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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 12:55
Quelle coopération industrielle à l’échelle européenne ? L’exemple réussi de MBDA

 

source Ilham SOUFI - Responsable du Comité Industrie de Défense de l’ANAJ-IHEDN

 

 

 

Olivier MARTIN - Secrétaire général de MBDA

Mercredi 13 avril 2016 - 19h30 à 21h00

Amphithéâtre Gélis - ESCP
(79 avenue de la République – Paris)

 

Face aux pressions de plus en plus fortes sur les budgets de défense européens et face à l’augmentation des coûts des programmes d’armement pour les Etats, la coopération au niveau européen devient une réponse et un moyen de partager des ressources rares. La coopération est également nécessaire pour permettre à l’Europe de peser et d’être un acteur compétitif sur la scène mondiale de l’industrie de défense.

Si les questions de la protection des technologies de souveraineté, la préservation des intérêts industriels ou encore les droits de propriétés intellectuelles peuvent être des défis à la signature d’accords de coopération, l’exemple de MBDA qui place la coopération européenne au cœur de son modèle prouve que celle-ci permet la consolidation et l’intégration de l’industrie de défense.

Leader européen et un des principaux acteurs mondiaux dans le domaine des missiles, MBDA est une société parfaitement intégrée, codétenue par le franco-hispano-allemand Airbus Group (37,5%), le britannique BAE Systems (37,5%) et l’Italien Finmeccanica (25%, rebaptisé Leonardo). 10 000 employés, six filiales détenues à 100%, des résultats records en 2015 : un CA qui a bondi de 20% soit 2,9bn€, et 5,2bn€ de prises de commandes avec un fort renouveau de ses commandes domestiques, le groupe missilier fait la preuve de l’utilité d’une intégration industrielle européenne.
L’Europe de la défense a su s’unir sur le segment des missiles, demain sur ce modèle, avec le soutien des gouvernements et des industriels, elle pourra l’être sur les chars et sur d’autres programmes d’armements.

M. Olivier MARTIN  a débuté sa carrière à la DGA notamment comme Directeur du programme Mesures du BEM Monge (essais d’engins balistiques), puis responsable de zone à la DGA/DRI. En 1991, il rejoint Matra Défense comme directeur des Opérations Internationales, en charge des compensations et offsets. En 1996, il est en charge du domaine anti-surface au sein du Business Development, puis directeur des programmes anti-surface et président de deux GIE. En 2003, il rejoint le groupe EADS où il dirige l’entité Defence Electronics France, puis la stratégie de l’entité DS SAS d’EADS. Depuis fin 2007, il est le Secrétaire Général du groupe MBDA.

 

En partenariat avec Open Diplomacy



industrie-defense@anaj-ihedn.org
www.anaj-ihedn.org


Conditions d'accès

• Pièce d'identité obligatoire
• Accès à partir de 18h45

 

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

05/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Selon le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne".

 

Ni arrêté, ni même suspendu... Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Avec néanmoins une nuance de taille comme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir : "Les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne". Et non plus l'armée libanaise. En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société qui intervient essentiellement dans le royaume pour le compte de l'Etat français.

"Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", le mouvement chiite favorable à l'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.

"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de source proche du dossier ces derniers jours à La Tribune. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient agacés par l'attitude de Ryad : ils considéraient que Paris avait beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois sans pour autant recueillir de contreparties économiques. A droite, on poussait pour un rééquilibrage des relations de la France et les autres pays du Moyen et Proche Orient.

 

La pression de Ryad sur Beyrouth

Pour l'Arabie Saoudite, explique-t-on à La Tribune, les livraisons des armes françaises à Ryad est aussi une façon de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il s'éloigne de l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".

Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah. En donnant des gages à l'Arabie Saoudite, il pourrait in fine recevoir les équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien.

 

Des moyens considérables

Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015 mais ce calendrier n'a pas été tenu.

Au total, 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) doivent être livrés dans les prochaines années, selon le schéma présenté en 2015.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 07:55
France. L'armement, un secteur qui recrute

 

18.01.2016 Michel Urvoy - Ouest-France

 

Grâce aux exportations engrangées en 2015, le secteur va créer, en France, 40 000 emplois nets d'ici à 2018.


Jean-Yves Le Drian ne devrait pas échapper au titre de « ministre de l'année » ! Il fait la guerre, il fait de la politique... et du business : en 2015, il aura engrangé pour 16 milliards de ventes d'armes, autant que la Russie, soit le double de 2014, qui était déjà la meilleure année. Pour mémoire, en 2012, on en était à 4,7 milliards.

Il s'agit surtout des quarante-huit Rafale vendus à l'Égypte et au Qatar (du made in France à 90 %), de frégates, d'hélicoptères, de missiles, pour l'essentiel au Proche et au Moyen-Orient. Parallèlement, la Défense nationale accroît ses investissements de 2 milliards d'ici à 2019.

 

Des postes à hautes technicité

Dans l'ordre des bénéficiaires : Dassault, MBDA (missiles), DCNS, Airbus. Ces industriels et leurs fournisseurs sont en train de recruter 40 000 salariés, ce qui portera l'industrie de la Défense d'un peu moins de 165 000 à plus de 200 000 emplois en 2018. Des postes à haute technicité, difficiles à pourvoir, reconnaît-on dans l'entourage du ministre : « On trouve du personnel motivé, mais pas toujours formé. Il faut aller les chercher à la sortie des écoles et recourir à l'apprentissage. »

Ces contrats - puissent-ils servir la paix ! - permettent d'équilibrer la loi de programmation militaire - il fallait pour cela vendre quatante-huit Rafale - et de maintenir l'outil industriel à niveau.

Ce n'est pas fini. Les discussions pour vendre trente-six Rafale à l'Inde, où se rend François Hollande le 26 janvier, « progressent bien », sans parler des sous-marins. L'Arabie Saoudite, « petit » client en 2015 pour le compte du Liban, est intéressée par des satellites, des patrouilleurs, voire des chars Leclerc. Sans oublier l'espoir de vendre des hélicoptères à la Pologne et au Koweït.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 12:56
Tir SAMP/T sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse - photo DGA Missiles

Tir SAMP/T sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse - photo DGA Missiles

 

14/01/2016 DGA

 

Le ministère de la Défense a lancé le programme « B1NT » de modernisation du Système de défense anti-aérienne SAMP/T et de son missile ASTER. Le contrat a été notifié par la Direction générale de l’armement (DGA) le 23 décembre 2015 (*) auprès du consortium EUROSAM, qui regroupe les sociétés MBDA et Thales.

 

Ce contrat prévoit le développement d’une nouvelle version de missile ASTER 30 Block 1, dénommée B1NT (Block 1 Nouvelle Technologie) dont les premiers exemplaires sont prévus d’être livrés à l’armée de l’air en 2023. Il comprend également la modernisation du système SAMP/T actuel pour le doter de capacités améliorées, en particulier contre les missiles balistiques. Ces évolutions vont permettre d’améliorer la contribution du SAMP/T au programme OTAN de défense antimissile balistique.

 

Dans les prochains mois, la France devrait être rejointe par l’Italie dotée notamment du système SAMP/T dans ses unités de défense sol-air.

 

Le Royaume-Uni, l’Italie et la France partagent de longue date une coopération à succès sur les systèmes terrestres et navals de défense aérienne basés sur le missile ASTER. Cette coopération a été réaffirmée par la signature par ces trois nations d’un mémorandum d’entente le 11 décembre 2015.

 

(*) Le programme ASTER est conduit pour la France par la DGA qui s’appuie sur l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement).

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 16:55
FCAS photo Dassault Aviation

FCAS photo Dassault Aviation


27.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Parmi les récents résultats de marchés figure un  avis sur une "Etude technico-opérationnelle relative au futur drone aérien de combat" (lire ici).

Cette ETO porte sur trois thématiques d'importance pour les UCAV (Unmanned Combat Vehicle ou drone de combat) qui font chacune l'objet d'un lot spécifique:

 

Lot 1: Evaluation quant à la survivabilité vis-à-vis des menaces air-air d'un drone aérien de combat", sur la base d'une caractérisation des menaces air-air transmise par l'administration et du niveau de détectabilité d'un UCAV, il s'agit de proposer des solutions technologiques d'auto-défense et d'identifier des concepts d'emploi.
Il a été attribué à MBDA France SAS. La valeur totale finale du marché est de 280 000 euros. Hors TVA.

 

Lot 2: Evaluation quant aux conséquences d'une forte autonomie décisionnelle d'un drone aérien de combat" l'étude porte sur l'identification de l'impact du niveau d'intelligence artificielle sur les besoins en communications, l'architecture du système de système et les interactions entre l'opérateur et l'ucav.
Ce lot a été attribué à MBDA France SAS (avec comme sous-traitant à paiement direct : AIRBUS GROUP SAS. La valeur du marché est estimé à 355 000 euros. Hors TVA.

 

Lot 3: Evaluation quant aux coûts de possession d'un drone aérien de combat", l'étude permettra la mise en place d'un outil d'appréciation du coût global et d'identification des principaux éléments dimensionnant ce coût global de possession d'un UCAV.
Il a été attribué à LGM SAS (avec comme sous-traitant non admis au paiement direct :4l INTERNATIONAL SAS. La valeur totale finale du marché est de 248 000 euros. Hors TVA.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 08:55
Intervention de Monsieur Louis GAUTIER lors du colloque « Les industries de défense face aux enjeux internationaux »

 

21 décembre 2015 source SGDSN

 

Madame la présidente, chère Nadia Jacoby,

Mesdames, Messieurs les industriels de la défense,

Monsieur le directeur de l’IHEDN, cher général de Courrèges,

Mesdames et Messieurs les professeurs et chercheurs,

Mesdames, Messieurs,

 

Je ne sais pas, cher Jacques Tournier, si mon temps est plus précieux que le vôtre, mais ce qui est certain, c’est qu’il n’est jamais mieux dispensé que dans ces lieux. Les ressorts de la guerre sont toujours pernicieux et la sauvegarde ou la restauration de la paix supposent beaucoup d’intelligence, à la fois théorique et pratique, afin de façonner notamment un outil de défense qui réponde à notre aspiration d’être mieux protégé. « Pacem summa tenent » rappelle la citation qui figure au fronton de cet amphithéâtre, comme je ne manque pas de le faire observer à mes étudiants en leur demandant de lever la tête.

On ne peut que se féliciter à ce sujet du rôle joué par la chaire Economie de défense et par l’Université de Paris I qui soutient son action et dont il convient de saluer l’engagement dans la promotion des War studies. Les universités françaises occupent effectivement une place trop modeste dans ce champ d’étude dont l’un des principaux aspects, celui des industries de défense, est aujourd’hui au cœur de nos réflexions.

En France, le secteur de la défense compte en effet plus de 4 000 entreprises, il représente 165 000 emplois et génère de très importants revenus à l’exportation. Sur la période 2008-2013, ces entreprises ont ainsi permis de réduire de 5 % à 8 % le déficit commercial de la France. En 2014, avec 8,2 milliards d’euros de prises de commandes, les exportations d’armements français ont progressé de 18 % par rapport à l’année précédente et nous savons tous que les résultats de 2015 marqueront encore une nette progression, et ce pour d’autres raisons que la seule revente des BPC à l’Egypte. C’est dire le poids économique de ce secteur d’activité.

Mais, le tissu industriel de défense représente aussi un élément essentiel de la sécurisation de nos approvisionnements, donc de notre autonomie stratégique, notion à laquelle la France est, comme vous le savez, depuis longtemps attachée.

