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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:55
Le 4X4 blindé Aravis fait face à 79 concurents dans le monde. (crédit photo Yves Debay, Nexter)

Le 4X4 blindé Aravis fait face à 79 concurents dans le monde. (crédit photo Yves Debay, Nexter)

 

 

01/03/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Détenu à 100% par l'État, le fabricant français de matériels militaires terrestres monte en puissance à l'exportation.

 

C'est une révolution discrète mais cruciale. En quelques années, Nexter (l'ex-Giat Industrie) a inversé le balancier entre la commande nationale et l'exportation. Les contrats export ont représenté 75% des 862 millions d'euros des nouvelles affaires signées en 2012. Le groupe vient d'ailleurs d'annoncer la signature d'une commande de 37 canons autotractés Caesar en Indonésie pour une valeur de 115 millions d'euros.

 

Une percée à l'international qui est d'autant plus belle que la concurrence est devenue redoutable. 80 fabricants de véhicules blindés légers - comme le gros 4X4 armé Aravis de Nexter -, dont 12 occidentaux se battent sur ce segment de marché. On compte 27 acteurs dont 12 européens et américains sur celui des munitions, 35 dont 29 dans les BRICS sur celui des blindés moyens... mais seulement 14 spécialistes des chars de bataille dont 5 en Europe et en Amérique du Nord.

 

Un contrat d'artillerie géant en Inde

 

«Dans un monde de plus en plus incertain, les opportunités sont nombreuses et Nexter a des atouts pour les transformer en réussite», estime Philippe Burtin, PDG du groupe détenu à 100% par l'Etat. Et d'abord une gamme de produits renouvelés et enrichis que l'on retrouve en compétition sur tous les grands appels d'offres dans le monde.

 

Le VBCI, le véhicule blindé de combat d'une valeur catalogue de 4 millions d'euros, est en short list au Canada qui veut acheter 138 engins. «Ni Boxer, ni Patria ne sont là. Nous avons comme rival l'américain General Dynamics et son véhicule à roues Piranha», note Philippe Burtin. Ottawa devrait choisir son fournisseur cette année, les armées canadiennes piaffant d'impatience depuis 2009, année de la remise des premières offres, de moderniser leur parc.

 

Au Danemark, Nexter et son rival américain s'affrontent également à l'issue des premières sélections pour un contrat de 250 blindés. Mais ils doivent aussi faire face à trois autres groupes porteurs d'offres pour des engins à chenilles. L'arbitrage des Danois est attendu en 2014.

 

Le VBCI est aussi en lice aux Emirats Arabes Unis pour une commande géante de 700 exemplaires. A la clef, un partenariat industriel assorti d'un transfert de technologie: Abu Dhabi veut développer sa propre industrie d'armements terrestres. L'engin blindé interesse également le Qatar et le Koweit.

 

En Inde, «le grand marché de l'artillerie pour les dix ans à venir», Nexter est seul en lice avec Trajan, son canon tracté de 155 mm, face au groupe industriel Israélien Elbit. L'enjeu? Un énorme contrat pour 1 400 canons.

 

34 VBCI engagés au Mali

 

Après l'Afghanistan, Nexter profite à plein de l'engagement de l'armée française au Mali pour démontrer les capacités de ses matériels. «34 VBCI, 2 canons Caesar et 30 AMX 10RC dont nous assurons la maintenance, sont en opération au Mali», confirme Philippe Burtin.

 

Cette accélération à l'international permettra à Nexter de contrebalancer la baisse attendue des commandes d'équipements destinés à l'armée de terre qui risque, selon plusieurs experts, d'être la grande perdante des arbitrages du gouvernement dans le cadre de la future loi de programmation militaire.

 

Pour l'heure, le contrat de 630 VBCI pour l'armée française n'est pas encore achevé. «Les dernières livraisons sont prévues en 2015 et le VBCI sera prolongé avec un véhicule de tonnage supérieur (32 tonnes) dont le contrat a déjà été notifié», souligne le PDG de Nexter. Il rappelle que le contrat VBCI pour l'armée française représente 30% de la charge de travail des usines françaises du groupe.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:55
Nexter Group awarded VBCI Support in Service contract (MSS)

 

 

07.04.2014 Nexter -- army-guide.com

 

Versailles -- The Nexter Group has today signed the Support in Service contract for the VBCI armored infantry combat vehicle, at a ceremony held in Satory.

 

The Central Director of the SIMMT (The French ministry of Defence maintenance in operational condition department), General Jean-Yves Dominguez, and the CEO of Nexter Systems, Philippe Burtin, are thus continuing the substantial work already carried out between their teams and ensuring the continued availability of the fleet for the next 10 years.

 

On August 1, 2014, this market will take the place of an initial contract (Series Logistics), which has demonstrated its effectiveness by successfully supporting operations such as PAMIR in Afghanistan, DAMAN in Lebanon, SERVAL in Mali, as well as the maintenance of the training fleet in Champagne.

 

With an organization structured around purchase orders, it will enable the Army to regulate financial commitments to meet their needs based on the actual use of the fleet. Technical expertise services will concurrently ensure the continued existence of supply flows.

 

This contract, which comes in addition to the support contracts for LECLERC and CAESAR® fleets, confirms the position of Nexter as a major partner of the French Army.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:55
Signature du contrat de soutien du VBCI

 

7 avril, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Nexter a annoncé la signature, ce 4 avril, du nouveau Marché de Soutien en Service (MSS) du Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie (VBCI) au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à Satory, en présence du Directeur central de la SIMMT, le général de corps d’armée Jean-Yves Dominguez, et du Président de Nexter Systems, Philippe Burtin.

 

Cette cérémonie  fait suite à la notification du marché, intervenue le 2 décembre dernier.

 

Le communiqué indique que « construit sur une organisation en bons de commande, il permettra à l’armée de Terre de réguler au plus juste besoin les engagements financiers en fonction de l’emploi réel du parc. Des prestations de maîtrise technique assureront en parallèle la pérennité des flux de ravitaillement. » Ce nouveau marché de soutien prendra la relève du précédent, signé en 2008, à partir du 1er août.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:57
VBCI in Mali - photo EMA

VBCI in Mali - photo EMA

 

Apr. 1, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — French forces described how their new infantry fighting vehicle performed in the sub-Saharan desert when the British senior commander visited them in Mali on the Serval campaign, which could encourage London in ordering the kit, French Army Chief of Staff Bertrand Ract-Madoux said.

“Our two armies say they have very identical equipment requirements,” Ract-Madoux said in an article posted on the website of the Franco-British Council.

The operational needs may be there, but political backing may be absent.

Asked about a possible sharing of equipment, Ract-Madoux said, “Sharing capabilities is a big challenge which calls above all for a very ambitious choice by our heads of state and government,” he said.

“I am not sure our two countries have reached such a high level of cooperation,” he said.

Ract-Madoux was replying to questions about London and Paris possibly sharing the Watchkeeper tactical drone and VBCI.

“On the Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie, our mission in Mali with Gen. Sir Peter Wall gave me the opportunity to answer his questions and for him to appreciate the mobility and firepower of the French VBCI in the Mali desert, in the light of a possible acquisition by the United Kingdom,” Ract-Madoux said.

 

photo EUTM Mali

photo EUTM Mali

Ract-Madoux had invited Wall, the British Army chief of General Staff, to go with him to Mali in January, the report said.

France at the Jan. 31 Anglo-French summit handed over a VBCI fighting vehicle for trials by the British forces.

Nexter builds the VBCI, with the last unit to be built next year.

Regarding Watchkeeper, Ract-Madoux said, “Our operational expectations are the same, our tactical organization is similar and the evaluation phase conducted by our teams is fairly conclusive.

 

Similar Requirements Could Spur French-UK Sharing of Systems

“The level of operational cooperation that we share with the British on the Watchkeeper should help bring together the two nations on this subject,” Ract-Madoux said.

French non-commissioned officers have been assigned since November to a British Royal Artillery unit flying the UAV and could be sent to a British Army Watchkeeper team in operation this summer, the report said.

Thales is the prime contractor on the Watchkeeper, based on Elbit Systems’ Hermes 450.

The British and French forces are telling their authorities that they are on the same time cycle for a number of equipment programs, including the 40mm gun and cased telescoped munition, Ract-Madoux said.

 

Caesar in Mali - photo EMA ECPAD

Caesar in Mali - photo EMA ECPAD

On the Caesar, the strategic mobility and good performance of the French truck-mounted artillery “could interest the British Army,” Ract-Madoux said.

Nexter builds the Caesar and is a joint venture partner with BAE Systems on the 40mm gun and shell.

Wall, asked about the French campaign in Mali, said, “The political and strategic outcome has to be questioned in any military intervention and the French operation Serval is a model for preventive containment with a strategic efficiency at low political cost.

“I have been impressed by this style of operation that we might have to execute when we leave Afghanistan, so politically and militarily the French expertise is very interesting for us.”

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
Pour Nexter, il est urgent de gagner une commande à l'export

 

18/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Faute d’une commande rapide à l'export de véhicules blindés, le plan de charge du groupe d'armement terrestre, notamment du site de Roanne, va être prochainement à risques.

 

Nexter vit encore des jours heureux... mais jusqu'à quand ? Car à ce jour, rien ne présage une commande export qui fasse la soudure entre la fin des livraisons début 2015 du véhicule blindé de combat français tout-terrain à huit roues (VBCI), et l'arrivée en fabrication du VBMR, le véhicule blindé multi-rôles (VBMR ) destiné à remplacer le véhicule de l'avant blindé (VAB), dont les premières livraisons sont attendues en 2018.

 

Le plan de charge du site de Roanne (800 salariés) risque d'être compliqué sans une commande rapide de VBCI, surtout après l'arrêt de l'appel d'offre de VBCI au Canada. Peut-être au Danemark, qui pourrait se décider fin 2014 en vue d'acheter au moins 250 véhicules. Voire au Liban. En tout cas, le dossier inquiète la Direction générale de l'armement (DGA). "C'est une vraie question, cela va être chaud", explique-t-on au sein de la DGA.

