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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 14:55
Les forces nucléaires, priorité du renseignement français

 

07/03/2014 Jean Guisnel Défense ouverte Le Point.fr

 

Jean-Yves Le Drian veut que les services privilégient "la préservation des intérêts vitaux" de la France. Le terrorisme vient ensuite...

 

Le ministère de la Défense est un gros consommateur de renseignement pour ses propres besoins, tout en fournissant nombre d'informations et d'analyses au sommet de l'État. Mais le politique s'exprime peu sur ce sujet sensible, chaque intervention rendue publique faisant alors figure de petit événement. C'est ainsi que Jean-Yves Le Drian a prononcé le jeudi 6 mars à Paris - dans un lieu et dans des conditions qui n'ont pas été rendus publics - un discours devant le personnel de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Il vaut moins pour l'adresse à ce service spécifique que pour les priorités affichées par le ministre de la Défense. Lesquelles dénotent un retour aux "fondamentaux" des services de renseignement dont il a la tutelle - Le Drian préfère dire "placés sous mes ordres" -, à savoir la DPSD donc, la DGSE et la DRM (Direction du renseignement militaire).

 

Terrorisme au deuxième rang

 

On retiendra que le ministre évoque en priorité le rôle des services "déterminants pour la préservation de nos intérêts vitaux. Il permet en effet de dimensionner au plus juste notre force de frappe nucléaire", en l'adaptant aux transformations "opérationnelles, doctrinales et technologiques de nos adversaires potentiels". Sous le précédent quinquennat, la priorité absolue - quasi exclusive, en réalité - était celle du terrorisme, avec un mot d'ordre implicite : pas d'attentat sur le sol français. Cette préoccupation demeure, mais au deuxième rang, afin de "détecter les menaces, identifier les réseaux et les entraver avant qu'ils ne passent à l'action". Les intérêts de la France sont concernés, car "la menace représentée par les groupes djihadistes sahéliens nous renvoie à un ensemble de ramifications qui s'étendent de l'Asie centrale à l'ouest du continent africain, et cherchent des prolongements dans notre pays".

 

Évoquant ensuite les menaces visant les entreprises françaises, le ministre souligne le rôle du renseignement. Les armées ne font "pas un pas sans renseignement : en janvier 2013, nous nous sommes engagés aux côtés des Maliens sur la base des analyses de vos services", a dit le ministre devant la DPSD. Idem pour la préparation d'une attaque contre la Syrie qui n'a finalement pas eu lieu, mais aussi pour celle de l'intervention en Centrafrique : "Ce sont bien les signaux d'alerte envoyés par la communauté du renseignement qui ont permis de mobiliser à nos côtés nos partenaires africains, européens et américains."

 

Dispositions contestées

 

Quant aux dispositions très contestées de la Loi de programmation militaire sur la surveillance de l'infosphère, elles ne sont pas oubliées, au contraire ! "L'accès à certains fichiers administratifs ou judiciaires, ainsi qu'aux données de connexion et de géolocalisation, permettra aux services de mieux détecter des comportements menaçants, qu'il s'agisse de lutte contre le terrorisme ou de protection des intérêts fondamentaux de la nation. Le Parlement a bien voulu suivre mes propositions à cet égard", a déclaré le ministre.

 

Les finances étant ce qu'elles sont, les services de renseignement peuvent se réjouir d'un effort de recrutement qui se poursuit à contre-courant, puisque 800 nouveaux agents seront recrutés d'ici 2019. Pour autant, les moyens techniques coûtent de plus en plus cher et Jean-Yves Le Drian entend poursuivre "la mutualisation de nos capacités de recueil", notamment entre les deux services budgétivores, la DGSE et la DRM. Le ministre ajoute néanmoins que "mutualiser n'est pas uniformiser", et qu'il souhaite "éviter la pensée unique dans le domaine du renseignement". Il entend donc "conserver les pôles d'expertise que représentent les différents services" en privilégiant "l'autonomie de chacun en matière d'analyse".

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 12:55
En France, dissuasion et drones deviennent prioritaires

La recherche en matière de défense a d'importantes retombées dans le domaine civil, de nombreuses réalisations (protection des systèmes informatiques, optique, systèmes d'écoute ou de navigation...) ayant des applications duales, civiles et militaires.

 

6 Mars 2014 bilan.ch (AFP)

 

La Défense "sanctuarise" les crédits recherche alloués à l'aéronautique de combat, notamment aux drones.

 

La modernisation de la force de dissuasion française et l'aéronautique de combat, notamment les drones, sont les priorités des programmes de recherche de la Défense, dont les crédits seront "sanctuarisés", a indiqué jeudi Jean-Yves Le Drian.

 

"Sanctuarisation, ça veut dire que le montant financier que nous affichons, nous n'y toucherons pas. Nous n'en ferons pas une variable d'ajustement", a assuré le ministre de la Défense à l'ouverture à Paris des Thalès Innov'Days où sont présentées les innovations du groupe industriel.

 

La Loi de programmation militaire (2014-2019) prévoit 730 millions d'euros de crédits de contrats d'"études-amont", pour un total de 3,6 milliards annuels consacrés par la Défense à la recherche et au développement. "Jusqu'en 2019, c'est 730 millions par an auxquels on ne touchera pas. Enfin, pas moi", a repris le ministre.

 

Le maintien d'un effort significatif dans ce domaine, supérieur à celui des partenaires européens de la France, répond à un double enjeu, a-t-il souligné: préserver l'autonomie stratégique de la France et maintenir la compétitivité de l'industrie française.

 

Selon le ministre, l'effort d'études-amont portera prioritairement sur le renouvellement des deux composantes, maritime et aéroportée, de la force de dissuasion nucléaire. Notamment les travaux sur les successeurs des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) pour un montant de 1,2 milliard d'euros sur six ans.

 

Autre priorité, selon le ministre : "l'aéronautique de combat", avec les travaux en coopération avec la Grande-Bretagne sur les futurs drones de combat, mais aussi les avions de chasse, "avec des études sur la furtivité et la guerre électronique", pour 875 millions d'euros sur la durée de la LPM.

 

Environ 300 millions d'euros seront consacrés au renouvellement de la gamme de missiles (succession du MICA, rénovation du SCALP). Plus de 150 millions sur six ans iront à la recherche en matière de cyberdéfense, dont la LPM fait une priorité stratégique. Les dispositifs pour favoriser l'accès des PME aux marchés de la Défense seront également renforcés, à hauteur de 510 millions d'euros.

 

La recherche en matière de défense a d'importantes retombées dans le domaine civil, de nombreuses réalisations (protection des systèmes informatiques, optique, systèmes d'écoute ou de navigation...) ayant des applications duales, civiles et militaires.

 

Les bureaux d'études des industries de défense emploient environ 20.000 personnes en France. Un domaine où les investissements ont des conséquences à long terme, souvent dix à vingt ans entre les études-amont et les applications industrielles.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 17:55
Les sapeurs du nucléaire

Exercice nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) effectué par la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) dans l'enceinte de la société Sanofi à Vitry-sur-Seine. Intervention des spécialistes NRBC et mise en place de la chaîne de décontamination.

 

07/03/2014 M. Simonnot-Virbel - Armée de Terre

 

Immersion à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris et à l’unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile n° 1 de Nogent-le-Rotrou où se joue un incident NRBC.

 

Vitry-sur-Seine, novembre 2013.

 

Alerte rouge. Des travaux effectués sur la pompe d’un circuit de refroidissement ont occasionné une explosion dans l’un des bâtiments. Celle-ci a entraîné un dysfonctionnement des systèmes de sécurité. Les témoins parlent d’un début d’incendie et d’une fuite sur une cuve située à proximité. Près de 400 litres d’ammoniac ont commencé à se répandre. Le détachement de pompiers de l’usine vient constater l’ampleur des dégâts et extraire les blessés. Le poste de sécurité appelle la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Les moyens spécialisés du 2egroupement d’incendie et de secours (2e GIS) arrivent sur les lieux.

 

 Colmatage impossible

 

 Parés de la tenue légère de décontamination, les hommes identifient la source et doivent neutraliser l’émanation de fumée toxique. Le colmatage est impossible. Ils proposent rapidement des idées de manœuvre au commandant des opérations de secours (COS). « On a mis en place deux lances ‘queue de paon’ qui ont pour effet de limiter les effets nocifs du gaz sur le voisinage immédiat, explique l’un des experts du 2e GIS.Ces lances créent un rideau d’eau, une barrière hermétique très efficace contre la propagation du produit. Pendant ce temps, nos experts en décontamination se sont occupé des victimes. »

 

L’intervention a finalement duré près de trois heures.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:50
HMS Vanguard - photo Royal Navy

HMS Vanguard - photo Royal Navy

 

 

6 March 2014 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

The nuclear reactor in HMS Vanguard is to be refuelled, the Defence Secretary has announced.

