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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 16:55
MMP missile - photo Laurent Guichardon - MBDA

MMP missile - photo Laurent Guichardon - MBDA

 

September 14, 2015: Strategy Page

 

In early 2015 a Swedish firm (Saab) agreed to design and produce warheads for the new French MMP (Missile Moyenne Portée) medium-range anti-tank missile (ATGM). Warhead deliveries are scheduled for 2017. This is a big deal for Saab, a Swedish company that is often a competitor when it comes to anti-tank weapons. Saab is often competing with the French manufacturer (MBDA) of MMP for ATGM business. The French military did the math and concluded that it was cheaper (and more effective) to buy certain key MMP components from the ATGM manufacturer with the best reputation. This was obviously cheaper and faster that having MBDA conducting their own research in that area.

 

MMP is a new generation of ATGM similar to the American Javelin or Israeli Spike but developed by a local firm because the French like to manufacture key weapons in France. The MMP will replace the older MILAN family of anti-tank missiles, which were also developed in France. The replacement effort goes back to 2009 when France rejected yet another Milan modernization proposal and in 2010 ordered 260 FGM-148 Javelin missiles from the United States. This purchase was quite a shock for French industry but also an incentive to develop an attractive locally made alternative to Javelin. This led to MMP and the Swedish warhead was seen as an asset, not a liability.

 

The MMP missile itself weights about 15 kg (33 pound), is 1.3 meters (51 inches) long 140mm in diameter. The weight of the firing unit, including tripod and battery, is another 11 kg (24 pounds). The missile can be fired from portable firing posts, vehicles and army aviation platforms (in the future). MMP features a dual-mode seeker incorporating an uncooled thermal and daylight television channel together with inertial reference unit. An uncooled IR seeker is especially useful, because it can be used very quickly, as opposed to cooled seekers like Javelin’s that require some time to become ready. The warhead is a 140mm caliber tandem shaped charge which according to producer is capable to penetrating any modern tank or two meters of concrete. The missile can engage targets 4,000 meters away. MMP also has a two-way datalink which provide fire-and-forget, man-in-the-loop and non-line-of-sight firing modes with either direct or top-attack (flying over a target and sending penetrator through the thin top armor). MMP can also soft-launch (be safely fired from confined spaces like buildings).

 

A heavier 8,000 meter version (called MLP) is in the works for helicopters and vehicles. MLP will replace the current HOT missiles.

 

MMP successfully conducted extensive test firings in early 2015. These included live-firing under various conditions. Some additional tests will take place before the end of 2015. The French Army had no doubt that the MMP effort would succeed and in late 2013 ordered 175 firing posts and 450 missiles, which deliveries beginning in 2017. The entire procurement contract for the French Army is for 2,850 missiles and 400 firing posts. MBDA expects MMP and MLP to be competitive export items.

 

Meanwhile the older (1970s) technology Milan has remained in production, mainly because it can still get the job done if used against lightly armored vehicles and older tanks. India is a major user (building Milan under license) because their likely opponents, until recently, only had tanks that Milan could handle. But now they have an aggressive China massing forces on the border and building much better protected tanks. The basic Milan is a 1.2 meter long, 125mm diameter, 7.1 kg (16 pound) missile. It has a minimum range of 400 meters and maximum range of 2,000 meters. At max range the missile takes about 13 seconds to reach its target. The missile is guided to the target by the operator via a thin wire. The launcher weighs 21 kg (46 pounds). The missile can penetrate about a meter (39 inches) of armor, making it effective against all but the most modern tanks (M-1, Challenger, Leopard 2). Since the 1970s, over 350,000 Milan missiles and 30,000 launchers have been built worldwide. More modern ATGM are wireless and require much less effort on the part of the operator but they are more expensive. Milans are now being phased out in favor of more modern designs although some will remain in service into the 2020s.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 13:55
Missiles : les trois défis de MBDA pour 2015

MBDA attend beaucoup des campagnes export du Rafale pour sécuriser son plan de charges. (photo Dassault Aviation)

 

17/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En dépit des fondamentaux financiers et économiques solides, MBDA doit lever toute une série de défis pour sécuriser complètement son activité au-delà de 2017.


 

Le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, peut être un patron heureux. Tous les clignotants du missilier européen sont au vert ou presque. Les prises de commandes (4,1 milliards d'euros, contre 4 milliards en 2013), dont celles à l'exportation (2,5 milliards, contre 2,2 milliards en 2013), ont battu de nouveaux records, tandis que la marge opérationnelle est proche des 10%. Seule petite contrariété mais qui était anticipée par la direction de MBDA, le chiffre d'affaires est en forte baisse (14%), glissant de 2,8 milliards d'euros à 2,4 milliards en raison de la contraction des budgets de défense en Europe, notamment en France et Grande-Bretagne.

Pas de panique pour autant, Antoine Bouvier a prévenu que "le chiffre d'affaires en 2015 se rapprocherait de 3 milliards d'euros" (contre 2,8 milliards en 2013 et 3 milliards en 2012). Une remontée logique puisque MBDA a engrangé ces deux dernières années 8 milliards d'euros de prises de commandes. Ce qui gonfle son carnet à 12,6 milliards à fin 2014 (10,8 milliards en 2013 et 9,8 milliards en 2012) grâce à un book-to-bill (ratio entre prises de commande et chiffre d'affaires) de 1,6 en moyenne sur 2013 et 2014. Pour autant, MBDA a du pain sur la planche pour glisser vers un avenir radieux. Et donc pas mal de défis à relever.

 

1/ Le défi permanent de l'exportation

L'exportation reste un défi permanent pour une entreprise 100 % défense comme MBDA. D'autant que le missilier doit faire face ces dernières années à une violente contraction des budget de défense en Europe. Dans l'esprit d'Antoine Bouvier, l'export doit donc prendre le relais et assurer "une dynamique de croissance importante". Il a gagné ce pari en 2013 et en 2014. Et devrait récidiver en 2015. Notamment grâce aux deux contrats signés en février en Égypte pour équiper les 24 Rafale (Mica, Scalp) et FREMM (Aster 15, Exocet) pour un montant de 1,1 milliard d'euros (dont 800 millions pour le contrat Rafale) et à celui en en cours de finalisation pour les corvettes Gowind (entre 300 et 400 millions). "Les contrats Egypte arrivent au bon moment en raison de l'incertitude sur la charge qui pesait en 2016 et 2017", a admis Antoine Bouvier. MBDA obtient en propre 40 % du montant du contrat et le solde est pour la filière (60%).

Le PDG de MBDA compte sur un deuxième grand contrat pour sécuriser complètement son plan de charge. Il a le choix entre les campagnes Rafale les plus prometteuses à plus ou moins court terme (Qatar et Inde) et celles sur la défense aérienne (Pologne, Turquie et Inde). Pour autant, ce sont toutes des campagnes difficiles et loin d'être gagnées en 2015. Soit pour des raisons de glissement de calendrier (Rafale Inde et Qatar, Air Defence en Pologne et Turquie), soit en raison de la perte du contrat (Pologne), ou soit en raison de l'arrêt du programme (Air Defence en Inde). Sur le SR-SAM, qui est une "déception" en 2014,  "notre objectif est de relancer cette campagne en 2015 sur la base du Make In india et de comprendre si ce programme a toujours des bases solides ou de réorienter  nos activités en Inde", a expliqué Antoine Bouvier.

En dehors des grands contrats, MBDA devraient comme chaque année obtenir des plus petits contrats (entre 50 et 200 millions d'euros) comme cela été le cas en 2014 avec le contrat Exocet au Brésil (130 millions d'euros) pour armer les hélicoptères de la marine. Par exemple, MBDA a une trentaine de campagnes plus ou moins actives en Inde.

 

2/ Le défi des programmes domestiques

Après avoir signé les contrats de développement du MMP (Missile moyenne portée), puis des missiles FASGW(H)/ANL (Future Anti Surface Guided Weapon (Heavy)/Anti Navire Léger), MBDA attend encore de la part de la direction générale de l'armement (DGA) la notification du contrat de développement de la modernisation de l'Aster 30, l'Aster 30 block 1NT dans le cadre d'une coopération franco-italienne. Une signature qui devait intervenir en fin d'année et qui a été depuis repoussée de semaine en semaine. Cette incertitude pourrait être liée à l'obtention ou pas du contrat Air Defence en Pologne (Wisla). En tout cas, on reconnait chez MBDA des discussions sur le lancement de ce programme. Dans sa nouvelle évolution, l'Aster 30 verra sa capacité d'interception augmentée pour traiter des missiles d'une portée allant jusqu'à 1.500 km.

