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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

23 mai 2013 Par BPC Tonnerre

 

Du 15 au 20 mai 2013, Ta’Awoun, exercice amphibie bilatéral organisé par la France et les Emirats Arabes Unis (EAU), s’est déroulé au large d’Abu Dhabi. Ta’Awoun a été conduit conjointement, par les forces armées émiriennes et par le groupe amphibie français déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues.

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La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases : une manœuvre amphibie, un exercice de défense aérienne, un exercice d’évolution tactique, un exercice de lutte anti-surface et l’entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre. Le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) arborait sa marque à bord du BPC Tonnerre puisqu’il avait conjointement embarqué avec son état-major.

Pour mener à bien cet exercice, les forces émiriennes ont engagé deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marines ont également embarqué à bord du BPC Tonnerre.

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Côté français : la FASM Georges Leygues et le BPC Tonnerre, qui accueille un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) avec un Puma et deux Gazelle, et un détachement marine de la 22S avec une Alouette III. Dix véhicules et quatre-vingt-quinze soldats de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), ainsi que deux Rafale de l’armée de l’Air ont complété le dispositif.

La réussite de cet exercice témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. De plus, il éprouve la capacité de coopération interarmées à bord d’un BPC.

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Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a quitté les eaux des EAU, pour poursuivre sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves actuellement en stage d’application à la mer dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

28/05/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2013, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre a été escorté par un croiseur américain, l’USS Hue City, lors du franchissement du détroit d’Ormuz pour rejoindre le golfe d’Oman.

 

Suite à un entraînement amphibie franco-émirien au large d’Abu Dhabi, mené du 15 au 20 mai, le BPC Tonnerre a quitté le golfe persique pour rejoindre l’océan indien. A cette occasion, l’escorte américaine avait pour objectif de contribuer à la sécurité du BPC dans cette zone d’opération particulièrement sensible. Durant la traversée du détroit, trois officiers-élèves, actuellement en stage d’application à la mer dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013, ont embarqué à bord du croiseur américain. Le Tonnerre a quant à lui accueilli deux officiers mariniers de l’US Navy.

Océan indien : interactions franco-américaines dans le golfe arabo-persique

Ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre d’une coopération ancienne et solidement établie entre la Marine nationale et l’US Navy.  Elles participent au renforcement de l’interopérabilité entre les bâtiments français et américains, qui sont régulièrement engagés côte à côte en opérations. En janvier dernier, la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul a été intégrée au sein du groupe aéronaval américain Carrier Strike Group 3  (CSG3) déployé en océan indien autour du porte-avion USS John C. Stennis.

Océan indien : interactions franco-américaines dans le golfe arabo-persique

Depuis le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre. L’objectif de cet embarquement est de conserver l’aptitude de l’EMIA à embarquer à tout moment, en cas d’intensification d’une menace dans la zone. Le BPC Tonnerre et la frégate anti-sous-marine Georges Leygues sont déployés depuis le mois de mars dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
Interactions franco-omanaises pour le Tonnerre à Mascate
28/05/2013 Marine Nationale
 

Dans le cadre de la troisième phase de son déploiement en mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre a fait une relâche opérationnelle au sultanat d’Oman du 22 au 25 mai 2013.

 

Cette escale à Mascate a été le cadre de nombreuses rencontres entre les autorités politiques et militaires omanaises et les marins du BPC Tonnerre. Le vice-amiral Gillier, commandant de la zone maritime de l’océan Indien, le contre-amiral Hello, commandant l’École navale et le groupe des écoles du Poulmic et le capitaine de vaisseau Quérat, commandant le BPC Tonnerre et le groupe amphibie Jeanne d’Arc ont rencontré Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France auprès du sultanat d’Oman Yves Oudin, ainsi que son premier conseiller Othman El Kachtoul et l’attaché défense, le colonel Lelièvre.

 

Les cadets embarqués dans le cadre de leur stage d’application à la mer ont visité la base et l’académie navale de Mascate, faisant ainsi la connaissance du capitaine de frégate Nasser al Baloushi, chef de la cellule relations extérieures de la base navale. Ils ont aussi eu l’opportunité de visiter le musée des forces royales à Bait al Falaj.

 

Enfin, l’équipage du BPC Tonnerre a su inscrire son activité diplomatique et culturelle dans le cadre de la journée du marin instaurée cette année par le chef d’état-major de la marine. Une visite du bord pour 150 enfants et adolescents a permis de mettre à l’honneur les valeurs et les activités du marin. Valeurs également véhiculées par l’association Marine Partage, qui a livré 1 palette de 470 kg de fret humanitaire et culturel (livres, manuels etc) à l’école française de Mascate via l’action de l’association AMOPA (Association des membres de l’ordre des Palmes Académiques).

 

Cette escale riche en interactions a œuvré en faveur du rayonnement du BPC Tonnerre qui a débuté le 12 mai la troisième phase de son déploiement. S’éloignant des côtes omanaises, le bâtiment se dirige actuellement vers Goa, en Inde, où il retrouvera son escorte, la FASM Georges Leygues.

Interactions franco-omanaises pour le Tonnerre à Mascate
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:55
Deux Rafale de la flottille 12F viennent juste de quitter la piste de la BAN de Landivisiau pour le premier créneau d’entraînement de l’exercice Air Defense Week 13 le 21 mai

Deux Rafale de la flottille 12F viennent juste de quitter la piste de la BAN de Landivisiau pour le premier créneau d’entraînement de l’exercice Air Defense Week 13 le 21 mai

28/05/2013 Marine nationale

 

Depuis le 21 mai et jusqu’à la fin du mois, l’entraînement «Air Defense Week» réunit sur la base de l’aéronautique navale de Landivisiau les forces suisses, britanniques et françaises. Air Defense Week est un entraînement interarmées de défense aérienne, de maîtrise de l’espace, de détection et d’attaque autour des frégates française Cassard et britannique HMS Diamond.

 

Premier entraînement de ce type depuis 2008, cet exercice permet d’éprouver la coordination et l’interopérabilité des forces et des équipements, dans un environnement stratégique où la coopération interalliées et interarmées est de plus en plus nécessaire. Les forces armées évoluent dans un environnement lors des engagements réels.

 

La Marine nationale a déployé à cette occasion la frégate anti-aérienne Cassard, le groupe aérien embarqué avec 12 Super Étendard Modernisé, 12 Rafale Marine et 1 Hawkeye et des avions de patrouille maritime Atlantique 2.

 

Les entraînements, interrompus pour préserver l’environnement riverain de la base pendant le week-end, ont repris dès lundi matin et se poursuivront jusqu’à la cérémonie de clôture, le 30 mai

Briefing opérationnel tri-national de l'entraînement Air Defense Week

Briefing opérationnel tri-national de l'entraînement Air Defense Week

À la fin de la première semaine d’entraînement, le lieutenant de vaisseau Matthieu Boulinguez, responsable opérations de la planification et de la conduite de l’exercice, et «Teddy», chef des opérations du détachement suisse, tirent un premier bilan.

 

(Question au LV Boulinguez) Pouvez-vous nous dire quel était l’objectif de cette semaine du point de vue du GAÉ (groupe aérien embarqué)?

