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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/383196041.jpg

 

04.05.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le BPC Dixmude a pris la mer la semaine dernière. Une première sortie sans tambours ni trompettes. Contrairement à la Fremm Aquitaine qui avait eu droit à un papier sur le site internet de la DGA (en date du 19 avril, alors que la sortie datait du 18), le Dixmude n'a eu droit qu'à un silence presque total.

 

La direction des chantiers STX s'est borné à indiquer que les essais s'étaient « déroulés de manière satisfaisante » et dans les temps impartis. Les tests portaient en particulier sur « la propulsion, les manoeuvres habilitées, la vitesse, la navigation ». Autre petite indication, quant au bilan de ces opérations qui constituent une étape importante dans la naissance d'un navire: « Aucune nouvelle sortie n'est prévue. »

 

Pour sa part, DCNS a brièvement révélé, sur son propre site, que le Dixmude et l'Aquitaine s'étaient croisé en mer, le 28 avril, quelque part au large de Belle-Ile-en-Mer (voir la photo ci-dessus). Il aura fallu un papier dans l'édition de Saint-Nazaire d'Ouest-France pour que l'on apprenne que le navire était bien rentré.

 

Le point sur le 3e BPC. Parti mardi dernier en mer pour la toute première fois, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude a regagné, samedi les chantiers STX de Saint-Nazaire où il est en construction pour le compte de la Marine nationale. Les tests de résistance se sont enchaînés au cours des cinq jours. Une partie de l'équipage ainsi que des équipes STX étaient à bord pour cette campagne d'essais en mer. Le bâtiment de guerre doit quitter Saint-Nazaire en juillet. Il mettra le cap sur Toulon, où les équipes de DCNS installeront son système de combat.

Après le Mistral et le Tonnerre, livrés respectivement en 2006 et 2007, le Dixmude est le troisième BPC réalisés par les chantiers nazairiens et DCNS. La commande a été passée dans le cadre du plan de relance économique gouvernemental. Ce bâtiment de 199 mètres de long, pour un déplacement de 21 000 tonnes, prévu pour une vitesse de dix-neuf noeuds, peut embarquer 450 hommes de troupe, seize hélicoptères lourds et quatre barges de débarquement. Il dispose d'un hôpital embarqué et de 160 hommes d'équipage.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 08:00

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http://www.meretmarine.com/objets/500/32635.jpg

Le Holland a réalisé sa première sortie avant que l'I-Mast ne soit installé

crédits : MARINE NEERLANDAISE

 

04/05/2011 MER et MARINE

 

Le Holland, premier des quatre Ocean Going Patrol Vessels (OGPV) commandés aux chantiers Damen Schelde Naval Shipbuilding, a réalisé en avril ses premiers essais au large des côtes néerlandaises. Cette sortie en mer du Nord a porté sur la manoeuvrabilité et la propulsion, avec notamment une navigation de 4 heures à pleine puissance pour tester les équipements et la consommation en carburant. Pour ces premiers essais, le Holland n'était pas encore doté de son I-Mast IM-400, un mât intégré conçu par Thales et rassemblant la quasi-totalité des senseurs embarqués (radars, systèmes de détection, conduite de tir, télécommunications...) Cette structure, réalisée indépendamment du navire, sera montée une fois achevée sur le patrouilleur. Une fois en place, le bâtiment pourra débuter les essais de son système de combat et de son système d'armes, en vue d'une livraison à la marine néerlandaise en fin d'année. En tout, quatre navires de ce type ont été commandés (Holland, Friesland, Zeeland et Groningen) mais, en raison des restrictions budgétaires, les Pays-Bas ne devraient en conserver que deux, les autres étant proposés à l'export. Longs de 108.4 mètres pour une largeur de 16 mètres, les OGPV afficheront un déplacement en charge de 3745 tonnes. Répondant aux nouveaux enjeux en matière de menaces asymétriques et conçus pour lutter efficacement contre la piraterie ou le narcotrafic, les Holland auront un système de mise à l'eau pour deux embarcations rapides. Ils disposeront, en outre, d'un hangar et d'une plateforme pour un hélicoptère de type NH90. L'armement comprendra une tourelle de 76mm, un canon de 27mm télé-opéré, ainsi que de l'artillerie légère. L'équipage sera limité à 50 marins mais les bâtiments auront une capacité d'hébergement de 90 personnes. En cas de besoin, une centaine de naufragés pourra même être accueillie sur une courte durée. La propulsion, assurée par deux moteurs diesels de 5400 kW, permettra aux patrouilleurs néerlandais d'atteindre la vitesse de 21.5 noeuds et de franchir 5000 nautiques à 15 noeuds.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 19:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/HMCS_Victoria_SSK-876_near_Bangor.jpg

 

20 avril 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Après 5 années de travaux, le seul sous-marin canadien basé sur la côte Pacifique, sur la base d’Esquimalt, a repris la mer au cours du week-end. Dimanche soir, le HMCS Victoria est sorti de bassin pour être mis à quai dans le chantier naval du port d’Esquimalt. Il s’agit d’un moment important pour le programme canadien de sous-marins, puisque le HMCS Victoria est seulement le 2ème sous-marin à pouvoir prendre la mer, malgré le maintien de certaines restrictions [d’emploi]. L’autre sous-marin, le HMCS Corner Brook, est attendu à l’été à la base navale de Victoria en provenance d’Halifax (côte Atlantique) pour effectuer des patrouilles. Le HMCS Victoria faisait l’objet ; depuis 5ans — la moitié de sa « vie » sous pavillon canadien — de travaux importants d’entretien, de réparation et de modernisation. « Le Victoria est le premier sous-marin de sa classe sur lequel nous avons effectué des maintenances d’un niveau aussi complexe », a déclaré le Cmdr. Christopher Earl, l’autorité technique de la marine canadienne pour les sous-marins, lors d’un interview en février dernier. Il a ajouté qu’il ne pouvait donner d’estimation des coûts de réparation et de modernisation, parce les travaux se poursuivaient sur le HMCS Victoria. A l’issue des essais en mer, ce sous-marin sera le tout premier complètement opérationnel et capable de lancer des armes. A terme, l’objectif de la marine canadienne est de disposer, simultanément, de 3 sous-marins opérationnels, le 4ème étant alors en période d’entretien aux chantiers navals de Victoria, a indiqué Earl. « Tous les 6 à 8 ans, tout système embarqué doit être réparé ou entretenu, » a-t-il expliqué. « Notre programme n’est pas foncièrement différent de celui des autres forces sous-marines. »

