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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 10:05

Des militaires en Afghanistan avec des canons Caesar de Nex

 

28/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe d'armement terrestre détenu à 100 % par l'Etat français est à un tournant stratégique de sa jeune histoire. Trois défis sont devant Nexter, dont le PDG Philippe Burtin présente ce jeudi les résultats 2012 : le renouvellement de la gamme de ses produits, l'export comme relais de croissance et la consolidation de l'industrie terrestre en France et/puis en Europe.

 

Entendons-nous bien, Nexter aujourd'hui va bien. Sept ans après sa création sur les ruines de Giat-Industries, le groupe d'armement terrestre, remis en ordre de marche d'abord par Luc Vigneron puis consolidé par Philippe Burtin, est désormais un bon élève pour l'Etat, qui a toutefois dépensé sans compter pour sauver cette entreprise au bord du précipice au début des années 2000. Les temps ont changé. Au cours des sept dernières années, Nexter a versé à l'Etat, son seul et unique actionnaire, « plus de 700 millions d'euros de dividendes », a expliqué récemment le PDG de Nexter. Dans le même temps, il a généré un milliard de flux de trésorerie. Le chiffre d'affaires de Nexter, qui emploie 98 % de ses effectifs et achète 92 % de ses achats en France, devrait s'élever à plus d'un milliard d'euros en 2012.

 

Bref, Nexter a de quoi séduire les politiques à nouveau intéressés par le « Made in France ». Pour autant, la partie n'est pas finie. Car Nexter, devenu un systémier-intégrateur, est aujourd'hui à un nouveau tournant stratégique de sa jeune existence. Le groupe d'armements terrestres est confronté à trois défis qu'il doit mener pour poursuivre sa mutation. Il n'en détient pas toutes les cartes, l'Etat peut lui faciliter la tâche... ou lui compliquer son existence. En 2013, Nexter va très rapidement tester la bonne volonté de l'Etat à son endroit. Philippe Burtin attend dès le mois de mars une tranche conditionnelle d'une commande de munitions de gros calibre dans le cadre d'un contrat pluriannuel. Une commande vitale pour le site de La-Chapelle-Saint-Ursin dans la région Centre. D'ailleurs, il a confirmé début décembre avoir « déjà entré » dans son carnet de commandes des tranches conditionnelles portant sur ce type de munitions.

 

Le renouvellement de la gamme de produits

 

Comme tous les industriels du secteur de la défense, Nexter attend les conclusions du Livre blanc et sa mise en musique par la prochaine Loi de programmation militaire (LPM). Peut-être même un peu plus que les autres. Car les enjeux pour l'armée de Terre sont très importants, en raison notamment du remplacement du parc des VAB, dont le premier a été livré en 1976, et du parc de chars légers à roues, les AMX 10 RC par respectivement le véhicule blindé multi-rôle (VBMR) et l'EBRC. Deux nouveaux programmes qui doivent rapidement venir en relais du Caesar et des VBCI, dont les livraisons pour l'armée de terre vont s'achever dès la fin de 2014. C'est de la responsabilité de l'Etat qui tient l'avenir de Nexter, qui dispose aujourd'hui d'une visibilité de 24 mois (exercices 2013 et 2014) grâce à son carnet de commandes, entre ses mains. « Dans la programmation actuelle, la consultation VBMR que Nexter Systems prépare en coopération avec Renault Trucks Defence (RTD) représenterait le relais souhaité de maintien du potentiel industriel si le VBCI entre-temps, ne devait pas remporter de succès à l'exportation », explique Philippe Burtin.

 

Nexter XP2 Technology demonstrator for VBMR source DSI

 

L'EBRC est également un enjeu vital pour Nexter. Ce programme « permettra de maintenir en France la compétence de fonction feu et intégration de celle-ci dans une plate-forme avec des technologies de nouvelles générations », précise le PDG du groupe d'armements terrestres. Il est clair que l'EBRC apportera pour Nexter une charge de travail importante ainsi qu'un maintien des compétences en France de développement d'un système d'armes blindé. Enfin, Nexter compte également sur le programme Scorpion, qui « vise en premier lieu à la mise en cohérence des programmes des matériels et des équipements » (VBMR, EBRC, VBCI...) « Si les notifications (du VBMR, Scorpion et EBRC, ndlr) étaient retardées - nous commencerons ces programmes par les phases de développement et de conception -, nos bureaux d'études devraient faire face à une difficulté en 2015 », a fait valoir Philippe Burtin. En 2012, Nexter a consacré 15 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement (R&D), dont la moitié a été autofinancée. Par exemple, il a investi 15 millions d'euros pour le programme Scorpion. Enfin, Nexter doit encore travailler pour confirmer la moitié de sa charge de travail pour 2015. Un salut qui passera forcément par l'export.

 

Des relais de croissance à l'export

 

Face aux incertitudes du budget de la défense en France, et plus généralement en Europe, Nexter doit trouver des relais de croissance à l'export. Compliqué pour une entreprise qui a longtemps été repliée sur elle-même en France, mais pas impossible. D'une part parce que Nexter a trois matériels qui séduisent les clients à l'export (Caesar, Aravis et VBCI) - cela demande encore confirmation pour le VBCI - et, d'autre part, le groupe « est revenu dans les grandes compétitions internationales », a assuré Philippe Burtin. En 2012, le groupe a fait feu de tout bois. Nexter avait l'an dernier « 34 prospects actifs » et a remis « 130 offres », soit un niveau identique à celui de 2011. Et cela marche bien. En 2012, 80 % des prises de commandes, qui seront supérieure à celles de 2011, proviendront de l'exportation. « C'est un jalon qui résulte de la conjonction d'une offre produit/services en adéquation avec le besoin et d'une réelle mobilisation des toute l'entreprise pour saisir les opportunités ».