 

Une marge opérationnelle à 14 %

 

En 2013, Nexter a réalisé une année solide. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 787 millions d'euros, en hausse de 6 % par rapport à 2012 (742 millions). "La part du chiffre d'affaires générée par les contrats de Maintien en conditions opérationnelles (MCO) représente environ un tiers des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle, un quart des revenus", a précisé le groupe d'armement terrestre dans un communiqué publié mardi soir. Pour la huitième année consécutive, Nexter affiche un résultat positif.

 

Le groupe d'armement terrestre a présenté en 2013 une marge opérationnelle consolidée de 14 % de son chiffre d'affaires (contre 10 % en 2012), confirmant une croissance organique solide. Enfin, le résultat net consolidé de Nexter s'est élevé à 74 millions d'euros, en recul de 20 % par rapport à l'exercice précédent (93 millions). "Ce résultat tient compte d'un niveau élevé de dépenses consacrées à la recherche et au développement (près de 18 % du chiffre d'affaires consolidé), dont près de la moitié est financée sur fonds propres", a souligné le communiqué.

 

"Dans un environnement durablement concurrentiel sur les marchés de défense terrestre et stable ou en régression sur les marchés occidentaux, Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d'affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l'avenir", a expliqué le groupe d'armement.

 

Des commandes stables

 

Nexter a enregistré un niveau de prises de commandes "en ligne avec la moyenne des années précédentes". Le total des commandes s'est établi à 612 millions d'euros, en baisse de 29 % par rapport à 2012 (862 millions). Deux commandes significatives, le contrat de 37 Caesar pour l'Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France ont représenté 43 % des commandes de l'exercice 2013.

 

En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d'exécution, le carnet de commandes de Nexter s'élevait à fin 2013 à 2,6 milliards d'euros (2,8 milliards fin 2012) et représentait près de trois ans d'activité.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
2013: une année saine pour Nexter, en attente de l’export

Le dernier-né de la gamme Nexter, le Titus - crédits: Nexter

 

18 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le groupe français du terrestre Nexter vient de communiquer ses résultats financiers pour l’année écoulée. Selon le communiqué « Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d’affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l’avenir ; le Groupe a enregistré un niveau de prises de commandes en ligne avec la moyenne des années précédentes. »

 

Tout va donc bien pour le constructeur de blindés qui enregistre une année saine

 

Pour les détails: « Le total des commandes pour Nexter s’établit à 612 M€ ». Ce chiffre est atteint grâce à deux commandes significatives: le contrat de 37 canons Caesar pour l’Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France, ce qui représentent 43 % des prises de commandes 2013. « En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d’exécution, le carnet de commandes de Nexter s’élève à 2,6 milliards d’euros et représente près de trois ans d’activité » indique le communiqué.

Le chiffre d’affaires consolidé de Nexter pour 2013 s’élève à 787 M€, « conforme aux objectifs que s’est fixé le groupe pour l’exercice 2013″. La part du chiffre d’affaires générée par les contrats de Maintien en Conditions Opérationnelles (MCO) représente environ 1/3 des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle, 1/4 des revenus.

 

Nexter est donc en quelques années devenu une entreprise saine et a achevé sa mue, avec des résultats positifs, qui rapporte à l’État. Reste qu’il va falloir maintenant engranger des contrats export. Les chaînes de Nexter Systems, qui marchent aujourd’hui sur des contrats Aravis et VBCI, vont bientôt voir leur cadence diminuer voir s’arrêter à l’horizon 2015… Le groupe français a donc un à deux ans devant lui pour marquer à l’export. La gamme, elle est prête: l’Aravis, le VBCI ou le dernier-né Titus doivent dorénavant s’imposer.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 12:55
Résultats 2013 du Groupe Nexter

 

Versailles, le 18 mars 2014 - Groupe Nexter

 

Le Conseil d'Administration de Nexter Systems s'est réuni à Versailles ce jour pour arrêter les comptes consolidés de l'exercice 2013.


Dans un environnement durablement concurrentiel sur les marchés de défense terrestre et stable ou en régression sur les marchés occidentaux, Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d’affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l’avenir ; le Groupe a enregistré un niveau de prises de commandes en ligne avec la moyenne des années précédentes.


Le total des commandes pour Nexter s'établit à 612 M€. Deux commandes significatives, le contrat de 37 CAESAR® pour l’Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France représentent 43 % des prises de commandes de l’exercice. En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d’exécution, le carnet de commandes de Nexter s'élève à 2,6 milliards d’euros et représente près de trois ans d'activité.


Le chiffre d'affaires consolidé de Nexter s'élève à 787 M€, conforme aux objectifs que s’est fixé le groupe pour l’exercice 2013. La part du chiffre d’affaires générée par les contrats de Maintien en Condition Opérationnelle représente environ 1/3 des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle 1/4 des revenus.


Dégageant pour la huitième année consécutive un résultat positif, Nexter présente, en 2013, une marge opérationnelle consolidée de 14 % de son chiffre d'affaires, confirmant une croissance organique solide.
Le résultat net consolidé de Nexter s'élève à 74 M€. Ce résultat tient compte d'un niveau élevé de dépenses consacrées à la recherche et au développement (près de 18% du chiffre d'affaires consolidé), dont près de la moitié est financée sur fonds propres.

 

Téléchargez le pdf

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 23:30
Crédit: EMA/armée de Terre

Crédit: EMA/armée de Terre

 

Crédit: EMA/armée de Terre


Du 24 au 28 février 2014, à Naqoura, au sud du Litani, la Force Commander Reserve (FCR) a conduit un exercice de tir conjoint avec les Forces armées libanaises (FAL) et les contingents de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Durant quatre jours, l’exercice Steel Storm a permis de parfaire l’entrainement au tir de l’ensemble des unités opérationnelles de la FCR tout en renforçant la coopération entre la FINUL et les FAL.

Les blindés français (VBL, VBCI, VAB) et libanais (M113), équipés de différentes armes de bord (mitrailleuses de calibres 7.62 et 12.7 mm, canons de calibres 20 et 25 mm et fusil PGM), se sont succédés sur le pas de tir situé au sud de Naqoura, face à la mer. Près de 33 000 cartouches, de tous calibres, ont été tirées sur des cibles flottantes disposées entre 400 et 1400 mètres du pas de tir.

Cet exercice a également vu la participation aux tirs des contingents espagnols et italiens. La Maritime Task Force de la FINUL, quant à elle, assurait la sécurité en mer. Une démonstration devant les hautes autorités militaires libanaises du secteur Sud Litani et de la FINUL a clôturé l’entrainement.

Dans le cadre de la résolution 1701, la Force Commander Reserve participe à la montée en puissance des Forces armées libanaises, par le biais de patrouilles d’exercices, de formations et d’entraînements conjoint réguliers.

 

Reportage photos

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 12:55
Le Groupe Nexter reçoit à Roanne une délégation d’industriels danois


Roanne, 11 mars 2014 – Nexter Group

 

Le Groupe Nexter reçoit à Roanne une délégation d’industriels danois invitée par la Danish Defence and Security Industries Association (Forsvars- & Aerospaceindustrien i Danmark – FAD)

 

Dans le cadre de sa stratégie d’internationalisation et de son offre au Danemark, le Groupe Nexter organise, dans son centre de production de Roanne, une journée d’échanges avec quinze sociétés danoises sur les thèmes de la conception, la production et la maintenance des véhicules militaires notamment le VBCI. Ce dernier est actuellement en compétition au Danemark pour le programme APC-R visant à remplacer la flotte de véhicules M113 en service.


Organisée en partenariat avec la FAD ainsi que l’ambassade du Danemark, cette journée vise à la constitution d’une véritable « équipe Danemark » qui sera en mesure de proposer des solutions parfaitement optimisées au regard des besoins des forces danoises. Elle permettra également d’assurer un partenariat étroit avec l’industrie danoise dans une vision de bénéfices mutuels sur le long terme.


En accord avec la stratégie commerciale du Groupe pour les années à venir, cette journée démontre une fois de plus toute l’implication de Nexter dans la conquête de nouveaux marchés à l’export et le développement de partenariats gagnants-gagnants avec les industriels locaux.

 

Téléchargez le communiqué de presse

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:57
Sagem reçoit de Nexter Systems une commande de 37 centrales de pointage SIGMA 30 pour les canons CAESAR (màj)

 

Paris, le 05 Mars 2014 Sagem

 

Sagem (Safran) vient de signer avec Nexter Systems une nouvelle commande de 37 centrales SIGMA 30 de navigation et de pointage destinées à un client asiatique du système d’artillerie CAESAR.

 

La centrale de pointage SIGMA 30 de Sagem confère aux systèmes d’artillerie à longue portée une capacité de tirs d’emblée très précis en s’affranchissant du GPS.

 

La SIGMA 30 s’appuie sur la maîtrise industrielle de Sagem en matière de systèmes de navigation et de senseurs inertiels et intègre une technologie gyrolaser numérique à grand périmètre optique. Ses performances en font un équipement parfaitement adapté aux besoins actuels de l’artillerie. Elle autorise des déploiements en pièces réparties, et concourt ainsi à la mobilité et à la protection d’un dispositif d’appui. Fixée sur le tube, totalement autonome, elle opère à l’abri des actions de brouillage et de leurrage adverses.

 

La centrale SIGMA 30 contribue aux résultats opérationnels des CAESAR de l’armée de Terre, en navigation comme en pointage, sur les théâtres les plus sévères, en Afghanistan et, récemment au Mali pour l’opération Serval.

 

Ce nouveau contrat consolide le partenariat entre Sagem et Nexter Systems pour le CAESAR en associant les dernières générations d’équipements inertiels à l’ensemble de sa gamme de véhicules de combat (cavalerie, infanterie) en production ou en développement. Sur le segment artillerie, la totalité des systèmes CAESAR en service, soit plus de 250 unités, est équipée de la centrale SIGMA 30. Elles sont produites dans l’établissement de Sagem à Montluçon.

 

Outre le canon CAESAR, la centrale SIGMA 30 de Sagem équipe 40 systèmes d’artillerie, tels que : PzH2000 (Krauss Maffei Wegmann), MLRS M270 (Airbus Defense), Nora (SDPR), Archer (BAE), ou encore le mortier mobile 2R2M (Thales).

