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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 20:45
Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014



30/04/2014 Source EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 23 au 29 avril 2014.

 

La force Sangaris est déployée en appui de la MISCA sur le territoire centrafricain. Les éléments du dispositif Sangaris sont engagés à l’Ouest du pays, de Beloko à Bangui, avec le GTIA Dragon, à Bangui et Boda avec le GTIA Savoie, et à l’Est du pays de Sibut à Bria avec le GTIA Scorpion.

 

A Bangui

Dans la capitale centrafricaine, la situation reste globalement calme, ce qui se traduit par une reprise des activités économiques. Ainsi cette semaine, 79 établissements scolaires sont ouverts, soit 5 de plus que la semaine précédente. Parallèlement, 33 centres de santé sont aujourd’hui opérationnels, de même que 18 marchés actifs. 80 vols ont été réalisés par des compagnies aériennes au mois d’avril, contre 40 au mois de janvier, la force Sangaris continue d’appuyer la MISCA dans la sécurisation de la ville, et principalement dans les 3ème et 5ème arrondissements, ainsi qu’à la sortie nord de la capitale (quartier PK12).

Ce calme relatif a été altéré, cette semaine, par la résurgence de tensions principalement dans le 3e arrondissement. Dans la nuit du 24 au 25 avril dernier, en particulier, un accrochage a eu lieu dans le 3e arrondissement à proximité du PK5. Des éléments français qui observaient une maison suspecte ont été pris à partie par plusieurs individus armés. Les militaires français ont immédiatement riposté et manœuvré. Avec l’aide de renforts, ils ont pu réduire cette résistance et sécuriser le quartier après plusieurs heures d’accrochage.

Le GTIA Savoie a poursuivi l’application des mesures de confiance dans Bangui. La détermination et l’impartialité affichées ont permis le démontage de check-points illégaux et la saisie d’armements.

Enfin, le 30 avril, un élément du GTIA Savoie a basculé au sein de la force européenne EUFOR RCA, comme cela avait été initialement planifié. Les effectifs français au sein de cette force européenne sont désormais de 160 hommes.

 

Dans l’ouest

La mission principale de la force Sangris dans l’Ouest reste le contrôle de l’axe logistique Béloko-Bangui qui relie le Cameroun à la capitale.

Environ 300 véhicules ont emprunté cette semaine la Main Supply Road (MSR). La moitié de ces camions ont choisi de circuler sans protection, signe de l’amélioration du sentiment de sécurité sur cet axe. La part de la MISCA dans l’escorte des convois est également en augmentation par rapport à la force Sangaris qui n’a escorté que 65 véhicules cette semaine. Le bon acheminement de ces véhicules jusqu’à Bangui est primordial car il permet le ravitaillement de la capitale qui abrite le quart de la population centrafricaine.

La situation est donc stable, même si le GTIA Dragon reste confronté à quelques groupes armés résiduels, notamment dans la région de Beloko.

Ainsi, le 23 avril, la force Sangaris y a sécurisé une distribution alimentaire au profit de la population, menacée par un petit groupe de pilleurs. Le 26 avril, la force Sangaris a dû intervenir contre un groupe d’une vingtaine de coupeurs de route qu’elle a délogés. Depuis, les opérations de contrôle de zone et les opérations héliportées se poursuivent pour maintenir la stabilité de la zone.

Les forces françaises sont encore présentes à Bossangoa mais sont en cours de relève par un contingent camerounais de la MISCA.

 

Dans l’est

Dans l’Est du pays, la force Sangaris a basculé son centre de gravité vers Bambari, afin de prendre en compte les zones de frictions concentrées dans le triangle Sibut / Dekoa / Grimari. Cette bascule a permis le démontage de plusieurs check points illégaux, participant ainsi au rétablissement de la libre circulation dans cette zone. A Grimari, la situation se stabilise, malgré quelques accrochages, le 29 avril, entre groupes armés. Le GTIA s’est interposé afin de ramener le calme dans la ville et apaiser les tensions.

A Bambari, la visite du général Soriano, commandant la force Sangaris, a permis de réunir les autorités militaires et les responsables locaux. Toutes les parties présentes ont réaffirmé leur confiance mutuelle et leur détermination à poursuivre l’application des mesures de confiance.

La situation reste calme entre Grimari et Bria.

Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014
Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014
Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014Opération Sangaris: point de situation du 30 avril 2014
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 16:45
Opération SANGARIS : point de situation du 18 avril 2014

 

24/04/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 09 au 15 avril 2014.

 

En appui de la MISCA, la force Sangaris a poursuivi son déploiement vers l’est en capitalisant sur les progrès effectués dans la capitale (Bangui) et dans l’ouest du pays. Le dispositif Sangaris est positionné  à l’ouest avec le GTIA Dragon, à Bangui avec le GTIA Savoie et à l’est avec le GTIA Scorpion. Ce dispositif est complété sur Bangui par les forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaines appuyées par un détachement de gendarmes français (DETGEND).

 

A Bangui, la Force a continué ses opérations de contrôle de zone et a poursuivi toute la semaine ses patrouilles aux côtés de la MISCA et des FSI.

Les 10, 12 et 13 avril, des actions de fouilles et de saisies d’armement se sont déroulées dans le 5e arrondissement et autour de PK12.  Le 12 avril, 3 check-points sauvages entre PK19 et PK26 ont été démantelés par le GTIA Savoie.

 

L’ensemble de ces actions contribue au retour de la vie économique. C’est le cas, en particulier, du trafic aérien civil qui a progressé de 50 % entre janvier et mars.

Parallèlement, les gendarmes centrafricains profitent du « mentoring » des gendarmes français déployés dans le dispositif du GTIA Savoie. L’action des forces centrafricaines contribue à la restauration de la souveraineté de l’Etat centrafricain et à la prise en compte de la sécurité du pays par ses propres forces de sécurité.

 

Le 14 avril, le général Soriano a accueilli une délégation sénatoriale française qui était en visite à Bangui.

 

Dans l’ouest du pays, la force Sangaris s’est désengagée de la ville de Carnot pour rejoindre Bossangoa, que les forces tchadiennes avaient quitté le 10 avril. Le 11 avril, dans l’ouest, une reconnaissance majeure a eu lieu entre Bossembele et Bossangoa afin de contrôler le secteur de Bossangoa, où le GTIA Dragon est maintenant installé. Dans cette ville, la situation reste calme.

C’est également le cas dans les autres villes où est la force Sangaris. Cette situation reste cependant fragile, notamment à Boda et à Yaloke.

 

Sur la Main Supply Road, 140 poids lourds en 4 convois ont été escortés par les soldats français cette semaine. Dans la ville de Bouar, à l’extrême-Ouest du pays), les gendarmes centrafricains ont repris leurs patrouilles avec le soutien de la MISCA et des forces françaises. Le chef de corps du GTIA Dragon a participé à la prise de fonction du préfet à Bouar. Cette invitation souligne le rôle reconnu à la Force Sangaris quant au retour à l’état de droit et démontre la confiance apportée par les autorités locales au GTIA.

 

Dans l’est du pays, des tensions avaient été observées les 9 et 10 avril à Bria : la frange la plus jeune de la population était instrumentalisée afin de rejeter les forces internationales et de les provoquer. Le 11 avril, une rencontre a été organisée entre le général Soriano, la MISCA, le général Issaka (autorité militaire des ex-Séléka) et les autorités locales afin d’apaiser la situation. L’importante mobilisation des notables locaux qui ont multiplié les réunions d’information au cours de la semaine a permis un relatif apaisement de la situation à Bria.

