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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:55
FASM Primauguet

FASM Primauguet

 

15/10/2013 Sources : Marine nationale

 

Depuis le 30 septembre et jusqu’au 10 octobre 2013, la frégate anti-sous-marine (FASM) Primauguet a participé à deux entraînements majeurs durant lesquels l'équipage a poursuivi sa préparation opérationnelle et son aguerrissement au combat.

 

La FASM Primauguet a pris part à l’exercice Morskoul avec une quinzaine de bâtiments de la Force d’action navale à Brest. Entraînement au combat naval contre la FASM Latouche-Tréville, tirs de missile crotale et de leurres, transfert de charges lourdes avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, assistance à la lutte contre les sinistres à la mer avec l’aviso Lieutenant de vaisseau Lavallée, navigation en convoi sous menace mines avec le chasseur de mines tripartite (CMT) Aigle et assauts en mer … Par ces interactions multiples, le Primauguet et les bâtiments de la force d’action navale basés à Brest ont renforcé leur savoir faire opérationnel et leur capacité à conduire des actions communes dans le cadre d’un déploiement d’une force navale constituée.

 

Tir SIMBAD

Tir SIMBAD

Déployée au sein d’une force aéronavale composée de la FASM Latouche-Tréville, de l’aviso Commandant l’Herminier et de plusieurs avions de patrouille maritime Atlantique 2, le Primauguet et son hélicoptère Lynx embarqué ont mené pendant toute la semaine des entraînements supérieurs de lutte anti-sous-marine (entraînement Squale). Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Emeraude et le navire de soutien Partisan constituaient la force d’opposition. L’objectif de cet entraînement était notamment d’exercer la fonction d’ ASWC « anti submarine warfare commander », (direction d'une force aéronavale à la mer et coordination de l’action des différentes unités pour tenir en échec le sous-marin dans le cadre de plusieurs scénarii). Squale a ainsi permis de renforcer les savoir-faire opérationnels des frégates et des avisos dans la lutte anti-sous-marine à travers des exercices à difficulté croissante à la fois de temps de crise et de temps guerre. Détection, pistage, avertissement et attaque du sous-marin en ultime recours, navigation en convoi à des fins de protection d’un navire sous menace de torpillage par un sous-marin, autant de savoir faire mis en œuvre durant une semaine particulièrement dense et enrichissante par une météo particulièrement favorable à un entrainement de qualité.

RAM de nuit pour la FASM La Motte-Picquet

RAM de nuit pour la FASM La Motte-Picquet

Grâce à ces scénarii tactiques extrêmement réalistes, Squale a confirmé la qualification opérationnelle de la frégate comme ASWC. Elle participe notamment régulièrement à la mise en condition des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins basés à l’Ile Longue et contribue ainsi à la crédibilité de la dissuasion en leur assurant une préparation opérationnelle exigeante à la mer avant leur déploiement.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:55
Northrop Grumman va moderniser les avions de guet aérien Hawkeye de la marine nationale

 

16 octobre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Dans le cadre d’un contrat de 34,5 millions $ signé avec l’US Navy, Northrop Grumman Corp. va modifier les 3 avions de guet aérien E-2C Hawkeye de la marine nationale, avec un système d’identification IFF (Identification Friend or Foe) modernisé, améliorant la mise en commun et l’interopérabilité avec les avions E-2D Advanced Hawkeye de l’US Navy.

 

Les systèmes IFF permettent aux avions de chasse de distinguer forces amies et ennemies. La modernisation comprendra l’installation d’interrogateurs AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S et de transpondeurs AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S.

 

« Northrop Grumman entretient un partenariat long et fructueux avec la marine nationale, remontant à 1997, » a expliqué Bart LaGrone, vice-président des programmes E-2/C-2 chez Northrop Grumman Aerospace Systems. « Au travers de ce partenariat, nous avons observé l’approche proactive et innovante adoptée par la marine nationale pour maintenir la pertinence de sa flotte et du personnel travaillant sur les E-2 Hawkeye. »

 

La marine nationale met en œuvre le E-2C Hawkeye depuis 2000 lorsqu’a été constitué la 1ère escadrille française de E-2 Hawkeye, la Flottille 4F basée à Lorient. La France est le seul pays autre que les Etats-Unis à utiliser ses E-2 Hawkeye depuis un porte-avions. Ce lien unique a conduit à multiplier les exercices d’interopérabilité où les 2 marines mettent en œuvre des Hawkeye depuis un porte-avions de l’autre marine. Le premier de ces échanges s’est déroulé en mai 2001 quand un E-2 Hawkeye de l’US Navy a décollé du pont de l’USS Enterprise pour apponter sur le Charles de Gaulle.

 

Référence : Aerospace Manufacturing and Design (Etats-Unis)

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:55
A French E-2C Hawkeye lands on the Charles de Gaule during final training exercise held on board the carrier yesterday. Phoro: EMA / Marine nationale

A French E-2C Hawkeye lands on the Charles de Gaule during final training exercise held on board the carrier yesterday. Phoro: EMA / Marine nationale

 

October 15, 2013 defense-update.com

 

The French Navy will improve its interoperability with the US Navy following upgrading of Identification Friend or Foe (IFF) systems on its fleet of three E-2C Hawkeye Airborne Early Warning & Control aircraft. The new system will improve commonality and interoperability with Northrop Grumman E-2D Advanced Hawkeye aircraft currently being fielded with the US Navy. The U.S. Navy awarded a $34.5 million contract to Northrop Grumman, to implement those modifications. The process will include the installation of the BAE Systems AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S Interrogators and AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S Transponders. These IFF systems enable warfighters to distinguish between friendly forces and enemies.

 

The French Navy has been operating the E-2C Hawkeye since 2000 when it stood up the first French E-2 Hawkeye squadron, the Flotille 4F, in Lorient. France is the only country other than the United States to operate its E-2 Hawkeyes from an aircraft carrier. This unique bond has led to multiple interoperability exercises where the two navies have operated Hawkeyes from each other’s carrier flight decks. The first of these took place in May 2001 when a U.S. Navy E-2 Hawkeye flew from the deck of the USS Enterprise to the deck of the French carrier Charles de Gaulle.

 

This shared operational experience has proved invaluable to ensuring that the multimission E-2 Hawkeye platform remains relevant to the warfighter, no matter where missions take them. Through collaborative efforts, each new generation of the Hawkeye has become more sophisticated, taking advantage of new technology developments to optimize the capability and reliability of the E-2 platform.

 

A French E-2C Hawkeye lands on the flight deck of aircraft carrier USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69) during a coalition training exercise July 18, 2009, in the Atlantic Ocean. Photo: US Navy

A French E-2C Hawkeye lands on the flight deck of aircraft carrier USS Dwight D. Eisenhower (CVN 69) during a coalition training exercise July 18, 2009, in the Atlantic Ocean. Photo: US Navy

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:54
Cérémonie de présentation aux Drapeaux à l'École navale

08/10/2013 Marine nationale

 

Le 5 octobre 2013, se sont déroulées les cérémonies de présentation aux drapeaux de l’École navale et de l’École Militaire de la Flotte, présidées par l’amiral Bernard Rogel,  Chef d’état major de la Marine, en présence du vice-amiral d’escadre Jean-Pierre Labonne, préfet maritime de l’Atlantique et du contre-amiral Philippe Hello, commandant l’Ecole navale et le groupe des écoles du Poulmic.