C'est aussi le cas pour la modernisation du missile nucléaire ASMPA (air-sol moyenne portée amélioré). Conformément au discours de François Hollande sur la dissuasion nucléaire à istres, MBDA a obtenu de la part de la DGA des programmes d'études amont (PEA) sur la vitesse, "un élément déterminant" pour ce type de missile, la furtivité et les trajectoires de vol en vue de  développer le successeur du missile de la composante nucléaire aéroporté à l'horizon 2050. "C'est un programme qui tire la technologie pour l'ensemble de la filière missilière française", a rappelé Antoine Bouvier. En Grande-Bretagne, MBDA vise la modernisation du missile air-air ASRAAM et des études de faisabilité du programme Spear 3 pour équiper le F-35 d'une bombe planante.

Des contrats attendus par MBDA, qui a d'ailleurs consenti d'importantes réductions de charges de production en contrepartie de la notification de contrats de développement des futurs programmes de missiles. Notamment en France où MBDA a encaissé une baisse de 30 % sur les deux dernières lois de programmation militaire (LPM). Par exemple, MBDA n'a reçu en 2014 que 350 millions d'euros de crédits de paiement de la DGA. Aussi, il serait juste que la France se décide enfin pour la modernisation de l'Aster 30. En outre, en Grande-Bretagne, les experts s'attendent à de nouvelles coupes dans le budget du ministère de la Défense.

 

3/ Le défi de consolider la filière missilière italienne

Depuis l'arrivée du nouvel administrateur délégué et directeur général de Finmeccanica Mauro Moretti, MBDA Italie est entrée dans une période d'incertitude. Aussi bien sur le plan de la charge que sur le volet capitalistique. "Nous attendons du gouvernement italien la consolidation des budgets missiles en Italie, a reconnu Antoine Bouvier. Nous avons besoin d'avoir une visibilité sur le pipeline à venir. Et précisément nous avons besoin de savoir si les hypothèses de travail sont toujours les mêmes". Entre autre, la filiale italienne du missilier européen attend la notification de la modernisation de l'Aster 30. Pour autant, l'Italie cherche à faire des économies dans son budget de la défense, selon de bons observateurs de la filière défense italienne.

Ce qui pourrait pousser Finmeccanica à vendre les 25% qu'il détient dans MBDA. Des expressions d'intérêt, dont Airbus Group, ont déjà été adressées à Mauro Moretti, qui terrifie son entourage. Le président exécutif d'Airbus Group Tom Enders a déclaré fin février qu'il comptait discuter cette année avec Finmeccanica, notamment concernant MBDA, qui a pour actionnaires, outre le groupe italien, Airbus Group (37,5%), le britannique BAE Systems (37,5%). Le groupe italien semble être entré dans une période compliquée. D'autant qu'il y a une volonté de la part de Mauro Moretti de mettre au pas les grands barons de Finmeccanica, notamment dans les filiales.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 13:50
MBDA bat une nouvelle fois son record de commandes à l'export en 2014

MBDA a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export (Crédits : Roland Pellegrino, ministère de la Défense)

 

13/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le missilier européen a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export, en 2014.

 

Selon des sources concordantes, le missilier européen MBDA, qui va présenter lundi ses résultats de 2014, a battu à nouveau son record de prises de commandes à l'exportation. Après avoir réussi une belle année en 2013 (4 milliards d'euros, dont 2,2 milliards à l'export), le missilier européen a réédité l'année dernière sa performance commerciale. Et ce en dépit de quelques déceptions de prises de commandes attendues en 2014.

Selon plusieurs sources concordantes, MBDA a réussi à engranger environ 4 milliards d'euros de commandes, dont un peu plus de 2 milliards à l'export, en 2014. Des commandes qui concernent essentiellement des missiles de fabrication britannique. Notamment un contrat signé avec l'Arabie Saoudite, qui va équiper ses Eurofighter de missiles air-air Meteor, dont c'est le premier contrat export. Cette commande est estimée à un plus de 1 milliard d'euros.

 

Un book to bill supérieur à 1

En tout cas, cette performance va à nouveau ravir le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, qui avait fixé pour 2013 un objectif à ses troupes commerciales d'avoir un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes (le fameux book to bill) supérieur à 1. Et bingo, le groupe y parvient deux années consécutives alors que le carnet de commandes déclinait inexorablement depuis 2009. Il était même passé en 2012 pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

Seule ombre au tableau, le chiffre d'affaires de MBDA devrait être à la baisse en raison des efforts consentis (réduction des livraisons négociée avec la direction générale de l'armement) par Antoine Bouvier en vue de préserver l'avenir avec le développement de nouveaux programmes : Missile terrestre de nouvelle génération (MMP), Anti Navire Léger (ANL), CAMM, un missile britannique qui répondra aux besoins futurs des marines, forces terrestres et forces aériennes en matière de défense anti-aérienne.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:35
The MBDA Missile Moyenne Portée at Aero India 2015 photo StratPost

The MBDA Missile Moyenne Portée at Aero India 2015 photo StratPost

 

February 26, 2015 Saurabh Joshi – Stratpost.com

 

The four-km range MMP, which stands for Missile Moyenne Portée, or Medium Range Missile, is a new development for the French Army and has only been test-fired for the first time, earlier this month.

 

French arms company MBDA has offered it’s new MMP fifth generation Anti Tank Guided Missile (ATGM) as a base platform for co-development to India’s Defense Research and Development Organization (DRDO).

 

MBDA already supplies the Milan wire-guided ATGM system to the Indian Army.

 

MMP, which stands for Missile Moyenne Portée, or Medium Range Missile, is a new development for the French Army and has only been test-fired for the first time, earlier this month.

 

The offer to co-develop MMP, which was displayed at Aero India 2105, appears to be in competition to a proposal on the US-India Defense Technology and Trade Initiative (DTTI) table to co-develop an advanced version of the Javelin ATGM, manufactured by Raytheon and Lockheed Martin.

 

India also placed on order for the Israeli Rafael Spike ATGM system last October.

 

In comparison to the Milan 2T operated by the Indian Army, of which 4,100 were ordered in 2009, the MMP anti-tank missile system has a longer range of four kilometers and differs significantly in that it is not a wire-guided system.

 

According to MBDA officials who spoke to StratPost, the MMP has an uncooled infra red seeker and three operating modes: fire-and-forget, man -in-the-loop with fibre optic data link and lock-on-after-launch, wherein a third party can designate the target.

 

MBDA’s other proposal for co-development to DRDO, for the Maitri Short Range Surface to Air Missile (SRSAM) system has been in a coma for several years now, especially with the development and orders for the indigenous Akash SRSAM system.

 

At the same time, India also has an ongoing tender being contested for SRSAM systems, for which trials are currently underway and the next stage of which will be held in Israel.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 14:55
Une nouvelle menace : le VBCI T40

 

24 février, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Enfin ! Le VBCI entre dans la cour des grands, dans la catégorie des véhicules de combat d’infanterie les plus puissants au monde ! En passant d’un canon de 25mm à un 40mm complété par deux missiles anti-char, c’est un nouveau monde qui s’ouvre pour le VBCI et pour toute l’armée française !

 

Au cours du salon IDEX 2015, qui se tient du 22 au 26 février à Abu Dhabi, Nexter expose fièrement un VBCI, couleur sable, équipée de l’impressionnante tourelle T40. Celle-ci est dotée du canon de 40mm de CTA International, utilisant des munitions télescopées, et deux lance-missiles anti-char positionnés de part et d’autre de la tourelle. Ces lanceurs seront armés par des MMP, missiles qui ont effectué leurs premiers tirs réels il y a quelques jours. La tourelle T40 devrait offrir plus de souplesse dans l’usage du feu. Le canon de 40mm est suffisant pour traiter la plupart des véhicules de combat d’infanterie ou des transports de troupes blindés, voire des chars de combat par l’arrière ou les flancs, et les missiles anti-char permettent de détruire les véhicules lourds à distance de sécurité. Les EBRC Jaguar devraient remplacer les AMX-10RC et les ERC-90 Sagaie, armé respectivement d’un canon de 105mm et d’un canon de 90mm.

 

Nexter Systems at İDEX 2015 - photo LB

Nexter Systems at İDEX 2015 - photo LB

Si les VBCI français ne seront probablement pas, à court terme, rééquipés de cette tourelle, cette démonstration de Nexter nous permet de découvrir « en vrai » la tourelle qui équipera les futurs EBRC Jaguar français ainsi que les SCOUT du programme britannique FRES.