 

Sagem maîtrise l’ensemble des technologies inertielles (mécanique, laser, fibre optique, vibrant) et affiche plus de 60 ans de savoir-faire dans les systèmes de navigation civils et militaires opérant en tout milieu, en France et à l’international.

****

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

Sagem reçoit de Nexter Systems une commande de 37 centrales de pointage SIGMA 30 pour les canons CAESAR (màj)

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:50
Thales Watchkeeper photo Richard Seymour

Thales Watchkeeper photo Richard Seymour

 

 

5 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Enfin! Attendu depuis longtemps, le ministère britannique de la Défense (MoD) et l’Autorité de l’aviation militaire (MAA) du Royaume-Uni viennent finalement d’autoriser la mise en service du Watchkeeper de Thales pour l’armée britannique.

 

« Premier drone à obtenir une autorisation de mise en service, Watchkeeper est également le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l’espace aérien britannique. Il remplit les critères de sécurité et de navigabilité très stricts du MoD requis pour l’exploitation du système par l’armée britannique. Il appuiera les opérations militaires du Royaume-Uni à l’étranger, en étant habilité à effectuer des vols d’entraînement dans l’espace aérien britannique, » indique le communiqué de Thales.

Avec une autonomie de 16 heures, multi-capteurs tout-temps mais non-armé, le drone tactique Watchkeeper pourra dorénavant être déployé par l’armée britannique. Le Watchkeeper achève donc sa phase d’essais et d’évaluation menée depuis le centre d’essais de Parc Aberporth, à l’ouest du Pays de Galles. Il va entamer sa phase d’entraînement au vol, destinée cette fois aux opérateurs de l’armée britannique à Boscombe Down (Wiltshire).

 

Rappelons enfin, que le Watchkeeper intéresse l’armée de terre, qui aurait lié une commande française à un contrat VBCI pour l’armée de terre anglaise.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:35
Sagem wins order from Nexter Systems to supply 37 SIGMA 30 pointing systems for CAESAR gun export contract

 

Paris, March 05th, 2014 Sagem

 

Sagem (Safran) has won a new order from Nexter Systems to supply 37 SIGMA 30 navigation and pointing systems for CAESAR guns, to be delivered to an Asian customer.

 

Sagem’s SIGMA 30 system gives long-range artillery system immediate, high-precision firing capability, since they do not need GPS.

 

Drawing on Sagem’s proven expertise in navigation systems and inertial sensors, the SIGMA 30 features large digital ring laser gyro technology. Its performance characteristics make it a perfect solution for today’s artillery. Enabling deployment in distributed configurations, the Sigma 30 system enhances the mobility and protection of support forces. It is mounted on the cannon, and offers totally independent operation, protected from enemy countermeasures.

 

 

Sagem wins order from Nexter Systems to supply 37 SIGMA 30 pointing systems for CAESAR gun export contract

The SIGMA 30 system contributes to the excellent operational results of CAESAR guns deployed by the French army in today’s most demanding theaters, including Afghanistan and, most recently, Mali, for Operation Serval.

 

The contract announced today consolidates Sagem’s partnership with Nexter Systems for the CAESAR gun, by bringing the advantages of latest-generation inertial systems to the company’s entire range of combat vehicles, whether in production or under development. All CAESAR artillery systems now in service, more than 250 units, are equipped with the SIGMA 30 navigation and pointing system. They are produced at Sagem’s Montluçon plant.

 

In addition to CAESAR guns, Sagem’s SIGMA 30 system outfits 40 other artillery systems, including: PzH2000 (Krauss Maffei Wegmann), MLRS M270 (Airbus Defense), Nora (SDPR), Archer (BAE), and the 2R2M mobile mortar (Thales).

 

Sagem has developed proven expertise in all inertial technologies (mechanical, laser, fiber-optic, vibrating), with more than 60 years of experience on both civil and military navigation systems operating in all environments around the world.

 

* * * *

 

Sagem , a high-tech company of Safran, holds world or European leadership positions in optronics, avionics, electronics and safety-critical software for both civil and military markets. Sagem is the No. 1 company in Europe and No. 3 worldwide for inertial navigation systems (INS) used in air, land and naval applications. It is also the world leader in helicopter flight controls and the European leader in optronics and tactical UAV systems. Operating across the globe through the Safran group, Sagem and its subsidiaries employ 7,500 people in Europe, Southeast Asia and North America. Sagem is the commercial name of the company Sagem Défense Sécurité.

For more information: www.sagem.com

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 12:35
Nexter, Ashok Leyland offer the Caesar truck artillery at DefExpo

 

February 22, 2014 stratpost.com

 

Check out the Ceasar artillery system mounted on an Ashok Leyland platform as Evelyne Montet shows it off at DefExpo.

 

Produced by Shruti Pushkarna

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:55
L'Etat n'a pas de tabou sur sa part dans Nexter

 

26 février 2014 AGEFI (Reuters)

 

PARIS, 26 février (Reuters) - Il n'y a pas de tabou sur le niveau de l'Etat français dans le capital des groupes de défense tant qu'il permet d'éviter une prise de contrôle non désirée, a déclaré mercredi le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE).

David Azéma a évoqué devant la commission des Finances du Sénat la possibilité de voir le groupe d'armement terrestre Nexter, détenu à 100% par l'Etat à travers Giat, s'allier un jour avec d'autres groupes en France ou en Europe.

L'APE est notamment au capital d'Airbus Group (environ 11%), Thales (environ 27%), Safran (environ 22%), les chantiers navals militaires DCNS et Nexter.

"Il n'y a pas de tabou sur le niveau de détention dans les industries d'armement", a dit David Azéma, qui était interrogé sur Giat.

"L'important, c'est d'être capable de disposer d'un noyau qui va se promener entre 15% et 30%, voire moins quand on est pacté avec d'autres qui nous permettent de tenir ce noyau, de telle manière que nous n'ayons pas de risque d'agression et de prise de contrôle non souhaitée de cette entreprise."

"Compte tenu de la doctrine, il est tout à possible que la participation de l'Etat un jour dans Nexter baisse, dès lors qu'il y a un projet stratégique qui permette de constituer, je ne sais pas, un acteur plus puissant, qui ne soit pas mono terrestre ou au contraire qui ne soit pas mono France mais plus européen."

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:35
Article DEFEXPO 2014 - by SITTA

 

 

21/02/2014 by  SITTA

 

Les équipes SITTA ont eu l’opportunité de se rendre à la huitième édition du salon DEFEXPO de New Dehli. Organisé par le DEO (Defense Exhibition Organisation) et sous couvert du ministère de la défense, ces derniers avaient, semble t il, retenu comme thème majeur l’artillerie, ce qui répondait aux diverses demandes du pays quant à la modernisation de ce domaine. Ainsi pas moins de 6 systèmes étaient présentés sur le salon tels les DANUSH, CATAPULT, « Indian » CAESAR, BHARAT 52, TATAGUN et autre GARUDA

 

L’automoteur d’artillerie CATAPULT (DRDO- Inde)

Le groupe indien DRDO présentait son concept d’automoteur d’artillerie CATAPULT monté sur le châssis du char de combat ARJUN MK1. Armé d’un canon M 46 de 130 mm doté d’un débattement en site de -2° à +45° et de 28° en gisement, le CATAPULT tire en mode direct jusqu'à 1400 mètres et en courbe à une distance maximale de 27,4 kilomètres. Il transporte 35 munitions en coup complet. Pour se protéger, l’automoteur dispose d’une mitrailleuse MAG en calibre 7,62 x 51 mm avec 3000 cartouches.

Pour ce qui est de la sécurité de l’équipage, composé de 8 hommes, l’engin dispose d’une protection balistique de niveau II et d’un système automatique d’extinction des feux.

Le système CATAPULT pèse 54 tonnes et mesure 10,569 mètres de long avec le canon, 3,684 mètres de large et 3,4 mètres de haut. Équipé d’un moteur de 10 cylindres turbo-diesel délivrant 1030 kW, le CATAPULT roule à près de 70 km/h sur route et 40 km/h en tout terrain. Le pilote dispose d’un système de vision nocturne et d’un GPS.

L’industriel a annoncé qu’à court terme le châssis pourrait recevoir un canon de 155 mm afin d’augmenter la portée et la puissance de feu du système.

Catapult (Inde)

 

La fusée d’artillerie à guidage GPS Top Gun (IAI-Israël)

La firme israélienne IAI présentait sa dernière fusée d’artillerie TOP GUN à guidage GPS, Conçue pour s’adapter à toutes les munitions de 155 mm, la fusée reçoit les données GPS de la cible via un « gun computer ». Le système de guidage s’initie une fois la munition sortie du tube et la fusée déploie quatre ailettes de corrections de trajectoire. La précision au tir est donnée pour moins de 10 m.

La fusée Top Gun permet :

-          de toucher la cible au premier coup, ce qui réduit le nombre de coups à tirer mais également les effets collatéraux

-          il est donc possible de traiter plus de cibles avec le même nombre de munitions

-          d’avoir une réactivité plus efficace de l’artillerie (rapidité/précision)

Top Gun (Israël)

 

L’INDIAN CAESAR (NEXTER(France)/Larsen & Toubro/Ashok Leyland (Inde))

La firme française NEXTER proposait, dans le cadre de la modernisation du parc d’artillerie indien, l’autoporté CAESARmonté sur un châssis indien 6x6 SUPER STALLION de chez ASHOK LEYLAND. L’assemblage en Inde serait à la charge de la firme indienne LARSEN & TOUBRO.

La vitesse maximale est de 80 km/h sur route et 30 km/h en tout terrain pour une autonomie de 600 kilomètres. Son rayon de braquage est de 20 mètres. L’équipage de l’engin est de 4 à 5 soldats.

Équipé d’un canon de 155 mm/52 calibres, le CAESAR tire tous les types de munitions OTAN. La mise en batterie se fait en moins de 60 secondes. La cadence de tir est de 6 coups par minute. La portée varie entre 4,5 et 42 km voire 55 kilomètres pour des munitions avec propulsion additionnelle. Le lanceur transporte 24 coups complets. Ce système est aérotransportable (avantage non négligeable pour un grand pays comme l’Inde).