 

En revanche, d’autres zones de la région restent fragiles. A Sibut, le 14 avril, les éléments français présents ont été témoins d’un pillage d’un camion du programme alimentaire mondial et sont intervenus pour le faire cesser. A l’ouest de Grimari, dans le secteur de Poumale, le 15 avril, une concentration d’hommes armés a été observée par la force Sangaris. Ceux-ci ont refusé le contact et se sont enfuis dans la brousse dès l’arrivée des hélicoptères.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération SANGARIS : point de situation du 18 avril 2014Opération SANGARIS : point de situation du 18 avril 2014
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 12:45
En RCA, la Seleka apparaît divisée

 

15.04.2014 par RFI
 

Alors que les Tchadiens ont retiré leur contingent de la Misca et ont quitté le nord et l'est de la Centrafrique où ils étaient déployés ; alors que Sangaris se déploie à son tour dans cette zone, bastion de l'ex-Seleka, l'ancienne rébellion connaît des remous en son sein. Les événements de Bria ces derniers jours en sont une illustration. Il semble que les deux branches, militaire et politique, de la Seleka aient du mal à se parler.

 

A Bria, pour faire entendre raison aux ex-rebelles rétifs au désarmement, Mohamed Dhaffane, président par intérim de la Seleka, fait le voyage le mercredi 9 avril. Mais le lendemain, les tensions repartent de plus belle. Trois jours plus tard, c’est un autre Seleka, le général Issa Issaka, se rend sur place à son tour. Issa Issaka est le coordinateur d'un « comité militaire de crise » constitué d'une douzaine de hauts responsables Seleka, cantonnés à Bangui. Des généraux qui se sentent oubliés par leur branche politique et par le gouvernement

Signe du divorce, quand il y a quelques jours ces généraux signent un communiqué soutenant le désarmement, Mohamed Dhaffane n'est pas au courant. « J'ai commencé à perdre des officiers », explique-t-il. Des officiers lassés, selon lui, de devoir se soumettre au cantonnement alors que les anti-balaka sont toujours libres de leur mouvement.

 

A (RE)LIRE : RCA: profondes divisions chez les ex-Seleka

 

A ces deux tendances, il faut ajouter les francs-tireurs. C'est le cas d'Arda Hakouma, opposé au processus politique, partisan d'un départ des soldats français, et qui affirme protéger les populations musulmanes dans une zone située entre Kaga Bandoro et Ndélé.

Il y a aussi Abakar Sabone, ancien proche conseiller de Djotodia, celui qui le premier avait évoqué une possible partition du pays. Il revendique 5 000 hommes dans la Vakaga et rejette l'initiative du « comité militaire » en faveur d'un processus de paix. « Ces généraux comme Issa Issaka ne commandent rien », déclarait-il à Jeune Afrique il y a quelques jours. « Il n'y a pas un seul homme à lui dans la Vakaga », lui répond Moustapha Abakar, le porte-parole du comité.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:45
Les soldats tchadiens ont déjà quitté le sol centrafricain

 

14-04-2014 par RFI

 

L'intégralité du contingent incorporé à la Misca a passé la frontière et regagné son pays. C'est ce que déclare le général Martin Tumenta Chomu, commandant militaire de la force africaine (Misca). Le Tchad se retire donc de République centrafricaine, comme il l'avait annoncé il y a une semaine.

 

Ndjamena avait dénoncé une campagne malveillante, après des critiques formulées contre les agissements de son armée dans ce pays.

 

La force africaine perd ainsi quelque 850 hommes qui étaient déployés dans le Nord, dans les villes de Bossangoa, Bouca, Batangafo, Kaga Bandoro, Ndélé, Kabo et Dekoa.

 

Du coup, la Misca a redéployé 215 de ses hommes, en coordination avec les forces françaises de l'opération Sangaris. Un dispositif d'urgence, explique le général Tumenta Chomu, qui souhaiterait obtenir rapidement du renfort : « Nous espérons au moins un bataillon supplémentaire. Nous en avons besoin. Mais tout dépendra des négociations avec les pays donateurs. »

 

« Ce type de manoeuvre était prévu. »

 

« C'est un redéploiement dans l'urgence, mais ce n'est pas du rafistolage », ajoute le général. Le commandant militaire de la Misca a dû néanmoins faire avec les moyens du bord.

 

Les 215 hommes ont été pris dans les contingents camerounais, gabonais et de la République démocratique du Congo.

 

Ils sont répartis par petites unités d'une vingtaine à une cinquantaine d'hommes, en fonction également des positions tenues par les Français de Sangaris.

 

« Ce type de manoeuvre était prévu. Nous savons faire preuve de flexibilité », explique le général Tumenta. Néanmoins la Misca se retrouve amputée d'une partie non négligeable de ses effectifs, considérés comme très aguerris.

 

Cérémonie de retour

 

Une cérémonie d'accueil sera organisée mercredi à Sarh, dans le sud du Tchad, pour les soldats de retour au pays. « Ensuite ils retourneront dans leurs unités respectives », explique le ministre tchadien de la Communication Hassan Sylla qui regrette les critiques adressées au contingent malgré une mission remplie selon lui, avec brio.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:45
Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014

 

11/04/2014 Sources EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 2 avril 2014.

 

Cette semaine, les éléments de la force Sangaris ont axé leurs efforts sur l’Est de la République Centrafricaine ainsi que sur l’accueil et l’engagement du détachement de gendarmerie intégré au groupement tactique interarmes (GTIA) Savoie à Bangui. A l’Est, le GTIA Scorpion a poursuivi sa progression, atteignant la ville de Bria.

 

Bangui

 

Dans la capitale, la force a poursuivi ses opérations de contrôle de zone, en axant ses efforts dans les 3e et 5e arrondissements de la capitale, ainsi qu’à PK 12.

 

Le 2 avril, une opération de fouille a été conduite dans le 4e arrondissement en coopération avec la MISCA et les forces de sécurité intérieures centrafricaines. Celle-ci a permis de confirmer l’absence d’armement et de groupes armés dans la zone.

 

Le 4 avril, le contingent tchadien de la MISCA a quitté Bangui, suite à l’annonce faite la veille par le Tchad de sa décision de retrait de ses troupes de la MISCA. Aucun incident n’a été relevé par la force Sangaris au cours de ce mouvement.

 

Le 5 avril, le GTIA Savoie a appuyé la MISCA dans la sécurisation de l’aéroport et de la ville lors de la visite de M. Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, auprès de la chef d’Etat de transition et des représentants des différentes communautés de Bangui.

 

Le 8 avril, les unités de la gendarmerie nationale, arrivées sur le théâtre trois jours auparavant, ont conduit leur première patrouille sous contrôle tactique de Sangaris.

 

En province, les GTIA Dragon et Scorpion, déployés respectivement dans l’Ouest et dans l’Est du pays, ont poursuivi leurs efforts pour appuyer la MISCA dans la sécurisation de la zone.