 

L'analyse de la rédaction :

Pour mémoire, la durée d’un “grand carénage” de sous-marin nucléaire français, comme celui que subit actuellement le Vigilant, est d’environ 2 ans, 2 ans et demi. Et encore, cette durée comprend la modification du système d’armes liée au passage au missile M-51. Les travaux réalisés lors d’un “grand carénage” de sous-marin nucléaire sont autrement plus complexes que ceux réalisés à bord d’un sous-marin classique, fût-il de la classe Victoria...

 

Référence : Saanich News (Canada)

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 17:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e3/USS_Freedom.jpg/220px-USS_Freedom.jpg  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/37/USS_Independence_LCS-2.jpg/220px-USS_Independence_LCS-2.jpg

LCS 1                                                                LCS 2

 

April 19, 2011: STRATEGY PAGE

 

Now that the U.S. Navy has decided to put its new "Littoral Combat Ship" (LCS) into mass production, it faces years of uncertainty and experimentation as this radical new combat ship design seeks to find out what works, to what degree, and what doesn't. There is some nervousness about all this. The U.S. Navy has not introduced a radical new design for nearly a century. The last such new design was the aircraft carrier, which required two decades of experimentation, and a major war, to nail down what worked. Even the nuclear submarines of the late 1950s and early 60s were evolutionary compared to what the LCS is trying to do.

 

In the last five years, two different LCS designs were built, and put into service. Problems were encountered. The much smaller crew required some changes in how a crew ran a ship, and how many sailors and civilians were required back on land to support an LCS at sea. It was found that, so far, the interchangeable mission modules take far longer (2-3 days instead of 2-3 hours) to replace. The LCS has still not seen combat, and the navy wants the first violent encounter to be successful, or at least not disastrous. It is expected that there will be surprises, which is about all that can be guaranteed at this point.

 

The navy surprised everyone last year by choosing both designs, and requesting that the fifty or so LCS ships be split between the two very different looking ships. It was only recently, after over a decade of development, construction and delays, that both versions of the LCS entered service. Both were worked hard, to determine which model should become the standard design. Both ships delivered impressive performance. But the navy also believes that having two suppliers, even with different designs, will provide the kind of competition that will keep costs down and quality high. If one of the builders began to screw up, they would lose some, or all, of their orders. Such an incentive program has worked in the past. Current plans are to place an initial order for to 20 LCSs, to be built between 2011-15.

 

While both ships look quite different (one is a traditional monohull, while the other is a broader trimaran), they both share many common elements. One of the most important of these is the highly automated design, and smaller crew. Both ships have accommodations for only 75 personnel. Normally, a ship of this size would have a crew of about 200. The basic LCS crew is 40, with the other 35 berths occupied by operators of special equipment. But that is already being exceeded on one LCS, which has a detail of 15 sailors for handing special equipment and another 23 to take care of a helicopter. Another shortage encountered is time. Although sailors work a typical six hours on/twelve hours off routine, there are plenty of miscellaneous jobs that cut into off duty hours (taking on supplies and fuel while underway, standing fire/safety alert during aircraft or small boat operations and so on). At times, some sailors were only getting 5-6 hours sleep a day. Fortunately, the LCS uses a two crew system, with each crew being on the ship (at sea or in port) for 40 days, and then the other crew takes over. In addition to a second crew, there are more maintenance personnel available back at the LCS home port, to help with needed repairs and upgrades the crew would normally handle. But with the smaller crew, these chores will be taken care of in port, using additional personnel.

 

Built using "smartship" technologies, that actually do greatly reduce personnel requirements, the LCS was expected to get by with a crew of about 40-50 in basic configuration. The sea trials and three years of operations gave the militarized smartship features a workout. These sea trials were very important, because the LCS is over budget, behind schedule and, worst of all, an untried new concept. Many of the operations in the last two years have been of the sort LCS will encounter during its 30 year career. But the strain on the crew makes it clear that heavy combat operations might be more than current crew size can handle. An additional chore is the refueling at sea. The LCS was not built for long voyages, but these have to be undertaken to get the ships overseas, or moved to a different theater once there. Fuel replenishment ships must be available, and the crew has to be ready for a heavy workload.

 

The LCS crews are also modularized, so that specialized teams can be swapped in to operate specific modules. Thus about 40 percent of the ship is empty, with a large cargo hold into which the mission package gear is inserted (and then removed, along with the package crew, when it is no longer assigned to that ship.) Thus the LCS has two crews when underway, the "ship" crew and the mission package crew. The captain of the ship crew is in charge, and the officer commanding the mission package is simply the officer in charge of the largest equipment system on board. There are a variety of interchangeable modules (e.g., air defense, underwater warfare, special operations, surface attack, etc.), which allow the ships to be quickly reconfigured for various specialized missions. Crews will also be modularized, so that specialized teams can be swapped in to operate specific modules. The design and crew requirements for these module is still a work in progress, but also shows a need for more people, or more automation.

 

So far, the heavy workload has not hurt morale. The small crew means that everyone knows everyone, and it's standard for people to handle a number of different jobs. Even officers pitch in for any task that needs to be done. This kind of overworked enthusiasm is actually typical of smaller naval craft. These included World War II era PT boats, with crews of up to 17, and current minesweepers (with crews similar to an LCS) and larger patrol boats. There's also the "new" factor. In addition to being new ships, there is a new design and lots of new tech. This gets people pumped. But the experience of using the LCS has to be used to develop changes that will make these ships viable for the long haul.

