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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 13:45
Navy Seals board rogue Libya oil tanker Morning Glory

 

17 March 2014 BBC Africa

 

The US has taken control of a tanker full of oil loaded from a rebel-held port in Libya, the Pentagon says.

The raid by Navy Seals took place in international waters south of Cyprus, said Rear Adm John Kirby.

The Morning Glory's evasion of a naval blockade at the eastern port of Sidra prompted Libya's parliament to sack Prime Minister Ali Zeidan last week.

The oil terminal has been under the control of militia wanting autonomy for eastern Libya since July 2013.

Meanwhile, there has been a deadly attack on the barracks in the main eastern city of Benghazi.

This was their first attempt to export oil from rebel-held areas. It is not clear where the tanker was headed.

Adm Kirby said the operation had been authorised by President Barack Obama and that no-one had been hurt.

"The Morning Glory is carrying a cargo of oil owned by the Libyan government National Oil Company. The ship and its cargo were illicitly obtained," he said, adding that it would now be returned to a Libyan port.

The vessel was flagged in North Korea but officials in Pyongyang said it had been deregistered because of the incident.

It was said to have been operated by an Egyptian company.

The BBC's Rana Jawad in Tripoli says the US move is likely to act as a deterrent to any further attempts to illicitly buy oil from the rebel-controlled ports.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:09
La marine américaine a abordé le pétrolier contrebandier libyen

 

17 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - Les forces spéciales de la marine américaine ont pris le contrôle du pétrolier transportant du brut acheté illégalement aux rebelles libyens qui occupent les terminaux pétroliers de l'est, a annoncé lundi le Pentagone.

 

Personne n'a été blessé lorsque les forces américaines, à la demande à la fois des gouvernements libyen et chypriote, ont abordé et pris le contrôle du pétrolier Morning Glory, un navire qui avait été capturé un peu plus tôt ce mois-ci par trois Libyens armés, a déclaré dans un communiqué le responsable du service de presse du Pentagone, l'amiral John Kirby.

 

L'opération a été approuvée par le président Barack Obama et a eu lieu peu après 02h00 GMT lundi, dans les eaux internationales au sud-est de Chypre, précise le communiqué.

 

Le Morning Glory transporte une cargaison de pétrole qui appartient à la compagnie d'Etat lybienne Compagnie pétrolière nationale. Le navire et sa cargaison avaient été obtenus illégalement dans le port d'al-Sedra, ajoute le Pentagone.

 

Le navire, piloté par un équipage de la marine américaine, va bientôt être acheminé vers un port de Lybie.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:45
Sur la côte somalienne, le raid des Navy Seals a frôlé le fiasco

10/10/2013 Par Adrien Jaulmes – LeFigaro.fr

 

Le semi-échec du raid des forces spéciales américaines sur la côte somalienne, samedi dernier, vient de rappeler que les Chebab restent des adversaires redoutables, et la Somalie un terrain extrêmement difficile, même pour des commandos considérés parmi les meilleurs du monde.

 
On ne connaît pas dans les détails l'opération de débarquement amphibie des Navy Seals (équipes terre-air-mer de la marine américaine), mais suffisamment de témoignages permettent déjà de se faire une bonne idée de son déroulement, et des raisons de son échec. L'opération a été lancée dans la nuit de samedi dernier, le 5 octobre, vers 2 heures du matin. Par une nuit noire, des embarcations débarquent un commando d'une vingtaine d'hommes sur la plage de Baradwe, une grosse ville de la côte somalienne à environ 200 kilomètres au sud de Mogadiscio, la capitale de ce qui reste de l'État somalien.

Le commando appartient à l'équipe six des Navy Seals, unité rendue célèbre par son raid contre Ben Laden, en mai 2011 à Abbottabad. Leur mission est cette fois de capturer un des principaux chefs militaires des Chebab, ces milices islamistes somaliennes affiliées à al-Qaida soupçonnées d'avoir organisé fin septembre la sanglante attaque du centre commercial de Westgate au Kenya.

