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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:55
Salon du Bourget : MBDA présente Hoplite

17.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Dans le cadre de sa démarche « Concept Vision », MBDA présente pendant le salon du Bourget son étude de missile surface-sol à longue portée « Hoplite ». Morgan Ossola, chef de projet, explique le pourquoi et le comment de cet exercice de style.

 

Quelle est l’origine de la démarche Concept Visions ?

 

Nous en sommes cette année à la quatrième édition de ce qui peut être comparé, dans son esprit, au « concept car » des constructeurs automobiles. L’idée est de promouvoir des technologies et d’interroger les utilisateurs finaux sur notre interprétation des besoins futurs à une échéance relativement lointaine, 30 ans et plus. Concept Visions n’est pas un programme et ne donnera pas lieu à un développement : c’est une initiative qui doit nous permettre de développer notre créativité.

 

 

CVS HOPLITE L open©Master Image

CVS HOPLITE L open©Master Image

Quels ont été les projets des années précédentes ?

 

En 2010 nous avons présenté au salon de Farnborough un travail sur l’armement du fantassin. L’année suivante, au salon du Bourget, nous avions le missile Perseus de frappe stratégique à très longue portée. L’an dernier, nous avons présenté le concept Vigilus d’armement des drones.

 

Quand avez-vous commencé à travailler sur Hoplite ?

 

Nous avons commencé les études en début d’année, avec une équipe de six ingénieurs à temps plein.

 

Qui a choisi le sujet d’étude ?

 

Le sujet est choisi par le secteur des études amont de MBDA, en accord avec l’équipe de « business development ». Le projet nous est ensuite transmis avec pour mission de trouver des réponses aux questions techniques soulevées.

 

Les visiteurs du salon peuvent voir de belles maquettes sur le stand MBDA. Hoplite ne serait il pas avant tout un exercice de communication ?

 

La maquette sur le stand, c’est la partie émergée de l’iceberg. Hoplite reste avant tout un travail d’ingénieur qui va bien au-delà d’un simple exercice de communication. Comme pour un vrai programme, on passe des revues internes avec des feuilles de route, pour être certain d’avoir un concept qui tient la route. C’est un travail financé à 100% par les quatre entités nationales de MBDA.

 

Pourquoi avoir choisi le thème du missile surface-sol ?

 

On pense qu’en 2035, des missiles complexes seront nécessaires pour fournir une capacité d’appui nécessaire dans une large gamme de scénario opérationnels : appui feu, contre-batterie, suppression de défense aérienne…  Le champ  de bataille de 2035 sera sans doute plus encombré, moins « net » et plus disputé qu’aujourd’hui. Le besoin d’armements de précision se fera sentir pour garantir le temps de réaction et traiter la déconfliction 3D en offrant des trajectoires plus évoluées. Il y aura également besoin d’un vrai saut capacitaire pour faire face aux tentatives de brouillage GPS et d’autoprotections des véhicules.

 

Quelles capacités opérationnelles prêtez-vous à Hoplite ?

 

Nous avons imaginé deux missiles distincts, le Hoplite S et le Hoplite L. Mais les deux auront le même gabarit, des masses comparables et pourront être intégrés indifféremment sur un même lanceur. Le Hoplite S sera relativement basique et pourra être tiré dans des engagements simples ou supportés par une tierce partie (JTAC, drone, avion…).  Avec le Hoplite L, on offrira une capacité d’imagerie autonome avancée, avec une liaison de données bidirectionnelles permettant de garder l’homme « dans la boucle » sous certaines conditions. Et en plus des deux missiles, on a imaginé un système de contrôle de mission perfectionné permettant d’optimiser l’emploi des missiles.

 

Quelle sera la portée du missile ?

 

Les deux missiles, S et L, seront disponibles pour des applications terrestre ou marine, avec des portées équivalentes : 70 km en suivi de terrain ou 160 km en altitude, si l’espace aérien le permet.

 

Pourquoi 70 kilomètres en basse altitude ?

 

Des différents scénarios d’emploi envisagés, le plus dimensionnant est le tir de contre-batterie. On nous a donc demandé cette portée pour dépasser largement l’allonge des canons « classiques » de 2035. Les 60 km devant être parcourus en moins de 2 minutes, le missile sera supersonique pendant son vol. Les 160 km en altitude doivent permettre aux navires de tirer contre des sites sol-air ennemis en restant hors de vue des systèmes de défense côtière.

 

Quel système de propulsion envisagez-vous pour obtenir une vitesse supersonique et une telle portée ?

 

L’éjection du tube se fera avec un piston et nous avons privilégié le concept de « turbo fusée » pour le vol de croisière. C’est un système hybride, aérobie mais à propergol solide, qui comprend une chambre de combustion intégrant un accélérateur à poudre. La puissance est pilotable pour permettre une croisière supersonique mais avec une arrivée sur la cible en subsonique pour laisser éventuellement le temps d’intervenir à un  opérateur.

 

Et pour la charge militaire ?

 

On veut pouvoir viser des cibles très différentes comme un blindé ou une équipe mortier. Nous pensons utiliser un pénétrateur cinétique accéléré : une bonne maitrise de la hauteur d’impact donne un cône létal très resserré, limitant les risques de dommages collatéraux.

 

Quelles autres technologies mettez-vous en avant pour Hoplite ?

 

Le missile sera équipé d’un Ladar (NDA : radar fonctionnant avec un laser plutôt qu’avec les ondes radio) permettant de remplir plusieurs fonctions : altimétrie, désignation de la cible, fusée de proximité et même imagerie très basique pour le Hoplite S, de manière à compenser les erreurs de navigation. Le Hoplite L disposera d’un senseur trimode très robuste pour la désignation d’objectif.

 

A quoi vous sert aujourd’hui ce projet ?

 

Notre premier objectif est de le présenter au salon du Bourget, en particulier pour avoir des retours de ses utilisateurs potentiels. D’un point de vue purement technologique, nous avons pu identifier certaines choses qui vont entrer dans les feuilles de route technologiques de MBDA. Les études pourront se poursuivre sur certaines idées…

 

L’exercice est-il à présent terminé pour vous ?

 

Non ! Après le salon du Bourget, nous allons communiquer en interne sur Hoplite. Puis nous allons capitaliser sur les connaissances acquises au profit des études amont et des responsables des prochains « Concept Visions », pour les aider à mener à bien leurs projets.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:55
Crédit MBDA - I. Chapuis

Crédit MBDA - I. Chapuis

25/06/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

Le MMP pourrait être livré à l'armée de Terre dès 2017.

 

Objectif 2014 pour les premiers tirs propulsés du nouveau MMP (missile moyenne portée) en cours de développement chez MBDA. Après de premiers essais concluants de "tirs-départs" menés en début d'année, et qui ont permis de démontrer l'éjection du missile de son lanceur, le missilier se dit prêt à mener dès l'an prochain de premiers tirs de courte portée sur son site de Bourges.

 

Au total, 10 à 20 tirs d'essais devraient être nécessaires pour qualifier le missile. Les tirs courte portée seront suivis par des tirs plus complexes qui mettront à l'épreuve le nouvel autodirecteur bimode développé par Sagem pour le MMP ainsi que la liaison fibre optique. Les tirs de qualification du missile devraient pour leur part commencer en 2016, en vue de premières livraisons à l'armée de Terre l'année suivante.

 

Pour l'heure, ce programme de développement est mené en grande partie sur fonds propres, même si certaines briques technologiques (autodirecteur, fibre optique, poste de tir…) ont fait l'objet d'un chantier de levée de risques attribué par la DGA fin 2011 et qui s'est achevé au tout début 2013. Confirmé lors d'une récente visite du ministre de la défense Jean-Yves le Drian à Bourges, le lancement du programme MMP doit encore être formalisé par la notification d'un contrat de développement et de production. Celle-ci pourrait avoir lieu fin 2013 ou début 2014.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:50
source defenseindustrydaily.com

source defenseindustrydaily.com

June 26, 2013: Strategy Page

 

There was recently a SINKEX (sinking exercise) in which Norway fired one of their locally made Naval Strike Missiles (NSM) at a decommissioned 2,100 ton Oslo class frigate. The NSM, fired from a smaller missile boat, hit the frigate, did a lot of damage but did not sink it. If the frigate had been loaded with fuel and ammo, the NSM would have started fires and probably put the ship out of service and possibly caused it to go down.