 

Avec cette tourelle, et les véhicules qui les porteront, l’armée française disposera enfin d’un véhicule de combat apte au combat de haute intensité, face à une menace lourde. Le pendant français des Bradley américains et BMP 2 russes, tous deux entrés en service dans les années 80 et équipé d’un canon automatique et de missile antichar, aura mis du temps à arriver. Jusque-là, la cavalerie française était contrainte d’entretenir plusieurs type de véhicule : un véhicule canon (AMX-10 RC, ERC -90, AMX-10 P,…) et un véhicule porte missile (VAB HOT, VAB Milan).  Le Jaguar permettra une rationalisation du parc (pratique en cette période de restriction budgétaire) qui s’accompagnera d’une diminution du parc. En 2014, l’armée française aligne environ 256 AMX-10RC, 110 ERC-90 et 140 VAB lance-missile, soit près de 500 véhicules qui seront remplacé par moins de 250 Jaguar. Le matériel qui doit être remplacé accuse un certain âge mais il faudra encore le faire tenir jusqu’à l’arrivée de la relève. Mais quid du matériel des unités prépositionné en Afrique ? La situation sécuritaire dans certaines régions africaines ne risque pas de s’améliorer de sitôt, et l’opération Serval a démontré la nécessité de maintenir des forces prêtes à intervenir rapidement depuis leur camp de base. Mais est-ce que les Jaguars flambant neuf iront s’user sur les pistes africaines ? Les 10RC et Sagaie ont probablement encore de beaux jours devant eux…

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 15:55
Tir d'un missile de moyenne portée (MMP) à DGA Techniques terrestres le 2 février 2015

Tir d'un missile de moyenne portée (MMP) à DGA Techniques terrestres le 2 février 2015

 

16/02/2015 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir du missile de combat terrestre (missile de moyenne portée - MMP) le 2 février 2015, successeur du système d’arme Milan.

 

Effectué sur le site de DGA Techniques terrestres à Bourges, ce tir de mise au point vient confirmer l’excellente précision de la poursuite du MMP après un accrochage en vol sur une cible à plus de 4 000 mètres, masquée au départ du coup. Cette réussite est le fruit d’un travail coordonné d’acteurs étatiques (DGA et armée de terre) et industriels (MBDA France).

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie. Il constitue l’un des nouveaux programmes du ministère de la Défense destinés à la modernisation de l’armée de terre au titre de la loi de programmation militaire 2014-2019.

 

Ce missile polyvalent, conçu par la société MBDA France, est en phase de développement. Le contrat de développement a été notifié par la DGA le 3 décembre 2013. Il permettra aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l’ensemble des théâtres d’opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir. La date de livraison de ce système dans les forces est prévue en 2017.

 

D’autres campagnes d’essais du MMP sont d’ores et déjà programmées à DGA Techniques terrestres au cours du premier trimestre 2015.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 08:56
photo Laurent Guichardon MBDA

photo Laurent Guichardon MBDA

 

12/02/2015 DGA

 

 

Lundi 2 février 2015, la Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir du missile de combat terrestre (Missile de moyenne portée - MMP), successeur du système d’arme MILAN.

 

Effectué sur le site de DGA Techniques terrestres à Bourges, ce tir de mise au point vient confirmer l’excellente précision de la poursuite du MMP après un accrochage en vol sur une cible à plus de 4.000 mètres, masquée au départ du coup. Cette réussite est le fruit d’un travail coordonné d’acteurs étatiques (DGA et armée de terre) et industriels (MBDA France).

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie. Il constitue l’un des nouveaux programmes du ministère de la Défense destinés à la modernisation de l’armée de terre au titre de la Loi de programmation militaire 2014-2019.

 

Ce missile polyvalent, conçu par la société MBDA France, est en phase de développement. Le contrat de développement a été notifié par la DGA le 3 décembre 2013. Il permettra aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l’ensemble des théâtres d’opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir. La date de livraison de ce système dans les forces est prévue en 2017.

 

D’autres campagnes d’essais du MMP sont d’ores et déjà programmées à DGA Techniques terrestres au cours du premier trimestre 2015.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 16:55
photo Laurent Guichardon MBDA

photo Laurent Guichardon MBDA

 

Monday, 2nd February 2015 : by MBDA

 

The French Defence Procurement Agency (Direction Générale de l’Armement) successfully carried out the first firing of MMP (Missile de Moyenne Portée or Medium Range Missile), the successor to the Milan weapon system. Carried out at the DGA Techniques Terrestres site in Bourges (central France), the firing test served to confirm MMP’s excellent accuracy in locking onto a target at a distance of more than 4,000m and that was hidden from view at launch. This success is the result of the coordinated efforts of both state (DGA and French Army) and industrial (MBDA France) participants.

 

MMP is a high technology, new generation missile forming one of the French MoD’s new programmes within the Military Planning Act 2014-2019 aimed at modernising the French Army.

 

This versatile missile, conceived by MBDA France, is currently in its development phase following the notification of a development contract by the DGA on 3rd December 2013. It will enable the armed forces to neutralise, with a high level of precision, the many different types of target that might be confronted during operations, ensuring that collateral damage is kept to a minimum and at the same time maximizing the safety of the operator. The delivery date of the system to the French Army is scheduled for 2017.

 

Further test firings have already been programmed by the DGA Techniques Terrestres to take place during the first quarter of 2015.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 07:55
Le MPCV gagne une mission anti-char avec le missile MMP. Photo RP Defense

Le MPCV gagne une mission anti-char avec le missile MMP. Photo RP Defense

 

19 juin, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Le MPCV (Multi Purpose Combat Vehicle) de MBDA est déjà en production dans sa version défense anti-aérienne (avec missiles Mistral et mitrailleuse de 12,7mm), les premières livraisons ayant eu lieu l’an passé. Depuis 2012, MBDA travaille également à l’étude d’une version anti-char du MPCV qui serait équipé de quatre MMP (Missile à Moyenne Portée), et c’est ce véhicule qui est présenté jusqu’à demain sur le salon Eurosatory. Les missiles sont emportés par paniers de deux munitions de part et d’autre de la tourelle téléopérée, une mitrailleuse lourde complétant la puissance de feu. MBDA travaille également à l’intégration du MMP sur la tourelle biplace T40M de Nexter Systems, dont l’armement principal est le canon de CT40 en calibre 40mm et à munition télescopée.

 

MMP - photo RP Defense

MMP - photo RP Defense


MBDA revient de loin avec le MMP, successeur désigné du Milan et dont le développement a été lancé sur fonds propres en se basant sur les spécifications de l’armée de Terre. En décembre dernier, la DGA donnait officiellement le coup d’envoi du programme avec à la clef un contrat pour le développement et la production de 2850 missiles et 400 postes de tir. Le missile, dit « de cinquième génération » avance avec de nombreux atouts en poche par rapport à la concurrence. A tel point que le MMP est décrit comme un missile « sympa » par les connaisseurs du dossier, MBDA regorgeant d’ailleurs de missiles sympas (la palme revenant en la matière à l’ASMP-A doté d’une tête nucléaire estimée à 300 kilotonnes). La grande qualité  annoncée du MMP est d’être suffisamment modulaire et numérisé pour ouvrir la voie à de nombreuses déclinaisons et applications possibles. Parmi les caractéristiques les plus remarquables de cette munition, on notera aussi l’emploi d’une voie infrarouge non refroidie (utilisation facilité, silence de fonctionnement…) associée à une caméra TV, d’un autodirecteur avec accrochage et ralliement automatique sur la visée du poste de tir, d’une centrale inertielle et d’un guidage par fibre optique avec homme dans la boucle permettant de faire varier la trajectoire. Citons enfin et surtout la capacité de tir en espace confiné, avec toujours une portée maximale d’environ 4000m.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 16:55
Eurosatory 2014 - JT n° 5 - Vendredi 20 juin

 

20.06.2014 Ministère de la Défense

 

Suivez en direct l'actualité du salon Eurosatory dès 14h, qui se tient à Parc des Expositions de Paris Nord du 16 au 20 juin 2014.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:47
photo Isabelle-Chapuis  - MBDA

photo Isabelle-Chapuis - MBDA

 

Salon Eurosatory 2014, Paris-Nord Villepinte, le 17 juin 2014 - Sagem

 

Sagem (Safran) vient de signer plusieurs contrats avec son partenaire MBDA, dans le cadre du programme MMP, futur missile moyenne portée (1) destiné au remplacement des missiles anti-char Milan de l’armée de Terre.

