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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:50
40 CTC - photo CTA International

40 CTC - photo CTA International

 

source CTA International

 

CTA International,  Joint-Venture, entre BAE Systems et NEXTER, en charge du  développement, de la fabrication, de la commercialisation et de la vente du système d'arme de 40mm télescopées ( 40 CTAS) a reçu le prononcé de la qualification de son canon 40 CTC (40 Cased Telescoped Cannon), ainsi que celle de la cartouche  flèche  et de la cartouche  d'exercice délivrée conjointement par le Ministère de la Défense Britannique (MoD) et par la Direction Générale de l'Armement (DGA).

 

Le processus de qualification continuera dans les deux années à venir pour les autres types de munitions en respectant les échéances des programmes série France et UK.

 

Ce prononcé de qualification permet à la fois aux programmes Scout et WCSP pour le UK MoD  d'entamer les phases de démonstration avec des tirs en tourelles habitées de même que d'engager les tirs de dérisquage, dans les mêmes conditions, pour le programme EBRC français. CTA International a déjà livré les armes pour les phases de démonstration UK et FR et s'apprête à livrer les munitions.

 

La   qualification est un succès majeur pour la Coopération franco-britannique qui va ainsi permettre aux deux nations de préparer l'approvisionnement en série des canons et des munitions. CTA International, pour les besoins du UK MoD, se prépare à lancer la fabrication série du canon de façon à satisfaire les besoins des programmes Scout et WCSP. Le démarrage du programme EBRC  est quant à lui attendu pour début 2015.

 

'The issue of the Ordnance Safety Certification after 3 years of extensive trials is a significant achievement in the development of the UK's future medium calibre cannon.  This will make a big difference to our armoured vehicle fleet.' said Lieutenant General Chris Deverell Chief of Material (Land) UK MOD.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:56
Le VBCI équipé de la tourelle Oto Melara avec canon de 30mm. Photo Frédéric Lert.

Le VBCI équipé de la tourelle Oto Melara avec canon de 30mm. Photo Frédéric Lert.

 

17 juin, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Pour répondre aux clients potentiels export, Nexter présente deux nouveaux véhicules sur son stand. Le premier est une évolution de son VBCI équipé de la tourelle téléopérée Oto Melara accueillant le canon Mk44 d’ATK en 30mm et une mitrailleuse coaxiale de 7,62mm. Le canon ATK est équipé d’une double alimentation permettant de choisir entre deux types de munitions. Le deuxième VBCI exposé rassemble différentes évolutions issues des dernières compétitions internationales et opex. Les unes comme les autres apportant leur lot de remarques, suggestions et parfois critiques… On retiendra par exemple sur ce VBCI que le dernier essieu est directionnel pour réduire le rayon de braquage.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:51
Perception du VBCI au 2e RIMa

 

 

17.06.2014 Armée de Terre

 

Le 6 juin 2014, 13 véhicule blindé de combat de l'infanterie (VBCI) sont arrivés au 2e régiment d'infanterie de marine d'Auvours prés du Mans. Mais, dés le mois d'avril, des personnels de la 1re compagnie ont effectué un stage de trois semaines au 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Canjuers. Tous les personnels du régiment devraient avoir fait leur stage avant la fin de l'année.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:55
TITUS 6×6 multi-role high-mobility protected vehicle of Nexter Systems at Eurosatory 2014

 

16.096.2014 By VMSB

 

TITUS 6×6 multi-role high-mobility protected vehicle of Nexter Systems will be displayed at Eurosatory 2014 defence show. The company is currently building a second vehicle with increased mobility.

 

TITUS is proposed in four different versions comprising ambulance, reconnaissance with Thales MARGOT 5000 mast mounted observation system and remote weapon station, urban combat with remote weapon station, fire detection system, slat armor and dozer blade, and urban assault vehicle for homeland security missions.

 

Prior the event, the company invited a selected group of people to watch and trial the vehicle at the Military Camp of Beynes near Paris, France. It was seen equipped with Nexter Systems ARX 20 remote weapon station armed with a 20 mm automatic cannon, climate control system by Soprano Industry, communications, battle management system and Optsys CREWSHARE situational awareness system. Its powerpack comprise diesel engine by Cummins and automatic transmission by Allison Transmission.

 

TITUS is based on a modified T815-series chassis by Tatra Defence.

 

The vehicle has been recently tested in a country of the Middle East, and is soon to be trialled by another country in same region of the globe.

 

TITUS was developed between 2012 and 2013, and was unveiled in September 2013 in London, United Kingdom per ocasion of DSEI 2013 international defence show.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:56
Salon Eurosatory 2014

 

16/06/2014 Ministère de la Défense

 

Eurosatory, le plus grand salon de la Terre, de la défense aérienne-terre et de la sécurité dans le monde, ouvre cette année ses portes du 16 au 20 juin 2014. Cet événement se déroule au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Retrouvez sur cette page l’ensemble des informations concernant notre présence sur le salon et la description de l’ensemble de nos matériels présents sur le stand du ministère de la Défense. La visite virtuelle vous plonge dans l’ambiance du salon et découvrez l’espace Défense, pas à pas.

 

En direct d'Eurosatory

Retrouvez, jour après jour, les actualités et temps fort du salon Eurosatory avec des articles sur le stand du ministère de la Défense et les animations réalisées

Visite virtuelle du stand

Vivez le salon Eurosatory comme si vous y étiez et découvrez les matériels présentés sur le stand du ministère de la Défense en version 3D.

Les matériels présentés

Des moyens de renseignement, de protection ou d’appui de la force  aux dernières innovations de la Direction Générale de l’Armement (DGA), retrouvez l’ensemble de nos matériels.

Informations pratiques

Rejoignez-nous sur Eurosatory

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:50
"Renault Trucks Défense ne cherche plus de rapprochement avec Nexter", selon Stefano Chmielewski

 

16.06.2014 par Hassan Meddah - Usine Nouvelle


Développement dans la maintenance du matériel militaire, diversification dans les véhicules de sécurité, rapprochement abandoné avec Nexter…Stefano Chmielewski, président de Volvo Government Sales et patron de Renault Trucks Defense précise ses objectifs alors que s'ouvre le salon international de la Défense, Eurosatory, ce lundi 16 juin.

 

L'Usine Nouvelle - Comment la baisse des budgets de défense a-t-elle un impact sur Renault Trucks Défense ?

 

Stefano Chmielewski - Renault Trucks Défense ne communique pas sur son chiffre d’affaires. Cependant nous avons révisé de manière pragmatique nos plans de croissance. Le groupe ne peut pas croître de 30% par an comme c’était le cas jusqu’en 2012. En 2013, notre production qui a augmenté de 35% sera écoulée entre 2013 et 2014. L’objectif est de consolider notre présence en France et augmenter notre présence en Afrique d'au moins 10% par an sur les prochaines années.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian devrait annoncer le programme Scorpion de modernisation de l’armée de Terre d’ici juillet. Qu’en attendez-vous ?

L’armée française reconnait notre expertise aussi bien dans le domaine de la chaine cinématique que dans le service de révision et de réparation. Nous sommes comme tous les autres industriels maintenant : nous attendons les commandes. C’est d’autant plus stratégique que la référence française reste clé pour réussir à l’export. La première question que nous posent les armées étrangères c’est : "est ce que l'armée française utilise votre produit ?".

Cela ne nous empêche pas d’innover par ailleurs et de renforcer notre gamme de produits. Nous avons développé le Sherpa 3 (véhicule tactique et blindés légers 4x4, ndlr) sur fonds propres, sans aucun financement étatique. Le nouveau VAB Mk3 est un cousin proche du fameux VAB largement déployé par l’armée française mais grandement amélioré en termes de protections et d’architecture électronique. Une dizaine de pays se sont déjà montrés intéressés.

 

Après les acquisitions des fabricants Panhard et Acmat, souhaitez-vous toujours un rapprochement avec Nexter ?

Nous avons essayé par le passé de nous rapprocher de Nexter plusieurs fois. Sans succès de toute évidence. Sincèrement je ne suis plus intéressé pour une telle opération. Nous n’avons pas l’expertise dans les armes et les munitions qui serait nécessaire pour faire un partage industriel équilibré avec Nexter.

Nous avions vu dans la consolidation de l’industrie de l’armement terrestre une bonne opportunité pour être l’acteur de la première étape d’une consolidation européenne. Mais les obstacles sont nombreux, comme la privatisation au préalable de Nexter. L’alternative pour nous est de nous développer au-delà de la chaine cinématique et notamment dans les protections, le blindage et les véhicules légers non chenillés.

