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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:45
Sangaris : réunion des acteurs locaux à Bossangoa

 

 

26/12/2013 10:17 Sources EMA

 

Le 21 décembre 2013, à Bossangoa, le commandant de la MISCA et le commandant du détachement français de la force Sangaris déployé dans la région ont réuni les différents acteurs locaux afin réinstaurer le dialogue dans la ville.

 

Cette réunion a rassemblé le chef de zone des ex-Selekas, un représentant des anti-Balaka, les représentants de l’Église chrétienne et de la communauté musulmane, des représentants des jeunes de chaque communauté et des différentes congrégations professionnelles.

 

Toutes les parties se sont retrouvées, conscientes de l’importance de cette assemblée et du rôle de la MISCA et la force Sangaris pour soutenir la médiation.

 

Les différents échanges ont révélé la volonté de rétablir la paix au sein de la ville, en s’appuyant sur des objectifs clairs : l’application des mesures de confiance, qui  visent à empêcher la circulation d’armes en ville ; le retour de la population chez elle ; la sécurité assurée exclusivement par les forces militaires de l’opération Sangaris, de la MISCA et des forces de sécurité centrafricaines (police et gendarmerie) et la reprise de l’activité dans la ville (commerce, marché, éducation, etc.).

 

A l’issue de cette réunion, des mesures concrètes ont été acceptées par l'ensemble des parties : la poursuite du processus de désarmement de façon impartiale, l'ouverture d’un marché commun chaque mercredi, la mise en place d’un programme de travail hebdomadaire pour sensibiliser la population et enfin le reprise des activités scolaires au plus vite.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : réunion des acteurs locaux à Bossangoa
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:45
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013

 

 

03/01/2014 20:04 Sources : EMA

 

Depuis le 19 décembre 2013 dans l’après-midi, la situation dans la ville de Bangui est marquée par de nouveaux affrontements entre communautés. Pour contenir cette poussée de violence, la force Sangaris a poursuivi son engagement dans la capitale centrafricaine tout en maintenant son dispositif de contrôles statiques des points jugés sensibles. Parallèlement, elle poursuit ses actions de contrôle de zone en dehors de Bangui, à Bossangoa et dans sa région.

 

Depuis le 19 décembre, un regain de tension est observé dans Bangui, alors que la vie économique semblait reprendre et que la situation sécuritaire s’était apaisée quelques jours auparavant. Cette tension s’est caractérisée par différents événements à l’encontre de la population, de la force Sangaris, ou de la MISCA.

 

Face à cette situation, la force Sangaris a intensifié ses engagements en ville, de jour comme de nuit.

 

Le 20 décembre, en début d’après-midi, des éléments de la force Sangaris, en patrouille dans Bangui, ont été témoins d’une tentative de pillage qui se déroulait à 2km au Sud-Est de l’aéroport. Ils sont immédiatement intervenus pour faire cesser cet agissement et rétablir le calme. Deux individus armés ont alors pris à partie la force Sangaris, qui a immédiatement riposté et les a neutralisés.

 

Dans la matinée du 22 décembre, un détachement de la force Sangaris a de nouveau été pris à partie par un groupe armé, à environ 800m à l’Est de l’aéroport. Les soldats français ont immédiatement ripostés, neutralisant une partie de ce groupe, les autres ayant pris la fuite. Au cours de cette journée, la force a de nouveau été prise à partie par des tireurs isolés. A chaque fois, en ripostant, elle a réussi à faire cesser les tirs.

 

Le 24 décembre, des manifestations ont été organisées dans Bangui, dont la spontanéité et l’ampleur restent relatives. Parallèlement, des tensions intercommunautaires ont été observées et la force déployée en ville a encore essuyé des tirs sporadiques. La journée du 25 décembre a de nouveau été marquée par une remontée des tensions.

 

Depuis le 26 décembre, en coordination avec la MISCA, la force Sangaris marque son effort dans les quartiers qui se trouvent à l’est de l’aéroport. Ce sont les quartiers qui ont été les plus touchés par les dernières violences. Les opérations qui y sont menées visent à poursuivre l’application des mesures de confiance, à travers l’interdiction de circulation des hommes en arme. Près de 600 soldats de Sangaris sont engagés en permanence dans cette effort de contrôle de zone qui s’effectue aux côtés des forces burundaises de la MISCA.

 

Cette capacité permanente à manœuvrer en marquant rapidement un effort dans les zones les plus sensibles est le principe même de fonctionnement de la force Sangaris. Celle-ci s’opposera avec détermination à tous ceux qui alimentent la violence dans Bangui, quelle que soit leur communauté d’appartenance.

 

Actuellement, la situation est toujours jugée volatile. Dans Bangui, des individus ou des groupes hostiles à toute forme d’apaisement continuent à alimenter les tensions entre les communautés. Face à cette réalité, la force Sangaris poursuit activement ses actions aux côtés de la MISCA afin d’offrir à la population un niveau de sécurité minimal.

Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
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Sangaris : point de situation du 27 décembre 2013
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 15:45
RCA: "quel merdier" ou l'inconfortable position du contingent français

 

23.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

En RCA, après les heurts de dimanche, la tension n'est pas retombée. Ce lundi matin, plusieurs milliers de manifestants majoritairement chrétiens se sont regroupés près de l'entrée de l'aéroport pour demander "le départ" du président Michel Djotodia. Les manifestants exigeaient également le retrait des soldats tchadiens de la MISCA, aux cris de "Pas de Tchadiens à Bangui". Très opportunément, deux pick-ups remplis de soldats tchadiens sont intervenus pour ramener l'ordre. Résultat: au moins un jeune manifestant tué.

Certains manifestants portaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits les slogans: "Oui à l'opération Sangaris, non à l'armée tchadienne", ou "Oui à la France, non à la Séléka" (ex-rébellion musulmane, au pouvoir depuis mars 2013).

Des messages tout à fait à l'opposé de ceux brandis hier (voir la photo ci-dessus) exigeant le départ de la France au profit de la MISCA.

anti france.jpg

Pris entre pro et anti-Séléka, accusé de parti-pris par les uns et les autres, le contingent français est aussi handicapé par le flou de son positionnement vis-à-vis de la MISCA. Il est clair que la coordination entre les deux contingents est précaire et que les liaisons, si elles existent, se situent dans les échelons hiérarchiques les plus élevés mais pas sur le terrain où les unités française, visiblement, n'ont aucune idée de ce que font leurs camarades casques verts de la MISCA (et vice versa). Des exemples récents à Bangui (jeudi et vendredi) et à Bossangoa (dimanche) le démontrent.

Il suffit de relire le document onusien de décembre (résolution 2127):
"article 49. Note que dans son communiqué du 13 novembre 2013, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine s’est réjoui du renforcement envisagé du contingent français pour mieux appuyer la MISCA et a encouragé la Commission à travailler à une coordination opérationnelle effective entre la MISCA et les forces françaises;
article 50. Autorise les forces françaises en République centrafricaine à prendre temporairement toutes mesures nécessaires, dans la limite de leurs capacités et dans les zones où elles sont déployées, pour appuyer la MISCA dans l’exécution de son mandat, énoncé au paragraphe 28 ci-dessus, prie la France de lui faire rapport sur l’exécution de ce mandat en République centrafricaine et de coordonner les modalités d’établissement de son rapport avec celles énoncées au paragraphe 32 ci-dessus s’appliquant à l’Union africaine, décide de revoir ce mandat six mois au plus tard après qu’il aura débuté, demande aux autorités de transition d’apporter leur entière coopération au déploiement et aux opérations des forces françaises, notamment en veillant à la sûreté et la sécurité de celles-ci et à leur liberté de mouvement, avec accès immédiat et sans entrave à tout le territoire de la République centrafricaine, et invite les pays voisins à prendre les mesures voulues pour soutenir l’action des forces françaises",
pour comprendre que l'articulation entre la MISCA et le contingent français reste à préciser et que la "coordination opérationnelle" n'est guère "effective".

La France espère-t-elle un remake de l'aventure ivoirienne de 2011 quand l'Onu s'est rangée sous la cocarde tricolore pour mener des opérations offensives contre les troupes loyales à Laurent Gbagbo? Il sera plus compliqué d'inféoder la MISCA à Sangaris, pour des raisons politiques, même si tactiquement, ce serait la solution pour rétablir l'ordre à Bangui.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 19:45
Centrafrique: accrochage entre Séléka et armée française à Bangui

 

22 déc 2013 – maliactu.net

 

Trois combattants de l’ex-rébellion Séléka ont été tués dimanche au cours d’une opération de désarmement dans un quartier nord de Bangui, suscitant des manifestations d’hostilités de musulmans contre l’intervention militaire française.