 

Dans l’Ouest, la situation est calme mais elle reste fragile, notamment à Boda où une véritable fracture existe entre les communautés, malgré l’amélioration des conditions matérielles et une action conjointe des forces Sangaris et de la MISCA. Le 5 avril, sous la protection des éléments du GTIA Savoie déployés dans la ville de Boda, le programme alimentaire mondial (PAM) a pu réaliser sa première distribution alimentaire au profit de la population.

 

Dans cette partie du pays, Sangaris poursuit aux côtés de la MISCA la sécurisation de l’axe routier qui relie le Cameroun et Bangui, tout en contrôlant l’application des mesures de confiance. Des forces de sécurité centrafricaines (gendarmes, policiers, brigade des mines etc.) ont été déployées cette semaine le long de cette Main Supply Road(MSR) avec le soutien de Sangaris. Cette présence participe à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

 

Sur la MSR, cinq convois ont été réalisés par la force Sangaris afin de permettre l’acheminement d’environ 160 poids lourds sur l’axe routier. D’autres camions ont été escortés par la MISCA ou ont réalisé le trajet sans escorte militaire.

 

Dans l’Est, depuis le 3 avril, les opérations de déploiement conjoint de la force Sangaris et de la MISCA se sont poursuivies jusqu’à Bria, dans laquelle les contingents congolais (RDC) de la MISCA ont pris en compte la sécurisation de la zone. Les actions successives de la force au cours de la semaine ont consisté en des actions offensives (opérations héliportées), visant à démontrer la détermination de la force à faire appliquer les mesures de confiance, des actions de contrôle de zone, et enfin des actions visant à expliquer et faire accepter ces mesures par l’ensemble des acteurs locaux.

 

Ainsi, le 4 avril, la journée a été marquée par la visite du commandant de la force Sangaris (COMANFOR), le général Soriano, à Bambari et Grimari, pour réaffirmer la position de la force et son engagement à protéger les populations. Le 7 avril, le COMANFOR s’est également déplacé à Ndélé où il s’est entretenu avec les autorités locales.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014Opération Sangaris : point de situation du 11 avril 2014
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:45
Centrafrique: les forces internationales prises à partie, deux soldats africains blessés

 

 

11 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Deux soldats de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont été blessés jeudi à Bria (400 km au nord-est de Bangui) lorsque les forces intertionales ont été prises à partie jeudi par des partisans de l'ex-rébellion séléka, ont indiqué vendredi des habitants et la force française Sangaris.

 

Des jeunes musulmans manipulés par la Séléka les ont accueillies à coup de pierres jeudi, a indiqué un enseignant, joint au téléphone par l'AFP depuis Bangui. Un jeune a été tué pendant ces accrochages, selon cette source, qui n'a pas précisé les circonstances du jeune homme.

 

Nous avons bien été pris à partie par un groupe armé malveillant, a confirmé à l'AFP le capitaine Benjamin Isern, officier de communication de Sangaris à Bangui.

 

Nous n'avons pas essuyé de pertes, mais deux soldats de la Misca ont été blessés, a-t-il indiqué, sans préciser la gravité de leur blessure. Il n'a rien dit sur les pertes éventuelles parmi les assaillants.

 

Selon lui, la situation reste complexe et volatile en raison d'une minorité qui refuse les mesures de confiance (désarmement) et qui instrumentalise des habitants.

 

Selon un employé de l'hôpital, situé dans le centre de la ville, les soldats de Sangaris et du contingent congolais de la Misca sont ensuite tombés dans une embuscade vers 19H00 (18H00 GMT) devant l'hôpital, alors qu'ils regagnaient leur base à l'aéroport.

 

Des échanges de tirs ont eu lieu pendant 30 minutes, selon cet employé sous couvert de l'anonymat.

 

La situation était tendue vendredi matin, avec des jeunes armés de couteaux, et les boutiques fermées, selon des habitants.

 

Une centaine de véhicules Sangaris sont déployés à l'aéroport de Bria, selon des habitants.

 

Après s'être déployées dans le sud et le centre, les forces internationales continuent leur avancée vers l'est et le nord, des territoires dans lesquels les ex-Séléka --en majorité des musulmans, chassés de Bangui après avoir pris le pouvoir en mars 2013-- , se sont repliés, vers les frontières du Soudan et du Tchad.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi le déploiement d'environ 12.000 Casques bleus en Centrafrique pour tenter de sécuriser un pays livré depuis un an à l'anarchie et aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Ces 10.000 soldats et 1.800 policiers formeront la Minusca -- Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine.

 

Ils prendront dans cinq mois la relève de 6.000 soldats de la force africaine de la Misca, sur place aux côtés de 2.000 militaires français dans cette ancienne colonie française. Les Européens ont aussi promis 800 hommes.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 11:45
Tchad: le ministre de la Défense supervise le retrait des soldats tchadiens de RCA

 

09/04/2014 Par journaldebangui.com - Xinhua

 

Benaindo Tatola est arrivé à Bangui dans le cadre du retrait du contingent tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA)

 

Le gouvernement tchadien a décidé de retirer ses soldats en réaction, selon N’Djamena, à une campagne d’opinion consistant à ternir l’image des soldats tchadiens. Un premier groupe de 200 soldats a quitté vendredi la Centrafrique, où le Tchad déploie environ 850 hommes dans le cadre de la MISCA, qui compte au total 6.000 hommes. C’est dans ce cadre que le ministre tchadien de la Défense Benaindo Tatola est arrivé mardi à Bangui, la capitale centrafricaine, afin de superviser le retrait du contingent tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), entamé vendredi dernier. Cette force africaine déployée depuis le 19 décembre 2013 a pour tâche d’aider à restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique, pays en proie à des troubles depuis décembre 2012.

 

Le ministre tchadien de la Défense a rencontré le chef de la MISCA, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, et son chef d’état-major, son homologue camerounais Martin Tumenta Chomu pour des échanges visant à «discuter des modalités du retrait de tous les soldats (tchadiens) de province», a fait savoir une source de la MISCA. Les soldats tchadiens sont accusés de complicité avec les ex- Séléka qui ont renversé François Bozizé le 24 mars 2013 et ont brillé par des pillages et des exactions à l’égard de la population.

 

De nouvelles accusations sont portées contre eux, à propos de la mise à sac de leur caserne de Kaga-Bandoro (Nord). «Ils ont tout emporté, les biens de l’Etat et ceux des particuliers, gardés là par mesure de sécurité», a confié à Xinhua une source de la municipalité jointe au téléphone. Des responsables de la MISCA contactés hésitent à se prononcer et se contentent d’assimiler les auteurs des actes déclarés à des éléments incontrôlés. D’après les témoignages, le bataillon tchadien de Batangafo (ouest) a mis un terme à ses patrouilles dans cette ville. Une partie du contingent tchadien de Bossangoa a commencé à se retirer de la ville, en attendant l’évacuation totale des autres, ont confié des sources concordantes.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 22:45
Centrafrique: des gendarmes français de l'EUFOR-RCA  à Bangui

Les opérations de la force française Sangaris, engagée en République centrafricaine, se poursuivent alors que commencent à arriver les premiers éléments de la force européenne Eufor-RCA (photo Miguel Medina AFP)

 

10 avril 2014 45eNord.ca (AFP)

 

 

 

Des gendarmes français, éléments précurseurs de la mission européenne en Centrafrique, ont commencé mercredi à patrouiller dans Bangui, sur fond de violences dans l’intérieur du pays, et dans l’attente du feu vert imminent du Conseil de sécurité pour le déploiement de 12.000 Casques bleus.

