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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:30
Statement by EU HR Ashton welcomes publication of UN report on chemical weapons in Syria

17/9/2013 EU source: European Union Ref: EU13-430EN

 

Summary: 17 September 2013, Brussels - The High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice President of the Commission, issued the following statement today on the publication of the report by the UN investigation mission on chemical weapons in Syria:

 

"I welcome the publication of the UN report on the events in Syria that unfolded on 21 August 2013. With this report we now have reliable evidence confirming that a large-scale chemical attack was perpetrated on that day with the use of sarin gas. The report also corroborates that surface-to-surface rockets containing the nerve agent sarin were used in four areas of Damascus. These are indications that will help identify the perpetrators.

 

The EU stands united in condemning, in the strongest terms, this horrific attack which constitutes a violation of international law, a war crime, and a crime against humanity. There can be no impunity and perpetrators of the attacks must be held accountable.

 

The publication of the report underlines the importance of the current international initiative for ensuring the swift and secure destruction of Syria's chemical weapons. I have welcomed the agreement between the United States and Russia, and I repeat my call on the UN Security Council to assume its responsibilities in agreeing swiftly on an effective resolution that will authorize the process.

 

I reiterate the full support of the EU for the immediate implementation of the agreed plan. I call on all partners in the international community to seize the momentum to reach a broader consensus for a negotiated political solution to the conflict in order to end the suffering of the Syrian people."

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:30
Arsenal chimique en Syrie: un démantèlement impossible?

17/09/2013 Par Bruno D. Cot – L’Express.fr

 

Si elle a lieu, l'élimination de l'arsenal chimique de Damas sera longue et coûteuse. Le projet, très ambitieux, laisse perplexes nombre de spécialistes. Au-delà des soupçons sur les réelles intentions du régime de Bachar el-Assad, la destruction de ces armes sera tout sauf une formalité.

 

Après deux ans et demi d'une guerre civile qui a entraîné plus de 100 000 morts, le régime de Bachar el-Assad est-il sur le point de donner un premier gage d'apaisement? Le démantèlement annoncé de l'arsenal chimique syrien repose sur l'accord signé à Genève le 14 septembre entre les Etats-Unis et la Russie. Le texte prévoit notamment que soit dressé l'inventaire des stocks avant le 21 septembre, puis l'envoi sur place d'inspecteurs internationaux et la destruction des armes toxiques, avant juillet 2014. Une course contre la montre, qui laisse les experts sceptiques. Voici pourquoi.

 

Suite de l’article

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:00
LRM soviétique BM-14-17

LRM soviétique BM-14-17

VALDAI, 17 septembre – RIA Novosti

 

Les débris d'obus retrouvés par les inspecteurs de l'Onu dans la banlieue de Damas sont des munitions de lance-roquettes multiples (LRM) soviétiques, depuis longtemps retirés de l'armée syrienne, a déclaré à RIA Novosti Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse stratégique et technologique.

 

Ils sont vraisemblablement le fruit de la transformation bricolée d'un ancien projectile pour en faire une munition chimique.

 

Les inspecteurs de l'Onu ont publié lundi leur rapport sur l'utilisation des armes chimiques près de Damas. Ils en ont conclu que les ogives des missiles utilisés pouvaient être aussi bien conventionnelles qu'artisanales. Des éléments du marquage en cyrillique étaient visibles sur la partie intacte du moteur de l'un des missiles.

 

140mm M14 Artillery Rocket, fired by BM-14,16, and 17 multiple rocket launcher – source Mark Hiznay of Human Rights Watch

140mm M14 Artillery Rocket, fired by BM-14,16, and 17 multiple rocket launcher – source Mark Hiznay of Human Rights Watch

"Le premier projectile est facilement reconnaissable et il est cité dans le rapport : il s'agit d'un obus de 140 mm de série M-14 de l'ancien LRM soviétique BM-14-17 - un modèle de 1952. Le chiffre 179 qui apparaît à deux reprises sur la munition représente le numéro de l'usine 179 de Novossibirsk Sibselmach, l'un des principaux fabricants soviétiques de missiles non guidés. Et l'indice 4-67-179 se décrypte comme la 4ème partie de l'année 1967 sortie par l'usine 179", a déclaré Poukhov.

 

"Quoi qu'il en soit, l'Union soviétique n'a certainement pas fourni des armes chimiques à la Syrie. Autrement dit, il s'agit apparemment d'une modification artisanale d'un ancien projectile en munition chimique. Autant qu'on puisse en juger, les LRM BM-14-17 ont été depuis longtemps retirés du service de l'armée syrienne, et les munitions de série M-14 ont largement dépassé les délais d'expiration", a-t-il fait remarquer.

 

BM-21 multiple rocket launcher system photo Russian army

BM-21 multiple rocket launcher system photo Russian army

D'après l'expert, l'armée syrienne n'aurait pas utilisé ce genre de munitions : "Si les autorités syriennes avaient voulu utiliser les armes chimiques, elles n'auraient certainement pas utilisé des antiquités de ce genre et auraient opté pour les BM-21 Grad, qu'elles peuvent certainement doter d'ogives chimiques. Alors que les rebelles auraient pu trouver ce truc ancestral dans l'un des dépôts dont ils ont pris le contrôle", pense Poukhov.

 

"La seconde munition de calibre 360 mm semble être de fabrication artisanale. Il est peu probable que l'armée syrienne fabrique et utilise des munitions aussi primitives", conclut l'expert.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:30
Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti

 

Paris, Londres et Washington coordonnent leurs positions sur la Syrie. Premier résultat : l’élaboration d’un projet de résolution commun pour le Conseil de sécurité des Nations unies, écrit mardi 17 septembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Les mesures austères suggérées par la France pourraient entraîner une nouvelle impasse au Conseil de sécurité et remettre en cause le règlement pacifique du conflit syrien. Les Etats-Unis ont laissé entendre que le plan de désarmement d'Assad pourrait être appliqué pour forcer d'autres régimes à détruire leurs armes de destruction massive.

