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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:45
Niger Armed Forces receive new aircraft, vehicles

24 July 2013 by defenceWeb

 

The Nigerien military has taken delivery of two new Cessna aircraft and ten trucks from the United States, providing a boost to the Niger Armed Forces.

 

Two Cessna Caravans and ten Toyota trucks were handed over to the Nigerien military on July 5 during a ceremony at Nigerien Airbase 101 in the capital Niamey. The ceremony was attended by officials from Niger and the United States, including General Seyni Garba, the Nigerien Joint Chief of Staff, US Ambassador Bisa Williams, Nigerien Minister of Defence Karidio Mahamadou and Brigadier General Issa Mounkaila, Commander of the Nigerien Military Police.

 

The aircraft and trucks will be used mainly for border security and moving cargo, US Africa Command (Africom) said in a statement.

 

The single engine Caravans were purchased through the US National Defence Authorization Act Section 1206 programme that is jointly administered by the US Department of Defence and the US State Department. The $11 million package covered the initial costs of the aircraft and related expenses, including maintenance and pilot training, Africom said.

 

The ten new trucks were obtained under the Trans-Sahara Counter-Terrorism Partnership (TSCTP) program. The small trucks are part of a $4.2 million package that includes larger water and fuel trucks that will be delivered later. The vehicles will be used to enhance border security efforts across Niger, Africom said.

 

Niger has become a smuggling route for weapons from Libya reaching al Qaeda militants deeper in the Sahara since Muammar Gaddafi's fall in late 2011. Thousands of gunmen and tonnes of weapons and ammunition flowed south, mainly to Mali, after the fall of Libya's former leader Muammar Gaddafi in 2011.

 

The US military has run training programmes for Niger's army for years under its counter-terrorism programme in the Sahel and has deployed about 100 military personnel and drones in Niger as part of the operation to dislodge Islamic militants from neighbouring Mali.

 

Niger is among the West African countries which contributed troops to the regional AFISMA force battling Islamists in Mali alongside a 4 000-strong French contingent.

 

Niger’s small military comprises some 5 000 personnel. The army has a dozen AML-60 and 88 AML-90 armoured cars and 14 M-3 armoured personnel carriers in service, according to The World Defence Almanac 2012, while the air force flies a single C-130H, Do-28D, Do-228, Boeing 737, two Diamond DA 42 and three ULM Tetra aircraft.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:45
Drones in Niger Reflect New U.S. Tack on Terrorism

July 10, 2013 By ERIC SCHMITT - nytimes.com

 

NIAMEY, Niger — Nearly every day, and sometimes twice daily, an unarmed American drone soars skyward from a secluded military airfield here, starting a surveillance mission of 10 hours or more to track fighters affiliated with Al Qaeda and other militants in neighboring Mali.

 

The two MQ-9 Reapers that are based here stream live video and data from other sensors to American analysts working with French commanders, who say the aerial intelligence has been critical to their success over the past four months in driving jihadists from a vast desert refuge in northern Mali.

 

The drone base, established in February and staffed by about 120 members of the Air Force, is the latest indication of the priority Africa has become for the United States at a time when it is winding down its presence in Afghanistan and President Obama has set a goal of moving from a global war on terrorism toward a more targeted effort. It is part of a new model for counterterrorism, a strategy designed to help local forces — and in this case a European ally — fight militants so American troops do not have to.

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:45
Les forces de la Misma préparent la sécurisation de l'élection dans le nord du Mali

27 juin 2013 Par RFI

 

Le Mali est en plein dans les préparatifs de son élection présidentielle. L’une des principales préoccupations est évidemment la sécurisation d’un scrutin à haut risque, face à la menace terroriste, particulièrement dans les trois régions du nord du Mali. Il revient aux troupes ouest-africaines de la Misma, qui passeront sous mandat onusien au 1er juillet, d’assurer la sécurité de cette élection.

 

C’est dans la région de Gao que se sont cachés les derniers combattants islamistes en déroute. Aucune attaque n’a été menée ces dernières semaines mais la menace continue de peser. On découvre régulièrement de nouvelles caches d’armes.

 

Le colonel tchadien Adoum Ramadane Baroua commande les troupes ouest-africaines de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) à Gao. Pour lui, la présidentielle de juillet est évidemment un moment à risque. « Les élections sont des événements grandioses, explique-t-il. Cela profite aux terroristes, qui peuvent en profiter pour mener des actions afin de prouver leur existence. Nous sommes préparés en conséquence et nous avons essayé de mettre en place un dispositif important dans tout le secteur, y compris en matière de renseignement. »

 

Le colonel Gabriel, qui commande le contingent nigérien de la Misma à Gao, a commencé à sécuriser la préparation du vote avec ses troupes. « Nous participons à la sécurisation des missions de révision de liste électorale. Nous avons déjà la mission de participer à la sécurisation des cartes électorales et de tout le matériel », précise-t-il. La suite : sécuriser des lieux clefs et les personnes en charge d'encadrer l'élection.

 

Le 1er juillet, la Misma passe sous mandat onusien et devient la Minusma. C’est cette force internationale qui sera chargée de mener à terme la sécurisation du vote.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:45
source BBC Africa

source BBC Africa

26 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

NEW YORK (Nations unies) - L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahel Romano Prodi a appelé mercredi le Conseil de sécurité à ne pas oublier le Sahel sous peine de voir surgir dans cette région d'autres crises semblables à celle du Mali.

 

N'oubliez pas le Sahel si vous ne voulez pas avoir d'autres Malis, a lancé M. Prodi aux ambassadeurs des 15 pays membres réunis pour des consultations sur ce dossier. Il a aussi appelé la communauté internationale à se montrer aussi généreuse pour le Sahel qu'elle l'a été envers le Mali.

 

La situation au Mali est symptomatique de ce qui arrivera dans d'autres parties du Sahel si une réponse rapide n'est pas donnée aux défis qu'affronte la région, a-t-il expliqué. Inversement, le succès ou l'échec au Mali aura un impact sur l'ensemble du Sahel.

 

M. Prodi présentait au Conseil un rapport sur une stratégie intégrée pour le Sahel qui se concentrera sur les cinq pays les plus nécessiteux (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad). Avec le déploiement à partir de lundi prochain de la Mission de l'ONU pour la stabilisation au Mali (Minusma), l'accent sera mis davantage sur les quatre autres pays, a-t-il précisé.

 

A l'issue des consultations à huis clos, l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, qui préside le Conseil en juin, a indiqué que la stratégie avait été accueillie de manière largement favorable.

 

La clé du succès, a-t-il ajouté, réside dans son application, qui nécessitera la coopération de l'ensemble du système onusien et le soutien des institutions financières internationales.

 

M. Prodi a préconisé la création d'un Fonds pour l'action au Sahel qui pourrait être co-géré par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale: Les donateurs seront libres de choisir leur type d'assistance et les populations du Sahel sauront d'où vient l'aide. Il a aussi proposé la création d'un Institut de recherche sur le Sahel.

 

Pour M. Prodi, il faut faire vite car l'intérêt pour le Sahel que la crise au Mali a suscité ne durera pas éternellement. L'inquiétude partout dans le monde devant l'expansion du terrorisme au Sahel a fourni l'occasion de mobiliser du soutien en faveur des peuples de la région à court et à long terme.

 

La stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel se fonde sur quatre piliers, a expliqué M. Prodi: gouvernance, sécurité, besoins humanitaires et développement.

 

Elle a pour ambition de s'attaquer à tous les aspects de la crise: amélioration de la gouvernance, lutte contre la criminalité et contre le terrorisme, aide humanitaire à 11,4 millions de personnes menacées par la faim dont 5 millions d'enfants de moins de 5 ans.

 

M. Prodi, ancien chef du gouvernement italien âgé de 73 ans, avait été nommé en octobre 2012 comme envoyé spécial pour le Sahel.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:55
EC120B-Colibri

EC120B-Colibri

25 June 2013 by defenceWeb

 

French company DCI has trained six Niger Air Force helicopter pilots and will train more aircrew under an extended contract.

 

DCI said that six pilots from Niger underwent ab-initio training in France and Niger and that the government of Niger had decided to extend the project in 2013 with the training of additional aircrews.

 

The six pilots, together with six flight mechanics, graduated with their diplomas in March at a ceremony held in Niamey, Niger.

 

“This innovative project, supported by the presidency of Niger, allowed the pilots and flight mechanics to use Helidax installations, within the framework of an ab initio training,” DCI said. “The pilots were trained on EC120 Colibri aircraft.

 

The Niger Air Force operates several Mi-8/17 transport and Mi-24 attack helicopters.

 

DCI-AIRCO, in partnership with the French Air Force, has offered fighter pilot training since 2008. Training takes place at French Air Force bases (Salon de Provence, Cognac, Tours and Cazaux). The company also offers helicopter pilot training, at the ALAT (French Army Light Aviation) pilot training school in Dax, or in the customer’s country.

 

DCI, via its subsidiary Hélidax, is an important partner for the Dax school. Hélidax supplies flight hours required for the basic training of pilots from the Armed Forces (land, sea and air), Gendarmerie Nationale and other foreign pilots.

 

Some of DCI’s customers include the Qatar Emiri Air Force and Libya. Earlier this month it was announced that the Libyan Air Force had appointed DCI to train 20 officer trainees.

 

DCI was created in 1972 to assist foreign military equipment sales, with its main mission to provide training to foreign customers.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:45
Thuraya sat-map

Thuraya sat-map

20 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Nigeria's military banned the use of Thuraya satellite phones in northeastern Borno state, a step it said was designed to stop Islamist militants communicating.

 

President Goodluck Jonathan declared a state of emergency in Borno and two other states on May 14, ordering extra troops in to try to crush Islamist sect Boko Haram, whose insurgency against has killed thousands of people in the past three years.

 

Authorities cut the mobile network in Borno state in the same week to disrupt Boko Haram's operations, Reuters reports.

 

It is the most determined offensive yet against Boko Haram, whose nickname translates as "Western education is sinful" and whose struggle to carve an Islamic state out of religiously-mixed Nigeria has destabilised Africa's top oil producer.

 

Borno state military spokesman Lieutenant Colonel Sagir Musa said the ban was imposed after evidence emerged that Boko Haram used satellite phones to coordinate attacks on civilians, including in two school attacks in the past week.

 

Suspected Islamist militants fired on a school in Maiduguri on Tuesday, killing nine students.. The attack followed one in the city of Damaturu, also under a state of emergency, that killed seven pupils and two teachers.

 

"Effective from 19th June 2013, the JTF imposes a ban on the use and sales of Thuraya phones and accessories," Musa said in a statement handed out to journalists. "Anyone seen with Thuraya phones, recharge cards and accessories will be arrested."

 

The move will make it even more difficult for journalists to report from the conflict zone, something press freedom groups say Nigeria's military has been trying to do anyway.

 

Nigerian forces say their offensive has enabled them to wrest back control of the remote northeast from Boko Haram. They say they have destroyed important bases and arrested more than 150 suspected insurgents.

 

But critics take the latest attacks as evidence that Boko Haram will prove almost impossible to stamp out using pure military means, since they inhabit a vast, semi-desert area with porous borders with Chad, Cameroon and Niger.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:45
Chaos, Islamist threat plague Libya's lawless desert south

21 June 2013 defenceWeb (Reuters)

 

Sitting on cement blocks, surrounded by shisha pipes and machine guns, a dozen or so tribesmen guard a makeshift checkpoint outside the main city in Libya's desert south.

 

They are there to guard against smugglers and criminals, who have multiplied since Muammar Gaddafi's downfall in the 2011 war. They also say they are ready to battle Islamist militants that Libya's neighbors and Western nations fear are crossing the North African country's porous borders.

 

"If I hear al Qaeda is here, I will kill them. We know what happened in Mali and we won't allow it here, even if we only have rifles," Mohammed Wardi, 25, said as a war movie blasted from an old television nearby. "We are here to protect Libya."

 

A French-led military campaign this year broke Islamists' hold over the northern two-thirds of Mali, killing hundreds of al Qaeda-linked fighters and pushing others into neighboring states like Niger and eventually Libya, security officials say, Reuters reports.

 

The men with Wardi are from the Tibu tribe, a black African ethnic group that also lives in Chad and Niger, which along with ill-trained tribal militias of former rebel fighters and a poorly-equipped national army are trying to maintain security in Libya's southern desert hinterlands.

 

The long-neglected region, with borders stretching more than 2,000 kms and home to major oil fields, has grown more lawless as the country's new rulers - hundreds of miles away in Tripoli - struggle to impose order on a country awash with weapons.

 

The south has seen rising violence, weapons and drug trafficking and an influx of illegal immigrants, leading the national assembly to declare the region a military zone, a decree the weak government has little power to enforce.

 

"The south is dying and the government is ignoring us. Crime is rampant, there are tribal animosities, smuggling and we are worried that what is happening in Mali will spread here," said a local government official, who declined to be identified.

 

"We are free of Gaddafi but we are prisoners to chaos."

 

IN NEED OF WEAPONS AND BINOCULARS

 

Even under Gaddafi, the south was poorly patrolled and smugglers have long used the area - a crossroads of routes to Chad, Niger and Algeria - for trafficking drugs, contraband cigarettes and people to Europe.

 

But now the traffickers, who also specialize in weapons, fuel, stolen vehicles and subsidized food, are as well-armed as the security forces tasked with catching them.

 

"We have patrol planes, convoys of cars but the area is very big," said a senior army source at the base for the south's military governor. "Sometimes phones don't work well and we need better equipment - planes, cars, weapons even binoculars."

 

Adding to the lack of equipment, the militias the state relies on - especially in the harsh desert terrain its soldiers do not know - are rife with long-standing grievances.

 

During his 42-year iron-fisted rule, Gaddafi often played off one tribe or clan against the other and tensions persist. Last year fighting between Tibu, oasis farmers by tradition, and Arab militias in Sabha and Kufra killed more than 150 people.

 

Skirmishes still erupt over control of smuggling routes, sometimes by the groups supposed to be catching the culprits.

 

In towns such as Sabha and Obari, a remote outpost 200 kms away, police struggle to rein in crime, compounded by unemployment, drug abuse and plentiful weapons.

 

Military convoys and bases have been attacked. Last month, Sabha airport was briefly shutdown by angry Tibu protesting against the disappearance of a militia leader.

 

The main prison for the southwest is in Sabha but it holds just 95 criminals. It has been attacked with rocket-propelled grenades and prisoners broke free earlier this year.

 

"Most of the prisoners came back as they were too afraid to be out on the streets," Mohammed Ali Azbari, who manages the former rebel fighters now acting as prison guards, said.

 

"We now have the army outside the prison."

 

At Sabha hospital, doctors tell of how patients have been shot inside the grounds by angry rival tribesmen seeking revenge. Bullet holes are still visible on the floor.

 

ISLAMIST THREAT

 

Restoring order in the south is important to the stability of the wider region, where Islamist influence is spreading after the defeat of the insurgents in Mali.

 

A string of attacks in Niger including on a French-run uranium mine have shown how rebels have taken advantage of a security vacuum since the Mali conflict.

 

Security officials say lawless southern Libya has become the latest haven for Islamist groups. Paris has put the blame firmly on these groups for attacking its embassy in Tripoli in April.

 

Libyan officials insist Islamists have not found shelter in their deserts.

 

"There are no al Qaeda groups here. We can say that and we know," said Mahmoud Abdelkareem, an official from Obari council involved in security matters for the south. "Our men in the desert would find them easily and this has not happened."

 

But Western nations are worried. Earlier this month NATO, which played a major role in toppling Gaddafi, said it would send experts to Libya to see how it can improve security.

 

"We can't deny some activities are going on. The fact that the area is not properly secured encourages smuggling, perhaps even training camps," said one Libyan security official from the town of Ghadames, on the border with Algeria.

 

Residents in Sabha tell of hearing stories of weapons being sold across the border and areas briefly shutdown by militias.

 

"There are people who went to fight in Mali and others have come from there. But they are keeping a low profile, most likely near the borders," said the first local government official.

 

"Any cooperation however between a tribal group here and them is likely to be financial rather than ideological."

 

Gaddafi's overthrow flooded the Sahara with pillaged weapons and ammunition, which Tripoli has failed to clamp down on.

