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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:55
Blindés: la France pourrait prêter une vingtaine de VBCI au Royaume-Uni

L’armée de terre française pourrait prêter une vingtaine de VBCI, le dernier né des blindés d’infanterie de Nexter, à son homologue du Royaume-Uni. photo EMA

 

27.01.204 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

L’annonce pourrait intervenir vendredi lors du sommet franco-britannique.

 

C’est parti pour constituer la surprise du sommet franco-britannique de vendredi, au moins pour le volet militaire de la rencontre : l’armée de terre française pourrait prêter une vingtaine de VBCI, le dernier né des blindés d’infanterie de Nexter, a son homologue du Royaume-Uni, selon nos informations. Il s’agirait pour les troupes de sa gracieuse majesté de se familiariser avec un matériel qui, dit-on, ne les a pas laissées indifférentes lors de ses sorties en Afghanistan ou au Mali.

 

Il y a cinq ans, Londres avait lancé une grande compétition pour renouveler sa flotte de blindés de transport d’infanterie. Le Piranha 5 de l’américain General Dynmics en était sorti vainqueur. Le VBCI avait tenté sa chance, mais pêché par son niveau de protection notamment. Le programme a été annulé depuis, et le blindé de Nexter s’est amélioré.

 

En prêtant une vingtaine de VBCI (initialement les discussions portaient sur une soixantaine d’exemplaires), Paris prend date dans l’hypothèse où les Britannique relancent un programme d’acquisition, vers 2017 selon l’échéance évoquée. Sans que Nexter soit assuré de signer un contrat évidemment, car Outre Manche, rien ne se fait sans mise en compétition.

 

S’il se confirme vendredi, le prêt de VBCI aura une signification symbolique importante dans la mesure où les Français testent - en vue d’une acquisition - le drone tactique Watchkeeper anglais. Ce serait un (petit) pas de plus vers l’interopérabilité des deux armées, l’un des buts du traité de Lancaster House qui prévoit la mise sur pied d’un corps expéditionnaire commun d’ici à 2016.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:50
Les CEMAT français et britannique en visite au Mali

Les CEMAT français et britannique en visite au Mali

 

27 janvier, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Après la déconvenue de Nexter au Canada, qui a annulé son appel d’offre pour lequel le VBCI français semblait bien positionné, la bonne surprise pourrait venir du Royaume Uni. Les anglais auraient en effet manifesté leur intérêt pour le véhicule blindé de combat d’infanterie. Le 13 janvier dernier, les chefs d’état-major de l’armée de terre anglais et français, Sir Peter Wall et le général Bertrand Ract-Madoux, se sont rendus au Mali. Une visite au cours de laquelle Sir Peter Wall aurait expressément demandé à son homologue de voir le véhicule français. Il l’aurait essayé et aurait même tiré depuis l’intérieur du VBCI. Depuis les deux états-majors sont entrés en discussions, « on a jamais autant parlé ensemble » reconnaît un officier français. La coopération franco-anglaise a le vent en poupe depuis les accords de Lancaster House d’octobre 2010, la France s’intéresse également de près au drone tactique Watchkeeper. « Notre intérêt pour le Watchkeeper est décorrélé de leur intérêt pour le VBCI » précise une source proche du dossier. De nombreux exercices communs sont programmés avec à la clef une certification pour la combined joint expeditionary force (CJEF), qui doit être déclarée opérationnelle pour 2016.

 

Les anglais ont annulé leur programme FRES (Futur Rapid Effect System) Utility Vehicle, sorte de Scorpion britannique, en 2008 (pour lequel le Piranha 5 de GD avait été initialement sélectionné), et cherchent aujourd’hui à le relancer. Leur intérêt pour le véhicule français semble sérieux selon des sources concordantes, bien qu’ils puissent retenir un armement différent. Le dossier est donc encore très amont et devrait au final concerner plusieurs centaines de véhicules.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:35
Blindés : l’armée lance un appel d’offres de plus de 2 milliards d’euros

L’appel d’offres prévoit la construction de 2.080 blindés de transport de troupe pour remplacer les VAB fortement éprouvés en opérations extérieures, comme actuellement en Centrafrique

 

16/01 Par Alain Ruello - Les Echos

 

EXCLUSIF Le ministère de la Défense a envoyé un appel d’offres restreint à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Objectif : fabriquer 2.300 blindés d’infanterie dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre.

 

Le grand programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre vient de franchir une étape importante. La DGA a lancé l’appel d’offres pour la fabrication des 2.300 blindés prévus pour remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB), Sagaie et autres AMX 10 RC qui plient sous le poids de l’âge. Le marché est évalué à plus de 2 milliards d’euros. De quoi aiguiser les appétits des industriels européens. Par les quantités en jeu, il s’agit du plus gros appel d’offres sur le Vieux Continent, et même dans le monde. Sauf que l’histoire est en partie déjà écrite puisque tout est fait pour que le marché n’échappe pas au trio Nexter-Renault Trucks Défense-Thales.

Au lieu d’un appel d’offres européen ouvert, la DGA a en effet opté pour une consultation restreinte envoyée aux trois champions français de l’armement terrestre, a-t-on appris de sources concordantes. Elle s’est pour cela retranchée derrière l’article 346 du traité européen qui permet à un pays de  privilégier son industrie sous couvert d’enjeux de souveraineté nationales. « Tout État membre peut prendre les mesures qu’il estime nécessaires à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre », y est-il écrit.

La France peut-elle réellement faire jouer des considérations de sécurité d’approvisionnement dans le cas du programme Scorpion ? Pour ce qui est des 2.080 véhicules blindés multi-rôles (VBMR) prévus pour remplacer les vénérables VAB, on peut en douter puisqu’il s’agit de véhicules de transport de troupes faiblement armés qu’on trouve sur étagères partout dans le monde. L’argument est plus crédible s’agissant des 248 EBRC (engins blindés de reconnaissance de combat, qui remplaceront les Sagaie et AMX-10 RC), puisque on a affaire à des d’engins fortement armés.

 

Protéger les plans de charges des industriels français

 

photo EMA

photo EMA

Contactée, la DGA n’a pas souhaité commenter. Et pour cause. Dans le landerneau militaire, chacun sait que, sans être complètement infondé, l’argument de la souveraineté en cache un autre, impossible à mettre sur la place publique : il faut protéger les plans de charge des industriels nationaux. Nexter est en mal de succès à l’export pour son VBCI après l’annulation de l’appel d’offres canadien . Renault Trucks défense aussi est à la peine. Par la diversité de son portefeuille de produits, Thales pourrait passer à côté de Scorpion, mais ses activités terrestres en France en prendraient quand même un coup.

L’appel d’offres restreint cache donc un acte de protectionisme économique, sans que ce soit infamant, mais qui met à mal les discours officiels en faveur de l’Europe de la Défense. Après tout, l’Allemagne ne fait pas autrement : tous ses blindés son « made in Germany ». «On serait bien stupides si on était les seuls en Europe à ne pas le faire. On connaît les limites de l’Europe de la Défense », résume sans fard un bon connaisseur du dossier.

Dès lors, la discrétion de la DGA est compréhensible pour éviter de susciter le recours d’un industriel européen, ce qui ne manquerait pas de retarder encore plus le programme Scorpion. La Commission ou un autre Etat membre pourrait aussi porter l’affaire devant la cour de justice européenne s’ils estiment que la France fait un usage abusif de l’article 346... On verra. En attendant Nexter, RTD et Thales vont devoir s’entendre pour répondre de manière conjointe à l’appel d’offres. « Les discussions vont bon train », confirme-t-on aux « Echos ».

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:20
photo EMA

photo EMA

 

OTTAWA, Jan. 7 (UPI)

 

Canada's recent decision to scrap its close combat vehicle procurement program has been strongly criticized by contract bidder Nexter Systems Canada.

 

The company, a subsidiary of France's Nexter Group, said it was astonished by the move and that it expected the government to reimburse competing companies for monies expended in the bidding process.

 

"Nexter has invested a great amount of time, energy and resources in the CCV program over the past four years," said Patrick Lier, senior vice president of Nexter System. "Millions of dollars have been spent because we believed the competition would be fair, open and provide a rigorous assessment of the candidate vehicles with a view to acquiring the best possible medium weight infantry fighting vehicle for Canada.

 

"Under the circumstances, we would certainly expect that the Canadian government will open discussions with the bidders to provide information on which vehicle won the competition. It is important that other allied militaries interested in providing the best vehicle for their soldiers have the benefit of information generated by the rigorous testing process conducted by the Canadian Armed Forces ...

 

"In addition, it would be our expectation that the government would compensate industry bidders for the cost of their bids."

 

The vehicle program, worth more than $2 billion, was for the procurement of 108 new close combat vehicles. Two request for proposals were issued.

 

As well as Nexter, BAE Systems Inc. and General Dynamics Land Systems were involved in the competition.

 

The Canadian government, just before Christmas, announced it was dropping the project and said it was doing so as a result of a recommendation from its military, which now believes upgrades to its LAV [light armored vehicle] III fleet will be sufficient for the country's military needs.

 

"These capability improvements combined with an assessment of the most likely employment scenarios for the Canadian Armed Forces in the future were the most important factors in our analysis," Gen. Tom Lawson, the chief of defense staff, was quoted in news reports. "Based on this assessment and the fundamental principle that the Canadian Armed Forces do not procure capabilities unless they're absolutely necessary to the attainment of our mandate, we've recommended to the government of Canada not to proceed with the procurement process for the close combat vehicle."

 

Nexter said General Dynamics Land Systems was awarded the LAV upgrade contract in 2011, yet the government decided to go ahead with a second request for proposals for the CCV program.

 

"It knew the capabilities of both vehicles at that time yet decided to proceed with another RFP and engaged industry in another costly competition," it said.

 

The decision by Canada comes amid budget constraints, which have seen baseline funding cut by 22 percent, and concerns by the military over the costs for maintaining and operating the new vehicles.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 12:55
Nouveau contrat de soutien pour le VBCI

crédits G Belan

 

20 décembre, 2013 Guillaume Belan

 

Le nouveau marché de soutien en service (MSS) du véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) a été notifié le 2 décembre 2013 par la SIMMT à la société Nexter Systems. Le communiqué du Sirpa terre précise que ce marché de soutien est d’une durée de 10 ans et couvre à la fois des prestations de maintien en condition opérationnelle (confiées à la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres – SIMMT) et de maîtrise technique (direction générale de l’armement – DGA). Ce contrat succèdera le 1er août 2014 au marché de soutien initial, notifié par la DGA en 2008.

 

Ayant pris en compte les enseignements de l’important retour d’expérience (technique et opérationnel) acquis en métropole et sur les théâtres d’opérations afghan, libanais et malien, le communiqué souligne que ce nouveau marché est innovant à plusieurs titres. Il engage Nexter et son principal coopérant RTD sur le maintien d’une disponibilité et sur l’optimisation du système de soutien dans une logique d’obligation de résultats. Le contrat est organisé en « marché à bons de commande pluriannuels » qui permet l’achat d’heures et de kilomètres à tout moment, utilisables sur une durée de 5 ans. Il permet par ailleurs, selon le communiqué « un partage équilibré des tâches entre l’industrie, les forces terrestres et le SMITer, qui pérennise le rôle de l’industriel dans la Supply Chain (livraison au point de monte, assistance technique et soutien direct du parc d’entraînement Champagne), tout en garantissant la capacité d’engagement et de réactivité des maintenanciers de l’armée de Terre ».

 

Un marché donc souple qui permet une adaptation aux contraintes budgétaires actuelles, tout en garantissant une couverture du besoin opérationnel et un paiement  au plus juste de la consommation.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 12:55
Douche froide au Canada

Un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne

 

21 décembre, 2013 Frédéric Lert

 

Semaine pénible pour l’industrie militaire française : après l’échec du Rafale au Brésil, dont on nous explique maintenant qu’il était anticipé, l’annulation du programme CCV par le Canada porte un rude coup à Nexter. Ce programme de Close Combat Vehicle portant sur 108 véhicules pour un montant d’environ 2 milliards de dollars américains, avait été plusieurs fois repoussé et accumulait les retards. Il y a quelques mois, la rumeur d’une possible annulation circulait  déjà à Ottawa et faisait alors figure de pire scénario pour Nexter qui engageait le VBCI dans la compétition, en partenariat avec le canadien Bombardier et l’américain Raytheon. Nous y voilà donc.

 

Certes il ne s’agit pas d’une défaite pour l’industriel et le VBCI n’a pas démérité. Mais le ton employé par Nexter dans le communiqué de presse réagissant à cette annulation en dit long sur l’amertume qui règne à Satory. De toute évidence, la pilule a du mal à passer et la retenue traditionnellement d’usage dans ces circonstances a pour une fois été oubliée…

 

Nexter rappelle dans son communiqué que le VBCI aurait apporté aux canadiens la meilleure réponse au cahier des charges. Classique. Ce qui l’est moins, c’est de préciser que « des millions de dollars ont été dépensés parce que nous (Nexter) étions convaincus que la compétition serait juste et ouverte (…) ». Il est peu courant que les industriels évoquent aussi directement les coûts d’une campagne commerciale tout en mettant en doute, dans la même phrase, la sincérité d’une campagne d’évaluation.