Ces contrats portent sur le développement et la production de l’autodirecteur bi-mode du missile et du Boîtier Optronique de Commande (BOC) des postes de tir. Ils prévoient la production d’une première tranche de plus de 1500 autodirecteurs et de 225 boîtiers optroniques à livrer à partir de 2016.

L’autodirecteur du futur missile MMP, développé au sein d’un GIE regroupant Sagem et MBDA, permet l’acquisition et la poursuite des cibles à travers une voie infrarouge non refroidie ou une voie visible. Il intègre une unité de mesure inertielle de conception et de fabrication Sagem, dont les informations alimentent à la fois l’autodirecteur et le missile pour les fonctions de pilotage et navigation.

Le boitier optronique de commande dispose d’un capteur infrarouge bi-champs haute définition doté de traitements d’images évolués, d’une voie vidéo (jour), d’un GPS, d’un compas magnétique, et en option, d’un télémètre laser. A travers cet ensemble de visée, le tireur disposera des images obtenues par les caméras du poste de tir et celles issues de l’autodirecteur du missile.

L’expertise de Sagem en matière d’optronique et de guidage réunie dans le système MMP autorise un engagement à très faible préavis, de jour comme de nuit. Répondant aux nouvelles exigences des forces en opérations, ces équipements optroniques et de guidage contribuent à la flexibilité du MMP avec de nombreux modes d’utilisation possibles : tir et oubli, ré-assignement du missile durant le vol par le tireur en mode « homme dans la boucle », accrochage de l’autodirecteur après tir.

Les boitiers optroniques et l’autodirecteur du MMP seront produits dans l’établissement Sagem de Poitiers et les composants inertiels sur le site de Montluçon.

Ces contrats consolident le partenariat de longue date établi avec MBDA dans le domaine des systèmes d’armes et de missiles, Sagem valorisant l’offre de son partenaire avec des technologies critiques en matière de viseurs, de caméras thermiques, d’imagerie infrarouge, de stabilisation de plates-formes et de navigation inertielle à haute précision. Sagem développe et produit les autodirecteurs infrarouges des missiles de MBDA, parmi lesquels Magic, Mica IR, et Mistral.

A Eurosatory (16 - 20 juin 2014), Sagem est présent dans le Hall 6 - Stand F80.

(1) Le programme MMP (Missile moyenne portée) fait l’objet d’un contrat de développement et de production notifié le 3 décembre 2013 par la Direction générale de l’armement à MBDA. Au titre de la loi de programmation militaire 2014-2019, 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés. Le programme prévoit un parc total de 400 postes de tirs terrestres et de 2850 missiles. Sources : Ministère de la défense.

****

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.
Pour plus d’informations : www.sagem.com

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
MBDA Demonstrates MMP Next Generation Land Combat Missile Firing From Confined Spaces

 

April 29, 2014 asiandefencenews.com

 

MBDA’s MMP (Missile Moyenne Portée) programme has passed a major phase in its development. MBDA has just demonstrated the firing capabilities of its MMP missile in an operational configuration. The launch tests were carried out in a confined space in the presence of the operator, using his firing post, and the team leader.

The success of these tests, carried out in MBDA’s test tunnel at its Bourges facility in central France, has confirmed the safety of use of the missile and its firing post. The launches were carried out under hot and cold climatic conditions in order to demonstrate optimal function in various temperature environments thus representing different operational theatres.In parallel, new warhead tests have confirmed the efficiency of MMP against targets representing latest generation Main Battle Tanks. Two rail firings were carried out at the beginning of the year at the French Direction Generale de l’Armement’s battlefield technology centre in Bourges.

The first firing validated the functioning of the lethality chain at maximum speed, a necessary step in order to replicate an impact under real conditions. A target equipped with a latest generation reactive module provided the principal challenge for the second firing. The explosive reactive armour was detonated during the test and the main armour behind was pierced, thereby confirming the superiority of MMP’s lethality chain.MMP is a new generation land combat missile based on the concept of ‘fire and forget’ with the facility for ‘man in the loop’ operation. This allows for the destruction of different ground targets with very high levels of precision at ranges of up to 4km while at the same time minimising the risk of collateral damage.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:55
Laurent Collet-Billon présente le bilan d'activités 2013 de la DGA à la presse

 

18/02/2014 DGA

 

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, a présenté le bilan d’activités 2013 de la Direction générale de l’armement (DGA) ce jour à la presse. 2013 : un investissement soutenu pour préparer l’avenir.

 

Avec des paiements à l’industrie de 10,835 milliards d’euros pour les programmes et de 776 millions d’euros pour les études amont, la DGA trace la voie pour les années à venir : « plus que jamais nous devons savoir investir, savoir innover, savoir-faire pour gagner la bataille sur le terrain, la bataille de l’économie, de l’export et rester sur le podium international » a déclaré Laurent Collet-Billon en ouverture du bilan 2013. L’impératif d’innovation et l’impératif industriel pour préserver la souveraineté et l’avantage opérationnel ont été au cœur des discussions conduites dans le cadre du Livre Blanc de 2013 et de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019.

 

Le développement des compétences clés de l’industrie de défense a fait l’objet d’une priorité qui se traduira par un effort sur le budget recherche de plus de 4,4 milliards d’euros sur la durée de la LPM, confortant ainsi la France comme première nation européenne dans le domaine de la recherche et technologie (R&T) de défense. Cet effort de recherche, voulu par le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, s’appuie sur un tissu dynamique de PME françaises innovantes que la DGA accompagne notamment à travers le dispositif RAPID (régime d’appui pour l’innovation duale). Avec 64 projets sélectionnés en 2013 pour un total de 40 millions d’euros, RAPID rencontre un succès croissant. Son budget sera augmenté de 25% d’ici 2015 conformément aux dispositions du Pacte Défense PME.

 

Dans le domaine de l’équipement des forces, l’année 2013 a été marquée par la livraison des 2 premiers avions de transport militaire A400M et des premiers VBCI félinisés. De nouveaux programmes vont permettre de maintenir les capacités de nos forces au meilleur niveau et de développer notre industrie. Ainsi, la DGA a notifié le nouveau standard F3-R du Rafale, la rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique2, le missile moyenne portée (MMP) remplaçant du Milan. En 2014 de grands programmes emblématiques seront lancés : SCORPION pour le renouvellement des véhicules blindés, l’avion ravitailleur MRTT, ou encore la commande du 4ème sous-marin d’attaque BARRACUDA. De nouveaux programmes en coopération verront le jour : le missile antinavire léger (ANL), la phase de faisabilité du système de combat aérien du futur (SCAF) et le système de guerre des mines du futur MMCM.

 

Le suivi de tous ces programmes met en œuvre les compétences de la DGA –gestion de projets, achat, finances, expertise technique et essais-. En 2013 ce sont ainsi près de 6,5 millions d’heures d’essais qui ont été réalisés dans les centres de la DGA. Signe de l’excellence et de la maturité de l’offre française qui a fait ses preuves sur les derniers théâtres d’opérations, les prises de commande à l’export sont en hausse significative, comme l’a annoncé en janvier dernier le ministre de la défense : 6,3 milliards d’euros*, soit une progression de l’ordre de 31%. Avec un niveau d’investissement soutenu sur l’équipement des forces et une vingtaine de programmes nouveaux à lancer, les compétences de maîtrise d’ouvrage et d’expertise technique de la DGA seront une composante indispensable pour atteindre les objectifs de la LPM. La DGA poursuit sa mutation comme force d’ingénierie pour construire avec ses partenaires la défense de demain.

 

* Chiffre estimatif, le résultat final sera connu en mai prochain

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:55
French DGA orders initial MMP missiles from MBDA

 

 

9 December 2013 army-technology.com

 

MBDA has received a contract from the French Defence Procurement Agency (DGA) for production and delivery of Missile Moyenne Portée (MMP) medium-range missile to the French Army.

 

The contract will see the company will manufacture a total of 400 launchers and 2,850 missiles. The value of the deal has not been disclosed.

 

The missiles delivered under the contract are expected to replace the army's existing MILAN wire-guided anti-tank system from 2017, and will be employed by both front-line combat units and Special Forces.

 

MBDA CEO Antoine Bouvier said the contract will contribute to maintaining important skills in the French missile sector with its numerous sub-contractors, including Sagem for MMP.

