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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:20
photo EMA / US DoD

photo EMA / US DoD

 

01/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 24 au 26 septembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu en visite à Washington à l’invitation de son homologue américain, le général Martin Dempsey.

 

Cette visite a permis au CEMA français de témoigner sa profonde estime au général Dempsey, qui prenait sa retraite après 41 ans de service, le 25 septembre 2015. Elle lui a aussi permis de prendre contact avec son successeur, le général Joseph Dunfor Junior, devenu le 19ème Chairman of the Joint Chiefs of Staff.

 

Lors de ce déplacement, le CEMA a rencontré Madame Avril Haynes, adjointe de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale auprès du président américain. Cet entretien a notamment été l’occasion d’aborder les risques liés à la menace terroriste et à la coopération entre nos deux pays.

 

Au-delà du partenariat stratégique qui lie la France aux Etats-Unis, la coopération militaire bilatérale entre nos deux pays s’est trouvée renforcée par la relation de confiance et les liens tissés entre les deux CEMA. Au fil des rencontres, ils ont, de façon continue et approfondie, partagé leurs visions des opérations dans le cadre des engagements en Afrique et au Levant.

 

Dans la bande Sahélo-saharienne, les Etats-Unis soutiennent l’action menée par les forces françaises pour lutter contre les groupes armés terroristes. Au Levant, la France fait partie des principaux alliés engagés dans la coalition menée par les Etats-Unis dans la lutte contre Daech. Cette proximité s’est particulièrement illustrée lors de leur visite conjointe, le 10 mars dernier, sur le porte-avion Charles de Gaulle engagé dans les opérations au Levant.

 

La présence du général de Villiers lors de la cérémonie du 25 septembre, sous la présidence de Barack Obama, témoignait de ce lien fort entre deux chefs militaires dont les armées sont engagées ensembles sur plusieurs fronts.

photo EMA / US DoD

photo EMA / US DoD

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 07:20
Le Canada a exploré la possibilité d’intégrer «pleinement» ses forces avec les États-Unis


30.09.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 

La relation, déjà étroite, entre le Canada et les États-Unis aurait pu être encore plus proche, à en croire des informations dévoilées par CBC. Un plan pour «pleinement» intégrer les Forces armées canadiennes avec les forces américaines a en effet été préparé et discuté jusqu’au plus haut niveau de la hiérarchie militaire.

 

Ainsi, l’initiative CANUS FI (forces intégrées Canada-Etats-Unis) visait à créer une force militaire intégrée binationale avec les États-Unis, en vertu de laquelle les forces aériennes, maritimes, terrestres et des opérations spéciales seraient déployées conjointement sous commandement unifié à l’extérieur du Canada.

Selon des informations fournies par le ministère de la Défense nationale, la présentation du programme conjoint Canada-États-Unis pour l’intégration des forces militaires a été conduit aux plus hauts niveaux, avec le chef d’état-major de la Défense de l’époque, le général Tom Lawson et le chef d’état-major américain, le général Martin Dempsey, lors de réunions qui ont eu lieu à «plusieurs reprises».

Les discussions du plan sont contenus dans une note d’information d’octobre 2013 préparée par l’État-major interarmées stratégique et obtenue grâce à l’accès à l’information par CBC.

Ce sont trois concepts différents qui ont au final été examinés:

  • améliorer l’interopérabilité militaire et la coopération
  • créer une force intégrée des unités nationales spécialement désignées pour se déployer à l’étranger
  • «intégrer pleinement les forces»

Une intégration complète des deux forces militaires posent de véritables questions sur le contrôle des troupes et notamment sur la question de l’utilisation de la force, des règles d’engagement et de l’interprétation du droit international qui sont variables entre les deux pays.

En fin de compte, «le général Lawson a indiqué que le Canada n’était pas prêt à déployer des forces terrestres entièrement intégrés».

Les efforts militaires pour l’intégration ont donc cessé et se sont recentrés sur l’amélioration de l’interopérabilité entre les forces.

Les armées canadiennes et américaines travaillent régulièrement en étroite collaboration pour améliorer l’interopérabilité à travers une série d’activités coordonnées de formation collectives combinées. «Ces exercices et des activités de formation sont conçus pour améliorer notre capacité à travailler avec les forces américaines au sein de l’ONU, de l’OTAN, dans un cadre multinational ou binational sur toute la gamme des opérations», a indiqué une porte-parole de la Défense nationale dans un courriel envoyé à 45eNord.ca.

Le Canada a intégré ses forces avec les États-Unis à quelques reprises pour des missions très spécifiques et des soldats des deux pays participent régulièrement à des exercices au Canada et aux États-Unis.

Un des meilleurs exemples d’intégration réussie est le Commandement nord-américain de la défense aérospatiale (NORAD). L’accord du NORAD a permis aux Forces canadiennes et américaines de travailler en étroite collaboration pour défendre l’Amérique du Nord au cours des 57 dernières années. Le commandement central est installé au Colorado, tandis que deux commandements régionaux sont installés en Alaska et au Manitoba. Dans chacun de ses commandements, des officiers canadiens et américains y travaillent.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:35
Pas de système américain de défense antimissile à haute altitude en Corée pour le moment

Le chef du Comité d’état-major interarmées (JCS) sud-coréen, Choi Yun-hee (droite) et le chef d'état-major des armées des États-Unis, Martin Dempsey, lors d,une cérémonie à Séoul le 27 mars (Petty Officer 1st Class Daniel Hinton/U.S. Navy)

 

29 mars 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Contrairement à ce qu’attendaient les observateurs, le chef d’état-major des armées des États-Unis, Martin Dempsey, n’a pas discuté de l’éventuel déploiement du système de défense antimissile à haute altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) sur le sol sud-coréen, lors de sa rencontre avec son homologue sud-coréen à Séoul selon ce qu’a fait savoir un officiel qui a assisté à la réunion entre les deux chefs militaires.