 

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

Quels prospects ? Nexter doit soumissionner en 2013 en Inde pour un matériel de type Caesar et discute, selon sa stratégie de partenariats établie avec des industriels locaux, avec des fournisseurs indiens de solutions de châssis afin de satisfaire aux exigences de compensation. Les groupes indiens Tata, Ashok, Leyland, BEML et Eicher sont en compétition pour travailler avec Nexter. Le Caesar a déjà été vendu à l'Arabie saoudite (132 exemplaires), à l'Indonésie et à la Thaïlande. Le Danemark est également intéressé par ce type de matériel. Le VBCI intéresse également plusieurs pays, dont les Emirats Arabes Unis, qui étaient à deux doigts il y a quelques jours au salon d'Abu Dhabi de sélectionner Nexter pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 véhicules. Deux autres compétitions se déroulent actuellement, au Canada « où le client a qualifié notre offre de compétitive avec un retour industriel de bon niveau », selon Philippe Burtin, et au Danemark, où elle est également « jugée compétitive ». Décision en 2013. Et de rappeler que « s'agissant du VBCI, nous avons été éliminés dans une seule affaire, en 2010 en Suède ». Le VBCI a également échoué en 2008 en Grande-Bretagne.

 

Consolidation européenne ?

 

Le dossier de la restructuration européenne est un serpent de mer que Luc Vigneron avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il fait sa route tout seul. Que peut-il espérer ? D'abord, il peut se renforcer. Deux dossiers sont en cours d'examen en France. Le premier est celui de TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. En 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter. « L'instruction du projet industriel et les due diligences ont été commencées sans que les valorisations ne soient échangées. Le processus est suspendu depuis le printemps dans l'attente des orientations des autorités », a expliqué en décembre Philippe Burtin. Ce dernier précise qu'il a la trésorerie qui lui permettrait de procéder à l'achat comptant de 100 % des actions TDA. L'autre dossier est celui des poudres et explosifs, une filière regroupée dans Eurenco. Dès 2007, Nexter a manifesté son intérêt pour reprendre cette entreprise. Ce qui permettrait à Nexer d'internaliser la fourniture de ces composants essentiels pour ses munitions. Philippe Burtin a réitéré au deuxième trimestre 2012 son offre de reprise d'Eurenco ainsi que de sa maison mère SNPE « dans le but de rationaliser les structures de défaisance existantes dans le terrestre ». En revanche, pas question de se faire racheter par RTD. Des discussions avaient été menées début 2011 et ont été interrompues en accord avec l'actionnaire.

 

Deuxième étape, l'Europe. Pour l'heure, les discussions ont tourné en rond. Car pour Philippe Burtin, « il s'agit de disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ». Nexter doit également faire face à de nouveaux entrants des pays émergents, qui sont « la vraie menace », selon le PDG de Nexter. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre ». C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Qui pour s'allier avec Nexter ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont leur portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen « permettant l'autonomie des choix et des actions » de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, « l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe » et de « préserver sa liberté de systémier ». Enfin, l'ambition de Nexter « vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces ».

 

Selon le PDG de Nexter, "en Europe, les contacts nécessaires sont établis avec les partenaires potentiels et les discussions se poursuivent pour rapprocher Nexter de ceux qui partagent le bien-fondé de sa vision stratégique en vue de constituer le leader européen souhaité. Certaines entreprises ne partagent pas l'actualité de cette vision, par exemple en Belgique ou en Finlande. D'autres, en Angleterre ou en Allemagne, ne souhaitent discuter que d'une prise de contrôle de Nexter. Aucun partenaire, je le confirme, n'est arrêté par l'aspect étatique de notre actionnariat". A suivre...

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 12:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/rencontre-franco-britannique-a-bourges/2175013-1-fre-FR/rencontre-franco-britannique-a-bourges.jpg

 

11/02/2013 Armée de Terre / DGA -  Economie et technologie

 

Le Chef d’état-major de l’armée de terre français, le général d’armée Bertrand Ract Madoux, et son homologue britannique, le Chief of General Staff, Sir Peter Wall, se sont rendus à Bourges vendredi 8 février à l’invitation de la Direction générale de l’armement (DGA).

 

L’objectif était la présentation du programme franco-britannique de canon et de munitions de 40mm télescopées (40CTCA). Ce déplacement a été l’occasion de réaffirmer l’importance de ce programme pour la France et le Royaume-Uni.

 

Le général de brigade Patrick Etienne, représentant l’autorité militaire locale, et le lieutenant-colonel Bruno Charles, commandant en second de la base aérienne 702 d’Avord ont accueilli les  deux  chefs d’état-major sur la BA702 d’Avord.

 

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

photo Guillaume Belan

 

Les deux chefs d’état-major et leurs délégations se sont fait présenter le programme 40CTCA dans les locaux de la société CTA International.

 

L’ingénieur général de l’armement Marc Berville les a ensuite reçus pour une démonstration du 40CTCA sur une  position de tir de DGA Techniques terrestres. Une présentation du Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) leur a également été faite.

 

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

A l’issue, les deux autorités ont rallié la BA702 d’Avord à bord d’un VBCI.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:07

Bulle-aeroterrestre.jpg

 

Sissonne, le 29 novembre 2012 sagem-ds.com

 

A l’occasion de la démonstration des capacités en zone urbaine « Decazub » de l’armée de Terre au CENZUB (1) le 29 novembre 2012, le groupement TNS formé par Thales, Nexter Systems, Sagem (groupe Safran) met en avant le résultat de ses travaux réalisés dans le cadre de la préparation du programme Scorpion.

