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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:55
photo Zodiac Milpro

photo Zodiac Milpro

 

par Zodiac Milpro

 

Aboutissement du projet ECUME, Zodiac Milpro va lancer la production de série des premières embarcations de nouvelle génération.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) vient de confirmer à Zodiac Milpro International la commande de 9 embarcations ECUME (Embarcation Commando à Usage Multiple Embarquables) destinées aux unités commandos de la Marine Nationale. 
L’ECUME est destinée à compléter les ETRACO (Embarcation de Transport Rapide pour Commandos) déjà réalisés par Zodiac Milpro et livrés depuis 1996. 

D’une longueur de 9,30 mètres, les ECUME sont motorisées par deux moteurs Inbord Diesel spécialement conçus par Volvo Penta.

Avec un déplacement de sept tonnes en ordre de marche, les ECUME sont capables d’effectuer des raids longue distance à grande vitesse avec à leur bord un groupe de commandos totalement équipés.


 L’ECUME est une plateforme multi-mission qui peut être déployée depuis la plupart des navires, dont les patrouilleurs hauturiers (OPV), les bâtiments amphibie (BPC, TCD) ou les nouvelles frégates FREMM, tout en embarquant une large gamme d’équipements spécifiques à chaque profil de mission.


 Le programme ECUME est le fruit du savoir faire de nombreux partenaires réunis autour de Zodiac Milpro. En complément de Zodiac Hurricane au Canada, filiale du Groupe français Zodiac Milpro basé à Paris, le programme a réuni dans la conception de l’embarcation des spécialistes européens tels que le motoriste VOLVO PENTA via sa filiale française, le britannique AIRBORNE SYSTEMS, spécialiste de l’aérolargage et de nombreuses TPE et PME françaises aux compétences uniques.

 

Télécharger le communiqué de presse complet

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:35
SMART-S Mk2- photo Thales

SMART-S Mk2- photo Thales

 

 

18/02/2014 Boursier.com

 

Thales annonce la signature d’une lettre d’attribution de contrat par la société Contraves Advanced Devices Sdn. Bhd., portant sur la fourniture de six radars de surveillance navale SMART-S Mk2, et six sonars remorqués CAPTAS-2 destinés aux navires de patrouille (SGPV) et de combat littoral (LCS) de deuxième génération de la Marine royale malaisienne.

 

Les six radars SMART-S Mk2 seront installés sur les LCS actuellement construits par les chantiers navals Boustead Naval Shipyard Sdn Bhn., en Malaisie. Le premier radar SMART-S Mk2 devrait être livré d’ici quelques années. Les deux premiers radars seront construits et testés par Thales à Hengelo, aux Pays-Bas. Les quatre autres seront assemblés et testés par Contraves en Malaisie, en utilisant les composants et le savoir-faire de Thales.

 

 

Thales fournit du matériel à la Marine royale malaisienne

La Marine royale malaisienne a également choisi le CAPTAS-2, qui fait partie de la gamme CAPTAS de sonars remorqués à immersion variable (VDS). CAPTAS-2 est un système qui offre d’excellentes performances contre les sous-marins silencieux, permettant aux plateformes navales de mener à bien tout type de mission anti-sous-marine : escorte, poursuite, assainissement de zone et auto-protection.

 

Le sonar remorqué à immersion variable CAPTAS-2 intègre des technologies innovantes qui fournissent un niveau sonore élevé dans une antenne compacte. Il intègre également une antenne unique de réception triplet remorquée, développée par Thales, avec résolution instantanée des problèmes d’ambiguïté gauche/droite, parfaitement adaptée à la défense anti-torpilles.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:55
Le RHM Malabar crédits MICHEL FLOCH

Le RHM Malabar crédits MICHEL FLOCH

 

17.02.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Du nouveau du côté des Bâtiments de Soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Le projet de PPP tombe à l'eau... C'est officiel!

 

La Défense envisageait un "achat de prestations de service au profit du ministère de la Défense pour assurer des missions militaires et/ou civiles de soutien et d'assistance hauturier, comprenant la mise à disposition et le maintien en conditions opérationnelles de navires avec et sans équipage."

 

Selon un avis du 15 février, le marché n'a pas été attribué. L'avis précise que "constatant que la comparaison du coût global de l'offre finale à celui d'un mode d'acquisition patrimoniale ne permet pas de démontrer un intérêt économique, le ministère de la Défense renonce à poursuivre la passation du contrat cité au ll.1.2) et déclare sans suite la procédure de consultation dudit contrat."

 

Il s'agissait d'un contrat de partenariat au sens de l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 modifiée. L'avis de 2010 précisait que la composante militaire de la flotte serait constituée de 4 bâtiments, deux basés à Brest et deux basés à Toulon. La composante civile de la flotte était alors évaluée à 2 bâtiments par façade, étant précisé qu'a minima un bâtiment sera basé initialement dans chacun des ports de Brest, Cherbourg et Toulon. 8 BSAH donc, toujours inscrits dans la LPM.

 

Le projet prévoyait que

"le cocontractant mettra progressivement à disposition du ministère de la Défense, idéalement à partir de 2014 et avant fin 2015, une flotte de Bâtiments de Soutien et d'assistance Hauturiers (bsah) dont il assurera l'acquisition et le maintien en conditions opérationnelles pendant la durée du contrat, estimée à 15 ans et qui sera définitivement fixée lors du dialogue. Les BSAH seront mis en œuvre pour réaliser les missions de servitude, de défense et d'action de l'état en mer qui sont du ressort de la Marine nationale et activées par elle.
L'existence de certaines missions à caractère militaire conduit à organiser la flotte de BSAH en deux composantes, l'une militaire armée par du personnel de la Marine nationale, l'autre civile armée par le cocontractant. Les principales capacités attendues des BSAH et leurs caractéristiques générales sont décrites en section Vl.3 sous la rubrique " compléments de description de l'achat ".
Certaines installations des ports militaires d'accueil des BSAH pourront être utilisées par le cocontractant dans des conditions à définir lors du dialogue, les adaptations et moyens spécifiques nécessaires à l'exécution du contrat étant à la charge du cocontractant. Le cocontractant pourra commercialiser auprès d'autres clients que le ministère de la Défense le potentiel non utilisé pour le besoin du contrat. Une option concernant un bâtiment supplémentaire sera discutée lors du dialogue."

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:40
Marine russe : l’avenir de la flotte

 

14.02.2014 Ilia Kramnik La Voix de la Russie

 

Anatoli Chlemov, directeur du département des commandes d’État pour la défense du Consortium naval unifié, a abordé la construction de la flotte russe et la coopération technico-militaire avec l’Inde dans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie lors du salon DEFEXPO 2014 qui se tient en Inde.

 

La Voix de la Russie : L’Inde a récemment reçu le porte-avionVikramaditya, de construction russe. D’autres projets communs d’une telle ampleur sont-ils prévus ?

 

Anatoli Chlemov : « Ce projet est le plus grand de toute l’histoire de la coopération russo-indienne. Mais les travaux dans ce domaine ne s’arrêtent pas au Vikramaditya. La Russie a fourni des équipements aéronautiques développés par le bureau d’études Nevski pour le simulateur indien de l’aviation embarquée, et aussi pour le nouveau porte-avion indien du projet 71. De plus, des négociations sont menées sur la maintenance technique après garantie et l’accompagnement du cycle de vie du porte-avion. »

 

LVdlR : Faut-il s’attendre à l’avenir à la construction d’un nouveau porte-avion pour la Russie ?

 

A. C. : « Il y a en ce moment des études sur plusieurs variantes de navire de cette classe, mais je ne pourrais dire quelque chose de concret qu’après la validation du programme à long terme de construction navale militaire russe, qui doit être terminé cette année. Il fixe les paramètres de la construction de la flotte russe et les besoins en navires des principales classes jusqu’en 2050. »

 

LVdlR : Que pouvez-vous nous dire sur la réparation du croiseur lance-missile nucléaire lourd Admiral Nakhimov? Cette réparation peut-elle être considérée comme une préparation à celle du Pierre le Grand?

 

A. C. : « Pour le moment, la réparation en est au stade des travaux préliminaires. Dans un avenir proche, le navire sera mis dans le bassin où se trouvait encore récemment le Vikramaditya. Le navire devrait être livré à la flotte en 2018. Au cours des réparations, de nouvelles possibilités seront ajoutées au croiseur grâce à de nouveaux systèmes d’armement et d’équipements électroniques. Le Pierre le Grand, qui est aussi très important pour la flotte, remplit un grand nombre de missions. Le navire a intégré la flotte en 1998 et est activement utilisé depuis. La date de sa réfection approche, et il faudra aussi le moderniser, comme l’Admiral Nakhimov. »

 

LVdlR : Comment avance le projet Leader ? Sera-t-il classé comme contre-torpilleur ou comme croiseur ?

 

A. C. : « L’année dernière, le ministère de la Défense a conclu un contrat de recherche-développement Leader pour créer un navire de surface pour les zones océaniques. Nous parlons pour l’instant d’un navire de surface militaire multi-rôle pour les zones océaniques. Ce terme correspond mieux aux objectifs et aux possibilités du futur bâtiment.

La flotte n’a pas encore décidé si elle avait besoin d’un navire équipé d’un moteur à turbine, duquel il faudra déterminer sa taille et son tirant d’eau. S’il s’agit d’une propulsion nucléaire, ce sont alors des paramètres tout à fait différents. En ce qui concerne l’armement, nous devons étudier ce qu’un navire pour zones océaniques doit avoir à son bord sur la frégate du projet 22350 (c’est un type de frégate multi-rôle pour zone maritime éloignée, élaborée pour le réarmement de la marine russe). »

 

LVdlR : Que pouvez-vous nous dire sur les perspectives des forces amphibies de la marine ?

 

A. C. : « Le destin de l’Ivan Gren, et du projet 11711 en général (c’est un type de nouveaux vaisseaux amphibies pour les débarquements et le transport de matériel et d’équipements de guerre) est lié à la modification du cahier des charges de la marine. Nous cèderons ce navire l’année prochaine. 2-3 autres grands navires amphibies de ce projet devraient être construits.

Deux porte-hélicoptères amphibies de classe Mistral vont bientôt intégrer la flotte militaire de la marine. Mais ce sont des bâtiments assez chers. Il n’y en aura pas un grand nombre. Je suppose que le type principal de navire amphibie sera des porte-hélicoptères amphibies de taille moyenne, proche des navires hollandais de classe Rotterdam, d’un tirant d’eau de 13 000-15 000 tonnes. Il est possible de construire 6-8 unités de ce bateau. Ensemble, les Mistral, le projet 11711 et les réparations navires amphibies déjà dans la flotte permettront de maintenir les forces amphibies au niveau nécessaire. »

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:50
New surveillance system for Royal Navy aircraft carriers

Computer-generated image of flight deck operations on the aircraft carrier HMS Queen Elizabeth [Picture Aircraft Carrier Alliance]

 

3 February 2014 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

Queen Elizabeth Class aircraft carriers will get helicopter-borne early warning systems 18 months earlier than planned, saving £22 million.

 

Following renegotiation of the aircraft carrier contract to deliver savings to the taxpayer, the Defence Secretary has accelerated the Crowsnest airborne surveillance and control programme to ensure it is operational by 2019.

Using high-power radar to provide long-range air, maritime and land tracking capabilities, Crowsnest will be an integral part of future carrier operations. It will be fitted to the Royal Navy’s fleet of upgraded Merlin Mk2 helicopters, including those to be embarked on the Queen Elizabeth Class carriers.

The decision to bring forward the Crowsnest programme has been made as part of the annual review of MOD’s 10-year equipment plan. The plan, worth £160 billion, includes unallocated funding to support equipment requirements that may arise as threats emerge or priorities change.

