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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:50
Le VBCI de Nexter (ici équipé d'une tourelle T40), futur véhicule de combat d'infanterie de la Lituanie?

Le VBCI de Nexter (ici équipé d'une tourelle T40), futur véhicule de combat d'infanterie de la Lituanie?

 

4 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

La Lituanie devrait finalement sélectionner son futur véhicule de combat d’infanterie d’ici la fin du mois, a récemment déclaré le ministère de la Défense Nationale lituanien, Juozas Olekas. Deux nouvelles candidatures issues des Etats-Unis et de Pologne (des Rosomak ?) ont en effet repoussé la prise de décision de quelques semaines afin de permettre au Ministère concerné d’effectuer les recherches et analyses sous-jacentes et de récolter les détails complémentaires nécessaires auprès de la dizaine d’industriels ayant déjà fait offre, parmi lesquels Nexter.

 

« L’analyse des nouvelles offres prendra du temps supplémentaire, nous avons donc postposés la prise de décision finale concernant l’achat de véhicule de combat d’infanterie à la fin du mois de Novembre. D’ici là, nous espérons avoir reçu les données complémentaires de la part des industriels s’étant manifestés auparavant, ce qui nous permettra de réaliser une évaluation appropriée des offres gouvernementales et industrielles, » a déclaré Juozas Olekas.

 

Le futur blindé 8×8 envisagé par la Lituanie remplacera les antiques véhicules chenillés M113. Les véhicules acquis seront initialement utilisés pour équiper deux bataillons de brigade d’infanterie mécanisée « Iron Wolf ». Chaque bataillon comprend trois compagnies, chacune dotée de 10 à 12 véhicules, pour un total variant de 60 à 72 blindés. La Lituanie n’exclut toutefois pas l’achat de véhicules supplémentaires.

 

Outre les deux propositions « G2G » (de gouvernement à gouvernement) dernièrement reçues par les militaires lituaniens, on retrouve Nexter et son VBCI, décliné en 25 et en 40 mm. Dévoilée en février dernier lors du salon IDEX, cette version musclée du VBCI ne met rien de moins en œuvre que le fameux canon 40CTAS développé en partenariat avec BAE Systems pour le programme AJAX britannique.

 

Neuf autres compagnies ont répondu à la RFI (Request for Information) envoyée le 17 juillet 2014 par le MinDef lituanien : Patria et son AMV équipé d’une tourelle UT 30 Mk2, le Boxer d’ARTEC armé soit d’une tourelle RCT 30 ou LANCE 30, le Superav d’IVECO doté également d’une UT 30 Mk2, le fameux LAV II de General Dynamics Land Systems assorti d’une tourelle MCT30 produite par le norvégien Kongsberg, General Dynamics European Land System et le Piranha, l’Arma et la tourelle Mizra-30 d’Otokar et, enfin, le PARS de FNSS pourvu d’une tourelle E30. Par ailleurs, Elbit Systems et Lockheed Martin ont quant à eux offert un système d’armement principal, à savoir respectivement les tourelles UT 30 Mk1 et 2, et la 40CTAS.

 

Ce programme, le plus important jamais mis en œuvre par les forces armées lituaniennes, est doté d’un budget estimé à 460 millions d’euros. Une fois ce choix officialisé, le ministère de la Défense Nationale lituanien lancera la procédure d’acquisition proprement dite, une étape qui devrait durer entre 4 et 10 mois selon le type de procédure choisi. Les premières livraisons sont prévues pour 2017 et devraient continuer jusqu’en 2020.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:50
Compte tenu de l'évolution récente en Europe orientale, les investissements dans les véhicules blindés devraient demeurer une priorité absolue des gouvernements

 

LONDRES, November 3, 2015 /PRNewswire/

 

La 15e Conférence internationale annuelle consacrée aux véhicules blindés a eu lieu en janvier dernier au stade Twickenham (Royaume-Uni). Organisé par Defence IQ, ce rassemblement a été l'occasion de discuter des défis relatifs aux capacités, au savoir-faire et à la gestion de projets auxquels est confrontée la communauté mondiale des véhicules blindés, ainsi que d'interagir avec ses clients et la chaîne logistique pour faire avancer les programmes de modernisation et de développement.

À cette occasion, la problématique de l'Europe orientale a été soulignée dans les discours inauguraux donnés par Philip Dunne, ministre britannique de la Défense chargé de l'équipement, du soutien et de la technologie et par le lieutenant- général Michael Williamson, Premier sous-secrétaire d'État adjoint de l'armée pour l'acquisition, la logistique et la technologie, ministère américain de la Défense.

Philip Dunne a également fait remarquer que « dans le contexte actuel de confrontation à une myriade de menaces, nos forces armées seront appelées à toujours répondre présent. La nécessité impérieuse de maintenir une flotte de bataille est une tâche aussi difficile que jamais ». Philip Dunne a aussi annoncé en exclusivité la signature d'un contrat d'une valeur de 30 millions de livres avec la division européenne Systèmes terrestres de General Dynamics visant l'entretien et le soutien technique des véhicules blindés Mastiff et Ridgeback.

Le débat du secteur G5 a été un autre moment fort de la conférence de cette année et a réuni des dirigeants issus des principaux équipementiers, notamment Nexter Systems, Textron Systems, BAE Systems Hägglunds, Milspray et Ruag. Les discussions ont porté sur divers sujets, dont les tendances actuelles en matière de conception et leur concrétisation lors de programmes futurs, l'utilisation des moteurs hybrides et les directives actuelles concernant les exigences des forces armées et des gouvernements.  

Outre des personnalités politiques et militaires, la conférence comptait également sur la participation d'universitaires et de dirigeants techniques qui ont présenté leurs recherches permettant de mieux comprendre les avancées et les évolutions futures dans le domaine . Le professeur Bryn James, responsable des Sciences des blindages et de la protection chez DSTL, a indiqué que malgré le souhait des fabricants et des utilisateurs finals d'obtenir « l'unobtainium », il est persuadé que les technologies de pointe deviennent de plus en plus accessibles à l'heure actuelle. « Nous ne demandons plus l'impossible », ce qui fait que « dans les deux ou trois prochaines années, nous pourrions très bien assister à l'introduction du blindage électrique et des systèmes de protection active ». Ces technologies sont au stade de recherche-développement depuis des années et leur utilisation opérationnelle pourrait bientôt devenir une réalité. Il a également souligné l'importance de la robustesse et des blindages ainsi que la nécessité de les réparer sur le théâtre des opérations. Morgan Advanced Materials a également présenté ses récentes avancées en balistique, alors que IBD Deisenroth Engineering a fait part de ses recherches de pointe, notamment la phase initiale de développement des blindages au graphène. DSM Dyneema a pour sa part présenté dans les détails ses blindages en polyéthylène très appréciés et ses projets.

 

Voici la liste des intervenants de prestige à l'International Armoured Vehicles 2015 :

  • Major-général Robert Talbot-Rice, Responsables des programmes de véhicules blindés, DE&S
  • Brigadier général Charles Beaudouin, directeur de la STAT (Section technique de l'Armée de Terre française)
  • Lieutenant- colonel Piotr Kosinski, Spécialiste principal Inspection des forces terrestres, commandant général des forces armées polonaises
  • Brigadier général Harold Lucho Avendano, comité technique d'évaluation (CETO), armée péruvienne
  • Colonel German Schell O'Kuinghttons, armée chilienne
  • Major- général Payenda Mohammad Nazim, Inspecteur général, ministère afghan de la Défense
  • Brigadier général Enam Nazar, Commandant de la force de frappe mobile blindée, armée nationale afghane

Nous tenons également à féliciter les lauréats des International Armoured Vehicles XV Awards remis par les partenaires média du secteur :

  • Textron Systems COMMANDO® pour la meilleure plateforme véhicule
  • Morgan CAMAC® pour sa technologie de protection du personnel
  • Identificateur des menaces de Microflown AVISA pour le produit international le plus novateur

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:55
VBMR Griffon et EBMR Jaguar (Crédit Nexter/Renault Trucks Defense/Thales)

VBMR Griffon et EBMR Jaguar (Crédit Nexter/Renault Trucks Defense/Thales)

 

27/10 Anne Bauer, Les Echos

 

Depuis l’annonce du programme Scorpion, Nexter , Thales et Renault Trucks Defense s’organisent pour livrer au plus vite.

 

Il y a près d’un an, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, donnait le coup d’envoi au programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre. Le but ? Remplacer des blindés de transport et de combat de 40 ans d’âge qui, malgré leur solidité, s’épuisent désormais à grande vitesse. Il s’agit surtout d’offrir aux groupements techniques interarmes, le plus petit groupement autonome de combat à terre, un système d’interconnexion digne du XXIe siècle. « Une entrée dans l’ère du numérique », s’enthousiasme Jean-Pascal Laporte, en charge du programme chez Thales. « Si ça marche en 2018, on sera bien en avance sur les Américains, qui tardent à mettre au point leur futur “combat systems” ».

Depuis le lancement de Scorpion, dont le coût est évalué à 8 milliards d’euros, peu de nouvelles ont filtré. « Nous sommes dans les temps et dans les budgets pour la sortie des prototypes en 2016, les tests en 2017 et les premières livraisons en 2018 des nouveaux blindés multirôles, les Griffon, et en 2020 des futurs blindés de reconnaissance et de combat, les Jaguar », assure Jean-François Pellarin, directeur des blindés multirôles chez Nexter. Après avoir dépensé 200 millions d’euros en frais d’études, le gouvernement a inscrit 950 millions pour aller au lancement de la production.