 

« L’armée de Terre canadienne suggère ce jour que son véhicule LAV UP (i-e LAV III modernisé) offrait les capacités demandées au CCV » rappelle Patrick Lier, Vice-Président des Affaires Internationales, pour l’Amérique du Nord de Nexter Systems. « En tant que spécialiste de véhicules blindés ayant plusieurs décennies d’expériences, Nexter est stupéfait par ce propos, le LAV UP ne fournissant simplement pas les mêmes niveaux de protection et de mobilité. Cette situation soulève également la question du deuxième appel d’offres CCV, lancé par l’armée de Terre six mois après l’obtention par GDLS du contrat LAV UP en 2011. Cette dernière connaissait alors déjà les capacités des deux véhicules, mais a néanmoins décidé d’initier un autre appel d’offres et d’engager à nouveau les industriels dans une compétition coûteuse. »

 

Et voilà la deuxième couche sur les frais engagés, que Nexter a décidément bien du mal à digérer. Et la troisième couche arrive en fin de communiqué, toujours par la voix de Patrick Lier :

 

« De plus (…), nous souhaitons que le Gouvernement dédommage pour les coûts engendrés par les offres des différents compétiteurs. Aucune société ne peut se permettre d’engager des fonds aussi importants pour un résultat nul. »

 

Au-delà de cette revendication monétaire, Nexter demande également au gouvernement canadien de  révéler qui des trois compétiteurs à réellement remporté la compétition. Avec une pointe d’ironie bien sentie, l’industriel français explique qu’il « (…) est fondamental que les autres armées alliées qui souhaitent équiper leurs soldats du meilleur véhicule, puissent bénéficier des résultats générés par les rigoureuses procédures d’essais conduites par les forces canadiennes à Valcartier (Québec) et Aberdeen Test Center du Maryland »

 

Côté canadien, on explique l’annulation du programme par la fin de l’engagement en Afghanistan et le fait que le CCV ne correspondrait plus aux besoins de l’armée. Le général Tom Lawson, chef d’État-major, a confirmé que les forces armées canadiennes pouvaient assurer leurs missions sans l’achat de cette centaine de véhicules.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:20
VBCI - photo EMA

VBCI - photo EMA

20 décembre 2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca
 

Les responsables militaires canadiens, placés devant des choix impossibles, ne peuvent même pas en souffler mot, mais leurs prédécesseurs, qui ne craignent pas de parler, lancent un cri d’alarme, prévenant le gouvernement qu’il est en train de détruire les capacités des Forces armées.

 

Après le général Devlin l’été dernier, deux officiers supérieurs à la retraite, Rick Hiller et Andrew Leslie, ont pris la parole cette semaine pour dénoncer la situation.

Le général à la retraite Rick Hillier, ancien chef d’état-major de la Défense, a déclaré que le Canada n’avait plus les moyens de réaliser sa stratégie de défense alors que le général à la retraite Andrew Leslie, qui avait rédigé un rapport controversé de «transformation» sur l’avenir de l’armée avant son départ en 2011, a fustigé la gestion budgétaire des conservateurs.

De son côté, le commandant des Forces armées canadiennes, le général Tom Lawson, vient d’annoncer «ne pas aller de l’avant» avec le contrat des 108 véhicules de combat rapproché pour 2,1 milliards $ après un long et pénible processus d’achat qui a donc abouti dans une impasse.

Même si le général Lawson a pris la peine de préciser que le choix était militaire et non politique, personne n’ignore que, depuis plusieurs mois, le programme était en danger, après que l’Armée se soit inquiétée de ne pas avoir assez de fonds pour s’occuper de toute la formation, l’exploitation et la maintenance de ces futurs véhicules.

Les véhicules de combat rapproché étaient destinés à combler les lacunes en matière de protection, de mobilité et de puissance de feu entre le véhicule blindé léger et les chars Léopard, mais là, tout à coup, l’armée canadienne déclare que les capacités du véhicule blindé léger modernisé sont tellement merveilleuses qu’on va se passer des véhicules de combat rapproché… On découvre ça maintenant?

La nouvelle stratégie en matière d’acquisition: on avance, on recule, et on paye des pénalités…

Dans l’affaire de l’abandon du projet de véhicule de combat rapproché, le groupe français Nexter [avec le VBCI], associé au canadien Bombardier et à l’américain Raytheon, qui comptait sur cette commande de véhicules de combat, a déjà exprimé son amère déception. Le CV90 à chenilles du constructeur britannique BAE Systems et le futur Piranha de l’américain General Dynamics étaient également sur les rangs pour ce projet.

Nexter demande donc que le gouvernement dédommage tous les compétiteurs pour les coûts engendrés par cet appel d’offres: «Depuis quatre ans, le groupe Nexter a dépensé des millions de dollars [..] parce que nous étions convaincus que la compétition serait juste et ouverte», a déclaré à ce propos Patrick Lier, vice-président des affaires internationales de Nexter dans un communiqué.

Hillier appelle plutôt quant à lui à une refonte de l’ ensemble de la stratégie militaire – en commençant par l’impensable pour un gouvernement conservateur, une réduction du nombre de soldats.

Selon le général, on a plus les moyens de réaliser la «Stratégie de défense le Canada d’abord», on doit donc la repenser et concevoir une stratégie plus abordable.

Le gouvernement l’an dernier a annoncé des compressions totales de 2,1 milliards au budget de 20 milliards $ des Forces armées d’ici 2015.

Le hic, c’est que ces compressions ne s’accompagnent pas des choix, douloureux, mais réalistes qui s’imposeraient. Le gouvernement ne veut pas réduire le nombre de soldats, qui est actuellement de 68.000 , et il ne veut pas réduire le budget des programmes d’achat les plus visibles, ceux des avions et des navires.

 

Des F-35, beaucoup de soldats, mais pas d’argent pour s’entraîner…

On fait des coupes qui signifient qu’il y aura moins d’argent pour la nourriture, le carburant, les munitions pour des exercices d’entraînement, ou qui entraîneront l’annulation de programmes moins «sexy», mais qui peuvent se faire sans que le gouvernement conservateur perde la face et sans qu’il ait à payer un trop grand prix politique.

Le général Hillier, après le général Devlin l’été dernier un peu avant de prendre sa retraite, lance à son tour un cri d’alarme:«Vous allez détruire les capacités des Forces canadiennes» en allant de l’avant avec ce choix de compressions budgétaires.

«Si toutes les autres choses ne sont pas touchées parce que vous ne voulez pas réduire le personnel, ni l’équipement, alors vous allez compromettre les opérations et la formation: les soldats ne s’entraîneront pas, les marins ne navigueront pas et les aviateurs ne voleront pas», déclare l’ex-chef d’État major de la Défense.

Pour sa part, le général Andrew Leslie, qui travaille maintenant comme conseiller politique pour les libéraux a déclaré qu’il ne ne comprend pas pourquoi les Forces canadiennes sont à court d’argent quand le ministère de la Défense a sous-utilisé son budget de 1,3 milliard $ en avril.

«C’est la mauvaise gestion budgétaire sur une vaste échelle», n’a pas hésité à déclarer le lieutenant-général à la retraite.

«Notre équipe de transformation, il y a plus de deux ans, a recommandé qu’ils coupent les consultants et les sous-traitants [du secteur privé], qui représentaient en 2010 des dépenses de 2,77 milliards $ par année.

«Depuis, la Défense nationale a augmenté ses dépenses en consultants et en sous-traitants à 3 milliards $ par an».

«C’est irresponsable!», a déclaré cette semaine le général à la retraite à l’antenne de CBC.

Le bureau du ministre de la Défense, Rob Nicholson, a publié quant à lui une réponse disant, certes, que «Le gouvernement continuera de mettre l’accent en priorité sur la satisfaction des besoins opérationnels», mais rappelant surtout ses investissements passés «Notre gouvernement a fait des investissements sans précédent dans les Forces armées canadiennes. En fait, depuis 2006, nous avons augmenté les budgets de défense de 27%, environ 5 milliards $ en financement annuel».

Le ministre répond un peu comme la fourmi dans la fable de Lafontaine: «La Cigale [en uniforme], ayant chanté tout l’été [et exigé des F-35 et le meilleur équipement] se trouva fort dépourvue [quand se mit à souffler le vent glacial des compressions budgétaires]. – Vous chantiez ? J’en suis fort aise… [lui répondit l'homme politique obsédé par le déficit]. Eh bien! [Coupez] et dansez maintenant!»

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 23:20
Nexter veut que Ottawa reconnaisse les qualités de son VBCI qui attend sa première référence à l’exportation - photo EMA

Nexter veut que Ottawa reconnaisse les qualités de son VBCI qui attend sa première référence à l’exportation - photo EMA

 

20/12 Par Alain Ruello – lesEchos.fr

 

Ottawa a annulé l’appel d’offres portant sur l’acquisition de 108 blindés pour 2 milliards de dollars. Nexter a beaucoup investi dans cette campagne commerciale pour exporter son blindé VBCI.

 

Le Canada a fini par annuler son appel d’offres portant sur l’achat de 108 blindés et auquel Nexter concourrait face au Britannique BAE Systems et à l’Américain General Dynamics depuis quatre ans, mais dont l’issue était devenue incertaine . Le marché était estimé à environ 2 milliards de dollars américains. Fin de l’histoire ? Non, car la réaction de l’industriel français n’a pas tardé. Et elle détonne dans le milieu plutôt discret de l’armement.

 

Le Canada a justifié sa décision en indiquant que les blindés ne faisaient plus partie des priorités d’acquisitions. « Commandés en pleine guerre en Afghanistan, les véhicules ne répondent plus aux besoins de l’armée », a indiqué le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, cité par le site «  45eNord.ca  ».

 

Face à Nexter qui proposait son VBCI (véhicule blindé de combat de l’infanterie), deux autres champions de l’armement terrestre étaient en lice dans cette compétition baptisée « CCV » pour « close combat vehicles » : le Britannique BAE Systems, avec le CV90 de sa filiale suédoise Hägglunds, et l’Américain General Dynamics avec son Piranha V.

 

« L’armée de Terre canadienne suggère ce jour que son véhicule LAV III modernisé offrait les capacités demandées au CCV, s’est étonné Patrick Lier, en charge de l’Amérique du Nord chez Nexter, dans un communiqué. En tant que spécialiste de véhicules blindés ayant plusieurs décennies d’expériences, Nexter est stupéfait par ce propos, le LAV UP ne fournissant simplement pas les mêmes niveaux de protection et de mobilité. Cette situation soulève également la question du deuxième appel d’offres CCV, lancé par l’armée de Terre six mois après l’obtention par General Dynamics du contrat LAV UP en 2011. Cette dernière connaissait alors déjà les capacités des deux véhicules, mais a néanmoins décidé d’initier un autre appel d’offres et d’engager à nouveau les industriels dans une compétition coûteuse. »

 

Dédommagement

 

Mettant en doute la sincérité de la procédure, Nexter demande à Ottawa de « révéler » qui l’a remporté : « Il est fondamental que les autres armées alliées qui souhaitent équiper leurs soldats du meilleur véhicule, puissent bénéficier des résultats générés par les rigoureuses procédures d’essais conduites par les forces canadiennes à Valcartier (Québec) et Aberdeen Test Center du Maryland », estime l’industriel. Et pour cause : ne pas connaître le résultat des courses, c’est laisser planer le doute sur les qualités du VBCI, qui attend encore sa première référence à l’export !

 

Mettant en avant les millions de dollars « dépensés » en quatre ans, Nexter « souhaite » en outre que le gouvernement canadien le dédommage. « Aucune société ne peut se permettre d’engager des fonds aussi importants pour un résultat nul », a ajouté son responsable Amérique du Nord. Là encore le ton surprend : s’il est d’usage de se faire rembourser une partie des frais quand un Etat annule un appel d’offres, en général on ne le réclame pas par voix de communiqué de presse...

 

La réaction de Nexter est à la mesure de sa déception : l’industriel français misait beaucoup sur le Canada pour décrocher le premier succès de son VBCI à l’international. D’autant que le blindé a visiblement fait ses preuves en Afghanistan et au Mali.

 

Les Emirats Arabes Unis ayant visiblement gelé leur appel d’offres, Nexter peut espérer se refaire au Danemark, mais ses meilleures chances se situent plus probablement au Qatar.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 17:20
Blindés : Nexter demande des comptes au Canada

 

20/12/13 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Ottawa a annulé l’appel d’offres portant sur l’acquisition de 108 blindés pour 2 milliards de dollars. Nexter a beaucoup investi dans cette campagne commerciale pour exporter son blindé VBCI.

 

Le Canada a fini par annuler son appel d’offres portant sur l’achat de 108 blindés et auquel Nexter concourrait face au Britannique BAE Systems et à l’Américain General Dynamics depuis quatre ans, mais dont l’issue était devenue incertaine. Le marché était estimé à environ 2 milliards de dollars américains. Fin de l’histoire ? Non, car la réaction de l’industriel français n’a pas tardé. Et elle détonne dans le milieu plutôt discret de l’armement.

Le Canada a justifié sa décision en indiquant que les blindés ne faisaient plus partie des priorités d’acquisitions. « Commandés en pleine guerre en Afghanistan, les véhicules ne répondent plus aux besoins de l’armée », a indiqué le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, cité par le site « 45eNord.ca ».

Face à Nexter qui proposait son VBCI (véhicule blindé de combat de l’infanterie), deux autres champions de l’armement terrestre étaient en lice dans cette compétition baptisée « CCV » pour « close combat vehicles » : le Britannique BAE Systems, avec le CV90 de sa filiale suédoise Hägglunds, et l’Américain General Dynamics avec son Piranha V.

« L’armée de Terre canadienne suggère ce jour que son véhicule LAV III modernisé offrait les capacités demandées au CCV, s’est étonné Patrick Lier, en charge de l’Amérique du Nord chez Nexter, dans un communiqué. En tant que spécialiste de véhicules blindés ayant plusieurs décennies d’expériences, Nexter est stupéfait par ce propos, le LAV UP ne fournissant simplement pas les mêmes niveaux de protection et de mobilité. Cette situation soulève également la question du deuxième appel d’offres CCV, lancé par l’armée de Terre six mois après l’obtention par General Dynamics du contrat LAV UP en 2011. Cette dernière connaissait alors déjà les capacités des deux véhicules, mais a néanmoins décidé d’initier un autre appel d’offres et d’engager à nouveau les industriels dans une compétition coûteuse. »

 

Dédommagement

 

Mettant en doute la sincérité de la procédure, Nexter demande à Ottawa de « révéler » qui l’a remporté : « Il est fondamental que les autres armées alliées qui souhaitent équiper leurs soldats du meilleur véhicule, puissent bénéficier des résultats générés par les rigoureuses procédures d’essais conduites par les forces canadiennes à Valcartier (Québec) et Aberdeen Test Center du Maryland », estime l’industriel. Et pour cause : ne pas connaître le résultat des courses, c’est laisser planer le doute sur les qualités du VBCI, qui attend encore sa première référence à l’export !

Mettant en avant les millions de dollars « dépensés » en quatre ans, Nexter « souhaite » en outre que le gouvernement canadien le dédommage. « Aucune société ne peut se permettre d’engager des fonds aussi importants pour un résultat nul », a ajouté son responsable Amérique du Nord. Là encore le ton surprend : s’il est d’usage de se faire rembourser une partie des frais quand un Etat annule un appel d’offres, en général on ne le réclame pas par voix de communiqué de presse...