 

The two different LCS designs are from Lockheed-Martin (monohull) and General Dynamics (trimaran). The first LCS, the monohull USS Freedom, completed its sea trials and acceptance inspections two years ago. The ship did very well, with far fewer (about 90 percent fewer) problems (or "material deficiencies") than is usual with the first warship in a class. USS Independence (LCS-2) was laid down by General Dynamics in late 2005 and commissioned in January 2010.

 

Both LCS designs were supposed to be for ships displacing 2,500 tons, with a full load draft of under 3.3 meters/ten feet (permitting access to very shallow "green" and even "brown" coastal and riverine waters, where most naval operations have taken place in the past generation). Top speed was expected was to be over 80 kilometers with a range of 2,700 kilometers. Basic endurance is 21 days, and final displacement was closer to 3,000 tons.

 

LCS is currently armed with a 57mm gun, four 12.7mm machine-guns, two 30mm autocannon and a 21 cell SeaRam system for aircraft and missile defense. The RAM (RIM-116 "Rolling Air Frame") missiles replace Phalanx autocannon. SeaRAM has a longer range (7.5 kilometers) than the Phalanx (two kilometers). Last year, the navy decided to equip LCS with a surface launched version of the Griffin air-to-surface missile. The Griffin is an alternative to the Hellfire II, which weighs 48.2 kg (106 pounds) and carries a 9 kg (20 pound) warhead and has a range of 8,000 meters. In contrast, the Griffin weighs only 16 kg (35 pounds), with a 5.9 kg (13 pound) warhead which is larger, in proportion to its size, than the one carried by the larger Hellfire missile. Griffin has a pop-out wings, allowing it to glide, and thus has a longer range (15 kilometers) than Hellfire. UAVs can carry more of the smaller missiles, typically two of them in place of one Hellfire. The surface-launched Griffin weighs about twice as much as the air launched version, because of the addition of a rocket to get it into the air, after which it can glide to the target.

 

Ultimately, the navy hoped to have between 50 and 60 LCSs by 2014-18, at a cost of $460 million (after the first five.) The USS Freedom ended up costing nearly $600 million, about twice what the first ship in the class was supposed to have cost. The navy believes it has the cost down to under $450 million each as mass production begins.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b9/Flag_of_Australia.svg/125px-Flag_of_Australia.svg.png

 

April 15, 2011 Australian Strategic Policy Institute - defense-aerospace.com

 

Funds must be allocated in the May budget for early design work on Australia's next submarine if a serious capability gap is to be avoided, Defence experts have said. Time is running out if new submarines are to be in operation by 2025 the date proposed in the latest Defence Capability Plan update. That plan and the 2009 Defence White Paper calls for the construction of 12 new submarines at a cost of at least $36 billion. They would replace the six Collins class submarines currently in service. Experts from the Australian Strategic Policy Institute have said that given this will be Australia's most expensive ever weapons program and a similar spend to the National Broadband Network pressure from the Government and voters for sound planning and effective delivery would be intense. Defence insiders have already said, off-the-record, the Navy is dreaming if it expects the Government to sign off on the 12-boat plan this year. Mark Thomson, the director of budget and maintenance at the Australian Strategic Policy Institute, said the Government needed to use the budget to get the project moving. A failure to do so would likely result in the existing boats reaching the end of their effective lives before their replacements were ready to put to sea. This had happened in the transition from the old Oberon class boats to the Collins class between 1992 and 2003. While Defence had started winding back the use of the outdated O-boats in the early 1990s, the Collins class boats were not fully operational until 2003. Andrew Davies, ASPI's operations and capability director, said this created a decade-long capability gap that had seen many experienced submariners lost to the fleet. The Collins class boats have been plagued by crew shortages ever since. Mr Thomson, who worked with Mr Davies on a discussion paper on the submarine replacement issue that was released late yesterday, said the Government was due to make a ''first pass decision on the shape and size of the next submarine fleet in the next two years''. Once that was done, the initial design work expected to cost between $500 million and $1 billion could begin. The problem is that at the moment Defence does not have the information it needs to make informed recommendations to Government he said. Mr Davies agrees. ''You need to understand the true costs and benefits if you are to do an informed cost benefit analysis,'' Mr Davies said. He said Defence had a history of playing down costs while playing up benefits. At this point, despite the White Paper recommendations, the only certainties surrounding the next generation of submarines is that they will be conventionally powered and they will be built in Adelaide. Political factors have at least partly driven those parameters. The size of the boats, the numbers to be built and the tasks they should be required to perform are yet to be determined, Mr Davies said. He described the White Paper recommendation as an ''ambit claim'' and questioned the need for the submarines to be able to deploy special forces units. Mr Davies said it was difficult to conceive of a circumstance under which the need to land a small group of men on a beach would justify placing a $3 billion submarine at risk. Meanwhile, others haven't given up the fight for the nuclear option. Graham Harris, the president of The Navy League, has called for nuclear power to remain under consideration.

 

Click here to download the related report “The once and future submarine: raising and sustaining Australia’s underwater capability” (7 pages in PDF format) from the ASPI website.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:30
Treize ans après leur achat, les sous-marins canadiens ne peuvent toujours pas lancer de torpilles

 

13 avril 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Treize ans après avoir acheter 4 sous-marins peu utilisés par les Britanniques, le Canada n’est toujours pas parvenu à les remettre en état de combattre. Actuellement, un seul des 4 sous-marins de la classe Victoria est capable de prendre la mer. Aucun ne peut combattre tant que leurs tubes lance-torpilles n’auront pas été convertis pour lancer des torpilles Mk 48 américaines [1]. Les kits de conversion ont enfin été commandés et ils devraient être installés d’ici 2 ans, si le Congrès américain ne s’y oppose pas. De tous ces déboires, le Canada a appris que les sous-marins sont des bâtiments couteux à construire et à entretenir, même s’ils sont d’occasion.