 

"Calling on its 40 years of experience in the ground combat missile domain, MBDA has conceived a new generation missile, which combines all the requirements expressed by the French Army and highlighted by the unique operational experiences gained from its activities in Afghanistan, as well as in Africa and Asia," Bouvier said.

 

''I am confident in the export potential of this new programme, which in the next ten years should represent several times the size of the order concluded with France.''

 

Under development by MBDA Systems since 2009, the MMP is a lightweight, next-generation surface attack missile system designed for destruction of both stationary and moving ground targets, including tanks, armoured and non-armoured vehicles and infrastructures with minimum collateral damage.

 

The man portable missile can be fired from portable firing posts, battlefield vehicles and army aviation platforms, and feature both fire and forget, and man in the loop capabilities, which enable the operators to immediately move to another position after firing, and accurately neutralise various types of targets encountered on all theaters of operation, respectively.

 

An initial batch comprising 175 launchers and 450 missiles will be handed over to the French Army by 2019, while delivery of remaining units remains undisclosed.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:55
MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

MBDA estime le potentiel de vente à environ 300.000 MMP sur toute la durée de vie du missile

 

 

06/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le PDG du missilier européen Antoine Bouvier vise la vente de 9.000 à 12.000 Missiles Moyenne Portée (MMP) en dix ans, dont environ 2.850 à la France. Sur toute la durée de sa vie, MBDA compte en livrer 300.000.

 

Le Missile moyenne portée (MMP) pourrait marcher sur les traces du succès à l'exportation du missile léger antichar Milan, son prédécesseur. Le PDG du missilier européen, Antoine Bouvier, y compte d'ailleurs fermement. "Nous comptons vendre entre 9.000 et 12.000 MMP en dix ans", annonce-t-il à La Tribune. En tenant compte bien sûr de la commande française, soit 2.850 exemplaires, dont 450 sur la période 2014-2019. Il se base sur un effet de levier de trois à quatre par rapport à la commande française.

 

Au-delà, le MMP, qui doit également remplacer le missile antichar Eryx, vise le marché de renouvellement du Milan, qui s'est vendu à plus de 350.000 exemplaires achetés depuis 1974 par 43 pays. L'Eryx s'est quant à lui vendu à plus de 50.000 exemplaires à huit clients. "Nous estimons le potentiel de vente du MMP à environ 300.000 exemplaires" sur toute la durée de la vie de ce programme, précise Antoine Bouvier.

 

Un contrat de 400 millions d'euros

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié mardi à MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP d'un montant de 400 millions d'euros, selon un communiqué de la DGA publié jeudi.

 

Ce programme participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9.000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:55
Défense : l'armée de Terre obtient enfin son nouveau missile tactique

 

05/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié le programme du « Missile moyenne portée » (MMP) à MBDA. Un soulagement pour le missilier qui a pris des risques financiers importants pour lancer ce programme.

 

L'armée de Terre a enfin son prochain missile tactique. C'est aussi un soulagement pour le missilier MBDA, qui a pris pas mal de risques pour lancer ce programme important pour sa stratégie visant à couvrir tout le spectre de la trame missiles. Conformément à la décision prise par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la direction générale de l'armement (DGA) a notifié mardi à MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée) d'un montant de 400 millions d'euros, selon un communiqué de la DGA publié ce jeudi.

 

Le missilier, qui autofinance depuis 2010 le développement du MMP, avait proposé sur la base d'une commande française de 3.000 missiles, de prendre à sa charge 75 % des coûts R&D (Recherche et développement) estimés entre 200 et 250 millions d'euros. Ce projet constitue l'un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l'armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire (LPM). Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d'arme Milan à compter de 2017. Il équipera les unités de combat de l'armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.

 

Un marché de 2.850 missiles

 

Le parc cible, selon la DGA, comprend "400 postes de tir et 2.850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019", a précisé la DGA. Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept "tire et oublie". Il permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l'ensemble des théâtres d'opérations avec une grande précision, "tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir".

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l'exportation comme le Milan l'a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9.000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 14:00
La DGA notifie le programme du « Missile moyenne portée » (MMP)

 

 

05/12/2013 Direction générale de l’armement (DGA)

 

Conformément à la décision prise par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 3 décembre à la société MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée).

 

Ce programme constitue l’un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l’armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire. Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d’arme MILAN à compter de 2017. Il équipera les unités de combat au contact de l’armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.

 

Le parc cible comprend 400 postes de tir et 2850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019.

 

Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept « tire et oublie » avec la capacité de l’« homme dans la boucle ».  Il permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l’ensemble des théâtres d’opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir.

 

Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l’exportation comme le MILAN l’a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:55
Le "missile moyenne portée", futur remplaçant du Milan, c'est (bien) parti!

 

05.12.2013 par P. Chapleau - lignes de Défense

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 3 décembre à la société MBDA France, le contrat de développement et production du missile MMP (Missile moyenne portée) appelé à remplacer les Milan. Le parc cible comprendra 400 postes de tir et 2850 missiles. 175 postes de tir et 450 missiles seront livrés sur la période 2014-2019.

Un peu de doc en cliquant ici.

Dans un communiqué, la Dicod précise que

"ce programme constitue l'un des nouveaux programmes destinés à la modernisation de l'armée de terre prévus au titre de la future Loi de programmation militaire. Il vise à fournir un nouveau système de missiles de combat terrestre en remplacement du système d'arme Milan à compter de 2017. Il équipera les unités de combat au contact de l'armée de terre et les forces spéciales pour le combat débarqué.
Le MMP est un missile polyvalent, basé sur le concept "tire et oublie" (fire and forget), qui permet aux forces de neutraliser les différents types de cibles rencontrés sur l'ensemble des théâtres d'opérations avec une grande précision, tout en maîtrisant les dommages collatéraux et en réduisant leur vulnérabilité pendant le tir. Le MMP est un missile de nouvelle génération à haute technologie avec un fort potentiel à l'exportation comme le MILAN l'a été dans le passé. Il participe au maintien des compétences de la filière missilière française (9000 emplois) dont certains sous-traitants sensibles en particulier dans le secteur des autodirecteurs à infrarouge. "

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 18:55
"MBDA renforce sa position de champion européen" (Antoine Bouvier, PDG)

Le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, présente au prince héritier d'Abu Dhabi, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, et au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les missiles de son groupe lors de l'inauguration du salon aéronautique de Dubaï

 

27/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense va ôter une belle épine du pied d'Antoine Bouvier en lançant enfin le programme MMP qui équipera l'armée de Terre. Le patron de MBDA reste par ailleurs serein face à la restructuration drastique que prépare EADS dans ses activités défense et espace.



 

Au salon aéronautique de Dubaï, Antoine Bouvier est particulièrement content. Et le PDG du missilier européen MBDA peut effectivement l'être. Le lancement du programme du missile MMP (Missile Moyenne Portée), successeur du Milan - l'un des best-sellers du groupe -, d'ici à la fin de l'année par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, récompense tous ses efforts pour maintenir contre vents et marées ce programme important pour le groupe. Jean-Yves Le Drian a dévoilé lors d'une interview à La Tribune qu'il lancera le MMP d'ici à la fin de l'année. Ce programme revient de loin, de très loin.

"Avec ce programme, MBDA va rester un acteur global" dans la trame missilière, commente à "La Tribune" avec satisfaction Antoine Bouvier, qui a vu en outre tous ses principaux clients de la région Moyen-Orient défiler sur le stand MBDA. "Nous renforçons notre position de champion européen", note-t-il. Le groupe européen va continuer à proposer l'ensemble de la gamme missile, à l'image des américains Raytheon et Lockheed Martin. Ces trois groupes se partagent environ 75 % du marché des missiles et de l'activité industrielle avec une dimension commerciale mondiale. Ce sont des acteurs globaux de taille équivalente.

 

Un programme autofinancé

"On a pris des risques" avec le MMP, que MBDA a largement autofinancé, confie Antoine Bouvier. En dépit de toutes les incertitudes autour de ce programme, le groupe a toujours continué de travailler avec les mêmes équipes sur le programme MMP "sans contrat depuis le début de l'année 2010", a rappelé Antoine Bouvier. Et le missilier a proposé, sur la base d'une commande française de 3.000 missiles, de prendre à sa charge 75 % des coûts de développement estimés entre 200 et 250 millions d'euros. Une  tranche ferme de 1.500 missiles était en cours de discussion à la fin de l'été entre MBDA et la direction générale de l'armement (DGA), les 1.500 missiles autres devant être confirmés dans les années suivantes.