 

Despite the many lightweight (under a ton) anti-ship missiles on the market, NSM still gets sales because it is effective, reliable and affordable. It is also offered for use on ships, aircraft and on trucks (as part of a mobile coastal defense system). The 409 kg (900 pound) NSM anti-ship missile has a 125 kg (275 pound) warhead and a range of 185 kilometers. NSM uses GPS and inertial guidance systems, as well as a heat imaging system (and a database of likely targets) for picking out and hitting the intended ship. Norwegian manufacturer Kongsberg allows buyers to easily install their own radar and control systems.

 

Russian Kh-35 anti-ship missile

Russian Kh-35 anti-ship missile

There is lots of competition, the main ones being the U.S. Harpoon and similar missiles from Russia and China. The Russian Kh-35 anti-ship missile is similar to the American Harpoon but lighter (610 kg/1,340 pounds, compared to 728 kg/1,600) and has less range (130 kilometers compared to 224 for the latest version of Harpoon). The Kh-35 (also known as the SS-N-25 or Switchblade) can be fired from helicopters, aircraft, ships, or shore batteries.

 

China sells a lot of C-801 and C-802 anti-ship missiles. The C-801 is 5.81 meters (18 feet) long, 360mm in diameter, has a max range of 42 kilometers and weighs 636 kg (1,400 pounds) each. The C-801 is similar to the French Exocet, and is believed to have been based on that missile.

 

The C802A is a 6.8m (21 foot) long, 360mm diameter, 682kg (1,500 pound) missile, with a 165kg (360 pound) warhead. The C802 has a max range of 120 kilometers, and moves along at about 250 meters a second. The French Exocet missile is the same size and performance, but costs twice as much (over a million dollars each, but the manufacturer is known to be flexible on pricing.)

 

Exocet MM40 Block 3 firing. MBDA Michel Hans

Exocet MM40 Block 3 firing. MBDA Michel Hans

The new Exocet MM Block 3 has twice the range (180 kilometers) because of their turbojet engine. This is a 670 kg (1,500 pound) missile that has been around for over three decades, has been proven in combat and is known to be reliable. The C802 is known to be less capable than the Exocet, but it looks similar.

 

Russia pioneered the use of larger (up to three ton) supersonic “carrier killer” anti-ship missiles. The most common example is the Yakhont which is an 8.9 meter (27.6 foot) long, three ton missile with a 300 kg (660 pound) warhead. Russia has been building missiles like this since the 1970s but they are only popular with the few nations that have a need to destroy American aircraft carriers.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 11:50
Brimstone Anti FIAC Salvo Fire

June 24, 2013 by Think Defence

 

We have been discussing Brimstone / Sea Spear recently.

This is a video of recent test firing by MBDA from a jackup barge against three fast inshore attack craft with the missiles launched in single a salvo.

This earlier video from QinetiQ that is showcasing their test and trials facility shows the Brimstone also used against a FIAC but this time, launched from a Tornado

Not sure if you have seen this video either, more of a general overview

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 12:30
Défense : ce que peut espérer la France au Qatar

21/06/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le président de la République sera à Doha samedi. Le Qatar, qui doit organiser la Coupe du Monde de football en 2022, s'est fixé comme priorité de muscler ses systèmes de défense et de sécurité. D'où une volonté tous azimuts d'acquérir de nombreux équipements militaires. Et la France rêve de plusieurs grands contrats.

 

Vingt milliards d'euros sous le soleil du Qatar dans le domaine de la défense... C'est l'ensemble des campagnes commerciales auxquelles participent les industriels de l'armement tricolores. Bien sûr, la visite de François Hollande à Doha ce week end aiguise les appétits mais, selon des sources concordantes, le président de la République ne devrait pas participer, sauf énorme surprise, à la signature de contrats dans le domaine de la défense. D'autant que dans quelques jours, Sheikh Hamad ben Khalifa Al Thani devrait abdiquer, quelques jours après la visite de François Hollande, en faveur de son fils Tamim ben Hamad Al Thani, le prince héritier depuis 2003 et réputé francophile.

 

Pourquoi une telle frénésie d'acquisitions pour ce petit pays du Moyen-Orient ? "Cette accumulation de projets, qui arrivent en même temps, est générée par l'échéance de 2022, date à laquelle Doha organisera le Coupe du Monde de football", explique un bon connaisseur de ce dossier. Le Qatar a besoin renforcer sa sécurité intérieure et sa défense dans l'optique de cette échéance majeure, explique-t-il. Et dix ans, ce n'est pas de trop en vue de maîtriser sur le plan opérationnel tous ces équipements militaires sophistiqués. D'où cette accélération d'acquisitions qui ne tomberont pas toutes dans l'escarcelle de la France. Doha a par exemple déjà acheté des chars Leopard (avec à bord l'électronique de Thales) et l'artillerie, dotée de systèmes de communication de l'électronicien français, au groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) face notamment à Nexter, qui proposait des chars Leclec d'occasion en partenariat avec l'armée de terre française et le système Caesar.

 

Rafale, NH90 et VBCI en haut de la pile des Qataris

 

Pour autant, la visite devrait faire avancer des dossiers, notamment ceux qui sont au-dessus de la pile des Qataris comme l'avion de combat Rafale (Dassault Aviation), l'hélicoptère de transport NH90 (Eurocopter) et le véhicule blindé à roue (8x8) de Nexter. En juillet dernier, le Rafale avait beaucoup impressionné les Qataris à l'issue d'une campagne extrêmement positive par temps chaud (50 degrés) au Qatar... sans aucun coup de chaleur contrairement à certains de ses concurrents américains, les appareils de Boeing, les F-15 et les F-18. Les Qataris, qui ont un besoin estimé entre 24 et 36 appareils, ont également évalué le Typhoon Eurofighter et le F-16 Block 50/52 (Lockheed Martin). Le Rafale aurait la préférence des pilotes qataris et serait sorti vainqueur des évaluations techniques, selon un proche du dossier. Doha, qui dispose notamment de douze Mirage 2000-5 vieillissants, pourrait entrer en négociations exclusives avec Dassault Aviation à tout moment, explique-t-on à La Tribune. En revanche, il existe peu de chance pour qu'un contrat soit signé d'ici à la fin de l'année. Mais pourquoi pas 2014... Inch'Allah.

 

Défense : ce que peut espérer la France au Qatar

L'évaluation de l'hélicoptère TTH de l'armée de Terre, en pleine tempête de sable, a également impressionné à Doha, qui ont encore une douzaine de vieux Sea King d'AgustaWestland.. En octobre dernier, un comité d'évaluation qatari est également venu en France et en Italie pour visiter les sites de fabrication du NH90 chez Eurocopter à Marignane et d'AgustaWestland en Italie. Les pilotes qataris ont volé sur du TTH. Pour l'heure, la France travaille sur deux propositions, l'une étant de panacher la version terrestre (12 modèles TTH) et navale (10 NFH), l'autre étant de proposer que du NFH (22 exemplaires). Face au NH90, les Américains proposent le Seahawk de Sikorsky. En revanche, les Qataris préféreraient pour renouveler leur flotte d'hélicoptères de combat (soit une douzaine d'appareils) l'Apache de Boeing au Tigre d'Eurocopter. "L'Apache est plus gros, donc plus dissuasif pour le Qatar", explique-t-on à La Tribune. En outre, les Qataris n'ont pas eu la même profondeur d'évaluation sur le Tigre, note-t-on dans le groupe EADS. Au total, pour Eurocopter, cela représente deux campagnes d'environ 4 milliards d'euros.

 

Défense : ce que peut espérer la France au Qatar

Enfin, le VBCI de Nexter est également dans le groupe de tête à l'issue de récentes évaluations face à ses rivaux allemand (Boxer de KMW et Rheinmetall), finlandais (Patria AMV) et turc. Alors que le dossier sur le plan technique est bien avancé, Doha attend maintenant des offres financières pour l'acquisition de 400 véhicules pour les forces terrestres ainsi quelques exemplaires pour la garde spéciale de l'émir. Il est possible que Doha présélectionne rapidement deux concurrents.