 

«Ce type d’entraînement est capital pour le GAÉ, afin de maintenir un niveau 100 % opérationnel pendant l’arrêt technique actuel du porte-avions. L’opération fait d’ailleurs suite aux exercices d’appui aérien « Gallic Marauder » organisés au pays de Galles en mars par le GAÉ, et au déploiement «Joint Warrior» en Écosse, centré sur la projection de puissance. Cette semaine, nos pilotes se concentrent sur les missions air-air, la protection des forces navales, et les scénarios d’attaque.»

 

Comment se passe l’organisation des entraînements dans le cadre de cette coopération internationale et interarmées?

 

«Au moment de lancer les invitations aux forces suisses et britanniques, nous avons demandé à nos partenaires quels étaient leurs besoins d’entraînement réels. Nous avons organisé ensemble la répartition des forces sur les 4 vols journaliers de niveau de difficulté divers.

Par exemple, il y a des entraînements à 2 contre 2, qui sont parfaits pour les jeunes pilotes, mais aussi des scénarios plus complexes, avec une vingtaine d’avions mobilisés pour simuler une attaque contre une frégate. Nous conservons une grande souplesse pour que chacun et chaque délégation y trouve son compte.»

 

L’armée de Terre prend également part à cet entraînement de défense aérienne. Quelles sont ses activités?

 

«Grâce à la liaison 16 mise en place sur la base de Landivisiau, l’armée de Terre, les chasseurs et les bâtiments bénéficient d’un réseau commun. L’armée de Terre s’est déployée avec ses stations NC1 reliées au radar Martha. Son entraînement est centré sur le maniement des missiles sol/air Mistral, grâce aux aéronefs qui circulent dans leur volume de portée.»

 

Quel bilan tirez-vous des vols de ces premiers jours et quelles sont vos attentes pour la suite?

 

«Le bilan est très positif. Notamment sur la disponibilité globale des appareils et la réalisation des sorties prévues, qui sont excellents. Le retour des flottilles et des bâtiments engagés est également très satisfaisant : chacun a le sentiment de retirer de ces entraînements ce qu’il était venu y chercher.

Concernant le reste de la semaine, nous allons profiter de la confiance consolidée par les premiers vols communs pour renforcer l’interopérabilité et la synergie des forces des différentes armées britannique, suisse et française.»

             

Un F18 suisse se prépare sur la piste alors qu’un Rafale Marine décolle en arrière plan dans le cadre de l’entraînement Air Defense Week

Un F18 suisse se prépare sur la piste alors qu’un Rafale Marine décolle en arrière plan dans le cadre de l’entraînement Air Defense Week

(Question à «Teddy») Teddy, quelles sont les raisons qui ont poussé la Suisse et 7 de ses chasseurs F18 à participer à cette semaine d’exercice?

 

«Tout d’abord, nous avons beaucoup de jeunes pilotes et une volonté de perfectionner notre capacité de défense et de combat aérien dans un profil de vol différent du profil habituel suisse : au dessus de la mer.

Nous avions l’habitude de travailler avec l’armée de l’Air française, mais c’est la première fois depuis 2003 que nous rejoignons des exercices d’une telle ampleur également avec la Marine. L’expérience est fructueuse.»

 

Quel est votre ressenti sur ce début d’exercice et vos attentes pour la suite?

 

«Les premiers jours de vol ont donné lieu à beaucoup d’échanges entre français, britanniques et suisses. Les pilotes suisses peuvent apporter une expertise forte concernant la défense aérienne, leur domaine de prédilection, et retirer beaucoup d’expérience de ces exercices maritimes.

Dans les jours qui suivent, nous allons continuer à améliorer l’interopérabilité et la coordination entre les participants.»

 

Un hélicoptère Sea King du détachement anglais présent sur la base de Landivisiau pour l’exercice Air Defense Week 13 participe au premier créneau d’entraînement le 21 mai

Un hélicoptère Sea King du détachement anglais présent sur la base de Landivisiau pour l’exercice Air Defense Week 13 participe au premier créneau d’entraînement le 21 mai

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 14:50
Le premier vol du demonstrateur neuron - Rafale photo Dassault Aviation 01.12.2012

Le premier vol du demonstrateur neuron - Rafale photo Dassault Aviation 01.12.2012

28/05/2013 Mer et Marine

 

Les premières manœuvres d’un UCAS (Umanned Combat Air System) sur un porte-avions américain ouvrent la voie au développement de futurs drones de combat embarqués. Une évolution désormais considérée comme naturelle pour les marines disposant d’une force aéronavale. Pour l’heure, seuls les Etats-Unis se sont lancés dans cette technologie, le programme X-47B, porté industriellement par Northrop Grumman, constituant un indéniable succès.  Même si l’aviation embarquée pilotée a encore de belles années devant elle et n’est pas prête de tirer sa révérence au profit d’engins contrôlés à distance, les militaires savent très bien que les systèmes de drones ne peuvent que se développer à l’avenir. En Europe, la question se pose de plus en plus sérieusement, notamment dans le cadre des réflexions et travaux initiés autour de la succession des actuels avions de combat, comme le Rafale, qui interviendra vers 2030/2040.

 

Le X-47B américain (© : US NAVY)

 

Le X-47B américain (© : US NAVY)

 

Le Neuron, premier UCAS européen

 

Bien moins avancés que les Etats-Unis dans ce domaine, les Européens rattrapent actuellement une partie de leur retard en matière d’UCAS. Piloté par la Direction Générale de l’Armement, le programme de démonstrateur Neuron, conçu et réalisé par un consortium international emmené par Dassault Aviation, a vu s’envoler fin 2012 le premier UCAS européen. Mais ce projet est pour le moment purement expérimental et ne répond pas à un besoin opérationnel. Son objectif est, uniquement, d’entretenir et développer les capacités européennes sur des systèmes complexes, comme le pilotage à distance, une furtivité très poussée et la mise en œuvre d’armements par un drone. Il vise, aussi, à construire une coopération intelligente entre pays, le choix des industriels impliqués dépendant de leurs compétences et non de considérations politiques. En cela, le travail mené autour du Neuron par Dassault et ses partenaires Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS/CASA (Espagne), HAI (Grèce) et RUAG (Suisse) est présenté comme très concluant. Alors que le Neuron en est aujourd’hui à une phase d’étude de sa furtivité et volera de nouveau pour aboutir au tir d’une bombe en Italie, le premier UCAS européen n’est pas conçu pour embarquer sur un porte-avions. On ne le verra donc jamais sur le Charles de Gaulle, même pour une campagne d’essais.

 

Le Neuron (© : DASSAULT AVIATION)

 

La nouvelle coopération franco-britannique

 

La navalisation d’un drone de combat pourrait, en revanche, naître d’une nouvelle coopération franco-britannique initiée suite aux accords de Lancaster House, en 2010, et confirmée en 2012 par le gouvernement français. A ce titre, Dassault Aviation et BAE Systems ont été chargés d’oeuvrer ensemble pour développer un UCAS répondant aux besoins des forces armées. L’engin bénéficiera du retour d’expérience du Neuron, mais aussi des travaux effectués par BAE Systems sur son propre design de drone de combat, le Taranis, qui n’a toujours pas volé. Cette coopération franco-britannique doit déboucher sur un nouveau démonstrateur ayant cette fois une vocation opérationnelle. Alors que les échanges entre industriels ont débuté, notamment pour déterminer les compétences apportées par les uns et les autres, les militaires doivent, dans les prochains mois, exprimer un besoin opérationnel qui déterminera les capacités, et donc les caractéristiques, du futur drone. Dans ce cadre, il ne serait pas étonnant que la possibilité de navaliser le démonstrateur soit demandée. Les Français pourraient, ainsi, le tester sur le Charles de Gaulle. Pour le moment, rien n’est décidé, mais il serait étonnant que Paris se prive d’une telle opportunité. Comme ce fut le cas pour le Rafale, la France pourrait en effet profiter d’un même programme pour développer une plateforme commune aux forces aériennes et aéronavales.