Pour préparer l'avenir du missilier avec les programmes MMP, Antinavire léger (ANL) et Aster 30 Block 1 NT (Nouvelles technologies) et faire travailler ses bureaux d'études, le groupe a fait, de sa propre initiative, des sacrifices en "acceptant des réductions de commandes" sur les programmes en cours, explique Antoine Bouvier. "MBDA a pris l'initiative de faire financer ces programmes en développement en proposant à l'Etat de faire des économies sur d'autres programmes de MBDA en production, précise-t-il. Sur l'ANL, nous avons fait des efforts et des concessions pour faire émerger un programme en coopération franco-britannique. C'est une initiative rare".

Le patron de MBDA attend désormais le lancement de l'ANL par la France "début 2014". En clair, "la DGA payera sa participation au ministère de la Défense britannique" (MoD) qui gèrera le contrat pour le compte des deux nations. "C'est un contrat unique", précise-t-il. Cela va permettre au missilier de poursuivre le développement de ce missile.

 

Pas d'impact de la réorganisation d'EADS sur MBDA

Interrogé pour savoir si la restructuration des activités défense et espace d'EADS allait avoir un impact sur MBDA, Antoine Bouvier a assuré qu'il n'y en aurait "aucun". Quant à atteindre une marge à 10 %, le PDG de MBDA s'est montré très serein sur cet objectif financier. "C'est cohérent avec les performances de l'entreprise, affirme-t-il. Il n'y a pas de problème à prendre en compte cet objectif. MBDA fait mieux que 10 %. Nous l'avons déjà fait", souligne-t-il. C'est d'ailleurs ce qu'il a récemment expliqué aux syndicats inquiets lors d'un comité central d'entreprise (CCE).

 

En attente de contrats de plates-formes

Enfin, il s'est montré très discret sur les perspectives d'export dans la région Moyen Orient. "La politique française est bien perçue, confirme toutefois le PDG du missilier MBDA. On sent que les prises de positions de la France sur la Syrie, l'Iran ont généré dans la région un climat positif". En tout cas, MBDA attend avec impatience des contrats de plates-formes aériennes (Rafale et Typhoon), navales ainsi que terrestres pour proposer ses produits.

Le Qatar (Rafale, Typhoon et un ou des appareils américains) et les Emirats Arabes Unis (Rafale, Typhoon et F-15) sont actuellement en négociation pour acheter respectivement 72 et 60 avions de combat. A Oman, MBDA a proposé toute une série de missiles pour équiper les Typhoon récemment achetés par le Sultanat. Par ailleurs, dans la plupart des pays du Golfe, plusieurs compétitions sont ouvertes en vue de renouveler la plupart des flottes de leur marine.

 

Une place au soleil dans la défense aérienne

Pour autant, MBDA tente de se faire une place au soleil dans le domaine de la défense aérienne (Air defence) en proposant le VL Mica et/ou le système SAMP/T, proposé au Qatar notamment dans le cadre du GIE Eurosam. En Arabie Saoudite, MBDA va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral, dont le fournisseur était déjà MBDA.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:55
Les premiers MPCV de MBDA en sortie de l'usine de Bourges.

Les premiers MPCV de MBDA en sortie de l'usine de Bourges.

 

19 novembre, 2013 ForcesOperations-Blog.com

 

Le contrat avait été signé en novembre 2011 et les premiers véhicules sont à présent terminés, prêts à être livrés. Les MPCV (Multi Purpose Combat Vehicle) sortis d’usine à Bourges ne sont en fait que la tête de série d’une commande plus large dont l’essentiel sera assemblée directement dans le pays client. MBDA ne le cite pas mais il s’agirait selon notre confrère Defense Update de la Garde Nationale d’Arabie Saoudite, qui avait commandé 68 porteurs en 2011 au groupe Lohr.

 

Le MPCV a été développé en coopération avec Rheinmetall Defence Electronics (RDE) avec comme première application la défense sol-air rapprochée. Le véhicule emporte une tourelle motorisée et stabilisée, équipée de capteurs optroniques, d’un canon automatique et de quatre missiles Mistral 2 prêts au tir, complétés par quatre autres missiles stockés à bord du véhicule pour recomplétement. Le missile Mistral est un best-seller de MBDA, ayant été produit à plus de 17000 exemplaires dans ses différentes versions et vendu à 28 pays différents.

 

« Financé sur fonds propres, le MPCV a été développé en quatre ans rappelait Antoine Bouvier, PDG de MBDA à l’occasion de la sortie du véhicule. Puis il a fallu moins de trois ans après la signature du premier contrat pour intégrer les systèmes sur un véhicule choisi par le client final, livrer l’ensemble à la date convenue et mettre en œuvre un transfert de technologie au terme duquel le client pourra maintenir ses matériels en condition opérationnelle de manière totalement autonome. »

 

MBDA livre ses premiers MPCV en configuration sol-air.

Cette première version étant désormais en production, MBDA s’apprête maintenant à développer une version du MPCV équipé du MMP (Missile Moyenne Portée) pour le combat terrestre, également en cours de développement chez le missilier.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 16:55
Défense : le missile tactique de MBDA est enfin sur orbite

3000 MMP devraient à terme équiper l'armée de terre française

 

23/10/2013 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Sans un programme de missile tactique dans sa gamme, MBDA aurait perdu son statut de missilier global. Avec le lancement du MMP, l'industriel peut aussi reconquérir un segment représentant 15 % à 20 % du marché mondial des missiles où il était absent depuis la fin de carrière du Milan, l'un de ses best-sellers à l'exportation.

 

Selon nos informations, un récent comité ministériel d'investissement (CMI) a donné son feu vert pour le lancement du missile moyenne portée (MMP), qui équipera l'armée de terre (3.000 unités). Une  tranche ferme de 1.500 missiles était en cours de discussion à la fin de l'été entre MBDA et la direction générale de l'armement (DGA), les 1.500 missiles autres devant être confirmés dans les années suivantes.

Et comme l'avait dit mi-septembre à l'Assemblée nationale le PDG de MBDA, Antoine Bouvier, le MMP, successeur du best-seller du missile léger antichar Milan, "revient de très loin" (...)"un premier choix avait été fait en juillet 2009 d'acquérir un nombre heureusement limité de Javelin (missile américain, ndlr) dans une approche d'urgence opérationnelle".

Et il avait indiqué à cette occasion que "l'objectif est d'avoir une signature puis une notification avant la fin de l'année, ce qui est nécessaire pour une mise en service en 2017 dans le cadre du retrait du Milan". Pour autant, au sein de MBDA, on reste très prudent tant que le contrat n'est pas signé et n'a pas terminé son circuit administratif dans les méandres de Bercy. Et pour cause. Car déjà au cœur de l'été 2011, MBDA avait crû avoir décroché le jackpot...

 

Un accord de principe en 2011

Avant la trêve estivale, le dernier CMI avait approuvé en juillet 2011 toute une série d'investissements dans de nouveaux programmes de missiles (ANL et MMP) et la modernisation de certains grands programmes (Exocet et Aster) de MBDA. Soit un chiffre d'affaires estimé à l'époque entre 600 et 650 millions par an pendant une dizaine d'années. Mais la signature de ces contrats n'est jamais venue, la faute à l'alternance politique et à la rédaction d'un nouveau Livre blanc.

"Sur la base de ces décisions de principe, a expliqué Antoine Bouvier, les industriels que nous sommes avions alors travaillé en autofinancement, pris des risques sur ces trois programmes (MMP, ANL - Antinavire Léger, Aster Block 1 NT, ndlr) et défini le cadrage de l'activité et des effectifs de MBDA en jouant gagnant sur l'ensemble de ces nouveaux programmes, ce qui était une hypothèse audacieuse".

Mais, pour MBDA, l'exercice de l'année 2011 s'est toutefois traduit par une réduction des budgets de la filière missiles.

 

Autofinancement de MBDA

En dépit de toutes les incertitudes autour de ce programme, MBDA a toujours continué de travailler avec les mêmes équipes sur le programme MMP "sans contrat depuis le début de l'année 2010", a rappelé Antoine Bouvier. Pourquoi ? Parce que MBDA était "confiant" à la fois "dans la qualité du produit, le travail que nous avions fourni pour l'adapter aux besoins de l'armée de terre et l'attractivité de notre proposition commerciale", a-t-il précisé. À Bourges, cet été, le ministre a salué la prise de risque de MBDA.