 

A cette occasion, le groupement TNS dévoile en situation réelle le démonstrateur LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat). Le LOCC a été développé en équipe intégrée (Forces terrestres/DGA (Direction générale de l’armement)/TNS) dans le cadre de la BOA (Bulle Opérationnelles Aéroterrestre). Il permet la mise en oeuvre des fonctionnalités d’un futur système de conduite du combat en vue d’accroître les capacités opérationnelles d’un GTIA (Groupement Tactique InterArmes).

 

Sous l’impulsion de l’armée de Terre et de la DGA, le démonstrateur BOA a été orienté vers la préparation du programme Scorpion. Le groupement TNS capitalise sur ces travaux pour répondre aux exigences du combat collaboratif à partir des technologies de numérisation de l’espace de bataille.

 

Le LOCC a ainsi été expérimenté en 2012 par l’armée de Terre et mis en oeuvre au CENZUB lors de l’expérimentation « Tactic » avec un excellent retour des opérationnels. Ce système est considéré aujourd’hui comme le précurseur des futurs systèmes d’information de l’armée de Terre.

 

Par ailleurs, Thales, Nexter et Sagem sont partenaires de la société commune MARS. Créée en juillet 2010, cette société a pour mission de mettre en commun les compétences des trois maisons mères au profit des enjeux capacitaires des unités au contact, avec le souci de cohérence et de meilleure performance économique - en assistance à la DGA, en tant qu’architecte industriel du programme Scorpion. MARS conduit cette mission en liaison étroite et permanente avec les équipes de la DGA, les états-majors et les forces terrestres dans un cadre coopératif nouveau organisé à la fois en plateau et en réseau, et en constant dialogue avec les différents partenaires industriels.

 

(1) Centre d’entraînement aux actions en zone Urbaine, le CENZUB est implanté dans le camp national de Sissonne (120 km au nord-est de Paris). Decazub comprend une démonstration de combat aéroterrestre numérisée dans le village de combat de Jeoffrecourt. L’exercice permet de mettre en évidence les savoir-faire des forces terrestres, les gains capacitaires attendus du programme Scorpion et le pôle d’excellence que représente le CENZUB.

 

***

 

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de la Défense et de la Sécurité, de l’Aérospatial et du Transport. Fort de 67 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros. Avec 22 500 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d’agir au plus près de ses clients partout dans le monde.

Pour plus d’information : www.thalesgroup.com

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

Nexter Systems, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d’activité s’étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l’Air et de Terre, et la Marine. Le chiffre d’affaires de Nexter s’est établi pour 2011 à 851 M€ et l’entreprise alloue 16% de son chiffre d’affaires aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée du char Leclerc, de véhicule multimissionsARAVIS®, véhicule de combat VBCI, système d’artillerie CAESAR® et 105 LG, munition intelligente BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

Pour plus d’informations : www.nexter-group.fr

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle p our les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:53

Nexter XP2 Technology demonstrator for VBMR source DSI

 

Nov. 21, 2012 - By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — France shows little sign of privatizing state-owned Nexter, seen as essential for consolidating the land weapons industry and lifting the sector to a much-needed critical mass, a senior industry executive told a parliamentary defense committee Nov. 21.

 

Asked about restructuring in land systems, Christian Mons, speaking for the Conseil des Industries de Défense Françaises, a trade association, said, “We’re advancing in a very limited way.

 

CIDEF is the umbrella organization for the aerospace, naval and land armaments trade bodies GIFAS, GICAT, GICAN.

 

“As long as Nexter remains a 100 percent state-owned company, without being privatized, this evolution will continue to be slow, even weak.”

 

Mons, head of GICAT, was giving testimony with Eric Trappier of GIFAS to the defense committee of the National Assembly, the lower house.

 

“Today we have just seen a merger between Panhard and Renault Trucks,” Mons said. “It’s a step in the right direction but it’s extremely modest.

 

“We don’t see a political will to restructure this industry so it can resist the competition to which I have just referred and to achieve the critical mass to survive in the next 20 to 30 years,” Mons said.

 

Renault Trucks Defense (RTD) Chief Executive Gérard Amiel said Nov. 14 he did not expect the government to consider any consolidation moves concerning Nexter until the end of 2013, after the defense white paper and the new multiyear budget law had been completed.

 

RTD approached Nexter two years ago about an alliance but the talks folded.

 

In land systems, companies from Brazil, Israel, South Africa, South Korea and Turkey compete in export markets with products that do not perform as well as French ones, but are half the price, Mons said. Exports make up 35 percent of annual French defense equipment production, and are needed for companies to survive, he said.

 

The French land sector lacks critical mass.

 

French companies’ annual sales are in the range of 500 million to 1 billion euros ($641 million to $1.28 billion), he said. That compares with German companies, which generate 2 billion to 4 billion euros in sales, while British and American rivals such as BAE Systems, General Dynamics and Lockheed Martin have annual sales of 8 billion euros in the land sector, he said.

 

Asked about British or European cooperation in land weapons, Mons said after a long silence, “Nothing. No. At the moment nothing is going on.”

 

In the Lancaster House Treaty with Britain, there was no new land program in the 40 projects listed, as the CTA 40mm gun joint venture between BAE and Nexter had been started before and inserted into the pact, he said.

 

There was no cooperation with the Germans. “Totally inexistent,” he said.

 

“The Defense Ministry and DGA [Direction Générale de l’Armement] are beginning to talk,” he said. “We in industry talk very little. I talk a little with Rheinmetall, very little with Krauss-Maffei,” he said. Nexter has said it has tried to talk with Krauss-Maffei and Rheinmetall, he said.