 

Les États-Unis ont exprimé par le passé leur volonté de déployer un système sur le sol sud-coréen pour mieux défendre la Corée du Sud des menaces du Nord et garantir la sécurité de près des 28.000 soldats américains stationnés en Corée du Sud. Cependant, les autres pays de la région, tout particulièrement la Chine,s’opposent à un tel déploiement.

Les spéculations et rumeurs sur un pareil déploiement vont bon train plusieurs années et depuis déjà quelques années et il est toutefois étonnant que la question n’ait pas été abordée.

Au Japon, la première destination de sa tournée asiatique, Dempsey avait pourtant indiqué mardi que la construction d’un système intégré de défense antimissile serait un sujet clé des discussions lors de ses rencontres avec les officiels sud-coréens.

En notant que Washington a fait des progrès pour l’établissement d’un système de défense intégré, le chef militaire américain avait déclaré que Séoul et Tokyo ont fait chacun des avancées pour l’obtention d’un système de défense antimissile en vue d’améliorer l’interopérabilité.

 

L’importance d’un système de défense anti-missile intégré

Le général Dempsey ne s’est toutefois pas privé de réaffirmer lors de sa visite l’importance d’un système de défense anti-missile intégré

Tout comme les terroristes utilisent des engins explosifs improvisés comme arme asymétrique de choix, a dit Dempsey lors de sa visite en Corée du Sud,les États voyous comme la Corée du Nord comptent sur les missiles balistiques comme arme de prédilection.

Pour décourager cette menace, Dempsey a dit, une coopération étroite au sein de l’alliance et dans la région est importante pour assurer l’interopérabilité effective de la défense aérienne et antimissile intégrée.

Lors d’une réunion avec le ministre de la Défense Han Min-koo, l’alliance américano-coréenne a fait des progrès dans plusieurs domaines, a dit le chef militaire américain
.
Le passage à une approche fondée sur les conditions-pour déterminer le temps de transférer à la Corée du Sud le contrôle opérationnel (OPCON), c’est à dire le contrôle en temps de guerre des forces alliées, ainsi que la défense antimissile et des exercices militaires réalistes pour améliorer l’état de préparation, ont été l’objet des discussions avec le ministre sud-coréen, a déclaré le général Dempsey.

Le général Dempsey était arrivé en Corée du Sud jeudi pour une visite de trois jours. Il est venu à Séoul à l’invitation de son homologue Choi Yun hee avant de quitter ses fonctions en septembre. Choi s’était rendu, lui, aux Etats-Unis en juillet 2014.

Les deux chefs militaires se sont réunis pour discuter du futur transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON), de la façon de traiter les menaces nucléaires et de missiles de la Corée du Nord, et des moyens de développer encore l’alliance américano-coréenne.

Lors de sa visite en Corée du Sud, le général américain a également rencontré la présidente sud-coréenne Park Geun-hye à Cheong Wa Dae.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:30
Rencontre des CEMA français et américain sur le porte-avions Charles de Gaulle

 

10/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 8 mars 2015, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a reçu son homologue américain le général Martin Dempsey à bord du porte-avions Charles de Gaulle qui est déployé, avec le groupe aéronaval, dans le nord du golfe arabo-persique dans le cadre des opérations conduites contre le groupe terroriste Daech en Irak.

 

Le groupe aéronaval est intégré depuis le 31 janvier dernier à la Task Force 50, sous commandement tactique américain. Depuis le 23 février, il participe à l’opération Chammal, aux côtés des moyens déployés dans la région par l’armée de l’air depuis le 19 septembre 2014. Dans quelques jours, il assurera seul la permanence aéronavale dans le golfe arabo-persique, afin de permettre la relève entre l’USS Carl Vinson et l’USSTheodore Roosevelt.

 

Si la présence des deux CEMA américain et français sur le porte-avions Charles de Gaulle  constitue un événement, leur rencontre s’inscrit en revanche dans un cadre beaucoup plus habituel. Les deux hommes s’entretiennent en effet régulièrement pour partager leurs analyses stratégiques.

 

photo Marine Nationalephoto Marine Nationalephoto Marine Nationale
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Dimanche, leurs échanges ont portés sur la situation en Irak. A cette occasion, le général de Villiers a insisté sur la nécessité d’intégrer le temps long dans cette opération, tout en posant la question des conditions du règlement de la crise, au-delà des seules opérations militaires. Plus largement, les deux CEMA ont confirmé leur détermination à agir contre la menace terroriste qui pèse sur le flanc Sud de l’Europe. Que ce soit dans la bande sahélo-saharienne, avec l’opération Barkhane où la France agit en « leader », ou en Irak où elle intervient en partenaire d’une coalition conduite par les Etats-Unis, ils sont convenus de l’importance à accorder à la coopération interalliée.

 

L’engagement du groupe-aéronaval au sein de la Task Force 50  incarne cette dynamique de coopération et ce haut niveau de confiance atteint par la France et les Etats-Unis. Au-delà du symbole, il vient concrétiser les progrès accomplis en termes d’interopérabilité de nos forces : « Quand je vois derrière moi des marins, des pilotes, américains et français tous ensemble, cela veut bien dire que nous construisons de la confiance mutuelle, à tous niveaux », a ainsi souligné  le général Dempsey.

