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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:45
MBDA en vol de croisière

 

21.03.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le marché du missile va bien! “2011 aura été une excellente année pour MBDA” a annoncé hier Antoine Bouvier, le PDG du missilier européen, durant sa présentation des résultats à la presse. Avec un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros et des prises de commandes qui flirtent avec les 3 milliards, soit une progression de 5% par rapport à 2010 et 15% par rapport à 2009, le groupe accélère sa mutation. Il faut dire qu’avec les différents théâtres d’opérations (Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire…), la consommation en munitions aura cette année fait un bon. Et 2012 se présente sous de bons auspices : “l’objectif de 3,5 milliards d’euros de prise de commande est réaliste” confirme Antoine Bouvier. Ce qui permet à ce dernier de se montrer aussi confiant: les grands contrats export. Au premier rang desquels, l’Inde. Le pays a confirmé tout début 2012 le programme de modernisation de sa flotte de Mirage 2000, dont la partie missile (Mica), qui est estimée aux alentours du milliard d’euros. Et bien sûr le contrat Rafale à venir, entré en phase de négociation, dont le volet missiles est encore plus important. Et n’oublions pas les pays du Golfe, où MBDA est fortement présent. L’Inde reste le marché “le plus emblématique” des ambitions export du missilier: de sa volonté de développer l’export (avec l’objectif d’atteindre plus de 50% de son CA, contre 30% aujourd’hui) alors que les budgets européens sont en berne; et de sa politique de développement de partenariats locaux, via des programmes d’offset et de constitution de Joint Ventures locales pour assurer la maîtrise d’œuvre des futurs programmes missiles.

 

Un marché domestique en mutation

 

MBDA a malgré tout conscience que le développement de ses produits repose sur le marché domestique, entré dans une période de disette budgétaire. “Nous évoluons vers un nouveau modèle économique” assurait le PDG du groupe, “fondé sur une relation de partenariat avec les ministères de la défense avec une vision sur le long terme”. MBDA bénéficie aussi au premier plan de la coopération franco-britannique. L’idée du ” One MBDA” a été confirmée lors de la rencontre de février entre les deux chefs d’états, programmes à la clef (anti-navire léger…). Rappelons que l’objectif est d’avoir une seule filière missile en Europe et d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le sujet. En ce sens les discussions devraient reprendre avec Sagem et Thales, qui ont des compétences missiles ainsi qu’une forte activité dans les auto-directeurs.

 

Phase critique pour la politique produits

 

“MBDA est un acteur global. Aujourd’hui il n’y a pas d’application sur lesquelles MBDA n’a pas de produit” annonce le PDG. Oui, mais l’enjeu est aujourd’hui de préparer la suite. Antoine Bouvier a cité trois domaines de développement produits prioritaires. La défense antimissile tout d’abord. Alors que le sommet de Chicago approche et se tiendra au lendemain de la présidentielle française, le PDG tire la sonnette d’alarme “Il est urgent que l’Europe reprenne l’initiative”. En clair, l’Europe a des atouts, dont le missile Aster, seul intercepteur européen capable de détruire des missiles balistiques ennemis. L’enjeu: que l’Europe ne se fournisse pas chez les américains, mais développe ses propres compétences, sinon il sera trop tard.

 

Autre domaine: la frappe dans la profondeur. Il faut aujourd’hui préparer la prochaine génération de missile de croisière Scalp, largement utilisé durant le conflit libyen.

 

Enfin, troisième axe produit : le missile de combat terrestre. On le sait, la France a acheté américain (missile Javelin), pour faire face à une urgence opérationnelle du théâtre afghan. MBDA avait de son coté développé une nouvelle version du missile antichar Milan filoguidé (ER), alors que les forces souhaitaient un missile à auto-directeur infra-rouge “tir et oubli”. Un couac aujourd’hui rattrapé, avec le développement lancé d’un nouveau missile bi-modes (vidéo et IR) adapté aux souhaits de l’armée française, le MMP. “On revient de loin” analysait Antoine Bouvier hier. Le contrat de développement et de production de ce nouveau missile de combat terrestre est attendu cette année. Reste à savoir si MBDA va réussir à amortir les sommes engagées dans le développement du Milan ER, avec un contrat qui ne pourra être que export…

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:55

VL-MICA-surface-to-air-defence-system.--Photo-MBDA--.jpg

 

19/03/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

Le missilier européen pourrait armer six frégates de la Marine royale malaisienne. Le montant du contrat est évalué à 400 millions d'euros.

 

Ca plane commercialement pour MBDA, qui présente mardi ses résultats. Après avoir obtenu un très beau contrat en Inde avec la vente de 493 missiles air-air de moyenne portée Mica (Mica IR/EM) pour armer les Mirage 2000 en voie de modernisation (920 millions d'euros) en février, le missilier européen (détenu à hauteur de 37,5 % par EADS, 37,5 % par BAE Systems et 25 % par l'italien Finmeccanica) pourrait à nouveau faire mouche en Asie, et plus particulièrement en Malaisie, dans les prochaines semaines.

 

MBDA aurait pris un avantage, qui reste toutefois à confirmer, dans la compétition pour armer six corvettes de la Marine royale malaisienne. Une nouvelle commande en Asie estimée à environ 400 millions d'euros. Pour autant, les différents interlocuteurs restent encore « très prudents » sur la concrétisation de ce contrat même si le package proposé par MBDA tient actuellement la corde de la part du client malaisien, selon des sources concordantes.

 

Signature espérée fin du premier semestre

 

MBDA propose ainsi ses missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3, à la Malaisie en vue d'équiper les corvettes malaisiennes fabriquées par le groupe local Boustead Naval Shipyard (BNS). La première doit être livrée en 2017. Choisi en décembre dernier comme maître d'œuvre de ce programme de 2,2 milliards d'euros, BNS avait sélectionné le design des Gowind, conçu par DCNS.

 

Exocet MM40 Block 3 firing. MBDA Michel Hans

Exocet block 3 - photo MBDA

 

Le groupe naval tricolore attend dans les prochaines semaines la LOA (Letter of acceptance) de BNS, afin de finaliser les différents contrats (design des corvettes et système de combat). MBDA a d'autant plus de chance d'être sélectionné que le système de combat choisi par la Marine royale malaisienne est celui de DCNS (SETIS), qui a l'habitude de travailler avec le missilier européen, aux dépens de celui de Thales (Tacticos).

 

Le calendrier pourrait s'accélérer au moment du salon de défense DSA, qui se déroule mi-avril à Kuala Lumpur (16-19 avril). Mais les observateurs estiment que le contrat devrait être signé vers la fin du premier semestre.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:55
MBDA’s arsenal on display at DefExpo

The Fire Shadow launched at Vidsel in Sweden in 2010.

Photo Vidsel Test Range / RFN

 

March 8, 2012 Saurabh Joshi  - stratpost.com

 

The French defense company MBDA is planning to display a wide range of weapons systems from its product line at DefExpo, including the Mistral VSHORAD, the Mistral ATAM for the Indian Army’s Advanced Light Helicopter (ALH) Dhruv Mk IV WSI (Weapons System Integrated), as well as their PARS 3 LR anti-tank guided missile system, which is also being considered for the Dhruv.

 

MBDA is proposing the Mistral as a solution for India’s VSHORAD requirement to replace the existing Igla systems. MBDA says, the Mistral missile has a 96% kill probability over 4, 000 firings and can be effective against ‘a host of air threats, ranging from cruise missiles and combat jets flying at supersonic speeds to pop-up helicopters’. It is operated by 39 customers in 27 countries and can be fired from launchers mounted on tripod, vehicle, naval platform and helicopters.

 

A company statement quoted MBDA India country head, Loïc Piedevache, as saying, “Our stated strategy in India is to link and to work with local industry and to advance technology transfer wherever feasible. So should Mistral MANPADS be selected, we are exceptionally well positioned to get local production capability of the Mistral missile up and running as soon as required. This could of course be a single Mistral production line in India for both the Dhruv’s air–to-air Mistral ATAM system which is currently being integrated and for the surface to air requirement”.

 

The PARS 3 LR on the Eurocopter Tiger. Copyright: MBDA

 

The fire-and-forget PARS 3 LR is being pitched to service the air-to-ground requirement of the Dhruv helicopter. MBDA says the system has been ‘developed for engaging mobile and stationary targets equipped with the latest generation of armor protection, field fortresses, bunkers and other high-value targets.’

 

While the German Army’s Eurocopter Tiger helicopters operate a quad launcher for the PARS 3 LR, the Indian requirement is for a twin-launcher, currently being designed with Indian industrial partners. Piedevache says, “We are already working closely with an Indian company on the design of a specific PARS launcher for the Dhruv. Should we get the go ahead, another Indian partner will be lined up to carry out launcher production”.

 

A full-scale model of MBDA’s Medium Range Air Defense missile, ASTER 30, will also be on display. The missile, which is operationally deployed on ground and naval platforms in three countries, is said to offer ‘high-level tactical and strategic mobility and with its high rate of fire is capable of countering the most demanding of saturating threats’.

 

ASTER 30-SAMP/T firing in 2008. Copyright: MBDA

 

The company says the ASTER 30 can pull up to 60 G plus an additional 12 G lateral acceleration ‘automatically commanded by the missile in order to achieve a direct hit on the target’. The French Air Force used it to successfully intercept a ‘target representative of a ballistic missile’ last November.

 

The company is also putting up a model of its response to the Indian Army Request for Proposal for Loitering Munition, the Fire Shadow. Ordered by the British Army, the MBDA says it can be ‘targeted by a range of ISTAR (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance) systems, for example a forward observer with binoculars or a sophisticated system such as a UAV and is surface launched from a highly mobile launch unit’.

 

The Fire Shadow is a platoon or company level precision weapon that brings the human element into the picture, targeting ‘time-sensitive ground targets’ in the ‘absence of readily available air-support’. , The system satisfies the requirement to have man-in-the-loop control in the complex battlefield in the fog of war, ‘where the target might only make fleeting appearances before taking cover’.

 

MBDA says the Fire Shadow can fly directly to the target and carry out its precision strike at ranges of greater than 100km. ‘However, what makes Fire Shadow special is that should the intended target disappear, or should the operator decide to delay the attack until further target information becomes available, the weapon can be positioned to loiter over the suspected target area for around six hours. An operator remains in permanent control of Fire Shadow from a control centre using special software that provides real-time situational awareness, vital for complex urban scenarios where collateral damage could be an issue’.

 

Exocet MM40 Block 3 firing. Copyright: MBDA / Michel Hans

 

MBDA will also be showing off the anti-ship missiles like the entire Exocet family, which includes surface, submarine and air-launched variants, with the latest variant, the Exocet MM40 Block 3 with its 170 km range and littoral land attack capability. The Exocet SM39 has already been ordered for India’s Scorpene submarines. MBDA has sold around 4,000 of this family to global customers.

 

A little smaller, the French company’s Marte MK2/S, with its active RF seeker for maritime targets at ranges of 30 to 40 kilometers, though suitable for fixed-wing aircraft depending on altitude, has been optimized for the NH90 helicopter, which is competing in the Indian Navy tender for Multi Role Helicopters (MRH).

 

Besides these, also on display will be the MICA, already being purchased by the Indian Air Force (IAF) for the Mirage 2000 upgrade, the ASRAAM, on offer for the IAF’s Jaguar aircraft, the Dual Mode Brimstone and the Storm Shadow/SCALP cruise missile which earned a name for themselves in the Libya operations, last year, in addition to the Meteor BVR (Beyond Visual Range) air to air missile

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:05
Comment l'industrie aéronautique et de défense française s'est imposée en Malaisie

photo Airbus Military

 

10/02/2012  Michel Cabirol, à Kuala Lumpur –  LaTribune.fr

 

Les industriels français arrivent au salon aéronautique de Singapour, le « Singapore Airshow », qui ouvre ses portes le 14 février, auréolés de leurs succès en Malaisie. Une exception dans le sud-est asiatique.

