Combined Maritime Force (Task Force 151), coalition internationale de lutte contre la piraterie. L’action des moyens navals japonais, essentiellement concentrés sur l’accompagnement de convois de navires a permis le transit de milliers de navires en toute sécurité dans le corridor de transit recommandé internationalement dans le Golfe d’Aden.

 

Depuis le 6 décembre 2013, la France assure le commandement de la Task Force (TF) 465, force maritime européenne engagée dans l'opération de lutte contre la piraterie Atalante. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement quasi-permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2), de surveillance maritime Falcon 50, ou par un avion de commandement et de détection E3F.

Atalante : Le commandant de la force rencontre le commandant de la 4e division d’escorte japonaisAtalante : Le commandant de la force rencontre le commandant de la 4e division d’escorte japonais
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:55
Lutte anti-piraterie: les navires français pourront se défendre avec des armes

Depuis 2008, les armateurs de navires français bénéficient de la protection de la Marine nationale pour prévenir les risques d'attaques pirates, mais ne sont pas autorisés à embarquer des gardes armés. photo Marine Nationale

 

28-03-2014 CC G. Desvignes, étudiant à l’Ecole de Guerre, promotion "Ceux de 14" - Challenges.fr

 

Le 8 avril, les députés vont examiner un projet de loi sur les "activités privées de protection des navires". Une privatisation salutaire qui arrive un peu tard.

 

Le projet de loi sur les "activités privées de protection des navires" est présenté à l’assemblée le 8 avril. Il s’agit d’autoriser la présence de gardes armés à bord de navires battant pavillon français croisant dans les zones infestées de pirates, comme dans le Golfe d’Aden ou du Niger. Mais, ce projet autorise aussi la création "d’entreprises privées de protection des navires". Problème: le retard pris par ce débat risque de pénaliser une offre française qui arrive dans un marché déjà mature.

 

La protection privée des navires fait partie du domaine plus vaste des services liés à la sécurité et à la défense, qui comprend des domaines aussi variés que l’audit sécuritaire, le soutien logistique aux armées, la formation ou encore la protection (armée ou non) de sites ou de personnes. En France, ce secteur suscite une réticence quasi-généralisée. D’une part, parce qu’il est souvent confondu, à tort, avec la notion de "mercenariat" ; et d’autre part, parce que les grands ministères régaliens, et en particulier la Défense, craignent qu’il ne provoque l’externalisation d’une partie de leurs compétences.

 

Un marché de 400 milliards de dollars

 

En février 2012, la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale publiait d’ailleurs un rapport d'information sur les sociétés militaires privées (SMP), pudiquement dénommées en France entreprises de services de sécurité et de défense (ESSD). Ce rapport rédigé par les députés Ménard et Viollet fait le constat d'un secteur français fragile et peu structuré et prône la mise en place d'une régulation étatique pour favoriser son "essor rapide".

 

De fait, ce marché est estimé à 400 milliards de dollars en 2020! La volonté est noble : elle consiste à vouloir créer un modèle d'entreprise dont l’éthique serait garantie par l'Etat à travers un dispositif d'agréments et de contrôle. Dans ce contexte, le projet de loi sur la protection privée des navires battant pavillon français peut être perçu comme les prémices d’une prise en compte par l'Etat de la privatisation des services liés à la sécurité et la défense.

 

Il semble néanmoins que la volonté soit moins ambitieuse, et exclusivement inspirée par la faible attractivité du pavillon national. En effet, en ce début d'année 2014, la France reste l’un des tous derniers Etats maritimes de l’Union européenne à interdire la présence de gardes privés à bord des navires battant son pavillon. Pour assurer leur sécurité, les armateurs peuvent exclusivement s’appuyer sur les équipes de protection embarquée (EPE) de la marine nationale. Cette solution, un temps privilégiée par la communauté maritime française, souffre d'un manque de souplesse qui pèse sur la compétitivité du pavillon, essentiellement pour des raisons de respect des délais diplomatiques nécessaires au déploiement des militaires et de leur armement.

 

Du temps perdu

 

Faisant le constat de l'emploi de gardes armés privés "en toute illégalité" sur certains navires et du risque de dépavillonnement, les armateurs ont, ces dernières années, très largement plaidé pour un assouplissement de la position française. Il leur aura fallu attendre six ans après la mise en place des premières EPE pour que l'Etat admette qu'il n'est plus en mesure de répondre pleinement aux attentes du monde maritime. Ce temps perdu pour les armateurs l'a aussi été pour les ESSD françaises désireuses de s'implanter sur ce secteur. En revanche, il a largement profité aux sociétés anglo-saxonnes, et en particulier britanniques, qui dominent actuellement le marché de la protection privée des navires, lequel est estimé à plusieurs milliards de dollars.

 

En effet, à l'opposé du modèle souhaité par la France, les pays anglo-saxons ont laissé se développer et s’autoréguler leurs ESSD. Avec des entreprises pesant désormais plusieurs milliards, ils sont des acteurs incontournables de ce secteur: la société britannique G4S affiche un chiffre d’affaires de près de 9 milliards d’euros, alors que la plus grosse ESSD française, GEOS, pèse à peine 40 millions d'euros.