 

"Libya is an open air arms market; it will remain a source of weaponry for 10 years," an Algerian security analyst said.

 

Security sources say veteran al Qaeda commander Mokhtar Belmokhtar acquired arms in southern Libya and his fighters used it as a transit route before a mass hostage-taking at a gas plant in Algeria in January in which dozens were killed.

 

Many fear Libya's oil facilities, also guarded by former rebels, may face a similar threat.

 

"The situation in the south has worsened dangerously fast," Muftah Bukhalil, head of the intelligence office in Kufra, said.

 

"You can just about expect anything these days."

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 16:45
Terrorist attacks in Niger: not another Mali

03 June 2013 Tobias Koepf - iss.europa.eu

On 23 May, terrorists carried out two suicide attacks in northern Niger which targeted a camp of the Niger armed forces in the city of Agadez and a uranium site run by the French nuclear company Areva in the city of Arlit. During the attacks, around 20 people (most of them Niger soldiers) were killed.

Responsibility for the attacks was claimed by the terrorist group Movement for Oneness and Jihad in West Africa (MUJAO), one of the three Salafi-jihadist groups that seized control of northern Mali after the military coup in Bamako in March 2012 only to be driven out of Mali following the French military intervention - Operation Serval - in January 2013.

The attacks raised concerns that they could mark the beginning of a descent into chaos in the country, similarly to what happened in Mali one year ago. And at first glance, Niger is indeed suffering from some of the same problems that caused the turmoil in Mali.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:45
Des drones US au Sahel source LdDef

Des drones US au Sahel source LdDef

June 3rd, 2013 By Jody Ray Bennett  / International Relations and Security Network - defencetalk.com

 

In January 2013, US military officials finalized a Status of Forces (SOFA) agreement with the government of Niger to increase military involvement throughout the country. While the move clearly reflected developments in neighboring Mali, it had long been an operational goal of the Pentagon to establish a drone base in the region. Before the Northern Mali conflict escalated last year, the Pentagon had been flying drones in the Horn of Africa to survey Somali piracy and other armed non-state actors like Al-Shabaab. But despite complaints by West African governments and regional business interests, few resources were being devoted to the perceived threat from the nomadic Tuareg minority that was allegedly transporting weapons and other illicit goods across the Sahel.

 

While the connection between what some have dubbed Mali’s “Tuareg Problem” and Al-Qaeda in the Islamic Maghreb remains unproven, the possibility that these groups might be working together (or perhaps the simple fact that they existed) was enough for the Pentagon to establish its first drone base in West Africa. After the Benghazi attack, in which it is believed that a lack of air support to Libya resulted in the deaths of four American diplomatic officials and multiple other injuries, some form of established US military presence in a neighboring country was perhaps inevitable. Indeed, the former commander of AFRICOM, which oversees military operations on the African continent, said about Benghazi in a New York Times interview, “Instead of responding in a day, [the new base in Niger] could respond within some number of hours.”

 

A logical choice

 

According to initial reports, the drone base sits behind a barbed-wire wall in Niamey, Niger’s capital. The US Air Force has begun flying Predator drones from the base through scorching heat and daily sandstorms. Though unarmed, these Predator drones can cover the country to conduct surveillance and other reconnaissance missions. These missions primarily look for security threats such as Al-Qaeda fighters, “guerillas from other groups hiding in the country’s mountains and hills”, and other Islamist non-state actors that threaten border security or neighboring African states.

 

While contractors and military officials from Chad, France, and the United States conduct unarmed drone missions from Niger to gather intelligence on the insurgency in Mali, US officials have told media outlets that they have not yet ruled out arming drones from this base for targeted killings. Indeed, US forces had long been in Mali before a permanent presence was considered, primarily to oversee the base and undertake intelligence assessments.

 

According to a report in The Guardian, “The White House announced in February [2013] that Obama had deployed about 100 military personnel to Niger on an ‘intelligence collection’ mission, but it did not make any explicit reference to drones.” Since the establishment of the hangars and airstrip, the presence of drone flights is hardly a secret. The Guardian further reported that the President of Niger, Issoufou Mahamadou, told the publication that “his government invited Washington to send surveillance drones because he was worried that the country might not be able to defend its borders from Islamist fighters based in Mali, Libya or Nigeria.” While US drone operations are a part of a constellation of bases across North Africa and the Middle East, the new Nigerien base now joins continental missions that occur from Djibouti, Ethiopia, and until most recently, the Seychelles.

 

“Niger is, of course, a natural choice, not only because of its central geographic position, but because its democratically-elected government has weathered the regional upheaval quite well and has proven a reliable ally in efforts to contain and defeat violent extremism,” said Dr. J. Peter Pham, director of the Africa Center at the Atlantic Council and specialist on African security issues.

 

But uncertainties remain

 

“Of course,” Pham continued, “while the deployment of surveillance drones to Niger makes sense, regional security (and the strategic interests of the United States and its allies) would be better served over the long term if the deployment were accompanied by a more comprehensive engagement of the country, including greater support for its continued political, economic, and social development.”

 

Relations between the United States and Niger have been positive since the West African country became independent in 1962. Nevertheless, in a recent interview, Niger’s president is quoted as saying “The U.S. should do more in the area of training, equipment, land and air, and intelligence capability”, while fearlessly launching complaints about the “feeble” attempts of West African governments and militaries alike to quell insurgencies and other security threats.

 

While Niger may have been seen as a natural choice to establish a US military presence, officials were not sure how well a drone base would be received in a majority Muslim country. According to the Guardian article:

 

“US and Nigerien officials had worried that the drones might spur a popular backlash in Niger, where about 90 % of the population is Muslim. Extra security barriers were raised outside the US and French embassies as a precaution. So far, however, reaction has been muted, and many people seem to favour anything that the US and French militaries can do to prevent a spillover of violence from Mali.”

 

And this is precisely why the US established an operational role in the country. With an established base, the United States gains a foothold in the country at minimal cost; a new, physical military presence in the region that it can cite upon criticism of the Benghazi attack; an intelligence stake in the ongoing conflict in Mali; additional information from operations occurring in remote areas of the region; and, in addition to all of this, the ability to wield soft power abroad during a time when American taxpayers are growing increasingly frustrated with military strain in Iraq and Afghanistan.

 

The entire operation, however, is being carried out by AFRICOM, a military command for an entire continent with a budget of $300 million and roughly 2,000 employees. Those figures should be compared to the US Central Command that manages Afghanistan and the Middle East with a budget of approximately $800 million and 5,000 employees. A year ago, AFRICOM operations in Niger involved spending money on t-shirts, campaign signs, and other efforts to persuade citizens to vote. Now AFRICOM maintains it can “carry out both combat operations and its original ‘soft power’ missions, taking cues from envoys in the region like Bisa Williams, the United States ambassador in Niamey.”

 

Nevertheless, much of the Nigerien population is skeptical of outsiders, especially foreign powers that can be reminiscent of Niger’s colonial past. If drones here are weaponized, there could easily be much more blowback compared to a country like Yemen or Pakistan where armed drones regularly conduct aerial strikes.

 

“It is important to emphasize that the current deployment is only for unarmed intelligence-gathering aerial vehicles. It is unlikely that there will be attacks by armed drones in this area for the simple reason that there is a very limited number of such aircraft and the paucity of high-value terrorists in the Sahel – to say nothing about a lack of intelligence about such potential targets in the region – to justify yanking the aircraft from other fronts. And, even if a strike or two were carried out, such attacks are not a sustainable strategy. They simply would buy time for a political process that alone can hope to resolve the deep-seated issues in this region,” Dr. J. Peter Pham explained.

 

While one can question the role that these developments play in the larger US grand strategy, they have opened up West Africa to the first ongoing American military presence under the management of AFRICOM. At least for now, however, the establishment of a drone base by the United States is primarily for the use of unarmed aerial reconnaissance vehicles, and is not especially surprising in light of the growing influence of al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), and its allies in northern Mali, within an area larger than metropolitan France.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 20:38
photo EMA

photo EMA

24 mai 2013 à 14:11 liberation.fr (AFP)

 

Les forces spéciales françaises sont intervenues vendredi matin à Agadez, dans le nord du Niger, pour y faire cesser la prise d’otages qui avait démarré jeudi après un attentat suicide, a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministère de la Défense a précisé à l’AFP que l’assaut avait fait au moins deux morts dans le camp des «terroristes» preneurs d’otages.