New surveillance system for Royal Navy aircraft carriers
Computer-generated image of Merlin helicopters operating from a Queen Elizabeth Class aircraft carrier [Picture: Copyright Aircraft Carrier Alliance]

The shorter delivery time for Crowsnest will lead to a significant reduction in costs, as specialist industry personnel will be required for a shorter period of time.

Defence Secretary Philip Hammond said:

Crowsnest will provide vital surveillance and intelligence to protect the Queen Elizabeth Class aircraft carriers.

The introduction of Crowsnest 18 months early will ensure HMS Queen Elizabeth has the full range of capabilities when it enters service.

Lockheed Martin UK, which designs the Merlin helicopters, has been awarded a £24 million contract to run a competition to design, develop and demonstrate Crowsnest.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:45
photo EMA

photo EMA

 

 

3/2/2014 Ahmed NAJI - lopinion.ma

 

La frégate européenne multi- missions FREMM Mohammed VI, est la seconde d’une série de douze de la classe « Aquitaine », qui est le premier bâtiment du genre. La FREMM Aquitaine à été, en effet, mise en calle, en 2007, livrée par le constructeur naval DCNS à la Marine française en décembre 2012. Ce bâtiment de combat est entré en service, au sein des forces navales françaises, l’année dernière seulement.

Fruit d’un programme franco-italien, la FREMM, classe Aquitaine pour la Marine française, classe Birgamini pour la Marine italienne, est une frégate furtive de seconde génération à vocation anti-sous-marine (ASM), faisant suite à la classe Lafayette. Elle a été conçue conjointement par les constructeurs navals français, la Direction de Construction des Navires et Systèmes (DCNS) et italien, Fincantieri. Après le Mohammed VI viendront la Normandie, la Provence, la Languedoc, l’Auvergne et l'Alsace, toutes les FREMM françaises portant le nom de régions de l’hexagone. En tout, huit de ces frégates sont destinées à la Marine française et deux unités dérivées, les FREDA, iront à la défense aérienne.

La cérémonie de découpe de la première tôle de la FREMM Mohammed VI a été célébrée le 12 décembre 2008 sur le chantier naval de Lorient, où elle a été mise en calle. La première mise à flot date du 14 septembre 2011, événement consacré en présence de l’Inspecteur de la Marine Royale Marocaine, le Vice Amiral Mohamed Laghmari.

Les premiers essais en mer ont eu lieu le 17 avril 2013. La première sortie en mer a duré trois jours, au cours de laquelle un équipage d’une soixantaine de marins français, en présence de représentants de la MRM, a procédé à la vérification du bon fonctionnement de la plate-forme, ainsi que de toutes les installations et dispositions de sécurité, lutte contre les incendies et voies d’eau, l’évacuation du navire, la manœuvrabilité ou encore la tenue au mouillage. Ont également été testés le système de navigation, qui fonctionne avec des centrales inertielles Sigma 40, fabriquées par Sagem, permettant au navire de se positionner avec précision de manière autonome, ainsi que la propulsion.

Suite à cette première série de tests en mer, qui a duré quelques semaines, deux autres séries ont suivi, la dernière en date, a été menée en juillet 2013. Elle a porté sur le test des matériels, logiciels et sur les performances des principaux capteurs du système de combat, avec tirs d’exercices sur cibles aux missiles Aster et Exocet et au canon de 76 mm. Cette série de tests a vu la participation aux manœuvres d’un équipage conjoint, maroco-français, la formation des marins marocains ayant déjà débuté sur simulateur, au courant de l’année dernière, dans les centres de Lorient et celui de la DCNS, dit « Le Mourillon ». Cette formation a été axée sur les systèmes de gestion de plate-forme de la FREMM, qui est d’un degré élevé d’automatisation. Le premier noyau de l’équipage marocain a embarqué à bord de la frégate dès le mois de juin 2013.

Auparavant, le 5 septembre 2012, avait été nommé commandant de la FREMM D 601, future « Mohammed VI », le Capitaine de vaisseau Charles-Henri Ferragu, décoré par le Prince Moulay Rachid, le jour du transfert de pavillon, « Chevalier du mérite militaire »,

Avec ses 142 mètres de long, 19,5 mètres de large et 4,2 mètres de tirant d’eau, la FREMM Mohammed VI est un imposant bâtiment d’une puissance de quelques 6.000 tonnes de déplacement, pouvant atteindre une vitesse de croisière de plus de 27 nœuds. Et ce grâce à une turbine à gaz, le Général Electric LM2500+G4 à deux lignes d’arbres, d’une puissance de 33.600 chevaux, qui équipe des bâtiments de plusieurs forces navales, par exemple la frégate USS Ford FFG-54 de l’US Navy.

 

Un chasseur de sous-marins

 

La FREMM Mohammed VI est toutefois doté d’un système hybride, dit CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas), c'est-à-dire un moteur électrique et une turbine à gaz. Les diesels alternateurs « MTU » et les moteurs électriques de propulsion « Jeumont », les deux moteurs à aimants permanents dont la frégate est donc également équipée, lui permettent d’évoluer silencieusement à basse vitesse, au maximum jusqu’à 16 nœuds. La furtivité est l’une des caractéristiques essentielles de la FREMM, dont l’une de ses missions principales serait la chasse aux sous-marins intrus dans les eaux territoriales nationales. Chose qui ne peut se faire qu’en suscitant le moins d’écho sur le sonar d’un submersible éventuellement infiltré dans les profondeurs marines.

Exemple de ces intrus des profondeurs marines, ceux, de fabrication russe, de la classe « Kilo », qui équipent la marine d’un pays voisin. Les submersibles dudit pays, signalés de temps à autre du détroit de Gibraltar, le long des côtes espagnoles, jusqu’en Méditerranée orientale, du côtés des eaux syriennes, se montrent tellement agressifs et maladroits que l’un d’entre eux aurait tiré par erreur sur un sous-marin britannique, en novembre dernier. L’information est rapportée par le journal émirati « Imarat Al-Youm », daté du 05 novembre 2013, reprenant une dépêche de la très sérieuse et bien informée agence Reuters. Les quatre sous-marins de classe Kilo du pays en question ne sont pas, en effet, dénudés de moyens pour se montrer nocifs. Ils sont dotés de missiles anti-navires Klub-S, très difficiles à détecter, d’une portée de plus de 320  kilomètres. Outre l’installation récemment achevée sur ces submersibles de missiles Surface-Air de type S-300. Afin de tenir à l’écart ce genre de visiteurs indésirables des profondeurs, la FREMM a été dotée, en termes de matériel de détection électronique, de véritables bijoux de la technologie militaire. Pour entamer le décompte de la catégorie équipements militaires « high tech » de la FREMM Mohammed VI, le radar multi- fonctons 3D Herakles, à balayage électronique « en bande S ». Cet « œil qui voit tout » offre des capacités de surveillance panoramique, de détection, d’acquisition et poursuite de cibles en surface comme dans les airs. Développé par le spécialiste français de renommée mondiale de l’électronique militaire, Thales, ce radar peut poursuivre jusqu’à 200 objectifs dans un rayon de 200 kilomètres. Il participe également au guidage des missiles Surface-Air Aster, un autre bijou technologique dont sera équipé la FREMM Mohammed VI.

Ensuite, un radar de navigation et de surveillance danois capable de détecter de petites cibles et d’orienter simultanément un hélicoptère, ce qui en fait un outil parfait pour la lutte contre les trafiquants, les passeurs d’immigrés clandestins et, éventuellement, des commandos terroristes à bord de petites embarcations, ainsi que pour la lutte contre la pêche clandestine.

A l’avant de la coque de la FREMM Mohammed VI, un sonar de haute technologie actif et passif à basse fréquence, ayant des capacités de détection de très longue portée, quelques soient les conditions climatiques. Un outil de haute performance en matière de lutte anti-sous-marine, assurant également une protection efficace contre les torpilles, les obstacles sous-marins et les mines sous-marines à orin.

Ce Sonar, en mode actif, est complémentaire du sonar remorqué, Captas 4, d’une capacité de détection à ultra longue distance et à profondeur d’immersion variable. Une caractéristique qui lui est unique. Avec ce sonar déployé, le tirant d’eau peut alors atteindre 7,18 mètres.

Pour compléter le tout, un système de Conduite de tir SAGEM NA-25 XP, appelée aussi MSTIS (radar AMS NA25 XP). Bref, de l’optronique de haut de gamme.

En matière de contre mesures, la FREMM sera dotée d’un système de communication embarqué à large bande C-ESM Altesse X, destiné à l’alerte précoce et fournissant des capacités de maîtrise des données de situation tactique. Puis il y a le système de surveillance infrarouge entièrement passif, l’ARTEMIS IRST, capable de détecter automatiquement et de suivre simultanément des cibles aériennes et de surface, même de petite taille, tels les embarcations rapides et les jets skis. En guise de protection passive, la FREMM Mohammed VI sera dotée de lances leurres NGDS, système d’autodéfense de dernière génération, fabriqué par Safran filiale du groupe Sagem, aussi efficace contre les missiles anti-navires que contre les torpilles. La frégate va également disposer de lances leurres anti-torpilles Contralto-V.

 

Un solide rempart flottant

 

Le système de commandement et de communication de la FREMM Mohammed VI est composé d’un système de gestion de combat naval info, des systèmes de gestion de communication, un système de communication par Satellite, et d’autres joyaux de la technologie de communication militaire.

En matière d’armement, la FREMM Mohammed VI sera armée de 8 Missiles Exocet MM40 Block III. C’est un missile anti-navire subsonique autonome, volant à basse altitude et d’une portée de 180 Kms. La propulsion est assurée par deux lanceurs quadruples orientés bâbord- tribord. Pour la couverture aérienne, la frégate va disposer de 16 Missiles Surface-Air d’autodéfense, à lancement vertical, propulsés par deux lanceurs. Deux lanceurs de torpilles aériennes légères, à charges creuses, de conception franco-italienne également, viennent renforcer la force de frappe de la frégate. Il est à souligner que cette torpille de nouvelle génération peut également être lancée à partir d’un hélicoptère équipé pour la lutte anti-sous-marine, comme celui que pourrait accueillir la FREMM sur sa plate forme destinée à cet effet. A l’avant de la frégate, l’Oto Melara 76mm Super Rapido, canon d’artillerie navale de fabrication italienne, à la fois antiaérien, anti-missiles et anti-surfaces. Il peutt tirer 80 à 120 coups à la minute sur une portée de 8.000 mètres. Même si datant des années 60, modernisé depuis à plusieurs reprises, c’est le canon le plus utilisé au monde. Pour la protection anti-aérienne rapprochée, la Frégate dispose d'un canon monotube pouvant tirer 720 coups à la minute sur une portée maximale de 1.500 mètres. Cette arme peut être utilisé comme arme d’ultime défense anti-aérienne, mais aussi contre de petites cibles ou des mines.

La FREMM dispose également d’un hangar et d’une plate-forme d’envol pouvant accueillir un hélicoptère de combat.

La FREMM est composée d’un équipage de 108 marins, avec une capacité d'hébergement de 145 personnes au maximum. Elle jouit d’un rayon d’action de 6.000 nautiques et d’une autonomie de 45 jours en mer.

Avec son système de guerre électronique de dernière génération, composé de capteurs, de brouilleurs et de lances leurres, son système de direction de combat centralisé, qui contrôle et coordonne tous les équipements en temps réel, centralise l’ensemble des informations recueillies pour élaborer une situation tactique et commande tous les systèmes d’armes, la FREMM Mohammed VI a fait entreentrer la Marine Royale Marocaine dans le nouveau siècle, selon l’expression du ministre français de la défense.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:50
Black Shark Torpedo model at Euronaval 2010 Photo Navy Recognition

Black Shark Torpedo model at Euronaval 2010 Photo Navy Recognition

 

01 February 2014 Navy Recognition

 

On January 28th the new Black Shark Advanced (BSA), produced by WASS was launched for the first time ever from the submarine SCIRE’. The torpedo launched in “Push Out” mode (water ram expulsion system, which ejects the torpedo by means high water-pressure), was equipped in a totally innovative way, thanks to the new Lithium-Polymer Battery.