 

 

In an oral statement to the House of Commons, the Defence Secretary, Philip Hammond, has announced his decision to refuel the nuclear reactor in HMS Vanguard during its planned deep maintenance period which begins in 2015.

The decision comes after low levels of radioactivity were detected in a prototype core that has been running at the Naval Reactor Test Establishment at Dounreay in Scotland since 2002.

The purpose of the prototype is to help assess how the reactor cores within submarines will perform over time. It has therefore been run for significantly longer periods and at a significantly higher intensity than those cores of the same type in submarines to allow MOD to identify early any age- or use-related issues that may arise later in the lives of the operational reactor cores.

Radiation exposure for workers and discharges from the site have remained well inside the strictly prescribed limits set by the regulators. Workers therefore remain safe and the local community is not at risk.

Indeed, against the International Atomic Energy Agency’s measurement scale for nuclear-related events this issue has been classed as ‘Level 0’, described as ‘below scale – no safety significance’. The Naval Reactor Test Establishment is, and remains, a very safe and low-risk site.

The refuelling of HMS Vanguard will enable her to operate successfully and safely in the future.

During his statement, Philip Hammond said:

The safety of the UK’s naval nuclear reactor at the test establishment at Dounreay and on our submarines is of critical importance to us, as is the maintenance of continuous at-sea deterrence. That is why I have taken the decision to apply the precautionary principle, even though there is no evidence at this stage that the problem detected with the test reactor is likely to present in the operational reactors.

The refuelling will increase our confidence that Vanguard will be able to operate effectively and safely until the planned fleet of Successor submarines begins to be delivered from 2028.

The refuelling will be conducted within the currently planned dry dock maintenance period for Vanguard, which starts in late 2015 and will last for around 3-and-a-half years, and is therefore expected to have no impact on deterrent operations. The additional cost of refuelling Vanguard is estimated to be around £120 million over the next 6 years.

These low levels of radioactivity are a normal product of a nuclear reaction that takes place within the fuel, but they would not normally enter the cooling water. This water is contained within the sealed reactor circuit, and there has been no detectable radiation leak from that sealed circuit.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:35
Ministre de la Défense : «Possibilité de tirs additionnels et d’essai nucléaire au Nord»

 

SEOUL, 05 mars (Yonhap)

 

Le ministre de la Défense, Kim Kwan-jin, a analysé ce mercredi les récents tirs de missiles nord-coréens en disant que «c’était complètement différent des tirs fractionnels effectués dans le passé», lors d’une réunion parlementaire sur la situation de la sécurité cet après-midi.

 

Le ministre a expliqué qu’«il s’agissait de provocations dans le cadre d’une manifestation de force afin de mettre intentionnellement plus de tensions dans cette période d’exercices militaires conjoints coréano-américains Key Resolve au Sud».

 

En référence au diagnostic sur l’éventualité de provocations militaires nord-coréennes entre janvier et mars qui avait été donné juste après l’exécution de Jang Song-thaek, l’oncle du jeune leader nord-coréen, le ministre de la Défense a noté qu’«il sera possible de voir plus de provocations militaires nord-coréennes à tout moment et on n’exclut pas la possibilité de tirs additionnels de missiles à longue portée et d’essai nucléaire».

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 08:55
Le CEMA en visite au COFAS

 

21/02/2014 Armée de l'air

 

Mardi 18 février 2014, le Général d’Armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, est venu assister à la première opération stratégique « Poker » de l’année.

 

Cette opération d’envergure, organisée plusieurs fois par an par les forces aériennes stratégiques (FAS), est une mission représentative du raid nucléaire, au travers d’une mission de longue durée au-dessus du territoire métropolitain.

 

Permettant notamment d’entrainer les équipages à la préparation et l’exécution des missions stratégiques, grâce au soutien apporté par le personnel des bases de stationnement ou de déploiement des forces, cette opération aérienne majeure consiste à entraîner dans des conditions très réalistes les moyens des forces aériennes stratégiques et d’unités conventionnelles répartis sur l’ensemble du territoire. À l’heure dite, le général de corps aérien Patrick Charaix, commandant les FAS, donne l’ordre de décoller à l’ensemble des moyens, mis en œuvre depuis le centre d’opérations situé dans l’ouvrage enterré du site de Taverny (95).

 

Pour cette première édition de l’année 2014, près d’une cinquantaine d’aéronefs ont participé à cette opération : ainsi, outre les équipages  des unités FAS (C 135 du groupe de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne », Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette et Rafale B de l’escadron de chasse 1/91 « Gascogne ») prenant l’air au départ des bases aériennes de Saint Dizier, Avord et Istres, les équipages des Mirage 2000 C d’Orange, Mirage 2000 D de Nancy, Mirage 2000-5 de Luxeuil, Rafale C de Saint-Dizier et Mont de Marsan, et E-3F d’Avord ont concouru ensemble à la réussite de l’opération, soit en protection du raid nucléaire, soit en tant que moyens offensifs à l’encontre de ce dernier. Lors d’un vol d’endurance de plusieurs heures enchaînant vols à haute altitude, pénétrations à basse altitude et ravitaillements en vol, celui-ci a dû échapper aux menaces aériennes et terrestres adverses, joués notamment par l’escadron de défense sol/air de Mont de Marsan, pour atteindre son objectif : le tir simulé de missiles ASMP A sur des cibles préétablies.

 

Cette opération « Poker » démontre la capacité des équipes techniques à préparer les avions dans les délais prescrits et l’aptitude des équipages à exécuter la mission ultime.

 

Appréciant particulièrement d’assister à cette opération depuis le centre névralgique des FAS, le CEMA a constaté le professionnalisme et la rigueur du personnel des FAS qu’il a félicité pour la qualité de son engagement,

 

Pour mémoire, les Forces Aériennes Stratégiques assurent depuis 1964 la permanence de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française. Cette mission, ininterrompue depuis 50 ans, positionne ce commandement comme la première composante permettant au président de la République de garantir en toutes circonstances la liberté d’appréciation, de décision et d’action de la France dans le cadre de ces responsabilités internationales.

Le CEMA en visite au COFAS
Le CEMA en visite au COFAS

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:55
2014, année de la dissuasion ?

 

18/02/2014 1 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Année d'anniversaires (50 ans des Forces aériennes stratégiques, 40 ans de la Force aéronavale nucléaire…), 2014 pourrait aussi être celle d'un certain renouveau pour la dissuasion nucléaire française. Malgré le contexte budgétaire délicat, la Direction générale de l'armement prévoit en effet d'honorer les engagements présidentiels de maintien des deux composantes (navale et aéroportée) en signant cette année deux contrats majeurs pour la modernisation des systèmes nucléaires français.

 

"La rénovation à mi-vie du missile ASMP-A devrait être notifiée courant 2014", a indiqué ce matin Laurent Collet-Billon, patron de la DGA, à l'occasion d'une conférence de presse. "Le lancement du missile balistique stratégique au standard M51.3 est également prévu cette année", a-t-il ajouté.Ces deux programmes de développement, qui seront respectivement attribués à Airbus Defence & Space et à MBDA, en partenariat avec le CEA, doivent aboutir à des mises en service opérationnel à l'horizon 2023-2024.

 

Pour l'ASMP-A rénové, il s'agit d'allonger la durée de vie de la cinquantaine de missiles "bons de guerre" livrés entre 2009 et 2012 aux forces, en remplaçant certains de leurs composants "périssables" (pyrotechnie, carburant, etc.) tout en s'assurant de la bonne tenue dans le temps de la tête nucléaire aéroportée (TNA) dont ils sont équipés. Des améliorations de performances mineures pourraient être considérées, si les budgets sont au rendez-vous. Ce missile devrait uniquement être intégré sur les Rafale au futur standard F4.