 

MBDA et DCNS en stand-by

 

Défense : ce que peut espérer la France au Qatar

Les dossiers du missilier MBDA et du groupe naval de DCNS apparaissent moins prioritaires aux Qataris. Contrairement à l'Arabie saoudite, chasse gardée de Thales, le missilier MBDA dispose au Qatar de bonnes chances d'équiper les forces armées dans le domaine de la défense aérienne. Le groupe européen propose le VL-Mica ainsi que le système SAMP/T équipé de missiles antimissiles Aster Block 1 pour la défense anti-aérienne. A plus long terme, MBDA et le groupe naval DCNS proposeront des frégates équipées de systèmes anti-missiles Aster 30. Problème, les eaux peu profondes de l'émirat compliquent le dossier.. Enfin, le Qatar pourrait choisir rapidement à l'issue d'un appel d'offre un constructeur pour équiper la marine qatarie de quatre corvettes. DCNS est sur les rangs et propose son système de combat, le Setis.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:31

20.06.2013 Par ministere de la defense

Venez découvrir, présentés par notre reporter, les matériels majeurs exposés sur le stand institutionnel du ministère de la Défense au salon du Bourget 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:55
Le module d'engagement de la section SAMP exposé au Bourget

Le module d'engagement de la section SAMP exposé au Bourget

19/06/2013 Armée de l'air

 

Une fois n’est pas coutume! D’habitude, les spécialistes de la défense sol-air œuvrent dans l’ombre, à la protection des forces. Durant le 50esalon du Bourget, ils sont placés en pleine lumière, répondant aux sollicitations des visiteurs et de la presse.

 

Jusqu’au dimanche 23 juin, un module d’engagement d’une section de défense sol-air moyenne portée (SAMP) est exposé sur le stand Défense du salon du Bourget. «Le module d’engagement est le cerveau du SAMP Mamba, détaille l’ingénieur en chef de l’armement Truffin, directeur de programme à la direction générale de l’armement (DGA). Nous y présentons une capacité particulière du Mamba qui consiste à traiter simultanément des missiles balistiques et des cibles «classiques» (missiles de croisière ou aéronef). Le SAMP a l’avantage de se reconfigurer instantanément face à l’évolution de la menace.»

 

En règle générale, sept véhicules composent une section de tir, auxquels s’ajoutent des véhicules dédiés au soutien. Jusqu’à quatre modules de lancements terrestres, équipés chacun de huit missiles Aster 30, peuvent être implémentés. Une section dispose aussi d’un radar associé à un module de génération électrique.

 

«Nous sommes à la fin du processus de qualification opérationnelle, détaille le directeur de programme. D’ici la fin de l’année, la qualification finale du système doit être prononcée, notamment dans sa mission anti-missile balistique de théâtre (ATBM).»

 

Quatre escadrons de défense sol-air sont actuellement équipés de SAMP: Luxeuil, Mont-de-Marsan, Avord, Saint-Dizier. L’escadron «Servance» de la base aérienne 116 de Luxeuil fut le premier à recevoir la capacité opérationnelle initiale en octobre 2011. Présents au Bourget, quatre opérateurs de cette unité partagent avec le public certaines de leurs connaissances du système. Utilisateurs depuis deux ans, ces spécialistes maîtrisent parfaitement le SAMP. «Nous avons pris part à toutes les phases de qualification opérationnelle, notamment d’accompagnement d’une force terrestre lors de l’exercice Nawas en 2012 ou d’interception de missile anti-balistique en mars 2013», explique un opérateur.

 

Le passage en pleine lumière ne sera que bref. Dès la fin du salon, les aviateurs doivent se mettre en place pour une autre échéance: le dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) du 14 juillet 2013.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:50
CVS soldat©Master Image

CVS soldat©Master Image

 17/06/2013 Par Guillaume Steuer -  air-cosmos.com

 

C'est désormais devenu une tradition : chaque année, à l'occasion des salons de Farnborough ou du Bourget, le missilier européen MBDA présente un nouveau projet "Concept Visions", réfléchissant ainsi aux systèmes de missiles de demain, voire d'après-demain.

 

Cette année, pour la troisième édition de cette initiative innovante, les ingénieurs de la société ont travaillé sur le thème suivant : comment offrir une solution de tir au-delà de la vue directe aux forces terrestres et navales à l'horizon 2035 ? Elaborée en six mois, la réponse de MBDA à cette problématique porte un nom : CVS302 Hoplite.

 

Un système qui se compose de deux missiles différents, mais partageant certaines communalités : le Hoplite-S, version "low-cost" qui dispose d'un unique autodirecteur ladar et semi-actif laser, et le Hoplite-L, une version plus sophistiquée qui peut ralentir sa course avant de frapper l'objectif (concept "homme dans la boucle") et qui incorpore également des voies de guidage actives (électromagnétique) et passive (infrarouge).

 

CVS HOPLITE S ©Master Image

CVS HOPLITE S ©Master Image

Le Hoplite-S pèserait environ 120 kg, contre 135 kg pour le Hoplite-L Les deux missiles partagent un calibre de 180 mm, qui permet d'en emmener quatre dans un lanceur type Sylver A43, et ceux-ci seraient éjectés par un système "soft-launch" comparable à celui utilisé pour le Camm pour ne pas abîmer le pont d'un navire avec les gaz propulsifs.

Ils bénéficieraient tous deux d'un mode de propulsion très innovant, imaginé par Bayern-Chemie : un système "Air Turbo Rocket" qui, non content d'avoir un nom aguicheur, combine un générateur de gaz à alimenté par propergol solide et une fonction aérobie. Les gaz de combustion sont détendus dans une turbine qui joue également le rôle de compresseur. Une solution qui permet de réduire le nombre de parties mobiles tout en facilitant la mise en oeuvre de l'armement, notamment à bord de navires.

CVS counter-battery target©Master Image

CVS counter-battery target©Master Image

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:55
Maquette du leurre actif LEA développé par MBDA pour équiper le Rafale.- photo  air-cosmos.com

Maquette du leurre actif LEA développé par MBDA pour équiper le Rafale.- photo air-cosmos.com

17/06/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

L'impératif de soutien export a triomphé du culte de la confidentialité qui entoure habituellement les évolutions programmées pour le Rafale. Au salon du Bourget, la Direction générale de l'armement présentait ainsi sur son stand deux programmes d'études amont (PEA) actuellement financés pour améliorer les performances de l'avion de combat de français en matière de détection et de guerre électronique.

 

Inédit, le projet LEA (leurre électromagnétique actif) était ainsi présenté pour la première fois à l'occasion du Bourget. Celui-ci porte sur le développement d'un leurre actif largable, qui permettrait de brouiller l'autodirecteur de certaines missiles air-air dans leur phase de guidage terminale. Au moins quatre leurres pourraient ainsi être emportés par un Rafale, au même endroit que les actuels lance-paillettes situés à l'arrière du fuselage. Contrairement à celui qui équipe par exemple l'Eurofighter, ce leurre ne serait pas tracté par l'avion, mais bien largué ; il ne disposerait pas non plus de propulseur.

 

"Un tel système permettrait de compléter efficacement le système Spectra déjà intégré à l'avion pour déjouer certaines menaces très particulières, par exemple des autodirecteurs de missiles air-air fonctionnant en bande Ka", explique un ingénieur de l'armement présent au salon. Le "véhicule" servant de base au LEA est en cours d'étude chez MBDA, et des essais au tunnel de tir ont eu lieu il y a un mois pour vérifier le système de séparation. Des essais en soufflerie du leurre largable devraient avoir lieu à la fin de l'année. Ce programme est mené dans le cadre du PEA Incas (Intégration de Nouvelles Capacités à Spectra), dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises dans nos colonnes.

 

La DGA présentait également pour la première fois un PEA baptisé Tragedac. Notifié en 2010, celui-ci vise à doter le Rafale d'une capacité de localisation passive de cibles grâce à une mise en réseau des appareils d'une même patrouille. Concrètement, deux Rafale détectant une cible grâce à leur optronique secteur frontal (OSF) ou leur Spectra pourrait améliorer la précision de localisation de leur objectif en échangeant leurs données via liaison 16. Une modification purement logicielle mais qui, selon la DGA, serait surtout complexe à mettre en oeuvre du point de la vue de la synchronisation des données entre les appareils. De premiers vols d'essais devraient commencer en fin d'année afin de collecter des données.

 

Plus de détails sur ces programmes dans la prochaine édition d'Air&Cosmos, à paraître vendredi prochain en kiosques.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:55
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:55
Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan FOB)

Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan FOB)

Jun. 10, 2013 - By Andrew Chuter in Paris. – Defense News

 

Europe’s top missile maker emerged from the recent publication of the French government’s austerity-driven defense white paper with three big development programs intact — and an endorsement from the administration of President François Hollande that the company’s strategy to restructure its French and UK capabilities in France toward specialization and mutual dependency could be a model for the defense sector.

 

The white paper’s support for Europe, and particularly the 2010 Anglo-French defense treaty, would have been music to the ears of MBDA Chief Executive Antoine Bouvier, whose company has assets and shareholders in Britain, France, Italy, Spain and Germany.