 

«L’assaut s’est déroulé vendredi à l’aube», a-t-on assuré, alors que le ministre nigérien de la Défense, Mahamadou Karidjo, avait affirmé que l’opération s’était achevée jeudi soir.

 

«A l’heure où je vous parle, la situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président (nigérien Mahamadou) Issoufou», a indiqué M. Le Drian, interrogé à la mi-journée par BFMTV, après un discours du président François Hollande devant l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) à Paris.

 

«L’objectif (des terroristes, ndlr) était que le Mali devienne un sanctuaire islamiste, ça ne le sera pas. Il faut maintenant éviter qu’il y ait, soit au Nord-Niger, soit dans une partie du Tchad, des risques identiques», a-t-il conclu, qualifiant la région du Sahel de «zone d’instabilité».

 

La veille, M. Hollande avait déclaré que Paris appuierait «tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d’otages» à Agadez et «anéantir» le groupe qui a porté les attaques contre un camp militaire et un site d’Areva à Arlit (nord).

 

«Il ne s’agit pas d’intervenir au Niger comme nous l’avons fait au Mali, mais nous aurons la même volonté de coopérer pour lutter contre le terrorisme», avait déclaré le chef de l’Etat, en marge d’une visite à Leipzig, en Allemagne.

 

Vendredi, M. Hollande a une nouvelle fois condamné les deux attentats suicides, voyant dans les actes terroristes perpétrés jeudi au Niger «une preuve supplémentaire» de la nécessité de soutenir l’Afrique contre le terrorisme.

 

Les deux attentats ont été revendiqués par les islamistes du Mujao et «supervisés» par le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, selon un porte-parole de son groupe. La formation de Belmokhtar a menacé de lancer de nouvelles attaques au Niger, dans un communiqué mis en ligne vendredi par des sites islamistes.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:45
SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

SU-25 Ukrainien avec une partie de l'armement qu'il peut emporter (crédit : Wikimedia)

 

24 Mai 2013 par La Rédaction - enderi.fr

 

L’Ukraine a récemment vendu au Niger deux SU-25 Frogfoot, tirés de ses stocks de guerre froide. La France, qui aurait participé au financement de cet achat conséquent pour un pays comme le Niger, voit d’un très bon œil le renfort de moyens aériens locaux dans sa lutte sahélienne contre les mouvances terroristes, particulièrement dans le contexte des attaques sur les sites d’Areva.

 

Les deux avions font la fierté de la petite mais vaillante armée de l’air nigérienne, qui jusque là ne comptait que quelques avions de transports et quelques hélicoptères de manœuvre. Les deux SU-25 (portant les numéros d’immatriculation 5U-MCC et 5U-MCF, 5U étant le préfixe OACI du Niger naturellement) seront les premiers véritables avions de chasse de cette armée de l’air. Ils sont vraisemblablement arrivés au Niger en février, car les premières informations à leur sujet remontent à cette date. Ils ont très certainement été livrés début février en toute discrétion, sous la forme de kits apportés par avions gros porteurs, en même temps que l’outillage et les pièces nécessaires à la maintenance. Ces avions proviennent sans doute de la 4070ème Base de Réserve ukrainienne qui, jusqu’à une date récente, stockait sous cocon une trentaine de SU-25 en version de base.

Quelques exemplaires de cette version originelle du SU-25, aussi appelée Frogfoot-A en codification OTAN, ont déjà été vendus par l’Ukraine à la Macédoine (4 appareils en 2001, dont 1 SU-25UB biplace), à la Guinée équatoriale (4 exemplaires entre 2007 et 2009 dont 2 SU-25UB) et au Tchad (6 ou 7 exemplaires entre 2008 et 2010 dont au moins 2 SU-25UB). Les appareils destinés au Niger ont d’abord suscité l’intérêt de la République Démocratique du Congo en 2012, qui a finalement renoncé à l’achat et créé une opportunité pour le Niger. Bien que cet investissement ait été qualifié « d’urgent » par le Niger, il n’a pas de lien avec l’offensive terrestre française au Mali, état donné que la commande a été passée à l’été 2012. Par contre, il découle directement de l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali dont la France continue de faire les frais à travers les otages enlevés sur le site d’Arlit il y aura bientôt trois ans. A l’instar de ce qui se passe chez les autres clients du SU-25 en Afrique, le Niger va très probablement confier le pilotage et l’entretien de ces avions à des contractors ukrainiens, connus pour officier de la même façon au Tchad ou en Guinée équatoriale. Mais à la différence du Tchad, où des pilotes tchadiens sont formés à prendre la relève des pilotes ukrainiens, le Niger ne dispose pas de version biplace permettant une formation dans de bonnes conditions. Les avions nigériens vont donc rester vraisemblablement longtemps entre les mains de mercenaires coûteux, peu prompts à prendre des risques et dont le comportement au combat peut être sujet à caution.

Mais malgré les réticences que peut susciter l’emploi de mercenaires, le Su-25 est probablement le meilleur choix possible pour une armée africaine. C’est un avion rustique spécialisé dans l’attaque au sol et l’appui des forces terrestres. Il est le pendant russe de l’A-10 américain, bien que son design et sa masse le rapproche plus de l’YA-9 de Northrop, concurrent malheureux de l’A-10 lors de l’appel d’offre. La ressemblance est d’ailleurs suffisamment prononcée pour se demander s’il n’y a pas eu migration discrète des schémas de l’YA-9 de l’autre côté du rideau de fer. Quoiqu’il en soit le SU-25 est un biréacteur subsonique, avec environ 800 km de rayon d’action (à pleine charge avec deux réservoirs supplémentaires), ce qui est relativement faible notamment dans les immensités sahéliennes. Ce rayon d’action limité est compensé par la facilité avec laquelle l’avion peut être déployé sur des pistes sommaires avancées, avec un minimum de logistique : sur de courtes périodes, le SU-25 ne nécessite pas d’infrastructures particulières, à part une piste d’une longueur suffisante. Une équipe d’une demi-douzaine de mécaniciens, équipée d’un outillage rudimentaire et de quelques pièces détachées permet une utilisation opérationnelle de plusieurs semaines sur des bases sommaires. En termes d’armement, le SU-25 est équipé du redoutable canon GSh-30-2, canon de 30 mm automatique à deux tubes fixes, mais avec la particularité d’avoir une seule culasse. Ce canon tire toutes les munitions en calibre 30x165mm, dont certaines contiennent de l’uranium appauvri. Il se retrouve également sur les MI-24P, facilement reconnaissable du fait des deux tubes visibles sur le côté droit du fuselage. Il est également réputé pour être particulièrement rustique. Bien que pouvant tirer quasiment aux mêmes cadences que le canon GAU-8A de l’A-10 des munitions aux effets équivalents, on notera qu’il pèse 20 fois moins lourd : à peine 115 kilos hors munitions. Avec 4 tonnes de charge utile réparties sur 11 points d’emport, le SU-25 peut embarquer une bonne partie de l’inventaire soviétique des munitions air-sol, mais il est utilisé de manière privilégiée en Afrique avec des bombes lisses de 250 ou 500 kg de type RBK ou OFAB (voir article sur les bombes syriennes pour plus de détails sur les bombes russes). Ce sont des munitions non guidées, à effet de zone ou effet de souffle. Aucun détail n’a pour l’instant filtré sur les munitions que pourraient emporter les SU-25, sachant que les Nigériens ne dispose pas de stocks de telles armes, en théorie, n’ayant eu jusque là aucun aéronef pour en utiliser.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 15:55
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24 mai 2013 Par Guillaume Thibault - RFI

 

Au lendemain du double attentat au Niger, une opération militaire menée à Agadez, ce vendredi 24 mai dans la matinée, a permis de neutraliser les derniers jihadistes retranchés dans le camp militaire. Un assaut qui a été mené conjointement par des forces françaises et nigériennes, comme le révélait RFI. Le ministre français de la Défense a confirmé l’information, et expliqué que les forces spéciales françaises ont été engagées « à la demande du président Issoufou ».