 

Suite de l'entretien

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:05
photo Nexter Systems (L.B.)

photo Nexter Systems (L.B.)

 

Interview réalisée par Alain Establier,  SDBR n°108 daté du 17/06/2014

 

SDBR : Comment se porte Nexter Systems aujourd’hui ?

 

J-P B : Nexter Systems poursuit globalement sa trajectoire en termes d’activité, dans un marché qui reste difficile et très concurrentiel dans le domaine des véhicules blindés de moyen tonnage. Le secteur munitions se développe. Le secteur des matériels voit cette année l’émergence de produits nouveaux tel le « Titus » que nous avons présenté il y a quelques mois, véhicule 6x6 blindé polyvalent pour un éventail de missions (transport de troupe, missions de combat, appui au combat et fonctions de soutien logistique) dans n'importe quel type d'engagements susceptibles de se produire dans un conflit hybride. Nous avons aussi la perspective de l’EBRC et du VBMR dans le programme Scorpion.

 

Comment se situe Nexter dans ce marché concurrentiel ?

 

Dans le domaine terrestre, il y a aujourd’hui deux groupes d’industriels : d’une part, les acteurs globaux qui maitrisent l’ensemble du panel des matériels d’armement terrestre (artillerie, armes, tourelles, blindés moyens et lourds) et dont Nexter fait partie ; d’autre part, les acteurs de niche spécialisés dans tel ou tel secteur avec un fort niveau qualitatif (par exemple, FN Herstal dans son domaine). L’ambition de Nexter est de rester acteur global et, pour ce faire, a besoin de maitriser un panel de techniques dont les financements, à rentabilité normale, imposent une taille de chiffre d’affaires supérieur au nôtre aujourd’hui. Nous sommes donc toujours dans une logique de croissance pour atteindre cette taille et pour garantir notre pérennité, en sachant autofinancer l’ensemble des compétences et des technologies nécessaires pour rester un acteur global du secteur terrestre.

 

Dans quels domaines cette politique de croissance externe peut-elle se concrétiser ?

 

Dans le monde munitionnaire, un grand pas est fait. Hier, le secteur munitionnaire européen comportait trois acteurs majeurs : Nammo, BAE et Rheinmetall. Aujourd’hui, le rachat des sociétés Mecar et Simmel Difesa, auprès du Groupe Chemring, a permis de constituer le quatrième acteur, de rationaliser nos investissements de R&T et de rester acteur global. Dans le domaine des blindés, la situation est la même. Nous devons atteindre 2 milliards de CA pour pouvoir pérenniser notre complète couverture du champ des techniques de ce secteur, soit le double de ce que nous réalisons aujourd’hui. Nous couvrons le champ complet grâce à des investissements judicieux faits depuis une quinzaine d’années.

 

 

 

 

 

 

 

 

Canon Caesar - photo EMA

Canon Caesar - photo EMA

C’est vrai dans les blindés comme dans l’artillerie, avec le choix du Caesar sur roues et l’abandon des matériels d’artillerie sous casemates (bunker). Aujourd’hui, tout le monde s’est mis à l’artillerie sur roues. De même, avec l’Aravis, Nexter a innové en fabricant le véhicule le plus protégé du marché, ce qui a permis d’en faire un succès commercial au Moyen-Orient.

 

Aravis - photo Yves Debay

Aravis - photo Yves Debay

 

En matière de véhicules blindés, nous voyons apparaître des véhicules sans pilotes. Etes-vous dans cet axe de recherche ?

 

Chez Nexter, nous croyons au développement de la robotique, d’où la création de notre filiale « Nexter Robotics », avec une équipe qui travaille sur le sujet que vous évoquez. De notre point de vue, le positionnement de la robotique sur le champ de bataille n’est pas encore finalisé. Pour autant, nous travaillons sur deux axes: d’une part la gamme de mini robots d’utilité, Nerva, projetables et résistants à l’eau, qui remplissent des fonctions primaires permettant de garder le contact avec la réalité du terrain ; d’autre part des briques logicielles d’intelligence et d’autonomie pour l’objet à robotiser, permettant de dégager le combattant de tâches qui le détournent de son objectif premier, le combat. Nous travaillons donc sur l’aide au combattant, sans a priori sur les matériels sur lesquels ces briques pourraient être adaptées. Le génie utilise déjà un VAB PC Nexter qui pilote deux AMX30, équipés de charrues de déminage, totalement télécommandés.

 

Dans sa politique de croissance externe, est-ce que Nexter envisage de se diversifier ?

 

Le groupe Nexter a la ferme volonté de rester dans ses domaines de compétences que sont les armements terrestres, les systèmes terrestres et les systèmes de défense, tels que ceux qui existent sur les hélicoptères et dans le naval. Nous sommes dans un périmètre  technique et industriel que nous maitrisons. Au cas par cas, nous pouvons utiliser certaines compétences existantes dans les marchés civils.

 

L’arrivée d’Eurenco dans l’ensemble Giat Industries va-t-elle profiter à Nexter ?

 

Eurenco a été racheté par la holding Giat Industries et il n’y a pas d’intégration d’Eurenco à proprement parler dans l’activité Nexter. D’abord Eurenco travaille dans des métiers différents des nôtres (chimie lourde), ensuite, dans le domaine des poudres et explosifs, Eurenco a beaucoup d’autres clients en Europe que Nexter, entre autres des clients civils. Nous étions intéressés au devenir d’Eurenco, un fournisseur important pour Nexter, notamment pour éviter que cette société ne soit reprise par des mains concurrentes. Le rapprochement,  dans l’ensemble Giat Industries, nous permettra surtout d’avoir un dialogue efficace pour développer des poudres adaptées aux besoins de nos clients. 

 

Quel atout concurrentiel va apporter à Nexter l’acquisition de Mecar et Simmel Difesa ?

 

Nexter Systems a acquis 100% de ces deux sociétés avec un objectif de taille, au travers de deux facteurs : d’abord l’effet série, de premier ordre dans la compétitivité d’une munition, avec l’objectif de réduire nos prix de l’ordre de 20% ; ensuite, la rationalisation dans l’utilisation des technologies entre nos trois sociétés, de façon à couvrir un champ de compétence munitionnaire plus large. Pour autant, il n’y aura pas d’intégration de ces deux sociétés dans Nexter Munitions, car nos trois sociétés (Nexter Munitions, Mécar et Simmel) sont complémentaires en termes de produits, de zonage commercial et de culture, et il convient de conserver les atouts de chacune en préservant leur autonomie.

 

En matière de munitions, avec les obus à précision métrique ou différenciée, avez-vous atteint le maximum de la technologie possible ?

 

Dans le domaine munitionnaire, il y a 4 axes de travail : la précision, la portée, la sensibilité et l’effet terminal. La précision peut être obtenue soit grâce au GPS, soit grâce à l’éclairage de la cible par faisceau laser. En matière de portée, aujourd’hui nous atteignons avec les pièces d’artillerie une cible à 40 kms ; nous avons dans l’idée de travailler sur des portées allant jusqu’à 70 kms. Actuellement, ce sont des portées accessibles uniquement aux missiles qui sont au moins dix fois plus chers que nos munitions. Par contre, les missiles sont capables de précision métrique dans la zone des 40 à 70 kms, alors qu’à 40 kms, pour l’instant, il faudra peut-être 10 munitions pour assurer le coup au but. Notre enjeu est donc d’améliorer la précision à 40 kms pour réduire le nombre de munitions nécessaires à la destruction d’une cible. Autre point : un stock de munitions contient de la matière active, donc sensible, le risque étant le départ inopiné ou l’explosion. Pour pallier ce risque, Nexter s’est spécialisé dans les explosifs « insensibles ». Enfin, l’effet terminal est le rêve du munitionnaire, s’il est capable de contrôler la partie explosion pour maitriser l’effet terminal.

 

Donc sur quels axes futurs travaillez-vous ?

 

En matière de précision, jusqu’à maintenant nous avons essentiellement travaillé sur l’éclairage laser or, pour tirer à 40 kms, il n’est pas toujours facile d’envoyer un éclaireur, homme ou matériel, à cette distance. Le GPS est une solution mais à condition que la cible ne bouge pas, sauf à avoir des capteurs complémentaires (robot, drone) qui corrigent sa position au fur et à mesure. Encore faut-il que le coût du capteur soit raisonnable, d’où nos travaux sur la robotique que nous avons évoqués. Nous continuons aussi à travailler sur l’éclairage laser des cibles. En matière de portée, nous travaillons sur la propulsion additionnelle (type rocket) et sur la fonction « planer ». Et nous travaillons également sur l’effet terminal. C’est l’éventail qu’il nous faut couvrir pour pouvoir rester acteur global dans le domaine des munitions.