Pratiquement inconnu, même des spécialistes de la Somalie, l'homme est surnommé Ikrima. De son véritable nom Abdelkader Mohammed Abdelkader, Somalien d'origine mais de nationalité kényane, Ikrima serait, selon des sources sécuritaires américaines, l'un des plus importants chefs des Chebab.

L'opération est à la fois plus simple et plus compliquée que le raid de la Team Six contre Ben Laden. Plus simple logistiquement, puisque la ville de Baradwe, l'une des principales villes somaliennes, contrôlée par les Chebab, est située au bord de la mer, et donc accessible facilement à des commandos amphibies, et la villa d'Ikrima à quelques centaines de mètres de la plage. Mais plus compliquée tactiquement, puisque la mission est de capturer Ikrima, toujours beaucoup plus difficile que de tuer. Pour corser le tout, elle a lieu dans l'une des principales villes tenues par les Chebab, dans un pays où les miliciens sont nombreux, bien armés, et combatifs, comme les Américains en avaient fait la cuisante expérience en 1993 pendant la désastreuse opération de sauvetage d'un hélicoptère Black Hawk à Mogadiscio, épisode resté fameux sous le nom de la «Chute du Faucon noir».

 

Le commando décroche

Divisé en deux équipes, l'une chargée de l'appui feu, l'autre de l'assaut proprement dit, le commando aurait réussi à atteindre la villa d'Ikrima et à pénétrer dans l'enceinte. D'après des sources militaires américaines recueillies par la chaîne NBC, c'est à ce moment-là qu'il aurait été repéré par un garde, sorti fumer une cigarette. Gardant son sang-froid, le Somalien aurait fait semblant de ne rien voir, avant de rentrer dans le bâtiment et de donner l'alerte. Quelques minutes plus tard, les Seals sont pris sous un feu nourri des gardes du corps d'Ikrima, alors que des Chebab arrivent en renfort. La suite, rapportée par les habitants de la ville, est une intense fusillade, ponctuée de violentes explosions de grenades. Vers 3 heures du matin, réalisant qu'il était devenu impossible de remplir leur mission, faisant face à des ennemis de plus en plus nombreux, dans des habitations pleines de femmes et d'enfants, les Seals décident de rembarquer. Ils parviennent à regagner la plage, et leur embarcation, sans perdre un seul homme, laissant cependant derrière eux quelques effets.

L'épisode n'est pas un complet fiasco pour les Américains, qui n'ont pas subi de pertes. Mais pas une réussite non plus, puisqu'ils n'ont pas réussi à capturer Ikrima et ont eu toutes les peines à décrocher au complet. L'épisode vient rappeler en tout cas que de tous les champs de bataille de la guerre contre le djihad, la Somalie est de loin l'un des plus difficiles.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:45
Somali Raid: The Long, Quiet Campaign Behind Friday’s SEAL Strike

October 07, 2013 By Sydney J. Freedberg Jr. - breakingdefense.com
 

WASHINGTON: Friday’s Navy SEAL raid aimed at capturing the Somali terrorist known as Ikrimah is a glimpse at the future of American warfare, one where a small US combat presence is boosted by widescale support to local forces who bear the brunt of the fighting.

The raid itself came like a blitzkrieg from the blue to outsiders. But for the American military and its African allies the headline-grabbing attack was just one part of a low-profile, years-long effort. It’s a war the Pentagon’s top counterterrorist, assistant secretary of Defense Michael Sheehan, has publicly called a model for operations across Africa.

It’s an approach informed by Afghanistan and Iraq, especially the latter years of each campaign where the US increasingly let locals take the lead. But Adm. William McRaven, head of Special Operations Command (SOCOM), and his boss Barack Obama want to avoid that painful first step where US ground troops bear the brunt of the fighting and the dying. Instead, the new strategy emphasizes a “small footprint” with no American boots on the ground in the combat zone from the beginning – except for a few special occasions, like Friday, when SOCOM comes in fast and hard.

In Somalia, America’s first line of defense against al-Shabab isn’t American troops. The frontline force, day in, day out, is the multinational African Union Mission in Somalia, AMISOM. Even when the US takes direct action with its own troops, AMISOM helps prepare the ground.