 

The launch, called “Short-Fire”, took place in the La Spezia gulf and was aimed at testing the WASS progresses in the frame of the project “New Heavyweight Torpedo”, developed in cooperation with the Italian Navy. The successful launch represents another step ahead, toward the acquisition by the Italian Navy.

 

“The Black Shark is the result of Italian research and cutting-edge technology– said Alessandro Franzoni, Chief Executive Officer of WASS – example of the national excellence in the field of underwater defence equipment through the use of innovative technical solutions for the propulsion systems, power generation and electro-acoustics. Thanks to its high quality standards it will succeed in all main international markets.”

 

Over the next few years, the Black Shark Advanced is expected to replace the old A-184 Heavyweight Torpedo, now supplied to submarines of the Italian Navy, increasing significantly the ability to defend the waters and the Italian homeland.

Finmeccanica Whitehead Underwater Systems (WASS) crew onboard the submarine during the test - Picture WASS

Finmeccanica Whitehead Underwater Systems (WASS) crew onboard the submarine during the test - Picture WASS

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:45
Algeria Prepares To Receive LPD Amid Defense Spending Boost

 

 

Jan. 31, 2014 - By TOM KINGTON – Defense News

 

ROME — Algeria’s defense spending spree shows no sign of abating as the North African country gets set for a September delivery of a new amphibious ship from Italy. Algeria is also reportedly preparing to receive three Chinese frigates in 2015 as well as buying a new Italian minesweeper.

 

In January, Italian shipyard Fincantieri launched the 8,800-ton, 143-meter-long landing platform dock (LPD) Kalaat Beni-Abbes at its Riva Trigosa yard, with handover to the Algerian Navy scheduled for September at the Navy’s Taranto base in southern Italy.

 

Based on the design of the Italian LPD San Giusto, the ship has been built by a joint venture of Fincantieri and Italy’s Finmeccanica.

 

The Algerian purchase is part of growing defense expenditures, which one analyst put at US $10.3 billion in 2013. “That’s up 14 percent year on year to about five percent of [gross domestic product],” said Francesco Tosato, a military analyst at the Italian Centro Studi Internazionali.

 

“About $1.5 to $2 billion of that goes on procurement since the total budget also covers wages for 350,000 personnel,” he added.

 

In addition to the LPD buy, Algeria is understood to be acquiring a minesweeper built by Italian firm Intermarine, with training likely to be handled by the Italian Navy. Intermarine, which declined to comment about the buy, has built minesweepers for Finland, Thailand, the US, Italy and Australia.

 

A UK-based analyst said Algeria will meanwhile take delivery of three new frigates from China in 2015. “They have been built at the same yard as the F22 vessels sold by China to Pakistan and could be similar or slightly smaller,” said Christian Le Miere, a senior fellow for naval forces and maritime security at the International Institute for Strategic Studies.

 

The deals follow Algeria’s purchase of two Meko A-200 frigates from Germany.

 

While buying the LPD from Fincantieri, Algeria has also dispatched sailors for training by the Italian Navy, with 134 sailors arriving at the Taranto base in September and 30 more in January.

 

The Algerians will then move up to Fincantieri’s Muggiano yard, where the LPD is being fitted out, and where the Navy has another training center, an Italian Navy source said. By the end of May, the sailors will be onboard the vessel, he added. The Italian Navy, said the source, is working under a subcontract to the Fincantieri-Finmeccanica joint venture.

 

The vessel features an Italian-built EMPAR radar and is fit to carry the Italian AW101 helicopters Algeria has purchased separately. Some features derive from Fincantieri’s experience in the cruise ship business, including LED lights to save power.

 

A handover to the Algerian Navy will occur in September, although the ship will not immediately leave Italy, sailing south to Taranto at the end of 2014 for operational sea training and live-fire training of the ship’s 76mm gun.

 

An Algerian crew will work on a bridge and combat center simulator at Taranto before the ship sails to Algeria in the first half of 2015.

 

The source said the program was the most ambitious training program the Italian Navy had ever set up. “Training while the ship is built is an innovative, time-saving solution,” he said.

 

“These new procurement deals are part of a bid to reduce Algeria’s dependence on Russia for naval procurement,” Tosato said. “That said, having ships in service from Russia, Germany, Italy and China does raise questions about interoperability.”

 

Algeria is meanwhile due to receive two Russian-built Tigr corvettes, one this year and one in 2015, he said, and two Russian-improved Kilo 636 submarines in 2016-17 to add to the four it has.

 

Le Miere said he wondered if Algeria really needs a landing platform dock. “It is a large vessel, what is it for and will they need it?” he said. “It is of questionable value for a military focusing on internal counterinsurgency.”

 

Local Islamic militants, active in the country’s vast southern regions, have been increasing their attacks, notably with the attack on a gas facility near In Amenas in January 2013, during which hundreds of hostages were taken. As Algerian special forces raided the facility, at least 39 hostages were killed.

 

“Algeria turned down the [offer] of US and French help because accepting it would have been damaging to the reputation of the country’s armed forces, both regionally and internally,” said Marco Di Liddo, a second analyst from Centro Studi Internazionali.

 

To serve its land operations, Algeria has bought 1,200 Fuchs 2 armored vehicles from Germany, a deal that focuses on another Algerian requirement — technology transfer and job creation, Tosato said.

 

“The plant opened in Algeria to build these vehicles will also build Mercedes trucks,” he said.

 

But military spending is soaring for another reason, Di Liddo said. “Military spending nourishes the power of the armed forces at a time when they are in competition with the civilian government for influence and as the country’s president is seeking to strengthen politics at the Army’s expense,” he said.

 

“As long as it has gas revenue, a rivalry with Morocco, instability in neighboring Tunisia and Libya, militants in the south, the need to update an Army still equipped with Soviet-era equipment and the need to create jobs, defense spending in Algeria will continue to rise,” Tosato said.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:45
Le Maroc reçoit De la France une frégate multi-missions, la plus moderne d’Afrique

 

1er février 2014 Xinhua

 

La première base navale marocaine sur la façade méditerranéenne, située à Ksar Sghir (nord), opérationnelle en juillet 2014, servira de port d’attache à la frégate multi-missions FREMM Mohammed VI, que la Marine royale marocaine a officiellement reçu, jeudi à Brest (nord-ouest de la France).

 

Du constructeur naval français DCNS, ce navire de guerre, qui aurait nécessité un investissement d’environ 500 millions d’euros, assure une série de missions de combats anti-aériens, notamment la lutte sous-marine et de combat de surface avec des capacités d’attaques et de bombardements redoutables, selon des sources locales.

 

D’une longueur de 142 mètres et une largeur de 20 mètres, ce bâtiment a une capacité d’autonomie de 6.000 nautiques à 15 nœuds, une vitesse maximale de 27 nœuds, et peut déplacer jusqu’à 6.000 tonnes. Il peut embarquer jusqu’à seize missiles surface-air Aster 15, huit missiles anti-navire Exocet MM40. Il est également équipé d’une tourelle de 76 mm, de diverses pièces d’artillerie légères ainsi que d’un hélicoptère embarqué. La frégate multi-missions Mohammed VI, qui compte parmi les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché, se distingue notamment par son équipage réduit (108), sa capacité de logement (145 hommes et femmes) et bénéficie des mêmes innovations technologiques et industrielles que celles destinées à la Marine n française.

 

Avec ce navire de type FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions), commandé en août 2008, le Maroc dispose de l’unité la plus moderne d’Afrique. La Marine royale marocaine est le premier client export du programme naval des Fremm, le plus grand en Europe.

 

La frégate Mohammed VI compose des mêmes équipements que la frégate "L’Aquitaine" de la marine française, à savoir les systèmes anti sous-marins, un radar multifonctions Herakles, un système de gestion de combat Setis, un système de surveillance Artemis, Sonars UMS 4110 et Captas-4, un système de direction électro-optique, un système de lancement NGDS et un système anti-torpille Contralto-V.

 

Début novembre dernier, les médias espagnols s’inquiétaient des capacités de ce nouveau navire, qui va permettre au Maroc de récupérer une partie de son poids géostratégique dans le détroit de Gibraltar. Au début du mois également, une trentaine de militaires marocains avaient été formés par des techniciens du chantier naval de la DCNS. Des formations plus poussées, comme l’utilisation des systèmes de guerre des navires, se sont également déroulées durant ce mois.

 

A noter que la base navale marocaine de Ksar Sghir accueillera aussi les autres bâtiments de la Marine royale chargés de la protection de la côte Nord. Les plus grands bâtiments de surface de la Marine Royale peuvent accoster dans ce port militaire, dont le môle principal s’étale sur 1208 mètres, avec des profondeurs de quai de dix mètres.

 

Le port militaire à cheval entre l’Atlantique, la Méditerranée et le détroit de Gibraltar, a nécessité 1,7 milliard de dirhams, financé par les États-Unis et réalisé avec l’expertise française. L’infrastructure construite sur une superficie de plus de 4 hectares, abritera en plus des quais, des casernements et des logements destinés à "l’hébergement du personnel de la base navale et du Secteur maritime Nord, dans une cité marine intégrée avec les équipements socio-éducatifs nécessaires", rapporte le quotidien marocain francophone "L’Economiste".

 

Cette base accueille également les trois corvettes de classe Sigma dont le Maroc a pris livraison l’an dernier auprès des chantiers néerlandais Damen.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:45
FREMM Mohammed VI : revivez les temps forts de la construction du fleuron de la Marine Royale du Maroc

 

 

30/01/2014 DCNS

 

Premier succès commercial à l’international du programme FREMM, la frégate Mohammed VI a été réalisée par les équipes de DCNS et ses partenaires pendant 5 ans, de la découpe de la première tôle le 12 décembre 2008 à Lorient au transfert de propriété le 30 janvier 2014 à Brest.

 

Cette frégate multi-mission, seconde de la série des FREMM, mesure 142 mètres de long pour 20 mètres de large et un déplacement de 6000 tonnes en charge. Désormais propriété de la Marine Royale du Maroc, c’est le plus grand et le plus puissant navire militaire du continent africain.

 

Revivez les temps forts de la construction de la FREMM Mohammed VI en images :

 

Caractéristiques techniques des FREMM

-          Longueur hors tout : 142 mètres

-          Largeur : 20 mètres

-          Déplacement : 6 000 tonnes

-          Vitesse maximale : 27 nœuds

-          Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)

-          Capacité de logement : 145 hommes et femmes

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:40
Russian Navy’s second Varshavyanka-class submarine to be floated out in May

 

31 January 2014 naval-technology.com

 

The Russian Navy's second of six Project 636 Varshavyanka-class diesel-electric submarines, Rostov-on-Don, will be floated out by a St Petersburg-based shipyard in May.

 

According to RIA Novosti, the Rostov-on-Don's construction began at the Admiralty shipyard in November 2011, while the submarine is scheduled to be delivered to the Russia's Black Sea Fleet in the next two years.

 

Novorossiisk, the first boat of the class is scheduled to commence dock trials on 1 February, while construction of third submarine, Stary Oskol, began in August 2012.

 

Construction of the fourth submarine, the Krasnodar, is due to begin on 20 February, the shipyard said.

"The Varshavyanka-class is an improved version of the Kilo-class submarines, it features advanced stealth technology, extended combat range and provides the ability to strike land, surface and underwater target."

 

According to the Russian Navy, all Varshavyanka-class submarines will be deployed by 2016 at the Novorossiisk naval base.

 

The Varshavyanka-class (Project 636), an improved version of the Kilo-class submarines, features advanced stealth technology, extended combat range and provides the ability to strike land, surface and underwater targets.