 

Les anciens Upholder britanniques

 

Tout a commencé dans les années 90, lorsque le Canada a voulu remplacer ses sous-marins classiques datant des années 60. Cela ne semblait pas possible, parce que des sous-marins neufs auraient couté près de 500 millions $. Dans le même temps, la Grande-Bretagne a décidé de passer à une force sous-marine entièrement nucléaire et a désarmé 4 sous-marins de la classe Upholder, mis en service entre 1990 et 1993, peu utilisés donc. Elle les vendait pour 188 millions $ pièce. L’affaire a été conclue en 1998, la livraison devant commencer en 2000. Le Canada a désarmé ses sous-marins de la classe Oberon en 2000. C’est alors qu’il a découvert que les sous-marins britanniques avaient besoin de travaux de remise en état : réparer des fuites, installer du matériel canadien... plus que cela n’était prévu. Ce n’est qu’en 2004 que les sous-marins ont enfin été livrés. Mais l’un d’entre eux, pendant le trajet vers le Canada, a été endommagé gravement par un incendie. Ce sous-marin devait être remis en service l’année prochaine. D’ici la fin de cette année, 3 sous-marins devraient être de retour en service. Peut-être. Ne pas avoir de sous-marin opérationnel depuis près de 10 ans est devenu un problème majeur au Canada. Le problème est que, au départ, les sous-marins ont été achetés sans un examen complet. Ce n’est qu’ensuite qu’il a été découvert que les principaux systèmes avaient des problèmes qui devaient être réparés (pour un cout considérable). Par conséquent, ces sous-marins ont passé la majeure partie de leur temps, au cours de la dernière décennie, à subir des réparations ou des améliorations. La réparation finale sera de faire fonctionner les tubes lance-torpilles. Le seul sous-marin de la classe Victoria qui soit opérationnel est actuellement en patrouille dans le Pacifique, à la recherche d’activités douteuses que, s’il en trouve, il devra signaler aux autorités compétentes... sans pouvoir lui-même intervenir.

 

Notes :

[1] Les sous-marins ont été conçus pour lancer des torpilles britanniques, Tigerfish et Spearfish.

 

Référence : Strategy Page (Etats-Unis)

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 18:30
Navantia reçoit la pile à combustible du 1er sous-marin S-80

 

 

12 avril 2011 par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le chantier naval Navantia de Carthagène a reçu la pile à combustible du système de propulsion anaérobie (AIP Air Independent Propulsion). Elle équipera le premier sous-marin S-80 destiné à la marine espagnole. La pile à combustible a été construite par UTC, la même entreprise qui les fournit aussi à la NASA. Il s’agit du cœur du système de propulsion. Elle permet d’augmenter la durée pendant laquelle le sous-marin peut rester en plongée. La pile à combustible produit de l’électricité à partir d’un mélange gazeux composé d’hydrogène et d’oxygène purs. Navantia a retenu cette technologie parce qu’elle la considère comme la plus sûre technologiquement. Elle permet une production importante d’électricité, et peut fonctionner à basse température.

 

Référence : ABC (Espagne)

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:24
Le Pakistan renforce ses forces sous-marines pendant que l’Inde tergiverse

 

11 avril 2011 par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Alors que l’Inde a beaucoup de difficultés à concrétiser son nouveau programme de sous-marins baptisé “Projet-75 India”, le Pakistan a conclu un accord avec la Chine pour acheter 6 sous-marins classiques équipés d’une propulsion anaérobie, considérée désormais comme un élément crucial de tout sous-marin classique. Les sous-marins classiques doivent faire surface ou hisser leur schnorchel au bout de quelques jours de plongée pour renouveler leur oxygène et recharger leurs batteries. Mais ceux qui sont équipés d’une propulsion anaérobie (AIP) peuvent rester en plongée pendant beaucoup plus longtemps, ce qui renforce de beaucoup leur efficacité à se cacher et à combattre. Cela les rapproche des sous-marins nucléaires qui, évidemment, peuvent rester en plongée pendant une période virtuellement illimitée. Alors que l’Inde se trouve encore à des années avant d’obtenir un sous-marin équipé d’un système AIP, le Pakistan en a déjà un, le PNS Hamza, un des 3 sous-marins Agosta-90B mis en service il y a moins de 10 ans. De plus, le travail est déjà lancé pour équiper les 2 autres sous-marins, le PNS Khalid et le PNS Saad, de ce même système. Les 6 sous-marins chinois de nouvelle génération, appartenant à la classe Yuan améliorée et équipés d’un système AIP de type Stirling, vont encore donner plus de force à la marine pakistanaise.

 

Au contraire, l’Inde a pour l’instant refusé d’envisager d’équiper les 6 sous-marins Scorpène en cours de construction du système AIP de DCNS, le Mesma. De plus, le programme a déjà pris 3 ans de retard. « Il y a eu une forte augmentation des couts. Installer un système AIP MESMA sur les 5è et 6è sous-marins augmenterait les couts de 100 millions $ environ », a déclaré un responsable du ministère indien de la défense. « De plus, la marine souhaite plutôt utiliser un système AIP à piles à combustible. Le DRDO [1] développe un tel système, qui a déjà été testé à terre. Si le développement est un succès, nous envisagerons de l’installer sur les Scorpène 5 et 6, » a-t-il ajouté. Pour encore compliquer la question, les progrès sur le P-75I sont extraordinairement lent. Ce programme prévoit la construction de 6 nouveaux sous-marins discrets, équipés à la fois de missiles pouvant attaquer des cibles terrestres et d’une propulsion AIP. L’appel à projet qui doit être envoyé à des fournisseurs étrangers comme Rosoboronexport (Russie), DCNS (France), HDW (Allemagne) et Navantia (Espagne), ne sera pas lancé avant la fin 2011 au plus tôt. « Si un chantier peut fournir l’AIP, il ne peut pas fournir les capacités de lancer des missiles contre des cibles à terre, et vice-versa. Donc le projet 75-I est très complexe... Il va falloir au moins 2 ans pour seulement le conclure, puis ensuite 6 à 7 ans pour que le 1er sous-marin soit terminé, » a-t-il indiqué. Jusqu’à présent, le projet prévoit d’importer directement 2 sous-marins construits par le chantier naval étranger retenu, 3 autres au chantier MDL de Mumbai, et le 6è à Hindustan Shipyard de Visakhapatnam, dans le cadre d’un transfert de technologies.