Pour toutes ces raisons, le ministre de la défense, dont vous connaissez l’engagement auprès de ce secteur industriel, avait prévu de s’exprimer devant vous pour conclure vos débats. Des contraintes de dernière minute l’en empêchent malheureusement et il me prie de vous dire combien il regrette de ne pas être parmi nous.

Sans me substituer à lui, je vous propose d’aborder trois grandes questions que pose la place des industries de défense face aux enjeux internationaux : celle des grands principes de la politique française en matière d’exportation de matériel de guerre, celle de la mise en œuvre concrète de cette politique et enfin celle des coopérations industrielles internationales en matière de défense.

En matière d’exportation de matériels de guerre, chacun sait ici que depuis 1939, le principe général est celui de la prohibition, auquel il est toutefois possible de déroger par le biais d’autorisations préalables délivrées par le gouvernement. Sous réserve de respecter quelques principes simples affichés avec la plus grande transparence, ce dernier autorise en effet la vente de matériels de guerre. Des directives de haut niveau encadrant les exportations d’équipements militaires établissent ainsi les lignes de force de la politique de notre pays en la matière. Celles-ci peuvent être décomposées selon quatre grands principes :

  • La volonté globale de maîtriser la diffusion des armements conformément au Traité sur le commerce des armes ratifié par la France en 2014.
  • L’attention portée au respect de nos engagements internationaux en matière de lutte contre la prolifération, de transfert de technologies sensibles, de prohibition de certaines armes et de respect des droits de l’homme.
  • La prise en compte du risque militaire potentiel que peuvent représenter les équipements exportés pour nous et nos allié.
  • L’importance de protéger les technologies et les savoir-faire sensibles de nos entreprises.

Ces principes expliquent que les transferts de matériels sensibles, qui exigent un haut degré de confiance réciproque, s’effectuent essentiellement dans le cadre de coopérations industrielles et technologiques bilatérales. Les contrats d’armements militaires ne se réduisent effectivement pas à de simples transactions commerciales et ils ne doivent pas procéder d’une logique « au coup par coup » en fonction des opportunités du marché, mais ils doivent au contraire s’inscrire dans le cadre d’une relation de long terme entre le fournisseur et l’importateur, a fortiori quand ils s’accompagnent d’un transfert de savoir-faire. Ces contrats sont donc souvent encadrés par des accords bilatéraux de défense et de sécurité, ou par des accords intergouvernementaux dans le cas des plus importants.

La fourniture de matériels de défense à un nombre choisi de clients s’inscrit ainsi à l’intérieur de partenariats privilégiés dans les domaines militaire et sécuritaire, qui constituent eux-mêmes des prolongements de notre politique étrangère. Pour autant, il ne faudrait pas sous-estimer la dimension « domestique » de notre politique d’exportation de défense au regard du dynamisme de notre économie. Nos ventes à l’étranger soutiennent effectivement la bonne santé de nos entreprises ─ notamment dans l’industrie aéronautique et spatiale où la commande militaire joue souvent un rôle contracyclique ─ en même temps qu’elles assurent l’équilibre de notre programmation militaire.

Le respect de ces grands principes exige un suivi efficace des exportations. L’Etat s’appuie pour ce faire sur le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale qui exerce, au nom du Premier ministre, des responsabilités particulières. Il me revient ainsi de présider la Commission interministérielle pour les études d’exportations de matériels de guerre (CIEEMG) et mes services traitent, en flux continu, les demandes de licences d’exportation déposées par les industriels.

Cette mission de contrôle, que nous exerçons conjointement avec les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Economie, a été profondément remaniée en 2014 afin d’en renforcer la réactivité et l’efficacité.

L’une des principales conséquences de cette réforme fut l’introduction d’un nouveau dispositif de contrôle a posteriori. Destinée à mieux responsabiliser les entreprises exportatrices, cette nouvelle approche s’avère très dissuasive. Elle s’appuie sur un comité de contrôle (CMCAP) placé auprès du ministre de la Défense et appelé, en cas de faits susceptibles de constituer une infraction, à en donner avis au procureur de la République. Des amendes et des peines d’emprisonnement peuvent alors être prononcées, mais la loi prévoit également la possibilité de suspendre, abroger, modifier ou retirer les autorisations délivrées aux entreprises en cas d’infraction avérée. En cas de changement significatif de la situation intérieure d’un pays, les autorités françaises peuvent par ailleurs imposer un blocage en douane des matériels, y compris lorsque la demande de licence avait déjà été accordée, comme ce vient d’être décidé pour le Burundi en raison des troubles dans ce pays. En 2014, le contrôle a posteriori a ainsi permis de contrôler sur pièces et sur place 37 sociétés grâce aux 22 agents assermentés du ministère de la défense.

Une autre initiative essentielle fut l’amélioration du système d’octroi des licences. A cet égard, une avancée majeure a été de dématérialiser entièrement le traitement en continu des quelques 7 000 demandes de licences dont le SGDSN est saisi chaque année grâce à la mise en place du système informatique SIGALE. Le traitement des dossiers les plus complexes ou les plus sensibles continue pour sa part de s’effectuer lors des séances plénières de la CIEEMG, organisées mensuellement, et les quelques demandes de licences qui l’exigent font l’objet d’un arbitrage rendu au niveau du cabinet du Premier ministre.

En 2014, environ 2,5 % de ces demandes ont été déboutés et environ 40 % des demandes agréées ont été assortis de conditions avant exportation, dont certaines pouvaient être bloquantes. De manière générale, ces conditions peuvent porter sur :

  • les capacités techniques ou opérationnelles des matériels qui peuvent être dégradées ;
  • le périmètre du transfert de technologies autorisé ;
  • la soumission préalable aux autorités compétentes du contrat avant signature ;
  • l’édiction de clauses de non-réexportation avec un engagement des destinataires sur l’utilisation finale des matériels ;
  • le financement des opérations.

Les exportations de biens de défense font ainsi l’objet d’un contrôle toujours plus précis. Si elles constituent un volet essentiel de la stratégie internationale des entreprises françaises de défense, elles ne doivent cependant pas en masquer un autre aspect dont l’importance ne cesse de croître, celui de la coopération industrielle.

Deux récents succès européens sont à ce titre emblématiques. Le premier est l’intégration industrielle franco-britannique dans le domaine des missiles, il s’agit du projet « ONE-MBDA » ; le second a pris la forme d’un rapprochement entre deux poids lourds de l’armement terrestre, l’un allemand et l’autre français, il s’agit du projet « KANT », sous les feux de l’actualité aujourd’hui même, jour de finalisation de l’accord. Ces deux initiatives constituent des réponses très concrètes apportées à l’enjeu de la compétitivité européenne dans le domaine de l’armement et méritent, à cet égard, d’être détaillées.

Le projet « ONE-MBDA » constituait l’un des objectifs industriels du traité franco-britannique de Lancaster House, signé en 2010. L’idée était de permettre la naissance d’un unique acteur européen dans le segment des missiles à travers l’intégration achevée des parties française et britannique de MBDA. Ce rapprochement a été officialisé par un accord intergouvernemental signé à Paris le 24 septembre dernier par les ministres de la défense français et britannique. Il a été concrétisé avec le premier transfert croisé d’équipements sensibles entre la France et le Royaume-Uni.

Le second projet de coopération est encore plus récent. Il concerne l’allemand KMW et le français NEXTER qui ont décidé de se rapprocher pour répondre aux grandes évolutions de leurs marchés et préparer ensemble leur avenir dans un contexte de contraction des budgets de défense européens. Officialisé en juillet 2015, ce rapprochement va bien au-delà du partage d’un programme d’armement, il contribue à la naissance d’un nouveau groupe dénommé KANT et doté d’une vision stratégique unifiée. Cette opération conduit ainsi à la création d’un acteur 100 % européen appelé à devenir l’un des fleurons de la BITD européenne. Elle constitue au demeurant une occasion importante de rapprocher nos vues et celles des Allemands en matière d’exportation des équipements de défense produits dans des entreprises franco-allemandes.

A l’heure où l’Europe redécouvre la guerre comme réalité à ses frontières, la consolidation d’une base industrielle commune constitue l’un des principaux prérequis de sa défense collective. Les échanges technologiques en conditionnent la concrétisation et les exportations en assurent la soutenabilité financière. Loin d’être anarchiques, ces dernières sont encadrées par l’Etat et se situent dans la continuité de notre politique étrangère et de nos engagements internationaux en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

16.12.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 28

 

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Nous avons à procéder ce matin à l’examen du rapport d’information sur la filière munitions, examen je le rappelle ouvert à la presse.

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Le rapport que nous avons l’honneur et le plaisir de vous présenter aujourd’hui, mon collègue et moi-même, traite de la filière munitions. Nous avons pensé au départ que notre travail s’apparenterait à une revue de fond qui, en dehors de vous, mes chers collègues, intéresserait peut-être quelques spécialistes de la défense. Or, voilà que ce sujet est au cœur de l’actualité et qu’il n’est pas un jour sans que l’on nous interroge sur le nombre de frappes en Syrie et en Irak, ainsi que sur l’état précis des stocks de munitions de nos armées. Je vais donc immédiatement devoir vous décevoir : il s’agit d’informations à caractère stratégique couvertes par le secret de la défense nationale. Notre rapport contient donc peu de chiffres et aucun de cette nature. Nous vous donnerons néanmoins notre sentiment sur ce point.

 

Dans filière munitions, il y a filière. Le terme est important et nous avons tenté de brosser de bout en bout le tableau du cycle de vie d’une munition de sa conception à sa destruction, de la cartouche de 5,56 mm au missile. Qu’y a-t-il de commun a priori entre une cartouche de base et un missile dont la sophistication n’a d’égale que celle de l’avion qui le transporte ? Ce sont des consommables, donc des objets à usage unique, contenant des matières pyrotechniques. Et c’est bien la pyrotechnie qui définit la munition puisque, qu’il s’agisse de poudre ou d’explosif, c’est grâce à ses éléments pyrotechniques que la munition se propulse et produit l’effet terminal recherché. J’emploie ici le terme consommable, qui est choquant pour un missile mais moins pour une cartouche de 5,56 mm, car la fonction munitions fait partie du soutien et souffre, à ce titre, du mal qui affecte l’ensemble du soutien, c’est-à-dire une désaffection et une tendance à le considérer comme une variable d’ajustement.

 

C’est méconnaître l’importance stratégique des munitions. Un Rafale sans munitions n’est plus un avion de chasse, il peut remplir d’autres missions mais ne peut ni attaquer, ni se défendre. Cela est vrai dans tous les cas, pour les blindés ou les bâtiments de la marine nationale. La munition est donc au cœur de toutes les opérations et doit, à ce titre, jouir de la considération appropriée. Nous avons organisé notre travail autour de la notion de filière et de cycle, hors dissuasion, permettant d’étudier la question en partant de la phase de conception, puis abordant l’ensemble des étapes du cycle opérationnel jusqu’à la destruction de la munition.

 

Au départ du cycle de vie d’une munition se trouvent, d’une part, l’industrie, qui les fabrique, et d’autre part, les armées qui émettent des besoins matérialisés par des acquisitions.

