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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:45
photo EMA / Archives

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28.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

La "Plateforme", qui se présente comme une coalition de formations loyalistes maliennes mais dont de nombreux cadres et membres sont d'anciens miliciens des groupes djihadistes, a affirmé, hier soir, avoir "récupéré ses morts" du 20 décembre, tués par des militaires français de l'opération Barkhane lors d'un raid visant le groupe Al-Mourabitoune.

Ce raid avait été annoncé par l'EMA français; dans son communiqué, l'EMA déclarait qu'"une dizaine de terroristes ont été neutralisés" (voir mon post ici).

Contacté par notre correspondant à Bamako, "le chef d'état-major des Ganda Koy" (l'une des milices de la Plateforme) a affirmé hier soir que "l'attaque a eu lieu à environ 65km de Ménaka, vers la frontière avec le Niger, dans la localité d'In Araban. Des éléments du MAA pro-Bamako et du GATIA étaient en mission de sensibilisation auprès des populations suite aux affrontements qui ont eu lieu dans cette zone entre communautés Dahoussak et Peulh. Une rencontre était même prévue le 8 janvier prochain pour régler ce conflit. Barkhane a frappé nos éléments avec des tirs d'hélicoptères puis avec des hommes à terre. Nous avions 4 véhicules et une dizaine de motos sur place."

Selon ce même Djibril Diallo, les troupes françaises "ont bloqué la zone pendant 3 ou 4 jours, puis nous avons pu y avoir accès pour récupérer les corps de nos hommes. Il y a 12 corps. D'autres ont été faits prisonniers. On ne sait pas combien ils sont, ni ce qu'ils sont devenus, ni où ils sont. Barkhane a aussi saisi de l'armement qui nous appartient, on veut le récupérer. On veut aussi que Barkhane reconnaisse avoir fait une erreur."

Barkhane s'en tient au communiqué de l'EMA et maintient que son attaque visait bien "un groupe terroriste" formé de "gens résolus (...) qui ont ouvert le feu les premiers". 

Pas de commentaire de l'EMA sur la récupération des corps mais on y affirme "une chose très claire: nous n'avons aucun doute sur les intentions des gens qui étaient en face de nous".

 

Djihadistes contre touaregs. Par ailleurs, des djihadistes d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), du Mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), d'Ansar Dine et du Front de libération du Macina auraient tué 10 rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), lors de deux attaques séparées cette semaine dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne.

L'un de ces raids a été revendiqué, samedi, par Ansar Dine. Il a visé la base de Telhandok, à la frontière entre le Mali et l'Algérie, et a fait "onze morts parmi les traitres à la solde de la France", affirme l'organisation jihadiste. Le MNLA (voir son communiqué ici) a fait état de six morts.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 11:45
Bamako salue l’"accord" d’Alger

 

1 mars 2015 BBC Afrique

 

La feuille de route paraphée dans la capitale algérienne entre le gouvernement du Mali et certains groupes armés du nord marque "une étape importante" du processus de paix, selon le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.

 

"Ce document qu’on vient de parapher à Alger ouvre une étape importante devant nous permettre d’engager le processus de paix", a dit Diop à BBC Afrique.

La Coordination des mouvements de l'Azawad –-- une coalition de groupes armés du nord --- n’a pas paraphé la feuille de route.

"Nous prenons note de la déclaration qui a été diffusée par la Coordination des mouvements de l’Azawad. Nous respectons la décision de ces frères, même si nous ne comprenons pas qu’ils n’aient pas fait ce pas en avant avec nous", a commenté le ministre malien des Affaires étrangères.

Selon lui, la feuille de route ouvre la voix à "une libre administration des collectivités locales".

"Le document donne des pouvoirs importants aux collectivités locales. Il leur permettra de s’organiser et de se prendre elles-mêmes en charge dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale et du caractère unitaire de l’Etat malien", a indiqué Diop.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:45
Dutch Apaches strike Mali rebels

 

21 January 2015 by defenceWeb (Reuters)

 

Dutch AH-64 Apache attack helicopters with the United Nations carried out air strikes on Tuareg rebel forces in northern Mali on Tuesday, the first such engagement by Dutch forces serving in the UN mission in Mali.

 

The U.N. mission, known as MINUSMA, said it was responding to heavy weapons fire directed at its peacekeepers in the town of Tabankort. It said the helicopters only destroyed a rebel vehicle after firing warning shots that were ignored.

 

A spokesman for the MNLA Tuareg separatist rebels, who are involved in peace talks with the Malian government in Algeria, denied warning shots had been fired and said five fighters had been killed and several others wounded.

 

U.N. peacekeepers have deployed across northern Mali to help the weak Bamako government secure desert zones that were occupied by a mix of rebels and al Qaeda-linked Islamists in 2012 until a French military intervention two years ago.

 

The incident highlights how Mali's north is still awash with various armed groups and is likely to complicate the last round of U.N.-backed peace talks due to take place next month between the government and the rebel factions that are involved.

 

The U.N. mission had been for days seeking to end a standoff over Tabankort, a desert town that the MNLA had surrounded and where there are rival pro-government militia fighters, as well as a contingent of U.N. peacekeepers protecting civilians.

 

"These actions were taken in line with our mandate which authorizes MINUSMA to use force to protect civilians, its personnel and its positions from attack or imminent danger," the mission said in a statement.

 

The U.N. mission did not give a toll and it said clashes were still taking place on Tuesday evening.

 

Some 450 Special Forces troops, intelligence operatives and four Apache helicopter gunships from the Netherlands have been deployed in northern Mali as part of a force of up to 12,000 men.

 

U.N. troops mostly help Mali's army occupy key towns while French soldiers hunt down resurgent Islamist militants. However, the Dutch contingent is tasked with intelligence gathering and has the force's only attack helicopters.

 

MNLA spokesman Moussa Ag Acharatoumane said cooperation with U.N. peacekeepers would be suspended as a result of the clash.

 

"There was no negotiation. There was no warning," he told Reuters. "That was an error, and bombing our positions was also a very serious political error."

 

A resident in the town of Kidal, an MNLA stronghold, said the bodies of five rebels had arrived and were being buried on Tuesday evening.

 

The Dutch contingent in Mali is mainly involved in conducting reconnaissance and gathering intelligence, serving, as it were, as the 'eyes and ears' of the mission. The Dutch contribution chiefly consists of, Special Operations Forces; intelligence personnel; Apache attack helicopters; Chinook transport helicopters (from October 2014); and police trainers. The first two Apaches arrived in Mali in May last year.

 

Troops from the Dutch Commando Corps and the Marine Corps, working in three teams, make up the operational core in the field. They have various types of vehicles at their disposal, including lightly armoured Bushmasters; Mercedes Benz tactical wheeled vehicles; Fennek tactical wheeled reconnaissance vehicles; and quad bikes.

 

The main task of the three Chinook helicopters is medical evacuation. The Dutch Chinooks have been fully deployed since October 2014. Until the arrival of the Chinooks, Dutch units only operated at distance from their base in Gao on condition that the French Operation Serval was able to guarantee medical evacuation.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:40
Mali: les rebelles touaregs du MNLA à Moscou

 

18-03-2014 par RFI

 

La sécession de la Crimée pourrait donner des idées à bien des mouvements indépendantistes et ce, jusqu’en Afrique. Vendredi, les rebelles touaregs du MNLA, habitués aux confins désertiques du nord du Mali, sont allés jusqu’à Moscou rencontrer le représentant spécial du président Poutine pour l’Afrique. Une visite qui n’a pas plu aux autorités maliennes. Lundi, l’ambassadeur de Russie au Mali a été convoqué par le ministre malien des Affaires étrangères.

 

« On a trouvé que ce n’était pas amical, car la Russie ne nous avait même pas prévenu », explique le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed. L’ambassadeur russe a donc été sommé de s’expliquer, dans un entretien à l’issue duquel le ministre malien s’est dit « rassuré » par un discours « sans ambiguïté ». L’ambassadeur russe n’a pas souhaité s’exprimer sur cet entretien, mais, dans un communiqué, Moscou a en effet affirmé son attachement à « l’intégrité territoriale du Mali » et sa disponibilité pour faciliter les discussions entre le gouvernement national et les rebelles touaregs.

 

→ A (RE)LIRE : À Moscou, le MNLA tente de faire entendre sa voix

 

Vendredi dernier, une délégation du MNLA s’était rendue à Moscou. Le secrétaire général du mouvement, Bilal Ag Acherif, y avait « porté le message du peuple de l’Azawad », évoqué sa « souffrance » et présenté les causes du conflit qui l’opposent à l’Etat malien. Contrairement à la Crimée, l’Azawad n’est donc pas près d’être reconnue par Moscou comme un Etat indépendant, et encore moins de rejoindre la Fédération de Russie...