 

Par ailleurs, deux soldats français de la force Sangaris ont été légèrement blessés à la jambe mercredi après-midi à Bangui par une grenade lancée par un homme qu’ils contrôlaient, a annoncé à l’AFP le chargé de communication de la force, le colonel François Guillermet.

«Nos soldats contrôlaient un individu ivre, excité, avec une arme blanche, quand il a lancé une grenade. Deux hommes ont été blessés très légèrement à la jambe, il n’y a aucun souci pour eux», a précisé le colonel.

Les gendarmes mobiles français, destinés à faire partie de la mission européenne Eufor, ont commencé mercredi à patrouiller dans Bangui, encadrés par des soldats français de l’opération Sangaris, ont constaté des journalistes de l’AFP.

«Il s’agit de leurs premières sorties» dans la capitale centrafricaine, «55 gendarmes sont arrivés», a expliqué le colonel Guillermet.

Les gendarmes, intégrés aux soldats français de l’opération Sangaris en attendant le déploiement officiel d’Eufor, ont commencé à patrouiller dans certains quartiers sensibles de la capitale centrafricaine, comme le PK5, une des dernières enclaves musulmanes de Bangui, dont les habitants sont assiégés par les anti-balaka, des milices armées à dominante chrétienne.

Vêtus d’uniformes bleu marine distincts des treillis militaires de l’armée française, les gendarmes étaient armés de fusils automatiques et circulaient à bord de véhicules 4X4 blancs.

L’opération militaire européenne en Centrafrique, dont le lancement a été annoncé le 1er avril, sera pleinement opérationnelle fin mai avec 800 hommes, selon le général français Philippe Pontiès, qui dirige la mission.

Elle sera notamment chargée de sécuriser l’aéroport et certains quartiers de Bangui, où les tueries de masse ont cessé depuis le début de l’intervention française en décembre, même si les explosions de violence restent courantes.

Parallèlement, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait adopter jeudi une résolution autorisant le déploiement en septembre d’environ 12.000 Casques bleus pour rétablir l’ordre dans le pays, ont indiqué des diplomates.

Le texte prévoit l’envoi de 10.000 soldats et 1.800 policiers censés assurer la relève des 6.000 militaires africains de la Misca, la force de l’Union africaine oeuvrant en Centrafrique au côté des 2.000 militaires français.

Le déploiement effectif de ces Casques bleus est fixé au 15 septembre.

 

Une majorité de civils tués

Le temps presse, selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Vingt après le génocide du Rwanda, il avait appelé samedi, au cours d’une visite à Bangui, la communauté internationale à se mobiliser pour empêcher la réédition d’un drame similaire en Centrafrique, livrée à « une épuration ethnico-religieuse ».

Car exactions, pillages et meurtres n’ont pas cessé, surtout en province, et visent principalement la minorité musulmane, malgré le déploiement progressif des forces internationales dans l’ouest et l’est du pays.

Mardi, au moins 30 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées dans des affrontements entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka dans la région de Dékoa, à 300 km au nord de Bangui, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie locale.

«Les anti-balaka ont attaqué tôt le matin les positions des ex-Séléka [...] Mais les ex-Séléka ont fait appel à leurs compagnons d’armes basés à Kaga Bandoro qui sont arrivés dans quatre véhicules pour les appuyer. La plupart des victimes sont des civils fauchés par des balles perdues», a expliqué cette source.

«Les affrontements ont duré plus de quatre heures, faisant fuir les trois quarts des habitants» vers les localités voisines, a-t-elle précisé.

Largement affaiblis par l’intervention de l’armée française, une grande partie des ex-rebelles Séléka, mouvement majoritairement musulman au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014, se sont depuis repliés dans les provinces du nord et de l’est de la Centrafrique, dont beaucoup sont originaires.

Quant aux milices armées «anti-balaka», au départ formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les Séléka sur la population centrafricaine (composée à 80% de chrétiens), elles mènent des attaques répétées contre les anciens rebelles et les civils musulmans, qui fuient le pays en masse.

Selon l’ONU, la proportion des musulmans a chuté de 15% à 2% de la population totale de la Centrafrique depuis le début du conflit il y a un an.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:45
Sangaris : visite du général Soriano à N’Délé

 

10/04/2014 Sources : EMA

 

Le 6 avril 2014, le général Soriano, commandant la Force Sangaris, accompagné de membres du gouvernement et de responsables centrafricains, s’est rendu dans le Nord de la République Centrafricaine, pour y rencontrer les autorités locales de la ville de N’Délé.

 

Accompagné par les ministres de la sécurité publique et de l’aménagement du territoire, du directeur de la gendarmerie nationale centrafricaine, le général Soriano a expliqué l’action de la Force Sangaris dans le nord du pays, où les forces françaises agissent, en appui de la MISCA, sur l’ensemble du territoire.

 

Cette première visite à N’Délé des responsables politiques centrafricains, aux côtés des forces internationales déployées en RCA, vise à réaffirmer l’autorité de l’Etat et de son administration dans tout le pays.

 

La force Sangaris, en appui de la MISCA, soutenue par les populations, continue à favoriser le dialogue entre les communautés et à faire appliquer les mesures de confiance sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6500 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : visite du général Soriano à N’Délé
Sangaris : visite du général Soriano à N’Délé
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:45
Le ministre tchadien de la Défense à Bangui pour le retrait des soldats tchadiens

 

2014-04-09  xinhua

 

Le ministre tchadien de la Défense Benaindo Tatola est arrivé mardi à Bangui dans le cadre du retrait du contingent tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), entamé vendredi dernier.

 

Le gouvernement tchadien a décidé de retirer ses soldats en réaction, selon N'Djamena, à une campagne d'opinion consistant à ternir l'image des soldats tchadiens.

 

Un premier groupe de 200 soldats a quitté vendredi la Centrafrique, où le Tchad déploie environ 850 hommes dans le cadre de la MISCA, qui compte au total 6.000 hommes.

 

Cette force africaine déployée depuis le 19 décembre 2013 a pour tâche d'aider à restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique, pays en proie à des troubles depuis décembre 2012.

 

Le ministre tchadien de la Défense a rencontré le chef de la MISCA, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, et son chef d'état-major, son homologue camerounais Martin Tumenta Chomu pour des échanges visant à "discuter des modalités du retrait de tous les soldats (tchadiens) de province", a fait savoir une source de la MISCA.

 

Les soldats tchadiens sont accusés de complicité avec les ex- Séléka qui ont renversé François Bozizé le 24 mars 2013 et ont brillé par des pillages et des exactions à l'égard de la population.

 

De nouvelles accusations sont portées contre eux, à propos de la mise à sac de leur caserne de Kaga-Bandoro (Nord).

 

"Ils ont tout emporté, les biens de l'Etat et ceux des particuliers, gardés là par mesure de sécurité", a confié à Xinhua une source de la municipalité jointe au téléphone.

 

Des responsables de la MISCA contactés hésitent à se prononcer et se contentent d'assimiler les auteurs des actes déclarés à des éléments incontrôlés.

 

D'après les témoignages recueillis par Xinhua, le bataillon tchadien de Batangafo (ouest) a mis un terme à ses patrouilles dans cette ville.

