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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:45
Importante saisie d'armes en Centrafrique

 

16-03-2014 par RFI

 

La Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, a découvert un impressionnant arsenal de guerre dans une zone située au nord de la base aérienne de Bangui. L'opération a été conduite par l’unité d’intervention rapide de la force de la Misca composée essentiellement d’éléments du contingent tchadien. Le chef de la Misca, le général Jean-Marie Michel Mokoko, estime que c'est la plus importante saisie depuis le début de l'opération de désarmement.

 

L’opération était d’envergure. Commencée vers 19 heures, elle s’est terminée au petit matin. Au premier rang, l’unité d’intervention rapide de la force de la Misca, composée essentiellement d’éléments du contingent tchadien.

Résultat : le démantèlement d’un impressionnant arsenal de guerre, dans une zone située au nord de la base aérienne de Bangui.

 

→ A (RE) LIRE : Des responsables religieux centrafricains témoignent à l'ONU

 

« On a trouvé de l’armement lourd, même de l’armement que l’on monte sur un hélicoptère, ce qui nous faire dire que ce sont des armements qui ont été soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines, explique le chef de la Misca, le général Jean-Marie Michel Mokoko. « La quantité de munitions est très importante, comparativement à ce que nous avons déjà stocké lorsque nous avons été confrontés, soit à la Seleka au début, ou aux anti-balaka », achève M. Mokoko.

Le matériel saisi comprend donc plus de 10 000 munitions de calibre 12,7 mm, deux armes anti-aériennes quadritubes, plus d'un millier de munitions de calibre 9 mm, 17 têtes de fusée de type PK-70, 4 fusils d’assaut de type SKS, 3 roquettes RPG-7, 6 obus de mortier de calibre 60 mm, 15 fusils de type Mas 36, 68 fusils mitrailleurs de type Mat 49, 167 chargeurs pour fusils Mat 49, un fusil de type AKM, une grenade offensive, sept goupilles de grenade et 20 mines anti-personnel.

Une opération sans pertes humaines côté Misca et réalisée grâce à des informations collectées auprès de la population civile.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:45
Gabon : 48 soldats envoyés à Bangui

 

 

le 15 Mars 2014 koaci.com

 

Gabon - Quarante-huit soldats Gabonais ont été envoyés jeudi à Bangui pour compléter les effectifs des soldats Africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA)

 

Les quarante-huit soldats Gabonais ont embarqué par vol spécial depuis la base de l’armée française stationnée à Libreville, en direction de Bangui, capitale Centrafricaine afin de compléter l’effectif de 500 soldats Gabonais déjà présents en Centrafrique.

 

La cérémonie officielle avant le départ des soldats s’est tenue en présence du Général d’armée Jean-Claude Ella Ekogha, chef d’état-major général de l’armée gabonaise, du ministre gabonais de la Défense nationale, Ernest Mpouho Epigat et de l’ambassadeur de France au Gabon, Jean François.

 

Ce contingent Gabonais devra remplacer la cinquantaine de soldats Gabonais dont la mission est arrivée à terme. Ces soldats Gabonais qui rejoindront les rangs de la Misca en RCA est prévue pour une durée de six mois.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:45
Sangaris : point de situation du 14 mars 2014

 

14/03/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris depuis le 08 mars 2014.

 

La force Sangaris maintient une présence dissuasive dans les quartiers sensibles de Bangui en appui des forces de la MISCA et des gendarmes centrafricains. Elle poursuit par ailleurs ses opérations de sécurisation de la route reliant la capitale à la frontière du Cameroun, véritable corridor économique de la Centrafrique.

 

Principalement engagé dans Bangui, le Groupement tactique interarmes (GTIA) Savoie poursuit sa mission de protection de la population en faisant effort sur les 3eet 5e arrondissements, zones encore sensibles où le risque d’incidents entre les communautés demeure important. A travers les patrouilles communes qu’il réalise aux côtés des gendarmes centrafricains, il contribue à remobiliser les forces de sécurités du pays.

 

Au Nord de Bangui, à hauteur de « PK 12 » la situation est restée relativement calme au cours de la semaine écoulée. La force Sangaris a pu constater que la population s’implique désormais plus spontanément dans la sécurisation de cette zone sensible, comme en témoignent les signalements de caches d’armes aux militaires français. Si des manifestations, le plus souvent causées par des rumeurs, ont encore marqué la période, la coopération désormais éprouvée entre la force Sangaris et la MISCA a permis de contenir aisément les mouvements de foule.

 

Le « quartier pilote », situé dans le 5e arrondissement, accueille dorénavant une moyenne 3 000 personnes chaque nuit. Ce bilan témoigne de la pertinence de ce projet qui vise, par une action complémentaire des autorités centrafricaines, des ONG et de la force Sangaris,  à garantir les conditions sécuritaires et économiques visant à provoquer le retour en ville de la population déplacée de M’Poko. Portées par les acteurs civils, d’autres mesures incitatives au retour dans les quartiers font leur apparition, comme l’accès aux soins, l’éducation et des microprojets économiques tels que du « cash for work ». Ces microprojets contribuent à offrir du travail à la population locale et facilitent la reprise progressive de la vie économique.

 

En province, le GTIA Dragon a achevé la relève des unités du GTIA Panthère, dont il a repris l’intégralité des missions. Les unités de ce GTIA assurent désormais l’effort de sécurisation de l’axe routier qui relie la frontière camerounaise à la capitale centrafricaine. Il s’agit de permettre aux poids lourds convoyant les marchandises de première nécessité, ainsi que l’aide humanitaire, de rallier sans danger la capitale Centrafricaine. Près de 300 poids lourds ont ainsi été escortés par la force Sangaris et la MISCA, sur le trajet aller-retour de la frontière du Cameroun à la capitale. Ces escortes contribuent directement à la reprise de la vie économique de Bangui, comme en témoigne l’activité du marché de« PK0 », au Sud de la ville, et la réouverture progressive des commerces.

 

Environ 2000 soldats français sont actuellement engagés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : point de situation du 14 mars 2014
Sangaris : point de situation du 14 mars 2014
Sangaris : point de situation du 14 mars 2014
Sangaris : point de situation du 14 mars 2014
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:45
MISCA convoys now getting supplies safely to Bangui

MISCA convoys moving goods to Bangui

 

13 March 2014 defenceWeb

 

The African Union-led International Support Mission in the Central African Republic (CAR) (MISCA) this week completed the escort of another 120 vehicles into Bangui, bringing to 1 205 the number of vehicles safely escorted to the strife-torn country’s capital since mid-December.

 

The heavy duty trucks carrying shipping containers with goods and humanitarian supplies from the Cameroon seaport of Douala to CAR moved along the now secure road linking Garoua Boulai in Cameroon with Bangui.

 

MISCA force commander Brigadier General Martin Tumenta said the road was now “completely secure”.

 

Security for this week’s convoy was provided by MISCA’s Burundi contingent led by Lieutenant Colonel Pontein Hakizimana, who was appreciative of the support given by people in the CAR.

 

“Since our arrival in CAR, the Burundian contingent has been welcomed by the population and I think commanders of other contingents would agree with me the co-operation of the civilian population has greatly facilitated our job of safely escorting these convoys and improving the security situation in the country, particularly in Bangui.

 

“During escort operations of the convoy which arrived this week our forces dismantled four illegal checkpoints and captured several anti-Balaka militiamen who are currently in custody. They will be handed to the CAR authorities, in accordance with international Human Rights and Humanitarian law. Overall, I think the escort operations have been successful,” he said.

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:45
Sangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitale

 

 

11/03/2014 Sources : EMA

 

Le 7 mars 2014, à l’occasion d’une patrouille de la force Sangaris dans un arrondissement de Bangui, le commandant du groupement tactique inter-armes (GTIA) Savoie est allé à la rencontre des autorités locales pour faire le point sur la capacité des autorités centrafricaines à reprendre la responsabilité de la sécurité des populations.

 

Les soldats du GTIA Savoie patrouillent quotidiennement dans Bangui avec les unités de la MISCA et de la gendarmerie centrafricaine. Leur effort porte en particulier sur lieux les plus sensibles comme « PK12 », au nord de Bangui, ou dans les 3eet 5e arrondissements.

 

C’est au cours d’une de ces patrouilles dans le 3earrondissement que le colonel Becker, chef de corps du GTIA Savoie, a rencontré les autorités et les acteurs de la vie locale (maire, responsables religieux et chefs de quartier) rassemblés à la mairie. Après un point de situation sur l’action de la force Sangaris dans l’ensemble du pays et dans l’arrondissement en particulier, il les a invités à présenter les actions concrètes conduites pour la reprise en main et la sécurisation de leurs quartiers. Ce jour-là, les autorités locales ont présenté la manière dont elles s’organisaient avec la police et la gendarmerie pour partager les informations sur les mouvements d’éventuels groupes armés dans le quartier.

 

Ces réunions ont pour objectif de suivre la reprise en main progressive par les autorités locales de la sécurité dans les arrondissements, de conseiller et, si besoin de proposer l’appui nécessaire de la force ou celui de la MISCA (essentiellement de la formation), pour permettre le transfert définitif de la sécurité aux responsables de quartiers.

Sangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitale
Sangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitaleSangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitaleSangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitale
Sangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitaleSangaris : la force multiplie les rencontres dans les quartiers de la capitale
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 12:45
Sangaris : la force conduit une reconnaissance à Gamboula

 

22/02/2014 Sources : EMA

 

Les 18 et 19 février 2014, un détachement en provenance de Berberati a réalisé une mission de reconnaissance en direction de la frontière entre le Cameroun et la République Centrafricaine, dans la commune de Gamboula.

 

Deux pelotons équipés de véhicules blindés légers (VBL) ont quitté ce mardi à l'aube Berberati pour emprunter l'axe à l'ouest de la ville. Une première reconnaissance de la route avait déjà été réalisée la semaine passée. Ne rencontrant aucun obstacle ni check-point, la colonne s'est rapidement rendue sur son objectif. Une fois sur place, et pendant qu'une reconnaissance était conduite sur l'aérodrome de la ville, le commandant du détachement a pu rencontrer les autorités locales et s'entretenir avec eux afin d’échanger sur les conditions sécuritaires. La mission de 36 heures s'est conclue par le retour des militaires de Sangaris sur Berberati.

 

En organisant ce type d'opération, les militaires français poussent chaque jour un peu plus loin la zone d’opération dans laquelle la force Sangaris et la MISCA s’assurent de la situation sécuritaire et imposent à tous le respect des mesures de confiance. Ces missions sont aussi le meilleur moyen de contrôler la libre circulation sur les principaux axes routiers de l’Ouest du pays, axes de passages obligatoires des marchandises en provenance du Cameroun qui sont acheminées vers la capitale.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : la force conduit une reconnaissance à Gamboula
Sangaris : la force conduit une reconnaissance à Gamboula
Sangaris : la force conduit une reconnaissance à Gamboula
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 20:45
Opération de désarmement dans le quartier de Boy Rabé

 

19/02/2014 Sources : EMA

 

Le 15 février 2014, les militaires français de la force Sangaris ont mené, aux côtés des policiers congolais de l’Unité de police constituée (UPC) et des forces militaires de la MISCA, une action d’envergure de désarmement de groupes armés, dans le quartier de Boy Rabé à Bangui.

 

A 4h45, les soldats de la force Sangaris et de la MISCA ont effectué un dernier briefing à l’aéroport de M’Poko avant de lancer l’opération. Leur mission est d’investir le quartier de Boy Rabe, quartier du Nord-est de la capitale, lieu de nombreuses tensions du fait de la présence de groupe armés qui ne respectent pas les mesures de confiance.

 

En moins d’un quart d’heure, toutes les unités de la force Sangaris ont bouclé le quartier, permettant aux unités de la MISCA de se déployer au cœur du secteur sensible.

Alignés, les éléments de la MISCA ont entamé leurs patrouilles dans le quartier en vue de désarmer toute personne ne respectant pas les mesures de confiance. Arrivés à hauteur d’une maison suspecte, elles ont alors été prises à parti, les obligeant à riposter, à neutraliser leurs agresseurs, avant d’appuyer les forces de police de la MISCA qui ont pénétré dans l’enceinte.

 

Au cours de cette opération, la MISCA a saisi de l’armement automatique de type Kalachnikovs, des armes de poing, des grenades, des munitions et des armes blanches. Les policiers de la MISCA ont également procédé à l’arrestation de plusieurs individus.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération de désarmement dans le quartier de Boy RabéOpération de désarmement dans le quartier de Boy Rabé
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 23:45
RCA: au moins un mort pour un convoi

 

18 février, 2014 BBC Afrique

 

Des soldats tchadiens de la force africaine chargés d’escorter un convoi musulman fuyant la capitale centrafricaine ont ouvert le feu sur des civils mardi à proximité de l’aéroport de Bangui.

 

L’accrochage s’est déroulé vers la fin de la journée alors que le convoi de musulmans tentait de fuir des exactions selon l’agence France presse qui décrit le tableau d’un corps étendu sur la chaussée au moment où les soldats tchadiens de la force africaine quittaient les lieux.

 

Les riverains survoltés et armés de machettes ont indiqué qu’une deuxième personne aurait été tuée non loin du lieu de l’impact.

 

Selon un communiqué de la Misca mardi, un convoi de civils escorté par la force africaine a "essuyé une attaque d'éléments armés du groupe dit des anti-balaka" dimanche, entraînant une riposte "en position de légitime défense" dont le bilan "est de 11 assaillants armés neutralisés et 12 civils légèrement blessés".

 

Harcelés, pillés, lynchés au quotidien par la population désormais à majorité chrétienne de la capitale centrafricaine, les musulmans, étrangers comme centrafricains, fuient la ville.

 

Leur exil s'est accéléré depuis que les combattants de l'ex-rébellion Séléka, de majorité musulmane, ont été contraints au cantonnement ou au départ par l'intervention de la force française Sangaris et africaine Misca.

 

Les mouvements de représailles se sont accentués à l'encontre des civils musulmans, assimilés par une partie de la population aux ex-rebelles, qui avaient multiplié pendant des mois les exactions contre les chrétiens lorsqu'ils étaient au pouvoir en 2013.

 

Le passage de ces convois de musulmans est régulièrement l'objet de manifestations et d'injures des riverains, qui n'ont pas hésité début février à lyncher l'un des candidats au départ, tombé du camion sur lequel il était juché.

 

Le président tchadien Idriss Déby a appelé mardi les Nations Unies à fournir "les moyens nécessaires" à une sortie de crise en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste extrêmement préoccupante, en particulier en province.

 

Arguant que les forces françaises et de l'Union africaine, "quelle que soit leur volonté, ne pourront pas remplir correctement la mission" faute d'effectifs, le président tchadien en a appelé à l'ONU pour un retour à la paix en Centrafrique, toujours en proie à des violences intercommunautaires.

 

Mais c'est surtout en province que la situation demeure difficile.

 

Dimanche, un nouvel accrochage entre miliciens anti-balaka et soldats de la Misca a fait 11 morts à la frontière camerounaise.

 

"Il faudra plus d'hommes, plus de moyens (...) et quelle est l'institution qui a les moyens nécessaires pour gérer ce genre de situation ?

 

"Il faut aller vers les Nations Unies pour avoir les moyens nécessaires pour tirer la république centrafricaine vers la sortie de chaos actuel", a plaidé le président tchadien lors d'une conférence de presse.

 

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a également appelé mardi "les États membres du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que les pays donateurs, à se mobiliser pour mettre immédiatement un terme aux atrocités commises à l'encontre des populations".

 

"L'insuffisance de la réponse internationale actuelle est la preuve accablante de l'abandon pur et simple de la population centrafricaine", souligne MSF.

 

La France avait déployé début décembre 1.600 hommes en Centrafrique, mais ce contingent limité, qui agit officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca, n'a pas permis de faire cesser les violences entre communautés chrétienne et musulmane.

 

La France a annoncé l'envoi de 400 soldats supplémentaires et l'Union européenne envisage de doubler les effectifs de sa mission Eufor-RCA, pour les faire passer de 500 à 1.000 hommes.

 

A terme, l'ONU envisage de déclencher une véritable opération de maintien de la paix, avec près de 10.000 Casques bleus, mais il faudra obtenir le feu vert de l'Union africaine, pour l'instant réticente, et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Alors que la situation humanitaire est dramatique, avec près d'un million de déplacés dans le pays, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué mardi que les soldats français allaient s'efforcer de sécuriser l'axe routier qui relie Bangui à la frontière camerounaise pour acheminer davantage d'aide.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:45
Centrafrique: 8 morts dans un accrochage entre anti-balaka et force africaine

 

18 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Un accrochage entre miliciens anti-balaka et soldats de la force africaine (Misca) en Centrafrique a fait huit morts dans le village de Cantonnier, frontalier avec le Cameroun, dans l'ouest de la RCA, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie centrafricaine.

 

Il y a eu des échanges de tirs entre la Misca et les anti-balaka à Cantonnier. Cela s'est passé dimanche. Le bilan provisoire fait état de huit morts: deux anti-balaka et six civils, a affirmé à l'AFP une source au commandement de groupement de la gendarmerie de Bouar (ouest).

 

Il y a eu un incident entre nos éléments et un groupe d'individus qui seraient effectivement des anti-balaka, vers la frontière avec le Cameroun, dont les circonstances ne sont pas encore bien connues, a confirmé une source à la Misca, soulignant qu'aucun élément de la Misca n'a été touché au cours de cet incident.

 

Selon la source à la gendarmerie, l'accrochage a débuté sur un point de contrôle des anti-balaka auquel une patrouille de la Misca a refusé de se soumettre.

 

La lutte contre les anti-balaka, auxquels la présidente de transition Catherine Samba Panza a promis de faire la guerre, est devenue l'une des priorités pour la force internationale.

 

La milice anti-balaka, composée en majorité de chrétiens, a pris les armes l'été dernier se livrant à des représailles contre les civils musulmans, accusés de complicité avec l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, avant la démission forcée de son chef Michel Djotodia en janvier.

 

Si la situation sécuritaire a tendance a s'améliorer dans la capitale centrafricaine, certaines régions du pays sont régulièrement le théâtre de violences meurtrières.