 

“What the Germans say to me is — this maybe is politically incorrect — they are 100 percent private sector, they can’t talk to a state-owned company. ‘Our shareholders won’t allow us to do partnerships with a state-owned company.’ It’s too dangerous. It’s too dependent on political decisions,” he said.

 

Asked what future work is on the schedule, he said, “very little. We await with impatience the launch of the Scorpion program, VBMR and EBRC.”

 

The Véhicule Blinde Multi-Role troop carrier and Engin Blindé Reconnaissance et Combat are replacement armored vehicles in the French Army’s Scorpion modernization program.

 

“But we’re waiting. It was announced for June, it’s now been delayed pending budgetary decisions and postponed indefinitely, says the DGA,” Mons said.

 

The VBMR and EBRC are fundamental to the survival of the land industry for the next 10-15 years, he said. The multirole carrier VBMR represents at least 10,000 jobs for 10 years. The program costs 500 million euros a year, he said.

 

“It’s fundamental to the survival of our companies, and fundamental for the survival of Nexter,” he said.

 

Asked about restructuring in the aerospace industry, Trappier said, “The important thing is the product. We need to prepare for the product. We’re convinced within Europe we need to get organized. That can be done by two, three or four, or many,” he said.

 

“That’s not the problem. It needs to be organized. If it’s at two under Lancaster House, that’s fine. We can put two general staffs together that share a certain number of principles.

 

Dassault and BAE are working on future plans but London and Paris “must launch programs, new programs,” he said.

 

“We’re preparing for the future of military aeronautics,” he said. “Dassault is getting close to BAE Systems. Yesterday, I was in London to prepare for this great future. There is a determination of two companies, it is explicit, it is written. We’re preparing the domain for 30 years, we’re preparing in UAVs, we’re preparing in fighter planes.

 

“But behind that, the governments obviously must launch ad hoc programs, which they’re in the process of considering, within budgetary constraints and the white paper. We’re waiting impatiently for the results of the white paper, to which we are contributing, to be able to see this future.”

 

In November 2010, Britain and France signed the Lancaster House Treaty, a 50-year bilateral defense cooperation pact, which included joint work on a new generation medium-altitude, long-endurance UAV, an unmanned combat aerial vehicle, and future combat aircraft.

 

The French government is preparing a defense white paper, now expected in February, and a multiyear defense budget for 2014-2019.

 

The French defense industry has 17 billion euros in annual sales, and employs 65,000 workers directly and indirectly, CIDEF figures show.

 

Mons is chief executive of vehicles maker Panhard. Trappier is executive vice president of Dassault Aviation.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:35

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/xp2-bd.jpg

le XP2 sur le stand Nexter pendant AUSA 2012

 

26.10.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Toute cette semaine, la convention annuelle organisée par l’Association of US Army à Washington a réuni le gratin de l’industrie de défense terrestre. Le salon s’est ouvert dans une ambiance un peu boudeuse, l’épée des coupes claires budgétaires américaines planant au-dessus de toutes les têtes… Faut-il le rappeler, l’US Army ne partait pas favorite pour sauver sa peau dans les arbitrages pressentis. Et puis coup de théâtre en début de semaine, avec cette annonce spectaculaire de Barack Obama au détour de son débat télévisé avec son challenger républicain : contre toute attente, le président-candidat annonçait vouloir rayer d’un trait de plume l’hypothèse d’une réduction de 500 milliards de dollars de l’argent de poche alloué au Pentagone. Une déclaration dont l’onde de choc continue sa course, mais qui est arrivée trop tard en tout état de cause pour apporter un peu de lustre au salon. Certes, comme en 2011, AUSA asseoit son expansion et se maintient sur les deux niveaux du centre de congrès de Washington, alors qu’il n’en occupait qu’un seul en 2010.  Certes, le nombre de visiteurs s’annonce relativement stable d’une année sur l’autre. Le nombre d’exposant connaît toutefois un léger décrochage, passant de 708 à 671. Plus marquant est toutefois la chute spectaculaire du nombre d’officines gouvernementales présentes : elles étaient 96 en 2011, elles ne sont plus que 17 cette année.

 

Heureusement que les Frenchies étaient là pour faire le spectacle… Après  avoir présenté le VBCI puis le Casear au cours des éditions précédentes d’AUSA, Nexter a une fois de plus mis les petits plats dans les grands en déplaçant son XP2 en terre américaine. Le démonstrateur technologique 6×6 a terminé ses expérimentations et il est actuellement utilisé comme vitrine technologique. Son emploi du temps lui laissait donc toute latitude pour consacrer six à sept semaines nécessaires à la traversée de l’Atlantique en bateau dans un sens, puis dans l’autre…

 

« Nous avons emmené le XP2 sans idée préconçue » expliquait-on sur le stand de Nexter. « C’est un investissement à long terme : nous sommes ici pour déclencher la curiosité et montrer l’état de l’art de notre savoir-faire dans le domaine des véhicules blindés à roues ». En toile de fond de cet affichage, le programme américain AMPV (Armoured Multiple Purpose Vehicle) devant donner naissance à une famille de véhicules blindés. L’AMPV n’est encore qu’un embryon dans la matrice, mais il pourrait un jour devenir un beau bébé, le but affiché par l’US Army étant de remplacer les derniers M113 en service. On parle là d’environ 7000 véhicules, excusez du peu ! La route qui fera peut-être un jour se rejoindre l’AMPV et Nexter est longue comme un jour sans pain, mais ce dernier pouvait tout de même se satisfaire d’avoir eu la visite de quelques VIP galonnés sur son stand, parmi lesquels le général Gordon Sullivan, ancien CEMAT américain et actuel patron de l’AUSA, ainsi que quelques autres haut gradés du Tradoc (Training and Doctrine Command) et du Tacom (Tank Automotive and Armament Command).