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:45
Algeria to hold talks with Mali rebels over peace deal

 

 

20 January 2014 defenceWeb  (Reuters)

 

Algeria will hold exploratory talks with rebel groups from neighboring Mali in an attempt to revive peace negotiations there, it said on Sunday, an initiative welcomed by Malian President Ibrahim Boubacar Keita.

 

Mali exploded into violence when Tuareg separatist fighters tried to take over the north and Islamist militants eventually occupied the region, triggering a French military intervention last year.

 

Islamist militants have been mostly driven out, but since then reconciliation with the three main rebel groups has been an elusive challenge for Keita, after a June peace deal brokered by Burkina Faso.

 

The National Movement for the Liberation of Azawad, or MNLA, declared an end to a ceasefire late last year, saying Mali had not lived up to its end of the June peace accord, which called for the rebels to disarm.

 

"These are exploratory contacts to revive dialogue in Mali," Algeria's Foreign Minister Ramtane Lamamra told reporters of the communication with rebel leaders, not specifying which groups.

 

Keita was visiting Algiers to back the initiative, Mali Foreign Minister Ould Sidi Mohamed said.

 

"Everybody should applaud this process. We want to make peace in Mali inclusive," Mohamed said.

 

He added that Algeria's efforts were not in competition with peace deals brokered by Burkina Faso.

 

"We welcome any initiative that helps boost peace," he said. "There is perfect understanding between Algeria and Mali on what to do to address common challenges for security and regional cooperation."

 

Three main rebel groups in Mali - the MNLA, the fellow Tuareg movement, High Council for the Unity of Azawad (HCUA), and the Arab Movement of Azawad (MAA) - announced in November they would merge to form a united front.

 

But there are signs of distrust within those rebel organizations that have complicated peace negotiations.

 

The vast desert region has erupted into rebellion four times since independence from France in 1960. Its light-skinned Tuareg people say black African governments in the capital Bamako have excluded them from power.

 

Neighboring Algeria, which itself suffered a civil war with armed Islamists in the 1990s that killed around 200,000 people, had pushed for a political solution in Mali, worried about militants spilling across the border into its south.

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 12:45
Mali - Serval : un anniversaire en catimini

 

12/01/2014 Par Pauline Jacot (à Bamako) – LePoint.fr

 

En janvier 2013, la France rentrait en guerre au Mali pour libérer le nord du pays aux mains des terroristes islamistes, un an après, l'enthousiasme des Maliens a laissé place à l'amertume.

 

"L'essentiel de la mission a été accompli." C'est François Hollande qui s'exprime, lors de ses voeux aux armées, le 9 janvier dernier. Pour le président de la République, l'opération Serval avait plusieurs buts : mettre fin au terrorisme, sécuriser Bamako et permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale. Si les deux premiers objectifs ont été atteints assez rapidement, il n'a fallu que quelques jours aux troupes françaises pour libérer les principales villes du Nord des djihadistes et pour stopper leur progression vers la capitale, le troisième est loin d'être encore une réalité. Même si le terrorisme n'est pas encore totalement éradiqué dans le pays, les groupes armés ont été déstabilisés, l'essentiel de leurs bases arrière détruites, et il semble peu probable qu'ils puissent encore agir de manière structurée même s'ils ont encore la capacité d'organiser des actions ciblées comme enlèvements et attentats.

Militairement, l'opération Serval est un succès : au plus fort des opérations, 5 500 hommes étaient mobilisés dans l'opération Serval, au Mali et dans la région, près de 600 djihadistes ont été neutralisés même si, hormis Abou Zeid et quelques autres responsables, peu de grands chefs de guerre ont été capturés par les forces françaises. La majorité des Maliens remercient encore les Français pour leur intervention, mais peu comprennent encore le sens de la présence française, et la politique de la France vis-à-vis de la région de Kidal et du MNLA, groupe touareg indépendantiste du Nord, est particulièrement mal vécue.

 

Favoriser les Touaregs indépendantistes

De nombreux mouvements de jeunes, épars, se sont constitués ces derniers temps à Bamako pour dénoncer ce qu'ils appellent une politique complaisante de la France face au MNLA. Les autorités françaises en coulisse et Serval sur le terrain sont accusés de favoriser les Touaregs du MNLA en empêchant l'armée malienne de jouer sa partition dans la région de Kidal, fief touareg où, le 2 novembre dernier, deux journalistes de RFI étaient assassinés. Les manifestations, qui n'ont réuni qu'une centaine de personnes, témoignent de cette lassitude, de cette incompréhension et amertume des Maliens, qui veulent désormais que les forces françaises les laissent gérer la situation. Il est reproché à la France de n'agir que dans ses propres intérêts, une situation instable au Nord justifiant une présence militaire française, qui permettrait de garder un pied dans la région du Sahel où Areva et ses mines d'uranium sont implantées. Et puis se rapprocher du MNLA était aussi un moyen pour la France de récupérer ses otages qui étaient aux mains d'AQMI.

Mais aujourd'hui Kidal est une zone où le MNLA ne parvient pas à s'imposer et où les groupes armés divers font leur propre loi, comme l'a tragiquement démontré l'assassinat des journalistes de RFI qui sortaient du domicile d'un chef du MNLA, Ambéry ag Rhissa. Bamako et une grande partie de l'opinion publique verraient alors d'un bon oeil que Paris se montre un peu plus convaincant dans la nécessité de désarmer des groupes armés.

 

L'ONU prend le relais

La France, par le biais des forces Serval, s'apprête alors aujourd'hui à quitter définitivement la ville de Kidal après avoir renforcé sa présence le temps des élections législatives. Ils sont encore 2 500 au Mali aujourd'hui, 900 hommes à Bamako, 1 400 à Gao, 60 à Kidal, 70 à Tessalit, une soixantaine à Tombouctou et Menaka, ils seront 1 500 au mois de février puis 1 000 au printemps. Un an après le début de l'intervention Serval, l'armée française passe donc le relais à la force de l'ONU, la Minusma, et à l'armée malienne. La France signera avec le Mali un accord de défense le 20 janvier prochain qui devrait lui permettre de garder une base à Tessalit, à la frontière algérienne, qu'elle demandait depuis un certain temps, pour se concentrer sur la "lutte antiterroriste".

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 12:45
Mali: le MNLA reprend la “guerre”

 

29 novembre, 2013 – BBC Afrique

 

La rébellion touareg a annoncé qu'elle reprenait la guerre contre l'armée malienne, en riposte aux incidents de la veille à l'aéroport de Kidal, dans le nord du Mali.

 

"Là où on trouvera l'armée malienne, on lancera l'assaut sur elle. Ce sera automatique. Les mises en garde sont terminées", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA.

 

"Ce qui s'est passée est une déclaration de guerre. Nous allons leur livrer cette guerre", a affirmé M. Maïga.

 

Jeudi, quelques centaines de manifestants avaient pénétré dans l'aéroport de Kidal, poussant le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly, qui devait s'y poser, à faire demi-tour.

 

D'après certains protestataires, les militaires maliens ont ouvert le feu sur eux.

 

Selon le MNLA, les tirs "à balles réelles", "sur des femmes et des enfants qui manifestaient pacifiquement", ont fait un mort et cinq blessés .

 

Pour le gouvernement malien, ses troupes, "prises à partie par des éléments incontrôlés", ont procédé à des "tirs de sommation" après avoir essuyé "des jets de pierre et des tirs d'armes".

 

La MINUSMA appelle à la retenue

 

La MINUSMA, la force de l’ONU au Mali, a invité vendredi à la retenue et à la reprise des discussions entre Bamako et la rébellion.

 

Mais le MNLA accuse les autorités maliennes de "violer les accords de Ouagadougou”.

 

Les mouvements rebelles touareg avaient signé en juin à Ouagadougou un accord de paix avec Bamako visant à permettre l'organisation de la présidentielle de juillet à Kidal, ville sous contrôle des groupes armés touareg.

 

Les relations entre les deux parties se sont envenimées ces dernières semaines, malgré la tenue le week-end dernier du premier tour des élections législatives, qui se sont convenablement déroulées dans le nord du Mali.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:45
La feuille de route d'AQMI au Mali dévoilée

07.10.2013 Le Monde.fr ( AFP)

 

Radio France internationale (RFI) et le journal Libération ont publié l'intégralité de la feuille de route pour le Mali signée du chef d'Al-Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI), un document découvert en février à Tombouctou et dont la problématique centrale est de donner naissance au territoire islamique de l'Azawad. Les deux rédactions ont pendant des mois traduit ces textes de l'arabe, puis les ont authentifiés et fait analyser par des experts.