 

Selon Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) en mission à Bangui, trois attaques imputées par des sources locales à d'ex-rebelles Séléka ont été menées contre Bang (ouest) depuis le 13 février, faisant au moins 22 morts.

 

Le 13 février, une première attaque a fait 14 morts. le lendemain, les assaillants ont pillé des bâtiments administratifs et des centres de culte, a déclaré à l'AFP M. Geel.

 

D'autres sources locales ont attribué les violences à des hommes de l'ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé dont les combattants, en déroute depuis 2012, se sont repliés dans l'ouest du pays, certains d'entre eux ayant également rejoint les rangs de la Séléka.

 

Dimanche matin, on a entendu des tirs à plusieurs endroits de Bangui. Les hommes de Baba Laddé se sont mis à tirer en l'air, provoquant la débandade, a affirmé à l'AFP Martin Himi Dana, un agriculteur de la région joint par téléphone.

 

Sur le champ, on a dénombré deux morts. Ils ont arrêté sept autres personnes et les ont forcées à partir avec eux. Les corps de ces sept personnes portant des traces de balles ont été découverts hier à quelques kilomètres de Bang, a assuré cet agriculteur.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:45
RCA: vers un déploiement de soldats géorgiens pour soutenir la Misca

 

 

18-02-2014 par Régis Genté correspondant à Tbilissi - RFI

 

L’ancienne République soviétique de la Géorgie pourrait envoyer une centaine de ses soldats en Centrafrique. Elle étudie une demande récemment formulée par l’Union européenne. Pour la Géorgie, c’est une façon de se rapprocher davantage de l’UE avec qui elle doit signer cette année un accord d'association.

 

Tbilissi a une belle carte à jouer. A l’heure où la Centrafrique risque de sombrer dans le nettoyage ethnique et la partition, Bruxelles devrait finalement envoyer 1 000 soldats pour épauler les missions française et africaine déployées sur place.

Toutes les contributions sont les bienvenues. « Nous discutons actuellement de la demande formulée par l’Union européenne », affirme Irakli Alassania, le ministre géorgien de la Défense. « Il est important que la Géorgie rejoigne cette mission », expliquait de son côté, ce dimanche, le vice-ministre des Affaires étrangères, Davit Zalkaliani.

Tbilissi pourrait ainsi continuer à apporter un précieux soutien aux opérations militaires internationales. Plus de 1 500 soldats géorgiens sont actuellement en Afghanistan, aux côtés des forces de l’Otan. Pour l’ex-République soviétique, ces opérations sont un moyen de se rapprocher de l’Occident pour échapper à la politique agressive que son voisin russe conduit à son égard, depuis son indépendance en 1991.

→ à (re)lire : « La Géorgie a fait beaucoup de concessions à la Russie, mais n'a rien reçu en échange » explique Thorniké Gordazé, professeur associé à Sciences-Po et au Céri, spécialiste du Caucause

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 20:45
Sangaris : la force se déploie en province

13 févr. 2014  FORCESFRANCAISES

 

Depuis le 9 février 2014, le groupement tactique inter-armes (GTIA) « Panthère » de la force Sangaris est entièrement déployé sur l'axe reliant Bangui à l'ouest du pays. Il y conduit des missions de reconnaissance et de sécurisation, afin de protéger la population et d'appuyer le déploiement de la MISCA dans l'ouest du pays.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 16:45
Sangaris: point de situation du 8 février 2014

 

 

08/02/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, depuis le 31 janvier jusqu'au 8 février 2014.

 

La force Sangaris a poursuivi au cours des huit derniers jours ses missions à Bangui et en province, afin de rétablir un niveau de sécurité minimal et appuyer la montée en puissance de la MISCA.

 

Tandis que les opérations de contrôle de zone visant à faire appliquer les mesures de confiance par tous se poursuivent, la force a intensifié cette dernière semaine son action en province. Cette évolution a notamment été permise par une baisse du nombre d’exactions et l’amélioration du niveau sécuritaire général dans Bangui, sous l’effet des opérations combinées de la MISCA et de Sangaris.

 

Les 1eret 2 février, plusieurs opérations ciblées de contrôle de zone ont été conduites dans Bangui par la MISCA et Sangaris. Ces actions coordonnées visaient essentiellement les quartiers Ouango, Galabadja, Boeing, Boy Rabe, Miskine, ainsi que le 3e arrondissement. Elles ont permis de désarmer des anti-Balakas, comme que des ex-Sélékas. Elles illustrent la détermination de la force à faire appliquer les mesures de confiance.

 

Du 31 janvier au 4 février, la MISCA a conduit une opération visant à prendre pied dans Sibut, 180 kilomètres au nord de Bangui, pour y installer un détachement en contrôle de zone. Deux compagnies de la MISCA (l’une du Gabonet l’autre du Burundi) ont bénéficié de l’appui d’un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) français. Conçue, planifiée et conduite par la MISCA, cette opération qui a mobilisé environ 400 hommes a permis d’améliorer la protection des populations. Elle illustre également le degré d’interopérabilité entre la MISCA et Sangaris qui, à cette occasion, était en mesure de garantir un appui aérien à la MISCA (avions de chasse et hélicoptères).

 

Le 5 février, un détachement d’une centaine d’hommes a été engagé en direction de la ville de Boda, où une dégradation de la situation sécuritaire et des exactions avaient été signalées (motivant déjà une reconnaissance héliportée conduite le 3 février). Ce détachement qui était déployé en contrôle de zone à M’Baïki depuis le 28 janvier a été relevé le 4 février par une compagnie de la MISCA. Le lendemain, il a ainsi pu entamer sa mission vers Boda, à 85 kilomètres plus à l’ouest. La reconnaissance de l’axe comme l’entrée dans la ville se sont déroulées sans incident. Ce détachement de Sangaris assure désormais une mission de contrôle de zone dans Boda et ses abords.

 

Les opérations se sont par ailleurs poursuivies dans les villes de Yaloké et de Bossangoa où la situation est restée calme au cours de la semaine. Lors des missions logistiques menées depuis Bangui pour ravitailler les militaires français qui y sont déployés, la force est intervenue pour faire cesser des exactions et démonter des check-points qui avaient été installés. Sangaris garantit ainsi, en complément du dispositif tenu par la MISCA, la liberté de circulation sur l’axe Bangui – Yaloké, artère vitale pour l’économie centrafricaine.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République centrafricaine, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris: point de situation du 8 février 2014Sangaris: point de situation du 8 février 2014
Sangaris: point de situation du 8 février 2014
Sangaris: point de situation du 8 février 2014Sangaris: point de situation du 8 février 2014
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:45
Sangaris : la force française sécurise l'intervention des forces de la MISCA au Nord de Bangui

7 févr. 2014 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Sangaris : la force française sécurise l'intervention des forces de la MISCA dans la ville de Sibut, au Nord de Bangui

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 13:45
Sangaris : actions du détachement logistique sur l’axe Bangui - Yaloké

 

07/02/2014 Sources : EMA

 

Le 5 février 2014, le détachement logistique de la force Sangaris a réalisé une mission de ravitaillement entre Bangui et Yaloké pour soutenir le sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) déployé sur place.

 

Au cours de ce trajet de près de 250 kilomètres, le détachement est intervenu à plusieurs reprises au profit de la population.

 

A son arrivée dans le village de Bakere, le 5 février en fin de matinée, le chef de convoi a constaté que plusieurs familles de musulmans regroupées dans une habitation du village étaient menacées par un groupe armé. Le détachement est donc immédiatement intervenu pour désarmer ce groupe en application des mesures de confiance. Les soldats français ont ensuite escorté les familles jusqu’à la ville de Yaloké où elles devaient se rendre.

 

Aux approches du village de Bossemptélé, le convoi est une nouvelle fois intervenu au profit d’une femme blessée et qui demandait assistance. Après avoir soigné cette personne, le convoi a poursuivi sa mission et est arrivé à Yaloké sans incident.

 

Après avoir participé à la sécurisation d’une portion de l’axe principal reliant Bangui au Cameroun, le détachement a pu ravitailler les forces françaises stationnées à Yaloké. Le détachement de la force Sangaris présent sur place protège la population en appui de la MISCA.

Sangaris : actions du détachement logistique sur l’axe Bangui - YalokéSangaris : actions du détachement logistique sur l’axe Bangui - Yaloké
Sangaris : actions du détachement logistique sur l’axe Bangui - Yaloké
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:45
Pas de participation belge en Centrafrique "sans financement supplémentaire"

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03 février 2014 lalibre.be(Belga)

 

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a exclu lundi toute participation significative de l'armée belge à l'opération militaire européenne en préparation en Centrafique à moins d'un financement spécifique, soit national, soit européen. "Il est pour nous impossible de participer d'une manière considérable à toute opération (en République centrafricaine) s'il n'y a pas une contre-valeur financière", a-t-il dit devant les chefs de postes diplomatiques et consulaires belges à l'étranger, réunis à Bruxelles pour les "journées de contact diplomatiques" organisées par les Affaires étrangères.

 

"Je pense que l'on devrait avoir quelques garanties sur le financement" pour une participation éventuelle, a ajouté M. De Crem (CD&V).