 

Le désarmement chimique de Damas, conformément au plan convenu à Genève la semaine dernière par les ministres des Affaires étrangères russe et américain, Sergueï Lavrov et John Kerry, était le thème central de la réunion d'hier entre les ministres des Affaires étrangères français, américain et britannique. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu était également invité par Kerry à cette réunion à Paris.

 

Ankara a salué le plan Lavrov-Kerry, tout en soulignant qu'Assad pourrait en profiter pour gagner du temps.

 

Malgré tout Paris, Washington et Londres ont préparé hier un projet de résolution qui fixerait la procédure de destruction des arsenaux chimiques syriens. La France et le Royaume-Uni ont reconnu l'aspect positif de l'accord Lavrov-Kerry mais aspirent à la destitution du président Bachar al-Assad et veulent continuer à faire pression sur le régime syrien.

 

"Il faut prévoir des sanctions en cas de non respect de l’accord par le régime syrien, a déclaré le président français François Hollande." Selon lui le projet de résolution pourrait être soumis au vote au Conseil de sécurité cette semaine et il estime qu'il pourrait être adopté.

 

Il est évident que les menaces évoquées dans le projet de résolution soulèveront des questions au Conseil de sécurité de l'Onu, notamment de la part de la Russie. "Les déclarations sur la nécessité d'une résolution sévère sont une déformation de la réalité. Une décision doit d'abord être prise par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a rappelé hier Sergueï Lavrov.

 

Il semblerait que le jeu politique autour du projet de résolution risque de pousser le débat au Conseil de sécurité de l'Onu dans une nouvelle impasse, bien qu'il reste du temps pour travailler sur la rédaction du document. La France compte insister sur la version sévère de la résolution et les Américains vont tenter de l'assouplir.

 

"Au cours de la préparation de la réunion du Conseil de sécurité la Russie et la Chine donneront leur point de vue et tenteront de trouver un terrain d'entente sur les formulations, a déclaré l'académicien Alexeï Arbatov, chef du Centre de sécurité internationale à l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales (IMEMO). Les USA veulent éviter de tomber dans une nouvelle impasse : l'utilisation de la force militaire serait alors à nouveau évoquée, chose que les Etats-Unis cherchent à éviter. Personne ne souhaite une guerre en Syrie, à l'exception de l'opposition armée."

 

Le secrétaire d'Etat John Kerry cherche à s'assurer le soutien des Européens dans la mise en œuvre du plan convenu avec Lavrov. Il a également besoin de la Turquie et de l'Arabie saoudite, qui sponsorisent la partie radicale de l'opposition syrienne.

 

Enfin, il a besoin de l'approbation d'Israël. Il a expliqué dimanche dernier au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou les différents points du plan de désarmement chimique et a déclaré que si le désarmement d'Assad était un succès, cette méthode pourrait être appliquée aux régimes nord-coréen et iranien.

 

Le président américain Barack Obama a confirmé la pertinence d'une telle approche en déclarant sur ABC News que les armes chimiques syriennes n'étaient pas pour lui un problème aussi important que le dossier nucléaire iranien. Il a précisé que le plan de désarmement de la Syrie ne signifiait pas qu'il n'entreprendrait pas de mesures militaires à l'égard du régime iranien.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:30
Syrie/attaque chimique: des munitions soviétiques utilisées pour faire diversion (expert)

MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti

 

L'opposition syrienne aurait pu utiliser des éléments de munitions soviétiques pour organiser l'attaque chimique du 21 août près de Damas afin de lancer l'enquête sur une fausse piste, estime le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes, Igor Korotchenko.

 

Lundi 16 septembre, les enquêteurs des Nations unies ont dévoilé leur rapport concernant les cas d'emploi d'armes chimiques en Syrie. Selon le document présenté à l'Onu, le moteur d'un missile utilisé dans l'une de ces attaques portait des inscriptions en cyrillique (alphabet russe).

 

"Si l'on se base sur la version selon laquelle cette provocation a été planifiée pour justifier une éventuelle frappe américaine sur la Syrie (…), l'utilisation de munitions de fabrication soviétique ou russe fait le jeu de l'Occident. L'objectif est évident: désorienter l'enquête en accusant les forces gouvernementales d'avoir utilisé des armes chimiques et lier la Russie à cette attaque", a indiqué M. Korotchenko dans une interview à RIA Novosti.

 

Selon l'expert, les armes fabriquées en Union soviétique sont extrêmement répandues dans le monde entier, et "il est difficile" de dire aujourd'hui à qui et quand ont été livrées de telles munitions, et qui les a chargées de substances toxiques.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:30
Syrie/attaque chimique: l'usage de gaz sarin attesté par les experts de l'Onu

NEW YORK (Nations unies), 16 septembre - RIA Novosti

 

Les experts des Nations unies qui ont enquêté en Syrie ont trouvé des "preuves flagrantes et convaincantes" de l'utilisation de gaz sarin le 21 août dernier près de Damas, est-il indiqué dans leur rapport dont le texte a été distribué lundi au siège de l'Onu.

 

"Sur la base des preuves recueillies lors de notre enquête de l'incident dans le quartier de Gouta, la conclusion est que le 21 août, des armes chimiques y ont été utilisées à relativement grande échelle au cours du conflit syrien contre des civils, dont des enfants", lit-on dans le document.

 

Le texte précise que l'attaque du 21 août, qui a fait plus de 1400 morts selon Washington, a été perpétrée à l'aide de "roquettes sol-sol contenant du gaz sarin".

 

Quoi qu'il en soit, le rapport ne désigne pas directement les responsables de cette utilisation, le mandat des enquêteurs ne prévoyant pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:30
L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

WASHINGTON, 17 septembre - RIA Novosti

 

Le rapport des enquêteurs de l'Onu confirme que l'attaque à l'arme chimique perpétrée le 21 août dans la banlieue de Damas a été menée par les forces gouvernementales syriennes, a estimé lundi soir Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale du président américain Barack Obama dans un communiqué.

 

"Bien que la mission consistant à établir les responsables ne fût pas du ressort des enquêteurs, les preuves techniques fournies, dont la haute qualité du sarin et un certain type de missiles, confirment nos estimations selon lesquelles l'attaque a été perpétrée par le régime syrien, car seules les autorités syriennes disposent de tels moyens", a affirmé Mme Rice.

