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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:40
La Moldavie, prochaine source de tensions avec les Russes

Le président ukrainien Petro Porochenko en visite en Slovaquie les 15 et 16 novembre 2014 (Archives/ service de presse de la présidence ukrainienne)

 

17 novembre 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le président ukrainien Petro Porochenko, qui compte bien soutenir les aspirations à l’intégration européenne moldaves, annonce aujourd’hui qu’il se rendra dans ce pays le 20 novembre en compagnie de son homologue polonais.

 

Après avoir déclaré que son pays était «préparé à un scénario de guerre totale», bien qu’il préférait une solution pacifique, Porochenko s’apprête à soutenir les aspirations de la Moldavie dont les problèmes, à bien des égards, ont de nombreux points communs avec ceux de l’Ukraine.

Le Président Porochenko a eu une réunion avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski à Bratislava où les deux chefs d’État ont annoncé une visite commune en Moldavie, aux prises comme l’Ukraine avec des sécessionnistes pro-russes et où se tiendront des législatives le 30 novembre..

Les deux présidents ont aussi coordonné lors de cette rencontre leur position à la veille de la réunion du Conseil de l’Europe au niveau des ministres des Affaires étrangères qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre.

L’Ukraine a demandé lundi à l’Union européenne d’envoyer un message clair de fermeté à la Russie, assorti d’une menace de nouvelles sanctions si nécessaire.

À Bratislava, l’Ukraine et la Pologne ont convenu de plusieurs mesures communes coordonnées jusqu’à la fin de l’année, explique la présidence ukrainienne, en particulier une visite conjointe de Petro Porochenko et Bronislaw Komorowski en Moldavie le 20 novembre

«Nous prévoyons de soutenir les aspirations de l’intégration européenne de la Moldavie», a déclaré le président ukrainien.

«Le sort de Moldavie est important pour nous», a-t-il noté, ajoutant que ce pays devrait devenir un exemple positif en matière de réformes et de processus d’intégration européenne.

Comme l’Ukraine avec le Donbass, ou la Georgie où deux républiques séparatistes ont reçu l’appui militaire de Moscou en 2008, la Moldavie, située en Europe orientale entre la Roumanie et l’Ukraine, est aux prises avec les problèmes que lui pose une région sécessionniste soutenue par Moscou, la Transniestrie.

La Transniestrie, la partie orientale de la Moldavie, pays à majorité roumanophone, est dominée par des minorités russe et ukrainienne.

Cette région de l’est de la Moldavie a fait fait sécession avec le soutien de Moscou à l’issue d’une guerre en 1992, un an après la chute de l’URSS, bien que son indépendance n’a été reconnue par aucun pays.

La Russie maintient depuis des soldats dans la région contre la volonté du gouvernement moldave et malgré l’engagement pris en 1999 de les retirer.

Le commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), le général Philip Breedlove, s’était d’ailleurs inquiété en mars dernier de la présence massive de troupes russes à la frontière de l’Ukraine, qui pourrait déboucher selon lui sur une intervention de Moscou en Transnistrie, la région séparatiste de Moldavie à majorité russophone.

Pour sa part, le Canada, ‘spécialiste’ des élections problématiques au nez et à la barbe des Russes, après avoir fourni le plus fort contingent d’observateurs lors des élections législatives en Ukraine en octobre, appuiera aussi la tenue des élections en Moldavie en envoyant jusqu’à 20 observateurs électoraux pour suivre le déroulement du scrutin dans ce pays le 30 novembre et en faire état.

 

Le bal des expulsions

Au même moment, la Russie a annoncé ce lundi 17 novembre l’expulsion pour espionnage de diplomates polonais et d’une collaboratrice de l’ambassade d’Allemagne en représailles à celles de diplomates russes de Varsovie et de Bonn.

Pologne, Allemagne, mais aussi Lettonie: les annonces d’expulsions symétriques de diplomates ou d’employés d’ambassades à Moscou, Varsovie, Riga ou Bonn, se multiplient en pleine crise diplomatique entre la Russie et les Occidentaux engagés dans un bras de fer concernant la crise ukrainienne.

Ces annonces rappellent les pratiques de la Guerre froide lors de la confrontation entre l’Ouest et le bloc socialiste mené par l’URSS.

La Russie et l’Occident traversent leur pire crise depuis la fin de la Guerre froide en raison du conflit en Ukraine.

La montée des tensions avec la Russie inquiète particulièrement les pays de l’ex-bloc socialiste entrés ces dix dernières années dans l’Union européenne et l’OTAN.

