Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:40
photo NCCP

photo NCCP

 

2/02/2015 Corinne Lassailly - ADIT : 77780

 

L'entreprise Novosibirsk Chemical Concentrates Plant (NCCP) [1], va développer la transformation de minerais de terres rares, notamment pour l'industrie nationale de défense et aérospatiale. Cette entreprise est un des leaders mondiaux de production de combustible pour les centrales nucléaires et pour les réacteurs de recherche en Russie et à l'étranger. Par ailleurs NCCP est l'unique producteur russe de lithium et de sels de lithium. A noter que l'entreprise dépend indirectement de Rosatom, corporation d'Etat dans le secteur de l'énergie atomique.

 

La demande interne en lanthane, scandium et néodyme est importante, précisément dans les filières aéronautique et spatiale, par exemple pour certains éléments clefs des moteurs ou des aimants. Selon Nikolai Pokhilenko, directeur de l'Institut Sobolev de géologie et de minéralogie [2], les gisements dans le nord-ouest de la Yakoutie, région d'Extrême-Orient russe, sont si importants qu'ils devraient assurer l'approvisionnement national. La région de Novossibirsk dispose des ressources nécessaires au développement d'une telle industrie de transformation, non seulement en matière de capital humain hautement qualifié, mais également en matière d'infrastructures et d'équipements.

 

Pour en savoir plus:

- [1] http://www.nccp.ru/en/

- [2] Institut qui dépendait de la branche sibérienne de l'Académie des sciences de Russie et aujourd'hui de l'Agence fédérale des organismes scientifiques http://www.igm.nsc.ru/ (uniquement en russe)

 

Sources : Site de la branche sibérienne de l'académie des sciences : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/WEVoS

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:55
Ile Longue photo Marine nationale CG Quillivic

Ile Longue photo Marine nationale CG Quillivic

 

29.01.2015 Le Monde.fr (AFP)

 

Des drones ont été détectés au cours des derniers jours à proximité du site militaire nucléaire de l'île Longue, dans la rade de Brest, interdit au survol, a annoncé mercredi 28 janvier la préfecture maritime de l'Atlantique. Selon Lionel Delort, capitaine de corvette, ces vols se sont produits « dans la nuit du 26 au 27 et le 27 ».

« Ces vols de drones n'ont pas présenté de menace caractérisée sur la sûreté des installations » de la base, assure la préfecture dans un communiqué, qui précise que « ces détections ont été immédiatement traitées en mobilisant les moyens et les équipes de réaction prévus dans ce cas de figure ».

 

Suite de l'article

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:20
L’USAF étudie un nouveau missile pour son prochain bombardier (LRS-B)

L’équipe du laboratoire de Sandia assemble un modèle 3D du futur LRSO en mars 2014 (source Sandia National Laboratories)

 

29 janvier 2015 Info-Aviation

 

Le général en charge des forces nucléaires Stephen Wilson a confié aux journalistes que l’US Air Force travaille sur un missile de croisière LRSO (Long-Range Standoff) pour armer la future flotte de bombardiers américains LRS-B (Long-Range Strike Bomber).

 

« Nous aurons besoin d’un missile qui peut pénétrer les défenses aériennes les plus sophistiquées. », a déclaré le général Stephen Wilson. Il a ajouté qu’une variante conventionnelle du LRSO serait construite après qu’une version à tête nucléaire soit d’abord développée. Le général a expliqué que l’US Air Force a terminé son analyse des solutions de remplacement (AoA) et attend déasormais la décision du Pentagone pour commencer l’acquisition. L’US Air Force a étudié « une variété d’options – avec des capacités différentes, et des vitesses différentes », a t-il ajouté. « Nous avons limité notre analyse aux technologies que nous maîtrisons actuellement. Mais je ne peux pas entrer dans les détails. »

 

Suite de l’article

Partager cet article

Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:55
Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

 

27/01/2015 Sources Marine nationale

 

Un dimanche de janvier, 22h. Le Commandant L’Herminier appareille de la base navale de Brest pour escorter un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) de retour de patrouille. Quatre jours de mer dans des conditions difficiles. Une mission habituelle pour l’équipage. Une mission prioritaire également pour le commandement des opérations de la marine à Brest. La  crédibilité de la force océanique stratégique en dépend.

Cette mission de soutien à la FOST (force océanique stratégique) constitue aujourd’hui le quotidien de l’équipage de l’aviso Commandant L’Herminier. Une mission qu’il réalise depuis novembre dernier, à la suite d’une période d’entretien et d’un stage de remise en condition opérationnelle.

Du 14 avril au 11 octobre 2014, l’aviso Commandant L’Herminier a subi un arrêt technique majeur pour redonner du potentiel à ses installations et déployer le nouveau système de communication RIFAN 2. L’implication forte de l’équipage a permis de terminer cette phase d’entretien avec plusieurs jours d’avance sur le planning industriel.

Dès la fin de la période d’entretien, l’aviso Commandant L’Herminier a repris la mer pour retrouver sa disponibilité opérationnelle. Les créneaux d’entraînement individuel ont été particulièrement intenses : manœuvres AVIA avec le concours des flottilles 33F et 34F, exercices sécurité et de maîtrise des capacités opérationnelles avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, mises en œuvre des procédures de lutte sous la mer ou encore tirs de tous calibres.

 

Un patrouilleur de haute mer dans l’ombre des SNLE

« Assurer la liberté d’action des SNLE »

 

La Marine nationale met en œuvre les moyens nécessaires pour assurer en permanence la protection et la sûreté des SNLE. Pour cela, un certain nombre d’unités, frégates ASM, avisos, chasseurs de mines, avions de patrouilles maritimes, vedettes de gendarmerie maritime, fusiliers marins et compagnies de l’Armée de Terre sont déployées, en mer, en l’air ou en alerte sous court préavis selon la situation des SNLE.

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:54
Le siège social de DCNS à Paris (Crédits DCNS)

Le siège social de DCNS à Paris (Crédits DCNS)

 

23/01/2015, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe naval devrait enregistrer des pertes de 300 millions d'euros en 2014. La contribution de DCNS à l'EBIT de Thales qui est actionnaire à hauteur de 35%, sera négative d'environ 100 millions d'euros.

 

Ce n'est pas une surprise. DCNS, dont Thales est actionnaire à hauteur de 35%, estime  que l'exercice 2014 devrait se solder par une perte nette de l'ordre de 300 millions d'euros, compte tenu de l'enregistrement de charges et provisions complémentaires, ainsi que l'avait révélé "La Tribune". Le groupe naval a mené au cours des derniers mois un examen approfondi de la situation financière et contractuelle de plusieurs activités et programmes complexes qui connaissent des difficultés. Les principales conclusions de ces audits ont été communiquées aux instances de gouvernance de DCNS.