La réaction de Nexter est à la mesure de sa déception : l’industriel français misait beaucoup sur le Canada pour décrocher le premier succès de son VBCI à l’international. D’autant que le blindé a visiblement fait ses preuves en Afghanistan et au Mali.

Les Emirats Arabes Unis ayant visiblement gelé leur appel d’offres, Nexter peut espérer se refaire au Danemark, mais ses meilleures chances se situent plus probablement au Qatar

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 11:20
photo Nexter Canada

photo Nexter Canada

 

19 décembre, 2013 Par Radio-Canada

 

L’armée canadienne annule le programme visant l’achat de nouveaux véhicules blindés d’une valeur de 2 milliards de dollars, à la suite d’un autre processus d’achat long et complexe qui aboutit dans l’impasse.

 

Des sources ont confié à La Presse Canadienne que des responsables de la Défense nationale doivent annoncer ce vendredi l’annulation du programme d’achat de 108 véhicules destinés au combat rapproché.

 

Les offres présentées par trois entreprises spécialisées en défense – Nexter, BAE Systems et General Dynamics Land Systems – arriveront à échéance lundi prochain, et l’armée a décidé de ne pas choisir de gagnant.

 

Le responsable devant officialiser cette décision, le général Tom Lawson, devrait également préciser que ce choix est militaire, et non pas politique.

 

Du côté du ministère des Travaux publics, on renvoyait jeudi toutes les questions à la Défense. Quant aux sources au sein de l’industrie de la défense, l’affaire était déjà connue jeudi matin.

 

Le projet visait l’acquisition de 108 véhicules de 36 tonnes pouvant transporter des troupes, mais aussi combattre à la manière de chars légers.

 

Le programme flottait dans les limbes depuis des mois, après que les Forces canadiennes se soient inquiétées, à une époque de budgets serrés, de leurs capacités à s’entraîner sur les nouveaux véhicules, à les utiliser et à les entretenir.

 

Les ressources budgétaires de l’armée ont fait l’objet de compressions allant jusqu’à 22 % depuis 2011, et des sources du milieu de la défense prévoient qu’une autre cure d’austérité – de 10 %, celle-là – est à prévoir d’ici la fin de 2014.

 

Au ministère de la Défense, on doit respecter un objectif de réductions budgétaires variant entre 2,1 et 2,5 milliards de dollars d’ici l’an prochain sans diminuer la taille des effectifs – quelque chose qui, ont dit les experts, allait entraîner des réductions draconiennes dans la formation et les opérations.

 

L’annulation de ce nouveau contrat militaire important pourrait revenir hanter les conservateurs, qui ont éprouvé des difficultés à tenir leurs engagements dans une longue liste d’équipements militaires.

 

Ce retour en arrière risque également de provoquer colère et frustration au sein du secteur de la défense, particulièrement chez les trois candidats au concours qui ont dépensé des millions de dollars depuis 2009 lors de deux phases de tests.

 

Ces trois compagnies devaient entre autres fournir des véhicules à des fins d’examen, un exercice qui comprenait l’exposition à des tirs à balles réelles et au souffle d’engins explosifs.

 

Les factures atteignent déjà plusieurs millions de dollars, et l’industrie de la défense bruisse de rumeurs à propos de poursuites en justice visant à récupérer ces sommes.

 

En plus des véhicules blindés, la Défense nationale et le ministère des Travaux publics ont annulé à l’été 2012 un programme visant à acheter 1500 camions destinés à l’armée. Ils ont depuis relancé ce projet.

 

Selon la source gouvernementale, les véhicules, commandés il y a plusieurs années, ne répondent désormais plus aux besoins de l’armée canadienne.

 

Les chercheurs en défense Michael Byers et Stewart Webb tenaient un discours similaire, plus tôt cette année, lorsqu’ils décrivaient ces véhicules comme une relique adaptée à la guerre froide, plutôt que pour les conflits à faible intensité auxquels l’armée risque de faire face à l’avenir.

 

« Les contribuables canadiens ont échappé à un piège de 2 milliards de dollars », a dit M. Byers jeudi.

 

« Il s’agit de la bonne décision, mais le fait qu’il aura fallu tant de temps au gouvernement n’inspire pas confiance envers le système d’acquisition. Si vous avez un programme d’achat qui ne fonctionne pas, vous devriez avoir le courage de dire non. »

 

Le fait que l’armée dise avoir besoin de certaines capacités avant de se raviser à l’intérieur d’une période de quatre ans révèle l’absence d’une politique cohérente en matière de défense, a-t-il ajouté.

 

Selon lui, d’autres achats importants, notamment le chasseur furtif F-35 et les navires de patrouille pour l’Arctique, souffrent des mêmes problèmes.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:55
Défense : Nexter s'offre de la poudre et des explosifs

Cette opération permet de rassembler les activités des Giat Industries et de SNPE dans le domaine des munitions

 

14/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La holding du groupe public d'armements terrestres Giat Industries a acheté SNPE. Une opération qui permet de rationaliser la filière munitionnaire française.

 

La France a sécurisé l'approvisionnement des armées dans le domaine munitionnaire. Dans ce cadre, Giat Industries, la holding du groupe public d'armement terrestre Nexter Systems, a annoncé vendredi avoir acquis 100 % de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Cette opération permet de rassembler les activités des deux sociétés dans le domaine des munitions et de rationaliser leur gestion, a annoncé Giat industries dans un communiqué.

 

    "Cette opération permet de rassembler, au sein d'un même groupe et dans le respect de leurs stratégies, de leurs clients et de leurs marchés respectifs, leurs activités dans le domaine munitionnaire", a expliqué le groupe dans un communiqué

 

Fin de vie pour SNPE

 

Nexter, fabriquant de blindés et d'artillerie, a réalisé un chiffre d'affaires de 742 millions d'euros en 2012. La SNPE, qui produit des poudres et des explosifs, a réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros la même année. Tous deux sont contrôlés à 100 % par l'Etat.

 

Leur rapprochement a été décidé au début de l'année. Ce qui actait la disparition de SNPE. Puis, le conseil d'administration de Giat Industries avait approuvé fin octobre l'acquisition de la totalité de la société des poudres et explosifs.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:50
La Norvège abandonne le programme Archer

L’imposant système d’artillerie Archer sur camion Volvo (Crédits FMV Ministère de la Défense suédois)

 

11 décembre, 2013 Guillaume Belan (FOB)

 

Bonne nouvelle pour l’industrie terrestre française, le canon d’artillerie automoteur Caesar se débarrasse de son concurrent britannique  !

 

La Norvège vient de signifier à la Suède, son partenaire dans le programme d’artillerie  Archer, qu’il abandonnait le programme. Lancé au milieu des années 90, le canon de 155 mm/52 calibre sur châssis articulé Volvo 6X6 A30D de 30 tonnes, était le fruit d’un développement commun entre l’industriel suédois Bofors (qui appartient aujourd’hui au groupe britannique BAE System) et la Norvège, selon un accord signé en 2008. Selon cet accord, la Norvège et la Suède partageaient les coûts de développement et de production et s’engageaient à acquérir 48 systèmes (24 pour Oslo et autant pour Stockholm). Patatras! Après quelques retards dans le développement du système, la Norvège qui a reçu l’exemplaire de pré-série fin septembre de cette année pour évaluation, vient de juger ce matériel trop lourd et pas suffisamment mobile. L’Archer « ne correspond plus au changement de concepts de notre armée » a annoncé la ministre de la Défense Eriksen Søreide, qui met ainsi un terme à la coopération nordique et de facto au programme Archer.

 

Canon Caesar - photo Armée de Terre

Canon Caesar - photo Armée de Terre

Cette décision met le groupe britannique BAE en difficulté sur ce programme, le privant d’un système d’artillerie autopropulsé pour les marchés export. C’est donc une excellente nouvelle pour les français Nexter et Renault Trucks Défense (RTD), qui avec le Caesar, il est vrai nettement plus léger (18 tonnes) et mobile voient un sérieux candidat s’effacer. L’Archer était notamment positionné sur des appels d’offres au Canada, en Croatie, au Danemark ou encore en Inde.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:56
Blindés : l'incertitude s'accroît pour Nexter sur l'appel d'offres au Canada

L'appel d'offres d'Ottawa porte sur l'achat de 108 blindés. Un débouché potentiel important pour le VBCI de Nexter.

 

03.12.2013 Par Alain Ruello – lesEchos.fr

 

Après quatre ans de procédure, le sort de l'appel d'offres de 2 milliards de dollars est toujours incertain.

 

A en perdre ses nerfs… Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre, le ministère de la Défense canadien n'a rien dit la semaine dernière sur la suite qu'il entend donner à son appel d'offres de 2 milliards de dollars portant sur l'achat de 108 blindés médians. Il serait question maintenant d'une annonce le 12 décembre. Ce nouveau report d'une procédure lancée il y a quatre ans déjà ne fait que renforcer le doute sur la volonté d'Ottawa de la mener à son terme. Même s'il y croit encore, Nexter risque de voir se refermer l'un des débouchés à l'exportation les plus prometteurs pour son VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie).

 

Trois grands noms de l'armement terrestre se disputent cette compétition, baptisée « CCV » pour « close combat vehicles » : l'américain General Dynamics, qui propose son Piranha V, le britannique BAE Systems avec le CV90 de sa filiale suédoise Hägglunds, et donc Nexter et son VBCI, en service dans l'infanterie française. Encore faut-il qu'il y ait un vainqueur. Les médias canadiens laissent entendre que le programme CCV a de grandes chances d'être sacrifié sur l'autel des économies budgétaires. Coïncidence ou non, le gouvernement cherche justement à raboter le budget de son armée de… 2 milliards.

 

 

Blindés : l'incertitude s'accroît pour Nexter sur l'appel d'offres au Canada

Contrat export indispensable

 

Si tel est le cas, Nexter va devoir reporter ses espoirs sur le Qatar, l'autre prospect chaud du moment parait-il. Au Danemark, les choses sont un peu plus lointaines. Quant aux Emirats arabes unis, là encore, tout est plus incertain depuis qu'Abu Dhabi a douché les espoirs du VBCI mi-février. La société locale Emirates Defense Technology se serait immiscée dans l'appel d'offres, bloquant de facto la concurrence étrangère. Le souci, c'est que la production de VBCI pour la France s'arrête en 2015. Faute de contrat export, le site de Roanne (Loire) risque la panne de charge, même s'il a obtenu un peu de répit avec un contrat de modernisation d'exemplaires déjà livrés.

 

Tout le problème pour Nexter (et pour Renault Trucks Defense, l'autre champion français) est de tenir jusqu'au remplacement des VAB, Sagaie et AMX-10 RC. Ce remplacement constitue l'un des volets majeurs du programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre. En principe, les contrats doivent être attribués l'an prochain, ce qui suppose que la compétition soit lancée rapidement. Enfin, s'il y a compétition. Comme les deux industriels ont absolument besoin de ces contrats, il se murmure que la DGA va se retrancher derrière les clauses de souveraineté, empêchant ainsi qu'un concurrent non français puisse répondre aux appels d'offres.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:50
Scorpene photo DCNS

Scorpene photo DCNS

 

29/11/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Accompagné d'une trentaine de chefs d'entreprise, François Hollande est ce vendredi en Pologne pour une visite très politique. Une occasion pour Paris de pousser les dossiers des industriels de la défense qui visent trois contrats majeurs.

 

Et si c'était enfin le déclic entre la Pologne et la France. La plupart des industriels de l'armement français auront leurs yeux rivés ce vendredi vers la Pologne, où se rend François Hollande pour une visite très politique. Trois à quatre contrats en cours de négociations les intéressent au plus haut point : un système de défense aérienne, des hélicoptères de transport et des sous-marins, voire plus tard des corvettes. Ce sera l'occasion de pousser ces dossiers lors des discussions entre le président français et son homologue polonais, Bronislaw Komorowski.

Selon des sources concordantes, Jean-Yves Le Drian - à condition qu'il parvienne à s'extraire du débat à l'Assemblée nationale - pourrait signer ce vendredi trois LOI (Letter of Intent) avec le ministre polonais de la Défense, Tomasz Siemoniak : naval (sous-marins et corvettes), aéroterrestre (hélicoptères) et, enfin, aérospatiale (spatial, avions ravitailleurs, avions de transport et défense aérienne). Trois LOI qui vont permettre aux industriels français de travailler dans un cadre formalisé, l'objectif étant qu'ils parviennent à travailler étroitement avec les groupes de défense polonais.

 

Rapprochement franco-polonais dans la défense

La signature de ces LOI découle de la visite le 8 mai dernier à Paris de Bronislaw Komorowski, invité à commémorer le 68e anniversaire de la victoire des alliés sur le nazisme lors de la Seconde Guerre mondiale. François Hollande, en compagnie du président polonais, avait déposé une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle. Puis, ils avaient remonté l'avenue des Champs Elysée entourés de la garde républicaine pour ranimer, ensemble, la flamme du Soldat inconnu au pied de l'Arc de triomphe. A cette occasion François Hollande et Bronislaw Komorowski avaient signé une LOI générale fixant le cadre d'une coopération dans la défense entre la Pologne et la France.

Ce rapprochement franco-polonais dans le domaine de la défense pourrait mettre fin à une période de disette pour les industriels français, qui font régulièrement un « bide » commercial à Varsovie. Sur la période 2007 et 2011, la Pologne, qui préfère acheter américain, allemand ou israélien, a ainsi royalement commandé à l'industrie tricolore 54,7 millions d'euros d'équipements militaires, selon le dernier rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France publié en octobre 2012. D'une façon plus générale, Paris souhaiterait opérer un rééquilibrage des relations commerciales avec la Pologne dont l'Allemagne est devenu le premier partenaire avec près de 26 % du marché polonais contre 6 % seulement pour la France.

 

Modernisation des forces armées polonaises

La Pologne, engagée dans un vaste programme de modernisation de ses forces armées, entend dépenser à cette fin 140 milliards de zlotys (33,3 milliards d'euros) au cours des prochaines années.

Contrairement aux autres pays européens, la Pologne, membre de l'Otan depuis 1999, n'a rien sacrifié de son budget Défense à la crise. En vertu d'une loi de 2001, ce budget reste fixé à 1,95 % du PIB. Cette année, il s'élève à 31,17 milliards de zlotys (7,4 milliards d'euros), dont plus du quart est consacré à la modernisation.

