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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:45
photo ECPAD

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20/03/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis deux mois, le personnel médical du service de santé des armées supervise le centre de formation des soignants (CFS) à Manéah en Guinée. Cette formation médicale de lutte contre Ebola va être désormais conduite par l’institut humanitaire Bioforce, qui l’étendra à d’autres épidémies.

 

Le CFS, situé à 40 km du centre de traitements des soignants (CTS) de Conakry, a pour objectif d’apprendre au personnel soignants à se protéger contre toute contamination, et à soigner les malades infectés hospitalisés dans les centres de traitement Ebola (CTE). Chaque session compte 24 stagiaires, médecins, infirmiers ou hygiénistes désignés par la coordination nationale de lutte contre Ébola, provenant de toutes les préfectures de la Guinée.

 

Le CFS bénéficie à ce titre d’un vaste plateau technique reproduisant l’ensemble de l’organisation d’un CTE. L'équipe militaire française supervisait les sept formateurs guinéens et gérait l'administration générale des formations. Leur savoir-faire en matière de gestion des risques sanitaires NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique) a contribué au bon fonctionnement du processus médical.

 

Les formateurs du centre sont des médecins du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Donka et de la Croix rouge guinéenne. Ils ont été formés en décembre 2014 par l’équipe de la sécurité civile française, qui a conçu le contenu pédagogique de la formation ainsi que le plateau technique d’entraînement. Cette formation s'est développée ensuite au profit de laborantins et de nouveaux formateurs. Jusqu’ici, 247 médecins, infirmiers, hygiénistes, laborantins préleveurs ont été formés. Six personnels du service de santé guinéen ont également reçu une instruction spécifique pour devenir à leur tour formateur. De retour dans leur région d’origine, ils pourront transmettre ces pratiques acquises au sein du centre.

 

Depuis l'été dernier, l'armée française prend pleinement part à l'action intergouvernementale française pour la lutte contre le virus Ebola, coordonnée par une Task Force interministérielle en Guinée. Avec la fin de cette mission, l'action des armées françaises se concentre sur le CTS qui est pleinement opérationnel avec près de 30 prises en charges de patients. 130 militaires, dont plus de 70 soignants volontaires des organismes relevant du service de santé des armées, ainsi qu’une vingtaine de militaires du 2erégiment de Dragons, participent pleinement à cette mission, soutenus par un détachement de commandement et de logistique.

photo ECPAD

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:20
Pueblo Chemical Depot - photo US Army

Pueblo Chemical Depot - photo US Army

 

Mar 18, 2015 defense-aerospace.com

(Source: U.S Department of Defense; issued March 17, 2015)

 

Destruction of WWII-Era Chemical Stockpile Set to Begin

 

WASHINGTON --- The process of destroying the chemical stockpile at the U.S. Army Pueblo Chemical Depot is set to begin today in Colorado, defense officials said.

 

Undersecretary of Defense for Acquisition, Technology and Logistics Frank Kendall granted final approval to begin destroying 2,611 tons of World War II-era mustard agent stored near Pueblo.

 

“After months of preparation, testing and scrutiny by oversight and regulatory agencies, the Pueblo team is ready to play its part in meeting our nation’s commitment to the 100 percent destruction of the U.S. chemical weapons stockpile,” Conrad F. Whyne said. Whyne is program executive officer for Assembled Chemical Weapons Alternatives, the responsible government agency.

 

Explosive Destruction System

 

An Army process called the Explosive Destruction System, located on the depot near the Pueblo Chemical Agent Destruction Pilot Plant was chosen to destroy an estimated 1,300 chemical munitions that can’t easily be processed by the main plant’s automated equipment.

 

The stockpile include munitions that have leaked in the past and are now packed in sealed containers, plus some from the pilot plant that have physically deteriorated and may not be easily processed through the main plant, officials said.

 

The problematic munitions account for about 0.2 percent of the total Pueblo chemical weapons stockpile.

 

The EDS works by using explosive cutting charges to access the mustard agent inside a munition. Neutralization chemicals are then added and heated to destroy the mustard.

 

Blast, Vapor and Fragments

 

Detonating the cutting charge also eliminates the explosive components of the munition. The blast, vapor and fragments from the process are contained inside a heavy, sealed stainless steel vessel, defense officials said.

 

Before the vessel is reopened, laboratory sampling of liquid and air from inside the vessel confirms the chemical agent’s destruction.

 

EDS has a documented history of safe, successful operations at sites across the United States, including the former Rocky Mountain Arsenal in Colorado. There, it was used to destroy several recovered non-stockpile chemical munitions.

 

The Army designed the EDS with Sandia National Laboratories to treat chemical warfare materiel on site in a safe, environmentally sound way.

 

This week’s destruction operations will begin with Department of Transportation bottles that contain chemical agent drained from munitions over the years to assess the condition of the stockpile.

 

The bottles are made of seamless stainless steel and are about 25 inches high with a 7-inch diameter. They were developed under federal guidelines to transport hazardous chemicals.

 

Safe, Smooth Destruction Operations

 

The Defense Department’s Assembled Chemical Weapons Alternatives program selected the Bechtel Pueblo Team to design, build, operate and close a plant to destroy the chemical weapons stockpile stored at the Pueblo Chemical Depot.

 

Bechtel, with headquarters in San Francisco, is a global engineering, project management and construction company.

 

The full-scale plant, built by the Bechtel Pueblo Team, is undergoing systemization, which encompasses all the planning, technical work, training and testing activities required to ensure that destruction operations run safely and smoothly.