Pour Thales, qui consolide DCNS par mise en équivalence, la contribution de DCNS à l'EBIT du groupe d'électronique "serait ainsi négative d'environ 100 millions d'euros sur l'exercice 2014, contre une contribution attendue proche de l'équilibre (et une contribution positive de 40 M€ en 2013)", a expliqué Thales dans un communiqué publié ce vendredi. Hors cet impact exceptionnel, Thales confirme que sa performance en 2014 devrait être conforme aux objectifs annoncés d'une stabilité des prises de commandes et du chiffre d'affaires et d'une progression de 5 à 7% de l'EBIT. La publication des comptes consolidés de l'exercice 2014 arrêtés par le conseil d'administration est prévue le 26 février 2015

 

Le nucléaire civil plombe DCNS

Sur la base des éléments fournis au comité central d'entreprise (CCE), les difficultés sur certains programmes se concentrent dans les activités de diversification dans l'énergie, essentiellement dans le nucléaire civil. L'ampleur des difficultés d'exécution rencontrées par DCNS depuis 2013 devrait conduire "à revoir significativement à la hausse les coûts à terminaison des projets en cours", notamment le réacteur de recherche Jules Horowitz pour le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA), a expliqué Thales.

Sur les programmes navals, les audits ont mis en évidence une augmentation des coûts à terminaison, tout particulièrement sur le programme de sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda pour la France.

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 13:55
Protéger les installations du ministère de la défense

 

19 janvier 2015. Portail des Sous-Marins

 

Alors que la sécurité des sites et des personnels de la Défense sur le territoire revêt une impor­tance inédite, le ministère de la Défense a mené, depuis un an, une réflexion qui a récemment abouti à la mise en place d’une direction fonction­nelle dédiée pour élaborer la poli­tique de protection des installa­tions, moyens et acti­vités de la Défense.

 

Référence : TTU

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:56
Trois ouvrages sur les Forces Aériennes Stratégiques


15/01/2015 Armée de l'air

 

Dans la continuité de la cérémonie du 3 octobre à Istres et du colloque du 20 novembre à l’Ecole Militaire, la commémoration du cinquantenaire des forces aériennes stratégiques, se poursuit au-travers de trois ouvrages très différents, réalisés durant l’année 2014, et publiés récemment :

- « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense » de Robert Galan,

- « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont,

- « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire », d’Alexandre Paringaux.

 

Dans « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, actuel commandant des forces aériennes stratégiques (FAS), Robert Galan, ancien pilote des FAS et ancien pilote d’essai, retrace les moments forts d’un demi-siècle d’opérations au service de la paix au-travers de récits et d’anecdotes racontés par ceux qui les ont vécu. Des expéditions des bombardiers Mirage IV et leurs missions aux Champs-Élysées, en Écosse et en Afghanistan aux missions de la force de transport stratégique des ravitailleurs C-135 en, passant par la naissance du plateau d’Albion et la mise en place des premiers missiles, ce livre compile en 218 pages des récits épiques dans lesquels se distingue le sens aigu du courage, du devoir et de la camaraderie qui unit les « aviateurs du nucléaire » aux mécaniciens d’exception en un seul corps : les forces aériennes stratégiques.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », de Robert Galan, réalisé en collaboration avec l’Association Nationale des anciens des Forces Aériennes Stratégiques (ANFAS), aux éditions Privat (18 €).

Préfacé par le général d’armée aérienne Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’air, « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix », ouvrage encyclopédique de 256 pages, retrace la genèse, l’histoire de la doctrine nucléaire française en lien avec les contextes géopolitiques, la création, la mise en place, le fonctionnement, l’évolution des forces aériennes stratégiques et de leurs missions nucléaires, de reconnaissance stratégique ou conventionnelles. En parallèle, Hervé Beaumont, expert aéronautique avisé et passionné de l’histoire des FAS, aborde très largement le développement, la mise en œuvre des vecteurs et des armes nucléaires françaises aéroportées constituant les systèmes d’arme : Mirage IV A/AN, Boeing C-135F, missiles Sol-Sol Balistiques Stratégiques, Mirage IV P/ASMP, Boeing C-135FR, Mirage 2000 N/ASMP/ ASMP-A et Rafale B F3/ASMP-A. Cette histoire en cours, assurée sans une seconde de discontinuité par le personnel au professionnalisme exceptionnel des forces aériennes stratégiques, est abondamment illustrée par de nombreux documents et par des témoignages inédits. D’ores et déjà un ouvrage de référence.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont, aux éditions Histoire et Collections (55 €)

Troisième tome des ouvrages consacrés par les éditions Zéphyr aux avions et unités de l’Armée de l’Air, « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » réunit dans son style caractéristique de nombreuses photographies d’Alexandre Paringaux et des textes du journaliste de Défense Frédéric Lert et du spécialiste des FAS Hervé Beaumont. Préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, cet ouvrage de 243 pages retrace en images l’exploit technique de la mise en vol de la composante pilotée de la dissuasion nucléaire française, et revient également sur l’extraordinaire aventure humaine que perpétuent depuis un demi-siècle les hommes et les femmes des FAS qui, dans l’ombre, accomplissent une mission opérationnelle incomparable, portant au plus haut le niveau d’excellence de l’armée de l’air.

Cet ouvrage est vendu seul ou en coffret « prestige » contenant, outre un insigne commémoratif en édition limitée, une maquette inédite de Rafale B, réalisée par Dassault Aviation à l’échelle 1/72ème, aux couleurs du « Gascogne » et porteur de l’ASMP-A.

 

« Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » d’Alexandre Paringaux, aux éditions Zéphyr, (40 € seul, 99 € en coffret prestige avec maquette métallique de Rafale B).

Trois ouvrages de styles différents, complémentaires, destinés à tous ceux qui s’intéressent à une mission qui permet au Président de la République de garantir de manière ininterrompue depuis plus de 50 ans et en toutes circonstances la liberté d’appréciation, de décision et d’action de la France dans le cadre de ses responsabilités internationales.

Partager cet article

Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:55
Vente d'Alstom : le dessous des cartes

 

 

06/01/2015 Par Alexandre Devecchio - LeFigaro Vox Economie

 

Pour Jean-Michel Quatrepoint, la vente d'Alstom est un «scandale d'État». Le journaliste et économiste révèle que le gouvernement a délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire.

 

[...]

Cela peut-il également avoir des conséquences diplomatiques et géopolitiques? Lesquelles?

Oui, et c'est peut-être le plus grave. Les Etats-Unis sont nos alliés, mais il peut arriver dans l'histoire que des alliés soient en désaccord ou n'aient pas la même approche des problèmes, notamment dans la diplomatie et les relations entre États. Est-on sûrs qu'en cas de fortes tensions entre nos deux pays, comme ce fut le cas sous le Général de Gaulle, la maintenance de nos centrales nucléaires, la fourniture des pièces détachées seront assurées avec célérité par la filiale de GE?

 

Photos Marine Nationale

Photos Marine Nationale

En outre, on a également oublié de dire qu'il donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l'ensemble de notre flotte de guerre. D'ores et déjà, le groupe américain fournit près de la moitié des turbines à vapeur de notre marine, à travers sa filiale Thermodyn du Creusot. Alstom produit le reste, notamment les turbines du Charles de Gaulle et de nos quatre sous-marins lanceurs d'engins. Demain, GE va donc avoir le monopole des livraisons pour la marine française. Que va dire la Commission de la concurrence? Monsieur Macron a-t-il étudié cet aspect du dossier?

