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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 16:45
Barkhane : point de situation du 18 septembre

 

 

18/09/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne, du 11 au 18 septembre 2014

 

La force Barkhane compte 3 000 hommes. La MINUSMA (ONU) compte plus de 8 000 hommes. Les forces armées maliennes (FAMA) comptent quant à elles environ8 200 hommes.

 

La force Barkhane a entamé cette semaine une période de relèves qui se poursuivra jusqu’à la mi-octobre.

 

Point de situation sécuritaire :

 

La situation est restée globalement calme cette semaine dans la bande sahélo-saharienne (BSS). La situation sécuritaire au Mali s’est apaisée au nord du pays, après plusieurs semaines rythmées par des actions régulières de harcèlement.

 

Bilan des dernières opérations conduites sur le fuseau Ouest

 

Une opération tripartite a été conduite du 29 août au 9 septembre dans la région d’Aguelhok, au Nord-Mali. Son but était de désorganiser les groupes armés terroristes (GAT), réduire leur liberté d’action et exploiter toute opportunité pour détruire des caches d’armes afin d’empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans cette zone où les GAT, bien qu’affaiblis, sont régulièrement responsables d’actions de harcèlement.

 

Sur la base de renseignements d’opportunité, deux points de ravitaillement des GAT ont été découverts puis détruits dans la région de Tessalit, les 4 et 5 septembre derniers. Ces caches dissimulaient notamment des réserves d’environ 2 000 litres d’essence. Des munitions ont également été découvertes ainsi que trois engins explosifs qui ont été désamorcés. Ces destructions entravent la liberté d’action des GAT et réduisent leur potentiel de combat.

 

Focus sur l’emprise de Niamey :

 

L’emprise de Niamey était de janvier 2013 à août 2014 une base d’appui aérien au profit de l’opération Serval. Elle poursuit cette mission depuis le 1eraoût 2014 au profit de la force Barkhane, en mettant en œuvre des moyens d’appui renseignement (drones), et d’appui au sol (avions de chasse). Elle permet également l’accueil d’avions de transport tactique au profit de la force. Après l’achèvement de travaux nécessaires, l’emprise de Niamey remplacera l’APOD (Air Port Of Disembarkation) de Bamako dont elle assume d’ores et déjà plusieurs fonctions.

 

Les moyens aériens actuellement mis en œuvre depuis Niamey sont : trois Mirage 2000D, deux drones Harfang, deux drones Reaper et deux C160.

 

L’emprise de Niamey occupe ainsi un rôle déterminant en matière d’appui aérien, de renseignement et d’appui logistique.

Barkhane : point de situation du 18 septembre
Barkhane : point de situation du 18 septembre
Barkhane : point de situation du 18 septembre
Barkhane : point de situation du 18 septembre

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:45
Les drones US pourraient s'installer sur l'aéroport de Dirkou dans le nord du Niger


13.09.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Suite de mon post du 2 septembre sur l'installation de drones US dans le nord du Niger.

C'est sur l'aérodrome de Dirkou (code OACI : DRZD) que les Américains pourraient déployer leurs drones. Cette ville d'une quinzaine de milliers d'habitants est située dans le département de Bilma. Son oasis se trouve sur la route qui va de Tripoli vers le lac Tchad. 

Situé à 560 km au nord-est d'Agadez, Dirkou dispose d'un aérodrome qui est situé 2 km au sud-ouest du centre-ville. La piste bitumée de l'aérodrome mesure 1 600 m de long sur 40 m de large.

Le vendredi 12 septembre a été mis en ligne un appel d'offres du Contracting Dept de l'US Army (Solicitation Number: W56PFY-14-T-0098) pour des prestations de transport routier entre Niamey et Dirkou (et non pas Agadez). La nature du fret militaire transporté n'est pas précisé dans l'avis.

Si la piste de Dirkou était utilisée par les Américains, elle leur permettrait de surveiller, au plus près, le sud libyen et la zone de transit des trafics sahéliens.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:45
French and US drone aprons at Niger’s Diori Hamani International Airport located in Niamey - DigitalGlobe satellite imagery October 2013

French and US drone aprons at Niger’s Diori Hamani International Airport located in Niamey - DigitalGlobe satellite imagery October 2013

 

02/09/2014 Par Vincent Duhem - Jeuneafrique.com

 

Après plusieurs mois de négociations, les autorités américaines et nigériennes ont trouvé un accord pour la création d'une base à Agadez d'où pourront désormais décoller les drones de surveillance des États-Unis.

 

Les drones de surveillance américains décolleront bientôt d'Agadez. Des sources américaines et nigériennes citées par le Washington Post affirment que Niamey et Washington sont parvenus à un accord visant à la création d'une base près de cette ville désertique du nord du Niger.

Selon le Washington Post, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a donné son accord le 7 août, au lendemain du sommet États-Unis/Afrique (5,6 août à Washington), lors d'une réunion à laquelle ont notamment participé le sous-secrétaire à la Défense, Robert Work, et le commandant d'Africom, le général David Rodriguez.

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:45
Barkhane : point de situation du jeudi 07 août

 

08/08/2014 Sources : EMA

 

Dans la bande sahélo-saharienne (BSS), cette semaine a été marquée par le lancement officiel de l’opération Barkhane, le 1er août 2014. Cette opération régionale des armées françaises repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la BSS: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle est commandée par le général de division Jean-Pierre Palasset.

 

Les effectifs de la force Barkhane sont de l’ordre de 3000 soldats. Cet effectif est réparti sur deux points d’appui permanents à Gao au Mali et à N’Djamena au Tchad. Depuis ces deux points d’appui permanents, des détachements sont déployés sur des bases avancées temporaires (BAT). Ces bases constituent des « plateformes relais » à partir desquels sont conduites des opérations, aux côtés des soldats des pays dans lesquels se situent ces bases.

 

Au Tchad, le général de division Palasset a pris la tête de l’opération Barkhane le 1er août. Il commande cette opération depuis le poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT), implanté à N’Djamena. Dès sa prise de fonction, le général Palasset, a rencontré les chefs de détachement,  les chefs de corps et les soldats constituant la force. Il s’est rendu le 4 août au Niger, auprès du détachement air de Niamey, puis au Mali, les 5 et 6 août, sur la plate-forme opérationnelle « Désert » de Gao. Lors de ces rencontres avec les militaires de Barkhane, le commandant de la force a donné ses orientations sur la mission et l’environnement régional dans laquelle elle s’inscrit. Dans ce contexte et dans le cadre des mesures de coopération avec les pays de la région, le général Palasset a rencontré les autorités militaires nigériennes, maliennes ainsi que les responsables de la  MINUSMA.

 

Au Mali, la semaine a été marquée par la relève des éléments français engagés sur la zone de crash du vol AH5017 d’Air Algérie, dans la région de Gossi au Nord-Mali. Le 1er août 2014, M. Gilles Huberson, Ambassadeur de France au Mali, a effectué une visite sur la plateforme opérationnelle Désert (PfOD) de Gao et s’est rendu sur les lieux du crash du vol d’Air Algérie, où il a présidé le transfert de responsabilité symbolique de la zone de recherche, entre les équipes de recherche françaises et la gendarmerie malienne, en présence d’autorités de la MINUSMA. Le 3 août, les enquêteurs français ont quitté la zone de crash. Le 4 août, les derniers éléments français, en charge du soutien logistique ainsi que du convoyage du fret technique, ont entamé leur mouvement vers Gao.

 

Les forces françaises poursuivent leur mission de lutte contre les terroristes avec notamment des missions de contrôle de zone dans le grand Gao et des patrouilles depuis les plateformes relais de Kidal et Tessalit. Elles continuent d’accompagner les formations des forces maliennes et de la MINUSMA avec l’action des détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) avec cette semaine des instructions SAN et EOD au profit du bataillon Tchadien et du bataillon FAMA de Tessalit.

Barkhane : point de situation du jeudi 07 aoûtBarkhane : point de situation du jeudi 07 août
Barkhane : point de situation du jeudi 07 août
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 16:45
Les EFS mènent trois DIO simultanés au Niger

 

18/07/2014 Sources : EMA

 

Du 18 au 26 juin 2014, trois détachements d’instruction opérationnelle (DIO) des éléments français au Sénégal (EFS) se sont rendus au camp de Ouallam, situé au Niger, à 100 kilomètres au nord de Niamey et à 80 kilomètres de la frontière malienne pour effectuer des actions de formation au profit du bataillon nigérien, avant son engagement au sein de la MINUSMA.

 

Durant cette semaine de stage, une quarantaine d’artilleurs nigériens ont reçu une instruction en topographie, sur les munitions, le pointage, l’instruction au tir et l’entretien des matériels.

 

Près de 80 spécialistes de la lutte contre les IED (Engins explosifs improvisés) ont été sensibilisés et formés à l’identification, aux techniques de balisage, de marquage et à l’ouverture d’itinéraire.

 

Enfin, une dizaine d’OMB (Orienteur - Marqueur – Baliseur) ont acquis les savoir-faire nécessaires au guidage et poser d’hélicoptère en terrain sommaire.

 

Ainsi, environ 130 militaires nigériens ont pu, grâce aux soldats français, améliorer leurs savoir-faire et leur préparation opérationnelle avant d’être intégrés à la MINUSMA.

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’Ouest. A ce titre, ils conduisent des actions bilatérales et régionales de coopération militaire opérationnelle visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleurs la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été le cas lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 11:45
Niamey : Exercice d’extraction d’un pilote de chasse

 

30/07/2014 Sources : EMA

 

Le vendredi 11 juillet 2014, au détachement air (DETAIR) de Niamey, les personnels de l’Escadron de Sécurité Incendie et Sauvetage (ESIS), du service de santé et du détachement chasse ont réalisé un exercice portant sur l’extraction d’un pilote de Mirage 2000D.

 

Au cours de cet exercice, les personnels de l’ESIS et du service de santé étaient appelés pour réaliser les premiers soins, et extraire le pilote d’un Mirage 2000D atteint d’une vive douleur au niveau des cervicales après un atterrissage forcé.