US Special Operations forces “have helped train AMISOM member country forces including Kenya and Uganda,” wrote McRaven’s favorite thinktank scholar, Linda Robinson, in an email to me this morning. “The former were reportedly helpful in the weekend events in Somalia.”

“There will likely always be some threats that pose such a direct and immediate threat to US interests that drones or unilateral raids will be employed,” Robinson told me, “but the administration and SOF [Special Operations Forces] focus is moving toward emphasizing the reliance on partners.”

Most media reports have connected Kenya to Friday’s strike only in the context of al-Shabab’s murderous attack on the Westgate Mall in Nairobi, for which the SEALs were said to be retaliating. But the jihadis hit the Kenyan capital in retaliation for Kenya’s US-supported war on them, most of it by Kenyan troops in Somalia. Kenya hosts the “International Peace Support Training Centre” where US military and contractor personnel train troops from multiple African nations in counterinsurgency, including lessons-learned from Afghanistan and Iraq. What’s more, it was Kenyan forces that kicked al-Shabab out of their main base, Kismayu, twelve months ago.

“The Kenya Defence Forces (KDF)….swept into Kismaayo in early October [2012] with three mechanized battalions, backed up by soldiers from the Somali National Army and a local militia called Ras Kamboni,” wrote James Verini in Foreign Policy after visiting the KDF base last year. (Ironically, Ras Kamboni started as a splinter group of al-Shabab). The Kenyans had first entered Somalia a year before – without informing AMISOM, which they only joined later – and poured 2,500 troops in for the Kismayu offensive. They were backed by heavy artillery, tanks, planes, and naval gunboats. After initial resistance, Al-Shabab retreated into the countryside to wage guerrilla war, pursued by AMISOM troops who are increasingly trained in US-style counterinsurgency.

Those African soldiers rely heavily on U.S. support. AMISOM soldiers don’t just get training from Americans, my friend and colleague James Kitfield wrote in National Journal after his own visit to Kenya in February. “According to State Department sources, once they leave the school, many AMISOM troops fly into Somalia aboard U.S.-funded aircraft, where they will be equipped with U.S.-supplied armored personnel carriers, body armor, and night-vision equipment,” he wrote. “Once in-country, they fight alongside Somali National Army troops that draw a salary from Uncle Sam. If wounded, African Union troops will very likely be evacuated aboard US-funded medevac flights.”

The U.S. also provides AMISOM intelligence, including imagery from Raven and possibly Predator drones, trained the African intelligence analysts, and even donated the secure computer network those analysts use, Kitfield found.

Kitfield’s editors entitled his piece “Outsourcing the Fight Against Terrorism” but that isn’t entirely fair. The US conducts a small number of drone strikes in Somalia, up to nine as of August 2012, according to the British paper The Guardian. The US has also proven itself willing to put its people in harm’s way on Somali soil when necessary, with two previous SEAL raids in 2009 and 2012. The 2009 attack, in fact, hit the same al-Shabab base town, Barawe, as was struck Friday. (The 2012 raid was to rescue Danish hostages).

It’s also not fair to call the SEAL raid a “failure,” a term seen increasingly on the Internet in the last 48 hours. It’s true that the SEALs did not capture their target and probably didn’t kill him. They reportedly performed well under fire, fending off Shabab forces without taking casualties or killing large numbers of civilians as happened in the 1993 “Black Hawk Down” fiasco (Somali police report seven dead.) The raid certainly put the fear of Uncle Sam into al-Shabab, which has reportedly reinforced Barawe with about 200 fighters it sorely needs elsewhere.

It’s also premature to say the near-simultaneous SOCOM raids in Somalia and Libya represent a decisive turn away from drone strikes to Special Forces on the ground. Both men and robots will remain in the toolkit, side by side, for years to come. Most western special forces would much rather capture or kill a target on the spot because it allows special forces troops to collect intelligence, so viewing this as a policy choice between a drone strike or troops on the ground is a false dichotomy.

Likewise, it’s too easy to describe “direct action” – drone strikes and commando raids – and the “indirect approach” – training and supporting local partners – as polar opposites. In fact they’re less black and white alternatives than they are yin and yang, each turning into the other in an endless cycle. Policymakers might prefer to restrict Americans to training roles and let local allies do the fighting alone when they can, rely on drone strikes when they can’t, and put US troops in combat only as a last resort. But all these activities – direct action and indirect, kinetic and non-kinetic, hard power and soft – are complementary. That’s a truth that even the slow-to-change US Army has begun to realize, not just SOCOM.

Local forces in large numbers, like the Kenyans or the Afghan security forces, aren’t just inferior substitutes for US soldiers on the ground: In terms of local knowledge and intelligence-gathering, they often know things and can go places that Americans can’t. Commando raids aren’t just a way to hit targets the local partners can’t get to. They can disrupt enemy forces in ways that it takes massed manpower on the ground – the locals – to take advantage of. Here’s hoping that is exactly what happens to al-Shabab, regardless of whether the SEALs killed their man or not.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
En Somalie, les Navy Seals ont ciblé Al-Chabab

07.10.2013 Par Cyril Bensimon LE MONDE

 

Deux semaines après l'attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi, qui a fait au moins 67 morts, les forces spéciales américaines ont lancé samedi 5 octobre un assaut sur la ville côtière de Baraawe, à 180 kilomètres au sud de Mogadiscio, contre le mouvement islamiste Al-Chabab. L'opération commando menée par les Navy Seals aurait visé, selon des responsables américains cités par l'agence Reuters, un Kényan d'origine somalienne, connu sous le nom d'Ikrima. Après plus d'une heure d'intenses combats, selon des témoins, les soldats américains ont dû se retirer sans avoir capturé ce chef militaire d'Al-Chabab et sans avoir pu confirmer sa mort éventuelle.

 

Aussitôt après cette opération militaire, la plus importante menée par les Etats-Unis sur le sol somalien depuis que des forces spéciales ont tué, il y a quatre ans, le chef islamiste Saleh Ali Nabhan, le porte-parole d'Al-Chabab, Abdulaziz Abou Moussab, a assuré que ses combattants ont fait de "nombreuses victimes" parmi les forces étrangères, et fait état d'un mort dans les rangs du mouvement islamiste. Il a par ailleurs accusé la Grande-Bretagne et la Turquie d'être impliquées dans l'attaque, ce que Londres et Ankara ont fermement démenti.

 

D'IMPORTANTS REVERS MILITAIRES

On ignore si Ikrima, de son vrai nom Abdikadar Mohamed Abdikadar, a joué un rôle dans l'attaque perpétrée contre le centre commercial Westgate de Nairobi. En revanche, le nom de la cible des Navy Seals a été cité dans une série d'attentats menés sur le sol kényan. Tout d'abord, celui contre l'ambassade américaine à Nairobi en 1998, puis ceux menés quatre ans plus tard à Mombasa contre un hôtel et un avion israéliens.

Ces deux dernières années, Al-Chabab a subi d'importants revers militaires, infligés par les soldats ougandais, burundais et kényans déployés dans le cadre de l'Amisom, ainsi que par l'armée éthiopienne, mais les insurgés islamistes affiliés à Al-Qaida sont toujours présents dans le sud de la Somalie. Un territoire qui leur sert autant pour déstabiliser les fragiles autorités de Mogadiscio que pour préparer des opérations terroristes à l'étranger.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
photo Navy Seals

photo Navy Seals

L'opération en Somalie a été menée par les «Navy Seals», l’élite de la marine américaine

 

08 octobre 2013 Par Caroline Paré - RFI

 

Une capture « justifiée, légale », c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui juge ainsi l’arrestation d’un chef présumé d’al-Qaïda par les forces spéciales américaines il y a plus de 24 heures en Libye. « Légale » quand de son côté Tripoli dénonce un « enlèvement ». Un raid donc en Libye, apparemment l’objectif a été atteint. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre attaque menée toujours samedi par les Etats-Unis, cette fois en Somalie avec les shebabs visés. Alain Rodier, directeur de recherche pour le Centre français de recherche sur le renseignement, répond aux questions de RFI.