 

Même si aucun détail ne filtre quant au contenu exact de l'opération, le M51.3 devrait en revanche introduire quelques améliorations capacitaires notables notamment au niveau de sa "partie haute", qui pourrait être améliorée pour offrir une précision terminale et une portée accrues. Missile de compromis, le M51 se différencie de son prédécesseur le M45 (toujours en service sur deux SNLE français) par un premier et deuxième étages rénovés, mais conserve une "partie haute" relativement similaire à son prédécesseur. Ce qui explique le faible nombre de tirs d'essais (cinq seulement) qui ont été nécessaires pour mettre en service le nouvel engin, actuellement opérationnel dans sa version M51.1.

 

La version M51.2 introduira dans quelques années la nouvelle tête TNO (tête nucléaire océanique) développée par la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Ce n'est qu'avec le futur programme M51.3 que le missile deviendra enfin le "M5" qui avait été imaginé à l'origine, mais dont les ambitions avaient été revues à la baisse pour raisons budgétaires.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:30
Nucléaire iranien: début des négociations à Vienne sur un accord définitif

 

 

18 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

VIENNE - L'Iran et les grandes puissances ont entamé mardi à Vienne des négociations en vue de régler définitivement leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran, ont annoncé la délégation américaine et le porte-parole de l'Union européenne.

 

La réunion, la première d'une série dont le cadre et les échéances restent à définir, est présidée par le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a précisé son porte-parole, Michael Mann.

 

Les négociations sont menées par de hauts responsables des pays du groupe des 5+1 (Etat-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne).

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, est également présent à Vienne l'occasion de cette réunion, qui doit durer trois jours.

 

A l'issue d'un dîner de travail avec Mme Ashton lundi, il avait affirmé être dans la capitale autrichienne avec la volonté politique d'aboutir à un accord.

 

Le 24 novembre à Genève, l'Iran avait conclu avec le groupe des 5+1 un accord intérimaire de six mois prévoyant un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une petite partie des sanctions qui étranglent l'économie du pays.

 

L'objectif est désormais de transformer ce plan d'action en un accord global garantissant sans l'ombre d'un doute la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:55
Les Verts s'intéressent à la Défense, une autre Défense

 

14.02.4.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Culturellement, on ne peut dire que les relations entre les écologistes de tout poil et les militaires de tout uniforme soient évidents (lire le débat au Sénat entre le général Ract-Madoux et Daniel Cohn-Bendit). Leila Aïchi, sénatrice de Paris EELV, combat l'idée et veut tendre vers la Green Defense face aux menaces environnementales du futur. La secrétaire de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées du Sénat a même édité un intéressant Livre vert de la Défense, en écho au Livre blanc...

 

Leila Aïchi en est convaincue : " Il faut adapter l'outil de Défense aux futures menaces et crises environnementales. " Dans 20 ans, on estime à 300 millions le nombre de réfugiés climatiques. La pêche illégale pèse 25 milliards de dollars par an. En 2025, 4 milliards de personnes seraient confrontées à un stress hydrique, 80 % du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

 

Pour elle, " la Défense doit d'abord être intellectuelle, plus que matérielle, pour les défis de demain. On fait l'inverse aujourd'hui ". Elle décline cette pensée dans tous les aspects de la Green Defense : territoires et mers, risques climatiques et environnementaux, pôle européen en l'absence de gendarme du monde. Elle imagine même les opérations extérieures européennes de demain dévouées au dérèglement climatique... L'aspect est loin d'être négligeable même si le métier du soldat reste de faire la guerre. L'Ethiopie, qui bâtit un grand barrage, pourrait limiter le débit du Nil au détriment de l'Egypte. Voilà un enjeu géostratégique.

 

Pour le reste, une écologiste reste sans surprise opposée à l'arme nucléaire et demande à la France d'être en pointe pour de nouveaux traités sur le désarmement.

 

Elle note la fin des ennemis étatiques (pour toujours ?). " A l'exercice de lucidité inconfortable qui invalide le référent de la guerre d'hier sans révéler la forme de celle de demain s'ajoute, pour la France, la lumière crue de la hiérarchie des moyens qui conditionne d'ores et déjà son niveau d'ambition militaire et limite à terme une défense européenne. "

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:55
Pourquoi auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire ?

 

14.02.2014 Par Tiphaine Le Liboux - Le Monde.fr

 

La commission de la défense de l'Assemblée nationale, qui planche sur l'évolution du contexte stratégique et le rôle de la dissuasion nucléaire a auditionné, mercredi 13 février, les aumôniers militaires en chef des armées.

 

La démarche est inédite. Il y a trois ans, sous la précédente législature et la présidence du député UMP Guy Tessier, les aumôniers en chef, qui représentent le culte catholique, protestant, juif et musulman dans l'armée, avaient déjà été auditionnés par la Commission défense. Les parlementaires avaient souhaité les entendre sur la place des cultes dans le milieu militaire et en savoir plus sur leurs missions.

Cette fois, le sujet est sorti de leur champ de compétence directe. Patricia Adam, présidente (PS) de la Commission depuis l'élection de François Hollande explique que l'objectif de cette commission est d'aborder la question de la dissuasion « sous tous ses aspects ». Une forme de réponse aux parlementaires, dont les écologistes, qui s'étaient émus que la dissuasion n'ait pas été débattue lors du vote de la loi de programmation militaire 2014-2019.

Jusqu'au mois de mai la Commission défense va recevoir militaires, industriels, mais aussi diplomates ou opposants de la société civile. Elle en rendra publiquement compte ensuite.

 

ENTENDRE LA RELIGION À L'ASSEMBLÉE

Les aumôniers militaires avaient leur place dans ce débat, estime Patricia Adam. « Ils sont en contact direct avec ceux qui exercent une mission dans le nucléaire. Parce qu'ils reçoivent beaucoup de paroles, ce sont des témoins précieux. »

Quelques mois après le vote de la loi ouvrant le mariage aux homosexuels, ce genre d'invitation peut aussi servir à faire passer un message ajoute Gwendal Rouillard, secrétaire de la Commission et député PS du Morbihan. « En cette période où les liens peuvent apparaître distendus entre les autorités religieuses et politiques, il était bien de les inviter. »

« L'Assemblée est moins dans le “à bas la calotte” sommaire, et c'est une bonne nouvelle », se réjouit François de Rugy, membre de la Commission défense et co-président du groupe Europe écologie- Les Verts à l'Assemblée.

Car au delà du symbolique, l'enjeu de l'audition était aussi d'en savoir plus sur les arguments des différentes religions. « Le politique n'est pas là pour mettre en oeuvre une morale, mais celle-ci peut éclairer nos choix », ajoute le député « athé ».

 

OPPOSITION DE PRINCIPE ET DOCTRINE OFFICIELLE

D'autant que, les positions des dignitaires religieux rejoignaient celles de son parti. Cette arme qui « tue sans distinction » doit rester « hors-norme » ont rappelé les quatre aumôniers. Cette opposition de principe à la prolifération va jusqu'à la doctrine officielle pour certains cultes.

Depuis le Concile de Vatican II, en 1965, l'Eglise catholique s'est déclarée contre l'emploi de l'arme nucléaire. Une doctrine édictée au motif que, « tout acte de guerre qui détruit des villes ou des régions entières est un crime contre Dieu et l'Homme lui-même ».

L'Église condamne également tout usage de l'arme nucléaire comme une « menace » a souligné mercredi Mgr Luc Ravel, aumônier en chef du culte catholique. Une position semblable à celle de la Cour de justice internationale, qui ne réfute pas pour autant le principe de la dissuasion.

Si l'Eglise appelle à un « désarmement mondial, multilatéral, progressif et simultané », l'aumônier catholique a affirmé « qu'en l'état du monde d'aujourd'hui, le nucléaire et la dissuasion sont nécessaires ».

Les associations Pax Christie et Justice et Paix (à laquelle sont d'ailleurs associés des protestants), qui prônent un désarment « unilatéral et prophétique » ne sont donc pas sur la même ligne officielle de l'Eglise selon Mgr Ravel.

 

POSER LA QUESTION DE LA STRATÉGIE DE LA DISSUASION

Chez les protestants, a précisé le pasteur Stéphane Rémy, il n'y a pas non plus d'opinion unique. Mais dans la communauté, la critique à l'encontre de l'arme nucléaire va plus loin. La Fédération protestante avait exprimé dès 1983 le vœu d'un gel militaire unilatéral.

En 2012, elle avait aussi demandé à ce qu'une réflexion sur la dissuasion nucléaire soit engagée. Le journal protestant Réforme l'a rappelé récemment dans une tribune, qui pose la question de l'utilité stratégique de la dissuasion.