 

A suivre

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:28

Nexter XP2 Technology demonstrator for VBMR source DSI

 

Oct. 21, 2012 - By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — Nexter is sending its XP2 armored vehicle technology demonstrator and CTA International 40mm cannon to this week’s Association of the U.S. Army (AUSA) show, both bearing the French company’s hopes of winning orders from the U.S. Army and other forces, a company executive said.

 

The target for the XP2 is the U.S. Army’s Armored Multi-Purpose Vehicle (AMPV) program, intended to replace the M113 troop carrier, said Patrick Lier, Nexter vice president for international affairs.

 

The M113 saw service in the Vietnam War.

 

The XP2 is a six-wheel-drive vehicle in the 20-ton class, designed to show “capability for innovation and know-how in armored vehicles,” Lier said.

 

The French vehicle is designed to provide a high level of protection up to the NATO Standard Agreement 4 level, offer high mobility and be equipped with advanced onboard electronics and 360-degree camera vision, Lier said. The vehicle can carry nine soldiers and rations for two days, and its motor can be changed in an hour, he said.

 

Nexter faces stiff competition.

 

General Dynamics is expected to pitch its Stryker, while BAE Systems has said it will offer a modified Bradley infantry fighting vehicle.

 

Navistar has said it is interested in competing with a partner.

 

The U.S. Army, which could buy up to 3,800 units, has said it would likely opt for a vehicle already in service and has set a cost target of $2.4 million per vehicle.

 

Another potential buyer of the XP2 is the Australian Army, with a requirement for about 1,500 armored vehicles under its Land 400 program, Lier said.

 

The Australian planners have not yet said whether the new vehicle will be tracked or wheeled, Lier said.

 

Nexter developed the XP2 as a contender for the French Army’s Véhicule Blindé Multi-Role (VBMR), a multirole armored vehicle, for which the previous Army chief of staff set a price cap of 1 million euros ($1.3 million) for the planned 1,000 armored personnel carrier units of the VBMR program.

 

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

 

The cased telescoped CTA 40mm gun is aimed at arming the U.S. Army’s Ground Combat Vehicle (GCV), Lier said.

 

Army procurement is looking to buy more than 1,800 GCVs that will be armed with a 25mm gun, but that choice of caliber has sparked comments of “not enough,” Lier said.

 

Nexter hopes to spark interest with its CTA 40mm, built under the CTA International joint venture with BAE.

 

Nexter also hopes to sell the CTA 40mm to Australia, which is looking for a gun for its infantry fighting vehicle, Lier said.

 

“The 40mm could be a serious contender,” he said.

 

The GCV is intended as replacement for the Bradley.

 

Des militaires en Afghanistan avec des canons Caesar de Nex

 

Nexter sent its Véhicule Blindé Combat d’Infanterie (VBCI) to AUSA two years ago, and the Caesar 155mm artillery piece last year.

 

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

The French company had hoped the VBCI might be picked for the Ground Combat Vehicle, but the requirement for a tracked unit left the wheeled infantry fighting vehicle out in the cold.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:55
photo  MEDEF Lyon-Rhone

photo MEDEF Lyon-Rhone


16/07/2012 medeflyonrhone.fr
 

Entré dans sa troisième phase de développement, le groupe Tra-C industrie, implanté aux Olmes, agrandit ses locaux et embauche de nouvelles compétences pour poursuivre sa marche en avant. Bruno Voland, Président de Tra-C Industrie, présente le groupe et les nouveaux défis à relever.

 

  • L’histoire de Tra-C industrie est une vraie success story ?

François Verdier et moi-même avons créé le groupe Tra-C industrie en 1998 et je crois que nous sommes parvenus à nous faire une place sur un marché de niche : les solutions intégrées pour l’industrie. En fait, nous sommes des spécialistes du travail des métaux et du soudage et ce savoir-faire est reconnu par les grands groupes industriels. Le groupe a donc pu se développer fortement et compte aujourd’hui environ 80 salariés.

 

  • Comment s’organise l’activité du groupe ?

Nous avons quatre domaines d’activités stratégiques : Conduite de projets & Assistance technique, Travail des métaux, Industrialisation et Formations Techniques. Grâce à ces compétences, nous travaillons aussi bien pour l’agro-alimentaire que pour l’automobile ou le médical même si une part importance de notre chiffre d’affaires est réalisée dans le secteur de la défense. Nexter, Renault Trucks Défense ou Acmat font partie de nos clients. Pour eux, nous participons à l’étude et à la fabrication de caisses en acier blindé (ex :VAB Véhicule de l’Avant Blindé, Kerax,… ) ou à l’échelle d’assaut qui équipe les Sherpa du GIGN. Mais nous pouvons tout aussi bien mettre au point une cabine de lavage pour le médical ou un simulateur d’écoulement de rivière pour le ministère de l’Agriculture ou un bac à batterie électrique pour la future Renault Zoé.

 

Suite de l'entretien

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:00

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26.06.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

La première grande expérimentation du programme d’ensemble Scorpion se déroule en ce moment et jusqu’à la semaine prochaine au centre d’entrainement au combat urbain du Cenzub (Sissonne), comme l’annonçait FOB en avril dernier. L’opération a deux objectifs: tout d’abord tester ce que sera le futur de l’action de contact de l’armée de terre, tout en expliquant aux responsables militaires et politiques l’intérêt de Scorpion. L’opération est menée par l’armée de terre, la DGA (Direction Générale de l’Armement) et le regroupement industriel TNS (Thales-Nexter Sagem).