 

Problèmes de maintenance

A Satory, non loin du siège de Nexter, trois entreprises – Nexter, Thales, et Renault Truck Defense – se sont regroupées et mènent les dernières mises au point dans un bâtiment qui ne paie pas de mine. Ensemble, les ingénieurs des trois sociétés peaufinent un système global et structurant, quasi 100 % made in France. A l’instigation de la Direction générale de l’armement (DGA), les entreprises ont mis de côté leur rivalité pour mettre en commun leur savoir-faire et définir un nouveau système de combat collaboratif, où les militaires, qu’ils soient à pied, dans un blindé de transport ou de combat, connaissent en permanence les positions de leur groupement.

Un système qui oublie aussi les références à la guerre froide, même si le char Leclerc est maintenu et même rénové, pour s’adapter au combat de mouvement, y compris en milieu urbain. Un système qui prend aussi en compte dès son lancement deux dimensions essentielles des armées : la maintenance du matériel et la formation des soldats.

Alors que la moitié quasiment des blindés français sont hors service, le plus souvent pour des problèmes de maintenance, et que le coût d’entretien d’un blindé représente plusieurs fois son prix d’acquisition, la DGA a inscrit dans son contrat avec le trio d’industriels un objectif de disponibilité au kilomètre parcouru. Si le véhicule tourne moins que prévu, Nexter, Thales, et Renault subiront des pénalités. A l’inverse, ils auront des bonus. « Ce système, qui couvrira une quinzaine d’années, est une grande innovation contractuelle », souligne Jean-François Pellarin, même si les montants des bonus et malus sont encore âprement négociés avec la DGA.

Cette dernière a aussi exigé de faciliter la formation des soldats. Alors que les armées ont un très grand turnover, avec des besoins de formation de 100 jours par homme et par an en moyenne, il est demandé d’utiliser au maximum la simulation embarquée, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle pour entraîner les militaires dans des cabines embarquées plutôt que lors de coûteuses manœuvres sur le terrain. De 2018 à 2033, le groupement d’entreprises devra livrer 1.668 Griffon et 248 Jaguar. Chacun ayant défini ses points forts (Nexter sur les systèmes d’armes et les véhicules, Renault Trucks Defense sur les moteurs et les roues, Thales sur l’électronique), les trois entreprises sont engagées dans une course de vitesse, car plus vite les prototypes seront là, plus grandes seront les chances d’exporter. Une nécessité pour Nexter, dont le carnet de commandes connaît un passage à vide.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 16:55
32 « Caesar NG blindés » pour remplacer les AUF1 restant de l’armée de Terre?

32 « Caesar NG blindés » pour remplacer les AUF1 restant de l’armée de Terre?

 

27 octobre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

L’armée de Terre semble avoir trouvé un remplaçant pour les derniers canons automoteurs AUF1, en service depuis plus de trente ans actuellement en cours de retrait, rapporte le blog spécialisé Opex360. Entendu le 13 octobre dernier en Commission de la défense dans le cadre de la loi de finances pour 2016, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, a en effet partiellement levé le voile sur une question évoquée par son prédécesseur dès octobre 2013 et depuis laissée en suspens.

 

Petit rappel.

Il était prévu, au travers de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019, que l’artillerie des forces terrestres françaises passe de 157 canons de 155 mm (77 CAESAR et  et 80 AUF1) à…77 CAESAR, les AUF1 devant disparaitre du tableau détaillant les « principaux équipements opérationnels » en 2019. Toute commande supplémentaire de CAESAR ayant été exclue, il semblait certain que l’armée de Terre soit, à l’horizon 2020, amputée de la moitié de ses canons.

Or, il y a dix jours, le général Bosser a très clairement fait état d’une solution pour le moins surprenante. Si « Nos 77 CAESAR et nos 13 LRU correspondent à notre besoin actuel, » a déclaré le CEMAT,  « 32 CAESAR « NG », blindés, sont toutefois prévus en remplacement des derniers AUF1 à l’horizon 2030, » ajoute-t-il.

On croyait impossible toute commande supplémentaire de CAESAR, le député Olivier Audibert Troin rappelant par ailleurs que « la soixantaine de canons CAESAR qui nous manquait en 2012 est depuis passée en pertes et profits » (selon le plan initial, 64 systèmes devaient normalement rejoindre les 77 exemplaires commandés en premier lieu), et pourtant…

 

Des CAESAR « NG » blindés?

Remplaçant désigné des vénérables AUF1, le CAESAR (ou « Canon Equipé d’un Système d’Artillerie ») est le fer de lance des forces d’artillerie françaises.  Il s’agit d’un système d’artillerie extrêmement mobile, qui compense les faibles capacités de projection des AUF1, même s’il n’en a pas la protection. Sur ce point, Nexter vient justement, durant le salon DSEI, de dévoiler un nouveau prototype de CAESAR offrant une protection accrue. Montée sur châssis Tatra T815, cette version 8×8 musclée présente une grande modularité permettant à l’utilisateur de bénéficier, entre autres, d’une protection de cabine de niveau 3 balistique avec blindage additionnel (contre 2 pour le CAESAR 6X6).

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

11/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les essais comparatifs des fusils d'assaut étrangers présélectionnés, qui remplaceront les FAMAS, vont très prochainement commencer. Le ministère de la Défense va notifier en 2016 un contrat à un des cinq armuriers européens encore en compétition.

 

Ils sont cinq fabricants à se disputer le marché français de remplacement des FAMAS dans le cadre de l'appel d'offre européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 200 et 250 millions d'euros. Et ils sont cinq industriels, tous de nationalité  étrangère, à lorgner un marché d'environ 90.000 fusils d'assaut (contre une cible initiale de 101.000) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l'armée de terre, ainsi que le commandement des opérations spéciales (COS). La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'acquisition de plus de 21.000 fusils d'assaut alors qu'initialement l'armée de terre devait en être entièrement équipée vers 2018, selon les déclarations d'octobre 2013 de l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

Le belge FN Herstal, l'italien Beretta, l'allemand Heckler & Koch (HK), le suisse Swiss Arms (ex-SIG Arms) et enfin, semble-t-il, le croate, HS Produkt, ont été invité par la direction générale de l'armement (DGA) à participer très prochainement à des essais comparatifs. En revanche, Thales, qui a développé le fusil d'assaut F90 sélectionné en août par l'armée australienne, n'a pas souhaité participer à cet appel d'offre en raison de contraintes techniques exigées par la DGA.

 

Notification en 2016

Initialement attendue fin 2015, la notification de ce marché ne devrait intervenir que l'année prochaine, peut-être au début de 2016. Car les premières livraisons sont attendues dès 2017, comme l'avait expliqué en mars à l'Assemblée nationale le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il n'est que temps car le parc moyen des FAMAS est âgé en moyenne de 25 ans. Le successeur du célèbre fusil d'assaut de la manufacture de Saint-Étienne sera choisi à l'issue d'une évaluation de plusieurs modèles de fusils d'assauts sur étagère au calibre 5,56 mm OTAN, a expliqué le ministère de la Défense en réponse à une question au député Les Républicains Jean-François Lamour.

La conception du futur intègrera nécessairement une culasse calée et un tube rayé à 7 pouces contrairement au FAMAS qui possède une culasse flottante avec un tube rayé à 12 pouces. Ces caractéristiques donneront à l'AIF la capacité de tirer toutes les munitions 5,56 mm au standard OTAN avec un niveau de sécurité encore supérieur à celui du FAMAS. Le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait précisé dès octobre 2013 qu'il "faudra procéder à des achats sur étagère ne nécessitant pas d'adaptations trop importantes auprès d'industriels allemands, belges, voire suisses".

 

Nexter, la clé de ce marché?

Selon une source proche du dossier, l'industriel qui aura la bonne idée de se rapprocher de Nexter, pourrait obtenir ce marché même si la DGA n'a exigé aucune obligation en termes de compensations industrielles pour l'armurier sélectionné dans l'appel d'offre. Si telle était le cas, cela permettrait de donner une activité de sous-traitance au site de Tulle, Nexter Mechanics qui travaille encore sur le FAMAS : maintien en condition opérationnelle (MCO) du fusil d'assaut, modernisation (retrofit) et intégration du FAMAS dans le cadre du système Felin, le programme soldat du futur. Tulle a été l'un des grands armuriers de France jusque dans les années 80. C'est aussi le cas de la société Manurhin, basée à Mulhouse et qui espère des retombées industrielles de cet appel d'offre.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait estimé en juin 2014 à l'Assemblée nationale qu'il était "très ouvert à ce que des entreprises françaises répondent d'une manière ou d'une autre à cet appel d'offres, et je les incite fortement à le faire".

Les deux sociétés attendent également l'appel d'offre portant sur le MCO du futur fusil d'assaut des militaires français et de la distribution des pièces détachés. Nexter mais aussi Manurhin ont des atouts au regard des enjeux de sécurité d'approvisionnement de l'armée française, très souvent en opération extérieure, grâce à un soutien régulier des fusils d'assaut.

 

Un débat de souveraineté nationale

La France ne produisant plus d'armes de petit calibre depuis la fermeture de l'usine de Tulle, le successeur du FAMAS sera étranger. Ce qui suscite un débat politique. En janvier 2015, le député Les Républicains, Philippe Vitel, estimait que "nous devions réfléchir à la manière d'exercer notre souveraineté" dans le domaine de la défense. Et d'expliquer : "je suis inquiet car, pour la première fois dans l'histoire, depuis trois cents ans, lorsque nous aurons à remplacer le FAMAS, les armées seront dotées d'un fusil qui ne sera pas français. Nous devons nous interroger sur ce qui doit rester dans le domaine national et ce qui peut être ouvert".

"En cette année de centenaire (1914-2014, ndlr), rappelant le sacrifice de nos soldats armés de leurs fusils Lebel, ne soyez pas le ministre de la défense qui, pour la première fois de notre histoire, prendrait la décision d'équiper nos fantassins d'un fusil étranger", avait pour sa part interpelé le député Les Républicains Philippe Meunier. Jean-Yves Le Drian avait répondu : "Conformément à la réglementation, nous avons dû lancer un appel d'offres européen, puisque, avec les nouveaux dispositifs, nous y sommes tenus.Les entreprises françaises capables de produire directement ce type d'armement il y a une quinzaine d'années ne le font plus ou ont été fermées ; je pense à la manufacture d'armes de Saint-Étienne et à l'atelier munitionnaire du Mans de GIAT-Industries. Il n'y a plus en France ce type d'activités".