 

Après une nuit ponctuée de tirs dans plusieurs quartiers, les soldats français, appuyés par des éléments de la force africaine (Misca), ont mené à l’aube une opération de désarmement dans le quartier de Yangato, proche de l’aéroport, selon des habitants.

 

Cette opération visait en particulier un groupe d’ex-Séléka (coalition de groupes armés musulmans au pouvoir depuis mars 2013) implanté sur place dans la partie musulmane du quartier, qui se revendique du pouvoir mais refuse d’être désarmé et cantonné.

 

Selon des résidents musulmans, un accrochage a opposé soldats français et ex-Séléka, coûtant la vie à trois combattants de l’ex-rébellion et en blessant plusieurs autres. L’incident n’a pas été confirmé de source militaire française. Interrogé à Paris, l’état-major français a refusé de répondre dans l’immédiat.

 

Dans l’après-midi, et suite à ces évènements, le chef de l’une des factions de la Séléka, Abacar Sabone, a accusé l’armée française d’avoir provoqué l’incident en ouvrant le feu sans sommation.

 

Les trois ex-rebelles ont été tués « alors qu’ils étaient armés, certes, mais ils n’avaient montré aucun hostilité envers les Français et n’ont pas fait usage de leurs armes », a affirmé M. Sabone, qui a accusé les Français d’être « partisans » dans leurs opérations de désarmement des groupes armés.

 

Suite à l’accrochage, des dizaines de manifestants musulmans pro-Séléka ont bloqué avec des pierres et des pneus l’avenue des Martyrs pour protester contre la présence des Français, a constaté l’AFP.

 

Ils ont dénoncé le désarmement en cours dans la capitale, qui, selon eux, laisse les musulmans à la merci de la vindicte populaire et des milices chrétiennes d’auto-défense « anti-balaka ».

 

« Nous ne voulons pas la France! »

 

« Nous ne voulons pas la France! Nous ne voulons pas l’opération Sangaris! La France est venue pour déstabiliser notre pays », criait l’un des protestataires à l’adresse des journalistes présents.

 

« C’est une opération sanguinaire, ils (les soldats français) veulent nous diviser, nous, Centrafricains. Ils nous imposent leur volonté pour nous faire tuer tous les jours. Qu’ils arrêtent! », vociférait un autre.

 

Des policiers congolais de la Misca ont tiré en l’air et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, toujours selon des témoins. La situation était tendue dans le secteur, survolé à intervalles réguliers par un hélicoptère français.

 

Ailleurs dans la ville, la situation était apparemment calme, avec une activité plutôt au ralenti en ce jour de repos hebdomadaire. L’armée française et les forces de la Misca poursuivaient leurs patrouilles dans les rues.

 

Dans les paroisses et les temples, où l’on notait une forte affluence, le ton était à l’apaisement, aux appels à l’unité et à la réconciliation dans les sermons dominicaux. Principale nouvelle du jour: l’annonce que la messe du réveillon de Noël aura lieu de jour, vers 15H00, pour cause de couvre-feu.

 

Samedi soir, des détonations et des échanges de tirs avaient résonné pendant près d’une heure en provenance des quartiers PK12 et PK5, dans le nord de la ville.

 

Près d’un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre à Bangui et en province dans des violences entre chrétiens et musulmans, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka.

 

Ces violences ont précipité l’intervention militaire de la France, qui tente depuis lors de désarmer les belligérants et opère en appui à la Misca, forte de 3.700 militaires.

 

Après un répit de quelques jours, les incidents ont repris depuis jeudi soir, éclatant de façon intermittente dans plusieurs quartiers où les tensions intercommunautaires restent vives.

 

La situation est extrêmement volatile dans la capitale centrafricaine, avec la psychose d’incursion de milices et groupes armés, une haine confessionnelle omniprésente et d’innombrables rumeurs qui courent les quartiers, où beaucoup craignent un nouvel embrasement.

 

Avec 1.600 hommes dans tout le pays, dont un millier à Bangui, l’armée française a neutralisé en priorité les combattants de l’ex-Séléka, aujourd’hui pour la plupart désarmés et cantonnés. Ces ex-rebelles venus du nord de la RCA, parmi lesquels des mercenaires tchadiens et soudanais, ont fait régner la terreur pendant des mois dans Bangui où ils ont perpétré de nombreuses exactions sur la population très majoritairement chrétienne.

 

Privés de la protection de ces Séléka dans la rue, de nombreux musulmans sont furieux de l’action des soldats français, s’estimant laissés à la merci des atrocités des milices chrétiennes « anti-balaka ».

 

Les militaires français, qui ne cessent de réaffirmer leur « impartialité », tentent désormais de désarmer les « anti-balaka » et d’essayer de contenir la soif de vengeance des habitants contre les ex-Séléka et les civils musulmans qui leur sont assimilés.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 19:45
photo EMA

photo EMA

 

22 décembre 2013 à 18:38 Par RFI

 

De nouveaux échanges de tirs ont éclaté, ce dimanche 22 décembre 2013 au matin, entre les forces étrangères, françaises et africaines, et d'ex-rebelles de la Seleka, à Bangui. Ces coups de feu ont été suivis par des manifestations hostiles aux opérations de désarmement menées par les forces françaises et la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), dans un quartier tout proche de l'aéroport, le quartier Yangato. En début de soirée, plusieurs milliers de musulmans se sont réunis pour manifester contre l'opération française.

Difficile de savoir ce qui a mis le feu aux poudres. Les forces françaises Sangaris et la Misca patrouillaient dans le quartier Yangato à la recherche de fauteurs de troubles, comme cela se passe tous les jours à Bangui. Selon plusieurs sources, c'est une patrouille française qui aurait d'abord essuyé des tirs d'individus armés non identifiés. S'en sont suivis des échanges de tirs nourris.

 

A (RE)LIRE: Centrafrique: une économie dévastée

 

Des renforts ont été envoyés sur place et notamment un hélicoptère français de combat. « Il y a une mauvaise interprétation des opérations menées par les forces internationales », explique l'un des porte-parole de la Misca, ajoutant que la situation était tendue et que n'importe quel incident pouvait mettre le feu aux poudres.

 

Des milliers de musulmans manifestent

Les habitants de ce quartier, proches de l'ex-rébellion Seleka, ont ensuite manifesté, brûlant des pneus et installant des barrages. « Ils pensaient qu'eux seuls étaient visés par ces opérations et pas les autres, les anti-balakas », raconte encore ce porte-parole de la Misca. Les troupes françaises et africaines ont dû boucler plusieurs axes dans le quartier Yangato, mais aussi Malemaka pour arriver à ramener le calme.

Dans l'après-midi, des manifestants musulmans se sont rassemblés dans le centre-ville et ont ensuite marché pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. « Non à la France », « Hollande criminel ! », scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer « la partialité » des militaires français déployés en Centrafique. La marche s'est déroulée sans incident.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 19:45
Centrafrique: la Misca prête à dialoguer avec les mouvements anti-balaka

 

22 décembre 2013 Par RFI

 

Alors que la situation reste toujours volatile à Bangui, avec de nouvelles violences ce samedi 21 novembre, le président centrafricain, Michel Djotodia a renouvelé sa proposition de dialogue avec les mouvements anti-balaka. La Misca, la Mission internationale en Centrafrique, se dit elle aussi prête à rencontrer ces groupes autodéfense et même à engager une médiation pour mettre fin aux violences qui secouent le pays, selon le chef de la mission, le général Mokoko.

 

Une rencontre, un dialogue peut-être, avec la Misca. Mais pas question d'accepter une médiation de la mission africaine avec le pouvoir à Bangui. C'est ce qu'expliquent les commandants anti-balaka que RFI a pu joindre dans la capitale. Pour ces commandants et les militaires qui y sont associés, il est impossible d'avoir des contacts, même indirects, avec les membres de l'ancienne rébellion Seleka. Ils assurent d'ailleurs ne jamais avoir été contactés par le président de la transition et son équipe.