 

La Pologne proche de l'Allemagne

Les Allemands restent toutefois très présents en Pologne, qui a prévu de consacrer un budget de 2 milliards d'euros jusqu'à 2022 à l'achat de blindés. Ainsi, Varsovie va acheter 119 chars d'assaut Leopard d'occasion vendus par l'armée allemande, une transaction estimée à 180 millions d'euros, a annoncé vendredi dernier le ministère polonais de la Défense dans un communiqué. Les ministres polonais et allemand de la Défense, Tomasz Siemoniak et Thomas de Maizière, ont signé à Poznan (ouest) ce contrat portant sur 105 chars en version 2A5 et 14 chars en version 2A4, ainsi que sur 200 autres véhicules et pièces d'armements de soutien logistique, technique et d'entrainement.

L'armée polonaise dispose déjà de 128 chars Leopard 2A4, fabriqués dans les années 80 et modernisés en Pologne pour l'équivalent de plus de 200 millions d'euros. Après l'acquisition du nouveau matériel, "la Pologne sera parmi les plus importants utilisateurs de cette marque dans le monde", selon le communiqué. La Pologne, ancien pays du Pacte de Varsovie devenu membre de l'Otan en 1999, dispose actuellement d'environ 900 chars d'assaut, dont les 128 Leopard 2A4, et des véhicules de conception soviétique PT-91 et T-72.

 

Des contrats majeurs

Par ailleurs, Berlin lorgne avec insistance la vente de trois sous-marins à la Pologne (plus de 1,5 milliard d'euros). Le ministère de la Défense polonais est en train de préparer un appel d'offre favorable au groupe naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). Car après une étude, le ministère s'est rendu compte que les U212A ne satisfont pas à toutes les exigences obligatoires de la marine polonaise, dont notamment le système de propulsion du sous-marin et le système de sauvetage.

Outre l'appel d'offre pour l'acquisition de trois sous-marins visé par DCNS avec le Scorpène, la Pologne a prévu de consacrer un budget de plus de 6 milliards jusqu'à 2022 à l'acquisition de systèmes de missiles de courte et moyenne portée (défense aérienne). En concurrence, l'américain Raytheon associé au norvégien Kongsberg, l'israélien Rafael et le missilier européen MBDA, associé au polonais Polish Defense Holding (PHO), ex-Bumar.

 

Eurocopter vise un contrat de 3 milliards

Eurocopter met les gaz en Pologne. La filiale hélicoptériste d'EADS est en compétition pour remporter un appel d'offre estimé à 3 milliards d'euros environ pour la fourniture de 70 hélicoptères multirôles (versions tactique, navale et de sauvetage). Si Eurocopter gagne ce contrat face à l'italien AgustaWestland et l'américain Sikorsky, le constructeur européen et le motoriste Turbomeca installeront respectivement deux chaînes d'assemblage pour l'EC725 chez l'industriel polonais WZL 1 basé à Lodz.

DCNS surveille également un appel d'offre pour l'acquisition de trois corvettes et de trois OPV (Offshore patrol vessel), qui pourrait être lancé en 2014. Un contrat estimé à 1 milliard d'euros, qui intéresse aussi TKMS associé à son compatriote Lürssen, le néerlandais Damen et l'italein Fincantieri. Enfin, Nexter attend de son côté l'arme au pied la modernisation de l'artillerie polonaise. Varsovie souhaiterait consacrer un budget de plus de 1,5 milliard d'euros mais n'a pas lancé de processus d'acquisition pour des canons de 155 mm, des lanceurs MLRS (lance-roquettes multiple)...

 

La Pologne prête à coopérer dans les drones

Plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, la France et la Pologne, se sont engagés la semaine dernière à lancer des programmes communs sur les drones, avec l'ambition de produire la prochaine génération d'avions sans pilote à partir de 2020 à l'échelle européenne. Réunis à Bruxelles, les ministres de la Défense ont approuvé une série de projets de développement de drones MALE (moyenne altitude, longue endurance), l'une des lacunes les plus criantes de l'industrie européenne de défense.

Le lancement de ces programmes devrait être validé par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE au cours de leur sommet de décembre, consacré en partie à la défense. "Si l'Europe veut garder une capacité stratégique, il faut que les pays mutualisent, de manière pragmatique, leurs capacités et leurs actions", a expliqué le ministre Jean-Yves Le Drian à l'issue de la réunion. Il s'est félicité de la création du "club des pays utilisateurs de drones", qui entendent coopérer dans l'entraînement, la certification, la logistique, la maintenance et le développement des avions pilotés à distance. Ce "club" est formé initialement de sept pays: Allemagne, France, Espagne, Grèce, Italie, Pays-Bas et Pologne.

 

Israël pris la main dans le sac en Pologne

Le général Waldemar Skrzypczak, vice-ministre polonais de la Défense, responsable des contrats d'armements, a annoncé jeudi avoir présenté sa démission, suite aux accusations d'irrégularités concernant les appels d'offres. "Je fais l'objet d'attaques injustes qui sont devenues un poids trop lourd pour le Premier ministre, son gouvernement et le ministre de la Défense", a affirmé le général Skrzypczak, 57 ans, pour justifier sa démission, dans une déclaration publiée sur le site de son ministère.

Le général fait l'objet depuis septembre d'une enquête du parquet suite à des soupçons de corruption qu'il a toujours rejetés. Le quotidien polonais "Gazeta Wyborcza" a toutefois publié récemment le facsimilé d'une lettre adressée en mars à un haut responsable du ministère israélien de la Défense, où il semblait favoriser une société israélienne dans un appel d'offres pour l'achat de drones par l'armée polonaise.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 13:30
Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

Paris espère toujours que le Rafale atterrisse bientôt au Qatar

 

26/11/2013 Michel Cabirol, à Dubaï – LaTribune.fr

 

Troisième volet de notre série sur la diplomatie de la France au Moyen-Orient, le Qatar. Rafale, hélicoptères de transport NH90, véhicules blindés (VBCI) et défense aérienne... De très belles commandes pourraient prochainement être décrochées par la France à Doha.


 

C'est chaud, très chaud entre le Qatar et la France. Et la visite expresse le 17 novembre à Doha du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois confirmé que tous les clignotants y étaient au vert pour Paris. "Le ministre a reçu des messages positifs" lors de son escale de quelques heures au Qatar, où il a rencontré son homologue qatari à son retour du salon aéronautique de Dubaï, le général Hamad ben Ali Al-Attiya, explique-t-on à "La Tribune".

C'était sa quatrième visite depuis son arrivée hôtel de Brienne dans ce petit émirat richissime du Golfe persique, qui prépare activement la Coupe du Monde de football de 2022. Le chef de l'Etat François Hollande pourrait effectuer une visite à Doha au printemps 2014.

 

14 milliards d'euros en jeu

La France retient son souffle. Elle peut. Car sur les 22 milliards de "campagnes commerciales" actuellement engagées par les industriels de l'armement français au Qatar, certaines sont aujourd'hui très mûres. Quatre exactement pourraient être officialisées rapidement : le Rafale de Dassault Aviation, le NH90 d'Eurocopter, le système SAMP/T et les missiles Aster 30 proposés par Eurosam, GIE détenu à 66,66 % par MBDA et à 33,33 % par Thales, et, enfin, le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter. Soit un total d'environ 14 milliards d'euros.

"Une annonce peut intervenir à tout moment dans les semaines qui viennent", précise une source proche du dossier.

 

Le Rafale prêt à atterrir au Qatar

Le Rafale ? C'est la priorité de Paris. Pour deux raisons : il sauverait la loi de programmation militaire (LPM) et sa commande permettrait à François Hollande d'être le premier président français à vendre le bijou technologique de Dassault Aviation, dont les experts reconnaissent que l'appareil est arrivé à maturité. Et le contexte est favorable. Contrairement à Dassault Aviation et au consortium Eurofighter (Typhoon), les Américains n'ont pas répondu à la fin de l'été à l'invitation des Qataris, qui ont été vexés par l'attitude des Etats-Unis. "Mais les Etats-Unis peuvent tout se permettre...", sourit jaune un industriel.

L'absence de réponse des Américains a brouillé quelque peu les cartes. Les Qataris, qui veulent 72 avions de combat, probablement en deux tranches (36 + 36), souhaitaient à la fin de l'été aller très vite. "L'embarras ne devrait pas trop durer, souligne de façon pragmatique un industriel du secteur. Soit les Américains répondent avant la fin de l'année, soit ils ne répondent pas. De toute façon, la question sera tranchée dans les deux cas". Doha attend maintenant une proposition de Washington début décembre, précise-t-on à "La Tribune".

Tout dépendra donc de la proposition américaine : F-35 ou F-15 et F-16 ? Des tensions entre les deux industriels américains, Boeing et Lockheed Martin, à l'image de ce qui s'est passé en Corée du Sud, ont peut être retardé la réponse de Washington, tente d'expliquer un autre industriel. "Si les Américains choisissent le F-35, Doha pourrait prendre un peu de temps pour examiner la proposition de Washington, explique-t-on à "La Tribune". Ils souhaitent une flotte mixte, un appareil américain et un appareil européen". Quelle sera in fine le panachage ? A suivre.

 

VBCI et NH90, têtes de gondole de la France

photo EMA

photo EMA

Paris croit beaucoup aux chances du véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter qui est arrivé dans le groupe de tête à l'issue des évaluations face à ses rivaux allemand (Boxer de KMW et Rheinmetall), finlandais (Patria AMV) et turc. Des VBCI équipés du futur missile moyenne portée (MMP) grâce à la tourelle de Nexter T40. Doha souhaite acquérir 480 véhicules pour les forces terrestres ainsi que 200 exemplaires pour la garde spéciale de l'émir.

Par ailleurs, Eurocopter espère vendre le NH90 dans sa version terrestre et navale. cette dernière sera équipé de missiles anti-navires Marte (MBDA). Le constructeur travaillait sur deux propositions, l'une étant de panacher la version terrestre (12 modèles TTH) et navale (10 NFH), l'autre étant de proposer que du NFH (22 exemplaires). Face au NH90, les Américains proposent le Seahawk de Sikorsky. En revanche, les Qataris préfèrent pour renouveler leur flotte d'hélicoptères de combat (une douzaine d'appareils) l'Apache de Boeing au Tigre d'Eurocopter.

 

SAMP/T, un test au Moyen-Orient

 

La France au Moyen-Orient (3/5) : le Qatar premier client du Rafale ?

Le missilier MBDA dispose également de bonnes chances pour équiper les forces armées dans le domaine de la défense aérienne. Le groupe européen propose le système SAMP/T équipé de missiles antimissiles Aster Block 1 pour la défense aérienne dans le cadre du GIE Eurosam. Ce sera un bon test dans la région pour ce produit.

L'objectif de Washington est lui de vendre aux pays du Golfe un système de défense aérienne multi-couches - de la courte à la longue portée - équipés de senseurs américains dans le cadre du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (GCC) : Arabie saoudite, Oman, Koweït, Bahreïn, Émirats Arabes Unis et Qatar. Une façon de verrouiller complètement ce marché et de le fermer à la concurrence. "Washington a fait une présentation il y a cinq, six ans à tous les chefs d'états-majors de l'armée de l'air du GCC", se rappelle un industriel.

Une telle décision, si elle était acceptée, mettrait les six pays du GCC dans les mains des Américains. Ce que ne veulent absolument pas les Européens qui tentent de convaincre les Etats du GCC de prendre un système flexible avec une architecture ouverte. Un tel système permettrait aux industriels concurrents de glisser des propositions spécifiques adaptables aux systèmes américains. Soit des capacités différentes dans chaque pays.

 

Frégates et corvettes

A plus long terme, à l'horizon 2020, le Qatar souhaite renforcer sa composante navale. MBDA et le groupe naval DCNS proposeront deux frégates de 4.000 à 4.500 tonnes équipées de systèmes anti-missiles Aster 30. Enfin, le Qatar pourrait choisir rapidement à l'issue d'un appel d'offres un constructeur pour équiper la marine qatarie de quatre corvettes destinées à veille sous-marine. DCNS est sur les rangs avec la Gowind et propose son système de combat, le Setis.

Lire ou relire les deux premiers volets :

La France au Moyen-Orient (1/5) : quand la diplomatie va, tout va... mieux

La France au Moyen-Orient (2/5) : Paris chasse en Arabie Saoudite le mégacontrat Sawari 3

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 12:50
Après BAe, GDELS-Steyr licencie

 

30.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Les constructeurs traditionnels de véhicules blindés vont mal. Le groupe européen de l’armement terrestre GD European Land Systems (GDELS), filiale européenne du géant américain General Dynamics s’apprête à supprimer jusqu’à 200 emplois dans sa filiale autrichienne Steyr. L’essentiel des licenciements vont dramatiquement affecter l’usine Steyr de Simmering, près de Vienne. Les négociations pour un plan social ont été lancées  cet été et les premiers départs sont attendus début 2014. En cause, bien sûr, l’effondrement des commandes de véhicules blindés. Un marché des blindés qui devient très difficile dû aux baisses significatives des budgets défense et également à l’arrivée des pays « low cost » sur ce segment (Chine, Turquie, Corée…). Steyr terminera en avril 2014 la livraison des derniers transports de troupe de type Pandur II (photo) commandés par le Koweït. Steyr a notamment réalisé lʼAscod (véhicule de combat dʼinfanterie austro-espagnol), connu sous le nom d’Ulan dans l’armée autrichienne.  Et même si l’Ascod serait retenu dans la compétition britannique FRES Scout, l’offre prévoit que les caisses seront réalisées par la filiale espagnole de GDELS (Santa Barbara Sistemas). Au final, il ne devrait rester chez Steyr à Simmering qu’entre 70 à 150 employés, autant dire rien. Steyr qui emploi encore 400 personnes aujourd’hui, va donc de facto quasiment disparaitre, ne conservant qu’une activité locale minime de MCO (Maintien en condition opérationnelle).