 

Cérémonie de présentation aux Drapeaux à l'École navale

Six enseignes de vaisseau de la promotion École navale 2011 ont confié la garde du drapeau de l’École navale aux aspirants de la promotion École navale 2012. La garde du drapeau est formée de six élèves officiers choisis parmi les plus méritants par le commandant de l’école. La nouvelle promotion École navale 2013 a été présentée à son drapeau lors d’une cérémonie qui consacre les élèves de première année. Après un mois d’intégration et de découverte de la Marine, les nouveaux élèves rejoignent ainsi la longue tradition des officiers de la Marine nationale. Parmi eux, se trouvent les futurs chefs militaires de la Marine nationale et de la Défense de demain.

Cérémonie de présentation aux Drapeaux à l'École navale

Les officiers sous contrat (OSC) sont présentés au drapeau de l’École Militaire de la Flotte (EMF). Ce drapeau représente aujourd’hui les Officiers Spécialisés de la Marine mais aussi des officiers d’autres corps et statuts recrutés en interne tels que les officiers sous contrat. Ces gardes et drapeaux les représenteront toute l’année, à Paris et en région, lors des événements militaires, cérémonies et commémorations officielles.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:45
La frégate Surcouf en entraînement

La frégate Surcouf en entraînement

04/10/2013 Marine nationale

 

La 19ème édition de l'entraînement franco-marocain Chebec s’est tenue du 16 au 29 septembre 2013 entre les deux rives de la Méditerranée. Il a réuni pour l’occasion les frégates française Surcouf et marocaine Sultan Moulay Ismail.

 

La première semaine a été consacrée à un entraînement commun, dans les structures à terre de la base navale de Toulon. Les marins ont fait découvrir à leurs homologues le centre de formation pratique et d'entraînement à la sécurité (CFPES) pour la formation à la lutte contre les incendies et le simulateur ESPADON qui permet l’entraînement des équipes de central opération dans les domaines de luttes anti-aérienne et anti-navire.

 

Les deux bâtiments ont appareillé au cours de la seconde semaine. Ils ont mené une série d'exercices leur permettant de confirmer le niveau acquis des équipages : entraînement au tir anti-aérien pour les artilleurs, à la manœuvre lors de la réalisation de transfert de charges entre les deux bâtiments et à la mise en œuvre d’aéronefs avec la mise à profit du détachement à bord d’une Alouette III.

 

Après le franchissement du détroit de Gibraltar en convoi, les deux frégates ont mené des exercices de contrôle de navire avec la participation de commandos marocains. Ils ont également mené des exercices de lutte anti-aérienne avec la participation de deux chasseurs F5 des forces aériennes royales, et de lutte anti-surface avec le concours d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

La frégate marocaine Sultan Moulay Ismail

La frégate marocaine Sultan Moulay Ismail

 

 

Le second volet de l’exercice, en état-major, a vu le déploiement de huit marins français au Maroc, pour être intégrés à la cellule de commandement de l’exercice. Ce travail, moins visible que les échanges entre bâtiments, est pourtant capital : année après année, il consolide l’interopérabilité croissante entre deux nations riveraines de la Méditerranée qui partagent de nombreuses préoccupations communes, notamment la lutte contre les trafics et l’immigration clandestine. Dans ce but, c’est un véritable entraînement à la conduite d’une force navale qui s'est tenu sur place : Réflexion tactique, contrôle de la force à la mer à travers les délégations d’agir accordés aux commandants d’unité, collecte d’information auprès des acteurs de terrain pour permettre la juste décision du chef. L’importance de ce travail pour les forces a été couronné par le déplacement du vice-amiral d'escadre Joly, préfet maritime de la Méditerranée, conjointement avec un inspecteur général de la Marine Royale. Après une présentation globale de l’exercice aux autorités, une remise de diplôme à permis de distinguer le savoir faire transmis à cette occasion.

 

 

Remise du diplome aux autorités

Remise du diplome aux autorités

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:55
Northrop upgrading French Navy E-2Cs

BETHPAGE, N.Y., Oct. 15 (UPI)

 

The French Navy's E-2C Hawkeye airborne early warning aircraft are being upgraded with an identification friend-or-foe system from Northrop Grumman.

 

Included in the upgrade of the three aircraft will be installation of AN/APX-122A IFF Mode 5/Mode S interrogators and AN/APX-123 IFF Mode 5/Mode S transponders.

 

"Northrop Grumman has had a long and collaborative partnership with the French Navy, extending back to October 1997," said Bart LaGrone, vice president, E-2/C-2 programs, Northrop Grumman Aerospace Systems. "Through that partnership, we've observed the proactive and innovative approach the French Navy takes to maintaining relevancy of its E-2 Hawkeye fleet and personnel."

 

The IFF system, for distinguishing between friendly and enemy aircraft, will increase the French planes' commonality with U.S. Navy E-2D Advanced Hawkeye aircraft and interoperability.

 

The value of the contract was not disclosed, nor was a contract performance timeline.

 

The E-2C Hawkeye is manufactured by Northrop Grumman. The French Navy has operated the aircraft since 2000.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:54
L'un des deux bassins de l'Ile Longue. crédits Marine Nationale

L'un des deux bassins de l'Ile Longue. crédits Marine Nationale

16/10/2013 Mer et Marine

 

Longue de plus de 22 mètres, haute d’une vingtaine de mètres et pesant 430 tonnes…  Une imposante structure va traverser la rade de Brest cette semaine. Il s’agit d’une porte étanche destinée à l’un des deux bassins de l’Ile Longue, la base des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) français.

 

Suite de l‘article

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:35
“Brève-Marine” : Asie du Sud-Est : la guerre navale aura-t-elle lieu ?

 

15 octobre 2013 Portail des Sous-Marins

 

Les nations d’Asie du Sud-Est s’équipent à marche forcée de moyens navals nouveaux. L’accroissement de leurs flottes, dans une région maritime en proie aux tensions, va-t-il créer l’angoisse de la guerre ? Certains spécialistes tentent la comparaison avec la « course aux armements », formule se rapportant à la compétition historique entre l’Angleterre et l’Allemagne au début du XXème siècle.

 

Élaborées par le Centre d’études supérieures de la Marine (CESM), les Brèves Marines vous fournissent régulièrement de l’information privilégiée sur l’actualité et les enjeux de la Marine nationale.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:55
Neotek va fournir un drone sous-marin à la marine nationale

14.10.2013 par P. CHAPLEAU - Lignes de Défense

 

L'entreprise Neotek de Lorient (en fait de Caudan) va fournir un drone sous-marin équipé à la Marine nationale comme le précise un avis d'attribution du 3 octobre (cliquer ici pour le lire).

Il s'agit d'un engin sous-marin autonome d'une valeur de  130 000 € (HT). Neotek et son client restent discrets sur ce drone et ses capacités en particulier dans le domaine acoustique.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:55
Le matos à l'encan! On bradera aussi les Tigres...?

15.10.2013 par P. CHAPLEAU - Lignes de Défense

 

Petite phrase de l'amiral Guillaud devant les élus de la République, le 3 octobre: "le PLF prévoit en effet 50 millions d’euros de cessions de matériels. Plusieurs projets sont à l’étude, dont la vente du transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco et d’hélicoptères Tigre" (cliquer ici pour accéder au texte de son audition).

 

Ventes de matériels donc, mais pas d'antiques Marmon ou des VAB essoufflés: non, des Tigre! Remettons tout ça dans le contexte pour tenter d'y voir plus clair.

 

1) Le projet de loi de finances (cliquer ici pour y accéder) détaille les ressources exceptionnelles:
"S'agissant des recettes exceptionnelles, celles-ci sont constituées :
- du produit de cession d'emprises immobilières utilisées par le ministère de la défense, évalué au moins à 660 millions d'euros sur la période 2014-2016 ;
- des redevances versées par les opérateurs privés au titre des cessions de fréquences déjà réalisées lors de la précédente loi de programmation pour environ 220 millions d'euros ;
- du programme d'investissements d'avenir (PIA) au bénéfice de l'excellence technologique de l'industrie de défense pour 1,5 milliard d'euros en 2014 ;
- du produit de cession de la bande de fréquences des 700 MHz, qui n'est pas chiffré dans la loi mais dont on peut s'attendre à ce qu'il s'élève à plus de 3 milliards d'euros ;
- et, « le cas échéant », selon les mots du projet de loi, du produit de cession de participations publiques."