 

Une partie du contingent tchadien de Bossangoa a commencé à se retirer de la ville, en attendant l'évacuation totale des autres, ont confié à Xinhua des sources concordantes.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45
Chad starts pulling peacekeepers from Central African Republic

 

 

07 April 2014 defenceWeb (Reuters)

 

Chad began withdrawing its troops from Central African Republic's peacekeeping mission on Friday as a U.N. report accused its soldiers of killing 30 civilians and wounding 300 in an attack on a crowded market last week.

 

Chad's Foreign Minister Moussa Faki Mahamat denied the allegation, saying the troops had been ambushed by Christian "anti-balaka" militia and had responded.

 

A series of violent incidents involving Chadian troops has stoked fury in the former French colony, culminating in Chad's decision on Thursday to withdraw its troops from the African Union peacekeeping force, known as MISCA.

 

The decision was met with joy in the streets of the capital Bangui on Friday, although the government said in a statement it regretted their withdrawal.

 

"Chadian officers under MISCA command and around 200 soldiers have left in the direction of Chad," Hassan Sylla, Chad's communications minister, said.

 

Chad, the Central African region's dominant military power, had around 850 soldiers serving in the peacekeeping force.

 

Sylla said the first troops left aboard a convoy of a dozen military trucks, escorted to the edge of Bangui by MISCA peacekeepers. French TV news channel France 24 broadcast images of a military plane that had arrived at Bangui's airport to help repatriate the troops.

 

Chadian forces were also preparing to leave the towns of Bossangoa, Kaga Bandoro, Batangafo, Ndele, Bouca and Kabo, Human Rights Watch researcher Peter Bouckaert said on Twitter, raising fears the power vacuum could leave Muslims vulnerable in the inter-communal violence that has killed thousands.

 

Chad's troops have been accused of siding with the mainly Muslim Seleka rebels whose seizure of power last year led to tit-for-tat violence with Christian militia.

 

SURVIVORS

 

The U.N. human rights office carried out a preliminary investigation, interviewing survivors in hospital and visiting the scene of the March 29 attack. Spokesman Rupert Colville said a convoy of pick-up trucks from Chad's regular army entered the market in the capital's PK12 district and started firing.

 

"It allegedly opened fire on the population without any provocation. As people fled in all directions in panic, the soldiers continued to fire indiscriminately," he said.

 

While Chadian troops participate in the African Union force deployed in Central African Republic, the soldiers were not part of the peacekeeping contingent, the investigation found.

 

"At the time of the shooting the market was full of people, including many young women and girls buying and selling produce," Colville told a news briefing in Geneva.

 

Speaking on Radio France Internationale, Chad's Foreign Minister blamed the shooting on Christian militia he said had ambushed the Chadian troops. "Naturally they responded and that provoked an outcry," he said.

 

MISCA General Jean-Marie Michel Mokoko also told France 24 the Chadian soldiers acted after being targeted by anti-balaka.

 

Civil society groups had collected 240,000 signatures for a petition seeking the withdrawal of the Chadian troops.

 

"It's exactly what we asked for. The charges against Chadian forces in MISCA are well founded. This is a cause for joy," said Gervais Lakosso, who helped organise the petition.

 

"It seems too good to be true," said a manager at a stationery shop in the capital.

 

The withdrawal is seen as a blow for France, which has deployed 2,000 troops in a bid to restore peace to its former colony, a landlocked nation rich in gold, diamonds and uranium that has seen little but instability since independence in 1960.

 

A new interim civilian government took over from Seleka in January but has struggled to contain the violence.

 

"We've made very clear and the (U.N.) Secretary General has made very clear that there is a desperate need for a good size peacekeeping force," said Colville. "He has requested 10,000 troops in all. We're nowhere near that number at this point."

 

A long-promised European force of 800 troops tasked with securing Bangui's airport and improving security in the capital is due to start deploying by the end of the month.

 

French military spokesman Gilles Jaron said on Friday the new force would be made up of 450 French troops, bringing the total number of French soldiers in the country to 2,450.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:45
African Union peacekeepers in the Central African Republic

African Union peacekeepers in the Central African Republic

 

 

07 April 2014 defenceWeb (Retuers)

 

French and African soldiers serving in Central African Republic are "overwhelmed" by the "state of anarchy" in the country, U.N. Secretary-General Ban Ki-moon said on Saturday, a day after Chadian troops began withdrawing from the peacekeeping mission.

 

The U.N. Security Council is due to approve next week a 12,000-strong U.N. peacekeeping force for the former French colony. The force will take over authority from African Union troops in an attempt to restore order to the country.

 

But that force is not expected to arrive until September, stoking fears of a security vacuum as the interim government struggles to control intercommunal violence that has killed more than 2,000 people since December.

 

During a brief visit to the impoverished country on his way to Rwanda, Ban appealed for more help and said the international community was at risk of repeating the mistakes of the 1994 Rwanda genocide, where some 800,000 died.

 

"I commend the African Union and French forces for making a difference," he said in a speech before the interim government. "But they are under-resourced and overwhelmed by the sheer scale of the need."

 

Until the U.N. force can be established, Ban called for "the immediate deployment of more troops and police", though he did not say where he thought the extra forces might come from.

 

A long-promised European Union force is expected to start deploying at the end of this month, adding 800 new troops."The international community failed the people of Rwanda 20 years ago. And we are at risk of not doing enough for the people of the CAR today," Ban said.

 

At the same gathering, the head of the interim government, Alexandre-Ferdinand Nguendet, requested an end to a U.N. embargo on arms exports to his country. "That way, the army can play its role," he said.

 

DAYLIGHT STABBING

 

Two thousand French peacekeepers and 6,000 African Union forces have failed to stop a conflict that erupted after the mostly Muslim Seleka rebels seized power a year ago in the majority Christian state.

 

Christian militias, known as anti-balaka, sprang up to protect the population after Seleka took to looting and killing but now stand accused of human rights abuses themselves and last month were branded as "terrorists" by the African Union.

 

Highlighting the tensions in Bangui, gunshots were heard around noon on Saturday coming from the Seleka barracks, a Reuters witness said. Earlier in the day, Seleka members stabbed a member of the national army, a resident said. It was not clear whether the victim survived.

 

Chad, which has been at the heart of the peacekeeping mission, began withdrawing around 850 troops on Friday after allegations they were involved in attacks on civilians.

 

A U.N. report on Friday accused Chad of killing 30 civilians and wounding 300 in a crowded market, although Chad denied the allegation, saying its troops were ambushed by anti-balaka.

 

"The U.N. report is a pack of lies based on imaginary facts. It contributes to the media campaign against Chad," said government spokesman Hassan Sylla on Saturday.

 

The U.S. ambassador to the United Nations, Samantha Power, plans to visit Central African Republic next week.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
RCA: les conséquences du retrait des Tchadiens de la Misca

 

04-04-2014 par RFI

 

L'annonce-surprise du ministre tchadien des Affaires étrangères ce jeudi 3 avril est intervenue après la dernière polémique en date. Une fusillade le week-end dernier qui a fait au moins 8 morts à Bangui. Si de nombreuses voix en Centrafrique se sont élevées ces derniers mois pour réclamer le départ des soldats tchadiens accusés de bavures, leur retrait va poser un certain nombre de difficultés à la force africaine.