Indian Caesar (France/Inde)

 

Le système KAPUSTNIK-B (Signal joint stock company – Russie)

Le laboratoire russe, All Russian Scientific Research Institute « Signal » Joint Stock Company proposait plusieurs solutions pour les éléments de commandement des unités d’artillerie, parmi lesquelles le KAPUSTNIK-B destiné aux unités d’artillerie automotrice et de lance roquettes multiples. Les performances de ces engins permettent de suivre les pièces d’artillerie même en tout terrain.

 

Kaputsnik B (Russie)

Le système est composé de deux engins :

-          Le 1V 152 destiné à l’observation d’artillerie. Cet engin est basé sur un châssis de BTR 80 modifié dénommé K1Sh 1.

-          Le 1V 153 destiné au commandement. Cet engin est basé sur un cassis de camion URAL 43203.

Le KAPUSTNIK-B permet :

-          D’initier un tir en 3 minutes à partir du moment où le système est déployé,

-          De transmettre les données de tir en 40 secondes,

-          De déterminer la position d’une cible avec une erreur circulaire de 10 mètres.

-          De reconnaitre un char à une distance de 10 km de jour et 2,5 km de nuit.

-          D’illuminer une cible avec un laser à une distance de 7 km.

-          De transmettre les informations à une portée de 20 km.

 

Le char de combat ARJUN MK 2 (DRDO- Inde)

Après sa première apparition officielle lors de la parade du jour de l’indépendance, la dernière évolution du char de combat indien L’ARJUN MK 2 a été présentée lors du salon DEFEXPO 2014. Le DRDO (bureau de recherche et développement) a effectué de nombreuses modifications.

Le chef d’engin dispose d’une tourelle télé opérée RCWS armée lui permettant de traiter des cibles légères de jour comme de nuit. De même il dispose d’une lunette panoramique (diurne/nocturne/télémétrie laser)

Une mobilité accrue grâce à un nouveau train de roulement, un système de navigation avancé (GPS et central inertiel). De plus, le pilote dispose d’une lunette de conduite thermique.

La protection a été améliorée avec la mise en place de protections réactives sur la tourelle, d’une protection au niveau du pilote qui réduit les effets de blast, le stockage sécurisé des munitions. Le char est aussi équipé d’un détecteur d’alerte laser couplé à des lance-pots fumigènes. Enfin, l’engin est pourvu du soc de déminage TWMP (Track Width Mine Plough) de la firme anglaise Pearson Engineering. Enfin il dispose d’une protection NBC et d’une APU (Auxiliary Power Unit) de 8 kW.

Quatre hommes composent l’équipage de l’ARJUN MK2. L’engin est propulsé par un moteur 10 cylindres délivrant 1030 kW lui donnant une vitesse de 58 km/h sur route et 40 km/h en tout terrain. Sa masse de 68 tonnes pour des dimensions de 10, 642 mètres de long, de 3,95 mètres de large et de 3,182 mètres de haut font tout de même de ce char un véhicule lourd et imposant.

Arjun Mk 2 (Inde)

Les 39 munitions (FSAPDS, HESH, TP et missile LAHAT) dans le char peuvent être tirées par le canon de 120 mm rayé. De plus une mitrailleuse coaxiale MAG de calibre 7,62 x 51 mm et une mitrailleuse NSVT de calibre 12,7 x 108 mm (Les deux mitrailleuses sont produites en Inde sous licence) complètent l’armement.

 

Le véhicule de combat d’infanterie KESTREL (Tata Motors- Inde)

Le véhicule de combat d’infanterie KESTREL était présenté pour la première fois par le groupe TATA Motors. Cet engin modulaire est basé sur un châssis 8x8 TATA et pourvu, à l’occasion du salon, d’une tourelle télé opérée KONGSBERG MCT 30 R.

Le KESTRELa été développé sur le concept en vogue d’une famille de véhicules sur un châssis commun. Au moins six versions sont pour l’heure proposables, tels les modèles VTT, commandement, reconnaissance, sanitaire ou encore génie.

Le KESTREL pèse entre 22,5 et 26 tonnes, selon la version, et permet le transport de douze hommes dans sa configuration transport de troupes. Avec  un châssis équipé d’une suspension hydropneumatique et d’un moteur de 600 chevaux, le véhicule atteint une vitesse de 100 km/h sur route. Son rayon de braquage est de 19 mètres. L’engin dispose d’un système CTIS permettant de faire varier la pression des pneus (de type Run Flat) en fonction du terrain.

Kestrel (Inde)

La protection balistique varie de I à IV avec l’ajout de kits de protection. Le véhicule dispose d’un ensemble complet de protection NBC.

Le KESTREL est amphibie sans préparation et dispose d’hydrojets à l’arrière lui permettant une vitesse maximale de 10 km/h sur l’eau.

Sur la version présentée le véhicule était armé d’une tourelle KONGSBERG avec un canon de 30 mm, une mitrailleuse MAG-58en 7,62 x 51 mm sur le toit et d’une mitrailleuse M2HB en 12,7 x 99 mm sur le tourelleau. La tourelle et le tourelleau sont chacun pourvus d’un missile antichar JAVELIN.

L’engin dispose d’équipements complémentaires comme un détecteur de départ de coup et des transmissions de la firme THALES, un détecteur d’alerte laser, des cameras de surveillance…

L’architecture intérieure actuelle de l’engin n’est pas définitive et sera réalisée en fonction de la demande de l’armée indienne.

Kestrel (Inde)

 

Le véhicule blindé MARKSMAN(Mahindra-Inde)

La firme MAHINDRA présentait plusieurs véhicules blindés parmi lesquels le véhicule MARKSMAN déjà en service dans les forces armées et la police indienne. L’engin peut transporter jusqu’à six personnes.

Ce véhicule est destiné à assurer une large gamme de missions comme les patrouilles en zone sensible, les actions spéciales, les protections de convois ou les opérations de maintien de l’ordre.

Le véhicule blindé MARKSMAN dispose d’une caisse blindée en forme de « «diamant » qui protège l’équipage des munitions de calibre 7,62 x 51 mm. Sept meurtrières permettent à l’équipage de tirer tout en restant à l’abri. Le véhicule reçoit un bouclier blindé pour le montage d’une mitrailleuse ou d’un lance-grenades automatique

Le véhicule est équipé d’un système d’air conditionné, d’une caméra de recul, de compartiments de stockage pour les munitions et de pneus de type Run Flat.

Enfin, le modèle présenté disposait d’un système optronique de surveillance diurne/nocturne.

Marksman (Inde)

 

Lunette diurne DCL 100 M1 (Dong in Optical-Corée du Sud)

La firme sud coréenne Dong in Optical est connue pour la qualité de ses lunettes de visée diurne parmi lesquelles la DCL 120 destinée aux mitrailleuses M2 et M3.

Lors du salon DEFEXPO 2014, la nouvelle lunette de visée de type point rouge DCL 100 M1 était présentée. Elle est destinée à être utilisée sur des armes :

-          De calibre 7,62 x 51 mm de type MAG 58, HK 121, M 240, M 134, M60 E4...

-          De calibre 5,56 x 45 mm de type MINIMI, NEGUEV, K3, ULTIMAX 100, M 249

Cette optique de visée diurne permet de viser les deux yeux ouverts permettant ainsi au tireur d’assurer une surveillance en dehors de la zone proche de la cible. La lunette se monte rapidement sur rail Picatinny. L’intensité du point rouge est réglable. La DCL 100 M1 est compatible avec d’autres optiques « jour ». Enfin, La lunette dispose d’un mécanisme de correction de trajectoire en fonction de la distance (de 200 à 800 mètres par pallier de 100 m).

D’un encombrement réduit (160 mm de long, 84 mm de large et 86 mm de haut) et de faible masse (540 grammes), son alimentation est assurée par une pile de type CR 123lui donnant une autonomie de 700 heures. La conception de cette lunette fait suite aux nombreux retours d’expérience sur les modèles précédents.

Dong DCL 100 M 1 (Corée du Sud)

 

Système de visée FUSION(Tombo Imaging – Inde/Etats-Unis/Singapour)

La firme multinationale Tombo Imaging présentait de nombreuses solutions optroniques couvrant tous les domaines d’emploi (Terre- air- mer - tactique)

Dans le domaine « tactique » était présentées la lunette COBRA, le monoculaire DUVI et la binoculaire GEO.

Ces trois optroniques pourvues de senseurs Fusion peuvent être employées de jour comme de nuit et permettent d’obtenir de très bons résultats notamment dans des conditions climatiques difficiles. Cette technologie Fusion est également proposée pour d’autres applications. La firme n’a pas pour l’heure fourni d’information technique.

 

Camion tactique 4x4 GARUDA (Ashok Leyland- Inde)

La firme indienne proposait plusieurs versions de camions et parmi eux le GARUDA 4x4en version bâchée destiné au transport de personnel ou de fret.

Équipé d’un moteur de 4 cylindres diesel normalisé Euro III de 118 chevaux, le camion atteint une vitesse maximale sur route de 110 km/h. D’une longueur de 5,4485 m pour 2 mètres de large et 2,46 mètres de hauteur, la masse du véhicule est de 3,5 tonnes. Sa charge utile est donnée pour 2,5 tonnes ou un groupe de combat. D’autres options (air conditionné, camera de recul…) existent sur ce modèle.

Garuda 4x4 (Inde)

 

Le système de destruction d’explosif LORDS (DRDO- Inde)

Le système LORDS (Laser Ordnance Disposal Systems) proposé par la firme DRDO permet de détruire à l’aide d’un laser de puissance et à distance des mines, des EEI (éléments explosifs improvisés), ou encore des munitions non explosées (terme OTAN : UXO)

C’est le deuxième système avéré après le ZEUS américain. 

Le LORDS est monté sur un châssis TATA LSV, Le module est monté sur le toit et dispose d’une coupole articulée qui protège le système lors des phases de déplacement et de stockage.