 

Qui pourrait croire que la Malaisie à plus de 10.000 km de Paris est aujourd’hui le pays le plus francophile de la région du sud-est asiatique en matière d’achats de de matériels aéronautiques et de défense… Et pourtant, Paris est bien le plus gros exportateur d’armements de Kuala Lumpur, loin devant les Etats-Unis, un rouleau compresseur dans cette zone véritable chasse gardée de l’administration américaine, qui grogne et tempête contre des Malaisiens beaucoup trop friands à leur goût des technologies françaises. C’est la pépite des industriels tricolores dans la région avec l’Inde. « Sinon nous avons une position médiocre dans cette région. Où est l’eldorado ? C’est un mythe et c’est la triste réalité », explique-t-on à La Tribune.

 

Le 5ème client français

 

En dépit de la pression américaine, la Malaisie, qui dispose bon an, mal an d’un budget pour les équipements militaires de 900 millions d’euros, se classe au cinquième rang des clients de l’industrie de défense française derrière les deux poids lourds du Golfe (Arabie saoudite et Emirats Arabes Unis) et les leaders des Brics (Brésil et Inde). « C’est l’une des plus belles réussites de la France même si ce succès reste très discret », regrette le président d’EADS en Malaisie et à Brunei, Bruno Navet. Ces dix dernières années, l’industrie française de défense a réussi de très jolis coups : deux sous-marins à propulsion classique Scorpène (DCNS) en 2002, quatre avions de transport de troupes A400M (Airbus Military) en 2005, douze hélicoptères de transport tactique EC725 (Eurocopter) en 2010 et bientôt six corvettes Gowind de DCNS en 2012. Sans compter les armements de MBDA (37,5 % EADS, 37,5% BAE Systems et 25 % l’italien Finmeccanica).

 

Razzia d'Airbus

 

Le civil n’est pas en reste. Airbus fait une razzia en Malaisie, notamment chez AirAsia, qui possède une flotte 100 % Airbus. La low cost à succès du Sud-Est asiatique disposera à terme du plus grand nombre d’A320 au monde (375 commandes fermes, dont 200 Neo). En outre, le tonitruant patron d’AirAsia, Tony Fernandez, s’est également offert l’A350 (15 exemplaires) et fait voler une flotte de neuf A330-300 (+ cinq A330-200 en commande). Chez Malaysia Airlines (MAS), qui disposera quant à elle de six A380, possède une flotte de onze A330-300 (13 sont encore à livrer) et de trois A330-200. La filiale hélicoptériste d’EADS, Eurocopter, vend quant à elle en moyenne une dizaine de machines. L’avionneur régional ATR (50 % EADS, 50 % Finmeccanica) a vendu en 2007 une vingtaine d’ATR 72-500 à deux filiales de la compagnie aérienne MAS. Enfin, Astrium (groupe EADS) a été sélectionné en juin 2011 par l’opérateur de télécoms Measat, jusqu’ici plutôt favorable à Boieng, pour fabriquer le satellite de télécoms Measat-3B.

 

French touch

 

Pourquoi un tel engouement pour les matériels français ? La Malaisie (28,7 millions d’habitants début 2012), comme toute la région Asie-Pacifique, connaît une forte croissance de son trafic passager (+ 6,7 % en 2011). En outre, MAS et AirAsia veulent jouer dans la cours des grandes compagnies. D’où la volonté de s’armer pour devenir des compagnies incontournables au niveau régional et international même si aujourd’hui MAS connaît quelques difficultés et doit se restructurer. Au-delà d’une conjoncture favorable à des investissements aéroportuaires et en appareils, la Malaisie, d’un pays acheteur, veut devenir un pays producteur. Une volonté politique incarnée par le Premier ministre, Najib Razak, anciennement ministre de la Défense de 1999 à 2004 et qui connait, de fait, très bien la qualité des matériels français, notamment l’hélicoptère de combat Tigre dans lequel il a volé. « La Malaisie (7 % de croissance par an en moyenne depuis 50 ans) a l’ambition de passer du statut de pays en développement à celui de pays à haut revenu en l’espace de trois générations », précise-t-on à l’ambassade de France à Kuala Lumpur.

 

A armes égales avec les Etats-Unis

 

Et ça, les industriels français, pour pouvoir exporter, savent faire depuis très longtemps. A savoir concevoir et organiser des coopérations industrielles avec des transferts de technologies, ce qui leur permet de jouer de temps en temps à armes égales ou presque avec la puissance de feu des Etats-Unis. C’est notamment le cas en Malaisie. En témoigne la coopération gagnante entre DCNS et le conglomérat Boustead. Sa filiale Boustead Naval Shipyard (BNS), qui a choisi le design du groupe naval tricolore, a obtenu un contrat d’un montant de 2,14 milliards d’euros pour livrer à la Malaisie 6 corvettes de la gamme Gowind, qui seront fabriquées localement par BNS.

Installé depuis 2002 en Malaisie, Eurocopter est le plus bel exemple de cette coopération industrielle. Sa filiale Eurocopter Malaysia, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros (+ 20 %), est devenue un centre de maintenance et de support pour tous les hélicoptères de la région du Sud-Est asiatique (Malaisie, Thaïlande, Indonésie et Philippines). Son patron, Pierre Nardelli a signé en 2011 une coopération, dans le cadre des offsets (contreparties industrielles) garantis par le contrat EC 725, avec le groupe malaisien CTRM (Composites Technology Research Malaysia), qui est désormais le seul industriel au monde à fournir le fenestron de l’EC 130, jusqu’ici fabriqué en France. Soit un marché pour 40 machines par an. CTRM, qui travaille également avec Airbus, dispose d’un carnet de commandes de 1,5 milliard d’euros, dont l’essentiel est généré par l’avionneur toulousain : notamment 1 million d’euros de chiffre d’affaires par A400M livré, 1 million par A350 livré, entre 700.000 et 800.000 euros par A320 livrés et 500.000 euros par A380 livré.

 

Tensions régionales

 

Dans le domaine de la défense, les industriels ne peuvent plus déroger aux offsets en Malaisie, qui s’est dotée d’une politique ambitieuse en la matière pour constituer à terme son industrie aéronautique. Ces contreparties sont passées de 50 % en 2010 à 100 % en 2011 pour la durée du contrat et à partir d’un appel d’offre d’une valeur de 10 millions d’euros. « Les offsets ne sont plus basés sur l’échange d’achat de biens (huile de palme par exemple) mais sur l’investissement dans le pays, explique un industriel tricolore. L’accent est mis fortement sur la formation ». Ils peuvent être directs ou indirects, le plus souvent avec des transferts de technologies.

Enfin, baignée par la Mer de Chine au du nord du pays, la Malaisie, comme la plupart des pays de la région, s’arme pour disposer d’une défense crédible face à la puissance de la Chine, génératrice de tensions dans cette région. Tout comme les iles Spratleys, riches en hydrocarbures, les îles Parcels sont revendiquées, elles aussi, par plusieurs pays outre la Chine et le Vietnam et notamment le Brunei, la Malaisie, Taiwan et les Philippines. Du coup, la Malaisie cherche à accroître ses capacités militaires navales (sous-marins, corvettes…). Comme la plupart de ses voisins qui se dotent de sous-marins nécessaires pour assurer leur souveraineté au large de leurs côtes. Car la Chine, elle, compte à ce jour 63 sous-marins, dont huit à propulsion nucléaire et 31 modernes et opérationnels.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 13:20
DCNS embarque des maquettes de missiles de croisière sur l'Aquitaine

Vue d'artiste d'un Scalp Naval tiré d'une FREMM
crédits : MBDA

18/01/2012 MER et MARINE

 

Le groupe naval poursuit les essais de mise au point du système de combat de l'Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions. Dans cette perspective, DCNS a procédé à l'embarquement de maquettes du nouveau missile de croisière naval dont le bâtiment sera doté (à raison de 16 munitions). L'embarquement de ces maquettes a été mené à la demande de la Direction générale de l'armement (DGA) par les équipes DCNS, en lien avec MBDA, fournisseur des munitions et des installations de tir. Ces essais ont permis de vérifier la capacité des équipes à embarquer en sécurité à bord des FREMM des missiles Aster (mer - air) et des missiles Scalp Naval (appelés MdCN dans la Marine nationale). « La réussite de ces opérations est une illustration du bon déroulement général des essais de la FREMM Aquitaine. Grâce à l'investissement des collaborateurs de DCNS, les FREMM constituent des navires de référence, avec les systèmes les plus aboutis qui soient », affirme Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM au sein de DCNS.


Embarquement d'une maquette de MdCN sur l'Aquitaine (© : DCNS)

Nouvelle capacité pour la Marine nationale

Développé par MBDA, le Scalp Naval sera l'un des atouts maitres des nouvelles frégates et offriront une nouvelle capacité à la marine française, qui ne dispose pas encore de missiles de croisière tirés depuis ses bâtiments. Le MdCN est dérivé du Scalp EG mis en oeuvre depuis les avions de l'armée de l'Air et de l'aéronautique navale (les Rafale embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle). Longs de 6.5 mètres (avec booster) pour un poids de 1.4 tonnes, dont 500 kilos de charge militaire, les engins mis en oeuvre par les FREMM pourront voler à 800 km/h et atteindre des cibles terrestres situées à un millier de kilomètres. Autonome, le missile, qui déploie ses ailes après le lancement, dispose d'une centrale inertielle. Durant la phase de vol, il se recale grâce à un radioaltimètre et un système de positionnement GPS lui permettant de voler à très basse altitude. En phase finale, il se sert d'un autodirecteur infrarouge pour reconnaitre sa cible et la détruire. Idéale pour détruire des installations stratégiques, comme des infrastructures de commandement, cette arme est conçue pour pénétrer des cibles durcies. Elle constitue même, pour le bâtiment qui en est doté, une capacité de frappe considérable, et donc un outil très intéressant pour le pouvoir politique. D'autant qu'en dehors des FREMM, MBDA développe une version lancée depuis sous-marins, qui équipera les futurs Barracuda à partir de 2017.
En tout 200 Scalp Naval ont été commandés, soit 150 pour les 9 premières FREMM françaises, et 50 pour les 6 sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda.


L'Aquitaine (© : DCNS)

Cinq FREMM en chantier

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, les FREMM disposeront également de 16 missiles surface-air Aster 15 et 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, d'une tourelle de 76mm, de deux canons télé-opérés de 20mm, de torpilles MU90 et d'un hélicoptère Caïman Marine (NH90). En plus des 9 premières frégates, disposant d'importantes capacités anti-sous-marines (avec sonar remorqué), deux unités supplémentaires seront dédiées à la lutte antiaérienne. Sur ces frégates de défense aérienne (FREDA), les 16 Scalp Naval seront remplacés par des missiles Aster, chaque bâtiment embarquant un panachage de 32 Aster 15 et Aster 30.
Pour mémoire, cinq frégates sont actuellement en essais, en achèvement ou en cours de construction sur le site DCNS de Lorient. Il s'agit de l'Aquitaine, qui sera livrée dans un premier standard au second semestre de cette année, de la Mohammed V, commandée par le Maroc et en achèvement à flot, des Normandie et Provence françaises, en cours d'assemblage, ainsi que de la Languedoc, dont l'industrialisation a débuté il y a quelques semaines. La dernière des 11 FREMM françaises, en comptant les FREDA, doit être livrée en 2022.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:50
India Casts Wider Net for Short-Range Missiles

photo Livefist

13 Jan 2012 By VIVEK RAGHUVANSHI Defensenews

NEW DELHI - The Indian Army has entered the global market to buy short-range surface-to-air missile (SRSAM) systems for $1.5 billion, a move that could further undercut a four-year effort to develop a system with MBDA of France.