 

Designed for anti-shipping and anti-submarine missions in relatively shallow waters, the submarines can cruise underwater at a speed of 20k and has a cruising range of 400 miles.

 

Capable of accommodating a crew of 52, the submarines can patrol for 45 days and are armed with 18 torpedoes and eight surface-to-air missiles.

 

Featuring low-noise, advanced hull architecture and an optimal level of control process automation, the submarines provide high-reliability and require low-maintenance.

 

Having first entered into service in the early 1980s, the Russian Kilo-class submarines were designed by the Rubin Central Maritime Design Bureau.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:35
Surface Forces: The Indian Curse Cripples The Fleet

 

January 31, 2014  : Strategy Page

 

An Indian deal to buy two South Korean mine hunters (MCMV, or mine countermeasures vessels) for $233 million each, and allow India to build six more in India under license (for about 25 percent less) has been stalled for three years by the anti-corruption measures India created to reduce misconduct in the procurement bureaucracy. But in many cases these measures are used to delay procurement decisions until those complaining (often a member of parliament) gets something in return. Not cash, of course, as that would be corruption, but something technically legal (like a future favor). To get needed purchases made the government has to give into these forms of legal corruption. As a result the quite lengthy delays continue.

 

The new South Korea mine hunters are 885 ton ships have a non-metallic hull and modifications to their engines and electrical gear to reduce noise and magnetic emissions. This reduces vulnerability to multi-sensor naval mines. Each of these MCMVs has a crew of 77 and is armed with two twin 30mm autocannon for defense. Top speed is 28 kilometers an hour, but the ship tends to operate at much slower speeds.

 

The most dangerous mines are bottom mines, which lie on the bottom of shallow coastal waters. These mines are effective in waters up to 26 meters (80 feet) deep. To deal with these mines a high-definition sonar seeks out the mine sitting on the ocean floor and then sends down a USVs (unmanned seagoing vehicle, a miniature submarine) down to place an explosive charge then back off as the explosion destroys the bottom mine. The USVs are connected to the mine hunter via a fiber optic cable so the crew can see what is down there and operate the USV.  Some USVs are built to be destroyed in the explosion, because they are simpler and cheaper to build that way and are simply considered am underwater “guided missile.”

 

The Indian Navy currently has only eight elderly and poorly equipped mine hunters. Two have to be retired this year because they are worn out. The navy believes it needs 24 modern mine hunters (16 on the west coast and sight on the east coast) to keep major Indian ports open in war time. The navy began a formal search for a new mine hunter in 2005. The notoriously sluggish Indian military procurement system was slowed even more by the recent anti-corruption measures. It may be this year, or a few more years before the South Korean MCMV deal is finally implemented.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:45
FREMM Mohamed VI : transfert de pavillon avec le Maroc

 

30/01/2014 Marine Nationale

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu, le jeudi 30 janvier 2014, à Brest pour assister à la cérémonie de transfert de propriété et de pavillon qui a marqué la remise officielle par DCNS de la Frégate multi-missions (FREMM) à la Marine Royale marocaine, en présence du frère du Roi du Maroc, SAR le Prince Moulay Rachid El Alaoui.

 

« En prenant possession de cette FREMM, le Maroc écrit une nouvelle page de notre histoire commune, qui va lui permettre de tirer le meilleur partri des compétences technologiques françaises autant que l’expérience opérationnelle de notre Marine que je salue aujourd’hui. »

 

Après avoir accueilli SAR ainsi que son homologue le Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’administration de la défense M. Abdellatif Loudiyi à la préfecture maritime de l’Atlantique, M. Jean-Yves Le Drian a d’abord assisté à la signature du transfert de propriété. Le vice-amiral Mohamed Laghmari, inspecteur de la marine royale marocaine, et M. Patrick Boissier, président directeur général de DCNS ont tout deux paraphé le document officialisant le transfert de propriété de la frégate alors qu’à bord avait lieu simultanément la cérémonie de transferts de pavillon entre l’équipage français et l’équipage marocain.

 

Les importantes délégations françaises et marocaines se sont ensuite rendues à bord de la FREMM Mohamed VIpour assister au cérémonial marocain à l’occasion duquel le Prince a remis une décoration au CV Charles Henri Ferragu, commandant de l’équipage français. Il a ainsi rendu hommage à l’implication de la Marine nationale dans l’accompagnement de l’équipage de la marine royale marocaine à la prise en main de la frégate.

 

Le ministre a souligné l’attachement du Royaume du Maroc à la sécurité du continent africain et sa contribution aux opérations en cours.

 

Avec la prise en compte de cette frégate, le Maroc écrit une nouvelle page de notre histoire commune.

 

FREMM Mohamed VI : transfert de pavillon avec le Maroc

D’un tonnage de 6 000 tonnes pour une longueur de 142 m, pouvant atteindre une vitesse de 27 nœuds, cette frégate de lutte anti-sous-marine du même type que la frégate Aquitaine française, est la première vente d’une FREMM par DCNS à l’export.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:45
FREMM marocaine Mohammed VI (photo DCNS)

FREMM marocaine Mohammed VI (photo DCNS)

 

29 janvier 2014 Par Pierre-Olivier ROUAUD - Usinenouvelle.com

 

Après un report, la frégate Mohammed VI de type Fremm destinée au Maroc doit être livrée demain jeudi 30 janvier à Brest. Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense sera présent.

 

L'évènement figure à l'agenda de la semaine de Jean-Yves Le Drian sous l’intitulé « cérémonie de transfert de propriété de la Frégate Européenne MultiMissions (FREMM)  Mohammed VI à la Marine royale marocaine ». Il doit se dérouler dans le port de Brest en présence de Moulay Rachid, frère du roi Mohammed VI, ce jeudi 30 janvier
Un première cérémonie de transfert qui devait se tenir le 25novembre 2013 avait été reportée, officiellement pour des raisons d’agenda de Moulay Rachid en déplacement aux Etats-Unis.

DCSN avait démenti alors, à L'Usine Nouvelle notamment, tout problème relatif au paiement ou au financement. Certaines sources parlant de divergences sur un futur contrat de maintenance qui, en tout état de cause, n'était pas compris dans le contrat initial.

La série Fremm est un programme  franco-italien coordonnée au plan européen (OCCAR) mené côté français par DCNS et italien par Fincantieri. En France, il est qualifié de « classe Aquitaine » du nom de la tête de série. Ces bâtiments furtifs sont fabriqués pour l’essentiel dans le chantier DCNS de Lorient (Morbihan).

Un navire à 470 millions d'euros

La marine nationale française doit commander au total 11 Fremm (17 dans le programme initial). A ce jour, quatre bâtiments ont été mis à flot l’Aquitaine (livrée), le Normandie et la Provence ainsi que le navire destiné au Maroc qui s’est intercalé entre les deux premiers. C'est la seule vente à l'export à ce jour alors qu' été un temps évoqué une deuxième commande par Rabat.

La livraison de la nouvelle frégate s'incrit dans un contexte de tension larvée et récurrente entre le Maroc et l'Algérie, notamment en matière d'équipements de défense, comme le détaillait l'an dernier une enquête fouillée de notre confrère Jeune Afrique . En matière navale, le Maroc affichait jusque là un net retard de capacité opérationelle sur son voisin qui dispose notamment de quatre sous-marins contre aucun pour le Maroc. Le budget de la défense du Maroc représente 3 à 4% du PIB selon les années. Le PLF 2014 prévoit 31,5 milliards de dirhams (2,7 milliards d'euros), dont seuls 4,2 milliards pour les investissements. L'Algérie dépense environ trois fois plus en volume.

 

Le prix estimé pour le Maroc s’élève à 470 millions d'euros. Le port d’attache de la frégate Mohammed VI sera la nouvelle base navale militaire de Ksar Sghir près du port de TangerMed. Celle-ci accueille aussi trois corvettes de classe SIGMA (90 m) achetées aux chantiers navals néerlandais Damen dont la dernière livrée en 2012.

La Marine royale du Maroc dispose aussi notamment de deux frégates de génération plus ancienne (Floréal) les bâtiments Hassan II et Mohammed V construits aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire.

Concernant la FREMM, celle-ci fait l'objet par DCNS d'un programme de formation et de prise en main des équipages et officiers marocains depuis début 2013. Dans ce cadre, plusieurs sorties en mer ont déjà été effectuées avec les experts de DCNS et des équipages de la marine nationale française.

Comme leur nom l’indique les Fremm de classe Aquitaine couvrent un large spectre de capacité : surveillance, soutien, lutte anti aérienne, mer-mer ou sous-marine. Elles sont dotées d’une propulsion diesel-gaz-électrique dite CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas) avec des turbines General Electric-Avio. Ce système permet une navigation silencieuse en vitesse lente.

Cette classe se distingue notamment par son équipage réduit ainsi que le recours massif aux technologies de l’information dans le système de commandement et l’intégration des armements. Le groupe Thales qui détient 35% de DCNS à coté de l'Etat fournit une grande part des équipements clés : radar, sonar, surveillance électro-optique ainsi que les système de "guerre électronique".

La Fremm Mohammed VI, connue aussi sous le nom de code D 601, bénéficie notamment des capacités renforcées en lutte anti-sous-marine (ASM). Elle a été construite entièrement à Lorient mais est livrée à Brest pour des questions de manœuvrabilité, selon DCNS

 

 

Caractéristiques des FREMM, classe Aquitaine
- Longueur : 142 m
- Largeur : 20 m
- Déplacement : 6 000 tonnes
- Equipage : 108 maximum
- Systèmes d'armement : missiles mer-air Aster 15, missiles antinavire Exocet MM40, torpilles, canon de 76mm...
-  possibilité d'emport d'hélicoptère de combat type NH90
- Rayon d’action : 6 000 miles nautiques
- Vitesse maximale : 27 nœuds
- Autonomie : 45 jours

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:45
Ufast et Raidco Marine: un contrat de 30 navires pour la marine ivoirienne

29.01.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Lu dans le marin ce matin:
 

Le chantier naval Ufast (Quimper) vient de décrocher un important contrat : la construction d’une trentaine d’unités de surveillance maritime en composite et aluminium pour la Côte d’Ivoire, livrables d’ici à 2015. Il s’agit d’embarcations rapides et de vedettes, principalement dans le segment de taille de 9 à 12 mètres, et de trois patrouilleurs de 33 mètres (photo ci-dessus). Ce contrat s’accompagne d’un volet de formation et de maintenance.
Pour faire face à cette commande, Ufast a massivement investi en 2013. Objectif : renforcer ses effectifs et tripler la surface de production à 6 000 m2. 'Le chantier a désormais la capacité de produire en parallèle plusieurs types de bateaux en série, en composite et aluminium, jusqu’à 35 mètres", explique la dirigeante, Virginie Monnier-Fleury.

 

Dans Ouest-France, mon confrère Jean-Pierre Buisson précise que ce contrat a été signé en partenariat avec la société lorientaise Raidco Marine, gérée par Jean-Michel Monnier. Une "société qui, après avoir fourni le Sénégal, doit également livrer au Togo, dans le courant de l'année, deux patrouilleurs de 33 mètres, pourvus d'une coque en acier et fabriqués par le chantier lorientais STX. La commande ivoirienne serait d'un montant estimé à plus de vingt millions d'euros. C'est la plus importante signée par l'entreprise finistérienne spécialisée dans les embarcations rapides à bas coût d'exploitation".
Il poursuit: "Capable de livrer des unités jusqu'à 35 mètres, Ufast vient de compléter sa gamme par le rachat au chantier CNB de moules et d'outillages permettant la production, à Quimper, de vedettes de type RPB 20 dont vingt-quatre sont en service dans la gendarmerie maritime française. Avec sa nouvelle génération de navires, l'entreprise bretonne mise le marché des unités destinées à répondre aux besoins en matière de lutte contre la pêche illégale et la piraterie. Un créneau porteur, notamment en Afrique".