Le module est composé d’un laser de puissance, d’un télémètre laser et d’une camera couleur CCD. Un générateur électrique permet d’utiliser le système sans apport de l’alimentation générale. Tout est dirigé de l’intérieur en utilisant le RCU (Remote Control Unit). La portée maximum est de 300 mètres.

LORDS (Inde)

 

Le fusil d’assaut TRICHY (OFB- Inde)

La firme OFB (Ordnance Factory Board) présentait le fusil d’assaut TRICHY chambré pour la munition 7,62 x 39 mm. Basée sur une carcasse de FAL, cette arme conserve la crosse squelette métallique repliable sur le coté. Ce fusil a été développé pour être modulaire en conservant la masse la plus faible possible.

L’arme dispose d’un canon pourvu d’un cache flamme perforé et d’un tenon de baïonnette sur le coté. La poignée pistolet et la poignée garde main sont en matière synthétique. L’arme présentée disposait d’un rail picatinny monté sur interface latérale qui permet le montage de lunette de visée. L’arme conserve néanmoins son système de visée mécanique.

L’arme mesure 940 mm de long et 690 mm lorsque la crosse est repliée et sa masse est de 3,6 Kg. Le fonctionnement par emprunt des gaz permet le tir semi automatique et automatique à une cadence élevée de 800 coups par minute. Le chargeur contient 30 cartouches.

Le TRICHY peut être également pourvu d’un lance-grenades de type UBGL (Under Barrel Grenade Launcher) de calibre 40 x 46 mm. L’arme est normalement prévue pour tirer les munitions A7 (dénomination indienne de la 7,62 x 39 mm produite localement).

Trichy (Inde)

 

La grenade DM 42 IM  de type HE-DP-T (Diehl-Allemagne)

La société allemande DIEHL présentait la DM 42 IM dernière grenade encartouchée de calibre 40 x 53 mm tirée par les lance-grenades automatiques.

La grenade est dotée d’une fusée d’impact JUNGHANS AZ-Z DM 451 qui s’arme entre 18 et 40 mètres et s’autodétruit au bout de 15 secondes. Cette autodestruction permet ainsi de réduire le nombre de munitions non explosées (UXO) sur le champ de bataille. Elle est également pourvue d’un traceur qui fonctionne pendant 6 secondes (soit environ 1470 mètres) la portée maximale de la munition étant de 2200 mètres.

La charge explosive est de 29 grammes d’explosif muratisé DPX 2. Le nombre de grenades encartouchées à base d’explosif muratisé étant encore très faible, cette caractéristique est incontestablement une plus value pour la vente. La DM 42 IM perce 70 mm d’acier à blindage.

La munition est normalisée pour le STANAG 4439.

Diehl DM 42 (Allemagne)

 

Le lance-grenades IWI UBGL (IWI- Israël)

La firme israélienne IWI présentait pour la première fois lors du salon DEFEXPO 2014 son nouveau lance-grenades UBGL (Under Barrel Grenade Launcher). Ce nouveau modèle destiné à être monté sur une plus grande variété d’armes pourvues de rail picatinny.

Ce lance-grenades a la particularité de ne pas avoir d’arcade de pontet autour de la queue de détente. Cette dernière dispose d’une sureté intégrée (similaire a celle du pistolet GLOCK) et d’une sureté mécanique ambidextre placée sur la culasse. Le verrou de culasse est placé sur le coté gauche de l’arme permettant d’ouvrir la culasse pour le chargement de la munition. L’arme utilise comme système de visée le MEPRO GLS 203 qui permet une prise de visée plus rapide et plus précise.

Le constructeur annonce qu’une version standalone devrait être présentée dans les mois à venir.

IWI UBGL (Israël)

 

Le lance-roquettes PANZERFAUST 3 NG (DND-Allemagne)

Le lance-roquettes PANZERFAUST 3 NG (New Generation) est un nouveau développement couplant la munition Pzf 3-IT (Improved Tandem) et le lanceur RGW-60. L’effet recherché est de réduire l’encombrement et le masse du système tout en gardant de hautes performances.

La munition Pzf 3-IT a été développée pour détruire tous types de char de bataille y compris ceux protégé par des protections réactives. La munition perce 900 mm de RHA ou 700 mm de RHA + ERA. La munition peut aussi traiter d’autres types de cibles comme des bunkers ou des fortifications…

Panzerfaust 3 NG

Le lanceur RGW 60 est utilisable en visée mécanique permettant de tirer jusqu'à 300 mètres. La conduite de tir DYNAHAWK permet quant à elle de tirer jusqu'à 600 mètres sur cibles mobiles.

Le lance-roquettes PANZERFAUST 3 NG avec son système de visée mécanique pèse 9,8 Kg seul et 11,8 kg avec la conduite de tir DYNAHAWK. En configuration de tir le système mesure 1480 mm de long.

 

La grenade 40 mm MERCURY (Chemring Ordnance- Grande Bretagne)

La grenade MERCURY développée par la compagnie Chemring Ordnance est une munition de 40 mm basse vélocité à portée accrue (Extended Range).

Cette munition est disponible en chargements antipersonnel (HE) et antipersonnel/anti-véhicule (HE/DP)

Les deux points forts de cette munition sont une portée accrue et la possibilité d’être utilisée par des lanceurs standards (M203, M79, M 32, HK 69, HK AG 36, MGL, etc..) sans modification.

Mercury (Grande-Bretagne)

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CYGNUS (ASTERIA AEROPSACE / INDE)

L’entreprise indienne Asteria Aerospace a présenté un projet de drone léger de surveillance et de reconnaissance. D’une masse totale de 2,8 kg et d’une envergure de 1,7 m, le CYGNUS est capable d’embarquer une caméra jour et une caméra infrarouge pendant un vol de 60 à 90 minutes, en fonction des conditions météorologiques. Les images sont transmises en temps réel à une station terrestre grâce à une liaison de données radio cryptées. Un seul opérateur est nécessaire pour lancer manuellement le drone. Des discussions sont en cours avec la police indienne et les forces anti-terroriste pour une éventuelle acquisition.

CYGNUS (Inde)

 

CRUISER UAS SYSTEM (TATA / INDE)

La firme TATA a présenté un système drones qui comprend deux engins légers : le CRUISER UAS SYSTEM présent sur le stand et le CRUISER MINI UAS SYSTEM. Ils sont mis en œuvre par une catapulte et sont récupérés soit par un système spécifique, soit à la retombée après ouverture d’un parachute. Ils possèdent des équipements de détection (caméras numériques), un transpondeur IFF et une liaison de données. Le CRUISER UAS SYSTEM est propulsé par une hélice à deux pâles. Ces engins sont l’illustration de la volonté indienne d’acquérir une autonomie de développement et de production de systèmes majeurs de surveillance.

CRUISER UAS SYSTEM (Inde)

 

PROJET 12300 (ALMAZ / RUSSIE)

Le chantier naval russe Almaz, présentait sur le stand d’OCK la maquette du projet 12300, également dénommée Scorpion. Ce patrouilleur rapide peut se déplacer à plus de 33 nœuds. Son armement puissant, constitué d’un canon de 100 mm et de missiles anti navires (8 Uran ou 4 Yakhont), le rend apte à assurer des missions de protection côtière, d’interdiction de zone et de surveillance. 4 lance-leurres anti missiles PK-10 et un système Kashtan servent à l’autoprotection du navire. Il peut parcourir 2000 nautiques pendant dix jours, malgré son faible tonnage (460 tonnes environ). Ce type de navire devrait intéresser les marines du sud-est asiatique et de la mer Caspienne.

Projet 12300 (Russie)

 

ADAMYA (LARSEN & TOUBRO / INDE)

La principale nouveauté du stand de Larsen & Toubro Heavy Engineering était le drone sous-marin ADAMYA. Cet engin autonome a été développé pour répondre à une demande de la marine indienne. Sa charge utile est modulaire, pour s’adapter aux besoins des clients. Ses missions seront principalement la recherche hydrographique et océanographique. Son diamètre de 533 mm et sa longueur de 5,7 m le rendront apte à opérer à partir d’un tube lance-torpille de sous-marin. Sa batterie lithium-polymère lui assure une autonomie de 8 heures à 4 nœuds. Des liaisons radio, filaire et acoustiques seront utilisées pour transmettre les données recueillies lors de ses patrouilles. Son immersion maximale est de 500 m.

ADAMYA (Inde)

 

BUCCANNER LWI (BCB INTERNATIONAL / ROYAUME-UNI)

La société britannique BCB International a présenté le système Buccaneer LWI. Il sert à neutraliser des embarcations légères rapides dans les zones côtières en projetant différents type de projectiles. Le canon peut être fixé sur un support de mitrailleuse. Une bouteille d’air comprimé sert à la propulsion des munitions.

Les principales caractéristiques du Buccaner sont :

Masse : 12 kg

Portée maximale : 500 m

Vitesse du projectile : 300 m / s

Nombre de tir avec une bouteille d’air : 5

BUCCANER LWI (Grande-Bretagne)

 

Sonar LFDS (DRDO / INDE)

Le laboratoire indien NPOL (Naval Physical & Oceanographic Laboratory), qui dépend du DRDO (Defence Research and Developpment Organisation), a présenté deux nouveautés : le sonar de coque Abhay et le sonar trempé LFDS pour hélicoptère. Le sonar aéroporté LFDS (Low Frequency Dunking Sonar) est prévu d’équiper l’hélicoptère Dhruv. Sa fréquence, inférieure à 5 kHz, et son traitement numérique actif et passif, lui permettent d’augmenter les portées de détection, qui seront supérieures à celles du démonstrateur sonar MIHIR. Un processeur acoustique associé gère jusqu’à 16 bouées acoustiques.

Sonar LFDS (Inde)

 

sous-marin SCORPENE ( DCNS / France)

La société française DCNS a présenté sur son stand une gamme complète de produit : sous-marin, frégate, bâtiment de projection et de commandement et porte-avions, ainsi que la torpille MU-90 et la contre-mesure anti-torpille CONTRALTO. DCNS travaille actuellement à la construction des sous-marins Scorpène, en association avec le chantier naval indien Mazagon. Ce programme, appelé P-75, a pris du retard au démarrage à cause du choix tardif des équipements et de l’arrêt, depuis plusieurs années, des constructions de sous-marins chez Mazagon. Selon DCNS, il est maintenant sur de bons rails pour assurer la production des 6 sous-marins en Inde. DCNS, qui devra faire face à la concurrence des Russes d’OCK, des Allemands de TKMS et dans une moindre mesure des Espagnols de Navantia, espère réussir à conclure un accord avec l’Inde pour la construction des sous-marins du programme P-75I, qui devra être entièrement réalisée en Inde.