 

Dans un premier temps le chef des secours de l’équipage de l’ESIS a abordé l’aéronef afin de neutraliser le siège éjectable du pilote, réaliser les manœuvres de sécurité, et prendre des renseignements sur l’état du pilote. Une fois ces opérations terminées, le médecin a prodigué les gestes médicaux adaptés, et a choisi la méthode appropriée pour extraire la victime de l’aéronef.

 

L’équipage de l’ESIS a ensuite procédé à la phase de conditionnement de la victime, manœuvre qui consiste à mettre en place un collier cervical, et poser une jaquette de contention afin de stabiliser la colonne vertébrale de la victime. S’en est suivi la phase d’extraction de la victime, qui consiste à sortir le pilote du cockpit. Avec l’aide du service de santé, les personnels de l’ESIS font glisser la victime sur un toboggan jusqu’au brancard du service de santé, qui l’évacue ensuite vers le centre hospitalier le plus proche.

 

La réalisation de ce type d’exercice en opération extérieure permet aux différentes unités concernées de pratiquer les techniques instruites en métropole et de rester ainsi opérationnel. Essentiels à la formation de tous les acteurs pouvant être impliqués dans ce type de mission de sauvetage, les scenarii réalistes donnent la possibilité aux différents organismes civils et militaires concernés de se préparer à intervenir conjointement en cas d’incident sur la base aérienne de Niamey.

Niamey : Exercice d’extraction d’un pilote de chasse
Niamey : Exercice d’extraction d’un pilote de chasse

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 07:45
Lancement de l'opération Barkhane


 01/08/2014 Sources : EMA

 

Lancée le 1er août, 2014, Barkhane est une opération conduite par les armées françaises. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle est commandée par le général de division Jean-Pierre Palasset (biographie PDF 1Mo).

 

Regroupés depuis le mois de février 2014 au sein d’un cadre institutionnel baptisé du nom de «  G5 Sahel », ces pays ont décidé d’apporter une réponse régionale et coordonnée aux défis sécuritaires, ainsi qu’aux menaces que font peser sur eux les groupes armés terroristes (GAT). Dans ce cadre, ils ont manifesté leur volonté de conduire leur action aux côtés de la France considérée comme « un partenaire stratégique ayant toujours soutenu les pays du Sahel dans leurs actions de lutte contre le terrorisme ».

Si Barkhane s’inscrit dans une nouvelle approche stratégique, elle se caractérise aussi par une logique de fusion et de partage des moyens qui, jusqu’alors étaient dévolus à des opérations distinctes (l’opération Serval au Mali, déclenchée en 2013 et l’opération Epervier au Tchad, déclenchée en 1986).

La présence des forces françaises est maintenue au Mali comme au Tchad, mais les moyens présents dans ces pays sont désormais mutualisés et les zones d’engagement étendues à l’ensemble de la BSS.

L’opération Barkhane est commandée par un officier général depuis un poste de commandement unique stationné à N’Djamena, au Tchad (poste de commandement interarmées de théâtre ou PCIAT).

 

Missions

Les missions de la force Barkhane sont les suivantes :

- appuyer les forces armées des pays partenaires de la BSS dans leurs actions de lutte contre les groupes armés terroristes ;

- contribuer à empêcher la reconstitution de sanctuaires terroristes dans la région.

 

Dispositif

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires, une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules de logistique, 200 blindés, 6 avions de chasse, 3 drones et une dizaine d’avions de transport.

Ces 3000 militaires sont répartis sur deux points d’appui permanents à Gao (Mali) et à N’Djamena (Tchad). Ce dispositif n’est pas figé et le commandant de la force pourra faire basculer ses efforts (troupes et moyens) en fonction de la menace à laquelle il sera confronté.

Depuis ces deux points d’appui permanent, des détachements seront déployés sur des bases avancées temporaires (BAT). Ces bases constituent des « plateformes relais » à partir desquels seront conduites les missions, aux côtés des soldats des pays dans lesquels se situent ces bases.

L’emploi de l’ensemble des moyens aériens – hormis les moyens des détachements de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT), ainsi que les aéronefs des forces spéciales – est planifié depuis Lyon par le JFACC AFCO (Joint Force Air Component Command – Commandement de la composante air de la force interarmées de l’Afrique centrale et de l’ouest).

 

De Serval à Barkhane : une page qui se tourne

Le 11 janvier 2013, devant la dégradation brutale de la situation au Mali et en réponse à la demande du Président malien, le Président de la République a décidé d’intervenir au Mali en lançant l’opération Serval. Cette opération a mobilisé jusqu’à 4 500 militaires français au Mali.

Elle a été rythmée par trois phases répondant chacune à un objectif précis : arrêt de l’offensive, alors que des groupes terroristes progressaient en direction de la capitale malienne ; destruction des sanctuaires terroristes découverts au Nord du fleuve Niger et rétablissement de la souveraineté de l’Etat malien (élections présidentielles et législatives) ; transfert progressif de la mission à nos partenaires maliens ainsi qu’aux forces de l’ONU engagées dans le pays (MINUSMA).

L’opération Serval, au-delà d’avoir stoppé les groupes terroristes qui menaçaient la capitale malienne, a permis de mettre fin à une forme d’industrialisation du terrorisme qui s’était implantée dans le désert au nord du Mali. Ces résultats ont été acquis au prix d’un engagement déterminé des militaires français qui a coûté la vie à neuf de nos soldats et blessé une soixantaine d’entre eux.

 

Bilan de l’opération Serval en chiffres

- Les opérations effectuées conjointement avec les forces armées maliennes ou en coordination avec les forces africaines de la MISMA, puis de la MINUSMA, ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes.

- Ces opérations ont permis la découverte d’environ 200 tonnes d’armement et de munitions ainsi qu’une vingtaine de tonnes de nitrate d’ammonium destinée à la fabrication de mines artisanales.

- Les avions engagés dans l’opération, avions de chasse, ravitailleurs, avions de transport tactiques et stratégiques, ont effectué plus de 13 000 heures de vol lors de 7 500 sorties. Au cours de ces missions aériennes, près de 300 bombes ont été délivrées (GBU 12, GBU 49, AASM, MK82) par les avions français.

- Un défi logistique : 2 000 km séparent Bamako de Tessalit, soit à peu près 2 fois la longueur de la France. Les différents bataillons logistiques qui se sont succédés ont ainsi été amenés à parcourir en moyenne 400 000 km/mois, soit l’équivalent de 10 fois le tour de la Terre chaque mois.

- La force Serval a pu compter sur le soutien de huit pays pour les missions de transport aérien ou de ravitaillement en vol : Allemagne, Belgique, Canada, Danemark, Grande-Bretagne, Espagne, Etats-Unis et Pays-Bas.

La menace terroriste régionale n’a cependant pas disparu. Son caractère transfrontalier, notamment lié à la nature désertique de la zone sahélienne, requiert une nouvelle approche de notre stratégie de lutte contre les groupes armés terroristes. Afin de maintenir la pression exercée sur ces groupes armés au-delà des frontières maliennes, la France a décidé, en partenariat avec les Etats de la région, de réorganiser son dispositif et de repenser la conduite de ses opérations dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne (BSS).

 

Le G5 Sahel

Le G5 Sahel regroupe cinq pays de la bande sahélo-saharienne : la Mauritanie, le Mali, le Niger le Tchad et le Burkina-Faso.

Créé à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale, destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres.

C’est dans ce cadre que les chefs d’état-major des cinq pays du G5 se sont réunis à Niamey, le 9 avril 2014, pour partager leur évaluation de la situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont souhaité, pour l’occasion, inviter le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises, marquant ainsi la place particulière de la France présentée comme « un partenaire stratégique ayant toujours soutenu les pays du Sahel dans leurs actions de lutte contre le terrorisme ».
Lancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération Barkhane
Lancement de l'opération BarkhaneLancement de l'opération Barkhane

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 06:45
photo EMA

photo EMA

 

02 Août 2014 par Véronique Barral

 

L'opération Barkhane, présentée par François Hollande lors de sa visite au Tchad est officiellement lancée ce 1er août à Ndjamena. Dirigée par le général Palasset, la nouvelle force militaire française a installé son état-major dans la capitale tchadienne. En partenariat avec les pays du G5 Sahel, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, l'opération a pour objectif d'élargir à toute la région sahélienne l'action contre les mouvements jihadistes et de déployer une nouvelle stratégie pour la lutte anti-terroriste.

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:45
Sahel-Armées : Barkhane succède à Serval

 

13 juillet, 2014 – BBC Afrique

 

"Dans les jours qui viennent", la France va lancer dans le Sahel une opération militaire baptisée Barkhane, avec la collaboration de cinq pays de cette zone.

 

Il s’agit du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et Tchad.

 

Cette opération sera menée par 3.000 soldats français dont "l'objectif sera essentiellement de faire du contre-terrorisme" dans le Sahel, indique l’AFP, citant le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"Présence durable"

 

Des soldats des cinq pays africaines partenaires vont participer à cette opération, selon Le Drian, qui souligne, sans autre précision, qu’il s'agira bien d'une "présence durable" dans le Sahel.

 

Il précise que le dossier Barkhane sera au menu des discussions que le président français, François Hollande, aura avec ses homologues africains lors de son déplacement en Côte d'Ivoire, au Niger et au Tchad, de jeudi à samedi prochains.

 

Cette opération porte le nom d'une dune "en forme d'un croissant allongé dans le sens du vent". Elle sera appuyée par 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, six avions de chasse et trois drones, a indiqué Jean-Yves Le Drian.

 

L'état-major de Barkhane sera installé à N'Djamena, la capitale du Tchad.

 

Bilan de Serval

 

L’opération Serval avait été lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des groupes rebelles armés du nord vers la capitale du Mali et soutenir les troupes maliennes.

 

Elle avait mobilisé 1.700 militaires français, qui ont perdu huit des leurs en un an et demi.

 

"L'opération contre le terrorisme a été menée à bien, avec une grande efficacité", avec "beaucoup" de terroristes éliminés et "de stocks d'armes" saisis, a estimé le ministre de la Défense.