 

L'assaut a été lancé à 6 heures du matin, heure locale. Il a été mené par les militaires nigériens et les forces spéciales françaises, présentes dans la zone depuis le début de l'intervention Serval, en janvier. Dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mai, deux fortes explosions ont été entendues dans le camp d’Agadez.

 

Karidjo Mahamadou, le ministre nigérien de la Défense, affirme que deux jihadistes étaient retranchés depuis jeudi dans un dortoir du camp militaire. Dans un entretien accordé à RFI ce vendredi 24 mai en milieu de journée, Karidjo Mahamadou a également confirmé la présence de forces spéciales françaises lors de l’opération.

 

Dix jihadistes tués à Arlit et Agadez

 

« Tout est terminé à Agadez. Tout est calme. La situation est maitrisée », a affirmé Karidjo Mahamadou, qui a tenu à clarifier certaines informations circulant sur la situation à Agadez : « Depuis hier (jeudi 23 mai, ndlr), les gens parlaient de prise d’otages. Il n’y avait pas d’otage. Il y avait des jihadistes retranchés dans un dortoir, qui ont abattu deux occupants de ce dortoir. Ce sont ces jihadistes-là qui ont été traqués, qui ont voulu fuir, et ils ont été neutralisés. Deux ont été abattus ce matin. »

 

« Je confirme », a sobrement répondu Karidjo Mahamadou, alors qu’il était interrogé sur la présence de forces spéciales françaises aux côtés des soldats nigériens lors de l’assaut. Le ministre nigérien est également revenu sur le bilan de l’opération. « Nous avons dix jihadistes qui ont été tués, sur Arlit et Agadez. Deux à Arlit, et huit à Agadez ». Tous les jihadistes tués étaient porteurs de « ceintures bourrées d’explosifs qu’ils étaient sur le point d’activer ». Mais « ils ont pu être abattus, la menace est jugulée », a conclu le ministre.

 

La France veut éviter une propagation du risque jihadiste

 

Habituellement peu bavarde sur les missions des forces spéciales, les autorités françaises ont également confirmé leur participation à l'assaut de ce vendredi matin. C'est le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a fait cette annonce. « A l’heure où je vous parle, la situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président Issoufou. Et cela a permis d’aboutir à une stabilisation de la situation », a déclaré Jean-Yves Le Drian.

 

« Le président de la République (française, ndlr), l’a rappelé : il importe aussi d’avoir une bonne coordination avec les pays voisins, comme le Niger, et les autres, pour progressivement instaurer une sécurité dans le Sahel qui est une zone d’instabilité », a insisté le ministre français de la Défense. « L’objectif était que le Mali devienne un sanctuaire terroriste, ça ne le sera pas. Il faut maintenant éviter qu’il y ait, soit au nord Niger, soit dans une partie du Tchad des risques identiques », a-t-il prévenu.

 

La katiba de Belmokhtar revendique le double attentat

 

Revendiquées dans un premier temps par le Mujao, ces attaques auraient également été menées par des combattants de la Katiba de Mokhtar Belmokhtar. C'est ce qu'affirme le porte-parole de son groupe, baptisé « les signataires par le sang » dans un communiqué. « C’est Belmokhtar qui a supervisé lui-même les plans d'opérations », ajoute le porte-parole. Mais si cette Katiba annonce que de nouvelles attaques terroristes sont prévues au Niger, Mokhtar Belmokhtar, annoncé mort par le Tchad en mars lors des affrontements dans le nord du Mali, reste depuis invisible.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:06
photo EMA

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24/05/2013 Par Le Figaro.fr avec AFP

 

Les forces spéciales françaises sont intervenues ce matin à Agadez, dans le nord du Niger, pour y faire cesser la prise d'otages qui a avait démarré hier après un attentat suicide, a annoncé aujourd'hui le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"La situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou", a-t-il précisé.

 

Jeudi, un attentat contre le camp militaire d'Agadez avait causé la mort de 23 personnes, dont 18 militaires nigériens. Quatre kamikazes étaient morts pendant l'opération. D'autres s'étaient enfermés dans un local avec des otages élèves officiers.

 

Au moins deux terroristes auraient été tués dans l'assaut, d'après le ministère de la Défense.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:45
Les USA donnent des coups de pouce à l'armée du Niger

14.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

J'ai signalé dans un post de lundi que 22 militaires US allaient être déployés au camp de Ouallam (Niger) pendant 40 jours pour une mission d'instruction. Quelques précisions.

A Ouallam, les Américains vont remettre à niveau la relève du bataillon nigérien actuellement au Mali dans le cadre de la Misma. Le nouveau bataillon intégrera les forces onusiennes dont la mise en place doit commencer en juillet.

Par ailleurs, les Américains forment des forces antiterroristes nigériennes dans le secteur d'Arlit et des cadres des forces du Niger sont en formation aux USA.

Enfin, des pilotes et des mécaniciens nigériens sont en cours de formation; ils piloteront et entretiendront les deux Cessna 208 Grand Caravan que Washington a cédés, en mars, aux forces armées du Niger.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:45

 

24 Avril 2013 atlasinfo.fr (source Liberation)

 

Les militaires l’appellent «l’effet mercure» : quand on presse une bille de ce métal liquide, elle se scinde en de multiples gouttes qui s’éparpillent sans qu’on puisse jamais les éliminer. Au Nord-Mali, l’armée française a certes frappé les groupes jihadistes au cœur de leur sanctuaire, leur portant un coup majeur. Mais elle reconnaît volontiers qu’un nombre indéterminé d’entre eux - probablement plusieurs centaines - est parvenu à s’enfuir dans les pays voisins.

Le sud de la Libye, nouveau refuge des jihadistes du Mali

Vastes. Malgré l’armada déployée dans le ciel - les drones français et américains, les avions de surveillance ATL2 -, un strict contrôle de l’ensemble des vastes frontières du Mali relève de la mission impossible, même pour la principale armée de la région, celle de l’Algérie. Résultat : depuis l’intervention française, des groupes d’individus soupçonnés d’appartenir à la mouvance salafiste ont été aperçus dans plusieurs villes de la région, notamment à Niamey (Niger) et à Ouagadougou (Burkina Faso). «Les jihadistes n’ont pas attendu l’opération Serval pour circuler dans la région, note Mathieu Pellerin, directeur de Cisca (un centre d’analyse sur l’Afrique). Mais celle-ci a disséminé durablement la menace terroriste, et ce jusque dans des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal.»

la passe de Salvador - Google Maps

la passe de Salvador - Google Maps

Mais c’est surtout le sud de la Libye qui est cité comme l’une des principales zones refuges des jihadistes. D’après une source bien informée, certains terroristes blessés au Mali y seraient soignés. «L’autoroute du risque», comme l’appelle un haut gradé, longe le massif de l’Aïr, au Niger, et conduit jusqu’en Libye, via la passe de Salvador. Ironie du sort : à l’été 2011, cette même voie a été empruntée, en sens inverse, par les vétérans touaregs de la légion islamique en route pour le Nord-Mali. Leur arrivée a catalysé les revendications indépendantistes des Touaregs, débouchant sur une déstabilisation majeure du Mali, et de l’ensemble de la région.

 

Alors qu’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) et ses affidés ont encore appelé, vendredi, les musulmans à frapper les Français en représailles à leur engagement militaire au Mali, la surveillance des intérêts hexagonaux dans la zone saharo-sahélienne a été discrètement renforcée depuis plusieurs mois, tout comme celle aux abords des principales plateformes aéroportuaires de la région. La nuit, les passagers sont ainsi fermement appelés à baisser le volet de leur hublot pour masquer la lumière émanant de la cabine lors de la phase d’atterrissage à Bamako. Une mesure de protection qui traduit la hantise - bien réelle - d’un attentat, à l’aide d’un missile sol-air.

 

Au-delà de ces mesures de sécurité et de l’action des services de renseignements, Paris a décidé de maintenir une force de plusieurs centaines d’hommes, en appui à la future opération de maintien de la paix de l’ONU. Cette force dite «parallèle» aura spécifiquement pour but de poursuivre la lutte antiterroriste. En clair, les Casques bleus seront chargés de sécuriser les villes du Nord-Mali, tandis que les Français mèneront, si nécessaire, des actions coups de poing.