 

Le mécanisme de détermination du besoin est complexe et lourd de conséquences puisque c’est de ce processus que dépendent les moyens dont disposeront les armées. Il s’agit donc pour chaque armée de définir ses besoins en fonction du contrat opérationnel issu du Livre blanc et des différents niveaux d’engagements, c’est-à-dire la situation opérationnelle de référence, l’engagement urgent et l’engagement majeur. Sous l’égide de l’état-major des armées, et à l’issue de calculs complexes, est déterminé un stock dit objectif, comprenant un stock guerre et un stock instruction, appelés tous deux à se compléter, le cas échéant. Ce stock correspond au volume de munitions estimé nécessaire à la réalisation des missions des armées. Le stock objectif est la base à partir de laquelle sont décidées l’acquisition de munitions existantes ou le lancement de programmes d’armement pilotés par la DGA. Ce stock objectif n’a toutefois pas vocation à être forcément atteint par le biais de la politique d’acquisition qui implique une hiérarchisation des besoins.

 

Les besoins sont passés notamment au crible des ressources financières disponibles, pour ne pas dire de la contrainte budgétaire, et des délais de production de la filière industrielle. Ils font bien sûr l’objet d’actualisations régulières en fonction du contexte opérationnel. Lorsqu’il s’agit d’un premier achat, c’est-à-dire d’une munition devant faire l’objet d’une qualification, de tous les achats, d’une munition dite complexe, un missile par exemple, ou, bien entendu, d’un développement, la DGA est en charge de la procédure. Lorsqu’il s’agit d’achats destinés à compléter les stocks à l’identique ou d’achats en très petites quantités, pour les forces spéciales, par exemple, le service interarmées des munitions intervient. Une première préoccupation apparaît ici en lien avec les délais de développement qui, s’ils sont compréhensibles et acceptables pour un missile nouvelle génération, le sont moins quand ils atteignent, par exemple, douze ans pour des artifices de signalisation à main. La tendance ne semble malheureusement pas s’infléchir.

 

La réponse industrielle fait appel à une variété d’acteurs qui, s’ils sont nombreux en raison de l’étendue de la gamme des munitions, occupent chacun un segment dans lequel la concurrence est parfois réduite. Nous ne referons pas ici le panorama de l’industrie munitionnaire proposé dans le rapport car nous préférons nous attarder sur nos préoccupations.

 

Elles sont de plusieurs ordres, soit en lien direct avec le processus industriel, soit en lien avec la souveraineté et l’indépendance de nos approvisionnements. On constate, en effet, à chaque évolution, que les munitions soient améliorées ou remplacées par un nouveau produit, une multiplication exponentielle de leur coût atteignant parfois des facteurs vingt ou plus par rapport à la munition précédente. Cette augmentation a ses justifications mais il est utile de s’interroger car elle a une répercussion directe sur les moyens mis à la disposition des armées. En effet, si celles-ci disposent d’outils de meilleure qualité aux performances accrues, leur coût en limite l’acquisition et exerce notamment une contrainte sur les possibilités d’entraînement en conditions réelles et pèse sur la préparation opérationnelle qui, nous tenons à le rappeler, demeure le socle de l’engagement opérationnel. Il n’est donc pas interdit d’envisager la possibilité d’adapter les performances requises à l’environnement de théâtre et au niveau de risque de dommages collatéraux qui ne requiert pas systématiquement une précision extrême. Les délais de livraison, le maintien en fonctionnement des chaînes de production et leur éventuelle réactivation après un arrêt, la pérennité de l’approvisionnement de l’industrie en matières premières comptent au nombre de nos préoccupations.

 

Mais, pour nous, une inquiétude majeure est l’absence de moyen industriel de production de munitions de petit calibre en France. Conséquence de la disparition de la capacité de production d’arme de petit calibre, que nous regrettons également comme nombre d’entre vous, la production de munitions adaptées de 5,56 mm a cessé en 1999, essentiellement pour des raisons financières. Nous ne vous exposerons pas ici les vicissitudes du remplacement sur étagère de cette munition, nous les connaissons toutes et tous. Indépendamment des caractéristiques particulières du FAMAS, elles tendent toutefois à démontrer que l’achat sur étagère est loin d’être une panacée et que le couple arme/munition doit rester au centre des analyses lors de la prise de décision. Voilà pour le contexte.

 

Pourquoi n’avons-nous pas de production de munitions de petit calibre sur notre sol ? En premier lieu, parce qu’aucun acteur industriel ne s’est saisi de ce segment resté en quelque sorte vacant, ensuite parce que, on nous l’a assuré à de maintes reprises, le marché mondial est abondant et propose des prix très compétitifs. Nos approvisionnements seraient donc garantis quoiqu’il arrive. C’est sur ce point que porte notre désaccord. Comment dans un contexte international aussi mouvant et aussi incertain qu’aujourd’hui peut-on affirmer être certain de cela alors que nous sommes dans une situation de totale dépendance ? La majorité des pays européens ont conservé, voire créé de toutes pièces, leur industrie de munitions de petit calibre et exporte, notamment vers la France. Nous estimons qu’il va de notre souveraineté de disposer de cette capacité de production.

 

Nous avons interrogé un acteur industriel important de ce domaine pour avoir un chiffrage de l’implantation de cette activité ; l’investissement serait de 100 millions d’euros et la rentabilité serait assurée à partir d’une production de 60 millions d’unités par an sous réserve de commandes garanties pendant les cinq premières années. Nous estimons que ces montants, somme toute modestes au regard du budget de la Défense, méritent qu’on s’y arrête et nous souhaitons que cette option soit étudiée très sérieusement, en coopération avec nos industriels, étant entendu que la consommation annuelle moyenne cumulée en munitions de petit calibre des trois armées et de la gendarmerie est bien supérieure à 60 millions de cartouches.

 

Un autre point concerne l’armement air-sol, d’abord pour répondre aux inquiétudes relayées par les médias quant à une pénurie de bombes à court terme susceptible d’empêcher nos forces de mener les actions qu’elles entendent, comme elles l’entendent. Sans pouvoir communiquer de chiffres, nous avons eu l’assurance que nous ne manquons pas de bombes à l’heure actuelle et que nous n’en manquerons pas à moyen terme. Un marché a été lancé en début d’année par la DGA, afin de couvrir les besoins prévisibles à échéance de quelques années. Un achat, dûment anticipé, aura donc lieu. Si d’aventure la situation devenait critique en raison d’une intensité d’engagement dépassant les prévisions les plus hautes, le recours aux ressources de nos alliés s’imposeraient alors.

Toujours concernant l’armement air-sol, nous avons été alertés de la situation d’un des seuls fabricants de corps de bombes français, la SAMP, qui est dans une situation désespérée. Comme dans le cas des munitions de petit calibre, une perte de savoir-faire est à craindre et nous considérons que toute perte de savoir-faire affecte la souveraineté et l’indépendance de notre pays. Nous souhaitons qu’une attention particulière soit portée à la situation de cette entreprise, dont les corps de bombes sont actuellement tirés lors de l’opération Chammal.

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. Mon collègue vous a parlé des préoccupations que nous avons. Je vais, pour ma part, aborder la partie logistique parce que la munition est en quelque sorte un objet vivant. Au centre de cette organisation se trouve le jeune service interarmées des munitions ou SIMu. Sa mission consiste à mettre à disposition des forces, en tous lieux et en tous temps, des munitions de toutes natures en quantité et en qualité requises, et, c’est important dans la culture militaire française, en assurant aux utilisateurs leur sécurité d’emploi permanente.

 

Créé en 2011, il est la fusion des services de chacune des armées précédemment chargés des munitions qui assuraient cette mission avec leur propre personnel et leurs propres dépôts.

 

L’interarmisation de la fonction a résulté en une réorganisation entraînant naturellement la réduction du nombre de dépôts.

 

Le SIMu compte aujourd’hui seize dépôts métropolitains, quatre ayant déjà fermé au cours des dernières années. Dans le cadre d’un plan se déroulant jusqu’en 2019, il n’en comptera, à cette date, plus que douze. Il dispose également de cinq dépôts situés outre-mer et quatre à l’étranger, à Djibouti, au Gabon, au Sénégal et aux Émirats arabes unis. Le plan SIMu 2019 engendrera une économie de huit millions d’euros portant sur les frais de fonctionnement des dépôts fermés et la réduction des effectifs. Nous reviendrons sur ce sujet également.

 

Le SIMu gère tous les types de munitions en service dans les armées, hors munitions non conventionnelles, de la munition de 5,56 mm, sur laquelle nous reviendrons, aux missiles. Il abrite un stock de 120 000 tonnes de munitions dont il assure la maintenance.

 

Les effectifs du SIMu comptent à ce jour 1 289 personnels, alors que le référentiel en effectif et organisation 2015 décrit 1 390 postes, soit cent postes en moins. Le personnel se répartit en 60 % de personnel civil et 40 % de personnel militaire, seul projetable, en majorité des pyrotechniciens qui sont 52 % dans le personnel civil et 48 % dans le personnel militaire.

 

La réorganisation et la fermeture des emprises conduites dans le cadre du plan SIMu 2019 s’accompagnent d’une réduction de personnel concernant encore 181 postes.

 

Les ressources humaines sont le problème majeur de ce service qui est toujours en maturation, compte tenu de son jeune âge. Il rencontre le problème de tous les services interarmées, à savoir un manque de culture commune ainsi qu’une dépendance totale des directions des ressources humaines du ministère de la Défense et des armées, qui sont elles-mêmes très en difficulté pour mettre à sa disposition le personnel prescrit. Il convient donc d’accorder une attention toute particulière à ce personnel d’un haut degré de qualification et rare sur le marché du travail, puisqu’il n’existe aucune formation de pyrotechnicien en dehors du ministère de la Défense.

 

La formation est assurée par deux établissements de la belle ville de Bourges, le centre de formation de la défense et les écoles militaires de Bourges.

 

Ces deux centres de formation, sur lesquels nous nous sommes interrogés avec mon collègue, proposent aujourd’hui des cycles différents, d’une dizaine de mois, qui s’adressent pour l’un, majoritairement au personnel civil et pour l’autre, majoritairement au personnel militaire. Cette différence est importante, car pour des raisons historiques et géographiques, les publics fréquentent de fait les deux établissements. Ces différences représentent toutefois un problème pour le SIMu qui souhaite que ses pyrotechniciens bénéficient d’une formation au contenu commun. Un projet commun aux deux écoles a été mis en place et une première promotion est sortie cet automne, alors qu’une suivante est déjà en cours. Nous saluons cette initiative et souhaitons qu’elle se poursuive pour tous les niveaux de qualification. Je tiens à insister sur la grande différence entre les deux établissements dont la fusion ne peut être envisagée, le centre de formation de la défense formant les personnels civils dans tous les domaines, la formation de pyrotechnicien étant très minoritaire.

 

Nous avons également abordé le système d’information du SIMu, qui est un vaste débat. L’ombre d’un grand ministre, Louvois, planant désormais sur tout système informatique de la défense, nous accordons une importance toute particulière à ce sujet. Comme le système devait être très rapidement opérationnel, c’est le système de l’armée de terre qui a été choisi. Or il est peu adapté aux munitions de la marine nationale. Nous rappelons que la marine nationale possède tous types de munitions, du petit calibre au missile, puisqu’est embarquée une impressionnante variété de munitions en faibles quantités permettant de répondre à toutes les situations opérationnelles. Si les dépôts du SIMu détiennent majoritairement les munitions des unités géographiquement proches, ils ont vocation à stocker tout type de munitions, notamment en raison de la concentration que nous avons évoquée. Ainsi une torpille peut être, bien que ce ne soit pas le cas, théoriquement stockée dans un igloo de Brest ou de Brienne-le-Château. Une visibilité géographique du stock par armée et par les armées est donc nécessaire et il faut, par ailleurs, que le SIMu puisse assurer un suivi des munitions complexes, avec leur date de péremption et leur configuration, ce que ne permet pas le logiciel actuel.