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:20
Navy, Electric Boat Test Tube-Launched Underwater Vehicle

 

January 28, 2014 by Kris Osborn - defensetech.org

 

Groton, Conn. – The Navy and General Dynamics Electric Boat are testing a prototype of a system that would allow the launch and recovery of unmanned underwater vehicles and other payloads  from the missile tube of a cruise missile submarine.

 

Called the Universal Launch and Recovery Module, the system houses, launches and recovers an underwater vehicle, a Lockheed-built 10,000-pound prototype vehicle called Marlin, from the submarine’s missile tube.

 

The system is showing promise in early testing and is slated to go sea aboard a guided missile, nuclear powered submarine (SSGN) next year, Electric Boat officials said.

 

“This is real prototyping to actually go and exercise the system before we put it on an SSGN and take it to sea,” Adm. David Johnson, Program Executive Officer, Submarines, said at the 2013 Naval Submarine League Annual Symposium, Va., in October.

 

The system is designed for a range of potential underwater missions to include counter-mine patrol, sonar or other intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) missions.

 

“Submarines have the ability to get really close to something. That is a big advantage,” said Franz Edson, director, mission systems & business development, General Dynamics Electric Boat.

 

The prototype vehicle is hooked up to temporary hydraulics and engineered to acquire a buoy at the top of the missile tube using a transponder, said Edson.

 

“It comes out of a tube, rotates, and then deploys. It goes off and does its thing — mine warfare, ISR, etc. –Then it comes back and it mates with that buoy before it is brought back down into the tube,” Edson said.

 

Once a tactical version of the technology is built, it will fill up the launch tube out to 60-inches in diameter and stretch as long as 23-feet, Edson said. The vehicle could weigh up to 30,000-pounds, he added.

 

The prototype vehicle is controlled by two laptop computers, removing the need to adjust the infrastructure of the submarine in order to accommodate the system, Edson explained.

 

“It is a gigantic elevator that will take up to 30,000 pounds and raise it from inside the ship to outside the ship. We’re not modifying the submarine’s infrastructure to control this,” Edson said.

 

In addition to being configured to swim from an SSGN, the system is also being configured by Electric Boat and the Navy to work from the Virginia Payload Modules of Virginia-Class attack submarines to begin construction by 2019, Edson said.

 

Virginia Payload Modules, or VPM, consist of an effort to increase the missile firing capability of Virginia-Class submarines from 12 to 40 vertically fired missiles.

Navy, Electric Boat Test Tube-Launched Underwater Vehicle
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 12:40
La flotte russe de la mer Noire se dotera de nouveaux sous-marins

 

20.01.2014 Oleg Nekhaï, La Voix de la Russie

 

Six sous-marins non nucléaires du projet 636.3 renforceront la flotte de la mer Noire russe d’ici 2016. Trois d’entre eux entreront en service dès cette année.

 

Il s’agit des sous-marins diesel-électriques Novorossiïsk, Rostov-sur-le-Don et Stary Oskol. Ces navires font partie de la troisième génération de navires de la classe Varchavianka (Kilo, selon la classification de l’OTAN). Novorossiïsk sera mis en service en premier. Ce sous-marin est de 73 mètres de long, 10 mètres de large et 350 mètres de profondeur d’immersion. Sa vitesse de déplacement en en immersion peut atteindre 20 nœuds. Selon les informations qui sont en accès ouvert, ces navires sont dotées d’armes puissantes et peuvent porter des coups grâce aux missiles de croisière Club-S à leur bord, explique le vice-président de l'Académie des problèmes géopolitiques, le capitaine Konstantin Sivkov.

 

« Ces missiles peuvent avoir une portée allant jusqu’à 300 km. Si les sous-marins sont équipés de complexes Calibre, la portée de ces derniers atteindra 1200 à 1500 kilomètres. Selon le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, ce système a été mis en service par la marine russe. Et par cet indicateur, l’armement russe est comparable aux missiles de croisière américains Tomahawk. Avec une aussi grande portée, les missiles peuvent atteindre les cibles sur le territoire des pays qui se trouvent au-delà de la région de la mer Noire, dans la région la région du Proche et du Moyen-Orient. »

 

Les nouveaux sous-marins possèdent des caractéristiques uniques en termes de protection contre le bruit. Leurs prédécesseurs, les sous-marins du projet 877 Varchavianka ont été baptisés « Trou noir » par les experts occidentaux pour leur discrétion. Par ce paramètre, les navires russes dépassent sensiblement leurs analogues occidentaux. Le sous-marin du projet 636,3, qui représente une version modernisée du sous-marin Varchavianka, se distingue par un niveau de bruit encore plus bas. Et le fait d’être équipé d’un système de sonar sophistiqué, cela donne à ce navire un avantage sensible par rapport aux sous-marins étrangers de la même classe. Même par rapport aux sous-marins atomiques. Les nouveaux navires vont pouvoir résoudre un large spectre de missions, notamment en matière de la lutte contre les sous-marins dans les zones adjacentes aux côtes de l’ennemi éventuel, et non pas près de côtes russes. C’est aussi la défense des bases navales, et des communications côtières et maritimes.

 

« Il ne faut pas oublier que la situation est tendue au bassin méditerranéen, qui se trouve tout près. Sous certaines conditions, cette tension peut s’étendre sur la mer Noire, surtout si le conflit en Syrie n’est pas résolu, ou en cas d’un conflit avec l’Iran. Le flux de réfugiés pourrait s’étendre jusqu’à cette région et les terroristes pourraient également y pénétrer », ajoute Konstantine Sivkov.

 

Selon les experts, l'augmentation de six unités en trois ans du nombre de sous-marins à la flotte de la mer Noire, permettra de protéger les côtes des attaques d’un ennemi éventuel. A l’avenir, la flotte sous-marine de la mer Noire devrait être composée de 12 à 15 sous-marins non-nucléaires, ce qui permettra à la marine russe de relever efficacement toutes les mission qui se posent devant elle.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 12:35
La Russie livre au Vietnam son deuxième sous-marin

 

21 janvier 2014. Portail des Sous-Marins

 

Le Ho Chi Minh, le 2è des 6 sous-marins de la classe Kilo achetés par le Vietnam, a terminé ses essais opérationnels et devrait arriver au Vietnam d’ici le mois d’avril.

 

Jeudi, la marine vietnamienne et les chantiers de l’Amirauté, le constructeur des sous-marins, ont signé le document marquant la fin des essais du sous-marin.

 

Le chantier a ensuite remis le sous-marin au Vietnam, selon des sources industrielles russes.

 

Il devrait arriver au Vietnam en mars ou avril.

 

L'analyse de la rédaction : Incertitude sur le nom exact du sous-marin : « Ho Chi Minh » ou « Ho Chi Minh Ville » selon les sources.

 

Référence : Thanh Nien Daily (Vietnam)

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:35
Pékin pousse ses porte-avions en mer de Chine

 

20/01/2014 Par Patrick Saint-Paul Correspondant à Pékin, - LeFigaro.fr

 

Pékin, dont les visées sur des îles en mer de Chine inquiètent ses voisins, se lance dans la construction d'un deuxième porte-avions. Et des indiscrétions, retirées promptement de l'Internet chinois, ont annoncé la mise en chantier de deux autres porte-avions.



La République populaire choisit de doper sa marine alors que la tension est à son comble avec ses voisins en mer de Chine. Pékin a entamé la construction d'un deuxième porte-avions, qui devrait être achevé en 2016, et a l'intention d'en mettre au moins deux autres en chantier, rapporte la presse, citant un responsable local du Parti communiste. La nouvelle a aussitôt été effacée de l'Internet chinois, en raison de son caractère sensible.

Baptisé le Liaoning, le premier porte-avions est entré en service en septembre 2012. Racheté à l'Ukraine en 1998, il a été restauré et modifié dans les chantiers navals de Dalian. Basé dans le port de Qingdao, le bâtiment croise actuellement dans les eaux disputées de la mer de Chine méridionale, où plusieurs conflits territoriaux opposent Pékin au Japon, au Vietnam à la Corée du Sud et aux Philippines.

La construction du second porte-avions aurait débuté dans le même port de Dalian, a annoncé Wang Min, numéro un du PCC dans la province de Liaoning qui a donné son nom au premier porte-avions, selon plusieurs sites d'information chinois. À court terme, la marine chinoise chercherait à s'équiper de quatre porte-avions, selon Wang Min. La Chine a besoin de mettre en place trois à quatre groupes de combat par porte-avions, si elle veut bâtir une capacité de défense crédible. La flotte de l'US Navy, grande rivale de la marine chinoise, possède une dizaine de porte-avions en activité.

 

Une seconde base navale

Les liens permettant d'accéder à certains de ces articles sont par la suite devenus inactifs. Selon le South China Morning Post de Hongkong, les autorités les auraient fait retirer, parce qu'elles veulent rester discrètes sur le sujet, ou parce que Wang Min ne serait pas habilité à en parler. Selon des informations reprises, en novembre 2013 par le quotidien officiel Global Times, la Chine serait aussi en train de construire une seconde base de porte-avions à Yulin, dans le sud-ouest de l'île de Hainan.

La construction d'une seconde base en plus de celle de Qingdao, sur l'île de Hainan, en position stratégique face au Vietnam, aux Philippines et à Taïwan, est une nouvelle indication des ambitions territoriales chinoises. L'Armée populaire de libération (APL) se montre de plus en plus sûre d'elle-même dans les eaux troubles de la mer de Chine.

En décembre dernier, une frégate escortant le porte-avions chinois Liaoning avait ainsi frôlé la collision avec le croiseur américain USS Cowpens , auquel elle avait barré la route. En manifestant sa présence dans la zone, la République populaire espère démontrer qu'elle est la puissance dominante dans la région, alors que les États-Unis cherchent à rassurer leurs alliés en y maintenant leur présence.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:50
8 Foreign, Polish Bidders Apply For Submarine Contest

The Polish submarine Kondor is one of four Kobben-class boats.

 

Jan. 20, 2014 - By JAROSLAW ADAMOWSKI – Defense News

 

WARSAW — Eight offers have been submitted for the technical dialogue to supply three submarines to the Polish Navy. The defense companies include foreign and Polish entities, according to a statement obtained from the Ministry of Defense by local news site Defence24.pl.

 

The bidders include France’s DCNS and Thales, Spanish shipbuilder Navantia, Germany’s ThyssenKrupp Marine Systems, a consortium of Sweden’s state-run defense procurement agency Försvarets Materielverk and Kockums shipyard, Poland’s defense company Kenbit, Sweden’s Saab, and Norway’s Kongsberg Defence & Aerospace.

 

In addition, the ministry’s Armament Inspectorate reserves “the right to invite other entities which did not reply to the call to participate in the [dialogue],” the statement said.

 

Local media have reported that the submarine procurement is estimated to be worth at least 7.5 billion zloty (US $2.44 billion).

 

The ministry is aiming to acquire two new submarines by 2022, and a further one by 2030 as part of its Navy modernization program. The Polish Navy has one Kilo-class submarine and four Kobben-class submarines in its fleet. The latter four were acquired from Norway and are expected to be withdrawn from service by 2015

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:40
La modernisation des forces de surface russes : les nouveaux projets

 

 

16.01.2014 rusnavyintelligence.com

 

Les forces de surface russes sont encore aujourd'hui largement composées de bâtiments ex soviétiques de seconde et de troisième génération. Tout comme pour les forces sous-marines, le programme d'armement 2011-2020 prévoit la construction de nouvelles unités dites de quatrième génération, mais il est également prévu de moderniser et prolonger la durée de vie de certaines unités en service ou placées en réserve. Cet article propose un récapitulatif des l'état d'avancement des nouveaux projets en cours de développement pour les forces de surface.