The Army convinced the Indian Defence Ministry there is an urgent requirement for SRSAM, said Army sources, and did not want to wait for the Maitri project conceived four years ago. India and France have not been able to agree on details of the Maitri project, including funding arrangements, the source added.

The Army last month sent global tenders to defense companies in Europe, the United States and Russia including Raytheon of the U.S., Israel's Rafael, MBDA and Thales of France, Diehl Defence of Germany, KBP Tula and Rosoboronexport of Russia, Ukraineexport of Ukraine and LIG NEX1 of South Korea.

The requirements of the SRSAM are similar to those of the proposed Indo-French Maitri project, the Army source said.

The current tender is for two regiments (36 systems, 1,000 missiles) estimated to cost about $800 million each. The total Indian Army requirement is likely to be about eight regiments in the next five to seven years.

The Maitri project was proposed to be jointly developed by India's Defence Research and Development Laboratory and MBDA.

The selected vendor will have to transfer technology of the systems, as well.

The supply will be made in two batches and completed within five years of the signing of the tender, including the launchers, sensors, vehicles for transportation and the missiles. The system must have a service life of at least 20 years and the missiles of not less than eight years.

The SRSAM system should be able to engage multiple targets, including those flying up to 500 meters per second, and have a maximum range of not less than 15 kilometers.

In 2009, India bought two regiments of Spyder quick-reaction surface-to-air missile systems from Rafael. Another Indo-Israeli joint project is the $2.5 billion long-range surface-to-air missile project signed in 2009 and expected to be inducted in 2013, Indian Defence Ministry sources said.

Meanwhile, the Indian Army has begun inducting the homemade medium-range Akash, which has a range of up to 30 kilometers. In 2011, the Indian Army ordered the induction of two Akash regiments at a cost of about $3 billion.

The Army also has been negotiating the purchase of David Sling and Iron Dome missile interceptor systems.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:18
Cérémonie : réception du premier SAMP/T au pôle de défense sol-air d’Avord

11/01/2012 Auteur :  Ltt Marianne Jeune  - Actus Armée de l’Air

Mercredi 11 janvier 2012, une cérémonie s’est tenue sur la base aérienne 702 d’Avord pour la réception d’une section du nouveau système d’arme sol-air de moyenne portée (SAMP) Mamba au pôle de défense sol-air.

Le système air-sol de moyenne portée (SAMP), baptisé Mamba, a effectivement été livré, mercredi 30 novembre 2011, à l’escadron de défense sol-air 2/950 «Sancerre» de la base aérienne 702 d’Avord. Présidée par le colonel Laurent Rataud, commandant la base aérienne et la base de Défense, la cérémonie marque officiellement et solennellement l’arrivée de ce nouvel équipement. Un événement d’autant plus important que la base d’Avord accueille le pôle de défense sol-air, une véritable pépinière de compétences complémentaires composée de trois unités : le centre de formation de la défense sol-air (CFDSA), l’escadron de défense sol-air (EDSA) et l’escadron de soutien technique sol-air (ESTSA).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-janvier-20122/ceremonie-samp-avord-04/1503590-1-fre-FR/ceremonie-samp-avord-04.jpg

 

Au cours de la cérémonie, le colonel Rataud a procédé à la lecture de l’ordre du jour. Le document pose les jalons de l’aventure qui attend les aviateurs du pôle de défense sol-air : « Matériel à la pointe de la technologie, confié à des spécialistes opérateurs et techniciens de l’armée de l’air au savoir-faire reconnu, le SAMP devient aujourd’hui le fer de lance de la défense sol-air au sein des armées françaises. Officiers, sous-officiers et militaires du rang de l’EDSA « Sancerre », soutenus par  l’ESTSA et formés par le CFDSA, souvenez-vous des hauts faits de votre glorieux passé au cours des opérations Manta, Epervier et Daguet pour écrire, dès aujourd’hui, aux commandes de ce nouveau système d’arme, une nouvelle page de l’histoire de la défense aérienne face aux nouveaux enjeux et aux nouvelles menaces du XXIe siècle. »

Décidée en décembre 2006 par le chef d’état-major des armées, la réorganisation de la fonction sol-air a en effet confié la responsabilité du domaine de la courte et de la moyenne portée à l’armée de l’air, à partir des systèmes Crotale de nouvelle génération en service depuis 1994 et du SAMP "Mamba". L’armée de terre a, quant à elle, reçu l’expertise de la capacité très courte portée avec le Mistral. Il s’agit de l’un des plus grands changements qu’a connus l’armée de l’air depuis ces cinq dernières années.

Composé de quatre lanceurs, équipés chacun de huit missiles Aster   30 et capable d’intercepter tous les types de menaces aériennes, le SAMP est destiné à assurer la protection de points sensibles ainsi que celle de zones de déploiement de forces terrestres en opérations extérieure. Il constitue également une première contribution française à l’édification d’une défense antimissile de théâtre. Connecté à un radar de détection et à un centre de commandement et de contrôle de l’Otan, il sera capable de réaliser l’interception de missiles balistiques en phase terminale de vol.

Cette cérémonie a marqué la troisième étape de livraison du SAMP dans les forces, qui a d’abord été déployé sur les bases aériennes 116 de Luxeuil, en septembre 2010, et 118 de Mont de Marsan, en mars 2011. Une deuxième section arrivera en terre du Berry au cours du premier trimestre 2012.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 19:45

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/660684259.jpg

 

17.12.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Les autorités italiennes ont diffusé les premiers bilans chiffrés de leur intervention militaire en Libye. Pas d'évaluation sur les coûts mais des chiffres sur les opérations.

 

Florilèges de chiffres:

- 710 bombes guidées et missiles air-sol tirés: 550 par les Tornado et AMX, 160 par les AV8 de la marine.

- entre 20 et 30 Storm Shadow tirés (taux de réussite: 97%)

- 1900 sorties et 7300 heures de vol pour les appareils de l'armée de l'air

- 1221 heures de vol pour les 8 AV8 Harrier du Garibaldi

- 1921 heures de vol pour les hélicos du même porte-aéronefs;

- 340 000 photos prises par les pods Reccelite des Tornado et AMX

- au total, une douzaine de types d'appareils engagée: Tornado, AMX, F-16, EuroFighters (voir photo ci-dessus), C-130, Boeing 767 de ravitaillement, drone Reaper, Harrier, une trentaine d'hélicos de type EH-101, SH-3D et AB-212

- deux sous-marins, le Todaro et le Gazzana, ont été engagés.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 07:55
Libya Reveals NATO Readiness Highs And Lows

 

Photo: Dassault

 

Dec 2, 2011By Francis Tusa defense technology international

 

London - Taking the experiences of a single conflict and extrapolating them into “universal truths” can be perilous. Earlier this year, the U.K.’s Strategic Defense and Security Review took the operational template from operations in Afghanistan and made it the generic one for the future. Although lip service was paid to the idea of state-on-state warfare and other conflict options, it was simply that—lip service. Consequently, can any worthwhile lessons be drawn from Operation Unified Protector, the NATO mission to protect Libyan civilians and insurgents during the recent civil war?

 

There has been a rush to judgment to state that the mission shows all the bad sides of NATO readiness and that of European allies. Some 80% of all inflight refueling assets and capability were provided by the U.S. Air Force, which seems to have shocked some observers. The fact that except for the U.K. and France, Europe can only put two dozen tanker aircraft into the air is not impressive. One of the problems with Unified Protector was that it occurred when the U.K. was in a capability slump as old VC10s and Tristars are being retired, but before the new Airbus A330 Voyager tanker-transport aircraft arrive. At the same time, the French tanker fleet has had exceptionally low availability, although a program for an upgrade was approved in the 2012 budget. Had both of these programs been in the full swing of delivery, the “tanker gap” would have been less of an issue.

 

NATO was also reliant on U.S. assets for much of the suppression of enemy air defense missions, as has been the case for decades, a situation that is unlikely to change for some time. And the lack of proper combat search-and-rescue aircraft meant that there were issues about tasking aircraft for missions deep inside the Sahara Desert, a potential landing site for downed pilots.

 

But the modernization of air forces over the past decade and more really showed up. The fact that almost every aircraft could carry a combined targeting/Istar (intelligence, surveillance, target acquisition and reconnaissance) pod along with a range of weapons permitted far more adaptable and flexible tasking compared with operations of the 1990s. Indeed, some air forces are already looking at the ability of European aircraft operating over Libya to undertake complex strike missions largely without ground controllers, to see how this was managed. Prior to Unified Protector, the widespread assumption, with the experiences of Afghanistan in mind, was that complex air strikes would only be conducted with ground controllers able to cue targets. Libyan operations changed this perception somewhat.

 

Early reports suggest that even if there is still major reliance on the U.S. for electronic surveillance assets (until the RAF gets three new Boeing RC-135 Rivet Joint aircraft), on the wider Istar scene there is a far greater range of European capabilities than had been perceived. The Swedish recce pod system deployed with the Saab JAS 39 Gripen fighter reportedly astounded people with the quality of its imagery and responsiveness. The Areos Reco NG pod, developed by Thales for use on the French Dassault Rafale F3 fighter, is also said to have performed well. The RAF was able to leverage the Sentinel R1 Astor (Airborne Stand-Off Radar), slated to be retired as a budget-cutting measure (although this may be reconsidered—see p. 15), from Raytheon and the Raptor (Reconnaissance Airborne Pod for Tornado) recce pod from Goodrich. No one has suggested that the operation, even without major U.S. support, lacked adequate Istar.

 

The range of weapons that the lead air forces deployed was also impressive. France made wide use of Sagem’s AASM-powered bomb system (225 were fired or dropped), while the U.K. fired a flexible set of weapons. The key Tornado GR4 weapon was Raytheon’s Paveway IV 500-lb. laser/GPS-guided bomb, with well over 700 dropped. Although this has been used in Afghanistan since 2008, in Libya it was deployed against a wider target set. Backing this up was MBDA’s Dual-Mode Brimstone missile. Originally designed as an antiarmor weapon, an upgrade to add laser guidance alongside the millimetric radar has given the weapon a new lease on life. Prolific use in Libya saw MBDA being given an urgent production contract to restock the bunkers.

 

It is true that some of the smaller nations did see a shortage in precision-guided missiles, which necessitated a quick visit to the U.S. to buy more Boeing Joint Direct Attack Munitions, but there is a silver lining. It is going to be far easier to persuade finance ministries that weapon stocks need to be larger than previously considered.

 

One aspect of the Libya operation is worth noting: the speed at which France and the U.K. generated long-range strike missions that required last-minute political approval, yet were able to hit a range of strategic and tactical targets across Libya. The structures and systems that underpin both countries’ air forces obviously have a lot of positive internal capabilities to achieve this type of success.

 

In the U.K. and France, the issue of naval gunfire support (NGS) has come back up the agenda. Royal Navy warships fired more than 240 rounds of 4.5-in. ammunition, a mixture of high-explosive and illumination shells. Several artillery units, as well as “technical” groups were engaged. Although Royal Navy vessels provided NGS to the Royal Marines as they moved ashore on the Al Faw Peninsula in southeast Iraq in 2003, the capability is one that has, of late, been more talked about than practiced. Certainly, the Libya experience means that plans for the next-generation Type 26 Global Combat Ship frigate have seen new interest in a 5-in. gun for NGS.