 

Arrivée d'une offre low-cost

 

Le domaine de la protection armée des navires ne fait pas exception à cette hégémonie. L’avance prise par les ESSD anglo-saxonnes leur permet de bénéficier d’un réseau logistique facilitant le transit des armes sur terre et dans les eaux territoriales de pays tiers et d’un effet de masse limitant les temps d'inactivité des équipes entre deux contrats de protection. En outre, l’arrivée d’une offre "low cost", principalement originaire des pays asiatiques, les a obligés à gagner davantage en compétitivité en intégrant dans leurs équipes du personnel provenant majoritairement d’Inde et du Pakistan. Le marché de la protection des navires n’aura donc pas attendu la fin de la vacance législative française pour se développer.

 

Pendant ces six années, certaines ESSD françaises ont néanmoins su s'adapter. Profitant d’un droit du travail plus permissif et d’une moindre pression fiscale, nombre d’entre elles ont fait le choix de l’implantation de filiales à l’étranger, voire d’un développement "off-shore". C’est le cas par exemple de la société "Gallice" qui est présente sur le marché de la protection des navires par l’intermédiaire d’une filiale basée en Irlande.

 

Intérêts économiques et politiques

 

Dans ce contexte, et compte tenu du faible appel d’air que créera ce projet de loi (de l’ordre de 12 millions d'euros pour une centaine de navires à protéger), il semble ambitieux d'envisager un rapatriement des entreprises ou filiales françaises "off-shore"; de même qu'il paraît difficile d'être aussi optimiste que les rédacteurs du projet de loi qui estiment que 300 à 500 emplois seront créés, alors que le marché sera ouvert à la concurrence européenne et donc britannique.

 

Avec le retard accumulé, il est peu probable que la France, quasiment absente des problématiques du secteur des services liés à la sécurité et la défense puisse imposer son modèle dans un marché très largement libéralisé et mature. Les normes en vigueur (et notamment l’International Code of Conduct for Private Security Service Providers –ICoC) traduisent la conception anglo-saxonne du secteur et illustre parfaitement ce point.

 

Pourtant, contribuer au développement d’une offre française dans ce secteur présente à la fois des intérêts économiques et politiques. Economiques d’abord, parce que dans un contexte budgétaire difficile qui voit une réduction des pouvoirs de la puissance publique, il est préférable de se reposer sur des ESSD nationales pour protéger les intérêts nationaux, privés ou publics. Politiques ensuite, parce que les ESSD font partie du paysage géostratégique et qu’elles sont intrinsèquement liées à leur Etat d’origine. Elles sont donc susceptibles d’être des vecteurs d’influence et de diffusion du modèle français, mais aussi des capteurs participant au recueil du renseignement partout où elles agissent.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

 

4 avril 2014, Portail des Sous-Marins

 

Le 30 mars, le navire-amiral de la force européenne Atalante, le TCD Siroco, et le destroyer japonais Samidare se sont donnés rendez-vous dans le golfe d’Aden. Le commandant de la 4è division d’escorte japonaise, le capitaine Hiroaki Tajiri, et des membres de son état-major ont rendu visite au commandant de la force Atalante, le contre-amiral Hervé Bléjean. Cette visite fait suite à l’étroite coopération développée entre les 2 bâtiments en janvier dernier, lors de l’attaque d’un navire de commerce par des pirates.

 

Le 18 janvier, le Siroco avait intercepté un dhow piraté qui avait été pisté par le Samidare et un avion de patrouille maritime japonais. Comme l’Union Européenne a conclu des accords avec des états de la région pour le transfert et le jugement des pirates présumés, le Siroco a appréhendé les pirates présumés. Cette action commune a montré l’efficacité de la coopération internationale dans les opérations de lutte contre la piraterie.

 

« Les interceptions coordonnées comme celle-ci sont l’exemple parfait de marines internationales travaillant en étroite coopération, et un bon moyen d’évaluer nos processus de protection des navires, » a commenté le commandant Le Quilliec.

 

Cette visite en mer s’est terminée par un partage d’expériences que les 2 équipages ont trouvé extrêmement utile.

 

Référence : Etat-major Atalante

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:50
L’aviso LV le Hénaff en entraînement Cold Response

 

 

3 Avril 2014 Source: Marine nationale

 

Déployé en Norvège du 3 au 31 mars dans le cadre de l’exercice interalliés et interarmées Cold Response 2014, l’aviso LV Le Hénaff a évolué durant trois semaines dans un environnement extrême, sous des menaces multiples.

 

Intégré au Task Group composé de deux patrouilleurs lance-missiles type Skojld, du chasseur de mine Rauma et du bâtiment auxiliaire Valkyrien, face à une coalition multinationale représentée par le Standard Nato Maritime Group 1 (SNMG1) opérant dans le cadre d’une résolution fictive de l’ONU, le bâtiment avait pour mission d’empêcher tout débarquement amphibie des forces adverses. Les combats ont aussi fait rage à terre, où le 27ème  BCA d’Annecy et les commandos norvégiens ont mis à rude épreuve la force internationale déployée.

