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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 20:55
Mise au point du Ministère de la Défense (article France 3 Midi-Pyrénées)

 

25/01/2016 Ministère de la Défense

 

Le ministère de la Défense dément formellement les informations mises en ligne par la rédaction de France 3 Midi Pyrénées, le 21 janvier dernier. Informations sur des sites soit disant sensibles provenant d'un  "document militaire" qu'ils se seraient procuré. Il s'agissait en fait d'un document totalement fictif de travail, non protégé par le secret défense et destiné à la formation de jeunes élèves d'une école d'officiers.

 

Note RP Defense: voir article France 3

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 19:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

24/11/2015 Elliot Hume – Armée de Terre

 

Présentateur de 7 jours BFM, Thomas Misrachi s’invite sur RMC Découverte pour l’émission Embarqué qui sera diffusé ce soir à 20H45. Une heure durant laquelle le journaliste se plonge au cœur d’une unité d’élite de l’armée de Terre. Pour ce nouveau numéro, Thomas Misrachi a vécu une semaine au rythme des commandos montagne du 13e bataillon de chasseurs alpins (13e BCA). De nuit, malgré des températures extrêmes, il lui a fallu affronter la réalité de l’entraînement intensif des militaires. Il nous explique comment s’est déroulé le tournage.

 

Comment s’est organisée cette nouvelle émission ?

Dans ce nouveau numéro, je suis intégré à un exercice d’entraînement du groupement commando montagne (GCM) du 13e BCA. Il ne s’agit pas d’une opération montée spécialement pour la presse mais d’un véritable exercice. Le but de l’émission, c’est de montrer la réalité de l’armée de Terre et le quotidien des hommes qui la composent. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de suivre les chasseurs alpins au cours de leur entraînement.

 

Suite de l’entretien

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:55
Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)


04/11/2015 source IRSEM

 

Cette note vise à éclairer une question cruciale sur la place des images dans la communication opérationnelle, sur leur captation, leur rôle et leur utilisation à destination des médias. La décennie 2000-2010 marque en effet un moment de forte évolution dans la réflexion et les décisions prises sur ce point.

 

"Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)" - par Bénédicte CHERON

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 12:55
photo 3e RPIMa

photo 3e RPIMa

 

28.10.2015 par 3e RPIMa - Armée de Terre

De lundi à mercredi, un stage de sensibilisation aux risques en zones de conflits s’est déroulé pour 24 étudiants en journalisme. Après les cours théoriques dispensés dans les murs de la caserne Laperrine, les mises en situation pratiques ne se sont pas faites attendre. Durant deux jours, entre Carcassonne et le terrain militaire de Villemaury, les futurs reporters ont été initiés à l’orientation, au secourisme de combat, aux techniques de défense individuelles. Insérés dans un groupe de combat de l’infanterie, progressant en zone hostile, ils ont également pu toucher du doigt les conditions réelles d’une intervention.

 

Reportage photos

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:55
La liberté d'informer sacrifiée sur l'autel du secret-défense

 

 

Pour la première fois, des journalistes ont été condamnés pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Un arrêt dangereux.


La peine est légère, mais la condamnation insupportable. Pour avoir regardé sous les jupes du renseignement, Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, et Didier Hassoux, plumier du Canard enchaîné, ont été condamnés en septembre dernier par la cour d'appel de Paris à une amende de 3 000 euros avec sursis. Leur tort ? Avoir porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation en révélant l'identité réelle d'un agent secret. Une infraction introduite dans notre Code pénal en 2011 et qui n'avait, jusque-là, jamais été utilisée contre des journalistes. À l'origine du litige, un livre, L'Espion du président, paru aux éditions Robert Laffont en 2012. L'ouvrage, en grande partie consacré à Bernard Squarcini, le patron de la toute puissante Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd'hui devenue DGSI), lève le voile sur les très nombreux dysfonctionnements des services de renseignements français. Il avait fortement déplu en haut lieu.

 

Suite de l'article

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:50
photo MinDef FR

photo MinDef FR

 

03.10.2015 Par Franck Johannès – Pixels (lemonde.fr)

 

La Cour européenne des droits de l’homme a été saisie, samedi 3 octobre, d’un premier recours contre la loi renseignement par des journalistes de l’Association confraternelle de la presse judiciaire (APJ). Les 180 journalistes, qui représentent la plupart des médias écrits, numériques ou audiovisuels, s’alarment des nouvelles menaces portées à la liberté d’informer – et protestent contre la surveillance de masse qu’autorise le texte pour les simples citoyens. « La question posée dépasse le simple enjeu des journalistes, indique Me Patrice Spinosi, qui a déposé la requête, toute personne est susceptible d’être écoutée et à travers la presse, il s’agit d’une critique de la possibilité d’écouter administrativement sans réel contrôle l’ensemble de la population.

 

Suite de l'article

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

15/09/2015 par Bénédicte Chéron - Tribune FigaroVox

 

Bénédicte Chéron évoque ces opérations militaires aériennes rarement sur le devant de la scène en raison de l'absence de spectaculaire qui leur est attaché.

 

Alors que le débat sur une intervention au sol est ouvert, que savent les Français de l'opération Chammal engagée depuis le 19 septembre dernier par la France? Les armées sont en effet confrontées à la difficulté de raconter et faire comprendre une guerre par frappes aériennes. Les points de situation du Ministère de la Défense sur le sujet sont en eux-mêmes révélateurs. Celui du 20 mars 2015 racontait par exemple: «Cette semaine, la force Chammal a réalisé 117 sorties aériennes, dont dix ont abouti à des frappes au sol. Plusieurs véhicules armés et logistiques ont été détruits par les aéronefs français, ainsi qu'un véhicule suicide dans la région de Kirkouk. Les avions français ont également ciblé des combattants à plusieurs reprises, ainsi que du matériel d'artillerie».

 

Suite de l’article

 

* Bénédicte Chéron est chercheur partenaire à l'IRICE, spécialiste du traitement médiatique des conflits.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 11:55
Crédits : Marc Rees (Licence CC-BY SA 3.0)

Crédits : Marc Rees (Licence CC-BY SA 3.0)

 

06.07.2015 par Marc Rees - nextinpact.com

 

Contrairement à une croyance un peu trop répandue, le projet de loi sur le renseignement prévoit bien plusieurs hypothèses où un parlementaire, un journaliste, un avocat ou un magistrat pourront être surveillés. Tour d’horizon.