Comment mener à bien la difficile mission de protection des populations civiles, et en particulier musulmanes, une fois que le contingent de 6 000 hommes, actuellement, sera amputé de 850 soldats aguerris ? Cette question et celle des modalités de retrait seront discutées dans les jours et les semaines qui viennent. En attendant, Ndjamena assure que son contingent assumera sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité.

 

Le Tchad perçu comme le protecteur des musulmans

Le Tchad qui, ces derniers mois, a rapatrié des dizaines de milliers de ses ressortissants ainsi que des Centrafricains d'origine tchadienne ou non est perçu comme le protecteur des musulmans de Centrafrique. Et son retrait pourrait provoquer des craintes supplémentaires parmi ces populations. Mais les autres contingents ont déjà démontré leur capacité à remplir ces mêmes missions. Petite consolation pour la Misca, la décision tchadienne intervient alors que la force européenne (Eufor-RCA), est attendue à Bangui à partir de la fin du mois. 800 hommes qui auront pour mission de sécuriser l'aéroport et une partie de la capitale, permettant à la Misca de revoir l'organisation de son dispositif en redéployant des hommes dans les secteurs dévolus au Tchad. 

 

→ A (RE)LIRE : RCA: le Tchad annonce son départ de la Misca

 

L'annonce du retrait tchadien intervient aussi au moment où Sangaris entre dans sa troisième phase : son déploiement dans le nord-est du pays. L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général Francisco Soriano, dirigeant l'opération. L’arrivée de l’Eufor et de renforts français « nous permettra de consacrer des moyens supplémentaires à notre déploiement dans l’est, dans un premier temps, mais aussi dans le nord ». Une région dans laquelle, a reconnu le général du bout des lèvres, les militaires français sont déjà présents. « Dans le nord, en fait, nous y sommes déjà. Voilà. Nous avons des éléments de reconnaissance, de renseignement, à Ndélé. Nous savons ce qu’il s’y passe. Nous avons des contacts avec des acteurs locaux. Et la Misca s’est déjà déployée dans le nord. Il n’est pas impossible que la Misca poursuive son déploiement dans cette partie-là », a-t-il déclaré.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:45
RCA: le Tchad retire ses troupes

 

3 avril, 2014 – BBC Afrique

 

Le Tchad va retirer ses gardiens de la paix de la mission l’Union africaine en République Centrafricaine pour protester contre les allégations selon lesquelles ils ont aidé les rebelles.

 

Une déclaration du ministre tchadien des Affaires étrangères déplore que ses troupes aient été critiquées malgré leurs sacrifices.

 

L'annonce a été faite en marge du sommet entre l'Union européenne et l'Afrique qui se tenait ce mercredi et ce jeudi à Bruxelles.

 

Le Tchad a contribué à hauteur de 850 soldats sur le contingent total des 6 000 hommes de la Misca.

 

Les forces tchadiennes ont été accusées de soutenir les rebelles musulmans de la Seleka qui avaient chassé du pouvoir le gouvernement centrafricain l’an passé après une vague de violences religieuses.

 

La Seleka, a pris le pouvoir en mars 2013. Mais leur leader a démissionné en janvier dernier suite à une spirale d’attaques et de contre-attaques entre les groupes musulmans et chrétiens.

 

Récemment, des milliers de musulmans, confession minoritaire en République Centrafricaine, ont fui vers les Tchad et Cameroun voisin après avoir été visés par les milices chrétiennes.

 

«Campagne gratuite et malveillante»

 

Le communiqué tchadien indique que les forces de ce pays ont été victimes de « d’une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA. »

 

Mais le retrait n’est pas encore effectif : « Les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées en commun accord entre le Tchad et l’Union africaine. En attendant, le Tchad assumera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en République centrafricaine. »

 

Le président déchu de la RCA, François Bozizé, a avoué l’an passé à la BBC que les forces tchadiennes l’ont aidé à prendre le pouvoir, ce que le Tchad a nié.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 22:45
photo EMA

photo EMA

Chadian troops make up a sizeable part of the African Union's contingent in CAR

 

3 April 2014 BBC Africa

 

Chad is to pull its peacekeepers from an African Union mission in the Central African Republic (CAR) in protest at claims that they aided rebels.

 

A statement from the Chadian foreign ministry said its troops had been criticised despite their sacrifices.

 

Chad has contributed roughly 850 soldiers to a 6,000-strong contingent.

 

Its forces have been accused of siding with Muslim rebels whose ousting of the CAR government last year was followed by a wave of religious violence.

 

The rebels, who call themselves Seleka, seized power last March. Their leader stepped down in January amid spiralling attacks and counter-attacks between groups claiming to represent different faiths.

 

Recently, thousands of Muslims, a minority in CAR, have been fleeing to neighbouring Chad and Cameroon after being targeted by Christian militias.

 

The Chadian statement said its forces had been the victims of "a gratuitous and malicious campaign" to blame them for "all the suffering in CAR".

 

The ousted president of CAR, Francois Bozize, told the BBC last year that Chadian troops had helped drive him from office - a claim that Chad has denied.

 

Last weekend, Chadian forces were blamed for the deaths of 24 people in CAR's capital, Bangui. The troops, however, said they were responding to an attack.

 

The Chadian statement on Thursday said its forces would remain in CAR while the details of the withdrawal were worked out.

 

The African Union contingent in the country is backed up by some 2,000 French troops.

 

 

Analysis Thomas Fessy Thomas Fessy West Africa correspondent

 

Aware of Chad's power to destabilise CAR, some diplomats would argue that it was better to keep the neighbour on board and a part of the UN mission.

 

Others would say a UN mission without Chadian troops would be ideal, but diplomatically impossible to bring about.

 

The most pragmatic would simply argue that at a time when it is proving extremely difficult to cobble together a UN force of 12,000, losing more than 800 troops from the existing mission is not what is needed.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

N'Djamena - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.

 

Face à des accusations répétées contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué.

 

Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA (République centrafricaine), accuse le texte.

 

Face à ces accusations répétées, le Tchad (...) décide du retrait du contingent tchadien de la Misca, ajoute le communiqué, précisant: les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine.

 

En attendant le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA, selon le texte qui ne fournit pas de détails sur ces zones.

 

Le Tchad réitère sa solidarité à la RCA et continuera de la soutenir sous d'autres formes, afin qu'elle retrouve la paix et la sécurité, l'unité et réalise la réconciliation de ses fils et filles, divisés par un conflit dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatiques et confessionnels, conclut le communiqué.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.

 

Cet incident est le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé par la Séléka en mars 2013.

 

Cette version a été démentie par des représentants des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

La polémique a rebondi au niveau international avec de nouvelles déclarations mardi du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et de la diplomatie française. Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule, a accusé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly.

 

Pour Paris au contraire, la responsabilité incombe pour une large part aux anti-balaka, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur ces violences.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:45
CAR conflict tops agenda at huge EU-Africa summit

 

2 April 2014 BBC Africa

 

The conflict in the Central African Republic is set to top the agenda in Brussels on Wednesday as the leaders of some 80 African and EU states meet.

 

The summit takes place after the EU officially launched its delayed 1,000-troop military mission to CAR.

 

Despite the deployment of 6,000 African Union and 2,000 French troops, violence has continued unabated in the country.