 

Notes : [1] L’équivalent indien de la DGA.

 

Référence : Times of India (Inde)

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:00
Underwater, Air-to-Air roles targeted for BrahMos Cruise Missile; Trials by 2011-end

2011-03-13 INDIA DEFENCE

 

The BrahMos cruise missile programme is a joint venture between the Indian DRDO and the Russian NPO Mashinostroeyenia who have together formed BrahMos Aerospace Private Limited. It is the world's fastest cruise missile in operation and is a supersonic cruise missile that can be launched from submarines, ships, aircraft or land. In recent interviews given to local media by BrahMos Aerospace chief A. Sivathanu Pillai, it was discovered that underwater and air-to-air capabilities are being sought for. "If we are able to reduce the weight of the missile below two tonnes, we can deploy it on the fifth generation fighter aircraft (FGFA) and we are looking to doing that in future. The trials of launching BrahMos cruise missile from air will begin in 2012 and there will be no delay in the programme due to this." "We will test-fire the underwater version by the end of this year after we get the pontoon." The test-firing missile would be done from a pontoon at the Integrated Test Range in Balasore on the Orissa coast from a DRDO facility.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 23:58
La décision de déplacer à St Pétersbourg l’état-major de la marine russe n’a pas encore été prise

 

11 mars 2011 Par Rédacteur en chef. LE PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La décision de transférer l’état-major de la marine russe de Moscou à St-pétersbourg n’a pas été prise pour l’instant. Les 2 possibilités sont à l’étude : soit l’état-major reste à Moscou, ou il est déplacé vers St-Pétersbourg, a indiqué une source de haut-niveau au ministère de la défense. Selon cette source, si l’état-major reste dans la capitale, cela serait bénéfique en terme d’efficacité opérationnelle ; s’il est déplacé vers St-Pétersbourg, il serait plus proche des installations scientifiques et de construction de la marine. Selon lui, les arguments pour ou contre sont actuellement étudiés, dans l’étape finale de la réforme des forces armées. "Néanmoins, aucun document définitif n’a encore été approuvé", a indiqué le responsable. Selon cette source, la nécessité d’un contrôle intégré sur les forces nucléaires stratégiques resterait à déterminer. "Par conséquent, le commandement de la marine, sous la forme de l’état-major de la marine, ou disons du ministère de la marine, est nécessaire pour une coordination uniforme entre la stratégie d’engagement de la marine et les nouveaux commandements régionaux", explique la source. Il a ajouté que la définition des commandements stratégiques "Ouest", "Est", "Sud", et "Centre" avait été terminée, bien qu’il n’y ait pas de répartition différente des fonctions de contrôle sur les forces d’usage général et les forces nucléaires stratégiques.

 

Référence : RusNavy (Russie)

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 19:30
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 20:32

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/429947297.JPG

 

26.02.2011 par P. CHAPLEAU / Marine Nationale

 

Le BPC Mistral arrive à Brest

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:45

http://english.pravda.ru/images/article/4/7/7/43477.jpeg


24.02.2011 by pravda.ru


Russian warships will be equipped with foreign arms soon. Admiral Vysotky, the commander of the Russian navy, considers an opportunity to install artillery systems of foreign production on board Russian frigates, or anti-boat vessels. According to Vysotsky, it goes about the French-made 100-millimeter Creusot-Loire Compact artillery system and the Italian 127-millimeter OTO-Melara 127/64LW. Moreover, the admiral said that Russian vessels could be equipped with diesel engines and air conditioning systems - all made outside Russia. The surprising statement from the admiral coincided with the testing of Russian state-of-the-art anti-boat guns, particularly A-192M Armat artillery system. The tests were supposed to end in 2012. Needless to say that the performance of Russian systems is not worse than that of foreign complexes. Nikolai Novichkov, chief editor of ARMS-TASS news agency, told Pravda.Ru that Russia had started paying more attention to foreign defense technologies during the recent years. "At first they said that they would be willing to purchase unmanned aircraft from Israel. Then they said that Russia could launch the production of Italian armored vehicles. Some time later, they announced the intention to purchase Mistral helicopter carriers from France. It seems that the military have every reason to believe that the Russian defense industry has lost the technologies for making high-quality arms. The situation in the national military and industrial complex has been aggravating steadily for years already," the expert said.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 02:02
Navantia propose à l’Australie un sous-marin "XXL"

 

 

Par Rédacteur en chef. le 15 février 2011

 

Navantia ne veut laisser passer aucune chance dans l’un des plus importants contrats de son histoire. Les chantiers navals espagnols ont inclus dans leur proposition à l’Australie un nouveau sous-marin, plus gros que le S-80. Selon des sources de l’entreprise espagnole, la réponse à l’appel d’offres que Navantia a déposée à la mi-janvier, comprend 3 propositions. Un sous-marin similaire au S-80 commandé par la marine espagnole, un S-80 adapté aux exigences australiennes, et un S-80 XXL, de dimensions plus importantes. Bien que l’appel d’offres n’en soit encore qu’à ses débuts, cette période est l’un des moments les plus délicats, parce que la marine australienne doit se décider pour un modèle de sous-marin. C’est pourquoi la prochaine visite en Espagne de responsables australiens pourrait permettre de préciser les détails. D’autres pays, comme l’Allemagne (avec HDW) et la France (avec DCNS), sont aussi candidats, et on n’attend pas avant 2015 ou 2016 la désignation du gagnant. Le premier sous-marin ne sera pas livré avant 2018. Actuellement, même le nombre de sous-marins n’est pas connu. Si l’Australie se décide pour un sous-marin de la taille du S-80, la marine australienne pourrait en commander jusqu’à 12. Par contre, si elle retient un sous-marin de grande taille, elle se contenterait de 6. "Dans les 2 cas, le contrat dépasserait les 5 milliards €", indiquent les mêmes sources.