 

Selon elle, les négociations entre la Russie et les Etats-Unis de la semaine dernière ont permis de créer une base afin de détruire les armes chimiques syriennes.

 

"Nous allons continuer  à travailler avec la Russie, la Grande-Bretagne, la France, l'Onu, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et d'autres. Et si les démarches diplomatiques n'aboutissent pas, les Etats-Unis restent prêts à agir", a ajouté la conseillère.

 

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a déclaré quand à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie que le rapport des enquêteurs ne permettait pas de déterminer les responsables de l'attaque à l'arme chimique et qu'une nouvelle enquête était nécessaire pour établir les coupables.

 

Selon les inspecteurs chargés d'enquêter sur le recours à l'arme chimique, les ogives retrouvées près de Damas pourraient avoir été fabriquées tant de façon industrielle qu'artisanale.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:30
Syrie: l'attaque chimique à Damas détectée le jour même par la France

13/09/2013 L’Express.fr (AFP)

 

Creil - L'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, attribuée au régime syrien, avait été détectée le jour même par la Direction du renseignement militaire (DRM) français, a déclaré vendredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre, qui s'exprimait à l'issue d'une visite à la DRM, abritée dans la base aérienne de Creil (Oise), a ajouté "que le renseignement est au coeur de l'autonomie d'appréciation et de décision de la France".

 

Le gouvernement avait publié le 2 septembre des documents secrets déclassifiés tendant à prouver l'implication du régime syrien dans l'attaque chimique meurtrière du 21 août visant des civils syriens.

 

Ces documents faisaient suite à une note de synthèse de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de la DRM, portant notamment sur le stock d'un millier de tonnes d'agents chimiques, dont plusieurs centaines de tonnes d'ypérite et de gaz sarin, détenus par le régime syrien.

 

"Grâce à nos services de renseignements, nous disposons de moyens à cent pour cent français pour apprécier la situation en Syrie et décider de notre politique", a souligné Jean-Yves Le Drian.

 

La DRM a deux missions essentielles: le soutien aux forces françaises en opérations et la veille stratégique.

 

Lors de sa visite, le ministre de la Défense a pu avoir un aperçu des moyens du 13e régiment de dragons-parachutistes, unité employée par la DRM et le Commandement des opérations spéciales (COS), et spécialisée dans la recherche du renseignement humain avant le déploiement de forces sur un théâtre d'opérations.

 

Des véhicules Mercedes de trois tonnes, emportant un tonne de matériel et trois hommes à 100 km/h, qui ont participé à l'opération Serval au Mali au début de l'année, ont été montrés. Des chuteurs opérationnels du régiment, capables de s'infiltrer par voie aérienne après avoir été largués à 10.000 mètres d'altitude avec cent kilos de matériel ont également été présentés.

 

Analyse d'une image satellite par un interprète d'images du Centre de formation interarmées d'interprétation des images (CF3I). Crédit Christophe Fiard  DICOD

Analyse d'une image satellite par un interprète d'images du Centre de formation interarmées d'interprétation des images (CF3I). Crédit Christophe Fiard DICOD

Le ministre de la Défense a visité le Centre de formation et d'interprétation interarmées de l'imagerie (CF3I) de la DRM, où est notamment assurée la veille stratégique sur la Syrie ou sur la prolifération nucléaire. Des spécialistes lui ont ainsi montré des images satellites permettant de suivre régulièrement les activités de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr ou celles du pas de tir des fusées iraniennes Safir à Semnan.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 22:30
Le rapport de l’ONU déposé ce matin laisse deviner le coupable de l’attaque chimique

Le chef des inspecteurs du l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août près de Damas, Åke Sellström, à gauche, remet son rapport au Secrétaire généraldes Nations-Unies, Ban Ki-moon (Paulo Filgueiras/ONU)

 

16/09/2013 45eNord.ca (AFP)

 

 

Les diplomates de l’ONU ont «pesé chaque mot» du rapport que Ban Ki-moon remet lundi à 11h15 (15h15 GMT) au Conseil de sécurité sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie qui pourrait renforcer la pression sur le président Bachar al-Assad.

 

Le secrétaire général des Nations unies a affirmé vendredi que le rapport des experts de l’ONU allait «conclure de manière accablante« à l’utilisation d’armes chimiques dans l’attaque du 21 août dans la banlieue de Damas qui a fait, selon Washington, 1.400 morts, sans en attribuer directement la responsabilité au régime syrien.

En effet, le mandat des experts de l’ONU ne prévoit pas la désignation d’un coupable, identifié par les puissances occidentales comme étant le régime de Bachar al-Assad. Mais des diplomates affirment que les détails compilés dans le rapport vont clairement identifier les responsables et que les soutiens du président syrien vont devoir apporter la preuve de leur innocence.

«La Russie, les Américains, tous les camps, ont exercé une pression sur ce rapport», a confié un responsable de l’ONU à l’AFP, s’exprimant sous couvert de l’anonymat. «Le bureau de Ban Ki-moon a pesé chaque mot. Le message doit montrer combien l’attaque a été sérieuse mais il doit également soutenir l’initiative russo-américaine».

L’accord de Genève annoncé samedi entre les Russes et les Américains sur l’arsenal chimique de Damas doit être traduit dès la semaine prochaine dans une résolution aux Nations unies et il est certain que le rapport des inspecteurs de l’ONU va peser sur cette résolution.

Le 21 août, des inspecteurs de l’ONU se trouvaient en Syrie pour enquêter sur les allégations d’une attaque chimique le 19 mars près d’Alep et sur deux autres lieux restés secrets. Mais l’équipe, menée par le Suédois Ake Sellström, n’a pu arriver que le 28 avril dans la Ghouta orientale, une banlieue de Damas aux mains des rebelles, où s’est produite l’attaque chimique du 21 août.

 

«Quiconque lira le rapport pourra deviner qui a mené l’attaque»

Sur place, les inspecteurs «ont recueilli quantité d’éléments –des prélèvements, des entretiens avec des témoins– et à partir de cela ils pourront reconstituer un récit des événements fondé sur des faits, qui permettra d’éclairer les faits les plus marquants du 21 août», avait déclaré un porte-parole de l’ONU le 29 août.

Les échantillons de cheveux, d’urine, de sang et de terre ont été analysés dans des laboratoires en Finlande, Suède, Allemagne et Suisse, selon l’ONU.

«La commission a eu accès à un nombre très important de preuves», selon un diplomate du Conseil de Sécurité, qui parle sous le couvert de l’anonymat. «Quiconque lira ce rapport pourra deviner qui a mené (l’attaque)».

«Ce n’est pas ce qui compte maintenant», ajoute un autre diplomate. «Ce qui compte maintenant ce sont les négociations pour une résolution de l’ONU sur l’accord de Genève ».

Le rapport des inspecteurs devrait être déterminant dans la résolution qui doit concrétiser l’accord américano-russe. Reste maintenant au Conseil de sécurité à s’entendre sur la délicate question du Chapitre VII de la Charte des Nations unies qui prévoit, en dernier ressort, l’usage de la force contre un Etat qui viole ses obligations internationales.

La Russie , qui s’est systématiquement opposée aux précédentes tentatives de résolution sur la Syrie, a fait savoir qu’elle ne voterait pas un texte prévoyant une intervention armée. Les Occidentaux, eux, refusent l’impunité au régime syrien.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 18:00
Armes chimiques en Syrie: Ban dénonce un crime de guerre

16 septembre 2013 18h36 Romandie.com (AFP)

 

NEW YORK - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié lundi l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, attesté par un rapport d'experts, de crime de guerre devant le Conseil de sécurité.

 

M. Ban a réclamé que les responsables --qu'il n'a pas désignés-- rendent des comptes pour ce crime méprisable et il a demandé au Conseil de prévoir des conséquences si Damas ne respectait pas le plan de démantèlement de son arsenal chimique mis au point par Washington et Moscou.

 

Je demande instamment au Conseil (...) une résolution claire, a déclaré M. Ban. Se référant à l'accord américano-russe sur le désarmement chimique en Syrie conclu samedi à Genève, il a rappelé que celui-ci prévoyait qu'en cas de non-respect (par Damas de ses engagements) le Conseil de sécurité devrait appliquer des mesures sous chapitre 7 de la Charte de l'ONU. Ce chapitre prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à l'usage de la force si un pays ne respecte pas une décision du Conseil.

 

Je suis d'accord qu'il doit y avoir des conséquences (pour Damas) en cas de non-respect, a ajouté M. Ban, sans toutefois parler de frappe militaire.

 

Washington, Londres et Paris veulent faire pression sur le régime syrien par le biais d'une résolution sous chapitre 7 alors que Moscou refuse toute menace militaire contre son allié syrien.

 

Dans son exposé, basé sur le rapport des experts de l'ONU qui ont enquête en Syrie, M. Ban a fait état de preuves flagrantes et convaincantes que du gaz toxique sarin a été utilisé contre la population le 21 août près de Damas. Washington, Londres et Paris accusent les forces gouvernementales syriennes d'avoir perpétré ce massacre

 

Les résultats (de l'enquête) sont accablants et irréfutables, a-t-il affirmé. Les faits parlent d'eux-mêmes. La mission (d'enquête) des Nations unies a désormais confirmé sans équivoque et de manière objective que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie.

 

Outre les échantillons médicaux et les indices qu'ils ont recueillis, dont des fragments de munitions, les experts, a précisé M. Ban, ont interrogé plus de 50 survivants, médecins ou secouristes. Ceux-ci ont décrit une gamme de symptomes allant de l'essoufflement à la perte de connaissance en passant par des irritations oculaires et des nausées. Les secouristes ont vu de nombreuses personnes gisant sur le sol, beaucoup mortes ou ayant perdu connaissance et ne portant pas de blessures apparentes, a ajouté M. Ban.

 

Le rapport, a-t-il expliqué, souligne que la température en ce matin du 21 août près de Damas avait chuté entre 2 et 5 heures du matin, créant des conditions favorables pour que le gaz stagne au sol et penètre facilement dans les parties basses des habitations où de nombreuses personnes avaient trouvé refuge .

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:30
Syrie/armes chimiques: le rapport onusien présenté lundi 16 septembre

NEW YORK (Nations unies), 16 septembre - RIA Novosti

 

Le rapport des experts chargés d'enquêter sur les cas d'emploi présumé d'armes chimiques en Syrie sera présenté au Conseil de sécurité de l'Onu lundi, a fait savoir le service de presse des Nations unies.

 

"Le rapport de la mission onusienne (…) a été remis au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon", a annoncé l'organisation.

 

Lundi 16 septembre, M.Ban "présentera le document au Conseil de sécurité dans le cadre d'audiences à huis clos".

 

A 20h50 heure de Moscou (16h50 UTC), le SG de l'Onu devrait s'entretenir avec des journalistes au siège des Nations unies à New York. Le rapport en question, qui porte sur l'utilisation présumée d'armes chimiques dans la banlieue damascène de Ghouta, sera publié sur le site du Bureau des affaires du désarmement de l'Onu.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:30
Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, à Genève, le 14 septembre (Department of State)

Sep 15, 2013 ASDNews (AFP)

 

The threat of US military action against Syria remains "real", Washington's top diplomat said on Sunday a day after striking a deal with Russia to destroy Damascus's chemical weapons stockpile.

 

"The threat of force remains, the threat is real," US Secretary of State John Kerry said at a news conference in Jerusalem with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu.

 

"We cannot have hollow words in the conduct of international affairs."

 

Kerry's remarks were made following a four-hour meeting with Netanyahu at which the two men discussed the US-Russian agreement on eradicating Syria's stockpile of chemical weapons, and also talked about the ongoing Middle East peace talks.

 

"Make no mistake, we have taken no options off the table," Kerry warned after news of the deal appeared to stave off the threat of a US-led military strike on the Syrian regime after a chemical attack last month on a Damascus suburb.

 

"The fact of weapons of mass destruction having being used against the people of their own state -- these are crimes against humanity and they cannot be tolerated," he said.