 

Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 

Apte au tremplin, aux catapultes et aux brins d'arrêt

 

Pour le Royaume-Uni, il y a également un intérêt, même si les contraintes ne sont pas les mêmes. Ainsi, la Marine nationale dispose d’un porte-avions à catapultes et brins d’arrêt, ce qui implique un drone du type du X-47B américain, doté d’une structure et d’un train avant renforcés, ainsi que d’une crosse d’appontage. Les Britanniques, en revanche, font construire de nouveaux porte-avions appelés à mettre en œuvre le F-35B, un appareil à décollage court et appontage vertical. Reste que techniquement, les deux concepts de mise en œuvre ne sont pas rédhibitoires. En effet, un drone pouvant être catapulté est aussi en mesure de décoller au moyen d’un tremplin. Les porte-avions britanniques devraient en revanche, pour accueillir un UCAS, être dotés d’une piste oblique avec brins d’arrêt. Ce ne sera pas le cas au moment de leur mise en service mais cette option a été intégrée lors des études et le design des futurs HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales leur permet, en cas de besoin, d’embarquer les équipements nécessaires à la récupération d’appareils dotés d’une crosse d’appontage.

 

En termes de calendrier, le programme d’UCAS franco-britannique pourrait être lancé en 2014, avec pour objectif de faire voler le démonstrateur vers la fin de la décennie ou au début des années 2020. Les financements inhérents à seront normalement inscrits dans la nouvelle loi de programmation militaire qui couvrira la période 2014-2019.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

27/05/2013 Marine nationale

 

Le groupe amphibie français, déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, et les forces armées émiriennes ont conduit un entraînement amphibie bilatéral baptisé Ta’Awoun, au large d’Abu Dhabi du 15 au 20 mai dernier.

 

Pour cet entraînement, le dispositif français comprenait un groupe amphibie, constitué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Des véhicules, des militaires de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE) et deux Rafale de l’armée de l’Air faisaient partie du dispositif. Le Tonnerre a quant à lui, accueilli à son bord un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et un détachement marine de l'escadrille 22S. Les forces émiriennes ont engagé de leur côté deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marins émiriens ont embarqué à bord du Tonnerre durant l’entraînement.

 

La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases: manœuvre amphibie, entraînement de défense aérienne, évolution tactique, lutte anti-surface et entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre.

 

La réussite de cet entraînement témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. Ta’Awoun fait partie des activités de coopération bilatérales qui visent à développer l’interopérabilité et le partage d’expérience entre les deux armées pour renforcer notre capacité à intervenir, le cas échéant dans le golfe arabo-persique et l’océan indien. À ce titre, chaque année, une trentaine d’escales se sont tenu aux Émirats Arabes Unis (EAU) donnant lieu, pour la plupart, à des activités de coopération.

 

Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a poursuivi sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves.

 

Depuis le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du Tonnerre. L’objectif de cet embarquement est de conserver l’aptitude de l’EMIA à embarquer à tout moment, en cas d’intensification d’une menace dans la zone.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 12:30
L'International Mine Countermeasures Exercise 2013 (IMCMEX 13) s'achève.

25.05.2013 par P. CHALEAU Lignes de Défense

 

Sagittaire et Pégase bientôt de retour

 

On se souviendra du déplacement assez inhabituel des chasseurs de mines Pégase et Sagittaire (cliquer ici pour lire mon post) vers le Golfe. Ces deux navires français ont pris part à l'International Mine Countermeasures Exercise 2013 (IMCMEX 13) qui vient de se conclure au large de Barhain. 70 aéronef et 35 navires de 40 nations, 6 500 marins (dont une centaine de plongeurs démineurs)...: jolie armada (cliquer ici pour un communiqué de la Ve Flotte)!

sagittaire.jpg

Parmi les navires déployés donc, deux navires français: les chasseurs de mines Sagittaire (photo ci-dessus, au milieu, entre l'USS Sentry et le HMS Shoreham) et Pégase. IMCMEX est un exercice de guerre des mines et de protection de navires marchands.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:45
Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

24/05/2013 Sources : EMA

 

Le 14 mai 2013, la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte a quitté le port de Djibouti pour rejoindre l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. A cette occasion, elle a mené une succession d’exercices en mer avec toutes les composantes des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).

 

Dès l’appareillage de la frégate, des exercices ont été menés avec les fusiliers marins du groupe d’intervention et de renfort (GIR) qui assurent la protection des bâtiments à quai et lorsqu’ils quittent le port.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Peu de temps après avoir atteint la pleine mer, l’alerte aérienne a été déclenchée à bord du Guépratte, 4 chasseurs ayant été détectés en approche à grande vitesse du bâtiment. Quatre Mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/11 Corse, stationnés sur la base aérienne 188 (BA188) ont effectué plusieurs passages pour entrer dans la zone de défense aérienne du bâtiment. A l’issue de cet exercice de défense aérienne (air defense exercise - ADEX), un hélicoptère Puma du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT) s’est entraîné à effectuer des manœuvres de Touch and go (TAG) en multipliant les appontages-décollages sur la plateforme du Guépratte. Cet exercice permet aux pilotes de s’entraîner à effectuer cette délicate  manœuvre sur un bâtiment en mouvement.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Ces entraînements organisés avec les FFDj et les bâtiments de la Marine nationale en escale contribuent à renforcer l’interopérabilité entre les trois armées et à améliorer les compétences à travers le partage des expériences et l’apprentissage des savoir-faire.

 

Actuellement, la frégate Guépratte est déployée avec la frégate de surveillance (FS) Nivôse et un avion de surveillance maritime Falcon 50 au sein de l’opération Atalante. Cette opération a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) ou de surveillance maritime Falcon 50 ou par un avion E3F.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:30
photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

25/05/2013 Sources : EMA

 

Le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

 

Composé d’une cinquantaine de militaires, officiers et sous-officiers des trois armées, l’EMIA ALINDIEN exerce habituellement son contrôle opérationnel depuis la terre. Il doit toutefois conserver son aptitude à embarquer à tout moment, en fonction des opérations à commander. Pour conserver cette capacité, l’EMIA ALINDIEN est régulièrement projeté à bord de bâtiments français.

 

Le BPC Tonnerre met ainsi à profit sa capacité à recevoir un tel état-major. Ce transfert de la terre vers la mer s’est parfaitement déroulé à l’occasion de l’escale à Abu Dhabi du groupe Jeanne d’Arc, composé du BPC et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Chacun des membres de l’état-major a ainsi pu disposer, dès son arrivée à bord, de l’ensemble des données et des moyens de communication nécessaires pour continuer à conduire l’ensemble des missions. Il s’agit d’un critère indispensable pour conserver sa réactivité et être opérationnel à la mer.