 

Le plan d'armement d'Etat 2011-2020 prévoit que la Russie investisse près de €500 milliards dans la modernisation de ses forces armées, dont environ €120 milliards, soit presque 25%, rien que pour ses forces navales. Environ 47% de cette somme attribuée à la marine (soit €56 milliards) servira à financer la construction de nouvelles unités, tandis que 30% (environ €40 milliards) servira à financer la réparation et la modernisation d'unités en service ou actuellement placées en réserve. Nous proposerons bientôt un article sur la modernisation des unités ex soviétiques.

 

D'ici à 2020, les forces navales russes de surface doivent recevoir 54 nouveaux bâtiments de combat, dont 20 frégates, 20 corvettes, 10 petits navires lance-missiles et 4 grands bâtiments amphibies. Elles doivent également être dotées de 96 bâtiments de soutien, 21 avions et 54 hélicoptères. Il est aussi prévu de réparer, mettre à niveau et moderniser 65 bâtiments de combat et 74 bâtiments de soutien déjà existants.

Fin 2013, le ministère russe de la Défense avait passé commande pour 41 bâtiments de combat de surface, dont 2 navires d'assaut amphibies universels (les 2 BPC de type Mistral commandés à la France), 2 grands navires de débarquements, 14 frégates, 15 corvettes et 8 petits navires lance-missiles. Sur ces 41 bâtiments, 24 étaient déjà à différents stades de construction, dont les 2 BPC de type Mistral, les 2 grands navires de débarquements, 9 frégates, 5 corvettes et 6 petits navires lance-missiles. Fin 2013, 6 de ces bâtiments avaient déjà été mis à l'eau : 1 BPC, 1 grand navire de débarquement, 1 frégate, 1 corvette et 2 petits navires lance-missiles. Tout comme pour la modernisation des forces sous-marines, le programme de modernisation des forces de surface constitue un défi technique et technologique important pour le complexe militaro-industriel russe.

 

Les frégates

 

Frégates du Projet 22350, classe Amiral Gorshkov

 

Les frégates du Projet 22350 ont été conçues par le bureau d'étude Severnoye et sont construites au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg). Il s'agit d'un programme entièrement nouveau et qui pose de sérieux défis à l'industrie de la défense russe.

A ce jour, le ministère russe de la Défense a signé un contrat portant sur l'achat de 8 unités. Toutefois, il a été question de considérer l'achat d'un lot de 14 unités. Quatre unités de ce projet sont en cours de construction: l'Amiral Gorshokov (navire tête de série), l'Amiral Kasatonov (mise sur cale en novembre 2009), l'Amiral Golovko (mise sur cale en février 2012) et l'Amiral Isakov (mise sur cale en novembre 2013). Mise sur cale à l'été 2006, l'Amiral Gorshkov a été finalement mis à l'eau en octobre 2010. Outre les problèmes de financements qui ont retardé la construction de cette première unité, le retard constaté dans l'admission au service actif de l'Amiral Gorshkov serait causé par l'équipementier Almaz-Antey qui n'a pas livré le complexe anti-aérien Poliment-Redut dans les délais. La livraison du canon A-192 Armat a également connu des retards qui ont repoussé d'autant le début des essais en mer.

Au mois de novembre 2013, la frégate poursuivait ses essais à quai à Saint-Pétersbourg. La fin des essais de cette première unité est prévue pour le printemps 2014 avec une admission au service actif au sein de la flotte du Nord prévue pour l'automne 2014. Ce calendrier paraît toutefois bien optimiste. Suivant les sources ouvertes considérées, la seconde frégate, l'Amiral Kasatonov, pourrait être affectée à la flotte du Nord, à celle du Pacifique, voire à celle de la mer Noire. En revanche, la troisième unité et quatrième unité devraient être versées à la flotte du Nord. En ce qui concerne l'affectation des autres unités, peu d'informations ont été données.

Côté armement, les frégates du Projet 22350 seront notamment dotées du système 3R 14 UKSK, le VLS russe, et elles mettront en oeuvre les missiles surface-surface SS-N-26 Yakhont (Onyx P-800), SS-N-27 Sizzler (3M54 Klub) et les rockets ASM SS-N-29 (RPK-9 Medvedka).

Il est prévu de mettre sur cale 2 unités en 2014 (la cinquième unité devrait porter le nom de Amiral Youmachev), avec une admission au service actif prévue pour 2017. Deux autres unités devraient être mises sur cale en 2015, et leur admission au service actif serait prévue pour 2018. Compte tenu du rythme de construction actuel, l'objectif de 8 unités sera difficilement atteint d'ici 2020 : il est plus probable qu'il le soit vers 2023.

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La frégate Amiral Gorshkov à quai au chantier naval du Nord, novembre 2013. Source : airbase.ru

 

Frégates du Projet 11356M, classe Amiral Grigorovitch

 

Ces frégates multi rôles, également développées par le bureau Severnoe, sont des version améliorées des frégates soviétiques de type Krivak (Projet 1135 et 1135M). Il s'agit donc d'un programme de bâtiment de troisième génération dont le développement se déroule globalement selon le calendrier prévu. La marine russe devrait recevoir 6 unités de ce type d'ici 2020, toutes destinées à la flotte de la mer Noire.

A ce jour, 5 unités sont en cours de construction au chantier naval Yantar (Kaliningrad). La première unité, l'Amiral Grigorovitch, a été mise sur cale au mois de décembre 2010, et devrait être admise au service actif en 2014. Elle n'a toutefois toujours pas été mise à l'eau. L'Amiral Essen a été mise sur cale en juillet 2011, l'Amiral Makarov, en février 2012, l'Amiral Butakov, en juillet 2013, et l'Amiral Istomin, en novembre 2013. Il est prévu que la 6e unité, l'Amiral Kornilov, soit mise sur cale à l'hiver 2014.

Ces frégates mettent en oeuvre le système Shtil dont les VLS seront probablement équipés avec des missiles Buk-M3. Elles mettront également en oeuvre à partir de leurs VLS des missiles anti-navires SS-N-26 Yakhont (P-800 Onyx) et de  missiles SS-N-27 Sizzler (3M54 Klub).

Ce programme de construction de frégates semble réalisable dans les délais fixés. Si le lot de 6 unités ne sera probablement pas livré dans son intégralité d'ici 2016, il le sera d'ici 2020, voir dès 2018.

 

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Frégate du Projet 11356M. Source : sdelounas.ru

 

Les corvettes

 

Corvettes du Projet 20380 et 20385, classe Steregushchiy

 

Ces corvettes sont parfois classées comme des frégates par les experts navals occidentaux.

Ce projet a été conçu par le bureau d'étude Almaz, et les corvettes sont construites au chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg) et au chantier naval de l'Amour (Komsomolsk sur l'Amour). Les unités du Projet 20385, version améliorée du Projet 20380, sont en revanche construite uniquement au chantier naval du Nord.

A ce jour, la marine russe dispose dejà de 3 unités, les corvettes Steregushchiy (ASA 11.2007), Soobrazitelniy (ASA 10.2010) et Boikiy (ASA 05.2013), toutes en service dans la flotte de la Baltique. Le ministère de la Défense russe a signé un contrat portant en tout sur l'achat de 18 unités : 8 du Projet 20380 (dont les 3 déjà en service), et 10 du Projet 20385.

En ce qui concerne le Projet 20380, la construction des unités avance plus rapidement à St Pétersbourg où la corvette Stoïkiy a été mise à l'eau en mai 2012. Ses premiers essais en mer dans le golfe de Finlande ont débuté fin décembre 2013. Son admission au service actif au sein de la flotte de la Baltique est prévue pour le premier semestre 2014. Il convient de remarquer que le retard constaté entre la mise à l'eau et le début des essais en mer a été causé là aussi par des délais supplémentaires demandés pour la livraison du canon A-190 par Arsenal (St Pétersbourg) qui a perdu le marché au profit de Burevestnik (Nijni-Novgorod) en 2011. La corvette Sovercheniy, pourtant mise sur cale avant la corvette Stoïkiy, est toujours en cours de construction au chantier naval de l'Amour où a également été mise sur cale la corvette Gromkiy en mai 2012. Le chantier de Komsomolsk sur l'Amour devrait par ailleurs procéder à la mise sur cale des 2 dernières unités du Projet 20380 en 2014 avec une livraison prévue pour 2017. Toutes les unités construites dans ce dernier chantier sont destinées à la flotte du Pacifique.

Les 10 unités du Projet 20385 devraient toutes être construites par le chantier naval du Nord qui a déjà mis sur cale les 2 premières unités, les corvettes Gremiashchiy (02.2012) et Provorniy (07.2013). Toutefois, cette version améliorée du Projet 20380 a été critiquée pour son coût jugé trop élevé (environ $450 millions par unité). Trois nouvelles unités doivent être mises en chantier en 2014 (la prochaine unité ayant reçu le nom de Sposobniy). Les dernières corvettes de ce type doivent être livrées en 2019. Il y a peu d'informations sur leur affectation.

En terme d'armement, les corvettes du Projet 20380 mettent en oeuvre des missiles anti-navires SS-N-26 Yakhont, des rockets ASM SS-N-29 et disposent d'un système de lutte anti-aérienne Kashtan-M.

Les unités du Projet 20385 bénéficient d'un armement plus conséquent avec un système VLS Redut (missiles surface-air 9M96), et des VLS qui mettent en oeuvre des missiles anti-navires Onyx et des missiles de la famille Kalibr.

 

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La corvette Stoïkiy (Projet 20380) se prépare pour les essais en mer en décembre 2013. Source : russiadebate.com

 

Petits navires lance-missiles du Projet 21631, classe Buyan-M

 

Ces navires sont parfois considérés comme des corvettes. Ils ont été conçus et sont construits par le chantier naval Gorki de Zelenodolsk. Le ministère russe de la Défense a passé commande pour 8 unités. Les deux premières unités, le Grad Sviazhsk et le Ouglich, ont accompli avec succès leurs essais en mer en janvier 2014, et devraient être affectées à la flottille de la Caspienne cette année. Les 2 suivantes, le Velikiy Oustioug (mise sur cale en août 2011) et le Zeleniy Dol (mise sur cale en août 2012), seront également affectées à la flottille de la Caspienne. Les 4 unités suivantes devraient quant à elles être affectées à la flotte de la mer Noire. Le Serpukhov a été mis sur cale en janvier 2013, et sa mise à l'eau est prévu pour cette année. La sixième unité, le Vichniy Volochek, a été mis en chantier au mois d'août 2013 : sa mise à l'eau devrait avoir lieu en 2015. Les deux dernières unités devraient être livrées en 2016.

Ces corvettes mettent en oeuvre des VLS équipés de missiles Onyx et Kalibr.

 

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La corvette Grad Sviazhsk, janvier 2014. Source : service de presse du district militaire Sud

 

Les forces amphibies

 

Navire d'assaut amphibie universel, type Mistral.

 

La Russie a passé commande en juin 2011 de 2 BPC de type Mistral pour un montant de €1,2 milliard. Les navires seront construits par STX à St Nazaire (80% pour la première unité, 60% pour la seconde) et par l'usine de la Baltique (St Pétersbourg) dans le cadre d'un transfert de technologies. La première unité, le Vladivostok, a été mise sur cale en février 2012, et mise à l'eau en octobre 2013. Ses essais en mer doivent débuter au printemps prochain, et son admission au service actif devrait avoir lieu à l'automne 2014. La seconde unité, le Sébastopol, a été mise sur cale en juin 2013. Sa mise à l'eau devrait intervenir en octobre 2014, et son admission au service actif est prévue pour 2015. Ces deux bâtiments seront affectés à la flotte du Pacifique. La commande de 2 unités supplémentaires, si elle a lieu, interviendra après que la marine russe ait pratiqué les 2 premiers BPC, soit fin 2015/début 2016. Nous avons abordé cette question, ainsi que celle de l'armement et des moyens amphibies dans un article posté précédemment.

 

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Le futur BPC russe. Source : DCNS.