 

 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

REPERE

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 3 200 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et du groupe aéronaval composé notamment du porte-avions Charles de Gaulle avec à bord 12 Rafale Marine et 9 Super Etendard Modernisés.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 15:30
Chairman JCS General Dempsey visits the French Aircraft Carrier Charles de Gaulle (R91)

Gen. Martin Dempsey, Chairman Joint Chiefs of Staff, right, and Gen. Pierre de Villiers, French Chief of Defense Staff, pose for a photo prior to boarding a C-2A Greyhound from the Providers of Fleet Logistics Support Squadron (VRC) 30 on the flight deck of the French aircraft carrier Charles de Gaulle (R 91). Charles de Gaulle is operating with the Carl Vinson Carrier Strike Group in the U.S. 5th Fleet area of operations. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class John Philip Wagner, Jr./Released)


10 mars 2015 US Navy

 

ARABIAN GULF (Mar. 8, 2015) United States Army General Martin E. Dempsey, Chairman of the Joint Chiefs of Staff, met with French General Pierre de Villiers, French Chief of Defense Staff, aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle. During the visit, they toured the ship’s spaces, observed flight operations and met with French and U.S. military service members stationed aboard the ship. (U.S. Navy video by Mass Communication Specialist 3rd Class Hansel Pintos)

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:30
Gen. Martin Dempsey and Gen. Pierre de Villiers aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle, March 8, 2015 - photo French Navy

Gen. Martin Dempsey and Gen. Pierre de Villiers aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle, March 8, 2015 - photo French Navy

 

March 9, 2015 By Missy Ryan, Washington Post

 

When Gen. Martin Dempsey's plane touched down Sunday on the deck of this ship, he became the first chairman of the Joint Chiefs of Staff in recent history — perhaps ever — to set foot on a French aircraft carrier, a sign of the two nations' increasing operational unity in the campaign against the Islamic State.

 

    Since the ship arrived in the Persian Gulf last month, U.S. warplanes have landed on the Charles de Gaulle; French and American jets have carried out joint training missions; and the French ship has operated alongside the USS Carl Vinson, another carrier in the same waters. Both ships are now under American command.

 

    The mission marks the first time that France has placed the Charles de Gaulle, the only non-U.S. nuclear aircraft carrier in the world and a jewel of the French military, under the operational command of a foreign nation, a reflection of the importance Paris has placed on combating the ­Islamic State militant group.

 

    The United States continues to shoulder the bulk of the military burden among members of the coalition assembled against the group, which surged out of Syria last year to capture a third of Iraq. Of the 2,738 ­airstrikes the coalition has conducted in Iraq and Syria since last summer, the Americans have carried out 2,203....

 

    Dempsey visited the Charles de Gaulle along with his French counterpart, Gen. Pierre de ­Villiers, who said the coalition had to balance the desire for quick results with the reality that Iraqi forces need time to prepare for ground offensives. "The Iraqis are the ones who will do this," he said.

 

    Nevertheless, differences remain in Paris's and Washington's approach to the Islamic State, notably France's decision to forgo airstrikes in Syria. The French government has suggested that such strikes could benefit Syrian President Bashar ­al-Assad, whom Western leaders want to see replaced.

 

    France is flying about 12 to 15 sorties a day from the Charles de Gaulle as part of the campaign against the Islamic State. French planes have dropped munitions in only some of those flights. The remainder are surveillance or air support missions that do not result in strikes. French planes are also flying from Jordan and the United Arab Emirates.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 11:30
photo US DoD

photo US DoD

 

Bagdad, 9 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le général Martin Dempsey, le plus haut gradé américain, est arrivé lundi à Bagdad pour s'entretenir avec les responsables irakiens une semaine après le lancement d'une vaste offensive pour reprendre Tikrit au groupe Etat islamique (EI), a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Le chef d'état-major interarmées américain est arrivé à bord d'un avion militaire C-17 en provenance du Golfe, où il s'est rendu dimanche à bord du porte-avions français Charles de Gaulle qui est engagé dans la coalition antijihadistes en Irak depuis fin février.

 

Sur le bâtiment français, le général Dempsey a assuré qu'intensifier les raids aériens de la coalition internationale, dirigée par Washington, serait une erreur et a plaidé pour une "patience stratégique" dans la lutte contre l'EI en Irak et en Syrie.

 

Selon lui, "larguer un tapis de bombes sur l'Irak n'est pas la solution".

 

Le militaire américain a aussi souligné que la fréquence des bombardements aériens dépendait des capacités de l'armée irakienne sur le terrain.

 

Les forces pro-gouvernementales irakiennes ont lancé il y a une semaine leur plus grande offensive anti-EI à ce jour, afin de reprendre Tikrit.

 

Située à 160 km au nord de Bagdad, cette ville majoritairement arabe sunnite et région d'origine de l'ancien président irakien Saddam Hussein fait partie des vastes zones prises par le groupe jihadiste l'an dernier dans le nord et l'ouest de l'Irak.

 

L'ONU a dénoncé comme des "crimes contre l'humanité" les nombreuses atrocités (décapitations, exécutions, enlèvements, viols...) auxquelles ce groupe ultra-radical sunnite se livre sur les territoires sous son contrôle en Irak et en Syrie voisine.

 

Le groupe jihadiste a par ailleurs récemment procédé à la destruction d'une partie du riche patrimoine préislamique irakien, notamment la cité antique de Nimroud (nord) , provoquant un tollé international.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:30
photo US DoD

photo US DoD

 

A bord du PA Charles de Gaulle, 8 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le général Martin Dempsey, le plus haut gradé américain, a prévenu dimanche lors d'une visite sur le porte-avions français Charles de Gaulle qu'accélérer les frappes aériennes de la coalition internationale antijihadistes serait une erreur.