 

Under terms of the breakthrough deal struck in Geneva on Saturday following three days of talks between Kerry and his Russian counterpart Sergei Lavrov, the regime of President Bashar al-Assad has a week to hand over details of the quantity and location of all the chemical agents in its possession.

 

The stockpile would then be turned over to international supervision and destroyed by mid-2014 in a deal which has won backing from China, a veto-wielding permanent member of the UN Security Council.

 

The accord was hailed as heading off a possible US-led strike and unspecified sanctions.

 

Kerry described the Geneva understandings as a "framework, not a final agreement", but one which had "the full ability to be able to strip all the chemical weapons from Syria".

 

He described the agreement as "the most far-reaching chemical weapons removal effort" ever designed and one which stretched well beyond the scope of the Chemical Weapons Convention of 1993.

 

But he acknowledged its full implementation was crucial.

 

"This will only be as effective as its implementation will be."

 

"Just removing the chemical weapons doesn't do the job, we understand that... but it is one step forward, and it eliminates that weapon from the arsenal of a man who has proven willing to do anything to his people to hold on to power."

 

Standing next to him, Netanyahu said stripping Syria of its chemical stockpile would make the entire region "a lot safer" although he was quick to draw parallels with the threat posed by a nuclear Iran.

 

"The world needs to ensure that radical regimes don't have weapons of mass destruction because, as we've learned once again in Syria, if rogue regimes have weapons of mass destruction they will use them," he said.

 

"If diplomacy has any chance to work it must be coupled with a credible military threat," he said, referring directly to Iran and its nuclear programme, which Israel and much of the West believes is a front for developing a weapons capability.

 

"Iran must understand the consequences of its continual defiance of the international community by its pursuit of nuclear weapons.

 

"What is true of... Syria is true of Iran."

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:30
Le chef de l'armée syrienne libre (ASL), le Général Salim Idris

Le chef de l'armée syrienne libre (ASL), le Général Salim Idris

15 septembre, 2013 - 07:38 GMT BBC Afrique

 

Le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), le Général Salim Idris, a rejeté l'accord américano-russe sur l'arsenal chimique syrien.

 

L'accord conclu hier entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, samedi à Genève prévoit un plan détaillé de destruction des stocks d'armes chimiques du régime syrien d'ici mi-2014.

 

"Nous ne reconnaissons pas l'initiative russe et nous pensons que les russes et le régime syriens jouent ainsi pour perdre le temps et en même temps gagner du temps pour le régime criminel de Damas", a déclaré à la BBC, le Général Salim Idriss.

 

Le chef militaire de l'opposition syrienne a dit compter demander des clarifications aux américains, tout en avertissant que la rébellion n'est pas prête à observer un cessez-le feu dans les combats sur le terrain.

 

"Nous allons discuter avec nos amis américains pour savoir ce que tout cela veut dire, et comme je l'ai dit, nous allons faciliter la mission des enquêteurs dans le pays, mais de façon très claire et franche, il n'y aura pas de cessez le feu avec le régime", a ajouté le Général Idriss.

 

Selon l'accord Genève, Damas a sept jours pour fournir un document détaillant les sites de production et de stockage d'armes chimiques.

 

Les inspecteurs devront pouvoir avoir accès immédiatement et sans rencontrer d'obstacles à tous les sites.

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères ont affirmé qu'ils espéraient que l'élimination complète d'armes chimiques sera achevée d'ici neuf mois.

 

L'arsenal chimique syrien est estimé à un millier de tonnes d'agents chimiques.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:30
L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

15/09/2013 à 11:10 Par Le Figaro.fr avec le Service Infographie du Figaro

 

Les Etats-Unis et la Russie ont conclu hier à Genève un accord sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, avec la possibilité de mesures contraignantes, un pas salué par les capitales européennes mais rejeté par les rebelles de l'Armée syrienne libre.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:30
L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

L'arsenal chimique détenu par Damas 15309.2013 Service Infographie du Figaro

16 septembre 2013 à 05:08 Par RFI

 

Le rapport des inspecteurs de l’ONU sur l’attaque chimique du 21 août près de Damas sera présenté à 15h15 (TU), ce lundi 16 septembre, devant le Conseil de sécurité. Ce rapport n’a pas pour objet de désigner un coupable mais la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni en sont convaincus : les données scientifiques prouveront la responsabilité du régime syrien.

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:30
Syrie: Washington et Moscou privilégient leurs intérêts communs

Le Secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergeï Lavrov, accompagnés de leurs principaux collaborateurs, lors d'une réunion au bord de la piscine de l'hôtel à Genève, le 14 septembre, pour mettre la dernière touche à l'accord américano-russe sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien (Department of State)

 

15/09/2013 45eNord.ca (AFP)

 

accord américano-russe, armes chimiques, John Kerry, Sergueï Lavrov, Syrie

 

L’accord américano-russe sur les armes chimiques en Syrie montre que les deux pays ont privilégié leurs intérêts diplomatiques communs, mais la méfiance va perdurer entre ces anciens ennemis de la Guerre froide aux relations glaciales depuis un an.

 

Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord sur un démantèlement de l’arsenal chimique syrien d’ici mi-2014, avec de possibles mesures contraignantes.

 

En annonçant samedi cette percée au terme d’intenses tractations, le secrétaire d’Etat John Kerry et son homologue Sergueï Lavrov ont vanté leur «détermination» à détruire ces armes chimiques «le plus rapidement possible» et leur «adhésion à un règlement pacifique» en Syrie.

 

Les deux pays ont pourtant des positions antagoniques sur cette guerre: Moscou est l’allié de Damas, Washington soutient la rébellion.

 

Mais MM. Kerry et Lavrov, qui se plaisent à afficher une certaine complicité, ont insisté sur leurs points de convergence. «Nous avons eu des désaccords ici et là. Mais nous avons aussi coopéré et Sergueï et moi n’avons jamais cessé de nous parler», a assuré le ministre américain.

 

Américains et Russes discutaient en fait depuis un an d’une mise sous tutelle internationale de l’arsenal syrien.

 

M. Lavrov a d’ailleurs salué des négociations «excellentes» avec M. Kerry et s’est félicité que «l’objectif fixé en septembre (au sommet du G20) par les chefs d’Etat russe (Vladimir Poutine) et américain (Barack Obama) pour mettre sous contrôle les armes chimiques syriennes ait été atteint».

 

À en croire un diplomate américain, «les Russes ont été incroyablement sérieux et professionnels» dans les pourparlers.

 

Aux yeux de l’analyste Anthony Cordesman, du Center for Strategic and International Studies, «les États-Unis se devaient d’inclure la Russie [...] pour qu’elle joue un rôle (pour une solution) en Syrie». Washington devait ainsi «signifier clairement [à Moscou] que la Guerre froide est terminée», écrit l’expert.

 

Début août, le président Obama avait cependant dénoncé la réminiscence en Russie de «vieux stéréotypes de la confrontation de la Guerre froide» depuis le retour en mai 2012 au Kremlin du président Poutine. M. Obama avait du coup annulé son sommet prévu en septembre avec son homologue russe.

 

De fait, les relations sont tombées à un niveau rarement vu depuis des décennies.

 

La Maison Blanche avait pesté le mois dernier contre «le manque de progrès récents» avec Moscou sur la défense antimissile, la non prolifération nucléaire, le commerce et les droits de l’homme.

 

Les Américains ont surtout très mal digéré l’affaire Edward Snowden, l’informaticien américain qui a révélé l’ampleur de la surveillance des communications par son pays et à qui les Russes ont accordé l’asile.

 

Pour Alexandre Choumiline du centre d’analyse des conflits au Proche-Orient à Moscou, l’accord de Genève «n’améliorera pas des relations russo-américaines marquées par la méfiance». Il pense d’ailleurs que « Poutine [...] l’a emporté sur Obama».

 

Le chef de l’État russe avait fait un coup d’éclat cette semaine en publiant une tribune dans le New York Times pour menacer Washington en cas d’action militaire unilatérale contre Damas.

 

M. Lavrov a encore prévenu que la Russie «vérifierait» scrupuleusement toutes les accusations de violations de l’accord de Genève par les Syriens, avant de soutenir éventuellement dans le cadre de l’ONU un recours à la force. Il a aussi fustigé «tant de mensonges et de falsifications sur le dossier» syrien.

 

Même méfiance côté américain quand le président Obama a averti qu’il «ne prendrait pas les déclarations de la Russie et d’Assad pour argent comptant».

 

Fiers de leur accord, MM. Kerry et Lavrov ont été interrogés par la presse sur un hypothétique nouveau « Reset », une relance des relations bilatérales, en allusion à l’offre qu’avait faite en 2009 le président Obama à son homologue de l’époque Dmitri Medvedev.

 

Les deux ministres n’ont pas vraiment répondu, mais se sont montrés optimistes.

 

«Les États-Unis et la Russie n’ont pas toujours été main dans la main et ne le sont toujours pas pour tout», a reconnu le secrétaire d’État. Mais «il faut regarder le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide», a-t-il plaidé, égrenant «les coopérations sur l’Iran, la Corée du Nord, l’OMC, le traité START ou le désarmement nucléaire».

 

M. Lavrov a loué une «initiative russo-américaine» sur la Syrie qui a «mobilisé toute la communauté internationale».

 

Circonspect, un diplomate à Washington y voit « un pas positif, mais pas un tournant » dans les relations complexes entre les Etats-Unis et la Russie.

 

*Ce texte était une analyse de Nicolas Revise, diplômé en Science politique et en Droit public et correspondant au département d’État qui suit la diplomatie américaine et son secrétaire d’État partout dans le monde.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:35
Laurent Fabius en Chine dimanche pour évoquer la Syrie

12/09 LesEchos.fr (Reuters)

 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se rendra dimanche en Chine pour évoquer la situation en Syrie avec son homologue Wang Yi, a-t-on appris jeudi auprès du quai d'Orsay.

 

Laurent Fabius se rendra ensuite lundi à Oulan Bator dans le cadre d'une visite destinée à développer les relations économiques avec la Mongolie avant de se rendre en Russie mardi où il rencontrera son homologue Sergueï Lavrov, a précisé le porte-parole du ministère Philippe Lalliot.

 

Les déplacements en Chine et en Russie seront centrés sur la situation en Syrie, a-t-il ajouté.

 

Depuis le début du conflit, il y a plus de deux ans, la Chine et la Russie s'opposent à toute mesure destinée à accroître la pression sur le régime de Bachar al Assad, en utilisant notamment leur droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu.

 

La Russie a présenté lundi un plan visant à éviter des frappes militaires occidentales contre le régime syrien.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 07:30
Damas a 10 jours pour rejoindre la Convention sur les armes chimiques (Kerry)

MOSCOU, 12 septembre - RIA Novosti

 

Damas a dix jours pour remettre tous les documents requis pour adhérer à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry lors d'une rencontre avec le ministre russe des AE Sergueï Lavrov à Genève.

 

"Ils ont dix jours pour faire leur proposition (…)  sur la remise de leurs armes chimiques sous contrôle de la communauté internationale", a indiqué M.Kerry.

 

Il a également exprimé des doutes quant à l'intention de Damas de renoncer à son arsenal d'armes chimiques.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:30
Syrie / transfert d'armes chimiques: 75.000 soldats nécessaires (Pentagone)

WASHINGTON, 12 septembre - RIA Novosti

 

La mise en place de l'initiative russe visant à placer sous contrôle international les armes chimiques syriennes nécessiterait l'engagement de quelque 75.000 soldats pour confisquer et escorter ces arsenaux, écrit le New York Times se référant au Pentagone. 

 

Bien que cette évaluation soit approximative, elle donne une idée de l'"envergure de la tâche à accomplir", a annoncé au journal une source au sein de l'administration de la présidence américaine, ajoutant qu'il ne s'agissait que d'un "premier cauchemar" dans la mise en place de ce projet. 

 

Toutefois, cette évaluation semble douteuse, aucune donnée exacte sur la quantité d'entrepôts d'armes chimiques syriens n'étant disponible: les renseignements US parlent de 42 sites, alors que seule l'existence de 19 sites de stockage est confirmée pour l'instant.  