 

Afterward, the plant will destroy the remaining stockpile of chemical weapons located at Pueblo, Colorado, beginning in late 2015 or early 2016, officials said

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 15:45
photo ECPAD

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18/03/2015 Sources : État-major des armées

 

Arrivé le 14 janvier en Guinée dans le cadre de l’action des armées françaises de lutte contre le virus Ebola, le brigadier Fabrice du 2e régiment de Dragons (2e RD) de Fontevraud, 27 ans, termine sa mission, fier du travail accompli auprès des équipes médicales et paramédicales du centre de traitement pour les soignants (CTS) à Conakry.

 

Originaire de l’Hérault, le brigadier Fabrice est étudiant en chimie lorsqu’il décide de rejoindre l’armée de terre une fois son diplôme obtenu. Il rejoint le 2e RD en mars 2011, le plus ancien régiment de l’Arme Blindée Cavalerie, dont la spécialité, unique au sein des armées, est l’intervention face aux dangers nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques. Le brigadier Fabrice travaille alors au quotidien au sein d'un peloton de reconnaissance. Sa mission est de rechercher, localiser et identifier les zones de danger chimiques ou nucléaires.

 

Lorsqu’il est informé qu'une projection future partira en Guinée avec une vingtaine de ses camarades et sous le commandement de son chef de corps, le brigadier Fabrice est volontaire et déterminé à remplir la mission. Cette opération d’assistance sanitaire, inédite pour les armées, nécessite l'expertise unique du 2e RD pour assurer la sécurisation des phases d'habillage et de déshabillage des soignants qui travaillent en zone de danger biologique au chevet des malades. Ils sont aussi susceptibles d’intervenir en cas d’incident ou de malaise d'un personnel dans cette zone. Ils assurent également les opérations de décontaminations nécessaires pour garantir une biosécurité maximale des matériels et des infrastructures spécialement créées pour cette mission.

 

Le brigadier Fabrice est investi dans sa mission, aussi déclare-t-il : « faire de l’agent biologique en réel, c'est génial ». Effectivement, cette mission lui donne l'occasion de mettre en œuvre les procédures répétées en France ou lors d’exercices internationaux. Ces procédures sont adaptées au terrain, participant ainsi pleinement au succès du déploiement français. Il confie avoir été confiant et serein durant ces deux mois, malgré le risque réel que présente un virus mortel, grâce à une maîtrise des techniques adaptées à la situation. Sa priorité était d'être rapide et méticuleux, notamment lors de la phase d'habillage. De sa rigueur dépendait la sécurité du personnel entrant en zone de danger biologique et la précision de ses gestes assurait la sécurité du personnel lors du déshabillage des équipes qui avaient passé plus d'une heure sous l'équipement de protection individuelle (EPI).

 

La bonne ambiance tant avec le personnel guinéen qu'avec ses camarades de Condé Dragons et le personnel du détachement de soutien a rendu cette mission opérationnelle humainement très riche et professionnellement exaltante.

 

Depuis l'été dernier, l'armée française prend pleinement part à l'action intergouvernementale française pour la lutte contre le virus Ebola, coordonnée par une Task Force interministérielle en Guinée. Avec la fin de mission mi-mars des deux militaires SSA superviseurs du centre de formation pour les soignants (CFS), l'action des armées françaises se concentre sur le CTS qui est pleinement opérationnel depuis janvier 2015, avec une trentaine de prises en charges de patients. 130 militaires dont plus de 70 soignants volontaires des organismes relevant du service de santé des armées et une vingtaine de militaires du 2e régiment de dragons à la spécialité NRBC, participent pleinement à cette mission soutenus par un détachement de commandement et de logistique.

photo ECPADphoto ECPAD
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:30
stocks d'armes chimiques syriennes - source Lignes de Défense

stocks d'armes chimiques syriennes - source Lignes de Défense

 

07-03-2015 Par RFI

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté ce vendredi une résolution qui condamne l'utilisation du gaz de chlore en Syrie. La résolution a été adoptée par 14 voix pour, dont la Russie, alliée traditionnelle de Damas, et une abstention, le Venezuela. Le texte ne désigne aucun coupable.

 

Le Conseil de sécurité a opté pour une condamnation très générale de l’utilisation des armes chimiques en Syrie. Selon la résolution présentée par les Etats-Unis, les auteurs des attaques, sans qu’ils soient cités, doivent rendre des comptes.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 17:50
Serie ABC-Übung Teil 2: Kampfmittelentsorgung



12 févr. 2015 Quelle: Redaktion der Bundeswehr 02/2015 14E30003

 

Granaten und Bomben mit chemischen Kampfstoffen aus dem Ersten und Zweiten Weltkrieg haben Jahrzehnte im Boden überdauert. In Deutschland besitzt nur die GEKA die Erlaubnis, chemische Munition zu vernichten. Sie kümmert sich um die Hinterlassenschaften aus zwei Weltkriegen. Wie diese Granaten und Bomben entsorgt werden, zeigt der zweite Teil unsere Serie.

Teil 1 der Serie: Spüren nach Kampfstoffen
http://www.youtube.com/watch?v=J72uQQ...


Musik:
Fate Calls von Daniel Backes & Peter Moslener (Universal Music)
Stormy Waters von Lhomnet (Universal Music)
Electronic Night von Bon Holroyd (Universal)
Ticking Machine von Daniel Backes & Peter Moslener (Universal)

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:56
Visite au sein des forces à Saumur

 

10/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 février 2015, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu au sein d’une des écoles de l’armée de terre à Saumur, ainsi que sur le camp de Fontevraud où est implanté le 2e régiment de dragons (2e RD).