 

Selon ses services, 200 tonnes d'armements et de munitions ont été saisis, dont 20 tonnes de nitrate d'ammonium, qui sert à fabriquer des engins explosifs.

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 11:45
Niger : Focus sur le soutien de l’armée de l’air

 

04/07/2014 Sources : EMA

 

Depuis novembre 2012, des militaires des unités de la brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne (BAAMA) sont déployés à Niamey, au Niger, pour assurer l’appui aux déploiements opérationnels des unités du détachement air (DETAIR).

 

La BAAMA est composée :

du 25e régiment du génie de l’air (25e RGA) ;

du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) qui a pour mission de réaliser les infrastructures opérationnelles initiales nécessaires au déploiement d’un dispositif aérien sur un théâtre d’opération extérieure ;

du groupement des systèmes d’information et de communication tactiques de l’armée de l’air (GTSICAéro) qui assure la projection des capacités tactiques (matériels informatiques, réseaux, liaisons satellites, etc.) ;

du groupement aérien des installations aéronautiques (GAIA) qui est responsable de la composante logistique indispensable à l’approvisionnement des matériels d’infrastructures spécifiques de milieu.

 

A Niamey, les militaires du 25e RGA et du GAAO se sont notamment illustrés avec la mise en place d’infrastructures verticales (protections, clôtures, montage d’astro-arche et de structure métallo...) et horizontales (taxiway, parking avions de transport tactique (ATT), plot de stationnement pour C-135). (Lien brève travaux Niamey)

 

Les élongations importantes de l’opération Serval sur le territoire malien ont nécessité l’intervention de spécialistes de la BAAMA dans plusieurs villes (Gao, Mopti…) avec successivement une phase de reconnaissance, une phase d’expertise, puis une phase d’engagement des travaux. Dès le début des opérations, elle a été la garante des capacités de déploiement de la force.

Niger : Focus sur le soutien de l’armée de l’air
Niger : Focus sur le soutien de l’armée de l’air
Niger : Focus sur le soutien de l’armée de l’air

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:45
Niger : un accord avec Areva

 

26 mai, 2014 - BBC Afrique

 

Selon un communiqué officiel, le groupe français Areva a renouvelé son contrat d’exploitation de deux mines d’uranium au Niger par la signature d’un accord avec le gouvernement local après 18 mois de négociations.

 

Le principal point de désaccord entre Niamey et le géant français du nucléaire était l’application d’une loi minière de 2006 portant révision à la hausse de la taxation sur le minerai extrait.

 

Selon le communiqué, cette nouvelle fiscalité sera désormais appliquée aux sociétés Somaïr et Cominak en charge de l'exploitation dans une grande partie du Nord du Niger depuis plusieurs années mais elles seront exemptées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

 

La fiscalité sur le minerai extrait passe désormais de 5,5 à 12% selon le texte rendu public par les autorités Nigeriennes.

 

Les deux parties respectivement représentées par Luc Oursel, président du directoire d’Areva et Omar Hamidou Tchiana, ministre nigérien des Mines, reconnaissent à cet accord initialement prévu pour dix ans, le côté "équilibré" et l’engagement sur "le long terme" dans "le respect mutuel."

 

Le communiqué a également annoncé que l'exploitation du gisement d'Imouraren à nouveau reportée, "dépendra de l'amélioration des conditions du marché"; les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité.

 

Les parties ont décidé de la mise sur pied d’un comité qui devra analyser périodiquement le marché en vue d'établir la possibilité de relancer l’exploitation d’Imouraren.

 

Plusieurs travaux sont envisagés au Niger dans le cadre de cet accord.

 

Il s'agit notamment du financement des travaux de la route dite "de l'uranium" au Nord du pays à hauteur de 59 milliards de FCFA, ainsi qu'un programme de développement agricole pour plus de 12 milliards de FCFA.

 

L’ensemble des sociétés nigériennes liées aux activités d'Areva seront désormais regroupées au sein d’un siège unique que le groupe français s’engage à construire de même qu’il devra privilégier la nomination de "directeurs généraux de nationalité nigérienne" aux conseils d'administration des sociétés Somaïr et Cominak cette année et en 2016.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:45
La France va-t-elle caler à Kidal?

 

26 mai 2014 - JDD

 

AUTOUR DU MONDE - Les accords de Ouagadougou du 18 juin 2013 étaient clairs. C’est à Kidal qu’auraient dû être cantonnés avec leurs armes les combattants touareg du MNLA, en attendant qu’un compromis soit trouvé avec le gouvernement de Bamako sur le degré d’autonomie accordé à cette vaste étendue du nord, aux frontières du Niger et de l’Algérie. Mercredi, après plusieurs jours d’affrontements, le MNLA s’est emparé de la ville. Il y a eu des morts et des prisonniers.

 

En apprenant la nouvelle dans l’avion qui le ramenait d’Alger, Jean-Yves Le Drian a lu sur son téléphone portable l’e-mail que lui envoyait son directeur de cabinet : "IBK nous a dupés." Une formule raccourcie pour rappeler que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait juré de ne pas lancer d’offensive sur Kidal et qu’il avait assuré par la suite n’avoir agi qu’en état de légitime défense face au MNLA. Un discours à l’identique de celui des rebelles touareg, qui prétextaient s’être mobilisés dans le seul but de se défendre face aux 1.500 hommes de troupes envoyés par Bamako.

 

"IBK n’aurait jamais dû lancer ses hommes si loin de leur base sur un terrain qu’ils ne connaissent pas pour y affronter des groupes qui s’y battent depuis des générations!", souligne un officiel français proche du dossier. À Paris, on tire de cet épisode deux leçons : la première, c’est qu’il va falloir rester encore un peu plus longtemps. Pas tellement en effectifs, car il ne reste que 1.000 soldats français au Mali sur les 4.500 engagés au plus fort de l’opération Serval. Mais le commandement de la lutte contreterroriste qui devait être déployé à N’Djamena ces jours-ci devra attendre "quelques semaines" que la situation se calme au Mali. Raison pour laquelle la France a salué l’initiative de médiation du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour obtenir un cessez-le-feu entre le pouvoir malien et le MNLA à Kidal.

 

"La mission de la France au Mali est quasiment accomplie"

 

Le président de l’Union africaine avait reçu il y a quinze jours à Nouakchott le ministre français de la Défense et, plus récemment, à Kidal, la France s’est activée grâce à l’appui décisif et des plus discrets de l’ambassadeur français à Bamako, Gilles Huberson, un ancien officier spécialiste du terrorisme. Un diplomate-officier dans la crise Pourquoi pas davantage de visibilité pour la France? "Parce que notre mission au Mali est quasiment accomplie, répond-on au ministère de la Défense. Nous ne sommes plus sur place que pour faire du contre-terrorisme." La deuxième leçon, c’est qu’une solution politique doit désormais devenir la priorité.

 

Jean-Yves Le Drian a été ravi d’apprendre à Alger que les diplomates et militaires algériens souhaitaient rapidement inviter les parties à venir dialoguer. "Mais pas ceux qui refusent l’intégrité du Mali ou les partisans du terrorisme", souligne un ministre algérien au JDD. Il faut faire vite. D’autres foyers brûlent : la Centrafrique, où les ex-Séléka n’ont pas dit leur dernier mot, et la Libye, où la traque lancée contre Mokhtar Belmokhtar par les Français et les Américains continue. Kidal était jusqu’à présent un abcès de fixation. Son éruption doit être soignée sous peine de gangrener l’un des rares succès de la politique étrangère de François Hollande.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 12:45
EMA : visite du commandant du CPCO dans la BSS

 

 

15/05/2014 Sources : EMA

 

Du 27 avril au 1er mai 2014, le général de brigade Patrick Bréthous, commandant le centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) a visité les pays de la bande « Sahélo-Saharienne » (BSS).

 

Dimanche 27 avril 2014, le détachement du CPCO s’est rendu au camp Damien Boiteux à Bamako, afin de s’entretenir avec les autorités de la force Serval sur les problématiques liées à la régionalisation des opérations dans la bande sahélo-saharienne.

 

Le 30 avril 2014, le chef du CPCO a poursuivi sa visite au détachement air de Niamey, au Niger, afin de s’assurer de sa montée en puissance dans le cadre de la régionalisation. Après avoir rencontré l’ensemble des chefs de détachement, la délégation a assisté à une présentation des capacités de ce détachement. Un point de situation sur le calendrier des chantiers en cours et futurs a également été présenté par le 25e régiment du génie de l’air (25e RGA) et par le service local constructeur (SLC). Le général s’est ensuite rendu sur le terrain pour visualiser l’avancée des travaux. Une visite complète des installations des drones Reaper et Harfang a clôturé cette journée.

 

Le chef du CPCO et sa délégation ont clôturé leur visite de théâtre des pays de la bande « Sahélo – Saharienne » par une visite à N’Djaména, le 1er mai 2014. La délégation a ainsi pu mesurer l’ampleur des chantiers d’aménagements et les problématiques rencontrées. Ils ont effectué un point de situation sur l’état des lieux des travaux du PCIAT ainsi que sur la transformation de la force avant d’effectuer une visite de terrain (PCIAT, zone vie logements, zone technico opérationnelle).

 

Commandant opérationnel des forces et conseiller du gouvernement, le chef d’état-major des armées (CEMA) dispose, au sein de l’état-major des armées, du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Centre nerveux de la chaîne de commandement stratégique national, le CPCO est au cœur de l’engagement des forces françaises sur l’ensemble des théâtres d’opération. En amont des engagements, il assure une veille stratégique et assure les travaux de planification. Dès le déclenchement des opérations, il a en charge la conduite de l’engagement des forces.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:45
Réorganisation au Sahel : les opérations Serval, Epervier et Sabre réunies sous un même nom et un commandement unique

 

07.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Pour l'heure, la réorganisation du déploiement de 3 000 soldats français dans la bande sahélo-saharienne reste sous le commandement de l'opération Serval et du général Marc Foucaud. Mais la future répartition entre quatre pôles d'intervention régionaux à Gao au Mali (Serval), N'Djamena au Tchad (détachement air, Epervier), Niamey au Niger (drones, renseignement), Ouagadougou au Burkina-Faso (forces spéciales pour Sabre) devrait entraîner la fin des opérations Serval, Epervier et Sabre, du moins sous ces noms-ci

 

L'opération globale, consacrée officiellement au contre-terrorisme (confère le discours de Washington de Jean-Yves Le Drian le 24 janvier), changera de nom et son commandement unique sera positionné au Tchad. La base logistique sera installée à Abidjan en Côte d'Ivoire.