 

Vous portiez de gros espoirs sur un marché canadien pour le VBCI et finalement grosse déception, n’est-ce pas ?

 

C’est une déception, puisque nous avons dépensé beaucoup d’énergie et d’argent pendant cinq ans pour une décision d’arrêt du programme. Il s’agissait d’une compétition chenille / roues et la consultation avait été lancée de façon très professionnelle et ouverte. L’abandon de l’appel d’offres par les Canadiens nous a pris au dépourvu, alors que le VBCI avait démontré sa supériorité dans la compétition et que la conclusion unanime des experts était que la roue satisfaisait toutes les exigences opérationnelles d’une infanterie. Ce programme d’essai a malgré tout été précieux et nous a permis de mettre le doigt sur certaines améliorations de ce matériel, dont les qualités exceptionnelles ont été démontrées sur plusieurs théâtres d’opération.

 

Les doutes sur la préservation du niveau de la LPM font-ils craindre pour le programme Scorpion ?

 

Toutes les déclarations nous font penser que le programme Scorpion sera lancé en 2014 pour une cible de 1625 VBMR et de 250 EBRC, à l’horizon 2025. Toutes les énergies sont concentrées pour la notification, cette année, des marchés concernant les matériels dont l’armée française a un besoin majeur : les AMX-10 RC sont à bout de souffle, tout comme les VAB. Pour le VBMR et l’EBRC, nous sommes en partenariat exclusif avec RTD et Thales avec lesquels nous avons déjà remis deux offres début 2014 à la DGA.

 

Est-ce que le rachat de TDA (Groupe Thales) est définitivement oublié ?

 

La concentration de l’industrie de défense se réalise par étapes nécessaires. Le rapprochement de TDA avec le pôle munitions de Nexter n’a jamais soulevé de questionnement stratégique et je n’ai aucun doute sur le fait qu’un jour les planètes seront alignées.

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:55
Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Jun. 14, 2014 - By PIERRE TRAN  - Defense News

 

Philippe Burtin, chairman and CEO of French company Nexter, recently received some good news: Defense Minister Jean-Yves Le Drian said the French Army’s long-awaited Scorpion modernization program will finally be launched this year.

 

The Scorpion project brings in much-needed development work on two key vehicles — the engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), a fighting vehicle to replace the AMX 10RC and ERC 90; and the véhicule blindé multirole (VBMR), a troop carrier taking over for the aging véhicule avant blindé (VAB). A little-expected boon will be parallel studies for a planned modernization of the Leclerc tank, which neatly ties the engineer’s work on the turrets of the light and heavy combat vehicles.

 

The last of the 630 vehicles for the French véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) program will roll off the line in 2015, keeping pressure on Nexter to win export contracts for the infantry fighting vehicle which has seen action in Afghanistan and Mali.

 

Meanwhile, Burtin gives a hint of the need to address the European legal framework, seen as vital to allow a possible cross-border deal with partners that is considered vital for the future.

 

Q. President François Hollande has assured the French defense budget is safe from cuts and will follow the multiyear budget law. Do you feel reassured?

 

A. The prime minister, president and defense minister confirmed the outlook for the multiyear budget law. The minister then confirmed orders for the [Multi-Role Tanker Transport] and Scorpion. There was also a call for the ministry to improve program management. We are satisfied.

 

The defense industry has shown solidarity and we remain vigilant. What’s at stake is the ability to maintain the armed forces’ capability to remain operational and meet the operations contract. What’s at stake is control on the ground, to be in the first wave.

 

And there is defense of jobs. Last year there was realization of the 165,000 defense industry jobs and the impact on the ground. So the Scorpion program is effectively confirmed for 2014. We have a stake in the game.

 

Q. How do you see the global market?

 

A. We are very concerned about the international side. When I meet the authorities, parliamentarians and media, I talk about how defense companies must immediately press ahead on the international front. I know there is worry about the French forces and their equipment, but I stress that defense industry is looking at the international market. There’s an active market. There’s still a slow bureaucratic process but one which remains active. In Europe, even if we say there is a slowdown, there are significant opportunities such as Denmark, which is looking to order artillery and armored vehicles, and Poland, which offers significant opportunities.

 

Q. What is the outlook for the new troop carrier?

 

A. In the Scorpion project, there are digital communications following last year’s contract for the software defined radio, a significant system. That’s what we’ll put on board our vehicles to make a digitized battlefield. For us, there is [the véhicule blindé multirole (VBMR), engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC)] and the upgrade of the Leclerc.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Don’t forget the Leclerc. It’s a very important program. During the budgetary talks last year, I pointed out the Leclerc remains a power weapon. The president’s decision confirmed the Leclerc is part of defense and deterrence. We have submitted our offer for version 2, to modernize 201 Leclerc tanks. We expect a launch decision this year; I can’t comment on the contract value. We will install the Scorpion digital information systems, upgrade survivability and the attack system with a remotely operated turret, and program munitions and other new ammunition.

 

Q. What’s the timing of the troop carrier and fighting vehicle?

 

A. We will begin with [VBMR] development and then manufacture in the next budget law. That is part of the synchronization of Scorpion. We will work on the VBMR and EBRC together under the same constraints. We will have slightly longer development for EBRC as we have a more complex tank than the VBMR utility vehicle.

 

There is also the funding schedule. We hope to start delivery of 92 VBMRs in 2018, and start in 2020 for EBRC. That will reflect the time needed for development and also the delay in funding. For us, this is the industrial base for the next 10 years. That’s what’s at stake for Nexter, and for [Renault Trucks Defense] too, though I think they’ll explain that themselves.

 

Q. What’s your 10-year business model? What about merging with Renault Trucks Defense?

 

A. We set out our business model for five years. One builds a business model from the market. We are, and will remain, a specialist in land systems; it’s the core business. From that, our leading business model is to deliver high-performance systems, try to broaden the range and to make it competitive.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Our model, before talking about partnership and mergers, is internal growth. To prepare for the future, 18 percent of annual sales is invested in innovation, half of which is from company funds. There is development of the company’s potential and products. We presented a new product, Titus, at [Defense and Security Exhibition International] and eight months later, we have already delivered a demonstration abroad and are preparing for two more. We have requests. What clients say is, “it’s great.” It’s a concept we’ve developed, a six-wheeled vehicle with high mobility.

 

Q. What are the foreign prospects in view of Canada’s rejection of Nexter for its close combat vehicle?

 

A. Canada was five years’ work for nothing.

 

The markets are very active. There are four important targets for us — Denmark, Qatar, a [Middle East country that Nexter has agreed not to identify publicly] and India. We are very active on these markets, whether it be vehicles, artillery or maintenance. Last year we created Nexter Systems India, and continue to develop our partnerships. We formed partnerships with Raytheon, Bombardier and Prevost in Canada. We’re pursuing the same approach with Danish and Polish companies. We’ll probably sign at Eurosatory a partnership for the mounted gun system artillery for India and confirm a tripartite partnership.

 

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

 

Q. Nexter sales fell in 2013 and 2012. What are the growth prospects?

 

A. We are a company on “project contracts,” we are not on steady volume like the car industry. We are like others in the defense industry, apart from the manufacturers of essential equipment. As you win contracts, or fewer contracts, so your sales will fluctuate. We are above €900 million. With the new group structure, we will be at €1.3 billion. That will be a figure including Eurenco, Macer and Simmel. The deals are done.

 

We are continuing to work on other projects. We’re in talks to buy Paul Boyé [a supplier of service uniforms and nuclear, bacteriological, radiation and chemical protection gear]. The company works closely with Sagem on the Felin combat gear. The deal should close in 2014. We’re an active group and growing, with the 2014 sales target of €1.3 billion and 2,400 staff.

 

Q. Why the acquisitions in the munitions sector?

 

A. We are the fourth European player in munitions, with annual sales of €400 million, 1,000 staff, and three firms outside Nexter Munitions which keep their own brands, product range and are coordinated to develop synergies. There is enthusiasm to compete with BAE Systems, Nammo and Rheinmetall. We seek savings in research and development, common purchase of supplies, and strengthened competitiveness through mutual benefits. Munitions contribute some 31 percent of group sales and we now supply land, air and naval munitions. The acquisition delivers a full product range and has world presence. The companies are in good health. Chemring sold to repay its debt and focus on core business. The companies have prospects and positive results. Nexter’s policy is to post 10 percent annual operating profit right from the start. Nexter won the competition to buy Chemring’s two subsidiaries; we bid the right price.