Effectivement MBDA revient de loin. En 2009, la DGA avait retoqué le projet Milan ER, pas assez performant, et à choisir en 2010 le missile américain Javelin pour un achat limité (un lot de 300) destiné à équiper les troupes françaises en Afghanistan. Cette décision a été un électrochoc pour MBDA, qui a réagi dès septembre 2009 en décidant "de mettre des équipes de très haut niveau et les ressources financières nécessaires à la poursuite du développement d'un produit maison, sans recevoir alors le moindre encouragement de l'administration française".

 

MBDA a pris 75 % des coûts de développement

"Notre investissement et notre prise de risques ont été récompensés puisque ce produit correspond à celui dont l'armée de terre a besoin en termes de performances et de calendrier et que la DGA trouve attractive la proposition commerciale que MBDA lui a faite", a estimé Antoine Bouvier. MBDA a proposé, sur la base d'une commande française de 3.000 missiles, de prendre à sa charge 75 % des coûts de développement estimés entre 200 et 250 millions d'euros, "une proposition exceptionnelle compte tenu des contraintes auxquelles nous devons faire face", selon le PDG de MBDA.

Et de rappeler que les coûts de développement des missiles américain Javelin et israélien Spike ont été supportés à 100 % par le contribuable américain et le contribuable israélien. Ce qui n'est pas le cas du MMP.

Pourquoi un tel acharnement à sauver ce programme ? Le missilier ne pouvait pas se résoudre à ce que ce secteur du combat terrestre devienne un marché exclusivement américain (Javelin) ou israélien (Spike). D'autant plus que le Milan a longtemps été le leader mondial (plus de 20 % de parts de marché) de ce segment qui  représente entre 15 % et 20 % du marché des missiles. Enfin, si MBDA a pris la décision d'autofinancer significativement ce programme, c'est aussi pour rester l'un des rares missiliers globaux.

 

Une coopération franco-britannique ?

Selon Antoine Bouvier, l'actuateur (dispositif permettant de réguler le débit et la pression d'un fluide) du MMP devrait être britannique et le calculateur embarqué du Spear Capability 3 devrait être français.

"Nous attendons encore le feu vert de l'administration française pour transférer à Stevenage les actuateurs qui sont actuellement produits à Bourges", avait-il expliqué à l'Assemblée nationale. Et de préciser que "les activités ne seront évidemment transférées qu'au fur et à mesure du financement des programmes".

Pour Antoine, Bouvier, l'objectif est bien de revenir à une perspective européenne et le MMP est, à cet égard, un bon véhicule non seulement pour la France et l'exportation mais également pour nos partenaires européens.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:55
MBDA : bonjour les vaches maigres…

23.09.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

FOB termine avec Antoine Bouvier, PDG de MBDA, son tour d’horizon des auditions menées par la commission de la Défense à l’assemblée nationale. MBDA, qui est né en 2001 du regroupement des principaux missiliers européens, a réalisé un chiffre d’affaires annuel moyen de 800 M€ avec la France pour les années 2008-2010. Un niveau d’activité élevé dû à des pics de livraisons sur les missiles Mica et Aster, et un chiffre qui fait aujourd’hui envie…

 

« Nous sommes aujourd’hui en discussion avec la DGA pour des réductions de format sur la plupart de nos programmes soulignait Antoine Bouvier devant la commission de la Défense nationale. (…) Notre estimation de ce que pourrait être le flux annuel moyen pendant la LPM est de 500 M€ ». De 800 à 500, la baisse est supérieure à 30%. Mais si l’on applique l’inflation, la réduction du budget que le client français consacre à MBDA et la filière missile serait plus proche de 40%. Sans compter qu’il s’agit de comparer des budgets « réalisés » à des budgets « estimés ». Or on sait bien qu’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de LPM et que la perte en ligne est parfois sévère entre ce qui est annoncé et ce qui est effectivement réalisé… Clairement, le fabricant de missiles MBDA souffre de la priorité donnée aux plateformes au détriment des munitions emportées…

 

Pour limiter la casse au niveau des activités de développement, le gouvernement a choisi de faire porter l’effort budgétaire sur les activités de fabrication et les contrats en cours. « Un choix que nous soutenons » note Antoine Bouvier. Il n’empêche : la potion s’annonce très amère pour le missilier qui va devoir réduire ses activités de développement de 20% et les productions de 40 à 50%. On peut à ce stade se demander ce qu’il restera à fabriquer dans les usines du groupe, d’autant que les réductions de commandes annoncées s’imputeront sur des grands programmes dont les livraisons ont déjà commencé pour certains. Avec, répétons-le, la possibilité (si l’on est optimiste) ou la probabilité (si l’on est pessimiste) que les promesses actuelles de la LPM ne soient pas respectées, ce qui ferait encore baisser le niveau des commandes. Globalement, MBDA estime à 500 équivalents temps plein au sein du groupe et de ses sous-traitants de la filière missile les pertes d’emploi directement liées à la LPM.

 

Face à cet horizon morose, Antoine Bouvier pouvait toutefois faire état de sa satisfaction sur deux points : le premier est le lancement du programme MMP (Missile Moyenne Portée) destiné à remplacer les Milan. « On revient de très très loin a-t-il martelé. Et « on », ce n’est pas seulement MBDA : c’est aussi l’armée de Terre et toute la communauté industrielle liée à ce programme ». Pour sauver le MMP, MBDA s’est engagé à prendre 75% des coûts de développement. « Une proposition exceptionnelle, parce qu’on ne pouvait pas se résoudre à ce que le missile terrestre devienne uniquement américain ou israélien ». MBDA attend désormais une notification du contrat pour la fin d’année, indispensable pour tenir une mise en service prévue pour 2017. Les discussions portent actuellement avec la DGA sur une tranche ferme de 1500 missiles et MBDA évoque toujours un objectif de 9000 ventes à l’export.

 

MBDA : bonjour les vaches maigres…

Autre raison d’espérer, le programme de missile ANL (Anti Navire Léger) dont MBDA attend désormais le lancement officiel à l’occasion d’un prochain sommet franco-britannique, fin 2013 ou début 2014. L’écueil pour un développement conjoint entre Paris et Londres tient moins aux caractéristiques techniques qu’aux divergences de calendrier entre les deux pays. Pour combler ce décalage, MBDA travaille d’ores et déjà avec Eurocopter sur des solutions d’intégration à minima du futur missile sur les hélicoptères Panther de la marine nationale.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 11:55
Formation des tireurs du 152ème RI à l’emploi du Javelin en  mars 2011.

Formation des tireurs du 152ème RI à l’emploi du Javelin en mars 2011.

12.07.2013 par Frédéric Lert(FOB)

 

Au-delà des seuls aspects techniques, les enjeux du programme MMP portent également sur le calendrier et les perspectives commerciales. Raytheon met en avant ses liens forts avec l’US Army et le lancement effectif des études pour un Javelin modernisé avec des performances en hausse et la promesse d’une baisse de 25% du prix du système (poste de tir et missile). Une première commande pluriannuelle américaine est attendue pour les années 2014-2015. « Nous serions donc prêts pour tout contrat avec la DGA passé au plus tard fin 2015 et capables d’une livraison à l’armée de Terre en 2017» explique-t-on chez le missilier américain qui doute en revanche que son concurrent puisse en dire autant.

 

On affiche pourtant du côté de MBDA une très grande sérénité face à ce calendrier serré : le développement du MMP a débuté il y a trois ans et le tir en espace confiné a déjà été validé avec une dizaine d’éjections de « bûches » (missiles inertes). Les outils de simulation sont également en cours de développement, tout comme l’autodirecteur qui est de la responsabilité de Sagem. Un premier missile devrait être tiré en mode propulsé dès l’an prochain, avec une qualification attendue pour 2016. « Il nous reste aujourd’hui un peu plus de trois ans avant l’échéance de 2017 et nous sommes dans les délais du planning initial » précise-t-on chez MBDA. « Nous n’avons aucune inquiétude sur le calendrier initial, d’autant que la gestion du stock de Milan par l’armée de Terre lui permettra d’assurer le tuilage entre la fin du Milan et l’arrivée du MMP ».