 

Grand navire de débarquement du Projet 11711, classe Ivan Gren

 

Il s'agit là d'un des programmes de construction de bâtiments de surface les plus compromis.

L'Ivan Gren est un  bâtiment dérivé du projet 1171 soviétique de grands navires de débarquement. Il a été conçu par le bureau d'étude Nevsky et c'est le chantier naval Yantar (Kaliningrad) qui se charge de sa construction. A l'origine, la marine comptait commander 6 unités de ce type. Toutefois, compte tenu des retards et problèmes accumulés par l'unité tête de série, l'Ivan Gren pourrait bien rester la seule unité de ce projet. L'Ivan Gren a été mis sur cale en décembre 2004, et sa construction a été ralentie pas des problèmes de financement ainsi que par des changements de spécifications intervenus au cours de sa construction. Le bâtiment a finalement été mis à l'eau au mois de mai 2012. Les essais du navire qui ont lieu à Yantar à l'automne 2013 ne se sont pas avérés concluants puisqu'au mois de janvier 2014, le chantier naval annoncé que la livraison du bâtiment n'interviendrait pas avant 2015. Une explication mise en avant pour justifier ce nouveau retard serait que les militaires russes souhaiteraient disposer d'un navire doté d'une plus grande autonomie afin qu'il soit capable d'opérer sur des théâtres navals éloignés. Autrement dit, basé en mer Baltique ou en mer Noire, l'Ivan Gren devrait pouvoir facilement opérer en Méditerranée, voire au large de l'Afrique. Selon certaines sources, la quille de la seconde unité aurait bien été posée, mais la construction immédiatement gelée en attendant la mise en exploitation de l'Ivan Gren

Comme indiqué auparavant, ce type de bâtiment devait prioritairement être affecté à la flotte de la mer Noire et la flotte de la Baltique en remplacement des grands navires de débarquement des projets 775 et 1171 à bout de souffle.

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L'Ivan Gren. Source : inconnue

 

Le futur destroyer

 

Les destroyers actuellement en service dans la marine russe sont les Sovremenny (Projet 956) qui ne prennent en fait jamais la mer dans la mesure où leur système de chaudière est très peu fiable. Sur les 17 unités entrées en service entre 1980 et 1993, seules 5 unités restent officiellement encore en service. Ces bâtiments constituaient, avec les grands navires de lutte ASM du Projet 1155 (type Oudaloy) l'épine dorsale de la flotte hauturière ex soviétique.

La mise en chantier d'une nouvelle génération de destroyers fait partie du plan d'armement 2011-2020 qui prévoit le début de la construction en série à compter 2019. Le bureau d'étude Severnoe (Saint Pétersbourg) est en charge de la conception du bâtiment, et c'est probablement le chantier naval du Nord (Saint-Pétersbourg), fort de sa longue expérience dans la construction de destroyers (destroyers de l'époque impériale, destroyers soviétiques du Projet 956, et frégates du Projet 22350), qui devrait se charger de la réalisation des navires. Le design du bâtiment doit être révélé en 2014, et la construction de la première unité devrait par la suite avoit lieu en 2015/2016. Mais que sait-on sur ce futur destroyer en ce début d'année 2014 ?

Les travaux de conception du bâtiment se poursuivaient encore fin 2013 : au mois de septembre 2013, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov, s'est rendu chez Severnoe. Suite à cette visite, son porte-parole a indiqué que la propulsion du bâtiment pourrait bien être nucléaire, mais qu'une propulsion classique était également considérée. 

D'après les différentes pistes évoquées, le futur destroyer pourrait disposer aussi bien d'un tonnage de 7 500 tonnes (propulsion classique) que d'un tonnage deux fois supérieur, soit 15 000 tonnes (propulsion classique de type CODAG ou propulsion nucléaire). Toutefois, l'hypothèse d'un bâtiment disposant d'un déplacement de 12 000 tonnes semblent la plus probable, ce qui le rapprocherait des croiseurs lance-missiles de type Moskva (Projet 1164).

Severnoe devrait proposer un destroyer polyvalent, disposant de capacités ASM, anti-surfaces et anti-aériennes, et qui pourrait en outre mettre en oeuvre une défense anti-missile (on parle notamment d'y installer un système S-500 Prométhée, qui dispose de la capacité de traiter jusqu'à 10 cibles sur une portée de 600 km). Le bâtiment devrait être équipé en UKSK qui pourrait tirer des missiles de la famille Kalibr ainsi que des missiles anti-navires Onyx. Il serait également doté du système SAM Poliment-Redut développé par Almaz-Antey. Le destroyer devrait enfin être équipé du système de combat Sigma qui est graduellement installé sur les bâtiments de guerre russe.

Une des missions assignées au futur destroyer sera la protection des BPC de type Mistral russe, ainsi que celle du, voire des, groupes aéronaval(s) russe(s). En ce qui concerne le coût du bâtiment construit en série, certains experts avancent la somme de €1 milliard à €1,5 milliard par unité. En terme de nombre d'unité, il serait question de construite d'ici à 2030 jusqu'à 16 unités de ce type. Là encore, un véritable défi pour le complexe militaro-industriel et l'économie russe.

Nous avons consacré un article aux pistes envisagées pour le design du bâtiment en 2013.

 

Le futur porte-avions

 

En 2008, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vissotsky, avait déclaré que la Russie aurait besoin de 6 groupes aéronavals d'ici à 2030. Cette déclaration reflétait au passage l'assimilation au sein de la pensée navale russe du concept américain de groupe aéronaval. Toutefois, au mois de novembre 2013, le vice premier ministre Dmitri Rogozine rappelait, tout en mettant en doute la nécéssité pour la Russie de disposer d'un tel bâtiment, que la décision portant sur la construction d'un nouveau porte-avions n'avait pas encore été prise et qu'elle était avant tout politique.

Il convient de rappeler que le programme d'armement d'Etat 2011-2020 n'a prévu aucune forme de financement pour la construction d'un porte-avions. Le sujet alimente les débats au sein de l'élite politico-militaire russe en cette période de crise économique. Il n'en demeure pas moins que le ministère de la Défense russe a lancé les études concernant le développement d'un tel bâtiment.

En 2012, l'institut Krilov a ainsi développé conjointement avec le bureau d'étude Nevski (tous deux sont basés à Saint-Pétersbourg) un avant projet de porte-avions nucléaire d'un déplacement de 60 000 tonnes. Ce projet n'aurait cependant pas donné satisfaction à la marine dans la mesure où il s'inspirait encore trop de l'Oulianovsk, l'unique porte-avions nucléaire soviétique, mis sur cale en 1988 et jamais achevé. Ce projet reposait donc sur des technologies des années 1980, alors que la marine russe souhaiterait disposer d'un bâtiment pouvant rivaliser en terme de technologies avec la nouvelle génération de porte-avions américains de classe Gerald Ford. Fin 2013, les travaux portants sur la conception du futur porte-avions russe se poursuivaient, mais aucune décision quant à sa construction n'avait encore été prise. En revanche, le programme de constructions navales d'ici à 2050 devrait prévoir le développement d'un tel bâtiment. Il faudra atteindre également de voir si le plan d'armement 2016-2025 prendra en compte la construction de porte-avions. En tous les cas, si ils sont construits, les porte-avions russes seront déployés dans les flottes du Nord et du Pacifique.

D'après les dernières informations ouvertes disponibles, le design du futur PA sera présenté courant 2015, tandis que toutes la documentation technique serait prête pour 2018. La construction de la première unité pourrait débuter en 2020/2021, avec une mise à l'eau intervenant en 2024 et enfin, la livraison de la première unité vers 2027.

A quoi ressemblera le futur porte-avions russe ? Nous avons publié cet été sur ce blog un article concernant le design probable du bâtiment. Rappelons qu'à ce jour, deux options semblent se détacher : un porte-avions d'un déplacement de 60 000 tonnes, donc assez proche de celui du Kouznetsov, ou un porte-avions d'un déplacement de 80 000 t et d'environ 300 à 320 mètres de long.

Afin de construire le futur PA, l'industrie navale russe devra apprendre à mettre en oeuvre la construction sous forme de blocs. En ce sens, elle devait bénéficier de l'expérience acquise lors de la construction des BPC de type Mistral. Plus généralement, la construction de navires par blocs devrait être progressivement introduite dans les chantiers navals russes, d'abord pour les unités de taille modeste (corvettes) puis pour les unités plus importantes (frégates) avant de concerner le futur destroyer.

Le futur porte-avions embarquera entre 25 et 40 appareils qui seront soit des MiG-29K, soit des T-50 navalisés. En ce qui concerne l'entrainement des pilotes, la Russie construit un nouveau simulateur terrestre NITKA sur une base aérienne à côté de Ieïesk (kraï de Krasnodar) qui devrait être pleinement opérationnel en 2015. Moscou s'affranchit ainsi des installations situées en Crimée.

Enfin, le bâtiment devrait également intégrer des systèmes anti-aériens et une défense anti-missiles (S-500 ?). Concernant le coût unitaire du PA, aucune nouvelle information n'est apparue : nous pouvons donc rester sur le chiffre d'environ €2 milliards donné cet été.

 

PA rus 2013 1

Une maquette du futur PA russe présenté lors du salon naval international de St Pétersbourg cet été. Source : flotprom

 

Sources : flotprom, RIA Novosti, Interfax, Voice of Russia, Izvestia, Pravda, Russian Military Reform, Russian Defence.net, Rusarmy.com, IHS Jane's 360, veille de l'auteur.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:20
The Battle Over the Littoral Combat Ship Heats Up

 

January 20, 2014 By James R. Holmes - thediplomat.com

 

The Pentagon and the Navy seek to frame the debate over the LCS as the budget is written.

 

Whoa. The Naval Diplomat attempts to go on travel, and gets whiplash from the maritime news cycle. Attempted travel? You know the routine. Nighttime flight, broken airplane, every 15 minutes a sorrowful agent comes on the speaker to announce departure is 15 minutes off. Etc. Eventually I clambered into the Diplomatmobile, fired up the rocket assist, and hurtled back down I-95 to my undersea lair somewhere on Narragansett Bay. Fuggedaboutit.

So I was offline for a few hours Wednesday and missed out on big yet seemingly contradictory news from the Littoral Combat Ship world. The first LCS-related story came out of the Surface Navy Association National Symposium in Crystal City, Virginia, just outside Washington. The great and powerful from the U.S. Navy surface-warfare community assemble periodically to deliberate about weighty matters facing the service. LCS is one such matter.

The proceedings were upbeat by most accounts. Reporter Sandra Irwin assures us, for instance, that “After years of battling naysayers, Navy leaders are confident that the much-maligned Littoral Combat Ship has left its troubles behind. They insist the ship is no longer an experiment and will become a linchpin of the Navy’s Pacific pivot,” Irwin goes on to catalog statements from senior leaders to the effect that the LCS has proved itself — silencing its detractors. Take that!!!

Really?

The second story comes from the redoubtable Chris Cavas over at Defense News. Cavas reports that the Office of the Secretary of Defense “has directed the Navy to limit its overall buy of littoral combat ships to a total of 32 ships, foregoing 20 more of the small, fast and controversial warships.” That’s a cut of nearly 40 percent to the final tally (just over 40 percent of the original goal of 54 hulls). Navy officials, notes Kris Osborn of DOD Buzz, subsequently reaffirmed plans to purchase 52 of the vessels.

In short, the program’s future appears to remain up in the air as the Pentagon and the navy wrangle over the military’s budget request for 2015. Hence the clashing stories. In all likelihood they’re the outward manifestations of an internal bloodletting over dollars and fleet composition.Now let me grind an LCS-related axe. The LCS debate is a necessary one and should be waged evenhandedly. That doesn’t always happen, even in purportedly objective reporting on the program. Exhibit A: the use of terms like “naysayer” to describe those who raise legitimate objections to the concept or the hull itself. Naysayer isn’t a neutral word for someone who disagrees with you. It’s a political label you hang on someone to get people to ignore him. I would dismiss Irwin’s use of the word as lazy wordsmithing, a one-off thing and no big deal. Except that if you Google “littoral combat ship naysayer,” you’ll discover how often the term (and similar ones) has been deployed on LCS’s behalf over the years.