 

Q. What about consolidation in the European defense industry?

 

A. Everyone talks to everyone else. The game goes on, with the shareholders’ constant support to develop discussions in Europe, to create a European leader under European shareholder control, which maintains and strengthens our autonomy of equipment. That is the objective. It’s not for tomorrow. The Europeans are working on it, not just the French.

 

Q. What about a partnership with the Germans, Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann?

 

A. The discussions continue with the Europeans. The construction of Europe takes time. But it’s a passionate subject. When one is building a European defense it is an entirety about the company, market and regulation of the company. The company has to find its business interest. The market has to open. There are the two [European armaments] directives. For European defense to advance, there has to be progress in Europe for the companies, markets and law. Scorpion was a France special. Time has been given to build the company, market and laws which apply. Of the two [European] directives, one refers to cross-border transfer of technology. So the defense company must be a European company and know under which body of law [it] works: How will it transfer the products and components? The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:55
SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

Le montage de sabord rétractable SH-20 de Nexter Systems photo Nexter

 

13/06/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

Le salon Eurosatory 2014 qui se tiendra du 16 au 20 juin 2014 sera l'occasion pour Nexter de présenter une gamme de produits largement orientée vers le terrestre. Le TITUS nouveau véhicule 6x6 multi-mission, déstiné à l'export sera notamment exposé. Seront également présentés, différentes versions du système d'artillerie CAESAR, le système anti-aérien Rapid Fire de Thales mettant en oeuvre le canon de 40 mm de Nexter ou encore des versions conçues pour l'export du véhicule blindé VBCI.

 

Si le terrestre représente la plus grande partie du chiffre d'affaires du groupe Nexter les activités aéronautiques ne sont pas absentes pour autant. Nexter continue de proposer des solutions adaptées aux aéronefs. Le groupe a développé un grand savoir-faire en terme d'artillerie embarquée et entend rester présent sur ce marché.

 

Le canon de 30 mm type 30M791 a fait ses preuves à bord du Rafale. Son avenir est en grande partie liée à celui du chasseur de Dassault à l'export. Nexter continue d'assurer le soutien du canon 30M550 DEFA des Mirage 2000. Pour les hélicoptères la tourelle THL-30 conçue pour le Tigre est elle aussi liée à l'avenir à l'export de cet appareil. La tourelle THL-20 est adaptable sur un grand nombre de plateformes et a fait récemment l'objet de commandes à l'export.

 

Suite de l’article

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:50
Régime sec pour l'armement terrestre

 

12 juin 2014 Hassan Meddah - L'Usine Nouvelle n° 3381

 

Le salon Eurosatory, spécialisé sur la Défense terrestre, se déroule du 16 au 20 juin à Paris-Nord Villepinte dans un climat de rigueur budgétaire. Les crédits de la Défense française ont été maintenus de haute lutte par les industriels et les militaires, mais ils ne suffiront pas. Les grands groupes (Nexter, Renault Truck Defense, Airbus group…) et les centaines de sous-traitants et PME doivent de plus en plus aller gagner des marchés à l’export, là où les budgets consacrés à la Défense augmentent pour pouvoir garantir la charge des sites français.

 

Les grands acteurs de l’armement terrestre joueront gros lors du salon Eurosatory, à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 16 au 20 juin. Il leur faudra impérativement séduire les délégations étrangères pour compenser la chute des commandes de l’armée française. "Ailleurs qu’en Europe, certaines régions du monde comme l’Asie et l’Amérique du Sud continuent d’augmenter leurs dépenses militaires et de sécurité. Il y a des opportunités", souligne Christian Mons, le président du Groupement des industries françaises de défense terrestre et aéroterrestre (Gicat).

Une fenêtre de tir à ne pas manquer pour les poids lourds du secteur. Nexter disposera du plus grand stand du salon. Il y présentera son nouveau véhicule Titus, conçu pour l’exportation. De son côté, son rival Renault Trucks Défense (RTD) se prépare à recevoir des dizaines de délégations d’états-majors étrangers. Derrière ces deux puissants acteurs, c’est toute l’industrie française de l’armement terrestre qui se mettra en ordre de bataille, avec des PME spécialisées dans le blindage, les systèmes de ravitaillement mobiles, les rotules de suspension anti-explosifs…

 

L’industrie de défense terrestre

  • 20 700 emplois dont 15 000 dans des PME
  • 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • 40% des ventes réalisées à l’exportation
 

Une filière industrielle peu connue du grand public, mais qui emploie pas moins de 20 700 salariés pour un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros. Une filière qui a senti le vent du boulet. Le ministère des Finances avait imaginé récupérer quelques-uns des 190 milliards d’euros prévus par la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019. Suffisant pour que les patrons des groupes de défense (Airbus, Dassault Aviation, DCNS, MBDA, Nexter, Safran, Thales) montent au créneau, en même temps que les quatre chefs d’état-major des armées. "Chaque milliard d’euros de perdu dans la LPM, c’est à 12 000 à 18 000 emplois menacés. Quand les marchés diminuent, notre responsabilité d’industriel est d’adapter notre outil de production, nos effectifs, nos investissements", explique un industriel. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a su habilement relayer cette mobilisation auprès de Manuel Valls. Avec de nouvelles coupes budgétaires, "(…) l’armée de terre serait sous-équipée et rapidement dans l’incapacité de satisfaire les nouveaux contrats opérationnels", lui a-t-il écrit dans un courrier daté du 9 mai.

Les industriels subissent le contrecoup de la baisse des dépenses militaires, quasi continue depuis la chute du Mur de Berlin, en 1989. Le programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre se fait attendre. Les années qui viennent risquent d’être difficiles pour certaines usines. En première ligne, le centre de production de Nexter à Roanne (Loire), chargé d’assembler les blindés pour le groupe. L’usine livrera les derniers véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) à la fin de l’année. Les commandes liées au programme Scorpion ne prendront le relais qu’en 2018 au plus tôt. "L’atelier de mécano-soudure n’a plus d’activité. Il est menacé", assure Jean-Pierre Brat, de la CGT. Une centaine de postes d’intérimaires sont dans la balance. À Roanne, on croise les doigts pour que les négociations en cours portant sur l’achat de blindés VBCI et de canons Caesar avec le Qatar, le Liban ou encore le Danemark aboutissent. Dans la filiale Panhard du groupe RTD, les conséquences de la sous-activité se font également ressentir. Les sites de Saint-Germain-Laval (Loire) et de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) appliquent déjà des mesures de chômage partiel.

 

Se diversifier pour résister

Rares sont les sites disposant d’une visibilité sur leur plan de charge. La division munitions de Nexter a bénéficié l’an passé d’une commande de l’État pour la production de munitions de gros calibre à hauteur de 175 millions d’euros. De quoi sécuriser jusqu’à la fin de la décennie son usine de Bourges (Cher). Thales s’était vu notifier, en 2012, la première étape du contrat Contact, pour 1 milliard d’euros, afin d’équiper les armées de postes radio de nouvelle génération. 2 000 salariés en bénéficieront, notamment dans les sites franciliens du groupe ainsi que dans ceux de Cholet (Maine-et-Loire) et de Brive (Corrèze).

Mais ailleurs, l’inquiétude domine. Face aux baisses des commandes de l’État, le missilier MBDA a privilégié la charge de ses bureaux d’études plutôt que celle de ses usines. Résultat : quelque 200 personnes auront quitté le groupe d’ici à 2015, sans plan social toutefois. De son côté, Safran, fournisseur de l’équipement high-tech des fantassins baptisé Felin, n’équipera que 18 régiments, au lieu des 22 prévus à l’origine. "Pour les usines de Poitiers (Vienne) et de Fougères (Ille-et-Vilaine), cela peut représenter jusqu’à un tiers de la charge de l’activité", prévient une source syndicale.

Pour réduire la casse, les grands donneurs d’ordres peuvent transférer des commandes et du personnel entre leurs différents sites. Ils cherchent également à se développer dans les activités de maintenance pour le compte de l’armée française. Leurs fournisseurs de plus petite taille n’ont pas cette chance. "Les PME qui réalisent une part significative de leur activité dans la défense sont très fragilisées, car elles n’ont pas les mêmes leviers que les grands donneurs d’ordres pour amortir le choc", reconnaissait, inquiet, Marwan Lahoud, le numéro 2 d’Airbus Goup et président du Conseil des industries de défense françaises (Cidef).