 

Abdelmalek Droukdel voulait instituer une administration de façade composée de Touareg afin de tirer discrètement les ficelles, révèle cette lettre de quatre-vingts pages, subdivisées en six chapitres, rédigée en juillet 2012 – quatre mois après la conquête du nord du Mali par des groupes djihadistes – et intitulée "Directives générales relatives au projet islamique djihadiste dans l'Azawad" (Azawad est le terme utilisé par les Touareg pour désigner le nord du Mali).

 

Le document, rédigé par Abdelmalek Droukdel, décrit comment AQMI comptait instrumentaliser le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), mais aussi dans une moindre mesure, le groupe Ansar Dine.

"L'intervention étrangère sera imminente et rapide si nous avons la main sur le gouvernement et si notre influence s'affirme clairement. L'ennemi aura plus de difficulté à recourir à cette intervention si le gouvernement comprend la majorité de la population de l'Azawad que dans le cas d'un gouvernement d'Al-Qaida ou de tendance salafiste djihadiste".

Il suggère même de renoncer dans un premier temps à appliquer une version stricte de la charia afin de gagner les cœurs et les esprits des populations et suggère de gouverner "avec douceur et sagesse".

 

Lire notre décryptage Au Mali, une coalition de groupes islamistes hétérogènes mais coordonnés

 

MANQUE DE CONTRÔLE SUR SES TROUPES

Sont ainsi mis au jour "les stratégies d'un groupe criminel, sa propre bureaucratie politique et religieuse, ses inflexions tacticiennes, ses interrogations ('Etat islamique ou Emirat islamique'), ses accrochages idéologiques, ses virages lexicaux, ses failles internes et, pour finir, l'incroyable ignorance théologique de ses propres troupes", commente Libération.

 

Ce document démontre également le manque de contrôle de l'émir d'AQMI sur certains éléments de la mouvance djihadiste au Sahel : pendant les dix mois où ils ont contrôlé la région, les islamistes radicaux se sont aliéné une majorité de la population locale, notamment en détruisant des mausolées et en appliquant une version rigoureuse de la charia.

 

Regarder la vidéo explicative Vidéo : la carte du Mali décryptée en 5 minutes

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:45
Mali: échanges de tirs à Kidal

30 septembre, 2013 - 00:22 GMT BBC Afrique

 

Des militaires maliens et des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se sont affrontés à Kidal.

 

Le MNLA a affirmé que trois de ses hommes avaient été blessés lors de ces échanges de tirs dimanche soir dans cette ville du nord-est du Mali qu'il contrôle en partie.

 

La rebellion touareg a accusé l'armée d'avoir ouvert le feu en premier, l'accusant d'"actes de provocation".

 

"Des soldats maliens ont délibérément ouvert le feu sur une unité mobile du MNLA alors que celle-ci circulait dans le centre de Kidal", a déclaré le porte-parole du MNLA, Moussa Ag Attaher, dans un communiqué.

 

"Cette flagrante agression a poussé le reste de l'unité à riposter. Suite à ce grave incident, d'autres échanges de tirs ont eu lieu", a ajouté M. Ag Attaher.

 

Du côté des forces maliennes, l'on affirme que des soldats tenant un checkpoint au centre de Kidal avaient été pris dans des échanges de tirs.

 

Les militaires ont été attaqués, ils ont riposté et pris le dessus sur les assaillants et contrôlaient leurs positions dimanche soir, dit-on à l'état major de l'armée. Deux soldats auraient été légèrement blessés.

 

Le MNLA a repris le contrôle de Kidal en février après la débacle des islamistes forcés de quitter les principales villes du nord du Mali sous la pression des troupes françaises et africaines.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:45
Le Mali sous pression après de nouvelles attaques dans le Nord

30.09.2013 à 02h24 Le Monde.fr (AFP et Reuters)

 

Le Mali était sous forte pression sécuritaire, dimanche 29 septembre, après une escalade de violences dans le Nord. Deux civils ont été tués dans une attaque suicide à Tombouctou, et des soldats ont échangé des tirs avec des hommes armés à Kidal, chef-lieu du Nord partiellement sous contrôle du mouvement de rébellion touareg MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad).

Des militaires maliens ont affirmé y avoir été attaqués en fin d'après-midi, dimanche, par des hommes armés, sur lesquels ils ont réussi à prendre le dessus après deux heures d'échanges de tirs. Des militaires de l'opération française Serval et de la mission de l'ONU, la Minusma, sont venus en renfort, mais sans intervenir, selon un responsable du gouvernorat de Kidal.

Dimanche soir, le MNLA a toutefois accusé les soldats maliens d'"actes de provocation", et annoncé que trois de leurs hommes avaient été blessés dans les tirs. "Des soldats maliens ont délibérément ouvert le feu sur une unité mobile du MNLA alors que celle-ci circulait dans le centre de Kidal", "en tirant des rafales de mitraillettes", affirme le groupe. Selon lui, le chef de l'unité, qui figure parmi les blessés, était "descendu de son véhicule en levant les mains pour bien montrer que son unité n'était nullement dans une position de belligérance". "Cette flagrante agression a poussé le reste de l'unité à riposter", ajoute-t-il dans un communiqué publié sur son site Internet.

 

DIALOGUE SUSPENDU AVEC LE GOUVERNEMENT

Ces violences se sont déroulées non loin d'une banque où, deux jours auparavant, des militaires maliens avaient été visés par une attaque à la grenade, qui avait blessé deux soldats. Ils ont aussi été précédés, dans l'après-midi, d'une explosion, imputée dans un premier temps à un kamikaze qui aurait manipulé accidentellement sa ceinture explosive. Mais dimanche soir, le gouverneur de Kidal a infirmé ces informations, indiquant que l'explosion avait eu lieu "dans un magasin où se trouvaient des armes qui n'appartiennent pas à l'armée régulière", et avait fait un blessé grave.

Kidal est un fief du MNLA, le mouvement de rébellion touareg qui avait déclenché, en janvier 2012, une offensive contre l'armée malienne dans le Nord. Après l'intervention française, un an plus tard, le MNLA, qui avait été entre temps évincé du terrain par les djihadistes, a repris le contrôle de Kidal en février, y refusant la présence des armées et administrations maliennes. Jusqu'à la signature, en juin, d'un accord avec le gouvernement malien et deux autres groupes armés (un touareg, un arabe) ayant leurs bases dans le Nord.

Cet accord paraphé à Ouagadougou avait permis le cantonnement des hommes du MNLA et l'arrivée, début juillet, de soldats maliens, puis de l'administration. Mais le 26 septembre, les trois groupes armés signataires de l'accord ont annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux discussions avec le gouvernement malien, l'accusant de ne pas respecter ses engagements. Les autorités maliennes ont assuré être toujours disposées au dialogue.

 

DEUX CIVILS TUÉS À TOMBOUCTOU

L'attaque la plus sanglante de ces trois derniers jours s'est toutefois produite samedi, à Tombouctou, ville du nord-ouest du Mali inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Quatre djihadistes à bord d'une voiture piégée ont attaqué un camp de l'armée malienne, tuant deux civils, en plus des quatre kamikazes, et blessant six soldats.

Il s'agit de la troisième attaque kamikaze de l'histoire de cette cité, après celles des 21 et 30 mars 2013. La cité avait été occupée plusieurs fois en 2012 par des groupes djihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont été chassés fin janvier par des soldats français et africains.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 12:45
Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord

18 septembre 2013 Par RFI

 

Au Mali, un accord inédit vient d’être signé, mardi 17 septembre, entre les groupes armés présents dans le nord du pays. Après deux jours de discussion, sur l’initiative des autorités maliennes, ces groupes ont signé une déclaration conjointe. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA), la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR, composé notamment des milices gandakoyes et gandaïzo), ainsi que le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) promettent de « mettre en commun leurs efforts » pour résoudre la crise. Ils créent une cellule de contact afin de dégager des positions communes, avant d’entamer les négociations avec l’Etat malien.

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : Ugly Aftermath And Uncertain Future

July 11, 2013: Strategy Page

 

For the last five months American MQ-9 UAVs could be seen regularly over northern Mali. Some days there is one up there all day, most of the time it’s only for about half the day. The video is analyzed by U.S. and French intelligence and used by the French to coordinate operations against the remaining Islamic terrorists in northern Mali. The American UAVs have been operating from an airbase in neighboring Niger, where two MQ-9s are currently stationed.