 

Le chef d'état-major inter-armées américain a plaidé pour une "patience stratégique" dans la lutte que livre la coalition menée par les Etats-Unis au groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

 

"Larguer un tapis de bombes sur l'Irak n'est pas la solution", a-t-il affirmé à bord du bâtiment français qui participe à cette opération depuis fin février dans les eaux du Golfe.

 

"Nous avons la responsabilité d'être très précis dans l'usage de notre puissance aérienne", a expliqué le général Dempsey, assurant qu'augmenter le rythme des raids accentuerait les risques pour les populations civiles, ce qui pourrait alimenter en retour la propagande jihadiste.

 

"Cela signifie qu'il faut prendre le temps" de rassembler des renseignements précis sur les cibles possibles, a-t-il ajouté.

 

Le militaire américain a aussi indiqué que la fréquence des bombardements aériens dépendait des capacités de l'armée irakienne sur le terrain et de la volonté du gouvernement de Bagdad de se réconcilier avec la population arabe sunnite, méfiante envers les forces de sécurité.

 

L'EI a en effet profité du sentiment de marginalisation de cette population sous les gouvernements irakiens majoritairement chiites de ces dernières années pour s'emparer en juin de vastes territoires au nord et à l'ouest de l'Irak, majoritairement arabes sunnites.

 

En lançant il y a peu la bataille pour reprendre Tikrit à l'EI, le Premier ministre irakien a d'ailleurs appelé les forces pro-gouvernementales à faire de la sécurité des civils leur "priorité".

 

photo US DoD

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Le général Dempsey, qui s'exprimait dimanche aux côtés de son homologue français, le général Pierre de Villiers, a également souligné qu'il n'y avait pas besoin d'augmenter le nombre de militaires américains présents en Irak dans le cadre de la lutte antijihadistes. Ces 2.600 hommes sont chargés de conseiller et entraîner l'armée de Bagdad, car cette dernière n'était pas prête pour un effort de plus grande envergure.

 

"Nous avons des conseillers qui attendent (encore) que certaines unités irakiennes se présentent", a dit le responsable militaire américain. "Et quand elles se sont présentées, une poignée d'entre elles étaient affaiblies et parfois sous-équipées".

 

Le Charles de Gaulle effectue une mission de huit semaines dans le Golfe dans le cadre de la coalition dirigée par Washington.

 

Selon des officiers français, de 10 à 15 avions décollent chaque jour du porte-avions pour des missions au-dessus de l'Irak.

 

La visite du général Dempsey sur ce bâtiment, inhabituelle pour un chef d'état-major inter-armées américain, illustre les bonnes relations entre les deux armées et les deux pays en général, loin des dissensions nées de l'invasion américaine en Irak en 2003.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:30
Le plus haut gradé américain en visite bientôt sur le Charles de Gaulle

Le 28 février 2015, un avion de renseignement et de contrôle aérien avancé Hawkeye s’apprête a quitter le Charles De Gaulle pour appuyer une mission de reconnaissance armée au-dessus de l’Irak. Les équipages du porte-avions sont engagés depuis le 23 février 2015 dans la lutte contre Daesh. Crédit : Etat-major des armées / Marine Nationale

 

A bord d'un avion militaire américain, 7 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le plus haut gradé américain va se rendre dans les jours prochains sur le porte-avions français Charles de Gaulle qui croise dans les eaux du Golfe dans le cadre de sa participation à la coalition internationale contre les jihadistes, selon des responsables.

 

Le général Martin Dempsey doit en outre avoir des discussions au Bahreïn et en Irak, où la coalition conduite par Washington mène depuis six mois des frappes aériennes contre les positions du groupe Etat islamique (EI) qui y contrôle de nombreux territoires.

 

Le Charles de Gaulle, engagé le mois dernier dans les opérations de la coalition, se trouve dans les eaux du Golfe, au côté du porte-avions USS Carl Vinson.

 

"Je pense que c'est encourageant que les Français apportent dans ce combat une ressource (le porte-avions ndlr) aussi rare que précieuse pour eux", a déclaré le chef d'état-major inter-armées américain à des journalistes à bord d'un avion le conduisant dans le Golfe.

 

"Cela reflète à quel point c'est important pour eux", a-t-il ajouté.

 

Avec douze Rafale et neuf Super Étendard modernisés embarqués, le Charles de Gaulle a nettement renforcé le dispositif français dans la coalition, qui comptait jusqu'à présent neuf Rafale aux Emirats et six Mirage 2000D en Jordanie.

 

Véritable base aérienne flottante, il est accompagné d'un sous-marin nucléaire d'attaque, d'une frégate de défense anti-aérienne (Chevalier Paul) et d'une autre anti sous-marine (le bâtiment britannique Kent), ainsi que d'un pétrolier ravitailleur, soit quelque 2.700 marins embarqués, dont 2.000 pour le seul porte-avions.

 

Les marines française et américaine travaillent en "intégré", sous commandement opérationnel américain, avait expliqué à l'AFP début mars un officier à bord du Charles de Gaulle.

 

Le général Dempsey a indiqué qu'il souhaitait adresser ses remerciements à la France pour sa contribution aux efforts de guerre contre les jihadistes.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:30
L’armée américaine pourrait jouer un rôle sur le terrain en Syrie

Des soldat américains de la compagnie Charlie, 2nd Battalion 504th Infantry Regiment, 1st Brigade Combat Team, 82nd Airborne Division, en janvier 2010 avant que les États-Unis ne retirent leurs troupes d'Irak, à Baharia, dans la province d'Al Anbar, aujourd'hui en très grande partie aux mains des jihadistes de l'EIIL (Archives/Spc. David M. Sharp/USArmy)

 

5 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Les forces spéciales américaines pourraient éventuellement être envoyées en Syrie pour y épauler les rebelles modérés formés par le Pentagone, a déclaré le plus haut gradé américain mercredi.