 

RFI : Comment interpréter ces deux opérations américaines. Est-ce que Washington a voulu lancer un avertissement ?

 

Alain Rodier : Ces opérations rentrent dans la continuité des « covert operations », c’est-à-dire des opérations secrètes que l’administration Obama mène depuis qu’elle est en place. Généralement, ces opérations c’est plutôt via des drones que ça se passe, mais là ils voulaient prendre les cibles vivantes et causer un minimum de pertes collatérales. Donc ils s’y sont pris autrement par des raids humains, avec des gens sur le terrain.

 

Est-ce que cela signifie qu’il y a une double préoccupation de la part de Washington, c’est-à-dire maintenir ce que le ministre de la Défense décrivait comme une pression constante sur les groupes terroristes. Mais aussi, comme cela a été le cas au Pakistan, éviter le développement de sentiments anti-américains quand des drones frappent des villages ?

 

Oui, cette deuxième raison est tout à fait valable. J’en rajouterais une troisième : l’image de marque des Etats-Unis dans la région, en Afrique et au Proche-Orient, est très détériorée depuis les révolutions arabes parce que leur action a été un petit peu incompréhensible pour les gouvernants et pour les populations. Leur retrait de l’optique d’attaquer la Syrie, par exemple, a porté préjudice à leur image. Donc deux actions offensives coup sur coup, ça permet d’affirmer qu’ils sont encore présents et qu’ils sont capables de frapper leurs ennemis où qu’ils se trouvent.

 

On peut justement s’interroger sur l’impact en termes d’images en Libye puisqu’on a vu la réaction pour le moins embarrassée des autorités de Tripoli ?

 

Les autorités de Tripoli, c’est dommage pour elles, mais elles ne gouvernent que Tripoli. Pour le reste, on connaît l’état du pays qui est complètement compartimenté entre tribus et différentes factions, donc en réalité ça ne représente pas grand-chose aux yeux des Américains. Par contre en Somalie, ils ont reçu l’accord du gouvernement provisoire. Donc ça pose moins de problèmes. Je tiens aussi à souligner que ce sont des opérations secrètes et très généralement dans ce genre de choses, on ne demande pas l’autorisation au pays où ça a lieu.

 

Pour le cas somalien, cette mission est secrète. D’ailleurs depuis bientôt 48 heures, très peu d’informations ont filtré sur le résultat ou peut-être même l’absence de résultats de cette opération.

 

Oui, il semble qu’en fin de compte ils aient rencontré une défense acharnée. Les Navy Seals ont débarqué depuis des embarcations rapides et sans doute aidés par au moins un hélicoptère. D’ailleurs, quand on connaît un petit peu le coin, on sait que les défenseurs bénéficiaient de positions favorables. Et sous le feu de la garde rapprochée de ce responsable kényan qui se surnomme « Ikrima » et qui était recherché. Pour éviter les pertes inutiles, les Américains se sont repliés prudemment.

 

Parce que vous disiez Navy Seals, commando de marine, parce que c’était une attaque par la côte ?

 

Dans ce cas-là, ce sont des distinctions d’experts. Effectivement, ce sont vraiment les forces spéciales. C’est une « covert operation » mais pas vraiment une opération secrète. Ce qui n’était pas le cas en Libye où, là, c’est vraiment la CIA, éventuellement appuyée par le commando Delta, qui dépend de l’armée de Terre, qui serait intervenue. Mais là ils sont intervenus en civils, dans des voitures civiles. C’est une opération totalement secrète. Alors que les Navy Seals intervenaient en uniforme avec le drapeau américain sur la manche.

 

Dans le cas somalien justement, il y a des interrogations par rapport au calendrier, la proximité avec l’attaque du centre commercial de Nairobi ?