 

France believes that a third of the 2,000 Islamic terrorists in northern Mali at the beginning of the year have been killed and most of the survivors (less the hundred or so who surrendered or were captured) have fled Mali. That leaves several hundred, most of them Tuareg or black African, still in Mali, Most are hiding but some are in the larger towns and cities carrying out attacks. Many (up to half) of the terrorists who fled went to neighboring Niger, where a weak government and a very poor population (whose cooperation can be bought) has provided opportunities for new terrorist bases to be established. As with Mali, most of the 16 million Niger population lives in the south, where there is more water. The north is mostly desert. A fifth of the population are Arab, Tuareg and similar minorities. Over 90 percent of the population is Moslem and about eight percent are slaves. The U.S., France (and other European nations) are helping the Niger government to deal with the Islamic terrorists. That will not produce a quick fix and it may take a year (and probably much longer) to clear the Islamic terrorists out of Niger.

 

Mali’s fundamental problem (and the source of the discontent that triggered the Tuareg uprising in the north and the army coup in the south last year) is widespread corruption and the chilling effect this has on the economy. Despite billions of dollars’ worth of mineral exports, the country is very poor. The money the government gets from the mineral exports is largely stolen by politicians. Economic growth is stifled by the corruption, which makes it very difficult for entrepreneurs to start new businesses or expand existing ones. The result is that a third of the population is hungry and gets by with the help of foreign aid. In the north over two thirds of the population is short of food, and much else. Most of the people in the north are Tuareg and they blame corrupt southern (black African) officials for the poverty and high unemployment in the north. That is only partially true because the north has always been very poor and the Tuareg leaders also tend to be corrupt when it comes to handling government matters.  The July 28 presidential election is expected to put another corrupt politician into office. The search for a cure for the corruption has so far been unsuccessful. There are also doubts that the government can even properly organize the July 28th election.

 

The fragile economy in Timbuktu was devastated by the nine months of Islamic radical rule. Most of the Mali government employees were driven out and their workplaces looted and trashed. Worse, the tourism activity, which was the basis of the local economy, was largely destroyed. This included the destruction of many tourist attractions and the disappearance of many Arab and other foreign businessmen who made the tourism business work. Replacing key people and restoring infrastructure will take years. In the meantime most of the 55,000 population will have to get by on foreign aid.

 

July 9, 2013: In the north (Kidal) two civilians were wounded by unidentified gunmen.

 

July 8, 2013: In Kidal anti-government demonstrations over the weekend left two peacekeepers and a French soldier wounded. The demonstrations throw lots of rockets at the troops.

 

July 6, 2013: The government ended the six month old state of emergency. This means it is now legal for crowds to assemble and demonstrations to take place. The security forces must now follow all legal procedures when making arrests and holding people in custody.

 

July 5, 2013: After arriving on the outskirts a month ago 200 Malian army soldiers finally moved into the northeastern town of Kidal. Tuareg MNLA fighters moved out, or at least aside, in accordance with the June 18 peace deal with Mali. The MNLA had controlled Kidal since March 2012 as they tried to establish a role in governing the largely Tuareg north. MNLA were forced out of Kidal by Islamic terrorists for nine months and regained control in January 2013. French and Chadian troops have been in Kidal for over six months and have been joined by some other African peacekeepers to replace the Chad force (which returned home). The MNLA controlled security in the city and this produced growing complaints that MNLA gunmen were attacking blacks in the north and trying to force them to leave. The government accused the MNLA of ethnic cleansing, as northern Mali is predominately Tuareg and Arab. Because over 90 percent of Malians are black Africans, Tuaregs have always been touchy about blacks moving north to settle or, worse, to run the government. Partly this was because some Tuaregs and Arabs in the north still kept black slaves. Now a lot of those slaves find themselves free after their masters fled, along with several thousand Tuareg, during the French liberation of the north. Groups like al Qaeda are OK with this slavery, as it is commonly discussed in Moslem scripture and the Koran. The slaves, despite being Moslem, generally do not agree with this attitude.

 

MNLA means (in French) “Liberation Army of Azawad”. That is the Tuareg term for their homeland in northern Mali and until the June 18 agreement its capital was Kidal. The Mali government was upset that MNLA men controlled most of the rural (and very thinly populated) areas in the north. Mali accuses France of letting this happen, but the French only had an informal deal with MNLA in which the Tuareg would not fire on the incoming troops and would provide information on where the Islamic terrorists were.  France pressured Mali to make some kind of political settlement with MNLA and that eventually led to the June 18 deal. Many in the Mali Army still want the Tuareg rebel group crushed.  The Mali government is also angry over the extent to which so many Arabs and Tuaregs in the north cooperated with the Islamic radicals in establishing a new government. Many Tuareg still want independence, or at least a lot of autonomy in the north. Anti-Mali demonstrations accompanied the entrance of Mali troops into Kidal and will continue. Whatever the Mali government may want, the situation in the north, and with the Tuareg, is fundamentally changed. The Tuareg have tasted power and seen how weak the southerners really are.

 

The only large town the MNLA controlled was Kidal. It was thought unlikely that the Mali soldiers and police could handle the MNLA gunmen alone, so the concentration of security forces near Kidal last month was initially seen more as a bargaining tactic than as a real threat to the MNLA. Negotiations with the MNLA did not go well at first because the rebels were insisted on an autonomy agreement first and the French and African peacekeepers were unwilling to shut down the MNLA for the Mali government. The Mali Army is seen as more of a threat to an elected Mali government than to the Tuareg rebels. The Mali troops had spent over a month moving up several hundred kilometers of road to Kidal and planning an assault that never came. The MNLA seemed to sense that they had been outmaneuvered and retreated from some checkpoints outside Kidal but maintained enough fighters in the city to keep the Mali soldiers from entering until the MNLA and the Mali government could work out a deal.

 

July 1, 2013: The UN peacekeeping force took control of peacekeeping operations in Mali. The UN force currently has 6,300 African peacekeepers although the ultimate size of the force will be over 12,000. There are still 3,200 French troops in Mali along with several thousand Mali soldiers.  The UN force is officially known as MINUSMA (Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali).

 

June 26, 2013: Captain Amadou Haya Sanogo, who led the army coup in March 2012, apologized for his actions and promised to help repair the damage.

 

June 24, 2013: Some 200 peacekeepers from Benin arrived in Kidal to help maintain order.

 

June 18, 2013: The government and the Tuareg rebels (the MNLA) signed a peace deal. The MNLA will allow Mali troops and police to enter Kidal and any other MNLA occupied area in the north and will surrender its heavy weapons. In reality the MNLA members will keep most of their weapons but will have to surrender stuff like mortars, heavy machine-guns and large stocks of ammo. The government will not try to punish any MNLA members and will negotiate more autonomy for the Tuareg north. Many Tuareg believe the MNLA gave up too much and do not trust the Mali government.

 

June 16, 2013: Al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) admitted that it had lost two of its senior leaders (Abdelhamid Abou Zeid and Abdallah Al Chinguetti) to French forces earlier this year (February and March). AQIM kept insisting that these two leaders were still alive.

 

June 9, 2013: French forces captured a terrorist base in the north (in a town on the Niger River near Gao). This one contained five tons of explosives and a workshop for producing suicide bomb vests and roadside bombs.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:45
Mali signs deal with Tuareg separatist rebels

19 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Mali signed a ceasefire deal with Tuareg separatist rebels, paving the way for government troops to return to the northern, rebel-held town of Kidal before a presidential election next month.

 

At the heart of a region plagued by poverty and Islamic militancy, Mali won a 3.25 billion euros ($4.35 billion) Western aid package last month aimed at shoring up democracy and helping it recover from a coup and an al Qaeda insurgency.

 

Tuesday's agreement - reached after nearly two weeks of talks mediated by regional powers, the United Nations and the European Union - foresees rebel groups disarming as part of a broader peace process to resolve Tuaregs' longstanding demands for greater autonomy for northern Mali, Reuters reports.

 

"The signing of this agreement represents a significant step in the stabilization process in Mali," said U.N. Special Representative to Mali Bert Koenders, who attended the signing ceremony in neighboring Burkina Faso's capital Ouagadougou.

 

The government in the capital Bamako has made clear that it wants its civilian administration and army reinstated in the rebel stronghold before the July 28 vote, which is meant to complete a democratic transition after the coup of March 2012.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius and the European Union's foreign policy chief Catherine Ashton both welcomed the accord. "I call on all sides in Mali, united by this deal, to implement this agreement in its entirety for the greater good of their country," Fabius said in a statement.

 

TUAREG STRONGHOLD

 

Tuareg separatists regained control of Kidal, their traditional fiefdom, after Islamists withdrew following a French-led military campaign that ended the 10-month occupation of the northern two-thirds of Mali by al Qaeda-linked fighters.

