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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 11:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

 

Le Point.fr

 

INFO LE POINT.FR. Derrière cette annonce, c'est une autre situation qui se dessine pour le ministre de la Défense : celle d'un cumul plus long que prévu.

 

Cumulard, mais pas trop. Jean-Yves Le Drian va faire une croix sur ses indemnités de président de la région Bretagne, soit 5 512 euros brut par mois. Le ministre de la Défense devrait faire l'annonce « dans le courant de la semaine prochaine », confie l'un de ses proches.

Cette situation de cumul des postes de président de région et de ministre de la Défense ne semble pas avoir gêné les Bretons. Ils ont élu Jean-Yves Le Drian avec 51 % des voix au second tour. Au grand dam de son adversaire Les Républicains Marc Le Fur, qui en a fait son cheval de bataille : « On ne peut pas avoir un président de région à mi-temps », fustigeait-il pendant la campagne.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:44
Situation indemnitaire des militaires en OPEX

 

06/10/2015 Ministère de la Défense

 

En référence à l’arrêté du 25 09 2015, N° DEFH 142 604 8A, publié le 1er octobre, qui traite des dispositions du régime indemnitaire en vertu de l’art. L 4123-4 du code de la défense, les 3 ministres signataires ont décidé de retirer cet arrêté dont l‘objet est exclusivement de régir la situation indemnitaire des militaires français mais qui était entaché d’une erreur matérielle en tant qu’il définissait son champ d’application géographique.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

29 juin 2015 par JDD

 

INDISCRET - Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports de Chirac, souhaite-t-il devenir un futur ministre de la Défense en cas de victoire de son camp en 2017? En tout cas, il se démène sur le terrain , ayant notamment passé 24 heures à bord d'un sous-marin nucléaire.

 

Après avoir navigué sur le porte-avions Charles-de-Gaulle à l'automne 2014, Jean-François Lamour a passé vingt-quatre heures le week-end dernier dans un sous-marin ­nucléaire. Le député LR de Paris s'est rendu sur le terrain alors que la filiale d'Areva qui gère la propulsion nucléaire française est en cours de restructuration. Lamour, devenu colonel de réserve dans l'armée de terre en mars dernier, veut devenir le spécialiste des questions de défense chez Les Républicains. Ancien ministre des Sports sous Jacques Chirac entre 2004 et 2007, il aurait en vue une candidature au ministère de la Défense en cas de victoire de son camp à l'élection présidentielle de 2017.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:45
Ouverture du 16ème Forum international sur le continent africain

Cette 16e édition du FICA a pour thème : « vers une meilleure gestion des espaces frontaliers au bénéfice de la sécurité et du développement ». – photo Jérémie FARO SIRPA Terre Image (centre Cesson Sevigne)

 

28/05/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Jeudi 28 mai, le 16ème Forum international sur le continent africain (FICA), coorganisé par l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et par la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, s’est ouvert à l’École militaire (Paris).

 

Le 16ème Forum international sur le continent africain (FICA) s’est ouvert jeudi 28 mai à l’École militaire (Paris). Organisée par l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, cette édition du FICA a pour thème : « vers une meilleure gestion des espaces frontaliers au bénéfice de la sécurité et du développement ».

 

Des auditeurs provenant de 43 pays africains, de 8 organisations sous-régionales africaines, ainsi que de l’Union africaine et du Service européen d’action extérieure, assisteront aux travaux qui s’achèveront le 4 juin. Les échanges porteront surtout sur les moyens, les instruments et les capacités des États dans la gestion de leurs frontières et de l’implication des populations dans ce processus. Ce forum permet ainsi de montrer les principaux aspects de la coopération menée par la France et l’Europe avec l’Afrique dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

Problématiques abordées :

 

    Les instruments et capacités des États pour le contrôle de leurs territoires et de leurs frontières.

    Le rôle des organisations sous-régionales, régionales et internationales dans la mise en œuvre du contrôle des frontières et des espaces frontaliers.

    L’implication des populations dans la gestion des espaces frontaliers.

    La délimitation des frontières terrestres, maritimes, fluviales ou lacustres.

    La coopération entre États en matière de sécurisation et de gestion des espaces.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 15:55
JY Le Drian (Photo MinDef) - B le Roux (photo IciEpinay)

JY Le Drian (Photo MinDef) - B le Roux (photo IciEpinay)

 

28/02/2015 – (Breizh-info.com)

 

On savait Jean Yves le Drian pas très chaud pour prendre la tête de la gauche aux régionales de la fin de l’année, alors que la gauche risque de subir une défaite mémorable dans toute la France. Il n’est d’ailleurs toujours pas candidat. Ce qui désespère une grande partie de la gauche locale qui fait le forcing à Paris pour récupérer son chef. Jean-Yves le Drian a annoncé urbi et orbi qu’il laisserait l’Elysée arbitrer entre le Ministère et la Bretagne.

 

En attendant, il transmet régulièrement, croit savoir le Canard Enchaîné (25.2) des notes sur les affaires militaires à un autre breton… Bruno Le Roux. Elu en Seine-saint-Denis où il a grandi (1e circonscription c’est à dire Epinay, Saint-Denis sud et Saint-Ouen), ancien vice-président de la MNEF en 1988-91, cet adversaire résolu de la détention des armes à feu a une maîtrise en sciences éco, une autre en gestion et un diplôme de 3e cycle en stratégie. Ce qui doit lui servir au quotidien pour gérer les différents frondeurs qui ont tendance à transformer le groupe PS qu’il préside à l’assemblée en théâtre d’opérations militaires.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 12:55
Balardgone, un nouveau siège pour le ministère français de la Défense

 

26.02.2015 fr.sputniknews.com

 

Le 28 février, les militaires français prendront possession des premiers bâtiments de leur nouveau ministère.

 

La France dépensera 4,3 milliards d'euros sur les nouveaux bâtiments de son ministère de la Défense, rapportent jeudi les médias français.

Le 28 février, les militaires prendront possession des premiers bâtiments du nouveau ministère de la Défense situé porte Balard dans le XVe arrondissement de Paris et déjà surnommé "Balardgone", ou "Pentagone à la française".

Selon la chaîne de télévision BFMTV, les premiers fonctionnaires du ministère devraient y arriver en mai prochain et les derniers au début de l'année 2017. L'opération coûtera 4,3 milliards d'euros au budget français, ce qui comprend un loyer annuel de 154 millions d'euros qui devra être payé jusqu’en 2041.

Le ministère de la Défense compte financer une partie de ce loyer grâce à la vente de 17 bâtiments et sites parisiens qui seront progressivement libérés par les militaires. La Défense espère obtenir au moins 600 millions d'euros de ces ventes, dont 230 millions déjà en 2015.

Le "Pentagone version française" est destiné à regrouper l'ensemble de la chaîne de commandement des armées ainsi que les services centraux de la Défense, explique la chaîne.

Le nouveau site devra accueillir au total 9.300 militaires et civils actuellement dispersés dans les 17 implantations parisiennes. Pourtant, le ministre de la Défense et son cabinet resteront dans l'Hôtel de Brienne, dans le VIIe arrondissement de la capitale.

Les frais de déménagement sont quant à eux estimés à 10 millions d'euros.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 12:56
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

08.02.2015 par JDD

 

INDISCRET - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian réfléchit toujours à mener la liste PS en Bretagne, pour les régionales de décembre. Il devrait prendre sa décision après les départementales du mois prochain.

 

Le ministre de la Défense décidera entre les élections départementales, fin mars, et l'été, s'il quitte le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux régionales de décembre 2015 en Bretagne. En tout état de cause, Jean-Yves Le Drian ne partira pas avant l'examen des nouvelles priorités budgétaires antiterroristes. La plupart de ses collaborateurs ont été informés qu'ils pouvaient chercher à "se recaser". Parmi les favoris pour lui succéder, "l'autre Breton", Jean-Jacques Urvoas, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve ou le hollando-hollandais Stéphane Le Foll.

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

2/02/15 afrique-asie.fr

 

Jean-Yves le Drian devrait prochainement quitter la rue Saint-Dominique, tandis que Bruno Leroux, député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale passe ses journées à étudier les dossiers épineux du ministère de la Défense.

 

Le bureau national du PS a suspendu son calendrier officiel pour la désignation des têtes de liste aux élections régionales dans certaines régions. Les candidatures devaient être déposées avant le 15 janvier. Le vote interne (en deux tours) devait avoir lieu les 5 et 6 février. Le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, vient d’annoncer que quatre régions désigneraient finalement leur candidat après les élections départementales de fin mars : L’Ile de France, la Bourgogne-Franche-Comté, Rhône-Alpes-Auvergne et… la Bretagne !

 

Jusqu’à ces derniers jours Jean-Yves le Drian n’était pas candidat. Mais tout le monde sait que sa grande ambition est de revenir en Bretagne comme patron : « je suis en congé de la présidence de la Région, mais je ne suis pas en congé de la Bretagne » expliquait-il. L’ancien président de la région Bretagne  souhaite retrouver son siège à Rennes une fois terminé ce qu’il appelle son « service militaire » à Paris. La législative partielle du Doubs a précipité les évènements…

 

Avec les résultats des élections départementales de mars, il sera aisé de procéder à une projection qui indiquera le score que pourrait réaliser aux régionales une liste de gauche dirigée par Jean-Yves le Drian. Sans oublier une batterie d’enquêtes portant sur l’image, la notoriété, la popularité du ministre de la Défense.

 

Si les militaires en garnison en Bretagne et leurs familles ont la reconnaissance du ventre, ils ne peuvent que voter pour un ministre qui défend leurs intérêts avec acharnement. Alors que Bercy ne rêve que de réduire leur budget (actuellement à 31,4 milliards d’euros). Mais Jean-Yves le Drian a l’oreille du Président … qui cherche par tous les moyens à limiter la casse annoncée des régionales. Depuis le Quai d’Orsay, Laurent Fabius a, aussi beaucoup appuyé cette décision le libérant d’un ministre de la Défense de poids qui gérait en direct les dossiers sahéliens. Le ministre des Affaires étrangères a déjà dit à plusieurs de ses proches collaborateurs : « Le Roux, j’en fait mon affaire ! »

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:55

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:55
photo MinDefFR

photo MinDefFR

 

02/04/2014 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Il ne fait pas de bruit, mais a laissé son empreinte partout où il est passé. Le ministre de la Défense est un oiseau rare, à la fois résolu et consensuel.

 

Jean-Yves Le Drian demeure pour beaucoup un mystère : sa cote de popularité est excellente, qui le place juste derrière Manuel Valls, mais il demeure mal connu. L'ancien président du conseil régional de Bretagne est différent : il prétend depuis des mois n'avoir d'autre ambition que de garantir à la France le meilleur outil de défense possible, malgré les contingences budgétaires. Son combat, jusqu'à présent, consistait à sauver les trois milliards que l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault voulait arracher à la Défense dans le cadre du futur plan d'économies de 50 milliards. Le Drian coupait court quand on évoquait avec lui un autre ministère, y compris Matignon, que lui aurait proposé François Hollande avant de choisir finalement Manuel Valls. Il prenait à coeur de vendre des armes, partageait tous les secrets avec François Hollande, qu'il voit chaque semaine avant le conseil des ministres.

Les deux hommes se connaissent depuis le début des années 1980. Pour tenter d'apaiser le PS, ils avaient mis ensemble en route en août 1985, à Lorient, la démarche des "transcourants". Lorsque la perspective d'une victoire socialiste se fait sentir, en 2006, Jean-Yves Le Drian est président du conseil régional de Bretagne. Il constitue alors un club d'une quinzaine de membres, le Sémaphore. Il va travailler pour Ségolène Royal et sera réactivé pour la campagne suivante en se mettant au service du candidat Hollande. On connaît la suite...

 

Rude prise de contact

Quand ils arrivent à l'hôtel de Brienne, Le Drian et sa bande du Sémaphore, dont faisaient aussi partie l'actuel chef de cabinet Jean-Michel Palagos et le conseiller spécial Jean-Claude Mallet entre autres, n'ont pas vraiment l'intention de couper des têtes. Mais quels coups de sang, les premiers jours ! Par exemple, lorsqu'un soir de crise sérieuse en Afghanistan, tout l'îlot Saint-Germain, qui abrite le ministère, s'est trouvé privé d'électricité, l'état-major agissant dans son coin, sans référer. Un proche de Le Drian s'indigne : "Mis à part le ministre qui avait un contact, tout le reste du cabinet s'est retrouvé totalement isolé. Ce fut un révélateur. Dans la crise, nous n'étions plus là !"

La prise de contact est rude. L'idéologie n'est pas absente, par exemple quand le cabinet prétend "réaffirmer la primauté du politique", dans un ministère où les militaires savent s'insérer dans les espaces vides, mais où la discipline républicaine n'est pas un sujet de discussion. Spontanément ou de manière plus calculée, Le Drian et Lewandowski se partagent les tâches : patelin, le ministre écoute et panse les plaies. À tout le moins, il essaie, comme dans l'insupportable cas du logiciel de paye Louvois. Soit ce dernier ne paye pas les soldats, soit il leur verse double solde. Un désastre, qui n'est toujours pas réglé après deux ans de cafouillage.

Les chefs militaires apprécient autant Le Drian qu'ils craignent son directeur de cabinet, lequel avoue être "la part d'ombre" du ministre. Comme dans les bons films, l'un rassure, l'autre castagne. Mais l'autorité est unique...Lewandowski confirme : "Notre confiance est totale et réciproque. On ne réinvente pas le pouvoir !"

 

Un discret réformateur

Sous ses dehors bonhommes, Le Drian ne craint nullement les affrontements. Les militants d'Europe-Écologie qui avaient prétendu lui imposer de force un accord pour les dernières régionales en Bretagne n'en sont toujours pas revenus : évincés sans état d'âme, ils regardent depuis les ténèbres extérieures la majorité régionale agir à sa guise. Et son bref passage au secrétariat d'État à la Mer avait été marqué par une historique réforme du statut des dockers, à laquelle personne n'avait voulu s'attaquer !

 

Un catho de gauche convaincu

Le Drian, catho de gauche, petit-fils d'un quartier-maître vétéran des Dardanelles, est aussi le fils de Jean et de Louisette. Lui, magasinier automobile à Lorient, passé par la jeunesse ouvrière chrétienne, n'était pas très loin des communistes. Couturière en usine, sa mère militait si activement à l'Action catholique ouvrière qu'elle avait été invitée au Concile Vatican II ! "À la maison, on ne parlait à table que d'action syndicale, de solidarité, d'Église et de lutte des classes. Je crois bien que la première fois que mon père a voté socialiste, c'est pour moi, quand j'ai été élu député en 1978 !" se souvient le ministre. Quant à sa mère, elle avait pour son fils de bien plus hautes ambitions que la politique: "Elle m'aurait bien vu curé ! Un jour, j'ai dû lui dire que ce ne serait pas mon itinéraire..."

Le jeune Le Drian, presque 21 ans en mai 1968, est l'un des responsables de l'Unef à Rennes, où il a entamé des études d'histoire. L'extrême gauche ne le tente pas. La FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste) de François Mitterrand et Guy Mollet, non plus. Le militantisme breton n'est pas sa tasse de thé. Reste la voie... naturelle : succédant à Henri Nallet, il devient pour deux ans secrétaire général de la JECU (Jeunesse étudiante chrétienne universitaire), avant de réussir l'agrégation d'histoire, puis d'effectuer son service militaire au 512e régiment de train de Saint-Lô (Manche). À défaut de souvenirs impérissables, il en conserve une liste impressionnante de permis de conduire, y compris ceux pour autobus et citernes d'essence.

En 1974, Le Drian adhère au PS après la victoire de Valéry Giscard d'Estaing. Il s'installe à Lorient, plaît au cacique local Louis Alaimat, ancien maire de la ville et député PS, qui lui annonce à la fois qu'il ne se représentera pas aux législatives de 1978 et qu'il entend le voir lui succéder. Élu, Le Drian sera député jusqu'en 2002, après deux interruptions dues à une brève expérience ministérielle de secrétaire d'État à la Mer (de mai 1991 à avril 1992) puis à une défaite aux législatives de 1993. Parallèlement, il est devenu maire de Lorient en 1981, poste qu'il quittera en 1998 pour se consacrer à la conquête de la région Bretagne, ratée cette année-là. Mais en 2004, c'est la victoire, reconduite en 2010. Il avait vu juste : "Je suis formaté. C'est normal que j'arrive où je suis, car j'ai anticipé très tôt la synthèse des deux cultures : la gauche et le catholicisme. La Bretagne, ce n'est que ça !"

 

Sa méthode : créer des liens personnels forts

À Lorient, où les chantiers navals DNCS produisent les navires de surface de la marine française, d'où les commandos de marine partent pour guerroyer sur la planète, Le Drian avait acquis ses premières compétences en matière de défense, mises en oeuvre à l'Assemblée nationale, où il fut notamment rapporteur du budget de la défense à la commission des Finances. Mais à la région Bretagne, il va acquérir une nouvelle expérience : celle des relations internationales. Un conseiller régional qui le connaît bien note que tous les ans depuis son élection, il s'est rendu au Japon pour rencontrer un par un tous les industriels possédant des usines en Bretagne (Canon, Fuji, Toshiba, etc.) : "C'est sa méthode. Il crée des liens personnels forts. Quand il m'a parlé l'autre semaine de la vente de deux satellites français aux Émirats arabes unis, il m'a dit n'avoir pas procédé autrement. Il s'est accroché, après avoir "créé du lien" avec le cheikh Mohamed Bin Zayed al-Nahyan." Là, tout le monde est d'accord : ce contrat doit une fière chandelle au ministre !

Les militaires n'aiment rien tant qu'un ministre politiquement "lourd", capable d'influer sur le chef de l'État. Ce fut le cas, en mars 2013, pour convaincre François Hollande d'accorder 190 milliards d'euros aux armées sur les années 2014 à 2020. Bercy et Matignon défendaient une ligne beaucoup plus dure, qui aurait contraint à renoncer à des capacités jusqu'alors essentielles, comme le porte-avions. Le Drian a gagné et, si le budget des armées prend un coup, en perdant chaque année le montant de l'inflation, c'est moins pire que ce qui était attendu. C'est le troisième succès que Jean-Yves Le Drian aime à appeler des "victoires", après le retrait sans anicroche des soldats français d'Afghanistan et l'opération Serval, risquée et réussie à ce stade, au Mali. Des "victoires" largement dues à la qualité et au professionnalisme de l'armée française qui n'auraient sans doute pas été moins réussies avec un autre, quoi qu'on en dise dans l'entourage du ministre.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:57
Jean-Yves Le Drian reste à la défense

 

 

2 avril 2014 Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

C'est l'information que vient de communiquer le secrétaire général de l'Elysée, lors de l'annonce de la composition du gouvernement Valls. Lundi, M. le Drian s'était vu proposer l'Intérieur, qu'il avait refusé. La place Beauvau a dès lors constitué un point d'achoppement entre le président et son Premier ministre. François Hollande souhaitait confier ce ministère politique à François Rebsamen, maire de Dijon et président du groupe socialiste au Sénat (qui hérite du travail). Son chef du gouvernement optait lui pour Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, président de la commission des lois et de la délégation parlementaire au renseignement. Le nouveau ministre de l'intérieur est Bernard Cazeneuve, autre fidèle de François Hollande.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 23:55
Du nouveau pour le plan Vigipirate

 

13/02/2014 gouvernement.fr

 

Le Premier ministre, avec les ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Transports, a présenté un nouveau plan Vigipirate. Rénové pour mieux anticiper et répondre à la complexité croissante de la menace terroriste, il associe plus largement tous les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre.

 

Le nouveau dispositif

 

Il faut souligner deux changements importants. Tout d’abord, le code d’alerte est simplifié et le code couleur abandonné au profit de deux niveaux de mobilisation : un niveau de vigilance (qui peut ponctuellement être renforcé par des mesures plus contraignantes) et un niveau d’alerte face à un risque imminent d’attentat. Ce dernier permet la mise en œuvre de mesures exceptionnelles et temporaires lorsque des projets d’attentats terroristes sont détectés ou lorsqu’un acte terroriste a été commis sur le territoire national. Ce nouveau code est à la fois plus simple et plus explicite, rendant Vigipirate plus flexible.

Deuxième nouveauté, le plan Vigipirate se dote d’une signalétique : un logo rouge en forme de triangle, portant la mention Vigipirate connue de tous les Français1, sera désormais visible dans l’espace public. Il permettra d’identifier plus rapidement l’application de mesures Vigipirate, là où un appel à la vigilance s’impose et là où les contraintes sont temporairement imposées, afin d’en expliquer le sens.

En cas d’alerte attentat, un logo spécifique "Alerte attentat" sera mis en place sur les lieux concernés.

 

Quel est l’objectif du plan Vigipirate ?

 

 

L’objectif de Vigipirate est triple. Il vise à la fois à protéger la population, les infrastructures et les institutions et à préparer les réponses en cas d’attaque. Il s'attache également à diffuser une culture de vigilance de l’ensemble des acteurs du plan : l’Etat, les opérateurs d’infrastructures et de réseaux vitaux, les collectivités territoriales, les opérateurs économiques mais aussi les citoyens. Enfin, il permet une réaction rapide et coordonnée en cas de menace ou d’action terroriste, afin de renforcer la protection, de faciliter l’intervention, et d’assurer la continuité des activités d’importance vitale.

 

 

Vigipirate, l’affaire de tous

De simples réflexes préventifs doivent être adoptés au quotidien : ne pas laisser de bagages abandonnés, signaler les objets ou comportements suspects, respecter les consignes de sécurité, se soumettre aux contrôles, faciliter l’intervention des secours ou des forces de l’ordre. Toutes les informations utiles sur le plan Vigipirate sont disponibles et téléchargeables sur le site risques.gouv.fr.


  1. D’après les résultats d’un sondage de l’Ifop pour le Service d’information du Gouvernement, 94 % des Français connaissent le plan Vigipirate. 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:55
photo ECPAD

photo ECPAD

24/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

François Hollande a promis de maintenir le budget de la défense au niveau de 2013 dans la prochaine loi de programmation militaire. Mais le diable se cache souvent dans les détails...

 

Le match Bercy-Défense, c'est le « Clásico » du budget. Et en 2013, encore plus. Entre contraintes budgétaires, nouveau Livre blanc et loi de programmation militaire, c'est le match que le ministre de la Défense ne doit pas perdre pour ne pas endosser la responsabilité du décrochage de la France des pays disposant encore d'une autonomie d'intervention sur des théâtres extérieurs. En tant que supporter des « Merlus » (FC Lorient), Jean-Yves Le Drian le sait bien. Le match a été âpre et pas toujours fair-play.

 

Pour convaincre François Hollande, les deux camps ont recruté haut de gamme : la direction du Budget a convaincu le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de la justesse de ses coupes tandis que les arguments en faveur d'une filière industrielle performante de l'Hôtel de Brienne ont séduit l'autre Bercy, à savoir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, voire celui de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, influencé par l'Agence des participations de l'État. L'APE voit d'un mauvais œil la remise en cause de l'outil industriel qui serait destructeur de valeur pour l'État actionnaire. Pour l'heure, le match de l'année n'est pas fini : François Hollande n'a pas encore tranché sur l'ambition qu'il souhaite donner à la France à travers son armée et son industrie de défense. Le conseil de défense du 10 avril, qui devait être décisif, ne l'a finalement pas été.

 

Des ressources (très) exceptionnelles

 

Une chose est sûre, Bercy ne renonce jamais. Surtout quand il s'agit de trouver des dépenses faciles à couper pour gagner un combat budgétaire difficile. Même si c'est au détriment du ministère de la Défense et, au-delà, d'une vision à long terme de la place de la France dans le monde. Il y a peu de temps, Bercy - ou plus exactement son administration - avait bel et bien repris la main lors du conseil de défense du 10 avril avec la complicité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Pourtant, le 28 mars, lors de son intervention télévisée, le président François Hollande avait tranché. Entre de nécessaires économies et les menaces pesant sur la France, le chef de l'État avait choisi de maintenir le budget de la Défense tout au long de la prochaine loi de programmation militaire (2014-2019) au niveau de celui de 2013. Soit 31,4 milliards d'euros par an.

 

Mais Bercy, toujours avec la complicité de Matignon, a su trouver le 10 avril les arguments pour faire hésiter le président. Le ministre en charge du Budget, Bernard Cazeneuve, n'est pas revenu sur la promesse présidentielle des 31,4 milliards d'euros en 2014, mais a inclus 1,9 milliard d'euros de ressources exceptionnelles (REX). Soit un budget de 29,5 milliards d'euros, auquel l'Hôtel de Brienne peut ajouter 1,9 milliard d'euros de REX... très hypothétiques. Une nuance de taille pour la défense qui, pour le coup, ne se fait aucune illusion sur l'existence de ces ressources extrabudgétaires. Surtout quand on sait que les REX du budget de 2013 étaient déjà inscrites au budget... de 2009. Trouver 1,9 milliard pour le budget 2014 est pratiquement une mission impossible, sauf à vendre des participations de l'État actionnaire. C'est ce que recommandent les sénateurs, et l'APE.

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