 

Un projet de logiciel devrait voir le jour d’ici 2019, s’il bénéficie de son financement, évalué à sept millions d’euros. Compte tenu de la variété des munitions, que nous avons évoquée, et de la réactivité qui est demandée au SIMu, nous considérons que le développement d’un système fiable et complet, interarmisé dès sa création, est à mener de manière impérative.

 

Au sein du SIMu, la sécurité est une culture. Tous les gestes, du plus banal au plus spécialisé, en sont empreints, tant la pyrotechnie est un univers dangereux ne souffrant aucune approximation. L’inspecteur des poudres et des explosifs, qui est rattaché à la DGA, établit le classement de chaque type de munitions qui indique pour chacun des conditions de conservation, de stockage, de traitement et de transport.

 

Le transport des munitions est à la charge de différentes entités. Le centre du soutien des opérations et des acheminements organise les transports stratégiques vers l’outremer et l’étranger et approvisionne donc les forces prépositionnées et nos unités sur les théâtres d’opération. La voie maritime est naturellement privilégiée pour les transports anticipés. La voie aérienne est réservée aux transports urgents. Dans ce dernier cas, les nécessaires autorisations de survol des pays traversés qui sont parfois longues, voire impossibles à obtenir sont un facteur limitant. Il arrive, plus rarement, qu’une voie civile soit choisie.

 

Le transport en métropole, dit de surface, est assuré par le centre des transports et transits de surface qui recourt, de préférence au rail mais également à la voie routière, pour des transports de munitions de dépôt à dépôt ou pour un préacheminement vers un navire ou un avion.

 

Les unités soutenues assurent elles-mêmes le transport des munitions qu’elles perçoivent du dépôt dont elles dépendent. Il s’agit là encore d’un facteur limitant car elles disposent rarement de véhicules adaptés ou, tout simplement, disponibles. De plus, la fermeture de certains dépôts nécessite des temps de transport plus longs effectués par la route, ce qui entraîne une augmentation des risques. Ce sujet a été évoqué par les unités et, plus particulièrement par l’armée de terre.

 

Le danger peut être de deux sortes : un risque d’accident de la route et, compte tenu des circonstances actuelles, un risque de détournement des munitions, ce qui nous conduit à évoquer la situation sécuritaire des dépôts après l’incident de Miramas. Sur ce sujet des efforts conséquents et rapides ont été accomplis essentiellement en termes de sécurité passive et des mesures d’ordre humain sont en cours de mise en place. Néanmoins, vous comprendrez qu’il nous est impossible de donner des éléments plus précis sur le sujet. Depuis de nombreuses années, en raison de la variable d’ajustement budgétaire appliquée au soutien, on peut observer que les moyens ont fait défaut pour mettre à niveau la sécurité des dépôts qui, de plus, n’était pas une priorité. Le vol de cet été a servi de révélateur et force est de constater que le dépôt de Miramas était alors dépourvu de moyens de protection efficaces. Nous recommandons que les mesures de sécurisation des dépôts soient prioritaires et deviennent une norme.

 

Une fois qu’elles ont quitté le dépôt et qu’elles ont atteint leur destination finale, les munitions sont gérées par les unités qui disposent de moyens humains formés, munitionnaires, artificiers ou armuriers, souvent en trop petit nombre. Il s’agit en effet d’une, voire deux personnes, pour un régiment ce qui pose aux chefs de corps un problème de ressources humaines. L’infrastructure de stockage réservée aux munitions peut être une simple soute ou un igloo sur une base aérienne. La marine a la particularité d’avoir peu besoin de stockage intermédiaire puisque les dépôts du SIMu sont proches des navires et qu’une grande partie du stock prélevé se trouve en permanence sur les navires.

 

En opérations extérieures, le SIMu projette des pyrotechniciens qui remplissent sur place les mêmes missions qu’en métropole et délivrent les munitions aux unités qui en deviennent alors responsables. Une attention particulière est portée à la sécurité des personnels et des munitions, celles-ci pouvant se dégrader plus rapidement en raison de conditions climatiques extrêmes.

 

Les munitions sont des objets frappés de péremption, ce qui est peu courant pour un objet industriel. Sa durée d’utilisation est prescrite par le fabricant. Les munitions qui ne sont pas tirées au combat ou à l’instruction ou l’entraînement sont éliminées. L’élimination ne signifie pas systématiquement la direction vers une filière de destruction. Ainsi les munitions réformées parce que leur système d’arme n’est plus utilisé peuvent être cédées à un État acheteur.

 

Les munitions proches de leur date de péremption sont, autant que faire se peut, tirées à l’entraînement. C’est notamment le cas des missiles. Les munitions présentant un problème technique sont détruites. Le SIMu détruit par « pétardement » de petites quantités de munitions : celles qui sont devenues tellement dangereuses que leur destruction ne peut souffrir aucun retard. Le reste est dirigé vers des filières de destruction auxquelles le service interarmées des munitions a recours par l’intermédiaire de la NSPA, l’agence d’achat de l’OTAN. Les munitions sont traitées à l’étranger ou par l’usine de démantèlement de MBDA à Subdray, à côté de Bourges. Il s’agit d’un processus coûteux, voire très coûteux pour les missiles, même si la matière première récupérée peut venir atténuer le coût de la prestation.

 

Cette étape, désormais incontournable, nous amène à formuler plusieurs recommandations. Il convient de procéder à une revue de la durée de péremption des munitions actuellement en stock et de la prolonger lorsque cela est possible ; il convient également de soutenir la recherche sur le vieillissement des poudres et des explosifs et l’émergence de matériaux énergétiques plus stables dans le temps, afin de prolonger la durée d’utilisation des munitions. Enfin il est indispensable à nos yeux que le démantèlement fasse partie de la phase initiale de la conception des munitions et il convient d’étudier le bien fondé d’inclure dans les contrats d’acquisition une clause concernant l’élimination.

 

Ce qui est possible pour le missile le plus sophistiqué, contenant une grande variété de composants, ne l’est malheureusement pas pour les déchets de tir pyrotechniques, c’est-à-dire majoritairement les douilles, qui sont considérés comme des déchets et non comme des munitions et ne sont de ce fait pas exportables en vertu d’un règlement européen. Ils doivent donc être traités en France où la filière n’existe pas. Faute de prestataire, une réflexion est menée en interne en vue de l’émergence d’une solution que nous appelons également de nos vœux.

 

Soutenues par les crédits d’études amont, dont nous souhaiterions que les munitions bénéficient davantage, les munitions de demain sont à l’étude. La tendance, depuis la première guerre du Golfe, est aux munitions de plus en plus précises et de plus en plus modulables. Nous insistons sur ce point, car, les combats ayant lieu en zone urbaine il convient de réduire le rayon de létalité des munitions, ce qui correspond à une demande croissante de nos armées, notamment dans le cadre des opérations extérieures. Selon toute vraisemblance, les munitions de moyen et gros calibre deviendront à terme probablement toutes « intelligentes ». Nous attirons à ce propos l’attention sur la nécessité de consacrer des crédits de recherche aux obus du futur. D’autres axes sont pour les missiles, la miniaturisation, particulièrement importante pour la marine, l’allongement de la portée et les technologies de navigation alternatives pour s’affranchir de la dépendance au GPS. Ce ne sont que quelques exemples qui devront, comme l’ensemble des développements à l’étude, tenir compte du règlement REACH, ce qui représente un véritable défi, onéreux par ailleurs.

 

Nous tenons en conclusion à remercier les interlocuteurs que nous avons rencontrés dans le cadre de notre mission, à l’Assemblée nationale ou sur leur lieu de travail. Tous, militaires comme civils, étaient passionnés par leur métier et eux-mêmes passionnants ; ils donnent chaque jour de leur temps et de leur âme au service de la France.

 

M. Yves Fromion. Je remercie les rapporteurs pour la qualité de leurs travaux car ils ont mis le doigt sur les problèmes les plus cruciaux qui se posent à la filière munitions.

J’aimerais savoir s’il existe toujours des contrats pluriannuels pour les munitions de petit et moyen calibres pour atténuer l’effet dévastateur des variations budgétaires d’une année sur l’autre et donner davantage de visibilité aux entreprises de cette filière.

J’aimerais également savoir si vous avez des éléments d’information sur la nature de la golden share dans le projet KANT de fusion entre KMW et Nexter. Les munitions, vous l’avez dit, sont un point de souveraineté majeur : cette golden share permet-elle donc à l’État français d’imposer ses conditions aux entreprises ?

Pouvez-vous nous dire un mot sur les munitions de 40 mm télescopées, qui représentent certainement l’avenir ?

Avez-vous enfin des éléments d’informations sur les raisons du départ du président de Nexter, M. Philippe Burtin, qui portait ce projet de fusion ?

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. Les contrats pluriannuels sont malheureusement en voie de disparition, et c’est un sujet d’inquiétude pour les industriels. Cela nuit à la visibilité de leurs investissements et c’est la part qu’ils consacrent à la recherche et au développement qui souffre le plus de cette situation.

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. La filière des munitions de petit calibre est la plus impactée par cette situation, car les marges y sont très faibles alors que les investissements sur la chaîne de production sont très lourds.

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. Nous n’avons pas d’informations particulières sur la golden share. À titre personnel – je m’étais déjà exprimé sur ce point dans l’hémicycle – je ne vous cache pas mon inquiétude. Je n’étais pas favorable à cette fusion entre KMW et Nexter car je vois l’Allemagne concentrer toutes les hautes technologies en matière de défense.

 

Les raisons du départ de M. Burtin n’entraient pas dans le champ de notre mission.

 

Pour ce qui concerne les munitions de 40 mm, elles viennent en remplacement de celles de 90 mm ou de 105 mm, avec des avantages liés au recul atténué, une rapidité de tir supérieure et des sécurités supplémentaires en termes de stockage.

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Je tiens à préciser qu’EURENCO, la filière poudres de Nexter, ne fait pas partie du projet KANT.

 

M. Jean-Jacques Candelier. Je suis rassuré par vos propos car il n’y aurait pas de pénurie de bombes et de munitions de petit calibre. Où se fournit la France s’agissant de ces dernières ? Je pense que la production de munitions de petit calibre devrait intervenir en France, je suis d’accord sur ce point avec Nicolas Bays.

On entend beaucoup de choses sur le FAMAS, arme ancienne désormais, qui poserait divers problèmes, de chargeur et de munitions, mettant en danger la vie de nos soldats : est-ce vrai ?

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Pour ce qui concerne les munitions de petit calibre, nous passons par l’agence de l’OTAN et n’avons donc pas de fournisseur unique. Ils sont tous qualifiés au terme d’un long processus imposant un taux d’incidents maximum de deux incidents de tir sur cinq millions effectués. Il n’y a plus de risque sur ce point aujourd’hui pour le FAMAS, bien que l’on ait connu des soucis par le passé.

 

Concernant les bombes, les fournisseurs étrangers sont en grande majorité des Américains, notamment pour les GBU.

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. Nous considérons, et nous sommes un peu « colbertistes » en la matière, qu’aucune brique de la filière ne doit échapper à la souveraineté nationale. Nous avons six fournisseurs de munitions de petit calibre, répartis sur l’ensemble de la planète.

 

Nous avons effectivement eu un problème avec le stock d’un fournisseur américain dont les cartouches étaient plus dotées en poudre car elles étaient prévues pour les M16. Elles n’étaient pas adaptées aux FAMAS. Le SIMu accomplit aujourd’hui un gros travail pour trier manuellement ces cartouches pour éliminer les défauts et celles incompatibles, afin d’assurer ainsi la sécurité des cartouches qui seront mises à disposition. En dehors de cette commande désastreuse, le niveau de risque pour les munitions est de 10- 7 .