 

French navy ships, meanwhile, fired more than 3,000 rounds of 100-mm and 76-mm ammunition in NGS missions, a sign perhaps that the lighter throw weight of these shells required more to be fired to achieve the same effect as heavier rounds.

 

Although both countries exercised this in the past, Libya has arguably been the breakthrough point for the U.K. and France for the deployment and use of attack helicopters from the sea. The U.K. deployed five Boeing AH-64 Apache Longbow platforms, and France up to 10 EC 665 Tigers from Eurocopter. The results are being judged, but it seems likely that this isn’t going to be a one-off, but rather will be the norm in the future. One question being posed is whether the type of attack helicopter operations seen over Libya will morph into mixed wings of fast jets and attack helicopters. (U.S. Marine Corps readers can yawn at this stage.) More training, more force experimentation and more expenditure will be needed by players in Europe to perfect this type of operation, but it has delivered effects far exceeding what had been expected.

 

If there are many lessons to be learned, they are often of the commonsense type. Good tactics, techniques and procedures are vital, and luckily, for air operations, NATO forces have been honing these for two decades, from Iraq no-fly zones, through Balkan operations, and back to Iraq and Afghanistan. It must still be a concern that countries such as the U.K. and France, each of which claim to have 250-300 combat aircraft, were able to sustainably deploy only 25 or so. For sure, both have deployments in Afghanistan, but the numbers available, even with basing from home bases, is not impressive. That is something to consider about fast-jet force generation for all players.

 

One thing is obvious: Operation Unified Protector is not a paradigm of any future operation, or a brilliant template for the next operation. It reminded many that not every operation will have a land element, but most of the lessons are reinforcements of what has been learned before. By itself, this is useful, as it shows that with well-equipped, well-trained, well-led and well-supported forces, their ability to cope with the unexpected is far greater than without such forces.

 

In fact, if you were to put Unified Protector alongside NATO operations in Afghanistan, specifically from the air operations side, you would see that there is more than one way to prosecute an air-to-ground operation.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e6/PARS3LR.jpg    

photo by KrisfromGermany

 

25 October 2011 domain-b.com

 

Naples, Italy: European missile making consortium MBDA has said the field evaluation trials of its Pars 3 LR fire-and-forget anti-tank guided missile (ATGM) is slated to get underway soon. The ATGM has been shortlisted alongside Rafael Advanced Defence System's Spike-ER for the Indian Army's weaponised Advanced Light Helicopter (ALH) 'Rudra.'

 

''We are waiting for the Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) to give us the schedule for trials. Hopefully, the dates will be finalised soon,'' MBDA's Peter Meuthen told a group of Indian journalists at the company's facility at Fusaro, north of Naples, Italy.

 

MBDA is a four-nation European missile making consortium which is eyeing a strategic partnership with India in defence development and production.

 

Besides jointly developing a short-range surface-to-air missile (SR-SAM) with India's Defence Research and Development Organisation (DRDO), it has also offered nearly a dozen tactical weapon systems for deployment with the Indian armed forces.

 

The Pars 3 LR, Meuthen said, is a high precision weapon system with a broad target spectrum. ''It is highly effective against mobile and stationary targets equipped with latest armour protection, field fortresses and bunkers, besides other high-value targets,'' he said.

 

Pars 3 LR boasts a maximum operational range of seven kilometres and is said to possess high resistance to jamming.

 

In a salvo mode, it can fire up to four missiles in 10 seconds.

 

The missile, in service with the German Army on its UH-Tiger helicopters, was tested at Vidsel in Sweden in April this year. ''The successful firings matched all Indian operational requirements, but an Indian delegation could not witness it due to administrative reasons,'' Meuthen said.

 

A Bangalore-based Indian company has been co-opted by MBDA to design and develop a twin launcher, a derivative of the quad launcher fitted on the German Tiger helicopter, for the launch of the missile from ALH Rudra.

 

''The twin-launcher has been developed by the Indian company and its production will be done there.''

 

Simultaneously, MBDA has come out with an eight-missile configuration for the under-development indigenous Light Combat Helicopter (LCH).

 

Pars 3 LR is also in contention to weaponise the 22 attack helicopters being acquired by the Indian Air Force to replace its ageing fleet of Mi-25. MBDA has proposed Pars 3 LR for the Russian MIL Mi-28 helicopter which competes in the IAF evaluation along with the 'Hellfire' anti-armour missile-equipped Apache AH-64 D manufactured by Boeing.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:40

http://meaindia.nic.in/images/MEA-logo.gif

 

October 20, 2011MEA

 

Joint Statement by Foreign Ministers of India and France on Progress in “India-France: Partnership for the Future”

The External Affairs Minister of the Republic of India, Shri S.M. Krishna and the Senior Minister for Foreign and European Affairs of the French Republic Mr. Alain Juppé met in New Delhi on 20 October 2011 and reviewed the progress on the implementation of the Joint Declaration on bilateral, regional and international issues of common interest and importance “India-France: Partnership for the Future” adopted by Prime Minister Manmohan Singh and President Nicolas Sarkozy on December 6, 2010.

Reaffirming that the India-France Strategic Partnership has been steadily strengthening and widening in scope, they agreed on a roadmap for its further development.

Bilateral

Trade and Economic Cooperation


The two Ministers recalled the target set in December 2010 of increasing bilateral trade to 12 billion by 2012 and reiterated their commitment to achieving it. They also welcomed the increase in foreign direct investment flows in both directions and agreed to address the genuine concerns of investors.

India and France have identified energy efficiency, renewable energy, preservation of biodiversity, urban services and infrastructure as promising fields of cooperation. To that end, Agence Française de Développement financing could be of relevance.

Space co-operation
 

Minister Krishna and Minister Juppé welcomed the successful launch of Megha-Tropiques satellite, a joint contribution to the global scientific community engaged in research on climate and weather systems. The forthcoming launch of SARAL, a joint satellite to study sea surface altitude would be another milestone in space cooperation. India and France encouraged Indian Space Research Organisation (ISRO) and the French National Space Agency (CNES) to pursue further cooperation in Earth System Science and Climate within the framework of the MoU signed in December 2010 and to explore new fields of cooperation in the future.

Defence Cooperation

India and France reaffirmed their continued interest in enhancing bilateral cooperation in Defence. They welcomed the success of the first joint exercise between the two Armies (Shakti, ongoing in October 2011), as also the exercises between their Navies (Varuna in January 2011) and Air Forces (Garuda in 2010).

The two countries welcomed the finalisation of the project for modernisation of Indian Air Force’s Mirage 2000 aircraft and noted ongoing efforts to finalise joint defence research and development programmes, namely the SRSAM and Kaveri programmes. They reiterated their desire to cooperate in other high technology programmes and projects in the defence sector in the future.
 

Both countries reaffirmed their interest in intensifying their cooperation in combating piracy in the Gulf of Aden off the coast of Somalia and other areas.

Civil Nuclear Cooperation

India and France agreed to an early entry into force of the agreement on intellectual property rights on the development of the peaceful uses of nuclear energy. They recognized the importance of the highest levels of safety for nuclear power plants. They agreed to strengthen the cooperation between the Atomic Energy Regulatory Board of India and the Autorité de Sureté Nucléaire of France, and their technical support organizations. They welcomed the progress in the discussions between AREVA and NPCIL, aiming at finalizing the contract on the construction of two EPR reactors at Jaitapur and look forward to its early implementation. Following India’s enactment of civil nuclear liability legislation, both countries stand ready to further exchange views on this issue so as to ensure the appropriate framework for the sound development of their cooperation. They look forward to the conclusion of an agreement between ALSTOM, NPCIL and BHEL for supplying the Indian nuclear power program with the most recent technology for manufacturing turbo-generators

Education, Science & Technology
 

The two Ministers agreed that both Governments will work together to encourage an increase in the flow of students and researchers in both directions. India and France will increase the number and academic level of exchange students. They share a long term ambition for bilateral cooperation at the Indian Institute of Technology (IIT) in Rajasthan. France will finance scholarships for Indian students at the PhD level, depute professors to IIT Rajasthan and substantially contribute to the establishment of Joint Centres of Excellence/ research laboratories in the next five years. India welcomes this bilateral cooperation project in the higher education sector.

Culture

The two Ministers applauded the success of the cultural festivals Bonjour India and Namaste France. They committed to bolstering exchanges in the fields of culture and heritage. They took note of the success of the International seminar on “Traditions of cultural liberalism in India & France” organized in Paris in June 2011. They welcomed the future opening of an Indian cultural centre in Paris and looked forward to the upcoming Tagore exhibition in Paris.

Migration and consular issues
 

India and France welcomed the recent negotiations for a Human Resource Mobility Partnership Agreement where progress was made on the essential aspects. They underlined the positive impact that this agreement will have on a global approach to comprehensive migration, based on the intensification of business opportunities, exchanges of students, researchers and young professionals and better tackling of irregular migration. They agreed to continue this discussion and resolved to conclude the Agreement as early as possible. They also agreed to reinforce the dialogue on consular issues.

Regional and global challenges

Afghanistan


India and France reaffirmed their solidarity with Afghanistan. They welcomed the will of the international community to remain committed after the 2014 transition, through bilateral and multilateral fora. Looking ahead to the Istanbul Conference of November 2, they welcomed the commitment of the region to work for a stable, peaceful, democratic and independent Afghanistan, achieved through an Afghan-led and Afghan-owned process. They called for the continued engagement of the international community and increased cooperation in the region to work towards a terror-free Afghanistan. This would be in the interest of Afghanistan, the region and the international community at large.

Libya

The two countries support the efforts of the National Transition Council representing the Libyan people as a whole, to establish democratic institutions in a free Libya, to promote human rights, and to rebuild their country after the sufferings they have endured.
 

Middle East

Minister Krishna and Minister Juppé exchanged views on issues related to the Middle East including the peace process and the situation in Syria and agreed to continue the dialogue at all levels.

EU

Minister Krishna and Minister Juppé reiterated their willingness to participate in the strengthening of the relationship between the European Union and India. They called for a successful India-EU summit in February 2012. They agreed that India and the EU should continue to work for the early conclusion of the negotiations for a mutually beneficial and balanced Broad-based Trade and Investment Agreement (BTIA), which will lead to substantial increase in bilateral trade and investment flows

Terrorism

India and France have endeavoured to jointly fight international terrorism, a common threat. They reiterated their view that terrorism cannot be justified on any grounds or attributed to any root causes. They noted that the bilateral Joint Working Group on Counterterrorism had met in Paris in June 2011. The two sides agreed to further expand information exchange and enhance counterterrorism cooperation in areas of mutual concern. They resolved to continue their efforts for early adoption of the Comprehensive Convention on International Terrorism at the UN.

G20
 

The two Ministers reaffirmed the role of the G20 as the premier forum for international economic cooperation. India fully supports the priorities put on the G20 agenda by the French presidency. India and France reiterated their commitment to working together in the G20, especially on global issues notably, addressing the Financial crisis, development including infrastructure and food security, social dimension, fight against corruption, innovative financing, commodity price volatility, reform of the international financial institutions and financial regulatory reforms. They are committed to make the G20 Summit in Cannes a success, and support the adoption of an ambitious action plan for growth.

UN Reform

France reaffirmed its support for India’s accession as a permanent member of an enlarged UN Security Council. India and France are committed to reinforce their consultations at the UN on issues pertaining to international peace and stability.

Non proliferation

The two countries will intensify their cooperation on non-proliferation challenges, and will continue to work towards India’s full membership to the four export control regimes.

Climate Change

The two Ministers stressed their resolve to address the challenges posed by Climate Change, firmly based on the principles and provisions of the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), in particular the principle of Equity and Common but Differentiated Responsibilities. They reaffirmed their commitment to work together for an equitable, balanced and comprehensive outcome to the upcoming 17th Conference of Parties at Durban, South Africa.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 17:55
Tornado Goes Out Fighting

photo UK MoD

 

October 16, 2011: STRATEGY PAGE

 

Libya has been a major combat effort for the British Royal Air Force (RAF), which sent over fifty aircraft. These included Tornado and Typhoon fighter-bombers plus several types of support aircraft. The small force of British Tornado fighter-bombers flew over 1,400 sorties (out of 19,000 flown by all aircraft from all nations) and spent over 7,000 hours in the air. Up to 16 Tornados, flying out of Italian air bases, carried out recon and combat missions over Libya, day and night. This was a major contribution for a 30 year old aircraft nearing the end of its service life.

 

Recon proved to be a more important mission that first anticipated. Back in July, four additional Tornadoes were sent to serve mainly for reconnaissance missions, to keep a better eye on the complex Libyan battlefield. The four additional Tornados were equipped with four of the eight RAPTOR digital photo recon pods the RAF. RAPTOR can spot targets at 72 kilometers in daylight and at 36 kilometers at night using infrared sensors. The digital images can be seen by the pilot, and transmitted to other aircraft, ground units or ships, in real time.

 

Four more Tornados are not needed for bombing largely because Britain has a small guided missile (Brimstone) that enables fighters to carry a dozen of them, and hit a dozen individual targets with high accuracy. Originally developed as an upgraded version of the American Hellfire, Brimstone ended up as a Hellfire in general shape only. Weighing the same as the Hellfire (48.5 kg/107 pounds), Brimstone was designed to be fired by fighter-bombers, not just (as with Hellfire) from helicopters and UAVs. Aircraft can carry more of these lightweight missiles. These are perfect for small targets, including vehicles that need to be hit, without causing injuries to nearby civilians or friendly troops.

 

Not all missions were flown out of Italy. On August 10th, six Tornado GR4 fighter bombers took off from an air base in southern Britain, flew 2,400 kilometers (1,500 miles) to Libya, and launched a dozen Storm Shadow stealth cruise missiles at key targets. The round-trip mission from Britain took eight hours, with aerial refueling aircraft available over the Mediterranean to provide sufficient fuel to get back to Britain. This was the first RAF combat mission launched from Britain since World War II.

 

The Storm Shadow air launched stealthy cruise missile got its first combat experience over Iraq eight years ago. The 5.2 meter (16 foot) long, 1.3 ton missile has a 250 kilometer range and carries a penetrating warhead. The missile is a British modified version of the French Apache missile and entered service in late 2002, costing about $1.2 million each.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:15

http://info-aviation.com/wp-content/uploads/2011/09/Tornado-GR4.jpg

 

14 septembre 2011 par Edouard Maire – INFO AVIATION

 

Durant trois jours, les avions britanniques ont à nouveau mené des tirs d’armes à longue portée contre les bases militaires restantes du colonel Kadhafi.

 

Le 8 septembre, les Tornado GR4 de la Royal Air Force (RAF) ont participé avec d’autres appareils de l’OTAN à une attaque majeure contre une base importante située près de Birak, à 650 km au sud de Tripoli, dans le Sahara.

 

« Les renseignements de l’OTAN ont révélé que ce site, très utilisé par le régime de Kadhafi dans le passé, a été une fois de plus utilisé comme un quartier général. De nombreuses cibles militaires dans l’enceinte de la base ont été détruites », a déclaré le Major général, Nick Pope, directeur de la communication de l’état-major.

 

Le lendemain, les avions de la RAF ont également aidé l’OTAN à maintenir ses patrouilles de reconnaissance au-dessus d’autres parties du pays. Des Tornado et des Typhoon ont notamment détruit une installation de contrôle près de Hun dans le centre de la Libye.

 

Le 10 septembre, des missiles à longue portée Storm Shadow ont été tirés par les Tornado GR4, de la base RAF Marham (comté de Norfolk), pour frapper un poste militaire important utilisé par les troupes de Kadhafi dans la ville de Sebha, à 50 kilomètres de Birak.

 

Une autre mission a permis de repérer un blindé embusqué du régime Kadhafi à Bani Walid. Une bombe guidée Paveway a été largué depuis un Typhoon pour le détruire. La même patrouille a ensuite repéré un lance-roquettes, caché dans une rangée d’arbres, qui a également été détruit par une Paveway.

 

Cette communication de l’armée britannique n’est pas anodine puisque la guerre en Libye sert aussi de vitrine aux industriels militaires européens (en l’occurrence MDBA).

 

Le missile air-sol Storm Shadow est en effet la version britannique du missile SCALP (Système de croisière conventionnel autonome à longue portée) fabriqué par MBDA. Il est compatible avec le Rafale français qui est en lice pour les appels d’offres au Qatar, au Brésil et aux Émirats Arabes Unis.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 12:05

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Stormshadowcrop.JPG

photo David Monniaux

 

September 9, 2011 W. Alibrandi, Forecast International - defpro.com

 

NEWTOWN, Conn. | Microturbo's TRI 40 and TRI 60 engines power several missiles and one target drone.

 

MBDA's SCALP EG and SCALP Navale are in production, and exports are playing a large role in the company's future. Saudi Arabia has purchased the Storm Shadow for its Tornado fighters, and the sales of Rafale fighters and FREMM frigates should boost demand for this missile.

 

MBDA is planning to upgrade the SCALP EG with an enhanced version to meet France's and the U.K.'s requirements for long-range and strike missiles. The new missile's range could exceed 1,000 kilometers.

 

France's Exocet anti-ship missile is one of MBDA's most popular products. The Block 3 Exocet has greater range than the solid-fuel-propelled Block 2 and can also engage land-based targets. Sales to Middle East countries have been a large source of business for MBDA.

 

Saab Bofors' RBS15 is an anti-ship missile that has been purchased by Sweden, Germany, Poland and Thailand. Several other navies are considering the missile, which may provide a near-constant stream of contracts from 2011-2020.

 

Composite Engineering's BQM-167 Skeeter drone is powered by the TRI 60, and has been purchased by the U.S. Air Force and Navy. The USAF is replacing its legacy BQM-34 and MQM-107 drones with the Skeeter.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 05:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ae/Aster_30_system.jpg/800px-Aster_30_system.jpg

 

05/09/2011 Source : La Tribune

 

Le comité ministériel d'investissement du ministère de la Défense a approuvé le lancement de quatre programmes qui ont été confiés au missilier.

 

MBDA a décroché au coeur de l'été le jackpot au moment où la France entre dans une période de disette budgétaire sévère. Avant la grande trêve estivale, le dernier CMI (comité ministériel d'investissement) du ministère de la Défense a approuvé fin juillet, selon nos informations, toute une série d'investissements dans de nouveaux programmes de missiles et dans la modernisation de certains grands programmes de MBDA (37,5 % EADS, 37,5 % BAE Systems et 25 % Finmeccanica). Soit un volume financier de l'ordre de 600 à 650 millions par an pendant une dizaine d'années. Ce qui va donner au missilier européen une belle visibilité en termes de charges de travail pour ses bureaux d'études et pour l'exportation avec des nouveaux produits dans des gammes où la France a déjà fait ses preuves.

 

Successeur du Milan

 

Après une très longue réflexion, le ministère de la Défense a finalement retenu pour le programme MMP (missile moyenne portée), successeur du Milan, qui a été l'un des grands best-sellers français à l'exportation, la solution proposée par MBDA (munitions) et Sagem (postes de tir) au détriment des propositions de « francisation » des missiles Javelin de l'américain Raytheon et Spike de l'israélien Rafael. Le développement de ce programme est estimé entre 150 à 200 millions d'euros. C'est une belle victoire pour le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, qui s'est beaucoup battu pour ce programme majeur pour sa stratégie à l'exportation. Ce programme pourrait être notifié par la Direction générale de l'armement avant la fin de l'année 2011 et lancé en 2012. Le CMI a également décidé de lancer le programme ANL (antinavire léger), l'un des programmes majeurs de la coopération franco-britannique, qui s'inscrit dans l'accord de défense signé entre la France et la Grande-Bretagne en novembre 2010. Enfin, le ministère de la Défense va moderniser en 2012 une nouvelle version d'un des best-sellers de MBDA, le missile antinavire Exocet ainsi que le missile Aster 30 Block 1 NT (nouvelles technologies), fabriqué par MBDA et Thales. Ce missile disposera d'un autodirecteur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à 1.000 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles. M. C.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 08:05

http://www.flightglobal.com/assets/getAsset.aspx?ItemID=41618 

Photo SAC Simon Armstrong/Crown Copyright

 

26/08/11 By Craig Hoyle SOURCE:Flightglobal.com

 

The UK Royal Air Force’s Panavia Tornado GR4-equipped 2 Sqn has completed its contribution to the NATO mission in Libya, after achieving a notable first using a Raytheon Systems Paveway IV precision-guided bomb.

 

On 18 August, a GR4 operating from Gioia del Colle air base in Italy dropped a 226kg (500lb) Paveway IV to engage a moving patrol craft which was being operated by pro-Gaddafi forces near the Az Zawiyah oil refinery.

 

“This was the first time a Tornado crew had used a Paveway IV bomb to take out a moving target of this nature,” the UK Ministry of Defence said, adding that the target had posed a threat to Libyan civilians.

 

RAF Tornado strike aircraft have again used their Storm Shadow missiles during long-range missions flown from the UK

 

Separately, a package of GR4s flying from RAF Marham in Norfolk attacked a headquarters bunker in the Gaddafi stronghold of Sirte overnight on 25-26 August using an undisclosed number of MBDA Storm Shadow long-range cruise missiles. Tornado aircraft from Gioia del Colle also destroyed a surface-to-air missile system located near Al Watiyah on 25 August.

 

The RAF’s Tornado force has accumulated more than 5,400 flying hours in support of the UK’s Operation Ellamy since March. Its contribution is now being provided by the RAF’s 9 Sqn.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 06:15

http://www.sldinfo.com/fr/wp-content/uploads/2011/07/RAF-Tornado-crew.jpg

 

Crédit photo : SLD, salon du Bourget, juin 2011

 

14.07.2011 sldinfo.com

 

Par Robbin Laird
Adapté de l’anglais par Virginie Lecat [1]

 

 Lors du Salon du Bourget, MBDA a invité deux pilotes de chasse de la Royal Air Force à présenter le retour d’expérience de leurs opérations en théâtre libyen, notamment quant à l’utilisation du Tornado et des armes de précision : Mark Lawson, pilote, et James Cooke, officier de système d’armes, appartenant à l’escadrille 9 RAF Marham.

 

 

Un équipage de deux hommes opère le Tornado, déployé pour la première fois en opération en 1982. Opération la plus longue depuis la Seconde guerre mondiale, les premières missions en direction de la Lybie ont été effectuées depuis le sol britannique, impliquant trois ravitaillements en vol. Des patrouilles mixtes Tornado-Eurofighter ont également permis aux pilotes de la RAF de bénéficier d’une meilleure appréhension de la menace.

Opération la plus longue depuis la Seconde guerre mondiale, les premières missions en direction de la Lybie ont été effectuées depuis le sol britannique, impliquant trois ravitaillements en vol. Des patrouilles mixtes Tornado-Eurofighter ont également permis aux pilotes de la RAF de bénéficier d’une meilleure appréhension de la menace.

Le missile de croisière Storm Shadow a été employé en premières frappes avec un taux de réussite particulièrement élevé. Le Brimstone, arme de choix pour les cibles en théâtre urbain, fut par ailleurs utilisé en un deuxième temps pour venir à bout des blindés lybiens. La RAF a aussi déployé pour la première fois en opération le missile AIM-132 fabriqué par MBDA. Il s’agit d’un missile air-air de courte portée ASRAAM (Advanced Short Range Air-to-Air Missile), lequel remplace les Sidewinder AIM-9 au sein des armées de l’air britannique et australienne. Il peut notamment détruire des cibles aéroportées, blindées, voire des missiles sol-air. Son rôle essentiel est celui d’interdiction aérienne. Autre équipement essentiel : Le RAPTOR (Reconnaissance Airborne Pod TORnado), fabriqué par la Goodrich Corporation. [2]

L’utilisation des équipements a bien-sûr varié selon la nature des missions et des cibles préétablies, ce qui a notamment conduit à passer rapidement du Storm Shadow au Brimstone, une des contraintes majeures en matière de frappes de haute précision étant la limitation des dommages collatéraux

 

———–

Notes et Références

[1] Voir aussi côté anglais : Operation Ellamy Update

[2] D’après Wikipedia, « ce pod de reconnaissance dont la RAF est équipée pour sa flotte de Tornado GR.4A conti enta un capteur de reconnaissance DB-110, un système d’enregistrement en imagerie et un système de liaison de données sol-air. Le capteur est infrarouge et électro-optique, permettant les missions de jour comme de nuit. La retransmission de données permet à l’imagerie d’être exploitée quasi instantanément ».

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:45
http://www.meretmarine.com/objets/500/34365.jpg

 

23/06/2011 MER et MARINE

 

A l'occasion du salon aéronautique du Bourget, qui se déroule cette semaine, Français et Britanniques ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération dans le secteur des missiles. Cette démarche a été considérée mardi d'une « importance stratégique » par Peter Luff, ministre britannique des achats de défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement, tous deux présents sur le stand du missilier européen MBDA. « Conformément aux décisions du dernier sommet franco-britannique du 2 novembre 2010, la Direction Générale de l'Armement et le DE&S travaillent à la mise en place d'un secteur des missiles plus cohérent autour d'un maitre d'oeuvre industriel européen unique, devant conduire à des gains significatifs (jusqu'à 30%) pour les États », explique la DGA. Laurent Collet-Billon et Peter Luff ont échangé en amont de la présentation des premières analyses sur l'optimisation du tissu industriel franco-britannique prévue début juillet. Parallèlement les deux pays travaillent au rapprochement des méthodes de travail en vue « d'une gouvernance de plus en plus commune ».

Pour soutenir le renforcement de la coopération des deux côtés de la Manche, la DGA et le DE&S prévoient toujours de lancer une série de projets, comme le développement d'un nouveau missile antinavire léger (FASGW(H)/ANL), l'évaluation des améliorations à apporter aux missiles de croisière Scalp/Storm Shadow, ainsi qu'une feuille de route commune pour les technologies de défense aérienne à courte portée.
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 07:35
Exocet MM40 Block3 (photo MBDA)

Exocet MM40 Block3 (photo MBDA)

23/06/2011 MER et MARINE

 

Depuis plus de trente ans, les missiles antinavire sont devenus l'un des principaux piliers du combat naval. Ces armements équipent les bâtiments de combat, des patrouilleurs aux frégates en passant par les sous-marins, ainsi que les forces aériennes et les batteries côtières. Evoluant sans cesse et intégrant de nouvelles fonctions, comme les capacités de tir contre buts terrestres, les missiles antinavire s'adaptent aux évolutions technologiques et opérationnelles. Tour d'horizon des solutions proposées par l'industrie européenne :


Exocet MM40 Block3 (© : MBDA)

L'Exocet

Vendu à plus de 3600 exemplaires dans 35 pays depuis plus de 30 ans, l'Exocet ne cesse d'évoluer depuis sa mise en service. Le célèbre missile antinavire se décline aujourd'hui en trois versions, tirées depuis bâtiments de surface, aéronefs et sous-marins. Développé par MBDA à partir de 2004 suite à l'abandon du programme ANF, l'Exocet Mer-Mer 40 Block3 fait son entrée dans la Marine nationale, qui a réalisé un premier tir le 18 mars 2010 depuis la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, admise au service actif en juin 2011 (son sistership, le Forbin, l'a été fin 2010). D'une longueur de 5.8 mètres pour un diamètre de 35 centimètres et un poids de 780 kilos, le nouveau missile antinavire présente des dimensions identiques à celles de son prédécesseur, tout en étant plus léger (870 kilos pour la génération précédente). Mais, surtout, il affiche une portée opérationnelle plus que doublée, soit 180 km contre 72 km pour le MM40 Block2. Le Block3 intègre également un GPS, ce qui lui confère une capacité de frappe contre des cibles côtières. Doté d'une charge optimisée pour la lutte antinavire, il ne peut néanmoins être comparé à un missile de croisière, conçu pour neutraliser des cibles durcies et disposant d'une allonge et d'une précision contre buts terrestres nettement plus importantes.


Exocet AM39 sur Rafale (© : DASSAULT AVIATION)


Tir d'AM39 depuis un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)


Tir d'un SM39 depuis un sous-marin (© : MBDA)

Outre la marine française, le MM40 Block3 a déjà été vendu au sultanat d'Oman, aux Emirats Arabes Unis et au Qatar. L'adoption du nouveau standard se fait soit par achat de matériel neuf, soit par retrofit des MM40 Block2 existants. Ainsi, depuis 2008, le site MBDA de Selles-Saint-Denis a débuté la mise à niveau de missiles pour des clients export, avant d'entreprendre le retrofit des munitions françaises, livrées à partir de 2011.
L'aéronautique navale tricolore, qui met en oeuvre l'Exocet AM39 depuis ses avions de patrouille maritime Atlantique 2 et jusqu'ici sur ses Super Etendard Modernisés (SEM), reçoit également une nouvelle version de son missile air-mer. Un Exocet numérisé, l'AM39 Block2 Mod2, a été spécialement développé pour le Rafale, qui remplace le SEM dans les missions de lutte antinavire. Le nouvel avion de combat a réalisé un tir de validation en 2007 avec l'AM39 Block2 Mod2. La numérisation de la version à changement de milieu a, quant à elle, été lancée en 2009. Le SM39 Block2 Mod2 équipera les nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda à partir de 2017. Dans cette configuration, le missile est éjecté par un tube lance-torpille. En dehors des SNA français, le SM39 peut armer les sous-marins Scorpène.


RBS-15 (© : SAAB)

Le RBS-15

Le Suédois Saab Bofors Dynamics et l'Allemand Diehl BGT Defence ont développé et commercialisent le RBS-15 Mk3. Ce missile antinavire de 4.3 mètres est doté d'un booster et affiche une portée de 200 kilomètres. Embarquant une charge militaire de 200 kilos pour un poids total de 800 kilos, il dispose d'un autodirecteur infrarouge, ce qui le rend autonome par rapport au porteur après le tir. Ce dernier standard du RBS-15 est aussi équipé d'un GPS, lui conférant une capacité de frappe contre des cibles côtières. Le RBS-15 Mk3 a été adopté par la marine suédoise, ainsi que la flotte allemande pour ses nouvelles corvettes du type 130. Le missile a également été vendu à la Croatie, la Finlande et la Pologne. Outre la version mer-mer, Saab a développé une version air-mer équipant les avions de combat Gripen. Une variante à changement de milieu doit aussi voir le jour pour équiper les sous-marins.


Tir de NSM (© : KONGSBERG)

Le NSM

Après le succès du Penguin, Kongsberg a développé, en partenariat avec EADS, le Naval Strike Missile (NSM). Destiné à équiper les frégates du type Fridjof Nansen et les patrouilleurs norvégiens du type Skjold, ce nouveau missile antinavire à autodirecteur infrarouge, d'une portée de 200 km, mesure 3.96 mètres et pèse 410 kg, dont 120 de charge militaire. Une version pour la défense côtière, tirée depuis la terre, a été retenue par la Pologne. Le NSM sert également au développement avec Lockheed-Martin du Joint Strike Missile (JSM), programme découlant de l'achat par la Norvège de F-35. Prévu pour être lancé depuis la soute de l'avion, le JSM est conçu pour la lutte antinavire et l'attaque contre cibles terrestres. Comme un missile de croisière, il disposera d'un système d'exploitation de la géographie ainsi que d'une liaison de données permettant le rafraîchissement des informations en vol.


Tir de Marte (© : MBDA)

Le Marte MK2

Missile antinavire intermédiaire entre l'Exocet et le futur ANL/FASGW, le Marte Mk2 est destiné aux forces navales, à commencer par les hélicoptères de la marine italienne. Evolution du Marte, mis en service dans les années 80 sur les Sea King, le nouveau missile (Mk2/S) est désormais opérationnel après sa qualification sur AW-101 Merlin et NH90. D'un poids de 270 kilos pour une longueur de 3.85 mètres, le Marte Mk2/S affiche une portée de 30 à 45 kilomètres suivant l'altitude de tir. Du type "Fire and Forget", le missile, qui peut aussi être lancé par avion (Mk2/A) est doté d'un autodirecteur électromagnétique actif et une capacité de résistance accrue face aux contre-mesures. Une version embarquée, le Marte Mk2/N, est proposée par MBDA pour équiper des bâtiments de surface de 30 à 50 mètres. Le nouveau missile antinavire peut, également, être mis en oeuvre depuis des batteries côtières.


ANL/FASGW (© : MBDA)

L'ANL/FASGW

La France et la Grande-Bretagne ont confié à MBDA une étude d'évaluation sur un nouveau missile antinavire léger destiné à équiper leurs hélicoptères. Ce projet, baptisé ANL ou FASGW (Future Anti-SurfaceGuidedWeapon), pourrait s'ouvrir sur un programme en coopération en vue d'une première livraison en 2015. D'un poids d'une centaine de kilos, dont 30 de charge militaire, l'ANL/FASGW affiche une portée de 20 km. Il est doté d'un autodirecteur infrarouge et d'une liaison de données bidirectionnelle permettant de maintenir un lien avec l'hélicoptère. Ce nouveau missile à booster non-largable succèderait au Sea Skua britannique et comblerait un manque dans la marine française, dépourvue d'un tel armement depuis le retrait de l'AS-12 en 1995. Répondant à l'évolution des menaces asymétriques, l'ANL/FASGW est optimisé contre les bateaux de moins de 500 tonnes. Il doit équiper les Lynx (Wildcat), Panther et NH90.


Le Milas (© : MBDA)

Otomat et Milas

La marine italienne utilise sur ses bâtiments le missile antinavire Otomat Mk2 Teseo de MBDA. Long de 4.82 mètres pour un poids de 780 kilos, cet engin, doté d'un turboréacteur et d'un autodirecteur actif, affiche une portée de 180 kilomètres. A partir de ce missile, l'Italie a aussi commandé un nouvel engin anti-sous-marin. Rappelant le concept du Malafon français, le Milas associe un Otomat et une torpille MU90. Tiré comme un missile antinavire, le Milas équipera à raison de quatre munitions les FREMM italiennes en version ASM. Long de 6 mètres pour un poids de 800 kg, l'engin a une portée de 5 à 50 km. Il se comporte d'abord comme un missile classique puis, arrivé au dessus de l'objectif, largue la torpille qui pénètre dans l'eau à l'aplomb du sous-marin. L'objectif est de surprendre ce dernier et de le frapper à une portée supérieure à celle de ses armes. Sur la frégate, une console située au central opérations intègre les informations fournies par les sonars et délivre au Milas les paramètres nécessaires avant le tir. Les données peuvent, ensuite, être rafraîchies en vol.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 06:30
Les missiles au cœur de la coopération franco-britannique

 

21/06/2011 DGA

 

Peter Luff, ministre britannique des achats de défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, réaffirment, le mardi 21 juin 2011 sur le stand de MBDA au salon aéronautique du Bourget, l’importance stratégique de la coopération franco-britannique dans le domaine des missiles.

 

Conformément aux décisions du dernier sommet franco-britannique du 2 novembre 2010, la Direction générale de l’armement (DGA) et le DE&S travaillent à la mise en place d’un secteur des missiles plus cohérent autour d’un maitre d’œuvre industriel européen unique, devant conduire à des gains significatifs pour les États (jusqu’à 30% de gains).

 

Laurent Collet-Billon et Peter Luff ont échangé en amont de la présentation des premières analyses sur l’optimisation de notre tissu industriel prévue début juillet. Parallèlement les deux pays travaillent au rapprochement des méthodes de travail en vue d'une gouvernance de plus en plus commune.

 

La DGA et le DE&S prévoient également de lancer une série de projets pour consolider cette initiative : lancement du développement du missile antisurface naval léger (FASGW(H)/ANL), évaluation des améliorations des missiles de croisière Scalp/Storm Shadow et feuille de route commune pour les technologies de défense aérienne à courte portée.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 21:35

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Stormshadowcrop.JPG

 

21/06/2011 AEROCONTACT

 

LE BOURGET, 21 juin (Reuters) - MBDA a organisé mardi au salon du Bourget une conférence de presse avec deux pilotes de chasse pour illustrer le rôle joué par ses missiles, notamment le Storm Shadow/SCALP de précision, dans l'opération militaire aérienne en cours en Libye.

 

La résolution 1973, adoptée en mars par le Conseil de sécurité des Nations unies, vise à mettre en place une zone d'exclusion aérienne protégeant les populations civiles contre les bombardements de l'aviation kadhafiste. L'opération dure maintenant depuis plus de quatre mois.

 

Deux pilotes britanniques de Tornado GR4 sont venus détailler sur le stand de MBDA l'armement qu'ils ont embarqué fin mars-début avril lors d'une de leurs missions dans le ciel libyen, et l'usage précis qui en a été fait pour détruire des objectifs stratégiques au sol.

 

"Certains disent que plus l'intervention dure, plus les risques augmentent, je ne partage pas cet avis", a déclaré James Cooke, l'un des deux militaires. "Nous sommes bien équipés pour continuer ce travail, à savoir traiter des cibles avec le moins de pertes humaines possible".

 

Dans un communiqué, le missilier a rappelé que l'armée britannique avait déjà employé en opération des missiles SCALP avant l'intervention en Libye, mais qu'il s'agissait pour la France d'une première.

 

Le 24 mars, deux Mirage 2000D et quatre Rafale ont tiré plusieurs de ces missiles contre une base aérienne des forces loyalistes libyennes.

 

MBDA, détenu à 37,5% par BAE Systems et par EADS et à 25% par Finmeccanica, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 2,8 milliards d'euros pour un carnet de commandes de 10,8 milliards d'euros.

 

(Gilles Guillaume, édité par Benoît Van Overstraeten)

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 16:55
Le programme PAAMS (principal anti-air missile system)


17/06/2011 DGA

 

Le système PAAMS constitue l’armement principal des frégates anti-aériennes Horizon (réalisées en coopération franco-italienne), et des Destroyers T45 britanniques en assurant des missions simultanées d’autoprotection du bâtiment porteur, de défense locale d’un groupe de bâtiments et de défense de zone à moyenne portée (30 à 100 km).

D’un point de vue technique, le système PAAMS partage de nombreux éléments avec les systèmes de la famille FSAF (famille de missiles sol-air futurs) et en particulier le missile Aster.

Ce système se compose :

- des radars multifonctions intégrés dans une conduite de tir : Empar pour la France et l’Italie, Sampson pour l’Angleterre ;

- du radar de surveillance à longue portée S1850M (ou LRR pour Long Range Radar) ;

- des missiles Aster 15 et Aster 30, capables d’intercepter des attaques saturantes d’avions et de missiles supersoniques manœuvrant ;

-      d’un système de lancement vertical (SLV) ;

-      d’un système de commandement et de contrôle (C2) permettant de suivre la situation tactique, d’évaluer la menace et de gérer la conduite des tirs de missile, intégré au système de combat des bâtiments, ou (en secours) en autonome.

 

Caractéristiques techniques des composantes du système

 

Munitions Aster

Le missile Aster est conçu pour l’interception aérienne d’avion ou de missile. C’est un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d’un système original pif-paf qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. Le missile Aster 15 et le missile Aster 30 utilise le même missile terminal mais ont un étage d’accélération (booster) différent

  Aster 15 Aster 30
Longueur 4,2 m 4,8 m
Diamètre 180 mm
Masse 300 kg 445 kg
Propulsion Combustible solide / deux étages
Vitesse Fortement supersonique
Portée d’interception > 45* km > 80* km
Mode de guidage

-      pendant toute la durée du vol utilise un guidage inertiel avec recalage intermédiaire de la cible par liaison avec le radar au sol ;

-      en trajectoire finale : autodirecteur électromagnétique actif.

Mode de pilotage pif-paf : pilotage d’interception en force - pilotage aérodynamique fort
Protection sur 360°
Divers

-      tiré à partir d’un tube conteneur qui sert aussi au transport et au stockage ;

-      durci aux contre-mesures électromagnétiques.

* : portée maximale dépendant du type de cible

 

Module de lancement vertical (MLV) Sylver A50 du système de lancement vertical (SLV)

  A50
Configuration 6 modules (capacité de 8 modules/frégate)
Capacité par module 8 Aster (15 et/ou 30)
Masse 8 tonnes
Hauteur 6 mètres
Surface au sol 2,6 x 2,3 m

Le MLV est dérivé du modèle A43 installé à bord du Porte-avions Charles de Gaulle. L’électronique de contrôle du MLV est réalisée à partir de baies navales de gestion des munitions : NGGM.Le système SLV est composé de 6 modules pouvant chacun mettre en œuvre 8 missiles (Aster 15 et/ou Aster 30).

 

Conduite de tir

La conduite de tir est assurée par des radars 3D longue portée multi-fonctions de type Empar (bande C) ou Sampson (bi-bande E/F). Ces radars ont une rotation d’antenne de 60 tours/minute et offrent des fonctions de : surveillance, météo, discrimination des cibles, acquisition multi-cibles, poursuites combinées multi-cibles...

 

Radars Multifonctions Empar et Sampson :

Le radar Empar (European Multifunction Phased Array Radar) est un radar bande C, équipant les frégates Horizon. Le radar Sampson est un radar bi-bandes (E/F), équipant les destroyers Type 45. Leur rôle est d’assurer le guidage des missiles Aster et permet entre autre de suivre et d’engager simultanément de nombreuses cibles.

 

Radar de surveillance S1850M - LRR

Le radar S1850M, plus connu sous le nom « LRR » (Long Range Radar), est un radar de veille longue distance bande D, dérivé du Smart-L de Thales NL, destiné à la détection aérienne et de surface.

 

Organisation étatique et industrielle

Le programme PAAMS est développé par les acteurs majeurs de l’industrie missilière européenne (MBDA, TAD, Selex, BAé) regroupés au sein du GIE Europaams.

Les principaux industriels sont :

- Selex : radar Empar ;

- MBDA Italia : calculateurs Mara VME et console opérateur Magics II ;

- BAé : radar S1850 M ;

- InsyTe : radar Sampson ;

- DCNS : module de lancement vertical Sylver ;

- MBDA-F : munitions Aster ;

- Thales : système de conduite et de contrôle des conduites de tir (partie commune aux versions franco-italienne (PAAMS(E) et britannique (PAAMS(S) : C2 core).

L’organisation étatique du programme se compose d’un bureau trinational (PPO : PAAMS Programme Office) et d’un comité directeur (PSC : PAAMS Steering Committee).

 

Avancement du programme

Le programme a été lancé en juin 1999, la qualification du système devrait être prononcée fin 2011.

La production est pratiquement terminée, les deux frégates françaises et les deux frégates italiennes ainsi que cinq des six  Destroyers T45 britanniques sont actuellement équipés du PAAMS (les 2 premiers Destroyers T45 ont été validés et des tests sont en cours pour les 3 autres).

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:55
La famille de missiles sol-air futurs (FSAF)

 

17/06/2011 DGA

 

Le programme FSAF vise à développer autour du missile Aster (Aster 15 et Aster 30), une famille de systèmes destinés à couvrir les besoins en matière de défense aérienne (avions et missile) de l’ensemble des armées. Le programme FSAF se compose :

 

- du SAAM

Système d’auto défense destiné aux bâtiments de la marine qui assure avec le missile Aster 15 naval du système surface-air anti-missile (SAAM) la défense navale traditionnelle à courte, voire très courte portée à une mission élargie d’autodéfense étendue, pour assurer la défense d’un bâtiment voisin, y compris face aux missiles anti-navires de nouvelle génération les plus performants. Ce système est en service à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle (entre autres).

 

- du SAMP/T

Système destiné à la défense antiaérienne des grandes unités de l’armée de terre, et de défense des points sensibles de l’Armée de l’air qui assure la défense terrestre de zone contre tous les types de cibles aériennes modernes y compris les missiles balistiques tactiques de type SCUD et les missiles de croisière, avec le missile Aster 30 terrestre du système sol-air moyenne-portée/terrestre (SAMP/T). Ainsi, le SAMP/T assurera la défense antiaérienne du corps de bataille, la protection de la force opérationnelle terrestre (FOT), la défense des bases aériennes et des points fixes de valeur en remplacement du système HAWK, ainsi que la contribution franco-italienne à la première capacité du programme OTAN de défense contre les missiles balistiques de théâtre ALTBMD (active layered theater ballistic missile defense).

Le SAAM et le SAMP/T sont des systèmes modulaires qui intègrent différents éléments pour répondre au mieux à la mission qui leur est confiée. Ainsi, le système comprend :

- des radars multifonctions : Arabel pour le SAMP/T et le SAAM en version française et Empar pour le SAAM en version italienne, intégrés dans une conduite de tir qui assure la veille, la poursuite des cibles et l’engagement des missiles sur 360°;

- les missiles Aster 15 et Aster 30 capables d’intercepter des attaques saturantes d’avions, de missiles supersoniques manœuvrant et des missiles balistiques ;

- des ensembles de lanceurs verticaux terrestres montés sur camion ou naval intégrés dans la structure du navire qui utilise la même électronique ;

- un système commandement et de contrôle basé sur le calculateur Mara VME et des consoles Magics II permettant de suivre la situation tactique, d’évaluer la menace et de gérer la conduite du tir des missiles.

Ces systèmes peuvent être mis en œuvre de manière autonome ou intégrés dans le système de combat du bâtiment (CMS) , cas des systèmes SAAM, ou dans le système de conduite des opérations aériennes, programme SCCOA de l’armée de l’air, relayé par le programme Martha de l’armée de Terre par liaison de données tactiques L11B ou  L16.

 

Caractéristiques techniques des composantes du système

 
Missiles Aster

Le missile Aster est conçu pour l’interception aérienne d’avion ou de missile. C’est un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d’un système original pif-paf qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. Le missile Aster 15 et le missile Aster 30 utilise le même missile terminal mais ont un étage d’accélération (booster) différent.