 

«Si le commandement sur le terrain me demande à moi ou au secrétaire à la Défense d’envoyer des forces spéciales pour accompagner les Irakiens ou les nouvelles forces syriennes (…), si nous estimons que c’est nécessaire pour remplir nos objectifs, alors c’est ce que nous recommanderons» au président américain, a déclaré le général Martin Dempsey lors d’une audition au Congrès à Washington.

Mais un responsable du Pentagone a minimisé ces propos et assuré que le haut gradé n’avait en rien changé de position sur le sujet car, d’après lui, «il n’est pas question d’envoyer des troupes américaines en Syrie», sauf dans l’éventualité où un pilote américain devrait être secouru après la chute de son avion.

De plus, selon cette même source, le cas de figure envisagé par le général Dempsey est d’autant plus «hypothétique» que les forces rebelles syriennes modérées n’ont pas encore commencé leur formation.

 

Suite de l’article

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:20
Le budget Obama de la Défense de 534 milliards $ US: un minimum dit le Pentagone

 

3 février 2015 par Jacques N. Godbout  - 45eNord.ca

 

Face aux nouveaux défis au Moyen-Orient et en Ukraine, l’administration Obama a proposé lundi 2 février un budget de base de 534 milliards $ US, plus un fonds de guerre de 51 milliards, exhortant également le Congrès à mettre fin aux réductions de dépenses que la Maison Blanche veut afin de stopper l’érosion de la puissance militaire américaine.

 

Le budget de base proposé dépasse le plafond de dépenses fédérales de 499 milliards $ US pour l’année fiscale 2016, forçant un débat avec le Congrès sur le bien fondé de poursuivre de profondes coupes dans les dépenses discrétionnaires fédérales ou, au contraire, de modifier les limites fixées dans une loi de 2011 qui visait à réduire le déficit budgétaire américain.

Les responsables de la Défense ont reconnu que la demande budgétaire de 534 milliards $ US dépassent les limites de dépenses fédérales, mais le général Martin Dempsey, le chef d’état-major interarmées armées des États-Unis, a déclaré que ce budget «représente le niveau de ressources minimum nécessaire pour rester une force capable, prête et de taille appropriée en mesure de respecter nos engagements mondiaux».

Le chefs d’état-major interarmées adjoint, l’amiral James Winnefield, a déclaré pour sa part que, même avec ce budget, le pentagone est à la limite du «risque gérable».

Le budget proposé inclus 5,3 milliards $ US pour les opérations contre les militants du groupe État islamique en Syrie et en Irak, dont 1,3 milliards $ US pour former et équiper les combattants de l’opposition syrienne.

En outre, pour rassurer les alliés européens inquiets des actions de la Russie en Ukraine et ailleurs dans la région, le budget propose également 789 millions $ US pour renforcer les déploiements militaires et accroître la formation et les exercices militaires avec des partenaires en Europe.

«Les événements géopolitiques de l’année écoulée ne font que renforcer la nécessité d’augmenter les du ministère de la Défense au niveau de financement demandé par le président par opposition à la loi actuelle», insiste le Pentagone dans un communiqué.

Le budget fait suite en effet à plusieurs années de compressions dans les dépenses, aussi connu sous le nom de «séquestration».

Sous l’empire de la «séquestration», honnie par les militaires, les dépenses de défense projetées devaient être réduites d’environ un trillion $ US sur une décennie, mais les responsables n’ont cessé de répéter que pareilles coupes automatiques de la défense érodaient gravement les capacités militaires américaines après 15 années de guerre.

«Un retour au niveau de financement tel que prévu en vertu de la «séquestration» serait irresponsable et dangereux et aurait pour effet une force trop petite et mal équipée pour répondre à l’éventail complet des menaces potentielles pour la nation», a déclaré le Pentagone.

Le budget proposé, lui, permettrait aux forces américaines d’avoir suffisamment de membres en service actif, malgré une légère baisse par rapport à son plan après les guerres en Irak et en Afghanistan. Mais le Pentagone a prévenu que, si la «séquestration» reste en vigueur, les forces américaines devraient être réduites à un niveau qui rendrait plus difficile le respect des engagements.

Le Pentagone a aussi de nouveau sollicité l’approbation de plusieurs réformes auquel s’oppose le Congrès, y compris la mise à la retraite de l’avion de soutien A-10 «Warthog», une nouvelle série de fermetures de bases américaines et la limitation de la hausse du coût des salaires et des avantages sociaux des militaires, des projets de réformes électoralement impopulaires qui, dans certains cas, heurtent les élus de plein fouet dans leur circonscriptions.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:20
Le numéro 2 de la Défense canadienne, Richard Fadden, discute à Washington de la lutte contre Daesh

Deputy Secretary of Defense Bob Work poses for a photo as he greets and welcomes Canadian Deputy Minister of Defense, Dick Fadden to the Pentagon in Washington D.C., in order to discuss matters of mutual importance Nov. 14, 2014. (DoD photo by Master Sgt. Adrian Cadiz)(Released)

 

15 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le sous-ministre canadien de la Défense, Richard Fadden, a rencontré vendredi son homologue américain, Robert O. Work, avec qui il a discuté de la sécurité mondiale et, tout particulièrement, de la collaboration du Canada et des États-Unis dans la lutte qui s’annonce longue et difficile.