 

La Défense a fait, comme d'autres départements, l'objet en fin d'année dernière d'une réduction de ses possibilités d'investissements - une centaine de millions d'euros - au nom de la "prudence budgétaire" décidée par le gouvernement.

 

Les membres de l'Union européenne, qui ont décidé le 20 janvier dernier de lancer une opération militaire en République centrafricaine (RCA), doivent prêter main forte aux 4.000 militaires africains de la force de l'Union africaine (Misca, censée passer à 6.000 hommes) et aux 1.600 soldats français de l'opération Sangaris.

 

Cette opération, baptisée Eufor RCA, vise, selon l'UE, à contribuer, pour une période pouvant aller jusqu'à six mois, à fournir un environnement sûr et sécurisé dans la région de Bangui, l'objectif étant de passer à terme le relais à l'Union africaine (UA). Elle a reçu l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU et devrait rassembler de 500 à 1.000 hommes, selon de premières estimations.

 

M. De Crem a rappelé lundi que la Belgique avait déjà mis un avion de transport C-130 "Hercules" à la disposition de l'opération française Sangaris en répondant positivement à une demande bilatérale spécifique de Paris datant de décembre dernier. Cet appareil vole depuis le 21 janvier au profit de l'armée française au départ de Libreville, la capitale du Gabon voisin.

 

Cet appareil est mis en œuvre par une équipe de quelque 35 militaires pour assurer des liaisons internes au théâtre d'opération africain, à la fois entre Libreville et Bangui et à l'intérieur de la Centrafrique. Il a pour mission de transporter du matériel français et africain de la mission de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) entre les capitales concernées et Bangui.

 

Selon des sources informées, la question d'une participation belge à l'opération Eufor-RCA devrait être évoquée lors de la visite que le roi Philippe et la reine Mathilde effectueront jeudi en France, en compagnie du Premier ministre Elio Di Rupo. Le président français François Hollande devrait en parler avec le chef du gouvernement, a prédit une de ces sources.

 

Au prochain gouvernement de décider du maintien de la présence en Afghanistan

 

La décision de participer à une - toujours éventuelle - mission de formation de l'Otan en Afghanistan à partir de l'an prochain incombera au gouvernement qui sortira des élections générales du 25 mai, a affirmé lundi le ministre de la Défense, Pieter De Crem. "C'est le prochain gouvernement qui décidera sur une participation" belge à cette mission et sur les conditions dans lesquelles" la Belgique participera à cette opération de formation, de conseil et d'aide" aux forces de sécurité nationales afghanes (ANSF) - provisoirement baptisée "Resolute Support" ("Soutien résolu") -, a-t-il dit devant les chefs de postes diplomatiques et consulaires belges à l'étranger, réunis à Bruxelles pour les "journées de contact diplomatiques" organisées par les Affaires étrangères.

 

La Belgique participe depuis plus de dix ans aux opérations militaires en Afghanistan, menées sous l'égide de la force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, dirigée par l'Otan). Les effectifs engagés n'ont cessé de varier, passant de quelques dizaines d'hommes à plus de 600, à l'instigation de M. De Crem (CD&V), avant de se réduire à quelque 200 personnes actuellement.

 

La mission de combat de l'Isaf doit prendre fin en décembre prochain. Mais l'Otan prépare une mission de suivi, chargée de "la formation, du conseil et de l'aide" aux forces de sécurité nationales afghanes (ANSF), encore sous-équipées et peu organisées. Pour peu toutefois que les autorités afghanes acceptent de donner à cette présence internationale une base légale en signant le traité bilatéral de sécurité (BSA) conclu entre Kaboul et les Etats-Unis et en approuvant l'accord régissant la présence de troupes étrangères connu sous le nom de Sofa ("Status of Forces Agreement").

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:45
Sangaris : opération conjointe de contrôle de zone dans la ville de Sibut

 

 

02/02/2014 Sources : EMA

 

Samedi 1er février et dimanche 2 février 2014, les forces de la MISCA appuyées par une compagnie renforcée de la force Sangaris ont effectué une opération en direction de la ville de Sibut. Cette opération visait à contrôler l’application des mesures de confiance dans cette ville de province.

 

Quittant Bangui le 1er février au matin, les éléments de la MISCA ont mené une reconnaissance en direction de Sibut (environ 150 km au nord-est de Bangui) sur l’axe routier traversant les villes de Bangui et de Damara. Le rôle du détachement Sangaris était de soutenir la MISCA tout au long de cette mission.

 

Aucun incident n’a été constaté au cours de la première phase de l’opération, sur l’axe Bangui – Sibut.

 

Aux approches de Sibut, les forces de la MISCA et de Sangaris ont manœuvré pour pouvoir pénétrer dans la localité en sécurité. Exploitant les renseignements obtenus par les reconnaissances aériennes préalablement réalisées, la MISCA s’est préparée à contrôler la ville depuis le sud tandis que le détachement Sangaris installait les appuis nécessaires, notamment par la mise en batterie de mortiers lourds.

 

Le 2 février au matin, la MISCA est entrée dans la ville de Sibut. Le détachement Sangaris a ensuite poursuivi sa progression pour pouvoir continuer à appuyer la MISCA dans la localité.

 

Dans la ville, les forces sont intervenues pour mettre fin à des pillages qui se développaient. La situation y est redevenue calme en fin de matinée, grâce aux médiations favorisées par les forces de la MISCA. Aucun affrontement n’est intervenu au cours de cette mission et les forces françaises et de l’Union africaine y poursuivent actuellement le contrôle de l’application des mesures de confiance.

Sangaris : opération conjointe de contrôle de zone dans la ville de Sibut
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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 15:45
Centrafrique: la force africaine annonce avoir repris pacifiquement le contrôle de Sibut

 

 

01 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Le commandant de la force africaine déployée en Centrafrique a annoncé samedi que ses troupes avaient repris pacifiquement aux rebelles de l'ex Séléka le contrôle de la ville clé de Sibut, un verrou situé à 180 km au nord de Bangui.

 

Au moment où je vous parle, la Misca a pris le contrôle de la ville de Sibut. Le contingent gabonais de la Misca s'est installé à Sibut et se répartit dans la ville. Il est évident que les ex Séléka seront cantonnés, ils vont être désarmés et sécurisés, a déclaré le général Tumenta Chomu à la radio publique centrafricaine.

 

Ces déclarations ont été faites après qu'on eut appris auprès d'habitants de Sibut que des pourparlers étaient en cours entre Misca et combattants Séléka entrés en force dans la ville en début de semaine.

 

Ces derniers seront également pris en charge pour leur alimentation, tout comme ceux qui sont cantonnés à Bangui, a ajouté le commandant de la force de l'Union africaine.

 

A la suite de cette prise de controle de la ville située sur l'axe reliant Bangui au nord de la Centrafrique, la Misca avait lancé vendredi une opération sur Sibut avec un appui aérien des forces françaises présentes en Centrafrique.

 

Selon les habitants interrogés samedi par l'AFP, les ex rebelles avaient quitté l'une de leurs positions au profit de troupes de la Misca, entrées sans affrontement dans la ville, et s'étaient installés dans la mairie.

 

Nous voulons la paix, nous sommes centrafricains. Le passé est le passé. Nous sommes prêts à déposer les armes, mais ça dépend des conditions, avait affirmé de son côté samedi matin le colonel Séléka Abdelkader Djelani, qui fait partie des combattants Séléka de Sibut.

 

La présence des combattants de l'ex Séléka dans la ville avait inquiété la nouvelle présidente centrafricaine qui tente de remettre son pays sur pied.

 

Catherine Samba Panza avait accusé vendredi les combattants de Sibut de vouloir la déstabiliser, dix jours seulement après qu'elle eut succédé à Michel Djotodia. Arrivé au pouvoir à Bangui en mars 2013 à la tête de la Séléka, le président Djotodia avait été forcé à démissionner début janvier pour ne pas avoir pu empêcher son pays de sombrer dans le chaos.

 

Mme Samba Panza avait également dénoncé les velléités de sécession de certains ex-Séléka, malgré les appels à la paix et à la réconciliation du nouveau gouvernement.

 

La Centrafrique est chrétienne à 80% mais compte une minorité musulmane à laquelle appartiennent la plupart des membres de l'ex-Séléka, venus du nord.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 13:45
EU to announce new support for security and elections in the Central African Republic

 

 

31/1/2014 EU source: European Commission Ref: EC14-020EN

 

Summary: 31 January 2014, Brussels - EU Commissioner for Development, Andris Piebalgs, has announced that the European Commission stands ready to give new support in the range of €25 million to the African Union-led operation in the Central African Republic, (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous Conduite Africaine, MISCA), based on a request to be done by the African Union. The announcement was done ahead of a donors' conference in Addis Ababa (Ethiopia) to mobilise resources for MISCA.

 

Subject to an on-going evaluation of the current needs, the EU also stands ready to support the electoral process in the CAR with around €20 million. This new support will go towards putting in place voter registration, electoral operations (such as printing ballot papers, providing training, equipment and staff, as well as voter education) and involving civil society groups as domestic observers.