 

Le CEMA est tout d’abord allé à la rencontre des capitaines de la spécialité « combat éclairage », actuellement en stage au sein du cours des futurs commandants d’unité (CFCU), puis auprès de leurs aînés (+3 années d’ancienneté) qui suivent la scolarité du diplôme d’état-major (DEM). Les premiers se verront confier prochainement le commandement des unités élémentaires qui, demain, seront engagées au combat. Les autres, cette première grande responsabilité révolue, sont formés à l’élaboration et à la conduite de la manœuvre interarmes en vue de leur future affectation en états-majors tactiques.

 

Profitant de ce contact avec les « jeunes chefs », le général de Villiers a rappelé qu’il comptait sur eux pour développer au sein de leurs unités, l’entraînement et l’instruction, gages « d’une armée qui gagne et qui protège ».

 

A Fontevraud, le général de Villiers a retrouvé les soldats en service au sein d’un des plus anciens régiments de France : le 2e RD. Si ce régiment tire ses traditions de la cavalerie, il est aujourd’hui spécialisé dans la défense nucléaire, biologique et chimique (NRBC). Le CEMA a souligné le professionnalisme et la maîtrise des savoir-faire de haute technicité  de ce régiment dont les capacités sont « enviées par nos Alliés ».

Visite au sein des forces à SaumurVisite au sein des forces à Saumur

REPERES

Visite au sein des forces à Saumur

 

Plus ancien régiment de la cavalerie française, le 2e Régiment de Dragons est devenu le régiment de défense NRBC (nucléaire radiologique biologique et chimique) de l’armée de Terre le 1erjuillet 2005.

C’est dans cette unité que sont concentrés aujourd’hui les moyens spécialisés de la défense NRBC.

Ce régiment compte 860 soldats. Certains d’entre eux ont récemment été déployés en Guinée-Conakry. Les spécialistes du 2e RD servent ainsi au sein du centre de traitement pour les soignants (CTS) dans le cadre de l’opération Tamarin de lutte contre le virus Ebola en Guinée Conakry.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 08:50
Fuchs NBC Reconnaissance vehicle (Image Credit – Plain Military)

Fuchs NBC Reconnaissance vehicle (Image Credit – Plain Military)

 

by

 

Great news, the MoD has let a contract to regenerate the FUCHS CBRN vehicles.

Nuclear, Biological, Chemical and Radiological protection equipment. Regeneration (repair, servicing, calibration and re-commissioning) of the Fuchs C&R Area Survey and Reconnaissance Vehicle and the supply of training, with In Service Support.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 18:30
Did German Companies Aid Syrian Chemical Weapons Program?

Chemical weapons were used in the Syrian civil war in 2013. German companies may have helped build up the country's production facilities. (photo source LdDef)

 

January 23, 2015 By Gunther Latsch, Fidelius Schmid and Klaus Wiegrefe – Spiegel.de

 

Government documents and information from the Assad regime indicate that German companies may have helped Syria produce chemical weapons over the course of decades. So far, the Merkel administration has shown no willingness to investigate.

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 17:50
photos: archives DG Com

photos: archives DG Com

 

20/01/2015 MIL.be

 

La Défense s'est dotée d'une nouvelle installation pour la destruction de projectiles toxiques. Le contrat pour la construction de cette installation de haute technologie, appelée Static Detonation Chamber (SDC), a été conclu le 23 décembre 2014 avec la firme suédoise Dynasafe pour un budget de 16,8 millions d'euros.

 

En se dotant d'une nouvelle installation dédiée à la destruction de tous les types de munitions toxiques, la Défense pourra à l'avenir neutraliser ces obus de manière écologique et respectueuse de l'environnement. Si le planning est respecté, la construction sera terminée à la fin de l'année 2016.

 

Chaque année, quelque 200 tonnes de munitions toxiques et conventionnelles de la Première Guerre mondiale sont découvertes en Belgique. Cet héritage historique doit être neutralisé en toute sécurité et en respectant les règles environnementales. La Défense dispose, depuis déjà longtemps, d'une Contained Detonation Chamber (CDC) prévue pour la destruction de projectiles au contenu toxique. Jusqu'il y a peu, elle comptait aussi un bâtiment servant au démantèlement d'obus contenant du liquide toxique.

 

En août 2012, un incident technique s'est produit dans ce bâtiment. Même s'il n'y a pas eu de blessé, l'installation était dorénavant hors d'usage. Dès lors, la Défense a dû se rabattre sur le quartier de Poelkapelle pour y traiter les projectiles toxiques. Quand la nouvelle Static Detonation Chamber sera prête, ces derniers pourront y être détruits.

Nouvelle installation pour la destruction de projectiles toxiques
Nouvelle installation pour la destruction de projectiles toxiques
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 17:50
Responding to toxic incidents


8 déc. 2014 NATO

 

Toxic incidents or attacks are a very real threat to the international community. NATO is providing training to partner countries, including Ukraine, to help them manage such an eventuality.

More on this subject on NATO's website: http://bit.ly/1ysYvxm

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:55
Les risques d’obsolescence dans les équipements militaires liés au règlement REACH

 

par Patrice Lefort-Lavauzelle - AEPD

 

REACh est le règlement européen n°1907/2006 sur l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et les restrictions des substances chimiques.

REACh rationalise et améliore l’ancien cadre règlementaire de l’Union européenne sur les produits chimiques. La base industrielle et technologique de défense (BITD) est particulièrement touchée par ce règlement qui vise un nombre toujours plus important de substances dangereuses.