 

2) Les cessions de matériels constitueront une infime contribution aux ressources exceptionnelles mais elles auront un impact plus significatif en termes de coûts (prohibitifs) de fonctionnement (mais aussi bien sûr de capacité opérationnelles déjà réduites par des commandes elles aussi déjà réduites). Par ailleurs, le CEM n'a pas précisé le nombre de machines à brader. Trop, trop peu? La vingtaine de HAP bientôt en parc?

 

3) Le problème, ce sera de trouver des acheteurs. Le Siroco pourrait, lui, prendre la route de l'Amérique du Sud. Quant aux Tigre... Ils risquent de passer bien du temps à Châteaudun (où une centaine d'emplois vont être supprimés), sous cocon. On pourrait aussi vendre les Leclerc qui dorment sur plusieurs sites. Mais l'affaire s'annonce encore plus compliquée. Qui voudra de nos Tigre (mon confrère Jean-Marc Tanguy avait parlé de la Malaisie) et de nos Leclerc dont les coûts de MCO et de vol/roulage sont exorbitants?

 

4) Par ailleurs, sur le grand marché de l'armement d'occasion, il va y avoir abondance de produits. Les Espagnols pensent revendre certains de leurs A400. Les Hollandais se séparent du navire de soutien Karel-Doorman et d'une partie de leur blindés CV90, dans le cadre d'une coupe budgétaire de 348 millions d'euros. Les Canadiens qui parlent de réduire leurs effectifs de 20% réfléchissent au devenir des surplus. L'Autriche a mis en vente 750 blindés, des camions, des canons etc, pas d'une première jeunesses certes mais rustiques et bon marché.

 

Moralité: grignoter 50 millions d'euros, c'est à la fois peu et beaucoup. Mais tant que le moral est au beau fixe, pas question de stopper la grande braderie.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:30
OEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persique

 

14/10/2013 Sources : EMA

 

Le 5 octobre, en début d’après-midi, la frégate Aconit, engagée au sein de la Task Force 150, force navale de l’opération de contre-terrorisme Enduring freedom, a réalisé deux « friendly approach » auprès de boutres iraniens dans le golfe arabo-persique, au large du Bahreïn.

 

Les « friendly approaches », ou visites de navires, sont des opérations de contrôle qui permettent de recueillir des informations sur le trafic local. C’est dans ce cadre que l’équipe de visite de l'Aconit est allée à la rencontre de deux embarcations de pêcheurs. A l’aide d’une embarcation rapide, l’équipe de visite de l’Aconit a établi le contact avec les passagers d’un premier boutre battant pavillon iranien. Après une courte discussion, l’équipage très coopératif a demandé une aide médicale à la frégate française qui a immédiatement envoyé le médecin du bord prodiguer des soins dentaires dans des conditions assez inhabituelles. Un deuxième boutre iranien a ensuite été approché par l’équipe de visite. Les deux équipages iraniens ont ainsi été informés de l’action de la force navale dans la zone.

 

Durant ces deux visites, l’hélicoptère embarqué Panther a assuré une surveillance aérienne de la zone de pêche où de nombreux bateaux ont commencé à se regrouper.

 

Une des missions de l’Aconit est de veiller à la sécurité de la zone maritime, lieu de commerce et de transit,s en assurant la protection des bâtiments marchands, mais également en collectant des informations sur de possibles trafics, voire en intervenant.

 

L’Aconit est engagée dans l’opération Enduring Freedom de lutte antiterroriste depuis le 20 septembre 2013. Depuis 2001, la France participe à cette opération qui vise à suivre les mouvements maritimes dans une zone allant de la corne d’Afrique au golfe arabo-persique, afin de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien.

 

Les bâtiments français engagés dans cette opération conduisent également des entraînements et des manœuvres avec nos partenaires et alliés présents dans la zone pour renforcer l’interopérabilité de nos forces.

OEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persiqueOEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persique
OEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persiqueOEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persique
OEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persiqueOEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persique
OEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persiqueOEF : l’Aconit effectue des visites de navires dans le golfe arabo-persique
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 16:45
Prise d'otages du Tanit : trois pirates somaliens jugés à Rennes

14/10/2013 LePoint.fr

 

Les trois hommes sont accusés d'avoir participé en avril 2009 à l'abordage du voilier puis à la séquestration de son skipper Florent Lemaçon, de sa femme Chloé et de leur petit garçon.

 

Le procès de trois Somaliens accusés d'avoir participé en avril 2009 à l'abordage du voilier Le Tanit puis à la séquestration de son skipper Florent Lemaçon, de sa femme Chloé et de leur petit garçon s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Rennes. Le procès, prévu sur une semaine, se déroulera en présence de la famille du skipper, qui avait trouvé la mort lors de l'assaut de l'armée française le 10 avril 2009.

 

"L'enjeu de ce procès pour la famille est de faire connaître la vérité. On a raconté beaucoup de bêtises sur le voyage de Chloé et Florent Lemaçon", a déclaré en marge de l'audience Arnaud Colon de Franciosi, l'avocat de la famille. "Ce n'était pas un simple voyage d'agrément, il y avait un projet humanitaire et toute une démarche derrière", a-t-il précisé, soulignant que, tout en condamnant la piraterie, les proches de Florent Lemaçon avaient "de la compassion pour les gens dans la misère" qui pouvaient commettre ces actes.

 

Skipper chevronné, Florent Lemaçon, âgé de 28 ans, avait quitté Vannes (Morbihan) avec sa femme, son garçon de trois ans et deux autres équipiers à bord du Tanit au printemps 2009 et se trouvait le 4 avril à 900 kilomètres des côtes somaliennes lorsque le voilier a croisé la route d'une embarcation transportant un groupe de pirates somaliens. Pris en otage, les passagers du Tanit ont été séquestrés à bord durant plusieurs jours tandis que des négociations s'engageaient avec les autorités françaises.

 

"Un jeune gamin"

 

Lors de l'assaut du navire, le 10 avril 2009, deux des cinq pirates somaliens ont été tués par les militaires français et une balle tirée par un militaire a tué Florent Lemaçon. "Il a fallu se battre pour que l'État français reconnaisse la vérité", rappelle Arnaud Colon de Franciosi, qui a qualifié l'assaut des forces françaises d'"opération hasardeuse". Cité comme témoin, l'ex-ministre de la Défense Hervé Morin pourrait venir répondre aux questions de la cour mercredi.

 

Accusés de "détournement de navire par violence", et d'"enlèvement et séquestration arbitraire de plusieurs personnes commis en bande organisée", les trois Somaliens, âgés de 27, 25 et 23 ans au moment des faits, encourent la réclusion à perpétuité. L'un des accusés, qui n'aurait pas participé activement à la prise d'otages et à leur séquestration, a été libéré en 2012 et les deux autres sont en détention depuis leur interpellation.

 

Selon leurs défenseurs, les trois accusés n'étaient que des exécutants, le chef du groupe de pirates ayant été tué lors de l'assaut des militaires et le commanditaire de la prise d'otages n'ayant pu être interpellé en Somalie malgré son identification par les trois accusés. "Mon client n'était qu'un jeune gamin totalement perdu dans cette histoire", a déclaré avant l'audience Me Ronan Appéré, l'avocat d'un des accusés. Les enlèvements au large de la Somalie sont en baisse régulière depuis 2010 en raison des patrouilles effectuées par une coalition internationale de navires de guerre et l'utilisation de gardes privés sur les navires marchands.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 12:55
Les grands chantiers de la base navale de Toulon

Le prochain passage du porte-avions « Charles-de-Gaulle » en bassin, prévu pour 2016, doit entraîner de lourds travaux de mise aux normes dans la base navale.

