Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:30
Israël menacé d’isolement face à l’offensive diplomatique iranienne

26/09/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Israël, en première ligne contre le programme nucléaire de Téhéran, risque de se retrouver isolé dans une communauté internationale réceptive au ton beaucoup plus conciliant adopté par le nouveau président iranien Hassan Rohani, selon des experts.

 

Lors de sa première grande sortie internationale depuis son élection le 14 juin, le président Rohani a réaffirmé à l’Assemblée générale de l’ONU que son pays n’était «pas une menace», ni pour le monde ni pour la région.

 

Il a de nouveau assuré que l’Iran entendait utiliser l’énergie nucléaire «à des fins exclusivement pacifiques», et dénoncé les sanctions contre l’Iran, alors que nombre de pays occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doit s’adresser à l’ONU le 1er octobre, a réagi en dénonçant dans un communiqué un discours «cynique et totalement hypocrite».

 

Cette intervention «traduit exactement la stratégie iranienne qui consiste à parler et à gagner du temps pour faire progresser ses capacités à se doter d’armes nucléaires», a-t-il affirmé.

 

Le président iranien a également condamné, dans un entretien avec CNN, «les crimes que les nazis ont commis envers les juifs», prenant le contrepied de son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad qui avait nié le génocide nazi.

 

L’ambassade d’Israël à Washington s’est moqué mercredi de M. Rohani sur Twitter, le dépeignant en «vendeur à l’international», «défenseur de longue date de la prolifération nucléaire» et «professionnel des relations publiques».

 

Sur son compte officiel, l’ambassade s’est interrogée sur ce à quoi ressemblerait la page LinkedIn –le réseau social pour les professionnels– du président iranien.

 

«Depuis mon élection(…) Grâce à une série de déclarations, de tweets, d’opérations de communication et de sourires, j’ai réussi à transformer le régime des ayatollahs, ennemi des droits de l’Homme, en régime modéré, source d’espoir au sein de la communauté internationale» , écrit l’ambassade dans ce CV fictif de M. Rohani.

 

«La diplomatie du sourire de Rohani a atteint son but et Israël est désormais menacé d’isolement», a estimé mercredi le commentateur politique de la radio publique Chico Menache.

 

«La dernière fois que Netanyahu était à l’ONU, il était beaucoup plus facile d’argumenter contre l’Iran», souligne le professeur Uzi Rabi, spécialiste de l’Iran à l’université de Tel-Aviv.

 

»Je ne suis pas sûr que pousser des grands cris soit le meilleur moyen à employer cette fois-ci», ajoute-t-il, soulignant que »Rohani est devenu la star de l’ONU».

 

L’an dernier, Benjamin Netanyahu s’était livré à un coup médiatique en brandissant pendant son discours devant l’Assemblée générale un graphique sur lequel il avait tracé une ligne rouge que l’Iran ne devait pas franchir dans son programme nucléaire.

 

«Rohani star de l’ONU»

 

Selon le quotidien Yédiot Aharonot, le Premier ministre va tenter de «minimiser les différences entre Rohani et Ahmadinejad en soulignant que le président actuel aspire aux mêmes objectifs: détruire Israël et attaquer l’ensemble du monde occidental».

 

Pour Emily Landau, de l’Institut d’études pour la sécurité nationale de l’Université de Tel-Aviv, l’amertume des responsables israéliens constitue une réaction «naturelle» à l’annonce d’une réunion jeudi à New York sur le nucléaire iranien en présence notamment des chefs de la diplomatie américaine et iranienne.

 

«Netanyahu ne sera pas présent dans la salle des négociations, c’est pourquoi il essaie de rappeler les réalités aux États-Unis, à savoir qu’il n’y a aucune preuve d’un changement» de la politique nucléaire de l’Iran, ajoute cette chercheuse.

 

«En Occident, on considère Rohani de façon totalement différente d’Ahmadinejad. Les Occidentaux ont raison mais Rohani n’a présenté aucune proposition concrète sur le nucléaire», explique Raz Zimmt, un chercheur du Centre d’études iraniennes de l’Université de Tel-Aviv.

 

Selon ces chercheurs, les États-Unis pourraient avoir besoin d’un régime iranien plus coopératif pour des raisons qui ne sont pas toutes liées au programme nucléaire de ce pays.

 

«Une percée diplomatique avec l’Iran pourrait permettre de mettre terme au désordre qui règne au Moyen-Orient», souligne Uzi Rabi, en ajoutant que l’Iran «profite de la saga syrienne».

 

Mais Emily Landau relativise l’importance de l’écart entre les positions des Etats-Unis et des Européens d’un côté, et d’Israël de l’autre, en estimant qu’il ne faut pas en faire une «dispute».

 

La raison de la main tendue de l’Iran est «claire, il s’agit d’une réponse aux sanctions occidentales», précise la chercheuse.

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:30
Russie et UE parlent Syrie et nucléaire iranien

Sergueï Lavrov avec la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères Catherine Ashton

 

MOSCOU, 25 septembre - RIA Novosti

 

La Syrie et le dossier nucléaire iranien ont été mardi au centre d'une rencontre du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avec la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères Catherine Ashton à New York, a annoncé mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.

 

"Les interlocuteurs ont examiné plusieurs dossiers clés des relations Russie-UE, notamment le dialogue sur les visas, ainsi que des questions internationales d'actualité dont le règlement de la situation en Syrie, les perspectives du dialogue de paix palestino-israélien, le rôle du Quartette des médiateurs internationaux et les efforts politiques visant à régler le problème nucléaire iranien", a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

La rencontre s'est tenue en marge de la 68e session de l'Assemblée générale de l'ONU.

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:35
China bans weaponry-related exports to North Korea

September 25th, 2013 defencetalk.com (AFP)

 

China has banned exports to North Korea of technologies and goods that could be used to make missiles and nuclear, chemical and biological weapons, the government said, as it moves to comply with UN resolutions.

 

Beijing, the North’s sole major ally and economic lifeline, has publicly supported sanctions against Pyongyang in the past, though it has come in for criticism from the US and other countries for alleged lax enforcement.

 

China, which has tended to prioritise regional stability in its relations with the North, regularly calls for the denuclearisation of the Korean peninsula. But it has been reluctant to push North Korea too hard over fears it could result in a messy collapse of the regime.

 

Since North Korea conducted its third underground nuclear test in February, however, China has taken a harder stance, with President Xi Jinping telling an international forum in April there should be no tolerance for those who foster “chaos”, remarks widely interpreted at the time as a criticism of North Korea.

 

The prohibition covers items including components for nuclear explosion devices, certain rocket systems and toxic gas monitoring and testing systems, according to a 236-page list released by the Ministry of Commerce and three other government agencies on Monday.

 

“(We) are prohibiting exports of the listed dual-use goods and technologies regarding weapons of mass destruction and their means of conveyance to North Korea according to China’s Foreign Trade Law and in order to execute relevant resolutions of the UN Security Council,” they said in a separate statement.

 

“Dual-use goods and technologies” refer to nuclear, chemical and biological as well as missile-related goods and technologies that can be used for both civilian and military purposes.

 

The statement also said that the ban took effect from the time it was announced, which was Monday.