 

L’activité terrestre de BAe  mal en point

 

Le mouvement des fermetures d’usines de plateformes terrestres a débuté déjà il y a quelques années. Le géant anglo-américain BAE licencie lui aussi à tour de bras, y compris aux USA, suite aux baisses importantes des budgets et contrats défense. Les 300 employés de l’usine texane de Sealy, près de Houston, vont se retrouver sur la carreau dès juin de l’année prochaine. Même sur ses terres, le britannique s’efface, l’usine de Leicester a déjà fermé ses portes et celle historique de Newcastle (plus de 300 salariés), qui produit le véhicule du génie Terrier va fermer dans les mois qui viennent. Il s’agit de la dernière usine de production de plateformes terrestres sur le territoire britannique. Les capacité de production de BAe en Europe vont bientôt se limiter à celle suédoise d’Hagglunds, qui a également vu sa surface diminuer…

 

A contrario, en France, Nexter semble bien se porter et la tendance est plutôt à l’embonpoint des effectifs. Pourvu que cela dur !

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 12:55
Défense : Giat Industries s'offre SNPE

25/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le conseil d'administration de Giat-Industries, société de tête du groupe Nexter a approuvé jeudi l'acquisition de la totalité des titres de la SNPE

 

Le conseil d'administration de Giat-Industries, holding de tête du groupe Nexter, réuni jeudi, a approuvé l'acquisition de la totalité des titres de la SNPE "dans le but de renforcer et consolider la filière industrielle et par la même de conforter les approvisionnements du groupe", a annoncé ce vendredi Nexter. L'Etat est actionnaire à 100 % des deux sociétés.

Sur les 18 membres du conseil d'administration, seuls douze ont participé au vote - les représentants de l'Etat n'ayant pas souhaité y participer pour des raisons de conflit d'intérêt, la plupart étant administrateur également de SNPE. Ce projet a recueilli neuf voix  pour tandis que les trois administrateurs CGT se sont abstenus.

Le groupe d'armement public s'offre ainsi Eurenco (filiale poudres et explosifs de SNPE), qui devrait réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros en hausse de 9 % par rapport à 2012 (248 millions), pour le modeste montant de 3 millions d'euros environ, notamment en raison des potentiels passifs environnementaux pesant sur l'ancien groupe de chimie.

 

Consolidation européenne

"A terme ce rapprochement doit aussi favoriser la consolidation européenne du secteur poudres et explosifs", a-t-il précisé. Ce projet permettra le développement d'Eurenco et de ses compétences "au bénéfice de tous ses clients", a rappelé Nexter. Eurenco vend au groupe présidé par Philippe Burtin 30 % de sa production tandis qu'il exporte environ 60 % environ de sa production. Dans ce cadre, Giat-Industries "préservera l'autonomie du sous-groupe SNPE par rapport à Nexter Systems et ses filiales".

Dans une seconde étape, Philippe Burtin aimerait pouvoir rapprocher Eurenco de son rival Nitrochemie, une coentreprise détenue par l'allemand Rheinmetall et le suisse Ruag. Car selon lui, il ne peut pas y avoir deux fournisseurs européens de cette taille sur un marché aussi restreint.

 

L'opération devrait être achevée autour su 15 décembre

Pour rendre effectif ce rachat en 2013, il reste néanmoins à mener à son terme les démarches entreprises auprès des autorités de la concurrence ainsi que les procédures réglementaires d'informations des instances représentatives du personnel qui leur sont associées. Ainsi, un comité central d'entreprise (CCE) doitse  réunir début novembre.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:50
TITUS (France)

TITUS (France)


07/10/2013 par SITTA

 

L’édition 2013 se distinguait des éditions précédentes par l’importance consacrée à la partie marine. Ce salon a réuni quelques 1400 exposants venant d’une quarantaine de pays. De très nombreuses PME anglaises et canadiennes,ordinairement peu présentes sur les salons internationaux mais développant des matériels de qualité, participaient à l’évènement. Probablement lié à l’actualité syrienne, on notera également la présentation de plusieurs engins de reconnaissance NRBC. Les sociétés françaises qui avaient fait le déplacement ont exposé de nouveaux matériels comme ACMAT (avec son ALTV reconnaissance), NEXTER (avec le véhicule blindé polyvalent TITUS) et METRAVIB (avec son PIVOT 5).

 

TITUS (Nexter-France)

NEXTER présentait le TITUS (Tactical Infantry Transport and Utility System). Véhicule polyvalent, cet engin blindé 6x6 peut être décliné en de nombreuses versions : transport de troupes (13 passagers, équipage compris), poste de commandement, ambulance, dépanneuse, génie, véhicule d’observation, UGV (unmanned Ground Vehicle), véhicule d’appui avec intégration d’un mortier semi-automatique de 120 mm etc…

En fonction de sa mission le TITUS dispose :

  -        d’équipements adaptés (grilles de protection anti-RPG, drone aérien et terrestre, échelle d’assaut, capteurs électroniques et optroniques, etc....),

-          d’un niveau protection adapté à la menace (niveau 2 à 4 Stanag 4569),

-          d’un armement adapté aux cibles qui doivent être traitées (tourelle téléopérée armée d’une mitrailleuse de 7,62 x 51 ou d’un canon de 20 mm) sur l’engin présenté une tourelle ARX 20 y est monté.

  L’intégration d’équipements nouveaux (sièges suspendus, ceintures cinq points, etc...) assure une meilleure protection des passagers. L’engin est équipé d’un moteur de 440 chevaux. Il se déplace à une vitesse de 110 km/h et son autonomie est de 700 kilomètres.

TITUS (France)

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LRT 3 (PGW DEFENCE-Canada)

La firme canadienne PGW DEFENCE présentait le fusil anti-matériel LRT 3 chambré pour la munition 12,7 x 99 mm.

LRT 3 (Canada)

Sa crosse squelette, réglable et repliable sur le côté droit, est ergonomique et réduit notablement l’encombrement du fusil. Un long rail picatinny, courant sur la presque totalité du fut, permet le montage d’une lunette de visée diurne qui peut éventuellement être couplée à une lunette de visée nocturne de type clip on. D’autres rails picatinny permettent la fixation d’un bipied, d’un pointeur laser, d’une conduite de tir, etc... Le puits de chargeur placé devant l’arcade de pontet à une capacité de 5 cartouches.

Ce fusil mesure 1333 mm et pèse 11,42 Kg. Sa taille est ramenée à 1110 mm lorsque la crosse est repliée. Son canon de 736 mm est  fluté sur la première moitié de sa longueur. Il est doté d’un imposant cache-flamme à trois chambres sur lequel vient s’adapter un modérateur de son développé par la firme suisse  Brugger & Thomet

LRT 3 (Canada)

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TRAP T 192 (Precision Remotes-Etats-Unis)

La société Precision Remotes est spécialisée depuis de nombreuses années dans les plateformes armées télécommandées. A l’occasion du salon DSEI 2013, cette firme présentait le TRAP T 192. Ce système est piloté à distance et permet d’effectuer des tirs précis sans exposer de tireur. Il peut être alimenté par batteries ou par panneaux solaires souples. Son orientation en site et en azimut lui donne la capacité de multiplier les cibles.

Le système léger (seulement 7 kg) est compatible avec de nombreuses armes : fusil anti-matériel M 82, fusil de précision SR 25,  mitrailleuse M 240, mitrailleuse M 249, etc. …Par ailleurs, il peut être couplé avec un détecteur de départ de coup.

La société Precision Remotes est spécialisée depuis de nombreuses années dans les plateformes armées télécommandées. A l’occasion du salon DSEI 2013, cette firme présentait le TRAP T 192. Ce système est piloté à distance et permet d’effectuer des tirs précis sans exposer de tireur. Il peut être alimenté par batteries ou par panneaux solaires souples. Son orientation en site et en azimut lui donne la capacité de multiplier les cibles.

Le système léger (seulement 7 kg) est compatible avec de nombreuses armes : fusil anti-matériel M 82, fusil de précision SR 25,  mitrailleuse M 240, mitrailleuse M 249, etc. …Par ailleurs, il peut être couplé avec un détecteur de départ de coup.

TRAP T 192 (Etats-Unis)

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Protector Super Lite (Kongsberg-Norvège)

La firme norvégienne Kongsberg présentait la tourelle téléopérée Protector Super Lite. En raison de sa légèreté (30 kg), cette RCWS (Remote Control Weapon System) peut être montée sur de nombreux supports (engins à roues, engins chenillés ou plateformes fixes).

Comme la Kongsberg Protector M 151, cette tourelle est modulaire et peut accueillir des optiques, des armes et des équipements. La version présentée était dotée d’un lance- fumigènes développés par Rheinmetall et d’une mitrailleuse de type MAG 58.

Protector Super Lite (Norvège)

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Caracal CP 663 (Caracal-EAU)

La firme émiratie présentait deux nouveaux pistolets : le Caracal CP 664 (compact size) et le Caracal CP 663 (full size).

Le pistolet Caracal CP 663 fonctionne en double action. Il mesure 206 mm de long, sa largeur est de 31 mm et sa hauteur de 134 mm. Il pèse 1306 grammes.

La face avant de la poignée pistolet est en bois avec un quadrillage qui lui assure une bonne préhension. A l’’arrière, un busc vient protéger la main du tireur. L’approvisionnement s’effectue par le puits de chargeur placé dans la poignée pistolet. Le boitier chargeur contient 18 cartouches.

Le système de visée est constitué d’une hausse et d’un guidon. L’arme ne dispose pas de rails de fixation pour accessoires (comme un pointeur laser ou une lampe tactique). L’arcade de pontet est de type arrondi.

Caracal CP 663 (EAU)

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ACCURACY AXMC (Accuracy International-Angleterre)

La firme anglaise Accuracy International présentait plusieurs armes dont l'Accuracy AXMC. Ce fusil multi-calibres (308 winchester-300 Winchester Magnum - 338 Lapua Magnum). Le châssis permet de plus de changer facilement et rapidement les canons, permettant au tireur de choisir la longueur du canon qui correspond a sa mission. La longueur des canons peut varier en fonction des calibres de 16 (406 mm) à 27 pouces (686 mm) L'arme dispose d'une crosse squelette repliable sur le coté de l'arme, celle ci permet le réglage en longueur et en hauteur, de plus un monopode est intégré. Celle ci est différente des crosses de la famille Accuracy AX. L'arme dispose d'un chargeur pouvant contenir 10 cartouches. Le canon est pourvu d'un cache flamme a deux chambres permettant le montage rapide de modérateur de son. Le fusil dispose d'un rail de fixation picatinny sur le dessus de l'arme qui permet le montage de système de visée diurne ou nocturne. Sur l'image l'arme est équipé d'une lunette de visée Schmidt & Bender avec une lunette clip-on Qioptiq Sniperkite. L’arme peut tirer toute la gamme de munitions (FMJ, Traçante, traçante IR, perforante, SLAP, etc..).

Accuracy AXMC (Angleterre)

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EELS (Extreme Performance-Angleterre)

La firme anglaise Extreme Performanceprésentait le module de déminage EELS (Explosive Extraction Line System). Ce système a été développé à la demande du ministère de la défense anglais en 2011.

EELS (Angleterre)

Ce nouveau système est intéressant pour plusieurs raisons :

-     son poids est de seulement 11 kilogrammes,

-     il est complet en un seul fardeau,    

-     il n’utilise pas de roquette de lancement,  ce qui réduit considérablement la signature sonore et ne produit ni flamme, ni fumée,

-     sa mise en œuvre est simple et rapide (environ 2 minutes).

Le système permet de nettoyer un axe de 20 centimètres de large sur une distance de 45 à 55 mètres.

EELS (Angleterre)

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METRAS MRV (Penman-Angleterre)

Le METRAS MRV est un engin 4x4 de transport de troupes pouvant embarquer huit personnes et deux membres d’équipage. Sa protection balistique le préserve des munitions de petit calibre et des éclats du champ de bataille.

METRAS MRV (Angleterre)

Ce véhicule est équipé d’un moteur de 5 litres 4 cylindres de 200 chevaux. Sa vitesse est de 120 km/h et son autonomie de 800 kilomètres. L’engin est en outre doté d’un système centralisé de gonflage des roues. Sa défense est assurée par un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse lourde M 2 HB (12,7 x 99 mm) et par des meurtrières placées de chaque coté du véhicule.

Le METRAS MRV est aérotransportable par avion de transport Hercules C 130.

METRAS MRV (Angleterre)

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Range Rover 130 Workshop (Range Rover-Angleterre)

La firme anglaise Range Rover présentait le Range Rover 130 Workshop conçu pour la maintenance opérationnelle.

Range Rover 130 Workshop (Range Rover-Angleterre)

Ce véhicule intègre de nombreux équipements parmi lesquels on trouve notamment:

-    un générateur électrique,

-    un  compresseur pneumatique,

-    un étau,

-    des caisses à outils avec tiroirs,

-    une grue mécanique permettant de soulever une charge de 200 kg,

-    des jerrycans de carburant,

-    d’un auvent qui permet aux mécaniciens de travailler à l’abri.

Le véhicule est équipé d’un moteur diesel de 90 CV. Sa charge utile est de 850 Kg. Il mesure 5,32 m de long, 1,79 m de large et 2,175 m de haut. Son rayon de braquage est de 14,36 m.

Range Rover 130 Workshop (Range Rover-Angleterre)

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ALTV Torpedo FS (ACMAT-France)

L’ALTV Torpedo FS est un véhicule de reconnaissance développé par la firme ACMAT. Doté d’un moteur turbo diesel de 190 CV, ce véhicule compense l’absence de blindage par sa rapidité (160 km/h) et son excellente autonomie (1600 kilomètres).

ALTV Torpedo FS (France)

Sa charge utile est de 1,3 tonne et son poids total de 5,8 tonnes. L’ALTV Torpedo FS est aérotransportable par Hercules C 130, Transall C 160, CH 47 Chinook, etc.

La version présentée était armée d’une mitrailleuse électrique de type M 134. Elle était  également dotée de lance grandes fumigènes (Rheinmetall) placé sur le capot et de chaque côté du véhicule pouvant simultanément tirer plusieurs munitions fumigènes avec un angle différent.

ALTV Torpedo FS (France)

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Terrier (BAE-Royaume-Uni)

Ce véhicule blindé du génie est en service dans l’armée britannique (army et Royal Marines) depuis juin 2013. Il pèse 32,5 tonnes en ordre de combat et est armé d’une mitrailleuse de type MAG 58 (7,62 x 51 mm). L’équipage est constitué de deux personnes mais le Terrier peut également être utilisé en mode télécommandé jusqu’à 1000 mètres.

Terrier (Royaume-Uni)

Sa pelle hydraulique d’une capacité de 2,8 m³ et son godet monté sur un bras articulé hydraulique de 0,4 m³ déplacent troncs d’arbres, fascines etc….