 

A (RE)LIRE: Centrafrique: une économie dévastée

 

Pas question de dialoguer avec ces « terroristes » ou ces « génocidaires », selon les mots de ces commandants. Michel Djododjia doit partir, c'est ce que tous posent comme préalable avant de déposer les armes.

 

Méfiance vis-à-vis de la mission africaine

Ils demandent également le départ du contingent tchadien de la Misca, accusé de commettre des exactions à Bangui, ou encore d'avoir mis la Seleka au pouvoir. La présence de ces militaires tchadiens au sein de la Misca crée d'ailleurs une certaine méfiance vis-à-vis de la mission africaine.

Quelques-uns vont même jusqu'à l'accuser d'être à la solde de Ndjamena et refusent le principe d'une rencontre avec son chef, le général Mokoko. Mais pour la plupart de ces chefs anti-balaka, la Misca reste un interlocuteur valable pour trouver une solution à la crise et ramener la paix dans le pays.

 

La Misca se réorganise

Sur le plan militaire, depuis le regain de tension jeudi dernier dans la capitale centrafricaine, les troupes françaises ont augmenté leurs patrouilles, alors que la Misca - elle - a revu son organisation à Bangui.

Huit arrondissements à Bangui, huit secteurs pour la Misca. L'idée, c'est de créer une plus grande proximité entre les populations de la capitale et les troupes de mission, pour leur permettre de pouvoir plus facilement faire appel à ces contingents en cas d'explosion de violence et de réduire les distances pour les patrouilles et donc de les multiplier. Le général Martin Tumenta Chomu est le commandant militaire de la Misca

« Chaque secteur est attribué à un commandant d'unité. Les huit arrondissements sont sous les ordres de détachements congolais et de détachements burundais, l'ensemble faisant plus de 2 000 hommes. C'est donc un dispositif assez cohérent. »

Plus de cohérence, plus d'efficacité, c'est ce qu'espère la misca qui, depuis vendredi, teste ce nouveau dispositif. Un dispositif qui devrait également permettre d'améliorer la coordination entre les contingents africains mais aussi la Misca et les troupes françaises de l'opération Sangaris. Ce manque de coordination, estime-t-on côté français, comme du côté de la mission africaine, explique en partie pourquoi l'insécurité persiste à Bangui malgré le déploiement de près de 3 500 soldats étrangers.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 14:45
République centrafricaine: une situation toujours très difficile pour les troupes d'interposition

 

22 décembre 2013 Par RFI

 

La situation est toujours difficile à Bangui. De nouveaux tirs ont été en effet entendus dans la capitale, samedi. La mission internationale en Centrafrique (Misca) se dit donc prête à rencontrer les groupes d'autodéfense anti-balaka et même à engager avec eux une médiation pour mettre fin aux violences qui secouent le pays. Des violences qui font réagir Kinshasa : la RDC a décidé, samedi, d'envoyer un contingent de 850 hommes en RCA. Et cela, au moment où le Tchad, qui dispose déjà de militaires sur place, appelle à ne pas confondre ceux-ci avec les « mercenaires » qui ont soutenu Michel Djotodia lors de sa prise de pouvoir.

 

Alors que la situation reste toujours volatile à Bangui, avec de nouveaux tirs dans la capitale hier, le président centrafricain, Michel Djotodia a renouvelé sa proposition de dialogue avec les mouvements anti-balaka. La Misca, la mission internationale en Centrafrique se dit, elle aussi, prête à rencontrer ces groupes d'autodéfense et même à engager avec eux une médiation pour mettre fin aux violences qui secouent le pays.

 

Jean Marie Michel Mokoko, chef de la Misca
(01:04)
 
 

La République démocratique du Congo annonce l'envoi d'un bataillon de 850 hommes en Centrafrique pour intégrer la Misca. C'est ce qu'a annoncé Kinshasa, hier samedi 21 décembre. Un effort important alors que les FARDC font déjà face dans l'Est du congo et dans la province du Katanga à des dizaines de groupes armés. Pourquoi ? C'est la question que RFI a posé à Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement congolais. Pour lui, la RDC est « affectée » par la situation en République centrafricaine.

 

Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement de la RDC
(00:53)

La situation en Centrafrique a été également commentée, samedi 21 décembre, par le président tchadien Idriss Déby à Bongor, dans le sud du Tchad, où il se trouve pour célébrer les 23 ans de son arrivée à la tête du pays. Alors que les forces tchadiennes en intervention en République centrafricaine dans le cadre de la Misca ont perdu un soldat suite à une attaque des anti-balaka, mercredi, le président tchadien appelle les Centrafricains à ne pas confondre les mercenaires tchadiens qui ont soutenu Michel Djotodjia aux forces tchadiennes qui interviennent sous le mandat de l’Union africaine.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:45
RCA: la MISCA renforcée par 850 soldats de RDC

 

22.12.2013 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La République démocratique du Congo a décidé d’envoyer huit cent cinquante militaires en République centrafricaine dans le cadre de la MISCA, selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Ces soldats de l’armée congolaise se rendront en Centrafrique "dans quinze jours au maximum". Ils participeront à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Cette projection constitue une première pour l’armée congolaise qui n’a jamais participé à une mission internationale de maintien de paix.

 

Ces soldats de RDC vont opérer aux côtés de leurs 500 camarades congolais (Brazzaville) du Groupement de paras commandos déjà déployés en RCA et qui ont perdu un soldat le 5 décembre, à Bossangoa. A noter que la MISCA est commandée par le Congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Les effectifs de la MISCA:

- Cameroun: 500

- Gabon: 500

- RDC: 85O à venir

- Burundi: 850

- Rwanda: effectifs non communiqués

- Congo Brazzaville: 500

- Tchad: 850

- Guinée équatoriale: 200

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 14:19
Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCA

 

20/12/2013 09:01 Sources : EMA

 

Le 19 mars 2013, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), force de l’Union Africaine, a officiellement pris le relais de la Force multinationale des Etats d’Afrique Centrale (FOMAC).

 

La force de la MISCA s’appuie sur le dispositif de l’ex-FOMAC, dont les effectifs sont déjà déployés sur l’ensemble du territoire. La force Sangaris continue de favoriser la montée en puissance et le déploiement opérationnel de la MISCA, dont un tiers des effectifs est actuellement stationné en dehors de Bangui. Le contingent de cette force continue à se renforcer, ayant déjà atteint le volume de 3700 militaires et policiers.

 

Actuellement, la majeure partie des 1600 militaires français engagés dans l’opération Sangaris sont déployés à Bangui. Des éléments français présents sur le sol camerounais vont rejoindre Bangui dans les prochains jours afin d’effectuer la relève de l’échelon d’urgence qui avait été engagé le 6 décembre dernier.

 

La force Sangaris poursuit avec la MISCA le contrôle des mesures de confiance et, si nécessaire, le désarmement de l’ensemble des éléments armés qui n’ont pas déposé les armes. Elle agit de façon impartiale conformément aux mesures énoncées et relayées par l’autorité de transition le 7 décembre. Depuis le 13 décembre, un certain apaisement a été constaté à Bangui, bien que la situation reste complexe et volatile. Aujourd’hui, la majorité des groupes armés qui faisaient régner la terreur appliquent les mesures de confiance et  ont accepté la logique de cantonnement. Les opérations sont ainsi entrées dans une nouvelle phase visant à aller à la rencontre de la population et de l’ensemble des acteurs locaux, afin de rétablir le dialogue et de leur expliquer le but de l’opération Sangaris.

 

D’un point de vue humanitaire, la population vient toujours chercher la protection d’entités extérieures parmi lesquelles les forces françaises. C’est le cas sur l’aéroport de M’Poko avec un volume de déplacés qui peut atteindre, la nuit, jusqu’à 30 000 réfugiés. Seule la baisse du niveau de violence en ville pourra permettre aux populations de regagner leurs habitations.

 

Au Nord, dans la région de Bossangoa et de Bozoum, les militaires français sont présents et poursuivent leurs patrouilles aux côté des forces de la MISCA.

 

Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.

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Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCA
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: plus de 7.000 Séléka désarmés et cantonnés dans les casernes

 

18 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Plus de 7.000 membres de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka (au pouvoir) ont été désarmés ces dix derniers jours à Bangui et sont désormais consignés dans leurs casernes, a indiqué mercredi à l'AFP un haut-responsable de la force africaine dans le pays.