 

Référence :Defensa (Espagne)

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:31
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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 12:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/4612.jpg

 

07.01.2011 Fauteuil de Colbert

 

" La marée noire du golfe du Mexique est due à des erreurs de gestion "systémiques" et pourrait se reproduire si des réformes ne sont pas entreprises, selon les conclusions d'un panel d'experts nommé par la présidence américaine et publiées jeudi. Ces conclusions figurent dans un extrait du rapport de la commission nationale chargée d'enquêter sur l'explosion, le 20 avril 2010, de la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP, et du puits Macondo qui se trouvait par 1.500 mètres de fond. La catastrophe a causé la mort de onze personnes et déversé en trois mois plus de quatre millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique. L'explosion est due à "plusieurs erreurs et omissions individuelles de la part de BP, Halliburton et Transocean, et les régulateurs du gouvernement n'avaient pas l'autorité, les ressources et l'expertise technique nécessaires pour les empêcher", selon cet extrait du rapport.

Le groupe de forage Transocean était propriétaire de la plate-forme. Le géant des services pétroliers Halliburton a reconnu en octobre qu'il n'avait pas effectué un test crucial sur le ciment du puits avant son explosion, mais a rejeté la faute sur BP, l'accusant de ne pas avoir effectué les vérifications nécessaires. Les causes fondamentales de l'explosion sont "systémiques et, en l'absence de réformes d'envergure à la fois dans les pratiques du secteur et dans la politique du gouvernement, pourraient bien se reproduire", selon le rapport, qui doit être publié dans son intégralité le 11 janvier. "Qu'elles aient été intentionnelles ou non, beaucoup des décisions prises par BP, Halliburton et Transocean qui ont accru le risque d'explosion (...) ont clairement permis à ces entreprises de gagner beaucoup de temps (et d'argent)", souligne encore le texte. "

 

AFP par le Point


La catastrophe du golf du Mexique n'est "que" la seconde du genre en moins d'un siècle. Une plateforme pétrolière avait déjà sombrée en 1976 entraînant un drame comparable. Nous avons tous assisté à la manière dont les Etats-Unis ont géré la crise et peut être aussi retenu qu'il y avait un manque de navires spécialisés dans la dépollution. Un manque de moyen donc dans un cadre géographique vaste ce qui implique la possibilité que ce genre de crise entraîne des conséquences internationales à l'image de la catastrophe du Prestige en 2002. Si les Antilles avaient été touché comment les européens auraient fait pour dépêcher le matériel sur place en urgence ?

 

Bien entendu la réponse existe, tout du moins, pour un futur plus ou moins lointain ! Il existe trois programmes pour la Marine Nationale visant à renouveller une grande partie des navires oeuvrant dans le cadre de la fonction garde-côtes. Le premier est le programme BATSIMAR qui doit permet de remplacer la majeure partie des patrouilleurs : P400, Floréal et autres. Bien entendu les Lafayette sont des frégates du premier rang dorénavant et elles attendront bien un programme pour les remplacer, pourquoi pas le programme de remplacement des avisos A69 ? Le BSAH est le nom du second programme qui nous intéresse qui doit fournir les remplaçant des BSR, RHM, RR et BSAD. Le troisième et dernier est le programme BIS qui vise à remplacer les BATRAL.

 

Le Fauteuil a un projet de longue date : fusionner les programmes BATSIMAR, BIS et BSAH !  La perle rare ne l'est pas vraiment et un navire existe qui aurait les capacités de remplacer P400 et Floréal (endurance, rusticité et plateforme/hangar pour voilure tournante) ainsi que les navires de remorquages et de dépollutions sans oublier des capacités amphibies sommaires mais salvatrices ! Ce navire c'est l'UT 527 (en illustration) de Rolls-Royce Marine :

 

" Les navires du type UT sont donc très polyvalents. « Ils sont robustes et très marins, pouvant naviguer dans de fortes mer et longtemps, grâce à une importante autonomie », souligne David Bricknell. Rolls-Royce met d'ailleurs en avant ces capacités auprès de la marine française, pour laquelle il propose le UT 527 dans le cadre du projet BSAH. Les réflexions se poursuivent, en effet, pour trouver un successeur aux Bâtiments de Soutien de Région (BSR), Remorqueurs de Haute Mer (RHM), Remorqueurs Ravitailleurs (RR) et renouveler le dispositif de Bâtiment de Soutien, d'Assistance et de Dépollution (BSAD), actuellement assuré sous le régime de l'affrètement."
Mer et Marine

 

" En mars 2006, le Service des Programmes Navals (SPN) lançait une étude technico-opérationnelle (ETO) pour le stade préparatoire du programme du bâtiment d'intervention et de souveraineté (BIS). Ce type de navire doit prendre la relève des Bâtiments de Transport Légers (BATRAL) et du patrouilleur austral Albatros, mis en service entre 1967 et 1987. Rolls-Royce s'est, immédiatement, intéressé au projet, et se positionne avec les UT Design, vendus dans le monde entier pour les services à l'offshore et le remorquage (comme l'Abeille Bourbon - UT 515). Pour assurer la relève des Batral et de l'Albatros, le groupe britannique propose une version « militarisée » de ces navires, le UT 527 : « Le Batral est une barge de débarquement. Or, le UT 527 présente une rampe arrière permettant la mise à l'eau d'embarcations. Ces navires sont, de plus, aptes à remplir des missions de remorquage, de sauvetage, de lutte contre les incendies, de lutte antipollution ou encore de transfert d'équipements », explique Stéphane Downes, directeur de Rolls-Royce Naval Marine pour la France, l'Italie, l'Espagne et l'Afrique. D'une longueur de 92.40 mètres pour une largeur de 18 mètres et un déplacement de 1800 tonnes, le UT 527 dispose d'une autonomie très importante. Le bâtiment peut, en effet, couvrir une distance de 20.000 nautiques à 16 noeuds, sa vitesse maximale étant donné à 20 noeuds (puissance propulsive de 10.600 kW). Le navire est également équipé de propulseurs d'étrave et azimutaux. "

[...]

Le UT 527, qui dispose d'un petit radier à la poupe, présente également une plateforme pour un hélicoptère lourd, mais pas de hangar. Pour le remorquage, sa traction au point fixe est de 130 tonnes, soit une capacité équivalente au Bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Argonaute (UT 710) et légèrement moins importante que l'Abeille Flandres (160 tonnes). Très automatisé, le navire ne nécessite que 12 hommes d'équipage, dont trois en passerelle, mais dispose de logements importants, permettant d'accueillir 320 personnes. Basés prioritairement outremer, les BIS, qui pourraient être inscrits dans la prochaine loi de programmation militaire (2008 - 2013) devront, selon le ministère de la Défense, fournir « d'une part, les moyens de soutenir des opérations interarmées de logistique, de renseignements et de transport de troupes et de matériels, et d'autre part, les actions de souveraineté et de défense de l'Etat en mer, principalement outre-mer dans les approches maritimes et dans les zones économiques exclusives rattachées aux DOM-TOM. Ils devront également participer aux missions de soutien humanitaire de la France, notamment par le transport de matériels et de personnels ». La marine souhaite que les BIS soient capables d'accueillir, de transporter et de soutenir un sous-groupement tactique interarmées (SGTIA) ou un élément de gendarmerie équivalent à une compagnie de 120 hommes avec armement, munitions et véhicules (20 véhicules dont certains blindés). Les six unités prévues remplaceraient, entre 2013 et 2018, l'Albatros et les quatre Batral encore en service, le Champlain ayant été désarmé en 2004. Le BIS pourrait également être retenu pour remplacer les patrouilleurs du type P 400, dont le désarmement est prévu au début des années 2010.

Mer et Marine

 

 

L'UT527 est LE navire apte à remplir la majeure partie des missions des navires existants et devant être remplacés par les programmes BSAH, BATSIMAR et BIS. Une redéfiniton devra s'opérer pour tenir compte des manquement à l'appel de certaines capacités. Le choix de la polyvalence est heureux si les unités sont nombreuses, le conjoncture permet de l'assurer. La polyvalence c'est aussi être "bon en tout, excellent en rien", il faut en tenir compte.

De plus, une telle commande "massive" de ces navires assureraient une économie d'échelle fabuleuse que, proportionnellement, même le programme FREMM n'aurait pas pu réaliser. Une partie de ce programme unique se financerait avec les gains d'équipage et de maintenance. Cette dernière est un grand sujet puisque l'amiral Forissier a proposé de "décentraliser" la maintenance. Pour ce faire il propose de sélectionner les navires selon leur motorisation afin qu'elle soit en adéquation avec celle du motoriste régnant dans la future zone d'opération du navire ce qui permettrait de profiter des capacités locales de MCO et éviterait ainsi de faire déplacer le navire en métropole.

 

Il faut préciser une chose : une telle commande à des chantiers... britanniques nécessiterait des contreparties ! A moins que l'Etat se contente d'acheter le dessin du navire, bien que Rolls-Royce soit plus indiqué pour une constrution en série. En effet, le chantier anglais en a tout de même l'habitude... Par contre le constructeur de la navale britannique a certainement une qualité que DCNS a développé très vite depuis la privatisation de son statut : inclure des pénalités dans le contrat "au cas où" l'Etat ne remplirait pas ses engagements.

 

Qu'est-ce qui est proposé à la Royale ? Premièrement de respecter les principes colbertistes essentiels : une marine se construit sur des classes de navire standardisées selon les fonctions. Deuxièmement de fournir en quantité nombreuse un "navire couteau-suisse" apte à remplir toutes les missions de l'Etat en mer, ce qui n'est pas rien. Il serait intéressant de voir si ce projet voit juste. Il le sera peut être pour les BIS ce qui nécessiterait de constituer une "sous-classe" plus grande.

Enfin, cette flotte permettrait à la Royale d'avoir avec les navires de la fonction garde-côtes ce qu'elle ne peut avoir avec sa flotte de frégates : une présence mondiale de moyen d'intervention. Le patrouilleurs actuelle est l'équivalent de la "frégate" du XVIIIe siècle : c'est un navire de permenence navale dédié à la sécurisation des communications en vue de protéger les zones économiques exclusives afin d'en assurer le blocus de toutes présences étrangères non-autorisées.
Néanmoins cette possible future flotte nécessitera tout de même un réseau de surveillance adéquat !
La conséquence heureuse serait que les frégates de la Marine Nationale pourraient entièrement se consacrer aux missions d'une Marine de Guerre.

 

Je soumets à votre lecture un numéro de la chronique (Chronique de Stratégie et Tactique navale : fonction garde-côtes, marine côtière et forces de haute-mer) publié sur le Portail des sous-marins et décrivant ce que je considère être la possible intéraction entre la Marine Nationale et la fonction garde-côtes.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:55
Daurade, un démonstrateur de drone sous-marin autonome (crédit : DGA/COMM)

Daurade, un démonstrateur de drone sous-marin autonome (crédit : DGA/COMM)

 

25/10/2010 Goulven Hamel – DGA.comm

 

Le programme de système de lutte anti-mines futur (SLaMF) de la direction générale de l’armement prépare le renouvellement de toutes les composantes en guerre des mines de la marine nationale.

 

Depuis le développement des PAP (poissons autopropulsés) dans les années 1960, la France est à la pointe de l’utilisation de la robotique dans la lutte contre les mines sous-marines. Avec le système de lutte anti-mines futur (SLAMF), opération majeure qui vise à renouveler les composantes de guerre des mines de la Marine nationale, la Direction générale de l’armement (DGA) poursuit cette tradition. « Il s’agitdu même concept fondateur :éloigner l’homme de la menace, résume Alain Hetet, manager SLAMF à l’Unité de management opérations d’armement navales (UM NAV). Dans deszones dangereuses, l’utilisationde la robotique nous permetde gagner en allonge touten s’approchant au plus près dela mine. »

 

Depuis juillet 2009, le programme d’étude amont (PEA) Espadon de la DGA permet d’étudier les concepts d’emploi de ces « drones mouillés »*. Il structure économiquement l’excellence française du domaine dans un groupement d’opportunité fédérant DCNS, Thales Underwater Systems (TUS) et ECA. « Depuis un bâtimentmère, nous déployonsvers le champ de mines un ensembled’USV taxi transportantd’autres drones permettant dedétecter et localiser la mine puisde l’identifier et la neutraliser, poursuit Alain Hetet. Mais cevéritable système de systèmesreste pour l’instant une simplearchitecture candidateavec de nombreux conceptsà valider. »

 

Ce concept a été proposé à l’Agence européenne de défense (AED) au sein du programme de « déminage maritime » (MMCM, maritimemine counter measures), une étude capacitaire et d’armement réunissant treize pays. Parallèlement, l’AED a lancé UMS (unmanned maritimesystems), large projet de R&T en robotique navale fédérant des études sur des applications navales multiples comme la chasse aux mines, le dragage de mines, mais aussi la protection portuaire et la lutte anti sous-marine. « Les opérationnels sont très fortement et quotidiennementimpliqués dansle programme SLAMF, qui entreraprogressivement en capacitéopérationnelle à partir de2018 », conclut Alain Hetet.

 

* Les drones mouillés regroupent les drones sous-marins UUV (unmanned underwatervehicle) et les drones navals de surface USV (unmanned surface vehicle).

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 16:55
Un nouveau commando marine nommé Kieffer

Le contre-amiral Marin Gillier, commandant la marine à Lorient et commandant de la force maritime des fusiliers marins et commandos. photo marine nationale

 

07 mai 2008 Jean-Laurent BRAS - Ouest-France

 

La nouvelle unité des forces spéciales dominera les nouvelles technologies du combat. Rencontre avec le contre-amiral Marin Gillier, patron des bérets verts de la Marine.

 

La Marine nationale avait envisagé d'ajouter une sixième unité aux cinq commandos marine qu'elle compte aujourd'hui (Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo et Trepel, à Lorient ; Hubert, à Toulon).

 

Une sorte de sas d'aguerrissement des meilleurs fusiliers-marins avant l'incorporation dans les forces spéciales dont « il n'est pas question d'abaisser le niveau d'excellence », rappelle le contre-amiral Marin Gillier, commandant la Force des fusiliers marins et commandos (2 400 hommes au total dont plus de 500 commandos).

 

Basé à Lorient, ce sixième commando marine va bien voir le jour, mais sous une tout autre forme. Celle d'une unité spécialisée dans la mise en oeuvre des nouvelles technologies, capable d'agir en autonomie, d'apporter un soutien à d'autres unités ou d'armer des PC de forces spéciales.

 

Des spécialistes des nouvelles technologies

 

« Avec l'État-major, nous avons analysé des dizaines d'opérations menées sur tous les continents et dans toutes les situations par nos forces. Ce retour d'expérience a montré, y compris par comparaison avec d'autres nations alliées avec lesquelles nous sommes fréquemment engagés, que les forces spéciales françaises font preuve d'une totale maîtrise. Il y a cependant quelques domaines où nous devons encore gravir une marche pour rester au meilleur niveau mondial et prendre de l'avance face à l'évolution des menaces », note le contre-amiral Gillier, tout juste rentré de Somalie où il a dirigé l'opération de libération des otages du Ponant. Une mission pendant laquelle « toutes les techniques et tous les moyens, mis à part les avions de chasse, ont servi ! »

 

Ce sont précisément ces nouvelles techniques et technologies de combat que le sixième commando marine sera chargé de développer au sein des forces spéciales où, jusqu'à présent, « le système d'armes était d'abord l'homme ».

 

Issus pour moitié des rangs commandos marine et pour moitié des autres unités de la Royale, les trente-deux premiers membres du sixième commando seront électroniciens, informaticiens, spécialistes des télécommunications ou de la mise en oeuvre de drones. Ils seront capables de développer, si nécessaire dans un environnement hostile (radiologique, bactériologique ou chimique), leur savoir- faire en guerre électronique, contre-terrorisme, contre-minage... « Avant de prendre d'assaut une maison, il vaut mieux risquer un animal ou un drone que de risquer des hommes », rappelle Marin Gillier.

 

Un officier supérieur doublement heureux de compter, parmi les unités sous ses ordres, un commando au nom du fondateur des bérets verts de la Marine : Philippe Kieffer.

 

Le 6 juin 1944, ses 177 hommes furent les premiers à prendre pied sur la plage d'Ouistreham : « Pour former son groupe, le capitaine de corvette Philippe Kieffer avait aussi recruté dans toutes les spécialités de la Marine et il venait lui-même du Chiffre, les transmissions codées. Un retour aux sources en quelque sorte ! »

 

La remise du fanion aura lieu, jeudi, à Ouistreham, en présence du président de la République. La création officielle du commando Kieffer interviendra le 6 juin.

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