 

14 octobre 2013 varmatin.com

 

L’arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade et le grand carénage du Charles-de-Gaulle concentrent l’essentiel des travaux prévus dans le port militaire pour les trois ans à venir

 

Il est un quartier de Toulon où des millions sont engagés chaque année pour des travaux de toute sorte. Une ville dans la ville où les quelque 20 000 travailleurs quotidiens ne se plaignent guère, pourtant, des nuisances liées aux chantiers. Cet endroit, c'est la base navale. Et à la tête de ces travaux colossaux, on trouve l'Établissement(1)du service infrastructure de la Défense (Esid).

 

L'Iper du « Charles » déjà en préparation

 

À l'arsenal comme ailleurs au pied du Faron, les casques antibruit et les chaussures de sécurité sont donc légion en cette période de rentrée. Malgré la baisse des crédits affectés la Défense ? « Nous sommes relativement préservés », confesse Jean-Pierre Cordier, directeur de l'Esid de Toulon. « Ces derniers temps, notre chiffre d'affaires est même en augmentation. »

 

Jusqu'à se retrouver « dopé » à hauteur de 130 à 150 millions d'euros par an, investis dans le lifting permanent des installations de la Marine nationale. Soit une augmentation de 30 à 50 % par rapport aux années précédentes. Nul miracle là-dessous : dans le plus grand port militaire de France, trois opérations d'envergure ont été engagées, qui confortent encore Toulon - si besoin était - dans sa position dominante de port de projection de forces.

 

Les deux premières missions pour l'Esid consistent à préparer l'arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade, qu'ils soient frégates multimissions (six exemplaires, de 2015 à 2025) ou sous-marins nucléaires Barracuda (six exemplaires, de 2017 à 2025). Leur technologie particulière et leurs dimensions impressionnantes vont obliger les services des ex-Travaux maritimes à mettre les petits plats dans les grands (lire en page suivante), en adaptant infrastructures portuaires et connexes.

 

Un plus pour l'économie locale

 

La troisième opération doit préparer le prochain arrêt technique majeur du porte-avions « Charles-de-Gaulle » (2016) en donnant un coup de jeune aux équipements des bassins Vauban. Tous ces chantiers sont également liés par une réfection généralisée du réseau électrique.

 

Ces travaux ne sont pas une mince affaire. Mais ne sont pas non plus les seuls à occuper Jean-Pierre Cordier. L'ingénieur explique ainsi que sont également lancées ou prévues des opérations concernant le soutien de l'homme : construction ou remise à niveau des casernements, centre de restauration et centre médical des armées. Un troisième point d'alimentation électrique pour l'arsenal doit également voir le jour, ainsi, qu'entre autres, le démantèlement et le remplacement de bateaux-portes et de ras d'accostage. Bref, largement de quoi occuper les ingénieurs et techniciens de l'Esid et de ses sous-traitants et de donner, au passage, un solide coup de fouet à l'économie locale.

 

 

 

1. Ex-Travaux maritimes, l'Établissement du service infrastructures de la Défense de Toulon s'occupe de gérer (investissements, aménagement, entretien…) le patrimoine immobilier de la base de Défense de Toulon, dont le périmètre s'étend de Hyères à Saint-Mandrier.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:55
FREMM : Chronique d’un incroyable gâchis

14/10/2013 Mer et marine

 

Pour la première fois, la semaine dernière, le ministre français de la Défense a ouvertement envisagé la possibilité d'un abandon des trois dernières frégates multi-missions (FREMM) destinées à la Marine nationale. En lieu et place, ces bâtiments pourraient être remplacés par des frégates de taille intermédiaire (FTI), prévues initialement pour succéder aux La Fayette. Pour l'heure, Jean-Yves Le Drian n'a pas tranché, renvoyant la décision à la fin de l'année 2016. Mais, d'ores et déjà, on peut estimer que les esprits sont préparés à cette éventualité, qui pour être honnête ne surprend personne. Toutefois, si depuis plusieurs mois il n’y a plus grand monde pour croire à la construction des FREMM 9 à 11, cette nouvelle amputation probable du programme laisse quand même un profond sentiment de gâchis. 

 

 

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

 

 

Un programme étalé et probablement amputé

 

 

Concrètement, la série FREMM, qui comprend toujours officiellement 11 unités, risque bien de s’achever avec le huitième exemplaire, cela pour deux raisons. D’abord, la date de 2016 correspond à la fameuse clause de revoyure intégrée dans le projet de loi de programmation militaire examiné actuellement par le parlement. En clair, il s’agira de vérifier, dans trois ans, si les moyens financiers de l’Etat sont bien en adéquation avec les investissements prévus pour les différents programmes d’armement inscrits sur la période de la LPM (2014 – 2019). Alors que les huit premières FREMM ont été commandées en novembre 2005, les trois suivantes furent notifiées en octobre 2009. Un avenant est néanmoins en cours de négociation afin de transformer la commande ferme de 2009 en une simple option, assortie d’un étalement du rythme de production des FREMM précédentes. Ainsi, au lieu de 8 frégates livrées d’ici 2019, seules 6 seront opérationnelles à cette date. Par ailleurs, l’avenant au contrat va comporter le remplacement des frégates 7 et 8, qui devaient être des sisterships des 6 premières unités, par des bâtiments dotés de capacités de défense aérienne renforcées. Il s’agit des fameuses « FREDA », qui remplaceront les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart et devaient être initialement réalisées en toute fin de programme, c'est-à-dire en 10ème et 11ème positions. En étant avancées dans la première tranche du contrat (tout en demeurant livrables au début des années 2020 compte tenu de l’étalement du programme), ces frégates sont pour ainsi dire « sanctuarisées », répondant au souhait de la Marine nationale de disposer au minimum de quatre bâtiments de défense aérienne. Mais cela augure mal de la tranche optionnelle, qui fait désormais office de « bonus », au cas où les comptes publics se redresseraient suffisamment dans les trois prochaines années.

 

 

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

 

 

L’imbroglio des frégates de premier rang

 

 

En dehors du fait que l’on peut en douter, une autre raison pousse à l’abandon des trois dernières FREMM. Il s’agit des nouvelles frégates de taille intermédiaire (FTI), dont le ministre a lui-même annoncé l’existence lors de sa visite à Toulon en juin dernier. Ce projet, que même les marins ont du mal à définir, porte sur des bâtiments de 3000 à 4000 tonnes (contre 6000 tonnes pour les FREMM). Au départ, il visait à remplacer les cinq frégates du type La Fayette (3600 tonnes en charge), mises en service entre 1996 et 2001 et qui doivent faire l’objet d’une rénovation sommaire (ajout d’un sonar notamment) à la fin de la décennie. Mais les choses commencent à se complexifier avec l’évolution du format des frégates dites de « premier rang », c'est-à-dire les plateformes les plus armées, celles normalement destinées au combat de haute intensité.