 

En ce qui concerne les bombes, je pense qu’il faut bien distinguer les corps de ces bombes, les explosifs et les kits de guidage. La SAMP fabriquait des corps de bombes. Nous ne pouvons pas beaucoup nous exprimer sur ce sujet car un procès est en cours, mais nous pouvons dire que la DGA n’a pas été très efficace sur ce sujet. Pour ce qui concerne les achats de bombes étrangères, se posent des problèmes de normes, certains explosifs allemands ne correspondent pas à nos critères de sécurité mais des travaux sont en cours pour trouver des sources d’approvisionnements.

 

S’agissant du groupe aéronaval et de ses stocks, nous n’avons aucune inquiétude au vu de la cathédrale de munitions du Charles-de-Gaulle, tant que nous restons dans le cadre actuel de nos missions.

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Pour revenir sur les munitions de petit calibre, et c’est pourquoi nous y sommes particulièrement attentifs, il y a déjà eu des retards dans les commandes. La police et la gendarmerie commandent par exemple chaque année quelque 28 millions de cartouches de 9 mm et, en raison de la situation en Ukraine l’an dernier, des livraisons ont pris six à sept mois de retard, ce qui a conduit à décaler dans le temps certaines séances d’entraînement. Ainsi, toute tension sur la scène internationale, peut avoir des répercussions chez nous, même si nous avons plusieurs fournisseurs.

 

Il n’y pas de pénurie de kit de guidage pour les bombes, sachant en outre qu’une bombe peut être tirée en configuration lisse, sans fait de guidage, même si la précision est alors bien moindre.

 

M. Daniel Boisserie. La question des munitions de petit calibre est pour moi aussi un sujet de préoccupation. Quelles solutions concrètes proposez-vous pour remettre en place une filière industrielle française en la matière ? Vous évoquez un investissement de 100 millions d’euros, ce qui paraît modeste. Envisagez-vous la création d’une société publique, ou un soutien aux industries privées ? S’agissant de nos fournisseurs étrangers, leurs produits présentent-ils le même degré de fiabilité ?

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Rappelons que l’un des grands champions mondiaux de fabrication de machines-outils destinées à la production de munitions de petit calibre ‒ notamment le calibre 5.56 mm ‒ est français : il s’agit de la société Manurhin.

 

M. Yves Fromion. Encore faudrait-il s’interroger sur l’avenir de la munition de 5.56 mm : avec le remplacement du FAMAS, si mes informations sont bonnes, on y renoncerait dans le cadre du programme AIF au profit du calibre OTAN. La question est donc posée d’une filière en 7,62 mm.

 

M. Nicolas Bays. Manurhin fabrique des machines-outils qui produisent elles-mêmes tous types de munitions de petit calibre : il faut deux heures pour convertir une telle machine-outil d’un calibre à un autre.

 

S’agissant du modèle économique d’une filière française de munitions de petit calibre, la production nationale serait probablement un peu plus chère que les prix mondiaux, et il est particulièrement important de donner à l’industrie une certaine visibilité sur le marché, au moyen de contrats-cadre. Sans une garantie de commande pour cinq ans, les industriels n’investiront pas.

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. L’évolution du calibre évoquée par Yves Fromion renvoie au fait qu’à la différence de la période de la guerre froide, il est désormais nécessaire de disposer d’une munition permettant de stopper l’adversaire, et non seulement de le blesser. Les investissements nécessaires sont très modestes, et l’on peut créer 150 emplois en France. Il s’agit donc d’une question de volonté politique.

 

M. Michel Voisin. Quel est désormais le rôle de la gendarmerie prévôtale en matière de transport de munitions, notamment nucléaires ?

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. La gendarmerie prévôtale n’a pas de rôle particulier en matière de munitions conventionnelles, à la différence de ce qui concerne la dissuasion, qui n’entrait pas dans notre champ d’investigation.

 

M. Nicolas Bays, rapporteur. Je tiens à attirer votre attention sur les difficultés de gestion du stock de certaines munitions, fabriquées uniquement pour la France et livrées en une fois, tel le missile SCALP. L’ensemble du stock de ces munitions se périme à peu près en même temps. Or, compte tenu des délais nécessaires pour remettre en place les chaînes industrielles, il faut veiller à anticiper suffisamment leur remplacement.

 

M. Nicolas Dhuicq, rapporteur. J’aimerais moi-aussi attirer votre attention sur un point concernant la marine : l’importance de veiller à ce que le programme Aster soit pleinement mis en œuvre. Ces missiles sont indispensables pour former une « bulle de sécurité » autour de nos déploiements navals.

 

La commission autorise à l’unanimité le dépôt du rapport d’information sur la filière munitions en vue de sa publication.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Nicolas Bays, M. Daniel Boisserie, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Bernard Deflesselles, M. Guy Delcourt, M. Nicolas Dhuicq, Mme Marianne Dubois, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Yves Fromion, M. Claude de Ganay, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, M. Serge Grouard, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Marc Laffineur, M. Jacques Lamblin, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Maurice Leroy, M. Jean-Pierre Maggi, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Philippe Nauche, Mme Nathalie Nieson, M. Joaquim Pueyo, M. Alain Rousset, M. Stéphane Saint-André, M. Thierry Solère, M. Jean-Michel Villaumé, M. Philippe Vitel, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Malek Boutih, M. Philippe Briand, M. Jean-Jacques Bridey, M. Laurent Cathala, M. David Comet, M. Francis Hillmeyer, M. Éric Jalton, M. Frédéric Lefebvre, M. Christophe Léonard, M. Bruno Le Roux, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel

 

Examen, ouvert à la presse, du rapport d’information sur la filière munitions (MM. Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq, rapporteurs)

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:30
Le contrat Qatar est entré en vigueur pour 2015 - photo Armée de l'Air / EMA

Le contrat Qatar est entré en vigueur pour 2015 - photo Armée de l'Air / EMA

 

16/12/2015 Par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Le Qatar a réglé le premier acompte du contrat portant sur l'achat de 24 Rafale à Dassault Aviation.


Le Qatar a enfin réglé le premier acompte du contrat portant sur l'achat de 24 Rafale à Dassault Aviation, explique-t-on à La Tribune. Ce qui confirme une information des "Echos". Ce premier chèque va permettre la mise en vigueur de ce contrat emblématique de 6,3 milliards d'euros. Il n'y avait pas plus d'inquiétudes que cela en France aussi bien chez les industriels qu'au plus haut niveau de l'État même si Doha a mis huit mois environ à payer cet acompte.

En outre, la France, qui a conclu le 22 septembre un contrat sur la formation opérationnelle des pilotes qataris, a également reçu un premier chèque. Ce contrat entre dans l'accord global de la vente des Rafale. C'est l'armée de l'air qui a signé ce contrat et dispensera la formation aux futurs pilotes qataris sur Rafale. Doha paiera directement les prestations de formation à l'armée de l'air, qui aurait été conseillée sur ce dossier par l'Agence du patrimoine immatériel de l'État (APIE). L'imputation se fera sur le budget opérationnel de programme (BOP) 178 de l'armée de l'air en vertu d'un décret de 2009. Ce type de contrat  est une grande première pour l'armée de l'air.

 

Un contrat de 6,3 milliards d'euros

Le Qatar avait signé début mai un contrat de 6,3 milliards d'euros (armement compris de MBDA et Safran) pour l'acquisition de 24  Rafale (six en version biplace et 18 en version monoplace). Une signature en présence du président français, François Hollande, qui avait lancé en anglais "Good choice" à l'adresse du général qatari Ahmad al-Malki. Ce dernier avait supervisé les négociations avant de signer le contrat avec le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

Les avions de combat seront livrés à partir de 2018 avec une livraison par mois à raison de 11 avions par an, selon le ministère de la Défense. Ils seront équipés de tous les armements possibles, notamment des missiles de croisière Scalp et de missiles air-air Meteor. Une centaine de mécaniciens très spécialisés qataris seront formés en France, et 36 pilotes.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:55
MBDA va recruter 550 salariés en France d’ici fin 2016

Les nouveaux diplômés ajusteur monteur de structures aéronef de MBDA à Bourges, en présence d’Antoine Bouvier, CEO de MBDA. Photo D. Lutanie - MBDA

 

04.12.2015 par Bruno Rivière – Aerobuzz.fr

 

MBDA prévoit 550 recrutements en France d’ici fin 2016, toutes catégories professionnelles confondues, politique qui pourrait se poursuivre en 2017. Pour faire face à ses besoins, le missilier développe ses capacités de formation.

 

« Nos récents succès à l’exportation replacent désormais MBDA sur une trajectoire de croissance à court et moyen terme  », affirme Antoine Bouvier, CEO de MBDA. Cette nouvelle dynamique se traduit par un plan ambitieux de recrutement de 550 personnes d’ici fin 2016 pour ses sites français. MBDA a besoin d’ingénieurs mais aussi de techniciens et d’ouvriers qualifiés. Le missilier n’échappant pas à la pénurie de main d’œuvre qualifiée, il a mis en place, en 2012, une formation qualifiante d’ajusteur monteur de structures aéronef sur son site de Bourges. A ce jour, 28 ajusteurs monteurs aéronautiques ont été diplômés à Bourges. Les derniers en date ont reçu leur diplôme, le 30 novembre dernier. Il s’agit de personnes sans emploi ou en reconversion et ne disposant pas de qualification dans les métiers aéronautiques ou industriels.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 08:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

27/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Le mercredi 25 novembre 2015, la frégate type La Fayette Surcouf a réalisé un tir de missile antinavire Mer-Mer 40. La réussite de ce tir montre que cette capacité opérationnelle reste pleinement maîtrisée.

 

Les missiles Mer-Mer 40 comptent parmi les armements les plus performants des bâtiments de la marine nationale.

 

Le missile MM40 : dominer le combat de surface en haute mer :

- grâce à une même famille de missiles

- sur 4 plates-formes tactiquement complémentaires

 

Trois versions modernisées multiplateformes :

- Version Mer-Mer (MM40 Block 3) sur frégate de premier rang (FREMM, HORIZON, LA FAYETTE) et sur bâtiment de combat

- Version Air-Mer (AM39 Block 2 Mod 2) sur avions d’armes rapides ou lents et hélicoptères

- Version Sous-Marine (SM39 Block 2) sur tous les sous-marins français

photo Marine nationale

photo Marine nationale

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:50
MBDA a signé en 2015 un contrat en Egypte pour équiper les Rafale (Crédits : Dassault Aviation A. Pecchi)

MBDA a signé en 2015 un contrat en Egypte pour équiper les Rafale (Crédits : Dassault Aviation A. Pecchi)

 

12/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le missilier européen va à nouveau battre en 2015 son record de prises de commandes à l'export. Soit une estimation de l'ordre de 3,5 à 4 milliards d'euros. Au total, le montant des commandes pourrait approcher 5 milliards d'euros.

 

Pour la troisième année consécutive, le missilier MBDA va battre en 2015 son record de prises de commandes à l'export. Selon des sources concordantes, la filiale d'Airbus Group (37,5%), de BAE Systems (37,5%) et de l'italien Finmeccanica (25%) pourrait engranger entre 3,5 et 4 milliards d'euros de commandes cette année (contre 2,5 milliards en 2014 et 2,2 milliards en 2013) si le contrat Rafale au Qatar est mis en vigueur d'ici à la fin de cette année.