 

Kiev réclame en vain un durcissement des sanctions

Pendant ce temps à Bruxelles, l’Ukraine réclamait à Bruxelles un durcissement des sanctions qu’elle n’a pas obtenu.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, a rencontré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avant de s’adresser au Parlement européen.

«Il est temps de formuler un message clair envers Moscou disant que toute nouvelle déstabilisation en Ukraine déclenchera des mesures supplémentaires de l’UE», a déclaré à la presse le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, alors que ses homologues européens devaient décider de nouvelles sanctions en relation avec le conflit dans l’est de l’Ukraine.

M. Klimkine a ajouté que son pays espérait participer à une rencontre de haut niveau avec la Russie cette semaine pour faire revivre le cessez-le-feu conclu à Minsk en septembre.

«Nous avons besoin de ce message très clair qui identifiera les prochaines étapes (…) il faudrait que cela soit un paquet de sanctions robuste qui exercera de la pression sur tous ceux qui veulent déstabiliser la situation sur le terrain», a plaidé M. Klimkine, reprochant à l’UE de n’avoir jamais eu de politique cohérente sur la Russie.

«Il est maintenant temps d’en trouver une», a lancé le chef de la diplomatie ukrainienne, ajoutant que l’UE devrait aussi soutenir les réformes en Ukraine pour que cela soit un vrai succès».

 

L’U.E. se contentera d’élargir sa liste de personnes sanctionnées

L’Europe a décidé quant à elle  d’élargir la liste des personnes sanctionnées pour leur implication dans le conflit en Ukraine, mais ne durcira toutefois pas ses sanctions économiques.

Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont demandé au service diplomatique de l’UE de «proposer de nouvelles inscriptions sur la liste, en visant des séparatistes».

Une décision doit être prise «d’ici la fin du mois», a indiqué une source européenne. La nouvelle liste ne devrait donc pas comprendre des responsables russes.

Jusqu’ici,  119 personnes, des séparatistes mais aussi des Russes -politiques, oligarques et proches de Vladimir Poutine-, sont visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de visa pour l’UE.

En outre, l’Europe s’en tient  aux sanctions individuelles et n’envisage pas à ce stade de durcir ses sanctions économiques.

«Les sanctions ne sont pas un objectif en soi. Elles peuvent être un instrument si elles viennent avec d’autres» solutions, a expliqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «Il faut maintenir la pression, mais aussi parler» avec M. Poutine, «aussi difficile que cela soit», a quant à lui fait valoir  le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders.

Après le «Je te serre la main, mais c’est bien parce que j’y suis obligé» peu protocolaire de Stephen Harper à Brisbane, il semble que les Européens, eux, ne soient pas tous prêts à s’enfermer dans une logique de guerre.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 22:41
Ukraine: la Moldavie place son armée en état d'alerte

 

CHISINAU, 7 avril - RIA Novosti

 

Le président moldave Nicolae Timofti a placé lundi l'armée moldave en état d'alerte en raison de la situation tendue dans l'Ukraine voisine, a annoncé le ministre moldave de la Défense Valeriu Troenco.

"Des provocations sont possibles et l'armée nationale doit y être prête", a indiqué le ministre au terme d'une réunion du Conseil suprême de la sécurité nationale.

"Nous devons achever le processus de signature de l'accord d'association avec l'UE et nous devons être prêt à des provocations qui nous attendent à cette étape", a ajouté le ministre.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a récemment déclaré que le Conseil européen signerait les accords d'association avec la Moldavie et la Géorgie en juin 2014 au plus tard. Les deux pays ont paraphé les accords d'association avec l'UE fin novembre dernier à Vilnius.

L'Ukraine et l'UE auraient dû signer un accord d'association fin novembre, mais le gouvernement ukrainien a décidé de suspendre ce processus en raison des difficultés économiques. Cette décision a provoqué le mécontentement des partisans de l'intégration européenne. Des rassemblements de protestation ont dégénéré en troubles sanglants et amené à un changement de pouvoir ayant toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la Constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. 

Hostile aux nouvelles autorités ukrainiennes, la république de Crimée a proclamé son indépendance par rapport à Kiev avant d'adhérer à la Fédération de Russie à la mi-mars. 

Des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine - pour la plupart des russophones - organisent des manifestations dans l'est de l'Ukraine, réclamant la tenue de référendums sur le statut politique de leurs régions.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 20:45
L'Europe abandonne la Centrafrique

 

15/03/2014 Par Jean Guisnel Défense ouverte Le Point.fr

 

Malgré les promesses, seules la Géorgie et la Moldavie, qui n'appartiennent pas à l'UE, sont prêtes à renforcer les troupes françaises.