 

Les experts en armes chimiques considèrent qu'une opération similaire demande beaucoup de temps et des financements importants, ajoutant qu'elle est potentiellement liée à un risque militaire. Notamment, le nombre d'inspecteurs doit être supérieur à 100 personnes, nombre de spécialistes dont disposent les Nations unies. En outre, il n'est pas exclu que les experts se fassent attaquer, des combats secouant en permanence les alentours de la ville d'Al-Safira qui abriterait une usine de production d'armes non-conventionnelles, souligne la source. 

 

Moscou a appelé lundi Damas à placer ses arsenaux chimiques sous contrôle international pour ensuite les démanteler. Les autorités syriennes ont immédiatement soutenu cette proposition.  

 

Les analystes supposent qu'en cas de réussite de l'initiative de Moscou, il serait possible d'éviter une frappe américaine sur les sites syriens. 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:30
Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, Syrian Foreign Minister Walid Muallem, US Secretary of State John Kerry

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov, Syrian Foreign Minister Walid Muallem, US Secretary of State John Kerry

12/09/2013 Par Pierre Avril – LeFigaro.fr

 

Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue russe, Sergueï Lavrov doivent se rencontrer ce jeudi, à Genève, pour discuter de la stratégie à adopter pour placer sous contrôle l'arsenal chimique syrien.

 

Tout comme Moscou et Washington avaient collaboré au début des années 90 au programme de démantèlement des armes de destruction massive sur le territoire de l'ex-URSS, les deux puissances vont s'atteler à partir de ce soir aux stocks d'armes chimiques de Damas. Dans son édition du jour, le quotidien Kommersant dresse les grandes lignes du plan russe qui a été transmis dès mardi à la partie américaine et sur lequel plancheront ce soir à Genève, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Ce document devrait s'inspirer du programme américain baptisé Nunn-Lugar, aujourd'hui en sommeil et qui avait permis il y a vingt ans une coopération bilatérale sur la destruction des armes soviétiques. Ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Richard Lugar est justement l'un des émissaires qui s'était rendu à Moscou à l'été 2012 afin de discuter, déjà, avec des officiels russes, de la possibilité de mettre la main sur le programme d'armes chimiques syrien, dans le cas où le régime de Bachar el-Assad devait tomber.

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 11:30
Syrie: l'Armée syrienne libre rejette le plan russe sur les armes chimiques

12/09/2013 Par LEXPRESS.fr

 

Le plan présenté par Moscou à Washington mercredi ne satisfait pas les rebelles de l'ASL, qui le rejettent catégoriquement. Le projet doit être discuté ce jeudi à Genève.

 

La perspective de la mise en place d'un plan de contrôle des armes chimique syriennes ne satisfait par les rebelles de l'Armée syrienne libre. L'ASL a rejeté avec force ce jeudi la proposition qui prévoit de placer les armes chimiques du régime syrien sous contrôle international.

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 23:01
Syrie : Hollande contraint de gérer la reculade d'Obama

11/09/2013 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

Le chef de l'État a réaffirmé qu'il restera «mobilisé» pour sanctionner l'usage de gaz chimiques. Son homologue américain a indiqué que sa priorité était la diplomatie.

Si la diplomatie est aussi l'art de s'adapter aux circonstances, la crise syrienne nous confirme que l'Élysée héberge un virtuose. Mardi matin, recevant quelques journalistes, François Hollande a attaqué bille en tête sur la Syrie, saisissant la perche tendue par la Russie, certes, mais avec la plus grande prudence et conservant clairement en main l'épée de Damoclès de frappes militaires. Mercredi, à écouter l'entourage présidentiel, le ton est descendu d'un bon cran. Entre-temps, il est vrai, le président de la République s'est entretenu avec Barack Obama. Ce dernier, dans un discours solennel, a réaffirmé mardi que sa priorité était la diplomatie et demandé au Congrès de retarder son vote.

Alors, les frappes? «Si on peut les éviter… Elles restent sur la table, mais leur probabilité est moins forte», ce qui signifie qu'elles ne sont plus d'actualité. En début de matinée, le chef de l'État a réuni un conseil de défense autour de Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls et le patron des armées, l'amiral Édouard Guillaud. Devant cet aréopage, le président a fixé la ligne sur la proposition des Russes de mettre les armes chimiques de Damas sous contrôle: «Les prendre au mot et passer aux actes». Un conseiller décrypte: «Il faut explorer à fond l'accord des Syriens de renoncer à leurs armes chimique», en clair, tout mettre en œuvre pour aboutir à une résolution à l'ONU. C'est là que, pour une bonne part, la partie syrienne se jouera dans les jours à venir.

 

Projet français torpillé

 

Et sur ce terrain, la France a également dû en rabattre. Réagissant au quart de tour, la France a fait circuler, mardi à New York, un projet de résolution, sous chapitre VII. Un texte menaçant de sanctions le régime de Bachar s'il ne faisait pas sans délai la transparence sur son arsenal chimique. Quant aux auteurs des attaques aux gaz du 21 août près de Damas, ils devraient être traduits devant la justice internationale, ainsi que l'avait exigé Laurent Fabius.

Las, le projet français a immédiatement été torpillé par les Russes qui l'ont jugé «inacceptable». Des négociations se sont engagées, d'abord au sein du P3 (France, États-Unis, Grande-Bretagne), avec l'idée de les élargir aux autres membres du Conseil de sécurité. Le rapport des inspecteurs de l'ONU sur le bombardement chimique du mois d'août est attendu lundi. Mais personne ne se risque à fixer une échéance pour le vote. À New York aussi, le principe de réalité s'impose déjà. Le chapitre VII prévoyant la force? «Un objectif souhaitable», cisèle un diplomate. Chacun sait que toute notion de «sanctions» ou même de «pression» vis-à-vis de la Syrie donne de l'urticaire aux Russes. La justice internationale pour les assassins? «Pas si simple…» Que reste-t-il, dans ces conditions, de la fermeté française? À l'Élysée, on explique que le cœur de la résolution doit porter sur la possibilité pour l'ONU d'accéder aux stocks d'armes chimiques. Le délai de mise en œuvre se compterait «en petites semaines», indique-t-on. Mais quelle serait l'effectivité d'une résolution qui ne comporterait pas la menace de sanctions? Plus question de tester la mauvaise foi des Russes, quitte à provoquer de leur part un veto. La priorité serait plutôt de l'éviter.

Car une considération domine, ce dont on est bien conscient à Paris: «Obama va rechercher le compromis avec les Russes.» Bien sûr, renchérit-on aussitôt, «il faudra que ce soit un bon compromis». Sinon? «Sinon, c'est eux (les Américains et les Russes, NDLR) qui en porteront la responsabilité.» Pas de quoi, manifestement, faire ciller Obama. Et dire que, «jusqu'à la fin août, il disait, “the sooner the better” (le plus tôt sera le mieux), en parlant des frappes», lâche un diplomate avec une pointe de dépit.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:30
Syrie : pas de conclusion sur les attaques chimiques (ONU)

11/09/2013 - JDD

 

Un nouveau rapport d'enquête de l'Onu estime mercredi que des armes chimiques ont probablement été utilisées en Syrie mais qu'il est pour l'instant impossible de conclure qui en a fait usage, malgré les soupçons pesant sur les troupes gouvernementales.

 

L'enquête, qui porte sur la période du 15 mai au 15 juillet, indique que des crimes de guerre ont été commis à la fois par les forces soutenant le régime de Bachar al Assad et par les groupes rebelles. L'armée gouvernementale syrienne a massacré des civils, bombardé des hôpitaux et commis d'autres crimes de guerre pour récupérer le terrain cédé aux insurgés ces derniers mois, estime le rapport.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:30
Moscou suggère un contrôle des armes chimiques syriennes

MOSCOU, 11 septembre - RIA Novosti

 

Moscou propose de placer sous contrôle les réserves d'armes chimiques syriennes, si le pouvoir en place dans le pays l'acceptait. Cette suggestion a été soutenue par de nombreux pays dont les Etats-Unis, écrit mercredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

"Les autorités américaines veulent étudier attentivement l'initiative de la Russie visant à régler le problème de l'arme chimique syrienne", a déclaré lundi dernier la porte-parole du département d'Etat Marie Harf. Quant au président Barack Obama, il a fixé à Bachar al-Assad un ultimatum d'une semaine pour prendre une décision bien que le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem ait déjà annoncé que les autorités du pays étaient "d'accord avec l'initiative russe" et qu’elles réagissaient ainsi, a-t-il ajouté, "pour couper l'herbe sous les pieds de l'agression américaine".

 

Même si cette initiative était acceptée par tous les intéressés, le problème ne se règlerait pas de lui-même pour autant, affirment les experts. Car contrairement à une cinquantaine d'autres pays la Syrie n'a pas signé la Convention qui interdit de mettre au point, fabriquer, stocker ou utiliser des armes chimiques et contraint les pays qui en détiennent à les détruire. Par conséquent, elle n'a pas rapporté à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) de la Haye le nombre d'armes chimiques qu’elle possède, leur composition, les bases de déploiement et les moyens de sécurité déployés sur le territoire du pays. Selon les renseignements américains, russes et d'autres pays, Damas posséderait près de 1 000 tonnes de produits toxiques militaires. On suppose qu'il s'agit du gaz vésicant ypérite (gaz moutarde) et du gaz neurotoxique soman. Ces informations n'ont jamais été officiellement confirmées.

 

Mais la question n'est pas là. Si la Syrie acceptait de soumettre ses armes chimiques au contrôle international, par qui et comment serait-il supervisé ? Par la Russie, les USA, les pays de l'Otan, les pays arabes, la Chine ? Dans l'exemple du Kosovo, certaines régions avaient été placées sous le contrôle des forces armées d'autres pays. Mais la communauté internationale, divisée sur son approche de la guerre civile et religieuse en Syrie, est-elle prête à un tel accord ?

 

Admettons que tout le monde tombe d'accord et que les armes chimiques syriennes soient sous contrôle. Que faire ensuite ? Il serait nécessaire de construire une usine pour les détruire car il est pratiquement impossible de les enterrer au fond de l'océan ou de les brûler, ou encore les déplacer ailleurs pour les recycler.

 

Selon Alexandre Gorbovski, expert de la Croix verte russe et membre du Conseil international pour la sécurité chimique, la première chose qui devrait être faite par la Syrie si elle voulait placer ses armes chimiques sous le contrôle des forces internationales, c'est de signer la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et transmettre, conformément à la procédure, tous les produits toxiques à l'OIAC. Cette organisation serait alors responsable de la protection et du recyclage des poisons – ce fut le cas en Libye lorsque Mouammar Kadhafi avait placé ses armes chimiques (près de 1 000 tonnes) sous la responsabilité de l'OIAC.

 

L'OIAC a transporté ces armes dans un désert et les a progressivement détruites avec un dispositif mobile. Mais il n'y avait pas de guerre civile en Libye à cette époque. L'expert n'a pas expliqué comment il serait possible de le faire dans les conditions du conflit sanglant en Syrie.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:20
Détruire un stock d'armes chimique: une opération délicate

11.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

A lire sur le site d'Ouest-France un sujet sur les conditions de destruction des stocks d'armes chimiques et les difficultés à surmonter pour effectuer ce type d'opérations. Cliquer ici pour y accéder.

 

Selon Jean-Pascal Zanders, un expert belge spécialiste de la non-prolifération des armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (il a été chef de projet dans le cadre du Chemical and Biological Warfare Project au Stockholm International Peace Research Institute d’octobre 1996 à août 2003 et directeur du BioWeapons Prevention Project basé à Genève d’avril 2003 à mai 2006), le problème majeur réside dans le fait qu'il faudra effectuer ces opérations sur le territoire national syrien (c'est que prévoit la convention internationale de 1993), donc dans un pays en guerre (ce qui constituera une première!).

 

La solution sera de déployer des équipements légers, comme le FDHS américain (photo ci-dessus).

Field Deployable Hydrolysis System at the Aberdeen Proving Ground. (Army)

Field Deployable Hydrolysis System at the Aberdeen Proving Ground. (Army)

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