 

Le sous-secrétaire américain à la Défense a profité de cette rencontre pour transmettre ses condoléances pour la perte des deux militaires canadiens, l’Adjudant Patrice Vincent et Caporal Nathan Cirillo, tuées par des partisans du djihad au Canada, a souligné le porte-parole de Robert Work, la Lieutenant Courtney Hillson.

Work et Fadden ont ensuite discuté des problèmes de sécurité mondial et de leur collaboration dans les opérations de lutte contre le groupe l’État Islamique en Irak.

Lors de la réunion de vendredi, déclare la porte-parole américaine, Courtney Hillson, le Sous-secrétaire américain à la Défense a félicité le Canada pour ses contributions, notamment la conduite des frappes aériennes contre l’État islamique en Irak et la livraison de l’aide humanitaire aux forces kurdes dans le nord de l’Irak.

Les deux dirigeants ont également discuté de la situation en Ukraine, en notant leurs efforts continus pour fournir une assistance à l’Ukraine et les contributions des deux pays aux mesures de réassurance de l’OTAN, a déclaré Hillson.

Work a aussi fourni à Richard Fadden un aperçu de l’examen par le Pentagone de l’arsenal nucléaire, soulignant que l’arsenal nucléaire américain est sûr, sécurisé, et efficace et que le ministère prend des mesures pour résoudre les problèmes identifiés lors de l’examen.

Les deux dirigeants ont conclu la réunion en réaffirmant leur engagement« à soutenir une relation bilatérale solide et de continuer à travailler ensemble» sur les questions au-delà de leurs frontières.

Sur la question de la lutte à l’État islamique, le 13 novembre, faisant le point des opérations canadiennes dans la lutte contre le groupe de l’«État islamique», le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, avait affirmé que l’État islamique était carrément passé de l’offensive à la défensive.

Depuis, le général Martin Dempsey, chef d’état-major des forces américaines, a fait une évaluation plus nuancée de la situation et estimé samedi 15 novembre lors d’une visite des troupes à Bagdad que le rapport de forces dans le conflit contre l’État islamique (EI) était en train de se renverser, mais a admis que la campagne durerait probablement des années.

La capacité des forces irakiennes de mener la bataille au sol étant à long-terme la clé du succès, le Canada, qui a acquis une excellente réputation lors de la mission ATTENTION,la contribution canadienne à la mission de formation des forces afghanes, pourrait être appelé à jouer le même rôle en Irak.

Entre temps, quelque 1500 conseillers militaires américains supplémentaires vont se rendre en Irak, soit un doublement des forces américaines présentes pour aider et former les forces irakiennes, alors que la coalition mise en place par Washington poursuit parallèlement ses frappes aériennes contre des cibles de l’EI, a annoncé le président américain la semaine dernière.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:30
La coalition anti-État islamique en manque de leadership

Pour le général Martin Dempsey, «des troupes au sol sont nécessaires pour défaire l'État islamique». - photo EMA

 

13/10/2014 Par Maurin Picard  LeFigaro.fr

 

Tandis que les experts restent perplexes, les militaires américains réclament, en plus des bombardements, une intervention au sol en Syrie comme en Irak.

 

Lucide et posé, Martin Dempsey arpente sans relâche les plateaux de télévision et les sols lustrés du Congrès, martelant son credo: «des troupes au sol sont nécessaires pour défaire l'État islamique» en Irak et en Syrie. Sa détermination a déjà valu bien des déboires au chef d'état-major des armées américaines, tancé par le président Barack Obama, arc-bouté sur une ligne résolument contradictoire: «no boots on the ground» (pas de troupes au sol), au-delà des 1700 «conseillers» bérets verts déjà déployés en Irak.

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:30
photo US DoD

photo US DoD

 

16 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les frappes aériennes que les Etats-Unis entendent conduire contre le groupe Etat islamique en Syrie vont viser les sanctuaires des jihadistes, a annoncé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel mardi lors d'une audition au Sénat.

 

M. Hagel a indiqué que les raids aériens américains cibleraient les sanctuaires de l'Etat islamique en Syrie. Cela comprend ses centres de commandement, ses capacités logistiques et ses infrastructures.

 

S'exprimant à ses côtés, le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a toutefois prévenu que cette campagne aérienne ne ressemblerait pas à celle menée en 2003 en Irak contre Saddam Hussein. Baptisée à l'époque shock and awe (choc et effroi), elle misait sur une domination rapide de l'ennemi.

 

Cette campagne contre le groupe Etat islamique sera acharnée et longue, a ainsi souligné le général Dempsey.

 

Depuis le 8 août, les forces aériennes américaines ont mené 162 raids contre des positions jihadistes en Irak, un cancer selon le président Barack Obama.

 

Bien que M. Obama ait fait part de son intention de viser les jihadistes en Syrie, aucune frappe américaine ne s'est, pour l'heure, déroulée en territoire syrien.

 

Si vous attaquez les Etats-Unis, vous ne serez en sécurité nulle part, avait martelé le président américain dans un discours télévisé mercredi.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:20
Visite officielle du CEMA aux Etats-Unis : cérémonie au cimetière national d’Arlington

 

29/04/2014 Sources : EMA

 

Le 23 avril 2014, dans l’Etat de Virginie aux Etats-Unis, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est recueilli au cimetière d’Arlington aux côtés de son homologue, le général d’armée américain Martin Dempsey.

 

Situé en face de Washington DC, à côté du Pentagone au sud du fleuve Potomak, le cimetière national d’Arlington (Arlington National Cemetery) est un lieu de recueillement de la nation américaine.

 

Au cours d’une cérémonie hautement symbolique, le général de Villiers et le général Dempsey ont rendu hommage aux soldats américains morts en opérations, alors qu’ils affrontaient les défis auxquels sont confrontées nos démocraties, souvent aux côtés de leurs compagnons d’armes français.

 

Il s’agit d’une étape importante, à laquelle tenait tout particulièrement le général de Villiers à l’occasion du voyage officiel qu’il effectue aux Etats-Unis du 22 au 25 avril 2014

 

Ce voyage constitue le deuxième déplacement du CEMA aux Etats-Unis depuis sa prise de fonction, le 15 février dernier. Centré sur les opérations en cours et les crises auxquelles sont confrontés les deux pays, il lui permet de partager une appréciation de la situation sécuritaire et des planifications en cours avec son homologue, le général Dempsey, mais également avec les principaux responsables du conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche. Il lui donne enfin l’occasion de rencontrer les principaux commandeurs américains : US Strategic Command(USSTRATCOM) au Nebraska, US Central Command(USCENTCOM) et US Special Operations Command(USSOCOM) à Tampa en Floride.

Visite officielle du CEMA aux Etats-Unis : cérémonie au cimetière national d’ArlingtonVisite officielle du CEMA aux Etats-Unis : cérémonie au cimetière national d’Arlington
Visite officielle du CEMA aux Etats-Unis : cérémonie au cimetière national d’Arlington

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 20:20
En visite officielle aux Etats-Unis, le CEMA conforte le niveau remarquable de notre relation militaire bilatérale.

 

29/04/2014 Sources : EMA

 

Le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu en visite officielle aux Etats-Unis du 22 au 25 avril. Il s’agit du second déplacement outre-Atlantique du général de Villiers depuis sa prise de fonction le 15 février dernier, ce qui témoigne de l’importance que le CEMA accorde à la qualité de la relation franco-américaine.

 

Cette visite s’est articulée autour d’entretiens qui ont permis au CEMA de prolonger la dynamique de notre coopération militaire bilatérale, tout en développant des relations personnelles avec les responsables américains de la sécurité nationale, ainsi que les grands commandeurs.

 

A la Maison Blanche, le général de Villiers a rencontré M. Tony Blinken, numéro deux du Conseil National de Sécurité (NSC), ainsi que Mme Lisa Monaco, conseillère du président Obama en matière de contreterrorisme. Il s’est également entretenu au Pentagone avec son homologue, le général Martin Dempsey.

 

Cette visite s’est poursuivie par un déplacement au sein des grands commandements américains en lien permanent avec les armées françaises.

 

Le CEMA a tout d’abord rencontré l’amiral Mark Fox, adjoint du Central Command, ainsi que l’amiral William H. McRaven, commandant le Special Operations Command. Ces deux rencontres ont permis de mesurer la densité de notre coopération militaire bilatérale, réalité qui découle de l’intensité et de la qualité de nos engagements opérationnels. En la matière, il est clairement apparu que les armées françaises disposent d’un très fort crédit aux yeux de notre allié américain.

 

Les entretiens ont principalement porté sur la coopération opérationnelle en Afrique, où la France et les Etats-Unis contribuent directement à la lutte contre les groupes armés terroristes qui menacent la sécurité de nos Etats. La  question des soutiens américains et de leurs futurs développements  ont été très directement abordés.

 

L’engagement militaire français dans le contexte de crise ukrainienne a également été salué. Depuis le 1er avril, la France participe en effet à la surveillance aérienne des espaces alliés à l’Est de l’Europe, avec des vols d’avions radar AWACS. De plus, quatre chasseurs Rafale ont été déployés en Pologne le 28 avril, en vue de s’entraîner aux côtés des Polonais à la NATO Air Policing et, sur demande de l’OTAN, de contribuer à la mission de  police du ciel au profit des Pays Baltes.

 

Les échanges sur la Syrie ont enfin confirmé les larges convergences de vue dans les analyses françaises et américaines, notamment sur le déroulement du processus de neutralisation des armes chimiques, ainsi que sur les risques de débordement régional de cette crise. La problématique des flux de combattants étrangers impliqués dans les combats en Syrie a également été évoquée.

 

Au-delà de la coopération opérationnelle, le général de Villiers a rencontré l’amiral Cecil D. Haney, chef du Strategic Command, en charge des dossiers de dissuasion nucléaire, de la cyberdéfense, de la défense anti-missile, de l’espace et du renseignement stratégique. Lors de cet entretien, différents aspects de notre coopération militaire ont été abordés, notamment dans des domaines clés que constituent la cyber-défense, la défense anti-missile balistique ou encore les échanges de données sur la surveillance de l’espace.

 

Dans le sillage de cette visite officielle, le général de Villiers rencontrera à nouveau son homologue américain lors du prochain comité militaire de l’OTAN, le 21 mai 2014 à Bruxelles.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:35
Le secrétaire américain à la Défense à Séoul pour quatre jours

SEOUL, 29 sept. (Yonhap)

 

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel est arrivé ce dimanche à Séoul pour une visite de quatre jours, au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue sud-coréen et se rendra près de la frontière avec la Corée du Nord.

 

Il s’agit de la première visite de Hagel en Corée du Sud depuis sa prise de fonctions en février. Il est accompagné du général Martin Dempsey, le chef d’état-major interarmées américain. Le but principal de la visite du secrétaire américain est la tenue de la Réunion consultative annuelle sur la sécurité (SCM) avec le ministre de la Défense Kim Kwan-jin, où l’ordre du jour sera la demande de report de la part de Séoul du transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON).

 

Séoul désire repousser l’OPCON, prévu pour décembre 2015, pour cause de menaces nord-coréennes. Les Etats-Unis avaient hérité du commandement en temps de guerre peu après la guerre de Corée. La réunion de mercredi ne devrait cependant pas être à l’origine de grandes avancées sur la question.