 

Las, la période n’est pas propice aux annonces! Les acteurs de la défense sommés de se tenir à carreau. Et tous attendent les arbitrages budgétaires qui doivent tomber, qui devraient, sans surprise, largement impacter l’armée de terre.

 

Résultat, c’est presque en silence qu’a lieu la première expérimentation grandeur nature de Scorpion…

 

Les enjeux sont pourtant importants. Scorpion, rappelons le, c’est le futur de l’armée de terre, dans sa dimension capacitaire mais aussi budgétaire. A l’heure de la numérisation et de la complexification des systèmes, Scorpion, c’est réfléchir de manière cohérente à demain. Et planifier, afin d’économiser, l’aspect financier nécessaire.

 

Cette expérimentation a été baptisée “démonstration du combat collaboratif” (DCC) et vise donc à valider les fonctions essentielles de ce que sera Scorpion. La démonstration sera menée par un SGTIA (Sous Groupement Tactique Inter-Armes) armé par le 8ème RPIMa, qui œuvrera donc pendant deux semaines à tester les futurs procédés du combat de demain (comme le tir au delà de la vue directe…).

 

Les matériels engagés sont nombreux. Felin, VBCI, VAB, VBL et le char Leclerc bien sûr, mais aussi des drones et des robots, comme le petit Cobra d’ECA qui jouera le rôle du robot du combattant débarqué ou le RCE de Nexter, le robot du combattant embarqué, qui pèse plus d’une tonne et qui doit réaliser des missions de transport ou d’évacuation de blessés.  Sans oublier de très nombreux systèmes de communication, d’information et de commandement, dont le FlexNet de Thales, le système LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat) de TNS, le SCC (Système de Communication de Contact), le SCIV (Système du Combattant Info-Valorisé), une évolution du Felin de Sagem…

 

Et bien d’autres acronymes barbares derrière lesquels se cachent pourtant des systèmes qui viendront demain apporter aux combattants d’avantage de protection, de polyvalence et de réactivité au combat.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 07:59

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Des VBCI à Toulon

crédits : MARINE NATIONALE - EMMANUEL RATHELOT

 

14/06/2012 MER et MARINE

 

Faisant partie des moyens terrestres projetables par les bâtiments amphibies de la Marine nationale, les Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) et les Petits véhicules protégés (PVP) continuent de remplacer les anciens matériels de l'armée de Terre. A l'occasion du salon Eurosatory, qui s'est déroulé cette semaine la Direction générale de l'armement a annoncé avoir livré, le 12 juin, le 400ème VBCI. Produit par un groupement d'entreprises constitué de Nexter Systems et Renault Trucks Defens, ce véhicule a été commandé à 630 exemplaires par la DGA. Alors que le premier VBCI est sorti de l'usine Nexter de Roanne (Loire) en 2008, le dernier exemplaire doit être livré en 2015.
Doté de 8 roues motrices, ce blindé de 30 tonnes en charge, capable d'atteindre 100 km/h, remplace les AMX-10. Il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d'infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est équipée d'une tourelle de 25 mm et peut embarquer 11 soldats. Aérotransportable dans le futur avion A400M, il peut également embarquer sur les bâtiments de projection et de commandement (BPC) de la Marine nationale, avec mise en oeuvre, pour les opérations amphibies, via des engins de débarquement de type EDAR ou CTM, déployés depuis le radier des BPC.


Engins de débarquement et BPC (© : MARINE NATIONALE)


PVP à bord du BPC Mistral (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Il en est de même pour le PVP, destiné à remplacer les P4, avec la particularité, par rapport à ses aînés, d'offrir une protection aux personnels transporté grâce sa cabine fermée et blindée. En tout, 1133 PVP ont été commandés à Panhard General Defense, la réalisation de ces véhicules 4x4 étant répartie sur les sites de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et Saint-Germain-Laval (Loire). Le 993ème exemplaire a été livré début juin à l'armée de Terre. Les PVP équipent les cellules de commandement des unités d'artillerie et de génie, ainsi que certaines unités spécifiques de l'infanterie parachutiste et alpine, de la circulation et du renseignement. Pouvant transporter jusqu'à 4 passagers, ils disposent d'une mitrailleuse de 7,62mm qui peut être installée sur un tourelleau télé-opéré de l'intérieur du véhicule.
Le PVP, comme le VBCI, ont déjà été déployés sur plusieurs théâtres d'opérations, comme le Liban et l'Afghanistan. Dans le domaine des nouveaux équipements terrestres amenés à embarquer sur les BPC de la marine, on notera que l'armée de Terre attend toujours le lancement du programme Scorpion, dont l'un des enjeux est le remplacement des Véhicules de l'avant blindés (VAB) par les futurs Véhicules blindés multi-rôles (VBMR).
___________________________________________

- Voir le webdocumentaire de la DGA sur le VBCI


VAB débarqué par un EDAR (© : ECPAD)

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:55
Le canon de 40 mm à munitions télescopées CTCA (Cased Telescoped Canon and Ammunition)

 

06/06/2012 Sources : DGA

 

Le concept de la munition télescopée consiste à placer le projectile au cœur du chargement propulsif, ce qui permet, à performance égale, de réduire de façon importante le volume de la cartouche par rapport à une munition conventionnelle.

 

La solution d’armement basée sur le canon de 40 mm à munition télescopée fait l’objet de travaux soutenus par le Royaume-Uni et la France depuis de nombreuses années par le biais de contrats séparés mais coordonnés à la société CTA international (CTAi) filiale de BAe Systems et de Nexter, implantée en France.