 

ALINDIEN exerce son autorité sur la zone maritime « Moyen Orient - océan Indien » s’étendant du sud du canal de Suez, à l’ouest, jusqu’à la mer de Chine méridionale et les Philippines, à l’Est. Il anime les relations militaires bilatérales, au nom du chef d’état-major des armées, dans l’ensemble des pays de sa zone de responsabilité. Ainsi, l’escale à Mascate du BPC, du 22 au 25 mai, a permis à ALINDIEN de rencontrer de hautes autorités militaires et civiles, dont le chef d’état-major de la marine omanaise, le Vice Amiral al Raissi.

photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:50
Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

24 mai 2013 -    Didier Déniel – LeTelegramme.fr

 

Pendant une dizaine de jours, dix bâtiments de surface et deux sous-marins ont participé à l'opération Spontex. Un entraînement international à la lutte anti- sous-marine auquel participaient 1.500 militaires de sept nationalités.

 

L'Europe de la Défense est une réalité dans l'esprit des militaires qui ont participé à cette vaste opération d'entraînement à la lutte sous-marine qui s'est déployée dans le golfe de Gascogne, au nord-est d'une ligne Bordeaux-Brest. Le gros de la flotte était constitué de bâtiments participant à la Force navale franco-allemande. Cinquantième anniversaire du traité de l'Élysée oblige. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique, la Pologne et le Canada étaient aussi présents sur l'eau.

 

« Entretenir notre tactique maritime »

 

Sur le pont du Siroco, bâtiment français qui abritait l'état-major durant cette opération, l'amiral Rogel, chef d'état-major de la Marine affichait, hier, sa satisfaction. « Nous avons peu l'occasion de nous entraîner avec autant de bateaux. Ces exercices sont très importants pour la Défense européenne. Ils nous permettent d'entretenir notre tactique maritime commune. Les équipements et les transmissions ne cessant de changer. Aujourd'hui, je peux dire que nous avons maintenu le niveau qui doit être le nôtre. » L'opération Spontex était principalement axée sur la lutte anti-sous-marine. Deux sous-marins, l'un français et l'autre portugais n'ont cessé de jouer au chat et à la souris avec les bâtiments de surface dans des eaux n'excédant pas 200 m de profondeur. L'exercice incluait également des tirs sur cibles flottantes et des simulations d'opérations antiaériennes sur les avions de la Ban de Landivisiau (29). « Nous avons vraiment l'habitude de travailler ensemble maintenant », soulignait, dans un français impeccable, Torben Jürgensen, capitaine de corvette allemand, formé en partie à l'École navale de Brest. « Ces échanges nous permettent d'avancer sur le chemin de l'Europe de la Défense. Les échanges humains sont au coeur de cette collaboration. Depuis quelques années, beaucoup de nos marins sont formés en France. Et vice-versa. Le barrage de la langue qui était une réalité dans les années 90 s'est vraiment affaissé ».

 

Autour d'un noyau dur

 

Patricia Adam, députée et présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées, assistait, hier, aux dernières manoeuvres sur l'eau. « Pour les militaires, cette collaboration est une évidence. Elle l'est moins pour les politiques. Mais elle le deviendra. Nous rencontrons des représentants du Parlement allemand deux fois par an. Idem avec les Britanniques. Et bientôt, nous allons prendre la même initiative avec les Polonais. Des choses solides se mettent en place pour garantir une défense commune. » Pour Gilbert Le Bris, député et membre de la commission de la Défense, « cette défense commune peut se faire entre les 27 états membres mais autour d'un noyau dur. Elle se met en place d'une manière pragmatique ».

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:40
Défense: François Hollande confirme 24.000 nouvelles suppressions de postes

24 mai 2013 à 16:52 Liberation.fr (AFP)

 

François Hollande a mis en perspective vendredi les grandes orientations du Livre blanc des armées, confirmant 24.000 nouvelles suppressions de postes d’ici 2019, et promis des propositions d’ici décembre pour renforcer la mutualisation des moyens de défense en Europe.

 

Dans une période de lourdes contraintes budgétaires, le président de la République a voulu tenir devant l’IHEDN (Institut des Hautes études de la Défense nationale) un discours de «sincérité» sur les choix budgétaires imposés par la crise dans ce Livre blanc qui lui avait été remis le 29 avril, a souligné son entourage.

 

Il a confirmé le maintien «à son niveau actuel» de l’effort de défense en 2014: «31,4 milliards d’euros en 2014, c’est-à-dire exactement le même montant qu’en 2012 et en 2013», et un engagement de «179,2 milliards d’euros pour la période 2014-2019».

 

Les suppressions de postes se poursuivent (24.000 nouvelles d’ici 2019 après les 54.000 programmées par son prédécesseur Nicolas Sarkozy) mais les effectifs militaires français resteront, avec 250.000 hommes, «les plus importants en Europe», a-t-il souligné.

 

Le chef de l’Etat a en outre souligné qu’il veillerait avec «une attention particulière» au maintien d'«une présence militaire partout sur le territoire» en évitant de nouvelles fermetures de sites. Les effectifs susceptibles d’être projetés à l’extérieur restent également importants avec 66.000 hommes, a-t-il fait valoir.

 

Selon lui, avec le maintien de ses trois grandes priorités: «protection, projection et dissuasion nucléaire», la France reste ainsi «un pays influent, actif» qui «peut parler parce qu’il a les moyens aussi de se faire respecter».

 

Le chef de l’Etat a aussi annoncé sa volonté d'«ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la défense», indiquant qu’il ferait des propositions dans ce domaine, d’ici le conseil européen de décembre 2013, consacré à ce sujet.

 

«La maîtrise des finances publiques partout en Europe exige et invite à mutualiser les capacités, à prendre davantage d’initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération», a-t-il expliqué, soulignant que «c’est ce que la France fait déjà avec le Royaume Uni», notamment pour développer des missiles légers anti-navire.

 

«C’est aussi ce que la France veut faire avec l’Allemagne, y compris pour des interventions militaires extérieures», a-t-il ajouté souhaitant également la poursuite des «partenariats avec la Belgique, l’Italie ou l’Espagne et associer les nouveaux membres de l’Union européenne à cette démarche. A commencer par la Pologne et les pays du groupe de Visegrad» (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie).

 

François Hollande a par ailleurs estimé que la France devait «revendiquer toute son influence» dans l’Otan «sans pour autant perdre sa liberté d’action et de décision, et encore moins diluer le caractère national de notre défense».

 

Sur le plan politique, il a plaidé pour renforcement du droit de regard du Parlement sur les questions de défense, estimant qu’il devait être «pleinement respecté dans ses droits, en matière d’information, de connaissance, de délibération sur les opérations dans lesquelles sont engagées nos forces».

 

M. Hollande a souhaité également que «la politique d’exportation d’armements fasse l’objet de rapports annuels débattus devant les commissions compétentes» et que le contrôle des parlementaires soit «également amélioré en matière de renseignement».

 

Enfin, le président a confirmé vendredi que la cyberdéfense était une priorité en matière de sécurité et qu’une «branche nouvelle» de réservistes serait spécialement affectée à ce domaine, dont l’objectif sera de «mobiliser de jeunes techniciens et informaticiens aux enjeux de la sécurité».

 

La loi de programmation militaire (LPM, 2014-19), issue du Livre blanc, sera présentée en Conseil des ministres en juillet et votée au Parlement avant la fin de l’année.