 

Naviguant en permanence dans les fjords, souvent en visibilité réduite dans la brume ou les tempêtes de neige, parfois dans des eaux extrêmement resserrées, l’équipage s’est adapté pour faire face à des unités parfaitement entraînées et maîtrisant totalement cet environnement si spécifique du grand Nord.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Atalante : Exercice Golden Star avec la marine chinoise

3 avr. 2014  FORCESFRANCAISES

 

Les 19 et 20 mars 2014, dans le Golfe d'Aden, à l'Est de Djibouti, le Transport chalands de débarquement (TCD) Siroco a participé à une série d'exercices avec un groupe de navires de la marine Chinoise.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:55
 Entraînement de lutte anti-sous-marine d’envergure « Squale Med »


03/04/2014 Marine Nationale

 

Point d’orgue d’une année riche en entraînement dans le domaine de la lutte anti-sous-marine (ASM), l’exercice SQUALE MED 2014.1, pour lequel le commandant de la frégate anti-sous-marine Dupleix, assurait le rôle d’Officer in tactical command (OTC), s’est déroulé du 17 au 28 mars 2014.

 

Cette activité de préparation opérationnelle majeure rassemblait le Dupleix, le Jean de Vienne et le Montcalm.

 

La frégate de défense aérienne Forbin, le pétrolier ravitailleur Meuse ainsi que l’aviso Cdt Ducuing ont également participé afin d’étoffer le dispositif ASM. Les moyens aériens, composés de deux Lynx embarqués et plusieurs vols d’avions de patrouille maritime Atlantique 2 dont un détachement prépositionné sur la base de l’aéronautique de Hyères complétaient efficacement la force constituée pour maintenir une pression forte sur les deux sous marins participants, l’ Améthyste et le Casabianca.

 

L’objectif majeur de cet entraînement était pour les frégates anti-sous-marine d’assurer tour à tour la fonction d’anti submarine warfare commander (ASWC) c'est-à-dire d’assurer la direction tactique de l’ensemble de la force aéromaritime dans la lutte contre les sous-marins.

 

Squale a ainsi permis de renforcer le savoir-faire de lutte sous-marine des équipages en appliquant les doctrines de lutte du domaine au travers d’exercices de difficulté croissante. S’inspirant des situations de crise présentes sur certains théâtres d’opérations, les scénarios d’exercices ne se limitaient pas à la détection et à l’attaque d’un sous-marin mais intégraient les problématiques de la gestion d’un contact sous-marin en temps de paix ou de crise, pour l’empêcher d’obtenir du renseignement sur des objectifs variés, une unité de la force navale ou des sites en zone côtière.

 

Cet exercice a également été l’occasion pour les bâtiments de surface comme pour les sous-marins d’effectuer des tirs de torpilles d’exercice permettant ainsi de pousser le réalisme de l’entraînement jusqu’à mener une attaque à son terme.

 

La pugnacité des équipages, sur les bâtiments de surface et à bord des aéronefs a permis de contraindre en permanence les sous-marins, rendant cet entraînement particulièrement profitable pour les deux parties.

 

 Grâce à ces scénarii tactiques extrêmement réalistes, Squale a ainsi permis aux unités participantes de parfaire leurs connaissances et d’accroître leur expérience dans leur domaine de prédilection, tout en instillant une saine émulation entre les frégates anti-sous-marines toulonnaises.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55
Des nouvelles des prochaines Universités de la Défense

 

03.04.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

La 12e Université d'été de la Défense se tiendra à Bordeaux le lundi 8 et le mardi 9 septembre 2014. L'armée de l'Air sera le "partenaire de Défense" de cette nouvelle Université et accueillera les participants sur la Base aérienne de Bordeaux-Mérignac.

 

Cinq ateliers seront au programme de travail de cette 12e Université :
- Cohérence stratégique et composantes nucléaires
- Les Centres de Commandement et de Contrôle (C2) : un enjeu stratégique structurant
- MCO : sortir des schémas anciens
- Afghanistan, Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique : perspectives de 10 ans d'engagements extérieurs
- Les atouts stratégiques de la maîtrise de la troisième dimension

 

Chaque atelier fera l'objet d'une note stratégique prospective (publiée à l'été) et d'un "red paper" présentant les grandes options du débat, afin de dynamiser les échanges.

 

Les prochaines étapes:


- Ouverture du site internet de l'Université le 10 avril
- Diffusion du 1er numéro du journal de l'Université le 15 avril
- Ouverture des inscriptions le 2 Mai

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:45
BPC Mistral photo Marine Nationale

BPC Mistral photo Marine Nationale

 

3 avril 2014 (Xinhua)

 

ABIDJAN - Deux bâtiments de la marine française assurant la sécurité dans le golfe de Guinée, théâtre d'actes de piraterie maritime, vont faire une escale d'une semaine à Abidjan à partir de jeudi.

 

"Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral fera relâche à Abidjan du 3 au 10 avril 2014" et "la frégate légère furtive (FLF) La Fayette le rejoindra du 6 au 10 avril", indique un communiqué de l'ambassade de France à Abidjan transmis mercredi à Xinhua.

 

Les bâtiments sont actuellement engagés dans l'opération " Corymbe" qui assure la "présence quasi-permanente" d'un navire militaire français dans le golfe de Guinée, la côte ouest de l'Afrique.

 

"Ils participent, en coopération avec les marines riveraines, à la surveillance et à la sécurisation de cette zone maritime stratégique", souligne le texte.

 

Les actes de piraterie ciblant des navires transportant des produits pétroliers sont en hausse dans le golfe de Guinée avec 58 incidents dans la région dont plus de la moitié au large des seules côtes du Nigeria en 2012, selon le Bureau maritime international (BMI).