 

Zimbabwean President Robert Mugabe is boycotting the summit after his wife was refused a visa.

 

UN Secretary General Ban Ki-moon will attend a crisis meeting on CAR with some 30 heads of state and government, 15 from each continent, before the EU-Africa summit gets under way.

 

World leaders hope the dispatch of EU troops can help some 8,000 French and African peacekeepers restore some calm to the country after it witnessed some of the worst violence ever seen on the continent.

 

The conflict has taken on an increasingly sectarian nature, with UN human rights chief Navi Pillay warning that hatred between Christians and Muslims in CAR had reached a "terrifying level".

 

'Partnership of equals'

 

"I hope the summit will mark a new stage in our relationship with Africa," EU council president Herman Van Rompuy said ahead of the two-day meeting.

 

It was time for a "shift from development cooperation to a partnership of equals with trade and investment playing a key role," he added.

 

An overwhelming majority of leaders from both continents are attending but Zimbabwe will not be represented after President Mugabe took unkindly to an EU refusal to temporarily suspend a visa ban on his wife.

 

Mr Mugabe received support from South African President Jacob Zuma, who chose to boycott the summit in a show of solidarity for his Zimbabwean counterpart.

 

"I think that time must pass wherein we are looked [upon] as subjects," Mr Zuma said. "We are told who must come, who must not come. It is wrong and causes this unnecessary unpleasantness."

 

Trade will also be high on the agenda, with the EU remaining Africa's biggest trading partner and by far its largest donor.

 

EU representatives say the trading bloc is now looking to switch from its historic role of providing assistance to a more dynamic one of investor.

 

"The need for investment in Africa is so huge that the more investment coming, the better," EU development commissioner Ndris Piebalgs told AFP.

 

"The biggest worry for me is that we would be the only investor."

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:45
Sangaris : Reprise des activités économiques sur PK5

 

01/04/2014 Sources : EMA

 

Le 29 mars 2014, la force Sangaris a appuyé le redémarrage des activités économiques dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

 

Les éléments du groupe tactique interarmes (GTIA) Savoie ont effectué plusieurs patrouilles conjointes avec les militaires de la MISCA tout au long de la journée. Ces patrouilles ont permis la réouverture de certains marchés fermés. Une trentaine de taxis a également pu reprendre son activité, redonnant à la population une liberté de mouvement. Cette relance des activités économiques dans ce quartier particulièrement sensible vise à favoriser la reprise du dialogue entre les communautés.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reprise des activités économiques sur PK5 : photos

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:45
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 25 mars 2014, le général Francisco Soriano, commandant l’opération Sangaris, s’est rendu dans plusieurs villes de l’Ouest où sont déployés les militaires français de l’opération Sangaris.

 

Le général Soriano a essentiellement rencontré les militaires du GTIA Dragon, déployés à Bouar, Béloko, Carnot et Bossembélé. Lors de son déplacement en hélicoptère le long de la Main supply road (MSR), cette route permettant l’approvisionnement entre le Cameroun et Bangui, il a pu constater le résultat du travail effectué dans cette zone aux côtés de la MISCA: pas un seul barrage, des camions de transports en mouvement et de la vie dans les villages riverains de la route.

 

Le général Soriano s’est adressé à ses hommes à chacune de ses étapes. Il a rappelé à tous son message de fermeté quant à l’application des mesures de confiance, processus essentiel à la sécurité des habitants et au retour de la paix en RCA. Ce même message a également été entendu par les autorités locales rencontrées à chaque étape.

 

Ce déplacement en province était aussi l’occasion pour le général commandant l’opération Sangaris de prendre contact avec le GTIA Dragon déployé il y a seulement quelques semaines en relève du GTIA Panthère. Le GTIA Dragon est constitué d’éléments en provenance du Tchad et du 3e RPIMa.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGONSangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:45
Centrafrique: les anti-balaka sont des ennemis (Misca)

 

26 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - La force africaine en Centrafrique (Misca) considère désormais les miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka comme des ennemis qui seront traités comme tels, a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence, a déclaré le général dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka.

 

Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie, a poursuivi le général, ajoutant: nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours.

 

Interrogé par des journalistes sur les accusations du général, un des coordonnateurs autoproclamés des anti-balaka, Emotion Brice Namsio, a affirmé que des soldats de la Misca avaient tiré sur la population.

 

Des éléments de la Misca se sont déployés samedi et dimanche au quartier Foûh et se sont mis à tirer sur la paisible population et on veut à chaque fois faire endosser la responsabilité aux anti-balaka. Non, trop c'est trop. Les anti-balaka ne sont pas là pour ça, a assuré ce chef anti-balaka.

 

Nous demandons à la population de garder le calme et de vaquer librement à ses occupations. Les anti-balaka ne riposteront à aucun tir, ni à aucune attaque. Ils ne sont pas des ennemis de la paix, mais c'est la Misca qui est l'ennemi du peuple centrafricain, a-t-il affirmé.

 

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Cette nouvelle flambée de violences ayant provoqué des ripostes de la Misca et de la force française Sangaris a fait une vingtaine de tués ces derniers jours dans la capitale.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

 

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays.

 

Lundi a marqué le premier anniversaire du renversement du régime de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, le 24 mars 2013.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

Ces violences ont provoqué un exode des musulmans de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est insupportable, a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 13:45
RCA: la tension règne toujours à Bangui

 

25.03.2014 par RFI

 

Depuis samedi la tension ne retombe pas dans la capitale centrafricaine. D'abord circonscrites à certains quartiers des IIIe et IVe arrondissements où vivent reclus des musulmans, harcelés par les anti-balakas, les violences se sont étendues à l'ensemble du nord de la ville. Des violences qui auraient fait une quinzaine de morts en trois jours seulement selon la Croix rouge centrafricaine.

Depuis plusieurs jours, le IIIe arrondissement, en particulier le quartier musulman de PK5, vit sous la pression quasi permanente des anti-balakas. Après plusieurs incursions meurtrières, et malgré les patrouilles de Sangaris et de la Misca, PK5 craint maintenant une entrée en force imminente des miliciens.

Plus à l'est, dans le Ve arrondissement ou subsistent aussi des enclaves musulmanes, les tirs ont résonné tout l'après-midi et durant une bonne partie de la soirée de lundi. Des fusillades qui ont cessé quand la force Sangaris a pris position dans le quartier.

 

Barricades

Dans le IVe arrondissement, bastion anti-balaka, des barricades ont été érigées dans l'après-midi sur les grandes artères en réponse à des tirs des éléments burundais de la Misca, assure un porte-parole anti-balaka. Qui a tiré le premier ? Impossible de le savoir, mais les rafales ont continué des heures durant, en particulier dans les quartiers de Fouh et de Gobongo.

La Misca, accusée de lenteur dans ses réactions, est, en tout cas désormais, aussi une cible. Dimanche soir, deux de ses personnels civils ont été gravement blessés quand leur véhicule est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés « non identifiés » au rond-point de la Réconciliation. Ce même dimanche, deux soldats de la Misca ont été la cible d'une attaque à la grenade alors qu'ils montaient la garde à l'hôpital de l'Amitié. Ils n'ont pas été blessés.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:45
Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014

 

21/03/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 14 mars 2014.