Les principaux objectifs de REACh sont d’assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques, de promouvoir des méthodes d’essais alternatives et de renforcer la compétitivité et l’innovation en incitant à rechercher de nouvelles substances moins nocives pour la santé et l’environnement.

Les principales obligations prévues par REACh sont :

- La procédure d’enregistrement pour les fabricants et importateurs.

- La procédure d’évaluation.

- La procédure d’autorisation.

- La procédure de restriction.

- La transmission d’information tout au long de la chaine d’approvisionnement.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 12:50
photos Rudi Vandenweyer – MIL.be

photos Rudi Vandenweyer – MIL.be

 

04/11/2014 Rudi Vandenweyer – MIL.be

 

Les 22 et 23 octobre, le Bataillon Libération – 5e de Ligne participait à l’exercice Toxic Piranha, conçu autour d’un conflit impliquant l’emploi d’armes chimiques. La manœuvre qui s’effectuait en terrains civils et militaires aura pu compter sur les appuis du 4e Bataillon du Génie et de la 2e Unité d’Intervention médicale.

 

Par cet exercice, les militaires souhaitaient éprouver leur capacité à travailler en environnements chimique, biologique, radiologique ou nucléaire (CBRN). L’exercice s’inspire d’un conflit fictif que l’unité utilise comme toile de fond à toutes les activités d’entraînements bisannuels.

 

L’application de procédures dans ces circonstances inhabituelles a été ardemment testée. Les postes d’observation et de détection ont effectué leur travail, des patrouilles de reconnaissance chimique ont été envoyées, les mesures de protection individuelles et collectives ont été prises, l’envoi de rapports a été évalué… Deux compagnies sont passées dans la station de décontamination installée sur le terrain par la 14e compagnie CBRN du 4e Bataillon Génie.

 

Après la décontamination, du temps fut consacré à de la tactique classique. Une position défensive fut prise afin d’empêcher l’ennemi de s’emparer de portions de terrain. Durant cette partie, des incidents avec blessés furent également simulés afin d’appliquer les procédures de traitement sur le champ de bataille et leur évacuation vers la chaîne médicale.

Exercice bataillon Toxic PiranhaExercice bataillon Toxic Piranha
Exercice bataillon Toxic PiranhaExercice bataillon Toxic Piranha
Exercice bataillon Toxic PiranhaExercice bataillon Toxic Piranha
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 20:50
ISIS' Threat: Chemical and Biological

 

28/9/2014 Ronen Solomon – Israel Defence

 

Intelligence researcher Ronen Solomon analyzes the reports of ISIS' threats to commit attacks in the subway in Paris and New York. What really drives the West to act against the Islamic State organization?

 

The real threat ISIS poses is mass attacks in aerial transportation and subways using chemical and biological weapons.This is the real concern that brings the Western intelligence services to act firmly against ISIS, not just the horror videos.

 

The emerging concern is that ISIS activists holding western nationalities will be able to lay their hands on unconventional weapons (chemicals and biological toxins) from Syrian stockpiles and possibly smuggle them into Europe in order to carry out attacks in subways, similar to the use of sarin gas (organophosphorus compound) in March 1995, in which thousands of people were injured on the subway in Tokyo.

 

This assessment is now also joined by an announcement by the Iraqi prime minister, who said Thursday that the intelligence of his country has revealed a plan by ISIS to conduct a terror attack in subways in the United States and Paris.

 

Syria has one of the world's largest stockpile of sarin, and Israeli intelligence sources estimate that, in spite of the disarmamentagreement signed with the West, some of these stockpiles are still in hiding in Syria.

 

On September 18, "Reuters" revealed Israel believes that Syria has maintained its chemical weapons caches ready for use – despite the fact Assad's regime previously gave away the raw materials used to manufacture such weapons. "Reuters" was basing on the words of a senior Israeli defense official, who expressed concern that the fighters of the Islamic State in Syria will try to put their hands on chemical weapons. The source revealed that Israel knows that the Syrians kept for themselves combat warheads, air-to-ground bombs and anti-tank missiles containing toxic gases such as sarin.

 

The same source estimated that ISIS can get grenades or missiles armed with sarin gas, and that Israel has already operated to prevent such scenarios when these kind of concerns were raised. Western diplomats have expressed concern that along with chemical threat Syria also has research and development facilities designed to produce the poison ricin.

 

Nightmare Scenario

 

In the morning of March 20, 1995, during rush hour in the subway in Tokyo, when thousands of people were on their way to work, terrorists of the Japanese religious cult "Aum Shinrikyo" released sarin compound on five train cars in three different lines at the same time.

 

Members of the cult, known to be extremists, had previously committed acts such as murder, kidnapping, torture, and other acts of terrorism.

 

The release of the sarin gas was timed so that it would happen as the trains meet under the government offices.

 

12 infusion bags containing approximately 300-500 cc of sarin each were hidden in lunch boxes and drink containers. At the designated time, the terrorists punctured the bags with a sharp tool and the sarin began spreading in the train cars and stations. 16 stations were contaminated, causing the deaths of 12 and 5,500 casualties with various degrees of injury who were evacuated to 50 different hospitals throughout Tokyo.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 12:55
Crédits ADC J-R. Drahi SIRPA Terre

Crédits ADC J-R. Drahi SIRPA Terre

 

source blog du risque et de la protection contre les dangers NRBCe

 

RAPPEL DE LA DOCTRINE DE L’ÉTAT


La doctrine de prévention et de réponse au terrorisme nucléaire, radiologique, biologique, chimique ou par explosifs massifs comporte dix objectifs se rapportant à l’organisation, à la planification, à la formation, à la prévention, à la détection, à la protection de la population et des cibles potentielles, à l’intervention et à la réhabilitation.
 