 

Beijing cooperates with Washington in its attempts to forge a diplomatic solution on North Korea’s nuclear weapons programme and has hosted numerous sessions of a six-nation forum aimed at convincing Pyongyang to abandon it.

 

The North has said for years it wants denuclearisation of the whole Korean peninsula and that it is developing an atomic arsenal to protect itself from the US military, which occasionally sends nuclear-powered warships and aircraft capable of carrying atomic weapons to South Korea, Washington’s ally, for drills.

 

In February the North carried out its third underground nuclear test in defiance of UN Security Council resolutions, sending tensions soaring and raising fears of possible conflict. It also launched a rocket in December that Washington said was a disguised ballistic missile test.

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 11:35
La Chine bannit les exportations de matériels nucléaire militaires vers la Corée du Nord

25 septembre 2013 Par RFI

 

La Chine n’est plus un allié indéfectible de la Corée du Nord. Pékin a annoncé mardi 24 septembre qu’elle bannissait les exportations pouvant moderniser l’armement de Pyongyang. Pour la Chine, il ne s’agit pas de punir son voisin mais d’aller vers la dénucléarisation de la péninsule. Des photos satellites ont récemment montré que la Corée du Nord progressait dans son programme nucléaire.

 

Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

 

Qu’il s’agisse de matériels ou de technologies, plus rien - ou presque - ne doit passer la frontière sino-coréenne. Le ministère chinois du Commerce publie une liste de 236 pages des articles qu’il est désormais interdit d’exporter vers la Corée du Nord, comme des systèmes de fusées ou des détonateurs nucléaires.

Selon l’administration chinoise, cette mesure n’est que la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, qui impose à la Corée du Nord un embargo sur les armes.

 

A (RE)LIRE : La Corée du Nord a-t-elle franchi un pas décisif avec ce troisième essai nucléaire ?

 

Une photo satellite inquiétante

Pékin, souvent accusée de violer cette interdiction, concrétise un retournement amorcé en mars dernier. La Chine avait alors voté le renforcement des restrictions à l’encontre de son voisin. Elle a aussi donné son feu vert à de nouvelles sanctions lors du troisième essai nucléaire nord-coréen en février dernier.

Pékin assure pourtant qu’il ne s’agit pas de punir Pyongyang, mais plutôt d’accélérer la dénucléarisation du pays. Une photo satellite prise le 31 août inquiète : elle laisse penser que la Corée du Nord a peut-être relancé un vieux réacteur produisant du plutonium.

 

A (RE)LIRE : Pyongyang poursuit activement son programme nucléaire

Partager cet article

Repost0
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:55
French AF Tests ASMPA Nuclear Missile

September 24, 2013 defense-aerospace.com

(Source: French Ministry of Defence; issued Sept. 24, 2013)

(Issued in French only; unofficial translation by defense-aerospace.com)

 

Strategic Air Forces Complete Force Evaluation Mission

 

On Monday, September 23, the strategic air forces successfully carried out a full operational test of the “C135 Tanker / Mirage 2000N fighter / ASMPA stand-off missile” operational chain. A representative training missile was used for the trial, which was intended to test the functionality of a real nuclear deterrence mission.

 

A Mirage 2000N nuclear strike fighter belonging to Squadron 2/4 "La Fayette" took off from Air Base 702 at Avord, in central France, for a mission lasting over three hours, which brought together all the significant phases of this type of mission: flight at high altitude, refueling from a C135FR tanker of Squadron 2/91 "Bretagne” to increase range, low altitude penetration flight, terrain-following approach and firing of an ASMPA missile (without a nuclear charge) onto the target.

 

Civil and military authorities were able to follow the mission from the DGA missile testing center at Biscarrosse, and concluded that the mission profile, as well as the missile’s trajectory, complied in all respects with the planned flight profile.

 

This operation, which brought together staff and resources of the Air Force, the Directorate General of Armaments (DGA) and contractor MBDA, is a success that demonstrates the performance and reliability of the weapon system.

 

Guaranteeing the technical and operational credibility of the airborne component of France’s nuclear deterrent, the TEF mission demonstrates the ability of the strategic air force, which has ensured the nuclear deterrence mission for nearly fifty years.

Partager cet article

Repost0
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 14:55
Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

 

 

24/09/2013 Ministère de la Défense

 

Lundi 23 septembre 2013, les forces aériennes stratégiques ont effectué, avec succès, un tir d’évaluation des forces (TEF) du système d’arme «Avion ravitailleur C135 / Mirage 2000N / Missile air sol de moyenne portée amélioré (ASMPA)», opération représentative d’une mission réelle de dissuasion nucléaire.

 

Un équipage de l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette» a décollé de la base aérienne 702 d’Avord pour une mission de plus de trois heures qui a rassemblé toutes les phases caractéristiques de ce type de mission: vol en haute altitude, ravitaillement par un C135 du groupe de ravitaillement en vol 2/91 «Bretagne» pour l’allonge stratégique, pénétration en basse altitude, suivi de terrain et tir d’un missile ASMPA (sans charge nucléaire) sur sa cible.

 

Depuis le centre DGA Essais de missiles – site de Biscarrosse, les autorités civiles et militaires ont pu suivre l’évolution du missile qui a respecté, en tout point, le profil de vol attendu.

 

Cette opération qui a réuni personnel et moyens de l’armée de l’air, de la direction générale de l'armement (DGA) et de l’industriel MBDA, constitue un succès qui concrétise les performances et la fiabilité de ce système d’arme. Garant de la crédibilité technico-opérationnelle de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, ce TEF démontre les capacités des forces aériennes stratégiques qui assurent la permanence de leur mission depuis bientôt cinquante ans.

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

Un Mirage 2000N en vol armé d'un missile ASMP-A

Partager cet article

Repost0
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:55
Les Mirage 2000N K3 de l'EC-2/4 "La Fayette" sont basés à Istres.

Les Mirage 2000N K3 de l'EC-2/4 "La Fayette" sont basés à Istres.

24/09/2013 Par Guillaume Steuer  - Air & Cosmos

 

C'est un impératif pour les Forces aériennes stratégiques (FAS) : à intervalles réguliers, celles-ci doivent démontrer au président de la République leur capacité à honorer le "contrat nucléaire" qui leur est fixé. C'est l'objectif des tirs d'évaluation des forces (TEF), qui mobilisent d'importants moyens afin d'offrir aux équipages et à la chaîne de commandement un scénario le plus "réaliste" possible.

 

En l'occurrence, c'est un Mirage 2000N K3 de l'escadron EC-2/4 "La Fayette" qui a mené hier 23 septembre le tir d'essai d'un missile ASMP-A, celui-ci étant évidemment dépourvu de tête nucléaire. Parti de la base aérienne 702 d'Avord, site qualifié pour l'accueil des missiles et le stockage de têtes nucléaires aéroportées (TNA), l'équipage de l'avion a largué son missile à l'issue d'un vol d'environ trois heures. Un ravitailleur C135FR du GRV-2/91 "Bretagne" lui a conféré l'allonge nécessaire pour mener ce raid fictif.

 

Le missile a été tiré au-dessus de l'océan Atlantique, sous le contrôle du site DGA Essais de missiles de Biscarrosse.