S'il faut discuter de la stratégie de la dissuasion c'est aussi parce qu'elle ne peut rien face au développement du ressentiment et d'un « sentiment de frustration », a souligné Abdelkader Arbi, l'aumônier musulman en faisant référence aux aspirations nucléaires de certains états comme l'Iran.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:55
La commission de la défense, le rabbin, l’imam, le pasteur, l’évêque et l’arme nucléaire

 

13 février 2014, par Hélène Bekmezian – LeMonde.fr

 

Cela pourrait presque être le début d'une histoire drôle. Celle d'un rabbin, d'un pasteur, d'un imam et d'un évêque qui entrent à l'Assemblée nationale pour y parler de la dissuasion nucléaire. Pourtant, les auditions des aumôniers militaires en chef des cultes israélique, protestant, musulman et catholique, devant la commission de la défense mercredi 12 février, n'avaient rien d'une plaisanterie.

 

L'exercice peut sembler surprenant – voire inconvenant – dans une République laïque où le pouvoir politique est séparé du religieux. Seul député écologiste de la commission de la défense, François De Rugy (dont la formation politique avait demandé ce débat sur la dissuasion nucléaire qui se déroule sur plusieurs mois avec de nombreuses autres auditions) n'a d'ailleurs pas masqué son étonnement devant ces invités religieux. Mais, bien qu'athée revendiqué, l'élu a pour autant salué un débat "intéressant" et utile pour "éclairer" le politique.

 

Chose rare en effet, les réflexions de ces religieux militaires, et particulièrement celles du rabbin Haïm Korsia, dont la religion place la discussion au cœur de sa pratique, ont permis d'aborder une question lourde – l'arme nucléaire – par ses versants éthiques et spirituel.

 

DISSUADER UN SAGE OU UN FOU

 

Ainsi, un "enseignement extraordinaire" de la Genèse – le meurtre de Abel par Caïn – éclaire selon le rabbin Korsia la question de l'utilisation de l'arme fatale, "ultime aboutissement d'une incapacité à parler" : "Caïn a tué Abel lorsqu'ils ont arrêté de parler. Tant qu'ils se parlent, qu'ils se disputent, il reste une possibilité d'arranger les choses. Ce que nous apprend cette histoire, c'est que tant qu'il y a débat, même houleux, il y a possibilité de refraternisation. La dissuasion nucléaire a forcé les États à mettre en place des systèmes de parole, cela force à débattre."

 

Quant aux limites de la dissuasion et des conditions dans lesquelles elle peut fonctionner, ce sont, là encore, les Ecritures qui les expliqueraient le mieux. Et le rabbin de citer deux passages de l'Ancien testament. "Lorsque le prophète Jonas vient devant la ville de Ninive en disant 'si vous ne vous repentez pas, dans 40 jours, Dieu va vous détruire', la ville se repent. Celui qui menace est crédible et les gens en face sont intelligents. La menace du fort à l'intelligent fonctionne. Mais quand Moïse prévient Pharaon des plaies qui s'abattront sur l’Égypte s'il ne laisse pas partir le peuple d'Israël, Pharaon n'écoute pas. La dissuasion du fort envers le fou ne fonctionne pas".

 

"Avoir une vision angélique du monde n'interdit pas de se prémunir des risques", soutient le rabbin qui rappelle que "la Bible interdit la violence mais la légitime quand il s'agit de la légitime défense" : "le prophète Esaï dit qu'un jour le loup habitera avec l'agneau. Mais un autre grand rabbin du XXe siècle, Woody Allen, a précisé que 'le jour où le loup et l'agneau dormiront ensemble, l'agneau ne dormira quand même que d'un seul œil'". Pas question pour autant de légitimer les yeux fermés l'utilisation de l'arme nucléaire car "une société restera digne tant qu’elle se posera cette question : nous devons protéger nos citoyens mais on ne peut pas le faire en s’en lavant les mains, sans considérer que cela nous touche".

 

"LES FACTEURS POLITIQUES NE DOIVENT JAMAIS CONDUIRE A UNE SURDITÉ ÉTHIQUE"

 

Sans parler au nom des musulmans – il n'existe pas de clergé dans l'Islam – l'imam Abdelkader Arbi s'est lui davantage échiné à assurer que "l'Islam comprend une multitude de courants qui vont du mieux disposés à l’égard de l’époque moderne aux plus fondamentalistes" et que "la guerre en Islam tel que les textes religieux le prévoit, n’est pas sanctifiée. Qu'importe ce qu'en disent les fondamentalistes, "il n’existe pas de guerre sainte en Islam, à l’origine des textes. Le djihad reste une attitude individuelle, un effort sur soi même."

 

Enfin, Monseigneur Luc Ravel a porté le message le plus pacifique rappelant que, depuis le concile de Vatican II (1965), l’Église catholique juge que "tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de ville entière ou de région avec leurs habitants est un crime contre dieu et contre l’homme lui même" et plaide pour un "désarmement général, équilibré et contrôlé".

 

"Il y a des facteurs politiques qui ne doivent jamais vous conduire à une surdité éthique. Il n’y a qu’une terre, sur laquelle nous pouvons vivre ensemble, c’est ma foi, mon utopie. Mais celle-ci intègre aussi la fissure, que nous appelons pêché originel, qui est dans les cœurs de chacun et qui nous entraîne comme un poids vers le mal. Donc soyons lucide et raisonnable", a exposé l'évêque. "Il n’y a pas de cœur plus fort qu’un cœur brisé", lui a répondu le rabbin, amenant en conclusion le débat sur la spécificité de la dissuasion nucléaire française : "c’est parce qu’on a souffert, qu’on a connu la guerre sur notre sol, que l'on sait ce que c’est et qu'on ne peut le souhaiter à personne".

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:30
Nucléaire: l'Iran fixe ses lignes rouges avant Vienne

 

10 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

TEHERAN - Programme balistique, sites nucléaires, enrichissement à 20%: l'Iran a posé lundi ses lignes rouges avant la reprise des négociations avec les grandes puissances la semaine prochaine à Vienne.

 

Ces discussions, prévues les 18 et 19 février, promettent d'être difficiles pour parvenir à un accord global garantissant la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. Les Occidentaux et Israël soupçonnent depuis plus d'une décennie ce programme de cacher un volet militaire, malgré les dénégations de Téhéran.

 

Le président Hassan Rohani a toutefois affirmé que l'Iran était prêt à ces négociations et sérieux dans sa volonté de parvenir à un accord global et final.

 

Les deux parties ont déjà conclu en novembre à Genève un accord historique. Téhéran a stoppé pour six mois certaines activités nucléaires sensibles contre une levée partielle des sanctions. L'Iran a notamment cessé d'enrichir l'uranium à 20%, étape importante vers un niveau militaire (90%).

 

En parallèle, l'Iran a accepté dimanche d'aborder la possible dimension militaire de son programme avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Téhéran va fournir, pour la première fois depuis plusieurs années, des informations sur le développement de détonateurs susceptible d'être utilisés dans la fabrication d'une bombe nucléaire.

 

Comme lors des précédentes négociations (...) nous ne permettrons pas qu'on aborde les questions de défense (qui) constituent notre ligne rouge, a affirmé Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères et chef des négociateurs nucléaires iraniens.

 

La sous-secrétaire d'Etat Wendy Sherman a récemment affirmé que la question du programme balistique de l'Iran devait être abordée par le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) lors des prochaines discussions. Elle a aussi estimé que l'Iran n'avait pas besoin du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction, ou du site souterrain d'enrichissement d'uranium de Fordo.

 

Le programme balistique iranien inquiète les pays occidentaux, notamment les missiles d'une portée de 2.000 km capables d'atteindre Israël, et a été condamné par plusieurs résolutions de l'ONU, assorties de sanctions internationales.

 

Pour sa part, Majid Takhte Ravanchi, un autre négociateur nucléaire iranien, a répété lundi que l'Iran n'acceptera la fermeture d'aucun de ses sites nucléaires.

 

Mais, pour tenter de lever les inquiétudes occidentales, Téhéran est prêt à modifier les plans du réacteur d'Arak pour y limiter la production du plutonium et à ne pas construire d'usine de retraitement, obligatoire pour purifier le plutonium à un niveau militaire.

 

'Manque de confiance'

 

Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a également écarté tout abandon de l'enrichissement d'uranium à 20%. Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a la haute main sur les négociations nucléaires, a dit qu'il ne fallait pas abandonner le droit de l'enrichissement à 20% car c'est le droit du pays, a-t-il ajouté. M. Salehi a par ailleurs annoncé la mise au point d'un nouveau type de centrifugeuse 15 fois plus puissante que celles de première génération, actuellement en activité.