Le patron de Manurhin, Rémy Thannberger, dans un entretien accordé en février dernier au  quotidien "L'Alsace", avait pour sa part estimé que la France "dépendait de l'étranger. Cette situation suscite de plus en plus d'inquiétudes et de débats dans les milieux autorisés. Et ce qui n'était plus considéré comme stratégique hier pourrait bien le redevenir".

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 10:55
photo MinDefFr

photo MinDefFr

 

29/07/2015 Par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Le groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann et Nexter s'unissent dans le domaine de l'armement pour former le champion européen de l'armement terrestre. Retour des négociations compliquées.

 

Juillet est bien la période des mariages, y compris pour les entreprises. Après plusieurs années de flirt et quelques rebuffades magistrales, puis plus d'un an de négociations pour préparer le mariage le plus solide possible, les deux groupes spécialisés dans l'armement terrestre, Nexter et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont enfin décidé de se dire oui pour le meilleur et pour le pire. Verrouillé encore par quelques clauses suspensives, le contrat de mariage sera signé ce mercredi en présence de plusieurs ministres, dont ceux de la Défense, Ursula Gertrud von der Leyen et Jean-Yves Le Drian.

Ce rapprochement, qui dépend notamment encore de la publication de la loi Macron, du décret de privatisation de Nexter et de l'avis de la l'autorité de la concurrence allemande, va créer un nouveau champion de la défense en Europe (1,75 milliard d'euros sur la base des chiffres d'affaires 2014), plus précisément dans les chars, les blindés et les munitions. Ce qui n'est pas rien quinze ans après la constitution du groupe EADS, devenu depuis Airbus Group. D'autant que ce rapprochement a été mené dans un contexte germano-allemand hostile à cette opération entre Nexter et KMW. Retour sur les points clés de cette négociation "longue et rugueuse", comme l'a qualifié un proche des négociations.

 

L'APE au cœur de la négociation

Le succès des négociations doit beaucoup à l'Agence des participations de l'Etat (APE) dirigée encore par Régis Turrini jusqu'à fin août, et notamment au directeur de participations Industrie, Aymeric Ducrocq, et du PDG de KMW, Frank Haun, qui avait mandat des actionnaires familiaux du groupe allemand pour les représenter. Les deux hommes, qui se sont beaucoup rencontré durant cette année de négociations, ont surmonté l'ensemble des obstacles pour ce rapprochement entre deux entreprises rivales sur un marché très concurrentiel et surtout ayant des cultures extrêmement éloignées l'une de l'autre. Pour réussir leur coup, ils ont été bien aidés par le PDG de Nexter, Philippe Burtin, et le cabinet du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Principale difficulté des discussions, parvenir coûte que coûte à boucler un rapprochement à 50-50, une condition suspensive à cet accord. Car au final, la société de tête de droit néerlandais, qui pourrait peut-être garder le nom de Kant - il plait beaucoup de part et d'autre du Rhin -, sera détenue à parité par Giat-Industries, propriété de l'Etat français, et par la famille Bode-Wegmann. C'est en grande partie pour cela que les négociations ont été "rugueuses""Les deux groupes, qui sont concurrents, avaient une vision très critique l'un de l'autre sur leur valeur respective", explique-t-on à La Tribune.

En clair, Nexter est beaucoup plus rentable que KMW, qui, en revanche, a de plus belles perspectives de croissance à l'horizon 2017-2018, notamment à l'export, que son rival. De son côté, Nexter doit beaucoup sa rentabilité aux contrats juteux passés avec le ministère de la Défense. Ce qui n'est pas le cas de KMW, beaucoup plus tourné vers l'international où "les marges sont moins élevées", confirme une source proche du dossier. Du coup, les due diligence (processus de valorisation des deux entreprises) ont mis en lumière un écart de valeur entre les deux sociétés, en faveur de Nexter. Mais les négociateurs ont fait preuve d'imagination s'agissant d'ingénierie financière pour éviter le paiement d'une soulte par les actionnaires allemands à l'État français.

 

Comment le 50-50 a été respecté

Comment les négociateurs ont-ils procédé pour respecter le 50-50 et éviter le paiement d'une soute ? L'Etat français et la famille Bode-Wegmann se sont versé chacun 100% des résultats 2014. Soit une différence de cash d'environ 50 millions d'euros en faveur de l'État français. En outre, les négociateurs ont sorti du périmètre de l'opération certains actifs fiscaux dont bénéficiait Nexter. Ces avantages fiscaux remontent au temps où Giat (devenu entre-temps une holding, à la fois structure de défaisance et maison-mère de Nexter, qui profitait de ces avantages fiscaux) était déficitaire dans les années 2000. La valeur de ces actifs est estimée entre 100 et 200 millions d'euros.

Côté allemand, ils ont eux aussi sorti du deal certains actifs, notamment une créance de l'Etat grec assortie des intérêts de retard sur une partie du contrat de chars Leopard (353 exemplaires reçus à partir de 2006, dont 183 d'occasion). des actifs estimés à plusieurs dizaines de millions d'euros. "Des opérations qui ont permis la jonction pour parvenir au 50-50", assure une source proche des négociations. Pour réussir ce tour de force, l'APE s'est donc fortement mobilisée pour faire vivre et avancer le travail des valorisations, qui a été "assez long", reconnait-on. "Sans l'APE, on y serait toujours", assure toutefois une autre source. La direction de Nexter, dont Philippe Burtin, a d'ailleurs fait une totale confiance à l'APE pour mener les négociations avec KMW. "Il n'y a jamais eu un seul frottement entre l'APE et Philippe Burtin", explique-t-on à la Tribune.

 

Différences culturelles entre Français et Allemands

Les différences culturelles entre Français et Allemand n'avaient pas été identifiées comme un possible obstacle. Et cela a été vraiment LA surprise de ces négociations. Pour autant, un précédent existait lors de la création et des premiers pas d'EADS, où Français et Allemands avaient dû mal à se comprendre. "Nous avions sous-estimé ce gap culturel entre Français et Allemands, souligne-t-on. Ce qui a généré des malentendus et des difficultés au début des négociations. On ne se comprenait pas. Ce gap culturel est disproportionné compte tenu de la proximité géographique entre les deux pays mais nous nous sommes rendus compte de la différence entre les cultures allemandes et françaises. Ce sont deux environnements qui se rencontrent".

Un obstacle qui a également été surmonté par les équipes de négociateurs "le temps de se comprendre". Pour autant, les négociations sont restés "amicales mais toujours difficiles" en raison des enjeux. Aux deux PDG, Frank Haun et Philippe Burtin, de faire vivre l'accord de rapprochement entre les deux entreprises. "Il est crucial qu'ils créent dès la première année une identité sociale commune. Ils devront être vigilants sur ce point tout comme les actionnaires le seront", prévient-on. Ils seront aidés par le conseil de surveillance composé de sept membres (deux membre nommés par les actionnaires allemands, deux Etats français et trois personnalités indépendantes), qui pourra apporter un peu de fluidité dans la gouvernance.

 

Quelles synergies?

Pour les négociateurs, il n'y a pas photo. "Cette opération va générer une vraie création de valeurs", assure-t-on. Ce qui passe forcément par des synergies structurelles, qui seront plus lentes, et des synergies commerciales beaucoup plus rapides. "Les synergies seront potentiellement importantes une fois les programmes actuels exécutés. A horizon de cinq ans, cette opération pourrait générer 50 millions d'euros par an de résultats opérationnels (EBIT) supplémentaires". Réunis les deux groupes vont notamment avoir dans un premier temps un levier beaucoup plus fort pour l'achat de leurs matières premières. Ils vont aussi avoir des synergies commerciales importantes en réduisant notamment les frais de démonstration, qui peuvent s'élever entre 30 millions d'euros par an pour Nexter. "Le déplacement d'un produit pour des évaluations coûte très cher", note-t-on. La nouvelle société va très vite encaisser ces gains.

Lors des évaluations des deux sociétés, les négociateurs se sont rendus compte de la différence de gestion des deux entreprises. Notamment KMW s'est révélé être une société très intégrée, capable de fabriquer par exemple des câbles, contrairement à Nexter, qui a beaucoup externalisé et donc a une meilleure gestion de son besoin en fonds de roulement (BFR). Du coup, KMW mobilise du cash pour ce type d'activité qui pourrait être sous-traité. Ce qui libérerait du cash pour des opérations cœur de métier. Enfin le rapprochement sera peut-être une opportunité pour l'activité munitionnaire de Nexter, qui pourrait à l'avenir équiper les véhicules de KMW dans ce domaine.

 

Complémentarité des gammes?

A l'exception de ses activités munitions, tous les grands programmes de blindés de Nexter ont dû un jour ou l'autre affronter la forte concurrence des produits de KMW, estampillés "Made in Germany". Un logo qui impose à lui seul le respect aux clients dans le secteur des blindés quand Berlin en autorise l'exportation. Pour autant, l'étude des gammes de KMW et de Nexter montre plus une complémentarité que des redondances, à l'exception de l'Aravis face au Dingo dans les véhicules blindés (12 tonnes). Avec un succès en Arabie Saoudite, le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices de Nexter se frotte régulièrement au Dingo de KMW sur l'export. "C'est le vrai overlap (chevauchement, ndlr) dans le portefeuille produit des deux groupes", estime-t-on.