 

Le 19 juin 2012, c'est l'EC-1/91 "Gascogne" qui menait un test similaire, marquant alors le premier TEF réalisé par le couple Rafale/ASMP-A associé au ravitailleur C-135FR.

 

Entre ces deux dates, la Marine a également pu réaliser son propre TEF, démontrant ainsi le bon fonctionnement de la Force Aéronavale Nucléaire (FANu) qui peut elle aussi mettre en oeuvre le couple Rafale/ASMP-A depuis le porte-avions.

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:35
China Says Completes Development of New SSN

September 23, 2013 defense-aerospace.com

(Source: People's Daily Online; published September 22, 2013)

 

Development of China's Fourth-Generation Nuclear Submarine Completed

 

At the recent 2013 Four Northeastern Provinces Cooperation Leaders' Conference held in Ordos, Inner Mongolia, Tan Zuojun, vice governor of Liaoning Province and former general manager of China State Shipbuilding Corporation, revealed that development of China's fourth-generation nuclear submarines and other high-tech weapons and items of equipment in the Northeastern Provinces of China had been completed. The news attracted considerable attention.

 

The fourth generation nuclear submarine features high performance and low noise

 

Military expert Du Wenlong pointed out that the main characteristic of the fourth generation nuclear submarine would be its high performance. Compared with earlier submarines, modern attack submarines differ significantly in offensive power, possessing both anti-submarine capabilities and also strong potential for anti-ship action and attacks on land-based targets.

 

He pointed out that the fourth generation nuclear submarines of the United States and Russia already have these capabilities; China's fourth-generation nuclear submarines too will be equipped with the appropriate torpedoes, along with missiles suitable for use against other sea-going or land-based targets.

 

In addition, the Chinese submarine will have low noise output, a key indicator for measuring a modern nuclear submarine's underwater survival capacity, as well as its ability to remain hidden during maneuvers, or undetected while launching an attack. He pointed out that the fourth-generation nuclear submarine will possess effective noise damping features, such as a quieter nuclear power plant with less vibration, and a more advanced hull muffler system, so that it will be difficult to detect even if within range of enemy sonar.

 

On the question when the fourth-generation nuclear submarine will enter service, Du Wenlong said that completion of development and completion of construction are two different phases - the cycle from completion of development to manufacturing, and then to fitting out and launch, can be very long, perhaps several years. Progress is determined by two factors: one is technical indicators, and the other is strategic need.

 

A significant enhancement of nuclear counterattack capability

 

Analysts believe that continual development of attack submarines and strategic nuclear submarines at times of peace, adding better performance and greater combat ability, can enhance strategic deterrence capability. China's strategic nuclear forces are weapons to deter third parties from becoming involved in local conflicts. China firmly adheres to the principle of non-first use of nuclear weapons, but the existence of strategic nuclear submarines will give China a stronger voice and more room for maneuver in the case of any crisis.

 

In addition, Song Xiaojun points out that the United States, Russia, Britain and France all possess modern strategic nuclear submarines as a symbol of their status as 'Great Powers'; it is natural that China should be unwilling to lag behind.

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 17:30
Nucléaire: l’Iran réaffirme son droit à enrichir l’uranium

23/09/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé dimanche le droit de son pays à enrichir de l’uranium sur son sol, à la veille de son départ pour l’Assemblée génerale de l’ONU où cette question sera au centre des discussions internationales.

«Le peuple iranien veut se développer et ne cherche pas à fabriquer l’arme atomique», a-t-il martelé, alors que les grandes puissances occidentales soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil.

Mais, a-t-il dit lors d’un discours à l’occasion du défilé annuel des forces armées, l’Occident doit accepter «tous les droits de la nation iranienne, notamment les droits nucléaires et à l’enrichissement d’uranium en territoire iranien dans le cadre des règles internationales».

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait indiqué fin août que l’Iran continuait à augmenter sa capacité d’enrichissement. Les Occidentaux craignent que l’Iran puisse ainsi plus facilement produire de l’uranium enrichi à un niveau de pureté nécessaire pour fabriquer l’arme nucléaire (90%).

«S’ils [les Occidentaux] acceptent ces droits, le peuple iranien [...] est prêt à coopérer et nous pouvons tous ensemble régler les problèmes de la région et même du monde », a ajouté M. Rohani, considéré comme un modéré.

Le nouveau président iranien avait été chef des négociateurs sur le dossier nucléaire au début des années 2000. A l’époque, il avait accepté la suspension de l’enrichissement d’uranium, un programme relancé en 2005 par Mahmoud Ahmadinejad.

M. Rohani doit s’envoler lundi pour New York où il prononcera le lendemain un discours très attendu à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce sera la première grande sortie internationale du nouveau président, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, pour contraindre Téhéran à suspendre certaines activités nucléaires.

Il doit aussi rencontrer le président français François Hollande, et n’a pas exclu de s’entretenir avec le président américain Barack Obama, même si Washington a précisé qu’aucune rencontre n’était prévue à l’heure actuelle. Une telle rencontre à ce niveau serait une première depuis la Révolution islamique de 1979.

 

 

«Pas de précondition»


Un véhicule militaire transporte un missile balistique lors d’une parade militaire à Téhéran, le 22 septembre 2013 (Atta Kenare/AFP)

Son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, est déjà à New York. Il doit s’entretenir avec ses homologues français et britannique et la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, pour relancer les discussions avec les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), interrompues depuis début avril.

L’Iran «est prêt au dialogue avec l’Occident à condition qu’il n’y ait pas de précondition», a répété Hassan Rohani, qui a souhaité depuis son élection le 14 juin une reprise rapide des négociations nucléaires avec le groupe 5+1.

Les États-Unis et leurs alliés ont pris bonne note du souhait iranien de renouer le dialogue, mais restent sceptiques. Washington a jugé que les déclarations de M. Rohani n’étaient «pas suffisantes» et demandé «des actes» à l’Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé de son côté le monde à ne pas «se laisser duper» par les déclarations apaisantes du président iranien.

Hassan Rohani a également dénoncé les menaces proférées par Barack Obama sur une possible action militaire si la diplomatie et les sanctions ne résolvaient pas la crise nucléaire.

»Vous ne pouvez pas utiliser le langage de la force et des sanctions» avec l’Iran, a-t-il lancé à l’adresse du président américain. «On ne peut pas utiliser la logique de la guerre et de la diplomatie en même temps», a-t-il dit, soulignant que l’Iran était prêt à résister «avec détermination» à toute agression.

Pour souligner son propos, les forces armées ont présenté 30 missiles balistiques d’une portée annoncée de 2.000 km lors du défilé militaire, organisé au sud de Téhéran. Ces missiles «Sejil» (cailloux envoyés par Dieu) et «Ghadr» (Puissances) sont théoriquement capables d’atteindre Israël, principal ennemi régional de Téhéran, et les bases américaines dans la région.

Les déclarations de M. Rohani interviennent à la veille de la prise de contrôle par Téhéran de la centrale civile de Bouchehr, construite par les Russes dans le sud de l’Iran et qui se trouve sous le contrôle de l’AIEA. Selon les autorités iraniennes, les négociations avec les Russes sur la construction d’une seconde centrale sur le site ont «bien avancé».