Crédits EMA / ECPAD

Crédits EMA / ECPAD

Etoffé. Au fil des ans, Paris a étoffé de manière substantielle son dispositif militaire dans la région. Des unités de formations, composées de forces spéciales et équipées d’hélicoptères, sont habituellement déployées au Burkina Faso et en Mauritanie. Des forces françaises sont installées en permanence à Dakar et à Abidjan. Enfin, plusieurs aéronefs stationnent sur le tarmac de l’aéroport de N’Djamena, au Tchad. Remis lundi prochain au président de la République, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale devrait entériner le maintien de ces forces prépositionnées dans la bande saharo-sahélienne.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 07:45

23 avril 2013 Guysen News International

 

Des soldats tchadiens et nigériens ont participé à l’attaque menée la semaine dernière par l’armée nigériane contre des combattants islamistes de la secte Boko Haram dans la ville nigériane de Baga, sur les rives du lac Tchad, a-t-on appris mardi de sources militaires dans les trois pays. Le porte-parole des forces de défense nigérianes, le général Chris Olukolade, a toutefois affirmé que les soldats tchadiens et nigériens n’avaient pas été directement engagés dans les combats.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 12:36

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:45

MISMA

 

29.01.2013 par Romain Mielcarek

 

Elles viennent du Niger, du Nigeria, du Bénin, du Ghana, du Tchad... Il y a celles qui font peur, celles qui n’y connaissent rien, et celles qui sont bien préparées. Cela suffira-t-il pour prendre le relais de la France?

 

Au Mali, l’arrivée des militaires africains est attendue pour prendre le relais, ou tout du moins pour accompagner les militaires maliens et français sur le terrain. Le déploiement en force des tricolores dans des proportions qui augmentent de semaine en semaine (on parle aujourd’hui de plus de 3.000 hommes avec des matériels aussi lourds que des chars Leclerc) a créé une véritable rupture stratégique dans la situation de ce pays: les combattants islamistes du nord ne peuvent plus envisager de progression vers le sud. Reste que pour les délocaliser de la partie sahélienne du Mali, les Français ne sont pas assez nombreux.

 

Depuis plusieurs mois, les instances internationales, Union européenne en tête, pressent les Africains de participer à la sécurisation du Mali et à la restauration de son Etat. Dans cette région, c’est la Confédération économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui est logiquement responsable. Le volet militaire de l’organisation, baptisé Ecomog, est déjà intervenu au Libéria (1990 et 1996), en Sierra Leone (1998) et en Guinée-Bissau (1997). Elle a depuis été remplacée par un nouveau dispositif initié par l’Union africaine à l’échelle du continent: les Forces africaines en attente (FAA), avec sa composante locale, la Force en attente de la Cédéao (FAC).

 

Depuis l’éclatement du Mali, les réunions se succèdent jusqu’à l’annonce en novembre dernier de l’envoi par les pays membres de quelques 3.300 hommes. Il faudra attendre la validation de cette mission par les Nations unies, le 20 décembre, puis l’arrivée des Français le 11 janvier pour que les premiers Africains posent le pied sur le sol malien…

Des Africains en quête de financements et de matériels

Les militaires africains envoyés par la Cédéao sont placés sous le mandat de la Misma, la Mission internationale de soutien au Mali. Cette intervention est validée par la résolution 2085 des Nations unies. Elle prévoit avant tout de «reconstituer la capacité de l’armée malienne, en étroite coordination avec les autres partenaires internationaux, en prévision de la reconquête du nord-Mali». Plus globalement, elle doit aussi «aider les autorités maliennes […] à réduire la menace posée par les organisations terroristes» et «aider à la sécurisation des institutions maliennes de transition en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel».

 

Lire le dossier spécial Mali sur SlateAfrique

 

Au 20 janvier, sur les 4.500 hommes finalement promis, seuls 450 étaient arrivés sur place. Des Béninois, des Burkinabés, des Nigériens, des Nigérians, des Sénégalais et des Togolais. 200 Tchadiens sur les 2.000 que N’Djaména a proposé de son côté à la Misma étaient aussi de la partie. Sur ces troupes, il se pourrait que peu soient opérationnelles. Dans les couloirs, certains militaires français n’hésitent pas à moquer leurs capacités réelles, estimant que certains «viennent avant tout pour s’équiper». La Cédéao espère en effet que les Occidentaux vont financer l’opération. Oswald Padonou, spécialiste des questions sécuritaires de l’ouest africain, s’inquiète de cette approche:

« Il y a eu beaucoup de promesses, mais peu d’arrivées. Les opérations de maintien de la paix sont aussi un moyen pour ces pays d’assurer quelques subsides à leurs soldats. Cela permet de reporter dans le temps les problèmes qui frappent leurs propres armées. Aucune des armées de la sous-région n’est en mesure de répondre à des problématiques de terrorisme. La Misma n’est pas en mesure de remplacer la France.»

Les moyens ne sont en effet pas comparables. Il évoque l’exemple de son pays, le Bénin, qui fournit un contingent principalement composé de policiers. Le Ghana, lui envoie des soldats du génie. Des moyens utiles pour lutter contre les pièges explosifs ou pour assurer la sécurité intérieure de la zone sous contrôle malien. Mais des troupes qui n’ont aucune chance de reconquérir le nord ni de déloger les combattants islamistes mieux armés de la partie sahélienne.

«Je pense qu'il faut prendre ces chiffres avec beaucoup de précautions, remarque de son côté Samuel Benshimon, consultant et directeur de Sahel Intelligence. Au sein de la Misma, il ne faut pas négliger le fait qu'il y a un véritable différentiel entre les contingents, certains étant très bien structurés et ayant une grande expertise et d'autres étant moins bien préparés. Il faut une approche culturelle différenciée, difficile cependant à obtenir sans commandement unifié clair et…légitime. L'enjeu majeur est bien entendu celui de l'inter-opérabilité des différents contingents, qui ont peu d'expérience commune. »

 

La barrière de la langue, notamment, risque de ne pas faciliter le déploiement des Nigérians ou des Ghanéens.

Les Etats guerriers

Quelques-uns des participants à la Misma se démarquent à l’inverse par de vraies compétences. C’est notamment le cas du Tchad. Idriss Déby semble vouloir s’imposer comme un acteur crucial au Sahel. L’armée tchadienne fait partie des plus rodées: elle partage avec le nord-Mali des conditions désertiques exposées à une forte sécheresse et à des chaleurs extrêmes. Tout l’inverse des territoires plus humides et boisés du Ghana ou du Bénin. Les Tchadiens sont habitués à affronter des milices mobiles dans le Sahel. Ils font partie des combattants les plus professionnalisés et les plus expérimentés.

 

Leur approche de la guerre inquiète tout de même. Le colonel Michel Goya, directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), qui fût parmi les premiers à comparer le théâtre malien à l’expérience franco-tchadienne au cours de l’histoire, confirme le besoin de surveiller l’action des troupes de N’Djaména:

«C’est l’armée qui fait peur. Ses soldats sont recrutés dans les ethnies guerrières du nord. Ils sont très bons dans les zones désertiques du Sahel. S’ils interviennent dans le nord du Mali et au Niger, il faut s’en féliciter. Mais ce ne sont pas des “sucrés”: attention aux risques de violences contre les touaregs…»

Des craintes formulées quand les ONG commencent déjà à pointer du doigt des exactions commises par l’armée malienne. La dureté tchadienne pourrait être tempérée par un travail en totale coopération avec les Nigériens. Les deux pays commenceraient à préparer une intervention plus au nord, directement depuis le territoire nigérien. Ces derniers ont dû attendre l’aval de leur Parlement pour entrer en action et comptent parmi les contingents les plus solides. «Ils sortent d’ailleurs de plusieurs mois de formation menés par les forces spéciales américaines», remarque Emmanuel Dupuy, directeur de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Les Nigériens seraient fin prêt à passer à l’action, leurs Etat-major ayant tout juste «rassemblé et pré-positionnés plusieurs milliers de soldats le long de la frontière avec le Mali afin d’empêcher l'évaporation éventuelle des djihadistes maliens vers les pays voisins», complète ce fin connaisseur de la région.