 

Challenges remain, though. MBDA has to nail down contracts for the three programs confirmed by the white paper: a longer-range Aster air defense system, a new medium-range anti-tank missile and the anti-ship missile that France is launching with Britain. It also must resolve the future of the Medium Extended Air Defense System (MEADS) missile program in the wake of the US decision to pull the plug on funding.

 

Outside of Europe, a big deal to develop a short-range surface-to-air missile with India awaits approval from New Delhi, and Bouvier admits efforts to make a significant breakthrough into the US market are taking longer than expected.

 

Q. What was the strategic message you took from the French government’s decision to approve three key missile programs in its recent defense white paper?

 

A. As a company with shareholders and assets across Europe, it was very important for MBDA that when the white paper was published, it was Euro-minded, and it was. Clearly, the French government has a focus and vision about Europe at the industrial and strategic level. That was clear in the missile decision taken in its support of the defense treaty with the UK. The missile sector that MBDA leads in France and in the UK is specifically referred to in the document as the model for integrating the defense industry in Europe. What is also key for us was the white paper’s recognition that the defense industry is an essential component of France’s wider strategic policy.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. How crucial to your integration aims was the French decision to go ahead with the launch of the anti-ship missile program with the British?

 

A. It’s provided confirmation of the decision made in the 2010 Anglo-French defense treaty to use the missile sector, and ANL/FASGW [anti-navire léger/future air-to-surface guided weapon] in particular, as the test case to prove the feasibility of a specialization and a policy of mutually agreed dependency. Our model is now confirmed as a possible template for further integration in Europe, and this was taken into account in the French decision to move ahead with the program in spite of difficult economic conditions and very difficult timing. France also confirmed through this program its commitment to Anglo-French cooperation.

 

Q. What happens now to test the mutual dependency and specialization model between France and the UK?

 

A. The ANL/FASGW launch will trigger implementation of our centers-of-excellence strategy. We have identified 12 centers in the Anglo-French context. The most optimized capability in the two countries will be used, depending on the requirement. This is something new in Europe. Previously, we have had cooperation through programs. Now, we will remove duplication with the integration of capabilities across two of our countries.

 

Four of the centers will offer specialized capabilities supplying French and British collaborative and national programs. France will be responsible for test benches and onboard computers; in the UK, it’s actuators and data links. It means each time we have a new program or a significant evolution of an existing program, we allocate activities in line with this.

 

Q. With Anglo-French operations working to one policy, and your German and Italian partners adhering to another set of rules, isn’t this an imperfect model on which to base European restructuring?

 

A. I would say it is a model in the making rather than an imperfect model, but it is taking time. The history of MBDA has been step-by-step consolidation into a European group. We make progress where we can, but we have to be pragmatic. We have an opportunity with the Anglo-French sector through the defense treaty and the initiative on the centers of excellence to move forward, and we are having discussions to extend what has been agreed to the other MBDA operations in Europe.

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. When do you expect to get the new missile programs under contract?

 

A. The objective is to sign the ANL/FASGW anti-ship missile contract in the next few months, certainly by the end of this year. The higher-performance, new-technology version of the Aster 30 Block 1 [B1NT] will be 2014 at the earliest. B1NT is not just the development of a new missile, it is part of the global Aster evolutionary map, which now explicitly includes naval capability improvements. The missile moyenne portee [MMP] battlefield weapon has been confirmed as a priority, and we are setting out to get the program under contract by the end of the year.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. Is the MMP a French national program, or are you looking for partners?

 

A. For the moment, it’s a French program. But we also see that for other versions of the weapon, like a long-range model, we could open the program to cooperation from Europe and elsewhere.

 

MEADS launcher in the integration hall. (Photo MBDA)

MEADS launcher in the integration hall. (Photo MBDA)

Q. Will you be able to rescue anything from the MEADS program now that the US government has decided to end funding?

 

A. Cooperation between Italy and Germany on MEADS has allowed us to build high-level capabilities in this sector of extended air defense, and our plan is to build on these assets and propose to the two governments a follow-on to MEADS. US funding will continue up to 2014, and beyond that, we have to agree [on] the way forward with the German and Italian defense ministries. We are currently discussing several options, including finding new partners [identified as Poland by Italian government officials], and Lockheed Martin retaining participation in the next phase of the program.

 

Interview: Antoine Bouvier, Chief Executive, MBDA

Q. The Joint Strike Fighter program continues to mature, but so far, you have only the advanced, short-range, air-to-air missile (ASRAAM) signed up for integration. What progress are you making with other weapons for the F-35?

 

A. The feasibility of getting the Meteor air-to-air missile integrated on the platform has been confirmed by a UK Ministry of Defence study, and we are making good progress on having our weapon included as part of the upcoming Block 4 improvements on the F-35. We are having discussions with several F-35 partners to take the Meteor on the platform. Very positive discussions are ongoing with Lockheed Martin on integrating weapons like Brimstone, Storm Shadow and Spear.

 

SPEAR high precision surface attack weapon for combat aircraft

SPEAR high precision surface attack weapon for combat aircraft

Q. Does becoming a significant player in the US market remain a priority?

 

A. We may adjust our plans, but the US remains an important part of our strategy. It is taking more time than expected and is even more challenging in this time of budget restrictions. The constraints could bring with them opportunities if the customer is seeking more competition, combat-proven equipment and mature technologies.

 

Q. You have had a deal on the table with India since 2011 to develop short-range air defense missiles. What’s the position on that?

 

A. It’s our objective to get a decision this year on the short-range surface-to-air missile (SRSAM) program agreed with the Indian Defence Research and Development Organisation [DRDO]. You have to keep in mind this cooperation is just part of a much larger scheme involving radars [and] command-and-control [systems] which are 100 percent Indian, so the decision is not just on the missile, but the whole system. We have offered a significant amount of tech transfer for long-term cooperation on short-range air defense with DRDO.

 

ASRAAM photo MBDA

ASRAAM photo MBDA

We have other opportunities in India, including the Air Force’s down-selection of ASRAAM for their Jaguar strike aircraft. Those negotiations are continuing. Overall, MBDA, supported by our governments, is prepared to enter into large-scale, very ambitious, long-term technical cooperation with Indian partners. Foreign ownership limitations are certainly restricting the type of technology transfer that we could implement for this type of joint venture, but we think in the medium term, this will evolve into a more open scheme.

 

Q. What sort of company will MBDA look like in five years?

 

A. I want MBDA to be an even more global player with an extended product range and greater market coverage. We are looking for a strong position in India, as well as more partners and cooperations elsewhere outside Europe. It is also about strengthening our position inside Europe, starting with Spain. Poland also is very important.

 

In terms of integration of the company, we want to move further along the lines we are implementing on the Anglo-French defense treaty.

 

Q. What do you want your legacy to be when you leave MBDA?

 

A. Leaving MBDA is not on my agenda today, but when I do, it would be to depart having reinforced the company’s position as a global player and an industrial leader in Europe. ■

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:55
Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

Jean-Yves Le Drian et Antoine Bouvier, PDG de MBDA à Bourges (Crédits G Belan)

12.06.2013 Par: Guillaume Belan (FOB)

 

Le ministre continue son « service après-vente » du Livre blanc sur la défense présenté début mai. Jean-Yves Le Drian, était à Bourges lundi pour une présentation aux industriels de défense. Au centre de la France, Bourges est historiquement un des grands bassins d’emplois défense, vivier de hautes technologies de l’armement. Jean-Yves Le Drian s’est rendu sur le site de MBDA avant de visiter l’activité munitionnaire de Nexter à la Chapelle-Saint Ursin (sur laquelle FOB reviendra). Avec près de 6000 emplois, l’activité défense dans la région centre est très importante et de nombreux élus locaux étaient là pour le faire savoir au ministère de la défense, premier investisseur public de l’Etat.