En revanche, si le VBCI, qualifié "combat proven" (preuve opérationnelle au combat, ndlr), rencontre souvent en compétition le Boxer, "ils n'ont jamais été short-listé (sélectionné, ndlr) ensemble, fait-on observer. Les deux véhicules ne correspondent pas aux mêmes spécifications et aux mêmes besoins d'utilisation. Les clients hésitent rarement entre le VBCI, véhicule d'entrée de gamme, et le Boxer qui a plus de fonctionnalité mais qui est beaucop plus cher". Du coup, les deux produits peuvent continuer à coexister et les deux industriels choisiront donc le meilleur véhicule, qui répondra le mieux aux besoins du client à l'exportation. Le concept du Boxer qui est révolutionnaire - plusieurs types de cabine blindée interchangeable peuvent être montés très rapidement sur une plateforme unique -, n'a pourtant pas convaincu, y compris jusqu'à l'armée allemande.

Il en est de même dans l'artillerie, où KMW est plutôt absent de ce segment de marché. Même si son PzH 2000 (véhicule d'artillerie à chenille) a remporté des succès à l'export (Grèce et Qatar), son concept d'utilisation est très différent de celui du Caesar, l'un des best-sellers de Nexter à l'export (Arabie Saoudite, Thaïlande et Indonésie). En revanche, le projet de KMW de fabriquer l'AGM Boxer pourrait représenter une sérieuse menace pour le Caesar. A suivre.

Enfin, en son temps, le Leclerc s'est frotté aux différentes versions du char de combat Leopard, qui in fine a survécu à la compétition contrairement au char français, aujourd'hui rangé des voitures. Le Leclerc est aujourd'hui proposé d'occasion à l'exportation.

 

Le pari de l'export

C'est le point noir de l'opération, l'exportation. Un dossier qui échappe d'ailleurs aussi bien aux négociateurs qu'aux deux groupes. Il est très politique. "Le sujet n'a pas été déminé", confirme-t-on à La Tribune. Et il a même été finalement mis de côté. "Pendant longtemps le rapprochement entre Nexter et KMW a été suspendu à un accord gouvernemental entre la France et l'Allemagne. Puis nous n'avons pas voulu en faire un préalable à cette opération. Car nous pensons que la vie de la future entreprise s'imposera. Il faut la faire fonctionner au quotidien. C'est un pari et un parti pris".

Et si Berlin ne jouait pas le jeu? Ce serait d'ailleurs un paradoxe car l'un des moteurs de cette opération côté français est la capacité de KMW à exporter. Cette capacité du groupe allemand a toujours inspiré le plus grand respect de la plupart des responsables français dans le milieu de la défense. Pour autant, il est possible que si l'Allemagne ne jouait pas le jeu sur certains marchés exports, le centre de gravité de la future entreprise se déplacerait vers la France. En 2011, KMW avait réalisé 80 % de son chiffre d'affaires à l'exportation. Nexter bénéficiera donc du réseau commercial de son partenaire "sans commune mesure avec le sien", reconnait-on au ministère de la Défense.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:56
photo MinDefFR

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29/07/2015 Ministère de la Défense

 

Communiqué conjoint du ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron.

 

Nexter Systems et KMW ont conclu ce jour en présence des ministres leur rapprochement en vue de former le leader européen de l’armement terrestre.

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, se félicitent de la signature ce jour des documents contractuels scellant le rapprochement de l’entreprise française Nexter Systems et de l’entreprise allemande Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Cette étape marque l’aboutissement des négociations conduites par l’Agence des participations de l’État (APE) et la Direction générale de l’armement (DGA) depuis la signature de l’accord-cadre entre les deux groupes en juillet 2014.

La signature de ces documents contractuels a lieu ce jour en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Markus Grübel, secrétaire d’État parlementaire auprès de la ministre fédérale de la Défense allemande, et des représentants des deux entreprises.

Cette alliance, sous l’égide d’une société commune, donne naissance à un leader franco-allemand des technologies de l’armement terrestre et des munitions. La création du nouveau groupe sera effective d’ici la fin 2015, après la promulgation de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, qui autorise ce rapprochement, et à l’issue des processus d’autorisations réglementaires usuels. Ce nouveau groupe représentera un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros, un carnet de commandes de 9 milliards d’euros et un effectif de plus de 6 000 salariés. Il sera contrôlé à stricte parité par les actionnaires français et allemand et reposera sur une gouvernance équilibrée dans une logique industrielle de long terme. L’État conservera ses prérogatives régaliennes par la mise en place d’une action spécifique au capital de Nexter Systems, lui permettant de préserver les intérêts stratégiques nationaux dans le domaine des systèmes d’armes et des munitions de moyen et gros calibres.

Ce rapprochement permettra au nouveau groupe de bénéficier d’une présence commerciale et d’un portefeuille de produits élargis, de renforcer sa capacité d’innovation pour faire face à l’évolution des marchés et de pérenniser les compétences et les emplois des deux entreprises au service de leurs clients, au premier rang desquels les armées française et allemande. Ce rapprochement franco-allemand répond à l’objectif de consolidation européenne défini à la fois dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (2013) et dans le document stratégique relatif à l'industrie de défense récemment adopté par le gouvernement fédéral allemand.

Après le succès d’Airbus dans l’aérospatial et celui de MBDA dans le domaine des missiles, cette opération dans le domaine de l’armement terrestre vient renforcer au plan industriel l’Europe de la défense. Le rapprochement de Nexter Systems et KMW catalysera une nouvelle dynamique de coopération franco-allemande en matière de véhicules de combat, au premier rang desquels figure la préparation de la prochaine génération de chars de combats, dont les études préliminaires viennent d’être conjointement lancées.

 

Le ministre des Finances a déclaré « Le rapprochement des deux entreprises doit permettre créer une entité plus forte, au bénéfice des salariés du groupe, de ses clients et de ses actionnaires. Ensemble, la France et l’Allemagne construisent ainsi un champion européen, qui répond à une logique économique et est porté par une volonté politique. »

 

Le ministre de la Défense a déclaré « Ce rapprochement entre Nexter et KMW va créer le

champion européen de l’armement terrestre, et illustre que l’Europe de la défense est bien en marche. Fruit d’une volonté politique commune, et d’une belle complémentarité entre les deux industriels, il marque à nouveau l’excellence de la relation franco-allemande dans le domaine de la défense. »

 

Le ministre de l’Économie a déclaré « La signature du rapprochement entre Nexter et Systems, est une nouvelle conséquence concrète de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques qui sera très prochainement promulguée. L’État accompagne ainsi activement le projet industriel d’une entreprise dont il est actionnaire, dans une perspective de long terme et de renforcement de l’industrie française de la défense, tout en faisant un nouveau pas sur le chemin de la convergence franco-allemande. »

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 07:55
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29/7/15 – par Alexis Hontang – laCroix.com

 

Le fabricant public français d’armements terrestres Nexter et son homologue privé allemand KMW ont entériné leur fusion mercredi 29 juillet, pour exister dans un marché dominé par les Américains et les Britanniques.

 

L’opposition allemande a émis des doutes sur le régime des exportations, craignant que Paris ne vende des produits militaires à des pays avec lesquels Berlin refuse de commercer.

Un « Airbus du char d’assaut » est né. Le fabricant public français d’armements terrestres Nexter et son homologue privé allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) ont entériné leur fusion mercredi 29 juillet, créant le numéro deux européen de l’industrie de défense.

Cette opération marque un tournant historique pour Nexter, l’héritier du Groupement industriel des armements terrestres (Giat), lui-même issu du rassemblement des arsenaux nationaux. En s’alliant avec son ancien concurrent d’outre-Rhin, le fabricant des chars Leclerc espère prendre une dimension internationale.

 « Cela fait vingt ans que l’on attend cette fusion. Nexter était une entreprise en sursis, commente Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’institut de recherche Iris, spécialiste des questions de défense. Les deux entreprises ont initié le processus de rapprochement. Les gouvernements ont suivi. »

 

Une entité qui pèse 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires

La nouvelle entité, pour l’instant baptisée Kant (« KMW and Nexter Together »), représente un chiffre d’affaires de près 2 milliards d’euros, employant quelque 6 000 salariés. L’État français et la famille Bode-Wegmann, propriétaire de KMW, détiendront chacun 50 % des actifs. Le siège de la holding commune se trouvera à Amsterdam, aux Pays-Bas, mais les têtes opérationnelles resteront à Versailles et Munich.

L’objectif : pouvoir concurrencer les autres poids lourds du marché, l’américain General Dynamics, le britannique BAE Systems, et l’allemand Rheinmetall Defence. « C’est l’union de deux entreprises d’importance plutôt moyenne qui veulent exister dans le secteur, résume Yannick Quéau, chercheur associé au centre de recherche Grip. Cette association permet d’élargir les capacités de financement en fonds propres de la recherche et du développement. C’est le nœud du problème : être innovant pour être compétitif. »

 

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 15:55
photo Nexter Sytems / KMW

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28 juillet 2015 Liberation.fr (AFP)

 

Un an après le début des négociations, le fabricant public français d’armements terrestres Nexter et son homologue privé allemand KMW vont entériner leur rapprochement mercredi, donnant naissance à un nouveau leader européen de l’industrie de défense.

 

«L’Airbus du char d’assaut» verra bien le jour. L’accord définitif de fusion entre Nexter et KMW sera signé mercredi à 17H00 à Paris au ministère de la Défense, en présence du ministre français Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’Etat allemand Markus Grübel.

 

Les deux groupes ont convenu d’apporter chacun la totalité de leur capital à une holding basée aux Pays-Bas, qui sera détenue à parité par Giat Industries (contrôlé par l’Etat français) et par la famille Bode-Wegmann, propriétaire de KMW, ont expliqué à l’AFP deux sources proches du dossier.