 

«Le budget de la Défense devrait être sanctuarisé, c’est-à-dire au moins être augmenté de l’inflation. En le gelant, on diminue dans les faits notre capacité d’action», a critiqué Yves Pozzo di Borgo (UDI), vice-président de la commission de la Défense du Sénat.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 19:40

24 mai 2013 BFMTV

Interrogé par BFMTV, ce vendredi matin, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réagi à l'annonce de la suppression de 24.000 postes supplémentaires dans l'armée d'ici à 2019. "Nous n'avons pas encore décidé la méthode d'action pour permettre ces réductions. Nous allons le faire avec beaucoup de discernement, en faisant en sorte que les forces opérationnelle soient le moins touchées possible", a ainsi déclaré le ministre.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:50
Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

24/05/2013 Marine nationale

 

Point d’orgue de l’exercice de lutte anti-sous-marine Spontex, une journée placée sous le signe de l’amitié entre la France et l’Allemagne a été organisée à bord des bâtiments de la Force navale franco-allemande (FNFA). L’activation de la FNFA pour toute la durée de Spontex est une façon de célébrer les cinquante ans de coopération de la France et de l’Allemagne, et de faire la démonstration de l’efficacité militaire de cette coopération.

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Le 23 mai, plusieurs autorités politiques et militaires des deux pays se sont réunies à la mer, pour célébrer ensemble l‘anniversaire du Traité de l’Elysée. A bord du bâtiment de soutien allemand Frankfurt am Main, puis du bâtiment amphibie français Siroco, ils ont assisté ensemble à diverses démonstrations des capacités conjointes des deux marines.

 

Madame Patricia Adam, députée du Finistère et présidente de la commission de Défense à l’Assemblée nationale, a  affirmé que  « pour une Europe de la Défense forte, il est indispensable que nos nations partagent la même vision, et qu’elles mettent en commun leurs moyens et leurs hommes. La sécurité, notamment la sécurité maritime, n’a pas de frontières. Je suis convaincue, a déclaré Madame Adam, que bien se préparer ensemble, c’est l’assurance d’être capable de bien réagir ensemble ».

VIP Day, Patricia Adam, l'amiral Jean-Baptiste Dupuis, l'amiral Bernard Rogel CEMM, et Gilbert Le Bris - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

VIP Day, Patricia Adam, l'amiral Jean-Baptiste Dupuis, l'amiral Bernard Rogel CEMM, et Gilbert Le Bris - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Rogel, a quant à lui rappelé que, « la  mutualisation des équipements et des entraînements, ainsi que les échanges humains, sont à la base du développement de l’intéropérabilité entre nos forces militaires. En mettant régulièrement leurs capacités opérationnelles en commun pendant des entraînements de haut niveau tels que Spontex, les unités françaises et allemandes démontrent qu’elles sont prêtes à répondre immédiatement à toute sollicitation, si la volonté politique l’exige ».

 

Le major général des armées allemand, le lieutenant general Peter Schelzig, a complété en rappelant à quel point « il est important que les militaires alliés se connaissent bien, car la coopération ne peut se baser que sur des relations de confiance et de franchise ».

 

Lorsque le général de Gaulle et le chancelier Adenauer ont signé le Traité de l’Elysée en 1963, ils avaient le voeu commun que leurs deux nations, désormais amies et partenaires,soient unies pour avancer ensemble dans la reconstruction de l’Europe. Dans le domaine militaire, et maritime en particulier, la coopération entre les deux pays est aujourd’hui bien concrète et dynamique. L’activation de la FNFA pour des entraînements d’envergure comme Spontex, ainsi que le signal fort lancé par les autorités militaires et politiques pendant cette journée franco-allemande, est une preuve de ce dynamisme.

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:45
Atalante : entraînements avec les Forces françaises stationnées à Djibouti

24 mai 2013 Par FLF Guépratte

 

Mardi 14 mai, à son appareillage de Djibouti, la frégate légère furtive (FLF) « Guépratte » a conduit des activités d’entraînement avec les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) au moment de débuter la mission Atalanta.

 

Dans un premier temps, l’équipage du « Guépratte » a pu se mesurer à 4 mirages 2000 de l’escadron 3.11 de l’armée de l’Air au cours d’un Air defense exercise (ADEX).

 

La vigilance des fusiliers marins du groupe d’intervention et de renfort (GIR) et des équipes de protection du Guépratte a également été mise à l’épreuve pendant toute l’escale et à l’appareillage à l’occasion d’exercices organisés avec le concours de la base navale.

 

Enfin, un hélicoptère PUMA du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT), a effectué des manœuvres d’appontage et de décollage (Touch and go), afin d’entraîner les pilotes à cette manœuvre toujours délicate sur un bâtiment en mouvement.

 

Ces opérations contribuent à renforcer l’interopérabilité entre les trois armées et à améliorer les compétences à travers le partage des expériences et l’apprentissage des savoir-faire.

 

Cet entraînement a également offert l’opportunité d’échanger du personnel avec les FFDj à bord du bâtiment, notamment d’accueillir une délégation du 3ème régiment de hussards, régiment jumelé avec la frégate, dont un escadron arme actuellement la composante blindée du 5ème RIAOM.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 11:35
OEF / TF150 : la TF 150 ravitaille la TF 465

23/05/2013 Sources : EMA

 

Le 20 mai 2013, dans l’océan Indien, au large de l’île de Socotra, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, navire amiral de la TF (Task Force) 150, volet maritime de l’opération Enduring Freedom (OEF), a ravitaillé en gazole la frégate espagnole Numancia engagée au sein de la TF 465, l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

 

Cette opération de ravitaillement nécessite des manœuvres très exigeantes puisque les deux navires doivent conserver durant plusieurs heures la même vitesse et emprunter deux routes absolument parallèles. Durant tout le transfert de combustible, seule une quarantaine de mètres ont séparé la Somme  du Numancia. Les équipages ont conservé des routes très précises, anticipé la navigation des autres navires présents dans la zone et se sont tenus prêt à faire face à toute avarie inattendue.

 

OEF / TF150 : la TF 150 ravitaille la TF 465

Dans le cadre d’accords militaires entre les pays de l’OTAN, et sans être engagés dans la même opération, les bâtiments français ont la possibilité de ravitailler ou d’être ravitaillés en mer auprès des bâtiments de l’Alliance. Cette manœuvre qui a duré deux heures a démontré une nouvelle fois l’interopérabilité des bâtiments de l’OTAN.

 

Actuellement, deux bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme, la frégate anti-sous-marine (FASM) Montcalm. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:45
Corymbe : interactions avec la marine sénégalaise

22/05/2013 Sources : EMA

 

Les 15 et 16 mai 2013, lors d’une escale à Dakar, l’équipage de la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville, déployée dans le cadre de l’opération Corymbe, a conduit des actions de formation et d’entraînement au profit de marins sénégalais.

 

Durant la première journée, près de 70 marins sénégalais ont suivi une instruction opérationnelle (PIO), définie en liaison avec l’officier coopérant français en poste à l’état-major de la marine sénégalaise. L’ensemble de l’équipage du Latouche-Tréville a été mis à contribution pour enseigner son savoir-faire. Les stagiaires sénégalais ont reçu une formation sur les signaux à bras et sur les phases de lutte contre un incendie ou une voie d’eau, avant de réaliser un exercice de sécurité sur un bâtiment sénégalais. Trois marins sénégalais (un mécanicien, un timonier et un chef de quart) embarqués depuis le 7 avril 2013, ont quitté le bord lors de cette escale.