Suite de l'article

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:50
Interopérabilité explosive à l’Eurocorps


16 sept. 2014 Belgian Defense

 

L’Eurocorps a dépêché ses éléments du génie à Ingolstadt, en Allemagne, pour un exercice réunissant des troupes allemandes, belges, espagnoles, françaises et luxembourgeoises. Durant une semaine, ces spécialistes en explosifs et décontamination ont partagé leurs expériences opérationnelles. Un mélange détonant !

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:20
Canadian DND orders iRobot 510 PackBot CBRN robots

iRobot 510 PackBot CBRN recce system is a modular expansion to 510 PackBot multi-mission robot. Photo Outisnn.

 

11 September 2014 army-technology.com

 

iRobot has secured multi-year contracts for the delivery of iRobot 510 PackBot reconnaissance, chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) recce systems to the Canadian Department of National Defence (DND).

 

Valued at a combined $9.6m, the competitively awarded contracts cover the delivery of a total of 20 iRobot 510 PackBot systems, along with training and future product lifecycle support.

 

iRobot defence and security business unit senior vice-president and general manager Frank Wilson said: "CBRN events occur globally and each present their own unique challenges.

 

"iRobot offers all of our customers rugged, reliable and expandable systems that are capable of addressing a wide range of specific mission needs."

 

A modular expansion to iRobot's 510 PackBot multi-mission robot, the 510 PackBot CBRN recce system is designed to address specific requirements set forth by the Canadian DND.

 

The easy-to-use, mobile robot includes a CBRN suite, comprising five primary sensors to reliably detect, alert and report on chemical warfare agents, toxic industrial chemicals, volatile gases, explosives and radiation.

 

The robot can access confined spaces and broad sensing capabilities, and features enhanced mobility through the addition of rear flippers.

 

Deliveries under the contract are expected to be completed by April 2015.

 

Weighing around 24lb, the 510 PackBot is a modular robot designed to assist soldiers and first responders in conducting bomb disposal and improvised explosives device neutralisation, as well as surveillance / reconnaissance missions from stand-off distances.

 

Equipped with a range of interchangeable payloads, the combat-proven robot can be configured to screen vehicles and is able to integrate additional sensors to aid in the identification and interrogation of CBRN threats.

 

To date, iRobot has delivered more than 5,000 robots to military and civil defence forces worldwide.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:30
source BBC (July 2014)

source BBC (July 2014)

 

01/09/2014 Par lefigaro.fr

 

L'analyse de l'ordinateur abandonné par un djihadiste en Syrie révèle que l'Etat islamique s'intéresse à la fabrication et l'usage d'armes biologiques, pour perpétrer des attaques à grande échelle.

 

En janvier dernier, des rebelles modérés syriens ont mis la main sur un ordinateur portable abandonné par un djihadiste de l'Etat islamique dans un village du Nord de la Syrie. Les correspondants de guerre Harald Doornbos et Jenan Moussa ont pu le consulter et en ont tiré un article initialement publié sur Foreign Policy, puis traduit en français par Slate. L'analyse de son contenu fait froid dans le dos. Dans des fichiers masqués, les deux journalistes ont mis la main sur 146 GB de données, soit un total de 35.347 fichiers dans 2.367 dossiers. Les documents sont rédigés en français, anglais et arabe. On y trouve des vidéos d'Oussama ben Laden, mais aussi de nombreuses instructions et justifications idéologiques au djihad. Des documents expliquent comment fabriquer une bombe, comment s'y prendre pour voler une voiture ou passer inaperçu lors d'un voyage entre deux bastions djihadistes.

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:30
Armes chimiques syriennes: le MV Cape Ray a presque teminé sa mission

Containers of bleach reagents sit aboard the container ship MV Cape Ray in the Atlantic Ocean off the coast of Virginia, Jan. 11, 2014. U.S. Navy Photo by Petty Officer 1st Class Isaiah Sellers

 

13.08.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Le navire US Cape Ray qui croise en Méditerranée, a réalisé la destruction de 581 tonnes de produits chimiques (du "methylphosphonyl difluoride" selon un communiqué de l'OIAC) entrant dans la composition du gaz sarin. Cette opération réalisée au moyen de deux unités mobiles de destruction (des "Field Deployable Hydrolysis Systems"), sous la supervision des inspecteurs de l'OIAC, va se poursuivre avec la destruction de 19,8 tonnes de gaz moutarde.

 

Les résidus liquides sont conservés à bord et seront déchargés en Allemagne et en Finlande où ils seront, à leur tour détruits.

 

On consultera ici les pages spéciales consacrées au Cape Ray.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 20:30
One of two FDHS is installed aboard the Cape Ray in Army's Edgewood Chemical Biological Center, Jan. 2, 2014. DOD photo by C. Todd Lopez

One of two FDHS is installed aboard the Cape Ray in Army's Edgewood Chemical Biological Center, Jan. 2, 2014. DOD photo by C. Todd Lopez

 

WASHINGTON, 12 août - RIA Novosti

 

Les spécialistes militaires et civils chargés de détruire les armes chimiques évacuées de Surie ont neutralisé la totalité du gaz sarin syrien à bord du cargo roulier américain MV Cape Ray en Méditerranée, a annoncé mardi le Pentagone.