Ce très fort volume de commandes à l'export doit évidemment beaucoup à la vente du Rafale à l'Egypte et au Qatar. En Egypte, le missilier a engrangé un contrat estimé à 1,1 milliard d'euros avec l'armement des 24 Rafale et d'une frégate multimissions FREMM. Au Qatar, le pactole va s'élever à 2 milliards d'euros pour l'armement des 24 Rafale une fois le contrat mis en vigueur. MBDA a également signé cette année plusieurs contrats plus modestes à l'exportation.

 

Des commandes domestiques en demi-teinte

Au total, les commandes du missilier devraient largement dépasser en 2015 plus de 4 milliards d'euros (4,1 milliards en 2014, 4 milliards en 2013) avec les commandes des pays dits domestiques (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie). MBDA a signé en septembre une commande de 300 millions de livres (412 millions d'euros) avec le ministère de la Défense britannique (MoD) pour la fourniture de missiles britanniques air-air de courte portée ASRAAM (Advanced Short-Range Air-to-Air Missile) à la Royal Air Force (RAF).

En France, le missilier attend toujours la commande portant sur le programme d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (autour de 300 millions d'euros). Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. Une décision pourrait être prise d'ici à la fin de l'année.

 

Un carnet de commandes regonflé

L'année 2015 va permettre à nouveau de gonfler le carnet de commandes de MBDA, qui avait 12,6 milliards d'euros fin 2014 (10,8 milliards en 2013 et 9,8 milliards en 2012) grâce à un book-to-bill (ratio entre prises de commande et chiffre d'affaires), qui sera encore supérieur à 1,5. Il était de 1,6 en moyenne en 2013 et 2014. Depuis 2009, le carnet de commandes déclinait. Il était même passé en 2012 pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

Dans ce contexte commercial très positif, le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, a lancé un vaste plan d'embauches en France et en Grande-Bretagne. Il a notamment annoncé le recrutement de 550 personnes sur les sites français d'ici à fin 2016.

 

Vers une très bonne année commerciale en 2016

 MBDA devrait encore réussir en 2016 une très belle année commerciale. Plusieurs campagnes majeures devraient arriver à maturité pour le missilier, dont celles du Rafale en Inde (36 appareils), aux Emirats Arabes Unis (60), voire en Malaisie (18). MBDA pourrait également signer l'an prochain des contrats pour l'armement du Typhoon au Koweït (28 avions de combat) et du Gripen NG au Brésil (36 appareils). En outre, le missilier a bon espoir de vendre à nouveau en 2016 le missile de croisière allemand Taurus. Il lorgne un marché d'une centaine d'unités pour les mettre sous les ailes des F-15 sud-coréens. Et à plus long terme, il proposera le Meteor pour les F-35 de Séoul.

Dans le naval, MBDA pourrait notamment signer l'armement des quatre corvettes en Egypte. Ces navires pourraient être armés de missiles surface-air VL Mica et mer-mer Exocet de MBDA. Le missilier européen a déjà signé un premier contrat portant sur les installations de tir avec l'armée égyptienne (50 millions d'euros environ) et devrait proposer un lot de missiles évalué autour de 300 millions d'euros. Le missilier pourrait également armer les deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) égyptiens, de la classe Mistral, avec des missiles anti-aérien léger Mistral de conception "tire et oublie".

 

2016, une année défense aérienne?

Plusieurs campagnes de longue haleine dans le domaine de la défense aérienne pourraient enfin déboucher en 2016. Notamment en Pologne (courte portée, projet Narew), en Turquie (MSAM, ex-programme T-Loramids) et en Suisse (BODLUV 2020). En Turquie, le consortium Eurosam (MBDA/Thales), qui propose le système SAMP/T, discute avec Ankara sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros). En Pologne, MBDA mise sur le VL Mica. Enfin, en Suisse, le missilier européen (Camm-ER) est en compétition face à Diehl (missile Iris-T) pour les missiles (250 millions d'euros). Une commande est attendue fin 2016.

Sur le plan domestique, MBDA pourrait également signer une méga-commande (3 à 4 milliards d'euros pour 8 à 10 systèmes) en Allemagne, qui a choisi en juin le système de défense antiaérienne MEADS, que le missilier développe en coopération avec l'américain Lockheed Martin

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:50
First Storm Shadwow release from Eurofighter Typhoon


9 nov. 2015 BAE Systems

 

BAE Systems’ Chief Test Pilot Steve Formoso describes how ongoing work on the integration of the weapons as part of Phase 2 Enhancements and beyond further enhances the Eurofighter Typhoon’s potent multi-role and swing-role capabilities.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 22:50
photo UK MoD

photo UK MoD

 

3 November 2015 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Defence Secretary Michael Fallon has today unveiled a new agreement with France that will help pave the way for the next generations of missiles.

 

As Jean-Yves Le Drian, French Minister for Defence, visits London to reaffirm Anglo-French relations, this agreement allows for the sharing of certain technologies to aid the development of future generations of missiles developed by missile contractor MBDA. This includes the helicopter-launched anti-ship weapon, termed Sea Venom and other future national and joint programmes to meet British and French military requirements over the next decade and beyond.

 

This new Intergovernmental Agreement builds on increasing collaboration in this area since 2010. It will allow closer working and information sharing on MBDA’s missile technologies while providing the necessary legal assurance to both governments on issues such as the protection of national data and security of supply.

 

Defence Secretary Michael Fallon said: “ Our defence relationship with France continues to thrive. The joint development of next generation missiles is just the latest example of this. Sharing knowledge and information more deeply will help us develop better weapons more efficiently and keep both of our countries safe.”

 

It follows work carried out by both countries with MBDA to create Centres of Excellence, consolidating their specialist design and engineering skills. Four of these centres are being established at first, for Weapon Controllers and Test Equipment in France, and for Datalinks and Actuators in the UK; another four, on complex warheads: guidance and navigation systems; algorithms; and software will follow.

 

Signed in 2010, the Lancaster House agreement was brought into existence to solidify the relationship between the two allies and provide greater defence cooperation.

 

During a ceremony at Lancaster House to mark the milestone of the Lancaster House Agreement, French Defence Minister Monsieur le Drian presented medals to four British military personnel.

 

Flight Lieutenant Andrew Barber has received the Croix de le Valeur Militaire, which is equivalent to the UK’s Mention in Despatches. Meanwhile, Wing Commander Stephen Tomkins, Lieutenant Commander Ian Sloan and Major Anthony Coe will receive the recognition of Medaille de la Defense Nationale gold, silver and bronze respectively for their service to the French Armed Forces.

 

Secretary of State for Defence Michael Fallon added: “ I am proud that members of the UK Armed Forces have been recognised for their work with one of our closest allies. These exchange programmes support our relationship with France, allowing our Armed Forces to learn from each other and work together to keep our countries safe.”

 

Further to this, both Defence Ministers re-affirmed the close relationship between the UK and France - highlighted by the fact that both British and French exchange officers have deployed as an integral part of each other’s operational units in combat operations. The Defence Ministers also reviewed:

- The importance of the major exercise Griffin Strike in April 2016, involving a large number of French and British personnel and the considerable programme of mutual development undertaken by our Armed Forces over the last five years;

- The work undertaken by both countries to ensure the safety and reliability of our nuclear weapons and the completion of the British facilities at Valduc in Burgundy in 2016 will demonstrate the success of our cooperation in this area;

- Consideration of further areas of cooperation – potentially including counter-terrorism, Special Forces, and cyber security – and deeper policy coordination in pursuit of our common goals.

photo UK MoD

photo UK MoD

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

 

3 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Les allemands de TDW GmbH, filiale du missilier MBDA, ont testé avec succès une technologie qui permettra prochainement aux forces armées d’adapter l’explosivité d’une ogive en fonction de la cible et de l’environnement de combat. Réalisé le 21 octobre dernier devant une délégation international au sein du centre d’essais du ministère de la Défense britannique d’Otterburn, ce test a permis de valider la pertinence et la maturité de cette technologie « Scalable Effects through Dial-a-Yield », récemment rebaptisée RADIUS (Range Adaptable Device Incorporating Unique Scaling).

 

Introduite en 2013 par TDW, RADIUS avait alors été l’objet d’une première démonstration publique réussie réalisée au sein du centre technique 91 de la Bundeswehr allemande. Le concept avait déjà prouvé sa pertinence, RADIUS ayant correctement fonctionné et limité l’effet de la déflagration d’une bombe Mk82 à 10% de sa puissance initiale. Seule une portion pré-selectionnée de l’explosif avait donc détoné. Pour effectuer ce nouveau test, TDW a cette fois-ci utilisée deux bombes Mk82, l’une à charge minimale et l’autre à charge maximale afin de permettre une claire comparaison entre les résultats des deux tirs et de confirmer l’efficacité de la technologie.

 

Une fois pleinement développée, la technologie RADIUS permettra d’optimiser l’efficacité opérationnelle d’une frappe. Les forces militaires l’utilisant seraient désormais en mesure de contrôler les effets de la déflagration en choisissant de déclencher de 10 à 100% de la charge du projectile. Le caractère asymétrique récurrent auxquelles sont confrontés les militaires de nos jours nécessite en effet des frappes de haute précision. RADIUS devrait prochainement permettre aux militaires engagés dans ce type de scénario de sélectionner l’effet des munitions utilisées jusqu’au dernier moment, en fonction du type du type de cible, de  son environnement, et de sa localisation ; réduisant par la même occasion la quantité de systèmes nécessaires pour mener à bien leur mission. Dans ce but, RADIUS peut être intégré dans un large spectre d’ogives, allant de l’obus d’artillerie au missile de croisière.

 

« RADIUS pourrait bientôt fournir la réponse aux menaces conventionnelles et asymétriques rencontrées au cours des missions de militaires. Grâce à la possibilité d’adapter les effets en fonction de la cible fournie par notre technologie RADIUS, nous pouvons répondre aux besoins de toutes les branches d’une armée – terrestre, maritime et aérienne. Nous sommes fiers de montrer la grande maturité de cette technologie et heureux de constater l’intérêt montreé par les représentants des diverses forces armées, d’agences et d’industries de défense, » a déclaré Ulrich Störchle, directeur de TDW, en marge de cette démonstration réussie.

 

Une technologie ouvrant des perspectives intéressantes pour les forces armées actuellement engagées sur des théâtres dont la nébulosité mêle dramatiquement civils et forces adverses.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 13:50
Britain, France extend joint research program funding

 

Oct. 22, 2015 By Richard Tomkins (UPI)

 

PARIS  -- Britain and France are extending their funding for cooperative research into missile technologies under development.

 

The funding is for the Materials & Components for Missiles Innovation Technology Partnership, or MCM ITP, between the countries and industry partners, such as European missile-maker MBDA.

 

The program is to help the countries weapons capability, strengthen their technological bases. It presently manages research of more than 121 technologies and the new funding will allow the addition of more.

 

"We are glad to witness the UK and French governments' commitment extended over the next two years," said Mark Owen, the head of the MCM ITP Program. "The call for new project proposals is now open on the MCM ITP website and will close 30 November 2015. This gives the opportunity for UK/FR organizations to access this funding, with any projects that are approved starting in September 2016."

 

The annual budget of the organization is more than $14.1 million a year in combined government and industry contributions.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:50
Tir SAMP/T sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse

Tir SAMP/T sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse

 

16/10/2015 DGA

 

Dans le cadre de sa conférence multinationale annuelle sur la défense antimissile balistique, l’Agence américaine pour la défense antimissile (Missile Defense Agency), sur proposition du comité de programme international, a décerné le 6 octobre 2015 le « Technology Pioneer Award » aux équipes françaises et italiennes du système de défense aérienne élargie SAMP/T.