 

La troisième conférence de génération de forces de l'opération Eufor/RCA s'est tenue jeudi 13 mars à Bruxelles. Elle s'est terminée par un aveu d'échec, au moins provisoire. Le général français Philippe Pontiès, qui commande cette mission décidée le 20 janvier par l'Union européenne, n'a pu que constater l'évidence : elle ne peut toujours pas démarrer, alors que les premières troupes devaient être déployées sur le terrain à la fin du mois de février. Un diplomate européen cité par l'AFP confirme : "Il manque encore des moyens logistiques indispensables." Le diable est dans les détails : pour constituer la force, il ne "manque" qu'une dizaine de camions, quatre équipes médicales avec leurs quatre ambulances, ainsi que des moyens du génie et de transport aérien ! En réalité, c'est la volonté politique qui fait défaut. Ahurissant aveu de faiblesse d'une Europe à 28 États, comptant des centaines de milliers de soldats, incapable de déployer dix camions ! Pendant ce temps, la France demeure le seul pays européen déployant des troupes en Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Soldats sans munition

 

Cette dernière compte désormais officiellement 2 000 hommes, mais il faut y ajouter des troupes non comptabilisées, dont au bas mot plusieurs dizaines d'hommes du COS (Commandement des opérations spéciales). La force africaine Misca devrait atteindre les 6 000 hommes dans quelques semaines, mais manque de troupes entraînées, de matériels adaptés et de beaucoup d'autres choses. Concrètement, seuls deux pays ont confirmé jeudi leur accord pour l'envoi de troupes et aucun n'appartient à l'Union européenne ! Il s'agit de la Géorgie, pour 150 hommes, et de la Moldavie, pour un nombre indéterminé. Une source militaire à Paris lève les bras au ciel : "Seule l'Europe centrale et orientale est prête à bouger. Pour le reste, c'est démentiel : un pays veut bien envoyer des soldats, mais pas d'officiers. Un autre une poignée d'hommes, mais sans arme. On a aussi le modèle des hommes et des armes, oui, mais sans munition, ou encore d'accord, mais pour trente jours, pas un de plus !"

 

Fiasco politique

 

Vendredi, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius ont exprimé une forme d'exaspération sous la forme inhabituelle d'un communiqué commun de sept lignes stigmatisant l'incurie européenne sur le thème "le compte n'y est pas". Le ton est on ne peut plus ferme : "Si un effort supplémentaire n'est pas réalisé très rapidement, il ne sera pas possible de lancer, comme prévu, cette opération indispensable la semaine prochaine. L'Union européenne doit assumer ses responsabilités en matière de sécurité internationale. La France appelle vigoureusement ses partenaires à s'en donner les moyens."

 

À Bruxelles, on se dit que la réunion des ministres des Affaires étrangères prévue le 17 mars pourrait débloquer la situation, tout en n'y croyant qu'à moitié. En réalité, seules l'Ukraine et la situation en Crimée seront regardées à la loupe. À Paris, ce diplomate admet que "pour les Européens, la Centrafrique, c'est la France. Aucune raison de s'en mêler". Une source dans la capitale belge se désole : "Personne ne peut prendre le risque de faire capoter cette initiative, mais le processus actuel ne doit pas continuer indéfiniment. À un moment il faut agir !" Pour l'heure, les militaires européens ne peuvent comptabiliser que "de petites choses au compte-goutte, ici et là". En clair : l'Eufor/RCA est très mal partie...

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 12:40
Transnistrie: renforcer la présence militaire russe (député)

 

MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti

 

Le député de la Douma Roman Khoudiakov (Parti libéral-démocrate) a proposé mercredi d'accroitre la présence militaire russe en Transnistrie pour éviter une éventuelle reprise du "scénario sud-ossète" dans cette région de Moldavie.

 

"J'estime qu'il est nécessaire d'élargir le contingent militaire russe en Transnistrie en vue de prévenir toute provocation à la Saakachvili, car un tel scénario ne semble plus impossible", a indiqué le parlementaire.

 

Selon lui, la Roumanie se prononce régulièrement en faveur de l'unification avec la Moldavie, ce qui ne peut avoir lieu sans régler le problème de la Transnistrie, "où résident plus de 200.000 citoyens russes".

 

"Est-ce qu'on peut être sûr que les autorités moldaves et roumaines ne seront pas tentées de régler cette question territoriale par un recours à la force?", s'est interrogé M.Khoudiakov.

 

Le député a appelé les autorités russes à prêter une attention particulière à ce problème, prenant en considération l'exemple du "carnage sanglant perpétré en Abkhazie et en Ossétie du Sud".

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