 

photo Alstom Satellite Tracking Systems

photo Alstom Satellite Tracking Systems

Enfin, il est un autre secteur qu'apparemment on a oublié. Il s'agit d'une petite filiale d'Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite. Ces systèmes, installés dans plus de 70 pays, équipent, bien évidemment, nos armées, et des entreprises du secteur de la défense et de l'espace. C'est un domaine éminemment stratégique, car il concerne tous les échanges de données par satellite. General Electric récupère cette pépite. Quand on sait les liens qui existent entre la NSA, les grands groupes américains pour écouter, lire, accéder aux données des ennemis, mais aussi des concurrents, fussent-ils alliés, on voit l'erreur stratégique à long terme que le gouvernement vient de commettre. Le ministère de la Défense a t il donné son avis?

[...]

 

 

Lire l’entretien

Partager cet article

Repost0
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 07:55
France Studies Nuclear Missile Replacement

Replacement Weapon: A Rafale flies with the air-sol moyenne portée-améliorée nuclear missile. The successor to the missile has been dubbed the ASN4G. (French Defense Ministry)

 

Nov. 29, 2014 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — France has launched studies for an airborne nuclear-tipped missile to replace the current weapon, with the focus on stealth and hypersonic technology on the next-generation atomic arms, Defense Minister Jean-Yves Le Drian said.

 

The Air Force flies the Dassault Mirage 2000N and Rafale F3 fighters armed with the air-sol moyenne portée-améliorée (ASMP-A) nuclear missile, respectively on the Gascogne and La Fayette squadrons. These are the airborne systems in addition to the four ballistic nuclear missile submarines.

 

“The studies for the successor to the ASMP-A missile, dubbed ASN4G, have already begun,” Le Drian told a high-level conference on the French nuclear deterrent on Nov. 20. ASN4G is understood to refer to air-sol nucléaire fourth-generation, an industry executive said.

 

The sensitivity of the deterrent was such that the conference organizer showed an extended video clip of a training mission that obscured an ASMP-A missile carried under the fuselage of a Rafale. A special edition of specialist magazine Air & Cosmos carried a cover picture of a weapon marked ASMP-A under a Rafale. The published pictures are understood to have been adapted by the Air Force to avoid giving too much detail. Air & Cosmos was not available for comment.

 

Copies of the magazine were distributed at the conference.

 

“The daring concepts, for example, based on stealth and hypersonic technologies, at the forefront of technological development, will be explored,” Le Drian said.

 

The projects are key to overcoming the enemy’s interdiction and also for the domestic industrial and technology base, he said.

 

“The choice of the future weapon system, comprising the ASN4G missile and a platform to be decided, is therefore a major issue for the services,” he said. The project is closely tied to the future format of the Air Force, he said.

 

Work began in the summer on the ASMP-A, intended to allow the air-breathing missile to defeat future air defense systems out to 2035, Le Drian said. The work consists of design and development studies for the mid-life upgrade, a source said.

 

Chief of the Air Staff Gen. Denis Mercier previously gave a glimpse of the technology studies on the future airborne weapon, which will call for a choice between stealth or speed.

 

A stealth study and one on hypersonic speed are underway for the successor to the ASMP-A, Mercier told the defense committee of the lower-house National Assembly in April. The hypersonic weapon might be capable of Mach 7 or 8, he said.

 

MBDA is prime contractor on the ASMP-A.

 

Mercier told the parliamentarians he preferred the hypersonic missile.

 

“It’s the second solution that I prefer,” he said. Mastery of the hypersonic is already a given factor, he said. The U.S., Russia, China, India are looking at the hypersonic technology as they consider a modernization of the airborne nuclear element, with experimental work conducted, he said.

 

On the future platform carrying the atomic weapon, a choice had to be made on the architecture and performance of the missile, he said. Two options are under study: a new generation fighter, and a bomber.

 

“The challenge is to select a system able to penetrate defense systems which will be deployed in 20 to 50 years,” he said. The work was also important for the industrial base, he said.

 

Anti-missile defense has made much progress against ballistic and cruise weapons, he said.

 

The work on the stealth or hypersonic missile technology will influence development of the future aircraft. For instance, if a hypersonic missile were capable of flying at Mach 7 and were 20 meters long, the aircraft would need to be a large plane, such an Airbus A400M, rather than a fighter such as the Rafale.

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 08:56
Rencontre autour de « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècle


24/11/2014  Armée de l'Air

 

Jeudi 20 novembre 2014, l’armée de l’air et le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives ont organisé un colloque à l’École militaire intitulé « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècle ».

 

Placé sous le haut patronage de monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense cette rencontre constituait le second volet du 50eanniversaire des forces aériennes stratégiques (FAS) qui assurent, de manière ininterrompue depuis 1964, la permanence opérationnelle de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française. Le colloque ouvert par le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), réunissait autour de trois tables rondes, un panel de spécialistes du nucléaire militaire.

 

La première rencontre orientée sur « les exigences de la dissuasion au quotidien » était animée par le vice-amiral d’escadre Louis-Michel Guillaume, commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique et le général Philippe Steininger, commandant les forces aériennes stratégiques (CFAS). La participation du lieutenant-general Stephen Wilson, commandant l’US Air Force Global Strike Command à cet échange, a apporté un éclairage international sur le sujet. Les propos étaient principalement basés sur des éléments du quotidien des hommes et des femmes de la dissuasion nucléaire. De la permanence opérationnelle, en passant par les explications des procédures et des entraînements, les intervenants ont démontré que cet univers ne laisse aucune place à l’improvisation.

 

S’en est suivi un échange sur les retombées de la dissuasion nucléaire. Un second débat ouvert par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, qui a rappelé : « Depuis le 8 octobre 1964, date de la première prise d’alerte de dissuasion, en permanence, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, cette mission d’excellence se poursuit à un niveau opérationnel très élevé, permettant à la plus haute autorité de l’État de garantir en toutes circonstances la protection des intérêts vitaux de la France et conférant ainsi à notre pays un réel poids sur la scène internationale ». Animée par de grands spécialistes, cette table ronde a exposé quels étaient « les effets de levier de la dissuasion dans les domaines opérationnel, technique et scientifique ».

 

Ces allocutions ont été suivies d’un troisième éclairage consacré au thème « En quoi la dissuasion française reste-t-elle pertinente au 21ème siècle ? ». Plusieurs professeurs et chercheurs français et américain se sont exprimés à tour de rôle : Bradley H. Roberts, professeur consultant au centre pour la coopération et la sécurité internationale à l’université de Stanford, Philippe Errera, directeur de la délégation aux affaires stratégiques du ministère de la défense et Bruno Tertrais, maître de recherche à la fondation pour la recherche stratégique.

 

12 MRTT « Phénix » pour la France

 

En guise de conclusion, le ministre de la Défense a souligné la pertinence de l’arme nucléaire et a confirmé les efforts de modernisation apportés à ses composantes aéroportée et embarquée à bord de sous-marin, « la dissuasion nucléaire française me paraît plus que jamais pertinente » a-t-il ajouté. Il a également annoncé l’acquisition de nouveaux aéronefs : « notre volonté de moderniser la composante aéroportée de la dissuasion se concrétise avec un contrat d’acquisition de 12 avions MRTT (multi-rôles de ravitaillement en vol et de transport) ». La livraison du premier appareil, d’ores et déjà baptisé « Phénix » est prévue pour 2018. Les MRTT permettront de remplacer les ravitailleurs Boeing C-135, utilisés depuis les années 1960 par les forces aériennes stratégiques.

 

Retrouvez en ligne les discours du ministre de la Défense et du chef d'état-major des armées.

Rencontre autour de « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècleRencontre autour de « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècleRencontre autour de « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècle

Partager cet article

Repost0
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 12:55
Le ministre de la Défense a annoncé la commande de 12 avions MRTT

 

20/11/2014 Ministère de la Défense

 

A l’occasion du colloque « 50eanniversaire des forces aériennes stratégiques et la dissuasion au 21esiècle » à l’École militaire, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé  que le contrat pour l'acquisition de 12 avions Multi-rôles de ravitaillement en vol et de transport (MRTT) est prêt à être notifié.

 

 Préparé par  la Direction générale de l’armement (DGA), le contrat vers Airbus Defence and Space couvre également l'acquisition des systèmes de soutien et de formation associés (rechanges, outillages, outils de simulation...) et des premières années de soutien et de formation. Le montant du contrat est d'environ 3 milliards d’euros. Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison du premier appareil est prévue en 2018, celle du second en 2019. Les livraisons se poursuivront ensuite au rythme de 1 à 2 appareils par an.

 « Notre volonté de moderniser la composante aéroportée de la dissuasion se concrétise avec ce contrat pour l’acquisition de 12 avions MRTT. » a indiqué Jean-Yves Le Drian. « Au-delà de cet engagement stratégique du Président de la République réaffirmé dans le Livre blanc et la Loi de programmation militaire, ce sont les capacités de transport à longue distance et d’évacuation sanitaire qui sont assurées sur le long terme ».

 Expliquant les missions futures de ce MRTT (ravitaillement en vol, transport de personnel et de fret, relais de renseignement et évacuation sanitaire de blessés graves en cas de situation de crise, le ministre a précisé : « Le nom qui a été retenu est « Phénix »,Airbus A330 « Phénix ». Ce choix n’est pas anodin. Il vient souligner la volonté d’associer le caractère légendaire de cet oiseau mythique avec un avion qui représente une avancée remarquable à tous les niveaux de performance. Ce sont de beaux et grands défis qui attendent les futurs équipages. »

 Ces avions sont réalisés à partir d’A330-200 assemblés par Airbus à Toulouse. Le projet fait intervenir Thales Avionics pour la conception et la réalisation du système avionique ainsi que Rolls Royce pour la fourniture des moteurs Trent 700. Outre la France et le Royaume Uni, le MRTT compte 4 clients export. C’est d’ores et déjà un succès commercial européen.

Partager cet article

Repost0
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:55
La France modernise ses capacités de dissuasion nucléaire

Réalisés à partir d'A330-200, les nouveaux ravitailleurs A330 MRTT viendront remplacer des Boeing C-135 à bout de souffle. photo Airbus DS

 

21/11/2014 Par Alain Barluet - LeFigaro.fr

 

Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi la commande de douze avions ravitailleurs pour la composante aéroportée de la dissuasion et confirmé le renouvellement de plusieurs éléments clefs de l'armement nucléaire.

 

Jean-Yves Le Drian a saisi l'occasion d'un colloque à l'Ecole militaire sur «Cinquante ans de dissuasion nucléaire» pour souligner jeudi la «pertinence» de l'arme nucléaire et confirmer les efforts de modernisation qui concerneront ses deux composantes, aéroportée et embarquée à bord de sous-marins.

Le ministre de la Défense a notamment annoncé la commande de douze avions multi-rôles de ravitaillement en vol et de transport (MRTT). D'un montant de 3 milliards d'euros, «le contrat est prêt à être notifié (...) dans les tous premiers jours de décembre», a indiqué M. Le Drian. La livraison du premier appareil, déjà baptisé Phénix a t-il révélé, interviendra en 2018 et celle du second en 2019. Les livraisons se poursuivront ensuite au rythme de 1 à 2 appareils par an.

 

Suite de l’article

Partager cet article

Repost0
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:20
L'arsenal nucléaire US connaît des "problèmes récurrents" (Pentagone)

 

WASHINGTON, 14 novembre - RIA Novosti

 

Une enquête intérieure menée au sein de l'armée américaine a révélé des "problèmes récurrents" des forces nucléaires stratégiques des Etats-Unis, susceptibles de saper la "sécurité et l'efficacité" de la dissuasion nucléaire US, rapporte vendredi le Pentagone.

 

"Une enquête intérieure a révélé des problèmes récurrents du potentiel nucléaire", lit-on dans le communiqué.

 

Auparavant, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a demandé "plusieurs milliards de dollars" à une réforme des forces nucléaires dans les cinq années à venir.

 

"L'arsenal nucléaire connaît des problèmes récurrents qui, s'ils ne sont pas traités, risquent de saper la sécurité et l'efficacité de la dissuasion nucléaire des Etats-Unis", a prévenu M.Hagel.

 

Après avoir visité toutes les bases des forces nucléaires et interrogé plus d'un millier d'officiers américains, la commission du Pentagone en est venue à la conclusion que les problèmes affectaient plusieurs secteurs, dont le personnel et les investissements.

 

Une autre enquête, indépendante du Pentagone, a fait des conclusions similaires, y compris que le vieillissement des équipements et des sites militaires.

Partager cet article

Repost0
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 16:55
L’aéronautique navale prend la permanence opérationnelle


17/11/2014 Marine nationale

 

La base aéronautique de Landivisiau, par l’intermédiaire de sa flottille 12F, prend la permanence opérationnelle à partir du mercredi 18 novembre jusqu’au mardi 2 décembre 2014 pour la façade ouest du territoire. Elle poste pour cela, deux Rafale Marine et un troisième le week-end sur la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

Cette mission est normalement dévolue à l’armée de l’Air et émane directement du ministre de la Défense et du Premier ministre. La Marine nationale, avec ses Rafale, la prend alors à son compte une à deux fois par an ce qui permet le partage du calendrier.
La France étant découpée en plusieurs zones, la «chasse française» intervient pour protéger et sécuriser l’espace dès qu’un aéronef non autorisé est intercepté mais aussi pour porter assistance et secours aux aéronefs en difficulté.

Cette permanence opérationnelle permet la veille 24h/24h de l’espace aérien métropolitain, assure la continuité de la dissuasion nucléaire et intervient très rapidement dans les missions de service public.

La dernière permanence avait été assurée par la  flottille 11F du 20 février au 7 mars 2013.

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:20
Un sous-marin nucléaire américain bloqué à quai depuis 5 mois pour une « petite » fuite

 

16 novembre 2014. Portail des Sous-Marins

 

Lorsque le sous-marin nucléaire d’attaque américain Jefferson City a quitté le 9 avril dernier son port-base de San Diego, les 150 membres d’équipage s’attendaient à passer 6 mois de patrouille dans le Pacifique ouest et au-delà. Pourtant, le sous-marin est bloqué depuis la mi-juin à Guam, mis à l’écart par une petite fuite qui s’est révélée difficile à localiser et encore plus dure à réparer.