Stand DCNS (France)

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Blindés contre drones : le donnant-donnant de Paris vis-à-vis de Londres

 

18/02 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

La France achètera des Watchkeeper si le Royaume-Uni achète des VBCI

 

Le sujet est passé inaperçu, mais c'est un véritable donnant-donnant qui se joue sur un des volet importants du traité franco-britannique de défense de Lancaster House : celui des drones tactiques pour l’armée de terre. Fin 2010, quand le traité a été conclu, Paris a accepté de tester, en vue d’une possible acquisition de gré à gré, le système anglo-israélien Watchkeeper développé par Thales UK notamment. Le projet est toujours d’actualité, la loi de programmation prévoyant l’achat d’une quinzaine d’exemplaires. Mais s’il aboutit, ce ne sera pas sans contrepartie, à savoir l’achat par Londres du blindé d’infanterie VBCI fabriqué par le tandem Nexter-Renault Trucks Defense.

C’est que Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a visiblement estimé que la balance de Lancaster House n’était pas équilibrée. Du moins pour ce qui concerne les programmes d’armement. La France a accepté de mettre 400 millions dans un futur missile pour hélicoptère à la demande Britannique, bien que son besoin ne soit pas aussi flagrant. Pour le projet de drone de combat furtif destiné à préparer l’après Rafale et Eurofighter, il a fallu batailler ferme pour que Londres accepte d’aller un cran plus loin vers un démontrateur.

De façon très diplomatique, Jean-Yves Le Drian a donc mis le marché sur la table vis à vis de son homologue Philip Hammond, lors du dernier sommet franco-britannique. Ce mardi, lors d'un point de presse, Laurent Collet-Billon, le Délégué général pour l’armement, l’a confirmé en expliquant que c’était le ministre de la Défense qui avait décidé «  d’explorer une voie qui consiste à mettre en place tout ce qui permettrait l’acquisition du Watchkeeper et en regard de ça tout ce qui permettrait l’acquisition du VBCI par les Britanniques. »

L’armée Britannique va donc entamer les tests du blindé français . Et après, on verra, comme le dit le DGA. Car Outre Manche, l’appel d’offres ouvert constitue la norme en matière d’achat d’armement. Si Londres devait mettre le VBCI en compétition, Paris ne se privera pas de faire de même pour le Watchkeeper. Sagem qui ne désespère pas de placer son Patroller, peut garder espoir.

 

La DGA va perdre des effectifs

Comme toutes les entités du ministère de la Défense, la DGA va devoir payer son tribut aux 34.000 suppressions de postes prévues par la loi de programmation 2014-2019. La rumeur évoque le chiffre de 950 postes en moins, soit la moitié des départs en retraite ou encore 10 % des effectifs actuels , même si Laurent Collet-Billon assure que Jean-Yves Le Drian n’a pas tranché. « Tous les départs en retraite ne seront pas remplacés », a-t-il néanmoins convenu. La DGA étudie donc de près les compétences à garder absolument, sachant que de forts recrutement sont prévus en cyber-défense.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Armement : comment la France négocie désormais avec la Grande-Bretagne

L'achat de drones Watchkeeper par la France dépend d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne

 

19/02/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La France entend lier l'achat de drones Watchkeeper à une commande britannique portant sur des véhicules blindés à roue (VBCI) fabriqué par Nexter. Bref, une nouvelle stratégie basée sur du donnant-donnant.

 

Après les nombreux échecs entre Londres et Paris en matière de coopération dans l'armement, le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, prend aujourd'hui toutes les précautions pour que la France ne se fasse pas avoir une nouvelle fois par la Grande-Bretagne sur le programme de drone tactique britannique Watchkeeper. Car l'échec de la coopération entre Londres et Paris sur les porte-avions (PA2/CVF) a marqué les esprits. Il est vrai que la France a payé plus de 200 millions d'euros pour développer les porte-avions britanniques sans aucune contrepartie.

Du coup, Laurent Collet-Billon a expliqué que l'achat des drones Watchkeeper dépendrait d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne. "Tout ça est en parallèle avec ce qui doit être fait dans l'évaluation du VBCI par le côté britannique et les marques d'intérêt que les Britanniques pourraient apporter à ce véhicule blindé", a-t-il précisé. Paris semble avoir adopté l'approche du donnant-donnant avec les Britanniques. "Il faut leur rentrer dedans", estime-t-on.

Cela a été également le cas pour obtenir à ce sommet de Brize Norton la poursuite d'études en commun sur un futur drone de combat. Les travaux ont été confiés à Dassault Aviation et BAE Systems. la France a en échange donné son feu vert au développement en commun d'un missile anti-navire léger (ANL), dont la Grande-Bretagne a un besoin urgent pour armer ses nouveaux hélicoptères, alors que l'armée française pouvait attendre au mieux ou n'en avait pas besoin au pire.

 

Info ou intox ?

Bluff ou pas de la part du DGA ? La France envisage depuis plusieurs mois de commander, comme l'a déjà fait l'armée de terre britannique, des drones Watchkeeper, fabriqués par Thales UK, la filiale britannique du groupe français. Et la DGA ne veut pas pour le moment entendre parler du drone concurrent Patroller que propose désespérément Sagem même si officiellement le patron de la DGA explique que ses services "évaluent en permanence" le Patroller "digne d'intérêt".

Patroller - photo Sagem

Patroller - photo Sagem

La décision sera dans les mains du ministre de la Défense. Le Délégué général a d'ailleurs rappelé que c'est Jean-Yves Le Drian qui avait décidé, lors d'un sommet franco-britannique le 31 janvier, "d'explorer une voie qui consiste à mettre en place tout ce qui permettrait l'acquisition du Watchkeeper et en regard de ça tout ce qui permettrait l'acquisition du VBCI par les Britanniques. Après on verra".

 

Le Watchkeeper plaît à l'armée française

Mais l'acquisition d'un même système d'armes par deux pays européens facilite les opérations interarmées et peut réduire les coûts de production et de soutien. Et il plait beaucoup au chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. La DGA poursuit actuellement l'évaluation du Watchkeeper, qui a démontré des "progrès sensibles" après avoir laissé les Français "un peu sur leur faim", a-t-il expliqué. Il n'est pas encore arrivé, selon lui, à un "degré de maturité satisfaisant".

Le Watchkeeper a pourtant récemment obtenu début octobre sa certification délivrée par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni en vue de l'intégrer dans le trafic aérien civil. Il doit entrer en service en Grande-Bretagne dans le courant du "premier trimestre 2014", peut-être en "février", affirme-t-on au sein de Thales. En dépit des rumeurs qui ont circulé sur de nouveaux problèmes, il a volé "comme prévu" ces dernières semaines en dehors du centre d'essais, notamment au-dessus d'une station balnéaire cet hiver.

 

Une opération de gouvernement à gouvernement

L'achat des drones Watchkeeper, selon nos informations, passerait, s'il se concrétise, par un accord de gouvernement à gouvernement entre Paris et Londres. Les Britanniques vendraient à l'armée de terre française des systèmes Watchkeeper prévus initialement pour l'armée de terre britannique. La prudence de Laurent Collet-Billon viendrait également du prix du Watchkeeper proposé par les Britanniques.

A Thales UK ensuite de négocier une commande supplémentaire avec l'armée britannique pour revenir au niveau de la cible initiale fixée par la Grande-Bretagne. Car pour le groupe électronique, l'opération entre Paris et Londres serait neutre dans une première étape. Chez Thales, on s'attend à une commande française en 2015. "Il n'y a pas de budget en 2014", explique-t-on à La Tribune. Cette coopération est en revanche "très porteuse" pour le groupe, qui fonde des espoirs sur une commande de l'OTAN.

 

L'armée de terre britannique séduite par le VBCI

C'est étonnant et cela doit être souligné. L'armée de terre britannique est vraiment séduite par le VBCI, le blindés à roues de Nexter, selon nos informations. Les militaires britanniques qui ont souvent accompagné leurs homologues français sur les théâtres d'opérations extérieures, souhaitent disposer du VBCI. Et la complicité entre les deux chef d'état-majors de l'armée de terre français et britannique pourrait débloquer l'opération. L'armée de terre française serait même prête à vendre à son homologue britannique une vingtaine d'exemplaires de VBCI pour une quarantaine de millions d'euros. 

 

Une coopération franco-britannique intense dans les missiles

Le Royaume-Uni est le principal partenaire de la France dans la conduite de programmes de  missiles et d'aéronefs. Signés en novembre 2010, les traités de Lancaster House formalisent la relation prioritaire nouée entre la France et le Royaume-Uni dont le précédent Livre blanc était venu confirmer l'importance. Les deux pays coopèrent sur le futur missile ANL. Embarquant une charge explosive limitée, l'ANL reste un programme d'ampleur assez modeste, visant à assurer des frappes mieux ciblées.

Le programme de missile de croisière SCALP-EG conduit en coopération avec les Britanniques et qu'ils appellent le Storm Shadow fait, quant à lui, l'objet d'une révision. L'ensemble de ces projets dans le secteur missilier inspirent une nouvelle vision stratégique, un effort de consolidation de l'industrie des missiles que nos partenaires nomment One complex weapon ou One MBDA, du nom de l'industriel concerné.

Enfin, la coopération porte sur les systèmes d'information ainsi que sur l'harmonisation des systèmes satellitaires de communication, Syracuse (France) et Skynet (Grande-Bretagne) devant être remplacés.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:55
Nexter Systems et DCI concluent un accord stratégique fondé sur la logique capacitaire

 

Versailles, 18 Février 2014 – Nexter Systems

 

Les présidents de Nexter Systems et Défense Conseil International (DCI) ont signé un protocole d’accord relatif à la promotion conjointe d’offres capacitaires au bénéfice des Forces, en France et à l’international. Cette démarche favorise des projets communs construits autour des systèmes de Nexter associés à des prestations de services de formation, de conseil et d’assistance opérationnelle que DCI peut apporter. Le cas échéant, les prestations de services intégreront le domaine de la simulation et de la simulation embarquée.