 

Ce prix récompense le succès du tir effectué le 6 mars 2013 par un missile Aster 30 Block 1 contre une cible représentative d’un missile balistique tactique de type SCUD, en interconnexion avec la chaîne de commandement de l’OTAN.

 

Ce tir avait pour objectif de montrer que la capacité de défense antimissile balistique du SAMP/T et son interopérabilité avec l’OTAN via l’utilisation de la liaison 16 lui permettent de s’intégrer dans une opération interarmées et interalliés.

 

Le tir a été réalisé au centre DGA Essais de missiles de Biscarrosse, conjointement par le quatrième régiment d’artillerie de Mantoue (Italie) et le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan. Il a mobilisé des moyens importants de plusieurs centres de la DGA et de l’OTAN, ainsi qu’une frégate Aegis américaine.

 

Les principaux atouts du SAMP/T sont notamment la défense de zone sur 360° ainsi que sa capacité à traiter simultanément tout type de cibles aériennes conventionnelles et balistiques de courte portée. Développé et produit par Thales et MBDA à travers le consortium Eurosam, en coopération entre la France et l’Italie, le système SAMP/T est en service dans ces deux pays qui l’apportent comme contribution au programme OTAN de défense antimissile balistique.

06.10.2015 Le  Technology Pioneer Award remis aux équipes françaises et italiennes du système de défense aérienne élargie SAMPT - DGACOMM - Paco Ben Amar

06.10.2015 Le Technology Pioneer Award remis aux équipes françaises et italiennes du système de défense aérienne élargie SAMPT - DGACOMM - Paco Ben Amar

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 16:50
Vision d'artiste du concept de "Snail Charge Rocket Motor" développé par Roxeldg

Vision d'artiste du concept de "Snail Charge Rocket Motor" développé par Roxeldg

 

22 octobre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Bonne nouvelle pour les nombreuses entreprises françaises impliquées dans la technologie des missiles : le 1er octobre dernier, les gouvernements britannique et français se sont mis d’accord pour prolonger le financement du « Materials & Components for Missiles Innovation & Technology Partnership » (MCM-ITP) jusqu’en 2018. Officialisé par l’entremise de la DGA et de son pendant britannique, le Defence Science and Technology Laboratory, ces fonds supplémentaires permettront de progresser dans la réalisation de 21 projets existant et de permettre à de nouveaux partenaires de soumettre leurs projets pour cette nouvelle étape, dont le démarrage est prévu pour septembre 2016.

 

« Nous sommes heureux de constater la prolongation de l’engagement des gouvernements français et britannique pour les deux prochaines années. L’appel pour de nouveaux projets est maintenant disponible sur le site web du MCM-ITP et sera clôturé le 30 novembre 2015. Cela offre la possibilité aux industries et institutions franco-britanniques d’accéder à ce financement, tous les projets approuvés démarreront en septembre 2016, » a déclaré le directeur du programme MCM-ITP, en marge d’une conférence ayant réuni, ces 21 et 22 octobre, l’ensemble des acteurs impliqués.

Lancé en 2007, ce partenariat stratégique vise à consolider les capacités du complexe industriel franco-britannique en matière d’armement, à renforcer la base technologique et à favoriser une meilleure compréhension des futurs besoins communs. Dans ce but, le MCM-ITP gère un portfolio d’une centaine de technologies de pointe actuellement développées en laboratoire.

 

Le programme MCM-ITP est financé à parts égales par les différents gouvernements et industriels concernés et rassemble un panel élargi de projets concernant des technologies exploratoires pour la production de futurs missiles. Doté d’un budget annuel de 12,5 millions d’euros, dont 30% sont destinés au petites et moyennes entreprises et aux universités, le MCM est depuis sa création devenu la pierre angulaire de l’ensemble des futurs programmes collaboratifs de recherche et de démonstration technologique pour les systèmes de missiles franco-britanniques.

 

Ce programme phare couvre tous les domaines relevant du développement de missiles (senseurs infrarouges et radars, systèmes de propulsion, ogives, systèmes de sécurité, électronique, … pour ne citer que les composantes principales). Bien que la direction de chacun de ces domaines de recherche soie confiée à MBDA ou l’un de ses partenaires (Nexter, QinetiQ, Roxel, Safran Microturbo, Selex ES et Thales), le MCM fait la part belle aux PME et universités, avec 76 partenaires de ce type sur les 121 impliqués dans ce programme.

 

Parmi ces nombreux partenaires, l’on retrouve logiquement l’un des spécialistes des systèmes de propulsion : Roxel Group. Les systèmes de propulsions actuelles répondent à deux contraintes techniques induites par le champ de bataille moderne: une accélération brève et intense du missile à partir de la plateforme de lancement (phase de propulsion), suivie d’une phase destinée à maintenir la vitesse sur la distance le séparant de sa cible. Les moteurs de missile actuels utilisent des caractéristiques géométriques particulières afin de commander chacune des deux phases de combustion. Cependant, cela entraîne des contraintes en matière de ratio longueur/diamètre du missile et réduit donc considérablement la flexibilité du missilier lorsqu’il doit envisager l’intégration du système sur sa plate-forme de lancement. Pour atténuer, voire contourner cette contrainte, Roxel étudie actuellement, dans le cadre du MCM-ITP, un concept inédit, le principe de « snail charge rocket motor ». L’idée est de créer un moteur ayant la capacité de retenir la fonction de lancement/maintien afin de maximiser la portée, tout en offrant plus de flexibilité en matière de ratio longueur/diamètre pour le moteur. La solution technique proposée par Roxel passerait par l’utilisation d’un combustible « escargot » capable de, littéralement, se replier à l’intérieur du propulseur. Cela permettrait de fournir une fenêtre de conception élargie aux missiliers afin de maximiser la portée d’engagement et les dimensions du missile en vue de son intégration sur plate-forme.

 

Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres du savoir-faire déployé dans le cadre du MCM-ITP.

 

Rendez-vous est donc pris, les 11-12 octobre 2017 à Lille, pour la prochaine conférence de présentation des résultats de ce partenariat majeur.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:35
photo MBDA Thierry Wurtz

photo MBDA Thierry Wurtz

 

Oct. 14, 2015 defense-aerospace.com

(Source: Yonhap; issued Oct. 13, 2015)

 

SEOUL --- A newly developed airborne missile by European missile manufacturer MBDA will provide South Korea with "air superiority" over North Korea and other powerful neighbors if they are loaded onto the F-35 combat fighters to be delivered to the country in the coming years, the firm's official said Tuesday.

Under a deal signed last year, South Korea will bring in 40 F-35A jet fighters, the fifth-generation platform with stealth capacities from Lockheed Martin, from 2018 to 2021 to better guard against North Korean threats.

The F-35A fleet will initially be equipped with the U.S.' AIM-120 Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile (AMRAAM), but through software integration, the jet fighters could gain compatibility with MBDA's new missile Meteor, export sales executive Leo Alfano said in a press roundtable in Seoul.

The most notable of Meteor's functions is its superior no-escape zone, or operation range, which is about three times larger than that of the U.S. AMRAAM, Alfano said.

With Meteor's expanded range, three combat jets equipped with the missiles could cover the entire length of the inter-Korean land border, which is more cost effective despite the higher per-unit price of the Meteor, according to the MBDA official.

Asked how many combat jets are needed to perform the same job with AMRAAM missiles, he said about a dozen will be needed.

The introduction of the Meteor will provide South Korea with "air superiority" over the advancing air power of North Korea and other neighbors like China and Russia, he noted.

With funding from Britain, MBDA has developed the technology to integrate the European missile to the U.S.-made F-35 and if South Korea chooses to adopt it, MBDA will provide the integration technology, he said.

The Meteor is a strategic weapon developed under a six-nation joint program involving Britain, Germany, France, Italy, Spain and Sweden, to equip their fleets of Eurofighter Typhoons and F-35s.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:55
Modélisation 3D temps réel de l’environnement pour la navigation autonome des drones

 

06.10.2015 par ONERA

 

A l’ONERA, les drones naviguent à vue

Il y a deux sortes de drones aériens : ceux évoluant en altitude selon les règles de la navigation aérienne et ceux évoluant près du sol. Ces derniers sont dotés d’un mode de vision embarquée très spécifique.

Le drone doté d’une vision 3D et de capacités de calcul temps-réel construit son environnement sous forme d’un modèle 3D, dans lequel il évolue en y évaluant visuellement sa position. Il peut prendre des décisions et élaborer lui-même les commandes de navigation, en fonction des objectifs de sa mission.

A partir de composants du marché – drone léger quadri-rotor, caméras miniatures, ressources de calcul embarquées – les chercheurs de l’ONERA se sont lancés dans la course internationale à l'autonomie de la robotique aérienne et se retrouvent au meilleur niveau mondial avec un savoir-faire essentiellement concentré dans le logiciel : reconstitution 3D, navigation, commande...

Les secteurs d’application sont très variés : surveillance et intervention sur les infrastructures SNCF, dans les transformateurs EDF, pour les militaires, le bâtiment, les ouvrages d’art, l‘archéologie…
 

L’auto-directeur du missile Scalp/Storm Shadow

L’ONERA a mis son savoir-faire en matière de traitement d’image et de reconstitution 3D au service de la défense, bien avant l’engouement pour les drones que nous connaissons actuellement.

Ainsi, de 1992 à 2000 , les spécialistes ONERA ont participé, pour la DGA et l’industriel MBDA, aux phases de définition, de conception et de qualification par simulation de l’auto-directeur du missile MBDA Scalp/Storm Shadow.

Le guidage terminal de précision de ce missile de croisière quasi-autonome est basé sur une corrélation intelligente entre les images de sa caméra infrarouge et un modèle 3D de l’environnement de la cible, non pas construit en temps réel, mais issu d’une préparation de mission.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 11:55
L'armée de l'air et la Marine recevront 9 Rafale en 2016

L'armée de l'air et la Marine recevront 9 Rafale en 2016

 

01/10/2015, Par Michel Cabirol – LaTirbune.fr

 

Dans le cadre du projet de budget 2016, le ministère de la Défense a obtenu 600 millions d'euros de crédits budgétaires supplémentaires. Soit un budget de près de 32 milliards d'euros.

 

En dépit de la maîtrise de la dépense publique et du plan d'économies de 50 milliards d'euros, le ministère de la Défense a obtenu 600 millions d'euros de crédits budgétaires supplémentaires dans le cadre du projet de budget 2016. Soit un budget de près de 32 milliards d'euros (toutes ressources confondues), contre 31,4 milliards d'euros dans la loi de programmation militaire (LPM) initiale. La part des recettes exceptionnelles issues de cessions n'est plus que de 250 millions d'euros en 2016, soit moins de 0,8 % des ressources totales de la mission Défense.

Par ailleurs, le ministère, devenu prioritaire en raison des menaces pesant sur la France, bénéficiera de la création nette de 2.300 emplois en dépit de la modération de la masse salariale qui passe également par la maîtrise des effectifs de l'État. Hors prise en compte de l'actualisation de la LPM, qui conduit à créer 2.300 postes au ministère de la Défense au lieu d'en supprimer 7.500, l'Hôtel de Brienne a obtenu un gain net de 9.800 postes en raison de réductions d'effectifs qui se poursuivraient à hauteur de 1.495 postes.

 

Quelles commandes?