 

Plusieurs «verrous administratifs» devront cependant être levés avant que cette holding puisse être créée, à commencer par la publication de la loi Macron, qui autorise la privatisation de Nexter, et du décret correspondant. L’opération devra aussi obtenir le feu vert des autorités de la concurrence de plusieurs pays.

 

Ces «conditions suspensives indépendantes des entreprises» devraient être levées dans un délai de 4 à 6 mois, estime une source, tandis que l’autre juge «faisable» un démarrage des activités de la holding au 1er janvier 2016.

 

Cette future entité, dont le nom n’a pas encore été choisi, permettra aux deux constructeurs de «mutualiser leurs forces commerciales» et d'«avoir rapidement un catalogue commun», en attendant de développer ensemble de nouveaux armements d’ici quelques années.

 

- «Pas de conséquence sur l’emploi» -

 

Les règles nationales d’exportation des armements resteront en vigueur pour les produits actuels. «Le régime d’exportation ne bougera pas», a confirmé à l’AFP le ministère allemand de l’Economie, précisant que «tout ce qui est développé et fabriqué dans des usines allemandes avec de la technologie allemande devra être soumis à autorisation» de Berlin.

 

La question est particulièrement sensible en Allemagne, où le premier parti d’opposition Die Linke estime que «le danger est énorme que maintenant encore plus de chars allemands soient livrés n’importe où (...) en faisant le détour par Paris», a affirmé à l’AFP le député Jan van Aken, porte-parole du parti de gauche radicale.

 

Du côté des écologistes, Die Grünen exige que l’accord ne puisse «en aucun cas permettre qu’encore plus d’armes allemandes ne prennent le chemin de pays qui piétinent les droits de l’Homme», a déclaré la députée Agnieszka Brugger.

 

En France aussi, les communistes, le Front national et une partie de la droite ont dénoncé durant le débat parlementaire sur la loi Macron un abandon de souveraineté, doublé de risques de suppressions d’emplois, dont s’étaient également inquiétés les syndicats.

 

Au contraire, le rapprochement de Nexter et KMW n’aura «pas de conséquence sur l’emploi», assurent les deux sources proches du dossier. Les deux groupes emploient environ 6.000 salariés au total, dont quelque 3.300 pour Nexter.

 

L’alliance des constructeurs des chars Leclerc et Leopard donnera naissance à «un champion européen» de l’armement terrestre, capable de rivaliser avec l’américain General Dynamics et le britannique BAE Systems, qualifié de «très américain» par une de ces sources.

 

Elle permettra aussi de pérenniser l’activité de Nexter, principal fournisseur de l’armée française, dont la dépendance à la commande publique posait un problème de viabilité. «L’objectif est d’avoir une société de taille suffisante pour être compétitive à l’export et pérenne sur le marché national», résume l’autre source.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 10:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

28/07/15 bourse.lesechos.fr (Reuters)

 

Le groupe public d'armement français Nexter et le groupe privé allemand KMW scelleront leur rapprochement mercredi à Paris pour former "le leader européen de l'armement terrestre", a annoncé mardi le ministère français de la Défense.

 

Les négociations, qui avaient débuté en juillet 2014, s'étaient heurtées notamment à la volonté du ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel de favoriser une fusion entre Krauss-Maffei Wegmann GmbH&Co KG et le conglomérat allemand Rheinmetall AG, spécialisé dans l'équipement automobile et l'armement.

 

L'adoption de la "loi Macron" a définitivement ouvert la voie à cette co-entreprise qui sera détenue à 50% par l'Etat français (via la holding de contrôle GIAT Industries) et à 50% par les actionnaires familiaux de KMW, le transfert de GIAT Industries et de Nexter Systems au secteur privé ayant été autorisé.

 

"Une action de Nexter Systems pourra être transformée en action spécifique détenue par l'Etat, qui permettra à l'Etat de protéger les actifs stratégiques détenus par Nexter Systems", précise le ministère français de l'Economie.

 

Nexter Systems, fabricant du char Leclerc, et KMW, fabricant du char Leopard, emploient chacun plus de 3.000 salariés dans le monde. Le groupe né de leur fusion, désormais numéro un européen des blindés et des munitions, sera basé aux Pays-Bas.

 

Le gouvernement français assure que le statut des personnels de Nexter, engagé dans le plan de modernisation "Scorpion" des armées, sera maintenu et garanti.

 

La signature de l'accord est prévue à 17h00 au ministère de la Défense en présence de Jean-Yves Le Drian et Markus Grübel, secrétaire d'Etat parlementaire auprès de la ministre allemande de la Défense. (Sophie Louet, édité par Yann Le Guernigou)

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 07:50
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27.07.2015 LeFigaro.fr (AFP)

L'accord de rapprochement entre le groupe d'armement public français Nexter et son homologue privé allemand KMW sera signé mercredi après-midi au ministère de la Défense, a-t-on appris ce soir de sources proches du dossier.

La signature de cet accord marquera le terme de la négociation entamée le 1er juillet 2014 entre les deux groupes, la clôture de l'opération restant suspendue à plusieurs conditions, dont la promulgation de la loi Macron.

Cette loi, définitivement adoptée par le Parlement le 10 juillet, autorise la privatisation de Nexter, encore détenu à 100% par l'Etat français, mais la publication au Journal officiel n'interviendra qu'après examen par le Conseil constitutionnel.

Le rapprochement des deux fabricants de chars d'assaut se traduira en effet par la création d'une nouvelle entité, détenue à parité par la France et par la famille Bode-Wegman, propriétaire de KMW.

L'opération doit consister en l'apport de 100% des titres des sociétés de tête des deux groupes à cette nouvelle entité, qui se positionnera parmi les leaders de la défense terrestre en Europe, derrière l'américain General Dynamics et le britannique BAE Systems.

Nexter, constructeur du char Leclerc, et KMW, fabricant du char Leopard, emploient chacun environ 2.700 personnes dans leurs pays respectifs. Le groupe public français a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 1,05 milliard d'euros, tandis que la société familiale allemande a enregistré 795 millions d'euros de ventes en 2013. 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 10:51
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

24/07/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La signature du rapprochement entre les deux entreprises d'armements terrestres Krauss-Maffei Wegmann et Nexter sera annoncée la semaine prochaine, vraisemblablement le 29 juillet.

 

La signature du rapprochement entre les deux entreprises d'armements terrestres Krauss-Maffei Wegmann et Nexter sera annoncée la semaine prochaine, vraisemblablement le 29 juillet, selon des sources concordantes. C'est la fin d'une très longue négociation entre les actionnaires des deux groupes. Il restera dans les prochaines semaines aux deux parties à organiser le closing (réalisation effective de la transaction), qui dépendra de la levée des clauses suspensives de cette opération, notamment de la publication de la loi Macron, du décret de privatisation de Nexter et de l'avis de la l'autorité de la concurrence allemande.

Attendue le 13 juillet, l'annonce de cette signature a légèrement dérivé en raison du travail de relecture par les actionnaires, les entreprises et leurs avocats des contrats traduits en français, en allemand et en néerlandais - la future société sera de droit néerlandais -, puis de trouver une date commune dans les agendas des responsables politiques conviés, les deux ministres de la Défense, Ursula Gertrud von der Leyen et Jean-Yves Le Drian, et peut-être des ministres de l'Economie, Sigmar Gabriel et Emmanuel Macron.

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:45
L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

 

16 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Alors que l’attention est portée sur le salon du Bourget, une petite présentation a eu lieu aujourd’hui de l’autre côté de Paris. En effet, Nexter Systems a révélé son premier Aravis au ministre de la Défense du Gabon. En octobre 2014, le Gabon s’était porté acquéreur de douze de ces véhicules blindés afin d’équiper son bataillon déployé dans le cadre de la mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

Plus qu’un véhicule, c’est tout un système que le Gabon a décidé d’acquérir car, en plus du véhicule blindé proprement dit, il peut compter sur la tourelle téléopérée ARX 20 (là où la France a équipé les siens de tourelleaux téléopérés Kongsberg en 12,7 mm), sur le système anti-RPG PG-Guard (Slat Armor) et sur les mini-drones Nerva-LG (développés par Nexter Robotics). À partir de cette automne, les Aravis équiperont comme prévu le contingent gabonais de la MINUSCA, ce qui devrait leur offrir de nouvelles capacités en plus d’une protection accrue. Ce sera la première fois que l’Aravis est déployé dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Ceux achetés par la France servent dans les unités du génie, particulièrement dans le cadre des missions d’ouverture d’itinéraire.

 

Les Aravis gabonais semblent être équipés d’équipements supplémentaires par rapport à ceux livrés à la France. On peut notamment distinguer 3 lance-grenades fumigènes sur le côté gauche (probablement autant sur le côté droit) et deux projecteurs directionnels à l’avant du véhicule.

 

L’Aravis rejoint le cercle fermé des véhicules Nexter ayant servi dans le cadre de missions de maintien de la paix de l’ONU, les seuls autres membres de ce cercle étant le Leclerc, le VBCI et le CAESAR, tous ayant servi, ou servant encore, dans la FINUL au Liban.

 

L’Aravis est un véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, aérotransportable, doté d’un très haut niveau de protection contre les mines et les engins explosifs improvisés (niveau 4 maximal du STANAG).

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 12:56
photo FOB

photo FOB

 

17 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Lors du 51ème salon du Bourget, Nexter Systems a démontré les capacités d’aérotransport de son VBCI. En effet, lors d’une démonstration réalisée devant le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un véhicule blindé de combat d’infanterie a effectué une sortie depuis la soute d’un Airbus A400M Atlas situé sur le stand de l’avionneur.

 

Le VBCI, y compris dans sa version 32 tonnes, est le plus lourd équipement militaire français pouvant être emporté par un A400M. L’A400M est un avion de transport militaire destiné à remplacer et compléter la flotte de C-160 Transall et de C-130 Hercules actuellement en service dans l’armée de l’Air française. L’arrivée de ce nouveau gros porteur dans l’inventaire de l’armée de l’Air permettra à l’armée de Terre de déployer très rapidement et sur de longues distances des moyens importants, y compris, comme on a pu le constater, des VBCI. Bénéficier d’un moyen aérien capable de déployer très vite, sur n’importe quel théâtre d’opération, un engin qui a su très vite se rendre indispensable à l’armée de Terre est un avantage non-négligeable.

 

Depuis son entrée en service en 2008, le VBCI a été et est présent sur tous les théâtres d’opération où l’armée française est intervenue (Liban, Afghanistan, Mali, Centrafrique). Au cours de ses différents déploiements, il a connu l’épreuve du feu et a prouvé ses qualités. Peu de véhicules blindés européens peuvent se vanter d’une si riche expérience opérationnelle acquise en si peu de temps.

 

Le VBCI a été conçu pour être aérotransportable dans l’A400M. La qualification est actuellement en phase finale, et devrait être prononcée rapidement. La démonstration effectuée lors de cette édition du salon du Bourget 2015 en est la preuve.

Le VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilitéLe VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilité

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

16/06/2015 par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le processus de rapprochement entre les deux groupes français et allemand dans l'armement terrestre - Nexter et Krauss-Maffei Wegmann - est très avancé. La signature de l'opération est attendue le 13 juillet.

 

Après une année de négociations, le processus de rapprochement à 50-50 entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), deux groupes français et allemand spécialisés dans la fabrication d'armements terrestres (chars, véhicules blindés, artillerie, munitions...) est désormais très proche de son épilogue. Selon plusieurs sources concordantes, la France vise une signature le 13 juillet, voire le 14 juillet. Ce qui serait une date très symbolique pour un tel rapprochement. "La date est tenable, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques semaines encore", explique-t-on à la Tribune. "Nous y tenons beaucoup", précise une autre source proche du dossier interrogée.

 

Pas de soulte versée

Pour cette opération de rapprochement -  baptisée Kant pour "Krauss-Maffei Wegmann And Nexter Together", ça sent bon, très bon même... D'autant que les négociations se sont accélérés ces dernières semaines durant lesquelles le dossier a bien avancé. Notamment l'équilibre exigé entre Paris et les actionnaires familiaux de KMW  - le 50-50, qui est une condition suspensive à l'accord - est respecté grâce l'ingéniosité des banquiers d'affaires. Ainsi, ni KMW, ni Nexter ne verseront une soulte.

L'État français avait été tenté en début d'année de demander aux 27 actionnaires familiaux de KMW (100%) de verser une soulte de 500 millions afin de respecter le principe intangible de co-contrôle entre l'Etat français et de la famille Bode de la future holding, qui chapeautera Nexter Systems et KMW.

 

Ingénierie financière

Comme attendu, les négociateurs ont fait preuve d'imagination pour respecter la valeur des deux entreprises tout en évitant le versement d'une soulte, qui aurait pu être in fine le point bloquant de l'opération. L'État français, qui détient 100% de Nexter, s'est notamment un dividende plus important que prévu. C'est également le cas pour KMW mais à un degré moindre. En revanche, compte tenu de la valeur d'entreprise supérieure de Nexter à celle de KMW, l'État français a sorti de l'opération les crédits d'impôts que devait obtenir Nexter à l'avenir.

Bref de l'ingénierie financière subtile comme les banquiers d'affaires savent le faire. Pour autant, l'écart entre les deux valeurs d'entreprise s'est resserré ces dernières semaines en raison des succès à l'exportation de KMW. A tel point que Paris a accéléré le processus de rapprochement pour éviter de payer une soulte aux actionnaires du groupe allemand, indique-t-on à La Tribune..

 

Un leader européen

Une fois le rapprochement acté, les deux sociétés vont créer un leader européen dans le domaine de l'armement terrestre avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 1,7 milliard d'euros (795 millions pour KMW et 787 millions pour Nexter en 2013). Devant Rheinmetall (1,5 milliard en 2013) mais derrière BAE Systems (3,5 milliards pour l'ensemble de ses activités y compris nord-américaines) et surtout le leader mondial, l'américain General Dynamics (6,1 milliards). "Nexter Systems et KMW, ensemble, seront plus forts, et deviendront même le premier acteur au niveau européen, le quatrième au niveau mondial", avait assuré en juillet 2014 le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 16:35
VBCI 40 CTAS - IDEX 2015 photo FOB

VBCI 40 CTAS - IDEX 2015 photo FOB


09.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Restons en Australie après mon post de ce matin.

Après le retrait de Boeing et Iveco du programme Land 400 pour équiper l'armée de terre australienne, c'est au tour du duo Raytheon-Nexter d'annoncer qu'il ne prendra part à la compétition. Nexter entendait proposer son VBCI associé à la tourelle T40 dans le cadre du Land Combat Vehicle System (pour en savoir plus sur ce programme, lire ici).

Quatre offres devraient être confirmées d'ici au 6 août, à savoir celles de:
- BAE Systems et Patria
- Elbit Systems et ST Kinetics
- General Dynamics Land Systems et Thales Australia
- Rheinmetall et Northrop Grumman

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:50
Le Leopard 2A7 présenté à Eurosatory 2010

Le Leopard 2A7 présenté à Eurosatory 2010

 

1 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Le ministère allemand de la Défense a récemment annoncé ses intentions concernant le futur char de combat allemand. Lors d’une intervention devant le parlement allemand, la ministre a annoncé que les « technologies et concepts allaient être évaluées entre 2015 et 2018 conjointement avec l’industrie allemande ». La raison avancée, tout à fait légitime, de ces études est l’âge avancé du Léopard 2 qui, lancé en 1979, approche des 40 ans de service. La résurgence de la menace à l’Est, conjointement avec les avancées de l’industrie de défense russe, semble être également une raison valable.

 

Le Leopard 2 devrait commencer à sortir de service à partir de 2030, après 50 ans de bons et loyaux service. Sur les 2000 chars que la Bundeswehr a reçus durant la guerre froide, il n’en reste que près de 240 en service actif. Le mois passé, la ministre allemande de la Défense a envisagé de remettre en service une centaine de chars qui étaient jusque-là en réserve. Un livre blanc est actuellement en cours de rédaction. Sa publication nous en dira plus sur les plans allemands en matière de défense.

 

Pour revenir au projet de Leopard 3, les médias allemands avancent que le rapprochement entre la société allemande KMW (Krauss-Maffei Wegmann) et le français Nexter ferait un solide candidat pour le développement de ce futur char. Nexter et KMW ont probablement plus d’expérience que quiconque sur le continent européen.

Pour rappel, un éventuel rapprochement franco-allemand est, pour l’instant, soumis en France au vote final de la loi Macron pour la croissance et l’activité, prévue dans le courant de juillet ou à la  rentrée parlementaire. La dernière phase du mariage entre les deux groupes sera alors enclenchée.

 

En attendant que le projet de nouveau char franco-allemand se concrétise, les deux pays ne se croisent pas les bras. La France a récemment lancé le programme de rénovation du char Leclerc qui doit conduire à la livraison de 200 « Leclerc Rénovés » à partir de 2020, ce qui devrait leur permettre de durer jusqu’en 2040. Du côté allemand, les Leopard ont été élevé au standard 2A6 à partir de 2001. Une première tranche de 20 Leopard 2A7 a également été commandée et livrée à partir de décembre 2014. Mais leur remplacement doit débuter à partir de 2030, soit au moins 10 ans plus tôt que celui des Leclerc. Le calendrier allemand est donc plus serré que celui des Français. Espérons que ce décalage de timing ne soit pas préjudiciable lors des négociations futures et que cette occasion opérationnelle et industrielle ne soit pas manquée, comme cela a déjà eu lieu par le passé…

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:50
Et si l'Europe de la Défense passait par des décisions très pragmatiques

Le Tigre est le résultat d'une coopération européenne entre l'Allemagne, la France et l'Espagne - (Tiger HAD - EC665 photo Airbus HC)

 

28/05/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour construire l’Europe de la Défense, pourquoi ne pas être simplement pragmatique en réalisant une harmonisation des besoins capacitaires des principales armées européennes et des calendriers?

 

Une simple harmonisation des besoins capacitaires et des calendriers de mise en service des équipements militaires des armées européennes serait déjà un petit pas vers le grand objectif d'une Europe de la défense, dont il faut le rappeler aucun pays européen ne veut, à l'exception notoire de la France. A défaut d'une mobilisation au niveau politique, l'Europe de la défense pourrait paradoxalement prendre un peu de consistance grâce aux contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des budgets militaires des pays de l'Union européenne, qui avaient pourtant pris l'engagement au sommet de l'Otan à Newport de consacrer 2% du PIB aux dépenses de défense.

"Si les difficultés budgétaires des États font peser des contraintes lourdes sur leurs budgets militaires, elles ont toutefois pour effet de les inciter plus que jamais à mutualiser leurs efforts au niveau européen, expliquait la députée PS de Gironde Marie Récalde dans un rapport consacré à la relance de l'Europe de la défense. La crise pourrait ainsi être le catalyseur de la construction d'une véritable Europe de la défense". Mais jusqu'ici, cette vision très pragmatique de l'Europe de la défense ne s'est pas vraiment réalisée. Ou à la marge. Les budgets de l'Agence européenne de la défense (AED) et de l'Occar, un organisme intergouvernemental qui gère certains programmes européens (A400M, Tigre, frégates FREMM...), n'ont pas été augmentés de façon significative.

 

Comment faire ?

L'Europe dispose déjà de deux "outils institutionnels solides", comme le souligne le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Camille Grand, pour renforcer les coopérations capacitaires, et donc à même de mieux utiliser l'argent public qui fait aujourd'hui défaut aux armées. Pour Marie Récalde, l'AED est la mieux placée pour "coordonner et établir les priorités des besoins futurs en matière de capacités civiles et militaires". Un exercice de priorisation, qui permettrait de garantir "la cohérence capacitaire des États de l'Union tout en étant légitime et pragmatique", selon la députée de Gironde. En outre, l'AED devrait être capable de développer des équipements avec une communalité très poussée pour les armées membres, ce qui limiterait les spécifications coûteuses exigées par chacune d'elles.

Cette démarche pourrait être également un facteur de la consolidation des industries de défense. Il existe par exemple en Europe six grands chantiers européens capables de fabriquer des sous-marins et/ou de très grands bâtiments de surface : le britannique BAE Systems, le néerlandais Damen, le français DCNS, l'italien Fincantieri, l'espagnol Navantia et l'allemand TKMS. Voire le suédois Kockums, qui a repris sa liberté après avoir été contrôlé par TKMS. Trop, beaucoup trop. Pour autant, a contrario MBDA réunit déjà quasiment toute l'industrie missilière européenne.

 

Vers un char franco-allemand

Enfin, dans l'armement terrestre, le processus de rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), qui devrait aller sans aucun doute à son terme, est également un nouveau pas vers la consolidation du secteur... et de l'harmonisation des besoins capacitaires. Comme l'a expliqué en début d'année à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le PDG de KMW, Frank Haun, "dans cinq ans, nous aurons avancé dans le processus de développement d'un nouveau char lourd - qu'il s'appelle Léopard 3 ou Léoclerc, peu importe : il sera développé en commun, et pourra commencer à équiper nos forces à l'horizon 2025-2030 pour remplacer les chars Leclerc et Léopard 2".

S'il se concrétisait, ce programme aurait une forte valeur symbolique dans l'harmonisation des besoins capacitaires entre l'Allemagne et la France. Ce qui serait déjà un pas de géant pour une Europe de la défense, dont le moteur a été longtemps la coopération entre Berlin et Paris. Une relation qui s'est étiolée avec le temps alors même que les deux capitales ont créé un géant de l'aéronautique et de la défense, Airbus Group (ex-EADS). Enfin, la volonté récemment exprimée de fabriquer à trois pays (Allemagne, France et Italie) un drone MALE de troisième génération "Made in Europe", si elle se confirme, sera également un bon test pour aller vers cette Europe de la défense pragmatique.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:55
TITUS au Gabon, lors du salon ShieldAfrica

TITUS au Gabon, lors du salon ShieldAfrica

 

29 mai, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Malgré le récent échec du VBCI au Danemark, Nexter continue son combat pour placer ses produits à l’export. Si jusqu’ici le CAESAR s’est plutôt bien vendu, le VBCI n’a pas encore rencontré de succès à l’export. Des négociations restent ouvertes aux Emirats Arabes Unis pour la nouvelle version de 32 tonnes, selon certaines sources, les forces émiriennes souhaiteraient y adapter une tourelle de BMP-3. En attendant, Nexter compte bien conquérir de nouveaux marchés avec son TITUS.

 

Développé par Nexter sur un châssis 6×6 de l’entreprise tchèque TATRA, le TITUS est un véhicule blindé de transport de troupes déclinable en de nombreuses versions. L’objectif du projet est de proposer un véhicule à un prix optimisé, dans le but de pouvoir atteindre un maximum de marchés, notamment au Moyen-Orient.

 

La semaine dernière, Nexter présentait donc simultanément un TITUS en République Tchèque à l’occasion du salon IDET et un autre au Gabon pour le salon Shield Africa.

 

A Brno, Nexter et Tatra ont officialisé leur accord stipulant que TATRA sera responsable et maître d’œuvre de la production du TITUS en cas de vente aux forces armées tchèques et slovaques, avec le soutien de Nexter Systems. D’après certains responsables de TATRA, le TITUS intéresse au Moyen-Orient, notamment en Arabie Saoudite, qui est déjà grande cliente de camions TATRA.

 

On a pu apercevoir un second TITUS au Gabon à l’occasion de ShieldAfrica, salon itinérant en Afrique et dont la maitrise d’œuvre à récemment été confiée au COGES (les organisateurs, entre autre, d’Eurosatory, rien que ça). Un salon qui se déroule dans un contexte particulièrement conflictuel, l’Afrique étant secouée par la crise au Sahel, la lutte contre Boko Haram sans oublier toutes les opérations de maintien de la paix. Face à ces menaces, les soldats tchadiens et nigérians entre autre utilisent de simples pick-up, aussi mobiles que vulnérables. Avec un prix très compétitif, le TITUS semble être une bonne alternative pour les pays qui souhaitent une meilleure protection pour leurs soldats…

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:56
Nexter : Placez l'innovation au cœur de votre métier

27.05.2015 par Nexter Group

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:55
L’atelier projetable BATLIFT au FED 2015 - photo FOB

L’atelier projetable BATLIFT au FED 2015 - photo FOB

 

26 mai, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Durant la dernière édition du Forum des Entreprises de la Défense (FED), Nexter a présenté pour la première fois grandeur nature un prototype de son atelier de maintenance projetable et opérationnel BATLIFT. Cette solution innovante doit permettre aux armées de disposer à tout moment et sur n’importe quel théâtre d’opération de tout l’équipement nécessaire à l’entretien ou à la réparation des véhicules.

 

Le BATLIFT devrait permettre aux maintenanciers d’effectuer leur travail dans des conditions plus adaptées. À l’heure actuelle, il arrive que certains travaux de maintenance doivent  être effectués à ciel ouvert ou dans des bâtiments en dur qui ne sont pas particulièrement adaptés. Désormais, Nexter propose une alternative : le BATLIFT permet d’opérer travailler dans des conditions de sécurité, d’isolement et de discrétion qui sont appréciées lors des travaux de réparation ou de remise à niveau des véhicules.

 

L’architecture du BATLIFT repose sur plusieurs éléments principaux : une structure gonflable ou rigide, un pont roulant posé sur conteneurs (capable, par exemple, de réaliser des opérations de pose ou de dépose de moteur). Deux autres containers peuvent être adaptés soit en ateliers soit en zones de services. Ces différents éléments combinés permettent d’offrir un système facilement déployable au plus près des zones d’opérations et capable de remplir toutes les missions de maintenance. Le BATLIFT peut être opérationnel en 24 heures. Déployer un tel moyen au plus près des forces permet de raccourcir les délais inhérents à un retour dans un atelier situé dans une base arrière. Le plus gros du travail peut alors être effectué sur place, augmentant de fait la disponibilité opérationnelle des systèmes. D’une capacité de levage de 10 tonnes, le pont est adapté aux travaux lourds sur n’importe quel type de véhicule.

 

Tout le système est aisément transportable car il tient entièrement dans quatre containers standards. Il est donc facilement projetable sur tous les théâtres d’opération.

 

Nexter propose ce système aux forces armées françaises ainsi qu’à l’export. Le BATLIFT est modulable en fonction des besoins des différentes armées mais, dans tous les cas, la simplicité du système permet une production et une livraison rapide (de l’ordre de deux à trois mois).

 

Vu l’usure qui frappe le matériel déployé, particulièrement dans des zones éprouvantes comme le Sahel, et l’âge avancé des principaux véhicules employés, les travaux de maintenance sont plus que nécessaires pour permettre aux soldats de continuer à remplir leur mission dans les meilleures conditions.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 17:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

21/05/15 .lesechos.fr (Reuters)

 

PARIS, 21 mai - Krauss-Maffei Wegmann (KMW) espère signer le rapprochement avec le français Nexter autour du 14 juillet, a déclaré jeudi le PDG du constructeur allemand de blindés, qui cherche à s'allier au fabricant du char Leclerc.

 

KMW et Nexter ont annoncé en juillet 2014 des négociations exclusives pour un rapprochement qui ferait de leur coentreprise le leader de l'armement terrestre européen en termes de chiffre d'affaires.

 

"Notre objectif est de signer au mois de juillet et je pense qu'on y arrivera", a dit Frank Haun, patron de KMW, connu pour le char Leopard, lors d'une conférence sur la défense organisée par Les Echos.

 

"Cela serait vraiment bien de signer le 14 juillet et de descendre les Champs-Elysées en Leopard et en Leclerc, tous les deux", a-t-il ajouté, faisant référence au PDG de Nexter Philippe Burtin.

 

Le projet de rapprochement, dénommé "Kant", en discussion depuis février 2006 avant son officialisation l'été dernier, est né de la nécessité de mieux harmoniser les blindés des différents pays européens, dont les caractéristiques différentes compliquent les interventions communes, comme en Afghanistan, a souligné Frank Haun.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 14:30
Simbad - photo Marine Nationale

Simbad - photo Marine Nationale

 

17.04.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Parmi la vingtaine d’entreprises française engagées dans le vaste plan d’équipement des forces armées libanaises financé par l’Arabie saoudite. figure l’entreprise cherbourgeoise CMN qui va livrer trois patrouilleurs de la classe Combattante III.

"Il s’agit de trois Combattante FS 56", confirme-t-on au chantier normand. Ces navires de 56 m de long, capable d’une vitesse de 32 nœuds, seront équipés d’une canon de 76 mm, deux de 20 mm et de deux systèmes Simbad de défense antiaérienne extrêmement simple et léger, configuré pour accueillir chacun deux missiles Mistral 2. "Première livraison de FS 56 dans 2 ans et demi".

En revanche, la toute première livraison d’armes françaises aura lieu lundi prochain. Jean-Yves Le Drian fera le déplacement à Beyrouth, lundi (dimanche il sera en Jordanie), pour assister à l’arrivée d’un lot de missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l’armée française (48 missiles et leurs postes de tir. "Le reste des matériels livrés sera neuf", précise-t-on dans l’entourage du ministre.