 

Il y a de moins en moins de Séléka dehors, le gros des troupes est en cantonnement. En ce moment, un peu plus de 7.000 hommes ont été désarmés et sont déjà cantonnés dans les différentes casernes de la capitale, a affirmé ce responsable militaire au sein de la Misca, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

 

On tend à revenir vers une situation normale à Bangui, où les violences inter-religieuses ont fait plus de 600 morts depuis le 5 décembre, a-t-il observé.

 

De temps en temps il y a encore des coups de feu dans certains quartiers, mais ça se calme par rapport aux pillages et aux exactions du début du mois. Nous restons vigilants parce que ça peut toujours redémarrer, a souligné la même source.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes armés musulmans venus du nord du pays.

 

Après des mois d'exactions en tous genres des Séléka sur les populations chrétiennes, les violences inter-religieuses se sont déchaînées le 5 décembre et les jours suivants, à la faveur d'une attaque de milices chrétiennes sur Bangui, et des représailles sanglantes de la Séléka qui ont suivi.

 

Ces événements ont précipité l'intervention militaire de la France, avec 1.600 soldats qui tentent depuis lors de désarmer les belligérants et opèrent en soutien à la Misca.

 

Les opérations de désarmement par les soldats français et la Misca avaient débuté le 9 décembre à Bangui, visant en priorité les combattants ex-Séléka, de facto les seuls à déambuler en armes dans les rues de la ville.

 

Mardi, l'armée française a mené une nouvelle opération de désarmement, qui s'est déroulée cette fois dans un quartier nord de la capitale, bastion des milices d'auto-défense chrétiennes anti-balaka (anti-machettes).

 

A Bouar et à Bossangoa, épicentre des violences entre chrétiens et musulmans dans le nord-ouest du pays, le calme est revenu, mais il y a toujours des accrochages entre Séléka et (milices) anti-balaka dans les villages alentours, a ajouté le responsable de la Misca.

 

Selon ce haut-gradé, la Misca compte désormais près de 3.700 hommes en Centrafrique, dont les trois quarts sont déployés à Bangui aux côtés de l'armée française. La Misca - Mission internationale de soutien à la République centrafricaine - devrait compter à terme jusqu'à 6.000 hommes. Elle comprend des contingents camerounais, congolais (Brazza), gabonais, tchadien, de République démocratique du Congo (RDC), de Guinée équatoriale, et depuis peu du Burundi.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:45
UE: la Centrafrique au menu du sommet européen de Bruxelles

 

18 décembre 2013 Par Grégoire Lory - RFI

 

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé mardi 17 décembre devant l'Assemblée nationale que plusieurs partenaires européens apporteraient leur soutien militaire à la France en Centrafrique. Mais l'opération Sangaris n'a pour l'instant reçu que peu de soutiens concrets de la part des partenaires européens de la France autres qu'un soutien financier à la MISCA. La Centrafrique sera au programme du sommet européen de Bruxelles les 19 et 20 décembre.


 

Dans leur ensemble les Etats membres de l’Union rechignent à intervenir sur le terrain en Centrafrique aux côtés de la France. Paris a pourtant invité ses partenaires à participer à l’opération en cours. Et à en croire le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ces appels devraient porter leurs fruits.

 

à (re)lire : Laurent Fabius annonce des renforts européens en Centrafrique

 

Toutefois pour l’instant il n’y a rien de confirmé en provenance des différentes capitales. Il a même été question de mise au point. Ainsi en Belgique : des rumeurs annonçaient en effet l’envoi de 150 soldats belges pour une mission de protection. Une hypothèse jugée prématurée par le ministère belge de la Défense ainsi que par l’état-major. L’armée serait en fait pour l’instant en train d’étudier la demande française d’un soutien autre que du transport aérien.

D’autres Etats membres ont aussi fait savoir qu’il n’était pas à l’ordre du jour d’envoyer des hommes sur le terrain. C’est le cas du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou encore de la Pologne. Mais tous soutiennent l’intervention française. Londres et Berlin ont mis à disposition des appareils pour permettre le transport de troupes ou de matériel. Cette aide logistique pourrait d’ailleurs être élargie. La Pologne confirme être prête à engager un avion de transport tout comme les Pays-Bas.

 

La politique de sécurité et la Centrafrique au menu du conseil européen

La question centrafricaine sera aussi évoquée à partir de demain lors du sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union. Les 28 doivent se pencher sur la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ce sera donc l’occasion pour le président français de préciser son idée de Fonds européen permanent de soutien aux opérations militaires. Ce dispositif permettrait de financer les interventions en urgence dans un pays en crise.

Car si les Européens semblent divisés sur les questions militaires, l’Union intervient par d’autres canaux en Centrafrique. Les Européens financent ainsi à hauteur de 50 millions d’euros la MISCA, la Mission internationale de soutien sous conduite africaine.

 

→ à (re)lire : Cinq options pour un soutien international à la Misca en Centrafrique

 

A travers ses programmes d’aide au développement, l’Union est là aussi très impliquée. La Commission a annoncé lundi le déblocage de plus de 18 millions d’euros supplémentaire pour l’aide humanitaire. Cette enveloppe va permettre de répondre à une partie des besoins urgents comme la distribution d’eau, de produits alimentaires et encore des abris. La Commission a aussi déployé un service aérien. Jusqu’à 200 rotations quotidiennes ont lieu entre Douala au Cameroun et Bangui pour acheminer des marchandises et du personnel humanitaire.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:45
Départ des premiers soldats burundais pour la Centrafrique

 

13 décembre 2013 Par RFI

 

Début du déploiement, ce jeudi 12 décembre, des soldats burundais au sein de la Misca, en Centrafrique. Les premiers éléments du contingent burundais ont quitté Bujumbura ce jour à bord d’un avion de l’US Air force envoyé par les Etats-Unis. Les autres soldats devront suivre très rapidement.

 

Les avions promis par l’armée américaine étaient attendus depuis trois jours. Le premier, un gros porteur C17, a atterri à l’aéroport de Bujumbura, ce jeudi 12 décembre au matin. Puis les choses n’ont pas traîné : on a embarqué à bord l’équipement et ensuite les premiers éléments (54 soldats) du contingent burundais qui va être déployé au sein de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

L’adjudant Dieudonné Nimpagaritse sait que la mission ne sera pas de tout repos mais il se dit confiant  : « Nous avons tout l’équipement nécessaire. Nous sommes habitués à ce type de missions car nous avons l’expérience de la Somalie. En plus, nous avons été bien formés aux techniques de combat, notamment par les Américains pendant deux mois. On ne craint rien, le moral est au beau fixe. »

 

C’est le commandant en chef du contingent, le lieutenant-colonel Potien Hakizimana, qui est monté à bord le premier. Sa mission, une fois sur place, sera de « procéder au désarment de nombreuses milices qui pullulent à Bangui et sécuriser la population et ses biens », explique l’officier burundais.

 

Ce sont des avions américains qui vont assurer des rotations entre les deux capitales et, au final, un bataillon de 850 soldats burundais va être déployé en Centrafrique d’ici quatre jours, selon l’armée burundaise.

 

Après quelques jours passés dans la capitale centrafricaine, le contingent burundais sera ensuite chargé de sécuriser une zone située dans l’est de ce pays, une région où opèrent notamment des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:55
Jean-Yves Le Drian attendu vendredi matin à Bangui

 

13 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est attendu vendredi matin à Bangui où il doit s'entretenir avec les autorités de transition en Centrafrique et rencontrer les forces françaises déployées dans le pays, a-t-on appris dans son entourage.

 

M. Le Drian doit notamment s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source.

 

A Bangui, le ministre fera un point de la situation avec le chef des forces françaises en RCA, le général Francisco Soriano, une semaine après le début de l'intervention militaire française, Sangaris, dans le pays.

 

Attendu tôt le matin dans la capitale centrafricaine, il doit également rencontrer les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Il s'entretiendra par ailleurs avec les principales autorités religieuses du pays, en proie aux violences interconfessionnelles entre chrétiens et musulmans.

 

La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochages à proximité de l'aéroport.

 

Le président français François Hollande s'était lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, dangereuse mais nécessaire, si l'on veut éviter un carnage dans le pays.