"This new funding will bring the EU's total commitments to the Central African Republic since the beginning of the crisis to around €200 million - a clear indication that we are mobilising all available resources, not just development aid, to help the people of the Central African Republic and improve their security, in a situation that has been getting worse for more than a year now", Commissioner Piebalgs said.

He added: "The MISCA support mission is a cornerstone for stabilising the country; protecting the local population and creating the conditions needed for the provision of humanitarian assistance and the reform of the security sector."

High Representative/Vice-President Catherine Ashton said: "Together with our partners, the European Union will remain actively engaged in supporting the stabilization of the Central African Republic. We will do all we can to help the new authorities to implement the transition agreement."

This new funding for MISCA, which is subject to usual decision-making processes, will allow the extension of the already-announced €50 million of EU support. It covers the costs of allowances, accommodation and food for troops deployed in the field, as well as the salaries of civilian MISCA personnel and various operational costs such as transport, communication or medical services. The EU also calls on other potential donors to follow and respond to the call of the African Union. Although it has slowed down considerably due to the security and institutional situation, the development cooperation of the European Union has never been suspended in the Central African Republic (CAR). Creating jobs through road maintenance projects, the management of public finances and the restoration of an operational policy that protects the population are among the ongoing priorities of EU cooperation with the country.

To this end, projects worth €23 million are already being mobilised using funds from the 10th European Development Fund, while implementation is underway for a €10 million stabilisation package under the EU's Instrument for Stability. The immediate priority, once security is restored, will be to support the process of transition towards the restoration of democratic institutions and the provision of basic social services to the population.

In addition, given the immediate humanitarian needs, Commissioner Piebalgs recently announced the mobilisation of an additional €10 million from the European Development Fund for humanitarian assistance to the CAR. The EU is the largest provider of relief assistance to the country, providing €76 million in 2013.

 

Background

The security situation in the CAR, particularly in Bangui, has been temporarily stabilised thanks to the French military operation Sangaris and the deployment since 19 December of the African-led International Support Mission to the Central African Republic, MISCA. Nonetheless, the situation remains extremely concerning, volatile and fragile.

The Council of the European Union, convinced of the importance of supporting African efforts and stepping up EU involvement in the CAR as part of its overall approach, agreed last week (20 January) on a future EU Common Security and Defence Policy (CSDP) military operation. The operation will provide temporary support, for a period of up to six months, to help to achieve a secure environment in the Bangui area, with a view to handing over to the AU.

The Central African Republic ranks among the world's poorest countries and has been embroiled in a decade-long armed conflict. The surge of violence in December 2013 exacerbated this situation and today half of the 4.6-million-strong population is in need of immediate aid.

Almost a million people have been internally displaced, half of them in the capital Bangui alone. More than 245,000 Central Africans have sought refuge in neighbouring countries.

Commissioner Piebalgs made today's announcements following his participation in the 22nd African Union summit in Ethiopia, from 30-31st January. The summit presented a key opportunity for the EU and the African Union to meet ahead of the 4th Africa-EU Summit, which will take place in Brussels on 2-3 April 2014.

The Brussels summit will be held under the theme "Investing in People, Prosperity and Peace". It is expected to mark a further significant step forward for the partnership between the EU and Africa in these three areas.

 

For more information

Website of EuropeAid Development and Cooperation DG:

http://ec.europa.eu/europeaid/index_en.htm

Website of the European Commissioner for Development Andris Piebalgs:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_en.htm

Website of the African Peace Facility:

http://ec.europa.eu/europeaid/where/acp/regional-cooperation/peace/index_fr.htm

Council conclusions on the Central African Republic (original version - FR)

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/EN/foraff/140666.pdf

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:45
Sangaris: point de situation du 31 janvier 2014

 

31/01/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, du 23 au 30 janvier 2014.

 

Au cours de cette semaine, la force Sangaris a poursuivi sa mission visant à rétablir un niveau de sécurité minimal en Centrafrique, en protégeant les populations des violences de toutes sortes.

 

Les opérations de contrôle de zone se sont poursuivies, à Bangui et en province, et ont permis à de nombreuses reprises d’empêcher que des exactions ne soient commises ou de stopper des exactions en cours contre les populations, quelle que soit leur origine. De même, le contrôle de l’application des mesures de confiance s’est poursuivi.

 

Le 23 janvier, les unités ont appuyé le dispositif mis en place pour la sécurisation des cérémonies d’investiture du nouveau chef d’Etat de transition, Mme Samba-Panza, en présence de M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères. De même, la force a appuyé l’action des gendarmes centrafricains qui ont récemment repris leur mission de contrôle sur le carrefour de PK12 aux sorties Nord de Bangui.

 

Le 27 janvier, Sangaris a appuyé avec la MISCA l’arrivée dans Bangui d’un convoi routier de 152 semi-remorques chargés de fret pour la MISCA et les ONG. Grâce à son peloton de circulation, le flux des véhicules a été régulé et les déchargements sécurisés, notamment au marché artisanal dans le centre de Bangui.

 

Les 27 et 28 janvier, les hommes de l’ex-Séléka qui étaient jusque-là cantonnés dans les camps De Roux et Kassai ont été regroupés dans le camp du Régiment de défense opérationnel du territoire (RDOT) au Nord de Bangui à proximité de PK12. Ce transfert de lieu de cantonnement a été effectué sous le contrôle de la MISCA, appuyé par la force Sangaris pour s’assurer de la sécurité de la population. Faute de capacités logistiques suffisantes, certains individus ont cherché à s’installer dans des bâtiments périphériques, suscitant une hausse ponctuelle d’insécurité dans la zone. La force Sangaris est systématiquement intervenue contre les hommes en armes refusant le cantonnement.

 

En province, les éléments présents à Yaloké (200km au Nord-Ouest de Bangui), d’un volume d’une centaine d’hommes, ont été relevés par un autre détachement de la force le 24 janvier 2014. Ils ont mené des patrouilles régulières dans la ville et ses abords, et notamment dans les quartiers musulmans, qui étaient les plus menacés. Par la suite, des réunions de conciliation ont été organisées entre tous les acteurs locaux (anti-balakas, Imam, prêtre, Peulhs) afin de favoriser le dialogue et les initiatives locales.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris: point de situation du 31 janvier 2014
Sangaris: point de situation du 31 janvier 2014
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:45
La « guerre civile » centrafricaine

 

Comment éviter le chaos au coeur de l’Afrique

Une nouvelle fois, la République centrafricaine bascule dans l’anarchie et la violence. Si l’indifférence a initialement prévalu, elle a fait place à une résolution de l’ONU autorisant en décembre dernier le déploiement de l’armée française dans le cadre de l’opération Sangaris. Mais contrairement à l’intervention au Mali, cette opération ne semble pas soutenue par l’opinion. En cause, un mandat d’interposition ambitieux et un environnement complexe qui rend la compréhension de ses objectifs malaisée.

 

« La RCA constitue un cas géopolitique singulier », prévient le professeur Patrice Gourdin dans un remarquable article du site Diploweb.com. La République centrafricaine vit depuis près de 55 ans à l’ombre des coups d’États, des mutineries et de la corruption, constituant tout à la fois un drame humanitaire et un sérieux défi de sécurité régionale. Incapable de contrôler son territoire et entourée de pays turbulents, la RCA est aujourd’hui plus qu’un État failli…

Née en 1960 sur les décombres de l’Empire colonial français, la République centrafricaine correspond géographiquement à l’ancien Oubangui-Chari, un espace frontière très ancien assurant la transition entre l’Afrique noire et le monde arabe. Avec son indépendance, le pays ouvre « une longue période d’instabilité et de coups d’États, menés sous le regard du voisin tchadien, des autorités politiques françaises à Paris et des militaires français restés dans le pays », rapporte Jean-Christophe Victor. De la période Bokassa (1965-1979) à la transition assurée par Michel Djotodia (août 2013 – janvier 2014), la RCA n’est jamais parvenue ensuite à assurer une gouvernance politique stable et pérenne. Sur les plans socio-économiques, le bilan est également désastreux.

Enclavé, le pays est le 4e plus pauvre du monde. Pourtant, il ne manque pas d’atouts: eau, diamant, or, fer, uranium, cuivre, etc. Mais l’imbrication étroite entre intérêts publics et privés a eu raison de son développement. L’actuelle guerre civile s’inscrit dans cette chronologie d’un État toujours en quête de lui-même, d’un territoire instable, vulnérable à toutes les agressions.

 

Retour sur la mécanique de la crise

Les prémices de la crise actuelle apparaissent en mars 2013, avec le renversement du président François Bozizé suite à la prise de Bangui par les rebelles de la Séléka (alliance en sango). Ce mouvement récent est une coalition d’opposition hétéroclite constituée à la fois de petits partis politiques, de forces rebelles et de « coupeurs de route ». La caractéristique notable de la Séléka est sa coloration religieuse musulmane, alors que la République centrafricaine est à très forte majorité chrétienne. Partis du nord du pays, les rebelles prennent rapidement le contrôle du territoire, en dépit de l’interposition des Forces multinationales de l’Afrique centrale (FOMAC). Vainqueur sur le terrain, l’homme fort de la rébellion, Michel Djotodia, s’autoproclame président pour une période de transition et dissout la Séléka.