 

Le général Jung Seung-jo, le chef d’état-major interarmées sud-coréen et son homologue américain Martin Dempsey tiendront mardi la Réunion annuelle du comité militaire pour finaliser l’ordre du jour de la réunion ministérielle du lendemain. Hagel devrait aussi se rendre dans la Zone démilitarisée, une visite symbolique soulignant l’engagement des Etats-Unis à la défense de la Corée du Sud.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 07:20
US Army Gen. Martin Dempsey is expected to be confirmed for a second term as chairman of the Joints Chiefs of Staff. (Benjamin Myers/US Army)

US Army Gen. Martin Dempsey is expected to be confirmed for a second term as chairman of the Joints Chiefs of Staff. (Benjamin Myers/US Army)

Jul. 25, 2013 - By JOHN T. BENNETT – Defense News

 

WASHINGTON — Senate Armed Services Committee Chairman Sen. Carl Levin announced Thursday he expects the panel to vote on the nomination of Joint Chiefs Chairman Gen. Martin Dempsey for a second term next week.

 

In a statement, the Michigan Democrat revealed that Dempsey had met the committee’s requirements for additional information about his views on a possible US military mission in Syria and the future of America’s involvement in Afghanistan.

 

“Last week, I wrote a letter with Sen. John McCain to Gen. Martin Dempsey with a series of questions about US policy with regard to Syria and Afghanistan, and we asked for his prompt response so that the committee could move forward to consider his nomination,” Levin said. “[Wednesday], Gen. Dempsey replied to our questions with classified assessments.

 

“I will ask the committee early next week to act on his nomination,” Levin said.

 

Submission of the classified document follows Dempsey’s unclassified answers to questions posed by Levin and the Arizona Republican, which hit Capitol Hill on Monday.

 

The information requests came after McCain harshly criticized Dempsey’s military judgment and expressed outrage that the chairman declined to give his personal opinions about Syria to the panel.

 

Following last Thursday’s confirmation hearing, McCain signaled his intention to place a procedural hold on the nomination, which any senator can do under Senate rules for any reason to freeze any Cabinet or lower-level executive nomination.

 

McCain had altered course by Tuesday, however, after Dempsey submitted his unclassified views on Syria.

 

“I’m not holding his nomination,” McCain told a group of reporters on Capitol Hill, four days after he and Dempsey clashed during the Thursday confirmation hearing. “It’s going through the committee; there’s no hold.”

 

The former GOP presidential nominee said he will let the nomination move forward, in part, because “the president, I think, has the right to choose his team around him — particularly as far as military advisers are concerned.”

 

McCain did, however, signal his frosty and testy relationship with Dempsey likely will continue if the general is confirmed by the committee and the full chamber for a second term, which is expected.

 

McCain sharply panned the general’s gloomy description of the likely composition and cost of a US military operation to end Syria’s bloody civil war, which Dempsey wrote in a letter Monday.

 

“I’ve never seen anything like it,” McCain said, taking a swipe at Dempsey’s military expertise.

 

“This assessment that Gen. Dempsey gave is beyond anything that any rational military thinker that I know would contemplate,” the senator said, because “the dimensions of the challenge are far different than what Gen. Dempsey describes.”

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 23:20
Top SASC Republicans Split Over Dempsey Nomination

Jun. 27, 2013 - By JOHN T. BENNETT  - Defense News

 

WASHINGTON — The senior Republicans on the Senate Armed Services split Thursday over the White House’s intention to give Gen. Martin Dempsey a second term as Joint Chiefs chairman.

 

Sens. James Inhofe and John McCain have plenty in common. Both are defense-minded Republicans. Both hail from southwestern states, Inhofe from Oklahoma and McCain from Arizona. Inhofe is the sitting SASC ranking member, a seat he inherited from McCain in January.

 

But the two don’t always agree on Pentagon policy and spending matters. Add to that list the question of whether Dempsey deserves a second term as the US military’s top officer.

 

“I don’t have any concerns at this time,” Inhofe told Defense News on Thursday afternoon.

 

The SASC’s top Republican added it’s too soon to know whether Dempsey’s July 18 confirmation hearing before the panel will be tense or a cakewalk.

 

But, moments later, Defense News spoke to the feisty McCain, one of Dempsey’s biggest congressional critics.

 

“Oh yes. I have significant concerns,” McCain said in a brief interview, citing “Syria and other aspects of his leadership.”

 

McCain said there are a number of issues on which he has “significant questions about.”

 

When pressed by reporters to explain which parts of the chairman’s leadership he finds troubling, McCain responded: “Too many to note.”

 

In Februrary, McCain panned Dempsey in a fiery exchange during a Feb. 8 hearing about the deadly September 2012 attack on a US facility in Benghazi, Libya.

 

McCain, labeled Dempsey's prepared statement to the committee, in which he said the US military was unable to position forces closer to Benghazi before the attack, "the most bizarre" opening statement he has ever seen a witness bring to the committee chamber.

 

The SASC senior Republicans’ split came hours after Senate Armed Services Committee Chairman Carl Levin, D-Mich., told Defense News he is “hopeful” Dempsey will be confirmed for a second two-year term rather smoothly.

 

“But you just never know here,” Levin said, indicating he would not be surprised if a senator — or a group of them — made Dempsey’s second Joint Chiefs confirmation process a somewhat-rocky one.

 

Notably, McCain struck a much different tone on Dempsey than one of his Senate “Three Amigos” colleagues, Sen. Lindsey Graham, R-S.C., a fellow SASC member.

 

“I like Gen. Dempsey,” Graham said in an interview. “I don’t agree with him on multiple fronts, but I think he’s served our country well.”

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