 

Selon le porte-parole du Pentagone Steve Warren, l'équipe a détruit au total 581 tonnes d'agents destinés à produire du gaz sarin et a procédé à la neutralisation de 19,8 tonnes d'agents destinés à fabriquer du gaz moutarde (ypérite).

 

Le navire Cape Ray se trouve dans les eaux internationales depuis juillet. Son équipe doit neutraliser les armes chimiques syriennes au moyen de deux systèmes d'hydrolyse déployable (FDHS) d'ici fin août.

 

La Syrie a accepté en octobre 2013 la proposition russe de remettre ses armes chimiques et substances toxiques à la communauté internationale pour destruction. Au total, près de 1.300 tonnes d'armes chimiques ont été retirées de Syrie. Cela a permis aux Etats-Unis de renoncer à porter une frappe contre la Syrie qu'ils accusaient d'avoir utilisé des armes chimiques contre les civils.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 16:35
Response teams in Able Response Exercise 13

Response teams in Able Response Exercise 13

 

SEOUL, 11 août (Yonhap)

 

Les autorités militaires et sanitaires de la Corée du Sud et des Etats-Unis organiseront cette semaine un exercice de simulation conjoint pour renforcer leur capacité à faire face aux menaces biologiques et à l'apparition de maladies, a déclaré ce lundi le ministère de la Défense.

 

L'exercice annuel de lutte contre le terrorisme biologique, «Able Response 14», a commencé ce lundi et se déroulera jusqu'à jeudi avec la participation de plus de 200 personnes des ministères de la Défense, des autorités sanitaires et d’agences gouvernementales des deux pays à l'Institut coréen pour les analyses de défense (KIDA) à Séoul.

 

Au cours de l'exercice de cette année, le quatrième du genre, les participants examineront les systèmes des deux pays pour réagir contre les menaces biologiques et l'apparition de maladies, comme le virus Ebola, et chercheront des moyens de coopération.

 

«Grâce à cet exercice, la capacité de réponse face aux menaces biologiques des deux pays s'améliorera», a indiqué un responsable du ministère de la Défense.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 07:30
Neutralization of Syrian chemical weapons surpasses 70 percent

 

Aug. 11, 2014 By Richard Tomkins (UPI)

 

The U.S. Defense Department says neutralization of Syria's chemical weapons stockpile is more than 70 percent complete.

 

More than 70 percent of Syria's surrendered chemical weapons have reportedly been neutralized by specialists aboard a U.S. container ship in the Mediterranean.

 

The U.S. Department of Defense said a field-deployable hydrolysis system is being used in the neutralization effort to neutralize Syrian chemicals by essentially mixing the chemicals with water and sodium hypochlorite bleach.

 

A total of 74.2 percent of Syria's chemical weapons stockpile has now been rendered harmless under international agreements -- including a U.N. Security Council resolution -- following reports that Syrian President Bashar al-Assad had used such weapons in 2013 in an effort to quell insurrection in the country.

 

The destruction process began in early July. The original chemical cargo from Syria was about 600 tons of methylphosphonyl difluoride, the main precursor of sarin and other nerve agents, and 20 tons of mustard gas.

 

The neutralized chemical agents are not dumped at sea. They are transported in containers to commercial waste-treatment facilities.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:50
EDA Biological Reconnaissance and Defence Workshop


Warsaw - 22 July, 2014 European Defence Agency
 

A total of 40 participants from ten EU Member States (CZ, DE, ES, FR, HU, IT, NL, SE, PL, PT) and NO participated in the workshop in order to discuss Biological Reconnaissance and Defence, on the 9 and 10 July, Warsaw, Poland.

 

Biological threats are the most complex area of Chemical, Biological, Radiological and Nuclear (CBRN) defence. Addressing the need for effective means of detection, identification and monitoring for this type of threats, EDA is conducting a significant number of projects.

The biological workshop aimed to present the on-going work and the connections of the different projects, under EDA R&T and Capabilities/Armaments domains.

A system approach to the future Biological Defence capability is under development, integrating individual soldier protection, non-specialist units (tactical area protection), specialist units (operational area protection) and system integration.

Also, participating Member States presented their national biological programmes, on-going projects, developments and future expectations concerning the Biological challenge.

It was clear among participants that Biological issues are an important concern among Member States and that EDA forum is a good place for discussion and to find new opportunities for cooperation.

HU and PL enriched the workshop with live demonstrations and allowed participants to visit their 2nd generation Biological Laboratories

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:30
La neutralisation en mer des armes chimiques syriennes les plus dangereuses a commencé

Le MV Cape Ray [T-AKR-9679], un navire de la Force de réserve la US Maritime Administration (MARAD), une agence du département des Transports des États-Unis qui gère la National Defense Reserve Fleet (NDRF) et qui maintient sa capacité de fournir des navires en cas d'urgence nationale, militaire ou non, sera loué par la Marine américaine pour détruire une partie de l'arsenal chimique syrien (US Navy)

 

7 juillet 2014 par Simon Bossé-Pelletier – 45eNord.ca

 

Le Pentagone a annoncé lundi que la marine américaine a débuté la neutralisation des armes chimiques évacuées de Syrie, à bord du Cape Ray.

 

Le navire qui a quitté le port de Gioia Tauro, en Italie, il y a cinq jours, pour les eaux internationales en Méditerranée, transporte 78 conteneurs transférés du cargo danois Ark Futura. La sécurité avait été renforcée par les autorités italienne afin d’éviter tout incident et rassurer la population.