 

Les prochaines négociations seront difficiles, ont prévenu les responsables iraniens. Le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, a dit espérer que les discussions de Vienne fixent seulement le cadre des futures négociations.

 

La plus grande difficulté vient de l'absence de confiance envers les Etats-Unis, a-t-il expliqué. Washington a récemment étoffé sa liste noire de personnes ou entités soupçonnées de contourner les sanctions contre Téhéran.

 

Pourtant, selon l'analyste basé à Téhéran Mohammad Ali Shabani, les avancées avec l'AIEA peuvent servir les intérêts du 5+1.

 

C'est un bon indicateur du sérieux de l'Iran dans la recherche d'une solution politique et qu'il est prêt à répondre à toutes les questions en suspens de l'agence onusienne, a-t-il dit à l'AFP. L'AIEA veut déterminer si Téhéran a ou non cherché à se doter de la bombe atomique avant 2003, voire après.

 

Soulignant que le dialogue avec l'AIEA est dépendant de celui avec le 5+1, pas l'inverse, M. Shabani a mis en garde contre une exagération de l'importance de l'accord, même si celui-ci permettra au 5+1 de vendre plus facilement les négociations à un auditoire sceptique.

 

La coopération avec l'Agence joue un rôle essentiel dans ces dernières négociations, l'AIEA étant chargée de surveiller les mesures prévues par l'accord de Genève.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:30
Téhéran détient une centrifugeuse 15 fois plus puissante

 

 

10.02.2014 Romandie.com (ats)

 

L'Iran a développé un nouveau type de centrifugeuse "15 fois plus puissante" que celle de la première génération en service dans les sites d'enrichissement d'uranium. Elle sera utilisée dans un centre médical, a annoncé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

 

"D'ici deux à trois mois, la première machine sera fournie à ce centre" spécialisé dans la production de vaccins, a déclaré Ali Akbar Salehi, cité par le site Internet de la télévision d'Etat.

 

Après la conclusion de l'accord de Genève le 24 novembre, "nous avons révélé l'existence d'une centrifugeuse qui a surpris les Occidentaux mais nous l'avons imposée dans le cadre de nos activités de Recherche et Développement" à Natanz, selon le chef de l'OIEA.

 

"Cette centrifugeuse a une puissance 15 fois plus importante que les centrifugeuses de la première génération", a-t-il précisé. L'Iran possède actuellement plus de 19'000 centrifugeuses, dont près de 10'000 de la première génération (IR-1) en activité, et un millier de la deuxième génération (IR-2m), trois à cinq fois plus puissantes, qui n'ont pas été mises en activité.

 

Dans le cadre de l'accord de Genève avec les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), l'Iran s'est engagé à ne pas augmenter le nombre de ses centrifugeuses sur ses deux sites de Natanz et Fordo.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:20
La Belgique doit-elle se défaire des armes nucléaires de Kleine-Brogel ?

 

03 février 2014 Jean-Paul Duchâteau et Charles Van Dievort - lalibre.be



Les opinions de Dirk Van Der Maelen, député fédéral (SP.A) et d'Armand De Decker, ministre d'État (MR).

 

Le débat vient d’être relancé, avec le témoignage d’un expert américain. Pour les uns, cette présence est devenue anachronique avec la fin de la Guerre froide. Pour d’autres, l’arme nucléaire reste garante d’une non-guerre. Interviews croisées.

 

NON

Armand De Decker, ministre d’Etat (MR); vice-président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense.

Le monde est plus instable que du temps de l’URSS. Il serait donc insensé que des gouvernements européens décident de renoncer à l’armement nucléaire. Nous pourrions tomber alors sous des tentatives de chantage venant de pays comme le Pakistan et peut-être demain l’Iran. Un monde qui serait dénucléarisé serait beaucoup plus dangereux.

Un expert américain reconnu a confirmé, si besoin en était, la présence d’armes nucléaires américaines sur la base de Kleine-Brogel. Il a ajouté qu’il existe un projet de modernisation de ces armes. Est-ce bien le rôle d’un petit pays comme la Belgique de participer à un tel programme ?

La Belgique accepte, dans le cadre de l’Otan, un certain nombre de missions nucléaires qui lui ont été demandées. Je ne comprendrais pas qu’on entre dans le club de ceux qui se réjouissent de bénéficier d’une sécurité offerte par l’armement nucléaire sans vouloir prendre leur part de responsabilité. Dans les années 80, des armes nucléaires ont été déployées en Europe, face aux SS-20 soviétiques. Il est généralement admis que ces missiles "Cruise" et ces fusées "Pershing" ont été démantelés dans les pays où ils avaient été installés. Ce dont on parle désormais, sans savoir s’il y en a chez nous, ce sont des armes d’un autre type, qui sont transportées par aéronef.

Régulièrement, certains partis redisent souhaiter que la Belgique se défasse de cet arsenal nucléaire. C’est le cas, historiquement, du SP.A, des écologistes, et plus étonnamment des chrétiens-démocrates flamands. Selon vous, ils se trompent tous ?

L’arme nucléaire est indispensable à la sécurité de l’Europe. C’est d’ailleurs l’évidence même : si nous n’avons pas eu de troisième guerre mondiale, c’est parce que l’arme nucléaire l’a rendue impossible. En son absence, je pense qu’on aurait dû faire face à un conflit épouvantable entre les blocs communiste et occidental. L’arme nucléaire est une arme indispensable à la paix, parce qu’elle doit rendre la guerre impossible. Ce qu’elle a d’ailleurs parfaitement rempli comme mission, puisque l’arme nucléaire n’a été utilisée qu’une seule fois, par les Américains sur le Japon, qui voulaient mettre un terme à la guerre 40-45. Cela a tellement impressionné le monde à l’époque que plus personne ne pouvait plus envisager de l’utiliser. Et c’est cela qui a protégé nos populations depuis 70 ans.

Les adversaires du système disent que la configuration du monde a complètement changé depuis la fin de la Guerre froide, et que cela n’a donc plus de sens de maintenir un arsenal nucléaire dirigé contre la Russie.

Effectivement. La Russie est devenue un allié. Il est exclu d’avoir un conflit militaire avec la Russie. Les menaces viennent désormais d’ailleurs. Lorsque le monde occidental s’émeut à ce point de la stratégie nucléaire de l’Iran, on sait pourquoi. Ce pays peut devenir directement menaçant pour le monde occidental. C’est la même chose à l’égard du régime pakistanais, qui est très fragile et donc très instable, qui peut demain tomber entre les mains d’islamistes radicaux. Il est pour moi totalement incontestable que l’armement nucléaire est consubstantiel à la sécurité de l’Europe et c’est la raison pour laquelle il faut maintenir cette capacité de dissuasion.

Votre argument sur la capacité de dissuasion de l’arme nucléaire pèse-t-il autant avec ces pays qui, comme vous le dites, sont incontrôlables et très peu réalistes, du fait même de la nature de leur régime ?

Il est certain que le monde est plus instable que du temps de l’URSS. C’est la raison pour laquelle il serait insensé que des gouvernements européens décident de renoncer à l’armement nucléaire parce que cela signifierait que nous puissions tomber sous des tentatives de chantage venant de pays possédant une capacité nucléaire militaire. C’est une question de garantie de notre liberté. Ceci étant dit, je ne suis pas un farouche partisan du surarmement nucléaire comme on a pu le connaître dans les années 70 et 80. Nous n’avons en effet pas besoin de disposer d’un grand nombre d’armes nucléaires. Mais je rappelle qu’il s’agit d’un armement qui est conçu pour ne jamais être utilisé. Un monde qui serait dénucléarisé serait beaucoup plus dangereux, parce qu’il n’existerait plus cette crainte de la certitude d’être anéanti en cas d’agression. C’est donc l’arme de la non-guerre. Et c’est donc un grand progrès pour l’humanité.

 


OUI

Dirk Van der Maelen, député fédéral (SP.A).

Je ne comprends pas de notre ministre de la Défense qui ne cesse de dire qu’il ne confirme pas et qu’il n’infirme pas la présence d’armes nucléaires sur le territoire belge. La Belgique n’a pas à jouer un rôle dans la politique nucléaire américaine. Un jour la sagesse l’emportera et on se libérera de ces armes.

La présence d’armes nucléaires en Belgique s’est une fois de plus invitée dans le débat politique cette semaine suite aux déclarations d’un expert américain. Le ministre de la Défense Pieter De Crem a éludé la question. Saura-t-on un jour si oui ou non de telles armes sont présentes sur notre territoire ?

C’est un secret de Polichinelle. D’anciens Premiers ministres comme Jean-Luc Dehaene et Mark Eyskens ont déjà reconnu que ces armes sont stockées en Belgique. Cette semaine, Hans Kristensen - qui est pour moi l’homme qui en sait le plus sur la politique nucléaire après le président des Etats-Unis et son ministre de la Défense - a prétendu avoir vu le document signé par le président Bill Clinton en 2000 donnant l’ordre d’installer 20 armes nucléaires tactiques à Kleine-Brogel. Jusqu’à présent, personne n’a jamais pu démentir une information donnée par ce spécialiste américain.

Pourquoi cette question est-elle si délicate ?

Je ne comprends pas. Aux Etats-Unis, les Américains ne font pas un grand mystère de leurs armes nucléaires. Ils disent qu’il n’y a aucune raison que la Belgique nie en avoir sur son territoire. Par contre, ils ne veulent pas le confirmer à notre place. Pour les Américains, c’est à la Belgique de décider si elle veut ou pas révéler l’information au public.

La Belgique a-t-elle un rôle à jouer dans la stratégie nucléaire globale de l’Otan ?

Elle ne devrait pas en jouer et nous pourrions facilement nous en libérer. D’autres pays l’ont fait avant nous tout en restant des partenaires loyaux de l’Otan. C’est le cas du Canada, de la Grèce ou encore du Danemark.

L’arme nucléaire a pourtant joué un rôle important dans l’histoire en tant qu’arme de dissuasion. Ce rôle a-t-il aujourd’hui évolué ?

Il a changé en raison de la fin de la Guerre froide. Fin de l’an dernier, celui qui était encore ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Otan, Ivo Daalder, a déclaré qu’il est certain à 99,99 % que les armes nucléaires ne seraient jamais utilisées. Elles n’ont aucune utilité, ni militaire ni politique. S’il le dit, pourquoi la Belgique devrait-elle continuer à aider la politique nucléaire américaine?

Peut-on imaginer qu’on se passe un jour de l’arme nucléaire sur la planète ?

Je l’espère, mais ça ne se fera pas d’un coup de baguette magique. Le désarmement se fera pas à pas. Un des pas qui peut conduire dans la bonne direction serait de voir la Belgique se libérer de ces armes. Mais aujourd’hui, c’est le contraire qui risque de se produire. Selon Hans Kristensen, moderniser les bombes tactiques qui sont à Kleine-Brogel comme l’ont décidé les Etats-Unis, risque d’être une invitation faite aux Russes pour qu’ils modernisent à leur tour leur arsenal tactique. Cela relancerait la course à l’armement, alors que depuis des années la tendance est au désarmement. Or, le désarmement, c’est la politique officielle de notre gouvernement. L’accord de gouvernement prévoit que la Belgique va se joindre aux efforts de ceux qui veulent diminuer la présence de l’arme nucléaire sur la planète. Accepter la modernisation des bombes stationnées chez nous, c’est contraire à cet accord de gouvernement.

Existe-t-il une volonté politique d’entamer des discussions sur la présence de ces armes chez nous ?

Certains partis et certains hommes politiques, notamment notre ministre de la Défense, sont réticents. Moi, je suis convaincu que le Parlement ne peut être que le reflet de ce que pense la société. Et en Belgique, celle-ci est largement opposée aux armes nucléaires. Nous figurons parmi les quatre ou cinq nations à ne pas être propriétaire de l’arme nucléaire mais à en détenir sur notre territoire ! Le moment est venu qu’on mette fin à ça.

Croyez-vous qu’un jour, en Belgique, il n’y aura plus d’armes nucléaires ?

J’en suis convaincu. C’est le sens de l’histoire et je crois dans la sagesse de notre société et de notre classe politique.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:50
De nouvelles bombes nucléaires américaines en Belgique ?

 

 

29.01.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Une chaîne de TV néerlandaise et deux journaux flamands ont révélé qu'un accord secret entre les Etats-Unis, la Belgique et les Pays-Bas, porterait sur l'arrivée d'une nouvelle génération d'armes atomiques, des bombes B-61 de type 12, sur la base de Kleine-Brogel. Emotion et polémique politique en Belgique où l'on n'a jamais admis officiellement la détention d'armes nucléaires américaines...

 

Un spécialiste du programme nucléaire américain, Hans Kristensen de la Federation of American Scientists, a émis cette hypothèse pour 2019-2020 devant la commission de Défense de la Chambre des Etats-Unis. Il y aurait aujourd'hui une vingtaine de bombes atomiques américaines sur le sol belge. Sur les 183 déployées dans cinq pays d'Europe, a même précisé l'expert.

 

Ces bombes seraient entreposées à la base de Kleine-Brogel, située dans la ville de Peer, dans la province du Limbourg au nord, frontalière avec les Pays-Bas. La présence de troupes américaines sur cette base confirmerait cette possibilité.

 

La polémique enfle en Belgique car aucun accord de gouvernement n'évoque cette question. La Belgique n'a même jamais confirmé officiellement la présence de bombes américaines sur son sol. « Au niveau gouvernemental, nous n’avons pris aucune décision. D’aucune façon - qu’elle soit formelle ou informelle -, il n’y a eu de moment de décision », a déclaré le ministre de la Défense, Pieter De Crem, rapporte notre confrère Le Soir.

 

M. Kristensen va plus loin en imaginant que la prochaine génération d’avions de chasses belges ait une capacité de transport atomique... Ce qui paraît très peu probable malgré les liens historiques belges avec l'OTAN et les Etats-Unis (notamment le quartier général du commandement des opérations de l'OTAN au Shape à Mons). Voilà qui serait une étonnante contradiction avec le traité de non prolifération des armes nucléaires.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:30
L'Iran progresse vers l'arme nucléaire malgré l'accord de Genève

 

20 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'accord de Genève sur le nucléaire iranien, entré en vigueur lundi, n'empêcherait pas Téhéran d'accéder à l'arme atomique.

 

L'accord entré en vigueur aujourd'hui n'empêche pas l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, a-t-il déclaré lors d'un discours à la Knesset (Parlement), réunie en séance extraordinaire en l'honneur du Premier ministre canadien Stephen Harper, en visite en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Comparant les ambitions nucléaires militaires prêtées à l'Iran à un train roulant à toute vitesse, M. Netanyahu a exigé de la communauté internationale qu'elle fasse dérailler ce train.

 

La communauté internationale doit empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire, a-t-il insisté, invoquant la menace sur la paix, la stabilité et la sécurité dans la région.

 

M. Harper a indiqué pour sa part que le Canada maintiendrait ses sanctions, contrairement aux Etats-Unis et à l'Union européenne (UE), qui ont suspendu lundi certaines des leurs, en réponse immédiate au gel par l'Iran d'une partie de ses activités nucléaires.

 

Le Canada évaluera le succès de cette approche non pas sur les mots mais sur l'application et la vérification des actions promises, a-t-il dit dans un discours devant la Knesset, au sujet des clauses de l'accord de Genève.

 

Nous espérons vraiment qu'il soit possible d'obtenir que le gouvernement iranien renonce à s'engager sur la voie sans retour de la fabrication des armes nucléaires. Mais pour le moment, le Canada maintient intégralement en vigueur les sanctions que nous avons imposées, a-t-il déclaré, confirmant une position annoncée juste après l'accord de Genève en novembre.

 

M. Harper avait auparavant annoncé un soutien financier accru du Canada en 2014 à l'Autorité palestinienne, lors d'une rencontre avec le président Mahmoud Abbas lundi à Ramallah, en Cisjordanie.

 

Le Premier ministre canadien est arrivé dimanche, accompagné d'une importante délégation de ministres, parlementaires et chefs d'entreprise, pour une visite de quatre jours en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Sous M. Harper, le Canada est devenu l'un des pays les plus favorables à Israël au sein de la communauté internationale. Il est l'un des très rares pays à avoir voté contre l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU le 29 novembre 2012 (138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions).

 

Mardi, il rencontrera le président israélien Shimon Peres et se rendra à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Il se verra également décerner mercredi un doctorat honoris causa de l'Université de Tel-Aviv.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:55
Les forces aériennes stratégiques ont 50 ans !

 

14/01/2014 Armée de l'Air

 

50 ans. Voici l'âge atteint aujourd'hui, mardi 14 janvier 2014, par les forces aériennes stratégiques (FAS), qui n'ont malgré tout pas pris une ride. Les FAS mettent en œuvre la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, l'une des missions permanentes de l'armée de l'air.

 

« S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne » - Charles de Gaulle, 1950.

 

Quatre années à peine après l’opération Gerboise Bleue, l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960 à 7 heures, à Regganne (désert du Sahara), première démonstration de la maîtrise française de la puissance nucléaire, le décret n°64-46 signé par le président de la République Charles de Gaulle créait, le 14 janvier 1964, le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS). Ce court document de huit articles, pris en Conseil des ministres, attribue au président de la République en sa qualité de chef de l’État le pouvoir d’engager les forces nucléaires mais également de pouvoir définir les objectifs de ces dernières en sa qualité de président du conseil de défense et de chef des armées. Concrétisation d’un long cheminement entrepris depuis mai 1939 pour doter la France d’une arme atomique, il officialise le vœu présidentiel d’une indépendance nationale au travers de sa force de frappe afin de redonner à la France « le rang qui est le sien ».

« Il nous faut faire comme Tintin, ce personnage célèbre dans le monde entier et qui m’est particulièrement sympathique parce que c’est un petit qui ne se laisse pas faire par les gros … », dit alors l’homme de l’appel du 18 juin à André Malraux.

Pour la plupart des commentateurs, c’est avec ce décret que le rôle prépondérant du président de la République dans la direction de la défense nationale est officiellement reconnu. Le général commandant les forces aériennes stratégiques relève directement du président de la République. C’est de lui qu’il reçoit les ordres de mise en posture et c’est de lui qu’il pourrait recevoir, si les circonstances l’exigeaient, l’ordre d’engagement pour l’ensemble des forces nucléaires. Inversement, c’est directement au chef de l’État que le général commandant les FAS rend compte de l’état et de la disponibilité des forces et c’est également à lui qu’il rendrait compte de l’exécution de l’ordre d’engagement.

Ce décret transfigure l’armée de l’air, donnant naissance à une force moderne, voulue indépendante de toute source d’approvisionnement étranger par les instances politiques, libérée du jeu des alliances militaires et mettant en ligne le meilleur matériel de l’époque. Réduisant la chaîne de transmission des ordres au strict minimum, elle assoit sa capacité décisionnelle sur la décision d’emploi d’un seul homme : le président de la République. Grâce à la volonté affirmée de Charles de Gaulle qui leur confie la mise en œuvre exclusive de la première arme nucléaire conçue et expérimentée par le commissariat à l’énergie atomique (CEA, qu’il a également créé dès le 18 octobre 1945), les FAS, première composante de la dissuasion nucléaire, deviennent les garantes de la sécurité militaire de la France.

Un binôme indissociable va incarner cette « dissuasion à la française » : le Mirage IVA, appareil d’une haute technologie « made in France », et le Boeing C 135 F ravitailleur, appareil permettant de fournir l’allonge suffisante pour atteindre les objectifs les plus éloignés.

Ainsi dotées, les FAS sont alors prêtes, selon la formule d’Hervé Beaumont, à « redonner un destin à la France … »

Pour en savoir plus :

-       Jean-Michel Guhl, dans « Forces Aériennes Stratégiques » d’Alexandre Paringaux, Zéphyr Editions, 1997 ;
-       David Cumin, « L’arme nucléaire française devant le droit international et le droit constitutionnel », Université Jean Moulin, Lyon III, 2000-2005 ;
-       Hervé Beaumont, « Mirage IV, le bombardier stratégique », Docavia, 2003 ;
-       Serge Gadal, « Forces Aériennes Stratégiques », Economica, 2009.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:30
Accord nucléaire: rencontre jeudi et vendredi entre l'Iran et l'UE

 

07 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

TEHERAN - Le négociateur en chef iranien rencontrera jeudi et vendredi à Genève une responsable de l'Union européenne pour discuter de la date d'application de l'accord nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances, ont indiqué mardi les médias iraniens.

 

Les experts de l'Iran et des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont proposé en début d'année la date du 20 janvier pour appliquer l'accord de Genève sur un gel du programme nucléaire iranien pendant six mois. Cette date devait être approuvée par les responsables politiques des deux parties.

 

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué mardi à l'agence officielle Irna qu'il s'entretiendrait avec Helga Schmid, l'adjointe de la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton qui négocie au nom des grandes puissances, pour discuter de l'application de l'accord de Genève, signé le 24 novembre.

 

Les discussions doivent durer deux jours, a-t-il ajouté.

 

A l'issue de la réunion d'experts le 2 janvier, un responsable iranien avait souligné que deux ou trois questions de nature politique devaient encore être réglées avant de mettre l'accord en application.

 

L'accord de Genève prévoit entre autres qu'il n'y aura pas de nouvelles sanctions contre l'Iran durant une période intérimaire de six mois pendant laquelle Téhéran a accepté de geler le développement de ses activités nucléaires sensibles.

 

L'objectif est de trouver un accord définitif avec l'Iran, soupçonné, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:35
Corée du Nord: un nouvel essai nucléaire n'est pas pour demain (experts)

 

SEOUL, 21 décembre - RIA Novosti

 

La construction d'un nouveau tunnel sur le polygone de Punggye-ri qui pourrait être utilisé par la Corée du Nord pour son nouvel essai nucléaire prendra encore plusieurs mois, estiment les experts de l'Institut américano-coréen de l'Université John Hopkins.

 

Selon le site internet 38 North, les récentes photos prises depuis un satellite ont permis aux experts de conclure que la Corée du Nord n'a pas encore achevé la construction d'un tunnel permettant de faire exploser une bombe atomique. Les experts soulignent que la longueur du tunnel nécessaire pour effectuer un essai nucléaire ne doit pas être inférieure à un kilomètre. A en juger d'après les photos spatiales, les Nord-coréens ne sont qu'à mi-chemin de leur objectif.

 

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 avant d'effectuer en 2006, en 2009 et en 2013 des essais nucléaires souterrains qui ont provoqué de vives protestations de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté plusieurs résolutions appelant Pyongyang à cesser ses activités nucléaires. Ainsi, les résolutions 1718 et 1874 invitent notamment la Corée du Nord à renoncer aux essais nucléaires et au lancement de missiles balistiques et à reprendre les négociations sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:40
Russie: les forces nucléaires rééquipées à 45% d'ici la fin de 2013

 

 

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti

 

Les forces nucléaires russes seront rééquipées à plus de 45% d'ici la fin de 2013, a annoncé mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"Les Forces nucléaires stratégiques russes seront rééquipées en nouveaux armements et matériels à 45%, l'Armée de terre à 21%, l'Armée de l'air à 42%, la Marine à 52% et les Troupes de défense aérospatiale à 62% d'ici la fin de l'année dans le cadre de la réalisation de la commande militaire d'Etat", a indiqué M.Choïgou lors d'une réunion élargie du collège du ministère de la Défense.

 

Le ministère de la Défense œuvre en outre pour limiter le nombre des types d'armements et de matériels ayant des fonctions et paramètres techniques similaires ou identiques. "Cela permet de réduire les dépenses publiques pour l'achat et la maintenance des armements et matériels", a expliqué le ministre.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:35
Pyongyang posséderait un 2e site d'enrichissement d'uranium (expert US)

 

 

SEOUL, 9 décembre – RIA Novosti

 

La Corée du Nord posséderait un site d'enrichissement d'uranium en plus de son complexe nucléaire de Yongbyon, estime David Albright, scientifique américain spécialiste de la prolifération nucléaire cité par l'agence Yonhap.

 

"Compte tenu de l'expérience de Pyongyang dans la conception de l'arme nucléaire, le régime n'a pas mené tous les travaux sur le site de Yongbyon", a indiqué l'expert américain dans une interview à l'agence sud-coréenne.

 

Selon M.Albright, l'Etat communiste préparerait un nouvel essai nucléaire à base d'uranium et de plutonium. Afin de miniaturiser l'ogive nucléaire, il faudra augmenter sa puissance explosive. Le moyen le plus facile de le faire serait de "créer un grand noyau à base d'uranium et de plutonium".  D'après l'expert, le centre de ce noyau pourrait être en plutonium et son enveloppe en uranium.

 

En octobre dernier, le renseignement sud-coréen a rapporté que le site de Yongbyon, situé à 90 km de Pyongyang, aurait redémarré en août. Avant la suspension de ses activités en 2008, cette usine nucléaire produisait du plutonium. La semaine dernière, les employés d'un institut américain de recherche scientifique ont fait savoir que ce site produisait de l'uranium en vue de son enrichissement.

 

La Corée du Nord, qui s'est proclamée puissance nucléaire en 2005, a réalisé trois essais nucléaires souterrains, provoquant les protestations de la communauté internationale.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:30
Arak IR-40 Heavy Water Reactor, Iran  - photo Nanking2012

Arak IR-40 Heavy Water Reactor, Iran - photo Nanking2012

 

07 décembre 2013 Par RFI

 

Après l'accord de Genève qui a permis de débloquer le dossier du nucléaire iranien, et en attendant la levée partielle des sanctions européennes, censée intervenir ce mois-ci, l'Iran a invité ce dimanche 8 décembre les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à visiter l'un des sites les plus sensibles en Iran : le réacteur d'Arak.

 

C'est à Arak, à 240 km au sud-ouest de Téhéran, que la République islamique a entrepris la construction d'un réacteur à eau lourde. Une installation qui relève de la filière plutonium et dont l'Iran assure qu'elle doit servir à la recherche médicale.

Le problème c'est qu'en Occident beaucoup doutent de cette version officielle et il plane sur le projet d'Arak le même soupçon que sur les sites d'enrichissement d'uranium de la République islamique : et s'il s'agissait d'un programme militaire destiné à produire une bombe atomique ?

 

→ A (RE)LIRE : L'Iran invite l'AIEA à inspecter le site nucléaire d'Arak

 

Le sort d'Arak a été l'un des points les plus délicats à négocier en octobre et novembre dernier, lors des longues séances de discussions entre l'Iran et ses interlocuteurs du Groupe des Six (les 5 membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne).

À l'arrivée, Téhéran a accepté de geler les travaux de construction d'Arak. Mais l'accord de Genève n'est qu'un document intérimaire. Les uns et les autres doivent désormais travailler à un règlement définitif. Et là encore, se pose la question d'Arak. Pour l'Iran, pas question de démanteler ce site. « C’est une ligne rouge », selon le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

 

Démantèlement

À l'inverse, aux Etats-Unis, la secrétaire d'Etat adjointe Wendy Sherman a récemment déclaré qu'elle ne voyait pas d'autre issue que le démantèlement d'Arak. « À quoi peut bien servir un tel réacteur si vous n'avez que des intentions pacifiques ? », s'est publiquement interrogée cette responsable américaine.

L'accord conclu à Genève ne devrait pas d'ailleurs avoir une incidence dans l'immédiat quant à la présence militaire des Etats-Unis dans la région. C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense, lors d'une conférence sur la sécurité régionale qui se tient en ce moment à Manama.

 

 → A (RE)LIRE : Les Etats-Unis réaffirment leur présence militaire dans le golfe Persique

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:35
INS Viraat, the lone aircraft carrier in use now, in Mumbai on Tuesday

INS Viraat, the lone aircraft carrier in use now, in Mumbai on Tuesday

 

 

4 décembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

La marine indienne envisage de construire un porte-avions nucléaire, si les couts le permettent.

 

La marine indienne souhaite avoir 3 porte-avions mais le seul dont elle dispose actuellement, l’INS Viraat, est « vieux, dépassé et trop couteux à entretenir, » explique le chef de la marine indienne, l’amiral D.K. Joshi.

 

L’état-major de la marine prend graduellement conscience qu’il faudra probablement désarmer le porte-avions avant la date prévue.

 

Le porte-avions, âgé de 55 ans, a déjà subi plusieurs modernisations, très couteuse pour le budget de la défense.

 

Le mois dernier, la marine a admis au service l’INS Vikramaditya, l’ancien Gorshkov russe. Le porte-avions est actuellement en route vers l’Inde. Il faudra encore 6 mois après son arrivée à Karwar sur la côte ouest, pour le rendre entièrement opérationnel. Il est attendu en Inde en janvier.

 

Seuls les Etats-Unis disposent de plusieurs porte-avions, tous à propulsion nucléaire. L’importance des porte-avions en océan Indien, est l’objet d’une attention particulière pour les stratèges après la mise en service du porte-avions chinois, le Liaoning.

 

La Chine a aussi annoncé la semaine dernière la mise en place d’une zone d’identification aérienne en mer de Chine Orientale, dans une zone qui est aussi revendiquée par le Japon et la Corée du Sud. Les porte-avions sont le meilleur outil pour le « contrôle maritime ».

 

La marine indienne prendra une décision définitive sur son projet de porte-avions nucléaire IAC-2 — d’un déplacement de 65.000 t — après avoir étudié les expériences de la Grande-Bretagne et de la France.

 

L’état-major de la marine s’est fixée une échéance de 2 mois pour fixer le type de propulsion. La propulsion nucléaire donnerait une meilleure autonomie au porte-avions, mais le réacteur est cher à construire.

 

La Grande-Bretagne a abandonné l’idée de la propulsion nucléaire pour son porte-avions Queen Elizabeth II à cause du cout. La France est le seul pays, à part les Etats-Unis qui ait construit son propre porte-avions nucléaire, le Charles de Gaulle.

 

L’autre décision concerne le type d’équipements : catapulte et brins d’arrêt (comme les porte-avions américains et français) ou sky-jump (comme le britannique).

 

Le projet de porte-avions IAC-2 de 65.000 tonnes, qui pourrait être baptisé le Vishal, suivra le Vikrant, ou IAC-1, un porte-avions classique de 44.700 t actuellement en construction à Kochi.

 

Le Vikrant a été mis à l’eau en aout dernier. Il pourrait être admis au service actif en 2017. Le Viraat, le seul porte-avions dont dispose actuellement la marine indienne, serait désarmé à cette date.

 

Référence : Calcutta Telegraph (Inde)

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:55
photo AFP - 1971

photo AFP - 1971


03.12.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense
 

L'atoll de Mururoa, dans l'archipel des Tuamotu, où la France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines (photo AFP de 1971), va faire l'objet d'une modernisation complète de ses infrastructures de surveillance. A Fangataufa ont lieu 24 tests.

Selon le délégué à la sûreté nucléaire, Bernard Dupraz, ces travaux qui dureront quatre ans et sont estimés à près de 50 millions d'euros (la facture sera payée par le ministère de la Défense). Quelque 200 personnes pourraient être alors déployées sur le site. Des appels d'offres sont annoncés pour janvier prochain.

mururoa2.jpg

L'atoll, où toutes les installations datant du Centre d'expérimentations du Pacifique (CEP) ont été détruites et rasées après le dernier essai, en 1996, n'abrite plus qu'une piste d'aviation et une trentaine de militaires en charge de la sécurité de ce périmètre. Mururoa reste un espace militaire interdit.

L'atoll fait l'objet d'une surveillance permanente via le système Telsite, mais ce système est vieillissant et il va donc être totalement modernisé entre 2014 et 2018. La surveillance est d'abord radiologique mais aussi géo-mécanique car les expérimentations nucléaires souterraines ont en effet provoqué des fissures naturelles dans le substrat corallien formant la couronne de l'atoll.

Durant les quatre années de travaux visant à rénover complètement les installations de surveillance de Mururoa, l'actuel système Telsite continuera d'effectuer normalement son travail de surveillance.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:35
Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

 

SEOUL, 3 décembre - RIA Novosti

 

Pyongyang entend renforcer son potentiel de dissuasion nucléaire dans un contexte de provocations de la part de la Corée du Sud et des Etats-Unis, rapporte mardi l'agence Yonhap se référant au journal Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir nord-coréen.

La source précise que la Corée du Nord poursuivra son programme nucléaire, les Etats-Unis et le Sud "ayant engagé une lutte acharnée, dont le but est d'effectuer une frappe nucléaire sur notre république". 

"Tant que nos ennemis essaieront d'utiliser des armes nucléaires pour envahir le Nord, nous devons faire de notre mieux pour bâtir notre propre défense", souligne le quotidien, cité par l'agence. 

La veille, le journal Rodong Sinmun a également fustigé l'appel du gouvernement américain à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, soulignant que Pyongyang se procurait des armes nucléaires dans un contexte de menaces émanant de Séoul et Washington. 

La Corée du Nord, qui s'est proclamée puissance nucléaire en 2005, a réalisé trois essais nucléaires souterrains, provoquant les protestations de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté plusieurs résolutions appelant Pyongyang à cesser ses activités nucléaires.

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