Partager cet article

Repost0
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 11:20
Les Etats-Unis ont frôlé la catastrophe nucléaire en 1961

Un B-52 transportant des bombes à hydrogène au-dessus de la côte est américaine s'est disloqué en janvier 1961. Deux bombes 260 fois plus puissantes que celle d'Hiroshima sont tombées, dont l'une a failli exploser en Caroline du Nord.

 

21/09/2013 Par M.S - lexpress.fr

 

Le Guardian révèle qu'une bombe atomique 260 fois plus puissante que celle utilisée à Hiroshima a failli exploser en Caroline du Nord, en janvier 1961. Elle aurait pu changer la face de la côte est américaine.

 

Elle s'appelle MK 39 Mod 2. Son nom n'est sans doute connu que des initiés en matière d'armement, mais il aurait pu faire le tour des Unes de la presse mondiale. Car elle aurait pu changer la face de la côte est des Etats-Unis. MK 39 Mod 2 (également surnommée W39) est une bombe atomique américaine. Et Washington, Baltimore, Philadelphie et New York auraient pu être touchées, lors d'un largage accidentel survenu en janvier 1961, révèlait Le Guardian vendredi. 

 

Nous sommes en janvier 1961. Un bombardier B-52 décolle de la base Seymour Johnson pour effectuer un vol de routine le long de la côte est des Etats-Unis. A son bord, des bombes Mark 39 à hydrogène, dont la puissance est équivalente à 260 fois celle de la bombe nucléaire utilisée à Hiroshima. Mais l'appareil se disloque en vol, laissant échapper deux bombes au-dessus de Goldsboro, d'après un rapport déclassifié auquel un journaliste du quotidien britannique a eu accès. 

 

Et l'une des deux bombes, utilisées par les Etats-Unis dans les années 1960, tombe alors dans un champ de Caroline du Nord, se comportant exactement comme si elle avait été larguée de façon intentionnelle, malgré les mécanismes de sécurité. C'est grâce à un simple interrupteur à faible voltage que la catastrophe a été évitée de justesse. 

 

Dans le rapport intitulé "Goldsboro revisité, ou comment j'ai appris à me méfier de la bombe H" - en référence du sous-titre du film Docteur Folamour -, un ingénieur aux laboratoires nationaux de Sandia chargés de la sécurité mécanique de l'arsenal nucléaire, écrit que trois des quatre dispositifs sensés empêcher une mise à feu accidentelle n'ont pas fonctionné correctement. 

 

Les autorités américaines ont toujours nié que l'arsenal nucléaire national ait jamais menacé des vies américaines. Même lors de l'épisode de Goldsboro, qui avait alimenté les spéculations. Pour le journaliste du Guardian, cependant, "si la bombe avait explosé, des retombées mortelles auraient pu affecter Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York plus au nord. Des millions de vies auraient été mises en danger."

Partager cet article

Repost0
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:30
Hollande compte rencontrer le président iranien

MOSCOU, 20 septembre - RIA Novosti

 

Le président français François Hollande envisage de s'entretenir avec son homologue iranien Hassan Rohani en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, rapportent vendredi les médias européens.

"Il y a un projet de rencontre avec le président iranien à sa demande", a déclaré le chef d'Etat français à des journalistes à Bamako, dans l'avion qui devait le ramener en France après avoir assisté à l'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Il s'agirait ainsi de la première rencontre bilatérale entre leaders français et iranien depuis un entretien entre Jacques Chirac et le réformateur Mohammad Khatami en avril 2005.

Les Etats-Unis et d'autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

Elu au poste présidentiel en juin dernier, Hassan Rohani est considéré en Occident comme un réformateur susceptible de favoriser une relance des efforts diplomatiques sur le dossier nucléaire iranien.

Partager cet article

Repost0
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:30
Carte des principaux sites du programme nucléaire iranien – crédits Sémhur

Carte des principaux sites du programme nucléaire iranien – crédits Sémhur

MOSCOU, 19 septembre - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis sont prêts à examiner les initiatives de l'Iran visant à régler les désaccords concernant son programme nucléaire si Téhéran démontre le caractère pacifique de ce programme, a annoncé mercredi l'agence Reuters, citant le porte-parole de la Maison-Blanche Jay Carney.

 

Selon le porte-parole, le président américain Barack Obama a formulé cette proposition dans une lettre adressée le 15 septembre dernier à son homologue iranien Hassan Rohani.

 

"Dans cette lettre, le président [Barack Obama] montre que les Etats-Unis sont prêts à œuvrer pour régler le différend concernant le programme nucléaire iranien, mais à condition que Téhéran démontre le caractère exclusivement pacifique de son programme", a indiqué M. Carney.

 

La lettre invite également la partie iranienne à trouver au plus vite une solution, a ajouté le porte-parole de la Maison-Blanche.

 

"Nous évoquons depuis longtemps la possibilité de résoudre ce problème par la voie diplomatique, mais cette pratique ne peut pas durer indéfiniment", a souligné M. Carney.

 

Les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Allemagne) mènent des négociations avec Téhéran afin de lever leur inquiétude concernant le programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis, d'autres pays occidentaux et Israël reprochent à l'Iran de vouloir se doter de la bombe sous couvert d'un programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires revêtent un caractère exclusivement pacifique.

Partager cet article

Repost0
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:30

WASHINGTON, 19 septembre - RIA Novosti

 

La lettre du président américain Barack Obama concernant les moyens de régler le problème nucléaire iranien est "positive" et "constructive", a estimé mercredi le dirigeant iranien Hassan Rohani dans une interview accordée à la chaîne NBC.

 

"A mon avis, la lettre revêtait un caractère positif et constructif", a déclaré M.Rohani, élu au poste présidentiel en juin dernier, sans donner plus de détails.

 

Dimanche 15 septembre, le chef de la Maison Blanche a annoncé avoir échangé des lettres avec son homologue iranien. Dans une interview à la chaîne américaine ABC, le président Obama a indiqué entre autres qu'une course aux armes nucléaires au Proche-Orient "serait quelque chose de profondément déstabilisant".

 

Les Etats-Unis et d'autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

 

Depuis 2003, les six médiateurs internationaux sur le programme nucléaire iranien (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) œuvrent conjointement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour amener Téhéran à suspendre ses travaux d'enrichissement d'uranium susceptibles de mettre en danger le régime de non-prolifération nucléaire.

Partager cet article

Repost0
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 07:35
Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

MOSCOU, 8 septembre - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont élaboré un programme conjoint pour contrer la menace nucléaire nord-coréenne, rapporte dimanche l'agence d'information Yonhap citant une source au sein du gouvernement sud-coréen.

 

"La mise au point d'un document détaillant les démarches prévues par les Etats-Unis en vue du déploiement d'un "parapluie nucléaire" témoigne de la détermination à résister à la menace nucléaire émanant de la Corée du Nord", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

 

Le programme en question a été élaboré au cours des dix derniers mois. Le document devrait être signé lors d'une réunion des ministres de la Défense des deux pays prévue le 2 octobre prochain.

 

D'après Yonhap, le document comprend la description des mesures politiques, diplomatiques et militaires destinées à mettre en place un "parapluie nucléaire" sur la péninsule coréenne.

 

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 avant de mener en 2006, en 2009 et en 2013 des essais nucléaires souterrains qui ont provoqué de vives protestations de la communauté internationale. Début juin, les médias ont fait savoir que le régime de Pyongyang envisageait de reprendre la production de plutonium à usage militaire dans une installation nucléaire de Yongbyon.

Partager cet article

Repost0
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:30
Syrie/intervention: Moscou saisira l'AIEA sur les risques nucléaires

MOSCOU, 5 septembre - RIA Novosti

 

La Russie évoquera les risques nucléaires liés à une possible frappe américaine contre la Syrie lors de la prochaine session du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

"La Russie évoquera ce sujet dans le cadre de la session du Conseil des gouverneurs de l'AIEA qui débutera le 9 septembre prochain", a fait savoir le ministère.

Auparavant, le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch a indiqué qu'une intervention militaire occidentale en Syrie constituait une menace pour la sécurité nucléaire de la région.

Par la suite, Moscou a appelé le secrétariat de l'Agence à présenter une analyse des risques liés aux possibles frappes américaines contre le territoire syrien.

Partager cet article

Repost0
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:35
Le Nord est déjà capable de fabriquer des armes nucléaires, dit la Défense sud-coréenne

04/09/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

L’armée sud-coréenne considère que la Corée du Nord est d’ores et déjà capable de fabriquer des armes nucléaires, constituant ainsi une menace réelle et motivant un autre report du transfert du contrôle opérationnel en temps de guerre des États-Unis à la Corée du Sud.

 

La menace nord-coréenne serait bien réelle selon un rapport soumis mardi à la commission de la défense du Parlement sud-coréen, rapporte l’agence Yonhap.

«Le programme nucléaire nord-coréen était à un stade de développement et d’essai en 2010, mais s’est développé en 2013 pour devenir une menace réelle, permettant au Nord de fabriquer à tout moment des armes nucléaires et de les utiliser», a estimé le ministère de la Défense sud-coréen dans ce rapport, notant que le récent changement d’attitude de Pékin vis-à-vis de la Corée du Nord illustrait bien la gravité de la situation.

Le ministre de la Défense sud-coréen Kim Kwan-jin avait déjà demandé en mai dernier à son homologue américain Chuck Hagel de réexaminer le calendrier du transfert de l’OPCON, prévu à l’origine pour avril 2012, puis repoussé au 1er décembre 2015 en raison du programme nucléaire nord-coréen et de la situation en matière de sécurité.

«Face au Nord désormais doté de nouvelles capacités nucléaires et balistiques, le transfert effectif du contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON) est susceptible d’augmenter la possibilité d’erreur de jugement de la part du Nord», explique maintenant le ministère, selon ce que rapporte l’agence de presse sud-coréenne.

 

 

«La Corée du Nord poursuit ses activités en vue de préparer le redémarrage des installations nucléaires à Yongbyon et la recherche et développement sur les missiles», a ainsi souligné le ministère.

Pour les États-Unis la passation de l’OPCON est une étape très importante de l’alliance entre Séoul et Washington, vieille de 60 ans cette année.

Même si Séoul a récupéré le contrôle opérationnel en temps de paix en 1994, le contrôle opérationnel en temps de guerre dans la péninsule coréenne est assuré par les États-Unis sous la bannière des Nations-Unies depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953).

La question de savoir si l’armée sud-coréenne était prête à ce changement de contrôle et à diriger une éventuelle guerre contre le Nord communiste avec les États-Unis dans un rôle de soutien uniquement s’étaitposée avec plus d’acuité quand, tout récemment encore, les invectives, les menaces et le comportement erratique du nouveau leader nord-coréen faisait craindre le pire et, encore aujourd’hui, malgré l’accalmie, le Sud n’est manifestement pas encore rassuré et ne le sera probablement pas avant la dénucléarisation de la péninsule.

Partager cet article

Repost0
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 20:06
Nucléaire: Téhéran installe 1.861 nouvelles centrifugeuses (médias)

MOSCOU, 28 août - RIA Novosti

 

L'Iran a installé 1.861 centrifugeuses d'enrichissement d'uranium supplémentaires au centre nucléaire de Natanz, ont rapporté mercredi les médias internationaux se référant à un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

Le centre de Natanz compte au total 15.416 centrifugeuses de première génération, ainsi que 1.008 centrifugeuses modernisées IR-2M dont l'exploitation n'a pas encore commencé, selon le rapport.

 

Toutefois, l'Iran n'a pas franchi la "ligne rouge" pour la quantité d'uranium enrichi fixée par Israël, au-delà de laquelle l'Etat hébreu "lancera une opération militaire", selon le rapport.

 

En juillet dernier, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué, dans une interview accordée à la télévision américaine, que son pays pourrait lancer seul une attaque préventive contre l'Iran en vue de contraindre ce dernier à abandonner son programme nucléaire. Le chef du gouvernement israélien a estimé que les Iraniens "se rapprochaient de la ligne rouge"

Partager cet article

Repost0
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 12:40
Kurchatov city, the center of the Semipalatinsk nuclear test site

Kurchatov city, the center of the Semipalatinsk nuclear test site

August 23, 2013: Strategy Page

 

It was recently revealed that for the past 17 years (until 2012) there had been a secret operation to deal with the nuclear material scattered around the Soviet era Semipalatinsk nuclear research and testing facility in Kazakhstan. Semipalatinsk was not included in the places that needed nuclear weapons grade radioactive material removed to keep it out of circulation. Soviet nuclear weapons officials had insisted that the nuclear material at Semipalatinsk had already been taken care of. American nuclear researchers aiding the official nuclear disarmament operation stumbled upon the Kazakhstan facility in the 1990s and found that it still contained lots of nuclear material, and that this was apparently not generally known because the abandoned facility was overrun by illegal scrap collectors. Semipalatinsk consisted of many kilometers of tunnels where underground nuclear tests, or other nuclear research was conducted. The tunnels were largely sealed along with other places containing bits of nuclear material. But the area had been discovered by poor Kazakhs who had, since the early 1990s been scouring the place for scrap metal or anything else that could be sold. The scavengers didn’t know about buried nuclear material, but their excavations and dismantling activities were bringing them closer to such dangerous stuff. The Kazakhstan government was not aware of the danger and had not bothered to try and keep the scavengers out. In order to keep this a secret, and to get the nuclear material removed or permanently sealed, a secret deal was made with the Kazakh government and in 17 years of largely clandestine work the deed was done. All this cost $150 million, paid for by the United States.

 

Kazakhstan had earlier, with the help of the United States, already completed the official removal of 13 tons of weapons grade uranium and plutonium (enough to make nearly 800 nuclear bombs) to a secure storage site (and eventual conversion into fuel for nuclear power plants). All this was accomplished by a post-Cold War agreement between the United States and Russia to account for all Soviet nuclear weapons, and dismantle most of them. The U.S. provided funding and technical assistance, but the hard work was carried out by Russian experts and diplomats. Semipalatinsk was not included because the Soviet bureaucracy thought it didn’t count even though there turned out to be some 200 kg (440 pounds) of plutonium in some of the 131 tunnels and 13 test shafts where 456 nuclear tests had taken place over four decades. The last test was in 1989 and the site was officially closed in 1991. Many of those tests were not successful, leaving behind buried plutonium. The Soviet engineers believed that whatever plutonium there remained at Semipalatinsk was so hard to get at that it was not worth mentioning. Later visits by American scientists found this was not true. There was a lot of plutonium and other nuclear material that was easily extracted. Most of the loose nuclear material was at the Degelen Mountain part of the 18,000 square kilometer Semipalatinsk complex.