Un nouvel acte s’ouvre avec le début des affrontements entre des partisans de l’ancien régime et les nouvelles autorités, d’abord dans la partie ouest de la RCA, puis un peu partout dans le pays. Beaucoup d’ex-rebelles refusent de désarmer et se livrent à de violentes exactions contre la population, principalement chrétienne. Ils sont rejoints « par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens et soudanais », révèle Patrice Gourdin. Face à l’incapacité des forces sécuritaires à protéger la population, des milices d’autodéfense – les anti-balaka (anti-machette en sango) – organisent sa protection. Les affrontements entre ex-Séléka et anti-balaka, dont les victimes restent majoritairement des non-combattants, échappent à tout contrôle politique et plongent le conflit dans une dimension confessionnelle. Ce dernier aspect, lourd de menaces, est probablement la grande nouveauté dans un pays marqué jusqu’alors par des différends essentiellement ethniques.

Fin 2013, la situation est telle qu’elle fait craindre à l’ONU un génocide. Le Conseil de sécurité adopte le 5 décembre une résolution autorisant le déploiement d’une Mission de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Sous la pression de la Communauté internationale, représentée pour l’essentiel par l’ancienne puissance coloniale française, Michel Djotodia démissionne le 10 janvier de ses fonctions. Il est remplacé dix jours plus tard par Catherine Samba-Panza. Mais les appels au cessez-le-feu ne sont pas entendus. Dès lors, le bilan ne cesse de s’alourdir: plusieurs milliers de morts, près de 500000 déplacés, la moitié du pays en situation d’insécurité alimentaire et un flot croissant de réfugiés dans les pays voisins.

 

Quels intérêts français en Centrafrique ?

Aux côtés des 5000 hommes de la MISCA, la France déploie environ 1600 militaires en RCA. L’opération Sangaris vise deux objectifs: rétablir une sécurité minimale dans le pays et faciliter la montée en puissance opérationnelle de la MISCA. La France honore ici à la fois son statut de membre du Conseil de sécurité de l’ONU et les liens particuliers qu’elle a développés avec la RCA depuis son indépendance. Les deux pays sont en effet liés par un accord de partenariat de défense depuis 1960. Dans ce cadre, « la France intervient donc à plusieurs reprises, en plus d’assurer de manière quasi-permanente depuis presque cinquante ans la formation et l’entraînement des forces armées centrafricaines », rappelle l’analyste Florent de Saint Victor pour le Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF) de l’Ecole militaire.

À ces motivations d’ordre humanitaire et diplomatique s’ajoute la défense d’intérêts moins lisibles, mais néanmoins stratégiques. Paris cherche pour l’essentiel à « préserver une influence dans la région (une quarantaine de votes quasi automatiques africains aux Nations unies, la zone monétaire CFA et ses intérêts économiques). Il s’agit d’éviter que la Centrafrique ne se transforme définitivement en zone de non-droit entraînant les pays voisins dans une grave instabilité avec le risque de développement d’organisations islamistes radicales à la manière de Boko Haram dans le nord du Nigéria », analyse le colonel Michel Goya sur son blog La voie de l’épée.

La RCA est en effet « au carrefour de nombreux mouvements de rébellions étrangers qui utilisent les zones grises frontalières depuis plusieurs décennies : Soudan (djandjawid), Sud Soudan et Ouganda (LRA), RDC, Congo, Tchad », rappelle Florent de Saint Victor. « Ces mouvements font des alliances de circonstance avec les différents gouvernements centrafricains qui se sont succédé, avec les rebelles centrafricains et avec les milices ethniques ou les malfrats, les braconniers et autres coupeurs de route qui sont particulièrement présents dans les parcs animaliers du Nord Est de la RCA et auprès des mines du Sud-ouest. » De la stabilité de la RCA dépend donc pour partie la stabilité du cœur de l’Afrique. Du Tchad à la République Démocratique du Congo, en passant par le Soudan et le Sud-Soudan, les risques et les logiques d’escalades ne manquent pas. D’autant que l’on assiste, ici aussi, à une forme de « cannibalisation de l’islam national par l’islam transnational », observent les auteurs de Centrafrique, pourquoi la guerre ? (Lavauzelle, 2014).

 

L’échec des organisations internationales ?

« Depuis la fin des années 1990, l’ONU est associée aux tentatives de stabilisation de la RCA », observe Patrice Gourdin. « Jusqu’à aujourd’hui [décembre 2013], de par le manque d’empressement des principaux États, les résultats ne sont guère probants ». Après le tournant de la crise à l’été dernier, un rapport des Nations Unies alerte la communauté internationale sur une situation jugée pré-génocidaire. La mise en œuvre de la MISCA, avec soutien militaire français, est alors décidée.

Une tentative de plus vouée à l’échec ? Le journaliste Jacques Hubert-Rodier n’a-t-il pas raison de souligner « le jeu dangereux des interventions » (Les Échos, 27/01/2014), car « depuis la fin de la guerre froide, la quasi-totalité des interventions militaires des grandes puissances a abouti à un changement de régime sans parvenir toujours à stabiliser la situation » ?

S’agissant de la République centrafricaine, la question de l’efficacité des grandes organisations internationales se pose d’évidence. Depuis 20 ans, les forces armées de RCA ont toujours dû être appuyées et soutenues par différents programmes de formation extérieurs, avec un succès des plus limités. Pire, il en va de même pour les contingents déployés dans le cadre des missions sous égide d’organisations africaines. Hier, ce fut les FOMUC, MISAB, FOMAC et autres MICOPAX ; aujourd’hui, la MISCA. La faiblesse des organisations régionales africaines s’explique par la mauvaise qualité de leur outil militaire, davantage conçu dans une optique clanique que nationale, mais également par le parti pris d’une partie des contingents des Etats membres. La RCA est ainsi l’otage du jeu des rivalités pour la puissance régionale auquel se livrent ses voisins – qui composent l’essentiel de la MISCA…

De son côté, l’Union européenne peine à s’engager. L’annonce de l’envoi de 500 hommes n’est proportionnée ni à son poids militaire théorique, ni au défi de la situation sécuritaire sur place. Comme souvent, l’UE privilégie une aide sous la forme d’une contribution financière, en coordination avec celle de l’ONU. Ce choix portera-t-il plus de fruits que la multitude de contributions censée améliorer le sort de la RCA depuis des années? Il est permis d’en douter.

Sans État ni réelle ossature politico-administrative, la République centrafricaine peut difficilement faire bon usage de cette aide. Et la France n’a pas vocation à la suppléer dans cette tâche. Rapportant l’analyse d’un ancien Premier ministre centrafricain, Patrice Gourdin estime que la faillite politique du pays est symptomatique de l’incapacité plus générale des chefs d’États africains à « gérer des territoires et des États hérités de la colonisation, qu’ils ont laissé sombrer en déliquescence, faute de conscience nationale et de préparation ».

Si l’heure n’est pas à l’optimisme – le spectre d’un nouveau Rwanda n’étant toujours pas écarté -, il convient néanmoins de se féliciter de la mobilisation internationale et régionale. Il y a quelques semaines encore, la situation centrafricaine ne bénéficiait d’aucune priorité, et le règne de la barbarie semblait garanti. L’essentiel reste cependant à faire pour contribuer à une stabilisation durable du pays.

 

 

Pour aller plus loin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:45
Centrafrique: le conseil de sécurité de l’ONU donne mandat à la future force européenne

Après la démission de Djotodia, soldats africains et français poursuivaient les opérations pendant que les forces centrafricaines tentent de se reconstruire (Archives/EMA)

 

28 janvier 2014 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

 

Une force européenne vient d’être officiellement mandatée ce mardi par le Conseil de sécurité des Nations Unis afin d’aider Africains et Français à rétablir l’ordre en République centrafricaine.

 

Dans cette résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil de sécurité «autorise l’opération de l’Union européenne à prendre toutes les mesures nécessaires, dans la limite de ses capacités et dans ses zones de déploiement, dès son déploiement initial et pendant une période de six mois à compter de la date à laquelle elle aura été déclarée pleinement opérationnelle.»

 

Le Conseil a décidé de mettre sous mandat de l’ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 4.000 militaires africains de la MISCA (force de l’Union africaine, censée passer à 6.000 hommes) et aux 1.600 soldats français de l’Opération SANGARIS.

 

À terme, l’ONU considère qu’il faudrait déployer plus de 10.000 Casques bleus pour sécuriser la Centrafrique «car la situation est très, très grave et le pays immense», a expliqué l’ambassadeur français aux Nations unies Gérard Araud.

 

Pour l’instant, les soldats européens qui seront déployés en Centrafrique acquièrent le droit de «prendre toutes les mesures nécessaires», c’est-à-dire faire usage de la force, pour se défendre et protéger les civils. Le Conseil avait accordé ce même mandat à la MISCA et à l’armée française le 5 décembre.

 

L’Union européenne a pris la décision de principe le 20 janvier de lancer en Centrafrique sa première opération militaire depuis six ans.

 

Selon diplomates et experts, elle devrait mobiliser 500 à 600 hommes. L’Espagne, la Belgique, la République tchèque et la Pologne pourraient y prendre part. Pour l’instant, seule l’Estonie a contribué officiellement à hauteur de 55 soldats. D’autres pays comme l’Allemagne ont promis une aide logistique.