That looks like a tactic, not a slipshod word choice. The reciprocal tactic would be for folks like yours truly to start branding LCS backers “cheerleaders” for the program. The one group mindlessly opposes, the other mindlessly, well, cheers on its team. Yay! That sounds like an old B-movie: Naysayers vs. Cheerleaders. It doesn’t get us far, does it? Such terms have no place in serious reporting — let alone debate over a program on which the U.S. Navy has staked both its future and America’s standing as the world’s premier sea power.

But since we’re having fun with words, why don’t we rehabilitate this one? There’s nothing intrinsically wrong with being a naysayer. It all depends on what you’re saying nay to, doesn’t it? As theologian and author C. S. Lewis observes, if you find yourself on the wrong road, “progress means doing an about-turn and walking back to the right road” — in which case “the man who turns back soonest is the most progressive man.” As with progressive politics, so with weapons programs. Yea may be the enlightened answer to some question. Or it could be a retrograde answer. It all depends on the merits of the case.

Labels also mask differences among those being labeled. I don’t consider myself an LCS naysayer, even in Lewis’s sense. More like an eh? sayer. A proposition has been advanced. I await proof. The data to reach judgment are far from complete. It’s tough to gainsay the basic concept behind LCS, namely that future platforms should be able to swap out sensors and weapons swiftly as new technologies mature. But great ideas may work in practice, they may not, or they may underperform. That’s where we find ourselves with LCS. Will the hardware vindicate the claims put forward on its behalf, letting the vessel accomplish missions X, Y, and Z?

That question remains open. And it will remain open for some time to come. For example, mine-countermeasures and anti-submarine-warfare “modules” will comprise the LCS’s main armament for hunting mines and subs. The ship will carry one module at a time, equipping it for one mode of combat. Defense manufacturers and LCS crews will test out these systems over the next few years. Neither will be fully operational before 2018, according to official estimates.

Navy spokesmen such as Vice Admiral Tom Copeman, commander of navy surface forces, voice optimism about the MCM and ASW modules’ prospects. That’s right and fitting for someone in his lofty position. But even Admiral Copeman concedes that these systems must undergo testing “to prove it to the world.” Right. Thanks, admiral!! That’s how the scientific method (http://books.google.com/books/about/The_Logic_of_Scientific_Discovery.html?id=Yq6xeupNStMC) works. You make a hypothesis, test the hypothesis, and draw conclusions — in that order.

No skipping ahead to the conclusions. We are all skeptics now. Or should be.

Furthermore, weapons engineers are adding an anti-ship missile to the LCS’s surface-warfare package. But that missile, the Griffin, boasts such short range (only about 3.5 miles, well within visual sight) and limited hitting power that it will only be good for knife fights, not the extended-range engagements of which many prospective adversaries are capable. You don’t want to fight at close range. Accordingly, opponents sporting longer-range weaponry may simply stand off beyond the LCS’s gun and missile range and pound away, hoping to exhaust its supply of defensive missiles or sneak a round past. This handicap will persist until something longer-legged makes its way into the LCS arsenal. When that will happen is anyone’s guess.

Bottom line, it seems the LCS program remains about where it was before this week’s flurry of news. That’s probably why its legion of skeptics has been quiet of late. It’s certainly the case with this one.

Eh?

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:35
German Navy Type 212 submarine

German Navy Type 212 submarine

 

 

January 07, 2014 By Otfried Nassauer and Gordon Repinski – Spiegel.de

 

The German defense industry is increasingly looking to Asia as a growing market for its products. Conflicts in the Far East have led to a demand for the kind of giant -- and expensive -- submarines that come from shipyards in northern Germany.

 

The special fascination of ThyssenKrupp's new Type 218SG submarine is not immidiately apparent. It only becomes clear at the sight of the delicate, detailed engineering at its stern. That's where the "air independent propulsion system" is installed, connected directly with a gearless Permasyn motor. Built to glide through the sea almost noiselessly, the submarine is quieter and more durable than any other conventional model.

 

With fuel-cell drive and lithium-ion batteries, such a submarine can stay deployed at sea for more than 80 days and spend four weeks at a time under the surface.

 

These are ideal capabilities for a war machine built to function in the depths of seemingly endless waters, over routes that can be navigated without interruption for longer than ever before. It is a design suitable for the largest of all oceans: the Pacific.

 

At the end of November, Singapore, an authoritarian city-state on the edge of the crisis regions of the West Pacific, ordered the first two Type 218SG submarines to be released by German firm ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). The custom-designed machines are to be delivered to the Singapore Navy by 2020. The deal cost the country €1.6 billion ($2.18 billion), which will go directly into the German economy.

 

German specialists will offer training for the crew and logistical support as part of the deal, in accord with industry standards. Thanks to German engineering, the Singapore Navy will become the most modern in the region.

 

An Arms Race in the Pacific

 

The deal is also a contribution to the arms race for military dominance in the Pacific. To underscore its interests, China has already sent its first aircraft carrier cruising over the South China Sea and presented a stealth jet. Japan and the United States are strengthening their engagement in the West Pacific. Vietnam is arming itself with submarines, frigates and fighter jets. Singapore's neighbor Malaysia is involved in scuffles over islands with the Chinese People's Republic. Even Russia is involved: Last summer they engaged in joint naval exercises with China -- in the Sea of Japan.

 

The entire region is expected to become one of the world's most important focal points for security policy. The conflicts that play out there relate to fishing areas, island groups and large mineral deposits believed to lie at the bottom of the ocean.

 

It is a state of affairs that promises big business for the German defense industry. Next to the Gulf region, the Pacific is increasingly becoming one of the few global growth markets for defense firms. According to a 2013 report published by the Swedish research institute SIPRI, three of the worlds five biggest arms importers are West Pacific states: China, South Korea and Singapore. For the German economy, the sale of large submarines is especially lucrative. Each vessel costs €400-800 million, depending on size.

 

The German government supports the business with benevolence. Each contract is given its own federal export guarantee. In the case of Singapore, the German state guaranteed the value of the submarines. It's a risk that pays off: In the end, the state also profits off global exports through tax revenue. In addition, long-running jobs for the North German HDW shipyard, a subsidiary of ThyssenKrupp, means secure jobs for the otherwise structurally weak region at the Kiel Fjord.

 

Merkel's Business-Friendly Approach

 

Thus far, when it comes to arms export policy, the government of Chancellor Angela Merkel has been as business-friendly as possible. German security interests have tended to trump the human rights situation in recipient countries. The coalition agreement between Merkel's conservatives and their governing partners, the center-left Social Democratic Party (SPD), also failed to resolve the issue, long a point of contention between the two parties. "An arms race is taking place in the Pacific," said Rolf Mützenich, the SPD's foreign policy point man in parliament. "We must look into this carefully." Human rights, said Mützenich, should have priority over security concerns.

 

In the case of the submarines, however, everything is still chugging along in the business-friendly direction: The deal was carefully prepared in the summer. On June 3 of last year, Steffen Kampeter, a state secretary in Germany's Finance Ministry, wrote a letter to Petra Merkel, chair of the parliament's Budget Committee for the SPD, approving the government export guarantee.

 

Kampeter asked that Merkel treat the documents as if they were confidential, because ultimately "the exporter is in direct competition with suppliers from France and Sweden." It was valuable "not to compromise" the "competitive environment." In that, they were successful.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 12:55
Marine nationale : Piriou et DCNS vont fabriquer trois bâtiments multimissions

 

09.01.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord- Défense Globale

 

Réunis dans une coentreprise née au printemps (Kership), Piriou et DCNS ont remporté le contrat pour la fourniture de trois navires hauturiers multimissions destinés à l'outre-mer (image Piriou/B2M) et à remplacer les antiques BATRAL (bâtiments de transport légers). Il existe une option pour un quatrième bateau et des prestations de maintenance associées. Ces B2M (bâtiments multimissions), de 65 m de long et de 1 500 tonnes, seront livrés entre 2015 et 2016.

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a commandé ces trois B2M à Piriou et DCNS le 30 décembre. L'entreprise de Concarneau (1 000 personnes dont 300 en France, 135 M€ de chiffre d'affaires en 2013, 400 bateaux livrés depuis 1965), Piriou, est en charge de la conception et de la réalisation des navires. DCNS (13 200 salariés, 2,9 milliards d'euros de CA) a mené les études à caractère militaire, la fourniture des systèmes de communication embarquée (SITIP) et sera en charge de la maintenance en conditions opérationnelles (MCO) des bateaux pour 6 ans.

 

Ces B2M seront déployés en outre-mer pour des actions de l'Etat en mer : surveillance et protection des intérêts français dans les zones économiques exclusives (pêche, immigration illégale, narcotrafic, piraterie), sauvegarde et assistance des des populations, projection de forces (20 personnes, deux 4x4, armes et munitions), mise en œuvre de plongeurs et d'équipement (drones) pour des interventions sous-marines, remorquage jusqu'à 30 tonnes.

 

Les B2M sont armés par un équipage de 20 marins, d'un déplacement d'environ 2 300 tonnes en charge, pouvant atteindre une vitesse de 13 nœuds. Ces bâtiments permettront d'effectuer des missions de 30 jours sans ravitaillement, et seront en mesure de naviguer 200 jours par an.

Pascal Piriou, le PDG du groupe, a apprécié dans un communiqué : « Cette commande était fondamentale pour nous. D’abord sur le plan pratique car nous en avions besoin pour éviter un creux de charge en 2014, mais aussi bien sûr sur le plan stratégique puisque qu’elle donne corps à notre collaboration avec DCNS qui se voit ainsi mise sur orbite avec de belles perspectives à suivre, notamment à l’export. »

 

A noter d'un point de vue administratif que l’offre conjointe de Piriou et DCNS a été effectuée avant la création du groupement Kership. Il faudra donc l'accord de l’Etat pour permettre le transfert du contrat vers Kership.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:55
Bâtiment multi-missions (B2M)

Bâtiment multi-missions (B2M)

 

09/01/2014 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé au groupement d’entreprise Piriou et DCNS, le 30 décembre 2013, trois Bâtiments multi-missions (B2M), ainsi que six ans de soutien initial pour chaque navire.

 

Les B2M, qui seront déployés outre-mer, sont destinés à remplir des missions interministérielles d’Action de l’État en mer (AEM), notamment la surveillance et la protection des intérêts français dans les Zones économiques exclusives (ZEE), la sauvegarde et l’assistance au profit des populations, ainsi que la projection ponctuelle de forces :

 

- Ils auront la capacité de projeter 20 personnes (interarmées, police ou gendarmerie) avec deux véhicules de type 4x4, leurs armes et leurs munitions.

 

- Ils pourront assurer l’évacuation de ressortissants et contribuer à la mise en œuvre de plongeurs et d’équipements (notamment des drones) pour réaliser des interventions sous-marines.

 

- Dans le cadre de l’action de l’État en mer, ils assureront des missions de police des pêches, et contribueront à la lutte contre l’immigration illégale, le narcotrafic et la piraterie.

 

- Ils assisteront les navires en difficulté et participeront à la sauvegarde des biens et des personnes, grâce à leurs moyens de lutte contre l’incendie et leurs capacités de remorquage jusqu’à 30 tonnes.

 

Les B2M sont des bâtiments armés par un équipage de 20 marins, d’un déplacement d’environ 2300 tonnes en charge, pouvant atteindre une vitesse de 13 nœuds. Ces bâtiments, de type «supply» (navire ravitailleur de plateforme de forage), permettront d’effectuer des missions de 30 jours sans ravitaillement, et seront en mesure de naviguer 200 jours par an.

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