 

Les sites sous pression

 

Régime sec pour l'armement terrestre

Nexter, Renault Trucks Défense et leurs sous-traitants directs sont fragilisés par l’achèvement des commandes de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI ). Pour amortir le choc, ils peuvent transférer des charges industrielles vers d’autres sites aux activités complémentaires (munitions, maintien en condition opérationnelle). Thales et Sagem peuvent profiter de la dualité de leurs technologies pour cibler d’autres marchés.

 

Pourtant, certaines font preuve d’une résistance étonnante. Par exemple, la PME familiale Ressorts Masselin, installée à Rouen (Seine-Maritime), qui, comme son nom l’indique, est spécialisée dans la fabrication de ressorts techniques. "Aucun client ne pèse plus de 10% de nos ventes. En ce moment, nos activités ferroviaire et aéronautique tirent le groupe", se félicite Olivier Gouriou, le directeur commercial de cette entreprise qui emplois 160 personnes. Quand le fabricant de blindés américain General Dynamics a annulé une commande importante, elle a su absorber le choc.

La société Amefo, qui conçoit des carrosseries de véhicules blindés, à Chambilly (Saône-et-Loire), a aussi joué la carte de la diversification, avec désormais 20% de son chiffre d’affaires réalisés en dehors de la défense. "Pour être crédibles, nous avons passé une certification spécifique pour que nos équipements soient reconnus sur le marché ferroviaire. C’est un investissement de neuf mois", explique son directeur général, Didier Malpel.

 

Des succès liés à l’innovation

Pour éviter la guerre des prix, d’autres acteurs misent sur l’innovation. C’est le cas de Musthane (40 salariés, 7 millions d’euros de chiffre d’affaires), à Willems (Nord), qui fournit des réservoirs de carburant et d’eau aux armées françaises. "Nous sommes montés en valeur ajoutée pour ne pas subir la concurrence chinoise. Nous fournissons désormais le système complet de distribution de carburant, incluant le système de pompe et de filtration", explique Reza Rosier, le directeur général. L’an dernier, Musthane a décroché un contrat de 3 millions d’euros auprès d’un client en Afrique du Nord. Scoma, implanté à La Loupe (Eure-et-Loir), mise aussi sur l’exportation. Cette société, qui emploie 45 personnes, a séduit l’US Army et lui fournit des rotules de suspension pour ses véhicules blindés capables de résister aux explosifs. "Nous réalisons désormais 1 million de dollars par an de chiffre d’affaires sur le marché américain", se félicite Darius Czarnecki, son directeur général. Cette expertise lui a même permis d’être sélectionné pour équiper les 300 véhicules qui ont transporté les sportifs aux JO de Sotchi. À Eurosatory, la PME disposera cette année d’un stand de 21 mètres carrés, contre 9 mètres carrés lors de l’édition précédente, situé juste en face… du pavillon américain. "Avec un drapeau des États-Unis bien en évidence !", prévient Darius Czarnecki. Chacun sa technique de guerre !

 

"L’effet de taille est incontournable"

Régime sec pour l'armement terrestre

 

Jean-Patrick Baillet, directeur général délégué de Nexter Systems

 

Pourquoi avez-vous choisi de vous renforcer dans les munitions en faisant l’acquisition des sociétés Mecar et Simmel du groupe Chemring ?

Notre activité munitions, qui réalise environ 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, était vouée à un repli progressif sur des niches, car nous aurions été incapables, vu notre taille et le cash-flow dégagé, de maintenir nos efforts de R & D, en matière de précision et de propreté des munitions notamment. Avec ces acquisitions, le pôle munitions affiche un chiffre d’affaires d’environ 350 millions d’euros et rejoint le groupe des trois grands munitionnaires européens BAE, Namo et Rheinmetall.

 

Êtes-vous favorable à une consolidation dans les blindés ?

Aujourd’hui, deux grands groupes internationaux, General Dynamics et BAE United Defense, dominent l’armement terrestre, avec un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards d’euros. Avec un chiffre d’affaires trois fois inférieur, Nexter ne pourra pas suivre indéfiniment. Soit nous décidons de nous replier pour devenir le champion de telle ou telle niche, soit nous restons un acteur global, et alors, l’effet de taille est incontournable.

 

Quels seraient les avantages d’un rapprochement ?

Il y a des synergies potentielles avec les industriels aux positionnements analogues aux nôtres, comme les allemands Rheinmetall et KraussMaffei ou l’italien Oto Melara. Ils ont le même métier que nous. Les économies d’échelle seraient évidentes. Nous mutualiserions les investissements et nous consoliderions les empreintes commerciales. ??

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 13:59
Eurosatory 2014- canon CAESAR

 

 

13.06.2014 ministeredeladefense

 

Camion équipé d'un système d'artillerie

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 13:55
Eurosatory 2014 - Véhicule blindé de combat d'infanterie

 

13.06.2014 ministeredeladefense

 

Puissance de feu, moyen d'observation et haute mobilité pour emporter la décision

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:50
Bird & Bird conseille le groupe français Nexter Systems dans le cadre de l’acquisition des sociétés Mecar et Simmel Difesa.


4 June 2014 lawinfrance.com
 

Les équipes de Bird & Bird à Paris, Bruxelles, Milan et Londres ont conseillé le groupe français Nexter Systems, spécialiste de la défense terrestre, dans le cadre de l’acquisition des sociétés belge Mecar SA et italienne Simmel Difesa Spa, ayant toutes deux pour activité la production de munitions.

L’acquisition a été réalisée auprès de Chemring Group Plc pour un montant total de 170 M€.

Les sociétés Mecar et Simmel Difesa totalisent près de 187M€ de chiffre d’affaires cumulé.

 

 

Plus d'informations

 

 

More about Bird & Bird

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 14:55
Le robot terrestre polyvalent (UGV) ROBBOX de Sera Ingénierie - Eurosatory 2014

 

soiurce Sera Ingénierie

Sera ingénierie présentera le robot terrestre polyvalent (UGV) ROBBOX sur le salon EUROSATORY du 16 au 20 juin prochain

Visible sur trois stands :


- Ministère de la défense Stand Hall 5 F277 - ROBBOX sous forme de maquette 1/5ème

- NEXTER stand EXT P3sud A530 - ROBBOX en version MULE de section (Accès au stand uniquement sur invitation - Nous consulter si vous souhaitez nous rencontrer sur ce stand autour de cette application de ROBBOX)

- MBDA stand EXT Pe6a D550 - ROBBOX équipé d'un équipement de veille aérienne

ROBBOX a vocation d'être un robot militaire mais aussi très largement déclinable dans des configurations pour des missions civiles

ROBBOX Evasan

ROBBOX Evasan

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 16:50
Une compagnie britannique testera 20 VBCI en 2015

 

19 mai, 2014 Guillaume Belan

 

C’est le lieutenant-colonel Martin David, officier de liaison britannique à l’EMAT qui le précisait la semaine dernière à quelques journalistes français de l’AJD (Association des journalistes de la Défense) dont FOB faisait partie, en visite aux forces armées britanniques : dans le cadre de leur « medium weight capability », une compagnie d’infanterie mécanisée, à savoir le 4 Rifles viendra en France pendant plus de 6 mois tester le VBCI français.

 

Première remarque: il s’agit d’une formule inédite et particulièrement poussée à la fois pour les Britanniques et les Français, rendue possible par les accords de Lancaster House et la coopération bilatérale réaffirmée entre les deux pays. De septembre 2014 à Mars 2015, soit pendant 7 mois, une compagnie britannique entière, soit environ 130 soldats, viendra se former à l’utilisation du VBCI (Véhicule blindé de combat d’infanterie de Nexter et RTD).

 

Au menu: ils suivront, tout comme les soldats français exactement la même formation (ou « transformation », relire l’article de FOB ici), à la prise en main du véhicule français de combat d’infanterie à Canjuers. La formation se déroulera en deux temps: à Canjuers pour la formation des équipages puis à Mourmelon pour un entraînement collectif  au combat embarqué/débarqué avec le 1er Régiment de Tirailleur, utilisant les centres de formations de l’armée française (Centac, Cenzub…).