 

La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:45
MISCA - source journaldebangui

MISCA - source journaldebangui

 

12-12-2013 French.china.org.cn

 

Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'ambassadeur Ahmad Allam-Mi, se rendra en fin de semaine à Bangui, capitale de la Centrafrique, où il assistera à une cérémonie de transfert d'autorité entre la Mission de la commission défense et sécurité de la CEEAC pour la paix en République Centrafricaine ( MICOPAX2) et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA, une force sous commandement de l'Union Africaine), annonce la CEEAC dans un communiqué.

 

Les vols commerciaux vers Bangui étant suspendus, le patron de la CEEAC et sa suite se rendront à Bangui à bord d'un vol privé dans les dates et les horaires qui n'ont pas été communiqués pour des raisons de sécurité.

 

La MISCA remplacera les soldats de la MICOPAX 2 opérationnels dans le pays depuis plusieurs années. Mais les troupes de l' Afrique centrale conservent l'ossature de la nouvelle force qui passe sous mandat de l'Union africaine. Un général camerounais dirigera le volet militaire de la force qui sera placée sous la tutelle du général congolais (Brazzaville)à la retraite, Jean Marie Michel Mokoko. Le Gabon patronnera le volet police de la MISCA.

 

Ces troupes travailleront en parfaite harmonie avec les 1.600 soldats français déjà sur place, indique-t-on. F

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA

photo EMA

 

12 décembre, 2013 Guillaume Belan (FOB)

 

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens » disait Clausewitz. Une  célèbre phrase qui a une résonance particulière appliquée à la RCA. Car si militairement, le déploiement français est un succès, les buts, qui ne peuvent être, à terme, que politiques sont eux, extrêmement compliqués à atteindre. Pourquoi ?

 

Les trois phases de l’opération Sangaris

 

L’opération Sangaris peut se décliner en trois phases:

 

La première est purement militaire et est déjà un succès : le déploiement à des milliers de kilomètres d’une force de 1600 soldats. Il faut le reconnaître, c’est aujourd’hui une mission bien réalisée et rondement menée. Très peu d’armées au monde en sont capables. Forces pré-positionnées et forces d’alerte Guépard ont été sollicitées, intervention du génie pour préparer ce renforcement conséquent… Le Mali l’avait déjà démontré, la Centrafrique le confirme : la France dispose encore, comme très peu d’armées, de sa capacité d’entrée en premier sur un théâtre d’opération.

 

La deuxième phase est nettement plus compliquée, c’est celle du désarmement. Déjà, deux soldats l’ont payé de leur vie. Même si cette phase s’annonce très délicate et dangereuse, elle rentre cependant dans la gamme des « savoir-faire » militaires français, par ailleurs rompus aux opérations en Afrique. Difficile mais pas impossible.

 

La troisième phase est celle de la stabilisation du pays, avec pour objectif, une organisation des élections présidentielle en 2015. Ainsi qu’une reconstruction de la vie économique du pays, une étape nécessaire. Cette phase là s’annonce très compliquée.

 

La MISCA, pas si simple…

 

Première difficulté : la force africaine déployée, la FOMAC (Force multinationale des Etats d’Afrique centrale), qui est en train de devenir la MISCA (mission internationale de soutien à la Centrafrique), que la France est censée appuyer pour reprendre contrôle du territoire centrafricain. Cette FOMAC est constituée de différentes armées africaines, dont principalement les soldats tchadiens. Problème, les tchadiens sont considérés par la population locale comme des traîtres. Il faut dire que de nombreux réfugiés tchadiens fournissent les rangs de la Séléka, qui a renversé le gouvernement Bozizé et amené au pouvoir un Djotodia très contesté. Cette hostilité de la population envers les soldats tchadiens a été déjà constatée par de nombreux journalistes sur place (par exemple lire ici une dépêche de l’AFP)

 

L’autre difficulté vient des Sud-africains, l’autre grande composante de la FOMAC, dont les soldats sont présents principalement au sud et sud-est de la Centrafrique. En effet, ces derniers contestent l’intervention et le bien fondé de la mission française. L’absence du président Jacob Zuma au sommet africain de l’Élysée la semaine dernière (annoncée avant la mort de Mandela) le confirme. Leur message est clair : la sécurité de l’Afrique ne peut être assurée que par les africains eux-mêmes. Exit les anciennes puissances coloniales !

Patrouille de la FOMAC  (crédits: ECPAD/ Ministère de la Défense)

Patrouille de la FOMAC
(crédits: ECPAD/ Ministère de la Défense)

Un conflit régional

 

La situation très compliquée dans laquelle la France s’est plongée ne peut se comprendre que par sa dimension régionale, le conflit concernant au premier chef le Tchad et le Soudan.

 

La Séléka, qu’est-ce que c’est ?

 

Les milices de la Séléka sont un regroupement de différentes factions très hétérogènes qui ont renversés par un coup d’Etat le président Bozizé pour placer l’un des leurs : Michel Am-Nondokro Djotodia. Ces forces hétéroclites n’ont de commun entre eux qu’une seule chose : la religion. Ils sont tous musulmans, dans un pays majoritairement chrétien.

La Séléka est tout d’abord constituée des populations centrafricaines vivant à l’Est et au Nord-Est du pays, en gros les zones frontalières avec le Tchad et le Soudan. Une population de confession musulmane et qui s’est toujours sentie marginalisée dans un pays composé et dirigé par des chrétiens.

La seconde composante de la Séléka, ensuite, est formée de combattants issus des mouvements de l’opposition tchadienne, qui étaient traditionnellement stationnés au Darfour, à l’époque où Khartoum luttait contre le régime d’Idriss Déby, le président tchadien. Ces combattants tchadiens sont aujourd’hui devenus encombrants, rejetés à la fois par le Tchad et par le Soudan, depuis que les deux régimes se sont finalement entendus il y a environ trois ans. Ces combattants, en déshérence, se sont réfugiés naturellement dans l’état voisin le plus failli : la RCA. Là, ils sont venus gonfler les rangs de la Séléka pour mettre de force Djotodia au pouvoir à Bangui.

La troisième composante de la Séléka est aussi probablement la plus redoutable. Il s’agit  des Janjawid soudanais. Ce sont là les combattants arabes du Darfour qui se sont opposés militairement contres les diverses rebellions africaines au Darfour. Or, depuis le déploiement de la force internationale au Darfour, ces anciens alliés de Khartoum sont devenus, de facto, un problème pour le nouveau Soudan. Résultat, ils se sont mués en bandits de grand chemin, redoutés, migrant vers la terre d’accueil centrafricaine pour se livrer librement à des pillages, commerces divers, d’animaux ou de diamants…

Pour que la liste des groupements formant la Séléka soit complète, il faut également y ajouter certains combattants du Nord Mali et du Sud Lybien, qui ont trouvé en l’état failli de RCA, un havre de paix pour perpétrer leurs exactions et leurs combats pour le djihad.

 

Rebelles soudanais  (crédits: DR)

Rebelles soudanais
(crédits: DR)

La diplomatie à la peine

 

L’objectif de l’opération Sangaris est aussi là : éviter que la RCA de demain ne ressemble au Mali d’hier. Les États faillis sont une terre d’accueil privilégiée pour les terroristes et autres bandits.

 

La France se retrouve ainsi aujourd’hui au centre d’un problème régional qu’elle a bien du mal a régler. Autant, le régime tchadien est à l’écoute de Paris, car Idriss Déby va se représenter aux présidentielles l’année prochaine pour un énième mandat et il a besoin de l’appui de la France. De ce côté, là, pas de soucis.

Le problème est que le Soudan est un élément essentiel de cette équation, or Paris a rompu tout dialogue diplomatique avec Khartoum. La cause : le fait d’avoir invité en grandes pompes tous les chefs des rébellions soudanaise et sud soudanaise il y a quelques semaines à Paris. Un comportement inacceptable pour Karthoum qui a boycotté le sommet de l’Elysée de la semaine dernière. Une relation donc très compliquée…

 

 

Le fantôme de la Françafrique…

 

Ainsi si militairement, les soldats français peuvent réussir à réinstaurer une situation sécuritaire à peu près stable sur le territoire centrafricain (en combien de temps et après combien de pertes ?), quelle est l’issue politico-économique de la RCA ? Là, l’équation apparaît extrêmement compliquée. D’autant plus que tout comme les structures étatiques centrafricaines, la classe politique locale est inexistante. Vouloir mettre dehors le président actuel Djotodia, installé par un coup d’état est un passage obligé pour Paris et c’est bien compréhensible. Mais, gros problème, qui viendra ensuite ? Un nouveau président dès l’année prochaine ?  Mais il n’y a aucune formation politique, aucune élite éduquée! On n’imagine pas Paris s’inspirer d’un scénario américain « à l’Afghane » pour mettre au pouvoir un exilé qui ne serait qu’un pion à la botte des français sans aucune légitimité démocratique. Ce serait là replonger dans les pratiques les plus obscurs de la Françafrique dont Paris clame haut et fort avoir fait table rase… Outre ce délicat aspect politique, la stabilité de la RCA passe aussi nécessairement par un plan économique. La population a besoin de travailler et de se nourrir. Or, malgré les nombreuses ressources du pays (uranium, or, diamants…), quel est le plan de reconstruction (ou plutôt de construction) économique pour le pays ?

