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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:40
R-36M2 SS-18

R-36M2 SS-18

 

23.09.2014 Natalia Kovalenko La Voix de la Russie

 

Vers 2020, la Russie aura entièrement renouvelé l'armement des forces stratégiques nucléaires, a déclaré le vice Premier ministre Dmitri Rogozine en charge du complexe militaro-industriel du pays. C'est nécessaire pour l'exécution du but principal – la création en Russie de l'armée professionnelle, compacte et mobile qui pourra résoudre efficacement les tâches sur n'importe quel théâtre d’hostilités.

 

Le programme du réarmement de l'armée, adopté dans le cadre de la réforme militaire russe, est réalisé suivant des rythmes accélérés. Comme le vice Premier ministre Dmitri Rogozine l’a communiqué, vers 2020, la Russie aura renouvelé l'armement des forces stratégiques nucléaires non à 70 %, comme il était supposé, mais à 100%. De plus, on mise non sur la quantité, mais sur les qualités principalement nouvelles des armes qui permettront d'augmenter la capacité défensive du pays sur fond de la réduction des effectifs, a indiqué Dmitri Rogozine.

 

« Il ne faut pas avoir beaucoup d’armes. A quoi bon créer une montagne d’armes et ensuite ne pas comprendre que faire avec, comme c’était le cas en URSS ? Mais nous devons créer une armée compacte pour qu'elle puisse être transférée vers n'importe quel théâtre d’hostilités. Nous avons un pays immense, le plus grand du monde et la population est assez petite – comme celle de la France et de l'Allemagne prises ensemble. C'est pourquoi, notre tâche est de créer une arme qui permettra à chaque soldat et à officier d’en remplacer cinq au combat. En outre, l'arme doit être capable de permettre aux soldats de ne pas se trouver sous le feu. »

 

Pour le rééquipement de l'armée, l'État a octroyé une grosse somme d'argent. Rien qu’en 2014, les dépenses du ministère de la Défense feront 2,3 trillions des roubles (60 milliards de dollars). Un rouble sur cinq sert à moderniser le bouclier antimissile de la Russie, affirme le commentateur militaire, le colonel en retraite Victor Litovkine.

 

« Aujourd'hui, les nouveaux croiseurs stratégiques sous-marins de la classe de Iouri Dolgorouki entrent en service. Il y aura 8 croiseurs pareils au total. Sur chacun d’eux, il y aura 16 missiles Boulava avec 6 ogives nucléaires. Au total, aujourd'hui, nous comptons 423 missiles stratégiques avec 1494 ogives nucléaires. Et comme d’après le Traité de Prague sur la réduction des armements stratégiques offensifs, nous devons avoir 700 missiles montées et encore 100 en stocks et 1550 ogives sur eux, il est clair que nous n'avons pas d’objectif de réduire les forces stratégiques nucléaires. »

 

Mais il est nécessaire de les moderniser. Par exemple, le missile balistique intercontinental légendaire Voïvode (selon la classification de l'OTAN – Satan) peut rester en service jusqu'à 2026. Les délais du service des missiles Sotka (d’après la classification occidentale - SS-19 Stiletto) touchent à leur fin. Pour les remplacer, on élabore en Russie le nouveau missile lourd au combustible liquide ICMB Sarmat, plus performant que Voïvode. Les missiles RC-24 Iars au combustible solide remplaceront les Sotkas. D’ici à la fin de l’année, trois divisions les recevront. L'arme moderne, y compris nucléaire, un produit des technologies de pointe, aidera à augmenter la capacité défensive de l’armée, ce qui correspond aux objectifs de la réforme militaire en Russie en général.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 11:30
Is the silence over Israeli nukes doing more harm than good?

Is the silence over Israeli nukes doing more harm than good?

 

Sep 16 2014, Douglas Birch and R. Jeffrey Smith - theatlantic.com

 

Israel has a substantial arsenal of nuclear weapons.

 

Former CIA Director Robert Gates said so during his 2006 Senate confirmation hearings for secretary of defense, when he noted—while serving as a university president—that Iran is surrounded by “powers with nuclear weapons,” including “the Israelis to the west.” Former President Jimmy Carter said so in 2008 and again this year, in interviews and speeches in which he pegged the number of Israel’s nuclear warheads at 150 to around 300. But due to a quirk of federal secrecy rules, such remarks generally cannot be made even now by those who work for the U.S. government and hold active security clearances. In fact, U.S. officials, even those on Capitol Hill, are routinely admonished not to mention the existence of an Israeli nuclear arsenal and occasionally punished when they do so.

 

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 16:40
La Russie perfectionne ses forces nucléaires stratégiques

 

05.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

La Russie continuera de perfectionner son potentiel nucléaire dans l'intérêt de sa sécurité. Le président de Russie Vladimir Poutine l'a déclaré pendant le forum des jeunes Séliguer-2014.

 

D'ici fin de l'année, trois régiments des Forces des fusées stratégiques de Russie (RVSN) seront dotés des systèmes de missiles Iars. Ce système de pointe de missiles intercontinentaux a été développé au XXI siècle sur la base du fameux Topol-M. Le missile détruit des cibles à une distance de 12 000 km, son lancement est possible à travers le nuage d'une explosion nucléaire et il est capable de surmonter les systèmes ABM existants et futurs.

 

Les Etats-Unis ont créé deux régions stratégiques de défense antimissile dans l'Alaska et en Californie. La Russie n'en a qu'une seule, dans la région de Moscou. Les Américains se proposent de mettre en place la troisième position de la défense antimissile en Europe. Pour ce faire, ils ont l'intention de déployer ses élements en Roumanie et en Pologne. Cependant le système ABM qui doit être installé en Europe n'aura pas une influence sérieuse sur l'efficacité des Forces des fusées stratégiques au combat, note le directeur du Centre d'études socio-politiques Vladimir Evseev :

 

« Ceci parce que la base de défense antimissile déployée à l'heure actuelle sur le territoire de la Roumanie est une version terrestre du système Aegis avec les missiles anti-missiles SM-3. Leur portée d'interception est limitée à 1000 km. C'est pourquoi il est difficile d'imaginer la situation dans laquelle les missiles balilstiques intercontinentaux de la RVSN puissent être interceptés depuis la base de Roumanie ».

 

La base prévue pour la Pologne sera dotée de missiles anti-missiles plus sophistiqués, pourtant leur développement n'est pas achevé à l'heure actuelle. Voilà pourquoi ce deux bases ne représentent pas une menace notable pour la Russie. Un plus grand danger vient des vecteurs navalisés équipés de missiles anti-missiles SM-3. Il s'agit des destroyers et croiseurs qui peuvent entrer dans la mer Noire, ainsi que dans les mers du Nord, la mer de Barents comprise, poursuit Vladimir Evseev :

 

«En puissance, ils pourraient intercepter les missiles balistiques lancés depuis des sous-marins russes. La Russie est obligée d'y faire face étant donné qu'un tel danger existe et qu'il y a augmentation de l'activité des sous-marins des pays de l'OTAN, des Etats-Unis surtour, dans les mers nordiques. Cette réaction de la Russie se traduit notamment par le renforcement de ses systèmes de défense anti-sous-marins ».

 

De fait, le processus de perfectionnement des Forces des fusées stratégiques ne s'interromp pas. En 2014, un système automatisé de commandement de cinquième génération sera soumis aux essais d'Etat. Cela permettra de commencer, à partir de 2016, à l'installer sur les systèmes de missiles stratégiques du futur. Toutes les composantes électroniques de ce nouveau système sont de fabrication russe

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:55
Cérémonie des 50 ans des FAS: date avancée

 

14/08/2014 Armée de l'air

 

La cérémonie commémorative célébrant le cinquantenaire de la création des forces aériennes stratégiques (FAS), prévue initialement le 17 octobre 2014, a été avancée au vendredi 3 octobre pour des raisons protocolaires.

 

Organisé sur la base aérienne 125 d’Istres, cet événement marquera également les 50 ans de la première prise d’alerte de la dissuasion nucléaire, le 8 octobre 1964.

 

Anciens des FAS, en service actif, réserviste ou en retraite, faites-vous connaître! Les pré-inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er septembre 2014 sur le site Internet de l’association nationale des forces aériennes stratégiques (ANFAS) www.anfas.fr

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:35
US prepared to increase pressure on N. Korea: Kerry

 

Aug 12, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

Sydney - US Secretary of State John Kerry said Tuesday he was prepared to improve relations with North Korea, but warned of further pressure and isolation if it chose the path of confrontation.

 

Kerry, in Sydney for joint security talks with his Australian counterpart Julie Bishop, said both sides had discussed hopes for a peaceful move towards a denuclearised Korean peninsula.

 

"The United States, I want to make this clear, is absolutely prepared to improve relations with North Korea if North Korea will honour its international obligations. It's that simple," he said.