L’engin est équipé  d’un moteur Carterpillar de 700 chevaux. Sa vitesse maximum est de 70 km/h, mais cette vitesse est ramenée à 40 km/h en tout terrain. Un système de vision diurne et nocturne permet le travail de jour comme de nuit. Enfin, une remorque peut être couplée avec le Terrier pour augmenter l’emport d’accessoires.

A ce jour, soixante véhicules ont déjà été commandés.

Terrier (Royaume-Uni)

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Pivot 5 (Metravib-France)

Ce salon était marqué par la première apparition du détecteur de départ de coup Pivot 5. Cette nouvelle version, montée sur véhicule RG 35, est à la fois simple et précise. Les données techniques ne sont pas encore disponibles. En raison de ses performances, le système Pivot a déjà remporté de nombreux succès à l’export.

Pivot 5 (France)

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AN/TPQ 50 (SRC Tec-Etats-Unis)

Parmi les nombreux radars présentés par la firme SRC Tec, figurait le radar de contre-batterie l’AN/TPQ 50.

Ce radar, qui utilise la fréquence L-Band, détecte les tirs ennemis jusqu'à 10 kilomètres (roquettes, obus de mortier et munitions d’artillerie etc…) et assure une aide à la riposte en fournissant les coordonnées du départ de coups. Son principal atout réside dans sa précision. L’ANTPQ 50 est équipé d’antennes non rotatives qui localisent les cibles sur 360°.

Il peut être monté sur un engin tactique comme le Hummer ou sur un trépied pour assurer la surveillance d’une base fixe. Le système permet de désigner plusieurs cibles simultanément.

AN/TPQ 50 (Etats-Unis)

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SOPHIE LITE (Thales UK-Royaume-Uni)

La firme Thales UK présentait la SOPHIE LITE, module optronique destiné à assurer la surveillance et la désignation d’objectif.

Ce module est léger (1600 grammes) et peu encombrement (181 x 190 x 87 mm). Il dispose d’une voie jour, d’une voie thermique qui fonctionne dans la bande 8-12 µm, d’un GPS, d’un compas numérique, d’un télémètre laser permettant de mesurer une cible à 5 kilomètres avec une précision de 5 mètres. lI est doté d’une batterie autonome mais peut également se raccorder à une batterie extérieure. Son autonomie varie de 4 à 6 heures.

Le système peut être utilisé à la main ou sur tripode pour des opérations de surveillance. On peut penser que cette version « lightweight » connaisse un succès équivalent aux versions précédentes.

Sophie Lite (Royaume-Uni)

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AVON ST 53 SD (AVON-Angleterre)

Le ST53SD est un masque NBC destiné aux forces spéciales. Cette variante du ST 53est équipé d’un VPU (Voice Projection Unit) avec microphone et est couplée à une bouteille d’oxygène d’une capacité d’un ou de deux litres. Un harnais et une jauge de niveau complète l’ensemble. Ce type d’équipement est utilisé lors d’assauts en zone confinée. Le ST53SDpeut être doté de différents types de visières dont un modèle sert de protection laser.

Attestant de la qualité des produits de la firme Avon,le détachement de l’ONU chargé de contrôler la présence de produits chimiques en Syrie était doté d’équipements de la marque.

Avon ST 53 SD (Angleterre)

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Spring (Watergen-Israel)

La firme israélienne Watergen, spécialisée dans les systèmes de traitement de l’eau, présentait le système Spring. Ce système, monté sur claie de portage, purifie  l’eau impropre à la consommation : eau stagnante, infectée par des virus, contenant des pesticides, des métaux lourds, etc…

Spring (Israël)

THOR (CTruck-Royaume-Uni)

Développé par CTruck, le Twin Hulled Offshore Raider (THOR) faisait sa première apparition publique lors du salon DSEI 2013. Le THORa été développé par CTruck en partenariat avec un certain nombre de sociétés associées sous la bannière du consortium CTruck CAP (Collaborative Amphibious Project). Ce groupe industriel a été créé avec la ferme intention de se lancer dans la compétition du marché des patrouilleurs multi-rôles traditionnellement dominé par les grands groupes. Le THOR a été conçu pour être une embarcation multi-rôles, à prix abordable, utilisable sur une large gamme d’applications allant de la protection de force maritime à la patrouille côtière en passant par l’assistance humanitaire et l’évacuation de blessés. D’une longueur de 11.50 mètres et fabriqué en matériaux composites, le THORest capable de dépasser la vitesse de 40 nœuds. Le THOR a été conçu pour être rapidement déployable à partir de nombreux moyens existants et à venir, tels quels les avions C-17 ou A-400M, ou le navire CTruck 50T.

THOR (Royaume-Uni)

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OMS 200 (Cassidian Optronics GmbH-Allemagne)

Cassidian Optronics GmbH, préalablement connu sous le nom de Carl Zeiss Optronics présentait, sur le salon, son nouveau mât optronique OMS 200. La conception modulaire et compacte du mât OMS 200 lui octroie une faible signature. Il intègre une suite de senseurs passifs à haute résolution. Celle-ci comprend une caméra Short-Wavelength InfraRed (SWIR), une caméra TV jour-nuit et un télémètre laser à sécurité oculaire. Tous les senseurs sont intégrés derrière une unique fenêtre de protection. Ceci permet de conduire, avec un seul mât, les tâches d’attaque et de veille nécessitant habituellement plusieurs aériens. Une caméra Mid-Wavelength InfraRed (MWIR) peut être ajoutée, en option, permettant ainsi au mât optronique d’être utilisé pour des tâches de renseignement et de reconnaissance dans des conditions de visibilité difficiles. Une interface universelle autorise l’interaction avec d’autres aériens à vocation ESM ou GPS. Le mât OMS 200 a été conçu de manière à pouvoir être installé sur une grande variété de sous-marins. Enfin, sa conception modulaire autorise l’ajout de nouveaux senseurs sans changement de configuration du mât.

OMS 200 (Allemagne)

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UMAT (Bruker et ESG- Allemagne)

Bruker Detectionet Elektroniksystem und Logistik-GmbH(ESG) ont initié un programme de recherche et de développement pour installer un équipement de détection d’alerte chimique et radiologique sur le drone UMAT (Unmanned Mission Avionics Test Helicopter). Le projet faisait ses débuts mondiaux sur un stand partagé par Bruker et ESG au salon DSEI. La phase consacrée à la fabrication étant terminée, celle dédiée aux essais en vol devrait débuter prochainement. Le projet avait été lancé pour répondre à un besoin émergent sur le marché de la détection pour un drone à vocation NRBC (Nucléaire Radiologique Bactériologique et Chimique). La phase initiale de conception et d’assemblage combinant le vecteur UMAT (ESG) et le détecteur chimique µRAID (Bruker) a été menée avec succès. Celle-ci a également permis l’intégration de capacités de Command and Control (C2). Il est prévu qu’après l’achèvement de la phase d’essais en vol dédiée au composant chimique, le composant radiologique soit intégré à l’ensemble. L’UMAT d’ESG est basé sur le drone NEO S-300/S-350 de la société Swiss UAV.

UMAT (Allemagne)

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ARCIMS (Atlas Electronics UK - Royaume-Uni)

Atlas Elektronik UKprésentait sur le salon l’Atlas Remote Combined Influence Minesweeping System  (ARCIMS), une embarcation non-pilotée destinée à la guerre des mines. L’ARCIMS a été développé pour répondre aux exigences de la prochaine génération de systèmes dédiés à la guerre des mines, travaillant en réseau et commandés depuis la terre ou un bâtiment. Basé sur un drone de surface (USV) de 11 mètres de long, l’ARCIMS a été conçu pour permettre un transport aisé et rapide (par voie terrestre, maritime ou aérienne) afin de répondre aux demandes d’ouverture de théâtre ou de déploiement opérationnel sous faible préavis. Les performances du système ont été éprouvées lors d’une période d’essais intensifs réalisée sur le site d’essais d’AtlasElektronik à Bincleaves (Royaume-Uni). Les opérations réalisées sans pilote à bord ont démontré la maturité de la technologie. Le système peut être déployé et opéré depuis la terre, à partir d’un bâtiment de surface (bâtiment de guerre des mines par exemple). L’ARCIMS peut être utilisé de manière autonome ou être associé à un dispositif intégré de guerre des mines.

ARCIMS (Royaume-Uni)

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Sea Eagle FCRO (Chess Dynamics-Angleterre)

Chess Dynamics a levé le voile, lors de ce salon, sur le Sea Eagle FCRO (Fire Control Radar Optic), une conduite de tir associant senseurs radar et électro-optique, destinée au contrôle des canons navalisés. Le système Sea Eagle FCRO combine un radar doppler FMCW(Frequency Modulated Continuous Wave) et une suite de senseurs électro-optique, permettant la détection, l’acquisition, la poursuite et l’engagement de cibles aériennes ou navales quelles que soient les conditions météorologiques. Le Sea Eagle FCRO peut être utilisé comme un des éléments constituant d’un système de combat ou de manière indépendante via une console autonome. Le radar FMCW, fournit par la société Weibel Scientific, permet l’acquisition de cibles à longue distance et une poursuite précise. La suite électro-optique, fournit par Selex ES, comprend une caméra TV jour-nuit et une caméra thermique Mid-Wavelength InfraRed (MWIR) dédiée à l’identification des cibles et la veille passive.

Sea Eagle FCRO (Angleterre)

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Hawk-S (Selex ES- Royaume-Uni)

Selex ES, filiale de Finmeccanica, a dévoilé à DSEI la caméra thermique SLX Hawk-S annonçant dans le même temps que la Royal Navy en serait la première cliente. Basée sur la série SLX de Selex ES, la caméra Hawk-S est destinée à un large panel d’applications comprenant la surveillance des frontières, la sécurité maritime ou la défense aérienne. L’amélioration annoncée des performances, en termes de portée et de qualité d’images, constitue une réelle avancée dans le secteur des caméras thermiques navalisées.

Opérant dans le domaine Medium Wavelength Infrared  (MWIR), elle dispose d’une lentille à zoom continu. Un dispositif optionnel autorise une résolution d’image de l’ordre de 1,3 Mégapixels.

Hawk-S (Royaume-Uni)

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Hurricane ZH 955 OHB MACH II (Zodiac Milpro-France)

Le dernier né de la gamme des embarcations pneumatiques à coque rigide de la société Zodiac Milpro faisait ses débuts à DSEI. Le Hurricane ZH - 955 OHB MACH II dans sa version ”intercepteur” a pris part aux démonstrations dynamiques réalisées sur le plan d’eau du salon. Le ZH-955 OHB MACH II de 9,5 mètres de long a été conçu pour combiner la maniabilité, la durabilité et la performance qui font la renommée de Zodiac Milpro. Propulsé par trois moteurs hors-bords V6 Evinrudede 300 chevaux chacun, le Hurricane est capable d’emmener une équipe de visite ou de commandos à une vitesse maximale de 57 nœuds et de franchir une distance de 140 nautiques maximum. La coque MACH II (Military Air Channelled Hull)développée pour réduire la traînée et améliorer la stabilité directionnelle, afin d’atteindre des vitesses élevées en toute sécurité, concourent à performances. La conception du ZH-955 OHB MACH IIoffre une faculté de reconfiguration rapide en fonction de la mission à exécuter. Ainsi, les rails présents sur le pont  permettent de replacer aisément les assises, les systèmes de pilotage ou les supports d’armement selon la nature de la mission.

Hurricane ZH 955 OHB MACH II (France)

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OPV de 55 m (Rolls Royce-Royaume-Uni)

Rolls-Royce a dévoilé un nouveau concept de bâtiment de patrouille maritime lors du salon DSEI. Il s’agit du premier né d'une famille de navires de protection des approches maritimes. Ce nouveau bâtiment de 55 mètres bénéficie d’une gamme de matériels signée Rolls-Royce (stabilisateurs, propulseurs, appareil à gouverner, hélices à pas fixe) et MTU (moteurs diesel, générateurs diesel). Le principe de conception, offrant une capacité multi-missions, est basé sur une architecture principale qui sera répliquée sur l’ensemble de la famille des OPV Rolls-Royce. Cette plate-forme commune doit permettre d’adapter la livrée du bâtiment aux besoins des clients dans un délai restreint. D’un déplacement d’environ 500 tonnes, le nouveau navire est adapté aux missions de patrouille, d'interception, de recherche et de sauvetage. Une version de 90 mètres du navire sera proposée d'ici la fin de l'année, une autre de 75 mètres devrait suivre en 2014.

OPV (Royaume-Uni)

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Multirole Patrol Aircraft (ADASI TAWAZUN-EAU)

Abu Dhabi Autonomous System Investment (ADASI) développe, en partenariat avec Piaggio Aero, le Multirole Patrol Aicraft(MPA) basé sur l’avion d’affaire Piaggio P.180 Avanti II. Le premier vol devrait intervenir en milieu d’année 2014. Le MPA est le deuxième aéronef spécialisé décliné à partir de l’Avanti II. Piaggio avait présenté la version P.1HH Hammerhead, un drone à vocation ISR, à l’occasion du dernier salon du Bourget, en juin 2013. La motorisation est assurée par deux turbopropulseurs Pratt & WhitneyCanadaPT6A-66B délivrant 850 chevaux, couplés à des hélices à cinq pales Hartzel. Saab a participé au  programme en fournissant le système de mission, qui comprend une série de capteurs et de systèmes de communications. L’aménagement intérieur comporte deux consoles opérateurs amovibles de part et d’autre de la cabine et deux réservoirs supplémentaires pour augmenter l’autonomie. L’avion est capable de monter jusqu’à 41 000 pieds et de patrouiller à haute altitude pendant plus de dix heures. Sa vitesse de pointe de mach 0.65, est la plus élevée parmi les MPAdotés de turbopropulseurs.