 

Le lendemain, une « équipe de visite » sénégalaise s’est rendue à bord de la FASM afin de s’entraîner à la « visite » d’un bâtiment. Ils ont mené une enquête de pavillon (vérification de la conformité des documents d’identification d’un bateau et de sa cargaison) et une fouille.

 

La coopération entre la France et le Sénégal s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat de défense d’avril 2012 qui définit, notamment, l’action menée par le « pôle opérationnel de coopération à vocation régional » formé par les Eléments français au Sénégal (EFS). Cette coopération s’inscrit plus largement dans le cadre de l’accompagnement des États africains dans le renforcement de leur capacité à gérer les crises. Régulièrement, des exercices et des entraînements conjoints sont ainsi réalisés au profit du Sénégal. Dans ce cadre, 29 activités et 2400 militaires sénégalais ont été formés en 2012. Les escales de bâtiment de la Marine française à Dakar constituent notamment des opportunités pour mettre en œuvre cette coopération bilatérale avec les forces armées sénégalaises.

 

Le Latouche-Tréville est engagé au sein de l’opération Corymbe depuis le 7 avril 2013. Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués. Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération, en cours ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. Corymbe permet également la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

Corymbe : interactions avec la marine sénégalaise
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:55
Défense : la rigueur rattrape les programmes d'armement

23/05/2013 Michel Cabirol – La Tribune.fr

 

Selon nos informations, le ministère de la Défense pourrait geler environ 400 millions d'euros de crédits de paiements (sur 1,5 milliard d'euros) destinés aux petits programmes d'armement. Ce sont les programmes de l'armée de terre qui seraient visés par la rigueur budgétaire qui s'impose aux armées.

 

Après le Livre blanc, retour aux affaires courantes au ministère de la Défense. Et la rigueur budgétaire est bien là. Elle pèse même sur les budgets équipements de l'armée française. Ce qui n'est pas une surprise tant le budget 2013 est serré, très serré, notamment le programme 146 (Equipement des forces). Selon des sources concordantes, les Autres opérations d'armement (AOA), un jargon budgétaire qui désigne en fait la plupart des petits programmes d'armements des trois armées, feraient l'objet d'un gel de l'ordre de 400 millions d'euros sur un total d'environ 1,5 milliard d'euros en 2013 en crédits de paiements (CP). "C'est la direction générale de l'armement qui a averti l'Etat-major des armées (EMA) qu'elle neutralisait 400 millions d'euros", explique-t-on à La Tribune. A côté de AOA, les budgets des Programmes d'équipements majeurs (PEM) et de la dissuasion s'élèvent respectivement à 5,2 milliards d'euros (CP) et 2,5 milliards en 2013. Au sein du ministère de la Défense, on précise que la décision n'est pas encore prise.

 

L'armée de terre en première ligne

 

La Marine et l'armée de l'air semblent être épargnéespar ce gel. Pourquoi ? Parce qu'elles ont passé des contrats pluriannuels qui rigidifient la dépense. Ce qui n'est pas le cas de l'armée de terre, qui a une multitude de petits contrats. Selon nos informations, près des deux tiers des programmes de l'armée de terre seraient menacés, notamment des programmes de véhicules et des programmes de remplacement de roquettes anti-chars, qui pourraient être des AT4 CS, fabriquées par la société suédoise Bofors.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:55
Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

17/05/2013 Marine nationale

 

Vendredi 17 mai 2013, a eu lieu au Mémorial national des marins morts pour la France, à la pointe Saint Mathieu (29), une cérémonie d’hommage à quatre commandos marine morts en opérations extérieures.

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Le vent souffle fort sur les bérets verts et les casquettes des marins présents. Plus de 200 personnes avaient fait le déplacement et faisaient face à l’immensité de l’océan pour rendre hommage à quatre commandos marine morts en opérations.

 

Des militaires, mais également les familles des disparus, des amis, ainsi que les membres de l’amicale des fusiliers marins et commandos et les membres de l’association « Aux marins », organisatrice de cette émouvant rassemblement.

 

Une première cérémonie militaire a laissé place à un rassemblement poignant de toute la délégation à l’intérieur du cénotaphe où sont affichées les photos des marins, civils comme militaires, morts pour la France. Comme de tradition au cénotaphe, la flamme du souvenir a été ravivée, par un jeune élève de l’école des fusiliers marins, accompagné du contre amiral Olivier Coupry, commandant la Force maritime des fusiliers marins et commandos. L’émotion était palpable, les mâchoires serrées, les gorges nouées quand se sont succédé aux pupitres, les amis, familles et anciens camarades d’école, de combat des quatre disparus. De témoignages personnels, aux anecdotes de cours ou à la lettre écrite à son père par la fille du CC Eychenne, ces moments de recueillements et d’hommages, font partie de la vie des militaires et demeurent un lien de solidarité très fort au sein de la communauté Marine nationale et commandos. Les familles ont ensuite dévoilé officiellement les photographies de leurs pères, fils, et maris, tombés au champ d’honneur.

 

Le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu à Plougonvelin a été érigé en 1927. Il est dédié à la mémoire de tous les marins (militaires et civils) morts pour la France. L’ensemble mémorial est constitué notamment d’un cénotaphe dont les murs sont recouverts de photos des marins disparus. C’est un lieu de mémoire et de recueillement ouvert au public. L’association « Aux Marins » œuvre à la promotion du lieu, organise chaque année de nombreuses cérémonies et assure le lien avec les familles des disparus.

 

Les commandos marine honorés étaient :

- Capitaine de corvette Jean-Loup Eychenne (Croatie 1992)

- Capitaine de corvette Yvon Graff (Serbie 1997)

- Maître Jonathan Lefort (Afghanistan 2010)

- Maître Benjamin Bourdet (Afghanistan 2011)

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:35
photo Forces Armées en Polynésie

photo Forces Armées en Polynésie

21 mai 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue du 29 avril au 10 mai 2013 en Corée du sud ainsi qu’en Russie afin de participer à une série de rencontres bilatérales.

 

Référence : Forces Armées en Polynésie

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:45
Le BPC Tonnerre et la frégate Georges Leygues croisent le navire-amiral de l’opération Atalante, la frégate portugaise Alvares Cabral

Le BPC Tonnerre et la frégate Georges Leygues croisent le navire-amiral de l’opération Atalante, la frégate portugaise Alvares Cabral

15 mai 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Au cours de leur dernière patrouille pour le compte de la mission européenne de lutte contre la piraterie — Opération Atalante, le BPC Tonnerre et la frégate Georges Leygues, ont rencontré en mer le navire-amiral de l’opération, la frégate portugaise Alvares Cabral.

 

En conclusion de ce qui a été une mission réussie de lutte contre la piraterie pour les 2 bâtiments de la marine nationale, le commandant de la force européenne, le Commodore Jorge Novo Palma, voulait effectuer de brèves visites d’adieu pour saluer personnellement leur excellente participation.