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA

photo EMA

 

 

11 décembre 2013 à 04:25 Par RFI

 

Le Burundi avait promis d’envoyer des troupes au sein de la Misca en Centrafrique depuis plus de deux mois, mais le pays s’était heurté jusqu’ici au manque de matériels et à des problèmes de logistiques. Or, depuis la dégradation de la situation dans ce pays, l’intervention de l’armée puis le sommet de l’Elysée, les choses ont changé. La France, qui veut être épaulée par une Misca renforcée, s’est impliquée et comme par miracle, les problèmes ont été résolus, du coup les troupes burundaises devraient être sur place avant la fin de la semaine, selon l’armée burundaise.

 

Les troupes burundaises étaient prêtes depuis un bon moment, un bataillon de 850 hommes préparés dans un premier temps pour être envoyés en Somalie.

 

Mais devant l’urgence de la situation en Centrafrique, Bujumbura a accepté de déployer ces troupes dans ce pays. Restait à résoudre la question de leur acheminement à Bangui et c’est la France qui s’est chargée de demander aux Etats-Unis de donner un coup de main dans ce sens, selon un communiqué du ministère américain de la Défense. Deux avions militaires américains sont attendus à Bujumbura d’un moment à l’autre.

 

« Les militaires burundais qui ont été choisis pour participer dans la mission de maintien de paix en République centrafricaine sont prêts, l’équipe est déjà prête, affirme le porte-parole de l’armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza. C’est bataillon, qui se trouve à l’aéroport international de Bujumbura. D’un moment à l’autre, il peut décoller. »

 

Après plus d’une décennie de guerre civile qui a pris fin en 2006, le Burundi est en train de s’imposer dans de nombreuses missions de paix. Ce pays a déjà déployé en Somalie quelque 5 500 soldats au sein de l’Amisom en Somalie, un contingent de près de 500 hommes est prêt à être déployé au Mali et Bujumbura se dit prêt à examiner toute demande supplémentaire en faveur de la Centrafrique.

 

« Pour le moment, on a demandé un bataillon, on a préparé un bataillon. On est à la hauteur et s’il y a une demande supplémentaire, on est prêt à examiner le cas. »

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les USA vont mettre à disposition des avions de transport

 

09 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - Les Etats-Unis vont mettre à disposition deux appareils de transport C-17 pour convoyer des troupes africaines, notamment burundaises, en Centrafrique à la suite d'une demande d'assistance de la France, a indiqué lundi le Pentagone.

 

Cette décision a été prise après une conversation téléphonique dimanche entre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue américain Chuck Hagel, affirme le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

 

A court terme, la France a demandé un soutien en matière de transport aérien pour permettre aux forces africaines de se déployer rapidement pour empêcher que les violences ethniques ne continuent de s'étendre en République centrafricaine, plaide-t-il.

 

Chuck Hagel a notamment ordonné au commandement américain chargé de l'Afrique (Africom) qu'il transporte des troupes burundaises vers la Centrafrique dans le cadre de la mission de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

Quelque 850 soldats burundais doivent ainsi être transportés par deux gros porteurs C-17 dans les prochains jours, selon un responsable américain de la Défense. Nous espérons commencer d'ici 24 heures, a indiqué à l'AFP ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

A ce stade, la mission dévolue aux deux avions américains concerne exclusivement le transport des troupes burundaises et de leur équipement, une tâche qui devrait être réalisée en quelques jours.

 

L'Union africaine a décidé de porter sa force en Centrafrique (Misca) à 6.000 hommes, contre 3.600 initialement prévus, a annoncé samedi la présidence française à l'issue d'un mini-sommet à Paris sur la situation dans ce pays.

 

Aucune date n'a été fixée pour le renforcement de cette force, qui ne compte actuellement que 2.500 hommes sur place, sous-équipés et mal entraînés.

 

Les Etats-Unis se joignent à la communauté internationale dans cet effort parce que nous pensons qu'une action immédiate est nécessaire pour empêcher une catastrophe humanitaire, justifie le Pentagone.

 

Washington continue de travailler à identifier des ressources supplémentaires susceptibles d'être mises à disposition de la Misca, ajoute-t-il.

 

Nous continuons de parler avec les Français et les partenaires dans la région pour voir de quelle façon nous pouvons soutenir le mieux la mission de l'Union africaine, selon ce responsable.

 

Les Etats-Unis ont déployé depuis plus d'un an une centaine de soldats des forces spéciales pour une mission d'assistance aux troupes africaines chargées de la traque de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et de son chef Joseph Kony. Ces troupes sont basées en Ouganda mais sont amenées à évoluer jusque dans l'Est de la Centrafrique.

 

Le Royaume-Uni a de son côté également mis à disposition un gros porteur C-17 pour convoyer des équipements français vers la Centrafrique.

 

Lors de l'intervention française au Mali en janvier dernier, le Pentagone avait mis à disposition de Paris pendant plusieurs semaines des avions de transport ainsi que des avions de ravitaillement en vol ainsi qu'un soutien en matière de renseignement.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:12
Sangaris: point de situation du 9 décembre

 

09/12/2013 23:07 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris en Centrafrique.

 

Le 9 décembre 2013, les éléments de la force Sangaris stationnés à Bangui se sont déployés avec les forces de la FOMAC dans l’ensemble de la ville, pour faire appliquer 3 mesures destinées permettre le retour à un niveau sécuritaire minimal. Ces mesures, clairement énoncées et relayées par les autorités de transition depuis le 7 décembre stipulaient que seules les forces armées de police et de gendarmerie étaient autorisées à circuler dans la capitale dès lors qu’elles portaient un uniforme et des signes distinctifs formels ; que le port d’arme était prohibé pour tout autre individu et enfin que  tous les membres des groupes armés devaient se rendre dans un point unique de cantonnement.

 

Au fur et à mesure de leur progression, les militaires français n’ont rencontré aucune résistance. Ils ont rapidement constaté que les groupes armés avaient quitté leurs positions. Quelques contrevenants aux mesures de sécurité ont été appréhendés, leurs armes leur ont été confisquées.

 

Au cours de la journée, aucun élément n’a opposé de résistance à la force Sangaris. Seuls des tirs fugaces ont été observés. A chaque fois, la riposte des militaires français a fait cesser les tirs.

 

En dépit d’accès de violence ponctuels de la part d’une partie de la population, l’action de la force a contribué à abaisser la tension.

 

Ce soir, la population n’est plus menacée par la terreur que faisait régner les groupes armés mais la tension demeure. La force Sangaris poursuit donc ses patrouilles dans la capitale Centrafricaine. Elle les poursuivra, de jour comme de nuit, aussi longtemps que nécessaire. Son objectif demeure identique : rétablir un niveau de sécurité minimal et faciliter la montée en puissance de la future Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Au Nord, des patrouilles ont été conduites dans la ville de Bossangoa.

Sangaris: point de situation du 9 décembreSangaris: point de situation du 9 décembreSangaris: point de situation du 9 décembre
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:58
photos EMA / ECPAD

photos EMA / ECPAD

 

07/12/2013 00:10 Sources : EMA

 

Sur décision du Président de la République, l’opération Sangaris a été lancée hier soir en République de Centrafrique.

 

En vue du rétablissement des situations sécuritaire et humanitaire en Centrafrique, l’opération Sangaris vise à créer les conditions pour la prise en charge de la situation par la mission de soutien à la Centrafrique (MISCA) de l’Union africaine.

 

L’opération Sangaris a été lancée suite à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2127, qui donne un mandat à la force africaine MISCA, mais aussi aux forces françaises, autorisées à appuyer, temporairement, la MISCA dans l'accomplissement de son mandat

 

Le commandement de la force Sangaris a été confié au général Francisco Soriano, commandant les Forces françaises au Gabon (FFG) et l’opération Boali en Centrafrique. Il a rejoint Bangui le 6 décembre en fin de journée, afin de commander au plus près la force Sangaris. Il est désormais au contact direct de l’ensemble des acteurs de la crise centrafricaine.

 

L’opération Sangaris s’appuie sur le dispositif de l’opération Boali dont le renforcement est actuellement en cours. L’opération Boali est ainsi mise en sommeil jusqu’à nouvel ordre.

 

Une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6eBima) et trois hélicoptères PUMA du détachement de l’Aviation légère de l’armée de Terre de Libreville sont arrivées dans la journée à Bangui. Ces premiers renforts portent aujourd’hui à 800 l’effectif militaires français à Bangui. Celui-ci devrait atteindre 1200 hommes dans les heures à venir. Le renforcement matériel se poursuit avec notamment, ce 6 décembre, le poser sur l’aéroport de M’Poko d’un C17 britannique qui a acheminé principalement des véhicules blindés.

 

La rapidité de cette mise en œuvre est rendue possible grâce à l’existence des forces prépositionnées en Afrique, telles que les forces françaises au Gabon (FFG), ainsi qu’au travail préparatoire qui a consisté à prépositionner des forces complémentaires au plus près dans la région.

 

Aujourd’hui, la force a poursuivi sa mission de sécurisation des ressortissants mais aussi de l’aéroport de M’Poko et des points d’intérêts français. Elle a conduit parallèlement des patrouilles afin de contribuer à un retour au calme, malgré une situation encore tendue. Deux patrouilles de Rafale ont par ailleurs survolé Bangui, signifiant la détermination de la force Sangaris aux groupes armés susceptibles de s’opposer aux militaires français.

Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013
Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 10:45
Centrafrique : lancement de l’opération Sangaris

 

06/12/2013 10:36 Sources : EMA

 

Le 5 décembre 2013, le Président de la République a annoncé sa décision de renforcer le dispositif militaire français en Centrafrique afin d’éviter une catastrophe humanitaire dans le pays.

 

« Le Conseil de sécurité vient d’adopter une résolution, à l’unanimité, donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger la population.

 

La France soutiendra cette opération. C’est son devoir, devoir d’assistance et de solidarité à l’égard d’un petit pays, la Centrafrique, bien loin d’ici, pays ami, pays le plus pauvre du monde. Pays qui nous appelle au secours.

 

Vu l’urgence, j’ai décidé d’agir immédiatement, c’est-à-dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens. Déjà, 600 militaires français sont sur place. Cet effectif sera doublé d’ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures.

 

La France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines. Je veux que toutes les informations soient données. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement, dès la semaine prochaine.

 

Il y a un an, au Mali, la France était appelée pour lutter contre une invasion terroriste. Elle y est parvenue. Aujourd’hui, dans des circonstances très différentes, la France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire. Elle sera là.

 

J’ai pleine confiance en nos soldats pour mener cette opération. Je sais leur sens du devoir, leur grande qualité professionnelle. Cette intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer. Je suis sûr de son succès. »

 

Cette décision a été précédée de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 2127 qui prévoit en particulier :

 

    le soutien des Nations unies à la Force africaine, la MISCA dont l’effectif devrait atteindre les 4000 hommes.

    Le soutien par les forces françaises de cette force africaine, avec autorisation d’usage de la force au besoin.

 

Actuellement, plus de 650 militaires français sont déployés à Bangui. Plus de 400 le sont depuis fin mars 2013, et 250 spécialistes des transmissions, du génie et de la logistique sont arrivés depuis la fin novembre.

 

Depuis jeudi soir, les premiers renforts en provenance du Gabon ont été projetés sur l’aéroport de Bangui. Il s’agit de la compagnie parachutiste (COMPARA) du 6e bataillon d’infanterie de marine (6e BIMa) de Libreville. D’autres éléments se préparent dès à présent à renforcer le dispositif français dans la capitale centrafricaine.

 

Durant toute la nuit du 5 au 6 décembre les éléments de la force Sangaris présents à Bangui ont effectué des patrouilles blindées en vue d’interdire la reprise des combats et garantir la sécurité de nos ressortissants.

 

Dans la journée du jeudi 5 décembre, les militaires français contrôlant l’aéroport de Bangui avaient déjà assuré la sécurité d’une foule de près de 2000 centrafricains qui se sont réfugiés auprès d’eux pour fuir les combats.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:45
rca-04-12-2013-service-infographie-du-figaro

rca-04-12-2013-service-infographie-du-figaro

 

05 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - L'Union européenne examine le soutien, essentiellement financier, qu'elle prévoit d'apporter à l'intervention des troupes africaines et françaises en Centrafrique après le feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

 

L'UE devrait saluer, dans une déclaration attendue en fin de journée, le mandat accordé par le Conseil de sécurité aux forces françaises pour intervenir en soutien à la Misca (force africaine en RCA), a-t-on indiqué de même source.

 

Décidée à apporter un soutien à cette mission, l'UE examine plusieurs options, qui sont essentiellement d'ordre financier, a indiqué Michael Mann, le porte-parole du service diplomatique.

 

L'aide consacrée au fonctionnement de la Misca devrait être substantielle, probablement de plusieurs dizaines de millions d'euros, selon des sources diplomatiques.

 

D'ores et déjà, Londres a proposé une aide logistique limitée à la France. Selon des sources gouvernementales, elle devrait se traduire par la mise à disposition d'un avion militaire gros-porteur C-17, comme cela avait été le cas lors de l'intervention française au Mali en janvier. Mais l'envoi de troupes britanniques n'est pas une option sur la table, a averti un porte-parole du ministère britannique de la Défense.

 

La France et la Grande-Bretagne ont renforcé ces dernières années leur coopération militaire, en insistant notamment sur l'interopérabilité qui les a conduites à agir conjointement en Libye, en 2011.

 

Au cours des discussions à Bruxelles, des experts de l'UE avaient évoqué la possibilité de déployer le groupement tactique européen (battlegroup), dont l'objectif est de pouvoir participer rapidement à des opérations à l'étranger.

 

Créé en 2007, ce groupement n'a encore jamais été utilisé sur un théâtre d'opération. Pour le second semestre 2013, il comprend environ 1.500 militaires de cinq pays, dont le Royaume-Uni, qui le dirige.

 

Selon des sources diplomatiques, des responsables britanniques ont demandé que l'analyse des experts évoquant le déploiement du battlegroup ne soit pas communiquée aux Etats membres, appelés à décider.

 

Les Britanniques sont traditionnellement réticents à un renforcement des outils de défense commune au sein de l'UE, privilégiant l'Otan ou les accords ad-hoc entre pays.

 

Des responsables de certains pays ont par ailleurs mis en avant l'absence d'une demande par la France d'un déploiement de forces européennes.

 

Dans leur analyse, les experts de l'UE soulignaient que l'envoi d'une force militaire européenne serait susceptible de contribuer notablement au rétablissement de la sécurité pour la population, facilitant ainsi la distribution de l'aide humanitaire en Centrafrique.

 

L'UE a débloqué une aide humanitaire d'urgence de 20 millions d'euros depuis le début de l'année pour les victimes des violences en Centrafrique.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: arrivée de 500 soldats du Congo

 

1 décembre, 2013 - 23:33 GMT BBC Afrique

 

C'est dans la soirée de dimanche que les 500 soldats congolais sont arrivés à l'aéroport de Bangui.

 

Ils ont immédiatement rejoint leur base, située juste à côté de l'aéroport.

 

Ils viennent renforcer la Force Multinationale des Etats d'Afrique Centrale (FOMAC) déjà déployée sur place, dans sa mission d'appui au rétablissement de l'ordre en Centrafrique.

 

Jusqu'au 19 décembre, le mandat de la FOMAC est d'aider la gendarmerie, l'armée et la police à rétablir l'ordre.

 

C'est ensuite la MISCA, la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique, qui prendra le relais.

 

La MISCA, qui bénéficiera du soutien logistique de l'ONU, comprendra 3.600 hommes.

 

L'arrivée des 500 soldats porte à un millier le nombre de troupes congolaises sur le sol centrafricain.

 

Le Congo Brazzaville est d'ailleurs le plus gros contributeur de la force africaine. Et c'est un Congolais, le général Jean-Marie Michel Mokoko, qui sera à la tête de la MISCA.

 

Selon le correspondant de la BBC sur place, les habitants de Bangui se disent soulagés par cette arrivée d'un nouveau contingent.

 

Le pays est sous le coup d'un couvre-feu depuis vendredi.

 

Conférence nationale

 

Par ailleurs, le président de transition , Michel Djotodia, a annoncé dimanche la tenue prochaine d’une conférence nationale devant permettre à son pays de remédier à une profonde crise humanitaire et sécuritaire.

 

"Sur recommandation des chefs d’Etat de la CEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, 10 pays), une conférence nationale sera organisée, afin de permettre aux Centrafricains de se parler et de trouver les remèdes aux maux qui gangrènent notre société et la nation tout entière", a déclaré M. Djotodia dans un discours, à l’occasion de la fête nationale.

 

"La réconciliation entre fils et filles de la Centrafrique est la voie incontournable à prendre", a-t-il encore dit, sans préciser la date à laquelle sera organisée la conférence nationale.

 

L’ancienne colonie française appelée l’Oubangui-Chari a été rebaptisée République Centrafricaine par son premier président Barthélémy Boganda, le 1er décembre 1958.

 

Depuis l’indépendance, le pays a connu plusieurs coups d’Etat, dont le dernier date de mars 2013, quand Michel Djotodia a renversé le général François Bozizé, avec le soutien de la Séléka, un mouvement rebelle officiellement dissous depuis plusieurs mois.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 19:45
photo EMA

photo EMA

 

 

30/11/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Après l’annonce mardi de l’envoi par la France d’un millier de soldats en Centrafrique les ex-rebelles détalent et quittent enfin la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois, rapporte l’AFP.

 

«De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s’en vont, ils quittent Bangui», a confié à l’agence de presse sous couvert de l’anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique.

Toujours selon la même source, il est impossible toutefois de chiffrer ces départs qui se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

Même constat d’un responsable d’une organisation humanitaire, rapporte l’agence française. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu’elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

«En quelques jours, toutes les agressions ont cessé», constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était en proie aux exactions des ex rebelles de la Séléka qui a renversé en mars dernier le régime du président François Bozizé.

 

 

Infographie localisant les conflits et la crise humanitaire en République centrafricaine (AFP)

 

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2003. Cette opération, dit la Défense française, vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), mission qui s’est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) depuis le 1er août. Parallèlement, si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français.

Les militaires français déployé en République Centrafricaine assurent la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants français.

Au contraire des pick-up bondés d’hommes en uniformes dépareillés qui terrorisaient la capitale et qui ont quasiment disparu des principales artères de la ville, les paras français chargés de tenir l’aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens se font pour leur part de plus en plus visibles avant l’arrivée des renforts et multiplient les patrouilles à bord de leur blindés.

Personne ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement l’ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, il restera toutefois à voir ce qu’il en sera dans l’ensemble du pays. Mais, «Qui ira  déloger les rebelles de la Séléka dans la forêts?», s’interroge-t-on.

 

Mini-sommet le 7 décembre à Paris

Un mini-sommet sur la Centrafique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l’ONU sur le sujet et dans la foulée d’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française, rapporte l’agence France-Presse.

Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, à l’initiative du président français François Hollande.

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d’une résolution de l’ONU autorisant le déploiement d’une force africaine soutenue par la France en Centrafrique.

Il réunira, outre M. Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

L’ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d’une coalition rebelle, la Séléka, aujourd’hui dissoute mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:45
Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui. - EMA / ECPAD

Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui. - EMA / ECPAD

 

30/11/2013 21:27 Sources : EMA

 

Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui.

 

Un détachement composé d’un peu plus de 200 militaires spécialistes des transmissions, du matériel et du service des essences des armées est arrivé à Bangui. Ce déploiement, effectué par l’escadron de transport Esterel, a été réalisé au titre des mesures conservatoires et préparatoires à un éventuel renforcement du dispositif à Bangui, comme l’a souhaité le Président de la République.

 

Dans les jours à venir, une dizaine de rotations d’Antonov 124 achemineront le matériel logistique et de soutien nécessaire à l’installation d’un tel renforcement.

 

Le dispositif militaire français déployé à Bangui s’établit désormais à plus de 600 militaires dont 240 au titre du détachement permanent de l’opération BOALI.

 

L’opération Boali vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), qui se transformera en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) le 19 décembre prochain. Si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français. Parallèlement, la présence des militaires français à Bangui permet de maintenir en activité l’aéroport de M’Poko, seule voie d’accès internationale à la RCA.

Centrafrique : un détachement de militaires spécialistes projeté à BanguiCentrafrique : un détachement de militaires spécialistes projeté à Bangui
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:50
Centrafrique: quel soutien européen pour l’intervention française ?

 

29 novembre 2013 par François d'Alançon – Vues du monde

 

La France s’apprête à jouer une nouvelle fois jouer le rôle du gendarme en Afrique.

 

François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont annoncé le déploiement d’un millier d’hommes en République Centrafricaine (RCA) pour une période « de l’ordre de six mois« . Le calendrier de l’intervention est conditionné au vote dans les prochains jours d’une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies qui lui donnera un cadre légal.  L’opération consisterait à assurer la sécurité des principaux axes routiers et des grandes agglomération. Dans un deuxième temps, l’armée française appuierait la Mission Internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), la force de maintien de la paix de l’Union africaine en RCA.

A la veille du conseil européen des 19 et 20 décembre 2013, en partie consacré aux questions de défense et de sécurité, la question se pose du partage du fardeau entre pays européens, quand la plupart d’entre eux n’ont aucune envie d’intervenir militairement aux côtés de la France, même s’il s’agit de la gestion des crises dans la façade sud du Vieux continent et donc, de la sécurité commune des européens.

L’Union européenne doit contribuer au financement de la MISCA, tout comme les États-Unis. De même, elle devrait apporter un appui à sa planification.

 

Sur le papier, plusieurs formes de soutien européen sont possibles:

- le déploiement des « battlegroups » ou « groupements tactiques » européens

Crées en septembre 2004, composés de 1 500 hommes, déployables en 15 jours pour une période d’au moins 340 jours, ils sont les seuls instrument de projection militaire de l’UE mais n’ont jamais été utilisés, faute de volonté politique. Lors de la crise du Mali, le groupe en alerte (France-Allemagne, Pologne) n’a pas été mobilisé. Certains pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie veulent les transformer en outils de gestion civile pour des actions de basse intensité ou non-combattantes.

Le groupement tactique actuellement en alerte se trouve être composé d’éléments britanniques, néerlandais et baltes, sous commandement britannique. Rien n’indique que Londres, La Haye et les autres capitales concernées donnent leur feu vert politique. Ne parlons pas du groupement tactique suivant, composé de Grecs, Roumains, Bulgares, Chypriotes et Ukrainiens…

- la mise en œuvre d’une mission ou opération militaire européenne de type EUFOR

Ce processus peut prendre plusieurs mois.

- des contributions bilatérales de pays européens en matériel, éléments logistiques, avions de transport, ravitailleurs, radio-communication.

- vers un « fonds OPEX européen » ?

Actuellement, les opérations conduites par un État membre sont entièrement à sa charge même lorsqu’elles bénéficient du soutien politique de l’Union, comme c’est le cas pour l’opération Serval au Mali (637 millions d’euros en 2013).

Dans un rapport d’information de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sur l’Europe de la Défense, le groupe UMP a proposé la création d’un « fonds OPEX européen » pour le cofinancement par les États membres, en proportion de leur PIB,  des opérations militaires conduites par un membre de l’Union pour la sécurité commune de l’Europe. Mais cela reste pour l’instant une idée franco-française à faire partager par les autres pays européens.

En attendant ce très hypothétique engagement européen, la France endosse les habits du gendarme dans un pays « au confluent de la crise sahélienne, de celle de l’Afrique de l’Est et de celle de l’Afrique centrale et des grands lacs« .

Comme si l’outil militaire était le seul à pouvoir enrayer la spirale du chaos dans cette vaste zone de non droit, sans États et sans institutions, ouverte à tous les réseaux et à tous les trafics.

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