 

« Les contraintes financières sont fortes et les décisions difficiles » a prévenu le ministre de la défense, « mais l’industrie de défense est un atout économique, pour l’emploi, pour la technologie, pour la balance commerciale. Les dépenses publiques de défense sont un investissement pour l’avenir. »

 

« Le maintien d’une industrie de défense en pointe est l’une des ambitions fortes du Livre blanc que le Président de la République vient d’approuver et de la Loi de programmation militaire que nous sommes en train de préparer et qui doit être votée à l’automne. L’industrie française de défense doit demeurer l’une des deux premières en Europe, car c’est l’une des clés de notre autonomie stratégique, » a précisé Jean-Yves Le Drian

 

Le MMP et One MBDA confirmé

 

« One MBDA » bientôt une réalité

Reconnaissant que MBDA a « un rôle particulier » dans cette industrie de souveraineté, et participe à « l’autonomie française dans l’armement, outil essentiel de défense », le ministre a confirmé le lancement de plusieurs programmes de missiles dans la future LPM (Loi de programmation militaire) en préparation. Le premier, le MMP (missile moyenne portée) dont la phase de levée de risque pour donner un successeur au missile antichar Milan a déjà été financé. C’est donc le lancement du programme du prochain missile antichar de l’armée de terre qui est attendu « et peut se faire rapidement, dès 2014 » a précisé le ministre, saluant au passage les études auto-financées du missilier européen (Milan ER notamment). C’est donc une bonne nouvelle pour l’armée de terre et MBDA, qui attendaient depuis un certain temps la confirmation de ce programme.

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM crédits MBDA

« Obligatoire » aussi le MDCN, le programme français de missile de croisière naval, qui sera mis en œuvre depuis les navires de surface mais aussi sous-marins.

« One MBDA » bientôt une réalité

Dernier programme confirmé, l’ANL, missile antinavire léger, mis en œuvre depuis hélicoptères. « Même si son choix ne s’impose pas, il y a nécessité d’anticiper d’autres développements pour MBDA, notamment dans le cadre du partenariat franco-britannique ». Traduction : si l’ANL ne répond pas à un besoin impérieux en France, son lancement est important pour la relation avec Londres, dont la Marine en a un besoin criant, et participera à conforter MBDA comme la seule filière missile en Europe, l’objectif étant d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le domaine, poussé par Paris et Londres. « Décision complexe, L’ANL va être lancé pour que « One Complex Weapon » devienne une réalité » a confirmé le ministre, assurant de la pérennité de la R&T missile franco-britannique.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:55
Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino

12/06/2013 Loïc Picard -  Economie et technologie

 

Lundi 10 juin 2013, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s'est rendu à Bourges sur les sites industriels de MBDA et Nexter, deux grands groupes liés à la défense. Une visite durant laquelle il a notamment signé une convention bilatérale "Défense-PME", avec les PDG des entreprises françaises.

 

En première partie de journée, le ministre a visité les locaux berruyers du complexe de MBDA, une entreprise française spécialisée dans la production de missiles tactiques. Au cours de cette visite, il s'est adressé au personnel du site ainsi qu'aux responsables, et a confirmé le lancement du programme de production de missiles anti-navires légers (ANL), en coopération avec la Grande-Bretagne, qui équiperont à terme les hélicoptères de combat français et britanniques. Les productions de la version Marine du missile de croisière Scalp et du nouveau missile moyenne portée (MMP), remplaçant l'actuel Milan, ont également été confirmées.

 

Jean-Yves Le Drian s'est ensuite rendu à La Chapelle Saint-Ursin, sur le site du groupe Nexter --principal fournisseur des munitions de gros calibre, véhicules blindés et systèmes d'artillerie de l'Armée française--, où il a annoncé la prolongation du contrat de production d'obus de gros calibre, pour un montant 175 millions d'euros d'ici à 2020.

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino / ECPAD

Le ministre de la Défense en visite à Bourges sur le site de Nexter. Photo : Roland Pellegrino / ECPAD

Les engagements annoncés par le ministre seront précisés et délimités par la Loi de programmation militaire (LPM) prévue pour la fin du mois de juillet. Elle reprendra les principaux axes délimités par le Livre Blanc et précisera les délais de livraison ainsi que le nombre d'équipements retenus pour les différents programmes.

 

Conformément aux engagements pris par le ministre, le 27 novembre dernier lors du lancement du Pacte Défense-PME, une convention bilatérale a été établie avec MBDA et Nexter, avec pour objectif de favoriser le développement des PME du secteur de la défense. Un enjeu important, le secteur comptant près de 4000 entreprises.

 

À l'issue de chacune de ses visites, Jean-Yves Le Drian a souligné l'importance qu'occupent les industries de défense dans l'économie française, et a rappelé l'engagement de l'Etat auprès de ce secteur clé pour l'autonomie stratégique de la France, avec un budget annuel pour la défense inchangé de 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016.

Industrie de défense : le ministre de la Défense s'engage
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
photo leberry.fr

photo leberry.fr

11.06.2013 Frank Simon - leberry.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a profité de sa visite à MBDA et Nexter munitions pour confirmer deux programmes très attendus par les deux industriels.

 

La visite d’une journée du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est déjà un événement en soi. Le fait qu’il vienne dans l’agglomération berruyère pour signer deux conventions liant MBDA et Nexter munitions aux PME locales, sources de sous-traitance, est également un geste à saluer. Mais que Jean-Yves Le Drian vienne dans le Cher pour notifier à ces deux groupes d’importance pour le tissu local la concrétisation de deux programmes majeurs est assurément à marquer d’une pierre blanche dans un contexte industriel de la défense pour le moins tendu à la veille des discussions autour de la future loi de programmation militaire.

 

Missile anti-navire léger

 

Une visite ministérielle entamée chez MBDA Aéroport avec un ministre de la Défense accueilli par le président du groupe industriel, Antoine Bouvier. Le temps d’une visite au pas de charge des ateliers des lignes de production mécanique et de production composite et les deux hommes, accompagnés par les élus départementaux, s’isolent pour ressortir quelques instants plus tard. Antoine Bouvier a le sourire des bons jours. Il faut dire que le ministre vient enfin de lui confirmer l’engagement de la France dans la poursuite du programme de développement du missile anti-navire léger développé depuis plusieurs mois par MBDA sur fonds propres. Un soulagement pour le président du groupe qui ne cachait pas ses craintes, il y a encore peu de temps, de voir l’État Français revenir sur un engagement pris en 2010 dans le cadre des accords de Lancaster House, signés par Paris et Londres, qui s’étaient mis d’accord pour lancer en commun le développement du missile anti-navire léger, pour un coût estimé à 500 millions d’euros.

 

Un missile qui doit équiper à terme les hélicoptères Lynx Wildcat de la Royal Navy ainsi que les NH-90 Caïman et Panther de la marine nationale. Mais le changement de gouvernement avait quelque peu retardé les décisions de lancement de programme. Au point tel qu’Antoine Bouvier avait déclaré à nos confrères de la Tribune : « Si les Français ne prennent pas de décision sur l’ANL, nous ferons ce programme quoi qu’il arrive mais ce sera alors un programme britannique. » MBDA ayant déjà initié les études sans attendre la décision étatique. Un risque qui a payé, semble-t-il, et qui a même été salué, hier, par le ministre.

 

Munitions de gros calibres

 

Autre entreprise de la défense et autre annonce attendue : Jean-Yves Le Drian s’est en effet ensuite rendu sur le site de Nexter munitions à La Chapelle- Saint-Ursin où il a été, là encore, accueilli par le président du groupe Nexter, Philippe Burtin. Une visite sur le même rythme que précédemment, avec une découverte du travail, réalisé dans les ateliers gros et moyens calibres, un passage par la case apprentissage avec une rencontre entre le ministre et plusieurs apprentis notamment en pyrotechnie et une présentation du système d’arme à munitions télescopées 40 millimètres, développé par la filiale franco-britannique CTA International. Et si là encore, le ministre a signé une convention entre Nexter et les PME locales, la nouvelle du jour tenait assurément dans la confirmation de la commande pour 175 millions d’euros de munitions de gros calibres à Nexter. Une annonce, on l’imagine, attendue dans le cadre des commandes pluriannuelles de l’État. Une commande qui permet de conforter le plan de charge pour Nexter munitions pour les années à venir.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

11.06.2013 Helen Chachaty à Bourges - .journal-aviation.com

 

Lors de son déplacement à Bourges sur le site de MBDA le 10 juin, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé le programme de missile anti-navire léger (ANL), qui doit à terme équiper les hélicoptères maritimes français et britanniques tels que les AW159 Wildcat, les NH90 ou les Panther.

Jean-Yves Le Drian confirme le missile ANL

Le programme était plus ou moins en suspens, attendant l’aval du gouvernent français. C’est à présent chose faite, l’ANL sera bien intégré à la LPM et lancé « prochainement », sans toutefois de calendrier plus précis. MBDA table sur une mise en service qui pourrait intervenir à partir de 2015.

 

En janvier dernier, le CEO de MBDA Antoine Bouvier avait qualifié le programme d’urgent et l’avait jugé absolument nécessaire, en particulier pour la Grande-Bretagne, forcée de prolonger la durée de vie de ses actuels Sea Skua.