 

Le Nigéria est enfin le pays sur lequel beaucoup d’attentes reposent. Ses militaires sont eux aussi confrontés à des menaces comparables à celles du nord-Mali. Rodés à la lutte contre le terrorisme, notamment face à Boko Haram, ils devraient être au moins 900 à rejoindre la Misma à terme. C’est aussi eux qui assureront la coordination opérationnelle et tactique, déployant même une poignée d’hélicoptères de combat. Les autorités d’Abuja ont longtemps hésité sur la manière d’appréhender le conflit malien, leurs meilleures troupes étant déjà largement mobilisées par les combats contre les islamistes dans le nord du pays.

Former… et durer

Pour assurer la mission initiale du mandat de la Misma, à savoir «reconstituer la capacité de l’armée malienne», ce sont les Européens qui doivent déployer une mission qui leur est propre. Baptisée EUTM-Mali, elle réunira à terme 450 personnes (la moitié sont français), dont 200 instructeurs. Son patron, le général français François Lecointre est actuellement en train de terminer son audit à Bamako. A Bruxelles, on explique que le diagnostic est réalisé depuis plusieurs mois maintenant, des experts s’étant déjà rendus sur place à plusieurs reprises. Mi-février, les premiers éléments devraient commencer la mission et mettre en œuvre de premiers modules d’instruction.

 

On insiste encore une fois à Bruxelles sur le fait que cet effort doit permettre à l’armée malienne de reprendre le contrôle du nord du pays. Son mandat est prévu pour durer quinze mois. La guerre au Mali ne devrait donc pas se régler d’ici peu. D’autant qu’il reste encore à coordonner les différents acteurs: en plus des Européens, les Etats-Unis ont envoyé de manière bilatérale une centaine d’instructeurs aux côtés des différents pays de la Cédéao. Les uns et les autres sont donc en étroite relation dans un dispositif qui ne semble pas gagner en clarté: Misma, Tchad, EUTM-Mali, forces armées maliennes, Américains et opération française Serval relèvent tous d’un commandement spécifique et indépendant.

 

«Beaucoup d’institutions, beaucoup d’administrations, s’inquiète Oswald Padonou. Tous vont engranger beaucoup de sous pour peu de résultats sur le terrain.» L’Europe a débloqué à elle seule 172 millions d’euros pour répondre à l’urgence humanitaire, en plus des 660 qui étaient déjà consacrés à des projets de développement dans la région depuis cinq ans et des 167 consacrés plus spécifiquement aux questions sécuritaires. Sans compter les 50 millions d’euros que l’UE a d’ores et déjà accepté d’ajouter comme participation aux besoins de la Cédéao, évalués à 375 millions… pour l’instant.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 21:04

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3a/Niger_carte.gif

 

23/01/2013 à 20:23 Jean Guisnel Le Point.fr

 

Le commandement français des opérations spéciales va envoyer des commandos et du matériel pour protéger les sites miniers d'Areva au Niger. Du jamais-vu.

 

De manière très inattendue, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son accord en début de semaine à une innovation majeure : dans un délai très rapide, la sécurité des principaux sites d'exploitation d'uranium de l'entreprise française Areva au Niger, à Imouraren, ainsi qu'à 80 kilomètres de là à Arlit, où cinq des actuels otages français du Sahel avaient été capturés par la katiba du chef radical islamiste Abou Zeid en septembre 2010.

 

Jusqu'à présent, les forces spéciales françaises ne participaient pas directement à la sécurité d'intérêts privés. Des fusiliers marins n'appartenant pas aux unités de commandos marine intégrées au commandement des opérations spéciales participent néanmoins à la sécurité de navires - notamment des thoniers - naviguant dans les zones infestées de pirates, dans l'océan Indien et dans le golfe de Guinée.

 

Facteurs de risque accrus

 

La décision d'accorder la protection des forces spéciales à Areva a été prise à la suite de la tentative de sauvetage ratée de l'otage de la DGSE Denis Allex en Somalie, mais aussi après la prise d'otages d'In Anemas en Algérie. Les autorités françaises sont persuadées que ces deux événements s'ajoutant au lancement de l'opération Serval au Mali ont considérablement accru les facteurs de risque sur les installations françaises, y compris industrielles et minières, dans la région.

 

L'extraction d'uranium au Niger est absolument stratégique pour Areva, aussi bien pour l'alimentation des centrales nucléaires françaises que pour la vente de cette précieuse matière à ses clients étrangers. Facteur aggravant, selon le gouvernement français et l'entreprise : elle doit accroître son personnel de façon considérable pour exploiter une nouvelle mine, ce qui fera passer ses effectifs de 25 personnes à plus de 300.

 

La victoire d'EPEE

 

Voici plusieurs mois que les principales entreprises françaises de sécurité privées, qui emploient essentiellement d'anciens militaires, lorgnaient sur le juteux contrat qu'Areva se préparait à passer. Il s'agissait, selon nos informations, de remplacer la société actuellement chargée de ce contrat de protection, EPEE, que dirige Jacques Hogard. L'appel d'offres aurait été passé par la direction générale du groupe, sans passer par la direction de la protection du général Jean-Michel Chéreau. Selon nos sources, Areva estimait que EPEE ne faisait plus l'affaire depuis l'enlèvement de ses employés à Arlit. Toutes les entreprises de la place attendaient l'ouverture des enveloppes de l'appel d'offres, auquel les sociétés Amarante, Eris, Géos, Opos, Risk & Co, Scutum Security First, entre autres, avaient répondu. Le marché visait à fournir, pour 4 millions d'euros par an, seize personnels de sécurité français expatriés, destinés à encadrer des équipes locales. Mais Jacques Hogard, le patron d'EPEE, faisait valoir d'autres arguments...

 

Confirmation de la Défense

 

Selon lui, la sécurité d'Areva sur place devait dépendre de son entreprise de sécurité EPEE, renforcée par des forces militaires nigériennes et des forces spéciales françaises. C'est la solution que le gouvernement de François Fillon avait refusée et que celui de Jean-Marc Ayrault vient d'accepter. Les forces spéciales françaises n'interviendront pas gratuitement, et Areva se verra présenter une facture, sans doute assez salée. Contactée le 23 janvier, EPEE n'a pas rappelé Le Point. Mais verra sans aucun doute son contrat renouvelé. Areva nous a dit "ne pas répondre aux questions relatives à sa sécurité". Une source au ministère de la Défense a confirmé l'envoi de forces spéciales au Niger pour sécuriser les sites d'Areva. Mais s'est refusée à toute autre précision.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 19:31
L’opération PSDC Niger : 5 menaces pèsent sur le pays. Les objectifs de la mission

Mar 19, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2, exclusif)

 

Le concept de gestion de crises (CMC) que pourraient adopter le 23 mars les ministres des Affaires étrangères des « 27″ devrait se centrer – ainsi qu’annoncé sur B2 – sur le Niger. Ce devrait être une mission civile, d’environ une quarantaine de personnes selon les informations recueillies. Le plan d’opération doit encore être finalisé.

 

Selon le projet de CMC qu’a pu lire B2, c’est le nord du pays qui est particulièrement visé. Une région marquée une pauvreté chronique, un sous développement et une insécurité alimentaire ; une des régions les plus pauvres du globe. La crise libyenne a encore exarcerbé et augmenté les risques de violence dans la région.

Objectif de la mission

Une mission d’évaluation de la Commission et du Service diplomatique a été au Niger en janvier dernier. La mission européenne devrait viser à augmenter la capacité des forces nigériennes – dépendant du ministère de l’Intérieur – à lutter contre le terrorisme comme le crime organisé, et à récupérer le contrôle de l’Etat dans la région du nord du pays. L’objectif est de développer et rendre opérationnel la dimension sécurité de la stratégie mise en place par le Niger. Le gouvernement a, en effet, adopté sa propre stratégie « sécurité et développement » pour cette partie du pays, placée sous la direction politique directement du Premier ministre. Et il a invité les autorités européennes à déployer une mission.

 

La mission aurait trois volets : formation, assistance et conseil. La mission aurait aussi pour fonction de pouvoir identifier certains projets – pouvant bénéficier d’un financement européen – de les planifier et d’en suivre la mise en oeuvre, en liaison éventuellement avec les actions bilatérales des Etats membres (ou d’autres pays). Elle devrait être de petite taille, environ une petite équipe de 40 personnes, selon les informations recueillies par B2.