Le Groupe Nexter et DCI envisagent également d’étudier des solutions de sous-traitance partenariale au profit de l’armée de Terre française. Les deux sociétés proposent ainsi de renforcer en outil de formation et d’entraînement, tel que Generic Virtual Training (GVT), les structures de DCI intégrées aux écoles militaires de Draguignan (EMD) et de les partager en synergie avec ces derniers. Nexter et DCI ont déjà démontré la complémentarité de leur offre dans le cadre d’un projet de formation concluant auprès d’un pays du Moyen-Orient.

« Dans la continuité de notre politique forte de partenariats, Nexter a souhaité renforcer son offre avec DCI et offrir ainsi des services plus adaptés pour répondre aux demandes des Forces. Cet accord va permettre notamment de proposer des offres complètes avec le label de l’excellence française » commente Philippe Burtin, Président-Directeur Général de Nexter Systems.

« Nous partageons avec Nexter et l’ensemble de ses équipes une vision commune et nous sommes confiants dans notre approche : proposer ensemble des offres capacitaires construites autour de la double excellence française opérationnelle et technologique » commente Jean-Michel Palagos, le Président-Directeur Général de DCI. « Je suis sûr que cette approche originale apportera une réponse complète et durable aux attentes de nos clients et donne un sens fort à l’offre intégrée. »

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:55
Paul Boyé Technologies en discussion pour se vendre à Nexter

 

17/02 Par Laurent Marcaillou - LesEchos.fr

 

La PME est le premier fabricant de tenues de protection NRBC pour les armées. Elle négocie sa vente au constructeur de matériel militaire.

 

La vente après le succès. Les dirigeants de Paul Boyé Technologies, fabricant de vêtements techniques pour l'armée, la gendarmerie et les pompiers, négocient la vente de l'entreprise au constructeur de matériel militaire Nexter. « Si ça se fait, ce sera en 2014. Nexter est intéressé parce qu'il veut créer un pôle de protections NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique). Nexter a des moyens que nous n'avons pas pour nous implanter aux Etats-Unis », a indiqué son président Jacques Boyé, qui dirige l'entreprise avec son frère Philippe, directeur général.

 

Leader mondial des tenues NRBC

Dépourvus de successeur familial, les deux frères, âgés de soixante-deux et cinquante-neuf ans, forment la troisième génération à la tête de l'entreprise, qui a commencé avec les uniformes de la guerre de 1914. Paul Boyé Technologies travaille à 98 % pour les marchés publics français et étrangers, depuis l'arrêt de la confection pour la grande distribution dans les années 1980. La PME implantée au Vernet (Haute-Garonne) s'est spécialisée dans les vêtements techniques. Elle est devenue leader mondial des tenues NRBC, en obtenant en 2012 un contrat de 129 millions de dollars de l'armée américaine pour des centaines de milliers de tenues, en association avec deux entreprises locales. La fabrication commencera en 2015 dans son usine de Bédarieux (Hérault).

 

L'industriel réalise aussi le gilet pare-balles Tigre de l'armée française. La DGAC lui a confié les nouveaux costumes des agents de sécurité des aéroports. Il est aussi le premier fabricant européen de masques respiratoires contre les pandémies grippales : il en a produit 300 millions depuis 2007 et les exporte jusqu'en Chine et Singapour. En 2012, le contrat de fourniture de vêtements pour la gendarmerie a été emporté et a poussé l'entreprise à investir 6 millions d'euros dans un centre logistique à Labarthe-sur-Lèze (Haute-Garonne). Ce centre lui permet d'expédier les commandes individuelles des 120.000 gendarmes reçues via Internet. Ce contrat de trois ans, qui a représenté 17 millions d'euros en 2013, s'achève en juillet 2014 et le fabricant espère remporter en mars le nouvel appel d'offres de la gendarmerie.

 

« Les services forment 30 % de notre chiffre d'affaires et nous voulons obtenir d'autres contrats d'externalisation de la police, des pompiers et de la RATP », dit Jacques Boyé. Les vêtements techniques ont permis à Paul Boyé Technologies de conserver 240 salariés en France, au Vernet (140) et à Bédarieux, tout en employant 600 personnes à Madagascar. Le chiffre d'affaires a progressé de 33 % en 2013, à 61,8 millions d'euros, dont 28 % à l'exportation, il devrait atteindre 83 millions en 2014.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:55
Paul Boyé Technologies, bientôt racheté par Nexter, change de dimension

 

16 février 2014 par Isabelle Meijers - touleco.fr


Classé parmi les premiers fabricants européens d’uniformes, de tenues de combat, ou d’équipements de sécurité, Paul Boyé Technologies a acquis depuis son contrat avec le Pentagone en 2012 ses galons de chef de file mondial dans les tenues de protection NBC (nucléaire, biologique, chimique). « Notre recette a toujours été d’innover et d’exporter », souligne Jacques Boyé, président de Paul Boyé Technologies. La mise en place d’un centre de logistique ultramoderne de 12.000 m² à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse, représentant 6 millions d’euros d’investissement, en témoigne.

Une décision motivée par l’obtention en 2011 d’un contrat de 20 millions d’euros annuels pendant trois ans, en cours de renégociation pour quatre années supplémentaires, avec la gendarmerie nationale qui a externalisé auprès de Paul Boyé Technologies l’ensemble de sa fonction habillement. Depuis le centre de Labarthe-sur-Lèze, futur siège social de l’entreprise abritant aussi l’unité de recherche et développement, sont assurées les commandes individuelles des 120.000 gendarmes nationaux en tenues et en équipements mais aussi l’après-vente (réparation, entretien ou lavage des tenues). Entre 2000 et 5000 colis sont acheminés quotidiennement. Une offre globale de fabrication, distribution et support qui s’inscrit dans la stratégie de diversification vers les services de Paul Boyé Technologies.

 

Le marché américain en ligne de mire

 

L’entreprise familiale, créée à Sète en 1904, qui emploie aujourd’hui 250 personnes, a presque triplé son chiffre d’affaires depuis 2005 pour atteindre 62 millions d’euros en 2013. La forte croissance de 30% entre 2012 et 2013 est principalement imputable à « l’export avec de gros contrats avec la défense suédoise, l’Arabie Saoudite, Singapour et le Brésil ». Une même progression de 30% de l’activité est anticipée pour 2014. Et tous les yeux sont rivés sur le continent nord-américain où Paul Boyé Technologies dispose d’une filiale de représentation depuis 2008. L’objectif est de transformer ce bureau en véritable usine de fabrication et centre de commercialisation pour prendre sa part du lion d’un marché colossal. « Le marché aux Etats-Unis de la protection des individus ou combattants est plus gros que le reste du marché mondial », confie Philippe Boyé, directeur général de Paul Boyé Technologies.

 

Rachat annoncé par Nexter

Dans ces conditions, les besoins en capitaux deviennent pressants. Le géant Nexter (ex Giat Industries), leader de la défense terrestre appartenant à l’État, s’est porté acquéreur de Paul Boyé Technologies dans une logique de synergie, pour constituer un leader européen dédié à la protection individuelle des combattants. Jacques et Philippe Boyé, respectivement âgés de 59 ans et 62 ans, ont confirmé leur intérêt. Les négociations en cours devraient aboutir courant 2014. « Nous travaillons déjà avec Nexter sur des programmes de recherche. Cet adossement nous donnera plus de moyens pour aborder les marchés internationaux », confirme Jacques Boyé.
 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:55
Les dirigeants de Paul Boyé Technologies confirment le rachat imminent de l'entreprise par Nexter Systems

 

13/02/2014 Marie Vivent — ObjectifNews.com

 

Paul Boyé Technologies, entreprise spécialisée dans les vêtements de protection et de sécurité pour la Défense et la Sécurité civile, sera bel et bien rachetée dans le courant de l’année 2014 par le groupe Nexter Systems. Les dirigeants de l'entreprise familiale basée au Vernet (31) l'ont confirmé ce jeudi 13 février. Jacques et Philippe Boyé ont également dressé leur bilan 2013 et exposé leurs perspectives pour 2014.

 

Le groupe Nexter Systems, fournisseur de systèmes et de munitions pour les armées, avait annoncé, dans un communiqué en décembre dernier, être "en négociations pour l’acquisition de Paul Boyé SA, dans le cadre du développement de son pôle Équipements". L’objectif : "constituer un leader européen du NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique)". "C’est notre activité NRBC qui les intéresse, confirme Jacques Boyé ce jeudi 13 février. Nous concevons des tenues, des accessoires et des équipements de protection nucléaire, biologique et chimique. Ces produits s’adressent aux armées, aux forces spéciales, à la sécurité civile ou encore à la médecine d’urgence." Pour les dirigeants, il fallait saisir cet intérêt de Nexter Systems, car "nous sommes une société familiale. Nous sommes la 3e génération mais il n’y a pas de 4e génération qui peut reprendre le flambeau."

"Les discussions sont en cours avec Nexter Systems", affirme Jacques Boyé. "Le contrat de cession devrait être signé cette année", ajoute son frère Philippe, sans donner de date précise. Ce dernier souligne qu’il s’agit "juste d’un changement de propriétaire. Jacques et moi ne partirons pas. Et cela n’aura pas d’incidence sur nos salariés (240 au total, NDLR)."

Un nouvel ensemble pour "s’imposer sur le marché international"
De son côté, dans son communiqué, Nexter Systems espère qu’un accord définitif entre les deux sociétés sera signé "au début de l’année 2014 après l’obtention des accords des instances et autorités concernées". Toujours selon ce communiqué, "le nouvel ensemble serait en capacité de s’imposer sur le marché international. Il permettrait d’initier de nouveaux programmes R&D, de générer de nombreuses synergies et d’améliorer l’offre et la compétitivité de sa gamme élargie de systèmes et de produits, tant dans le domaine de la défense que dans celui de la protection civile."

Outre cette annonce à la presse ce jeudi 13 février, les dirigeants de Paul Boyé Technologies ont également dressé le bilan de l’année qui vient de s’écouler. En 2013, le chiffre d’affaires s’établit à 61,8 M€, soit 30 % de plus qu’en 2012. Le plus gros marché de l’entreprise est celui de la gendarmerie nationale (30 % du CA). "Paul Boyé Technologies fournit les tenues des 120.000 gendarmes nationaux, détaille Jacques Boyé. Nous traitons les commandes individuelles et les expédions directement dans les gendarmeries de France et d’Outre-mer. En 2013, à la demande de la gendarmerie nationale, nous avons augmenté notre capacité de traitement logistique pour intégrer la gestion des effets d’habillement des corps spécialisés : motocyclistes, maintien de l’ordre, montagne, hélicoptère et maritime." Au total, 6 M€ ont été investis par les dirigeants dans cette activité.

 

Le site de Labarthe-sur-Lèze s’agrandit en 2014
Toutefois, Paul Boyé Technologies pourrait perdre ce marché cette année. "Nous avons signé un contrat de 3 ans en 2011, renouvelable une fois, rappelle Philippe Boyé. Or, en 2014, la gendarmerie a décidé de repasser un appel d’offres, ce qui nous inquiète car nous sommes soumis à la concurrence." "Nous sommes en face de 4 concurrents, complète Jacques Boyer. Ce sont des gros groupes, comme Ineo Suez." La gendarmerie nationale devrait rendre sa décision au mois de mars.

Malgré cette incertitude, les dirigeants de Paul Boyé Technologies misent sur un chiffre d’affaires de 83,5 M€ pour 2014. Cette année, ils prévoient également de regrouper toutes les activités de l’entreprise sur le site de Labarthe-sur-Lèze, de 13.000 m2, qui héberge le centre logistique d'où sont expédiées les tenues des gendarmes (le siège et l’activité R&D se situent actuellement au Vernet). "Nous pouvons encore construire des bâtiments et agrandir notre site de 5.000 à 6.000 m2", conclut Jacques Boyé.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:55
Photos Armée de Terre

Photos Armée de Terre

 

13/02/2014 CNE ROSSI - Armée de Terre

 

Les feux indirects impliquent que la personne qui désigne la cible soit différente de celle qui tire. C’est un appui interarmées dont l’emploi est soumis à la décision du chef tactique.

 

Dans l’armée de Terre, c’est l’artillerie sol-sol qui incarne la fonction appui feu. Pour produire un effet sur le terrain, celle-ci dispose d’un panel de moyens, employés selon l’effet à obtenir : éclairement, aveuglement, neutralisation, destruction, etc.

 

« Les moyens sont répartis en fonction des besoins », précise le lieutenant-colonel Jean-Marie Delion, officier traitant feux 3D du CDEF. Ces trois types de moyens sont : le mortier de 120 mm avec une portée de 8 km, les canons de 155 mm du TRF1et de l’AUF1 d’une portée de 28 km ou encore celui du Caesar d’une portée de 38 km, et enfin, le lance-roquettes unitaire (LRU).

 

Ce nouvel équipement, avec une portée de 80 km et une précision métrique, sera livré courant 2014.

 

La coordination est indispensable pour la gestion des feux et des intervenants 3D dans la zone d’action. L’organisation de l’espace aérien répond à la double obligation de conserver la liberté d’emploi de tous les moyens feux tout en assurant la sécurité des vecteurs évoluant dans la 3D. « Si un hélicoptère de manœuvre intervient pour une évacuation sanitaire et l’extraction d’un blessé, le spécialiste artillerie interdit temporairement tout tir indirect, souligne le LCL Delion. Il y a un responsable de la gestion de la 3D à chaque niveau. »

 

Pour neutraliser les aéronefs ennemis, la défense surface air prend le relais pour la défense aérienne. Sous l’autorité du commandant de la force, l’Air Defence Commander suit les mouvements aériens dans la zone des combats et centralise l’engagement des feux antiaériens. Située au niveau interarmées, cette autorité coordonne le tir des frégates de défense aérienne de la marine, des aéronefs et unités sol-air de l’armée de l’air, et des Mistral de l’armée de Terre.

Appui au contact : Les feux indirects
Appui au contact : Les feux indirects
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 17:35
Nexter dévoile son Caesar pour l’Inde

Le canon Caesar monté sur un châssis indien d’Ashok Leyland (crédits: Nexter)

 

7 février, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Durant le salon indien de Defexpo, Nexter a dévoilé son imposant canon Caesar pour la première fois sur un châssis indien. Suite à l’accord de partenariat signé durant la précédente édition du salon Defexpo (relire l’article de FOB ici) entre Nexter et Larsen & Toubro, Nexter présente pour la première fois son canon de 155 mm Caesar monté sur un châssis de camion militaire indien d’Ashok Leyland. Outre le fait que Nexter en impliquant fortement l’industrie indienne remplit son quota de Transfert de Technologie (ToT), le Caesar sur châssis Super Stallion est aussi mieux adapté aux besoins indiens.

 

Nul besoin d’être aérotransportable, comme le Caesar français, le châssis est donc plus lourd (25 tonnes contre 18 pour le châssis RTD) et permet une capacité d’emport supérieure (notamment pour embarquer d’avantage de munitions) ainsi que des améliorations ultérieures. A noter également que la cabine n’est pas sur-blindée mais pourrait l’être. Le système d’artillerie (« la partie haute ») est exactement le même que le système français, offrant la même précision, allonge (portée de 42 km pour des obus conventionnels) et rapidité d’action (6 tirs/ minute). Le châssis, avec une bonne mobilité, offre une vitesse maximale supérieure à 80 km/h sur route, plus de 30 km/h en tout-terrain, une autonomie de 600 km ainsi qu’un rayon de braquage de 20 mètres.

 

Pour l’appel d’offre indien, Larsen & Toubro est le chef de file. Rappelons que le besoin indien pour le Mounted Gun System (MGS) est de 800 pièces d’artillerie sur camion. Le Request for Information (RfI) a été émis en juin. La procédure en cours est donc encore « papier » et les essais pourraient débuter prochainement. Larsen & Toubro est donc le prime contractor avec Nexter pour la partie artillerie et Ashok Leyland pour le châssis, L&T réalisant certains équipements de la partie haute. Le Caesar indien est prévu pour être assemblé localement.

 

Le TGS (Tracted Gun System)

 

Nexter est également en compétition pour fournir à l’armée indienne son canon tracté Trajan de 155 mm/52 cal (relire l’article de FOB ici). Toujours avec son partenaire indien L&T, qui réalise la partie basse. Les essais « temps été » ont été réalisé dans le Rajasthan en juillet et aout dernier tandis que ceux « hiver » ont été terminé en décembre dans l’Himalaya. Cette campagne d’essais devraient s’achever cet été. L’appel d’offre indien concerne 1580 pièces d’artillerie. Nexter propose que les 400 premiers soient réalisés en France et le reste en Inde, sous licence à l’arsenal d’Etat OFB (Ordnance Factory Booard).

 

Rénovation des M-46

 

Nexter est aussi en lice pour proposer la modernisation des 300 pièces d’artillerie indiens de 130 mm M-46., L’objectif est de les porter au calibre 155 mm/46 cal. Le RfP (Request for Proposal) vient d’être émis. Là aussi, le français s’appuit sur son partenaire L&T.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:20
Le VBCI n'est pas encore britannique...


05.02.2014 par Jean-Dominique Merchet
 

La coopération militaire franco-britannique n'est vraiment plus au beau fixe. Nous annonçions sur ce blog que la British Army allait tester le Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter et nous le faisions sur la base de déclarations du Premier ministre David Cameron lui-même lors de sa conférence de presse, à l'issue du sommet franco-britannique du 31 janvier. "The UK will also try out the French VBCI tank with a view to possibly purchasing it for the Army", rapportait la presse britannique.

Las ! Cette affaire de VBCI ne figure pas dans la déclaration finale du sommet... du fait du refus du ministère français de la défense. Pas plus d'ailleurs que le drone tactique Watchkeeper. Les deux affaires font l'objet de discussions très serrées et n'ont pas (encore?) abouties.

Des deux côtés de la Manche, les militaires sont pourtant favorables à ce prêt d'une vingtaine de VBCI, mais les politiques l'entendent autrement. 

Rappelons que le VBCI n'a toujours pas trouvé preneur à l'exportation. 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:55
photo Nexter Systems

photo Nexter Systems

 

 

04 février 2014 Ouest-France  

 

Cet EBG 'Engin Blindé du Génie) est le dernier d’une série qui a profité d’un programme de valorisation mené par le groupe Nexter.

 

8,29 mètres de long et 3,35 mètres de large. Dans les rues d’Angers, cet EBG (engin blindé du génie) n’est pas passé inaperçu. Convoyé depuis la caserne Berthezène jusqu’à l’Ecole d’application du génie, celui-ci sera officiellement remis à l’armée ce mercredi. Et ce, après être passé entre les mains de l’industriel Nexter qui achève là un programme de valorisation de ce char d’appui au combat.

 

Avec un équipage de deux personnes, l’EBG a pour mission l’ouverture d’itinéraires, le dégagement d’obstacles tels que des barricades ou encore la construction de gués. Ce char est ainsi équipé d’une pelle droite particulièrement robuste pouvant être utilisée pour des travaux de terrassement, d’un treuil hydraulique capable de tirer une masse de 15 à 20 tonnes, d’un lanceur de mines…

 

Équipant le Génie depuis les années 1980, ce char a bénéficié d’un programme de revalorisation. « L’objectif était qu’il réponde à la dureté des engagements actuels », précise le capitaine Sébastien Leduc. La protection directe de l’engin a ainsi été renforcée. Des caméras périmétriques ont été installées pour sécuriser le char, notamment en zone urbaine, et pour permettre des combats de jour comme de nuit.

 

L’exemplaire reçu par l’Ecole d’application du génie est le dernier à être valorisé de la sorte. À l’avenir, ce char est en effet appelé à être remplacé par un tout nouvel équipement.

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