 

"But make no mistake, we are also prepared to increase pressure, including through strong sanctions and further isolation, if North Korea chooses the path of confrontation."

 

Last month, a top-ranking North Korean military official threatened a nuclear strike on the White House and Pentagon after accusing Washington of raising military tensions on the peninsula.

 

"If the US imperialists threaten our sovereignty and survival... our troops will fire our nuclear-armed rockets at the White House and the Pentagon -- the sources of all evil," Hwang Pyong-So, director of the military's General Political Bureau, said in a speech.

 

Hwang, who holds the rank of vice marshal in the Korean People's Army, said a recent series of South Korea-US military drills, one of which included the deployment of a nuclear-powered US aircraft carrier, had ramped up tensions.

 

The UN Security Council last month condemned North Korea for recently launching a series of short-range ballistic missiles.

 

The North often test-fires missiles and rockets into the sea as a show of force or to express anger at perceived provocations, but the frequency of recent tests has been unusual.

 

UN resolutions bar North Korea from conducting any launches using ballistic missile technology. The North has defended the launches as a legitimate exercise in self-defence and a response to US war manoeuvres.

 

Already under crippling sanctions since 2006, Pyongyang was hit by fresh UN punitive measures in March 2013 over its third nuclear test.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 17:55
Un nouvel inspecteur général de la sûreté nucléaire chez EDF

 

08.08.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


Le vice-amiral François de Lastic Saint-Jal est nommé inspecteur général de la Sûreté Nucléaire chez EDF.

Il va succéder à Jean Tandonnet dont le rapport 2013 est à consulter ici. L'amiral Tandonnet occupait ce poste depuis 2009.

Il vient de retourner à la vie civile. Auparavant, ce sous-marinier  a commandé des SNA, a travaillé au cabinet du Premier ministre et a été délégué aux réserves de la marine nationale avant d'occuper le poste de directeur adjoint du Renseignement Militaire.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:54
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964

« S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne » - Charles de Gaulle, 1950

 

Source Forces Aériennes Stratégiques

 

14 janvier 1964 : création des Forces Aériennes Stratégiques

 

Quatre années à peine après l’opération Gerboise Bleue, l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960 à 7 heures, à Regganne, dans le désert du Sahara, première démonstration de la maîtrise française de la puissance nucléaire, le décret n°64-46 signé par le président de la République Charles de Gaulle créait, le 14 janvier 1964, le Commandement des Forces Aériennes Stratégiques (CFAS).

Ce court document de huit articles, pris en Conseil des ministres, attribue au président de la République en sa qualité de chef de l’Etat le pouvoir d’engager les forces nucléaires mais également de pouvoir définir les objectifs de ces dernières en sa qualité de président du conseil de défense et de chef des armées. Concrétisation d’un long cheminement entrepris depuis mai 1939 pour doter la France d’une arme atomique, il officialise le vœu présidentiel d’une indépendance nationale au travers de sa force de frappe afin de redonner à la France « le rang qui est le sien ».

« Il nous faut faire comme Tintin, ce personnage célèbre dans le monde entier et qui m’est particulièrement sympathique parce que c’est un petit qui ne se laisse pas faire par les gros … », dit alors l’homme de l’appel du 18 juin à André Malraux.

Pour la plupart des commentateurs, c’est avec ce décret que le rôle prépondérant du président de la République dans la direction de la défense nationale est officiellement reconnu. Le général commandant les Forces Aériennes Stratégiques relève directement du président de la République, chef de l’Etat. C’est de lui qu’il reçoit les ordres de mise en posture et c’est de lui qu’il pourrait recevoir, si les circonstances l’exigeaient, l’ordre d’engagement pour l’ensemble des forces nucléaires. Inversement, c’est directement au Chef de l’Etat que le général commandant les FAS rend compte de l’état et de la disponibilité des forces et c’est également à lui qu’il rendrait compte de l’exécution de l’ordre d’engagement.

Ce décret transfigure l’Armée de l’Air, donnant naissance à une force moderne, voulue indépendante de toute source d’approvisionnement étranger par les instances politiques, libérée du jeu des alliances militaires et mettant en ligne le meilleur matériel de l’époque. Réduisant la chaîne de transmission des ordres au strict minimum, elle assoit sa capacité décisionnelle sur la décision d’emploi d’un seul homme : le président de la République. Grâce à la volonté affirmée de Charles de Gaulle qui leur confie la mise en œuvre exclusive de la première arme nucléaire conçue et expérimentée par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA, qu’il a également créé dès le 18 octobre 1945), les FAS, première composante de la dissuasion nucléaire, deviennent les garantes de la sécurité militaire de la France.

Un binôme indissociable va incarner cette « dissuasion à la française » : le Mirage IVA, appareil d’une haute technologie « made in France », et le Boeing C 135 F ravitailleur, appareil permettant de fournir l’allonge suffisante pour atteindre les objectifs les plus éloignés.

Ainsi dotées, les FAS sont alors prêtes, selon la formule d’Hervé Beaumont, à « redonner un destin à la France … »

 

 

Pour en savoir plus :

 

- Jean-Michel Guhl, dans « Forces Aériennes Stratégiques » d’Alexandre Paringaux, Zéphyr Editions, 1997 ;

- David Cumin, « L’arme nucléaire française devant le droit international et le droit constitutionnel », Université Jean Moulin, Lyon III, 2000-2005 ;

- Hervé Beaumont, « Mirage IV, le bombardier stratégique », Docavia, 2003 ;

- Serge Gadal, « Forces Aériennes Stratégiques », Economica, 2009.

Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:55
14-Juillet : comment la défense a fait défiler un sous-marin pour TF1

Le sous-marin nucléaire d'attaque "Perle" au large de La Réunion. photo Marine Nationale

 

14.07.2014 Par Nathalie Guibert LE MONDE

 

Le défilé militaire du 14-Juillet, cette exception française, est un moment crucial pour la communication des armées. Pour quelques heures, les voilà dans la lumière. Fières de montrer leur meilleur visage, en dépit des coupes budgétaires, et sans conteste populaires, dans cette brève communion nationale.

 

Pourtant, il n'est pas sûr que le 14 juillet 2014 reste un bon souvenir pour l'équipage du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Perle. Afin de réaliser un « direct » pour TF1, la Perle, qui naviguait en Atlantique, a dû rebrousser chemin. Direction Toulon, pleine vitesse à 200 mètres de fond. Il lui fallait accoster le 13 à son port base varois, pour accueillir l'équipe de Louis Bodin, présentateur météo de la chaîne.

 

Les états-majors savent qu'en ce jour de fête nationale, la visibilité de chaque armée est vitale. Or, si hélicoptères, avions et blindés investissent les Champs-Elysées, le défilé est à l'évidence moins accessible aux navires ; les frégates ne remontent pas la Seine pour l'occasion. Dans cette nouvelle guerre, les « communicants » se battent donc pour que la marine prenne toute sa place dans le concert audiovisuel.

 

COÛTEUX ET STRATÉGIQUE

 

Cette année, la défense a décidé de « vendre » l'image de sa force sous-marine. C'est son outil le plus coûteux, pilier de la dissuasion et de l'autonomie stratégique du pays. Un des plus lourds investissements de la loi de programmation militaire 2014-2019.

 

A bord de la Perle, l'information est tombée le 9 juillet, comme une mauvaise nouvelle. Car l'ordre de rallier le port d'attache est arrivé deux jours avant une escale à Rota, base de l'OTAN en Espagne : annulée, l'escale très attendue de la mission. A 8 h 30, après la réception des messages de la nuit, le commandant a annoncé au micro interne : « On ne va pas aller à Rota. Et on va passer sur TF1. »

 

La mission avait été confiée à un autre sous-marin. Il s'agissait de filmer un vrai-faux départ en patrouille, une plongée vue d'hélicoptère pour l'occasion. Mais le Saphir, en réparation au bassin, a subi de gros retards au chantier. Il n'a pu être prêt.

« ON N'EST PAS LÀ POUR TRIMBALLER DES VIP ! »

 

« A deux jours du bol de sangria ! », ont réagi des membres de l'équipage, dépités. Dans la petite cafétéria du sous-marin, les critiques ont fusé. « On n'est pas là pour trimballer des VIP ! » « Ils pensent attirer les jeunes, avec leur communication à deux balles ? Ils découragent ceux qui se sont engagés ! » Les 75 hommes ne pensaient plus voir remis en cause ces quatre jours de repos à l'hôtel, en baie de Cadix. Pour eux, l'escale est une reconnaissance du travail accompli. Beaucoup avaient prévu de faire venir leurs épouses.