 

Au cours de sa visite à bord du Tonnerre, le commandant de celui-ci, le capitaine de vaisseau Jean-François Quérat a indiqué que « au cours de sa participation à l’opération européenne, le groupe amphibie “Jeanne d’Arc”, composé du Tonnerre et du Georges Leygues, ont contrôlé et identifié près de 1.000 navires dans la zone d’opération. »

 

Il a poursuivi en soulignant que « comme nous n’avons pas arrêté de pirate présumé au cours de nos patrouilles, j’y vois une bonne indication de l’efficacité de la mission Atalante. Par la présence et la coopération de chaque unité de la force européenne, la dissuasion a été extrêmement efficace. La sécurité maritime dans la région s’est améliorée, pas seulement par la mission Atalante, mais aussi grâce à EUCAP Nestor, qui est une des missions de l’Union Européenne destinées à promouvoir la stabilité et la sécurité autour de la Corne de l’Afrique. »

 

Le commandant du Georges Leygues, le capitaine de vaisseau Romuald Bomont, a déclaré de son côté que « l’opération Atalante va rester un souvenir remarquable pour tout l’équipage, qui a travaillé extrêmement dur. Le succès commence par le travail d’équipe et le fait que le commandant de la force était présent à bord dans les derniers jours de notre participation, est une réelle marque de respect pour le travail de mon équipage. Elle souligne la cohésion à laquelle le commandant de la force est parvenue avec l’équipe “CTF 465”. »

 

Référence : Etat-major Atalante

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:45
Treuillage en Alouette III sur le patrouilleur yéménite - photo Marine Nationale

Treuillage en Alouette III sur le patrouilleur yéménite - photo Marine Nationale

16/05/2013 Sources : EMA

 

Les 13 et 14 mai 2013, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, engagé dans l’opération Enduring Freedom (OEF) dont la France assure le commandement depuis le 14 avril 2013, a patrouillé dans le Golfe d’Aden aux côtés d’un patrouilleur yéménite.

 

Cette patrouille avait pour objectif le renforcement de la coopération de la CTF150 avec la marine yéménite pour une meilleure connaissance de la zone et un accroissement de la capacité à agir ensemble contre la menace terroriste dans une zone vitale pour le trafic commercial mondiale. A l’occasion de cette action, et afin de faciliter les échanges avec le centre de commandement de la marine yéménite, deux officiers de liaison yéménites ont été embarqués à bord de la Somme. Durant deux jours, les deux officiers ont ainsi pu apporter à l’état-major de la CTF150 leur connaissance sur les habitudes des boutres et pêcheurs navigant le long de leurs côtes.

L'officier yéménite s'entraîne au tir à bord de la Somme - photo Marine Nationale

L'officier yéménite s'entraîne au tir à bord de la Somme - photo Marine Nationale

Cette patrouille menée aux côtés d’un bâtiment yéménite a été l’occasion de mener divers entraînement comme des tirs d'entraînement sur buts flottants et la mise en œuvre de l’équipe de visite de la Somme à bord du patrouilleur yéménite. La Somme a ravitaillé « à couple » le patrouilleur, confirmant ainsi la possibilité de patrouilles conjointes loin du port base du patrouilleur.

Ravitaillement par la Somme  du patrouilleur yéménite - photo Marine Nationale

Ravitaillement par la Somme du patrouilleur yéménite - photo Marine Nationale

Enfin l’Alouette III a effectué un treuillage sur le bâtiment yéménite. Au terme de ces deux journées, l’interopérabilité du BCR Somme avec la marine yéménite pour la réalisation de missions confiées dans le cadre de la CTF150 a été confirmée.

 

Actuellement, trois bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme, la frégate anti-sous-marine (FASM) Montcalm et le chasseur de mines tripartite (CMT) Pégase. L’action de la CTF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

Le CV Martinet et les deux officiers de liaison yéménites - photo Marine Nationale

Le CV Martinet et les deux officiers de liaison yéménites - photo Marine Nationale

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:45
photo Frédéric Lucas - Marine nationale

photo Frédéric Lucas - Marine nationale

16/05/2013 Sources : EMA

 

Le 14 mai 2013, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ont achevé leur participation à l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante entamée le 12 avril 2013.

 

La frégate de surveillance (FS) Nivôse (engagée depuis le 10 avril), la frégate type la Fayette (FLF) Guépratte (engagée depuis le 10 mai) et un avion de surveillance maritime Falcon 50 (depuis le 13 mai) poursuivent dans cette mission.

 

Durant leur mandat, le Tonnerre et le Georges Leygues, qui forment la mission Jeanne d’Arc, ont patrouillé le long des côtes de la Corne de l’Afrique. A bord du BPC, les officiers élèves ont pu poursuivre leur formation pratique, au plus près des réalités opérationnelles. Pour la durée de sa mission, le Tonnerre a embarqué une équipe de protection embarquée (EPE), constituée d’une dizaine de militaires estoniens. Lors de patrouilles sur la côte est de l’Afrique, la brigade de protection du BPC a contrôlé et visité divers embarcations. Ces friendly approach ont permis de recueillir des éléments d’information importants sur l’activité des pirates le long des côtes somaliennes, mais également de donner des conseils aux équipages pour se protéger des attaques.

photo Frédéric Lucas - Marine nationale

photo Frédéric Lucas - Marine nationale

Lors de son escale à Port-Victoria [lien vers la brève] aux Seychelles, du 22 au 24 avril, le BPC Tonnerre a accueilli à son bord de nombreuses autorités : l’ambassadeur de France  aux Seychelles, le ministre seychellois des Affaires Etrangères, le ministre du Tourisme et de la Culture et le chef de la mission EUCAP Nestor. Le 24 avril, les représentants des deux opérations européennes engagées dans le cadre de la sécurisation des approches maritimes dans la Corne de l’Afrique, l’amiral Dupont, commandant adjoint de la force navale Atalante et l’amiral Launay, commandant la mission de renforcement régional EUCAP Nestor ont été reçus par le président de la République des Seychelles.

photo Frédéric Lucas - Marine nationale

photo Frédéric Lucas - Marine nationale

Le BPC a participé, le 26 avril, à un entraînement de lutte contre la piraterie avec le patrouilleur seychellois Topaz. Cet entraînement avait pour objectif s’entrainer à coordonner une action conjointe de lutte contre la piraterie dans les eaux seychelloises. Il a également permis de mettre au profit des garde-côtes seychellois l’expertise des membres de la mission européenne EUCAP Nestor. Cette mission, lancée par l’Union européenne en 2012, a pour but d’assister et de conseiller l’ensemble des pays de la région, notamment la république des Seychelles sur des problématiques juridiques, stratégiques et opérationnelles en matière de piraterie. Elle est implantée aux Seychelles depuis le 24 avril 2013.

 

Le 11 mai 2013, le commodore Jorge Novo Palma, commandant la Task Force 465 (TF 465) à bord de la frégate lance-missiles portugaise Alvarès Cabral, s’est rendu à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Lors de cette rencontre en mer, il a notamment tenu à saluer le travail réalisé par ces deux bâtiments qui forment la mission Jeanne d’Arc. Durant leur participation à l’opération de lutte contre la piraterie Atalante, la FASM Georges Leygues et le BPC Tonnerre ont patrouillé dans l’ensemble de la zone d’opération et identifié près de 1 000 bateaux.

 

L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) ou de surveillance maritime Falcon 50 ou par un avion E3F.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

14/05/2013 Sources : Marine nationale

 

La cérémonie d’activation de la Force navale franco-allemande (FNFA) a marqué le début de l’entraînement multinational de lutte anti-sous-marine Spontex, le 13 mai 2013 à Brest. Présidée par le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis qui conduit l’entraînement, la cérémonie a réuni près de deux cents marins français et allemands sur la plateforme arrière du transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco.