MPA (EAU)

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Halcyon (Thales UK-Royaume-Uni)

Thales UK a développé un démonstrateur de drone de surface (USV) en collaboration avec la société ASV,spécialisée dans le domaine des vecteurs maritimes sans pilote. Basée sur le C-Sweep d’ASV, l’Halcyon est une embarcation, optionnellement pilotée, de 11,50 mètres de long fabriquée en stratifié verre-résine pour minimiser sa signature. Bien que destiné à un large gamme de missions, le développement du démonstrateur Halcyon est pour l’instant axé sur la guerre des mines. Sa conception a été optimisée pour répondre à un certain nombre d’exigences spécifiques liées à ce type de missions. Au nombre de celles-ci figurent la flexibilité de la charge utile (drone sous-marin, sonar remorqué, dispositif d’élimination), la stabilité de la plateforme, l’aptitude au remorquage ainsi que des capacités de déploiement et mise en œuvre depuis une plateforme navale, la rive ou un port. La taille et le poids de l’ensemble autorise le transport par voie aérienne (C17ou A-400M). Les premiers essais pilotés ont eu lieu en décembre 2012, et les essais sans pilotes ont débuté en janvier 2013 pour s’achever avec succès en avril. Une première série de tests de charge utile ont été conduit récemment avec l’embarquement du nouveau système de neutralisation de mines Seaeye MuMNS de Saab.

Halcyon (Royaume-Uni)

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ARTEMIS (Northern Diver International-Royaume-Uni)

La société Northern Diver International, s’est taillée une solide réputation de fabricant de tenues et d’équipements de plongée. Elle est, notamment, spécialisée dans les équipements militaires amagnétiques destinés à la guerre des mines. Northern Diver a ajouté à son catalogue déjà bien fourni, la console de plongée Artemis dotée d’un sonar et d’un système de navigation. Développée d’abord pour les plongeurs en charge de la neutralisation des engins explosifs, il s’agit également d’une console modulaire. Elle peut être configurée comme un sonar de détection de cible et comme une aide à la navigation sous-marine basée sur le GPS. Elle permet de relocaliser rapidement et en toute sécurité des engins explosifs reposant sur les fonds marins dans toutes les conditions de visibilité y compris lors d’opérations sous-marines nocturnes.

Artemis (Royaume-Uni)

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Venator 110 (BMT Defence Services- Royaume-Uni)

BMT Defence Service, filiale de BMT Group, présentait deux concepts de plateformes navales. Le Venator 110, bâtiment de combat multi-missions reconfigurable, et le Vidar-7,sous-marin classique de faible tonnage. Tous deux ont été développés, pour offrir un maximum de capacités, de flexibilité et de longévité en tenant compte des contraintes budgétaires actuelles. Le Venator 110 a été conçu comme un bâtiment multifonction, à prix abordable, capable de remplir un large de spectre de missions opérationnelles allant de la sécurité maritime aux opérations de combat en passant par les engagements humanitaires internationaux. La forme de la coque du Venator 110 a été développée pour des performances optimales en mer ouverte tout en autorisant des changements de configuration au niveau du pont. Des systèmes de mission modulaires sont utilisés pour permettre des reconfigurations en fonction des tâches assignées et de la nécessité de répondre à l’évolution des menaces. BMT Defence propose deux versions du Venator 110 : l’une désignée "navire de patrouille", l’autre "frégate" de patrouille.

Venator 110 (Royaume-Uni)

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Vidar 7 (BMT Defence Services-Royaume-Uni)

Avec un déplacement de 700 tonnes en surface, le Vidar-7, sous-marin compact à propulsion classique, a été développé pour offrir un outil de souveraineté, pour un coût d’utilisation abordable, tout au long de sa vie opérationnelle. Spécialement conçu pour couvrir une multitude de tâches incluant la lutte anti-sous-marine, la lutte anti-navire, la collecte de renseignements et les opérations spéciales, le Vidar-7 tire parti des technologies COTS (Commercial Off The Shelf) et MOTS (Military Off the Shelf) pour optimiser, la disponibilité, le rayon d’action, la furtivité et la flexibilité de la charge utile. L’aptitude aux multiples missions et l’alternance des taches sont rendues possibles grâce à des espaces internes et externes reconfigurables pour satisfaire les besoins du client.

Vidar 7 (Royaume-Uni)

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SeaFLIR 280 HD (FLIR Systems Inc-Etats-Unis)

La tourelle SeaFLIR 280-HD a été spécialement développée pour les forces navales dont les exigences de performance en termes de portée et de qualité d’image doivent cohabiter avec les contraintes d’encombrement. La tourelle SeaFLIR 280-HD est le premier capteur compact électro-optique/infrarouge Haute Définition (HD) à vocation maritime. L’ensemble SeaFLIR 280-HD comporte quatres voies, trois (infrarouge, jour et basse luminosité) utilisables simultanément et un télémètre laser. Une voie SWIR (Short-Wavelength InfraRed), un pointeur et un illuminateur laser, peuvent être ajoutés en option portant le nombre de voies disponibles à 7.

SeaFLIR 280 HD (Etats-Unis)

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:20
Nexter et son VBCI serait toujours, avec deux autres champions de l'armement terreste, en course pour un appel d'offre de 2 milliards de dollars lancé par le Canada. - photo EMA

Nexter et son VBCI serait toujours, avec deux autres champions de l'armement terreste, en course pour un appel d'offre de 2 milliards de dollars lancé par le Canada. - photo EMA

15/10 par Alain Ruello - lesEchos.fr

 

L’appel d’offre d’Ottawa de 2 milliards de dollars portant sur l’achat de 108 blindés ne serait pas annulé. Mais la décision sur la suite à donner à cette compétition a été une nouvelle fois repoussée.

 

Chez Nexter, on a dû pousser un ouf de soulagement. Contrairement à ce que laissait entendre la rumeur ces derniers jours, la Canada n’aurait pas annulé son appel d’offres de 2 milliards de dollars portant sur l'achat de 108 blindés d’infanterie médians, et pour lequel l’industriel français est donné comme très bien placé.

Baptisé « CCV » pour « Close Combat Vehicles », l’appel d’offre en question oppose trois champions de l’armement terrestre : l’Américain General Dynamics qui propose son Piranha V, le britannique BAE Systems avec le CV90 de sa filiale suédoise Hägglunds, et donc Nexter et son VBCI. A noter, que le CV90 est monté sur chenilles, ses deux concurrents sur roues.

Dans leur cahier des charges, les autorités canadiennes ont imposé que la construction des blindés se fasse localement. Contrairement à GD qui est implanté sur place, Nexter a dû forger une alliance, avec Bombardier en l’occurrence, pour répondre à cette exigence.

 

Plusieurs semaines, voire plusieurs mois

D’après la presse canadienne, la désignation du vainqueur était attendue en octobre, après d’intenses campagnes de tests et, deux années de retard. Il va falloir encore patienter visiblement. Combien de temps  ? « Plusieurs semaines, voire plusieurs mois », estime-t-on à Paris où l’on suit évidemment l’affaire de près. François Hollande en aurait parlé avec Stephen Harper, lors de la visite en juin à Paris du premier ministre canadien.

Rien n’a filtré officiellement sur les raisons du nouveau décalage. La rumeur en revanche va bon train, toujours selon les media canadiens. Ainsi, l’armée, dont le budget a été fortement compressé, préférerait utiliser son argent pour s’entraîner, d’autant que l’enveloppe impartie au projet CCV serait largement insuffisante pour couvrir l’achat des blindés, la formation, et leur stockage.

 

Nexter premier ?

Surtout, General Dynamics, dont le Piranha V serait arrivé second derrière le VBCI de Nexter à la fois d’un point de vue technique et économique, aurait tout fait pour torpiller l’affaire. L’industriel américain aurait reçu le soutien de ministres du gouvernement dont les circonscriptions abritent ses usines. Tant qu’à perdre, autant faire en sorte que le rival ne l’emporte pas : du grand classique en matière d’armement, si tout cela est vrai, évidemment.

Du coup, entre l’annulation de l’appel d'offres, qui aurait été la pire des décisions, et son report, Nexter peut conserver l'espoir que tout l’argent investi pour promouvoir son VBCI au Canada ne l’aura pas été pour rien. Attention à la douche froide cependant, car, comme certains le craignent en interne, Ottawa pourrait aussi bien annoncer dans un mois qu’il arrête tout finalement...

Contacté Nexter n’a pas souhaité commenter.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 20:12
Renseignement - Industriels et militaires en forum à Saumur

15/10/2013 Economie et technologie

 

Industriels et militaires se sont réunis, début octobre 2013, aux écoles militaires de Saumur (EMS), pour le 9e forum du renseignement. Le centre d'enseignement et d'étude du renseignement de l'armée de Terre (CEERAT) organise tous les 2 ans cette rencontre, l'occasion de découvrir l'évolution des technologies mises au service du renseignement opérationnel. Si les industriels sont venus apporter leur expertise en la matière, c’est pour bénéficier en retour d’un précieux savoir-faire militaire… l’expérience du terrain ! Matériel éprouvé au combat, un « label » recherché, qui fait désormais référence chez les industriels.

14 oct. 2013  Armée de Terre

 

Aux écoles de Saumur, le CEERAT (centre d'enseignement et d'étude du renseignement de l'armée de Terre) organise tous les 2 ans un forum qui donne l'occasion de découvrir l'évolution des technologies mises au service du renseignement opérationnel. Cette 9e édition a pour thématique ; " L'armée de terre est déployée en zone sahélienne : quelles conséquences pour le renseignement et quels sont les défis posés aux capacités de recherche ? "

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 09:55
photo EMA

photo EMA

12.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Nexter Systems va assurer le soutien en service du "Camion Equipé d'un Système d'Artillerie" (Caesar) dans le cadre d'un contrat de 97,826 millions d'euros attribué par la SIMMT fin août (cliquer ici pour voir l'avis d'attribution publié le 10 octobre).

 

Sont concernés les 77 Caesar en parc dans l'armée française. On notera que la seconde tranche de 64 Caesar inscrite dans l’actuelle LPM (2009-2014) pour la période 2014-2019 n’apparaît effectivement plus dans le projet de loi). Signe que l'artillerie va faire les frais de la LPM à venir?

 

Exportations. Lors de son audition, fin septembre, devant la commission de la Défense, le PDG de Nexter Philippe Burtin, a déclaré que "le Danemark est sur le point de formaliser sa consultation pour 21 systèmes Caesar ; nous attendons le versement de l’acompte pour la confirmation de 37 systèmes par l’Indonésie, sans parler de l’Inde pour laquelle un projet est lancé pour 814 machines. Nos discussions se poursuivent avec d’autres pays. Ce système d’artillerie est efficace et son emploi par l’armée française dans le cadre de l’opération Serval est pour nous un argument majeur." Cliquer ici pour lire le texte intégral de son audition.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:55
Nexter Group recrute et se réorganise

10.10.2013 par Guillaume Belan

 

Le phénomène est assez rare et heureux dans cette période de marasme économique pour être souligné, le groupe français du terrestre recrute! En début d’année, déjà 55 postes avaient été ouverts et c’est maintenant près de 150 recrutements que Nexter souhaite réaliser. Il y a bien sûr les remplacements des départs à la retraite, mais la campagne de recrutement du groupe français va bien au-delà. Parmi ces ouvertures de postes, près de 90 CDI seront signés par Nexter, répartis entre les filiales Munitions et Systems. Les autres emplois ouverts concernent les jeunes en alternance, avec 60 contrats de qualifications qui doivent être signés cette année. Au total c’est plus de 200 postes qui auront été ouverts en 2013 par le groupe français. L’objectif pour Nexter est de renforcer la Recherche & Développement ainsi que de muscler la puissance commerciale du groupe. Ces effectifs vont aussi venir rajeunir le groupe et c’est une excellente nouvelle ! Cette vague de recrutement reflète également les ambitions de Nexter : un catalogue qui se renouvelle (Titus, Nerva…) et qui est essentiellement tourné vers l’export.

 

En parallèle, le groupe français se réorganise, dans la continuité des plans « Grand large », tourné vers la baisse des coûts et « Agilité et réactivité » . En bref, Nexter Systems s’adapte aux évolutions des marchés et se réorganise pour gagner à l’export tout en se mettant en ordre de marche pour le programme Scorpion. Avec tout d’abord la création d’un nouveau grand domaine baptisé Solutions Globales et Numériques (SGN), qui regroupe les activités systèmes d’informations (SIT…), simulation et vétronique.  L’objectif est d’apporter des réponses aux nouveaux besoins, notamment aux problématiques du programme Scorpion. Ensuite, dans un soucis de simplification de l’organisation, Nexter crée un domaine « Véhicules à roues », comprenant l’ensemble de la gamme du constructeur, des véhicules légers à ceux de combat (VBCI, Aravis, Titus…). Enfin, l’activité « Artillerie » se rapproche de celle « Armes et tourelles », ce nouveau grand domaine regroupant dorénavant tous les calibres, du 20 mm (ARX20…) jusqu’au 155 mm (Caesar…)

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:55
Défense : ci-gît SNPE, 1971-2013

L'usine de Sorgues, qui produit de l'hexogène, est en cours de modernisation

 

10/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Un conseil d'administration de Giat Industries, la holding de Nexter Systems, doit se tenir le 24 octobre pour entériner le rachat de SNPE et de sa filiale de poudres et explosifs Eurenco.

 

Tic-tac, tic-tac… La fin de SNPE est maintenant très proche. Un conseil d'administration de Giat Industries, la holding de Nexter Systems, doit se tenir le 24 octobre pour acter le décès de l'ancienne Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), créée en 1971. Ce jour-là, le conseil du groupe public d'armement terrestre doit entériner le rachat des dernières activités de SNPE, dont Eurenco qui l'un des rares acteurs mondiaux dans le domaine si particulier des poudres et explosifs.

 

"Le closing de l'opération est attendu avant Noël", précise à La Tribune le PDG de SNPE, Antoine Gendry. Giat Industries mettra la main sur Eurenco, mais également sur sa maison mère SNPE plombée par de lourds passifs environnementaux mais dotée d'une trésorerie d'une centaine de millions d'euros, abondamment alimentée par les cessions de toutes les activités en vue de la fermeture définitive du groupe public.

 

Modernisation du site de Sorgues

 

La modernisation du site de Sorgues (projet Phénix) était la condition sine qua non du rachat d'Eurenco par Giat Industries, le projet initial du gouvernement Fillon. L'usine aujourd'hui à bout de souffle - elle avait été rénovée en… 1954 -, était vitale. Car c'était  "la solution permettant de produire des explosifs de façon rentable", estime Antoine Gendry. Mais ce lourd investissement n'était pas gagné d'avance. Car l'Etat a longtemps trouvé la facture de la modernisation du site de Sorgues trop élevée (120 millions d'euros), dont 100 millions d'euros pour la seule production d'hexogène, un composé chimique très stable considéré comme l'un des explosifs militaires les plus puissants.