 

L’ANL (FASGW – Future Anti-Surface Guided Weapon) est un missile de 100 kg, dont la portée doit atteindre 20 kilomètres.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00
Nexter munitions reçoit une commande de 175 millions d’euros

11 juin 2013 Patrick Déniel et Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

La filiale du groupe Nexter va développer sept types de munitions pour la Direction général de l’Armement (DGA).

 

Lors de sa visite, ce lundi 10 juin, sur le site de Nexter, à La Chapelle Saint-Ursin, près de Bourges (Cher), le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a annoncé que la Direction générale de l’Armement (DGA) vient de notifier une commande de 175 millions d’euros au groupe Nexter Munitions.

 

Il s’agit de la suite du contrat de 313 millions d’euros de munitions de gros calibres (105, 120 et 150 millimètres) dont la première partie avait été contractualisée fin 2011. Le contrat regroupe la production et le développement de sept types de munitions, notamment utilisées au Mali.

 

Cinq à six ans d’activité

 

"Ce contrat va nous assurer 20 % d’activité sur les cinq ou six prochaines années" assure Jean-Patrick Baillet, le PDG de Nexter Munitions. La filiale du groupe Nexter réalise environ 130 milliond d’euros de chiffre d’affaires, c’est dire l’importance de cette commande.

 

Le ministre de la Défense a également visité les locaux du missilier MBDA, où il a signé avec Antoine Bouvier, son PDG, une convention bilatérale dans le cadre du Pacte Défense PME afin de favoriser la croissance des PME sous-traitantes du missilier.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:55
Exercice militaire à Canjuers. Les chars Leclerc sont en première ligne. (SIPA)

Exercice militaire à Canjuers. Les chars Leclerc sont en première ligne. (SIPA)

10-06-2013 Hubert Levet pour Challenges.fr

 

EXCLUSIF Le ministère de la Défense s'apprête à annoncer d’importantes commandes de munitions auprès de MBDA et Nexter.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement dans la région Centre ce lundi 10 juin, devrait dévoiler un important programme d’acquisitions de munitions pour les armées françaises. Sont concernés les groupes industriels Nexter et le missilier MBDA, filiale d’EADS, qui tous les deux possèdent des sites dans la région Centre.

 

MBDA va être retenu pour fournir aux frégates FREMM de la Marine Nationale, mais aussi aux futurs sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda, des missiles Scalp Naval. Toujours pour les frégates, des missiles anti-missiles Aster vont aussi être commandés à MBDA. La filiale munitions de Nexter va de son côté se voir confier une seconde commande pluriannuelle d’obus de gros calibre (155mm, 120mm et 105mm) pour les systèmes d’armes de l’armée de terre. Cette commande, qui va apporter deux exercices d’activité à Nexter Munitions, va générer vingt embauches dans la filiale.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 16:50
FREMM Carlo Bergamini

FREMM Carlo Bergamini

06/06/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

The Italian Navy has received its first FREMM (fregata multi-missione) frigate, one of ten ultimately set to be pressed into service. Named the Carlo Bergamini, the Italian Navy's initial FREMM frigate is now at La Spezia shipyard.

 

Ultimately, 10 FREMMs will join the Italian Navy, while 11 more will join the French Navy.

 

The multipurpose FREMM is a joint French/Italian collaboration between DCNS and Fincantieri. Designed to work in the anti-submarine, anti-ship and anti-aircraft roles, it's being built in several versions optimised for particular nations' requirements but all FREMMs are equipped with an Otobreda 76mm Super Rapid gun, MU 90 torpedoes, a SLAT anti-torpedo system and a landing pad able to accommodate a single NHIndustries NH90 helicopter.

 

Italian Navy FREMM

 

The Italian Navy is reequipping with two FREMM versions: a general-purpose frigate and a model that specialises in anti-submarine warfare.

 

Work on the Carlo Bergamini began in February 2008 and the vessel was launched in July 2011. The Carlo Bergamini is the Italian Navy's lead FREMM frigate and will be followed into service by the Virginio Fasan, the Carlo Margottini, the Carabiniere, the Alpino, the Luigi Rizzo and four more as yet-unnamed frigates.

 

144 metres long and 19.7 metres wide, the Carlo Bergamini FREMM displaces 6,500 tons of water in its heaviest configuration, can travel at up to 27 knots and can accommodate a maximum of 145 naval personnel. Its armament includes the SAAM Aster 15 missile system and Teseo Mk2 anti-ship missiles, while on the systems side it boasts an EMPAR G-band multifunction phase array radar and Galileo Avionica SASS (silent acquisition surveillance system) technology.

 

FREMM Frigate

 

The Italian Navy's FREMM frigates are the replacements for its now-ageing Maestrale and Lupo-class frigates, which are due to be phased out by 2021.

 

The Italian Navy's other equipment includes a pair of aircraft carriers, amphibious assault ships, destroyers and attack submarines. The naval arm is also one of the AV-8B Harrier II's operators, alongside the Spanish Navy and the US Marine Corps.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:55
VBCI - photo ECPAD

VBCI - photo ECPAD

04/06/2013 ministre de la Défense

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rendra à Bourges lundi 10 juin 2013 pour son premier déplacement dans les industries d’armement depuis la présentation du nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Il réaffirmera la place des industries de défense dans l’économie française et le soutien apporté par l’État aux 4 000 entreprises du secteur.

 

Le Livre blanc présenté le 29 avril dernier reconnaît l’industrie de défense comme une composante essentielle de l’autonomie stratégique de la France. Le maintien d’un volume significatif de crédits publics est stratégique pour préserver les compétences indispensables dans les secteurs clés identifiés et suivis par le ministère de la Défense.

 

Les industries de défense jouent un rôle moteur pour la compétitivité de l’économie française et l’emploi industriel. Elles concernent 4 000 entreprises, près de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaire, et emploient 165 000 personnes dont 20 000 hautement qualifiées. Elles exportent entre 25% et 40% de leur production et contribuent significativement à la balance commerciale de notre pays.

 

L’impératif industriel se traduit notamment par le haut niveau des crédits accordés aux études et recherches qui conditionnent l’avenir technologique (750 millions d’euros en 2013), et l’utilisation par l’État actionnaire et client de tous ses moyens pour faciliter les évolutions nécessaires et veiller à ses intérêts stratégiques et économiques.

photo MBDA

photo MBDA

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:55
Tir opérationnel sur le système d’arme "Mamba"

Tir opérationnel sur le système d’arme "Mamba"

04/06/2013 Armée de l'air

 

Le 3 juin 2013, l’escadron de défense sol-air (EDSA) 2/95 «Sancerre» d’Avord a validé son premier tir opérationnel sur le système d’arme «Mamba», lors d’une campagne de tir multi-système sur le site d’essais missile des Landes, à Biscarosse.

 

Après une année de préparation et de prise en main du système sol-air moyenne portée "Mamba", l’EDSA 2/95 «Sancerre» et l’escadron de soutien technique sol-air 2E950 d’Avord ont validé à 11h30, leur 1er tir ASTER à partir du "Mamba". Ce tir a été réalisé dans un environnement complet mettant en œuvre l’ensemble de la chaine de commandement de théâtre avec le déploiement, à côté de la section Mamba, d’un centre de détection et de contrôle déployable (CDC/D) d’Évreux et d’un centre de management de la défense dans la troisième dimension (CMD3D), tous communicant par liaison 16 (L16).

 

Validation du tir au cœur d’un scénario complexe

 

Le scénario d’engagement reposait sur les capacités de discrimination ami-ennemi du système. La séquence mettait alors en œuvre deux cibles simulant un chasseur «ami» menacé par un chasseur «ennemi», les deux évoluant à une altitude de 2000 mètres et à 450 nœuds (environ 230 mètres par seconde). L’identification et la classification des cibles ont été transmises du CDC/D au CMD3D, lequel ordonna le tir. Au départ du missile, la cible ennemie se trouve à 50km. Elle sera interceptée à 40 km. Le tir est validé.

Système sol-air moyenne portée (SAMP) "Mamba"

Système sol-air moyenne portée (SAMP) "Mamba"

L’EDSA 2/95 «Sancerre» d’Avord est donc le nouvel escadron opérationnel sur "Mamba". Il a démontré le parfait fonctionnement du système dans une chaine de commandement complète sous L16.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55
Afghanistan - poste de tir Milan Mars 2012 photo MinDef Fr

Afghanistan - poste de tir Milan Mars 2012 photo MinDef Fr

28/05/2013 Par Jean Guisnel Défense ouverte Le Point.fr

 

Le successeur du Milan est au centre d'une bataille. La France choisira-t-elle le Javelin américain, ou le MMP de MBDA, filiale d'EADS ?