 

Nous sommes là dans le symbolique même si l'on sait que le choix des noms des opérations fait toujours l'objet du plus grand soin à l'état-major des armées, avec propositions, validations...

 

Si vous avez des idées pour le nom de cette opération, n'hésitez pas à avancer des pistes en commentaires... ;)

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:45
Le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga

Le ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga

 

05 Mai 2014 Kassoum THERA-  L'indépendant

 

Le Mali va signer d’ici à fin mai  un accord de défense   avec la France. D’autres accords portant sur la coopération sécuritaire seront signés avec le Tchad, le Niger, l’Algérie et la Mauritanie. C’est la révélation faite le samedi 3 mai dernier  à l’hôtel Radisson Blue par le ministre de la Défense et des anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga qui était l’invité  de la conférence-débat de la JCI Bamako-Elite et de l’association des Français solidaires.

 

Cette conférence-débat qui avait pour thèmes : Situation au nord du Mali, Rôle de l’Algérie, Accord de défense avec la France, Sécurité publique/privée était co-animée par le ministre Soumeylou Boubèye Maïga et un expert en sécurité, Stéphane Dury, par ailleurs ex-commando parachutiste de la marine française.

 

Intervenant sur ces différents sujets, le ministre de la défense de souligner que le nord du Mali est au cœur d’une zone d’instabilité récurrente due au trafic de tout genre et sa position géographique. Néanmoins, il s’est réjoui  de la situation sécuritaire qui commence à s’améliorer depuis l’intervention de l’armée française et des forces africaines aux côtés de l’armée malienne. Cependant, il a ajouté que même après leur défaite, les groupes obscurantistes ont pu tisser des liens vivaces.

 

Aussi, Soumeylou Boubèye Maïga  de révéler que, de nos jours, le Mali fait  face à  plusieurs défis militaires et politiques.  » Le théâtre des opérations est très vaste et la gestion au quotidien du dispositif mis sur place n’est pas une tâche facile.

 

Dans certaines localités du nord,  nous jouons souvent le rôle de l’administration. Le défi le plus important pour nous, en terme politique, reste surtout la reconstruction de ces régions en terme de citoyenneté pour que nous ayions un destin commun  » a précisé, le conférencier.

 

Il ajoutera que le rôle de l’Algérie dans le règlement de cette crise s’explique surtout par sa position géographique avec la ville de Kidal, bastion de toutes les rébellions au nord du Mali.S’agissant de l’accord de défense avec la France, dont la signature était prévue le 20 janvier 2013 avant d’être ajournée sous la pression de la rue, le ministre Maïga a révélé qu’il  sera signé d’ici la fin de ce mois de mai.

 

 » Nous allons juste renouveler et rénover l’accord que nous avons signé depuis 1985 avec la France. C’est un accord qui va nous  permettre de donner un cadre juridique à cette coopération dans le domaine de la formation de nos militaires et de l’équipement de l’armée.

 

Aussi, nous allons signer des accords similaires avec certains pays comme le Tchad, le Niger, l’Algérie et la Mauritanie  » a-t-il précisé.  Il a soutenu que bien avant cette signature, le document sera rendu public pour que nos compatriotes soient largement édifiés sur son contenu. Le texte, selon le ministre, va passer en Conseil des ministres,  puis il sera  soumis à l’appréciation des députés  avant d’être déposé sur la table du président  de la République pour signature.

 

Le second conférencier, Stéphane Dury, a surtout fait état de la situation des sociétés de sécurité privée au Mali et s’est réjoui de la bonne collaboration entre les forces armées maliennes et la force Serval sur le théâtre des opérations.  Le président  de la JCI  Bamako Elite, Hassane Chérif Haïdara,  le  premier responsable de l’Association des  » Français solidaires  » Michel Darwiche  se sont  tous  réjouis de la tenue de ce débat. » Nous avons des  liens de sang avec le Mali, vos soucis et vos préoccupations sont les nôtres et nous sommes de cœur avec le peuple malien   pour un Mali un et indivisible  » a conclu M Darwiche.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:45
EFS : instructions au profit des forces nigériennes, sénégalaises et béninoises

 

 

11/04/2014 Sources : EMA

 

Du 15 février au 21 mars 2014, les instructeurs des éléments français au Sénégal ont mené, dans le cadre de la coopération régionale, trois actions d’instruction auprès de militaires nigériens, sénégalais et béninois.

 

Niger

 

Du 15 février au 7 mars 2014, sept instructeurs des éléments français au Sénégal (EFS) se sont rendus à Tondibiah, au nord de Niamey, pour réaliser un stage de tir au combat au profit de 50 élèves officiers d’active (EOA) de l’école de formation des officiers des forces armées nigériennes (EFOFAN).

 

L’objectif de ce stage était de former les tireurs à la maîtrise de leur arme en toute circonstance et de les entrainer au tir de combat de 5 à 15 mètres et de 25 à 200 mètres.

 

La cérémonie de remise des diplômes clôturant le stage a été présidé par le colonel-major, commandant la formation des FAN. Ce dernier a rappelé le très grand intérêt que porte le Niger au soutien des EFS dans le cadre de la formation initiale de ses jeunes officiers.

 

Sénégal

 

Du 24 février au 7 mars, un détachement d’instruction opérationnelle  des EFS, s’est rendu au centre d’entraînement tactique n° 2 (CET 2) de Dodji. Dans un cadre semi-désertique, cette action de formation avait pour objectif de procéder à la mise en condition avant projection (MCP) du centre opération (CO) d’un bataillon sénégalais appelé à relever un bataillon actuellement déployé au Mali dans le cadre de la MINUSMA.

 

Ce stage a permis de préparer les stagiaires sénégalais de manière réaliste à leur engagement sur le théâtre malien.

 

Durant cette formation, les stagiaires ont reçu la visite chef d’état-major de l’armée de terre sénégalaise. Ce bataillon sénégalais rejoindra, début avril, Sévaré ou Kidal en République du Mali pour une mission d’un an.

 

Bénin

 

Du 8 au 21 mars 2014, un détachement  d’assistance opérationnelle (DAO) « feux  dans la profondeur » (FDP) des EFS s’est rendu au Bénin pour conduire une action de formation dans le domaine de l’artillerie. Cette mission de coopération, qui  s’est déroulée à Kana, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Porto Novo, consistait à former une section de mortiers lourds du 1er bataillon d’artillerie mixte des forces armées béninoises (FAB).

 

La première semaine a été dédiée aux savoir-faire artillerie spécifiques et la deuxième à la manœuvre de la section mortier. Un exercice de synthèse a concrétisé ces deux semaines de formation.

 

Lors de l’exercice de synthèse, la présence d’un représentant du chef d’état-major de l’armée de terre des FAB et de l’attaché de défense a montré toute l’importance donnée par le Bénin à cette nouvelle formation artillerie.

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’ouest. A ce titre, ils conduisent des actions de coopération militaire opérationnelle bilatérale et régionale visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleur la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

EFS : instructions au profit des forces nigériennes, sénégalaises et béninoises
EFS : instructions au profit des forces nigériennes, sénégalaises et béninoises
EFS : instructions au profit des forces nigériennes, sénégalaises et béninoises

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 05:45
Mali: le CEMA auprès des militaires de la force Serval

 

11/04/2014 Sources : EMA

 

Les 9 et 10 avril 2014, à l’issue de sa participation à la réunion des chefs d’état-major du « G5 Sahel » à Niamey, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu auprès des soldats français de l’opération Serval stationnés au Niger et au Mali.

 

Le général de Villiers s’est rendu au contact des militaires français de l’opération Serval, engagés dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Accompagné du général de division Foucault, il a successivement rendu visite au détachement air stationné sur la base aérienne 101 de Niamey, puis aux militaires du GTIA Vercors stationnés sur la plateforme opérationnelle Désert de Gao au Mali, et enfin au détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) stationné à Assango (Mali).

 

A chaque étape, le CEMA a présenté l’évolution du dispositif de l’opération Serval dans la bande sahélo-saharienne.

 

Il a tout d’abord rappelé que le succès de l’opération Serval, « salué par tous les alliés de la France », a permis, face à une situation d’urgence, de mettre fin à l’organisation industrielle des groupes terroristes au Mali. Les autorités maliennes ont ainsi pu reprendre le contrôle sécuritaire et administratif de leur territoire. En ce sens, la bataille a été gagnée.

 

Il a ensuite souligné que la menace terroriste régionale n’a cependant pas disparu dans l’ensemble de la région. Elle conserve en effet un caractère transfrontalier, essentiellement lié à la nature désertique de la zone d’action sahélienne. Le CEMA a donc présenté aux soldats de l’opération Serval l’intention de la France qui, en accord avec les Etats africains de la région, a décidé de s’engager dans une approche régionale de la lutte contre les GAT.

 

Les moyens français déployés dans la zone seront ainsi engagés à partir du Mali, du Niger et du Tchad. Fin 2014, les forces françaises dans la région représenteront un volume de près de 3000 hommes. Elles seront commandées depuis N’Djamena par un commandant unique.

 

Enfin, le général de Villiers a rappelé qu’il tire toute sa fierté et son honneur d’être sur le terrain à la tête d’une armée combattante, professionnelle, aguerrie et sachant s’adapter en toutes circonstances, malgré la difficulté des combats, la chaleur épuisante et les conditions de vie très rustiques.