 

« Le sous-marin USS Jefferson City a une très petite fuite d’eau sur une vanne située sur un des systèmes du réacteur du sous-marin, » explique le Cmdr. Brook DeWalt, porte-parole de la force sous-marine de la flotte du Pacifique à Pearl Harbor.

 

« Comme la fuite est très petite, une recherche complète, avec des instruments très sensibles a été nécessaire pour identifier sa localisation, » indique le Cmdr. DeWalt. « Une fois localisée, ils ont eu besoin de temps supplémentaire pour examiner les possibilités de réparation. »

 

Bien que l’eau provienne des systèmes de réfrigération du réacteur, les risques de radioactivité sont « négligeables », a assuré le Cmdr. DeWalt. « L’eau ne contient que des traces infimes de radioactivité et est récupérée à bord du sous-marin. »

 

La quantité d’eau récupérée, a-t-il ajouté, est « probablement de quelques litres par jour », et est traitée de la façon habituelle. « Les systèmes du sous-marin sont plus que capables de traiter cette quantité d’eau et de la conserver à bord, » a expliqué le Cmdr. DeWalt.

 

Le Jefferson City est arrivé à Guam le 21 juin afin de réparer des problèmes d’étanchéité sur les presse-étoupes de ligne d’arbre et des systèmes d’eau de mer auxiliaires, a indiqué DeWalt. Une fuite d’eau de mer était aussi apparente, se manifestant par une condensation accrue. L’équipage pensait au départ qu’il s’agissait d’une fuite sur un tuyau de refroidissement.

 

L’équipage du Jefferson City ne s’attendait qu’à une courte escale, mais la fuite s’est révélée beaucoup plus difficile à localiser que prévu.

 

« Trouver la fuite n’a pas été une chose facile, » explique DeWalt. « Il a fallu utiliser des équipements spécialisés très sensibles. Cela a pris beaucoup de temps. »

 

Au mois de juillet, il est devenu clair que le sous-marin ne pourrait pas accomplir les objectifs opérationnels de la mission. « La mission a été adaptée pour faire face à leurs problèmes de maintenance, » explique DeWalt.

 

« Après avoir trouvé la fuite, il a fallu décider que faire ensuite : réparer le sous-marin à Guam, à San Diego ou à Pearl Habour. Les moyens et le personnel se trouvaient à Pearl Harbour, sans qu’il y ait besoin de les y envoyer. »

 

Il était déjà prévu que le Jefferson City entre, à l’été 2015, en période de maintenance lourde pour 22 mois. La Navy a décidé d’avancer la période de réparation et de la combiner avec la réparation de la vanne. Mais la disponibilité des cales sèches a été un problème.

 

Pour compliquer la situation, le sous-marin devait temporairement changer de port-base administratif pour Pearl Harbor pendant les presque 2 ans de maintenance lourde, afin de permettre aux familles des membres d’équipage de déménager. Tous ces arrangements ont dû être avancés eux aussi.

 

Les préparatifs sont presque terminés, et le Jefferson City devrait quitter Guam sous peu, arrivant à Pearl Harbour avant la fin novembre.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

Partager cet article

Repost0
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:55
centrale de Belleville-sur-Loire - photo EDF

centrale de Belleville-sur-Loire - photo EDF

 

05/11/2014 Par LEXPRESS.fr

 

Les trois jeunes ont été placés en garde à vue après leur interpellation en possession d'un drone près de la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher.

 

Ils risquent jusqu'à un an de prison et 75 000 euros d'amende. Trois hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été interpellés ce mercredi en milieu d'après-midi en possession d'un drone aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.

Ces jeunes gens sont accusés de "survol volontaire par pilote d'un aéronef d'une zone interdite", d'après la procureure de la République de Bourges, qui s'est refusée à dévoiler si la centrale a elle-même été survolée. La zone interdite s'étend jusqu'à 5km aux alentours de tels sites.

 

Suite de l’article

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:55
Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)

 

30 Octobre 2014 Source : Préfecture maritime de l’Atlantique

 

Les 1er et 2 octobre 2014, un exercice national de sécurité nucléaire de grande ampleur s’est déroulé dans la base navale de Brest et ses quartiers environnants. Un enchaînement d’évènements techniques hautement improbables affectant la chaufferie nucléaire d'un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) en escale, a permis de tester la capacité des cellules de crises de la marine nationale, de la défense et des pouvoirs publics, à agir conjointement.

 

«Pour Exercice : Alerte incendie en tranche arrière». Le compartiment auxiliaire du SNA Saphir est en feu. Heureusement, aucune flamme réelle, seulement un nuage dense et opaque produit par un générateur de fumée. Malgré l’aguerrissement de l’équipage, l’intervention à l’intérieur du sous-marin demeure complexe. Soutenu par les marins-pompiers de la base navale, l’équipage parvient à éteindre l’incendie au bout d'une heure et demie d’une lutte opiniâtre. Le bilan est lourd : un marin décédé et quatre blessés.

 

Conformément au scénario de l’exercice, plusieurs avaries sont déclenchées dans l’environnement de la chaufferie nucléaire. « Fuite primaire confirmée » ! Les opérateurs de conduite engagent immédiatement la tactique de « ralliement vers un état sûr » maintes fois déroulées en plateforme d’entraînement, actionnant de façon méthodique et sereine les dispositifs de sécurité. Malheureusement, pour permettre le déroulement « inéluctable » du scénario de l’exercice (celui devant conduire à une situation d’urgence radiologique impliquant l’espace public, les parades activées et les contre-mesures mises en place s’avèrent inefficaces ou compromises. Une stratégie de sauvegarde ultime se met en place.

 

Conformément à l’organisation nationale de crise, le SNA et la base navale ont déclenché leurs plans d’urgence interne (PUI) pour permettre à toutes les équipes d’intervention ainsi qu’aux états-majors de crise de réagir avec la plus grande efficacité. Le PUI est un document cadre associé à chaque installation nucléaire de défense. L’organisation ainsi déployée pour ce type d’évènement a pour principaux objectifs de limiter les conséquences d’une situation d’urgence radiologique et permettre le ralliement vers un état sûr. La stratégie adoptée et la tactique mise en place  visent à protéger les populations riveraines, les acteurs de la crise ainsi que l’environnement et si possible, à recouvrer à terme le patrimoine. Lorsque les effets de l’incident risquent de dépasser l’enceinte militaire, l’autorité militaire propose au préfet de département d’activer son plan particulier d’intervention destiné à assurer la protection de la population.

 

Sur le terrain, plusieurs marins sont déclarés « radio contaminés » par les animateurs de l’exercice. Les victimes non blessées sont dirigées vers le centre de traitement et de décontamination sommaire (CTDS) où elles sont prises en charge par le personnel du service de surveillance radiologique formé à la décontamination. Les blessés légers sont soignés par le personnel du service de santé des armées au poste d’accueil des blessés radio contaminés (PABRC). Les blessés plus gravement atteints dont le pronostic vital est engagé, sont transportés sans délai vers les plateformes hospitalières spécialisées : le CHU de la Cavale Blanche ou l’hôpital d’instruction des armées de Brest.

 

Au poste de commandement et de direction locale (situé au centre de traitement de crise de la préfecture maritime de l’Atlantique), l'autorité militaire territoriale a la responsabilité de définir, en étroite concertation avec les échelons nationaux et les pouvoirs publics, les orientations stratégiques visant à garantir la protection des personnes présentes sur le site et à limiter les conséquences de l'accident. En tant que commandant d'arrondissement maritime, le  vice-amiral d'escadre Emmanuel de Oliveira assume cette responsabilité. Il est entouré d'une équipe de spécialistes de la gestion de crise nucléaire, composée principalement d’atomiciens, de radioprotectionnistes et de médecins. Les évaluations environnementales et les premiers diagnostics techniques conduisent à envisager, dans le cas le plus défavorable, un risque de rejet dans l'atmosphère d'éléments radioactifs à échéance d’une vingtaine d'heures.

 

Devant ce risque et en vertu du principe de prévention, les autorités militaires proposent au préfet du Finistère d’activer les mesures opérationnelles du Plan Particulier d'Intervention : le PPI. Ce plan, qui s’inscrit dans la logique du plan ORSEC, définit l’organisation et l’intervention des secours pour assurer la sauvegarde des populations et la protection de l’environnement en cas d’accident à caractère radiologique dont les conséquences s’étendraient à l’extérieur des installations nucléaires de défense.

 

Le deuxième jour de l’exercice, à 9h30, sur ordre du préfet, le PPI est déclenché de manière préventive. Un signal sonore d’alerte (de 3 fois 1 minute et 41 secondes, soit près de 5 minutes) est diffusé par les sirènes d’alerte dans les quartiers riverains de la base navale. Une partie de la population brestoise est invitée à se mettre à l’abri. Il s’agit surtout d’une action pédagogique visant à rappeler des consignes simples mais efficaces en cas d’accident à caractère radiologique. Peu après, une école primaire et ses 200 enfants sont évacués méthodiquement et dans le calme  vers un autre établissement scolaire hors du périmètre potentiellement impacté par les hypothétiques dépôts d’éléments radioactifs. Cette dernière simulation permet d’impliquer l’éducation nationale, les services d’ordre et de secours brestois.

 

Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)

 

L’exercice baptisé « PPI Brest 2014 » touche déjà à sa fin. Une conférence de presse commune avec la sous-préfecture de Brest et la préfecture maritime est organisée pour répondre à la pression médiatique simulée. Elle illustre, à chaud, la capacité des services de l’état, qu'ils soient civils ou militaires, à agir conjointement en cas d’événement nucléaire. Il reste maintenant, à tirer les enseignements d'un tel exercice qui seront mis à profit pour améliorer l’efficacité des procédures mises en place dans la gestion d’une telle crise.

 

L’exercice « PPI Brest 2014 » s'inscrit dans la politique d’exercices nationaux visant à vérifier l’aptitude des exploitants nucléaires civils et militaires et des pouvoirs publics, à prévenir toutes les formes de risques pouvant peser sur les personnes et l’environnement, et à intervenir si besoin.

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:57
Euronaval - Le Rafale Marine

 

28/10/2014 Economie et technologie

 

Le RAFALE de la Marine nationale est un atout décisif dans la conduite des opérations. Ses missions : pénétration, attaque au sol et à la mer par tout temps. Défense et supériorité aérienne ; Reconnaissance tactique et stratégique ; Dissuasion nucléaire.

Partager cet article

Repost0
25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 11:55
Le CEMA à l’inauguration du Laser Mégajoule

 

 

24/10/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 23 octobre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) a accompagné monsieur Manuel Valls, Premier ministre, à l’inauguration du Laser Mégajoule (LMJ) sur le site du commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) situé sur la commune de Barp près de Bordeaux.

 

Avec la mise en service du LMJ, la France devient le premier pays au monde doté d’un programme de simulation de ce niveau. Cet outil technologique de très haute performance, permet d’assurer la modernisation de la dissuasion, tout en respectant l’engagement de notre pays lié à l’interdiction des essais nucléaires.

 

« La réalisation du Laser Mégajoule est une formidable vitrine technologique pour notre pays et un facteur de puissance industrielle, économique, diplomatique et militaire », a rappelé le Premier ministre. Ce dispositif constitue un élément essentiel dans le domaine de la dissuasion, axe stratégique majeur du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Le CEMA, lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 6 mai dernier, avait déjà souligné le niveau d’excellence que nous confère la dissuasion nucléaire, qui « nous positionne au « top niveau » sur la scène internationale ».

 

Ce projet d’envergure est aussi un symbole de la coopération scientifique entre civils et militaires. Au-delà de la seule sphère de la défense, la mise en service du LMJ profite à de nombreux chercheurs civils. Il signe ainsi l’excellence scientifique française. 

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:55
Interview : La modernisation des Forces Aériennes Stratégiques

Les C-135FR vieillissants doivent être remplacer par l'A330 MRTT - photo A.Courtillat/ Armée de l'Air

 

13/10/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

L'ingénieur Géneral de l'Armement Alain Guillemette, chargé de mission "Dissuasion" de la direction Générale de l'Armement a répondu à nos questions sur l'avenir des Forces Aériennes Stratégiques.

 

Le contrat MRTT doit être signé en 2014. Comment ces appareils vont-ils faire évoluer la mission des Forces Aériennes Stratégiques (Bénéfices par rapport au C-135F)?

 

Les ravitailleurs en vol sont un maillon incontournable de l’emploi de la composante nucléaire aéroportée. L’âge avancé de nos C135 fait pesé de très fortes contraintes de MCO pour garantir la disponibilité nécessaire aux missions des Forces aériennes stratégiques. Le MRTT va à la fois augmenter sensiblement la capacité de ravitaillement et donner à l’armée de l’air en dehors des missions au profit de la composante nucléaire aéroportée, une capacité accrue au profit des missions de transports logistiques et sanitaires.

 

Quand sera lancé le programme de rénovation à mi-vie de l'ASMPA ? Qu'attend-on de ce programme en termes d'améliorations ?

 

La rénovation à mi-vie de l’ASMPA intègre essentiellement les travaux « classiques » de remplacement d’équipements pyrotechniques dont la durée de vie est assez sensiblement inférieure à la vie du système d’armes et de traitement d’obsolescences. Après une période d’analyse et d’évaluation des différentes solutions pour répondre au juste besoin, l’opération d’armement « rénovation à mi- vie de l’ASMPA » est à présent au stade de spécification des solutions retenues.

 

Interview complète à retrouver dans le numéro 2424 de Air & Cosmos, disponible en kiosques.

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:55
Le CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FAS

 

06/10/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 3 octobre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a célébré les 50 ans des Forces aériennes stratégiques (FAS) à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulé sur la base aérienne 125 d’Istres. Il était accompagné des chefs d’état-major de l’armée de l’Air et de la Marine.

 

Fonction stratégique essentielle pour la défense de notre pays et de ses intérêts, la dissuasion est assurée sans discontinuité depuis le 8 octobre 1964, date à laquelle un mirage IV et un avion ravitailleur KC 135 ont effectué la première prise d’alerte.

La force de dissuasion nucléaire française a ensuite été complétée par la base aérienne du plateau d’Albion puis par la composante océanique.

 

Aujourd’hui, la permanence de la dissuasion française reste assurée par les hommes et les femmes des forces aériennes stratégiques (FAS) et de la force océanique stratégique (FOST) avec les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qu’elle met en œuvre.

 

A l’occasion de cet anniversaire, le CEMA a voulu mettre à l’honneur les militaires qui permettent aujourd’hui à la France de disposer de cette capacité essentielle à sa sécurité, dans un monde où les menaces n’ont pas disparu.

 

Il a également voulu rappeler que la dissuasion nucléaire a été et reste aujourd’hui encore une aventure. Une aventure et un défi technologiques qui ont mobilisé la recherche et l’industrie françaises et les poussent, toujours aujourd’hui, vers l’excellence ; une aventure humaine tant la mise en œuvre de ces composantes est complexe et nécessite à la fois un haut niveau de formation et d’exigence, ainsi qu’une forte cohésion.

 

Avant d’aller à la rencontre des nombreux militaires présents à Istres ce 3 octobre, le CEMA a redis toute sa fierté quant à l’action des FAS : « Elle fait honneur à l’armée de l’Air et aux armées françaises, au service du succès des armes de la France. »

Le CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FASLe CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FAS
Le CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FASLe CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FAS
Le CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FASLe CEMA a présidé la cérémonie des 50 ans des FAS

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:56
FAS : La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ans

 

06/10/2014 Armée de l'air

 

Vendredi 3 octobre 2014, base aérienne 125 d’Istres, les forces aériennes stratégiques (FAS) célèbrent le 50èmeanniversaire de la première prise d’alerte de la dissuasion nucléaire.

 

Par un temps ensoleillé, plusieurs centaines de vétérans des FAS, militaires et civils de la Défense se sont rassemblés afin de commémorer la première prise d’alerte nucléaire, réalisée depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan le 8 octobre 1964, par un C135F et un Mirage IVA armé d’une bombe AN11.

 

Une cérémonieen présence du CEMA

 

Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a présidé la cérémonie en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Un hommage a été rendu aux hommes et femmes qui assurent, de manière ininterrompue depuis un demi-siècle, la posture permanente de la composante aéroportée de la dissuasion, l’une des trois fonctions stratégiques confiées à l’armée de l’air. « La paix ne se décrète pas : elle se construit dans la durée » a déclaré le CEMA dans l’ordre du jour proclamé au cours de cette cérémonie. « Vous, les hommes et les femmes des forces aériennes stratégiques d’aujourd’hui, vous portez les mêmes valeurs que vos anciens : la fraternité d’armes, la volonté, le courage, l’abnégation, mais aussi l’excellence aéronautique. Vos anciens ont tenu à vous entourer en ce jour anniversaire, ils vous regardent avec admiration et fierté et je les en remercie. Admiration pour votre jeunesse. Fierté pour votre foi intacte en cette mission qu’ils ont assurée avant vous », a-t-il poursuivi.

 

Les unités FAS récompensées

 

L’escadron de chasse 1/91 « Gascogne » de Saint-Dizier et le groupe de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne » d’Istres ont respectivement reçu la  Croix de la valeur militaire. Une récompense obtenue suite à leur récent déploiement au-dessus du Mali, illustration de la participation des unités estampillées FAS aux opérations aériennes extérieures depuis les années 1970. À noter également que les FAS contribuent depuis le 16 juillet 2012 à la posture permanente de sûreté confiée à l’armée de l’air garantissant la souveraineté de l’espace aérien national.

 

Une mission cruciale au service de la sécurité

 

Entre 1971 et 1996, l’armée de l’air a assuré la mise en œuvre d’une composante sol-sol balistique depuis le plateau d’Albion. La force océanique stratégique (FOST), créée en 1972, complète le dispositif de dissuasion français. Les FAS assurent toujours la posture permanente de la composante aéroportée de la dissuasion, fondamentale et structurante pour l’armée de l’air. Assujettie à un contrat opérationnel fixé par le président de la République, cette mission, ininterrompue depuis 50 ans, permet à la France de garantir, en toutes circonstances, sa liberté d’appréciation, de décision et d’action dans le cadre de ses responsabilités internationales. Elle contribue par son existence à la sécurité de l’Alliance atlantique ainsi qu’à celle de l’Europe. « Aujourd’hui comme hier, la mission de dissuasion garde la même légitimité et la même pertinence. Elle est servie avec toujours autant d’efficacité. Elle fait honneur à l’armée de l’air et aux armées françaises, au service du succès des armes de la France», a ajouté le Général de Villiers.

 

Une exposition statique aux couleurs des FAS

 

Cette journée d’anniversaire s’est clôturée autour des matériels exposés sur le parking de l’escadron de défense Sol-Air 1/95 « Craux ». Hôtes de l’évènement : un Mirage IVP, un ravitailleur C135 en configuration « Morphée », ainsi que des Mirage 2000N et Rafale B des FAS en configurations nucléaire et conventionnelle. Un plot MASA (mesures actives de sûreté aérienne), armé par un Fennec, des lanceurs Mamba et Crotale Nouvelle Génération (NG) de la défense sol-air accompagnés par des pompiers et fusiliers-commandos de l’air complétaient ce dispositif. Ils sont aussi essentiels à la mise en œuvre de la composante aéroportée de la dissuasion.

 

En second volet de cet anniversaire, un colloque sur la dissuasion au 21ème siècle se tiendra le 20 novembre 2014 à l’École militaire.

FAS : La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ansFAS : La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ansFAS : La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ans
FAS : La permanence de la dissuasion nucléaire a 50 ans

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:55
Quand le ministère de la Défense prépare son grand retour à Mururoa

Les équipements de surveillance de l'atoll de Mururoa vont faire l'objet d'une modernisation en 2015.

 

06/10/2014 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense lancera au printemps 2015 les travaux pour la construction d'une base de vie, qui accueillera 250 personnes environ sur l'atoll de Mururoa. Il sera chargé de moderniser le système de surveillance radiologique et géomécanique de l'atoll.

 

Le retour des militaires et surtout des scientifiques du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à Mururoa se rapproche: au printemps 2015, très vraisemblablement début mai, selon nos informations. C'est à cette période que le ministère de la Défense lancera les travaux pour la construction d'une base de vie, qui accueillera  250 personnes environ, sur l'atoll de Mururoa. Car l'économat des armées (EdA) va lancer une opération de rénovation majeure du système de surveillance géomécanique (Telsite 2), chargé de surveiller notamment l'activité sismique de l'atoll. En outre, le ministère va construire une zone logistique et sécuriser les quais et certains bâtiments. Un projet estimé, selon nos informations, à une cinquantaine de millions d'euros.

La durée de vie de l'actuel système de surveillance continue Telsite, mis en service début 1997, avait été estimée à une dizaine d'années. Une refonte partielle du système a été entreprise et réalisée en octobre 2005. Celle-ci a concerné une partie des segments d'acquisition et de transmission du système, ainsi que le remplacement des capteurs de surface GPS. Depuis, le système rénové permet la transmission en temps réel des signaux de l'ensemble des stations sismiques en cas d'évènement, ainsi que ceux des capteurs de submersion. Cette rénovation n'a cependant concerné que les installations de surface, et une modernisation des équipements en profondeur (câbles implantés en forages inclinés latéraux -FIL-, géophones et inclinomètres) apparaît aussi nécessaire. D'autant que l'environnement sur l'atoll est très corrosif (sel marin).

 

Le risque dit "à 90 secondes"

Cette modernisation permettra d'assurer leur pérennité pour une durée d'une quinzaine d'années grâce à des équipements prenant en compte les dernières avancées technologiques. Le système doit être à même d'assurer ses missions 24 heures sur 24. Il faut donc qu'il y ait en permanence un certain nombre de stations sismiques (5 stations, dont au moins 2 en zone nord) en état. Car la première mission du système Telsite est de couvrir le risque dit "à 90 secondes", c'est-à-dire le risque créé par le déferlement d'une vague qui aurait été générée par l'effondrement soudain d'un pan de falaise corallienne.

Un tel effondrement - peu probable - s'accompagne de vibrations qui sont enregistrées par les capteurs sismiques installés sur le pourtour de l'atoll. Entre le moment où ces vibrations sont enregistrées et celui où une vague pourrait se former, il s'écoule un temps suffisant pour que les personnes exposées puissent se mettre à l'abri. Dans cette éventualité, Telsite est conçu pour envoyer automatiquement une alerte en direction des personnes présentes sur site et vers les géophysiciens du Département analyse, surveillance, environnement (DASE) du CEA en métropole.

 

179 expérimentations nucléaires à Mururoa

La France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines, sur l'atoll de Mururoa, dans l'archipel des Tuamotu. Depuis la fin des essais, l'État a procédé à une réhabilitation environnementale, et poursuivi la surveillance radiologique et géomécanique de Mururoa. Ainsi, la France a maintenu une surveillance radiologique, montrant son engagement de ne pas abandonner les sites tant au plan sanitaire qu'au plan environnemental.

Dans ce cadre, le ministère de la Défense a créé un organisme chargé de cette mission : le Département de suivi des centres d'expérimentations nucléaires (DSCEN), qui relève de la Direction générale pour l'armement (DGA), ainsi que le délégué à la sûreté nucléaire de défense (DSND) qui est l'autorité de sûreté pour ces sites. Un guide de surveillance radiologique des sites a même été présenté à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui en a souligné la pertinence.

 

Surveillance radiologique

La surveillance radiologique, mise en place dès 1998, se décompose en deux volets : une surveillance continue, tout au long de l'année, comprenant un recueil quotidien des aérosols atmosphériques ainsi qu'un recueil des doses intégrées à l'aide de dosimètres, et une campagne annuelle de prélèvements concernant les trois écosystèmes de l'environnement des sites : le milieu terrestre, le lagon et l'océan (dans la limite des 12 milles nautiques des eaux territoriales).

La maintenance préventive élémentaire est assurée par le personnel militaire encore présent à Mururoa. En revanche, les maintenances préventives et curatives de premier et deuxième niveau sont assurées par du personnel du Département analyse, surveillance, environnement du CEA (en provenance soit de l'antenne DASE de Tahiti, soit de métropole), avec assistance logistique des armées sur site.

Partager cet article

Repost0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 12:40
La Russie et les USA atteignent l'équilibre nucléaire

Vedomosti photo RIA Novosti. Ilia Pytalev

 

MOSCOU, 3 octobre - RIA Novosti

 

Pour la première fois depuis le début du XXIe siècle, les Forces nucléaires stratégiques russes disposent d'autant de vecteurs et d'ogives nucléaires que les USA, écrit vendredi le quotidien Vedomosti.

Tel fut le constat du département d’État américain au cours de l'échange de renseignements avec la Russie sur les armements stratégiques, le 1er septembre.

Cet échange d'informations est prévu par le traité russo-américain de réduction des armes stratégiques (START 3) signé à Prague en 2011. Conformément à ce texte, les vecteurs stratégiques déployés – les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), les bombardiers stratégiques et les missiles balistiques intercontinentaux à silo, les vecteurs non déployés (par exemple, les SNLE qui ne sont pas dotés de missiles en ce moment) et les ogives sur les vecteurs déployés – sont comptablisés à part.

Selon Pavel Podvig, chef du projet Armement nucléaire russe, l'augmentation du nombre de munitions et de vecteurs dans les deux catégories s'explique par l'arrivée, ces dernières années dans la marine russe, de sous-marins du nouveau projet 955 dotés de nouveaux missiles Boulava avec plusieurs ogives. Fin 2013, la marine a mis en service le deuxième sous-marin de cette classe Alexandre Nevski: chacun de ses 16 missiles est considéré comme un vecteur d'après le START et embarque six ogives, comme prévu. De plus, le missile intercontinental Topol-M, avec une seule ogive, n'est plus en service. À sa place est déployé le missile Iars muni de trois ogives, explique l'expert. Selon lui, d'ici 2018, quand les restrictions prévues par le START 3 entreront en vigueur, une parité approximative sera maintenue entre les forces stratégiques russes et américaines, alors que dans les années 2000 on assistait à une réduction des forces stratégiques plus rapide par rapport aux USA car les vecteurs obsolètes étaient retirés du service plus rapidement en Russie. Dans le même temps, il ne faut pas surestimer cette arrivée formelle à une parité, selon Pavel Podvig: "Les règles de prise en compte dans le cadre du START 3 sont telles qu'en cas de l'envoi d'un SNLE en maintenance et de son désarmement il ne serait plus considéré comme un vecteur déployé. Les États-Unis ont déjà utilisé cette méthode par le passé pour réduire provisoirement le nombre de vecteurs et d'ogives déclarés".

Selon un ancien responsable du ministère russe de la Défense, un autre facteur explique cette égalisation du nombre d'ogives russes et américaines: le rythme de retrait du service des missiles Topol s'est réduit, mais ces missiles seront de toute façon retirés et d'ici 2018 les USA auront de nouveau un certain avantage en termes d'ogives.

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 16:20
Nuclear Sortie

 

9/30/2014 Strategy Page

 

An unarmed AGM-86B Air-Launched Cruise Missile is released from a B-52H Stratofortress Sept. 22, 2014, over the Utah Test and Training Range during a Nuclear Weapons System Evaluation Program sortie. Conducted by Airmen from the 2nd Bomb Wing, Barksdale Air Force Base, La., the launch was part of an end-to-end operational evaluation of 8th Air Force and Task Force 204Â’s ability to pull an ALCM from storage, load it aboard an aircraft, execute a simulated combat mission tasking and successfully deliver the weapon from the aircraft to its final target. (U.S. Air Force photo/Staff Sgt. Roidan Carlson)

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories