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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:55
Alstom : l'Etat signe un décret de « patriotisme économique » sur les industries « stratégiques »

 

14.05.2014 Par Cédric Pietralunga et David Revault d'Allonnes - Le Monde.fr

 

C'est « la fin du laisser-faire », explique le ministre de l'économie, Arnaud Montebourg. Manuel Valls, le premier ministre, a signé mercredi 14 mai un décret « relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable », qui devrait permettre à l’État de s'opposer à la prise de contrôle d'un très grand nombre d'entreprises françaises.

 

Concrètement, le gouvernement a décidé, sous l'impulsion d'Arnaud Montebourg, le ministre de l'économie, d'élargir à cinq nouveaux secteurs le décret, adopté le 30 décembre 2005 par Dominique de Villepin, qui soumet un certain nombre d'investissements étrangers en France à l'autorisation du gouvernement.

 

Jusqu'ici cantonné à onze activités liées à la défense et à la sécurité, il s'appliquera désormais aussi à «l'approvisionnement en électricité, gaz, hydrocarbures ou autre source énergétique», à «l'exploitation des réseaux et des services de transport», à «l'approvisionnement en eau», aux «communications électroniques» et à la « protection de la santé publique».

 

MONTEBOURG : « DU PATRIOTISME ÉCONOMIQUE »

 

« Le choix que nous avons fait, avec le premier ministre, est un choix de patriotisme économique. Ces mesures de protection des intérêts stratégiques de la France sont une reconquête de notre puissance, explique M. Montebourg au Monde. Nous pouvons désormais bloquer des cessions, exiger des contreparties. C'est un réarmement fondamental de la puissance publique. La France ne peut pas se contenter de discours quand les autres Etats agissent. »

 

En gestation depuis plusieurs mois, l'’adoption de ce décret a été brutalement accélérée avec la révélation, fin avril, des négociations entamées par l’américain General Electric pour racheter les activités énergie d’Alstom. « Nous nous sommes rendus compte qu'il serait très difficile de s’opposer à cette opération en l’état actuel de la réglementation, reconnaît-on à Bercy. Avec ce décret, nous aurons un droit de discussion car aucune entreprise n’a intérêt à risquer un veto de l’État. »

 

Lire le décryptage : Rachat d'Alstom énergie : que peut faire le gouvernement ?

 

« DONNER UN SIGNAL POLITIQUE »

 

« Alstom entre dans le champ de ce décret comme d'autres entreprises stratégiques, estime M. Montebourg. Le pouvoir d'autorisation qu'il nous confère nous protège contre des formes indésirables de dépeçage et des risques de disparition. Il faut rappeler qu'Alstom est un maillon essentiel de notre indépendance énergétique. Avec ce décret, nous rééquilibrons le rapport de force entre les intérêts des entreprises multinationales et les intérêts des États, qui ne sont pas toujours alignés. »

 

Sur le plan politique, ce décret, à dix jours du scrutin européen, vise également à « donner un signal politique », indique un proche de M. Montebourg. Et, alors que la supposée impuissance de l'exécutif en matière économique et sociale lui coûte cher dans l'opinion, à prendre le contrepied de Lionel Jospin, qui, en 2000, expliquait que « l'Etat ne peut pas tout ».

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 12:56
Alstom : et si General Electric mettait la main sur des activités de défense très sensibles

Les turbines Alstom, produites par la branche énergie du groupe, équipent les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). - photo Marine Nationale

 

07/05/2014 latribune.fr 

 

Selon un expert du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, "fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale", sont équipés de turbines Alstom.

 

L'éventuel rachat de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric pose le problème de la sécurité et de l'indépendance nationale, le groupe français fournissant notamment les turbines des sous-marins nucléaires de la dissuasion, estime un spécialiste du renseignement.

Dans une note publiée prochainement sur le site du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), son directeur Eric Denécé relève que les centrales nucléaires françaises, le porte-avions Charles-de-Gaulle et surtout les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), "fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale", sont équipés de turbines Alstom, produites par la branche énergie du groupe.

 

Abandon d'une expertise capitale

Les turbines, ajoute-t-il, "sont un élément essentiel de ces systèmes, puisqu'elles fournissent l'alimentation électrique à la propulsion et aux systèmes auxiliaires". Sur les sous-marins, elles entraînent les hélices, leur puissance mécanique conférant ainsi la vitesse nécessaire au bâtiment.

Pour cet expert, le rachat de la branche énergie d'Alstom conduirait "à l'abandon total d'une expertise capitale dont la France a par ailleurs payé le développement depuis de longues années, jusqu'à devenir l'un des leaders mondiaux du domaine". Surtout, assure Eric Denécé, cela reviendrait "à laisser partir entre des mains étrangères la capacité à concevoir, développer et produire nous mêmes ces pièces mécaniques essentielles, et donc à devenir dépendants des Etats-Unis en la matière".

 

General Electric équipe déjà les sous-marins nucléaires d'attaque

Il rappelle que General Electric (GE), via sa filiale Thermodyn dont l'usine est implantée au Creusot, fournit déjà les turbines à vapeur des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de type Rubis. GE/Thermodyn a également été sélectionné en 2007 par la direction des constructions navales (DCNS) pour fournir les turboalternateurs et les turbines de propulsion de la nouvelle série de six SNA du type Barracuda de la Marine nationale dont les livraisons sont prévues entre 2016 et 2027.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:55
Les 50 ans des forces aériennes stratégiques (Jdef – l’intégralité)

 

06/05/2014 JDEF

 

Regardez le Journal de la Défense (#Jdef) de mai 2014, le magazine TV tout en images inédites. Ce mois-ci, l’équipe a posé ses caméras sur la base aérienne d’Istres et au PC enterré de Taverny, un lieu des plus secrets.

 

Au programme de ce numéro 91 de mai 2014:

 

- L’histoire des forces aériennes stratégiques (FAS). Comment sont-elles nées ? Quels ont été les faits marquants ? Comment préparent-elles l’avenir ?

 

- Dans les coulisses de l’exercice Poker. Poker est mené sur l’ensemble du territoire par les FAS, en relation directe avec les hautes autorités politiques. Objectif : entrainer les forces à rester opérationnelles dans la mise en œuvre de l’armement nucléaire, outil majeur de dissuasion française.

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:55
photo Alexandre Paringaux  - Marine Nationale

photo Alexandre Paringaux - Marine Nationale


18 Avril 2014 par Marine Nationale

 

Entretien avec le VAE Philippe Coindreau, commandant la Force d'action navale

 

Vice-amiral d’escadre Philippe Coindreau, commandant la Force d’action navale. © Marine nationale  

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour assurer la dissuasion nucléaire, le pouvoir politique dispose de la composante océanique avec les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et d’une composante aérienne : les forces aériennes stratégiques (FAS / Armée de l’Air) et la force aéronavale nucléaire (FANu / Marine) qui est autonome et complémentaire. La mise en œuvre de la FANu s’appuie sur la Force d’action navale et la Force de l’aéronautique navale. 

 

 Quelle part prend la Marine dans la dissuasion nucléaire?


La Marine nationale met en œuvre la composante océanique de la dissuasion avec les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) ainsi que l’une des deux parties de la dissuasion aéroportée : la force aéronavale nucléaire (FANu), embarquée sur le porte-avions  Charles de Gaulle. L’autre partie de cette composante aérienne est de la responsabilité des forces aérienne stratégiques (FAS), constituées dans l’armée de l’Air.

 

La FANu est-elle armée en permanence ?

 

À la différence de la Fost, en déploiement permanent et des FAS, en alerte, la mobilisation de la FANu se fait sur décision du président de la République. Après les  FAS et la Fost - mises en place respectivement en 1964 et 1971 - la FANu est venue en 1978 élargir la palette à disposition du président de la République, qui dispose ainsi depuis lors d’une complémentarité dans les modes d’action. Il peut rechercher par exemple la pression, la surprise, la saturation, la diversification des axes de pénétration … La force aéronavale nucléaire (FANu) s’articule autour d’un porteur principal qu’est le porte-avions Charles-de-Gaulle. L’appareillage du porte-avions avec l’arme nucléaire à bord est un message fort. Du fait de sa mobilité, de la possibilité qui lui est donnée d’opérer librement à partir des eaux internationales, et de son escorte navale qui lui garantit une protection maximale, le porte-avions est un outil parfaitement adapté à la mise en œuvre de l’armement nucléaire.

 

De quels moyens dispose cette force et comment s’entraîne-t-elle ?
 

La FANu n’a pas d’aéronefs, de pilotes, ni encore moins de porte-avions dédiés. La France a fait le choix du « juste besoin », c'est-à-dire que les personnes et les moyens utilisés de manière conventionnelle le sont également pour mettre en œuvre la FANu.

Pour les marins du groupe aéronaval et du groupe aérien embarqué, mettre en œuvre la FANu fait partie du spectre de leurs missions et de leurs savoir-faire. La capacité de la FANu repose sur la capacité d’emport du missile nucléaire ASMP/A (air-sol moyenne portée/ amélioré) par le Rafale au standard F3. Elle est portée aujourd’hui par l’une des deux flottilles « opérationnelles » (la troisième flottille se trouve en « régénération opérationnelle »).

L’entraînement de ces forces est confié aux chaînes de commandement organiques de la Force d’action navale (ALFAN) et de la Force de l’aéronautique navale (ALAVIA), qui s’assurent du niveau d’entraînement du groupe aéronaval et du groupe aérien embarqué - pilotes comme techniciens - pour conduire les missions conventionnelles ou nucléaires. L’entraînement est une exigence permanente pour l’ensemble des marins qui participent à la mise en œuvre de cette force.  

 

Qui dirige cette force et d’où est-elle commandée ?

 

L’Amiral commandant la force d’action navale (ALFAN) est le commandant de la FANu (CFANu). Tout comme le commandant des FAS, il dispose en France d’un PC aménagé dans des ouvrages fortifiés qui abritent le Centre d’opérations de la FANu (COFANu). Son rôle consiste à préparer et à suivre l’exécution des ordres émanant du président de la République. La FANu opère sous le commandement d’une chaîne identique à celle de la FOST ou des FAS. Les prérogatives de la dissuasion nucléaire restent bien entre les mains du président de la République.

 

La FANu travaille-t-elle en liaison étroite avec les FAS ?

 

Les FAS et la FANu travaillent dans une forme de synergie, de complémentarité et d’optimisation. Le programme d’armement ASMP/A est géré en pool et le dialogue est continu avec les FAS, avec lesquelles nous partageons les retours d’expérience.

Des entraînements conjoints se font régulièrement dans le cadre conventionnel, par exemple avec des C135 de l’armée de l’Air au profit du groupe aérien embarqué (GAé). Mais les Rafale Marine ont la capacité à se ravitailler entre eux pour augmenter leur allonge et l’emploi des C135 n’est pas systématique. La FANu est autonome.

Une des caractéristiques de la FANu  réside dans le fait que la mise en œuvre du GAé  requiert des pilotes formés aux particularités d’un théâtre aéromaritime et disposent d’un certain nombre de qualifications, dont certaines propres au fait que le Rafale Marine est monoplace.

 

S’agit-il d’une force unique dans le monde ? 

 

Pour mettre en œuvre une force telle que la FANu, il faut disposer d’un groupe aéronaval et d’un groupe aérien embarqué pleinement opérationnels, ce que seules deux nations savent faire aujourd’hui. Or, les Américains ont fait le choix politique des bombardiers basés à terre et  à long rayon d’action. La France est donc le seul pays à disposer d’une telle force.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:55
Missile ASMP-A sous un Rafale B des Forces aériennes stratégiques photo Cosmao

Missile ASMP-A sous un Rafale B des Forces aériennes stratégiques photo Cosmao

 
 

Poursuivant son cycle d'auditions consacrées à la dissuasion nucléaire française, la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale a entendu le 15 avril le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'Air (CEMAA), ainsi que le général Patrick Charaix, commandant les Forces aériennes stratégiques (FAS). Evoquant la modernisation de la composante aéroportée de la dissuasion, le CEMAA a rappelé que deux projets sont à l'étude pour remplacer l'actuel missile de croisière nucléaire ASMP-A, emporté par les Rafale et les Mirage 2000N : "l'un privilégiant la furtivité du missile, l'autre l'hypervélocité de celui-ci avec des perspectives à Mach 7 ou Mach 8", a-t-il souligné. "C'est cette seconde solution qui a ma faveur", a déclaré l'aviateur.


"La maîtrise de l'hypervélocité apparaît d'ores et déjà comme une donnée centrale", explique le général Mercier aux députés, ajoutant que de nombreux pays comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l'Inde conduisent déjà des expérimentations dans ce domaine. "J’imagine avec peine que la France, pays qui jouit d’une avance incontestable en matière de statoréacteur, reste en marge de ces développements", ajoute l'aviateur.

Cette évolution à long terme du missile air-sol français, dont le lancement éventuel pourrait être décidé à l'horizon 2016, nécessitera d'opérer une "rupture capacitaire" et d'engager "un véritable travail, avec le CEA et avec MBDA de recherche technologique, notamment sur la résistance des matériaux et les propulseurs", selon les termes du général Patrick Charaix.

Le CEMAA rapelle par ailleurs que "s’agissant du missile ASMP-A, une opération de traitement d’obsolescences et d’amélioration a minima de certaines performances pour les adapter aux missiles anti-missiles connus sera conduite et devrait durer environ dix ans". Ce chantier de rénovation à mi-vie, qui doit théoriquement être commandé cette année par la Direction générale de l'armement (DGA) au missilier MBDA et au CEA, permettra également "d’améliorer la probabilité de réussite des tirs", d'après le général Mercier.

Revenant sur la complémentarité de la composante aérienne par rapport aux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, le patron des FAS insiste sur la "très grande précision du missile ASMP-A", censée offrir "la possibilité de détruire des objectifs fortement résistants et d’exécuter des frappes aux effets adaptables et strictement conformes à ceux décidés par le président de la République". "Nous amenons la précision, et la composante océanique apporte un effet plus large", résume le général Mercier.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 10:55

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:55
photos Armée de l'Air - Marine Nationale

photos Armée de l'Air - Marine Nationale

 

14/04/2014 par Guillaume Steuer – Air & Cosmos



Ouvrant un cycle d'auditions menées par la commission de défense de l'Assemblée nationale afin d'alimenter le débat public sur l'avenir de la dissuasion nucléaire française, le général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées (2002-2006), a livré quelques réflexions intéressantes le 9 avril dernier devant les députés, avançant que la seule piste d'économies à court terme dans le budget de la dissuasion passerait par un ralentissement du programme Simulation, mené par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Le militaire a ainsi reconnu que "plusieurs options sont envisageables pour contenir le coût de la dissuasion". Aujourd'hui, celle-ci représente "21 à 22 %" des budgets d'investissement, selon le général Bentégeat, et devrait atteindre "27 à 28 %" à l'issue de l'actuelle loi de programmation militaire, en 2019. "Et encore, cela suppose que les hypothèses budgétaires de la loi de programmation militaire soient respectées", ajoute l'ancien CEMA. "Si les crédits devaient baisser, la part relative de la dissuasion en leur sein augmenterait mécaniquement".

Evoquant la suppression de la composante aéroportée, mise en oeuvre par les Forces aériennes stratégiques (FAS) avec le missile de croisière ASMP-A, le général Bentégeat précise que l'idée soulève "plusieurs problèmes". Le plus significatif étant que la composante aérienne "est la seule qui puisse opérer des frappes ciblées sur les centres de pouvoir de puissances régionales menaçantes", dans le cadre d'une doctrine de dissuasion dite "du fort au faible" qui devrait donc être abandonnée.

Même s'il ne le précise pas, le militaire souligne par ces propos que la précision terminale de l'ASMP-A est bien supérieure à celle du missile balistique mer-sol stratégique M51, mis en oeuvre par les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) français. A ce sujet, le général Bentégeat rappelle qu'une idée souvent avancée consiste à renoncer à la permanence à la mer des SNLE. Une décision qui aurait "un coût symbolique fort et affecterait certainement la motivation et l'entraînement des équipages". Par ailleurs, le général souligne que le futur M51.3 "améliorera certes la portée mais surtout garantira la pénétration de défenses adverses de plus en plus perfectionnées".

Une autre option consisterait à revoir à la baisse le nombre d'armes nucléaires en inventaire dans les forces françaises. La "stricte suffisance" française est aujourd'hui évaluée à "environ 300 têtes nucléaires", dont une cinquantaine pour les FAS. Le général Bentégeat rappelle que Londres évalue aujourd'hui ce niveau à "140 têtes seulement", nuançant l'analyse en rappelant que "l'outil de dissuasion britannique est lié aux Etats-Unis et aux plans de l'Otan", contrairement à celui de la France.

Selon le général, l'option la plus crédible pour réaliser des économies à court terme, et que "personne n'ose avancer", consisterait donc à un "ralentissement du programme de simulation" aujourd'hui mené par la Direction des applications militaires du CEA, ou CEA-DAM. "Seule la simulation permettrait des économies immédiates, avec toutefois le risque de fragiliser la coopération franco-britannique et de mettre en péril les programmes civils liés à la simulation", précise ainsi Henri Bentégeat.

Depuis l'arrêt des essais nucléaires français, c'est en effet le programme Simulation qui est censé garantir le fonctionnement des armes nucléaires françaises et permettre éventuellement d'en développer de nouvelles. Comme le rappelle lors de l'audition Alain Rousset, président de la région Aquitaine, "les premiers tirs du programme de simulation sont en voie de réalisation". Ceux-ci permettent la mise au point de nouvelles "formules" qui pourraient servir de base aux armes nucléaires de demain. Le général Bentégeat reconnaît qu'il faudrait "pouvoir évaluer de façon prosaïque quel serait l'impact sur la crédibilité de notre dissuasion du report d'un an ou de plusieurs années de tirs envisagés".

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:20
B61-12 gravity bomb – photo Sandia Corporation

B61-12 gravity bomb – photo Sandia Corporation

 

 

Apr 14, 2014 ASDNews Source : Sandia Corporation

 

Sandia National Laboratories has finished eight days of testing a full-scale mock unit representing the aerodynamic characteristics of the B61-12 gravity bomb in a wind tunnel.

 

The tests on the mock-up were done to establish the configuration that will deliver the necessary spin motion of the bomb during freefall and are an important milestone in the Life Extension Program to deliver a new version of the aging system, the B61-12.

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:35
India's opposition rules out major change to nuke policy

 

New Delhi April 14, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

The head of India's opposition Bharatiya Janata Party (BJP), tipped to win ongoing national elections, has ruled out any change in the country's "no-first-use" nuclear weapons policy.

 

The BJP sparked speculation about an end to the doctrine last week when its manifesto said that the party would "revise and update" India's policy.

 

"The no-first-use policy for nuclear weapons was a well thought out stand... We don't intend to reverse it," BJP President Rajnath Singh told the Hindustan Times newspaper in an interview published Monday.

 

The policy was adopted after a series of nuclear tests in 1998 during the last BJP-led coalition government which led to international condemnation and an embargo being placed on the country by Western powers.

 

The policy was intended to gain India greater acceptability as a nuclear power, despite it not being a signatory of the 1970 UN Nuclear Nonproliferation Treaty which aims to prevent the spread of nuclear weapons.

 

The BJP is predicted to clinch power under elections which began on April 7 and end with results on May 16.

 

Any BJP government under hardline prime ministerial candidate Narendra Modi, a proud nationalist promising strong leadership, is expected to have a more muscular foreign policy.

 

Any change in nuclear policy would be of most significance to India's rivals Pakistan and China.

 

Neither reacted to news of the possible review and analysts have pointed out that the "no-first-use" policy is a mere promise that could be ignored by New Delhi in a conflict situation.

 

China was the first country to adopt the "no-first-use" nuclear policy in 1964, but nuclear-rival Pakistan, with whom India has fought three wars, does not have a similar position.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:20
Les forces stratégiques US en 2018: 1150 ogives nucléaires, 800 vecteurs en parc, 700 en ligne


08.04.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

En vertu du traité START, le DoD a revu la composition de ses forces stratégiques. D'ici à février 2018, il va (un peu) réduire ses vecteurs.

En parc: 454 missiles ICBM de type Minuteman, 280 Trident (à bord de sous-marins lanceurs d'engins) et 66 bombardiers stratégiques de type B-2 et B-52H.

En ligne: 400 ICBM, 240 SLBM à bord de 14 SNLE et 19 B-2 et 41 B-52H.

Le DoD disposera aussi de 1 150 ogives.

Actuellement, la force de frappe US dispose de 454 Minuteman, 336 Trident et de 96 bombardiers stratégiques. 30 B-52H seront convertis pour des missions conventionnelles.

Cliquer ici pour en savoir plus.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:55
Patricia Adam : "Le débat contradictoire sur le nucléaire militaire n'avait jamais eu lieu"

Un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) de la marine nationale. photo Marine Nationale

 

08/04/2014 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Dissuasion, Centrafrique : la présidente de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale s'exprime sur deux dossiers du moment.

 

La commission de la Défense de l'Assemblée nationale a entamé un cycle d'auditions sur la dissuasion nucléaire. Une occasion de demander à sa présidente, Patricia Adam, les raisons de cette initiative et le sens qu'elle lui donne. Elle s'exprime également sur un autre dossier chaud, la Centrafrique, en proposant que ce pays soit placé sous tutelle internationale, sur le modèle de ce qui s'était produit au Cambodge, de février 1992 à septembre 1993.

 

Le Point.fr : Plusieurs personnalités françaises, dont les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard, demandent que la France rejoigne le mouvement pour un désarmement nucléaire global. Vous avez décidé de lancer une série d'auditions et d'engager un débat sur la dissuasion nucléaire. Pourquoi ?

 

Patricia Adam : J'ai pris cette initiative au moment où nous débattions de la loi de programmation militaire. Un amendement avait été déposé par les écologistes, exigeant la fin de la dissuasion nucléaire. Il n'a bien évidemment pas été adopté. Mais il a révélé une demande de débat contradictoire en la matière, qu'il convenait d'encadrer, afin qu'il soit le plus complet possible et s'attache à tous les aspects de la question, y compris les plus complexes. Il était donc nécessaire que le Parlement se saisisse des problématiques stratégiques, industrielles, financières et éthiques se rapportant à la dissuasion, sans que cela prive le président de la République d'aucune de ses prérogatives. Sur le budget de la dissuasion, sur la prolifération, sur le respect du TNP, on a entendu beaucoup de contre-vérités. Nous avons donc engagé un cycle d'auditions sur plusieurs mois, et ce travail donnera lieu à la publication d'un document de référence consultable par tout citoyen se sentant concerné par cette question.

 

Suite de l’entretien

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:20
Nucléaire: Washington suspend la coopération avec Moscou

 

MOSCOU, 8 avril - RIA Novosti

 

Washington compte suspendre sa coopération avec Moscou dans le cadre du programme de sécurité nucléaire Nunn-Lugar en raison de la crise ukrainienne, rapporte mardi le journal russe Kommersant citant Anne Harrington, responsable de la National Nuclear Security Administration.

"Nous avons suspendu tous les travaux concernant la protection physique des entreprises nucléaires en Russie. Pour le moment, entre 40 et 70% des équipements nécessaires y sont installées, mais nous sommes obligés de reporter la fin des travaux", a fait savoir Mme Harrington.

Lancé en 1991, le programme Nunn-Lugar prévoit l'octroi d'une assistance américaine aux ex-républiques soviétiques dans le domaine du démantèlement des armes nucléaires et chimiques. Le budget total du programme s'est élevé à 8,79 milliards de dollars, indique Kommersant.

En 2012, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les propositions de Washington concernant la prorogation du programme ne correspondaient pas aux intentions de Moscou. Les Etats-Unis se sont alors déclarés prêts à négocier sur ce sujet.

Les deux parties ont par la suite convenu de réformer le programme avant de conclure en juin 2013 un accord provisoire qui réduisait le nombre de projets communs russo-américains et limitait l'accès des inspecteurs US aux sites nucléaires.

Les pays ont néanmoins accepté de poursuivre leur coopération dans la sécurité des matières radioactives, la gestion de l'uranium enrichi et le stationnement des sous-marins nucléaires. Tous ces projets seront désormais suspendus.

Washington renonce notamment aux projets prévoyant le transfert du plutonium et de l'uranium hautement enrichi dans un dépôt unique ainsi que le déploiement de systèmes de protection dans les sites d'Oziorsk (Oural) et d'Arzamas-16 (Russie centrale).

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 17:55
L'Ile Longue en rade de Brest, base des sous-marins nucléaires - photo Marine Nationale

L'Ile Longue en rade de Brest, base des sous-marins nucléaires - photo Marine Nationale

 

 

04 avril 2014 Ouest-France 

 

Cet exercice interarmées se déroulera du lundi 7 au vendredi 18 avril autour de la rade de Brest et en presqu'île de Crozon.

 

Cet entraînement consiste en un renforcement de la protection défense de la rade de Brest et de ses installations militaires, précise la préfecture maritime. Il mettra en œuvre de nombreux moyens interarmées, notamment un dispositif sol-air de l'armée de l'air ainsi que des éléments des forces terrestres et maritimes.

 

Cet entraînement a lieu une fois par an. Il permet à l'ensemble des moyens interarmées de tester les procédures de renforcement du dispositif de protection autour de la rade de Brest et de ses installations militaires.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:55
 Du nucléaire militaire et de notre Force de Dissuasion


 

02/04/2014 par Vincent Lanata *
 

J’assistais, mardi 1er avril, aux obsèques de Roger Baléras, qui fut pendant de nombreuses années Directeur des Applications Militaires au sein du Commissariat à l’Energie Atomique.

Ce petit bonhomme à l’esprit vif et au regard pétillant d’intelligence était un grand monsieur, un très grand monsieur malheureusement inconnu du grand public.

 

C’est en effet à lui et aux équipes qu’il a dirigées que l’on doit notre force de dissuasion nucléaire, qui est tout à fait à la pointe de ce que l’on fait de mieux dans le monde, grâce aux techniques innovantes qu’il a su développer et nous devons lui en savoir gré.

 

Il faisait partie de ceux à qui le général de Gaulle avait confié le soin de développer une force de dissuasion nucléaire stratégique (FNS)  indépendante qui a su conférer à notre pays le statut de grande puissance reconnue dans le monde.

 

Au moment où l’on entend ici ou là des personnalités se prononcer pour l’abandon de notre FNS et pour l’abandon du nucléaire comme arme de dissuasion, je me pose la question de savoir si ces personnalités ont bien mesuré la portée de leurs paroles.

 

Savent-ils que dans le monde actuel nombre de pays se dotent de l’arme nucléaire comme assurance pour leur défense ? Il est inutile, me semble-t il, de se perdre en discussion sur le bien ou le mal de ce constat : le fait est là ! Si nous prenions la tête d’une grande opération de dénucléarisation nous serions dans l’utopie, et on ne peut que sourire à l’idée qu’une telle proposition impressionnerait des pays comme- pour ne citer qu’eux- l’Iran ou la Corée du Nord qui, dans un grand élan abandonneraient sur le champ leurs projets ! La réponse est très simple, nous resterions seuls avec nos  grandes idées  généreuses  qui nous conduiraient à confier notre assurance sécurité à d’autres.

 

 

Suite de la tribune

 

 

* Général de l’armée, Vincent Lanata a été chef d’État Major de l’Armée de l'Air. Il a notamment commandé des unités en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar ou encore en Jordanie, de 1991 à 1994. Il s’est rendu deux fois au QG des forces françaises en Arabie saoudite, lors de la première guerre du Golfe, en tant qu’inspecteur général de l’armée de l’air. Il a ensuite été chargé de mission auprès du ministre des Transports, Bernard Pons, de 1995 à 1997. Retraité du service actif, Vincent Lanata a monté deux sociétés de conseil.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:35
La Corée du Nord "n'exclut pas" un nouvel essai nucléaire

 

30.03.2014 Romandie.com (ats)

 

La Corée du Nord "n'exclut pas" de procéder à un quatrième essai nucléaire. Il s'agirait de répondre aux menaces que constituent selon Pyongyang les manoeuvres conjointes entre le Sud et les Etats-Unis, et la condamnation par l'ONU d'un tir de missiles balistiques de moyenne portée effectué cette semaine.

 

Ce nouveau test viserait "à renforcer notre arme de dissuasion nucléaire", a indiqué le ministère des Affaires étrangères, via l'agence officielle KCNA. Pyongyang juge aussi "inacceptable que le conseil de sécurité de l'ONU condamne nos essais défensifs de tirs de missiles (...) tout en ignorant les exercices de guerre nucléaire que conduisent les Etats-Unis et qui ont provoqué nos actions".

 

Le tir de missiles balistiques de moyenne portée effectué cette semaine par Pyongyang - et condamné par l'ONU - entrait dans le cadre des exercices "d'autodéfense" face aux manoeuvres conjointes annuelles conduites par Séoul et Washington depuis plus d'un mois, a ajouté le ministère nord-coréen.

 

"Si les Etats-Unis y voient à nouveau un problème en les qualifiant de 'provocations', nous avons préparé d'autres mesures que nos ennemis auront peine à imaginer", a-t-il précisé.

 

Essais dénoncés, pas de mesures

 

La Corée du Nord avait effectué mercredi un tir d'essai balistique en réponse au sommet de La Haye entre le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis, qui ont dénoncé une "escalade provocatrice".

 

En violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sanctionnant son programme nucléaire, le régime nord-coréen a lancé deux missiles aux premières heures du jour mercredi. Jeudi, le conseil de sécurité de l'ONU a condamné ces actions, sans cependant prendre de mesures pour l'instant.

 

Pyongyang avait lancé des missiles Scud à courte portée fin février et début mars, pour marquer son opposition aux manoeuvres annuelles réunissant les forces armées américaines stationnées dans le sud de la péninsule et les soldats sud-coréens. Pyongyang a réalisé trois essais nucléaires: en octobre 2006, mai 2009 et février 2013.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:55
Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier

 

26/03/2014 Armée de l'air

 

Mardi 18 mars, sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, s’est déroulé un exercice de sécurité nucléaire. De niveau 2, il a impliqué toutes les unités présentes sur cette base aérienne à vocation nucléaire (BAVN).

 

Durant la journée, le personnel de la base a ainsi été mobilisé afin de mettre en œuvre le plan d’urgence interne (PUI). Les premières actions consistaient à évacuer les blessés, circonscrire l’origine de l’incident, mettre à l’abri le personnel présent sur la base et établir un périmètre de sécurité de la zone potentiellement contaminée. Celle-ci a ensuite été affinée par le biais d’une phase de détection sur le terrain.

 

Organisés régulièrement, ces exercices ont pour vocation d’entraîner les BAVN et les bases aériennes « gîte d’étape » pour le transport d’éléments d’arme nucléaire (TEAN), à faire face à une potentielle situation d’urgence radiologique. Ils sont classés selon quatre niveaux qui vont du plus élémentaire (niveau 1) au niveau national à dominante sécurité civile avec l’implication des pouvoirs publics (niveau 4). À partir du niveau 2, tous les exercices de sécurité nucléaire sont organisés (scénario, aspects techniques, logistique) par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), en relation avec l’état-major des armées pour les niveaux nationaux, et en collaboration avec le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Le prochain rendez-vous est fixé les 17 et 18 juin prochains sur la base aérienne d’Istres avec un exercice national de niveau 4 (AIRNUC), auquel participera la préfecture des Bouches du Rhône.

Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:55
Sortie du bassin du SNLE Le Vigilant - photo Alain Monot Marine nationale

Sortie du bassin du SNLE Le Vigilant - photo Alain Monot Marine nationale

 

26 Mars 2014 Marine nationale

 

Le lundi 24 mars 2014 l’amiral Bernard Rogel, s’est rendu sur la base opérationnelle de l’Ile Longue pour y rencontrer les femmes et les hommes qui contribuent chaque jour à la permanence à la mer de la Dissuasion française.

 

Lors d’une allocution devant les représentants de catégories des personnels militaires et civils des différentes entités implantées sur l’Ile Longue et des équipages de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE), l’amiral Rogel a rappelé le rôle essentiel joué par tous dans le maintien de la permanence à la mer de la Dissuasion française. Utilisant l’adage qui veut que l’on ne parle jamais « des trains qui arrivent à l’heure », il a tenu à souligner que si cette performance dure aujourd’hui depuis plus de 40 ans, c’est grâce à la motivation et au professionnalisme de celles et ceux qui la mettent en œuvre.

 

Visite du chef d’état-major de la marine sur la base opérationnelle de l’Ile Longue.

Le passage de l’amiral Rogel à l’Ile Longue aura été l’occasion d’échanges au cours de différentes tables rondes avec les tous les acteurs civils et militaires, étatiques et industriels responsables du soutien, pour y aborder les problématiques spécifiques liées à la Base opérationnelle. Cette unité majeure doit plus être considérée dans sa logique de fonctionnement et sa complexité, comme un porte-avions que comme une base à terre ainsi que le soulignait le CEMM.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:50
Le sommet de La Haye renforce la prévention contre le terrorisme nucléaire

 

25 mars 2014 Romandie.com(AFP)

 

LA HAYE - Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement vont renforcer mardi à La Haye les mesures destinées à empêcher des groupes terroristes de s'emparer de matériaux nucléaires qui leur permettraient de construire l'arme atomique.

 

Après une première journée dominée par la crise ukrainienne et une réunion du G7 ayant isolé la Russie, le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire (NSS) est entré mardi dans le vif du sujet.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a affirmé le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans.

 

Certains Etats veulent aller plus vite que les autres, à l'image des 35 qui se sont engagés à appliquer des standards internationaux plus stricts et à renforcer la coopération.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel d'apprendre des expériences des uns des autres et d'appliquer les lignes de conduite de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), appelée à jouer un rôle de plus en plus central, a soutenu M. Timmermans.

 

Cette initiative a été lancée par les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud, puis signée par 32 autres pays, dont la France, la Turquie, l'Ukraine et Israël.

 

Elle représente l'avancée la plus importante du sommet, a commenté Miles Pomper, un expert au centre James Martin pour les Etudes sur la non-prolifération. Mais il serait nécessaire que la totalité des pays qui participent au sommet signent également ce texte, surtout la Russie.

 

L'autre annonce importante du sommet a été l'engagement du Japon à renvoyer aux Etats-Unis plus de 300 kilos de plutonium et près de 200 kilos d'uranium hautement enrichi qui lui avaient été fournis à des fins de recherche pendant la Guerre froide.

 

Ces matériaux sont actuellement stockés dans des bâtiments à 140 kilomètres au nord-est de Tokyo, une cible facile pour des terroristes, selon les experts.

 

En cédant ces matériaux nucléaires, nous pouvons réduire le risque de terrorisme nucléaire, a déclaré le conseiller spécial du Japon sur le nucléaire, Yosuke Isozaki.

 

- Nouveau sommet en 2016 -

 

La lutte contre la menace terroriste nucléaire est au coeur de l'héritage politique que souhaite laisser le président américain Barack Obama, qui avait lancé le premier Sommet sur la sécurité nucléaire en 2010 et devrait accueillir la 4e édition en 2016 à Washington.

 

L'enjeu est de taille car il y a presque 2.000 tonnes de matériel prêt à être utilisé dans une arme en circulation dans le monde, a rappelé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

 

Dans le communiqué final, les dirigeants devaient reconnaître que des progrès significatifs ont été effectués aux cours des quatre dernières années dans la mise en sûreté des stocks d'uranium hautement enrichi et de plutonium.

 

Au delà, les débats ont également porté sur la difficulté à faire respecter les accords existants dans le nucléaire, comme l'illustre la crise ukrainienne.

 

Après son indépendance en 1991, l'Ukraine avait accepté, en signant le Mémorandum de Budapest en 1994, de se débarrasser de son arsenal nucléaire en échange de la garantie que son intégrité territoriale ne serait pas violée.

 

Dans le cas de l'Ukraine, l'assurance de la sécurité (territoriale, ndlr) était une condition essentielle à son accession au traité sur la non-prolifération nucléaire, a déclaré lundi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Mais ces assurances ont été sérieusement minées par les événements récents, a-t-il ajouté, en faisant allusion au rattachement de la Crimée à la Russie.

 

Les implications sont profondes, aussi bien pour la sécurité régionale que pour l'intégrité du régime de non-prolifération nucléaire, a souligné Ban Ki-moon.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 19:20
Entente de coopération Canada-Israël dans la lutte contre le terrorisme nucléaire

 

25 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Le ministre des Affaires étrangères John Baird a annoncé aujourd’hui que le Canada et Israël travailleront en partenariat dans le cadre d’un projet visant à contrer la menace du terrorisme nucléaire et les menaces à la sécurité nucléaire dans le monde. Cette annonce a été faite durant son entretien avec le ministre israélien du Renseignement, M. Youval Steinitz, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire qui se déroule à La Haye, dans les Pays-Bas.

«À l’heure actuelle, la menace du terrorisme nucléaire demeure l’une des plus graves et des plus importantes pour la sécurité mondiale, a déclaré le ministre Baird. Notre partenariat avec Israël dans le cadre de cette initiative en criminalistique aidera les États du Moyen-Orient et d’ailleurs à poursuivre en justice les dangereux criminels qui mènent des activités nucléaires illicites.»

Le projet sera réalisé sous l’égide de l’Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire, un forum technique multilatéral dont sont membres le Canada et Israël, et qui est axé sur le renforcement des interventions opérationnelles liées aux menaces de terrorisme nucléaire et radiologique. Le Canada financera le projet par l’entremise du Programme canadien de partenariat mondial.

Par l’intermédiaire de son Programme de partenariat mondial, le Canada versera 150 000 $ aux fins de cette initiative, pour

  • financer une série d’exercices internationaux de renforcement des capacités techniques dans le but de définir les meilleures méthodes et techniques de soutien à la poursuite en justice des responsables d’activités criminelles utilisant du matériel nucléaire ou radiologique;
  • et pour l’établissement de processus scientifiques pour appuyer les analyses criminalistiques traditionnelles (comme l’analyse génétique et d’empreintes digitales) réalisées sur des éléments de preuve radioactifs.

Le projet sera réalisé sous l’égide de l’Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire (IMLTN), un forum technique multilatéral axé sur le renforcement des interventions opérationnelles liées aux menaces de terrorisme nucléaire et radiologique.

Mis sur pied en 2006 par les États-Unis et la Russie, l’IMLTN regroupe maintenant 85 pays dont l’objectif est de renforcer la coopération sur le plan opérationnel pour lutter contre le terrorisme mondial. L’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Union européenne, l’Organisation internationale de police criminelle et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime y participent aussi à titre d’observateurs et jouent un rôle important en fournissant de l’expertise et des ressources techniques.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:50
Au sommet de La Haye, 35 pays s'engagent à renforcer leur sécurité nucléaire

 

 

25 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

LA HAYE - Trente-cinq pays se sont engagés mardi à La Haye à renforcer leur sécurité nucléaire, notamment en appliquant des standards internationaux plus stricts, afin d'empêcher des terroristes de s'emparer de matériaux leur permettant de construire une bombe atomique.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans au second jour du sommet de La Haye.

 

Plus de cinquante dirigeants du monde entier participaient à ce 3e sommet destiné à s'assurer que des groupes terroristes ne puissent pas mettre la main sur des matériaux nucléaires.

 

Afin de ne pas freiner la volonté de certains pays à aller plus loin que d'autres dans les accords conclus, les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud ont proposé aux participants qui le souhaitaient d'adhérer à une série de lignes de conduite basées sur celles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

La France, la Turquie, l'Ukraine, le Japon et Israël font partie des 35 signataires du texte, qui n'a été signé ni par la Russie ni par la Chine.

 

Ce texte va de fait plus loin que le communiqué final du sommet, dont l'AFP a vu le projet, qui est perçu par de nombreux observateurs comme le plus petit dénominateur commun.

 

Les recommandations de l'AIEA représentent ce qui ressemble le plus à des standards internationaux, a soutenu le secrétaire américain à l'Energie Ernest Moniz.

 

L'accord conclu entre les 35 pays vise à construire une architecture mondiale garantissant la sécurité nucléaire, notamment en promouvant une plus grande transparence, l'échange d'informations et l'établissement de bonnes pratiques partagées par tous.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel de la renforcer au niveau international, en apprenant des expériences des uns des autres ou en appliquant les lignes de conduite de l'AIEA, a soutenu M. Timmermans.

 

La sécurité nucléaire est au centre de l'héritage politique que Barack Obama souhaite laisser: il avait assuré en 2009 que le terrorisme nucléaire était la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale.

 

Les premiers sommets nucléaires avaient été organisés en 2010 à Washington et en 2012 à Séoul. Après le sommet de La Haye, un sommet final doit être organisé en 2016.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:50
Sécurité nucléaire: Moscou met en garde contre une transparence excessive

 

LA HAYE, 24 mars - RIA Novosti

 

Une transparence excessive en matière de protection physique des installations et des matières nucléaires pourrait avoir des conséquences dangereuses, a indiqué lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors du 3e Sommet sur la sécurité nucléaire de La Haye.

 

"Nous attachons une importance particulière au renforcement de la sécurité de l'information concernant la protection des matériaux et des installations nucléaires. Il est nécessaire de renforcer la protection des systèmes automatisés répondant de la sécurité des installations d'utilisation de l'énergie nucléaire", a déclaré le ministre.

 

Et de rappeler que le terrorisme nucléaire figurait toujours parmi les menaces les plus graves pour la sécurité internationale.

 

"Je tiens à réaffirmer notre disposition à renforcer la coopération en matière de protection physique des matières et installations nucléaires, constituant l'ordre du jour de notre sommet", a conclu M.Lavrov.

 

Les 24 et 25 mars, la ville de La Haye accueille le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire (SSN). 53 chefs d'Etats et 4 représentants d'organisations internationales se sont réunis dans la capitale administrative néerlandaise.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:55
Conférence « Quel avenir pour la dissuasion nucléaire dans un cadre de guerres asymétriques ? »

 

21.03.2014 ANAJ-IHEDN

 

La Délégation régionale Aquitaine de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence :

 

Quel avenir pour la dissuasion nucléaire dans un cadre croissant de guerres asymétriques ?

 

Amiral François DUPONT
Inspecteur Général des Armées
Ancien Commandant du SNLE « Le Triomphant » et Ancien Directeur de l’IHEDN

 

Mercredi 9 avril 2014 19h30 à 21h00

Cercle Mess de Bordeaux (33)
____

Depuis les guerres d’indépendance, jusqu’aux OPEX actuelles, les conflits de type asymétrique se sont multipliés. On constate en effet d’une part, un ou des Etats, organisés, structurés et encadrés par le droit international, et d’autre part, des initiatives individuelles, des groupuscules ou organisations terroristes, opérant de manière sporadique, imprévisible et avec des moyens limités mais non moins meurtriers. Cette situation nous amène à repenser nos outils de défense : historiquement, la France a conçu sa stratégie pour contrer les éventuelles agressions d’autres Etats. La dissuasion nucléaire en est un exemple. Si durant la guerre froide, la menace nucléaire faisait sens, son utilisation n’est plus pertinente dans le cadre des conflits asymétriques actuels.

L’Amiral François Dupont se propose de nous détailler cette problématique, d’en dégager les enjeux et de nous faire partager son expérience. Son expertise dans ce domaine n’est plus à démontrer, au vue de son parcours : ancien Commandant du SNLE Le Triomphant, Chef de cabinet du CEMA de 2001 à 2002, puis Chef de cabinet militaire du Ministre de la Défense de 2002 à 2005. Le 1er septembre 2005, il est nommé Directeur de l’IHEDN et du CHEM. Inspecteur Général des Armées depuis 2007, et Directeur de DCI-NAVFCO de 2008 à 2013, l’Amiral François Dupont est ingénieur en Génie atomique et Commandeur de la Légion d’Honneur.

Nesheen SOLANKI
Délégué Régional Aquitaine de l’ANAJ-IHEDN
Session Grandes Ecoles – Paris 2012
aquitaine@anaj-ihedn.org
www.anaj-ihedn.org

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:35
La crise ukrainienne vue de Corée

 

 

19-03-2014 par Frédéric Ojardias - RFI

 

La presse sud-coréenne s’inquiète ce mercredi matin des conséquences du conflit en Crimée sur le programme nucléaire nord-coréen. Selon plusieurs commentateurs, le conflit entre la Russie et l’Ukraine est suivi de très près par le régime nord-coréen, qui se voit conforté dans son intention de ne pas renoncer à son programme nucléaire.

Il faut rappeler que l’Ukraine, ancienne république soviétique, possédait le troisième stock d’armements atomiques au monde quand elle appartenait à l’URSS. Kiev a accepté d’y renoncer en 1994, après son indépendance, en échange de garanties de sécurité de la part des cinq puissances nucléaires officielles, dont les Etats-Unis et la Russie… Puissances qui ont alors promis de respecter son intégrité territoriale.

 

Dénucléarisation de l'Ukraine

Mais ces promesses n’ont pas été tenues. Et Kiev se retrouve impuissante face à l’annexion de sa province de Crimée par la Russie. Selon plusieurs analystes sud-coréens, cette annexion n’aurait pas eu lieu si l’Ukraine possédait toujours l’arme atomique et c’est très certainement ce même raisonnement que tiennent les cercles dirigeants en Corée du Nord en ce moment.

Le « dirigeant suprême » Kim Jong-un, se voit ainsi conforté dans ses ambitions de développer les armes atomiques.

Le quotidien Korea Herald rappelle que la dénucléarisation ukrainienne était même autrefois citée en exemple dans la recherche d’une solution pacifique au problème nucléaire nord-coréen. « La Corée du Nord doit être en train d’observer la crise ukrainienne avec un sourire de satisfaction », conclut un éditorialiste du journal Joogang Ilbo.

 

Le programme nucléaire nord-coréen, synonyme de lourdes sanctions

Un rapport des Nations unies, publié la semaine dernière, affirme que le régime a mis au point diverses solutions pour contourner l’embargo et continuer à acheter à l’étranger les composants nécessaires pour ses programmes nucléaires et balistiques.

Pyongyang estime que la bombe est à la fois cruciale pour assurer la survie de ses dirigeants et qu’elle est aussi très utile comme carte de négociation pour obtenir des concessions financières.

Une professeur sud-coréenne, Kim Hyo-jin, souligne que l’Ukraine a récemment reçu des offres importantes d’assistance de la part de la Russie et de l’Occident, qui tentent de s’attirer ses faveurs… Selon elle, plutôt que de s’ouvrir, « le régime va conclure que renforcer sa répression interne et accroître la valeur [géostratégique] de son arsenal nucléaire est la meilleure voie possible ».

 

Conséquences sur les relations entre Moscou et Séoul

La Corée du Sud se trouve en position difficile : elle est un allié des Etats-Unis et va donc se voir obligée de rejoindre les sanctions décidées par Washington contre Moscou alors que la présidente sud-coréenne Park Geun-hye cherchait au contraire à renforcer ses liens avec la Russie. Notamment pour mieux faire pression sur l’adversaire nord-coréeen.

Park Geun-hye avait même lancé un grand projet de rapprochement avec la Chine et la Russie dans le but de promouvoir la stabilité sur la péninsule. Des ambitions mises à mal par les récentes actions russes en Crimée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:35
Pyongyang contourne les nombreuses sanctions de l'Onu

 

 

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

La Corée du Nord parvient à contourner les nombreuses sanctions de la communauté internationale et emploie tous les moyens pour trouver de l'argent: les ambassades et les diplomates nord-coréens, ou même les trafiquants d'armes et d'alcool, écrit jeudi 13 mars le quotidien Novye Izvestia.

Un groupe de huit experts de l'Onu a publié son rapport annuel sur la mise en œuvre des sanctions contre la Corée du Nord, imposées par les Nations unies suite aux essais nucléaires et aux lancements de missiles par Pyongyang. Les résultats de l'étude montrent que des gens très ingénieux travaillent en Corée du Nord, qui ont élaboré et trouvé de nombreux moyens pour contourner ces sanctions.

Les ambassades nord-coréennes à Singapour et à Cuba sont notamment soupçonnées d'avoir organisé un trafic de pièces détachées et d'équipements balistiques, retrouvés dans les soutes du navire nord-coréen Сhong Chon Gang interpelé après le passage du canal de Panama en juillet 2013. Au cours de la perquisition des containers avec deux chasseurs MiG-21 cachés sous un tas de sacs de sucre ont été retrouvés à bord du navire.

Les autorités cubaines ont reconnu avoir envoyé leur propre matériel militaire "obsolète" pour une opération de maintenance en Corée du Nord. Après celle-ci le matériel devait revenir sur l'île. Et il est bien revenu, avec en sus des pièces détachées de missile. L'enquête sur cette affaire a mené les experts de l'Onu jusqu'à la compagnie maritime Chinpo Shipping, liée avec l'ambassade nord-coréenne à Singapour. Les auteurs du rapport affirment que Pyongyang vend des armes à la Birmanie, l’Erythrée, la Tanzanie, l’Ethiopie, la Somalie et l’Iran. Mais aucune preuve tangible contre la Corée du Nord pouvant servir d'argument à de nouvelles sanctions n'a été trouvée.

Les auteurs de l'étude soulignent que la Corée du Nord entreprend d'énormes efforts pour voiler l'appartenance nationale de sa flotte commerciale. Les navires changent souvent de pavillon et de nom. La plupart appartiennent à des petites compagnies de navigation étrangères, qui possèdent rarement plus de 5 navires. Un tel éparpillement permet de minimiser les conséquences de confiscation des biens d'une ou de plusieurs compagnies de ce genre.

Les sanctions de l'Onu interdisent à la Corée du Nord d'acheter ou de recevoir des marchandises liées avec un programme nucléaire ou balistique. Plusieurs produits de luxe sont également interdits à l'importation. Cela n'a pas empêché le dirigeant Kim Jong-un de surpasser dès la première année de sa présidence son père, amateur de bon vins et d'objets de luxe. D'après le rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en RPDC, les dépenses de Pyongyang pour les produits de luxe s'élevaient en 2012 à 645,8 millions de dollars, tandis que Kim Jong-il dépensait à ces fins en moyenne 330 millions de dollars par an.

Un réfugié nord-coréen a déclaré aux membres de la Commission de l'Onu que Pyongyang trouve l'argent pour acheter des produits de luxe grâce au trafic d'alcool dans les pays musulmans et le trafic d'ivoire d'Afrique vers la Chine.

Les économistes nord-coréens font également preuve d'ingéniosité. Ils ont élaboré des méthodes d'achat de produits interdits très astucieuses et très difficile à suivre. Prenons l'exemple de l'achat d'un nouvel avion en 2012 par la compagnie Air Koryo, qui montre comment Pyongyang cherche à brouiller les pistes. Bien que l'aviation civile ne soit pas frappée par des sanctions, l'avion de ligne a été payé en suivant un schéma très complexe : 109 versements ont été effectués par le biais de huit sociétés enregistrées à Hong Kong. Ces sociétés affirmaient qu'elles étaient des partenaires commerciaux de la compagnie aérienne et qu'elles transféraient des sommes d'argent dû.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 12:20
NBC Weapons: Ecologically Sensitive Nukes

 

March 12, 2014: Strategy Page

 

The United States recently revealed that the refurbishment of its B61 nuclear bombs is proceeding but that budget cuts may delay the number to be refurbished (to about 400) and the delivery date (from 2017 to 2020). The B61 ground penetrating version is being fitted with the JDAM GPS guidance kit so that it can use a smaller warhead to get the same effect. Since JDAM lands the bomb within 30 meters of the aiming point a smaller nuclear explosion is needed to get the same effect (on an underground bunker) as the old version that would only land within 150 meters of the aiming point. That means you only need a 30 kiloton nuke to take out a bunker instead of a much larger one of about 150 kilotons. This means less collateral damage and fallout going into the atmosphere. Yes, even nukes can be ecologically sensitive. 

 

Getting this refurb into service means that the last American megaton (million tons of TNT equivalent) bomb, the B83 can be retired before it ages out of usefulness. Nuclear weapons have electronic and chemical components that degrade with and either have to be refurbished or retired because of age-related ineffectiveness.

 

Back in 2006 the United States decided to refurbish one of its oldest warhead designs, the B61, which is comes is a thermonuclear ("H-Bomb") weapon that is available in several versions. The ones being refurbished are those designed for penetrating the earth before going off. Most nuclear bombs with higher yields ones (300-400 kilotons) are detonated in the air. The exact number of B61s being refurbed was a secret but was believed to be about half the current ones in service. Some 3,200 B61s were built since the design went into service in the mid-1960s, and about half of those remain available for use.

 

The refurbed warheads will be good for another two decades. The basic B61 nuclear bomb weighs 320 kg (700 pounds), is 330mm in diameter and 3.56 meters (11.7 feet) long. They are delivered by aircraft as bombs. Back in 2006 about 400 B61s were still stored in Europe and these are not being refurbed. Interestingly, the W80 nuclear weapon used on some two thousand cruise missile warheads are not being refurbished either. Without the refurb all these older warheads will be useless by the end of the decade and that fits in with the continuing arrangements between Russia and the United States to reduce their Cold War era nuclear arsenals.

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