Mali: le CEMA auprès des militaires de la force ServalMali: le CEMA auprès des militaires de la force Serval
Mali: le CEMA auprès des militaires de la force Serval
Mali: le CEMA auprès des militaires de la force ServalMali: le CEMA auprès des militaires de la force ServalMali: le CEMA auprès des militaires de la force Serval

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:45
BSS : participation du CEMA au « G5 du Sahel »

 

11/04/2014 Sources : EMA

 

Le 09 avril 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu à Niamey afin de participer à la réunion du « G5 du Sahel », cadre institutionnel qui regroupe les cinq chefs d’états-majors de la bande sahélo-saharienne, sur invitation de ces derniers.

 

Le « G5 du Sahel » est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale, destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres. Créé à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, il regroupe cinq pays : le Burkina-Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

 

Le 9 avril, à Niamey, les chefs d’état-major des pays membres se sont pour la première fois réunis dans ce cadre afin de partager leur évaluation de la situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont souhaité, pour l’occasion, inviter le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises.

 

Dans son discours d’ouverture du G5, le général de division Garba, chef d’état-major nigérien et hôte du sommet, a souhaité souligner la place particulière de la  France qui  « constitue un partenaire stratégique ayant toujours soutenu les pays du Sahel dans leurs actions de lutte contre le terrorisme ».

 

Dans le communiqué final de cette rencontre, les chefs d'Etat major du « G5 du Sahel » ont convenu de la nécessité de conjuguer leurs efforts pour « apporter une réponse régionale et coordonnée aux défis sécuritaires actuels liés aux menaces des groupes armés terroristes » tout en se félicitant de l’appui et du soutien apporté par la communauté internationale.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 15:45
Le général de Villiers s’entretien avec le président de la république du Niger

 

 

11/04/2014 Sources : EMA

 

Le 09 avril 2014 à Niamey, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est entretenu avec monsieur Issoufou Mahamadou, le président de la république du Niger.

 

Cet entretien particulier réalisé en marge de la participation du CEMA à la réunion des chefs d’état-major du G5 Sahel a été l’occasion de rappeler l’excellente coopération entre la France et le Niger, en particulier dans le domaine militaire.  Les deux hommes ont échangé leur point de vue sur la situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne (BSS). A cette occasion, le général de Villiers lui a fait part des avancées et de l’appui que les armées françaises apporteront à la lutte contre le terrorisme à l’occasion de la mise en place du dispositif français destiné à couvrir l’ensemble de la BSS.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:45
La France déploie ses Mirage 2000D au Niger

 

02/04/2014 par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Trois Mirage 2000D de l'armée de l'Air ont quitté la base tchadienne de N'Djamena au cours des tout derniers jours pour rejoindre l'aéroport de Niamey, au Niger, selon des sources concordantes. Ces appareils étaient jusqu'alors déployés au Tchad aux côtés de trois Rafale B/C en soutien des opérations françaises en Afrique et sur la bande saharo-sahélienne.

 

Prévu de longue date, ce repositionnement n'a pour le moment fait l'objet d'aucune communication officielle. La France déploie déjà à Niamey ses drones d'observation Harfang depuis janvier 2013 ; en fin d'année dernière, ce "plot" renseignement avait été renforcé par les deux premiers MQ-9 Reaper de l'armée de l'Air. Des travaux d'infrastructure significatifs ont dû être menés afin de pouvoir accueillir ces nouveaux moyens dans de bonnes conditions.

 

Le gouvernement nigérien accueille également dans sa capitale des moyens américains. Washington utilise en effet cette implantation, stratégique de part sa position centrale dans la bande sahélienne, pour mettre en oeuvre ses propres drones ainsi que différentes aéronefs de renseignement.

 

A ce jour, l'armée de l'Air dispose donc de douze chasseurs-bombardiers sur le continent africain : trois Mirage 2000D à Niamey, trois Rafale B/C à N'Djamena et sept Mirage 2000C/D à Djibouti.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:45
source Lignes de Defense

source Lignes de Defense

 

26.03.2014 Laurent Touchard blog défense -  Jeuneafrique.com

 

Cette semaine Laurent Touchard* revient sur plusieurs décennies de coopération entre le Niger et les États-Unis.

 

Les débuts de l'aide militaire américaine au Niger en matière de sécurité datent d'un accord du 14 juin 1962. En vertu de celui-ci, Washington fournit des équipements et des services à Niamey afin " d'aider à assurer sa sécurité et son indépendance". Dix-huit ans plus tard, le 9 juin 1980, un autre accord est signé. Il donne le droit au Niger d'accéder au programme International Military Education an Training (Imet). L'Imet permet le financement des études et la formation de militaires étrangers, y compris dans les centres et académies aux États-Unis. À l'instar d'autres pays du continent africain, les membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes en bénéficient tout au long des années 1990. Aide à laquelle viennent s'ajouter d'autres projets d'assistance militaire qui se mettent en place dans le courant des années 2000. L'intérêt de Washington pour l'Afrique se réveille alors.

 

>> Lire aussi : les défis de la politique de défense du Niger

 

Global war on terrorism

Discuté avec le Mali, la Mauritanie, le Tchad et le Niger, en octobre 2002, la Pan Sahel Initiative (PSI) est mise sur pied en novembre 2002. Un an après les attentats de New York, la PSI s'inscrit dans la logique de guerre totale contre le terrorisme voulue par l'administration Bush. Elle implique un vaste spectre d'organismes gouvernementaux américains. Néanmoins, les objectifs sont modestes. Avec un budget d'environ 8 millions de dollars, est prévu d'organiser une compagnie antiterroriste dans chacun des pays concernés tandis que des unités régulières et paramilitaires sont entraînées à l'utilisation des armes légères, à la tactique des petites unités, aux transmissions, à la navigation dans le désert... La PSI comprend également un volet opérationnel, via l'Operation Enduring Freddom – Trans Sahara (OEF-TS), contre Al-Qaïda en Afrique. Volet qui concerne de fait le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui, depuis 2003, se fait de plus en plus remarquer dans le Sahara.

Si l'implication américaine est discrète, elle n'en est pas moins réelle. Un violent affrontement, le 9 mars 2004, l'illustre. Des jihadistes du GSPC se heurtent à des militaires nigériens et tchadiens, dans la zone frontalière entre les deux pays. Au cours de la bataille, les terrobandits perdent au moins 43 hommes. Nigériens et Tchadiens bénéficient de l'appui américain, en particulier d'éléments du 10e Special Force Group (Airborne) et d'un avion P3 Orion qui effectue des missions ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) à la manière des Atlantique 2 français dont nous avons parlé précédemment. L'Orion opère alors depuis... l'Algérie ! Plus précisément, à partir de la base de Tamarasset.

 

>> Lire aussi : les coulisses de la défense africaine (février-mars 2014)

 

Changement de politique

En 2005, la Trans-Saharan Couter Terrorism Initiative (TSCTI) succède à la PSI. La liste des pays soutenus s'allonge. Évidemment, le Niger y figure toujours ; l'aide financière et l'assistance militaire de Washington ne s'interrompt donc pas, bien au contraire. En 2006, les prérogatives de la TSCTI sont transférées au Trans-Sahara Counterterrorism Partnership (TSCTP). Le TSCTP ne succède pas à la TSCTI. Il s'agit d'une " extension"  de cette dernière, concernant davantage de pays : l'Algérie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tunisie et toujours le Niger. Le Burkina Faso est intégré en 2009. L'OEF-TS continue d'exister, mais est renommée par la suite Operation Juniper Shield dont la gestion et l'exécution reviennent à l'Africom. Schématiquement, le TSCTI/TSCTP représente donc le programme dans sa globalité tandis que l'OEF-TS en constitue le volet opérationnel spécifiquement antiterroriste.

L'Africom, c'est cette autre expression de l'évolution de la politique sécuritaire américaine en Afrique. Commandement régional créé le 7 février 2007, totalement opérationnel en octobre 2008, il englobe l'essentiel du continent (à l'exception de l'Égypte). Continent qui auparavant était morcelé en trois zones de responsabilité, chacune affectée à un commandement (Eucom, Centcom et Pacom). Washington se dote ainsi d'une structure militaire panafricaine, dans la logique du concept de " soft power" . Moins agressive, cette politique a pour ambition de contraster avec celle menée en Afghanistan et en Irak. Cette structure se distingue donc, a priori, des autres commandements de par une caractéristique très particulière : son fonctionnement et ses missions se veulent teintés de l'esprit " approche globale"  (que nous avons explicitée dans un billet précédent). Malgré tout, les États africains ne sont pas franchement enthousiastes de cette création.

En 2007, l'ennemi principal visé par toutes ces mesures s'émancipe. En effet, le GSPC devient Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il s'efforce alors de multiplier les actions " visibles" , pour exister dans la région et pour prouver que le mouvement est digne du " label"  Al-Qaïda. Le Niger n'est pas épargné tandis qu'une nouvelle rébellion nomade (la précédente date de 1990) éclate. Dans ce contexte, les activités criminelles se développent. La difficulté à contrôler les vastes étendues du désert et d'interminables frontières favorisent malheureusement les infiltrations de terrobandits. L'augmentation du budget du TSCTP, cette même année 2007, traduit bien que Washington a conscience des menaces et des risques qu'ils font peser sur la stabilité. Ainsi, plus de 168 millions de dollars (dollars constants 2014) sont octroyés à l'ensemble des services et agences impliqués dans le programme.

Mener une politique internationale dite des "3D" pour effacer l'image héritée des années Bush.

En novembre 2008, Barack Obama est élu président des États-Unis. Il choisit Hillary Clinton comme Secrétaire d'État. Celle-ci plaide en faveur du principe de la "smart power"  que l'on pourrait traduire par "puissance subtile". L'idée est simple : s'appuyer sur l'ensemble des moyens dont disposent les États-Unis afin de mener une politique internationale dite des "3D" : diplomatie, développement et défense. Idée simple, mais enjeu de taille : il s'agit d'effacer l'image qui colle désormais à l'Amérique, héritée des "années Bush". Une Amérique brutale, hégémonique, impérialiste... Et de remplacer cette image par la conviction que le pays de la Liberté est un partenaire respectueux des droits, des cultures. Quant à l'ensemble des moyens dont disposent les Etats-Unis, ils relèvent de la " puissance douce"  ou de la "puissance dure". Le principe n'est pas nouveau : le président Theodore Roosevelt en est à l'origine avec sa politique étrangère du "gros bâton"  (et, implicitement, "de la carotte" ). Il est ensuite cultivé tout au long de la Guerre froide, avec des fortunes diverses en Asie du Sud-est (au Laos, en Thaïlande) et surtout, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud tout au long des années 1970 et 1980.