 

SNPE finance cet investissement sur fonds propres à hauteur de 85 % et l'Etat 15 % sous forme d'avances remboursables (soutien à l'export). Un investissement possible pour SNPE grâce à sa trésorerie, qui a profité d'ailleurs ces dernières années à l'Etat actionnaire. En 2011, il a en effet reçu un joli dividende de 180 millions d'euros.

 

Pourquoi l'usine de Sorgues a été sauvée ?

 

Fallait-il fermer l'usine de Sorgues ou la moderniser ? "Le marché était demandeur", constate  Antoine Gendry. A raison. En 2013, le chiffre d'affaires devrait s'élever à 32 millions d'euros, dont 95 % dédiés aux activités militaires (contre 24/25 millions entre 2006-2008). Eurenco dispose aujourd'hui de clients sûrs comme BAE Systems, Nexter, Rheinmetall (Allemagne), Otomelara (Italie) MBDA, Thales TDA… ainsi que de nombreux clients à l'export, notamment en Asie.

 

Mais cette usine perdait chaque année de l'argent en raison de la vétusté de ses outils de production. Cela se traduisait par des sureffectifs et par des manquements à la aux normes environnementales pour l'usine de Sorgues. "Depuis la fin du conflit Irak-Iran en 1988 et le début des années 90, le marché des explosifs a été divisé par 10", rappelle en outre le PDG d'Eurenco, Jacques Cardin. Sorgues était alors en sous-activité dans les années 2000.

 

Sécuriser l'approvisionnement de l'armée française

 

Au bout du bout, l'Etat prend enfin la décision de lancer la modernisation de Sorgues fin juillet 2012 lors d'un conseil d'administration de SNPE. Le gouvernement Ayrault acte ainsi le maintien d'une filière de poudres et d'explosifs nationale afin de sécuriser l'approvisionnement de l'armée française. Le site de Sorgues est sauvé et pourra continuer à produire de l'hexogène pour les missiles, torpilles et obus… de l'armée française.

 

Une décision stratégique de souveraineté nationale, dont l'origine remonte à 2007 avec l'arrêt de la seule usine britannique d'explosifs qui était détenue par BAE Systems. "Ils sont venus nous voir et nous ont dit qu'ils comptaient sur nous", explique Jacques Cardin. Après avoir évoqué une fermeture, Antoine Gendry décide finalement en novembre 2008 de proposer à l'Etat la modernisation de Sorgues. Fin 2011, le PDG de SNPE a son plan de bataille.

 

Une nouvelle usine qui va conforter le redressement d'Eurenco

 

Les travaux ont commencé en juillet 2013. Fin 2015, la nouvelle usine commencera à produire, les effectifs basculant progressivement vers le nouveau site. Elle atteindra son rythme de croisière début 2016. Elle sera entre autre dotée d'une chaufferie au bois (biomasse), qui couvrira 80 % des besoins. Financée en partie par l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et exploitée par Cofély, elle permettra à Eurenco d'économiser 500.000 euros par an.

 

Elle va conforter le redressement d'Eurenco. Car cette nouvelle usine permettra à Sorgues d'atteindre l'objectif de 36/40 millions de chiffre d'affaires fixé par la direction. Elle devrait également « générer du cash » après avoir plombé les comptes d'Eurenco. L'activité explosif, basé notamment à Sorgues, avait enregistré entre - 7 et - 8 millions d'euros d'Ebitda en 2010. Au total, Eurenco devrait réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros en hausse de 9 % par rapport à 2012 (248 millions). Il s'élevait seulement à 137 millions il y a encore six ans (en 2007). L'Ebitda d'Eurenco devrait passer de 6 millions d'euros en 2012 et 9 millions en 2013, en croissance de plus de 50 %.

 

Enfin, plombé par l'usine finlandaise de Vihtavuori, Eurenco est le sur le point de la céder au concurrent norvégien et finlandais Nammo. La filiale de SNPE, qui a déjà annoncé son intention de fermer cette usine, est aujourd'hui en négociation exclusive avec Nammo, qui attend des garanties de l'Etat finlandais en matière de charge de travail pour Vihtavuori.

 

Eurenco vise les pays émergents

 

"Nous sommes en voie de redressement depuis cinq ans", constate Jacques Cardin. Et le groupe de poudres et explosifs profitent d'une "dynamique" venue des pays émergents (Brésil, Inde, Indonésie, Singapour, Arabie saoudite…), qui veulent se doter d'une industrie de munitions. C'est ce marché que vise Eurenco pour croître.

 

Le marché mondial ouvert (hors Chine, Etats-Unis et Russie) est estimé entre 400 et 500 millions d'euros (100 millions en Europe) par Antoine Gendry et Jacques Cardin. Eurenco, qui a réalisé 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 dans les explosifs, détient "50 % du marché européen et environ 15 % du marché mondial", estiment les deux dirigeants.

 

Enfin, Eurenco bénéficie de la bonne santé du secteur "oil and gaz", qui multiplie les forages, et du secteur minier. "Ce marché a actuellement une croissance de 7 % à 8 % par an. Il a doublé en huit ans", note Jacques Cardin. Et c'est le site suédois d'Eurenco à Karlskoga, qui en profite. Il produit aujourd'hui à 60 % de son chiffre d'affaires pour le secteur du "oil and gaz" et de l'industrie minière..

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
 Mali : les hommes et les matériels ont souffert mais ont tenu selon le RETEX de l'opération Serval

04.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale
 

serval,maliLe colonel Pierre Esnault, du Centre de doctrine d'emploi des forces de l'armée de Terre, a présenté un RETEX (retour d'expérience) sur l'opération Serval au Mali, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de Défense (AJD).

Voici un complément plus technique au récit épique du général Bernard Barrera à lire ici... Absolument, on vous le conseille.

Une constante même si on se félicite de la cohérence de la brigade Serval, du combat interarmes et interarmées, de la boucle décisionnelle courte, de la rusticité et l'endurance de la troupe : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée " ; " n'importe quel parc aurait souffert ".

 

La cohérence

L'armée de Terre se félicite de la cohérence du dispositif des forces prépositionnées, de la réactivité de l'alerte Guépard et de l'efficacité des appuis (renseignement, artillerie, génie, hélicoptères). Sur le terrain, on a apprécié la complémentarité des moyens : infanterie légère dans les montagnes, blindés dans les grands espaces, infanterie blindée face aux katibas motorisés du MUJAO.

 

Les hommes

serval,maliDu côté des hommes, pas de mystère lors du désormais rituel passage par le sas de Paphos à Chypre : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée. En Afghanistan, malgré des conditions difficiles, les hommes rentraient en meilleure condition. "

Sur le plan psychologique, malgré l'âpreté des combats, parfois très rapprochés, " on n'a pas détecté d'augmentation des stress post-traumatiques même si ça peut évoluer dans le temps et se déclarer plus tard. Les gens ont surtout le sentiment de la mission accomplie et de la victoire. Ce qui n'apparaissait pas en Afghanistan... " Voilà un bel euphémisme à apprécier.

 

Les matériels

Pour le matériel, le colonel Esnault est catégorique : " Compte tenu des exigences du territoire, n'importe quel parc aurait souffert. "

Premier constat, " les matériels nouveaux ont tenu ".

serval,mali

Le Tigre a mangé beaucoup de poussière et cela a entraîné un colossal effort de maintenance, bloquant régulièrement au sol l'essentiel du parc (en raison de la cannibalisation de l'un pour dépanner l'autre). " Mais la présence d'un seul Tigre a parfois fait basculer le rapport de forces. "

Le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) est désormais surnommé " le saint-bernard du désert ". La climatisation a permis aux soldats de mieux économiser leurs forces que les autres ; la tourelle puissante a fait la différence.

Le camion-canon Caesar a parfois réalisé des raids de plusieurs centaines de kilomètres. " Et une heure après, il envoyait des feux très précis. "

Voilà pour l'aspect positif car les matériels plus anciens ont tiré la langue : " Certains sont de la génération de la 504. Il est grand temps de les remplacer mais bon... " Les rustiques VAB se sont fréquemment ensablés, les mobiles AMX 10-RC et VBL (véhicules blindés légers) vieillissent.

La logistique, déterminante dans un pays immense et rude, est allé " à l'os ". " D'abord, nous n'avons qu'une seule brigade logistique. Les matériels anciens comme le VTLR (véhicules de transport logistique à remorque), c'est fini. Ils n'ont pas tenu dans le désert. Ils sont au bout du rouleau. Le TRM 10 000 (6x6 mis en circulation en 1994) s'en est mieux sorti. "

Au-delà de la vétusté du parc, la souffrance du bataillon logistique a une explication plus stratégique :  le choix de projeter la logistique en dernier, après les hommes, puis les appuis. " On a ainsi aggravé l'élongation incroyable sur ce terrain exigeant et abrasif. Le rythme de la campagne a imposé de faire le plein de gas-oil et de repartir aussitôt. Lors du mandat suivant (à partir de mai), la disponibilité technique a encore chuté. "

Des efforts de cohérence sont à réaliser. Un exemple sur le premier GTIA (groupement tactique interarmes) de fortune constitué par des troupes venant du Tchad et de la Côte d'Ivoire : " Leurs radios ne se parlent pas. Il a fallu en acheter sur le marché de Bamako... " Bon, avec Scorpion, ça devrait évoluer.

 

Des chiffres

En trois temps (la course en avant, la mise en place des points d'appui et la réduction des sanctuaires terroristes) du 11 janvier à la fin avril, la brigade Serval a mené 53 opérations : 6 de brigade, 10 de niveau GTIA (groupement tactique interarmes), 30 de niveau sous-GTIA (200-250 soldats), 7 de réaction rapide.

Le bilan humain français est de sept morts et environ 200 blessés (ce chiffre manque dans le RETEX).

Le bilan humain adverse n'est pas évalué précisément, de " 600 à 1 000 jihadistes tués ", a indiqué le général Barrera qui a commandé la composante terrestre du premier mandat de Serval. Pour le reste, 50 véhicules neutralisés, environ 150 tonnes de munitions découvertes, 60 engins explosifs improvisés neutralisés et 20 vestes d'attentat suicide, plus de 200 armes individuelles et collectives prises.

La consommation des munitions françaises : 34 000 d'ALI (armes légères d'infanterie), 58 missiles AC (antichar), 753 obus d'artillerie, 80 obus de 105 mm et 3 502 obus de 30 mm.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

crédits photos Nexter

 

02.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde et dernière partie de l’interview d’un des concepteurs du Titus, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter (relire la première partie )

 

Comment s’organise la famille Titus à partir du même véhicule modulaire ?

 

La version de base est le VTT sur lequel on peut ajouter des kits de différents types. L’objectif est qu’en quelques heures, avant projection ou sur le terrain, l’unité engagée puisse reconfigurer elle-même le véhicule pour la mission.

 

Il existe des kits combat (versions MMP, mortier de 81, tireur d’élite) pour adapter le VTT à la mission du moment, des kits missions qui donnent naissance à une famille de véhicules d’appui et de se soutien (PC, génie, mortier de 120 mm embarqué, VOA, dépannage, ravitaillement logistique, EVASAN/ambulance). D’autres kits de mission sont en cours d’étude. Il existe enfin, et c’est l’originalité du concept TITUS,  des kits d’environnement opérationnels (basse intensité, sécurité, combat classique, lutte anti insurrectionnelle/anti-terroriste, engagement en zone urbanisée). L’idée est de pouvoir adapter le véhicule aux menaces particulières, en termes d’emport de personnel (équipage de 2 + groupe à 12 jusqu’à un équipage de 3 + un groupe de 8 fantassins  « félinisés »), de protection (niveau 2 à 4 balistique et mines, IED jusqu’à 150 kg, roquettes AC, sièges « anti blast »), de puissance de feu (tous types de tourelleaux de 7,62 mm à 20 mm) et d’équipements (détecteur de départ de coup, détecteur de lancement de missile, leurre IR, caméras de vision périmétrique, échelle d’assaut, lame anti-barricade, système anti cocktail Molotov…).

 

Il n’y a pas de version dédiée, ainsi le mât d’observation de la version VOA se déploie par une des deux tapes de toit du VTT d’origine. La seule exception est la version mortier de 120 mm embarqué, due aux contraintes d’intégration et de mise en œuvre opérationnelle.

 

Enfin TITUS est prédisposé pour recevoir la vétronique générique NEXTER de dernière génération qui offre notamment la possibilité pour l’équipage d’échanger et de partager en direct toutes les informations tactiques et techniques (suivi logistique du véhicule, détection de panne, …)

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

Ces options peuvent peser lourd, le même véhicule peut supporter toutes ces options ?

 

Dans le développement du Titus, nous avons considéré la version la plus contraignante en termes de poids , c’est-à-dire la plus protégée et la mieux équipée qui pèse 24 tonnes en ordre de combat et cherché une fonction mobilité offrant encore 3 tonnes de charge utile. Le châssis à haute mobilité TATRA a été qualifié à 27 tonnes, ce qui permet de conserver une marge importante pour des évolutions ultérieures. Donc fiabilité du châssis à la charge maximale, pas de dégradation de l’agilité tactique au PTAC… Ce châssis offre une agilité tactique tout terrain remarquable et un diamètre de braquage exceptionnel (13m) qui le rend particulièrement apte à l’évolution en zone urbaine.

 

Titus n’a donc rien à voir avec le programme français VBMR ?

 

Titus n’a pas comme objectif le programme français VBMR, (Véhicule Blindé Multi Rôle, remplaçant du VAB). Il s’agit d’un véhicule dédié à l’export. Il ne correspond pas à certaines spécifications supposées du VBMR (monte pneumatiques, …) Pour le VBMR, nous poursuivons naturellement le programme dans le cadre de notre accord avec Renault Trucks Défense.

 

Sur quels marchés Nexter espère vendre le Titus?

 

Nous visons à capter dès 2015 les nombreux marchés qui s’ouvrent pour renouveler les flottes vieillissantes de véhicules de transport de troupe, à savoir les VAB, BTR, M113…, qu’il s’agisse du Moyen-orient ou de l’Asie. Titus ne cherche pas à remplacer la famille des véhicules de combat d’infanterie, il leur est complémentaire.

 

In fine, TITUS allie les qualités de protection du MRAP, de flexibilité du VTT et du « punch » du VCI.

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