 

Le 2 juillet dernier, lors d’un échange en commission « libertés publiques » (Libe) au Parlement européen, l’eurodéputée française Christine Revault d’Allonnes (PS) l’a affirmé à sa collègue du groupe Démocrates 66, Sophie In’t Veld : les parlementaires (pas plus donc que les magistrats, les avocats ou les journalistes) ne pourront être surveillés dans le cadre de leur mandat.

Retour au texte. Le projet de loi adopté voilà une quinzaine de jours prévoit dans sa disposition-clef qu'« un parlementaire, un magistrat, un avocat ou un journaliste ne peut être l’objet d’une demande de mise en oeuvre, sur le territoire national, d’une technique de recueil de renseignement (...) à raison de l’exercice de son mandat ou de sa profession. » (L. 821-7.)

 

Suite de l'article

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:50
Photo Jürgen Braekevel - MIL.be

Photo Jürgen Braekevel - MIL.be

 

11/06/2015 Liesbeth Bardyn – MIL.be

 

Les Chasseurs Ardennais ont chapeauté sept journalistes lors d'un exercice organisé les 10 et 11 juin. Vingt-quatre heures durant, ceux-ci ont été aguerris à la vie militaire et préparés au travail en opération dans les bois de Ciney.

 

« C'est ma première expérience », explique le pigiste Damien Roulette. « Je n'ai jamais participé à une opération à l'étranger et connais peu de choses quant au jargon des militaires et leurs procédures. » Damien est l'un des journalistes qui sera intégré dans une section du Bataillon de Chasseurs Ardennais dans les heures à venir.

 

Photo Jürgen Braekevel - MIL.bePhoto Jürgen Braekevel - MIL.be
Photo Jürgen Braekevel - MIL.be

Photo Jürgen Braekevel - MIL.be

L'invasion d'un camp de réfugiés succède à un cours théorique sur les explosifs. Les journalistes sont impliqués intégralement dans le scénario en tant que réfugiés et sont fouillés et questionnés. « C'est très réaliste », poursuit Damien après son interrogatoire. « Ils devaient connaître mon nom, ma nationalité et si j'avais été bien traité en tant que réfugié. À présent, ils nous mènent vers l'étape suivante : une évacuation par hélicoptère. Selon le scénario, un des militaires est blessé. »

 

L'hélicoptère atterrit dans une prairie récemment fauchée. Le rotor fait virevolter les herbes. Mais cela ne dérange pas les journalistes. Tous se tiennent prêts, un appareil photo à la main pour prendre le meilleur cliché. « Les journalistes sont très friands d'images et d'informations », explique le major Nicolas Defraigne du Bataillon de Chasseurs Ardennais. « Pour nos militaires, c'est un bon apprentissage de trouver un équilibre entre leurs souhaits et la garantie de veiller à leur sécurité. »

 

Deux observateurs de l'Association des journalistes professionnels et de la Croix-Rouge accompagnent les sept journalistes de leur propre initiative. « L'objectif n'est pas seulement d'acquérir une expérience militaire mais de savoir si les journalistes sont aptes à vivre ce type de situation », précise Amandine Degand de l'Association des journalistes professionnels. « Peuvent-ils quitter leur confort et se sentent-ils à l'aise lors d'opérations stressantes ? Cet entraînement permet de leur faire découvrir comment se comporter au mieux. »

 

Vidéo : DG Com

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 07:55
Attaque contre TV5Monde : le ministère de la Défense dément la publication de documents confidentiels le concernant

 

10/04/2015 - ministère de la Défense

 

Dans la soirée du mercredi 8 avril, la chaîne de télévision TV5Monde a subi une attaque informatique. Les attaquants ont perturbé ses moyens de diffusion et ont pris le contrôle de son site Internet et de ses comptes Facebook et Twitter. Des messages de propagande ont alors été diffusés. Parmi ceux-ci figuraient des menaces proférées contre les militaires français et leur famille. Des documents prétendument confidentiels ont été mis en ligne.

 

Après un examen minutieux de l’ensemble de ces documents par la chaîne de cyberdéfense des armées, les services du ministère de la Défense et ceux du ministère de l’Intérieur, il s’avère qu’aucun de ces documents ne mentionne l’identité de militaires français ni de leur famille. Le ministère de la Défense dément ainsi catégoriquement que les individus s’en étant pris aux moyens de diffusion de TV5Monde aient publié des documents confidentiels le concernant.

 

S’agissant des activités sur les réseaux sociaux et plus généralement sur Internet, le ministère réitère ses appels à la vigilance à l’ensemble de la communauté de Défense. La menace exercée par les groupes terroristes à l’encontre de notre pays et de nos ressortissants demeure en effet à un niveau élevé

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:56
Intervention du RAID et la BRI à Paris - Porte de Vincennes photo MI SG Dicom A.Lejeune

Intervention du RAID et la BRI à Paris - Porte de Vincennes photo MI SG Dicom A.Lejeune

 

03 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Six personnes qui s'étaient cachées dans le supermarché Hyper Cacher à Paris où un jihadiste a tué quatre personnes le 9 janvier ont déposé une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, visant les médias, notamment la chaîne BFMTV, a annoncé leur avocat.

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, a indiqué vendredi une source judiciaire.

 

Amédy Coulibaly, l'un des trois jihadistes ayant mené les attentats de Paris, avait tué trois clients et un employé juifs dans un supermarché casher, ainsi qu'une policière municipale la veille.

 

Dans cette plainte contre X dont l'AFP a eu connaissance et déposée le 27 mars selon Me Patrick Klugman, les plaignants reprochent en particulier à la chaîne privée d'information continue d'avoir révélé pendant la prise d'otages que des clients étaient dissimulés dans la chambre froide de l'Hyper Cacher.

 

De nombreux autres médias manquaient aux règles les plus élémentaires de prudence, d'une part en retransmettant en direct l'évolution des opérations des forces de l'ordre et d'autre part en annonçant que l'assaut était donné en Seine-et-Marne (région parsienne) contre les autres auteurs des attentats, les frères Kouachi, alors que Coulibaly retenait des otages à Paris, selon les plaignants.