"L'année 2016 se place dans la continuité des efforts engagés depuis 2014 pour rallier le modèle d'armée défini dans la LPM et son actualisation", a expliqué le ministère. Elle verra la consolidation des capacités des armées avec notamment l'industrialisation de la rénovation du Mirage 2000D, la commande d'un système de drones de lutte anti-mines (SLAMF), le lancement du programme qui va succéder au fusil d'assaut Famas (AIF) et la commande d'un quatrième bâtiment multi-missions et de deux bâtiments de soutien et d'assistance hauturier (BSAH) sur une cible de quatre, inscrite dans la LPM 2014-2019.

Parmi les principales commandes, la direction générale de l'armement signera également des contrats portant sur un nouveau système de drone moyenne altitude longue endurance (MALE), de type Reaper, des systèmes d'écoute ROEM (renseignement d'origine électromagnétique) tactique et stratégique, 5.340 fusils d'assaut de nouvelle génération (AIF), la rénovation à mi-vie du missile de croisière SCALP-EG, SLAMF), la régénération de véhicules blindés légers, un bâtiment multi-missions (B2M)...

 

Quelles livraisons?

En 2016, les livraisons des matériels mettent l'accent sur le maintien des capacités de projection-mobilité et soutien des armées avec la livraison de trois avions de transport A400M et de 6 hélicoptères NH90), sur le renforcement des capacités d'engagement et de combat (9 Rafale dont 3 Rafale Marine rétrofités, 5 hélicoptères Tigre, 1 frégate multi-missions, 124 armements air-sol modulaires AASM, 6 premières torpilles lourdes Artemis et 8 missiles EXOCET SM 39...).

En outre, le ministère a tenu à renouveler les capacités de protection-sauvegarde (livraison des deux premiers bâtiments multi-missions B2M, d'un patrouilleur PLG pour la Guyane, 17 missiles Aster 15 et 14 missiles Aster 30).

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
Tir du Mamba depuis le SAMP/T - photo Armée de l'Air

Tir du Mamba depuis le SAMP/T - photo Armée de l'Air

 

28/09/2015 Armée de l'air

 

Depuis le 23 septembre, l’exercice NAWAS 15 bat son plein dans le sud de la France. Près de 900 hommes des trois armées participent à ce rendez-vous majeur de la défense surface-air.

 

Fort de son succès en 2012, l’exercice NAWAS est reconduit tous les trois ans; il s’inscrit désormais dans une certaine continuité. Nouveauté cette année, l’utilisation de la liaison de données tactiques L16 est au cœur du scénario concocté par la direction de l’exercice. NAWAS 2015 vise en premier lieu à entraîner, en terrain libre, les unités de défense sol-air équipées de la liaison 16, à la défense et à l’accompagnement d’une force projetée sur un théâtre extérieur comportant une façade maritime. «Cette édition 2015 est également destinée à développer la prise en compte de la logistique opérationnelle associée à ce type de mission, domaine peu abordé lors des exercices majeurs de défense sol-air», ajoute le capitaine Hervé, officier projet de l’exercice.

 

Un exercice interarmées

La manœuvre terrestre se tient cette année dans le sud-est de la France, entre Narbonne et Nîmes. La partie commandement est, quant à elle, menée depuis le JFAC (Joint Force Air Command - commandement air de la force interarmées) de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun. Pour l’occasion, l’état-major tactique de l’armée de terre, le Land Component Command, est colocalisé avec le JFAC. Ces deux commandements planifient, programment et conduisent l’ensemble des opérations réelles et simulées de l’exercice.
 Pour sa part, l’armée de l’air met en œuvre des systèmes sol-air (Mamba, Crotale NG,…), des moyens C2 (Command and Control – commandement et conduite) tactiques (radar GIRAFFE), ainsi que plusieurs aéronefs (E-3F, Mirage 2000, Rafale, C135…). 
La marine nationale, quant à elle, a déployé en mer Méditerranée, au large de Sète, la frégate de défense  aérienne «Forbin», tandis que plusieurs batteries de défense sol-air de l’armée de terre sont employées sur le terrain. Une unité Mistral de l’armée belge participe également à cet exercice, en coopération avec les forces françaises sur le terrain.

 

Un scénario sur-mesure

«L’idée générique du scénario est de mettre les éléments de la force opérationnelle terrestre (FOT) en phase de manœuvre rétrograde suite à une agression», explique l’officier projet. Dans un deuxième temps, la FOT devra effectuer une manœuvre offensive pour contrer l’adversaire et retrouver l’intégrité territoriale, obligeant les moyens de défense sol-air à réarticuler leur dispositif pendant les différentes phases du scénario. «L’ensemble du dispositif profite de l’activité aéronautique, terrestre et maritime pour entraîner son personnel dans un cadre réaliste, résume-t-il. Nous faisons également appel à un outil de simulation lors de périodes définies pour apporter un complément d’activités opérationnelles.» Par ailleurs, des événements seront générés de manière à travailler les reconfigurations de liaisons de données tactiques. «Une des attentes interarmées est de s’exercer à des bascules de C2, en particulier entre la marine et l’armée de l’air, conclut le capitaine Hervé. Des incidents majeurs sur les réseaux seront également joués.» L’exercice NAWAS 2015 couvre ainsi tout le panel de la défense sol-air et contribue à la préparation opérationnelle d’une multitude d’entités, comme c’est le cas de l’escadron de défense sol-air d’Avord, désigné unité de référence de l’armée de l’air pour la protection d’une force aérienne terrestre.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 16:50
Contrats Rafale : le missilier MBDA va embaucher 550 personnes en France

Les contrats Rafale permettent à MBDA d'embaucher 550 personnes sur 18 mois en France (Crédits : Dassault Aviation A. Pecchi)

 

16/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, a lancé un vaste plan d'embauches en France et en Grande-Bretagne. Il a annoncé le recrutement de 550 personnes sur les sites français d'ici à fin 2016.


 

Les commandes pleuvent (ou vont pleuvoir) chez MBDA, notamment celles liées aux contrats Rafale et Eurofighter : Égypte (1,1 milliard, dont 300 millions pour l'armement de la frégate FREMM) et Qatar (autour de 2 milliards d'euros à confirmer) pour le Rafale et, enfin, Koweït pour l'Eurofighter. Du coup, le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, a lancé un vaste plan d'embauches en France et en Grande-Bretagne. Il a annoncé vendredi lors d'un comité central d'entreprise (CCE) aux syndicats français du missilier le recrutement de 550 personnes sur les sites français d'ici à fin 2016. Soit un solde net de de 220 salariés.

"Les contrats Égypte arrivent au bon moment en raison de l'incertitude sur la charge qui pesait en 2016 et 2017", avait admis en début d'année Antoine Bouvier lors de sa conférence de presse sur le bilan 2014.

Cette augmentation des salariés de MBDA France correspond à une hausse d'environ 5% des personnels du missilier dans les sites français (4.060 salariés sur un total de 10.900 dans le monde). Antoine Bouvier doit prochainement annoncer un plan d'embauches aux syndicats britanniques.

De nombreuses commandes britanniques

Cette nouvelle hausse des effectifs en Grande-Bretagne est le fruit des nombreuses commandes gagnées ces dernières années par les équipes britanniques. D'ailleurs, MBDA a annoncé ce mercredi avoir gagné un contrat de plus de 300 millions de livres (près de 410 millions d'euros) portant sur la livraison de nouveaux missiles air-air ASRAAM, destinés à la Royal Air Force. Ces missiles seront produits dans le nouveau site de fabrication et d'assemblage de Bolton, qui sera mis en service à la mi-2016.

En 2014, l'essentiel des commandes (4,1 milliards d'euros en 2014) a été essentiellement réalisé grâce à des produits britanniques. Ainsi, l'Arabie Saoudite, en vue d'équiper ses Eurofighter fournis par BAE Systems, s'est offert des missiles air-air Meteor, un contrat estimé à un plus de 1 milliard d'euros. C'est le premier contrat export du Meteor. En outre, MBDA avait également enfin obtenu un contrat en Inde. New Delhi a mis en vigueur un contrat estimé à 428 millions de dollars en vue d'équiper les vieux Jaguar de l'armée de l'air indienne de missiles britanniques air-air de courte portée Asraam

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:50
MOD to upgrade air-to-air missile

 

16 September 2015 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

The Ministry of Defence has awarded a £300m contract to sustain a key air-to-air missile used by RAF Typhoon jets, supporting over 400 jobs across the UK.

 

MBDA (UK) Ltd will design and build the new variant of their Advanced Short Range Air-to-Air Missile (ASRAAM) missile, incorporating updated sub-systems into the current ASRAAM design. This will make it possible to upgrade the weapon system as necessary.

The eight-year contract will directly sustain around 200 highly skilled technology jobs across MBDA sites in Bristol, Stevenage, Hertfordshire and Lostock, Lancashire and the UK-based supply chain, with around another 200 supported in wider industry.

Defence Secretary, Michael Fallon, said:

ASRAAM missiles provide our Typhoon jets with battle-winning technology on combat missions, and these upgrades will help to make it a missile for the future, ready for use on our new Lightning II aircraft.

This contract is part of our £160 billion equipment plan, supported by a rising Defence budget. It will sustain hundreds of skilled British jobs and ensure that the RAF continues to perform at its very best.

100%

The timeline slider below uses WAI ARIA. Please use the documentation for your screen reader to find out more.

00:00:00

Chief of Materiel (Air) at the MOD’s Defence Equipment and Support organisation, Air Marshal Simon Bollom, said:

Sustainment of the UK’s short range air-to-air capability is essential as it supports standing operational commitments such as the protection of UK airspace and any other air defence roles.

The contract provides the most cost-effective way of maintaining this capability and allows what is a very effective missile to be retained whilst ensuring continued compatibility with the aircraft we launch it from.

 

MOD to upgrade air-to-air missile

ASRAAM is currently in-service on Typhoon and Tornado GR4 aircraft, and will be integrated onto the Lightning II platform in time for first aircraft delivery.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:50
Typhoon Completes Meteor Guided Firing Trials

An MBDA Meteor long-range, ramjet-powered air-to-air missile launches from a Typhoon during recent trials in the UK, part of the flight test campaign for Typhoon’s ‘Phase 2 Enhancements’ (P2E) program.

 

Sept 15, 2015 defense-aerospace.com/

(Source: BAE Systems; issued Sept 15, 2015)


Our Company has successfully completed guided firing trials of the Meteor Beyond Visual Range Air-to-Air missile launched from a Eurofighter Typhoon combat aircraft.

The trials took place at the Ministry of Defence’s Hebrides range in the United Kingdom and saw Typhoon conduct guided Meteor firings against real air targets in pre-planned scenarios. The trials formed part of the flight test campaign for the ‘Phase 2 Enhancements’ (P2E) programme which will introduce a range of new and improved long range attack capabilities including Meteor and Storm Shadow missiles.

Typhoon aircraft IPA6, a Tranche 2 standard aircraft equipped with the latest P2E software, was used for the trials. Our test pilot Nat Makepeace, who flew the aircraft, said: “The missile separated very cleanly and guided very successfully towards its target maintaining a datalink communication between the weapon and the aircraft.

“This year is undoubtedly one of the most exciting years I have experienced in the development of Typhoon. We are taking to the skies with upgraded software, trialling new nigh

 

t vision helmet technologies, developing and expanding weapons capabilities and looking forward to flying the Captor E-scan radar – all in the space of one year.”

The integration of the Meteor weapon further enhances Typhoon’s swing-role capabilities, allowing the pilot to engage hostile air threats at long range, at the same time as identifying and engaging targets on the ground.

The flight trials were conducted with support from QinetiQ, MBDA and Selex and form part of a NETMA contract to fully integrate the Meteor missile onto Typhoon by 2017.

Information on further developments in the Typhoon Phased Approach can be found here.

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