 

L'équipage a le cuir épais et a connu bien d'autres aléas. Avant de partir de Toulon début juin, la Perle a aussi connu des difficultés sur le chantier de maintenance, avec une grève des ouvriers de DCNS. Passé l'appareillage, de plus, les plans de mission ont changé. Cela n'est pas rare, et tout bon sous-marinier apprend à vivre avec ces impondérables.

 

Car déployer des sous-marins à propulsion nucléaire reste une tâche des plus complexes. Les six SNA français Rubis ont été conçus dans les années 1970 – ils seront remplacés par les Barracuda à partir de 2017, un programme de 9 milliards d'euros. En dépit de leur âge, ils permettent à la France de se distinguer parmi les marines de guerre, à côté des Etats-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni. Paris a déployé ces machines à collecter du renseignement dans toutes les crises récentes, de la Libye à la Syrie.

 

« SNA : SOUS-MARIN NUCLÉAIRE D'ACCUEIL »

 

Dans ce contexte, l'annulation d'une escale est aussi chose usuelle. En 2013, la Perle s'était déjà vue privée de cette pause, malgré des semaines ininterrompues de navigation en Méditerranée. Le contre-ordre avait été accepté, car il était justifié par les opérations militaires en cours. Cette fois, on invoque les impératifs de la communication. Ils suscitent l'incompréhension. « Si encore on avait annulé pour une raison opérationnelle », a résumé un des marins. « SNA : sous-marin nucléaire d'accueil », a ironisé un autre. Le bateau a reçu l'ordre de se mettre « en tenue de représentation ». Il a été repeint, comme cela se fait en de telles occasions.

 

Sur l'air de Si tu vas à Rio, ce 9 juillet, un troisième a improvisé une chanson qui n'a pas réussi à détendre l'atmosphère : « Si tu vas à Toulon/N'oublie pas de monter au Faron/Tu ne feras pas d'escale/Tu verras Claire Chazal/Et tu passeras pour un con. »

 

Dans quelques jours, la déception aura passé. Mais pas cet adage des sous-marins d'attaque, chasseurs des profondeurs : « On n'est pas là pour balader une chaufferie nucléaire. »

 

Lire aussi l'analyse : Un 14-Juillet marqué par le centenaire de 14-18

 

Lire l'analyse politique (édition abonnés) : 14-Juillet : Hollande à la recherche d'un regain de popularité

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:30
Les islamistes irakiens mettent la main sur des réserves d'uranium

 

MOSCOU, 11 juillet - RIA Novosti

 

Les rebelles irakiens ont mis la main sur 40 kg de composants à base d'uranium stockés dans les laboratoires de l'université de Mossoul, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

 

Bien que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ait assuré que la matière volée ne représentait aucune menace, elle craint tout de même l'absence de contrôle de la substance nucléaire. Les experts interprètent les nouvelles de Mossoul comme une preuve de l'échec de la mission fixée par les Américains avant l'invasion de l'Irak en 2003 – exclure la possibilité d'utilisation d'une arme de destruction massive par les extrémistes.

 

Ce vol de 40 kg d'uranium a été révélé dans une lettre adressée par les autorités irakiennes au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. D'après son auteur Mohamed Ali Alhakim, ambassadeur d'Irak à l'Onu, ces substances, pourraient "servir à fabriquer une arme de destruction massive".

 

L'AIEA a appelé hier à ne pas céder à la panique: selon les experts de l'agence, il s'agit d'une matière faiblement enrichie qui ne représente pas de danger substantiel pour la sécurité ou le régime de non-prolifération. Toutefois, l'AIEA met en garde: "Toute perte de contrôle de matériaux radioactifs par le régulateur suscite des craintes". Par exemple, les terroristes pourraient utiliser l'uranium volé pour fabriquer une "bombe sale", dont l'explosion contaminerait le sol et les eaux par ses radiations.

 

La nouvelle du vol d'uranium a été annoncée quelques jours après l'adhésion de l'Irak à la convention de l'AIEA sur la protection physique des matières nucléaires. Les pays signataires s'engagent à chercher ensemble les substances volées et empêcher les éventuelles provocations impliquant leur utilisation. Toutefois, on ignore comment appliquer cet accord en Irak, où une grande partie du territoire n'est plus contrôlée par les autorités.

 

Les rebelles qui contrôlent un territoire situé entre Alep - au nord de la Syrie - jusqu'à la province de Diyala - dans l'est - ont également saisi une usine de production d'armes chimiques située à 70 km au nord-ouest de Bagdad. Elle n'est plus en service depuis longtemps mais ses entrepôts abritent 2 500 missiles désactivés contenant du gaz neuroparalytique (sarin et ypérite). Ces missiles ont été fabriqués pendant la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

 

Les experts rappellent qu'en lançant les opérations militaires en Irak en 2003 les États-Unis avaient pour objectif d'anéantir les armes de destruction massive, ainsi que les matières premières et l'infrastructure nécessaires à leur fabrication. Selon Evgueni Satanovski, directeur de l'Institut du Proche-Orient, les événements en Irak "font s'effondrer toute l'idée de sécurité régionale avancée par les anciennes administrations américaines". "On ignore pourquoi il a fallu lancer une campagne pour qu'au final des terroristes largement plus dangereux que Saddam Hussein mettent la main sur l'infrastructure permettant de travailler avec l'uranium et les composants d'uranium", s'interroge l'expert.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 21:30
Source : US reconnaissance satellite KH-4 CORONA

Source : US reconnaissance satellite KH-4 CORONA

 

09 juillet 2014 Romandie.com (AFP)

 

Jérusalem - Deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza mercredi sont tombées près de la ville israélienne de Dimona (sud) qui abrite une centrale nucléaire, a annoncé l'armée sur Twitter.

 

Il y a quelques minutes, des terroristes palestiniens de Gaza ont tiré trois roquettes sur Dimona. Deux sont tombées, et Iron Dome a intercepté la troisième, a ajouté l'armée israélienne, en référence au système de défense anti-missile israélien.

 

Les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, ont affirmé dans un communiqué avoir lancé trois roquettes M75 sur Dimona. Ces roquettes ont une portée d'environ 80km.

 

Dimona, dans le désert du Néguev, abrite l'un des deux réacteurs nucléaires d'Israël. L'autre se trouve dans un centre de recherche à Nahal Sorek, à l'ouest de Jérusalem.

 

Israël est soupçonné de détenir environ 200 ogives nucléaire, mais a depuis toujours comme politique de n'affirmer, ni infirmer ces informations.

 

Des scientifiques et des hommes politiques ont déjà demandé la fermeture du site de Dimona, vieux de 50 ans, arguant que son âge augmentait le risque d'accident.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:55
Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Pour le chef d'état-major de la marine, la dissuasion nucléaire doit être crédible et pour l'être, la permanence à la mer est indispensable. (photo Marine Nationale - Armée de l'Air)

 

7 juillet 2014 Catherine Magueur - LeTelegramme

 

Quel avenir pour la bombe ? Il n'y a jamais eu de débat contradictoire sur la dissuasion nucléaire, alors que l'arme nucléaire existe en France depuis plus de 50 ans ! La Commission de la défense a auditionné des « pro » et des « anti ». De l'inédit. Le Télégramme a pu se procurer la copie.

 

Les écologistes avaient déposé un amendement exigeant la suppression de la dissuasion nucléaire lors de débats sur la loi de programmation militaire. Il a - sans surprise - été rejeté mais a révélé une demande de débat contradictoire. La présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam, a décidé de lancer une série d'auditions qui touchent à tous les aspects de la dissuasion nucléaire. Le résultat ? Un recueil que chacun pourra consulter dès aujourd'hui. Passionnant. Ce que l'on peut entendre : la guerre froide est loin, les citoyens ne voient pas de menaces qui nécessiteraient l'utilisation de la bombe. De plus, la dissuasion - un gros budget - fait des envieux, dans le contexte de rigueur.

 

« Un outil cohérent »

 

Qu'en est-il ? « Nous disposons d'un outil adapté cohérent et optimisé », a déclaré Pierre de Villiers, le chef d'état-major des armées. « La dissuasion nucléaire est aussi pertinente au XXIe siècle, qu'elle l'a été au XXe », assure-t-il. Les deux composantes (aérienne et océanique) sont, selon lui, complémentaires. Abandon de la dissuasion, suppression d'une composante pour faire des économies : le général de Villiers est persuadé que cela ne profiterait pas à l'armement conventionnel.

 

Cinq euros par mois et par Français

 

L'amiral Rogel, chef d'état-major de la marine est clair : la dissuasion est une stratégie politique avant d'être un outil militaire. Une chose est sûre selon lui : la dissuasion doit être crédible. « Si elle ne l'est pas, elle ne dissuade pas », dit l'amiral. Pour bien dissuader, il faut la permanence à la mer, ce qui signifie au moins quatre SNLE. L'amiral Rogel donne un calcul « simpliste mais nécessaire » : « Si l'on ramène le coût annuel de l'agrégat nucléaire, qui est de 3,5 milliards d'euros, au nombre de notre population, le coût de la dissuasion est de cinq euros par mois et par Français. Est ce trop cher pour notre sécurité ? ». De l'inédit encore : la commission a auditionné les aumôniers en chef des armées, un rabbin, un imam, un pasteur, un évêque. Selon eux, cette arme « qui tue sans distinction » doit rester « hors normes ». Un ancien militaire, ancien pilote de chasse et pro-nucléaire pendant la guerre froide, a changé de fusil d'épaule : le général Bernard Norlain se fait le chantre d'un désarmement nucléaire « général - multilatéral, progressif et contrôlé ».

 

Un « obstacle à la paix »

 

Jean-Marie Collin, auteur de « Arrêtez la bombe » s'interroge : « Pourquoi le débat est-il bloqué ? Quelles sont les économies possibles et l'utilité des armes nucléaires ? Qu'en est-il de l'obligation du désarmement et de l'élimination de ces armes ? ». La France qui a signé le TNP, le Traité de non-prolifération, « ne respecte pas, dit-il, ses engagements ». En fait, selon lui, « l'arme nucléaire est un obstacle à la construction d'un véritable monde de paix ». Le recueil des auditions ne présente ni synthèse, ni conclusions. Un seul constat : celui de la présidente, qui dans l'avant-propos souligne que « le monde d'aujourd'hui n'est pas moins dangereux ni moins incertain que celui d'hier » et que « la vocation de notre outil de dissuasion demeure ». Le débat est lancé.

Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Note RP Defense : débat lancé quand les écologistes étaient encore au gouvernement. L'audition des représentants religieux à l'Assemblée Nationale doit [beaucoup] s'expliquer par l'influence du mouvement anti-nucléaire [protestant- anglo-saxon ?]. Curieusement, la menace est restée la même, loin de l'Est, mais plus proche de l'Europe. Quant au renégat macaronné ....il a sans doute le syndrome qui permet d'oublier les Pershing et les SS-20. Nul doute qu'il en restera quelques un(e)s (dont RP Defense) pour pour démontrer que l'indépendance du M-51 et de l'ASMP vaut mieux que l'asservissement du Trident.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:55
VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

20 Juin 2014 propos recueillis par Cols Bleus auprès du VAE Charles-Edouard de Coriolis, Commandant des forces sous-marines et de la Force océanique stratégique

 

Faisant suite aux débats de ces dernières semaines sur la dissuasion nucléaire à l’Assemblée nationale, le vice-amiral d’escadre Charles-Edouard de Coriolis revient sur la mission des forces sous-marines et leur féminisation. Il présente le SNA Barracuda et souligne la qualité des équipages.

 

Amiral, quelles sont les missions dévolues aux forces sous-marines françaises ? En quoi participent-elles pleinement aux fonctions stratégiques de notre sécurité et de notre défense ?

 

Les opérations sous-marines couvrent un large spectre d'activités allant des missions de dissuasion aux missions de renseignement et d'intervention. Les SNLE avec leur permanence à la mer représentent une des pierres angulaires de la dissuasion française. Capables d'opérer discrètement et dans la durée, les SNA peuvent, grâce à la multiplicité de leurs capteurs, acquérir une perception détaillée d'un site, sans dévoiler notre présence.

 

Excellent chasseur de sous-marins, le SNA joue un rôle important dans la protection des SNLE. Il concourt directement à leur entraînement en permettant à leurs équipages de faire face à toute forme de menace sous-marine constamment en évolution. Les SNA sont également la vitrine des forces sous-marines et leur activité aussi bien en opération qu'en entraînement témoigne du niveau opérationnel de l'ensemble des forces sous-marines et contribue ainsi à crédibiliser la dissuasion.

 

Les forces sous-marines participent également aux autres fonctions stratégiques: connaissance et anticipation afin d'entretenir notre expertise des théâtres de crises potentielles; prévention grâce aux SNA qui, discrètement et dans la durée, recueillent du renseignement précieux en zone de crise; intervention enfin en soutien du groupe aéronaval ou dans le cadre des opérations spéciales (mise en œuvre discrète de forces spéciales).

 

photo Alain MONOT - Marine nationale

photo Alain MONOT - Marine nationale

 

La dissuasion a été au cœur des débats ces dernières semaines, notamment à l'assemblée nationale et parfois critiquée

 

Les SNLE sont en réalité en opérations extérieures permanentes pour porter une partie de la dissuasion française. En quoi concrètement la FOST conduit-elle une mission permanente d’importance vitale pour notre pays ?

 

Dans le cadre de la protection de nos intérêts vitaux, la mission principale des SNLE est de fournir une capacité de frappe en second délivrant des dommages inacceptables (réplique à une frappe massive sur le territoire français par exemple). Cette capacité est conférée par l'invulnérabilité du sous-marin qui est la somme de sa discrétion et de sa capacité de dilution dans les vastes espaces océaniques. Depuis le début des années 2000, la dissuasion a su s'adapter au contexte géostratégique en ciblant les centres de pouvoir (politique, économique ou militaire) d'un agresseur potentiel et non plus des populations en tant que telles. Elle peut aussi être employée dans le cadre d'un avertissement nucléaire.

 

La Marine va bientôt voir le SNA Barracuda rejoindre les forces. Qu'est-ce que ces nouvelles unités vont apporter de plus?

 

Crédits : Marine Nationale

Crédits : Marine Nationale

 

La série des Barracuda remplacera la série précédente des Rubis après plus de 35 ans de service à la mer. Ces sous-marins bénéficieront des développements déjà réalisés au profit de la chaufferie nucléaire et du système de combat des SNLE type triomphant ce qui leur redonnera du potentiel vis-à-vis des nouvelles générations de SNA russes et chinois par exemple. Bien sûr, ils escorteront toujours le groupe aéronaval.

 

Les nouvelles capacités du Barracuda (opérations spéciales et missile de croisière naval/MdCN) donneront une dimension supplémentaire aux SNA dans le cadre des missions de projection de forces et de puissance. Véritable capacité de frappe en profondeur, le MdCN fait du SNA un outil redoutable de gestion de crise en complément des unités navales et aéronavales. Certains secteurs de tir ne seront en pratique atteignables que par le SNA, apte à se déployer discrètement au plus prêt de la menace. La mise en œuvre du MdCN par un SNA répond à ce besoin de complémentarité des moyens et garantit un effet de surprise sur l'adversaire.

 

SNA ou SNLE, l’efficacité des sous-marins français ne repose pas uniquement sur des outils technologiques performants, mais avant tout sur l’excellence de ses équipages. Comment recrute-t-on dans ce domaine ? Quelles sont les qualités attendues pour faire un bon sous-marinier ? Comment forme-t-on et fidélise-t-on les équipages ?

 

La force de nos sous-marins repose, avant toute chose, sur la qualité de nos équipages qui doivent maitriser une unité particulièrement complexe. Tous volontaires, les sous-mariniers sont sélectionnés puis formés pour parvenir à un niveau de compétence élevé et enfin évalués régulièrement au travers de contrôles, tout d’abord sur simulateurs à terre puis à la mer. Ce cycle de formation/contrôle périodique accompagne le sous-marinier durant toute sa carrière : il est exigeant mais incontournable pour atteindre le niveau d’exigence attendu au sein de nos équipages.

 

Le recrutement se fait au sein d'un vivier d'hommes (et bientôt de femmes) ayant un bagage scolaire suffisamment solide pour répondre aux exigences de la formation et ayant un sens marqué de l'engagement dans la mesure où une carrière sous-marine s'inscrit dans la durée.

 

La fidélisation passe par une valorisation de la personne : adhésion à la mission de dissuasion, formation et promotion internes qui permettent une évolution plus rapide. La formation et l’expérience acquise sont d’ailleurs unanimement reconnues. Enfin prime "sous-marin" et annuités supplémentaires valorisent la condition par des compléments de solde.

 

La féminisation des sous-marins est également un sujet qui a beaucoup fait couler d'encre ces derniers temps. Comment va-t-elle se mettre en place dans votre force ?

 

Fort du retour d'expérience de l'US Navy et dans le prolongement des réflexions conduites par la marine, sur proposition du CEMM, le ministre de la Défense a décidé l'intégration, de deux à trois officiers féminins dans un ou deux équipages de SNLE à partir de 2017. Ces officiers féminins devront être recrutés sur la base du volontariat et suivre des parcours de qualification identiques à ceux de leurs homologues masculins. C'est bien le temps nécessaire à la formation qui donnera le tempo d'embarquement et notamment celui du médecin dont le complément de formation dure 18 mois environ. Un médecin ainsi formé est appelé à servir pendant trois ou quatre ans sur un sous-marin. Appelées à occuper prioritairement les responsabilités de médecin et d'officier de la filière «énergie», cds femmes pourraient occuper également les fonctions d'officier chef du quart (OCDQ).