 

Belarus, Kazakhstan and Ukraine inherited nuclear weapons when the Soviet Union dissolved in 1991 (and everyone agreed that whatever Soviet assets were on the territory of the 14 new nations created from parts of the Soviet Union, were the property of the new country.) Russia, with the financial and diplomatic help of Western nations, bought and dismantled the nukes owned by those three nations.

 

Meanwhile, the Russians had other, uniquely Russian, problems, like the Kazakhstan site that was recently revealed. They had a lot (tons) of other highly radioactive material in circulation, much of it in powder form, and largely used for medical and industrial purposes. Particularly worrisome are the hundreds of Radiothermal Generators (RTGs) Russia set up in remote parts of the country during the Soviet era. The RTGs were similar to the power supplies found on some space satellites, using radioactive material to generate heat, and thus electricity, for radio beacons and signal repeaters in remote areas. In the early 1990s, the Russians weren't even sure where some of these RTGs were, and there were cases of civilians finding them, cracking them open and being injured, or killed, from the radiation. The Russians noted that there have been many attempts to steal radioactive material in Russia, but none, so far as is known, have succeeded. All of the RTGs were eventually found and destroyed. The Kazakhstan site was similar in that a lot of the radioactive material was deadly but not suitable for nuclear weapons. Terrorists could use this stuff for dirty bombs and the radioactive debris was spread all over the Kazakhstan site. That’s why the cleanup had to be secret, lest terrorists find out about it and offer large cash payments for whoever could sneak such dirty bomb material out of the site. That never happened. The Kazakhstan site also contained enough nuclear material for a dozen or more nuclear bombs, although this stuff was spread over a large area.

 

There was one last problem. Russian officials admitted that, during the 1990s, 5-10 pounds of enriched uranium and several ounces of weapons grade of plutonium had been stolen from their nuclear power facilities. What the Russians did not mention (perhaps because the Russian nuclear bureaucracy had never kept a record of it) was the stray material in places like the Kazakhstan site. Some of the officially missing radioactive material was later discovered, in small quantities, in Western Europe, Turkey and Russia as the thieves sought to sell it. The amount the Russians admit to losing is not enough to make a bomb, and much of the missing stuff could be accounting and handling errors (both common in the Russian bureaucracy.)

 

In the last two decades, the only radioactive material smuggled out of Russia was small quantities, and usually low-level stuff unsuitable for a bomb. Most Russian nukes have been disassembled and their nuclear material turned into power-plant fuel. The remaining nukes are under very tight security and most of their nuclear scientists were given financial and career incentives (paid for by the U.S.) to leave nuclear weapons work behind. Nevertheless, for two decades, breathless new stories of Russian "loose nukes" were a media staple on slow news days.

Map of Nuclear Related Areas in Kazakhstan - source NTI (Nuclear Threat Initiative)

Map of Nuclear Related Areas in Kazakhstan - source NTI (Nuclear Threat Initiative)

Partager cet article

Repost0
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 16:55
SNA Casabianca source NetMarine

SNA Casabianca source NetMarine

1er juillet 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

"7 Jours BFM" vous emmène à bord du Casabianca, sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) français... Une immense carcasse de métal propulsée par une centrale nucléaire qui pourrait alimenter une ville de 50 000 habitants. Soixante-dix hommes d’équipage qui passent parfois plus de 45 jours sans remonter à la surface...

Partager cet article

Repost0
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:25
M51 perdu en mer: la pêche aux débris continue

30.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Mon confrère de Brest, Sébastien Panou, est revenu, dans l'édition brestoise de samedi sur le M51 perdu en mer en mai.

"Plusieurs bâtiments de la Marine nationale et de la Direction générale de l'armement sillonnent toujours le large de Penmarc'h : le Jif Explorer, l'Argonaute, un aviso pour la police et deux chasseurs de mines. Ils relèvent ponctuellement des éléments de missile M51, coulés par 100 m de fond.

Cette petite fusée de 50 tonnes destinée à transporter l'arme atomique, s'était autodétruite en vol, peu après son tir d'essai (sans ogive nucléaire) depuis le sous-marin Le Vigilant, le 5 mai dernier. La zone de recherches est d'environ 200 km2 et son point le plus proche est à 20 km de la pointe de Penmarc'h.

Selon le dernier arrêté de la Préfecture maritime (14 juin), dans cette zone, « le stationnement et le mouillage de tout navire, ainsi que toute activité de pêche et de plongée sous-marine sont interdits ». La navigation est autorisée en dehors de la zone de recherches en cours. La cause de l'accident reste mystérieuse. Elle pourrait retarder l'entrée en service actif du Vigilant, immobilisé depuis deux ans pour son adaptation à ce nouveau missile. Le Triomphant devrait suivre, dans le bassin 8, à Brest. Ce chantier, qui emploie au plus fort plus de 1 000 salariés, pourrait donc lui aussi être retardé. À moins que la seule cause reconnue provienne du missile, construit par Astrium (groupe EADS).

Fin mai, le journal Le Monde avait relayé l'hypothèse selon laquelle « des éléments, dits « parasites » dans la terminologie militaire, auraient été placés sur le missile, en vue de réaliser des tests scientifiques. Ces éléments pourraient avoir légèrement déséquilibré l'engin, rendant sa trajectoire non conforme, ce qui aurait déclenché sa procédure d'autodestruction ». Mais depuis, la Défense reste plus que jamais la grande muette. Les résultats de l'enquête seront classés secrets."

Partager cet article

Repost0
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:55
Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

27/06/2013 Armée de l'air

 

Ces trois dernières semaines, les Forces aériennes stratégiques ont mené deux exercices en France, un premier de montée en puissance des forces nucléaires appelé « Banco » et un second de raid aérien nucléaire avec armement inerte appelé « Poker ».

 

Après l’étape de planification exécutée par le centre opérationnel des FAS (COFAS), les équipages et le personnel mécanicien se sont déployés sur l’ensemble du territoire national. Une fois les Rafale et les Mirage 2000N armés de leur missile nucléaire air sol moyenne portée amélioré (ASMP A), et les C135 mis en configuration pour la mission, tous les équipages ont pris l’alerte à bord de leurs avions respectifs. Cet exercice Banco terminé, les armes nucléaires étaient rapportées dans leur zone de stockage car en France, en temps de paix, le vol avec une arme nucléaire réelle est interdit.

 

A l’issue, toujours sous la conduite permanente du général commandant les FAS, l’ensemble de la flotte a décollé pour un raid aérien de plusieurs heures au-dessus du territoire national dont les phases principales sont le ravitaillement en vol, la pénétration basse altitude et le tir fictif mais restitué du missile (dépourvu de la charge nucléaire).