 

Ce type d’armement est prévu du côté britannique pour la revalorisation du véhicule de combat d’infanterie Warrior et pour le futur blindé de reconnaissance SV Scout, et du côté français pour le futur engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) prévu dans le cadre du programme Scorpion.

 

L’armement de 40 mm à technologie télescopée permet de proposer aux forces le meilleur compromis entre la puissance de feu, la masse, le volume et les efforts de tir (recul de l’arme lors d’un coup de canon). Grâce à son calibre, il confère au véhicule porteur une puissance de feu inégalée pour une arme de moyen calibre. Sa gamme de munitions et en particulier sa munition à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB) lui donne un caractère multi-rôle particulièrement adapté à l’évolution de la menace et aux contextes opérationnels envisagés pour les futurs véhicules blindés de type EBRC.

 

La qualification du système

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a décidé de soutenir la qualification commune armes-munitions. Une déclaration d’intention franco-britannique a été signée le 20/10/2008, suivie d’un arrangement technique le 10/09/2009.

 

La qualification de cet armement et de ces munitions, dont le coût est partagé entre les 2 nations, doit permettre de disposer d’une brique technologique immédiatement intégrable pour l’EBRC en particulier et pour les futurs véhicules blindés en général.

 

Le contour technique de la qualification se décompose de la manière suivante :

 

- le canon de 40 Cased Telescope (tube, chambre, introducteur, lien élastique, fuze setter)

 

- les munitions associées suivantes : munition à effet cinétique (APFSDS), munition explosive à fonctionnement à l’impact (GPR-PD), munition explosive à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB), munition d’exercice (TP-T)

 

La qualification a débuté en 2012 et est prévu s’achever en 2013

 

Titulaire et architecture industrielle

 

L’arrangement technique prévoit la contractualisation avec la société CTA international, joint venture  à 50/50 entre les groupes français Nexter Systems et britannique BAE Systems/Land Systems. Le co-financement franco-britannique de ce contrat à travers l’arrangement technique favorise le développement d’un industriel dont les capitaux sont répartis de façon équitable entre les deux nations. Les deux maisons mères ont défini une répartition équilibrée des activités de production dans la perspective des futurs marchés de production : intégration des projectiles de combat, explosif, fusées pour Nexter Munitions, douille et traceurs pour BAE Systems. L’encartouchage des projectiles sera réalisé par Nexter Munitions pour les besoins France et par BAE pour les besoins Royaume-Uni. A ce titre, l’arrangement technique prévoit que la qualification conjointe permette de qualifier au même niveau les chaînes d’encartouchage de Nexter La Chapelle et de BAé Glacoed.

 

Pays équipés

 

Aucun pays à ce jour n’est équipé du canon de 40 CTA. Deux pays, le Royaume-Uni et la France ont entamé une coopération afin de qualifier cet armement. A l’issue, il est envisagé un standard OTAN pour le 40 CTA.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:53

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photo RP Defense

 

24.03.12 estrepublicain.fr

 

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a évoqué samedi à Ryad avec son homologue saoudien, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, le partenariat entre les ministères de la Défense des deux pays, a rapporté l’agence officielle SPA.

 

«La rencontre a été consacrée à l’examen du renforcement des relations bilatérales en général et du partenariat entre les ministères de la Défense des deux pays en particulier», a déclaré le prince Salmane à propos de ses entretiens avec son homologue français, selon l’agence saoudienne.

 

Il a rappelé que de «solides relations lient les deux pays depuis 1926» et s’est félicité de la concordance des vues entre Paris et Ryad sur diverses questions, toujours selon Spa.

 

M. Longuet, cité par l’agence saoudienne, s’est félicité de la stabilité dont jouit l’Arabie saoudite et qui lui permet de jouer un «rôle vital» dans un monde en évolution.

 

Il a affirmé la volonté de son pays de «développer son partenariat avec l’Arabie saoudite dans différents domaines».

 

La France est un fournisseur d’armements à l’Arabie saoudite, notamment à la marine de guerre.

 

Fin février, le groupe d’armement terrestre Nexter a annoncé avoir décroché une commande ferme de 73 blindés Aravis en Arabie saoudite, premier succès de ce véhicule de reconnaissance à l’étranger.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 12:04

Aravis - Eurosatory 2010 photo DICoD

photo ministère de la Défense

 

29/02/2012 Daily-Bourse.fr (AFP)

 

Le groupe d'armement terrestre Nexter a décroché une commande ferme de 73 blindés Aravis en Arabie saoudite, premier succès de ce véhicule de reconnaissance à l'étranger, a annoncé mercredi son PDG Philippe Burtin.

 

"Nous avons enregistré la semaine dernière une commande ferme de 73 Aravis", a déclaré M. Burtin à la presse en présentant les résultats du groupe pour 2011. "C'est la seule commande entrée en carnet" mais les discussions se poursuivent pour répondre à de nouveaux besoins, a-t-il ajouté.

 

Il s'est refusé à chiffrer le montant de la commande, la première à l'exportation pour ce blindé développé par Nexter sur ses propres fonds.

 

L'Aravis est un nouveau blindé de reconnaissance de 13 tonnes, ultra-protégé pour supporter les explosions de bombes placées au bord des routes (connues sous l'acronyme d'IED pour improvised explosive device) qui ont fait des ravages en Irak et en Afghanistan.

 

L'Aravis a été vendu à quinze exemplaires à l'armée française et il a fait ses preuves en Afghanistan, a expliqué Michel Bonnefis, PDG du Pôle Equipements du groupe.

 

Le montant du contrat français s'élevait à près de 20 millions d'euros pour les 15 véhicules, soit près d'1,3 million par exemplaire.