 

>> Lire aussi : Maintien de la paix en Centrafrique, Mali, RDC... dernières nouvelles du front

 

En dépit de ce changement de "mentalité" , des observateurs soulignent qu'au moins jusqu'en 2010-2011, le TSCTI/TSCTP reste par trop focalisé sur la dimension militaire. Les questions de développement économique, d'éducation, de santé sont mal considérées. Il faut attendre 2012 pour que les choses s'équilibrent véritablement et que l'on puisse davantage parler d'approche globale dans le cadre d'une diplomatie de "smart power". Les objectifs du TSCTP sont résumés dans un document officiel américain :

  • Renforcer les capacités antiterroristes régionales
  • Améliorer la coopération entre les forces de sécurité du Sahel
  • Promouvoir les régimes démocratiques
  • Discréditer l'idéologie terroriste
  • Renforcer les liens militaires avec les États-Unis.

Mais là encore, tout comme pour les programmes européens, le manque de coopération entre les organismes gouvernementaux impliqués dans les projets conjugués à un défaut de concertation nuisent à l'efficacité générale.

Autre programme qui bénéficie au Niger comme à d'autres pays d'Afrique, l'African Contingency Operations Training and Assistance Program (Acota). L'origine de celui-ci remonte à l'ère Clinton. Son administration souhaite alors créer une force d'action rapide africaine qu'organiseraient et entraîneraient les États-Unis. Le continent ne l'accueille pas favorablement. Afin de préserver les susceptibilités souverainistes ("syndrome du colonialisme", par ailleurs fort compréhensible), le projet est maintenu mais sous une forme moins ambitieuse et surtout, plus anodine, désigné African Crisis Response Initiative (Acri). En 2002, l'Acri devient l'Acota. Il encadre l'entraînement des militaires africains aux opérations de maintien de la paix. En 2004, l'Acota dépend de la Global Peace Operations Initiative (GPOI). La GPOI reste centrée sur la préparation aux missions de maintien de la paix. Depuis leur création, l'Acri puis l'Acota ont permis d'instruire 154 500 hommes de 20 nations africaines. Au Niger, ce sont ainsi deux bataillons qui en bénéficient.

 

Le Niger à défaut du Mali

Le 19 août 2009, les dérives autocratiques du président Tandja conduisent les États-Unis à stopper temporairement tous les programmes d'assistance militaire au profit du Niger. Toutefois, cette parenthèse est de courte durée. À partir du 25 février 2010, quelques jours seulement après le coup d'État qui voit la chute du Président Tandja (le 18 février !), des discussions sont discrètement entamées à propos d'une éventuelle implantation américaine dans le pays. À l'instar de Paris, la Maison Blanche et le département d'État cherchent à installer une base au cœur du Sahel. Le refus du Mali conduit naturellement Washington – là aussi, tout comme Paris – à jouer la carte du Niger.

Les soldats occidentaux déployés à l'étranger suscitent un rejet croissant des sociétés locales à mesure qu'augmente la durée de leur présence.

Néanmoins, il faut encore attendre plusieurs mois avant que ce projet n'aboutisse. Certes, en 2012, les États-Unis sont autorisés à utiliser Agadez pour le ravitaillement de leurs Pilatus PC-12. Désignés U-28A dans l'Armée de l'Air américaine, ils mènent des missions ISR au-dessus du Sahel depuis 2007. Au milieu de l'immensité de la région, disposer d'un point d'escale à Agadez est appréciable. Reste que l'Afrique est globalement hostile à une ostensible présence américaine. Les difficultés de Washington pour trouver où installer sur le continent le quartier-général de l'Africom en témoignent. En dehors du Liberia et de rumeurs infondées quant à la Tunisie, personne n'en veut. Il est vrai qu'aux États-Unis même, des voix s'élèvent contre cette installation. À commencer par l'ex-ambassadeur Bob Houdek, pour qui, un complexe comme le QG de l'Africom, avec toutes les contraintes en matière de logement et de sécurité des personnels, ne provoqueraient l'impression d'un "oasis colonial" américain. Analyse qui rejoint celle des travaux de David Kilcullen, spécialiste de la problématique de la contre-insurrection. Selon ses travaux, les soldats occidentaux déployés à l'étranger suscitent un rejet croissant des sociétés traditionnelles locales à mesure qu'augmente la durée de la dite-présence.

 

"Empreinte légère"  mais présence d'importance

Avec le déclenchement de l'opération Serval, les troupes françaises déployées au sol ont un besoin crucial en renseignements tactiques. Pour éradiquer progressivement les terrobandits qui occupaient le nord du Mali, elles doivent d'abord les localiser précisément. Dans un premier temps, Washington semble déployer au moins un drone MQ-1 Predator. Lui succèdent deux MQ-9 Reaper. L'US Air Force compte alors environ 200 hommes au Niger (auxquels s'ajoutent évidemment les personnels de la CIA en poste à Niamey et susceptibles de rayonner dans l'ensemble du pays). Parmi eux, des éléments de sécurité, armés, assurent la protection des hommes et du matériel.

La Maison Blanche confirme leur présence le 22 février 2013, même si elle ne reconnaît qu'une centaine d'hommes. Ils opèrent à la fois en appui des Français, mais aussi pour les besoins propres des autorités américaines. Par rapport aux avions U-28A, les drones Reaper ont de nombreux avantages. Tout d'abord, puisqu'il s'agit d'aéronefs pilotés à distance (RPV), si l'un d'eux vient à s'écraser, aucun équipage ne risque d'être tué ou "  pire ", capturé par des jihadistes. Ensuite, les Reaper disposent d'une endurance beaucoup plus grande que le Pilatus, tout en emportant des capteurs plus performants. Revers de la médaille, les unités de drones nécessitent des effectifs plus importants pour leur mise en oeuvre. Ainsi, alors qu'une petite trentaine d'hommes - pilotes compris – suffit à faire voler quelques U-28A, il en faut jusqu'à dix fois plus pour une unité de Predator... En outre, contrairement à ce qui prévaut avec les Pilatus, le personnel des unités de drones ne se compose pas de la même proportion de "  contractors ", ces personnels civils sous contrats, d'emploi plus souple à l'étranger...

Le 09 avril, un Reaper s'écrase dans le nord du Mali, suite à une panne. Les missions ne s'interrompent pas pour autant. À ce moment-là, Washington prévoit d'envoyer environ 300 hommes au Niger. Fin 2013, certaines sources évoquent le chiffre d'environ 1 000 Américains en majeure partie sur la Base Aérienne 101 (BA 101). Si les Reaper ne sont destinés aux opérations directement offensives, en septembre 2013, Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères explique que son pays apprécierait des drones armés... Déclaration qui ouvre des portes à l'administration et aux militaires de Washington. D'autant que les drones armés sont des accessoires majeurs de la stratégie de "l'empreinte légère". Manière de mener la guerre avec une efficacité optimale sans s'impliquer massivement est dans la logique de la "smart power".

Si les matériels ont évolué, que la technologie a pris le pas sur l'humain, les Reaper du Sahel ne sont finalement pas si éloignés des avions américains de la Civil Air Transport (CAT) qui soutenaient les Français au Laos dans le cadre de l'opération Squaw à partir de mai 1953, puis avec Air America toujours au Laos de 1954 à 1974. L'on songera également aux missions au-dessus du Tibet, de la Chine communiste, au-dessus du Nicaragua pour livrer des armes aux Contras... La stratégie de "l'empreinte légère" est nouvelle, mais les États-Unis n'ont pas manqué de l'expérimenter à maintes reprises aux quatre coins du monde... À propos de cette "nouvelle mode", nous recommandons la lecture de l'excellent travail de Maya Kandel.

Outre les RPV sur la BA 101, les Américains contribuent de concert avec la France au renforcement du potentiel des FDS. En juillet 2013 sont fournis 2 Cessna 208 Grand Caravan, d'une valeur de 11 millions de dollars (incluant la formation des pilotes, l'entretien des appareils). Dix Toyota sont livrés dans le même temps, précédant un lot de camions citernes (carburant et eau), valant au total 4,2 millions de dollars. Ces camions améliorent sensiblement les capacités logistiques des FDS. Ils permettent d'assurer le ravitaillement des patrouilles motorisées loin des casernes, autorisant ainsi des raids beaucoup plus longs. Un prochain billet présentera en détails les matériels et l'organisation des FDS.

 

>> Lire aussi : les FDS et la démocratie

 

À l'été 2013, l'ambassadrice des États-Unis au Niger, Bisa Williams, annonce la livraison d'autres équipements afin d'aider les FDS à accomplir leurs missions, en particulier au sein de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali). En effet, un bataillon nigérien de 850 hommes est alors sur le point d'intégrer le dispositif international. Enfin, l'exercice Flintlock 2014 commence le 19 février. Prévu jusqu'au 9 mars, il se déroule pour l'essentiel au Niger dans les zones d'Agadez, de Diffa et de Tahoua. Y participent plus de 1 000 hommes de 18 pays d'Afrique et d'Europe (dont la France et les Pays-Bas), aux côtés des États-Unis.

À l'évidence, l'entente est excellente entre Niamey et Washington. Bonne entente que facilite paradoxalement la crispation discrète des relations avec Paris : dossier Areva, souvenir mécontent de l'intervention française en Libye... De fait, la France cristallise un certain mécontentement qu'augmente sa présence militaire non négligeable, "détournant"  ainsi l'attention des Américains.

_________

>> Retrouver tous les articles du blog défense de Laurent Touchard sur J.A.