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air

 De nombreux moyens de l’armée de l’air ont participé à cette exercice aérien d’envergure appelé Poker pour endosser le rôle soit de protection du raid soit d’adversaire. Rafale, Mirage 2000D, Mirage 2000-5, Alphajet, E-3F, déploiement d’escadrons de défense sol-air, contrôleurs aériens, fusiliers-commandos pour protéger les zones d’alerte… Le général commandant les FAS dirigeait la manœuvre aérienne à partir du COFAS « Général Dubroca » situé à Taverny tandis que le centre national des opérations aériennes (CNOA) situé à Lyon-Mont-Verdun conduisait la manœuvre défensive.

 

Des moyens de la marine nationale (Rafale Marine, Hawkeye) ont aussi été engagés. Cette opération aérienne majeure est aussi l’occasion de tester toute la chaîne de transmission pour apporter l’assurance au président de la République qu’il pourrait, si les circonstances l’exigeaient, transmettre l’ordre d’engagement aux avions placés en alerte en vol.

 

Cet exercice s’est effectué sous les yeux du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et de ses invités, madame Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale accompagnée de M. Jean-Jacques Bridey, rapporteur du budget équipement-dissuasion, de M. Carrère, président de la commission des Affaires étrangères et des forces armées au Sénat, de M. Delon, secrétaire général de la sécurité et de la Défense nationales, accompagné du général de division aérienne Steininger, et du général de division de Courrèges, chef du cabinet militaire du Premier ministre, accompagné de M. Verclytte.

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air

Partager cet article

Repost0
25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 11:40
Nunn–Lugar CTR Scorecard January 31, 2013

Nunn–Lugar CTR Scorecard January 31, 2013

MOSCOU, 21 juin - RIA Novosti

 

Un nouvel accord a été signé entre la Russie et les Etats-Unis au sommet du G8 par Vladimir Poutine et Obama, appelé à remplacer le programme Nunn-Lugar visant à supprimer le surplus des armes russes de destruction massive, écrit vendredi le quotidien Kommersant. La Russie a obtenu des exceptions ou des changements de certaines dispositions du programme, sensibles pour elle, qui réduisent significativement le nombre de projets de défense commun, limitent l'accès des Américains à ses sites fermés et les engagent à endosser la responsabilité de tout préjudice intentionnel. Toutes ces conditions étaient imposées par Moscou pour que la Russie renonce à enterrer le programme Nunn-Lugar.

 

Les présidents russe et américain ont dévoilé leurs nouveaux accords de non prolifération des armes de destruction massive à l'issue de leur rencontre du 17 juin, en marge du sommet du G8. Barack Obama a déclaré avoir convenu avec Vladimir Poutine de poursuivre leur coopération dans le cadre du programme Nunn-Lugar. "Un programme de coopération pour la  réduction des menaces", a-t-il expliqué.

 

Au début des années 1990, les USA ont financé la destruction du trop-plein de missiles nucléaires russes, le recyclage des munitions obsolètes et l'élimination des réserves d'armes chimiques dans le cadre du programme Nunn-Lugar. A l’automne 2012, le gouvernement russe avait décidé de ne pas prolonger ce programme expirant le 17 juin, annonçant que la Russie n'avait plus besoin des subventions américaines pour le mener. Il ne sera finalement pas enterré mais transformé en programme plus compact, basé sur un principe d'équité.

 

Désormais, la coopération russo-américaine s’appuiera sur un nouvel accord intergouvernemental, fondé sur l'accord-cadre sur le Programme multilatéral environnemental dans le domaine nucléaire en Russie datant de 2003, et un protocole spécial signé par les deux parties le 14 juin.

 

Ces documents établissent clairement les domaines dans lesquels Moscou et Washington coopéreront : la supervision, le contrôle et la protection physique des matériaux nucléaires ; le contrôle douanier ; l'identification, l'extraction, le stockage, la sécurité et le recyclage des sources radioactive à haut risque ; la transformation du surplus d'uranium enrichi en uranium appauvri ; le démantèlement, le transport, l’extraction du carburant et la sécurité du stationnement des sous-marins nucléaires - y compris des compartiments des réacteurs et des matériaux associés.

 

Le nouvel accord n'inclut pas certains domaines du programme Nunn-Lugar comme la liquidation des missiles, le renforcement du système de protection physique des ogives nucléaires russes, la destruction des armes chimiques et l'amélioration de la sûreté nucléaire physique dans les entreprises du secteur nucléaire. La Russie a décidé qu'elle pouvait gérer ces secteurs par ses propres moyens.

 

Toutefois Vladimir Orlov, président du centre PIR, pense que les deux pays pourraient poursuivre ce travail à d'autres niveaux. "La Russie termine actuellement de détruire son surplus d’armes chimiques à ses frais. Mais les deux parties pourraient transférer la coopération dans cette sphère vers des pays tiers", a expliqué l'expert. L'expérience russo-américaine de renforcement de la sécurité dans les entreprises du secteur nucléaire, selon l'expert, est également demandée dans la CEI, au Proche et Moyen-Orient, ainsi qu'en Asie du Sud-Est.

 

Les changements ont également été opérés sur l'un des points du programme Nunn-Lugar qui ne convenait pas à Moscou. Le Pentagone avait le droit d'inspecter les sites nucléaires secrets en Russie, là où les équipements avaient été financés par les Américains. Conformément au nouvel accord, si l'accès à ces sites est limité par la législation russe, les parties "élaboreront des procédures alternatives et mutuellement acceptables".

 

Moscou a également réussi à changer le point qui libérait les exécutants américains de toute responsabilité si les équipements installés ou leurs actes étaient la cause d'un incident. Désormais, ils en seront financièrement et juridiquement responsables.

 

Le Comité commun de coordination – qui devra être créé – sera chargé d'élaborer des projets concrets dans le cadre du nouvel accord et de veiller à leur réalisation.

 

Désormais ces documents doivent être ratifiés par les parlements des deux pays.

Partager cet article

Repost0
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:55
Ministre français de la Défense : la France n'a pas l'intention de réduire son arsenal nucléaire

2013-06-21 CRI online

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian a affirmé le 20 juin que la France n'a pas l'intention de réduire son arsenal nucléaire.

 

Un peu plus tôt, le président américain Barack Obama avait profité de sa visite en Allemagne pour réitérer sa volonté de réduire les arsenaux nucléaires mondiaux, mais la Russie - autre grande puissance nucléaire – reste réticente.

 

Selon Jean-Yves Le Drian, la France soutient la proposition d'Obama sur le désarmement nucléaire, mais l'arsenal nucléaire de la France est de loin inférieur à celui des États-Unis et de la Russie : elle dispose en effet de moins de 300 ogives nucléaire.

Partager cet article

Repost0
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:24
La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. - photo S. Fort

La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. - photo S. Fort

11/06 Par Alain Ruello – LesEchos..fr

 

La loi de programmation militaire intègre des livraisons à l’Inde dès 2016. Cela suppose qu’un contrat soit signé dès cette année.