 

The Malian army had threatened to seize back the town if no agreement was reached. It advanced towards Kidal in early June, capturing the village of Anefis in the first clashes in months with the MNLA Tuareg separatist rebels.

 

Mediators have worked round the clock to salvage the ceasefire deal after Mali's interim president, Dioncounda Traore, last week balked at a draft that imposed conditions on the army's return to Kidal.

 

Mali's minister for territorial administration, Colonel Moussa Sinko Coulibaly, signed the deal on behalf of the government, a Reuters witness at the ceremony said.

 

Representatives of two separatist Tuareg groups inked the agreement, witnessed by the mediators at the Burkina Faso presidential palace.

 

Mali's chief negotiator Tiebile Drame had told Malian state radio earlier on Tuesday the deal would allow Malian troops to return to Kidal swiftly, followed by civilian administrators.

 

"Now what remains is to agree on the practical details of the deployment," Drame said. "Everyone also agreed to implement the other key element of the consensus, namely the requirement that armed groups in northern Mali give up their weapons."

 

There is widespread opposition in Bamako to any deal that would make concessions to the MNLA.

 

The group is blamed by many in southern Mali for opening the door to the Islamists with an uprising last year, and its leaders face arrest warrants for alleged crimes committed during their occupation of the north.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:45
Reprise des discussions à Ouagadougou pour un accord au Mali

13 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

OUAGADOUGOU - Les discussions ont repris jeudi à Ouagadougou pour parvenir à un accord entre le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, au lendemain de tractations à Bamako qui n'ont pas permis d'aboutir.

 

De retour du Mali, le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé a retrouvé dans la soirée pour des entretiens formels la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), a constaté un journaliste de l'AFP.

 

M. Bassolé est accompagné des diplomates (ONU, Union africaine, Union européenne, entre autres) qui l'assistent au nom de la communauté internationale. Il a eu avec eux en milieu de journée une longue séance de travail.

 

L'émissaire principal des autorités maliennes, l'ancien ministre Tiébilé Dramé, qui aura pour la première fois des militaires dans sa délégation, doit faire son retour dans la soirée dans la capitale burkinabè, a-t-on appris de source proche de la médiation.

 

Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional, les négociations ont pour objectif de permettre un retour de l'armée malienne dans la ville de Kidal, dans la perspective de l'élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.

 

Il s'agit désormais de rediscuter le texte élaboré ces derniers jours et accepté par les mouvements touareg, mais rejeté en l'état par Bamako.

 

D'intenses tractations menées par M. Bassolé et ses partenaires internationaux, venus rencontrer mercredi à Bamako le président malien par intérim Dioncounda Traoré, ont échoué à convaincre le régime malien de signer l'accord mis au point à Ouagadougou. Attendu en début de semaine, un accord n'est désormais plus espéré avant quelques jours.

 

Selon des participants, les négociations bloquent surtout, du côté du pouvoir malien, sur le calendrier du cantonnement et du désarmement des combattants touareg, et sur les poursuites judiciaires engagées contre des chefs rebelles, dont Bamako refuse la suspension prévue dans le projet d'accord.

 

Un diplomate participant aux discussions se montrait jeudi pessimiste pour les prochains jours: le gouvernement à Bamako est fragile, l'opinion est surchauffée, finaliser un accord risque de prendre du temps, a-t-il affirmé à l'AFP.

 

Les rebelles touareg se sont installés fin janvier à Kidal à la faveur de l'intervention militaire française contre les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda. Les jihadistes avaient pris en 2012 le contrôle du nord du Mali, s'alliant d'abord au MNLA qui avait lancé l'offensive, avant d'évincer ce mouvement dans la région.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:45

5 June 2013 Last updated at 19:23 GMT BBC Africa

 

Malian soldiers have clashed with secular separatist Tuareg fighters near the northern town of Kidal, army and rebel spokesmen have told the BBC.

Kidal has been held by the National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA) since February, when Islamist militants fled the city.

Thomas Fessy reports from neighbouring Senegal.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:45
Mali: l’armée se bat avec le MNLA

5 juin, 2013 - 17:29 GMT BBC Afrique

 

L’armée malienne a pris le contrôle mercredi de la localité d’Anefis, à une centaine de km de Kidal dans le nord du Mali, après des combats avec les rebelles touareg du MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad.

 

10 membres du MNLA ont été tués, selon l’armée malienne, un bilan que récuse le MNLA, évoquant 2 morts dans ses rangs.

 

Il s’agit des premiers combats entre l’armée malienne et la rébellion touareg depuis l’intervention militaire française et africaine en janvier pour chasser les combattants islamistes du nord du Mali.

 

L'armée malienne affirme vouloir reprendre à terme la ville de Kidal, occupée depuis fin janvier par le MNLA, accusé d’exactions contre ses habitants noirs.

 

L’armée souhaite contrôler Kidal avant la tenue de l'élection présidentielle prévue pour le 28 juillet.

 

Les combats à Anefis ont commencé vers 6:30 mercredi matin, selon le maire d’Anefis, Izga Ag Sidi.

 

“Un convoi d’au moins 300 véhicules de l’armée est arrivé la nuit dernière. Nous avons ordonné à nos hommes de quitter Anefis pour faire en sorte que la bataille se déroule en dehors de la ville pour épargner les vies de la population d’Anefis”, a déclaré à l’agence AP un responsable du MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh.

 

"L'armée malienne (...)a décidé de régler la situation par la guerre et le gouvernement malien assumera toutes les conséquences", a déclaré à l'AFP Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA.

 

Selon le MNLA, des combats ont également eu lieu à Amassine, à une centaine de km à l’ouest de Kidal.

 

Les forces maliennes "continuent leur progression" en direction de Kidal, a déclaré le porte-parole de l’armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga.

 

Soutien diplomatique de la France

 

La France a appelé les "groupes armés" du Nord à "déposer les armes".

 

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré à Paris que "le pouvoir malien demande l'intégrité du Mali et il a raison".

 

Les combats entre l’armée malienne et le MNLA interviennent alors que des négociations se déroulent à Ouagadougou sous l'égide de la médiation burkinabè entre représentants du MNLA et Tiébilé Dramé, émissaire du régime de transition malien.

 

Le MNLA, qui occupe Kidal depuis le départ des islamistes armés chassés fin janvier par l'intervention militaire française au Mali, refuse, depuis, la présence de l'armée et de l'administration maliennes dans la ville.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:45
Malian army clashes with Tuareg rebels, heading for Kidal

05 June 2013 14:24 defenceWeb (Reuters)

 

The Malian army said it seized the village of Anefis following heavy fighting with the Tuareg separatist MNLA and was heading towards the nearby town of Kidal, the rebels' last stronghold.

 

It was the first fighting between the MNLA and the Malian army since a French-led military offensive launched in January. The French campaign ended Islamists' 10-month domination of Mali's desert north but left the Tuareg rebels in control of Kidal.

 

Mali's interim government accused the MNLA of violence against non-Tuaregs on Monday. The army has vowed to retake Kidal before national elections scheduled for late July, Reuters reports.

 

"Our troops have taken Anefis this morning after intense fighting," said army spokesman Colonel Souleymane Maiga, adding that the fighting had begun early on Wednesday.

 

Moussa Ag Acharatoumane, Paris-based spokesman for the MNLA, said in a statement there was fighting between the Malian forces and MNLA fighters in Anefis but did not provide further details.

 

The MNLA has rejected Bamako's calls for it to lay down its weapons, saying it would resist any attempt to retake Kidal. It has said it is open to negotiations with the government if northern Mali's right to self-determination is recognized.

 

The MNLA was not targeted by the French offensive and has since been able to retake some areas, including Kidal. But this has strained relations between France and the transitional government in the southern capital, Bamako.

 

The MNLA rose up early last year, calling for the creation of a Tuareg homeland in northern Mali. It joined forces with al Qaeda-associated fighters and together they overran the north, but the better armed Islamists quickly took control of the rebellion.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:45
Mali: front commun à Kidal

2 juin, 2013 – BBC Afrique

 

En négociation sous la médiation du Burkina Faso, les groupes armés touareg qui contrôlent Kidal, dans le nord-est du Mali, affichent leur position concernant la situation de la ville mais du reste du Nord-Mali, qu'ils appellent Azawad.

 

Affichant une position commune, les délégations du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), écarte toute présence de l'armée malienne à Kidal.

 

Ils posent, par ailleurs, comme conditions à toute négociation avec le gouvernement malien, le retrait des militaires maliens d'autres zones du Nord ou la future force onusienne, la Minusma, prendrait leur relève.

 

Le porte-parole de cette nouvelle coalition de mouvement touareg, Moussa Ag Attaher, a expliqué que l’armée malienne "est incapable d’assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens sans faire la distinction".