 

Au cours de cette semaine d’opération, les unités de la force Sangaris ont maintenu une présence dissuasive, en coopération avec les forces de la MISCA et les gendarmes centrafricains, dans les quartiers sensibles de la ville de Bangui, tout en poursuivant leurs opérations en province, notamment pour la sécurisation du corridor économique reliant la capitale centrafricaine à la frontière du Cameroun.

 

A Bangui, le GTIA Savoie a poursuivi ses opérations de contrôle de zone sur les points névralgiques de la capitale ainsi que ses patrouilles motorisées et à pieds. Celles-ci ont contribué à maintenir un niveau de sécurité minimal et à réduire de manière notable les tensions. On note à cet égard la diminution très sensible du nombre de déplacés dans la ville, la réouverture d’une quarantaine d’établissements scolaires, incluant l’université, et la réouverture de près de 90% des marchés de la ville.

 

Le 15 mars, date anniversaire de la prise de pouvoir de l’ex-président Bozizé en 2003, la force Sangaris a renforcé son dispositif et pré-positionné à titre préventif des unités d’alerte en centre ville. La situation est restée calme tout au long de cette journée, mise à part deux manifestations pacifiques de faible ampleur.

 

A compter du 16 mars, la situation était un peu plus tendue dans les 3e et 5e arrondissements. Sur PK12, fort de renseignements apportés par la population, le GTIA Savoie a saisi de l’armement, essentiellement des armes blanches et des munitions. Les gendarmes ont quant à eux réalisé de nombreuses fouilles de véhicules ainsi que des patrouilles régulières dans le marché.

 

Le 18 mars, la force Sangaris a mené une opération de fouille en soutien des unités de la MISCA dans le 8e arrondissement. Celle-ci a permis la saisie de 3 AK47, de 10 fusils et de diverses munitions. Le déploiement d’un poste de commandement co-localisé (Sangaris-MISCA) et l’intégration d’un détachement de liaison (DLT) au sein des forces africaines ont facilité la bonne coordination de cette opération.

 

En province, le flux de véhicules civils empruntant le corridor économique reliant Bangui au Cameroun a été continu toute la semaine. Le nombre de barrages illégaux sur cet axe est nettement en baisse.

 

Le GTIA Dragon, qui s’est déployé dans l’Ouest du pays en relevant les éléments du GTIA Panthère début mars, a poursuivi sa mission de sécurisation de l’axe routier Beloko-Bangui. Les opérations qu’il conduit dans sa zone de responsabilité visent à escorter des convois alimentaires, logistiques et humanitaires, à désarmer les groupes armés, conformément aux mesures de confiance, et à faciliter la réimplantation des forces de sécurité intérieures dans les diverses localités où il est déployé.

 

Le 14 mars, une opération conduite à Carnot a permis de désarmer des groupes armés et d’identifier le personnel de ces groupes n’ayant pas de domicile dans la ville. Après trois jours de rencontres avec les relais locaux, les éléments du GTIA Dragon ont obtenu d’une vingtaine de ces individus qu’ils quittent la zone et soient transportés vers leurs villes d’origine.

 

Deux opérations héliportées ont été conduites cette semaine à Gadzi et Abba. Celles-ci visaient à faire appliquer les mesures de confiances et à s’assurer de la sécurité de la population de ces deux villages situés dans des zones reculées du pays. Dans ces deux localités, la situation sécuritaire est demeurée calme.

 

A Boda, où la situation reste tendue entre les différentes communautés, le GTIA Savoie a montré la détermination de la force, en stoppant les actions malveillantes de groupes armés. Malgré deux prises à partie contre la force le 18 mars, les opérations conduites dans la ville ont permis de faire décroître la pression des groupes armés sur la population, notamment musulmane. La présence de la force Sangaris a favorisé le retour des ONG. Les réunions avec les différents responsables locaux ont quant à elles initié de nouvelles discussions pour la réconciliation.

 

Cette semaine fut également marquée par la cérémonie de dissolution du GTIA Panthère, le 14 mars, présidée par le général Francisco Soriano, commandant la force Sangaris, et l’arrivée depuis Djibouti des éléments du GTIA Scorpion, le 16 mars.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014
Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014
Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:45
Gabon : les FFG appuient le déploiement des soldats gabonais de la MISCA.

 

20/03/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 13 mars 2014, à Libreville, les forces françaises au Gabon (FFG) appuient le détachement gabonais engagé dans la mission pour la sécurisation de la Centrafrique (MISCA).

 

Les FFG ont reçu pour mission de faciliter le déploiement du détachement gabonais engagé au sein de la MISCA. Dans le cadre du plan de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix (RECAMP), 550 soldats ont ainsi été équipés d’un paquetage de combat.

 

Le détachement gabonais a désormais entamé sa phase de déploiement. Plusieurs sections ont déjà rejoint Bangui grâce aux moyens aériens de la force Sangaris mais aussi de ses alliés, comme dans ce cas avec une projection effectuée avec un avion de transport C 130 Hercule de l’armée belge.

Gabon : les FFG appuient le déploiement des soldats gabonais de la MISCA.
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:45
RCA : Entretien avec les membres de la commission d’enquête sur les exactions en Centrafrique

 

 

20/03/2014 Source EMA

 

Le 17 mars 2014, le général Francisco Soriano, commandant la force Sangaris, a reçu au camp de M’Poko les représentants de la commission internationale chargés d’enquêter sur les exactions et crimes commis en République Centrafricaine depuis le début de la crise que traverse ce pays.

 

La France coopère pleinement avec l’ensemble des acteurs internationaux engagés dans le processus de pacification et de réconciliation en République centrafricaine. C’est dans ce cadre que s’est déroulée la rencontre avec les instances qui enquêtent sur les exactions qui ont été commises.

 

Au-delà de cette coopération, la force Sangaris poursuit surtout ses efforts de protection des populations. Depuis le 5 décembre 2013, nos militaires se sont ainsi portés au secours de plusieurs centaines de personnes qui étaient directement menacées, quelle que soit leur confession ou leur communauté d’appartenance.

 

Environ 2000 soldats français sont actuellement engagés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:45
Funding for MISCA

 

18 March 2014 defenceWeb

 

In the space of two days more than US$ five million has been donated to the African Union (AU) in support of various peace and stability efforts on the continent.

 

Japanese ambassador to Ethiopia and the country’s permanent representative at the AU gave US$ five million to Smail Chergui, AU Commissioner for Peace and Security, less than 24 hours after the Namibian Ambassador to the East African country, Anne Mamakau, pledged half a million dollars to the continental body.

 

An AU statement said the Japanese contribution would go towards aiding the police and civilian component of the African-led International Support Mission in the Central African Republic (CAR) (MISCA) as well as efforts to bring peace and stability to Sudan and the continent’s newest state, South Sudan.

 

Accepting the funding Chergui said: “This contribution comes just as the AU finds itself on the cusp of significant improvements in CAR but much remains to be done to find a lasting solution to conflicts in the region”.

 

Ambassador Kazuhiro Suzuki was appreciate of progress made by MISCA since its deployment in December 19 and said the contribution from his country was “an acknowledgement of the value of the AU intervention in CAR as well as Africa’s ability to address this and other conflicts in the region”.

 

The Namibian donation was in response to a request by the AU Peace and Security Council in February for member states to mobilise support for MISCA in its efforts to resolve what Chergui called “the multi-dimensional crisis” in the CAR.

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