 

Pourquoi une campagne de test aussi poussée ? En fait, le VBCI vient véritablement bousculer les habitudes britanniques. Car la Royal Army ne dispose pas dans ses concepts d’emploi de capacité de combat embarqué. Il s’agit donc pour eux d’une véritable petite révolution. Il faut donc le temps que les équipages prennent en main le véhicule mais également que les Français leur apprennent l’intérêt du combat embarqué, d’où l’entraînement collectif avec le 1er Tirailleur. À l’issue de ces 7 mois de formation, le 4 Rifles testera pendant 2 à 3 semaines, entre avril et mai 2015, les véhicules français sur une vingtaine de blindés VBCI mis à disposition par l’armée de terre. Outre le fait que les Britanniques ne soient pas habitués aux véhicules blindés à roues (le VBCI pourrait remplacer le chenillé Warrior), c’est donc surtout une nouvelle forme de combat que la Royal Army souhaite découvrir. Car très impressionnée par le déploiement du VBCI au Mali, notamment en terme de mobilité, l’Army est très intéressée par ces nouvelles capacités. Cette formation renforce également la Common Joint Expeditionnary Force (CJEF), force binationale franco-britannique qui sera opérationnelle dès 2016. Reste qu’au Royaume Uni, aucun besoin n’est encore formellement exprimé. Cette découverte pendant près de 8 mois, en France, du véhicule et de son utilisation doit venir aider l’armée Anglaise à définir son besoin. Puis s’en suivra un appel d’offres. On est donc encore loin d’une acquisition formelle du VBCI par l’armée de sa Majestée, mais une étape importante se précise.

 

En plein processus de transformation, l’armée de terre anglaise se montre réellement intéressée par cette capacité de projection stratégique que rend possible le VBCI. Tant qu’au système d’arme, ils vont regarder de près le 25 mm mais pourraient se tourner vers une tourelle CTAI 40 mm. A priori, rien d’impossible, même plus encombrante, l’industriel Nexter a déjà mené des études d’intégration de tourelle plus importante sur son véhicule blindé.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:55
Les PDG des sept plus grands groupes de défense ont écrit à François Hollande

 

16/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les PDG des sept plus grands groupes d'armement français - EADS, Dassault, Safran, Nexter, DCNS, MBDA et Thales - estiment que de nouvelles coupes budgétaires auraient des "conséquences dramatiques : licenciements, décrochage technologique, perte de compétitivité et de souveraineté".

 

Les PDG des sept plus grands groupes d'armement français - EADS, Dassault, Safran, Nexter, DCNS, MBDA et Thales - ont bien envoyé un courrier à François Hollande. Selon nos informations, il a été finalement adressé au Chef de l'Etat jeudi soir. Cette lettre attire l'attention sur la fragilité de la loi de programmation militaire (LPM) s'il y avait de nouvelles coupes budgétaires. "Des considérations de court terme menacent de briser aujourd'hui ce fragile équilibre", écrivent les sept PDG, qui ont signé ce courrier que "La Tribune" s'est procuré. Soit Marwan Lahoud ( EADS), Eric Trappier (Dassault Aviation), Jean-Paul Herteman (Safran), Jean-Bernard Lévy (Thales), Antoine Bouvier (MBDA), Philippe Burtin (Nexter) et Patrick Boissier (DCNS)..

Après avoir rencontré au moment de la rédaction du Livre blanc sur la défense le président le 15 avril 2013 pour lui exposer les dangers d'une réduction budgétaire brutale sur l'industrie de l'armement, ils rappellent aujourd'hui que "rien n'a changé en quelques mois sur les dramatiques conséquences qu'aurait toute encoche à la loi votée : licenciement, décrochage technologique, perte de compétitivité et de souveraineté, déclassement et désindustrialisation". Cette industrie, précisent-ils, a "besoin de stabilité dans les programmations et d'une vision de long terme. Nous sommes une industrie de cycle long, vulnérable aux atermoiements budgétaires et qui ne peut être la variable d'ajustement de tous les gouvernements".

 

Faute de budget défense, les entreprises muteront vers le civil

Selon les sept PDG, "les entreprises duales seraient contraintes d'en tirer les conséquences et accélèreraient leur mutation en privilégiant les activités civiles. Elles seraient alors soumises aux seules contraintes concurrentielles mondiales (parité euros/dollar, coût du travail, fiscalité.) qui placeront l'équation nationale au second plan". C'est déjà le cas avec la réduction des budgets de défense en Europe. Cette industrie devient de plus en plus civile, avait constaté le président du GIFAS, Marwan Lahoud lors de la présentation fin avril du bilan du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Le secteur civil à lui seul a passé 83 % des commandes en 2013.

Et les sept PDG estiment que "de nombreux fournisseurs, ETI et PME, n'y survivraient pas. Les entreprises tournées vers les seuls marchés de défense seraient, pour leur part,,victimes d'une anémie, qui rapidement ne leur laissera d'autre alternative que de passer sous la coupe de sociétés étrangères ou de disparaître". Et de rappeler que chacun "s'accorde à reconnaître l'excellence" de l'industrie de défense française

 

Demande de rencontre

"Sous cette menace, nous sommes contraints une fois de plus d'en appeler à votre intervention et de solliciter une audience", affirment les sept PDG. Ils comptent "convaincre" François Hollande que "la défense et son industrie ont payé plus que leur part à l'effort national". Ils rappellent que les armées contribuent "déjà à la réduction des dépenses publiques par la suppression de 80.000 postes".

Les sept PDG rappellent enfin que les industriels avaient consenti "d'importants efforts d'adaptation en contrepartie de la stricte exécution de la LPM, acceptant des réductions importantes de plans de charges sans casse sociale". La LPM votée il y a cinq mois est, selon eux, "le fruit d'un travail responsable entre toutes les parties concernées. Suivant une logique de stricte suffisance, elle matérialise la participation de la Défense à l'effort de redressement des comptes publics tout en préservant les missions de nos armées, l'emploi et notre excellence technologique".

 

Matignon soutient Bercy

Alors que Bercy exigeait de 2 à 2,5 milliards d'économies par an de 2015 à 2017 à la défense, Matignon a tranché entre 1 et 1,2 milliard, selon nos informations. Cette décision de Michel Sapin et du Premier ministre, Manuel Valls, intervient six mois seulement après avoir fait voter une loi de programmation militaire (LPM) a minima. Manuel Valls a une nouvelle fois tenté vendredi d'éteindre la controverse sur de nouvelles coupes budgétaires dans la Défense tout en admettant que les armées auraient des "ajustements" à faire "ici ou là" pour que la France atteigne ses objectifs."Une loi de programmation militaire (LPM) a été votée, elle doit s'appliquer pendant cinq ans, elle reste totalement valable", a martelé le Premier ministre, sollicité sur ce thème sur Europe 1.

Une LPM qui comme l'a rappelé mercredi à l'Assemblée nationale le ministre de la Défense, "contribue au redressement de nos comptes publics. Parce qu'il y a 34.000 suppressions de poste, parce qu'il y a une masse salariale réduite de plus de 4 milliards, parce qu'il y a eu, par rapport à un Livre Blanc antérieur, une réduction  des commandes d'environ 14 milliards d'euros, parce qu'il y a des restructurations qui parfois sont difficiles pour les territoires".

Si la droite est logiquement montée au créneau, les élus de gauche sont aussi extrêmement remontés contre cette initiative négociée dans le plus grand secret entre Bercy et Matignon, l'hôtel de Brienne ayant été tenu à l'écart de ces débats. Ainsi, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Jean-Louis Carrère a rappelé lors d'une réunion de la commission qui s'est tenue mercredi, que le budget de la défense ne devait pas être une variable d'ajustement. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été semble-t-il lui même ébranlé par ce blitzkrieg de Bercy et de Matignon.

 

Que va décider François Hollande ?

Et le Président de la République ? Acclamé en février 2013 dans les rues de Tombouctou libéré, il avait souligné la veille du 14 juillet 2013, que "les crédits de la défense seront, à la différence de ceux de la plupart des ministères, préservés dans leur intégrité. C'est un effort que la nation fait, non pas pour les armées, mais pour sa propre sécurité".

Que va faire François Hollande ? Laissera-t-il faire à Manuel Valls le sale boulot ? Ou au contraire préservera-t-il l'intégrité du budget de la défense comme il l'avait rappelé ? Le président de la République avait tranché à la fin de l'hiver 2013 et avait accordé à la défense 190 milliards d'euros, dont 6 milliards de recettes extrabudgétaires, pour l'actuelle LPM. Soit une moyenne de 31,6 milliards d'euros par an.

 

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:55
Défense : les industriels en appellent à François Hollande

 

16/05/2014 Par

 

Le président s'est porté garant de la «sanctuarisation» de la loi de programmation militaire 2014-2019, votée en 2013.