 

Créée en 1991 par la volonté des deux pays d’associer leurs capacités navales, la FNFA est une force de réaction rapide non permanente, capable de combiner des moyens français et allemands. Cette capacité de mise en œuvre de forces « ad hoc », rapidement déployables, est un impératif que partagent les autorités politiques et militaires des deux pays. La FNFA peut être activée pour exécuter des missions d’intérêt commun, participer à des opérations de l’union européenne, de l’Otan, ou pour remplir un mandat de l’Onu. Elle peut également être activée à l’occasion d’entraînements opérationnels communs.

 

Dans le cadre de Spontex 13, la FNFA regroupe trois bâtiments allemands : le pétrolier-ravitailleur Frankfurt Am Main, deux frégates anti-sous-marines (FASM) Emden et Bremen  et trois bâtiments français, le TCD Siroco, la FASM Primauguet et l’aviso Commandant l’Herminier.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Si l’édition 2013 de Spontex met à l’honneur la FNFA, c’est parce que la France et l’Allemagne célèbrent cette année les cinquante ans du Traité de l’Elysée. En 1963, cet accord signé par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, symbolisait la réconciliation des deux pays et le développement de leurs futurs liens de coopération.

 

« Le Traité de l’Elysée demeure la pierre angulaire de la construction du partenariat franco-allemand. Il constitue une base commune solide et concrète, à la fois dans les domaines politique, militaire et symbolique, a rappelé le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis lors de son allocution. Au niveau militaire, l’Allemagne et la France maintiennent et développent depuis ce jour des relations privilégiées, notamment dans le domaine maritime, au sein duquel la coopération est riche et dynamique. La FNFA illustre parfaitement le dynamisme de cette coopération. »

photo Marine Nationale

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 15:55
Barracuda class SNN - credit Marine Nationale

Barracuda class SNN - credit Marine Nationale

14 May 2013 navyrecognition.com

 

French Minister of Defence Jean-Yves Le Drian confirmed this morning in Daily Ouest-France, the construction of 11 FREMM multi-mission frigates (as opposed to eight according to recent rumors following the publication of a White Paper on Defense last week) and 6 Barracuda new generation nuclear-powered attack submarines (SSN). The Minister also announced an increase in defense resources and personnel in Brittany.

 

French Minister of Defence Jean-Yves Le Drian confirmed this morning in Daily Ouest-France, the construction of 11 FREMM multi-mission frigates (as opposed to eight according to recent rumors following the publication of a White Paper on Defense last week) and six Barracuda new generation nuclear-powered attack submarines (SSN). The Minister also announced an increase in defense resources and personnel in Brittany.

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

During the presentation of the French White Paper on Defence and Security, it was announced that 24,000 jobs would be cut between 2014 and 2015. The consequence is a growing concern in both the French military and the suppliers or contractors of the Ministry of Defence.

 

Brittany region should be spared from the anticipated cuts. It is in any case the assurance given by the Minister of Defence: "Overall, the military and defense industries located in Brittany are reinforced by the White Paper."

 

French President Francois Hollande, already during his campaign last year, assured the maintenance of the nuclear deterrence which he considers a priority. Its two components, sea-based and air-based, "guarantees our independence and our strategic autonomy, it will therefore be preserved" said Jean-Yves Le Drian. "It involves the replacement of ballistic missile submarines based in Brest as well as their escort vessels".

 

In French Navy doctrine, Anti-submarine Frigates and SSNs are used to secure pathways and provide escort to SSBNs when they sail out to their patrol area. This escort mission is critical and plays a key role in the credibility of the whole sea-based French nuclear deterrence. Existing ASW Frigates are expected to be gradually replaced by Aquitaine class FREMM Frigates. First of class, Aquitaine, has just been commissioned in the French Navy and is based in Brest to provide escort to SSBN. Barracuda class submarines are currently under construction and are expected to replace the existing Rubis class SSN starting in 2017.

 

This same desire is expressed in "preserving the capability to project naval power" through the Charles de Gaulle carrier battle group (According to white paper rumors, the French aircraft carrier would be decommissioned)

 

French Minister of Defence Jean-Yves Le Drian confirmed this morning in Daily Ouest-France, the construction of 11 FREMM multi-mission frigates (as opposed to eight according to recent rumors following the publication of a White Paper on Defense last week) and 6 Barracuda new generation nuclear-powered attack submarines (SSN). The Minister also announced an increase in defense resources and personnel in Brittany.

 

Finally, "in industrial terms, the main defense sites located in Brittany will be reinforced despite the difficult economic circumstances," said the Minister of Defence. This means that 11 FREMM multi-mission frigates and 6 Barracuda nuclear-powered attack submarines will be built as originally planned. FREMM Frigates are built at DCNS Shipyard in Lorient, Brittany. "What is not decided yet is the timing but it will be calibrated so that there is no gap in the chain of production and no capacity gap for the research and development"

 

Source: Ouest-France, Lignes de Défense blog by Philippe Chapleau

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:55
photo C-A Monot Marine Nationale

photo C-A Monot Marine Nationale

14.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Jean-Yves Le Drian confirme, ce matin dans Ouest-France, la construction de 11 frégates multimissions (et non pas huit comme l'avait dit Patricia Adam dans Ouest-France la semaine dernière) et de six sous-marins Barracuda. Il annonce aussi des renforcements en moyens et en personnels à Lorient et Bruz (Ille-et-Vilaine).

 

Avec l’annonce, lors de la présentation du Livre blanc sur la Défense et la sécurité, de la suppression de 24 000 postes entre 2014 et 2015, l’inquiétude n’a pas manqué de grandir aussi bien dans les armées que chez les fournisseurs et prestataires de services du ministère de la Défense.

 

L’Ouest et plus particulièrement la Bretagne devraient être épargnés par les coupes claires anticipées. C’est en tout cas l’assurance donnée par le ministre de la Défense : « Globalement, l’ensemble militaire et industriel breton sera conforté par le Livre blanc ».

 

François Hollande, déjà pendant sa campagne électorale, a assuré du maintien de la dissuasion nucléaire, considérée comme prioritaire. Ses deux composantes, maritime et aérienne, « garante de notre indépendance et de notre autonomie stratégique, seront donc conservées, précise Jean-Yves Le Drian. Ça implique le renouvellement des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de Brest et de leurs bâtiments d’accompagnement ».

 

Cette même volonté s’exprime dans « la préservation de la capacité de projection de puissance aéronavale », à travers le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle dont des rumeurs annonçaient la disparition.

 

En revanche, le ministre a confirmé le nouveau renforcement des moyens de la DGA à Bruz (Ille-et-Vilaine) où « le nombre de personnels affectés à la recherche dans le domaine de cyberdéfense passera de 150 à 350, soit l’arrivée de 200 personnels hautement qualifiés qui vont renforcer ce site appelé à devenir le creuset d’une filière prioritaire ». Autre renforcement, celui des forces spéciales. La Force des fusiliers-marins et commandos de Lorient verra ses capacités technologiques, ses effectifs et son commandement renforcés.

 

Enfin, « en termes industriels, les principaux bassins bretons seront confortés malgré les conditions économiques difficiles », assure le ministre de la Défense. Ce qui signifie que 11 frégates multimissions (Fremm) et 6 sous-marins nucléaires d’attaque de type Barracuda seront construits. « Ce qui n’est pas encore tranché, c’est le cadencement mais il sera calibré pour qu’il n’y ait aucune rupture de la chaîne de production et aucune rupture de capacités des bureaux d’étude ».

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