 

Le Délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon avait évoqué ce contrat la semaine dernière, ajoutant que l'Arabie saoudite envisageait d'en acheter davantage.

 

Nexter, fabriquant de blindés, d'artillerie et de munitions détenu à 100% par l'Etat français, développe une activité commerciale intense à l'étranger sur un marché très compétitif.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 12:44

Aravis---Eurosatory-2010-photo-DICoD.JPG

Aravis - Eurosatory 2010 - photo DICoD

 

The Nexter Aravis is a high mobility 4x4 protected multi-mission vehicle intended for land forces in scenarios such as Iraq and Afghanistan

 

February 25, 2012, Armyrecognition

 

Laurent Collet-Billon Delegate General for the French Armaments Procurement Agency (DGA) confirmed this Monday, February 20, 2012 during the presenting of the DGA 2011 results, that the French Defence Company manufacturer Nexter has signed a contract in late 2011 with Saudi Arabia, for "between 100 and 200" ARAVIS 4 x 4 armoured vehicle.

 

This is the first export contract for the high protected armoured vehicle Aravis, which has been designed, developed and manufactured by Nexter. The vehicle was unveiled in 2008 at the International Defence Exhibition Eurosatory in paris, France.

 

An order for 15 ARAVIS vehicles was placed by the Délégation Générale pour l'Armement (French army procurement agency DGA) in April 2009 for use by the French Army as a reconnaissance and escort vehicle for engineer units. The Aravis is currently in use by the French armed forces in Afghanistan.

 

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photo Sipa Terre

 

In July 2006, Saudi Arabia has placed an order for 80 CAESAR 155mm wheeled self-propelled howiter which are also manufactured by The French Company Nexter.

 

The vehicle ARAVIS for Saudi Arabia should be equipped with a remote weapons system armed with a 20mm Nexter gun ARX-20.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:15
Aravis - photo RP Defense

Aravis - photo RP Defense

22.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Intéressant  sujet des collègues du blog FOB qui confirment une info d'octobre dernier:

 

L'info avait été donnée en octobre dernier par la Lettre de l'Expansion qui annonçait une prochaine signature "portant sur l'acquisition par l'Arabie Saoudite de 73 véhicules blindés Aravis à 0,6 million d'euros pièce. Près de 191 engins pourraient être commandés ultérieurement".

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 06:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/afghanistan-premiere-releve-du-doip-du-13e-rg/1177716-1-fre-FR/afghanistan-premiere-releve-du-doip-du-13e-rg.jpg

Le véhicule blindé hautement protégé Aravis en Afghanistan. Crédits : ECPAD

 

18/04/2011 ARMEE DE TERRE

 

Les militaires du 13e  régiment du génie (13e  RG) du Valdahon armant le détachement d’ouverture d’itinéraire piégé (DOIP) sont rentrés d’Afghanistan le 12 avril 2011.

 

Le 13e  RG  a été mandaté pour déployer et perfectionner le DOIP en Afghanistan  d’octobre 2010 à octobre 2011. Projeté en Afghanistan depuis octobre 2010, le DOIP est de retour au régiment depuis le 12 avril 2011. 2 autres sections du 13e  RG en assurent la relève. Le DOIP est composé de 2 sections : une section sur Buffalo et une section protection dépollution  (SPD) sur véhicules blindés hautement protégés (VBHP) Aravis . Elles œuvrent de concert sur le théâtre et constituent une capacité unique de l'armée de Terre. Sa mission principale : ouvrir les axes  au profit de groupements ou sous-groupements tactiques interarmes et de convois logistiques. Il s’agit de recherche et de lutte contre les engins explosifs improvisés  (IED pour « improvised explosive device ») puis de reconnaissance d’axes pour le désengagement des unités. Au total, près de 5 000 km ont été ouverts ou reconnus en 6 mois sans explosion d’IED après le passage du DOIP.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:30

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:30

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:55
L'armée de terre a reçu le tiers de ses VBCI

 

15/06/2010 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense (groupe Volvo) viennent de livrer à l'armée de terre le 200e véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Le dernier des 630 exemplaires commandés par la Direction générale pour l'armement sera livré en 2015. Cet énorme engin (30 tonnes, 8 roues motrices, 100 km/h de vitesse de pointe) est livré en diverses versions. La plus nombreuse, avec 520 exemplaires, est la VCI (véhicule de combat d'infanterie), qui peut emporter 11 combattants équipés et est dotée d'un canon de 25 mm. L'autre version est la VPC (véhicule poste de commandement). Y compris le développement et l'industrialisation, le programme a coûté 2,86 milliards d'euros, soit 4,53 millions d'euros pièce. Belle bête ! À ce stade, le VBCI n'a pas trouvé de client à l'exportation, la compétition au Royaume-Uni ayant été perdue contre le Piranha, de Mowag.

 

Opérationnel depuis septembre 2008 au 35e régiment d'infanterie de Belfort, le VBCI sera en Afghanistan dans les prochaines semaines avec cette unité. Selon plusieurs experts militaires consultés par Le Point, ce gros véhicule est peu adapté aux conditions difficiles du terrain afghan, dont les voies sont souvent très étroites. Mais l'engin devrait apporter un sentiment de sécurité aux soldats de la brigade La Fayette, à tout le moins tant qu'ils seront à l'abri de sa caisse. Le second régiment doté du VBCI est le 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, qui aura reçu à l'été la totalité de ses 64 véhicules de dotation. Ensuite, les régiments seront dotés au rythme d'un par année scolaire, le prochain devant être le 1er régiment de tirailleurs d'Épinal.

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