 

Jusqu’en 2008, les La Fayette, ou FLF, étaient appelées « frégates légères » et donc rangées dans la catégorie des frégates de « second rang » en raison de leur gabarit moyen et leur armement relativement modeste. Mais suite au précédent Livre Blanc, elles ont été reclassées pompeusement frégates de premier rang. Cela, pour répondre aux « ambitions » fixées il y a cinq ans. Le Livre Blanc, et derrière lui la LPM de l’époque qui en était sa traduction, avaient étalé et amputé une première fois le programme FREMM, alors passé de 17 à seulement 11 unités, tout en réduisant le format des frégates de premier rang à 18 bâtiments. Une cible qu’il n’était pas possible d’atteindre avec un nombre limité de FREMM. Pour y parvenir, les FLF sont donc venues grossir les effectifs, s’ajoutant aux deux frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul du type Horizon (mises en service en 2010 et 2011), aux deux frégates antiaériennes du type Cassard (F70 AA) aux deux frégates anti-sous-marines du type Tourville (F67) et aux sept frégates anti-sous-marines du type Georges Leygues (F70 ASM). On notera d’ailleurs que, cinq ans plus tard, les deux Tourville et le Georges Leygues ont été désarmés, seule l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM, ayant été livrée. Cela signifie que la flotte française aligne à ce jour 16 frégates de premier rang.

 

 

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le nouveau Livre Blanc, élaboré cette année, réduit pour sa part à 15 le nombre de frégates de premier rang dont la marine doit disposer à l’horizon 2025. Ce qui, avec 11 FREMM et deux Horizon, ne laisse plus de place pour les cinq FLF, que l’on appelle à nouveau « frégates légères ». Comme il serait bien entendu ridicule de lancer un nouveau programme comprenant seulement deux unités, sauf à y intégrer le remplacement des six frégates de surveillance du type Floréal (mais la marine envisage plutôt, dans ce cas, des patrouilleurs hauturiers), l’idée fait donc son chemin d’abandonner les trois dernières FREMM pour les remplacer par des FTI, portant ainsi cette série à cinq unités. Une sorte de « minimum syndical » pour que le projet soit industriellement et économiquement viable.  On peut au demeurant se demander pourquoi la France n’a pas, tout simplement, choisi de construire deux FREMM supplémentaires. C’eut été non seulement plus logique, mais sans doute moins coûteux, comme on le verra plus loin.

 

Toujours est-il que les FTI seront considérées comme des frégates de premier rang, bien que nettement plus légères que les FREMM et Horizon, pour lesquelles la marine, jamais avare de nouvelles appellations, a trouvé une nouvelle qualification, celle de « frégates lourdes », pour les différencier des frégates plus légères, comme les FLF et FTI.

 

 

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

D'éventuels contrats à l’export et du travail pour l'ingénierie

 

 

En fait, le principal avantage des FTI consiste à donner du travail à l’ingénierie de DCNS, qui en manquera probablement si aucun projet nouveau ne voit le jour dans les prochaines années. En lançant plus rapidement le programme des frégates de taille intermédiaire, c'est-à-dire vers 2016/2017 (dans le projet de LPM, la notification des études est prévue en fin de période), la charge des bureaux d’études de Lorient, et derrière elle le maintien des compétences, pourraient être assurés. C'est l’un des grands arguments du ministère de la Défense.

 

Ce dernier met également en avant un intérêt pour l’export. En dehors de la France, la FTI serait en effet proposée à l’international, permettant à DCNS de disposer, dans son catalogue, d’un nouveau produit (éprouvé à la mer et « labellisé » par la Marine nationale) situé entre la corvette du type Gowind Combat et la FREMM.

 

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

 

Une salve injuste de critiques

 

 

Ces justifications en faveur de la FTI tombent au moment où la frégate multi-missions commence, opportunément, à faire l’objet de critiques sur son manque de succès hors de l’Hexagone. Il est vrai que, depuis le lancement du programme, en 2005, seul le Maroc en a commandé un exemplaire, qui sera livré le mois prochain par DCNS. On entend donc dire ici et là que la FREMM est un bateau trop complexe et donc trop coûteux, qui ne serait finalement pas adapté à l’export. Sous-entendu, les industriels français feraient mieux, le prochain coup, de concevoir un bâtiment plus simple, donc moins cher et, forcément, plus facile à vendre. CQFD. Sauf que ce raisonnement ne tient pas la route, ni d'un point de vue opérationnel, ni d'un point de vue commercial. Au-delà du fait que l’industrie construit ce qu’on lui demande, sur la base des spécifications exigées par son client, en l'occurrence l'Etat, la FREMM n’est pas trop complexe. C’est une frégate de premier rang, conçue pour les combats de haute intensité, avec un potentiel d’évolution important pour tenir compte de l’émergence de nouvelles menaces et des développements technologiques attendus dans les 30 ans à venir. Ce n’est pas un vague bateau civil peint en gris et chichement équipé de quelques canons, qui peut certes impressionner des trafiquants ou des pêcheurs, mais n’a aucune valeur en cas de conflit sérieux.  

 

 

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

 

 

Une bête de guerre polyvalente et optimisée

 

 

La FREMM est faite pour donner des coups tout en les évitant et, si ce n’est pas le cas, être capable de les encaisser. De plus, cette frégate réussit le tour de force d’être l’une des plus polyvalentes - si ce n’est la plus polyvalente - au monde, répondant ainsi à la grande tendance du marché, axé sur des plateformes de plus en plus versatiles. Aucun autre bâtiment n’est capable de mettre en œuvre des missiles de croisière, une défense surface-air de premier ordre (Aster 15 et Aster 30), un hélicoptère aussi performant que le NH90 et un sonar remorqué de pointe comme le Captas 4. Le tout pour un prix dans la moyenne de la concurrence internationale, jouant dans la même catégorie technologique mais n’ayant pas toutes les capacités de la frégate française. Dans le même temps, DCNS a conçu un bâtiment nécessitant une maintenance bien moins lourde que celle de ses aînés, tout en automatisant au maximum la plateforme pour parvenir à réduire l’équipage sous la barre des 100 marins. Du jamais vu sur un bateau militaire de ce type, dont le résultat est une diminution significative du coût d’exploitation. Et quand bien même on pourrait arguer que la FREMM est trop équipée, rien n’empêche un client potentiel de faire l’impasse sur tel ou tel matériel.

 

Quant à la taille de la plateforme, 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes à pleine charge, cela fait de la FREMM un « beau bébé », mais ce n’est pas non plus un mastodonte. Bien moins grosse que les destroyers américains (9000 tonnes), elle est à peine plus lourde que la future frégate britannique du type 26 (5400 tonnes), équivalente à la F100 espagnole (6000 tonnes) et plus légère que la FREMM italienne et la nouvelle F125 allemande (7000 tonnes). On rappellera de plus que, dans la construction navale, ce n’est pas volume ni le poids qui coûtent cher, ce sont bel et bien les équipements.

 

 

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

 

 

Le syndrome Rafale

 

 

La vérité, c’est que peu de marines ont les moyens de s’offrir des frégates de premier rang et que, sur ce marché de niche, la concurrence est évidemment sévère, mêlant des contraintes économiques et techniques à des questions politiques. Une situation renvoyant directement à celle du Rafale, qui attend depuis longtemps son premier contrat à l’export. Que n’a-t-on entendu dire sur l’appareil de Dassault qui, après avoir essuyé tant de critiques, va sans doute être porté aux nues après la probable commande géante de l’Inde, suivie peut-être par d’autres ?

 

Le problème est le même avec la FREMM, qui peut très bien créer la surprise dans un certain nombre de pays susceptibles de l’acheter. Surtout que le premier exemplaire, l’Aquitaine, va prochainement entrer en service, permettant à ce design de prouver son efficacité en opérations et ainsi de convaincre des clients potentiels. Ce n’est donc certainement pas le moment, alors que l’industrie navale française dispose d’un produit exceptionnel, d’aller expliquer à la terre entière que, tout compte fait, la France préfère investir dans un autre bateau, dont l’intérêt est en plus contestable.

 

 

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

 

 

La FTI sans grand intérêt ?