 

Dans la période de relative disette budgétaire ouverte pour la défense, les industriels se battent bec et ongles pour les rares nouveautés qui s'annoncent. C'est ainsi que l'armée de terre, qui doit prochainement engager le remplacement de ses missiles antichars Milan, se voit proposer deux engins concurrents. Le premier, dit MMP (pour missile moyenne portée), est en cours de développement par l'industriel fabricant du Milan, MBDA, qui n'est autre que la filiale "missiles tactiques" d'EADS. Logiquement, si les règles classiques d'achat national étaient respectées, ce contrat de 400 millions pour la livraison des engins ne devrait pas échapper à MBDA. La partie française de cette entreprise est considérée comme un élément structurant de la BIDF (Base industrielle et de défense française). Sauf que...

 

"Sur étagère"

 

Voici quelques années, les soldats français opérant en Afghanistan avaient critiqué l'actuel Milan, qui ne possède pas la capacité "tire et oublie" qui permet au tireur de s'abriter après le départ du coup. Les Français avaient alors acheté "sur étagère" 260 missiles et 76 postes de tir proposés par le consortium américain Lockheed-Martin/Raytheon. Mais il faut maintenant passer à la suite. Après 2014, le Milan sera rangé au magasin des armes déclassées. En juin 2009, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon avait eu des mots cruels pour MBDA : "Si nous devons attendre des mois, voire des années, avec tous les ­risques liés au développement [d'une nouvelle arme], ce n'est pas possible. On peut aider notre industrie, mais pas sans répondre aux besoins."

 

Washington à la manoeuvre

 

 

Washington propose son missile antichars à l'armée française

Alors que les discussions sur la loi de programmation militaire sont bien engagées, avec le parage des budgets qui va avec, les États-Unis reviennent à la charge. Des décisions sur le futur missile antichar de l'armée française sont attendues le mois prochain lors d'un comité ministériel d'investissement, et Washington veut voir le nouveau modèle du Javelin emporter le marché, en expliquant au gouvernement français que ce programme permettrait une économie budgétaire de 100 millions d'euros. L'ambassade américaine à Paris soutient activement les industriels, faisant valoir que l'US Army entend moderniser le Javelin pour qu'il demeure en service jusqu'en 2050. Ces performances accrues porteraient notamment sur une augmentation de la portée et de la précision.

 

"Homme dans la boucle"

 

Du côté des Français, on estime que le Javelin pèche sur un point majeur : il ne peut pas être guidé jusqu'à sa cible. Cette capacité, dite "homme dans la boucle", est permise par une fibre optique qui relie le missile au poste de tir, cette méthode empêchant tout brouillage. Jusqu'à la dernière seconde, le tireur peut donc dévier l'engin de sa cible initiale, notamment pour éviter un obstacle surgi à la dernière seconde. De source proche de l'industriel américain, on fait valoir qu'une solution à ce problème est intégrée à l'offre, qui pourrait associer finalement la double capacité "tire et oublie" et "homme dans la boucle". Comment donc ? Mais tout simplement en proposant une association à MBDA, qui pourrait apporter au Javelin modernisé sa compétence en matière de filoguidage.

 

Double capacité

 

Chez MBDA, on ne commente pas. On fait par ailleurs valoir de source française bien informée que le projet de l'industriel intègre la double capacité "tire et oublie" et "homme dans la boucle", qu'il a bénéficié d'un contrat de "réduction de risques" de 20 millions d'euros, que Sagem est associé à ce programme pour le poste de tir, et que tout se passe conformément au calendrier prévu avec de possibles livraisons des premiers missiles en 2017. Au sein des gigantesques marchés industriels qui se discutent autour de la loi de programmation militaire, il s'agit d'un contrat mineur. Mais il est visiblement décisif pour les industries concernées.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:56
François Hollande favorable à des alliances industrielles européennes

24 mai 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ANALYSE  Le président de la République veut faire évoluer les participations de l’Etat dans les groupes de défense français et favoriser des regroupements à l’échelle européenne.

 

A l’occasion de son discours à l’Institut des hautes études de Défense nationale, François Hollande chef des armées, a tenu à rassurer la communauté militaro-industrielle sans cacher toutefois sa volonté d’impulser de grands changements. D’une part, le chef de l’état s’est dit en effet bien décidé à "préserver notre industrie de Défense". Pour cela, le pays maintiendra le niveau du budget de la Défense à 31,4 milliards d’euros en 2014 comme en 2012 et 2013 et également celui de l’effort en recherche et développement. Il a également affirmé qu’"aucun grand programme (Rafale, hélicoptère d’attaque Tigre et de transport NH90, sous-marins Barracuda et système Félin d’équipement du fantassin, ndlr) ne serait arrêté". Les industriels craignent toutefois une réduction du volume des commandes ou leur étalement dans le temps.

 

"Des champions européens"

 

D’autre part, le chef de l’Etat n’a pas caché son objectif de restructurer en profondeur le tissu industriel français. "Les participations de l’Etat doivent évoluer. Des alliances industrielles doivent être conclues à l’échelle européenne. (…) C’est un enjeu de compétitivité. (…) Il faut être capable sur les principaux domaines de l’industrie de défense d’avoir des champions européens. C’est déterminant", a-t-il insisté sans préciser de calendrier. A la fois actionnaire stratégique (direct ou indirect) et premier client des groupes de Défense (Dassault Aviation, DCNS, EADS, MBDA, Nexter, Safran, Thales…), l’Etat veut désormais enclencher une restructuration industrielle d’ampleur. L’exécution de cet objectif ne sera pas simple toutefois. En avril dernier, la Cour des comptes avait critiqué son action en tant qu’actionnaire des principaux groupes de défense hexagonaux. En 2010, dans un souci de rationalisation, l’Etat avait alors été incapable d’imposer un rapprochement majeur entre Thales et Safran, deux entreprises pourtant sous son contrôle. Les alliances européennes qui nécessiteront l’accord des autres Etats s’annoncent encore plus complexes à mettre en œuvre.

 

"Chacun veut prendre la place principale"

 

L’échec retentissant de la fusion entre EADS et le britannique BAE, en octobre 2012, qui aurait donné naissance au premier groupe mondial de défense et d’aéronautique, a été dû en partie au véto de la chancelière Angela Merkel qui craignait des restructurations trop brutales en Allemagne. François Hollande est bien conscient des écueils qui l’attendent, déjà dans le domaine de la coopération au niveau des Etats eux même : "Chacun veut prendre la place principale, ce qui rend difficile la solution". Toutefois, il tient à ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la Défense. Le contexte économique de récession pourrait être son premier atout : contraints d’optimiser leur budget de Défense, les pays européens risquent le décrochage par rapport aux autres puissances étrangères. Ainsi les dépenses militaires de la région Asie-Pacifique viennent de dépasser celles du vieux continent.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:55
François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

24/05/2013 capital.fr (Reuters)

 

François Hollande a affirmé vendredi sa volonté d'ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense pour mutualiser les moyens dans un contexte de restrictions budgétaires, processus qu'il entend nourrir de propositions avant la fin de l'année.

 

Sur fond de menaces terroristes persistantes, Paris souhaite élargir ses coopérations au-delà de son lien traditionnel avec le Royaume-Uni, l'autre puissance nucléaire européenne, qui envisage les coopérations de défense de manière bilatérale.

photo EDA 2013

photo EDA 2013

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a mis l'Europe de la défense au menu du sommet de décembre, une initiative saluée à Paris, qui voit d'un bon oeil l'ouverture à une coopération avec des pays de l'Est comme la Pologne.

 

"La France veut ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense", a déclaré le président français à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

 

"La nécessité partagée de redresser nos finances publiques nous invite à mutualiser des capacités, à prendre davantage d'initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération, en tenant compte des savoir-faire de chacun".

 

"APPÉTENCE NOUVELLE"

 

François Hollande appelle de ses voeux une coopération renforcée avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne mais aussi les pays du groupe de Visegrad, qui regroupe Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque.

 

"L'Europe de la défense, ça doit être l'Europe tout entière, y compris celle qui était hier de l'autre coté", a-t-il dit.

 

Son entourage dit constater à cet égard "une appétence nouvelle en la matière de la part des instances bruxelloises et un intérêt plus fort de nos partenaires pour coopérer".