 

C’est ainsi que 600 tonnes métriques de produits chimique de Priorité 1 ont ainsi été transférées à bord du Cape Ray.

 

«Nous pensons que la neutralisation va prendre environ 60 jours», a déclaré le colonel Steven Warren,  porte-pale de la Défense américaine, précisant que le respect du calendrier dépendra des conditions météorologiques.

 

La neutralisation en mer des armes chimiques syriennes les plus dangereuses a commencé

Infographie d’une unité mobile d’hydrolyse de l’Armée américaine (FDHS) qui sera déployée à bord du navire pour détruire les armes chimiques syriennes (US Army)

 

Le navire qui possède deux systèmes d’hydrolyse déployable (FDHS) pour neutraliser ces agents chimiques dangereux, en l’occurrence du gaz moutarde et du gaz sarin.

 

Un système d’hydrolyse déployable est une sorte d’usine portable qui permet la décomposition chimique d’une substance au moyen de l’eau, de façon à ce que de nouvelles molécules apparaissent.

 

Les systèmes vont donc passer les produits chimiques dans un réacteur pour les rendre «inertes», puis, «Lorsque la neutralisation aura été complétée, le Cape Ray livrera le  sous-produits [ainsi obtenus]  en la Finlande et de l’Allemagne pour [achever] la destruction à terre», a expliqué  le colonel Warren.

 

Cette opération fait suite à l’adhésion de la Syrie à la convention sur l’interdiction des armes chimiques en octobre 2013 dans le cadre d’un accord russo-américain qui a permis d’éviter des frappes américaines après que Damas eût été accusé d’avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque qui a fait 1.400 morts l’été dernier.

 

Les autorités américaines insistent sur le fait que ces opérations de neutralisation ne sont pas polluantes et que de nombreuses précautions ont été prises en ce sens.

 

D’ailleurs, avant le Cap Ray quitte les États-Unis pour entreprendre cette mission, les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, l’OIAC (responsable de toute cette opération) ont déterminé que les systèmes utilisés, l’entreposage des produits et les mesures pour assurer la sécurité de l’équipage et prévenir tout déversement possible de produits chimiques hors du navire, correspondaient aux normes élevées de la «Convention pour la sécurité et la sécurité».

 

En outre, une équipe d’inspecteurs de l’OIAC restera à bord du cap Ray pendant les opérations de neutralisation pour s’assurer du respect des normes de sécurité.

 

Le Cape Ray compte 35 membres d’équipage et 63 spécialistes chargés des opérations neutralisation.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 16:35
Il y a bientôt vingt ans : retour sur une attaque chimique dramatique au Japon

 

08.07.2014 NRBC-E

 

L’attaque NRBCe a fait 11 morts et 5 500 blessés. Qu’a-t-on appris en terme de signes cliniques, d’analyses de laboratoire et de traitement des patients hospitalisés ?

Le 20 mars 1995, les terroristes de la secte Aum ont libéré du gaz sarin sur 3 lignes du métro convergeant vers Kasumigaseki. Le gaz avait été placé dans des boîtes à repas que les partisans ont percé à l’aide de parapluies, juste avant de quitter les rames.

La plupart des patients ont été hospitalisés au St. Luke’s International Hospital proche de l’une des stations atteintes. Il reçut 641 patients le premier jour et 349 la semaine qui suivit.

Le gaz sarin est un organophosphoré classé dans les produits neurotoxiques. Il peut être absorbé au niveau cutané et, lorsqu’il est vaporisé, il atteint principalement les yeux et l’appareil respiratoire, ce qui fut le cas lors de cette attaque NRBCe.

Les victimes ont été classées en catégories selon la gravité des signes cliniques : critique, gravité modérée, gravité légère.

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:35
Il y a bientôt vingt ans : retour sur une attaque chimique dramatique
(on voit les sauveteurs dans leurs "sacs en plastique" : les tenues de protection respirantes n'avaient pas encore été inventées)
 

08.07.2014 nrbce.blogspot.fr

 

L’attaque NRBCe a fait 11 morts et 5 500 blessés. Qu’a-t-on appris en terme de signes cliniques, d’analyses de laboratoire et de traitement des patients hospitalisés ?
Le 20 mars 1995, les terroristes de la secte Aum ont libéré du gaz sarin sur 3 lignes du métro convergeant vers Kasumigaseki. Le gaz avait été placé dans des boîtes à repas que les partisans ont percé à l’aide de parapluies, juste avant de quitter les rames. 
La plupart des patients ont été hospitalisés au St. Luke’s International Hospital proche de l’une des stations atteintes. Il reçut 641 patients le premier jour et 349 la semaine qui suivit.
Le gaz sarin est un organophosphoré classé dans les produits neurotoxiques. Il peut être absorbé au niveau cutané et, lorsqu’il est vaporisé, il atteint principalement les yeux et l’appareil respiratoire, ce qui fut le cas lors de cette attaque NRBCe.
Les victimes ont été classées en catégories selon la gravité des signes cliniques : critique, gravité modérée, gravité légère.

1. Patients critiques 
Sur les 641 patients admis le premier jour, 5 étaient dans un état critique. Trois présentaient un arrêt cardio-respiratoire et 2 autres un arrêt respiratoire. Deux patients sont décédés et les 3 autres ont quitté l’hôpital dans les 6 jours qui ont suivi. 
Ils présentaient tous des signes de myosis (diminution du diamètre de la pupille) et leurs cholinestérases sériques étaient effondrées à des valeurs comprises entre 0 et 19 UI/L pour des valeurs normales de 100 et 250 UI/L. 
En réanimation ils ont été traités avec l’association diazepam, atropine et pralidoxime (PAM) lorsque le diagnostic d’intoxication avec un organophosphoré fut établi.

2. Gravité modérée
Ces patients au nombre de 106 ont été admis pour observation. Ils présentaient un myosis, des douleurs oculaires, des problèmes visuels (vision floue ou altérée), des céphalées surtout en vision de près. D’autres symptomes étaient très fréquents comme des dyspnées, nausées, vomissements, faiblesse musculaire, toux, agitation, fasciculations. Ces patients ont tous guéri avec un traitement oculaire au moyen d’un colyre mydriatique du commerce, l’atropine en intraveineux s’étant révélé inactive). Cependant les maux de tête et les malaises ont persisté longtemps après avoir quitté l’hôpital. Certain d’entre eux ont nécessité un traitement psychiatrique afin de soulager leur anxiété, craintes, cauchemars et autres insomnies.

3. Gravité légère
Tous les autres patients étaient atteints de problèmes visuels et ont été traités avec un collyre commercial.
Cas particulier des femmes enceintes : Quatre femmes enceintes dont les grossesses étaient comprises entre 9 et 36 semaines, principalement atteintes de problèmes oculaires ont donné naissance à des enfants tout à fait sains.

Analyses de laboratoire
La moitié des patients ont montré une baisse de l’acéthylcholine estérase sanguine dans les heures qui ont suivi l’attentat. Les baisses les plus importantes ont été notées chez les patients les plus gravement atteints. Le taux de l’acéthylcholine estérase remontait plus vite chez les patients traités avec des quantités importantes de PAM. Le taux de leucocyte était généralement augmenté, les gaz du sang artériel ont généralement montré une alcalose respiratoire. Aucune anomalie dans l’électrocardiogramme.

Gestion hospitalière
L’attaque NRBCE au gaz sarin n’avait eu aucun précèdent, ce qui fait que l’hôpital n’avait aucune ligne de conduite pour accueillir autant de patient au même moment dans un même lieu. Un quartier général s’est organisé pour recueillir et analyser les données pour donner les instructions pour les traitements. Les cas les plus graves ont été mis sous perfusion en soins intensifs jusqu’au diagnostic définitif tandis que ceux qui étaient moins sérieusement atteints sont restés au moins 24 heures en observation. Ceux qui n’avaient que des problèmes oculaire ont été libérés après 6 heures d’observation et un traitement à base de collyre. Malheureusement, aucune instruction n’a été donnée concernant la prévention des contaminations secondaires.

 

Symptomes post-traumatiques
Beaucoup de victimes, entre 10 et 32 %, ont subi des dommages psychologiques comme la peur de prendre le métro, des troubles du sommeil, des cauchemars ou de la simple irritabilité et ils ont nécessité des soins psychiatriques.
Contaminations secondaires à l’hôpital
Aucun diagnostic d’attaque au gaz sarin n’ayant été réalisé dans les premières heures de l’attaque, aucune mesure de décontamination n’a été faite ce qui a entraîné des contaminations secondaires parmi le personnel hospitalier. Près de 20 % d’entre eux ayant soigné les victimes ont présenté des douleurs oculaires, des céphalées, des maux de la gorge et du nez, de la dyspnée, des nausées, des vertiges mais sans caractère de gravité sérieux.
Discussion
Les signes cliniques les plus communs étaient le mysosis et les symptômes visuels qui lui sont liés, ainsi que des problèmes respiratoires comme la rhinorrhée, la toux et la dyspnée. La différence dans la gravité des signes cliniques peut s’expliquer par la quantité de produit inhalée, le temps d’exposition et l’éloignement de la source. Dans de telles situations il faut donc tenir compte des signes cliniques, du dosage de l’acéthylcholine estérase et attendre l’identification du toxique pour pour porter un diagnostic définitif. Etant donné l’extraordinaire pouvoir toxique du gaz sarin et le faible taux de mortalité, il a été présumé que le gaz utilisé ici était dilué. 
Il a été noté que l’administration d’atropine en IV n’a pas été efficace contrairement au traitement local à l’aide de gouttes commerciales associant tropicamide et phenylphrine ou cyclopentolate. Les auteurs pensent que c’est parce que le myosis est dû à une réaction locale du sarin. 
Lorsque l’agent sarin a été définitivement identifié, les traitement avec le PAM a été entrepris. Il agit en déplaçant le gaz sarin lié à l’acétylcholine estérase : il fait disparaitre les signes de fasciculation et fait remonter le taux d’acéthylcholine estérase dans le sérum.

En résumé, 
le pronostic dépend de l’état du patient (respiration, circulation et état de conscience) à 3 à 5 heures après l’exposition NRBCe : si le patient survit dans ces quelques heures, le pronostic est très bon ;
les dommages psychologiques sont très fréquents chez les personnes atteintes et persistent jusqu’à 6 mois après l’attaque ;
les contaminations secondaires doivent être prises très sérieusement en compte, le personnel hospitalier ayant souffert de myosis,et de maux de la gorge et du nez. La décontamination des patients ainsi que la ventilation effective des locaux doivent être entreprises d’une manière efficace.

Source : http://www.ouvry.com/CBRNe/l-attaque-au-gaz-sarin-dans-le.html

Ohbu et al. Sarin Poisoning on Tokyo Subway. Southern Medical Journal, 1997, 90, 587-593.
On pourra télécharger ce document à l’aide du lien suivant :
http://old.impact-kenniscentrum.nl/doc/kennisbank/1000010491-1.pdf

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