 

La force européenne protégera l’aéroport de Bangui et les 100.000 civils qui y sont réfugiés ainsi que les convois humanitaires, a précisé à la presse Gérard Araud. Les soldats français seront ainsi «plus libres de se déployer à Bangui et dans le reste du pays».

 

Les membres du Conseil ont également décidé d’adopter un régime de sanctions contre des personnes «qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA [...] et qui font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l’homme», bloquent l’aide humanitaire ou violent l’embargo sur les armes instauré en décembre par le Conseil. Les sanctions incluent un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

 

Les personnes à sanctionner restent cependant à être désignées ultérieurement par un Comité dépendant du Conseil.

 

La résolution invite aussi le gouvernement centrafricain à accélérer la transition politique en organisant des élections «au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014», et renforce les moyens du Bureau de l’ONU en RCA (Binuca).

 

La mission politique de l’ONU en Centrafrique (Binuca) aidera à organiser ces scrutins. Le mandat de ce Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA est renouvelé pour un an et élargi: il devra aider à rétablir un semblant d’administration capable de «fournir des services de base à la population».

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:45
Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014

 

24/01/2014 Sources : EMA

 

A Bangui, l’élection le 20 janvier par le parlement centrafricain d’un chef d’Etat de transition a été marquée par le maintien d’un calme relatif dans la capitale centrafricaine. La situation dans Bangui reste cependant précaire, avec la poursuite d’actes de pillages ou de violence isolés, sans qu’une réelle logique ressorte de ces actes. La force Sangaris poursuit, aux côtés de la MISCA, des patrouilles fixes et mobiles dans l’ensemble de la ville. Elle s’est interposée à chaque fois qu’elle était présente, permettant l’évacuation par les ONG de blessés. Dans d’autres quartiers, la situation est restée calme et, en journée, la force a pu constater le retour de la population déplacée dans leurs habitations.

 

A compter du 17 janvier, la force Sangaris a décidé de cibler son action avec la MISCA au Nord-Ouest de Bangui, au travers d’une mission de reconnaissance sur l’axe qui relie Bangui à Bossangoa. Il s’agit d’un axe routier majeur, reliant Bangui à la fois à l’Ouest et au Nord du pays. Pour cette mission, elle a engagé un détachement d’une centaine de militaires français, auquel a été associée une section de la MISCA.

 

La situation dans de nombreuses villes et villages de province reste complexe et tendue. Des mouvements de populations ont été observés qui résultent des tensions existantes entre communautés, notamment à Bossembélé et Boali. Ce déploiement a permis de désarmer plusieurs groupes d’individus hostiles, de toute origine, et de mettre fin à des exactions dont était victime la population quelle que soit sa confession ou son appartenance communautaire.

 

Entre la capitale et la ville de Boali, située à une centaine de kilomètres au Nord de Bangui, le détachement a constaté plusieurs exactions passées ou en flagrance. Des soins ont été apportés aux victimes et des tirs ont été nécessaires pour stopper les agressions en cours. La MISCA s’est à chaque fois engagée en bouclage du dispositif. Une vingtaine d’individus a été capturée par Sangaris avant d’être pris en compte par la MISCA. Au moins une dizaine de morts a pu être identifié dans la zone.

 

Le 18 janvier, alors que le détachement poursuivait sa reconnaissance plus au Nord vers Bossembélé, il a pu constater que d’autres exactions avaient été commises. La force a poursuivi son contrôle de zone partout où elle était déployée.

 

Plus au Nord-Ouest de Bossembélé, à Yaloké, les éléments de la force se sont encore interposés entre différents groupes de la population. Des tirs de sommation, ainsi que des tentatives de conciliation ont de nouveau été nécessaires pour mettre un terme aux exactions qui avaient déjà fait plusieurs morts.

 

La présence de la force Sangaris et de la MISCA a permis à la fois d’arrêter des individus, de toute origine, pris en flagrant délit d’exaction, et de les remettre à la MISCA, mais aussi de saisir une grande quantité d’armement moderne et rustique, et de démanteler des barrages illégaux.

 

La force continue d’appuyer les médiations entre les différents acteurs civils et militaires locaux, afin de mettre un terme à ce cycle de vengeances inter-communautaires. Par ailleurs, la force accompagne la montée en puissance de la MISCA. Avec l’arrivée en cours d’un contingent rwandais, les effectifs de la force de l’Union africaine ont déjà atteint 5 000 hommes. Ils devraient poursuivre leur croissance dans les jours à venir.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine, aux côtés des 5000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014
Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014
Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014
Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:45
Opération Sangaris : patrouille mixte avec la MISCA

22 janv. 2014 FORCESFRANCAISES

 

12 janvier 2014, patrouille mixte dans les rues de Bangui menée par les militaires français de la force Sangaris et les militaires burundais de la MISCA.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:45
Conclusions du Conseil de l'UE sur la République centrafricaine

 

20/1/2014 CL14-005FR

 

Summary: 20 janvier 2014, Bruxelles - Conseil de l'Union européenne Affaires Etrangères Conclusions sur la République centrafricaine.

 

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

 

"1.     L'Union européenne (UE) est vivement préoccupée par l'insécurité et l'instabilité extrême observées en République centrafricaine (RCA), tout particulièrement depuis les attaques du 5 décembre 2013 qui ont causé de très nombreuses pertes civiles, des déplacements massifs de populations, de nombreuses violations graves de droits de l'Homme et une aggravation dramatique de la situation humanitaire. Elle exprime sa préoccupation face au risque de voir le conflit centrafricain affecter les pays voisins de la RCA. Dans ce contexte, l'UE salue l'action de l'Union africaine (UA), à travers le déploiement rapide de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), et le soutien apportée à celle-ci par l'opération française Sangaris, conformément à la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU). Ces efforts conjugués ont permis des progrès sécuritaires qu'il convient de consolider, condition indispensable au retour de la stabilité dans le pays.

 

2.       Convaincu de l'importance de soutenir les efforts africains en RCA et d'y renforcer l'engagement européen dans le cadre de son approche globale, le Conseil remercie la Haute Représentante pour la proposition qu'elle a formulée en vue d'une contribution active de l'UE à la stabilisation de la RCA dans le domaine de la PSDC. Le Conseil a marqué son accord politique sur la perspective d'une opération militaire PSDC et a approuvé le concept de gestion de crise à cette fin. Il a invité les instances compétentes à préparer les mesures nécessaires à l'établissement rapide de cette opération soumis à une nouvelle décision du Conseil. Cette opération contribuera par un appui temporaire, pour une période pouvant aller jusqu'à 6 mois, à fournir un environnement sécurisé, dans la région de Bangui, en vue de passer le relais à l'UA. Cet objectif prend entièrement en compte la Résolution du Conseil de Sécurité des NU 2127, et notamment une possible transformation de la MISCA en une opération de maintien de la paix de l'ONU.

 

           La force militaire contribuera ainsi, dans sa zone d'opération, aux efforts internationaux et régionaux de protection des populations les plus menacées et contribuera à la liberté de mouvements des civils. L'ensemble de ces efforts créera les conditions propices à la fourniture d'une aide humanitaire à ceux qui en ont besoin. Le Conseil souligne que cette opération doit être basée sur une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui permet d'établir dans les meilleurs délais une opération EUFOR en RCA, en soutien aux efforts déployés par la communauté internationale, notamment l'UA, l'ONU et la France, ainsi que par les autorités centrafricaines et insiste sur l'importance d'un processus accéléré de planification.

 

3.       A cette fin, le Conseil a identifié l'OHQ UE de Larissa comme autorité de planification. Il a invité à poursuivre les travaux de planification opérationnelle, selon des procédures accélérées. Le Conseil souligne enfin l'importance d'une coordination étroite avec les partenaires, notamment les autorités centrafricaines, l'ONU, l'UA et la France, afin d'assurer une bonne coopération et complémentarité des efforts en cours en vue de restaurer la stabilité de la RCA.

 

4.       L'UE appelle à la poursuite de la mobilisation de la communauté internationale en faveur de la RCA, en particulier dans le contexte de la Conférence des donateurs sur la MISCA, qui se tiendra à Addis Abeba le 1er février 2014 à l'invitation de l'UA. Elle souligne aussi le rôle important des Nations unies en RCA.

 

5.       L'UE salue l'initiative prise par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) en vue de relancer le processus politique, dans le respect du cadre issu de l'Accord de Libreville du 11 janvier 2013, des déclarations de N'Djamena du 18 avril et du 21 octobre 2013, de la Charte constitutionnelle de la transition et de la résolution 2127 (2013) du CSNU. Elle a pris note de la démission du Chef d'Etat de la transition, Michel Djotodia, et du Premier Ministre, Nicolas Tiangaye, entérinée par le sommet régional qui s'est tenu à N'Djamena les 9 et 10 janvier 2014.

 

6.       L'UE invite la CEEAC et l'UA à poursuivre leur facilitation du processus politique. Elle rappelle aux acteurs de la transition la nécessité de travailler ensemble, ainsi qu'avec les partis politiques et la société civile, de manière inclusive et de bonne foi, pour conduire le processus de transition à son terme et permettre l'organisation d'élections au plus tard en février 2015, première étape d'un processus politique durable. L'UE est prête à soutenir la préparation et l'organisation des élections, en liaison avec ses partenaires internationaux, notamment les Nations unies.