 

Le gouvernement malien de transition a fixé au 28 juillet le premier tour de la présidentielle en soulignant que le scrutin se déroulera sur tout le territoire national.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:45
After crushing Mali Islamists, France pushes deal with Tuaregs

21 May 2013 defenceWeb (Reuters)

 

After winning adulation across Mali for a five month military offensive that crushed al Qaeda fighters, France is now frustrating some of its allies by pushing for a political settlement with a separate group of Tuareg rebels.

 

A standoff over how to restore Malian government authority to Kidal, the last town in the desert north yet to be brought under central control, is sowing resentment with Paris and could delay planned elections to restore democracy after a coup.

 

Mali's army has moved troops towards Kidal, a stronghold of the MNLA Tuareg separatists, but missed a self-imposed deadline this week to retake the Saharan town. France, which has its own forces camped outside, does not want Malian troops to march on the town, fearing ethnic bloodshed if it is taken by force, Reuters reports.

 

"Paris blocks army at the gates of Kidal," read a headline in Le Matin, a weekly in Mali's capital Bamako.

 

Elections are planned for July in Mali to finally restore normalcy after a chaotic 18 months that saw Tuaregs launch a revolt, the military carry out a coup, al Qaeda-linked Islamists seize the north and 4,000 French troops arrive to dislodge them.

 

Many in government and on the streets of Bamako blame the January 2012 uprising by the Tuareg MNLA for unleashing the other calamities that nearly dissolved the country. Nationalists now want the army to march into Kidal to disarm the rebels.

 

France is instead backing secretive talks being held in neighboring Burkina Faso, designed to allow the July elections to take place, while urging Bamako to address Tuaregs' long-standing demands for autonomy for their desert homeland.

 

Clashes between Arabs and Tuaregs have shown that ethnic tension remains high.

 

GOODWILL FRAYING

 

The former colonial power, France won enthusiastic public support across Mali for its decision to send troops in January to crush the al Qaeda-linked fighters. French flags still flutter in parts of the dusty riverside capital, and President Francois Hollande was cheered as a liberator by huge crowds when he visited in February.

 

But goodwill is giving way to frustrations over Kidal, with many Malians questioning why France would not boldly confront the MNLA as it had done the coalition of al Qaeda-linked rebels.

 

Within the army, whose morale evaporated in a string of defeats last year, anger simmers over foreign interference.

 

"Our men are ready but we have not received the orders to enter the town. It is a political decision," said a senior Malian officer, who asked not to be named.

 

Mali's interim President Dioncounda Traore, whom Paris has defended from military pressure, voiced support for dialogue with the MNLA on Friday in Paris ahead of a meeting with Hollande. He said plans for decentralization should satisfy the MNLA's demands.

 

But many in Mali, particularly those close to the army, are hostile towards dialogue. The official Twitter feed for Mali's presidency refers to the MNLA as terrorists.

 

Hollande rejects that label, saying the MNLA fought alongside French and African forces against the Islamists, providing intelligence on Islamists' positions.

 

"We have said we will are willing to aid the return of Malian civilian administration to Kidal to organize elections," Hollande said this week, appearing to rule out a military alternative. "We want a political dialogue, and I think that will happen."

 

"KIDAL WILL VOTE"

 

The MNLA stole back into Kidal after France's air and ground assault scattered the Islamists. The town has since been under awkward joint occupation by the MNLA with French troops and, for a time, their Chadian allies.

 

Defence Minister Yamoussa Camara promised parliament this month that Mali's forces would be in the town by May 15. Residents in northern Mali have reported movement towards Kidal for weeks, but the force has yet to arrive.

 

The Kidal region is home to just 0.5 percent of Mali's population - by far its least populated area - but the authorities say the national vote cannot take place without it.

 

"Kidal will vote like the rest of the country ... That's what Malians want," said Gamer Dicko, spokesman for the territorial administration ministry, tasked with organizing elections. "Not holding an election there would be a de facto split of the country."

 

Diplomats say talks are quietly underway in Burkina Faso to find a way of allowing the elections to proceed in Kidal, as a stepping stone to political talks with the MNLA and other armed groups once a permanent, elected government is in place.

 

"It is about finding a gentleman's agreement so the elections can take place in Kidal," a West African diplomat said, asking not to be named. "The transitional government will not find a definitive solution to the problem."

 

President Traore has named a former minister, Tiebile Drame, as special envoy to coordinate talks with northern groups.

 

Traore wrote in a letter to U.N. Secretary-General Ban Ki-moon that Drame had been named so that "Mali can keep control of the process", an apparent sign of frustration with the role played by a panoply of U.N. and African mediators.

 

Another diplomat said recent discussions in Bamako had revealed divisions between the Western position that more regional autonomy was needed to resolve the conflict and African nations' support for a tougher line on the rebels.

 

"African nations didn't criticize France directly but they were very critical of the MNLA," said the source.

 

Part of the difficulty of talks with the Tuaregs, diplomats say, is the divisions within their armed groups. The MNLA alone has 21 representatives on its negotiating commission.

 

A spokesman for the MNLA in Paris confirmed that contacts had been made with the Malian government through Burkina Faso mediators, but he said they were not official talks. He would not comment on the conditions needed for elections to go ahead.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:45
Objectif Kidal pour l'armée malienne. Tout pour déplaire au MNLA et au MIA

08.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Pick-up et blindés bientôt en route pour Kidal? L'armée malienne semble décidée à réinstaurer la souveraineté de Bamako dans la ville du sud des Ifoghas. Officiellement, il s'agit de permettre au nouveau gouverneur de prendre ses fonctions. Il s'agit du colonel Adama Kamissoko, nommé gouverneur de la région de Kidal le 2 mai en conseil des ministres.

 

Mais ni le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), une dissidence du groupe Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali, ni le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA) ne sont prêts à accepter l'arrivée d'un gouverneur et surtout pas de troupes gouvernementales.

 

Les FAMA (forces armées maliennes) peuvent-elles compter sur la Misma? Non, si l'on en croit le président Alpha Condé (Guinée). "La Misma n’est pas mandatée pour aller désarmer le MNLA", a également précisé le porte-parole de la force africaine.

 

Sur le Tchad? Les forces tchadiennes ont quitté Kidal pour se repositionner à Tessalit.

 

Et sur la France? Jean-Yves Le Drian a déclaré, lors de son dernier passage au Mali qu'il ne pouvait "pas y avoir deux armées maliennes". Rien ne laisse toutefois penser que les forces françaises pourraient être engagées dans une opération de rétablissement de l'ordre républicain. A Kidal, il ne reste plus d'ailleurs qu'un petit contingent du GTIA2 (et parfois des éléments du dispositif Sabre).

 

Quant au tout nouveau Haut conseil de l’Azawad (HCA) qui vient de voir le jour à Kidal, il se veut catégorique sur trois points: pas question de revendiquer l’indépendance d’une partie du Mali, pas question de prendre ou de reprendre les armes, et enfin pas question de faire une alliance avec les islamistes. Des prises de position qui ne vont guère dans le sens du MIA et du MNLA.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:45
Mali : Forward To The Past

 

April 26, 2013: Strategy Page

 

The cause of the rebellion in northern Mali (corrupt southern officials running the north in a corrupt and inept fashion) has not been dealt with. The Tuareg rebels still want autonomy (self-rule) and the black African majority (90 percent of the population) in the south does not want to allow it. But the Mali Army, dominated by black Africans, is still a corrupt bunch of ill-trained poorly equipped and ineptly led gunmen who tend to serve whoever pays them. This army is still incapable of defeating the MNLA (Tuareg rebels) and not sure if they can persuade the peacekeepers to do it for them.  The MNLA expects the July elections (the 7 th for the president the 21 st for parliament) to bring another group of corrupt southerners to power.

 

Fixing the corruption in the Mali government and military is seen as the solution to the problems with the Tuareg north. But that corruption, fueled by tribal ties and tradition, has proved extremely difficult to eliminate or even just tone down. One thing there is no shortage of in Mali is challenges.

 

Speaking of corruption, the decision by Chad to withdraw its 2,250 troops from Mali was, as many expected, just a negotiating ploy. Chad leaders want more money and no criticism if a lot of it disappears into their pockets.