 

 

Il faut, en effet, bien comprendre que développer un nouveau modèle moins imposant et plus basique ne fera pas exploser les ventes de frégates françaises à l’international. D’abord, comme on l’a dit, le prix de la tôle joue un rôle minime dans le budget final. Ensuite, les clients voudront des équipements. Au minimum des missiles antinavire, un système de défense aérienne, un hélicoptère, une grosse pièce d’artillerie, des torpilles, le tout avec les senseurs associés, dont pourquoi pas un sonar remorqué. En somme, la dotation standard d’une FREMM. Il est d’ailleurs intéressant de noter que DCNS a déjà développé une frégate de taille intermédiaire, la FM400. Ce modèle de 4000 tonnes, lancé en 2008, était destiné à succéder aux La Fayette, différentes versions étant proposées suivant les besoins des marines (unités plus axées sur la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine ou l’action vers la terre). Sauf que, trois ans plus tard, le groupe naval a mis la FM400 en sommeil, après s’être rendu compte auprès des prospects que l’intérêt pour un tel bâtiment n’était pas avéré. En effet, compte tenu du niveau d’équipements demandé, le prix de la FM400 était finalement très proche de celui de la FREMM, ne justifiant donc pas l’achat d’un bâtiment plus petit et aux capacités inférieures. Sans compter que la présence de la FM400 compliquait le discours commercial de DCNS.  

 

 

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le danger du nivellement technologique vers le bas

 

 

En fait, la seule manière de réduire significativement le prix est de jouer sur les caractéristiques militaires de la plateforme, c'est-à-dire concevoir un bateau plus simple et moins protégé, en clair se rapprocher d’une construction civile pour développer une frégate « bas de gamme ». Le concept serait valable pour remplacer les frégates de surveillance du type Floréal, déjà réalisées aux normes civiles et qui seront désarmées au cours de la prochaine décennie. Mais il ne correspond en aucun cas ce que doit être une frégate de premier rang. L'approche visant à réduire significativement les coûts peut aussi s'obtenir en proposant des performances moindres et un recours limité aux automatismes, ce qui signifie un prix inférieur à l’achat mais par exemple plus de marins, donc des frais de personnel plus élevés en exploitation. 

Seul problème, outre le fait que revenir sur l’automatisation au moment où l’on souhaite réduire les effectifs est une curieuse démarche, la valeur ajoutée de l’industrie française tient essentiellement dans l’avance technologique qu'elle propose. C’est un facteur crucial de différenciation par rapport aux pays à bas coût de production. Si cette plus-value n’est pas au rendez-vous, DCNS peut difficilement être compétitif, surtout face à des chantiers asiatiques, qui savent au demeurant de mieux en mieux intégrer les équipements occidentaux. Espérer gagner des parts de marché en nivelant les produits vers le bas est donc, semble-t-il, un pari assez risqué, puisqu’il expose encore plus à la concurrence. Sauf bien entendu à vouloir seulement réaliser les études en France et faire construire les bateaux dans des pays à la main d’œuvre bon marché. Mais, même dans ce cas, ce n’est pas gagné.   

 

 

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

 

 

FREMM : Un programme qui était pourtant parfait

 

 

On peut, enfin, achever cette réflexion en revenant sur le prix des FREMM, qui commence à être montré du doigt. Oui, ces frégates sont aujourd’hui plus chères que ce qui était annoncé lors du lancement du programme en 2005 (7 milliards d’euros pour 17 frégates). Mais à qui la faute ? A l’Etat, et d’abord à l’ancienne majorité, qui a décapité un superbe projet basé sur une très forte productivité. Celle-ci était conditionnée par une grande série (17 frégates) et une cadence de livraison particulièrement élevée (une tous les 7 mois), permettant à DCNS (qui a investi pour l’occasion des dizaines de millions d’euros dans la modernisation de son outil industriel lorientais) et ses sous-traitants d’optimiser au maximum les achats et la production. Au moment où le programme a été mis sur les rails, il s’agissait de remplacer non seulement les frégates d’ancienne génération, mais aussi les avisos, avec pour objectif de construire une flotte homogène offrant des gains importants en termes d’exploitation, de formation, de maintenance et de gestion des pièces détachées, de l’armement et des équipements. En supprimant six FREMM en 2008, l’Etat a obéré les gains de productivité escomptés et, mécaniquement, renchéri le coût du programme puisque l’effet de série est bien moindre. Sans même parler des pénalités prévues dans le contrat en cas d’annulation ou d’étalement, DCNS et ses fournisseurs ont été obligés de revoir la facture à la hausse, ce qui doit aussi avoir des répercussions sur les tarifs proposés à l’export, puisque l’amortissement du projet est moindre sur sa base nationale. Selon le chef d’Etat-major de la marine, auditionné au Sénat le 17 septembre, « l'ordre de grandeur est qu'en passant de 17 à 11, nous renchérissons le coût de la commande d'environ deux FREMM ».

 

 

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

 

 

Moins bien pour plus cher…

 

 

Sous couvert d’économies budgétaires, qui n’en sont aucunement à terme, la nouvelle LPM en rajoute donc une couche en étalant encore le programme, l’écart entre deux livraisons risquant d’atteindre 14 mois, soit le double de la cadence d’origine. Avec à la clé de nouveaux surcoûts. Et l’on s’achemine droit vers la suppression de trois frégates supplémentaires, décision qui, si elle se confirme, ne sera évidemment pas neutre financièrement. De plus, comme si la situation n’était déjà pas assez ubuesque, il faudra financer les études et la construction des FTI pour, finalement, compenser la baisse des commandes de FREMM, qui auraient pourtant, au passage, pu remplacer les La Fayette. Puis, dans la foulée, il sera nécessaire de développer un nouveau patrouilleur hauturier pour prendre la relève des avisos, alors que ceux-ci devaient initialement voir leur succession assurée par les FREMM. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que, pendant ce temps, il faut prolonger des bâtiments à bout de souffle, soumis à cause de leur grand âge à des pannes plus fréquentes, des frais d’entretien qui augmentent et des capacités réduites en raison des avaries.

 

Au final, la France va réussir une nouvelle fois ce tour de force dont elle a le secret : payer plus pour avoir moins, et moins bien. Une gestion consternante que les magistrats de la Cour des comptes apprécieront sans doute, un jour, à sa juste valeur…

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:55
Photo  J-R. Drahi Armée de Terre

Photo J-R. Drahi Armée de Terre

11/10/2013 Défense

 

Mal de mer s'abstenir ! Embarquez avec nous pour un exercice amphibie et découvrez le véhicule haute mobilité (VHM) en action au large de Fréjus

 

Les véhicules haute mobilité (VHM) de la 4e compagnie sur la plage du Dramont, embarquent dans un chaland de transport de matériel (CTM) pour être transportés vers le BPC MISTRAL. Grâce à ses chenilles souples le VHM n'a pas besoin de tapis d'embarquement

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:55
Vidéo - Le CFIA forme les pilotes et mécaniciens du Caïman

 

 

11/10/2013 Armée de Terre

 

3 octobre 2013, au Cannet-des-Maures dans le Var, inauguration du centre de formation interarmées (CFIA) dont la mission est de former les futurs pilotes de l’hélicoptère de manœuvre dernière génération NH90. 200 élèves seront formés sur une année grâce aux cours pratiques avec à disposition, 6 hélicoptères. Une majeure partie de la formation (80%) sera dispensée grâce aux simulateurs dernière génération (80% de la formation).

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:45
Corymbe : fin de mission pour le mandat 121

11/10/2013 Sources : EMA

 

Le 4 octobre 2013, la frégate de surveillance Germinal a achevé le 121e mandat de la mission Corymbe. Dorénavant, c’est l’aviso Premier-Maître L’Her qui patrouille dans le Golfe de Guinée.