 

7.       L'UE marque son attachement au dialogue inclusif, à la réconciliation nationale, à des processus participatifs et à la représentativité des acteurs qui doivent guider le processus de transition. Elle salue toutes les initiatives de médiation et de réconciliation engagés par les leaders religieux, indispensables pour un retour rapide à la cohabitation interconfessionnelle pacifique entre les communautés centrafricaines. Elle invite l'ensemble des parties prenantes et en premier lieu les nouvelles autorités de la transition, à chercher à résoudre les causes profondes de l'instabilité persistante.

 

8.       L'UE rappelle que tous les acteurs étatiques et non-étatiques sont tenus de respecter les droits de l'Homme et le droit humanitaire en RCA. Elle appelle toutes les parties belligérantes à cesser les attaques violentes contre la population et autres violations des droits de l'Homme et droit international humanitaire. L'UE condamne fermement l'impunité et rappelle que tous les auteurs de violations, y compris les leaders et membres de l'Armée de résistance du Seigneur et d'autres groupes armés, tels que, entre autres, les groupes ex-Seleka et anti-Balaka, doivent répondre de leurs actes devant la justice. Elle condamne particulièrement les exécutions extrajudiciaires, les mutilations, les disparitions forcées, les viols et autres formes de violence sexuelle, le recrutement et l'utilisation d'enfants par les groupes et forces armés et les attaques délibérées contre des civils en raison de leur appartenance religieuse ou ethnique mis en lumière par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme. Elle salue la tenue par le Conseil des Droits de l´Homme d'une session extraordinaire le 20 janvier, consacrée à la situation des droits de l´Homme en RCA. L'UE réitère que la responsabilité première en matière de protection des populations civiles incombe aux autorités de transition de RCA. L'UE rappelle que la RCA a ratifié le Statut de Rome et que les actes qui constituent des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI). L'UE encourage la mise en place rapide de la commission d'enquête internationale, prévue par la résolution 2127 (2013) du CSNU. Dans ce contexte, l'UE réaffirme son soutien résolu à la CPI.

 

9.       L'UE reste préoccupée par la gravité de la situation humanitaire qui affecte toute la population. Elle rappelle que toutes les parties en présence doivent assurer l'accès immédiat, sûr et sans entrave des acteurs humanitaires œuvrant en RCA au bénéfice des populations, ceci dans le respect du droit international humanitaire et des principes humanitaires. L'UE et ses Etats membres, premier donateur humanitaire, resteront mobilisés afin d'accroître l'engagement financier européen en faveur de la réponse humanitaire pour subvenir aux besoins des populations les plus vulnérables, à Bangui, dans le reste du territoire centrafricain, ainsi que dans les pays de la sous-région accueillant les réfugiés centrafricains. Le Conseil salue l'action résolue, de la Commission européenne, notamment la tenue le 20 janvier 2014 à Bruxelles de la réunion de haut niveau organisée conjointement par la Commissaire Kristalina Georgieva et la Secrétaire générale adjointe des Nations unies Valerie Amos. L'UE lance un appel pressant aux membres de la communauté internationale à apporter une réponse substantielle aux besoins de base de la population de la RCA dans une approche, articulant étroitement l'aide d'urgence et l'aide au développement, et coordonnée entre acteurs humanitaires et du développement et les institutions financières internationales.

 

10.     Premier contributeur d'aide au développement en RCA, l'UE s'engage à examiner immédiatement, en coordination avec les institutions financières internationales, toutes les mesures qui permettront de reconstruire l'Etat, et de prévenir une aggravation des effets de la crise sur les populations. L'UE s'engage à étudier dès à présent les modalités d'un engagement dans le domaine de l'Etat de droit et la réforme du secteur de la sécurité. Elle prévoit par ailleurs de reprendre ses projets de coopération, dès que les conditions de sécurité le permettront, pour contribuer pleinement à la reconstruction de la RCA."

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:45
source UE

source UE

 

7 janvier 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le conflit pourrait maintenant embraser la région, prévient l'organisation internationale

 

 

Les affrontements interconfessionnels en République centrafricaine (RCA) pourraient tourner au conflit religieux et avoir des répercussions à l’échelle régionale, a prévenu lundi le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, rapporte le service d’information de l’ONU.

 

«Les violences meurtrières sont quotidiennes dans la capitale Bangui et le reste du pays et la population reste divisée par les appartenances religieuses», a expliqué Jeffrey Feltman au Conseil de sécurité lors d’un exposé sur la situation en Centrafrique

Des milliers de personnes ont déjà été tuées, près d’un million chassées de leurs foyers, et 2,2 millions,soit environ la moitié de la population, a besoin d’aide humanitaire.

«L’accès aux quartiers résidentiels de Bangui est contrôlé soit par des miliciens «antichrétiens», soit par des «antimusulmans».

Les localités situées en dehors de Bangui comme Bossangoa, Bouar, Bozoum et Paoua, entre autres, «sont le théâtre d’atrocités, notamment d’affrontements directs entre communautés chrétienne et musulmane », a aussi expliqué le Secrétaire général adjoint.

La Centrafrique vit dans la tourmente depuis que les rebelles de l’ex-Séléka, des musulmans pour l’essentiel, ont chassé le Président François Bozizé à quitter en mars dernier.

«En raison de sa composition à majorité musulmane, les exactions de la Séléka contre les populations chrétiennes ont rapidement été interprétées comme un conflit religieux opposant musulmans et chrétiens», a dit le Secrétaire général adjoint.

L’incapacité des autorités de transition à lutter contre les violations des droits de l’homme dont la Séléka s’est rendue coupable au cours de l’année écoulée a contribué à la mobilisation progressive des groupes d’autodéfense locaux, a estimé Jeffrey Feltman.

Le mouvement majoritairement chrétien des anti-balaka a alors pris les armes et des affrontements interconfessionnels ont éclaté à Bangui début décembre.

Mais le problème interconfessionnel ne date pas d’hier et n’a pas surgi de nulle part.

« [...] la frustration des communautés musulmanes en RCA est le fruit d’années de marginalisation par les gouvernements successifs depuis l’indépendance du pays il y a plus de 50 ans. Ainsi, alors que la communauté musulmane représente environ 20% de la population totale de la RCA, aucune fête musulmane n’est observée officiellement par le pays», a noté Jeffrey Feltman.

Pour la première fois dans son histoire, une partie de la population centrafricaine s’est sentie contrainte à l’exil en raison de son affiliation religieuse, notamment au Cameroun, au Tchad, en Côte d’ Ivoire, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Sénégal, où ils ont été des dizaines de milliers à se rendre.

La plupart d’entre eux sont des musulmans, fait observer M. Feltman.

«Il existe un risque très réel de voir la crise se propager au-delà des frontières du pays et déstabiliser davantage la région », a conclu le Secrétaire général adjoint, promettant que «l’ONU continuerait de faire tout son possible pour éviter que la situation [...] ne se détériore davantage et que les violations des droits de l’homme n’atteignent des niveaux impensables, fournir une aide humanitaire aux plus vulnérables et assurer le retour du pays à l’ordre constitutionnel».

 

 

Pendant ce temps, sur le terrain

 

Pendant ce temps, les opérations de Sangaris se sont poursuivies, à Bangui et en province, avec l’ensemble des moyens terrestres et aéromobiles qui composent la force, afin de contribuer à ramener un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine où la situation reste volatile, dit le ministère français de la Défense dans son plus récent point de la situation.

Faisant suite au regain de violence constaté dans Bangui après le jour de Noël, les opérations se sont poursuivies jusqu’au 31 décembre 2013 dans la soirée. Impliquant environ 600 militaires, ces opérations de sécurisation visaient à réaliser des actions de contrôle de zone ciblées dans les quartiers situés à l’Est de l’aéroport de M’Poko, les plus touchés par les heurts intervenus, explique la Défense française.

Depuis le 31 décembre 2013 au soir, cette action de contrôle de zone s’est étendue à d’autres quartiers de Bangui, précise le ministère français de la Défense.

Les forces françaises et africaines se sont en outre déployées dans le 3e arrondissement de Bangui, situé au Sud de l’aéroport.

Lors de ces opérations, les éléments de la force Sangaris ont ponctuellement été la cible de tireurs isolés.

En province, les éléments français continuent de faire appliquer à Bossangoa les mesures de confiance.

La force Sangaris a par ailleurs continué à assurer la protection de l’aéroport de M’Poko, notamment en intervenant pour libérer la piste temporairement occupée par des mouvements de foule.

Aujourd’hui, 1600 soldats composent aujourd’hui la force SANGARIS.

Ils sont engagés au quotidien avec les unités de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) composée de près de 4 500 hommes de la CEEAC (Communauté économique des États d’Afrique centrale) et qui a succédé à la FOMAC (Force d’Afrique centrale) le 19 décembre dernier. Mais, un mois après le lancement de l’opération Sangaris en Centrafrique, certains observateurs parlent déjà d’enlisement.

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