 

Alors que la France a réintégré en 2009 le commandement intégré de l'Alliance atlantique, après plus de 40 ans d'absence, Paris évoque une "maturation" des pays de l'Est "à l'idée qu'un système européen n'est pas antagoniste avec une appartenance à l'Otan" et "une Allemagne plus ouverte" en matière de coopération de défense.

 

"Notre approche est pragmatique, réaliste, basée sur des données objectives pour une coopération au meilleur coût", ajoute-t-on de source diplomatique française. "La défense européenne ne sera ni contre, ni sans les Etats-Unis".

 

Devant un parterre de spécialistes réunis à l'IHEDN, François Hollande a expliqué les efforts demandés à l'armée, un mois après la remise du Livre Blanc pour la période 2014-2019.

 

Le président a confirmé les 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019, soit près de 10% des effectifs, ainsi que le maintien "à son niveau actuel" de l'effort de défense, soit un budget 2014 de 31,4 milliards d'euros "exactement le même montant qu'en 2012 et en 2013".

 

La loi de programmation militaire pour 2014-2019 doit être présentée en conseil des ministres fin juillet et votée au Parlement d'ici la fin de l'année.

 

A un an des élections municipales, le chef de l'Etat s'est dit attentif au maintien des sites d'implantation militaire.

 

"J'ai demandé qu'une attention particulière soit portée pour que nous puissions maintenir une présence partout sur le territoire et éviter des fermetures de site. Mais je suis attentif à ce qu'en Outre-Mer, nous puissions également assurer notre présence", a-t-il souligné.

 

DISSUASION

 

Le Livre blanc affirme la volonté de protéger le secteur industriel, qui représente 4.000 entreprises, emploie 165.000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de près de 15 milliards d'euros.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

François Hollande a évoqué un ajustement des équipements "à la réalité des menaces d'aujourd'hui et de demain".

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Il a évoqué la commande, "trop longtemps différée", de "drones de surveillance et de combat", d'avions de transport A400M et de ravitaillement en vol MRTT, de frégates multirôles Fremm, de véhicules blindés VBMR et de missiles anti-navires légers, en coopération avec les Britanniques.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Pas question non plus de freiner les programmes en cours concernant les avions de combat Rafale, les hélicoptères d'attaque Tigre et de transport NH90, les sous-marins Barracuda.

 

En matière de dissuasion, le président a dit son souhait d'en conserver les deux composantes, océanique et aéroportée, et rappelé que 11% du budget annuel de la défense y était consacré.

 

"Est-ce trop dépenser pour sanctuariser la sécurité du pays ? Je ne le pense pas", a-t-il affirmé.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Le président a souligné que le récent échec de l'essai d'un missile M51, dont les causes sont à l'étude, ne devait pas faire oublier les cinq essais antérieurs réalisés avec succès.

Edité par Yves Clarisse

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:30
 Raytheon SLAMRAAM

Raytheon SLAMRAAM

24/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le sultanat va acquérir le système de défense aérienne américain de Raytheon SLAMRAAM pour un montant de 2,1 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros). Oman était pourtant sur le point de choisir le missilier européen MBDA mais a dû changer son fusil d'épaule sous la pression de l'administration américaine

 

MBDA s'était fait une raison depuis la fin 2012... mais en l'absence d'informations sur un éventuel contrat signé entre les Etats-Unis et le sultanat d'Oman, il subsistait un maigre, très maigre espoir, qui s'est définitivement envolé avec la visite du secrétaire d'Etat américain à Mascate. John Kerry a discuté mercredi avec les responsables omanais d'un contrat de vente du système de défense aérien SLAMRAAD de 2,1 milliards de dollars, dont les détails techniques restent à finaliser. La puissance américaine a donc eu raison de MBDA, qui s'est fait souffler le contrat par Raytheon, bien appuyé par la puissance de feu de l'administration américaine. "En janvier les Omanais ont décidé d'acheter un système de défense sol-air fabriqué par Raytheon... ce pour quoi le secrétaire (d'État) faisait campagne lorsqu'il était au Sénat", a indiqué un haut responsable du département d'État. C'est d'ailleurs l'une des grandes inquiétudes des responsables français de la défense, qui craignent l'agressivité des américains à l'exportation, notamment dans la région du Golfe.

 

MBDA, une longue tradition de coopération avec Oman

 

Car à Oman, MBDA a vu filer un contrat presque finalisé. Le missilier européen, qui a déjà fourni la Marine royale et la garde royale de VL-Mica, comptait également équiper l'armée de l'air omanaise de système Air defence de courte portée pour un contat beaucoup moins élevé que celui qui sera signé avec Raytheon. En 2007, Oman avait commandé des systèmes de missiles Exocet et VL Mica à MBDA pour équiper alors ses trois nouveaux OPV (Offshore Patrol Vessels) "Khareef". Un nouveau contrat qui s'inscrivait dans le cadre d'une longue coopération avec les Omanais. A l'époque, le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, avait estimé que "ce contrat important confirme bien le rôle que joue MBDA auprès d'Oman , en tant que solide partenaire pour la fourniture de solutions de dernière génération, à des prix modérés. L'Exocet comme le VL Mica vont doter la marine royale d'Oman de la supériorité voulue, tant sur son littoral qu'en haute mer", selon un communiqué du missilier. MBDA précisait travailler depuis longtemps avec le sultanat d'Oman et avait déjà livré à l'armée omanaise des systèmes terrestres de défense anti-aérienne Mistral pour l'armée de terre royale, un système Milan anti-blindage pour la Garde et l'armée de terre, le système de défense anti-aérienne Rapier pour l'armée de l'air et le système de missiles Exocet pour la marine royale. Enfin, plus récemment, MBDA a fourni la Garde royale de VL Mica.

 

Une lettre d'intention bientôt signée

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué, lors d'un entretien avec le ministre omanais chargé de la Défense, Sayyed Badr al-Boussaïdi, que les Etats-Unis étaient "heureux" du contrat et "très reconnaissants pour la confiance placée dans Raytheon", le fabricant américain du système de défense. Les détails du contrat sont toujours en discussion et une lettre d'intention doit être signée "bientôt, mais ils sont en train de finaliser les détails techniques", a déclaré une porte-parole du département d'Etat, qui a requis l'anonymat. Le sultanat d'Oman avait décidé en janvier d'acheter un système de défense sol-air fabriqué par Raytheon, avaient indiqué des responsables américains. John Kerry avait fermement soutenu la candidature de cette société du Massachusetts, l'État dont il était un élu avant de devenir le nouveau chef de la diplomatie le 1er janvier. "L'un des objectifs est de faire avancer les intérêts commerciaux américains, de démontrer à Oman que ceux-ci sont importants pour cette administration", avait indiqué un responsable américain. "Oman a aussi récemment reçu une seconde tranche de F-16 (avion de combat américain) donc c'est une manière de poursuivre notre relation dans le secteur de la défense et cela aura des avantages en termes d'interopérabilité", selon le responsable. Selon les responsables américains, le contrat pour l'achat de 12 F-16 a été conclu en 2011 et la livraison est prévue en 2014.

 

Dans un communiqué commun publié au terme de la visite de John Kerry, les deux pays indiquent cependant que "les négociations finales sur l'achat du système sont en cours avec Raytheon et une conclusion définitive du contrat est attendue après un accord sur les aspects techniques du système (...) et d'autres questions annexes". "Nous avons besoin de ce système de défense, qui s'adapte aussi à la stratégie de défense des autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG)", a déclaré M. Boussaïdi lors de l'entretien avec John Kerry en présence d'un haut responsable de Raytheon, Ken Gordon. "Les discussions sont en cours en ce moment, et nous en sommes aux étapes techniques, mais nous espérons passer à la discussion finale et signer un contrat", a ajouté le ministre omanais. Des diplomates ont affirmé que le montant du contrat s'élèverait à quelque 2,1 milliards de dollars.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:55
Assemblage d’un missile Exocet. Photo MBDA

Assemblage d’un missile Exocet. Photo MBDA

19 mai 2013 Par Olivier Fourt  -Lignes de défense

 

Dans la Chronique Défense de ce dimanche 19 mai, Olivier Fourt nous conduit aujourd’hui dans le centre de la France, à la découverte de l’usine dans laquelle sont fabriqués les célèbres missiles Exocet. Pour la première fois, une radio a été autorisée à effectuer un reportage sur le site de la chaine d’assemblage. Une zone placée sous haute surveillance où ces missiles antinavires très perfectionnés sont l’objet de toutes les attentions.

L’usine ou naissent les missiles « Exocet »
(02:59)
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