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:55
Interception d’un avion de tourisme par un Rafale de la permanence opérationnelle

 

 

30/06/2014 CCH M-A Ilmany - Armée de l'air

 

Vendredi 20 juin 2014 à 11h26 (heure locale), le centre de détection et de contrôle (CDC) de Drachenbronn signale qu’un avion léger de type DA40 vient de pénétrer dans une zone interdite de survol, la zone P33.  Le lieu est considéré comme « sensible » à cause de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). En quelques minutes, un Rafale de la permanence opérationnelle de Creil procède à l’interception en vol.

 

D’après son plan de vol, l’avion de tourisme, immatriculé en Allemagne, avait décollé de Dieppe dans la matinée pour rejoindre le Luxembourg. Alerté par le CDC de Drachenbronn, le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon Mont-Verdun classait l’avion suspect. En effet, le DA40 survolait la centrale nucléaire de Penly à une altitude de seulement 1800 pieds (540m), ce qui est interdit par la réglementation aérienne. Sur ordre de la haute autorité de défense aérienne (HADA), le CNOA fait décoller le Rafale d’alerte depuis la base aérienne 110 de Creil pour un Live scramble(1). L’ordre était également donné d’arraisonner l’appareil sur le terrain de Glisy, près d’Amiens. Dès son atterrissage, le DA40 a fait l’objet d’une mesure «Polair» (police de l’air) de niveau 3 mise en œuvre par la gendarmerie.

 

(1) Live scramble : décollage pour mission réelle pour un aéronef classé douteux

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 16:55
Exercice de sécurité nucléaire à Istres

 

26/06/2014 Cne François Nolot - Armée de l'air

 

L’exercice de sécurité nucléaire Airnuc s’est déroulé les 17 et 18 juin 2014 sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône). De niveau 4 à dominante «sécurité civile», Airnuc a eu pour principal objectif de tester la coordination interministérielle tant au niveau local que national.

 

Cet exercice annuel a mobilisé de nombreux acteurs de la base aérienne à vocation nucléaire (BAVN) istréenne. Les militaires mobilisés pour l’occasion ont pu tester les procédures mises en œuvre par les différents intervenants. Le scénario 2014 impliquait l’armée de l’air et les pouvoirs publics chargés de la protection de la population. Pour accentuer le réalisme, un magasin de bricolage situé à proximité de la base aérienne 125 et une école primaire ont participé à l’exercice. Les élèves sont restés confinés dans leurs classes, suivant les consignes données par leurs instituteurs jusqu’à la fin de l’alerte. 

 

Lors de la gestion de crise, les toutes premières heures sont primordiales en termes de communication. La cellule de gestion de l’information de la base a tourné à plein régime, répondant aux pressions médiatiques et sociétales (riverains, familles de militaires). Une conférence de presse menée par le directeur de cabinet du préfet et par l’autorité militaire, le général Jean-Jacques Borel, a ainsi permis aux journalistes de mieux comprendre la situation. La suite d’Airnuc  fut consacrée à traiter la phase post-accidentelle (restauration de la zone, prise en compte des conséquences pour l’environnement).

A l’aube des 50 ans des forces aériennes stratégiques (FAS), aucune situation d’urgence radiologique n’a été rencontrée sur les BAVN depuis la première prise d’alerte nucléaire en octobre 1964. Conduite 24h/24 et 7j/7 par l’armée de l’air, la mission de dissuasion est une action conjuguée de tous les aviateurs. Elle garantit la sécurité nucléaire sur tous les sites sensibles répertoriés, grâce aux entraînements réalistes proposés, notamment par les exercices Airnuc.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 21:55
L'entrée de l'Etat dans le capital d'Alstom valide l'offre de GE

 

23 juin 2014 par  Pascal Coutance - electroniques.biz

 

Ce week-end, un accord signé avec le groupe Bouygues permettra à l'Etat français de devenir le principal actionnaire d'Alstom à hauteur de 20% de son capital. Cet accord valide du même coup le rachat de l'activité Energie du groupe français par le géant américain General Electric et permet au gouvernement de "contrôler" cette activité jugée stratégique.

 

Ce weed-end, le groupe Bouygues et l'Etat français ont signé un accord qui permettra à ce dernier de devenir le principal actionnaire d'Alstom qui détiendra 20% de son capital. Par ailleurs, l'accord prévoit que Bouygues cède également à l'Etat son droit de vote au conseil d'administration, et cela sans attendre le rachat d'actions.

 

Grâce à cet accord signé après d'âpres négociations, c'est du même coup le rachat de l'activité Energie d'Alstom par le géant américain General Electric qui s'en trouve validé, le gouvernement français étant finalement favorable à l'offre de GE à condition justement de prendre part au capital du groupe français.

 

L'accord semble avoir les faveurs des quatre acteurs de cette saga politico-industrielle puisque chacun y trouve son compte : Bouygues n'a pas bradé ses actions Alstom malgré l'insistance du gouvernement (l'Etat se donne 20 mois pour procéder à ce rachat d'actions auprès de Bouygues ou sur le marché) ; Alstom voit le projet auquel il a toujours été favorable se concrétiser ; GE met la main sur l'activité Energie d'Alstom sans surenchérir ; l'Etat français garde un certain contrôle sur cette activité jugée sensible en entrant au capital d'Alstom.

 

Par ailleurs, hier, à la télévision, Arnaud Montebourd a assuré que les 27 sites français seront préservés et que 1000 emplois seront créer d'ici à trois ans.

A suivre donc...

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:05
BEM Monge : des mesures de modernisation

 

17/06/2014 Sources : Marine nationale

 

Le Bâtiment d’essais et de mesure (BEM) Monge est actuellement en arrêt technique dans le cadre du «Programme de Rénovation et d’Évolution  du MONGE» (PREM). Ce chantier d’une durée totale de sept mois, réalisé sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction générale de l’armement (DGA), a pour double objectif de redonner du potentiel aux installations de mesures existantes mais également de moderniser les plus anciennes.

 

Au cours de ce chantier, une partie des antennes de télémesures, qui servent à collecter des données provenant des objets instrumentés, ont été carénées et modernisées. Le radar «Gascogne» a été débarqué. Ce dernier, déjà en service sur le BEM Henri Poincaré, a été retiré du service après une trentaine d’années de mesures, dont 125 tirs mer-sol balistique stratégique (MSBS), au profit de la dissuasion.

 

Une part importante du travail d’évolution a porté sur la rénovation du Système informatique du dispositif (SID), véritable colonne vertébrale du Dispositif général de mesures (DGM) qui réalise l’interface entre toutes les installations de mesures du DGM.

De gros travaux d’entretien sont réalisés sur les antennes des deux radars de trajectographie «Armor». Il s’agit d’une opération de grande ampleur, effectuée sous la maîtrise d’œuvre de la société Thales, qui mobilise des moyens logistiques et humains conséquents (environ une trentaine de personnes). Tous les sous-ensembles mécaniques sont débarqués et contrôlés en usine, les antennes et leurs supports sont entièrement démontés, sablés, zingués et remis en peinture. Des tentes ont été mises en place sur le quai oblique de la base navale de Brest pour réaliser ces travaux dans des conditions d’hygrométrie et de température nécessaires pour garantir un travail de qualité et assurer le respect de l’environnement. Malgré leur taille (Æ10m), le remontage doit être réalisé avec une précision d’orfèvre pour retrouver leurs caractéristiques d’origine et les performances associées.

 

Le BEM Monge reprendra la mer fin juillet pour vérifier le résultat de ces travaux avant la requalification opérationnelle de l’ensemble du DGM dès la rentrée.

 

Il sera ainsi prêt pour mener à bien ses missions au service de la dissuasion.

BEM Monge : des mesures de modernisation

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:20
Nucléaire: le point sur le monde avec le SIPRI et sur la France avec Ph. Wodka-Gallien

 

16.06.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de défense

 

Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a diffusé ce matin ses données annuelles sur les forces nucléaires (voir le communiqué de presse ici). Les données montrent que, bien que le nombre total d'armes nucléaires dans le monde continue de baisser, aucun des États dotés d'armes nucléaires n'est prêt à abandonner ses arsenaux dans un avenir prévisible. Début 2014, neuf États — États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord — possédaient près de 4 000 armes nucléaires opérationnelles. Si toutes les ogives nucléaires étaient comptabilisées, l’ensemble de ces États posséderaient un total d'environ 16 300 armes nucléaires contre 17 270 début 2013 (le détail des données est à voir ici).

Selon le SIPRI, la France dispose de 300 ogives (un chiffre stable). Ces chiffres me donnent l'occasion de dire un mot du récent ouvrage de Philippe Wodka-Gallien (auteur du Dictionnaire de la dissuasion, paru chez Marines éditions).

 

 

Nucléaire: le point sur le monde avec le SIPRI et sur la France avec Ph. Wodka-Gallien

 

L'essai de Philippe Wodka-Gallien est intitulé Essai nucléaire. la force de frappe française au XXIe siècle: défis, ambitions et stratégie; il a été publié chez Lavauzelle (23,60 €, 220 pages).

Conçu durant la guerre froide, l'arsenal nucléaire français sert-il encore à quelque chose? La force nucléaire remet elle en cause l'équipement des forces conventionnelles ? Qu'en est-il des perspectives de désarmement ? Le petit livre du responsable des relations Presse de Sagem (qui n'imagine pas un seul instant qu'un responsable politique français puisse décider de remettre en cause cet acquis stratégique, politique et militaire) répond à ces interrogations.

Si cet ouvrage est destiné "au citoyen qui cherche à mieux comprendre l'ambition nucléaire militaire française", le ton de l'auteur est souvent celui du plaidoyer en faveur de la dissuasion. Mais l'angle choisi remet bien en perspective les fondements d'une politique de défense fondée sur la dissuasion : politiques, militaires, technologiques, industriels, voire culturels.

Le verdict est clair : la dissuasion à la française (avec un "format de stricte suffisance") se présente comme un réducteur d'incertitudes. Elle projette le concept français de défense loin dans l'avenir, compte-tenu d'un environnement international instable qui renoue avec les logiques de puissance et de course aux armements.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 11:30
NRS n°9 : Vers une nouvelle posture nucléaire israélienne?

 

13/06/2014  IRSEM

 

La publication d'un article par un think tank israélien (le BESA), proche du Premier ministre israélien, qui recommande expressément qu’Israël sorte de l’ambiguïté pour s’affirmer ouvertement en tant que puissance militaire dotée de l’arme nucléaire, devrait faire date. La publication de cet article survient dans un contexte géopolitique régional très incertain. 

 

Numéro 9 - 2014
Vers une nouvelle posture nucléaire israélienne?
Auteur : Pierre RAZOUX

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:18
Démonstration tactique de la patrouille Ramex Delta - video

 

source Armée de l'air française

 

Resserrez le harnais, respirateur sur oxygène pur, branchez la post-combustion, vous pouvez cliquer sur lecture.

 

La patrouille Ramex Delta est composée de Mirage 2000N. En tant qu'ambassadrice, elle présente l'excellence et le savoir-faire tactique de l'armée de l'air. Les équipages qui effectuent la démonstration en vol sont issus des Forces Aériennes Stratégiques (FAS).

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:30
Les centrifugeuses, pierre d'achoppement entre l'Iran et les Six (Fabius)

 

PARIS, 10 juin - RIA Novosti

 

Le nombre de centrifugeuses utilisé par l'Iran pour l'enrichissement d'uranium demeure la pierre d'achoppement dans les négociations entre Téhéran et les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Nous butons encore sur un point absolument majeur qui est le nombre de ce qu'on appelle centrifugeuses", a déclaré le ministre sur la radio France Inter.

 

Le nouveau round des négociations entre l'Iran et les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) doit débuter le 16 juin à Genève. Selon le chef de la diplomatie française, le refus de Téhéran de réduire le nombre de ses centrifugeuses atteste que la République islamique ne veut pas renoncer à créer l'arme nucléaire.

 

"Nous, nous disons: il faut quelques centaines de centrifugeuses. Et en ce moment, les Iraniens sont sur la position de nous dire: nous en voulons des centaines de milliers. Donc, on n'est pas du tout dans le même cas […] Ça ne sert à rien d'avoir des centaines de milliers de centrifugeuses si on ne veut pas aller vers la bombe atomique", a conclu le ministre français.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:56
Dissuasion nucléaire : pourquoi l'essai d'un missile M51 s'est terminé par un échec

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant

 

30/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement pointe des insuffisances graves dans la maîtrise de la qualité des industriels de la filière missile balistique pour expliquer l'échec de l'essai du M51 en mai 2013. Au-delà, les réductions d'effectifs et de budgets pourraient être très préjudiciables à cette filière de très haute technologie.

 

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant. Ce tir avait pour objectif de qualifier le couple formé par le M51 et ce sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE). Ce missile a connu "un fonctionnement erratique dès son lancement avant de se mettre en auto-sûreté et de se détruire après une trentaine de secondes de vol", a précisé le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale début mai. Un échec bien évidemment classé secret défense et qui est resté longtemps une affaire lavée dans la famille de la dissuasion française. Laurent Collet-Billon a bien voulu donner quelques explications à cet échec lors cette audition :

"Une commission d'enquête a recherché les causes de cette défaillance. L'intégralité des événements techniques enregistrés a été analysée par les experts les plus chevronnés de la DGA qui avaient à leur disposition la totalité des plans concernés. Nous estimons que la reconstitution opérée est fiable et permet d'apporter des mesures correctives efficaces. Elle a également mis en évidence des lacunes dans les plans qualité des industriels. Nous y remédierons, même si un nouveau dispositif est difficile à mettre en place compte tenu de la faible cadence de production des missiles".

 

Les industriels dans le collimateur

Un échec que la DGA impute clairement aux industriels de la filière en général, et à Airbus Space Systems, en particulier. Cet échec a donc provoqué le départ de quelques responsables du progamme M51 au sein d'Airbus Space Systems, selon nos informations. Seul point de satisfaction dans cette défaillance : "au moins avons-nous pu constater que le dispositif de sauvegarde, sinon le missile, a bien fonctionné", a souligné le Délégué général.

"La réappropriation des capacités d'ingénierie des systèmes complexes est en effet l'une des préoccupations de la DGA", a souligné Laurent Collet-Billon. Après l'échec du sixième tir expérimental du missile M51, la DGA a demandé "aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées".

Pour sa part, le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a relativisé cet échec en rappelant que "nous avons connu cinq succès et un échec - certes regrettable". Il estime donc que la crédibilité du missile, et donc de notre dissuasion nucléaire, n'est aucunement remise en question".

 

Des mesures correctives

Le patron des activités missiles balistiques au sein d'Airbus Defence and Space (ADS), Alain Charmeau, a rappelé lors d'une audition à l'Assemblée nationale mi-avril, que ADS avait "dégagé les ressources humaines nécessaires pour analyser très rapidement l'origine technique de l'échec du précédent essai, sans conséquences sur notre contribution à la posture de dissuasion ou à l'activité spatiale". Il a également rappelé la mise en service opérationnel du missile M51 et l'embarquement du premier lot de missiles sur le SNLE Le Terrible en 2010 "en respectant précisément les performances, le calendrier et les coûts prévus contractuellement".

Le rôle de la DGA, a-t-il expliqué, est "de vérifier que les maîtres d'œuvre n'imposent pas aux:PME des contrats qui les étrangleraient, notamment financièrement. Nous donnons aux maîtres d'œuvre une visibilité à l'horizon 2030 et au-delà ; nous voulons qu'ils procèdent de la même manière, dans une parfaite transparence, avec les entreprises sous-traitantes". Et de faire un tableau inquiétant de la situation sur la filière industrielle de la dissuasion, qui comprend plus de 450 industriels français, dont 140 fournisseurs directs et 40 maîtres d'œuvre de sous-systèmes, dont 25 % d'entre eux sont des PME ou TPE.:

"S'agissant de la maîtrise de l'ingénierie système, je me rends compte que, DGA exceptée, peu nombreux sont ceux qui maîtrisent la technique du missile balistique ; ce n'est pas sans poser problème. Les enquêteurs chevronnés qui ont analysé les causes de l'échec du tir d'essai de mai 2013 appellent à des efforts, à la fois dans le management et dans l'attention portée aux outils d'ingénierie système. Seule l'ingénierie système - et ses outils informatiques associés - nous permettront de gérer la complexité des interfaces et des évolutions successive des équipements, et d'assurer la démonstration de la sûreté nucléaire. La question intéresse le domaine civil, le fabricant du M51 étant aussi le constructeur des fusées Ariane".

 

Quelles explications à ce défaut de qualité ?

Peut-être faut-il chercher ce défaut de qualité dans la baisse continue du budget de la défense de ces dernières années. Pour tenir compte des perspectives économiques générales de la défense, Airbus Defence & Space a réalisé "des efforts importants pour réduire les coûts tout en améliorant en permanence la qualité de ses travaux", a expliqué Alain Charmeau. Mais avec moins peut-on toujours faire plus ? Pas sûr. "Airbus adapte fortement son outil industriel pour accompagner la baisse des crédits de développement tout en préservant au mieux les compétences clés", a-t-il souligné. Et d'avouer que "le seuil critique du maintien des compétences est aujourd'hui atteint".

Ainsi, "un travail conséquent a été mené avec la DGA au cours des deux dernières années pour permettre d'atteindre dans les prochaines années une baisse des coûts de 30 % pour le MCO (maintien en condition opérationnelle) du système d'arme, une baisse de plus de 20 % étant déjà acquise jusqu'en 2016, a-t-il précisé. Ce travail de réduction des coûts a aussi été réalisé sur les activités de production des missiles".

En outre, le patron d'Airbus Group, Tom Enders, demande quant à lui des réductions de coûts (pour atteindre les fameux 10 % d'EBIT) qui passent sur les trois prochaines années par "15 % de réductions des effectifs" de l'activité lanceurs et missiles balistiques qui intervient après une réduction de plus de la moitié de ses effectifs depuis une dizaine d'années. "Il s'agit d'une conséquence directe de la politique de réduction de coûts que nous menons pour améliorer notre compétitivité, notamment face aux lanceurs américains, ainsi que de la diminution des budgets de défense", a fait remarquer Alain Charmeau.

 

Où en est le programme M51 ?

Le Vigilant a repris ses patrouilles opérationnelles dès l'été 2013. Et selon le PDG de DCNS, Patrick Boissier, la modernisation du Vigilant a été terminée en juillet 2013. "Nous avons achevé en juillet 2013 une opération majeure et complexe pour la modernisation du Vigilant, avec l'adaptation du sous-marin au nouveau missile M51 et la mise en place un nouveau système de gestion de combat. C'est maintenant au tour du Triomphant de connaître la même IPER adaptation",  a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense mi-avril.

Le prochain tir d'essai du M51 devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. "Le prochain tir de M51 est prévu dans moins d'un an", a avancé mi-avril Alain Charmeau. Les coûts associés à cet événement ont été financés par un étalement de programme. Et le patron d'Airbus Space Systems, François Auque, avait rappelé lors d'une conférence de presse mi-mai que "le calendrier de lancement du prochain missile est inchangé donc ça veut bien dire que le sujet a été traité". Sous-entendu, les problèmes du M51 ont été corrigés.

Sur le plan opérationnel, "après Le Vigilant qui a repris ses patrouilles opérationnelles à l'été 2013, le SNLE Le Triomphant est en cours d'adaptation à Brest et reprendra ses patrouilles en 2016, au moment de la mise en service opérationnelle du M51.2. Le SNLE Le Téméraire sera adapté au M51 dans la période 2016-2018", a pécisé le chef d'état-major des armées. Ce que confirme Alain Charmeau. "Il est prévu prochainement la livraison du troisième et dernier lot de missiles M51 et la mise en service d'une nouvelle version du M51 (le M51.2) afin de pouvoir équiper le missile des nouvelles têtes nucléaires TNO", a-t-il précisé. 

 

Et après ?

Selon le général de Villers, le missile M51.3, "qui vise à maintenir les capacités de notre composante océanique face aux défenses antimissiles les plus sévères, devra entrer en service au milieu de la prochaine décennie lorsque le M51.1 arrivera en fin de vie". C'est un dossier important pour Airbus Defence and Space. "Le sujet le plus lourd pour l'ensemble de la division, c'est la prise de commandes sur le M51.3, le contrat de développement du M51.3 qui là aussi est sur un calendrier qui est respecté pour le moment", a confirmé François Auque.

Sur la base de ces engagements financiers définis avec la DGA et après une longue phase de conception initiale qui "a permis de mettre en œuvre les approches plus récentes en matière de « design to cost », le développement de version M51.3 va ainsi pouvoir débuter cette année avec toutefois une montée en puissance étalée", a précisé Alain Charmeau. Cette nouvelle version du M51, qui concerne l'étage supérieur du missile et les moyens sols associés a pour but, d'une part, de traiter les obsolescences et, d'autre part, de répondre à l'échéance des dix prochaines années aux évolutions des besoins opérationnels : adaptation du système aux nouvelles charges utiles, précision et souplesse d'emploi en portée et pénétration.

 

Notification du M51.3 imminente

Selon Alain Charmeau, "le M51.3 devrait être notifié rapidement et assurera pour notre bureau d'études des charges réparties sur les dix prochaines années". Un développement comporte schématiquement deux phases, la première concernant la conception initiale par des ingénieurs système travaillant sur la simulation et les spécifications du système et du sous-système. Elle est achevée pour le M51.3. Une seconde phase plus concrète est consacrée à la définition détaillée, le dessin des pièces, les prototypes, les essais, l'intervention des équipementiers. Airus Defence & Space se trouvera dans cette phase "à partir de 2016 pour le M51.3", a-t-il affirmé

À plus long terme, "les travaux concernant le SNLE de troisième génération ont démarré, et des avant-projets sont esquissés par l'industrie, en étroite coordination avec l'EMA, la DGA et le CEA. D'ores et déjà, des choix ont été faits par le président de la République : ce SNLE embarquera à sa mise en service prévue au début des années 2030 le missile M51.3", a expliqué le général de Villiers.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:45
Niger : un accord avec Areva

 

26 mai, 2014 - BBC Afrique

 

Selon un communiqué officiel, le groupe français Areva a renouvelé son contrat d’exploitation de deux mines d’uranium au Niger par la signature d’un accord avec le gouvernement local après 18 mois de négociations.

 

Le principal point de désaccord entre Niamey et le géant français du nucléaire était l’application d’une loi minière de 2006 portant révision à la hausse de la taxation sur le minerai extrait.

 

Selon le communiqué, cette nouvelle fiscalité sera désormais appliquée aux sociétés Somaïr et Cominak en charge de l'exploitation dans une grande partie du Nord du Niger depuis plusieurs années mais elles seront exemptées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

 

La fiscalité sur le minerai extrait passe désormais de 5,5 à 12% selon le texte rendu public par les autorités Nigeriennes.

 

Les deux parties respectivement représentées par Luc Oursel, président du directoire d’Areva et Omar Hamidou Tchiana, ministre nigérien des Mines, reconnaissent à cet accord initialement prévu pour dix ans, le côté "équilibré" et l’engagement sur "le long terme" dans "le respect mutuel."

 

Le communiqué a également annoncé que l'exploitation du gisement d'Imouraren à nouveau reportée, "dépendra de l'amélioration des conditions du marché"; les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité.

 

Les parties ont décidé de la mise sur pied d’un comité qui devra analyser périodiquement le marché en vue d'établir la possibilité de relancer l’exploitation d’Imouraren.

 

Plusieurs travaux sont envisagés au Niger dans le cadre de cet accord.

 

Il s'agit notamment du financement des travaux de la route dite "de l'uranium" au Nord du pays à hauteur de 59 milliards de FCFA, ainsi qu'un programme de développement agricole pour plus de 12 milliards de FCFA.

 

L’ensemble des sociétés nigériennes liées aux activités d'Areva seront désormais regroupées au sein d’un siège unique que le groupe français s’engage à construire de même qu’il devra privilégier la nomination de "directeurs généraux de nationalité nigérienne" aux conseils d'administration des sociétés Somaïr et Cominak cette année et en 2016.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:55
Le PDG de GE garantit la pérennité d'Alstom en cas de rachat de son pôle énergie

 

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Alstom ne disparaîtra pas si son pôle énergie est racheté par General Electric, a assuré mardi le PDG du conglomérat américain, Jeffrey Immelt, qui a dit réfléchir aussi aux moyens de renforcer les activités de transport du fleuron industriel français.

 

Je tiens à dire maintenant qu'Alstom ne disparaîtra pas, a déclaré M. Immelt lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

 

Alstom ne sera pas absorbé par GE. Au contraire, les activités regroupées donneraient naissance à un véritable leader mondial dans le domaine de l'énergie, basé en France, a-t-il ajouté.

 

Le dirigeant a estimé qu'un adossement à GE permettrait au fabricant français de turbines électriques de financer des innovations et d'acquérir la taille critique qu'il lui fait actuellement défaut pour répondre à une concurrence internationale accrue dans le secteur de l'énergie, provenant d'Asie notamment.

 

GE a formalisé fin avril une offre de 12,35 milliards d'euros pour reprendre la branche énergie d'Alstom, sur laquelle lorgne également l'industriel allemand Siemens.

 

Le conglomérat américain, qui est implanté de longue date en France où il compte 10.000 employés, a promis d'y augmenter l'emploi et d'y localiser ses centres mondiaux pour ses activités turbine à vapeur, énergie hydraulique, éolien offshore et réseaux électriques, tandis que le centre d'excellence pour les turbines à gaz resterait à Belfort.

 

L'activité de réseaux électriques de GE serait intégrée dans celle d'Alstom, a par ailleurs indiqué Jeffrey Immelt.

 

Dans les transports, GE s'était aussi dit disposé à étudier avec Alstom la possibilité de créer une coentreprise avec son activité mondiale de signalisation. Mais le gouvernement, qui entend peser de tout son poids dans ce dossier qu'il juge stratégique, lui a demandé davantage de garanties sur ces activités, sur lesquelles le groupe français entend se concentrer.

 

Nous réfléchissons actuellement à des modalités qui nous permettraient de faire des propositions à Alstom dans le cadre de cette activité transport, a répondu M. Immelt. Il a évoqué une discussion permanente et constructive avec l'exécutif, qui veut privilégier une alliance à une simple acquisition.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo  Alain Monot Marine nationale

SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo Alain Monot Marine nationale

 

27/05/2014 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

La technologie permettra bientôt de détecter les réacteurs nucléaires. Quand ? C'est toute la question, cruciale pour l'avenir de la dissuasion.


 

Le prochain débat sur les affaires militaires françaises concernera les forces nucléaires stratégiques. Les discussions sur leur modernisation ont déjà commencé en coulisse. Elles portent notamment sur la poursuite du programme de simulation des essais à l'aide du laser mégajoule et sur la modernisation du missile ASMP-A emporté par les Rafale dans leur mission nucléaire. La construction du premier sous-marin nucléaire lanceurs d'engins (SNLE) de troisième génération est envisagée à partir de 2020, et à la même époque, les actuels missiles M-51 seront rénovés pour emporter un troisième étage plus lourd, permettant une portée plus longue.

Un rapport sénatorial de juillet 2012 expliquait que "les options possibles pour les missiles des années 2050-2060 devraient donc être étudiées avant de figer l'architecture du SNLE de troisième génération (SNLE 3G) vers 2015". En décembre dernier, la loi de programmation militaire précisait que celle-ci serait le cadre "du lancement des travaux d'élaboration du sous-marin nucléaire lanceur d'engins de troisième génération et du lancement du développement de la future version du missile M 51 (M 51.3)". À ce jour, les vulnérabilités les plus connues des sous-marins concernent leur détection acoustique, que l'on "évite en rendant les sous-marins de plus en plus discrets".

 

Vulnérabilité de l'arme "ultime" ?

Or, le délégué général pour l'armement (DGA), l'ingénieur général Laurent Collet-Billon, a fait état le 30 avril, en termes sibyllins, d'une percée technologique qui pourrait changer la donne. Auditionné par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, il a levé le voile sur un secret jusqu'alors bien gardé : "Les particules émises en nombre ridiculement faible par les réacteurs nucléaires embarqués seront peut-être un jour détectables dans les conditions tactiques." En d'autres termes, quand ils se trouvent dans les abysses, les SNLE ne jouiraient plus de cet avantage crucial de l'invisibilité, donc de l'invulnérabilité qui est leur meilleure protection. Une perspective d'autant plus inquiétante que la technostructure politico-militaire française envisage sérieusement de supprimer la composante aéroportée pour faire reposer la stratégie de dissuasion sur les seuls sous-marins. De la triade stratégique de naguère, qui comptait aussi les missiles du plateau d'Albion, la dissuasion passerait dans cette hypothèse à une composante unique : les sous-marins.

Sauf qu'il y a un problème, que Laurent Collet-Billon n'a pas évoqué par hasard. Il a choisi de lever, pour les députés, un coin du voile qui recouvre la possible détection de particules connues depuis les années 1930, les antineutrinos. Les réactions nucléaires dans un réacteur en produisent des milliards, la particularité de ces antineutrinos étant que rien ne peut les arrêter. Ni l'eau ni la roche, rien. Mais il était jusqu'à présent quasi impossible de les détecter. Or, des progrès récents permettent d'envisager ce repérage des antineutrinos, à tel point que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a lancé voilà dix ans des études visant à la mise au point de méthodes de détection à distance de l'activité d'un réacteur nucléaire. Et les travaux progressent vite, y compris en France. On mesure le progrès qu'une telle avancée permettrait, en rendant possible, par exemple, le contrôle d'une activité illicite. Ou des déplacements d'un sous-marin en plongée.

 

Pas de conséquence durant le siècle à venir

Pour étudier ces particules, le Commissariat à l'énergie atomique a lancé en 2009 l'expérience Double Chooz, installée à proximité de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes). Il s'agit d'un programme scientifique qui pèche par les dimensions énormes du détecteur, comparables à celles d'un petit immeuble. Les amateurs liront avec intérêt la thèse du chercheur Antoine Collin sur le sujet. En juillet 2013, une autre expérience de taille beaucoup plus modeste a donné ses premiers résultats. Installé à Saclay, dans la région parisienne, le détecteur Nucifer a été développé par le CEA, le CNRS et le Max Planck Institut für Kernphysik pour évaluer la pertinence d'un détecteur d'antineutrinos de petite taille et bon marché pour une application éventuelle à la non-prolifération. Pour cet expert en la matière que nous avons consulté : "Cet outil est conçu pour prendre les proliférants la main dans le sac." Et les sous-marins nucléaires en plongée ?

La question ne consiste plus aujourd'hui à savoir s'il sera possible de les détecter, mais quand. À la marine nationale, où le sujet est sous le boisseau, on estime que "cette question n'est pas d'actualité et n'aura pas de conséquence opérationnelle durant le siècle à venir". Mais les Français préparant aujourd'hui la force de dissuasion nucléaire qui sera en oeuvre dans une quarantaine d'années, cette interrogation sur la vulnérabilité de l'arme "ultime" de l'arsenal français est on ne peut plus légitime. Sur son site web, le labo APC de l'université Paris-Diderot/CNRS explique : "La détection des antineutrinos par les moyens développés par les physiciens ouvre des perspectives plus vastes. Ainsi, il est possible, en y mettant les moyens, de détecter des sous-marins (nucléaires s'entend) dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de points sensibles. La forme du signal renseigne sur sa vitesse et sa distance."

 

Un détecteur de la taille d'un iceberg

Les réserves et les conditions mises par Laurent Collet-Billon au succès éventuel de tels moyens de détection ne sont pas des formules oratoires. À ce stade, il est encore bien tôt pour envisager - au moins en France - une détection des submersibles. Un bon connaisseur du dossier nous a expliqué que "détecter un sous-marin sera possible un jour si le détecteur se trouve à moins d'un kilomètre du navire. Et il faudra que ce détecteur contienne mille tonnes de matière sensible. Dans l'absolu, c'est possible. Dans l'immédiat, certainement pas !"

À l'état-major de la marine, on confirme n'avoir "aucune inquiétude sur la sécurité des sous-marins nucléaires, y compris ceux de l'avenir. Un détecteur pourrait éventuellement fonctionner avec une installation fixe, mais les réacteurs du sous-marin sont mobiles, beaucoup moins puissants que ceux d'une centrale à terre tout en n'utilisant qu'une petite partie de leur capacité. Nous estimons que le jour où l'on pourra remorquer sur la mer un détecteur de la taille d'un iceberg, il sera temps d'évoquer la question !"

Une chose est sûre : à ce stade, nous n'avons rencontré au cours de notre enquête que de très rares interlocuteurs connaissant et acceptant de discuter de ce sujet. Dans le monde politique, cette question n'a jamais été abordée dans un rapport parlementaire, et aucun membre de l'exécutif n'a jamais évoqué cette question pourtant cruciale pour l'avenir de la dissuasion.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 17:56
CEMA : audition sur la dissuasion à l’Assemblée nationale

 

16/05/2014 Sources : EMA

 

Le mardi 6 mai 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) a été auditionné à l’Assemblée nationale devant la commission de la défense nationale et des forces armées sur la question de la dissuasion. Cette intervention venait après celles des chefs d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel, et de l’armée de l’Air, le général d’armée aérien Denis Mercier.

 

Le CEMA a tout d’abord rappelé ses responsabilités spécifiques en matière de dissuasion.

 

Soulignant l’évolution du contexte stratégique des cinquante dernières années, il a ensuite mis en avant l’aptitude de la France à adapter son outil de dissuasion en respectant toujours le principe de stricte suffisance.

 

Décrivant une capacité développée en pleine autonomie et fondée sur deux composantes, il a par ailleurs souligné que la dissuasion confère à la France un niveau d’excellence qui « nous positionne au « top niveau » sur la scène internationale ». Les savoir-faire militaire et industriel de la France, son niveau de technicité sont de fait internationalement reconnus.

 

Enfin, le général de Villiers a mis en évidence la complémentarité entre forces stratégiques et forces conventionnelles – « l’une ne va pas sans l’autre », en soulignant que les réformes actuellement mises en œuvre dans le cadre de la transformation des armées et du projet CAP 2020 visait à en préserver la modernité et la crédibilité : « la France doit, au XXIe siècle, conserver une dissuasion crédible. Il en va de notre liberté d’action, de notre rang stratégique, dans un monde de plus en plus instable au présent et incertain au futur ».

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