 

Après avoir espéré, en vain, une clarification sur l'intégrité de la loi de programmation militaire (LPM 2014-2019) votée fin 2013, les sept patrons des plus importants groupes de défense français en appellent à François Hollande. Dans une lettre datée du 15 mai, ils se mobilisent contre la menace de nouvelles coupes dans les dépenses militaires. Elles oscilleraient entre 1,5 à 2 milliards d'euros par an sur la période 2014-2017. La défense, soulignent Airbus France, Dassault Aviation, DCNS, MBDA, Nexter, Safran et Thales, «est un des derniers secteurs dans lesquels l'investissement public se traduit par le développement de technologies de souveraineté qui irriguent l'ensemble de l'industrie (...) et génèrent des emplois à haute valeur ajoutée» (165.000).

 

La LPM consacre, en échange d'un budget de 190 milliards sur six ans, les efforts des industriels (décalage de livraisons, etc.) et des armées (- 34.000 postes ; - 80.000 depuis entre 2009 et 2019) dans le cadre de l'effort national de lutte contre les déficits. Toucher à son équilibre précaire la verrait s'écrouler comme un château de cartes.

 

Les industriels demandent audience à François Hollande. «Nous restons confiants dans la parole et l'engagement irréfragable du président de la République», dit-on. François Hollande s'est, par trois fois, publiquement porté garant de la «sanctuarisation» de la LPM. Peut-il se déjuger? Peut-il acculer Jean-Yves Le Drian, qui a mis tout son crédit «pour vendre la LPM aux armées», à la démission, s'interroge-t-on? Le ministre de la Défense est déterminé à peser de tout son poids pour que le budget de la défense soit préservé.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 15:55
Les industriels de l’armement terrestre craignent une réduction des commandes de blindés

 

15 mai 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Les fabricants de véhicules blindés Nexter et Renault Trucks Défense ne sont pas l’abri d’une réduction des commandes du programme Scorpion de modernisation des équipements de l’armée de terre.

 

La possibilité de coupes dans le budget de la Défense inquiète les industriels de l’armement terrestre. Ils ne sont pas à l’abri de coupes claires dans le programme Scorpion de modernisation des équipements de l’armée de terre française. "On ne peut pas baisser encore plus les effectifs des armées. Si on réduit les crédits de défense, il y a un risque sur le programme. La seule variable, ce sont les équipements", a estimé ce jeudi 15 mai Christian Mons président du Gicat, le Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres, en marge d’une présentation du salon Eurosatory (16 au 20 juin).

 

Or les fabricants français de véhicules blindés comme Nexter et Renault Trucks Défense comptent sur ce programme pour retrouver de la charge industrielle. Il s'agit en effet d'un contrat significatif de l’ordre de 2 milliards d’euros pour la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC).

 

"Cinq ans de perdus"

 

"A l’origine, les premiers équipements devaient être livrés aux armées en 2015. On a déjà perdu près de cinq ans. A force de délayer les programmes, nous devenons 'sous-critique' et nous perdons en compétitivité", avertit Christian Mons. Certains observateurs n’hésitent pas à évoquer le spectre d’"une traversée du désert industrielle".

 

VBCI - Crédits G. Belan (FOB)

VBCI - Crédits G. Belan (FOB)

 

En effet, les livraisons pour l’armée française des véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) vont s’arrêter en 2015 et celles liées au futur programme Scorpion ne prendront le relais qu’en 2018 au plut tôt. Plus que jamais, les ventes sur les marchés à l’exportation seront la planche de salut des industriels hexagonaux.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:55
Aravis - photo Yves Debay, Nexter

Aravis - photo Yves Debay, Nexter

 

14/05/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

De nombreux programmes sont menacés et, au premier chef, Scorpion destiné à moderniser l'armée de terre. S'il n'est pas lancé cette année, Nexter, le fabricant de blindés, serait alors en difficultés.

 

Les menaces qui pèsent sur l'intégrité sur budget de la défense suscitent de fortes inquiétudes chez les industriels de l'armement. Ils ont littéralement pris d'assaut le ministère de la Défense pour en savoir plus. Le téléphone n'a pas cessé de sonner dans le bureau de Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense a la réputation d'être carré et de parler vrai. Mais à ce jour, l'hôtel de Brienne n'a reçu aucune notification officielle sur une quelconque base de travail. Le conseil des ministres de ce mercredi 14 mai permettra peut-être d'obtenir une clarification.

Très inquiets, les industriels et des spécialistes de la Défense ont commencé à étudier les conséquences possibles de nouvelles coupes dans le budget de la Défense, notamment dans le volet équipement qui représente en moyenne 16 milliards d'euros par an. «C'est assez brutal», note un expert. «Au-delà de 200 millions d'euros de coupe, la Direction générale de l'armement ne peut plus engager le moindre nouveau programme. Cela veut dire qu'on ne fait pas le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre, qu'on abandonne le développement du satellite Ceres ainsi que les projets de drones de surveillance mais aussi le MRTT, la composante aéroporté de la dissuasion», ajoute-t-il. Autant de programmes qui devaient débuter cette année et qui risquent d'être reportés. «Oui, mais si on ne lance pas Scorpion, on signe l'arrêt de mort de Nexter», lâche-t-on de bonne source. Le spécialiste des blindés et canons avec ses 2400 salariés, n'a pas un plan de charge suffisant pour attendre une relance de Scorpion, ne serait-ce que de deux ans.

À l'hôtel de Brienne, au sein des groupes d'armement et des 4000 PME françaises spécialisées ainsi que parmi les 165.000 salariés de la filière, on demande une clarification au gouvernement.

 

Un nouvel effort demandé aux militaires

Celle-ci n'est toujours pas venue de l'Assemblée nationale, ce mardi 13 mai, au moment des questions au gouvernement. Une violente passe d'arme a eu lieu entre Xavier Bertrand, l'ex-ministre du Travail, et Michel Sapin, le ministre des Finances. Le premier sommant le second de dire la vérité à propos des nouvelles coupes dans le budget de la Défense. Le député UMP avait lâché dimanche dernier que le gouvernement Valls travaillait sur une réduction de 1,5 à 2 milliards d'euros par an des dépenses militaires.

Michel Sapin a vu rouge, accusant Xavier Bertrand de vouloir «faire peur» aux Français. Dans son élan, il s'est emmêlé avec les chiffres. «Vous nous parlez d'une diminution de 2 milliards par an pendant trois ans, si je fais un bon calcul, ça veut dire autour de 6 milliards de moins pour les crédits de la Défense par rapport à 30 milliards, le budget d'aujourd'hui!», a-t-il répondu au député UMP. «Une diminution de 20%? Il n'en est pas question. Vous employez des chiffres qui n'ont rien à voir avec la réalité», a ajouté Michel Sapin. Sauf que son calcul est faux. Le montant de 30 milliards correspond à une annuité du budget de la Défense fixé par la loi de programmation militaire (2014-2019) votée voici cinq mois. Or, les économies à trouver s'étaleront sur trois ans (2014-2017). Pour la Défense, ce serait donc 6 milliards d'économies sur 90 milliards d'euros et non 30 milliards!

Pour le moment, ce chiffrage de 2 milliards n'est pas confirmé. En revanche, Michel Sapin a acté le fait que les militaires seraient appelés à faire un nouvel effort sans autre précision. «Toute réflexion sur l'avenir des crédits de la Défense» se placerait «dans le cadre de la loi de programmation militaire», a-t-il indiqué. Tout en ajoutant, ce qui ne clarifie toujours rien, que «la France doit faire un effort en termes de maîtrise des dépenses publiques. Tous les ministères feront un effort mais le ministère de la Défense doit être un ministère à la hauteur des enjeux d'intégrité de la France».

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:56
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »

 

29/04/2014 GICAT

 

Le GICAT a participé au voyage de presse « Eurosatory 2014 ». Sous pilotage du ministère de la Défense (DICoD, DGA et armées de Terre et de l’Air) et en partenariat avec les majors du secteur terrestre et aéroterrestre, Nexter en tête, ce voyage de presse a permis de réunir plus de 25 journalistes étrangers (Inde, Pologne, Espagne, Grande-Bretagne, etc.) les 24 et 25 avril 2014.

 

Le programme fut très dense : visite chez MBDA, présentation de l’A400M (AIRBUS) sur la base aérienne 123 d’Orléans. Second jour à Canjuers : Présentation de véhicules (RTD), de simulateurs (THALES), d’hélicoptères (AIRBUS), de fantassin en configuration FELIN (SAGEM) puis séance de tirs de CAESAR (Nexter).

 

Ces deux jours leur ont permis d’aller à la rencontre des militaires de l’armée de Terre (Présentation de matériels et RETEX opérationnels) et  de découvrir quelques-uns des prochains matériels qui seront exposés sur Eurosatory 2014.