Financé par les Saoudiens à hauteur de 3 milliards de dollars, ce plan d’équipement verra l’armée libanaise percevoir 250 blindés (des VAB Mark III, des VBC-90, des VBL et des Sherpa), 24 canons de 155 mm de type Caesar, des mortiers, des missiles sol-air et antichar), 7 hélicoptères Cougar armés, des drones d’observation, des radars de surveillance, des systèmes d’écoute et d’interception… Et les Combattante des CMN.

"Les livraisons s’échelonneront sur 4 ans, la formation des militaires sur 7 ans et le MCO sur 10 !", ajoute une source française.

Effectivement, aux livraisons d’équipements s’ajoute un SAV robuste. La formation technique et opérationnelle des militaires libanais sera effectuée en France et au Liban, avec l’aide de la société DCI certainement. Quant au maintien en condition opérationnelle des armements livrés, il sera effectué par les équipementiers français.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:55
Livraison des trois premiers VBCI, version 32 tonnes

 

16/04/2015 Camille Pegol - armée de Terre

 

Les trois premiers véhicules de combat d’infanterie (VCI) en version 32 tonnes, destinés à la formation des équipages au sein du 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1er RCA) de Canjuers, ont été livrés à la Direction générale de l’armement (DGA) par l’industriel.

 

Les menaces actuelles rencontrées sur les théâtres d’opérations extérieures ont fait apparaître le besoin d’augmenter de façon significative le niveau de protection général des VCI. Cet alourdissement a conduit à un dépassement du poids total autorisé en charge (PTAC) et à des restrictions d’emploi. Afin de s’affranchir de ces limitations et de retrouver une réserve de masse adaptée au contexte opérationnel, la DGA a notifié en décembre 2010 un marché visant à étendre le PTAC de l’engin à 32 tonnes.

 

Cette transformation nécessite une modification en usine de sa chaîne cinématique, qui lui apporte la capacité de recevoir des protections (anti-mines, anti-IED et anti-RPG) et des équipements additionnels (FELIN et phares IR).

 

D’ici juillet 2015, 4 autres VBCI version 32 tonnes devraient être livrés, avant que le rythme des livraisons passe à 4 exemplaires par mois jusqu’à l’été 2017. Au total, ce sont 95 véhicules qui seront transformés.

 

Le plan d’équipement donnera la priorité au parc d’alerte et au parc d’entraînement afin de respecter les impératifs, d’une part, de projection de forces sous protection optimale et, d’autre part, de préparation opérationnelle.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:55
Char Leclerc - photo MinDefFR

Char Leclerc - photo MinDefFR

 

253.03.2015 Journal de l'Economie

 

Après des débuts difficiles, 2014 s’est imposée comme une des meilleures années du numéro un français de l’armement terrestre. Et Nexter Systems entend bien poursuivre sur le chemin du succès, en particulier à l'export. Avec plusieurs nouveautés en rayons et des résultats plus qu’encourageants, à la fois sur les théâtres d’opérations et dans les diverses compétitions commerciales dans lesquelles l’entreprise affronte la concurrence, Nexter Systems entame 2015 sous les meilleurs auspices.

 

C'est une tendance générale pour l’industrie de l’armement hexagonale : après une année 2014 déjà record, 2015 est attendue comme devant être encore meilleure, en termes d’exportations. Si la France a en effet vendu pour 8,06 milliards d’armement sur l’année 2014, 2015 démarre très fort avec le contrat surprise égyptien. Si Dassault espère en plus finaliser un des plus gros contrats de tous les temps en Inde, DCNS a également quelques cartes à jouer  : des Scorpènes en Pologne à l’entretien de la flotte d’Arabie Saoudite, en passant par la remise à plat du programme des sous-marins australiens, après le désastre de la classe Collins (avec toutefois les Japonais en embuscade). Pour Nexter, la tendance est également à l’optimisme : 1,2 milliards d’euros de contrats ont été signés en 2014 (dont 56 % à l’international), avec un carnet de commandes qui atteint les 5 milliards. Tous les espoirs sont permis pour 2015.

Un « contexte » favorable…

Si la France est très performante depuis 2013 dans les ventes d’armements, c’est parce que cela correspond à une période d’engagements intenses de l’armée française sur des théâtres d’opérations nombreux et dans des conflits de haute intensité. Après les excellents retours d’expérience sur l’Aravis en Afghanistan (déployés au sein des détachements d’ouverture d’itinéraires piégés, les DOIP), ce fut au tour du CAESAR et du VBCI d’impressionner, en Afghanistan mais aussi au Mali et en RCA, par leur performances techniques et par leur capacité à rejoindre une zone de combat distante de 2500 km en moins d’une semaine. Pas vraiment timide dans l’exécution de la manœuvre au Mali en 2013, l’armée française a mis ses matériels à rude épreuve, et a attesté en situation de combat de la qualité de ceux-ci, dans une enveloppe budgétaire conforme aux estimations. Malgré le surcoût généré par toute OPEX nouvelle, l’usage intensif du VBCI a permis en effet de confirmer ses coûts de MCO et d’emploi en conditions éprouvantes. Une question que les opérationnels peuvent penser accessoire, mais qui n’est pas sans conséquence sur les choix de matériels, loin de là. Les VBCI ont là encore tenu toutes leurs promesses.

Les opérations extérieures menées par l’armée française constituent  « une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français », résume un responsable de la DGA. Pourtant le passage de 2013 et 2014 ne s’est pas fait dans la bonne humeur dans l’industrie de défense terrestre.

 

… mais une année 2014 qui commençait mal

C’était à la toute fin de 2013, le 19 décembre précisément : le Canada annonçait officiellement l’abandon  du Close Combat Vehicles project ou projet CCV, lancé en 2009, au grand dam de Nexter qui y avait investi fortement dans la candidature du VBCI. Une surprise qui n’en était pas vraiment une, compte tenu d’un pays historiquement inféodé au complexe militaro-industriel de son imposant voisin. La rumeur  donnait pourtant le VBCI gagnant des divers tests de l’appel d’offre.

Le VBCI n’aura pas plus de chance lors du contrat pour le Liban . Démarrées fin 2013 pour un contrat finalement signé en novembre 2014, les discussions entre la France, le Liban et l’Arabie Saoudite (financier de l’opération) écartent le VBCI au dernier moment de « la liste de courses », alors que le véhicule répond à un véritable besoin de l’armée libanaise. Mais Nexter devrait fournir tout de même une petite trentaine de canons CAESAR , pièce d’artillerie haute performance montée sur un camion blindé, et gros succès de Nexter par ailleurs à l’exportation.
 

Canons Caesar photo Armée de Terre

Canons Caesar photo Armée de Terre

L’année des grandes manœuvres

Comme tous les deux ans, 2014 a été malgré cela l’occasion pour Nexter d’exposer sa gamme et de dévoiler les nouveautés lors du salon Eurosatory. Ce fut aussi le moment choisi pour annonce la signature d’un partenariat avec Avibras  pour la fourniture de canons CAESAR au Brésil. Particulièrement mis en avant cette année, le blindé Titus, déjà présenté à DSEi en 2013, a été décliné depuis en de nombreuses versions spécialisées. Positionné sur le bas de l’échelle budgétaire, la conception du Titus repose sur le savoir-faire de Nexter en matière de blindés de tonnage moyen-lourd, et il pourrait séduire nombre de pays à la recherche du meilleur rapport qualité prix possible. Il pourra aussi à l’avenir capitaliser sur le succès à l’export de l’Aravis (notamment en Arabie Saoudite  et au Gabon ).

Mais les jours qui ont suivi le salon ont surtout été l’occasion d’annoncer un événement de première importance pour la BITD européenne : le rapprochement programmé  entre Krauss Maffei Wegmann et Nexter, sous l’acronyme KANT (Krauss Maffei Wegmann And Nexter Together). Entre recomposition attendue du secteur de l’armement terrestre et rationalisation espérée, le projet est porteur de beaucoup d’espoirs du côté des industriels comme des opérationnels. A terme, malgré des difficultés qui ne sont pas encore aplanies, notamment en termes de montage financier ou de politique export, des projets communs devraient pouvoir voir le jour, en particulier dans le domaine des chars lourds . Autre forme de rapprochement en forme d’apothéose fin 2014 : la signature du contrat Scorpion  pour la fabrication des engins EBRC Jaguar et VBMR Griffon, entre l’Etat français et un consortium composé de Nexter, Thalès et Renault Trucks Defense. Bien qu’attendu de longue date, la situation des finances de la défense française entretenait certains doutes sur cette signature. C’est maintenant chose faite pour le plus grand soulagement de l’ensemble de l’industrie de défense hexagonale.

 

Titus - credits Nexter Systems

Titus - credits Nexter Systems

 

2015, une année d’optimisme

Outre le début du programme Scorpion et la satisfaction d’accompagner les contrats Rafale (Nexter fournit les canons DEFA 30M 791B de 30mm embarqués), 2015 sera aussi et surtout, une année décisive pour le VBCI, devenu le produit phare de Nexter (même si la partie mobilité a été réalisée par Renault Trucks Defense). Après l’abandon du Canada, le VBCI reste en lice aux Emirats Arabes Unis, et surtout au Danemark, où la Defence Acquisition and Logistics Organization (DALO), équivalent danois de la DGA, doit se prononcer dans les prochains mois sur le remplaçant de M113 à bout de souffle. Performant,  polyvalent, modulable, et surtout Combat-proven au Mali, en RCA comme en Afghanistan, le VBCI représente probablement la solution la moins risquée, à la fois sur le plan technico-opérationnel mais aussi sur le volet financier. Nexter compte également sur les partenariats industriels conclus avec des entreprises danoises, comme avec Hydrema , pour asseoir la qualité de son offre. Quels que soient les résultats de ces appels d’offre, l’année 2015 se présente tout de même comme un futur grand cru, entre succès espérés du VBCI et lancement de la conception-production des véhicules du programme Scorpion, pour des premières livraisons en 2018.

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