  Aster 15 Aster 30
Longueur 4,2 m 4,8 m
Diamètre 180 mm
Masse 300 kg 445 kg
Propulsion Combustible solide / deux étages
Vitesse Fortement supersonique
Portée d’interception > 45* km > 80* km
Mode de guidage

-      pendant toute la durée du vol utilise un guidage inertiel avec recalage intermédiaire de la cible par liaison avec le radar au sol ;

-      en trajectoire finale : autodirecteur électromagnétique actif.

Mode de pilotage pif-paf : pilotage d’interception en force - pilotage aérodynamique fort
Protection sur 360°
Divers

-      tiré à partir d’un tube conteneur qui sert aussi au transport et au stockage ;

-      durci au contre-mesure électromagnétique.

* : portée maximale dépendant du type de cible

 
Lanceurs
Lanceur Naval - SAAM FR
Lanceur Système de lanceur vertical pour navire : Sylver A43 pour SAAM
Configuration 4 sur le porte-avions Charles-de-Gaulles
Capacité par module 8 Aster 15
Dimension Hauteur  5,4 m - surface au sol 2,6 x 2,3 m2
Masse 7,5 tonnes

Ce type de lanceur est commun des lanceurs du système PAAMS et du missile de croisière naval (MdCN).

Lanceur Terrestre – SAMP/T
Lanceur Porteur de la classe 29 t (15 t de charge utile)
Capacité par module lanceur 8 Aster 30
Personnel 14 personnes pour la mise en opération d’une section de tir, 2 opérateurs dans le module d’engagement pour servir la section en opération (en dehors des personnels de maintenance)
Conduite de tir

La conduite de tir est assurée par des radars 3D longue portée multi-fonctions de type Arabel (bande X) ou Empar (bande C). Ces radars ont une rotation d’antenne de 60 tours/minute et offrent des fonctions de : surveillance, météo, discrimination des cibles, acquisition multi-cibles, poursuites combinées multi-cibles, d’engager simultanément de nombreuses cibles et d’assurer le guidage des missiles Aster

 

Organisation étatique et industrielle

Le programme FSAF est une coopération franco-italienne, qui regroupe les acteurs majeurs de l’industrie missilière européenne (MBDA, Thales), au sein du GIE EUROSAM, sous l’égide d’un comité de programme co-présidé par la DGA (pour la France) et le Secrétariat général à la défense (pour l’Italie).

Le programme a été intégré dans l’OCCAr en juin 1999.

Les principaux industriels concernés sont :

- Selex : radar multifonctions Empar et conduite de tir utilisant ce radar ;

- MBDA Italia : calculateurs MARA VME et console opérateur Magics II / systèmes de lancement vertical naval et terrestre ;

- DCNs : mécanique de lancement vertical Sylver ;

- MBDA France : munitions Aster 15 et 30 ;

- Thales : radar multifonction Arabel et conduites de tir utilisant ce radar / responsable technique de l’autodirecteur du missile (même famille que l’autodirecteur du missile air-air MICA), dont le maître d’oeuvre est MBDA Italia.

Le système SAAM équipe :

- la France avec quatre lanceurs pour le porte-avions Charles-de-Gaulle ;

- l’Italie pour le Porte Aéronefs Cavour.

Le système SAMP/T équipe:

- la France avec 10 systèmes pour l’armée de l’air ;

- l’Italie avec six systèmes pour l’armée de terre.

 

Avancement du programme

Le système SAAM Fr est en service depuis 2001 sur le porte-avions Charles-de-Gaulle.

Le programme a achevé avec succès en novembre 2006 sa campagne de tirs de qualification à DGA Essais de missiles à Biscarosse, et l’évaluation technico-opérationnelle du système par les forces françaises et italiennes a débuté.

Le système SAMPT a fait l’objet d’une première qualification en 2008, des compléments sont en cours  pour les fonctionnalités liaisons de données L16 et ATBM du système (capacité Block 1). Le système est en en cours de déploiement dans l’Armée de l’air. La mise en service se fera en 4 étapes à partir de 2011 : défense de site fixe, défense de la FOT (2 étapes), mission ATBM.

Les prochaines étapes majeures seront un traitement d’obsolescence :

- de la conduite de tir du système naval (remplacement de l’émetteur puis changement des calculateurs), à partir de 2013 ;

- du missile Aster 30 qui vise notamment à équiper le missile avec un auto-directeur de nouvelle génération, à partir de 2016.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:55
Le programme PAAMS (principal anti-air missile system)


17/06/2011 DGA

 

Le système PAAMS constitue l’armement principal des frégates anti-aériennes Horizon (réalisées en coopération franco-italienne), et des Destroyers T45 britanniques en assurant des missions simultanées d’autoprotection du bâtiment porteur, de défense locale d’un groupe de bâtiments et de défense de zone à moyenne portée (30 à 100 km).

D’un point de vue technique, le système PAAMS partage de nombreux éléments avec les systèmes de la famille FSAF (famille de missiles sol-air futurs) et en particulier le missile Aster.

Ce système se compose :

- des radars multifonctions intégrés dans une conduite de tir : Empar pour la France et l’Italie, Sampson pour l’Angleterre ;

- du radar de surveillance à longue portée S1850M (ou LRR pour Long Range Radar) ;

- des missiles Aster 15 et Aster 30, capables d’intercepter des attaques saturantes d’avions et de missiles supersoniques manœuvrant ;

-      d’un système de lancement vertical (SLV) ;

-      d’un système de commandement et de contrôle (C2) permettant de suivre la situation tactique, d’évaluer la menace et de gérer la conduite des tirs de missile, intégré au système de combat des bâtiments, ou (en secours) en autonome.

 

Caractéristiques techniques des composantes du système

Munitions Aster

Le missile Aster est conçu pour l’interception aérienne d’avion ou de missile. C’est un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d’un système original pif-paf qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. Le missile Aster 15 et le missile Aster 30 utilise le même missile terminal mais ont un étage d’accélération (booster) différent

 

  Aster 15 Aster 30
Longueur 4,2 m 4,8 m
Diamètre 180 mm
Masse 300 kg 445 kg
Propulsion Combustible solide / deux étages
Vitesse Fortement supersonique
Portée d’interception > 45* km > 80* km
Mode de guidage

-      pendant toute la durée du vol utilise un guidage inertiel avec recalage intermédiaire de la cible par liaison avec le radar au sol ;

-      en trajectoire finale : autodirecteur électromagnétique actif.

Mode de pilotage pif-paf : pilotage d’interception en force - pilotage aérodynamique fort
Protection sur 360°
Divers

-      tiré à partir d’un tube conteneur qui sert aussi au transport et au stockage ;

-      durci aux contre-mesures électromagnétiques.

* : portée maximale dépendant du type de cible

 

Module de lancement vertical (MLV) Sylver A50 du système de lancement vertical (SLV)

  A50
Configuration 6 modules (capacité de 8 modules/frégate)
Capacité par module 8 Aster (15 et/ou 30)
Masse 8 tonnes
Hauteur 6 mètres
Surface au sol 2,6 x 2,3 m

Le MLV est dérivé du modèle A43 installé à bord du Porte-avions Charles de Gaulle. L’électronique de contrôle du MLV est réalisée à partir de baies navales de gestion des munitions : NGGM.Le système SLV est composé de 6 modules pouvant chacun mettre en œuvre 8 missiles (Aster 15 et/ou Aster 30).

Conduite de tir

La conduite de tir est assurée par des radars 3D longue portée multi-fonctions de type Empar (bande C) ou Sampson (bi-bande E/F). Ces radars ont une rotation d’antenne de 60 tours/minute et offrent des fonctions de : surveillance, météo, discrimination des cibles, acquisition multi-cibles, poursuites combinées multi-cibles...

Radars Multifonctions Empar et Sampson :

Le radar Empar (European Multifunction Phased Array Radar) est un radar bande C, équipant les frégates Horizon. Le radar Sampson est un radar bi-bandes (E/F), équipant les destroyers Type 45. Leur rôle est d’assurer le guidage des missiles Aster et permet entre autre de suivre et d’engager simultanément de nombreuses cibles.

Radar de surveillance S1850M - LRR

Le radar S1850M, plus connu sous le nom « LRR » (Long Range Radar), est un radar de veille longue distance bande D, dérivé du Smart-L de Thales NL, destiné à la détection aérienne et de surface.

 

Organisation étatique et industrielle

Le programme PAAMS est développé par les acteurs majeurs de l’industrie missilière européenne (MBDA, TAD, Selex, BAé) regroupés au sein du GIE Europaams.

Les principaux industriels sont :

- Selex : radar Empar ;

- MBDA Italia : calculateurs Mara VME et console opérateur Magics II ;

- BAé : radar S1850 M ;

- InsyTe : radar Sampson ;

- DCNS : module de lancement vertical Sylver ;

- MBDA-F : munitions Aster ;

- Thales : système de conduite et de contrôle des conduites de tir (partie commune aux versions franco-italienne (PAAMS(E) et britannique (PAAMS(S) : C2 core).

L’organisation étatique du programme se compose d’un bureau trinational (PPO : PAAMS Programme Office) et d’un comité directeur (PSC : PAAMS Steering Committee).

 

Avancement du programme

Le programme a été lancé en juin 1999, la qualification du système devrait être prononcée fin 2011.

La production est pratiquement terminée, les deux frégates françaises et les deux frégates italiennes ainsi que cinq des six  Destroyers T45 britanniques sont actuellement équipés du PAAMS (les 2 premiers Destroyers T45 ont été validés et des tests sont en cours pour les 3 autres).

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:55
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14/06/2011 DGA

 

Le programme Meteor est destiné à équiper les forces armées de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne, de la Suède et de la France d'un missile air-air de longue portée aux performances cinématiques nettement supérieures à celles des missiles actuellement en service ou de missiles air-air à statoréacteur susceptibles d'être mis en oeuvre à l'horizon 2020.

Le missile est conçu pour être utilisé à partir du Rafale, de l'Eurofighter et du JAS 39 Gripen.

 

Description

Le missile Meteor a pour principale mission de détruire ou de neutraliser des cibles aériennes à longue distance. Pour la France, il pourra être utilisé en complément des missiles Mica (EM et IR) utilisés pour l'interception à des distances inférieures ainsi que pour le combat et l'autodéfense. Il est prévu pour être mis en oeuvre à partir des versions air et marine du Rafale.

 

Fiche technique

Masse : de la classe 200 kg

Longueur : 3,65 m

Le missile est guidé à l'aide d'un autodirecteur électromagnétique et propulsé en phase de croisière à l'aide d'un statoréacteur chargé au Bore.

Le Meteor a effectué son premier vol sur Rafale le 7 septembre 2005 à Istres.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d’œuvre industrielle du programme est assurée par MBDA-UK (Grande-Bretagne).

Les industriels partenaires sont :

- MBDA-F - France ;

- MBDA-It - Italie ;

- Saab - Suède ;

- Inmize - Espagne.

 

Pays équipés

Les premières livraisons du Meteor sont prévues à l'horizon 2012 pour la Grande-Bretagne.

La France a commandé 200 missiles en 2010, pour des livraisons en 2018 afin d'équiper les avions de combat Rafale. La première phase d’intégration du missile sur le Rafale a été lancée en janvier 2011.

Pour les autres partenaires, les missiles Meteor seront mis en oeuvre sur des avions de type :

- Eurofighter pour le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne,

- Gripen pour la Suède.

 

Coopération

Le programme Meteor est piloté par le Royaume-Uni et est géré par un bureau de programme international situé au sein de la DE&S britannique (Defence Equipment & Support) implantée à Abbey Wood près de Bristol (Grande-Bretagne).

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