 

Excès d’optimisme ? En cours d’élaboration, la prochaine loi de programmation militaire intègre des hypothèses d’exportation du Rafale pour le moins optimistes. La Défense prévoit que les livraisons à l’Inde, pays avec lequel Dassault mène des négociations exclusives portant sur la vente de 126 exemplaires de son avion de combat, démarrent dès 2016. Ce qui suppose que le contrat soit signé cette année, car, selon l’avionneur, il faut trois ans et demi pour en produire un. Pas impossible, sauf que la fenêtre va vite se refermer à l’approche des élections législatives de 2014 en Inde.

 

Interrogé ce mardi lors d’une rencontre informelle avec quelques journalistes, Jean-Yves Le Drian a évoqué « 2016 ou 2017 ». Le ministre prévoit d’ailleurs de se rendre à New Delhi en juillet pour pousser le dossier, parmi d’autres. Selon nos informations, c’est bien 2016 qui a été retenu dans la loi de programmation. Cette année là, la DGA et l’Etat major prévoient de n’acheter que quatre Rafale, sur les onze produits par an, ce qui soulagera d’autant la trésorerie de l’armée.

Rafale Fighter  Head Up Display - photo S. Fort

Rafale Fighter Head Up Display - photo S. Fort

Une cadence de onze Rafale défendue bec et ongle par Dassault

 

Cette cadence de onze Rafale, Dassault continue de la défendre bec et ongle. Pour l’avionneur, impossible de descendre en deçà, au risque sinon de casser l’équation économique du programme, voire de prendre le risque de ruptures irréversibles dans la chaîne de sous-traitance. « Nous ne descendrons pas en dessous », affirme-t-on en interne. Bien qu’il évoque une « rente » de situation, Jean-Yves Le Drian semble n’y trouver rien à redire. « C’est étayé », a-t-il indiqué.

 

C’est d’ailleurs ce qui se profile pour 2014 et 2015, les deux premières années de la loi de programmation. Alors que les calendriers de quasiment tous les grands programmes d’armement vont être étalés, le Rafale, lui, continuera à être livré comme actuellement. « C’est l’hypothèse sur laquelle on est, on va continuer dans l’immédiat », poursuit Jean-Yves Le Drian.

 

Quand on sait que l’armée débourse 1,2 milliard d’euros par an pour obtenir ses onze Rafale, que le budget à venir pour les grands programmes d’armement va tourner autour des 5,7 milliards, toujours par an, un ou deux exemplaires payés en moins et c’est une bouffée d’oxygène bienvenue pour financer les autres programmes, navals par exemple. Sans compter qu’il va falloir trouver de l’argent pour de nouveaux programmes, drones et avions ravitailleurs notamment. Compte tenu du délai de fabrication d’un Rafale, il est de toute façon trop tard pour remettre en cause les livraisons de 2014 et 2015, fait savoir Dassault.

 

La sécurité de la dissuation nucléaire mise en cause

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Après l’échec d’un tir d’essais du missile de nouvelle génération M51, l’aura de fiabilité de la dissuasion nucléaire française vient de subir un nouvel accroc. Une enquête du « Télégramme de Brest » a révélé hier des trous inquiétants dans le dispositif de sécurité de l’Ile Longue, port d’attache dans la rade de Brest des quatre sous-marins lanceurs d’engins de la force océanique stratégique. Badge d’accès obsolètes, absence de chicane, clôture en mauvais état, procédures d’alertes ignorées des vigiles… il n’est pas très difficile de pénétrer le saint du saint de la dissuasion, même si cela semble limité au premier rideau de la base. La Défense a indiqué que Jean-Yves Le Drian avait aussitôt confié une enquête à l’inspection générale des armées. Et ce alors même que le ministère affirme n’avoir rien appris de l’article du « Télégramme de Brest » ! Lors d’une rencontre avec la presse, Jean-Yves le Drian a précisé qu’il souhaitait clarifier deux points : celui des badgeuses et le fait qu’un commando ait pu approcher d’un sous-marin lors d’un test de sécurité.

Partager cet article

Repost0
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:55
La base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue est située près de Brest - photo Marine Nationale

La base de sous-marins nucléaires de l’Île-Longue est située près de Brest - photo Marine Nationale

11/06 LesEchos.fr

 

Selon le « Télégramme », la base qui est au coeur de la dissuasion nucléaire française, offre de « nombreuses failles de sécurité », notamment sur le contrôle d’accès au site. Le ministre de la Défense demande une enquête.

 

Badgeuses à bout de souffle, clôtures en mauvais état, absence de chicanes, de scanner pour véhicules et même de batterie de missiles sol-air, personnel inexpérimenté : ultrasensible, la base des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue (Finistère), en rade de Brest, compte pourtant de « nombreuses failles de sécurité », selon une enquête publiée mardi par le quotidien Le Télégramme .

 

La base abrite quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Ils sont entretenus, entre deux patrouilles, dans cette base où sont également assemblés les missiles intercontinentaux, pouvant emporter chacun six têtes nucléaires, qui arment ces sous-marins. « Sur la base, pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d’authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l’iris de l’oeil », note le quotidien, qui affirme que la base, coeur de la dissuasion nucléaire française, va renforcer ses mesures de sécurité.

 

Mais pour l’instant, l’identification des personnels autorisés à y pénétrer « s’effectue au moyen de badges nominatifs équipés d’une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d’une photo », explique le journaliste qui signe l’enquête, Hervé Chambonnière, en ajoutant que « ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s’ils ont bien quitté la base en fin de journée ». Quant aux véhicules, le sésame consiste en « un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques », selon le quotidien.

 

« Parfaitement accessible »

 

« Alors que le site est en travaux depuis 2006 (aménagements liés au nouveau missile M51), pourquoi les nombreux camions-bennes et toupies qui y pénètrent, et qui peuvent cacher de grandes quantités d’explosifs ou de nombreuses personnes, ne sont-ils pas systématiquement inspectés, comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises à l’entrée de la base? », questionne le journaliste.

 

Son enquête souligne également d’autres failles, comme la vulnérabilité des « transrades » - des bateaux qui effectuent la navette entre Brest et l’Ile-Longue et transportent la moitié des effectifs (1.200 personnes) travaillant sur le site; ou la ligne électrique desservant l’Ile-Longue, « parfaitement accessible ». « Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l’impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits? ».

 

Enquête approfondie

 

« À noter, également, l’absence de chicane devant l’entrée de la base et dans la base. Impossible d’empêcher un camion-suicide de parvenir jusqu’à la +cathédrale+, principal sas d’accès au coeur du site, où plusieurs centaines de personnes se pressent aux heures de pointe », affirme le quotidien, qui relève aussi qu’« une bonne partie des 115 gendarmes maritimes » affectés à la surveillance « sont gendarmes adjoints volontaires, donc débutants, très jeunes, peu formés (...) et peu payés ».

 

En réaction à ces informations, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a demandé une « enquête approfondie sur la sécurité » du site de l’Ile longue, a annoncé son entourage. M. Le Drian « confie à l’inspection générale des armées une enquête approfondie sur la sécurité terrestre, maritime et aérienne de l’Ile Longue », a-t-on précisé de même source.

 

« La sécurité de notre dissuasion » nucléaire « n’est pas en défaut », a assuré par ailleurs Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense. « Je tiens à rassurer tous ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion, celle-ci n’est pas en défaut », a déclaré lors d’un point de presse M. Bayle.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories