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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:40
Ukraine: Kiev et séparatistes prorusses assurent avoir commencé à retirer les chars de la ligne du front


03.10.2015 45eNord.ca (AFP)
 

L’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses ont annoncé samedi le début du retrait des chars dans l’Est rebelle pour consolider la trêve, mais la paix négociée avec la médiation franco-allemande semble encore bien loin.

 

L’annonce intervient au lendemain d’un sommet à Paris entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand qui ont reconnu l’impossibilité de mener à bien le processus de paix d’ici la fin de l’année, ce qui est pourtant prévu par les accords signés à Minsk en février avec leur médiation.

Les rebelles de la république autoproclamée de Lougansk ont annoncé dans la matinée avoir entamé le retrait des chars, qui doit être suivi de celui des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm.

« Un convoi de chars vient de prendre la direction d’un nouveau lieu de déploiement à 15 km de la ligne du front », a annoncé l’agence officielle de la république séparatiste de Lougansk.

Il était impossible dans l’immédiat de confirmer cette information de source indépendance.

« Le processus a commencé », a pour sa part déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée ukrainienne, Vladislav Seleznev. Il a indiqué que la première étape était « l’établissement de listes des armes qui vont être soumises aux observateurs internationaux ».

Le retrait des chars et des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm dans une zone de 15 km de part et d’autre de la ligne de front a été convenu cette semaine entre les belligérants comme un geste de bonne volonté afin de préserver les vies alors que le conflit a fait plus de 8.000 morts, principalement des civils, depuis avril 2014.

Aux termes de cet accord, le retrait des armes légères va prendre une quarantaine de jours.

Les rebelles de l’autre république séparatiste voisine, celle de Donetsk, vont commencer à retirer leurs armes « après le 18 octobre » si la trêve qui règne depuis peu « est respectée », a annoncé un haut responsable de la république Edouard Bassourine.

Le « ministre de la Défense » de la république autoproclamée de Donetsk Vladimir Kononov, cité sur le site officiel séparatiste, a précisé la veille que le retrait commencerait après la fin du processus dans la république de Lougansk.

 

La paix prend ‘du retard’

Les accords de paix fondamentaux dits Minsk 2 ne prévoyaient que le retrait des armes de plus de 100 mm, mais cette clause avait été régulièrement violée, provoquant la mort de plus de mille personnes, selon les observateurs internationaux.

Réunis vendredi à Paris pour faire le point sur la mise en oeuvre des accords de paix, Petro Porochenko, Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel ont reconnu en substance que le règlement dans l’Est de l’Ukraine serait retardé.

A l’issue de négociations qui ont duré quatre heures et demie à l’Elysée, le président français a annoncé le report « au-delà du calendrier de 2015 » des élections locales prévues dans l’Est séparatiste selon les accords de paix de Minsk 2.

Une nouvelle loi électorale devra être adoptée pour rendre ce scrutin « incontestable », sous observation de l’OSCE, a souligné M. Hollande dans une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Un autre point clé des accords de Minsk- la reprise du contrôle par Kiev de 400 km de frontière avec la Russie, accusée d’envoyer troupes et armes dans le Donbass – va aussi prendre du retard.

« Il faudra encore du temps pour aboutir à la dernière étape (…) l’étape essentielle du point de vue du retour de l’intégrité de l’Ukraine, c’est-à-dire le contrôle total des frontières et le retrait des unités étrangères (…) ça prendra plus de temps qu’il n’était prévu, nous en avons acté le principe et finalement les modalités aujourd’hui », a souligné le chef de l’Etat français.

En commentant les résultats de ce sommet, l’analyste politique ukrainien indépendant Olexandre Souchko estime qu’il ne s’agit ni d’une victoire, ni d’une défaite, mais d' »un match nul pour l’Ukraine » qui va « inévitablement entraîner des décisions contraires aux intérêts nationaux, mais impossibles à éviter ».

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 20:40
Ukraine: accord sur le retrait des armes près de la ligne de front dans l'Est rebelle

 

30 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Kiev - L'Ukraine et les séparatistes prorusses ont annoncé mercredi un accord sur le retrait des armes de calibre inférieur à 100 mm dans une zone de 15 km de part et d'autre de la ligne de front dans l'Est rebelle.

 

Cette initiative approuvée après trois mois de pourparlers intervient 48 heures avant un sommet à Paris entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand destiné à faire avancer le processus de paix en Ukraine.

 

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a salué grandement cette annonce tout en insistant sur la mise en oeuvre des accords de paix pour l'Est de l'Ukraine signés en février à Minsk grâce à la médiation franco-allemande.

 

Les accords dits Minsk 2 ne prévoyaient que le retrait des armes de plus de 100 mm, mais cette clause a été régulièrement violée, provoquant la mort de plus de mille personnes, selon les observateurs internationaux.

 

L'accord sur le retrait des armes de moins de 100 mm a été signé mardi soir à Minsk par les émissaires ukrainien, russe et de l'OSCE au sein du Groupe de contact pour l'Est de l'Ukraine, a annoncé Daria Olifer, porte-parole de l'émissaire ukrainien Léonid Koutchma.

 

La mise en oeuvre de cet accord prendra 41 jours et verra chaque partie retirer ses armes à 15 km de la ligne du front.

 

Le dirigeant de la république autoproclamée de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a promulgué le texte mercredi soir et son homologue à Lougansk Igor Plotnitski doit faire de même dans la soirée.

 

Il s'agit d'un progrès incontestable pour régler le conflit, a souligné M. Zakhartchenko.

 

Pour son émissaire Denis Pouchiline, la création d'une zone tampon de 30 km signifierait la fin de la guerre.

 

Le chef de la mission de surveillance de l'OSCE pour l'Est de l'Ukraine, Ertugrul Apakan, a salué un pas vers la paix et la stabilisation dans l'intérêt du peuple de l'Ukraine.

 

Le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko a également salué une mesure très importante, une victoire diplomatique de Kiev.

 

Ce n'est pas assez, a pour sa part mis en garde le chef de la diplomatie allemande.

 

Nous avons besoin de plus: les armes lourdes doivent aussi être retirées des zones de conflit et le rôle de l'OSCE doit être respecté et renforcé, comme convenu à Minsk. Beaucoup d'autres points des accords de Minsk doivent encore être mis en oeuvre, a-t-il poursuivi sur son compte Twitter.

 

Le volet politique des accords de Minsk prévoit une large autonomie pour les régions rebelles et des élections locales dans ces dernières d'après les lois ukrainiennes d'ici la fin de l'année.

 

Or les séparatistes insistent sur la tenue de leurs propres élections le 18 octobre pour la république autoproclamée de Donetsk et le 1er novembre pour celle de Lougansk et non le 25 octobre comme dans le reste du pays.

 

L'Ukraine exige de son côté la reprise du contrôle sur la frontière avec la Russie dont près de 400 km lui échappent après dix-sept mois du conflit qui a fait plus de 8.000 morts.

 

Le sommet à Paris vendredi est une opportunité assez rare d'avancer sur le sujet. J'espère que et Kiev et Moscou sont disposés à travailler en ce sens, a souligné M. Steinmeier.

 

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les séparatistes de l'Est et d'y avoir déployé des troupes régulières ce que Moscou dément catégoriquement.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 14:40
 Ukraine: Porochenko met en garde contre le risque d'une reprise des combats

 

04 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Kiev - L'Ukraine a mis en garde jeudi contre la menace gigantesque d'une reprise des attaques des rebelles au lendemain d'une flambée de violence qui a fait 26 morts dans l'est du pays, selon un nouveau bilan, la Russie avertissant de son côté que le processus de paix risquait de voler en éclats.

Les combats de mercredi ont été les plus violents en Ukraine depuis la reprise par les rebelles du noeud ferroviaire stratégique de Debaltseve, à mi-chemin des bastions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, peu après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 15 février.

La menace d'une reprise d'actions militaires de grande envergure des groupuscules terroristes russes demeure gigantesque, a déclaré M. Porochenko, lors de son adresse annuelle au Parlement ukrainien, affirmant que plus de 9.000 soldats russes se trouvaient actuellement en Ukraine.

L'Union européenne a fait écho à ces propos, estimant que l'escalade des combats la veille, considérée comme la plus grave violation du cessez-le-feu depuis février, risquait d'enclencher une nouvelle spirale de violences.

Alors que les rebelles ont nié toute implication dans l'offensive près de Mariinka, à une vingtaine de kilomètres de Donetsk, la Russie, accusée par l'Ukraine et par les Occidentaux de soutenir et d'armer les séparatistes prorusses, a pour sa part dénoncé des provocations ukrainiennes. Elle s'est aussi dite préoccupée quant à l'avenir des accords de Minsk 2, signés le 12 février.

Ces derniers sont en permanence menacés de voler en éclats à cause des actes des autorités de Kiev, a déclaré le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax.

 

- Mouvement d'armes lourdes -

Kiev a accusé les rebelles d'avoir déclenché une offensive majeure avec plus de 10 chars et 1.000 hommes contre leurs positions à Mariinka mercredi à l'aube.

Dans un rapport publié mercredi soir, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a indiqué avoir observé le mouvement d'un grand nombre d'armes lourdes dans les territoires contrôlés par la République populaire de Donetsk, généralement vers l'ouest de la ligne de front, près de Mariinka, avant et durant les combats.

L'OSCE a précisé avoir notamment vu huit véhicules blindés se diriger vers l'ouest, dont quatre étaient des chars, ainsi qu'un camion militaire transportant une pièce d'artillerie de calibre 122 millimètres ou encore une colonne d'infanterie.

La mission, basée à Donetsk, a de plus rapporté avoir entendu environ 100 tirs sortants d'artillerie, lancés depuis une zone située entre 1 et 5 kilomètres de Donetsk à l'aube mercredi , ainsi que des tirs sortants de lance-roquettes multiples Grad. Selon l'OSCE, les tirs sortants se sont poursuivis par la suite, et des tirs entrants ont ensuite également été entendus. Le calme était revenu dans la soirée, a précisé l'OSCE.

Les armes de calibre supérieur à 100 millimètres auraient normalement dû être retirées de la ligne de front selon les accords de Minsk 2.

L'état-major ukrainien a admis mercredi que ses troupes avaient rapporté de telles armes sur la ligne de front pour contrer l'attaque rebelle. Selon le président Porochenko, ces armes ont déjà été retirées de la ligne de front.

 

- 'Toute nouvelle attaque est inacceptable' -

Le bilan des affrontements s'élève pour l'instant à au moins 26 morts. Un représentant de la République populaire autoproclamée de Donetsk, Edouard Bassourine, a déclaré à l'AFP que 16 rebelles et 5 civils avaient été tués ces dernières 24 heures. De son côté, Iouri Birioukov, un proche conseiller du président ukrainien Petro Porochenko, a fait état de cinq soldats tués, sur sa page Facebook.

Cette flambée des violences fait craindre que les accords de Minsk, qui visaient à mettre fin à une crise qui a conduit à une confrontation sans précédent depuis la Guerre froide entre la Russie et les Occidentaux, ne volent en éclat. Le conflit dans l'Est a déjà fait plus de 6.400 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Nous sommes préoccupés par les informations faisant état de combats hier à Mariinka. Ils doivent cesser immédiatement, a réagi le ministère français des Affaires étrangères.

Mercredi soir, la diplomatie américaine avait déjà qualifié d'inacceptable toute nouvelle attaque ou acte d'agression de la part des forces russo-séparatistes.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:40
Le processus de paix en Ukraine risque de voler en éclats

 

04 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le processus de paix dans l'est de l'Ukraine, où un conflit armé oppose les forces régulières aux séparatistes prorusses, risque de voler en éclats à cause des actes de Kiev, a accusé jeudi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

Les accords de paix de Minsk 2, signés le 12 février, sont en permanence menacés de voler en éclats à cause des actes des autorités de Kiev qui tentent d'échapper à leurs obligations d'établir un dialogue direct avec les séparatistes, a déclaré M. Lavrov, cité par l'agence Interfax, lors d'une conférence sur la sécurité à Moscou.

 

Il a déploré une grave crise intérieure en Ukraine où au moins 24 personnes ont péri dans les combats au cours des dernières 24 heures, selon des bilans des autorités ukrainiennes et des séparatistes.

 

Des tentatives de déstabiliser la situation et de provoquer les tensions sont évidentes, a déclaré pour sa part le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en affirmant que ces actes provocateurs sont organisés par les forces ukrainiennes.

 

La partie ukrainienne a déjà pris à plusieurs reprises des mesures visant à faire monter la tension, a-t-il déclaré, cité par l'agence publique Ria-Novosti.

 

Nous sommes très préoccupés par une nouvelle répétition de ces activités, a souligné M. Peskov.

 

Le gouvernement ukrainien a accusé mercredi les rebelles d'avoir lancé, malgré la trêve en vigueur, une offensive majeure près de Mariinka, à une vingtaine de kilomètres de Donetsk.

 

Les rebelles ont eux nié ces accusations mais ont confirmé la tenue de combats près de cette localité.

 

Il s'agit des plus importants affrontements depuis la reprise par les rebelles du noeud ferroviaire stratégique de Debaltseve, à mi-chemin entre les bastions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, peu après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 15 février, à la suite des accords de paix de Minsk.

 

Le conflit armé entre Kiev et les séparatistes prorusses a fait plus de 6.400 morts depuis avril 2014, selon l'ONU.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:40
 La prudence du Pentagone l’incite à retarder l’entrainement de soldats ukrainiens

 

18 mars 2015 par Bastien Duhamel - 45eNord.ca
 

Le Pentagone retarde son programme d’entrainement des soldats ukrainiens par crainte de donner un prétexte à Moscou pour saboter les récents accords de paix passés avec les autorités ukrainiennes.

 

 

 

Le 11 février dernier, Kiev et les rebelles indépendantistes de l’est de l’Ukraine soutenus par Moscou étaient parvenus aux accords «Minsk 2». Bien que déjà largement fragilisés et violés, Washington semble mettre un point d’honneur à défendre et appliquer ces accords qui posaient essentiellement les termes d’un cessez le feu entre les belligérants.

C’est dans ce but que le lieutenant-général américain Ben Hodges, commandant de l’armée américaine en Europe a annoncé le report du programme d’entrainement des soldats ukrainiens: «Le début de la formation a été retardé pour laisser du temps afin de voir si le cessez-le feu et l’accord de Minsk pourraient être mise en œuvre avec succès».

Celui-ci a poursuivi en affirmant que «nous ne voulons pas donner aux russes la possibilité de dire: regarder, les américains amènent tous ces soldats. Ils ne peuvent pas être dignes de confiance».

«L’administration est très prudente, elle ne veut pas faire s’effondrer les accords de Minsk» confie pour sa part Steven Pifer, l’ancien ambassadeur américain en Ukraine désormais chez Brookings Institution.

L’entrainement des forces ukrainiennes était censé avec lieu dans l’ouest du pays soit très loin des lignes de front actuelles. Il était prévu que les unités ukrainiennes soient jumelées avec les bataillons de l’armée américaine pour apprendre notamment à améliorer leurs techniques de premier soin en combat,  comment lutter contre le brouillage radio de l’ennemi ou encore comment survivre à des tirs d’artillerie lourde.

La présence supposée des soutiens militaires occidentaux au sein des forces ukrainiennes est un thème de propagande récurent dans les discours de Vladimir Poutine. En janvier, le Président russe n’avait d’ailleurs pas hésité à utiliser l’appellation de «légion étrangère de l’OTAN» pour qualifier les forces de l’armée ukrainienne.

Mais le dilemme entre soutenir l’armée ukrainienne et éviter de provoquer Moscou est-il  vraiment pertinent étant donné la prédominance de l’agressivité dans la stratégie russe en Ukraine ?

C’est ce que souligne le lieutenant-général Hodges: «Il y a des gens qui sont très préoccupés par ce que nous faisons en Ukraine et qui craignent que cela ne provoque les russes. Ils n’ont clairement besoin d’aucune provocation quand vous regardez ce qu’ils font»

Mentionnons à cet effet, la récente interview télévisée où le Président russe, Vladimir Poutine a dévoilé qu’il avait mis les forces nucléaires russes en alerte lors de l’annexion de la Crimée un an auparavant.

Le 27 février dernier, le Canada avait eu cette même crainte d’ébranler les accords de paix récemment conclu en Ukraine et avait également pris la décision de suspendre temporairement son programme de formation des policiers militaires ukrainiens dirigé par les Forces armées canadiennes.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:40
Ukraine: Kiev confirme le retrait de la majeure partie des armes lourdes dans l’Est

 

10 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a confirmé le retrait de la majeure partie des armes lourdes dans la zone de conflit dans l’est de l’Ukraine, y compris du côté des séparatistes prorusses, alors que Londres accusait mardi la Russie de « saper » la sécurité en Europe de l’est.

 

« La partie ukrainienne a retiré la majorité de ses systèmes de lance-roquettes multiples et de son artillerie lourde » conformément aux accords de paix Minsk 2, a déclaré le président Porochenko dans une interview à la télévision publique ukrainienne diffusée tard dans la nuit de lundi à mardi.

« Nous constatons que les rebelles soutenus par la Russie ont également retiré une partie considérable » de leurs armes lourdes, a poursuivi le chef de l’État.

Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d’armer les séparatistes et d’envoyer ses troupes en Ukraine, ce que la Russie nie farouchement malgré les nombreux témoignages de soldats russes publiés par des médias.

Le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond devait réitérer ces accusations tout en accusant le président russe Vladimir Poutine de « saper » la sécurité des nations d’Europe orientale, dans un discours attendu dans la journée et dont des extraits ont été publiés à l’avance.

« Nous sommes à présent confrontés à un dirigeant russe enclin non à se joindre au système international fondé sur des règles, qui préservent la paix entre les nations, mais à le saper », devrait déclarer M. Hammond selon le texte de ce discours.

« Les actions du président Poutine – l’annexion illégale de la Crimée (en mars 2014, ndlr) et actuellement l’utilisation de troupes russes pour déstabiliser l’est de l’Ukraine – sapent fondamentalement la sécurité des nations souveraines de l’est de l’Europe », affirme M. Hammond.

 

3.000 soldats américains aux pays Baltes

Le discours virulent du chef de la diplomatie britannique contre la Russie intervient alors que l’Otan prépare d’importantes manoeuvres en Lettonie, Lituanie et Estonie.

Le Pentagone a ainsi annoncé lundi que les États-Unis avaient commencé à déployer 3.000 soldats et des équipements pour trois mois dans les trois pays baltes.

Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de l’opération « Atlantic Resolve » lancée par les Etats-Unis dans le cadre de l’Otan pour rassurer les pays membres et alliés de l’Alliance face à la Russie.

En Ukraine, le président Porochenko a fait état d’un respect global de la trêve, en vigueur depuis le 15 février, malgré des hostilités sporadiques.

« Le long des 485 kilomètres de la ligne de front, il n’y a plus de tirs d’artillerie, sauf au niveau de quelques localités. En revanche, des armes à feu et des lance-grenades sont utilisés » plus fréquemment, a fait valoir le chef de l’Etat dans son interview.

Malgré ces signes de stabilisation, la tension demeure vive dans plusieurs points chauds de la zone de conflit, qui a fait plus de 6.000 morts en onze mois.

Selon M. Porochenko, 64 soldats ukrainiens ont été tués dans l’Est depuis le 15 février, malgré le cessez-le-feu.

Mardi, le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko a affirmé que neuf soldats avaient été blessés au cours des dernières 24 heures.

L’armée ukrainienne a accusé les rebelles d’avoir effectué dans la nuit des tirs à l’artillerie lourde sur leurs positions dans plusieurs villages situés à proximité du fief séparatiste de Donetsk.

Dans le village de Chirokiné, à une dizaine de kilomètres du port de Marioupol, dernière grande ville de l’Est rebelle encore contrôlée par Kiev, des combats aux chars ont eu lieu lundi, selon l’armée ukrainienne.

La prise de Marioupol, que les séparatistes ont à maintes reprises désigné comme leur prochaine cible, serait une étape clé dans la création d’un pont terrestre entre la Russie et la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée il y a un an par Moscou, mais très dépendante de l’Ukraine pour ses besoins en eau et en électricité.

« Ces actes agressifs (…) témoignent une nouvelle fois de la volonté des terroristes de poursuivre les hostilités et de ne pas permettre un règlement » du conflit dans l’est, a souligné l’armée ukrainienne dans un communiqué.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:40
L’Ukraine a annoncé le début du retrait de ses armes lourdes dans l’Est

 

26 février 2015 45eNord.ca (AFP)

 

L’Ukraine a annoncé jeudi le début du retrait de ses armes lourdes de la ligne de front dans l’Est séparatiste prorusse, dans le cadre des derniers accords de paix signés à Minsk, selon un communiqué de l’état-major de l’armée.

 

En conformité avec les accords de Minsk du 12 février, l’Ukraine commence le retrait des canons de 100 millimètres de la ligne de démarcation, a indiqué l’état-major.

 

C’est un premier pas vers le retrait des armes lourdes qui va se faire sous la surveillance de l’OSCE, l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe, selon la même source.

 

L’armée prévient cependant qu’elle est prête à revoir le calendrier du retrait en cas de tentatives d’assaut de la part des rebelles prorusses.

 

Le cessez-le-feu instauré à partir du 15 février semble enfin tenir ces derniers derniers jours dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, où le conflit a fait plus de 5.800 morts en dix mois.

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