 

MBDA fait à son tour remarquer que c’est plutôt son concurrent qui pourrait avoir du mal à respecter l’échéance de 2017 pour fournir un missile répondant aux spécifications françaises, surtout s’il lui fallait en plus négocier et engager une coopération avec un industriel européen. Pour le missilier européen, cela ne fait d’ailleurs aucun doute : l’objectif de son concurrent américain est de placer dans un premier temps un Javelin existant, immédiatement disponible, avant de développer (et à quel prix ?) les évolutions nécessaires pour répondre aux spécifications françaises. « L’intégration d’une liaison de données sur un missile existant nécessite des modifications de l’ensemble du système et ce n’est pas une opération neutre en termes de délais et de coût ».

 

Raytheon questionne de son côté les potentialités à l’export d’un MMP qui arrivera sur un marché où Javelin et Spike règnent déjà en maîtres. MBDA explique assumer ce risque, rappelant que le développement de son nouveau missile a été largement autofinancé. La cible française, annoncée pour 3000 missiles mais qui sera sans doute réduite, serait consolidée par des ventes à l’export estimées de manière conservatoire par MBDA à 9000 missiles. Les opposants au MMP de MBDA mettent les pieds dans le plat en questionnant ouvertement la fiabilité de ces chiffres. L’époque merveilleuse du Milan qui se vendait à plus de 300.000 exemplaires est définitivement révolue. De nombreux anciens clients de ce missile ont déjà opté pour de nouveaux missiles plus récents, qui les engagent pour les vingt ans à venir, à tout le moins. D’autres pays comme l’Inde ou l’Arabie Saoudite, gros consommateurs d’anti-chars, ont annoncé leur intention d’acheter de nouveaux missiles très prochainement, trop tôt donc pour que le MMP puisse participer à la compétition. La Turquie et le Brésil développent leurs propres solutions. Ce contexte politico-industriel limite mécaniquement le marché du missile anti-char pour les années à venir et il sera difficile pour MBDA d’offrir au MMP une place au soleil, ou du moins de garder celle qui avait été défrichée par le Milan. « Le MMP arrivera sur la marché avec des technologies, autodirecteur bimode, infrarouge non refroidi, centrale inertielle, que ses concurrents n’offrent pas encore » tient toutefois à rappeler MBDA. « Le MMP aura une longue carrière… »

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 07:55
L’offre MBDA pour le MMP. (photo Isabelle Chapuis, MBDA)

L’offre MBDA pour le MMP. (photo Isabelle Chapuis, MBDA)

10.07.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

En 2011, la DGA attribue un contrat de levée de risques à MBDA afin de valider les principaux choix techniques du futur MMP. A commencer par l’autodirecteur du missile (fourni par le français Sagem, comme tout le reste de l’optronique du poste de tir) qui sera bimode, avec une caméra TV pour le mode « jour » et un capteur infrarouge non refroidi. Sur les capteurs infrarouges « classiques », une bonbonne de gaz doit être percutée avant le tir pour refroidir l’autodirecteur et lui donner ses performances. Problème, une fois la bonbonne percutée, le missile doit être tiré rapidement et s’il ne  l’est pas, il doit repasser en atelier pour recevoir une nouvelle cartouche de gaz.

 

Le MMP disposera également de deux modes de guidage : le mode « tire et oublie » (le missile est totalement autonome dès qu’il quitte le poste de tir), se doublera d’une capacité d’intervention du tireur en cours de vol. Cette possibilité de garder « l’homme dans la boucle » est jugée essentielle par l’armée de Terre. Le Milan, qui est entré dans la légende avec plus de 300.000 missiles construits, était filoguidé. MBDA dispose donc d’une très large expérience dans le domaine et a fait le choix d’une liaison de données par fibre optique, qui présente deux avantages : résistance élevée au brouillage et haut débit de transmission des données dans le sens tireur-missile pour le guidage et le contrôle du missile et missile-tireur pour faire « remonter » des images pendant le vol. Même en mode « tire et oublie », le tireur peut ainsi garder un œil sur la trajectoire du missile, avec la capacité de reprendre là main à tout instant pour affiner la trajectoire ou déplacer le point d’impact. Si en revanche le tireur est certain de ne pas avoir à intervenir, il peut commander la coupure du fil du guidage et recharger le poste de tir pendant que le premier missile est encore en vol. Outre son expérience du filoguidage avec le Milan, MBDA a également celle de la fibre optique avec le missile expérimental Pholyphème qui déroulait son fil sur plusieurs dizaines de kilomètres.

 

Ce mode de guidage évolué est un atout maitre que le missilier européen oppose volontiers aux capacités du Javelin qui ne dispose, dans sa forme actuelle, que d’une fonction « tire et oublie » Aucun doute toutefois que Raytheon s’adaptera au besoin français au travers d’une version modernisée de son missile dotée d’un double mode de guidage.

 

« Un système de guidage terminal de précision (Precision Terminal Guidance)  avec homme dans la boucle avait été proposé à l’US Army dans le cadre d’une modernisation du Javelin, en utilisant un guidage optique sans fil, comme ce qui se fait aujourd’hui sur le missile TOW » explique d’ailleurs un porte-parole de Raytheon. « Mais l’US Army a décidé de ne pas le retenir pour réduire la facture. Il ne faut pas oublier que faire intervenir un soldat dans le guidage du missile impose d’entrainer ce même soldat en lui faisant tirer régulièrement des missiles. Cela a un coût ! Avec un guidage « tire et oublie », un simple simulateur est suffisant pour l’entrainement. Maintenant, si l’armée française souhaite disposer des deux modes de guidage, nous pouvons répondre à sa demande. Le guidage optique a déjà été testé sur le Javelin et fonctionne ».

 

Raytheon précise donc que la fonction guidage « homme dans la boucle » existe déjà sur étagère et que son intégration pourrait être confiée à une entreprise française si le Javelin venait à être choisi. A l’opposé du choix technique de MBDA, le missilier américain affiche une certaine défiance vis à vis du guidage par fibre optique lorsque le missile est tiré depuis un véhicule et renouvelle sa confiance dans le guidage optique. « La voie IR du poste de tir permet de s’affranchir des mauvaises conditions météorologiques ou de la poussière pour le guidage optique » précise notre interlocteur.  Mais le client étant roi, l’industriel américain précise également rester ouvert à toutes les options…

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:55
le MMP de MBDA en embuscade…

le MMP de MBDA en embuscade…

09.07.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Les besoins à venir en termes de roquettes et missiles pour l’armée de Terre française se résument grosso modo en trois segments: le niveau inférieur du besoin est occupé par la roquette d’infanterie de base, appellée à remplacer l’actuel AT4 et le missile Eryx. En milieu de trame, le MMP sera placé à  la disposition des escadrons anti-char, des escadrons d’éclairage et d’appui, des compagnies d’infanterie et éventuellement des sections de combat en fonction des besoins apparaissant lors des opex. A l’image de l’utilisation qui fut faite du Milan en Afghanistan… Troisième segment, celui représenté par un futur MRCM (MultiRole Combat Missile). Il s’agirait d’un missile anti-char à longue portée tiré depuis un hélicoptère ou un véhicule terrestre, avec une portée de 8 kilomètres et une capacité de tir au-delà de la vue directe. Ce MRCM est cité pour équiper l’EBRC et remplacer à terme le Hellfire américain sur le Tigre HAD.

 

Si l’on zoome sur le milieu de trame et le MMP, que voit-on ?

 

Comme pour l’Eryx, une capacité de tir en espace confiné sans effet de souffle important est recherchée. L’armée de Terre souhaite également disposer d’un double mode de tir : entièrement automatique (mode tire et oublie) d’une part et avec un guidage manuel d’autre part, de manière à remettre « l’homme dans la boucle » pour que le tireur puisse influer sur la trajectoire du missile. La portée initialement citée était de 2500m afin d’ouvrir le marché à un plus grand nombre de missiles. Mais dans les faits, l’armée de Terre pencherait plutôt pour une portée de 4000m de manière à placer le tireur hors de portée des obus flèches des chars. C’est vrai en particulier pour l’EBRC qui devrait recevoir, en toute logique, la tourelle T40 armée de ce futur missile de manière à traiter les cibles « lourdes ».

 

Pour répondre à ce cahier des charges, deux solutions s’affrontent : celle de MBDA, missile européen, qui promeut un missile entièrement nouveau, et celle de Raytheon, son concurrent américain, qui avance une version modernisée du Javelin. Innovation et plan de charge assuré pour les bureaux d’études français pour l’un, solution éprouvée et économique pour l’autre… Le choix sera cornélien et sans doute tout autant politique que technique. Mais pour l’heure, aucun contrat de développement n’a été notifié par la DGA.

 

A suivre

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