 

Tout au long de son mandat, le Germinal a mené des missions de surveillance maritime et d’assistance en mer. Des informations ont été échangées avec les centres régionaux chargés de l’assistance à la sécurité et la sûreté de leur zone maritime de responsabilité.

 

Durant son déploiement, la frégate a mené des entraînements avec les forces françaises présentes dans la zone. A deux reprises, l’équipage du Germinal a mené des interactions avec  les Forces Françaises au Gabon (FFG) et les forces gabonaises, ainsi que des exercices d’appontages avec l’hélicoptère Puma du détachement ALAT et l’hélicoptère Fennec de l’armée de l’Air des FFG.

 

Plusieurs interactions ont également été menées avec les marines des pays de la côte Ouest de l’Afrique. Ces actions de coopération militaire avec les forces armées des pays riverains se sont déroulées dans le cadre du renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP), en soutien de l’Appui à la réforme de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée (ASECMAR) et de l’African partnership station (APS). Le Germinal s’est ainsi engagé aux côtés des marines du Gabon, du Cap-Vert, de Sao Tomé, du Togo, du Ghana et du Bénin.

 

Enfin, la frégate Germinal a participé à l’exercice « NEMO 2013 » (Navy’s exercise for maritime operations). Cet entraînement naval multinational a réuni les forces maritimes du Bénin, du Togo, des Pays-Bas et de la France au large des côtes béninoises. Dans le cadre de cet exercice, près de 700 marins ont, pour la première fois, participé à une série d’entraînements opérationnels avec, pour objectif commun, de mettre en œuvre la coopération maritime régionale et d’accompagner la montée en puissance des marines africaines riveraines du golfe de Guinée.

 

Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par un ou plusieurs bâtiments de la Marine nationale qui peuvent être renforcés par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués.

 

Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération en cours comme Licorne en Côte d’Ivoire, ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. Corymbe permet également la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

Corymbe : fin de mission pour le mandat 121Corymbe : fin de mission pour le mandat 121
Corymbe : fin de mission pour le mandat 121Corymbe : fin de mission pour le mandat 121
Corymbe : fin de mission pour le mandat 121Corymbe : fin de mission pour le mandat 121
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:45
Corymbe : visite de l’inspection des armées

 

11/10/2013 Sources : EMA

 

Les 2 et 3 octobre 2013, au large du Sénégal, la frégate de surveillance (FS) Germinal a accueilli à son bord le général de corps aérien Lefebvre, inspecteur des armées (IDA).

 

L’IDA et sa délégation ont rejoint la frégate en mer, au large de Dakar, à bord de l’hélicoptère embarqué Alouette III. Lors de sa visite, le commandant du Germinal a présenté le bilan du mandat « Corymbe 121 » débuté le 31 juillet dernier et qui s’est achevé le 4 octobre.

 

Au cours du transit, l’équipage du bâtiment a présenté à la délégation les dispositions mises en place afin de mener une intervention en mer sur un bâtiment suspect et d’accueillir d’éventuels « retenus » à bord.

 

Après son accostage à Dakar, l’IDA et sa délégation ont rencontré l’ambassadeur de France, le commandant des éléments français au Sénégal (COMELEF) et le chef « Opérations » de la marine sénégalaise.

 

Enfin, au cours de sa visite, le GCA Lefebvre s’est entretenu, dans chacun de leurs carrés respectifs, avec les représentants des officiers, des officiers mariniers et de l’équipage. Ces tables rondes catégorielles ont été l’occasion d’échanges les plus libres entre les participants et l’Inspecteur des armées.

 

Les inspecteurs de l’IDA remplissent des missions d’étude, d’information et d’inspection en matière de doctrine générale d’emploi et d’organisation. En se rendant à bord du Germinal, l’IDA avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du dispositif Corymbe et de la qualité des missions effectuées par les militaires français. L’inspecteur des armées (IDA) rend directement compte au chef d'état-major des armées (CEMA), qu’il assiste dans l'exercice de son pouvoir permanent d'inspection.

Corymbe : visite de l’inspection des arméesCorymbe : visite de l’inspection des armées
Corymbe : visite de l’inspection des armées
Corymbe : visite de l’inspection des arméesCorymbe : visite de l’inspection des armées
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:25
L'ambassadeur du Brésil en visite à l'école navale - Lanvéoc

10 octobre 2013 Ouest-France

 

L'année scolaire à l'école navale débute tous les ans par une conférence. Mardi, José Mauricio Bustani, ambassadeur du Brésil en France, est venu donner une conférence sur le thème « Stratégie et géopolitique : la défense brésilienne en marche vers la modernisation ». « Le Brésil est un pays pacifiste, mais il a besoin de se protéger en développant son secteur Défense. C'est un pays très stable avec des ressources en biocarburant et de vastes ressources naturelles », a-t-il dit.

 

Des projets de partenariat avec la France concernent entre autre, le développement du programme des sous-marins et le programme spatial, a-t-il rappelé. Il a également insisté sur les domaines énergétiques : « Le Brésil possède deux usines nucléaires, une 3 e est en cours de montage. Nous n'avons pas de problèmes avec le nucléaire. Les énergies éoliennes ou solaires ont leurs limites et ne peuvent satisfaire un pays aussi vaste. »

 

« Le Brésil, a ajouté l'ambassadeur, ce pays émergent fort de 10 pays frontaliers n'a pas de tradition guerrière. Nos conflits sont réglés avec le droit international. Nous sommes dans la seule zone du monde qui est exempte de l'arme nucléaire et nous l'avons inscrit dans notre constitution. »

 

Un partenariat basé sur des valeurs communes dans la formation du personnel avec un échange entre les deux écoles navales est en projet !

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 13:00
Photo : J-R. Drahi/Armée de Terre

Photo : J-R. Drahi/Armée de Terre

11.10.2013 Armée de Terre


Un engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) vient de quitter le BPC MISTRAL pour des tests de débarquement amphibie sur la plage de la Nartelle à St Maxime. À l'intérieur, un VHM équipé des boudins de flottaison va être mis à l'eau à une centaine de mètres de la côte.
 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:55
Nageurs de combat - L’école du silence

11/10/2013 LTN E. Barnier / SIRPA Terre

 

Fin mai 2013, après cinq mois passés à l’école de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer, près de Toulon, 11 stagiaires terriens et marins sont encore en lice pour le prestigieux certificat de nageur de combat. Il leur reste deux mois d’efforts avant d’obtenir le précieux sésame qui leur permettra de rejoindre entre autres les rangs de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Immersion en eaux sombres.

 

Lundi de Pentecôte, jour chômé pour certains, 8h. En salle d’instruction, 11 stagiaires terriens du cours des nageurs de combat écoutent attentivement les consignes. Le rythme est donné : une semaine compte 7 jours, une journée dure 24 heures. Le stage est dense. « Messieurs, votre mission : dans la nuit du 20 au 21, neutraliser en discrétion et sans signature les objectifs à haute valeur ajoutée », annonce le premier maître (PM) S.T. Les élèves sont jeunes, 26 ans en moyenne. Ils sont marins ou terriens et viennent d’unités commandos marine ou de différents régiments de l’armée de Terre. Mais ils suivent ensemble, à Saint-Mandrier, la même formation : celle de nageur de combat. Exigeant, fatigant, ce stage est la promesse d’un sésame ouvrant les portes, pour les uns, du commando Hubert, pour les autres, du service Action de la DGSE.