Voyage de presse « Eurosatory 2014 »Voyage de presse « Eurosatory 2014 »
Voyage de presse « Eurosatory 2014 »

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 16:50
Nexter buying ammunition producers in Italy and Belgium

The Nexter Group in France says it has reached an agreement with the Chemring Group to purchase ammunition manufacturers in Belgium and Italy.

 

April 24, 2014 By Richard Tomkins (UPI)

 

VERSAILLES, France, April 24 -- The Nexter Group of France is strengthening its ammunition division with the acquisition of two ammunition manufacturers in Europe.

 

Agreements with the Chemring Group for the purchase of all shares of Mecar in Belgium and Simmel Difesa in Italy have been signed, but the deal still must obtain approval from Chemring shareholders and Italian regulators.

 

“Based on its solid past performance and on its strong balance sheet, Nexter has developed a growth strategy and intends, when opportunities arise, to actively participate in industry consolidation,” Nexter said. “The two acquisitions constitute a unique growth opportunity for Nexter Group, which will enrich its range of ammunition products in three domains -- land, air and sea ammunition -- and extend its commercial footprint on key export markets.”

 

Nexter said strengthening of its ammunition division will lead to accelerated development of new products and expansion of its customer base.

 

“I am very pleased with today’s news of this disposal, which is in line with our strategy of focusing on our core skills,” said Mark Papworth, chief executive of Chemring Group. “I am delighted that we have been able to sell these businesses to Nexter Group, who are well placed to maximize their full potential.”

 

The Chemring Group, a high technology company, is headquartered Britain.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:55
Exercice Marne - photo 1 RTir

Exercice Marne - photo 1 RTir

 

27 avril 2014 transvosges

 

Sur le site militaire de la caserne Varaigne à la Vierge vient d’être lancer des gros travaux de terrassements et de V.R.D. L’objectif ? La construction d’infrastructure d’accueil pour les VBCI.

 

Le Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) est un véhicule blindé de combat français tout-terrain à huit roues, conçu et fabriqué en France par Nexter Systems et par Renault Trucks Défense, qui est responsable de toute la partie mobilité de l’engin.

 

Depuis 2011, le 1er régiment de tirailleurs d’Épinal en reçoit et il était donc primordial d’aménager une partie de la caserne militaire pour construire des bâtiments techniques et de maintenance pour ces véhicules dont le coût unitaire est de plus de 4 millions d’euros tout de même.

 

De même, des bassins d’orages vont voir le jour le long de la route d’Archettes RD 42. Tous ces travaux de terrassement sont réaliser par l’entreprise Eiffage Lorraine.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:55
photo Nexter

photo Nexter

 

Versailles, le 24 avril 2014 - Nexter Systems

 

Nexter Systems a signé avec le Groupe Chemring les contrats d’acquisition de 100% des titres des sociétés Mecar et Simmel Difesa le 23 avril 2014. Ces deux opérations permettront au Groupe Nexter de renforcer son pôle munitionnaire et d’établir sa position parmi les leaders européens dans ce domaine.

 

Fort d’un bilan solide et d’un modèle opérationnel ayant fait ses preuves depuis plusieurs années, le Groupe Nexter met en œuvre une stratégie de croissance externe ciblée. Avec cette opération, cette stratégie se concrétise aujourd’hui par l’enrichissement de sa gamme de produits dans les trois domaines - munitions terrestres, aéronautiques et navales – et l’extension de son empreinte commerciale au niveau international. Les acquisitions conjointes de Mecar et Simmel Difesa répondent à l’ensemble des critères visés, et constituent un facteur de croissance unique pour le Groupe Nexter.

 

Le pôle munitionnaire sera constitué de sociétés complémentaires, centrées sur leur cœur de métier, s’appuyant sur les compétences de leurs salariés, et bénéficiant des synergies rendues possibles par leur appartenance au Groupe Nexter.

 

Ce renforcement du pôle munitionnaire permettra le développement accéléré de nouveaux produits et l’élargissement de la base clients ; l’outil de conception et de fabrication de munitions se trouvera également renforcé.

 

« Cette étape importante ouvre de nouvelles perspectives et confirme le rôle clé du groupe dans une dynamique de consolidation européenne » a déclaré Philippe Burtin, Président Directeur-général de Nexter Systems.

 

Mark Papworth, Président Directeur-général du Groupe Chemring a rajouté : «Je suis heureux de cette annonce qui est cohérente avec notre stratégie de nous concentrer sur notre cœur de métier. Je me réjouis de l’acquisition de ces activités par le Groupe Nexter qui est très bien placé pour optimiser les perspectives de Mecar et Simmel Difesa. »

 

La réalisation des acquisitions reste sujette à la levée des conditions suspensives, dont notamment l’accord des actionnaires de Chemring et l’approbation des autorités italiennes.

 

A propos de Nexter Systems

Nexter, grâce à sa maîtrise des systèmes blindés de combat terrestre, a pour vocation de répondre aux besoins des armées de Terre française et étrangères. Son domaine d'activité s'étend à la fourniture de systèmes et de munitions pour les armées de l'Air et de Terre, et la Marine. Le chiffre d'affaires de Nexter s'est établi pour 2013 à 787 M€ et l'entreprise alloue 18% de son chiffre d'affaires aux activités de Recherche & Développement. La gamme de produits proposés par Nexter est notamment composée de véhicules multi-missions ARAVIS®, véhicules de combat VBCI, systèmes d'artillerie CAESAR®, TRAJAN® et 105 LG, munitions intelligentes BONUS, services clients, soutien et revalorisation.

 

Pour plus d'informations: www.nexter-group.fr

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:50
Nexter Scoops Up Chemring's European Munitions Operations

Changin Focus: Munitions maker Chemring has shed its European ammunition business to Nexter.

 

Apr. 24, 2014 - by ANDREW CHUTER – Defense News

 

Munitions maker Chemring (Chemring)

 

LONDON — Chemring has sold its European munitions business to French armaments producer Nexter Systems in a deal that could net the British-based company up to £138 million (US $231.9 million).

 

The proposed sale will see Chemring’s Mecar ammunition operation in Belgium and the Simmel facilities in Italy pass into the hands of the French state-owned munitions, armored vehicle and artillery supplier.

 

The two operations, best known for the production of mortar and medium- and large-caliber ammunition, were purchased by Chemring between 2007 and 2010 as part of a six-year acquisition binge in its prime UK and US markets.

 

Their sale is part of a strategic review of the business undertaken last year by the then new CEO Mark Papworth.

 

The review, and the installation of the new CEO, was prompted by deteriorating performance at the British-based company, which had triggered several profit warnings.

 

“The sale of our European munition business implements a key recommendation of our strategic review and represents a significant milestone as we reposition Chemring for future growth. It not only enables us to strengthen our balance sheet through the reduction of net debt, but also provides us with the flexibility to invest in our core technologies,” said Papworth.

 

The two ammunition companies required high levels of working capital and were operating in a very competitive, volatile market dominated by international players, the Chemring CEO said.

 

In a statement, Nexter said the two acquisitions “constituted a unique growth opportunity for Nexter, which will enrich its products in land, sea and air ammunition and extend its commercial footprint in key export markets.”

 

The companies sell into NATO and non-NATO markets and Mecar, in particular, has a strong business base in the Middle East.

 

Philippe Burtin, chairman and CEO of Nexter Systems, said the acquisition “confirms the key role of the group in the momentum of European consolidation.”

 

Nexter is already a significant player in the medium caliber, artillery and tank ammunition markets.

 

Papworth said the munitions sale would allow Chemring to focus its efforts on core defense technology activities.

 

The company, which saw sales tumble 15 percent in 2013 to £624 million compared with the previous year, is a leading producer of counter-IED, missile countermeasures and sensors and electronics systems.

 

Reductions in defense spending in its biggest markets, particularly the US, and production problems at some of its manufacturing facilities were largely behind the performance problems.

 

Last year, Chemring’s European munitions business generated sales of £152 million and reported operating profits of £16.8 million. That compares with £206 million sales and £27 million operating profit the previous year

 

As a result, the Pyrotechnics and Munitions business unit of which Mecar and Simmel are a part saw revenues plunge 19.6 percent to £200 million in 2013.

 

Chemring retains a very small presence in the munitions market as Chemring Ordnance in the US will continue to make small caliber ammunition and 40mm grenade launched ammunition.

 

This business, along with Chemring Defence UK, is being folded into Energetic Systems so the company’s Pyrotechnics and Munitions unit will cease to exist once the sale goes through.

 

The company also announced that Chemring Defence Germany is being sold for €2.75 million (US $3.8 million). The identity of the buyer is not known at this stage.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 06:55

by beed.tv

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