 

     Le BMI estime le coût des marchandises volées en 2012 entre 34 millions et 100 millions de dollars dans le golfe de Guinée où les pays concernés sont notamment le Nigeria, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon et le Togo.

 

     En Côte d'Ivoire, au moins six actes de piraterie maritime, essentiellement des vols, ont été enregistrés entre 2011 et fin 2012.

 

     Selon le communiqué de presse transmis à Xinhua, un séminaire de deux jours sur les enjeux de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée est prévu à bord du "BPC Mistral".

 

     Par ailleurs, au cours de l'escale, l'équipage de "Mistral" accueillera à bord des marins ivoiriens pour des "périodes d'instruction opérationnelle" dans différents domaines et des officiers-élèves participeront à un "stage d'aguerrissement".

 

     Il est également prévu un "exercice" baptisé "Mistral d'Ivoire" comprenant des entraînements au tir et des "manoeuvres tactiques terrestres" conduit par les armées française et ivoirienne.

 

     Les deux bâtiments de la marine française assurent, depuis mars jusqu'en juillet, la "formation militaire, humaine et navale" de 155 officiers-élèves de différents corps et de 18 nationalités différentes, indique le communiqué de presse.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:45
Atalante : Inspection en mer du TCD Siroco

 

02/04/2014 Sources : EMA

 

Du 19 au 21 mars 2014,le Général de division Pinel, adjoint de l’Inspecteur des Armées (IDA), s’est rendu à bord du transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco afin d’y poursuivre l’évaluation de l'opération Atalante.

 

Cette inspection, menée pour le chef d’état-major des armées, lui a permis d’appréhender en mer l’organisation et le fonctionnement du Siroco à l’occasion de son déploiement au large des côtes somaliennes.

 

Le Général de division Pinel s’est entretenu avec le Contre-amiral Hervé Bléjean, ainsi qu’avec le capitaine de vaisseau Jean-Marc Le Quilliec, commandant du Siroco. Il a ensuite participé à une conférence de présentation du TCD dans le cadre de sa mission européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

 

Depuis la passerelle du Siroco, il a pu assister à un ensemble de manœuvres internationales engageant trois autres navires européens et chinois, ainsi que leurs hélicoptères associés : entraînement à l’évolution en formation tactique, exercice de visite de bateaux suspects, manœuvres de présentation pour le ravitaillement à la mer, et mise en œuvre simultanée de plusieurs hélicoptères étrangers.

 

Mais ces 48 heures étaient avant tout dédiées aux réunions et entretiens avec l’état-major embarqué de la force navale européenne, notamment avec les officiers étrangers de neuf nationalités différentes et avec le personnel du Siroco.

 

Le GDI Pinel, ainsi que la délégation l’accompagnant, a débarqué le 21 mars pour rejoindre Djibouti.

 

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

1 avril 2014 actunautique.com

 

Hier 31 mars 2014 avait lieu le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1.

 

Pendant 10 jours, dix pays membres ou partenaire de l'Otan (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel participeront vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués ainsi que des troupes restées à terre.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au large de la Grane Bretagne.

 

Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. Son objectif est de proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale française engage cette année pour la première fois la frégate multi-missions (Fremm) Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède.

 

Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:55
Défense à Brest : La décision sur le transfert des Barracuda retardée

le premier sous-marin nucléaire d'attaque de type barracuda est construit par DCNS à Cherbourg. En essai en 2016, le Suffren sera livré à la marine en 2017. Photo DCNS

 

01 avril 2014 Ouest-France

 

Transfert ou pas des sous-marins d'attaque de Toulon à Brest? Le ministre de la défense devrait trancher dans l'année.

 

Jean-Yves Le Drian pensait d'abord prendre une décision avant fin 2013. Puis en mars 2014. Ce serait maintenant avant la fin de l'année, selon une réponse qui a été faite par le ministère aux syndicats.

 

L'annonce est très attendue. Il s'agit du transfert ou non, de Toulon à Brest, de tout ou partie de l'activité liée à l'accueil et à l'entretien des futurs sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda.

 

Remaniement ?

 

Les six sous-marins de la génération précédente sont aujourd'hui basés et entretenus à Toulon. Cette flottille emploie 1 000 marins auxquels s'ajoutent 1 200 salariés de DCNS dédiés à leur entretien. Sans compter les sous-traitants. Ils génèrent, selon les syndicats toulonnais, 120 millions d'euros par an, injectés dans l'économie.Les élections municipales, puis un éventuel remaniement ministériel peuvent sans doute expliquer ces reports de décisions...

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:45
Counter Piracy Newsletter March - EU Naval Force Somalia


01.04.2014 EUNAVFOR

 

Serbian Detachment Completes Protection Of World Food Programme Ship MV Caroline Scan As Part Of EU Naval Force

A recent Operation Atalanta medal parade held in Djibouti marked the end of the Serbian Autonomous Vessel Protection Detachments (AVPD) tenure with the EU Naval Force.

 

EU Naval Force French Warship FS Siroco Provides Electronic Navigation Training to Seychelles Coast Guard Trainees

During FS Siroco’s port visit to the Seychelles, 20 trainees from the Basic Training course for the Seychelles Coast Guard embarked for electronic navigation equipment training. The training was supported by staff from EUCAP Nestor.

 

EU Naval Force Continues Regular Contacts With Crews Of Fishing And Trading Vessels Off The Horn Of Africa

During the last week, EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia Operation Atalanta warships FGS Hessen and ESPS Tornado have carried out several ‘Friendly Approaches’ in the Gulf of Aden.

 

Force Commander Promotes EU Counter Piracy Operation During Conference In The Seychelles.

On 6 March 2014, during the last port visit of the EU Naval Force Somalia Operation Atalanta flagship, FS Siroco, the Force Commander, Rear Admiral Hervé Bléjean was invited to brief Seychellois government and administration representatives and diplomats on the EU’s counter piracy operation.

 

Spanish Vessel ESPS Relámpago Joins EU Naval Force Counter Piracy Operation

As of Thursday 13 March, the Spanish Offshore Patrol Vessel, ESPS Relámpago joined the EU Naval Force to carry out counter-piracy patrols off the coast of Somalia. ESPS Relámpago has replaced ESPS Tornado as the Spanish contribution to Operation Atalanta. ESPS Tornado is now on her way back home.

 

Spanish Offshore Patrol Vessel ESPS Tornado Departs Operation Atalanta After Completing 105 Days Of Counter Piracy Patrols Off The Coast Of Somalia

On 13 March 2014, EU Naval Force warship, ESPS Tornado departed Operation Atalanta’s patrol areas off the Somali coast after completing 105 days and is now heading for her home port of Las Palmas in Gran Canaria.

 

Force Commander Visits Greek Warship HS Psara After Replenishment At Sea With EU Naval Force Flagship FS Siroco

On Thursday 13 March the EU Naval Force flagship, FS Siroco, rendezvoused at sea in the Gulf of Aden with Hellenic warship, HS Psara, to conduct a replenishment from sea.

 

Counter Piracy Warships Siroco And Kang Gam Chan Conduct Exercises At Sea In Gulf Of Aden

On Saturday 15 March, EU Naval Force French Flagship, FS Siroco, and South Korean destroyer, ROKS Kang Gam Chan met at sea in the Gulf of Aden to conduct a series of maritime exercises. Both warships are currently conducting counter-piracy operations off the coast of Somalia.

 

Spanish Maritime Patrol Aircraft Contingents Hold Handover Ceremony As New Crew Takes On EU Counter Piracy Role Off Coast Of Somalia

One of the key elements of the EU Naval Force’s counter-piracy operation in the waters of the Horn of Africa is the Maritime Patrol and Reconnaissance Aircraft (MPRA). These long-range, capable aircraft conduct aerial patrols over the sea areas where pirates are known to operate and can provide early warning of a potential pirate attack.

 

European Union Teams Provide Fire-fighting Training For Djibouti Coast Guard And Navy

On 22nd and 23rd March, ten officers from the Djiboutian Navy and four from the Coast Guard participated in a fire-fighting exercise and weapon handling training that were organised jointly by staff from the EU Naval Force and the EU capacity building mission, EUCAP Nestor.

 

Three EU Naval Force Warships Replenish At Sea With US Task Force 53 Logistics Ship In Gulf of Aden

On Tuesday 18 March, three EU Naval Force warships, FS Siroco, FGS Hessen and ESPS Relampago gathered in the Gulf of Aden for a joint replenishment at sea (RAS) with the American logistics ship, USNS Pecos from Task Force 53. Ships from Task Force 53 provide regular replenishment support to the European Union’s counter-piracy warships and others international forces in the area of operations.

 

EU Naval Force And Chinese Navy Warships Work Together In Counter Piracy Exercise At Sea In Gulf Of Aden

28 March 2014 – Ahead of Chinese President Xi’s visit to the European Union in Brussels, a significant naval exercise has taken place in the Gulf of Aden to demonstrate the growing cooperation between the EU and China on issues of international security and defence.

 

European Union Ambassadors Meet Puntland’s President For Talks On Maritime Priorities

On Wednesday 26 March 2014, European Union Ambassadors met with the President of Puntland, Dr. Abdiweli Mohamed Ali, and his Cabinet on board the French EU Naval Force flagship, FS Siroco, to discuss key issues related to political, security and development cooperation, and to participate in a special session on maritime security.

 

EU Naval Force Bids Fond Farewell to MV Caroline Scan After Completing Four Successful Years as World Food Programme Ship

After two and a half years protecting the World Food Programme (WFP) ship, MV Caroline Scan, from pirate attack off the coast of Somalia, the EU Naval Force has bid the vessel and her hard-working crew a fond farewell. In April 2014, MV Caroline Scan will be entering a period of maintenance, so the WFP deliveries to the Somali people will temporarily be conducted using other voyage chartered vessels.

 

Passengers On Board German Cruise Ship AIDA Diva Have a Special Encounter with EU Naval Force Warship FGS Hessen at Sea in the Gulf of Aden

It’s not every day that passengers on board a civilian cruise liner would get so close to a warship on operations that they could wave to each other, but this is just what happened last week when the German cruise liner, AIDAdiva, with over 2,000 passengers on board, met German frigate FGS Hessen at sea.


EU NAVFOR ATALANTA
EU Naval Force (EU NAVFOR) Somalia - Operation Atalanta is part of the EU's comprehensive approach to tackle symptoms and root causes of piracy off the coast of Somalia and the EU Strategic Framework for the Horn of Africa adopted in November 2011.

EU NAVFOR conducts anti-piracy operations off the coast of Somalia and the Indian Ocean and is responsible for the protection of World Food Programme (WFP) shipping carrying humanitarian aid to the people of Somalia and Horn of Africa as well as the logistic shippings supporting the African Union troops conducting Peace Support Operations in Somalia (AMISOM). Additionally, Operation Atalanta contributes to the monitoring of fishing activity off the coast of Somalia.

For more information, please visit our website www.eunavfor.eu.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:50
Joint Warrior 2014 : Le tandem FREMM-Caïman en action

 

 

31/03/2014 Marine nationale

 

Le 31 mars 2014 donne le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1. Durant une période de 10 jours, dix nations de l’Otan et nations partenaires (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués et des troupes à terre participeront.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au Royaume-Uni. Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. L’objectif ? Proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale engage pour la première fois la frégate multi-missions Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède. Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

 

Cet exercice de forte intensité, tant dans les moyens déployés que dans les phases opérationnelles, est impératif pour obtenir un niveau de coopération international optimal et une interopérabilité permanente avec nos alliés de l’OTAN.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:45
Le CEMM et son homologue camerounais échangent sur les sujets de sécurité et sureté maritime

 

31/03/2014 Marine nationale

 

Le Cameroun est un acteur majeur de la prise en compte régionale de la piraterie dans le golfe de Guinée. C’est dans ce cadre et pour évoquer la coopération bilatérale qui lie nos deux marines que le chef d’état-major de la marine camerounaise, le contre-amiral Jean Mendoua s’est entretenu avec l’ amiral Bernard Rogel le vendredi 28 mars à l’occasion de son passage à Paris.

 

Le CA Mendoua est en effet le rapporteur du Comité National de suivi de la mise en œuvre des décisions issues du Sommet de Yaoundé. Ce dernier s’est tenu les 24 et 25 juin 2013 et a porté sur la sécurité et la sûreté maritime dans le golfe de Guinée. Le Cameroun s’est engagé à fédérer sur ce thème  l’action des États africains de cette partie de la côte Atlantique.

 

Le golfe de Guinée est une aire géographique stratégique couvrant les 6.000 km de côtes allant du Sénégal à l’Angola, en passant par les îles du Cap Vert et de Sao Tomé-et-Principe. L’insécurité  qui s’y développe inquiète l’Union Européenne, qui, le 17 mars dernier, a défini un plan pour lutter contre l’insécurité maritime et la criminalité.

 

La France, également préoccupée par la sécurité de ses 75 0000 ressortissants et de ses 20% d’approvisionnements stratégiques transitant par les routes maritimes du golfe de Guinée, s’est engagée lors du sommet de l’Elysée de décembre 2013 à soutenir l’initiative du processus de Yaoundé. La Marine nationale maintient une présence permanente dans le cadre de l'opération Corymbe avec a minima un bâtiment déployé de façon permanente depuis 1990.

 

L’amiral Bernard Rogel a rappelé au cours de cette visite que la marine camerounaise est un partenaire essentiel de la Marine nationale en Afrique de l’Ouest.  Des interactions entre unités des deux marines sont systématiquement conduites à l’occasion des  fréquentes escales de bâtiments français au Cameroun. Des actions d’instruction opérationnelle sont réalisées ainsi que des embarquements d’officiers. Un élève-officier camerounais est d’ailleurs actuellement embarqué à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistraldans le cadre de la mission Jeanne d’Arc. Le port de Daoula offre également à la Marine nationale un point d’appui précieux en soutien de l’opération Sangaris en République Centrafricaine (RCA). Ainsi, c’est à Douala qu’en novembre dernier le BPC Dixmude a débarqué les troupes devant être déployées en renfort en RCA.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:45
Corymbe : exercice Mistral d’Emeraude

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Du 22 au 26 mars 2014, dans le sillage de son engagement dans la mission Corymbe, le groupe amphibie Jeanne d’Arc armé par le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate légère furtive (FLF) La Fayette, a participé à un exercice conjoint avec les Forces Armées Sénégalaises lors de l’exercice Mistral d’Emeraude. L’aviso « commandant Birot », encore dans la zone, a pris part à l’ensemble des exercices.

 

Une soixantaine de militaires sénégalais et leurs véhicules ont embarqué et navigué quelques heures à bord du BPC. Ils ont pu échanger avec les militaires français et partager leurs savoir-faire, en particulier les manœuvres propres aux opérations de débarquement, en vue d’un exercice de mise à terre.

 

 Le 25 mars, lors d’un exercice baptisé « Mistral d’Emeraude », la batellerie et les hélicoptères du BPC Mistral ont mis à terre l’ensemble des troupes et des véhicules sénégalais, ainsi que le groupe tactique embarqué (GTE) de l’armée de Terre française. Près de 200 militaires, une trentaine de véhicules dont une vingtaine de blindés ont ainsi débarqué à Dakar pour effectuer un raid en direction de Thiès, à environ 70 kms de la capitale. Cette manœuvre était appuyée par les hélicoptères du groupement aéromobile de l’ALAT et par l’aviso « Commandant Birot » qui, guidé par les spécialistes de l’armée de Terre, a simulé des tirs depuis la mer contre des objectifs à terre.

 

En marge de cette manœuvre, l’hélicoptère Alouette III de l’escadrille 22S, actuellement embarqué sur le Mistral, a réalisé une série de manœuvres de treuillage et de ravitaillement par voie aérienne au profit du commandant « Birot ».

 

Le BPC Mistral et la FLF La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale. Depuis le 24 mars 2014, ils sont engagés dans la mission Corymbe, une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Le dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles.

Corymbe : exercice Mistral d’Emeraude
Corymbe : exercice Mistral d’EmeraudeCorymbe : exercice Mistral d’Emeraude
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:45
Atalante : Le commandant de la force Atalante à bord du Relampago

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Le 16 mars 2014, l’amiral Hervé Bléjean, commandant de la Force Atalante à bord du TCD Siroco, est allé rendre visite à l’équipage du patrouilleur de haute mer espagnol Relampago, entré dans la Force Atalante trois jours auparavant.

 

Cette rencontre au milieu du golfe d’Aden était l’occasion pour l’amiral Hervé Bléjean de saluer cette nouvelle unité navale fraîchement passée sous commandement Atalante, et de rencontrer ces marins qui entament pour plusieurs mois des activités de contre piraterie sous pavillon européen.

 

Des échanges fructueux et cordiaux avec le Capitaine de Corvette Isidoro Jungito Carríon et son équipage ont permis au commandant de la force de prendre la mesure du potentiel opérationnel du Relampago, parfaitement adapté aux besoins de la force Atalante.

 

Le TCD Siroco participe depuis le 6 décembre à l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie, assurant également le rôle de navire amiral de la Force sous les ordres du contre-amiral Hervé Bléjean. Il s’agit du 3e commandement français de la force navale Atalante depuis le début de cette opération en décembre 2008.

 

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:45
Atalante : Exercice Golden Star

 

 

28/03/2014 Sources : EMA

 

Les 19 et 20 mars 2014, dans le Golfe d’Aden, à l’Est de Djibouti, le Transport chalands de débarquement (TCD) Siroco a participé à une série d’exercices avec un groupe de navires de la marine Chinoise.

 

Aux côtés de la frégate allemande Hessen, unité de la force Atalante, le Siroco, navire amiral de la force Atalante, a pris part à un exercice conjoint entre la force de l’Union européenne Atalante et deux bateaux de la marine chinoise, la frégate Yancheng et le pétrolier-ravitailleur Taihu.

 

Une délégation de chaque navire a préalablement rallié le TCD Siroco pour définir le tempo des différentes interactions. Les 4 navires ont commencé leur entraînement par une série de manœuvres tactiques et des présentations pour un ravitaillement à la mer avec passage d’une ligne de distance le long du pétrolier Taihu. Les transferts de personnes se sont enchaînés au rythme des vols des trois hélicoptères ou des mouvements d’embarcations rapides entre bâtiments.

 

De leur côté, les équipes de visite françaises, allemandes et chinoises, après avoir réalisé des tirs à l’arme légère depuis le pont d’envol du Hessen, ont effectué en équipes mixtes  sino-européennes,  des simulations de visite de bord sur le Taihu.

 

Cette interaction tripartite a largement contribué au renforcement des liens de confiance mutuelle et de coopération entre les unités de la force navale européenne et la marine chinoise, au bénéfice de la sécurité des voies internationales maritimes de communication dans cette zone clé de la corne d’Afrique.

 

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

 

La France est un acteur majeur et historique participant à l’opération Atalante depuis ses débuts avec le déploiement régulier de bâtiments de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement d’un avion de patrouille maritime.

Atalante : Exercice Golden Star
Atalante : Exercice Golden Star
Atalante : Exercice Golden Star
Atalante : Exercice Golden Star
Atalante : Exercice Golden Star
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 08:45
L’École navale de Bata en Guinée équatoriale à bord de l’aviso Commandant Birot

 

28/03/2014  Marine Nationale

 

Dans le cadre de l’opération Corymbe, l’aviso Commandant Birot a réalisé du 12 au 24 février 2014 une période d’instruction au profit des élèves de l’École Navale de Bata (Guinée Equatoriale).

 

Cette École est née en 2010 de la volonté des pays du golfe de Guinée de créer une école de formation des officiers et des sous-officiers des forces navales africaines. Ce projet a acquis le soutien de la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du Ministère français des Affaires étrangères.

Dans ce contexte, l’École navale militaire de Guinée Équatoriale a acquis le statut d’École nationale à vocation régionale (ENVR), assumant ainsi une dimension continentale.

La corvette ENVR à bord du Commandant Birot s’inscrit dans le volet « coopération » de l’opération Corymbe, qui soutient le renforcement des marines riveraines du golfe de Guinée.

Corvette d’instruction à bord du Commandant Birot

La corvette d’instruction au profit de l’ENVR permet la pratique du quart en passerelle et la découverte d’un bâtiment de la Marine nationale à la mer. Elle vient récompenser la sélection des trois meilleurs élèves-officiers de la promotion 2013-2014, venus cette année du Sénégal, de Côte d’Ivoire et de Guinée Équatoriale.

Les débuts sont difficiles : les procédures, les préparations de quart, mais également la visibilité réduite par les grains équatoriaux, la fatigue et ... le mal de mer. Pour autant, les élèves n’ont pas le temps de s’apitoyer sur leur sort. Ils doivent redoubler d’effort pour préparer les exercices à venir avec la frégate anglaise HMSPortland.