 

Réputation surévaluée

 

L’appellation « centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes » (CPEOM) cache, en réalité, un des centres du service Action de la DGSE. Les agents affectés au CPEOM sont tous spécialistes des opérations maritimes. Unité clandestine, discrète et mystérieuse, elle est la promesse de missions singulières et d’entraînements hors normes. Pour rejoindre ce « club fermé », la formation est longue et éprouvante. Le cours nageur souffre cependant d’une réputation d’inaccessibilité surévaluée. « Beaucoup de candidats se mettent une barrière et c’est dommage, regrettent les instructeurs. Sans tomber dans l’excès inverse et être surpris que ce soit dur, il faut juste savoir que c’est possible. » En pratique, le taux de sélection est comparable à n’importe quelle unité des forces spéciales. « Il faut mettre le chauffe-eau sur marche forcée pendant quelque temps, plaisante le PM R.D., avant d’ajouter plus sérieusement, et, surtout, il faut avoir la volonté d’aller au bout. »

« C’est une parenthèse de vie », explique le second maître J.T., un des stagiaires. « C’est un investissement personnel dans la durée, on se coupe de tout, on n’a le temps pour personne. C’est une vie de moine pendant la formation, avec le risque de ne pas terminer, mais ça vaut le coup. »

 

>>> Lire la suite dans le TIM n°248

Nageurs de combat - L’école du silence
Nageurs de combat - L’école du silence
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:50
Frégate anti-sous-marine Type F 70 La Motte-Picquet

Frégate anti-sous-marine Type F 70 La Motte-Picquet

10/10/2013 Marine Nationale

 

Le 7 octobre 2013 a marqué le coup d’envoi de l’exercice Joint Warrior 13.2, concrétisant la coopération franco-britannique établie en 2010 par la signature du traité de Lancaster House. Pendant 10 jours, la France et le Royaume-Uni participent avec sept autres nations (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Etats-Unis, Italie, Norvège) à un exercice centré sur des manœuvres aéromaritimes, dans lesquelles  une quinzaine de bâtiments et une quarantaine d’aéronefs sont engagés.

 

L’objectif de Joint Warrior est de fournir aux bâtiments et aux aéronefs un entraînement tactique sous de multiples menaces en perspective de leur potentiel emploi dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés (Combined Joint Expeditionary Force - CJEF).

 

Après avoir participé, au printemps dernier, à la première séquence essentiellement maritime de Joint Warrior, la Marine Nationale engage pour cette deuxième édition la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, un hélicoptère embarqué Lynx de la flotille 34Fainsi qu’un Atlantique 2 (avion de patrouille maritime).

 

L’armée de l’Air engage, quant à elle, quatre Mirage2000N, quatre Mirage 2000-5, un C135, un Super Puma.

 

Les phases de préparation opérationnelle Joint Warrior sont les héritières des entraînements Joint Maritime course (de 1970 à 2005, 3 éditions par an) puis Neptune Warrior (de 2006 à 2007). Il s’agissait d’entraînements multi menaces de niveau supérieur impliquant de nombreux bâtiments des pays de l’OTAN . Leur objectif : développer la capacité des unités à évoluer et agir en groupe maritime constitué.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:55
Le CFIA monte en puissance

Transmission de l’étendard de l’école à la 21ème promotion des officiers élèves pilotes de l’Alat. photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

 

04.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Comme chaque année, l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (Alat) s’est retrouvée hier sur la base école du Cannet des Maures pour marquer la transmission de l’étendard de l’école entre les deux promotions du groupe d’application des officiers élèves pilotes. Par cette cérémonie solennelle, l’Alat accueille et reconnait ainsi officiellement chaque nouvelle promotion de pilotes d’hélicoptère. Cette cérémonie a gagné cette année une dimension particulière avec l’inauguration concomitante du Centre de Formation Interarmées (CFIA) NH90 qui avait été créé à l’été 2010.

 

Le CFIA, qui doit former les équipages et le personnel technique des flottes NH90 de l’armée de Terre et de la Marine, a accueilli ses premiers stagiaires issus des forces (1er RHC de Phalsbourg) en mars dernier. Parmi les 12 pilotes reçus à cette occasion, 6 chefs de bord termineront leur formation en décembre de cette année. Les six autres pilotes, qui ne recevront pas la qualification chef de bord, ont suivi le tronc commun de la formation avant de repartir pour quelques semaines dans leur régiment. Ils sont depuis revenus au CFIA pour terminer leur cursus et seront qualifiés sur le NH90 début 2014. Les Marins, qui ont reçu leurs premiers NH90 deux ans avant l’armée de Terre, avaient quant à eux formé leurs premiers équipages en interne, sans attendre le CFIA. Maintenant que ce dernier est pleinement opérationnel, la marine va pouvoir rejoindre le tronc commun de la formation, ses premiers équipages étant attendus incessamment au Cannet des Maures. Les plans actuels prévoient la formation annuelle au CFIA d’environ 200 personnes, armée de Terre et Marine confondus. Le Centre dispose à ce jour de 6 NH90 (dont une maquette statique pour la formation des mécaniciens) et devrait recevoir son « full flight simulator » en 2015. « Le CFIA est aujourd’hui opérationnel et va très rapidement s’ouvrir à l’international » explique-t-on au Cannet des Maures.

 

Présentation du NH90 aux autorités de la Marine et de l’armée de Terre photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

Présentation du NH90 aux autorités de la Marine et de l’armée de Terre photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Exercice amphibie- Expérimentation tactique du véhicule haute mobilité

09/10/2013 LTN E Rossi  - Economie et technologie

 

Du 1er au 3 octobre 2013, le 21e régiment d’infanterie de marine (21eRIMa) a organisé un exercice tactique amphibie, au large de Fréjus, mettant en scène des véhicules haute mobilité (VHM).

 

Pour cette manœuvre amphibie, la marine nationale avait mis à disposition le BPC Mistral pour le transport des troupes et du matériel. Une quinzaine de rotations ont été nécessaires pour embarquer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) complet, 15 véhicules haute mobilité (VHM) ainsi qu’une cinquantaine de véhicules tactiques. C’est à l’aube que le débarquement a débuté avec la prise et la sécurisation de la plage. Un engin de débarquement amphibie-rapide (EDA-R) a largué à 100 mètres de la rive deux VHM. Équipés de boudins amovibles permettant leur flottaison, les deux engins chenillés, immergés dans l’eau, ont rejoint la plage de Sainte-Maxime. L’exercice s’est poursuivi avec une extraction de ressortissants, avant un réembarquement sur les navires.

 

Le 21e RIMa est le régiment chargé de l’expérimentation tactique du SGTIA VHM dans le domaine de l’amphibie. La partie en milieu montagneux a été confiée au 7e BCA qui participera, pour l’occasion, à l’exercice CERCES au mois de décembre prochain.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:55
Les Rafale français passent le cap des 100.000 heures de vol

09/10/2013 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Le cap est symbolique : au cours de l'été, la flotte de Rafale français a franchi la barrière des 100.000 heures de vol réalisées sous les couleurs de l'Aéronautique navale et de l'armée de l'Air.

 

Le bilan inclut les heures de vol réalisées entre 2000 et 2008 par les Rafale au standard F1 de la Marine, qui sont aujourd'hui en chantier de retrofit.

 

Au 1er octobre 2013, 122 Rafale avaient été livrés aux forces françaises : 38 Rafale M à la Marine et 84 Rafale B/C à l'armée de l'Air, dont 44 monoplaces et 40 biplaces. Le projet de loi de programmation militaire prévoit d'en livrer 26 supplémentaires entre 2014 et 2019.

 

Sur 100.000 heures de vol, cinq Rafale ont été perdus, dont quatre dans la Marine. Aucun de ces accidents n'a toutefois été causé par une avarie technique, le facteur humain ayant été prédominant dans tous les cas.

 

En septembre 2013, le consortium Eurofighter rappelait que la flotte mondiale de Typhoon avait franchi le cap des 200.000 heures de vol réalisées par ses clients. Environ 380 appareils avaient alors été livrés aux six pays utilisateurs de l'avion.

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