 

Les méthodes de travail des médias en temps réel dans ce genre de situation sont des pousse-au-crime, a dénoncé auprès de l'AFP Me Klugman. Ses clients relèvent dans leur plainte que Coulibaly suivait l'évolution des informations sur différentes chaînes, dont BFMTV, et qu'il avait été en contact avec des journalistes de la chaîne.

 

La vie de ses clients aurait été exposée si Coulibaly avait eu connaissance en temps réel de l'information diffusée par BFMTV sur le fait qu'ils étaient dissimulés dans la chambre froide, a notamment dénoncé Me Klugman.

 

La question est de savoir qui est responsable de ce délit' La personne morale? La direction de l'information' Le journaliste?, a-t-il demandé. Il n'y a que devant un tribunal que le délit pourra être réparé.

 

La mise en danger de la vie d'autrui est passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende.

 

Les plaignants s'appuient notamment sur des communiqués du gendarme de l'audiovisuel, le CSA, qui, le 11 février, avait adressé à 16 médias audiovisuels 21 mises en demeure relatives à leur couverture des attentats de Paris.

 

Le 7 janvier, les frères Kouachi ont assassiné 12 personnes au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et dans leur fuite. Le 8, Amédy Coulibaly a tué une policière municipale près de Paris, avant d'assassiner le lendemain quatre personnes dans l'Hyper Cacher.

 

Les trois hommes, qui agissaient au nom de l'islam le plus radical, ont été tués dans les assauts donnés par les forces de l'ordre.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 07:55
17-18 septembre 2015 : le seul évènement en France sur la gestion de crise et la continuité d'activité

17-18 septembre 2015 : le seul évènement en France sur la gestion de crise et la continuité d'activité


source Expocrise


Le salon Expocrise™ présentera les dernières innovations technologiques et techniques en matière de gestion des risques et des crises, de communication de crise, ainsi que de continuité d'activité et de service.

Avec près de 30 exposants, le salon Expocrise™ vous propose de découvrir des solutions concrètes pour anticiper et assurer l'alerte, la gestion des crises et les process de continuité d'activité et de service.

Adossé à la conférence "Crise et continuité : des concepts aux outils", le salon est la partie opérationnelle qui vous permettra de rencontrer les professionnels du secteur et de décourvrir les outils et techniques innovantes concernant la gestion de crise et la continuité d'activité.

 

 

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:55
Bruno Besson (NRCO) Pierre Julien (RTL) Alain Barluet (Le Figaro)

Bruno Besson (NRCO) Pierre Julien (RTL) Alain Barluet (Le Figaro)

 

21-03-2015 Challenges.fr (AFP)

 

Paris, 20 mars 2015 - Bruno Besson (La Nouvelle République du Centre-Ouest) a été élu vendredi à Paris président de l'Association des journalistes de défense (AJD) à l'issue de l'assemblée générale de l'association qui s'est tenue au Musée de la Légion d'honneur.

 

Bruno Besson, qui a été élu pour un mandat de deux ans, succède à Bruno Fanucchi, grand reporter. Il sera assisté de deux vice-présidents: Alain Barluet (Le Figaro) et Pierre Julien (RTL).

 

L'association des journalistes de défense compte 136 adhérents.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

16 Mars 2015 Source : Marine nationale

 

Dans le cadre de l'exercice FULL 2015, la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville a été sollicitée le 11 mars pour évacuer une cinquantaine de ressortissants français, britanniques et américains de l'État "Iroisien" suite à la dégradation rapide des conditions de sécurité.

 

Vers 9h30, environ quarante marins du bord ont été déployés à terre sur le site de l'École navale dans un climat de tension dû à la présence de miliciens armés. Le périmètre sécurisé par la brigade de protection a permis aux différentes équipes de contrôler et d'enregistrer en moins de trois heures  les 59 ressortissants dont plusieurs blessés. En parallèle, l'équipe média guidait les journalistes chargés de couvrir cet évènement. Les ressortissants ont ensuite rapidement rejoint le Latouche-Tréville grâce aux nombreuses rotations des trois embarcations du bord.

 

Dans le même temps, le reste de l'équipage était mobilisé à bord d'une part pour accueillir et prendre en charge (alimentation, enregistrement, stockage des bagages, soins médicaux) les ressortissants sur la frégate et d'autre part pour assurer la protection du bâtiment, menacé par les forces rebelles.

 

L'ensemble des ressortissants a été débarqué à Brest en fin d'après-midi.

photos Marine Nationalephotos Marine Nationale

photos Marine Nationale

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:55
Médias et les opérations extérieures : enjeux du travail journalistique et influences


05.03.2015 Nesheen SOLANKI, Délégué Régional Aquitaine de l’ANAJ-IHEDN


Patrick Venries, Directeur Général Délégué et Directeur de la  publication journal Sud-ouest

Lundi 23 mars 2015 - 19h30 à 21h00

Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine – IJBA (33)



Informations : aquitaine@anaj-ihedn.org


Nous le savons que trop bien, notre époque est « hyper-médiatisée ». L’information circule à très grande vitesse et l’internet permet de s’affranchir des distinctions entre acteur, spectateur, informateur et promoteur. On est d’ailleurs en droit de penser que le développement de ce phénomène ne ralentira pas compte tenu de l’évolution technologique.

Le secteur de la Défense n’y déroge pas. La diffusion de l’information lors d’une intervention militaire revêt un caractère vitale pour le succès de l’opération. Sa maîtrise se complexifie au fil des innovations qui sont accessibles au public et surtout à la profession de journaliste. Les enjeux pour les armées est d’autant plus grand que les médias sont diversifiés, multiples et mondialisés. Une réponse unique, dans un cadre pyramidal, n’est plus adaptée face aux phénomènes d’amplification que l’on connaît. Les paramètres d’hiérarchisation de l’information sont en effet touchés profondément : les phénomènes de « buzz » sur internet, la sensibilité diverse de l’opinion publique nationale et internationale, la « consommation » de l’information à très court terme, la médiatisation des situations de crise comme les prises d’otages, la demande croissante d’une transparence totale dans les affaires publiques, fussent-elles militaires, accentuent l’opposition entre les objectifs journalistiques d’un côté et la finalité militaire de l’autre. La Défense nationale et la pratique journalistique ont dû nécessairement s’adapter à cet environnement ultra-connecté et mondialisé.

Afin d’en comprendre les enjeux de manière concrète et tangible, nous nous appuierons sur la couverture des Opex actuelles pour répondre aux questions suivantes : quels ont été les changements profonds dans le travail journalistique sur le terrain ? Quel est le poids et l’influence réelle des médias sur le monde militaire ? Dans quelles mesures la Défense nationale doit-elle s’adapter aux nouveaux modes de diffusion de l’information ?


Patrick Venries nous propose de faire part de son point de vue, à la lumière de son parcours et de ses expériences professionnelles. Il est actuellement Directeur Général Délégué et Directeur de publication du journal Sud-ouest, Administrateur de l’AFP et Président de l’Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).
 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:55
Chaînes d'infos sanctionnées par le CSA: pourquoi les dérapages sont inévitables

 

12/02/2015 Par FIGARO Vox Medias

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN- Le spécialiste des média, Arnaud Mercier *, revient sur les sanctions prises par le CSA contre les chaînes de télévision après le traitement de la traque des terroristes .

 

FIGAROVOX: Le CSA a condamné le traitement des attentats et de la traque des terroristes par les chaînes d'information continue. Que vous inspirent ces condamnations symboliques?

 

ARNAUD MERCIER: Ces sanctions font suite à un séminaire du CSA regroupant, le 15 janvier, tous les acteurs des médias concernés. Donc l'enjeu pour le CSA est d'essayer d'arriver à une prise de conscience collective de l'ensemble du monde de l'information de la nécessité de faire plus attention, pour l'avenir, aux modes de traitement de l'information concernant des actes terroristes. Le fait de prolonger ce séminaire de réflexion par une condamnation est donc symbolique, au sens où il vient «enfoncer le clou», marquer officiellement qu'il existe des limites à ne pas franchir en matière de couverture audiovisuelle des faits de violence terroristes.

Certes, on peut toujours douter de l'efficacité immédiate d'une telle décision, puisque la mise en demeure n'a qu'une valeur d'avertissement à vocation pédagogique. Attention toutefois! La mise en demeure est aussi l'étape préalable indispensable pour infliger ensuite des sanctions, en cas de «réitération d'un manquement de même nature que celui ayant fait l'objet d'une mise en demeure» comme l'explique le CSA. Autrement dit, le CSA vient de se donner les moyens de sanctionner, à l'avenir, toute incartade déontologique du même type. Les sanctions pouvant être pécuniaires ou toucher aux autorisations d'émettre. Les chaines auraient donc tort de prendre l'avertissement par dessus la jambe.

 

Suite de l’entretien

 

* Arnaud Mercier est professeur de communication politique à l'Université de Lorraine, à Metz, et responsable de l'observatoire du Webjournalisme.

 

La rédaction du Figaro vous conseille :

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 06:55
Intervention du GIGN à Dammartin-en-Goele photo MI SG Dicom

Intervention du GIGN à Dammartin-en-Goele photo MI SG Dicom

 

12/02/2015 Par Amélie Cochet – L’Express.fr

 

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a adressé ce jeudi 21 avertissements à des télévisions et des radios coupables de "manquements graves" lors de la couverture des attentats de janvier à Paris.

 

Un peu plus d'un mois après les attentats qui ont secoué la France, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a publié jeudi son bilan des manquements des radios et des télévisions dans leur couverture de ces événements. Il a ainsi adressé 21 mises en demeure - niveau d'avertissement le plus grave qui n'entraîne toutefois pas de sanction, sauf récidive - et 15 mises en garde. 

Le gendarme de l'audiovisuel relève notamment que 13 médias "ont annoncé en direct que des affrontements avaient éclaté entre les forces de l'ordre et les terroristes à Dammartin-en-Goële", ce qui "aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour les otages de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes". Le preneur d'otages de Paris, Amedy Coulibaly, avait en effet demandé la libération des frères Kouachi retranchés à Dammartin. 

Les 13 médias concernés sont BFMTV, Euronews, France 2, France 24, i-TELE, LCI, TF1, Europe 1, France Info, France Inter, RFI, RMC, RTL. France 5, Canal + et France 3 ont fait l'objet, eux, de simples "mises en garde". 

 

Suite de l'article

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:50
Grande-Bretagne: les services secrets ont espionné les journalistes

 

LONDRES, 19 janvier - RIA Novosti

 

Les services secrets britanniques ont intercepté les mails de journalistes étrangers, a rapporté lundi le journal The Guardian se référant aux données fournies par l'ancien employé de la NSA américaine Edward Snowden.

"Le Government Communications Headquarters (GCHQ), l'agence de surveillance auprès du ministère britannique des Affaires étrangères, a récupéré les courriers électroniques envoyés et reçus par les journalistes de grandes éditions britanniques et américaines dont les chaînes de télévision BBC, NBC, l'agence Reuters, les journaux The Guardian, The New York Times, Le Monde, The Sun et The Washington Post", a indiqué le quotidien.

Selon The Guardian, le GCHQ a intercepté près de 70.000 messages électroniques lors d'un exercice de surveillance d'une dizaine de minutes un jour de novembre 2008. Pour ce faire, l'agence de surveillance a piraté des câbles de fibre optique.

"Les messages interceptés - des communiqués de presse et des discussions entre des journalistes et des rédacteurs - ont été stockés sur des serveurs du GCHQ et partagés sur son intranet. D'ailleurs, rien n'atteste qu'il s'agit d'une action visant les journalistes", a noté l'édition.

Selon d'autres données fournies par Edward Snowden, le GCHQ a surveillé les journalistes d'enquête, les considérant aussi dangereux que les terroristes ou les pirates informatiques. Plus de 100 journalistes britanniques ont adressé une lettre de protestation au premier ministre du pays. 

L'ex-consultant de la CIA et de l'agence américaine de sécurité nationale (NSA) Edward Snowden a transmis en juin 2013 une série de documents secrets dévoilant la surveillance pratiquée sur Internet par les services secrets américains et britanniques aux quotidiens Washington Post et Guardian. M.Snowden vit actuellement à Moscou où il bénéficie d'un titre de séjour délivré pour trois ans.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 17:50
Combat Camera - Showreel 2014



19 déc. 2014 Puolustusvoimat - Försvarsmakten - The Finnish Defence Forces

 

The Combat Camera Unit documents all aspects of the Finnish Defence Forces. A COMCAM soldier films, photographs, and fights with the unit they are embedded in, so that the Defence Forces can utilize the material. COMCAM is a strong part of information warfare.

COMCAM soldiers are professionals in the media field, who receive diverse military training. Combat Camera recruits 6-10 Conscripts per year to fulfill their national service in one of the most challenging service branches. When mustered out the conscripts are placed in the reserves, with Combat Camera as their war time role.

 

Combat Camera, eli taistelukamerayksikkö kuvaa puolustusvoimien toimintaa kaikissa olosuhteissa. COMCAM-kuvaajat taistelevat painopisteen joukoissa, jotta puolustusvoimat voi välittää kuvaa suoraan tapahtumien keskeltä. COMCAM on vahva informaatio-operaatioiden kyky.

Kuvaajat ovat media-ammattilaisia, joille annetaan monipuolinen taistelukoulutus. COMCAM-yksikkö valitsee myös vuosittain 6-10 varusmiesammattilaista vaativaan koulutukseen. Palveluksen läpikäyneet sijoitetaan sodan ajan COMCAM-tehtäviin.



http://www.puolustusvoimat.fi
http://www.facebook.com/puolustus

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 12:55
photo du colonel B. Heluin (Kapisa, mandat Richelieu, 2011)

photo du colonel B. Heluin (Kapisa, mandat Richelieu, 2011)

 

10.11.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Dans le cadre des Jeudis de la Défense de la Zone de défense et de sécurité Ouest, une conférence débat aura lieu le 27 novembre, à Rennes, à l'ESPE (9, rue Pierre-Legrand) à 19h. Cette conférence est intitulée: "Journalisme de guerre Entre éthique et volonté d'informer, peut-on tout dire et tout montrer ?".

 

Participeront au débat, qui sera ponctué de reportages filmés par des journalistes de guerre:
- le colonel Yves Métayer, chef de la division opérations de l'Etat-major de la zone de défense de Rennes, projeté plusieurs fois à divers postes de commandement en opérations au Kosovo, en Afghanistan et au Mali 
- le lieutenant-colonel Franck Chevallier, conseiller en communication du général commandant les forces françaises en Afghanistan en 2013,
- et le rédacteur de ce blog (j'interviendrai en tant que journaliste du service Politique d'Ouest-France et d'animateur de Lignes de défense).

 

S'inscrire avant le 25 novembre 2014 à la cellule communication ZDS Ouest au 02 23 35 25 18

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:45
Interview / Bruno Fanucchi (Président de l’Association des Journalistes de Défense) : ‘‘Les journalistes français ne sont pas des espions’’

05.03.2014 par Raymond Dibi, coll A.A - abidjan.net


Bruno Fanucchi est le président de l’Association des Journalistes de Défense (AJD) en France. En prélude au Salon International de la Sécurité qui se tiendra à Abidjan en mai prochain, il est, depuis quelques jours, en Côte d’Ivoire. Bruno Fanucchi parle de l’association qu’il dirige, des difficultés des reporters de guerre et porte son regard sur la presse ivoirienne.

Depuis une semaine, vous êtes en Côte d’Ivoire. Les raisons de votre présence sur les bords de la lagune Ebrié ?

Je suis là pour plusieurs raisons. J’ai voulu venir plus de six mois après le voyage de la délégation de l’Association des Journalistes de Défense (AJD), en juin dernier, remercier toutes les autorités qui nous avaient si bien reçus. Je suis là pour dire merci au Président de l’Assemblée Nationale Guillaume Soro, aux ministres de la Défense Paul Koffi Koffi, de la Communication Affoussiata Bamba-Lamine et au Chef d’Etat-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), Soumaïla Bakayoko. Jai déjà rencontré M. Alain-Richard Donwahi, le patron du Conseil National de Sécurité. Je suis venu également pour préparer le deuxième Salon international de la sécurité (Shield Africa) qui se tiendra à Abidjan du 6 au 8 mai prochain, et dont l’AJD devrait être partenaire. Je suis également là pour faire l’état des lieux de la sécurité dans le pays, étant entendu que l’indice de sécurité est essentiel pour les investissements des opérateurs économiques en Côte d’Ivoire.

Qu’est ce qui est prévu, à votre niveau, pour le Salon de la sécurité ?

L’AJD va conclure un partenariat avec les organisateurs de ce Salon qui se tiendra à l’Ecole de police d’Abidjan, sous l’autorité et le patronage du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko. Plusieurs questions seront à l’ordre du jour. Entre autres, la gestion des catastrophes et des risques naturels, le grand problème de la piraterie maritime, qui s'est récemment un peu délocalisée du large de la Somalie pour maintenant être de plus en plus présente dans le Golfe de Guinée, aux portes d’Abidjan.

Voilà environ quatre années que vous dirigez cette association. Quel bilan peut-on faire ?

Nous sommes une association professionnelle de journalistes. Il y a 2 volets dans nos activités. Il y a un volet corporatiste, en quelque sorte de défense de notre profession, des spécialistes des questions de défense et de sécurité, de tous les grands reporters qui sont sur les différents théâtres de guerre en Afrique, comme au Mali ou en Centrafrique, mais aussi en Afghanistan ou au Liban, partout où sont déployées des troupes françaises. Et notre plus grande préoccupation est, bien sûr, l’enlèvement en juin dernier en Syrie de notre confrère Didier François, grand reporter à Europe 1, qui est un des vice-présidents de l'AJD, qui devait venir en Côte d’Ivoire et a obéi au choix de sa rédaction voulant l'envoyer plutôt en Syrie. J’ai appris son enlèvement le 6 juin dernier alors que j’étais précisément à Abidjan et ce jeudi 6 mars, cela fera 9 mois qu’il est otage ! Nous pensons tous les jours à lui et à ses trois compagnons d’infortune : Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, quatre confrères français toujours détenus en Syrie. Car neuf mois de détention, c'est extrêmement long.

Votre association paraît surtout centrée sur la France et l’Europe. Quelle est la place des Africains, notamment des Ivoiriens, dans cette organisation ?

Nous avons la chance d’avoir en notre sein plusieurs confrères africains et notamment notre ami Clément Yao, correspondant à Paris de Fraternité Matin. J’ai essayé d’élargir notre association car nous sommes très intéressés par les questions africaines. La France est de plus en plus active, même militairement en Afrique où elle redéploie actuellement tout son dispositif au Sahel pour lutter plus efficacement contre le terrorisme d'Aqmi (Al qaïda au Maghreb islamique) ou d'autres organisations « djihadiste ». Il est donc intéressant de venir régulièrement en Côte d’Ivoire puisque nous sommes ici en première ligne, aux portes du Mali. La situation régionale nous intéresse puisque la France s’intéresse à l’Afrique et que nos reporters sont présents sur ces théâtres d'opération.

Qu’en est-il de vos relations avec le monde de la défense, de la sécurité ?

Nous avons des contacts au plus haut niveau. Nous sommes reçus à déjeuner régulièrement par le ministre de la Défense lui-même, Jean-Yves Le Drian, qui recevait à déjeuner le « bureau élargi » de l'AJD à l'Hôtel de Brienne le 11 janvier 2013, le jour même du lancement de l'opération Serval au Mali.

Vous êtes au cœur du système de la défense. Est-ce que l’on se trompe en vous considérant comme des « agents secrets » ?

(Rires). Je suis journaliste. Je n’ai jamais été que journaliste, grand reporter pendant plus de 20 ans au « Parisien », le premier quotidien en France. Et je continue de n'être que journaliste. Je n’ai rien d’un agent secret. Je ne suis payé ni par la CIA ni par la DGSE, ni par les services du renseignement et du contre-espionnage ivoirien, et du 2e bureau des FRCI (NDLR) en Côte d’Ivoire, la DST. Nous faisons simplement notre métier et nous le faisons le mieux possible. C’est-à-dire en recueillant nos informations aux meilleures sources. Ce n’est pas parce qu’on parle au patron de la DGSE qu’on travaille pour lui. Ce n’est pas parce qu’on parle au patron de la DST qu’on travaille pour lui. Chacun est dans son rôle.

Mais vous avez donc des informations secrètes qui font de vous des pions dans un système de sécurité. Raison pour laquelle vous êtes considérés comme des « espions »…

Que les choses soient bien claires : nous ne sommes pas des espions, même si c'est en Syrie l’accusation première faite, par exemple, à l’encontre de notre ami Didier François. Dans ce genre de pays, vous savez que tous les journalistes étrangers sont considérés comme des « espions ». Et cette accusation infondée est très grave. C’est vrai que nous disposons d’informations parfois sensibles, mais en Syrie comme ici en Afrique, nous ne faisons que notre métier et nous savons faire la part des choses. Tout journaliste qui voyage, ouvre les yeux et va au contact du monde, sait des choses qui font peut-être de lui une cible privilégiée. Mais nous n’avons aucune vocation d’espion ou d'otage.

En Côte d’Ivoire, il y a eu des journalistes français qui ont perdu la vie, Jean Hélène, Guy André Kieffer. Un commentaire sur cette situation?

J’ai bien connu Jean Hélène de RFI. Je veux lui rendre hommage, à travers vos colonnes. Je voudrais aussi rendre hommage à Guy André Kieffer qui enquêtait ici à Abidjan et ne faisait que son métier. Je l’avais rencontré plusieurs fois en Afrique, au Congo-Brazzaville, notamment. J’en profite également pour rendre hommage aux confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal au Mali le 2 novembre dernier. Tout cela nous préoccupe. Malgré ces assassinats et prises d’otages, les journalistes français continueront de faire leur métier dans les zones sensibles où parfois plus personne ne va. C’est notre rôle. Le métier de journaliste a toujours été difficile. Etre reporter de guerre est plus sensible. Il faut évidemment des volontaires. C’est une préoccupation dans les grandes rédactions en France, à l’étranger aussi.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que les journalistes font du zèle sur les terrains de guerre ou prennent trop de risque ?

Chez nous, il n’y a pas de « têtes brûlées » même si certains confrères et amis ont été tués en Syrie comme Gilles Jacquier en janvier 2012 à Homs et Yves Debay, à Alep en janvier 2013. Il y a des gens responsables, conscients des dangers. Chaque année, nous initions deux stages au cours desquels, nous formons les jeunes reporters sur les précautions à prendre lors des reportages en zones sensibles.

Votre regard sur la presse ivoirienne ?

C’est une presse qui évolue, elle est diversifiée, intéressante et souvent engagée politiquement. Cette presse peut s’améliorer tous les jours. J’ai été longtemps Grand Reporter au « Parisien » et je sais qu’il faut toujours garder un œil critique sur son journal et son travail. Il est important d’avoir une critique positive dans le traitement de l’information.

Vous qui pratiquez le monde de la défense et de la sécurité, un mot sur la Côte d’Ivoire à ce niveau ?

L’indice de sécurité est un indice important pour la reprise économique. En parcourant Abidjan, on voit qu’il y a beaucoup de chantiers. Les choses bougent et avancent. On constate que les activités ont véritablement repris. C’est un bon signe. Dès son retour au pays dimanche dernier, avec sa « canne émergente », le président Alassane Ouattara a dit qu’il allait accélérer la marche des réformes. Il lui reste environ une année et demie avant d'achever son premier mandat. Il y a encore beaucoup de choses à faire. Je crois que la Côte d’Ivoire est sur la bonne voie. Mais elle a besoin de toutes les énergies.

Pour vous, quelle énergie la presse doit apporter pour la bonne marche de la Côte d’Ivoire ?

C’est un pays qui est en pleine renaissance. La presse a son rôle d’éveil. Éveil des consciences, de la nécessité d’accentuer la lutte contre la corruption afin que les choses soient plus claires. La presse doit aussi donner espoir aux Ivoiriens pour que leur vie quotidienne s’améliore. Le panier de la ménagère est certes encore difficile, la vie est encore chère pour l’Ivoirien moyen. Mais il y a aussi des gens qui gagnent bien leur vie. L’un dans l’autre, je pense que la Côte d’Ivoire est sur la bonne voie.

Bruno Fanucchi a-t-il un message fort à lancer ?

Il faut que la sécurité continue de progresser à Abidjan et à l’intérieur du pays. L’indice de sécurité s’améliore. J’ai parcouru Abidjan, il y a des contrôles, mais ils ne sont pas trop nombreux. On est plus racketté, en traversant les ponts par exemple. Ce sont là des signes positifs qui montrent que le niveau de sécurité s'est amélioré. Et cela est très important. Je reviens sur le Salon international de la Sécurité qui sera – je crois - un grand événement avec une centaine d’exposants et une trentaine de délégations étrangères. Ce qui est très important dans le contexte du terrorisme qui frappe l'Afrique en plein cœur, comme après le Mali, aujourd'hui au Nigeria. Il y a donc nécessité de se rencontrer pour améliorer la sécurité. La France doit être présente dans ces rendez-vous pour améliorer la sécurité dans toute l’Afrique et notamment en Afrique de l’Ouest.
 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:54
Les opérations militaires à l'usage des média

 

12.06.2013 Michel Goya - La Voie de l'Epée

 
Ceux qui ont lu la France et la guerre depuis 1962 peuvent tout de suite aller au dernier paragraphe.
 

Imaginons que Le magazine de la santé ne soit pas présenté par des médecins et ne fasse même intervenir aucun d’entre eux sur leur plateau. Pire, imaginons que lorsque se posent de graves problèmes sanitaires en France, on ne fasse jamais appel à des médecins mais simplement à des représentants politiques, des experts « non-pratiquants » ou, au mieux, au porte-parole du Conseil de l’ordre.

 

C’est exactement ce qui se passe pour les questions militaires et c'est ainsi que l’on raconte souvent n’importe quoi en la matière sur les plateaux de télévision. Après cinquante années et 115 opérations militaires, on continue à demander si c’est la guerre à chaque fois que l’on tire un coup de feu, à s’étonner qu’un soldat tombe au combat ou à parler d’enlisement dès qu’une opération dure plus d’une semaine.

 

Il est donc pas inutile de rappeler les principales caractéristiques des opérations militaires modernes.

 

1. La France est en guerre depuis 1962…presque exclusivement contre des organisations non étatiques

 

Les forces armées françaises ont été engagées depuis 1962 dans environ 400 opérations dont 115 ont engendré des affrontements, soit une moyenne de deux par an. Ces opérations ayant toutes le même but et presque toutes le même type d’adversaire, même si celui-ci a eu des visages différents, on peut considérer que la France est de fait engagée dans une forme fragmentée de guerre mondiale pour la défense de ses intérêts et la stabilité du monde face à des organisations armées non étatiques. Près de 400 de ses soldats sont « morts pour la France » dans ses opérations et des milliers d’autres y ont été blessés.

 

Cette idée ne s’est pas imposée avec évidence car la guerre reste, malgré la lutte contre le Vietminh et le FLN, encore largement associée dans les esprits à la guerre interétatique avec sa déclaration et son traité de paix.

 

En réalité, sur 155 opérations militaires, 5 seulement relèvent d’un conflit interétatique : contre l’Irak en 1990-91, la république bosno-serbe en 1995, la Serbie en 1999, l’Etat taliban en 2001 et le régime de Kadhafi en 2011. Dans tous les autres cas nos ennemis se sont appelés Frolinat, Tigres kantagais, Polisario, Hezbollah, Amal, FPR, Taliban, HIG, AQMI, MUJAO, etc. Ce sont eux qui ont provoqué 99 % de nos pertes et tout semble indiquer que cela va continuer.

 

C’est le caractère politique de nos adversaires qui fait de l’affrontement une guerre, sinon il s’agit de lutte ou au moins de protection contre du banditisme. Cette distinction est essentielle pour définir le cadre juridique, psychologique et politique de l’emploi des forces. C’est avec des ennemis que l’on fait la paix, pas avec des délinquants dont la répression est sans fin.  Cette vision est brouillée par le fait que ces organisations se greffent souvent sur l’économie illégale pour trouver des ressources et que les Etats hôtes n’aiment généralement pas qualifier ces organisations de politiques, qui induit un statut équivalent, leur associant plutôt les qualificatifs de criminelles ou terroristes.

 

Après les embarras afghans, la qualification immédiate de guerre pour l’opération Serval au Mali témoigne d’une prise en compte de cette réalité par l’échelon politique.

 

On notera également que ces cinq conflits interétatiques ont eu lieu dans une phase stratégique de vingt ans où la puissance américaine a pu s’exercer avec une grande liberté. La « fatigue américaine », la réduction de ses moyens, les contraintes diplomatiques accrues en particulier au Conseil de sécurité laissent présager une fermeture de cette fenêtre. La possibilité d’un conflit interétatique dans les dix-quinze ans à venir ne peut être exclue, sa probabilité est faible et il est presque certain qu’il faudra agir de manière différente, c’est-à-dire sans bénéficier de la puissance aérienne américaine.

 

2. Les tentatives de substitution au duel clausewitzien ont échoué

 

Pour Clausewitz, la guerre c’est la confrontation de deux trinités : un Etat (ou une direction politique)-une force armée-un peuple. L’affrontement est d’abord un duel entre les deux forces armées antagonistes. L’Etat dont l’armée a perdu le duel se soumet et impose la paix à son peuple.

L’acceptation de ce duel induit une prise de risques et donc généralement des pertes humaines, très peu populaires politiquement. On a donc essayé de résoudre les nécessaires confrontations en évitant ce duel.

 

La première tentative a consisté se déclarer comme neutre et à se placer au milieu des organisations combattantes, comme si l’empêchement des combats signifiait la paix. Cela n’a en réalité jamais fonctionné, les adversaires se nourrissant ou instrumentalisant la force d’interposition pour continuer le combat. La liste des missions d’interpositions se confond avec celle des humiliations.

 

Une autre approche à consisté à profiter de la suprématie aérienne des forces occidentales (en fait américaines) pour considérer l’ennemi comme un système dont on pouvait obtenir l’effondrement par une campagne de frappes. Dans cette conception, plus les frappes sont éloignées du contact et en profondeur et plus elles sont considérées comme efficaces (les premières sont qualifiés de tactique, les secondes de stratégiques). Dans les faits, seule de la campagne contre la Serbie en 1999 peut être mis au crédit de cette vision mais en sachant que l’action diplomatique et surtout la présence d’une puissante force terrestre en Macédoine sur le point d’intervenir. Tous les autres exemples prouvent que l’emploi seul des frappes à distance (y compris avec l’artillerie, des hélicoptères d’attaque ou même des raids d’infanterie légère) s’avère impuissant à obtenir une soumission de l’autre, surtout les organisations non étatiques dès lors qu’elles ont un minimum d’implantation populaire. On n’a jamais vu personne se constituer prisonnier devant un chasseur-bombardier ou un drone.

 

La décision ne s’obtient finalement et toujours que par l’occupation ou la destruction des centres de gravité adverses (capitale, base, leader) et cela passe nécessairement pas des opérations au sol, rendues évidemment beaucoup plus puissantes lorsqu’elles sont appuyées par des systèmes de feux à distance dont est dépourvu l’adversaire. 

 

3. la principale difficulté s’est toujours située après le « duel »

 

La supériorité sur le champ de bataille n’amène pas forcément la paix, du moins au sens classique du terme synonyme de dépôt des armes.

 

Cette paix classique est plus facile à obtenir dans le cadre d’un conflit interétatique et à condition de ne pas détruire l’Etat adverse car c’est lui qui va gérer la paix en interne. Cela à été le cas de la République de Palé, de la Serbie et de Saddam Hussein en 1991 et cela a permis une normalisation de la situation. Cela n’a pas empêché la mise en place d’importantes forces de stabilisation en Bosnie et au Kosovo.

 

Lorsque Saddam Hussein ou les Talibans ont été chassés, il a fallu les remplacer et la situation politique locale a évolué débouchant sur une nouvelle guerre beaucoup plus difficile que la première. La destruction, non souhaitée initialement, du régime de Kadhafi a abouti également à un désordre local aux répercussions régionales.

 

Les choses sont encore plus difficiles à conclure avec des organisations non étatiques. Lorsque nous intervenons contre ces organisations, c’est que le plus souvent que la situation locale est déjà grave et qu’elles ont déjà constitué des forces armées. Contrairement à la période des guerres de décolonisation, la guérilla ne précède pas l’affrontement sur le champ de bataille mais tend à lui succéder.

 

Les batailles ont été rares contre les organisations armées (Kolowezi et Tacaud en 1978, Adrar des Ifhoghas en 2013) et nous les avons toujours gagnées, du fait de la supériorité qualitative de nos soldats, de la variété de nos moyens et parce que nous avons toujours combiné la recherche du combat rapproché et les feux.

 

Nous n’avons pas encore été confrontés à des adversaires « hybrides », c’est-à-dire disposant d’armements antichars et antiaériens modernes, comme le Hezbollah, mais a priori les moyens et méthodes employées jusque-là paraissent adaptées contre eux.

 

Ces batailles peuvent être décisives si l’adversaire n’a pas d’implantation populaire locale, comme les Tigres katangais par exemple à Kolwezi ou même dans une moindre mesure AQMI au Mali. La force n’a pas besoin de rester sur place dans ce cas.

 

La vraie difficulté réside lorsque l’organisation que nous affrontons bénéficie d’un soutien local qui peut la cacher, la nourrir, la renseigner et surtout lui fournir des recrues. La difficulté est bien sûr accrue si l’organisation est également aidée par l’étranger et peut s’y réfugier. Dans ce cas, le combat continue normalement sous forme de guérilla et/ou d’attaques terroristes. Cette forme de combat est beaucoup plus complexe à mener. Il peut l’être de deux manières.

 

On peut s’engager dans la voie de la contre-insurrection, c’est-à-dire mener une opération globale visant non seulement à combattre les forces ennemies mais aussi à s’attaquer aux causes du soutien populaire à l’organisation. Cela peut réussir, provisoirement, comme au Tchad de 1969 à 1972, mais cela demande généralement un engagement long et couteux.

 

On peut décider au contraire de ne pas s’engager dans cette voie de contre-insurrection, de se retirer du théâtre ou de se placer tout de suite en deuxième échelon de la force locale, qui dans tous les cas de figure doit forcément prendre à son compte la mission de sécurité. Cette approche impose parfois de revenir « gagner » des duels.

 

4. On peut aussi engager la force dans des opérations qui ne relèvent pas de la guerre

 

On l’a déjà dit, s’il n’y pas ou plus d’opposition politique, il n’y a pas de guerre. sans parler des opérations d'aide humanitaire, la force peut aussi être employée pour sécuriser une population. On parle alors de mission de stabilisation. Il n’y a pas ou plus d’ennemi et les forces locales ne sont pas capables d’assurer la sécurité de leur territoire soit qu’elles ont failli, soit qu’elles n’existent pas encore. 

 

Ces missions de stabilisation, qui ne doivent pas être confondues avec des missions de contre-insurrection, peuvent prolonger des missions de guerre, comme au Kosovo, ou non. L’engagement actuel en république centrafricaine relève clairement de cette dernière logique.

 

Ce type de mission impose une présence physique sur le territoire et donc des effectifs relativement importants au regard de la population locale. Or, les effectifs des armées professionnelles occidentales ayant tendance à diminuer aussi vite que les populations à sécuriser ont tendance à augmenter, le risque premier est celui de l’insuffisance. On compense ce phénomène par l’engagement en coalition, ce qui augmente les délais d’intervention alors que la situation impose souvent l’urgence, et une complexité organisationnelle accrue.

 

Ces forces de stabilisation ont pour vocation là-encore à être relevé par des forces de sécurité locales, ce qui suppose l’existence d’un Etat viable et légitime, généralement la principale difficulté de la mission. De fait, les opérations de stabilisation sont presque obligatoirement longues, ce qui ne doit pas confondu avec un enlisement.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 20:17
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