Les risques menaçant le pays

Certains risques sont liés à des mouvements « terroristes » (AQMI, Boko Haram), apparus assez récemment, d’autres à des mouvements de minorités nationales, récurrents dans la région, d’autres à la conjoncture libyenne (avec le retour de combattants et de travailleurs immigrés).

 

1° AQMI (Al Quaida au Maghreb islamique) a vu ses effectifs réduits. Mais ses militants – environ 300 personnes dans le nord du Mali -, constituent un des risques principaux de sécurité pour la région. L’enlèvement d’occidentaux a réduit le tourisme drastiquement. Il est bien implanté au Mali – où il remplace souvent l’Etat dans différentes attributions. Il n’aurait pas de bases permanentes dans le Nord Niger, où il mène des incursions.

 

2° Boko Haram (BH), le mouvement actif au Nord Nigeria, constitue également une menace pour le Niger. Il conduit à des déplacements de personnes et réfugiés dans la frontière sud. Il n’y a pas de preuve d’une liaison entre Boko Haram et AQMI mais des contacts périodiques ont été observés sur place.

 

3° le mouvement touareg. Après la rébellion dans le nord du pays en 2007-2009, des efforts ont été faits pour réintégrer les touaregs dans la vie politique et sociale. mais certains restent en dehors de ce mouvement. « Le défaut de mise en oeuvre de certains mesures et l’influence négative des évènements au Mali pourrait conduire à la renaissance de ce conflit », précise-t-on coté européen. Le MNLA – mouvement pour la libération des Azawad) présent au Mali et qui compte en son sein plusieurs combattants pro-Kadhafi, a lancé plusieurs attaques contre les forces maliennes.

 

4° Les réseaux de trafic en tous genres. Armes, drogues, trafic humain… la région est traversée par plusieurs réseaux criminels. Les « propriétaires de ces réseaux » utilisent des groupes d’anciens combattants, de Touaregs et Toubous, pour le transport et les escortes. « Aucun base permanente n’a été identifiée au Niger » ; mais la libre circulation dans la région du Nord facilite les trafics.

 

5° Les anciens combattants pro-Kadhafi revenus de Libye. Cela constitue sans doute un des « principaux et plus urgents défis ». Si certains semblent se réintégrer dans la vie civile, d’autres « avec une bonne connaissance du terrain et de bonnes compétences militaires veulent rester armés, prêts à s’engager dans le banditisme ou d’autres activités criminelles ».

 

6° L’augmentation d’armes, de munitions et d’explosifs en circulation a augmenté depuis le conflit en Libye. Une partie circule dans les réseaux ; d’autres – en nombre « considérable » – restent cachés dans la région montagneuse de l’Aïr.

 

Enfin, il y a un autre risque celui des travailleurs nigériens de retour de Libye. On en estime le nombre à 200.000. Leur retour dans une région extrêmement pauvre en accroit sa vulnérabilité. D’autant que, souvent, ils subsistaient grâce aux sommes envoyées par les travailleurs immigrés. Ce risque a progressivement diminué depuis la dispersion dans tout le pays.

Les forces du Niger

Les trois forces du Niger – la Gendarmerie, la Police nationale et la Garde nationale – comme l’armée (terre et air) sont impliquées dans la lutte contre ces menaces. Le ministère de l’Intérieur a préparé une approche unique de ses différentes forces. Et il semble aussi nécessaire – selon les Européens – de rationaliser un peu toutes les initiatives. Entre le service central de lutte contre le terrorisme, les groupes d’intervention, le centre d’entraînement…, il y a peut-être nécessité d’une identification plus claire, d’une évaluation et d’un renforcement si nécessaire.

 

Mais le contrôle du territoire et des frontières s’étendant sur plusieurs centaines de km, souvent désertiques est difficile. Deux opérations mobilisant environ 2500 militaires ont été déployées sur la frontière avec le Mali et la Libye, et pour sécuriser les mines (uranium et pétrole), précieuses pour l’économie du pays.

Les projets européens déjà menés

L’Union européenne finance déjà certaines actions au Niger, via le programme d’appui à la justice et à l’Etat de droit (PAJED). Le Pajed II comprend ainsi un volet sécurité de 2,3 millions d’euros (sur un montant de 15 millions) pour la période 2011-2014, permettant notamment de soutenir les services d’enquête et de police des trois forces de sécurité. Un budget de 5 millions d’euros a été dégagé dans le cadre de la stratégie « Sahel ».

 

Deux autres projets sont menés dans le cadre de l’Instrument de stabilité : à court terme, pour pallier l’insécurité et les conséquences de la crise libyenne, avec le renforcement d’équipes de police locales et de contrôle des armes illicites, dans la région d’Agadez. Un autre à plus long terme, pour renforcer le système de justice pénale, anti-terroriste, en lien avec des projets identiques menés au Mali et en Mauritanie, avec notamment le développement d’un « Collège sahélien de sécurité » visant à développer une approche commune de la coopération et de l’Etat de droit. Ces programmes ne sont pas menés directement par l’Union européenne mais différentes agences (PNUD, CICR … et un consortium européen dirigé par Civipol).

Quelques Etats actifs en bilatéral, de l’UE ou … non

Différents pays mènent également une action bilatérale : la France avec une mission d’assistance militaire (qui devrait passer de 4 à 12 millions d’euros) ; l’Espagne qui a un projet de contrôle de l’Immigration dans le Sahel de l’Ouest avec un expert présent à Niamey.

 

Les Etats-Unis mènent également un programme – TransSaharan Initiative – soutenant les forces de sécurité et l’armée dans la lutte anti-terroristes, avec un appui logistique et du matériel (véhicules, équipement de contrôle aux frontières, communications…).

 

L’Algérie est également active dans la région avec la mise en place d’une structure commune, le CEMOC, avec les trois pays de la région (Mali, Mauritanie, Niger). Mais son engagement sur AQMI reste « très limité » selon les experts européens et « reste principalement concentré sur la frontière entre l’Algérie et le Mali ». Et elle reste pour l’instant réticente à ouvrir le Cemoc à d’autres pays. Seule ouverture la possibilité d’établir des liens avec l’UFL – une unité de fusion et de liaison du renseignement (UFL), basée à Alger.

Commentaire : on peut remarquer que cette action au Niger permet de démarrer rapidement la mission au Sahel qui a, un peu, trainé dans les tiroirs de la Haute représentante. Selon les engagements pris, un plan aurait dû être présenté au début… 2011. Mais n’agir qu’au Niger va ressembler très vite à écoper l’eau avec une passoire. Une action identique devra également se situer de l’autre coté de la frontière, au Mali. C’est un peu plus compliqué qu’au Niger. Et on comprend fort bien la nécessité de commencer la mission par un bout, plutôt que d’attendre encore. Pour avoir une action complète et globale, cette mission devrait être reliée très rapidement avec l’action de récupération des armes et de surveillance des frontières en Libye.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 12:35
La formation des gendarmes au Niger, enjeu de la future mission « Sahel » de l’UE

 

Mar 9, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Les préparatifs pour une mission européenne au Sahel avancent… lentement. Les ambassadeurs du COPS – le comité politique et de sécurité – se penchaient aujourd’hui sur le Concept de gestion de crises (CMC), première étape formelle du processus politique et militaire visant à lancer une mission de la Politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC). Et les ministres des Affaires étrangères pourraient en approuver le principe à la prochaine réunion, le 23 mars… si tout va bien. Cette mission ne sera pas unique. Elle comprendra plusieurs volets adaptés aux différents problèmes rencontrés dans les 2-3 pays concernés de la région (Niger, Mali, Mauritanie) par l’augmentation du risque terroriste et sécuritaire. Un des premiers éléments approuvés pourrait être, selon les informations de B2, pour assurer une assistance et la formation de la Gendarmerie et de la Garde nationale du Niger.

 

NB : La récente intervention pour libérer deux otages – italien et britannique – dans l’extrême nord du Nigeria, dans cette zone jouxtant le Sahel et le Niger pourraient accélérer les préparatifs de cette mission qui devrait normalement démarrer d’ici l’été.

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