>> Pour en savoir plus : consulter le blog "CONOPS" de Laurent Touchard

 

*Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:45
source Areva

source Areva

 

 

25.03.2014 Par Jean-Michel Bezat - Le Monde.fr


 

Une limousine passe devant un homme décharné qui tend sa gamelle. Invisible, le passager à l'arrière lâche : « Pas maintenant ! Nous traversons une grave crise financière ». Ce dessin de presse illustre un article, publié par Courrier International, décrivant le bras de fer qui oppose Areva au Niger depuis un an sur le renouvellement des contrats d'exploitation des mines d'uranium.

Un capitaliste qui se dit en difficulté ignorant un homme affamé ! Ces caricatures soulèvent la colère des dirigeants du groupe nucléaire français, qui rejettent l'accusation de passer par pertes et profits le drame humanitaire d'un des pays les plus pauvres du monde.

Le président du directoire d'Areva a fait le voyage de Niamey, vendredi 7 mars, pour rencontrer le chef de l'Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, et relancer des discussions qui s'enlisaient sur les exonérations fiscales à proroger – ou non – en faveur du groupe français.

A l'issue de cet entretien, Luc Oursel a jugé qu'un accord est proche sur le renouvellement des contrats pour dix ans. Un accord indispensable puisqu'une partie des 58 réacteurs français d'EDF fonctionnent grâce au minerai du Niger, même si sa part décroît au profit du Kazakhstan et du Canada.

Depuis, les discussions se poursuivent. Revue des différents éléments qui « pèsent »  sur ce dossier.

 

  • La mobilisation de la société civile

Les temps changent pour Areva. Quasi automatique jusqu'au milieu des années 2000, la reconduction des contrats passe désormais par une négociation en bonne et due forme. Et M. Issoufou avait d'emblée prévenu qu'elles se dérouleraient « d'égal à égal ».

Avec le retour à la démocratie à Niamey, elles se font aussi sous l'œil et la pression d'une partie de l'opinion, des élites et d'ONG vigilantes, comme Oxfam France et le Réseau nigérien des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB).

« Ce qui se passe autour de ces négociations sur l'uranium va permettre de renforcer la transparence de tous les accords à venir avec les entreprises de l'industrie extractive », a confié Mahaman Laouan Gaya, secrétaire général du ministère nigérien des mines, au site d'information et d'analyse African arguments, basé à Londres.

Cette démarche – déjà appliquée au pétrole, selon lui – doit prévaloir pour les toutes les autres ressources, l'uranium, le charbon, l'or, le fer ou l'étain.

 

  • L'enjeu du développement humain

Depuis un an, Areva est soumis aux tirs nourris d'organisations l'accusant de « néo-colonialisme », d'« opacité », voire de « pillage » des ressources du pays.

Plusieurs manifestations ont eu lieu à Niamey et à Agadez, la grande ville du Nord proche des gisements uranifères. Les dernières, jeudi 20 mars, ont vu des milliers d'étudiants scander « à bas le gouvernement » et « à bas les députés », accusés de négocier avec Areva dans une « opacité totale ».

Défilés et sit-in sont souvent modestes, mais ils embarrassent un gouvernement qui se retrouve dans une position difficile. Co-actionnaire des mines de la Somaïr (36,4 %) et de Cominak (31 %) avec Areva, l'Etat nigérien doit veiller à leur rentabilité et éviter qu'Areva plie bagages.

Mais l'ex-colonie française veut aussi accroître les revenus tirés de l'uranium, dont elle est le quatrième producteur mondial, pour financer son développement. Avec la République démocratique du Congo, le Niger était bon dernier dans le classement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), publié en mars 2013 (santé, éducation, revenus).

M. Issoufou a notamment lancé un programme d'éradication des famines récurrentes baptisé « les Nigériens nourrissent les Nigériens ». Il sait qu'il n'y a pas de miracle à attendre de l'uranium : les 4 500 tonnes de yellow cake exportées chaque année assurent 5 % des recettes budgétaires d'un pays essentiellement agro-pastoral.

Le PNUD lui-même dénonce « l'ampleur excessive des exonérations fiscale » consenties aux groupes miniers étrangers et réclame leur « rationalisation », indique Oxfam.

Or, c'est sur le régime fiscal dérogatoire d'Areva qu'achoppent les discussions. Au début, les Nigériens voulaient lui appliquer strictement le code minier de 2006, qui prévoit une redevance pouvant aller jusqu'à 12 % de la valeur du minérai extrait, alors qu'Areva ne paie que 5,5 %. Niamey voulait aussi mettre fin à des exonérations fiscales comme celle de la TVA.

 

  • Les contraintes économiques du marché de l'uranium

Les autorités de Niamey ont, semble-t-il, assoupli leur position initiale, conscientes que la dépression du prix de l'uranium – tombé de 70 dollars la livre il y a cinq ans à 35 dollars aujourd'hui – menace la survie économique d'un secteur qui assure 6 000 emplois directs.

Ingénieur des mines formé à Saint-Etienne et ancien cadre dirigeant d'Areva Niger, M. Issoufou en est le premier conscient, même s'il doit composer avec une opinion qui lui demande d'être intraitable.

Un audit, commandé en 2013 au cabinet Bearing Point par les actionnaires de la Somaïr et de Cominak, indiquerait, au vu de la performance des deux mines, que l'application de la nouvelle législation « les mettrait immédiatement en lourd et fatal déficit », selon Areva, qui ne l'a pas publié.

« Toutes les mines n'ont pas la même rentabilité », ajoute une source interne. Celles du Niger sont anciennes et les meilleurs filons ont été exploités. Elles recourent aussi à des modes d'extraction plus coûteux que ceux utilisés au Kazakhstan et au Canada.

Autre point d'achoppement : la date d'ouverture d'Imouraren (Nord), une mine géante censée produire 5 000 tonnes de concentré uranifère chaque année pendant 35 ans. Le Niger souhaitait qu'elle soit lancée le plus rapidement possible, fin 2016. Areva, qui doit y investir près de 2 milliards d'euros, temporise en raison de la dégringolade de la demande et des prix de l'uranium.

Une situation qui, selon M. Oursel, risque de « durer quelques années », notamment en raison des incertitudes sur le redémarrage des 48 réacteurs japonais.

Mettre trop d'uranium sur le marché entraînerait une baisse accélérée des prix et compromettrait davantage la rentabilité des mines. Pour Anne-Sophie Simpere, d'Oxfam, le prix devrait remonter à moyen terme et « il est douteux d'affirmer que l'économie de l'uranium n'est pas rentable », au vu des bons résultats de l'activité mines d'Areva en 2013.

La World Nuclear Association elle-même estime que la consommation actuelle d'uranium dans les centrales (78 000 tonnes) devrait grimper de 48 % d'ici à 2023.

Plusieurs autres dossiers sont aussi en débat: la réfection de la route de l'uranium qui permet d'acheminer le minerai des sites nigériens jusqu'au port de Cotonou (Bénin); le renforcement de la présence des Nigériens dans la gouvernance des co-entreprises; la construction d'un nouveau siège social d'Areva à Niamey, qui donnerait le sentiment que le groupe est là pour longtemps.

 

  • La position géostratégique du Niger au Sahel

Le gouvernement français reste actif, mais en retrait. Début février, par la voix de l'écologiste Pascal Canfin, ministre délégué au développement, la France avait bien jugé « légitimes » les revendications du Niger.

Ce qui avait suscité la colère, chez Areva et contraint le ministre à rappeler qu'il fallait aussi assurer la viabilité des activités minières d'Areva au Niger. Et ses propres intérêts, puisque l'Etat est actionnaire à plus de 85 % du groupe nucléaire.

François Hollande entretient de très bonnes relations avec son homologue nigérien, ancien dirigeant de l'Internationale socialiste. M. Issoufou a aussi des relais politiques avec Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.

L'affaire est suivie de près par la conseillère Afrique à l'Elysée, Hélène Le Gal, et par le secrétaire général du Quai d'Orsay, Pierre Sellal. Car la France doit aussi ménager son ex-colonie, devenue une pièce centrale de son dispositif militaire dans la bande saharo-sahélienne depuis le lancement de l'opération Serval au Mali contre les mouvements islamistes.

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Depuis la fin décembre, les deux drones de surveillance Reaper, achetés aux Américains, stationnent à Niamey. Les Français ont récemment agrandi la base aérienne, qui sera désormais capable d'accueillir Rafale, Atlantique 2 (surveillance) et KC-135 (ravitailleurs). Des forces spéciales opèrent dans le nord du pays.

M. Le Drian a souligné, début janvier, que Niamey était devenu un « maillon-clé » du dispositif de lutte contre les mouvements islamistes dans le Sahel et que l'armée française s'y implantait « dans la durée ». Mais au ministère de la défense, comme chez Areva, on affirme que les deux dossiers sont parfaitement distincts

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:45
Sahel: l'armée française présente «dans la durée», affirme Le Drian


20.03.2014 par RFI
 

« La lutte contre le terrorisme continue au Mali. » C'est le ministre français de la Défense qui l'affirme. Il a également confirmé la mort du jihadiste Omar Ould Hamaha, surnommé «Barbe Rouge». Début mars, une dizaine de combattants d'Aqmi avaient été tués par des avions de combats et des hélicoptères français dans le nord-est du Mali. Le ministre français précise que les forces françaises resteront sur place dans la durée.

« Nos forces présentes au Mali - un millier d'hommes à peu près, qui resteront dans la durée - leur objectif, c'est le contre-terrorisme. Et le contre-terrorisme, ca se passe au Mali, mais ca se passe aussi au nord-Niger », a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sur RMC ce jeudi matin.

« Ca se passe plutôt bien », assure-t-il en évoquant « plusieurs dizaines de terroristes » neutralisés au cours de récentes opérations. Des terroristes qui tenteraient de se regrouper, notamment au Mali. Le ministre a également revendiqué la neutralisation de plusieurs chefs, dont Ould Hamaha, leader historique d'Aqmi et beau-père de Mokhtar Belmokhtar.

« Nous avons une responsabilité sur la durée, a affirmé Jean-Yves Le Drian. Nous avons un ensemble de 3000 militaires coordonnées par un état-major unique pour éviter qu'il y ait un retour du terrorisme dans cette région, qui nous concerne aussi. »

Le ministre de la Défense a refusé de faire un commentaire sur l'assassinat de nos deux confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués le 2 novembre dernier à Kidal.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:45
With training and partnerships, U.S. military treads lightly in Africa

A Boeing Osprey used by the US Marine Corps

 

13 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

On a dusty training ground in Niger, U.S. Special Forces teach local troops to deal with suspects who resist arrest. "Speed, aggression, surprise!" an instructor barks as two Nigeriens wrestle a U.S. adviser out of a car.

 

The drill in the border town of Diffa is part of Operation Flintlock, a counter-terrorism exercise for nations on the Sahara's southern flanks that the United States organizes each year. Washington's aim is to tackle Islamist militants in the Sahel region while keeping its military presence in Africa light.

 

A growing number of European nations taking part shows their increasing concern about security in West Africa. Central to the international effort is a blossoming relationship between the United States and France, the former colonial power and traditional "policeman" of the turbulent region.

 

When Paris deployed 4,000 troops to fight Islamist militants in neighboring Mali last year, the U.S. military lent a hand by airlifting French soldiers and equipment, providing intelligence and training African forces to join the operation.

 

French troops are stretched by hunting the militants in Mali and tackling religious violence in Central African Republic, so only a handful participated in Flintlock. Nevertheless, they welcomed their new partnership with Washington.

 

"The Americans want to get involved in Africa. That's good for us. We know that with the Americans it will be more efficient," said a French Special Forces officer, who asked not to be named. "We use American logistics - that's what we are missing. On the other hand, we provide the local knowledge."

 

The United States fast-tracked the sale of 12 Reaper drones to France last year, the first two of which started operating in Niger in January alongside U.S. drones already there.

 

In a reminder of the partnership, a drone quietly taxied past troops and dignitaries at Flintlock's closing ceremony in the capital of Niamey before taking off to scour the Sahara.

 

U.S. FACING BUDGET CUTS

 

Military experts say direct U.S. military action in Africa is limited to short raids on "high-value" targets in places such as Somalia and Libya, while French troops take on longer, bigger operations.

 

J. Peter Pham, director of the Africa Center at the U.S.-based Atlantic Council, said this arrangement suited U.S. military planners who face budget cuts and a diminished American appetite for combat after conflicts in Iraq and Afghanistan.

 

However, he warned that the French military was at the limit of its ability to strike militants hard. "If the French are not able to provide that blunt instrument, is the U.S. willing to do so?"

 

Nine years after the Flintlock exercises began, the enemy has evolved from a group of Algerian-dominated fighters focused on northern Mali and now threatens nations across the Sahara and the arid Sahel belt to the south.

 

For most of 2012, militants occupied northern Mali, a desert zone the size of France. Scattered by a French offensive last year, many are believed to be regrouping in southern Libya.

 

Hundreds of people are being killed every month in clashes with Boko Haram militants in northern Nigeria. Many in Niger fear this conflict could spill over the border and the government in Niamey has appealed for more military support.

 

"Instability in neighboring states has given everybody a new incentive," General James Linder, commander of U.S. Special Operations Command Africa, told Reuters while visiting Niger

 

This year's three-week Flintlock exercise - involving over 1,000 troops from 18 nations - was the biggest yet and runs alongside more permanent training by U.S. Special Forces in Niger, Mauritania, Senegal and Chad.

 

Training in Diffa, only a few kilometers from where Boko Haram militants are fighting the Nigerian army across the border, ranged from basic patrolling skills and setting up checkpoints to sharing intelligence and providing medical care.

 

In a region where armies often lack basics such as ammunition for target practice and fuel for vehicles, the quality and tempo of the U.S.-sponsored exercise eclipses the training most soldiers in the region receive in a year.

 

Colonel Mounkaila Sofiani, the local Niger commander, said Flintlock and other U.S. initiatives helped his country to tackle threats from the west, north and south better. "Little by little people are being trained," he said. "Once there are enough, they'll form the spine of a reliable force."

 

Training is meant to build up coordination between armies but Sofiani said just finding radio equipment compatible between nations is difficult. In the field, officers exchange mobile phone numbers to bypass blockages in official channels.

 

A lack of trust between governments also hinders responses. At a recent meeting of intelligence chiefs, the Nigerien and Libyan representatives argued over the risk of instability spreading from Libya's lawless south, a diplomat told Reuters.

 

Coups in Mauritania, Niger and Mali since the Flintlock exercises began also halted cooperation until civilian rule was restored. Mali's 2012 coup, led by a captain with U.S. training, opened the door to the Islamist takeover of the north, prompting questions about what the years of exercises had achieved.

 

Pham said better military capabilities had not been matched by improvements in governance, citing a failure by Mali to tackle corruption. Chad's military, however, has won praise for leading the charge alongside French troops in flushing out the militants from Mali's desolate northern mountains.

 

U.S. officials stress the exercise is African-led and are wary about people reading too much into U.S. troops being on the ground near African conflicts. But the show of foreign support is popular in Diffa.

 

"It sends a message to Boko Haram and others," said Inoussa Saouna, the central government's representative in Diffa. "Before Mali, we thought terrorism was a problem for whites but now we've experienced it ourselves."

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:45
With training and partnerships, U.S. military treads lightly in Africa

A Boeing Osprey used by the US Marine Corps

 

13 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

On a dusty training ground in Niger, U.S. Special Forces teach local troops to deal with suspects who resist arrest. "Speed, aggression, surprise!" an instructor barks as two Nigeriens wrestle a U.S. adviser out of a car.

 

The drill in the border town of Diffa is part of Operation Flintlock, a counter-terrorism exercise for nations on the Sahara's southern flanks that the United States organizes each year. Washington's aim is to tackle Islamist militants in the Sahel region while keeping its military presence in Africa light.

 

A growing number of European nations taking part shows their increasing concern about security in West Africa. Central to the international effort is a blossoming relationship between the United States and France, the former colonial power and traditional "policeman" of the turbulent region.

 

When Paris deployed 4,000 troops to fight Islamist militants in neighboring Mali last year, the U.S. military lent a hand by airlifting French soldiers and equipment, providing intelligence and training African forces to join the operation.

 

French troops are stretched by hunting the militants in Mali and tackling religious violence in Central African Republic, so only a handful participated in Flintlock. Nevertheless, they welcomed their new partnership with Washington.

 

"The Americans want to get involved in Africa. That's good for us. We know that with the Americans it will be more efficient," said a French Special Forces officer, who asked not to be named. "We use American logistics - that's what we are missing. On the other hand, we provide the local knowledge."

 

The United States fast-tracked the sale of 12 Reaper drones to France last year, the first two of which started operating in Niger in January alongside U.S. drones already there.

 

In a reminder of the partnership, a drone quietly taxied past troops and dignitaries at Flintlock's closing ceremony in the capital of Niamey before taking off to scour the Sahara.

 

U.S. FACING BUDGET CUTS

 

Military experts say direct U.S. military action in Africa is limited to short raids on "high-value" targets in places such as Somalia and Libya, while French troops take on longer, bigger operations.

 

J. Peter Pham, director of the Africa Center at the U.S.-based Atlantic Council, said this arrangement suited U.S. military planners who face budget cuts and a diminished American appetite for combat after conflicts in Iraq and Afghanistan.

 

However, he warned that the French military was at the limit of its ability to strike militants hard. "If the French are not able to provide that blunt instrument, is the U.S. willing to do so?"

 

Nine years after the Flintlock exercises began, the enemy has evolved from a group of Algerian-dominated fighters focused on northern Mali and now threatens nations across the Sahara and the arid Sahel belt to the south.

 

For most of 2012, militants occupied northern Mali, a desert zone the size of France. Scattered by a French offensive last year, many are believed to be regrouping in southern Libya.

 

Hundreds of people are being killed every month in clashes with Boko Haram militants in northern Nigeria. Many in Niger fear this conflict could spill over the border and the government in Niamey has appealed for more military support.

 

"Instability in neighboring states has given everybody a new incentive," General James Linder, commander of U.S. Special Operations Command Africa, told Reuters while visiting Niger

 

This year's three-week Flintlock exercise - involving over 1,000 troops from 18 nations - was the biggest yet and runs alongside more permanent training by U.S. Special Forces in Niger, Mauritania, Senegal and Chad.

 

Training in Diffa, only a few kilometers from where Boko Haram militants are fighting the Nigerian army across the border, ranged from basic patrolling skills and setting up checkpoints to sharing intelligence and providing medical care.

 

In a region where armies often lack basics such as ammunition for target practice and fuel for vehicles, the quality and tempo of the U.S.-sponsored exercise eclipses the training most soldiers in the region receive in a year.

 

Colonel Mounkaila Sofiani, the local Niger commander, said Flintlock and other U.S. initiatives helped his country to tackle threats from the west, north and south better. "Little by little people are being trained," he said. "Once there are enough, they'll form the spine of a reliable force."

 

Training is meant to build up coordination between armies but Sofiani said just finding radio equipment compatible between nations is difficult. In the field, officers exchange mobile phone numbers to bypass blockages in official channels.

 

A lack of trust between governments also hinders responses. At a recent meeting of intelligence chiefs, the Nigerien and Libyan representatives argued over the risk of instability spreading from Libya's lawless south, a diplomat told Reuters.

 

Coups in Mauritania, Niger and Mali since the Flintlock exercises began also halted cooperation until civilian rule was restored. Mali's 2012 coup, led by a captain with U.S. training, opened the door to the Islamist takeover of the north, prompting questions about what the years of exercises had achieved.

 

Pham said better military capabilities had not been matched by improvements in governance, citing a failure by Mali to tackle corruption. Chad's military, however, has won praise for leading the charge alongside French troops in flushing out the militants from Mali's desolate northern mountains.

 

U.S. officials stress the exercise is African-led and are wary about people reading too much into U.S. troops being on the ground near African conflicts. But the show of foreign support is popular in Diffa.

 

"It sends a message to Boko Haram and others," said Inoussa Saouna, the central government's representative in Diffa. "Before Mali, we thought terrorism was a problem for whites but now we've experienced it ourselves."

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