 

In Europe, Africa and the Middle East police are detecting, and increasingly arresting, Islamic terrorists who have fled Mali. Al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) had members from all over North Africa, but mostly from Algeria and while defeated in Mali it was not destroyed there. Hundreds of experienced Islamic terrorists have scattered and are reorganizing via email, cell phones and hand-carried documents. Recruiting has taken a hit, as the operations in Mali this year showed once more that Islamic radicals cannot stand up to professional soldiers and their governing methods tend to turn the population against them. This caused over a thousand AQIM members to desert, while nearly 500 were killed in the Mali fighting. Hundreds of local Islamic terrorists (Tuaregs and black Africans from countries in the region) have stayed in northern Mali and are carrying out a terrorism campaign. There are a few larger groups of these Islamic terrorists still wandering around the far north but they are being hunted by French aircraft and hit with smart bombs. Some of these Islamic terrorists have renounced their alliance with al Qaeda and are trying to evade attack by just being another group of Tuareg separatists.

 

French troops continue to search for and attack Islamic terrorist groups in the north. French intelligence has identified dozens of camps and equipment storage sites al Qaeda constructed in the north during the last year and, in the far northern mountains near the Algerian border, over the last decade. France is using its warplanes and smart bombs to attack these bases and supply dumps. Sending in ground troops is a less attractive option because of the al Qaeda use of landmines and the possibility of ambush by nearby terrorists. The French troops can go in on foot, but there are more targets to be hit than there are infantry to hit all of them. It takes time and manpower to clear the mines.

 

April 25, 2013:  The UN approved a Mali peacekeeping force of 12,600 soldiers and police. Most of the troops would be from Africa and include the 6,000 African peacekeepers already in Mali and at least a thousand French troops.

 

April 24, 2013: The MNLA means (in French) “Liberation Army of Azawad” and the Mali government is upset that MNLA men control most of the rural (and very thinly populated) areas in the north. These rebels like to approve documents (like passes) with rubber stamps that say “State of Azawad”. That is the Tuareg term for their homeland in northern Mali. MNLA refuses to disarm but is willing to negotiate their role in the north. After invading in January France tolerated the MNLA as long as the rebels cooperated and did not fight the Mali army or government officials. Several hundred Tuareg Malian soldiers work directly for the French as scouts and translators. These men help the French determine which Tuareg rebels can be trusted and which are Islamic terrorists (usually members of MUJAO or Ansar Dine.)

 

April 23, 2013: The French transferred responsibility for security to a battalion (650 troops) of peacekeepers from Burkina Faso.

 

April 22, 2013:  France officially agreed to keep 2,000 troops in Mali through July and at least a thousand by the end of the year.

 

April 21, 2013: MNLA (Tuareg rebels) took control of Ber, a town of 9,000 some 50 kilometers east of Timbuktu. The town had been taken over by an Islamic radical group that had arrived to protect Arabs living there. The Tuareg and Arabs are ethnically similar and sometimes unite against the black Africans who live in the north. But after months of harsh rule by Islamic terrorists, even the Tuareg are hostile to “Arabs” and locals will still try and drive them out. The only defenders of the local Arabs (who have often been there for generations) are the remaining Islamic radicals or the French troops. Local leaders in Ber called on the MNLA for help in keeping the peace.

 

April 18, 2013: Mauritania has agreed to send 1,800 peacekeepers to Mali. Mauritanian troops are particularly valuable because they have years of experience chasing down Islamic terrorists and bandits in the desert. Mauritania borders Mali and sees this peacekeeping duty as self-defense. One of the groups Mauritanian troops will be fighting is MOJWA (Movement for Oneness and Jihad in West Africa, largely composed of black African Islamic radicals and led by Mauritanians). MOJWA is unique among Islamic terrorist groups because its leadership is black African. Mauritanian security forces have made it very difficult for MOJWA to operate in Mauritania and that’s why so many MOJWA members moved to Mali in the last year. Many are still there and not looking forward to the arrival of Mauritanian troops.

 

April 16, 2013: Algerian soldiers and police continue to intercept arms smugglers from Libya trying to get to northern Mali. It’s unclear if these weapons were headed for the Islamic terrorists still operating their or tribesmen. Both are regular customers for weapons dealers.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:45
Mali's Tuareg rebels reject elections, disarming before talks

 

25 April 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Mali's Tuareg separatist rebels dismissed French calls to disarm ahead of July elections on Wednesday saying they would fight to the death if Malian troops entered areas under its control, underscoring the challenge of unifying the West African state.

 

Mahamadou Djeri Maiga, the group's vice-president and chief negotiator, said Paris had a moral obligation to force the interim Malian government to the negotiating table to flesh out a deal that would create a framework for autonomy in the north and provide international guarantees.

 

"Have you ever seen a group disarm before negotiations take place?" Maiga told Reuters.

 

The restless Tuaregs have launched successive revolts since Mali gained independence from France in 1960, alleging neglect and mistreatment by the black-led central government in Bamako.

 

Despite French pressure, there are no signs in Bamako of talks starting between the government and the MNLA separatists, made up primarily of Tuaregs. Malian officials have said they want to restore their control over the northern region.

 

An announced visit to the Tuareg stronghold of Kidal by Mali's Prime Minister Diango Cissoko was this month postponed indefinitely.

 

"Holding elections just when the Malian army is threatening to enter Kidal is not realistic," said Maiga. "It's a war that is imminent not elections. If France allows the Malian army to attack us in Kidal, then we will defend ourselves to the death."

 

The MNLA had seized control of north Mali, which it calls Azawad, in an April 2012 uprising. It was quickly pushed aside by better-armed Islamist rebels, including al Qaeda's North African wing AQIM, sparking fears the region would become a launch pad for attacks on the West.

 

A three-month French-led campaign intervention broke Islamist dominance of northern Mali, sweeping their forces into desert and mountain hideaways, but Paris has now started to withdraw troops as it looks to hand over to U.N. peacekeeping forces by July.

 

French President Francois Hollande has demanded the presidential and legislative elections go ahead as planned. French diplomatic sources say the MNLA must now disarm and become a political party.

 

"France knows our position. We will not accept disarming without a consensus between us and the Malian government. We have to be shown what we will get tomorrow and who will guarantee it," Maiga said in Paris where he was meeting parliamentarians.

 

"France is running Mali," he said. "It must put pressure on Bamako."

 

Analysts have warned that a botched election could sow the seeds of further unrest and north-south conflict in the landlocked former French colony.

 

Hundreds of thousands of Malians have been displaced by the fighting and the north remains vulnerable to guerrilla-style counter attacks, despite the presence of thousands of African troops under the AFISMA banner. This is expected to become the backbone for a proposed 11,000-strong U.N. peacekeeping mission.

 

Highlighting the tensions, a senior government official in Bamako, said he had little faith in the MNLA.

 

"If they don't disarm by the elections then we'll have to go in and sort them out.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 21:55
Mali: le MNLA refuse de désarmer

24 avril, 2013 BBC Afrique

 

Le MNLA, la rébellion armée touareg au Mali, exclut tout désarmement et "ne veut pas entendre parler" des élections.

 

"Le désarmement du MNLA, il n'en est pas question. Est-ce qu'on a déjà vu un groupe armé désarmer tant qu'il n'y a pas eu négociations ?", a lancé Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du mouvement, lors d'une conférence de presse à Paris.

 

Au sujet des élections prévues au Mali en juillet, et exigée par la France, "il n'en est pas question dans les conditions actuelles", a ajouté le vice-président du MNLA.

 

La France, qui a amorcé le retrait de ses troupes engagées en janvier pour lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali, insiste sur la nécessité d'avoir au minimum une élection présidentielle en juillet, afin de doter le pays d'autorités légitimes.

 

Lors d'une visite début avril à Bamako, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait avait estimé que le MNLA devrait désarmer dans la perspective du scrutin.

 

Le MNLA, qui réclame une large autonomie du nord du Mali, contrôle la ville de Kidal, et refuse toute présence de l'armée malienne.

 

Les troupes françaises et tchadiennes, qui assurent la sécurité de la ville, sont appelées à se retirer progressivement.

 

Dans un communiqué, le MNLA réagit avec virulence aux informations selon lesquelles l’armée malienne projetterait d’avancer vers Kidal:

 

“Le MNLA (...)n'hésitera aucunement à réagir militairement à toute provocation des putschistes de Bamako.”

 

“Le MNLA”, ajoute le communiqué, “ informe les azawadiens que tous ses combattants sont prêts à mourir, jusqu’au dernier d’entres-eux, pour protéger les populations de l'Azawad contre les inévitables exactions de l'armée malienne.”

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 16:27

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:12

zone sahélo-saharienne par el-annabi

 

16.01.2013 Le Monde.fr avec AFP

 

La France a déclaré la "guerre contre le terrorisme", en lançant vendredi 11 janvier une intervention armée au Mali. La décision d'intervenir a été prise à la suite d'une offensive coordonnée des islamistes armés alliés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sur Konna, verrou entre le nord et le sud malien. Le nord du Mali, région en majorité désertique, est depuis fin juin sous contrôle total de ces groupes armés, qui prônent une application rigoriste de la charia (loi islamique) au nom de laquelle ils commettent diverses exactions. Ils avaient profité d'un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré, le 22 mars, pour conquérir la région et évincer leurs ex-alliés du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg). La guerre est désormais engagée contre un ennemi hétéroclite, composé de plusieurs groupes aux intérêts mouvants.