 

Des rumeurs courent mais la valeur accordée est balancée. Des interceptions téléphoniques auraient laissé à penser que les preneurs d’otages au Kenya avaient communiqué avec cette ville en Somalie. Les Américains auraient peut-être pensé que les ordres venaient de ce responsable qu’ils visaient. Cela dit, ça permet également de justifier un petit peu les manœuvres d’espionnage que mènent  les Etats-Unis pour montrer qu’en fin de compte, leurs écoutes sont tout de même utiles pour leur sécurité nationale.

 

A lire : La face cachée des révolutions arabes, Editions Ellipses en 2012, avec le Centre français de recherche sur le renseignement.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 12:20
Le Seal Team Six, l'unité d'élite qui a tué Ben Laden

03/05/2011 Par Jérôme Bouin – LeFigaro.fr

 

La mort du chef d'al-Qaida est le fait de ce groupe antiterroriste composé des meilleurs éléments de la marine américaine. Il est moins connu que la Delta Force, son alter-égo pour les opérations aéroportées.

 

Le Navy Seal Team 6 est «l'élite de l'élite» de l'armée américaine. Une unité chargée exclusivement de l'antiterrorisme dont la composition exacte n'est pas connue, affirment les spécialistes, et dont certains éléments, deux douzaines d'après des officiels américains, ont contribué dans la nuit de dimanche à lundi à la mort d'Oussama Ben Laden, au nord du Pakistan.

Le Pentagone, le département américain de la Défense, possède un état-major chargé spécifiquement des opérations spéciales : le Commandement des opérations spéciales (Socom). Celui-ci chapeaute environ 50.000 militaires américains chargés de ces opérations au sein des armées de terre, de l'air, de la marine, du corps des Marines et du Joint special operations command (JSOC).

Ce dernier, explique Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R)*, est un état-major chargé en particulier des opérations les plus secrètes. «Il fait appel à plusieurs unités, appellées 'black units' (unités noires) aux États-Unis en raison de la nature de leurs missions, explique cet expert. Leur nombre exact n'est pas clairement établi». Parmi ces unités, on trouve le Navy Seal Team Six mais aussi la Delta force (l'équivalent du GIGN français).

 

«Des nageurs de combat, ultra-entraînés»

Les membres du Navy Seal Team Six sont des nageurs de combat bénéficiant d'un très haut niveau d'entraînement et bénéficiant du matériel le plus moderne. «Ils entrent dans cette unité en y postulant ou en étant choisi», explique Jean-Jacques Cécile, journaliste spécialisé Défense et ancien membre des services de renseignement militaire français*². Ils sont rattachés à la Marine mais agissent dans le cadre du JSOC. «Un peu comme les hommes du GIGN sont rattachés à la gendarmerie mais agissent sur ordre d'un préfet ou du ministre de l'Intérieur», d'après Eric Denécé. Seal est un acronyme de Sea, Air, Land (terre, air, mer).

À la différence des autres unités du JSOC, le Team Six, comme la Delta Force, est exclusivement chargée des missions anti-terroristes. Chacune des unités du JOSC est composée de quelques centaines d'hommes. Leur nombre exact n'est pas connu. Le Team 6 comprend entre 100 et 200 hommes selon les estimations.

Les forces spéciales américaines accomplissent globalement le même type d'opérations. La différence entre elles réside dans «le mode d'insertion, la manière dont elles parviennent en zone de mission», précise Jean-Jacques Cécile. Le Team Six est ainsi habitué des opérations subaquatiques quand la Delta Force est spécialiste des opérations aéroportées. Pour autant, chaque unité doit pouvoir mener les deux techniques d'insertion. Mais un autre critère subiste quant au choix de déployer telle ou telle unité. Il s'agit, selon Jean-Jacques Cécile, de la disponibilité des unités en question.

Le Team Six peut enfin être mis à disposition de la CIA qui, dans la nuit de dimanche à lundi, commandait l'opération qui a abouti à la mort d'Oussama Ben Laden.

 

* Auteur de Forces spéciales. L'avenir de la guerre ?, réédité en 2011.

*² Dernier ouvrage paru : Pirates en eaux somaliennes, Nouveau monde, 2010.

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