A la mi-corvette, l’aviso Commandant Birotfait escale au Ghana, pays anglophone. Un exemple pour ces élèves - plus à l’aise en français ou en espagnol - de l’intérêt de travailler les cours d’anglais dispensés à Bata.

Le retour en mer vient rapidement pour l’aviso, avec la participation à l’exercice NEMO [1], pendant lequel il doit effectuer évolutions tactiques, exercices de tir, de visite ou autres transferts de personnel avec des patrouilleurs ghanéen, togolais ou nigérian.

Les élèves africains en stage sur le Commandant Birot ne sont pas au spectacle aux commandes. Pas de doute : la prochaine fois, ils seront de l’autre côté, à bord des patrouilleurs de leurs pays respectifs.

Au dernier jour de cette corvette, le Commandant Birot est de retour devant les côtes équato-guinéennes. L’ensemble de la promotion des élèves-officiers de l’ENVR est alors embarquée, pour constater à la mer les progrès accomplis par leurs camarades.

L’EV1 (Sénégal) Cheikh GUEYE leur fait la démonstration de son autonomie à la passerelle. Il exécute un mouillage sans faute, avant de se livrer aux questions des officiers de sa promotion.

Fin de la corvette ENVR 2014

Les élèves-officiers regagnent Bata pour la fin de leur scolarité tandis que la mission Corymbe 123 se poursuit pour le Commandant Birot.

Interview du capitaine de frégate William Tosten, Directeur des études

Commandant, vous êtes coopérant militaire français, directeur des études de l'ENVR de Bata, comment se traduit la participation de la France dans cette école ?

La France soutient les acteurs locaux de la formation. Trois coopérants militaires français accompagnent et forment les cadres et instructeurs équato-guinéens : un chef de projet, également directeur des études, un officier logistique et un sous-officier breveté supérieur.

Notons que la coopération structurelle française, dont la mission consiste à poser les fondements du fonctionnement  autonome de ce centre de formation, n’a pas vocation à perdurer.

Dans quelle langue s'expriment ces élèves de nationalités différentes?

Le français est – avec l’espagnol – une langue officielle en Guinée Equatoriale depuis 1996. Elle est la langue obligatoire pour dispenser les cours et  les pays représentés à l’école sont majoritairement francophones.

 

Quel est le niveau des élèves en sortie de l’ENVR ?

C’est sur son niveau élevé que s’est rapidement bâtie la réputation de l’ENVR-Bata. Les cursus comprennent des modules éliminatoires qui imposent un effort aux élèves, qui doivent faire preuve de bonnes dispositions intellectuelles et d’entraide. tous ne sortent d’ailleurs pas diplômés. En sortie d’école, les élèves sont généralement affectés dans des postes embarqués et peuvent ensuite être sélectionnés pour des cours de niveaux supérieurs, en France notamment (1 à 2 anciens élèves de l’ENVR par an suivent les cours du brevet supérieur Navigateur-Timonier en France).

 

Quel est l’avenir de l’ENVR ?

Forte de son succès et de sa réputation grandissante en Afrique, l’ENVR de Bata est souvent citée en exemple. La Guinée Équatoriale a d'ailleurs décidé l’année dernière de lancer la construction d’une nouvelle école sur un site proche de la frontière avec le Cameroun.

Cette nouvelle École devrait être opérationnelle pour la rentrée 2016, et sera équipée d’un simulateur de navigation à deux passerelles, d'un centre d’entraînement sécurité et d'un hangar pour les embarcations avec rampe de mise à l’eau.

Elle devrait pouvoir doubler sa capacité d’accueil (jusqu'à environ 145 élèves) et élargir les formations aux mécaniciens et électromécaniciens. En attendant, face à la demande grandissante, nous devrions dès la rentrée 2014 augmenter sensiblement notre capacité de formation sur le site de Bata.

 

L’ENVR en chiffres

- Création en 2010

- 25 cadres Equato-guinéens, dont 15 instructeurs

- Promotions de plus de 10 nationalités (Guinée Conakry, Burundi, Sénégal, Côte d’Ivoire, CongoBrazzaville, Sao Tomé et Principe, Cap Vert, Gabon, Cameroun, Bénin, Guinée Equatoriale)

- 16officiers formés par an (scolarité de 10 mois)

- 70BAT Navigateurs, Manœuvriers, Guetteurs formés par an (scolarités de 5 mois)

- Formation pratique sur 4 embarcations rigides (6,50m / 80CV)

- 1semaine de mer / semestre sur le bâtiment amphibie équato-guinéen « CC David Eyama »

 

[1] « NEMO », Naval Exercise for Maritime Operations(édition 14.1 impliquant France, Grande-Bretagne, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria)

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:55
Cyberdéfense et forces opérationnelles

 

28/03/2014 Asp. Camille Martin Economie et technologie

 

Voir, détecter et agir. Aujourd’hui, la haute technologie est intégrée aux forces opérationnelles et chaque soldat est directement concerné par la cyberdéfense. Pour préserver la continuité des missions, la sécurité des systèmes d’information est une obligation. Terre, Air et Marine, chaque armée doit pouvoir s’appuyer sur des moyens techniques, des experts compétents et une organisation opérationnelle.

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