 

 UNE COALITION DE GROUPES ISLAMISTES

 

Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), émanation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, est un groupe se réclamant d'Al-Qaida, qui a fait allégeance à son fondateur Oussama Ben Laden en 2006 et opère dans une grande partie du Sahel. Il dispose de bases dans le Nord malien depuis 2007, d'où il mène régulièrement des attaques et enlèvements d'Occidentaux dans plusieurs pays du Sahel, dont notamment la prise d'otages à Arlit, au Niger, en 2010. AQMI est dirigée par des Algériens, dont Abdelhamid Abou Zeid, qui réside à Tombouctou, devenu fief de l'organisation. En octobre 2012, le chef d'AQMI, basé en Algérie, Abdelmalek Droukdel dit Abou Moussaab Abdelouadoud, a nommé Yahya Abou El Hamame "émir (chef) du Sahara et du Sahel" et destitué Mokhtar Belmokhtar, surnommé "Le Borgne", de la katiba qu'il dirigeait dans le nord du Mali.

 

Ansar Eddine ("défenseur de l'islam"), est un groupe islamiste touareg basé au nord du Mali, qui souhaite imposer la charia par la lutte armée. Il aurait été créé par un ancien militaire et une figure des rébellions touareg des années 1990, Iyad ag Ghaly. Le groupe est renforcé par des combattants qui étaient membres actifs de la branche maghrébine d'Al-Qaida. Son fief est Kidal et sa région. "Ansar Dine comporte une branche modérée et une aile radicale incarnée par Iyad ag Ghaly", estime l'universitaire Pierre Boilley, spécialiste des mouvements touareg.

 

Le Mouvement unicité et djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), longtemps présenté comme une dissidence d'AQMI, est devenu l'un des maîtres du nord du Mali. Il est composé essentiellement de Mauritaniens et de Maliens. Il est apparu au grand jour en décembre 2011 et s'est illustré par des prises d'otages. Il a revendiqué des enlèvements au Mali, mais aussi en Algérie, où il a revendiqué des attentats contre des forces algériennes. Fondé par le Mauritanien Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abou Ghoum-Ghoum, le Mujao s'est rendu maître de Gao en évinçant le Mouvement national de libération de l'Azawad — MNLA, fin juin, à l'issue de violents combats. Le mouvement a été inscrit sur l'une des listes d'organisations terroristes par le département d'Etat américain, le 7 décembre.

 

"UN ENNEMI INSAISISSABLE"

 

Le spécialiste des mouvements touareg, Pierre Boilley, confiait au Monde dans son édition du 16 janvier que "les troupes islamistes ne sont pas toutes des salafistes acharnés. Il existe différents courants mais ils restent minoritaires. Par ailleurs, beaucoup de combattants ont rejoint ces rangs pour des raisons financières. AQMI a de l'argent grâce aux otages, les caisses d'Ansar Eddine sont en partie remplies par Alger et le Mujao reçoit des fonds manifestement par l'intermédiaire du Croissant-Rouge qatari et des réseaux saoudiens. La fidélité des soldats islamistes n'est pas que religieuse et peut donc vite s'évanouir".

 

Les chercheurs s'accordent à dire que ces groupes sont loin d'être homogènes et d'avoir les mêmes agendas. "Il y a de vrais jihadistes, des touareg indépendantistes qui luttent depuis la fin des années 1970 contre l'Etat central, des trafiquants de drogue et d'armes, beaucoup de jeunes qui n'ont pas de perspectives d'emploi, des groupes qui remettent en cause les chefferies traditionnelles maliennes...", énumère Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement — IRD. "Parmi cet agglomérat, tous ne sont pas forcément terroristes et leur fantasme n'est pas nécessairement d'instaurer la charia au Mali. Ils ont des intérêts divers", souligne-t-il. "Au sein même de ces groupes, les alliances sont fragiles. Tout ça est très mouvant et très fragile, et constitue un ennemi extrêmement difficile et insaisissable", selon M. Moisseron.

 

 ENTRE 2 000 ET 3 000 COMBATTANTS

 

Le nombre de combattants reste très imprécis, les chiffres les plus communément admis étant d'environ un millier de djihadistes aguerris et 5 000 à 6 000 combattants au total, comprenant supplétifs et récentes recrues. Selon l'envoyé spécial du Monde au Mali, Jean-Philippe Rémy, "les différents groupes, même écornés par les premières frappes, compteraient 2 000 à 3 000 hommes". Un responsable politique lui a précédemment confié que les groupes armés disposeraient de 150 à 200 pick-up.

 

 DES ARMES LÉGÈRES D'INFANTERIE

 

Les combattants islamistes du nord du Mali disposent surtout d'armes légères d'infanterie, provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics et de rançons d'otages. Selon Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les djihadistes disposent de fusils d'assaut kalachnikov, de fusils de précision, de mitrailleuses légères de 7,62 mm et de mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,45 mm. Ces dernières peuvent être montées sur la plate-forme des pick-up tout comme les bi-tubes antiaériens de 14,5 mm ou de 23 mm (ZSU de conception soviétique) qui portent jusqu'a 2 500 mètres. Ces armes, conçues pour tirer sur des avions ou des hélicoptères volant à basse altitude, sont utilisées par les combattants du désert en tir tendu contre d'autres véhicules terrestres, explique-t-il.

 

Les combattants détiennent probablement aussi quelques obusiers de 105 mm et quelques missiles sol-air SAM7. Eric Denécé assure que ces missiles ne représentent pas une "menace significative" en raison des conditions drastiques de conservation et de maintenance indispensables pour leur fonctionnement. Un ex-responsable d'un service de renseignements français s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ajoute que les islamistes ont sans doute quelques Milan (missile antichar filoguidé, de fabrication française vendu par la France à Kadhafi).

 

Les islamistes se sont procuré leurs armes, selon Eric Denécé, lors d'opérations militaires contre les armées algérienne ou mauritanienne et dans les arsenaux de l'ex-armée libyenne du colonel Kadhafi. Il ajoute qu'ils disposent également d'armes livrées en 2011 par la France aux rebelles libyens du Djebel Néfoussa à la frontière tunisienne. Selon l'ancien responsable du renseignement, le marché international clandestin constitue également une source d'approvisionnement.

 

 "UNE COORDINATION RAPIDE, EFFICACE"

 

Jean-Philippe Rémy rapportait dimanche 12 janvier, que les trois groupes armés "ont, en un temps record, opéré une concentration de forces. (...) Première constatation : la coordination entre ces trois groupes a été rapide, efficace." Selon notre journaliste, "dans les mois écoulés, les combattants de la coalition réunie autour d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont eu le temps pour penser et préparer une guerre de mouvement et d'esquive, sur un terrain immense et peu peuplé qui s'y prête". Les dépôts d'armes ont été enterrés et les stocks d'armes disséminés dans des zones reculées. L'intervention française soudaine, note notre envoyé spécial, "ne perturbe pas, à ce stade, la stratégie que de nombreux observateurs prêtaient à AQMI et ses alliés : ne tenir aucune position, apparaître et disparaître, profiter du relief, et frapper par surprise sur un territoire difficile à surveiller".

 

Ils étaient regroupés, jusqu'à dimanche, "le long d'un axe Bambara-Maoundé Douentza, soit au sud de Tombouctou". Les combattants d'AQMI, tout comme leur chef Abou Zeid, ont disparu de la ville et sont partis au front. Lundi 14 janvier, précise Jean-Philippe Rémy, "les groupes armés islamistes ont évacué trois villes du nord du Mali, opérant ce que le porte-parole d'Ansar Eddine, Sanda ould Boumama, qualifie de 'retrait tactique'". Douentza, Tombouctou et Gao ont été vidées de leurs habitants dans la journée. Un connaisseur du milieu insurrectionnel islamiste, à Bamako, a confié à notre envoyé spécial que "ces frappes cassent la chaîne de communication. Mais il est loin d'être garanti que cela suffise. Ils bénéficient de nombreux relais pour s'approvisionner. Ce terrain, c'est le leur. Leurs troupes sont en grande partie composées de gens de cette région". Une grande partie de leur dispositif est désormais en mouvement. 

 

Lire aussi (en édition abonnés) : 

 

"La guerre d'évitement des djihadistes au Mali" 

 

"Au Mali, les islamistes passent à l'offensive"

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