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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:50
The review of the Non-Proliferation Treaty

 

29-01-2015 SEDE

 

The Subcommittee held a Public Hearing on the Review of the Non-Proliferation Treaty (NPT) which is due in 2015, with experts from think tanks, NGOs and the EEAS.

 

Presentation : Remarks by Oliver Meier, SWP German Institute for International and Security Affairs

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:56
Trois ouvrages sur les Forces Aériennes Stratégiques


15/01/2015 Armée de l'air

 

Dans la continuité de la cérémonie du 3 octobre à Istres et du colloque du 20 novembre à l’Ecole Militaire, la commémoration du cinquantenaire des forces aériennes stratégiques, se poursuit au-travers de trois ouvrages très différents, réalisés durant l’année 2014, et publiés récemment :

- « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense » de Robert Galan,

- « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont,

- « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire », d’Alexandre Paringaux.

 

Dans « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, actuel commandant des forces aériennes stratégiques (FAS), Robert Galan, ancien pilote des FAS et ancien pilote d’essai, retrace les moments forts d’un demi-siècle d’opérations au service de la paix au-travers de récits et d’anecdotes racontés par ceux qui les ont vécu. Des expéditions des bombardiers Mirage IV et leurs missions aux Champs-Élysées, en Écosse et en Afghanistan aux missions de la force de transport stratégique des ravitailleurs C-135 en, passant par la naissance du plateau d’Albion et la mise en place des premiers missiles, ce livre compile en 218 pages des récits épiques dans lesquels se distingue le sens aigu du courage, du devoir et de la camaraderie qui unit les « aviateurs du nucléaire » aux mécaniciens d’exception en un seul corps : les forces aériennes stratégiques.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », de Robert Galan, réalisé en collaboration avec l’Association Nationale des anciens des Forces Aériennes Stratégiques (ANFAS), aux éditions Privat (18 €).

Préfacé par le général d’armée aérienne Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’air, « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix », ouvrage encyclopédique de 256 pages, retrace la genèse, l’histoire de la doctrine nucléaire française en lien avec les contextes géopolitiques, la création, la mise en place, le fonctionnement, l’évolution des forces aériennes stratégiques et de leurs missions nucléaires, de reconnaissance stratégique ou conventionnelles. En parallèle, Hervé Beaumont, expert aéronautique avisé et passionné de l’histoire des FAS, aborde très largement le développement, la mise en œuvre des vecteurs et des armes nucléaires françaises aéroportées constituant les systèmes d’arme : Mirage IV A/AN, Boeing C-135F, missiles Sol-Sol Balistiques Stratégiques, Mirage IV P/ASMP, Boeing C-135FR, Mirage 2000 N/ASMP/ ASMP-A et Rafale B F3/ASMP-A. Cette histoire en cours, assurée sans une seconde de discontinuité par le personnel au professionnalisme exceptionnel des forces aériennes stratégiques, est abondamment illustrée par de nombreux documents et par des témoignages inédits. D’ores et déjà un ouvrage de référence.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont, aux éditions Histoire et Collections (55 €)

Troisième tome des ouvrages consacrés par les éditions Zéphyr aux avions et unités de l’Armée de l’Air, « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » réunit dans son style caractéristique de nombreuses photographies d’Alexandre Paringaux et des textes du journaliste de Défense Frédéric Lert et du spécialiste des FAS Hervé Beaumont. Préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, cet ouvrage de 243 pages retrace en images l’exploit technique de la mise en vol de la composante pilotée de la dissuasion nucléaire française, et revient également sur l’extraordinaire aventure humaine que perpétuent depuis un demi-siècle les hommes et les femmes des FAS qui, dans l’ombre, accomplissent une mission opérationnelle incomparable, portant au plus haut le niveau d’excellence de l’armée de l’air.

Cet ouvrage est vendu seul ou en coffret « prestige » contenant, outre un insigne commémoratif en édition limitée, une maquette inédite de Rafale B, réalisée par Dassault Aviation à l’échelle 1/72ème, aux couleurs du « Gascogne » et porteur de l’ASMP-A.

 

« Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » d’Alexandre Paringaux, aux éditions Zéphyr, (40 € seul, 99 € en coffret prestige avec maquette métallique de Rafale B).

Trois ouvrages de styles différents, complémentaires, destinés à tous ceux qui s’intéressent à une mission qui permet au Président de la République de garantir de manière ininterrompue depuis plus de 50 ans et en toutes circonstances la liberté d’appréciation, de décision et d’action de la France dans le cadre de ses responsabilités internationales.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:55
Vente d'Alstom : le dessous des cartes

 

 

06/01/2015 Par Alexandre Devecchio - LeFigaro Vox Economie

 

Pour Jean-Michel Quatrepoint, la vente d'Alstom est un «scandale d'État». Le journaliste et économiste révèle que le gouvernement a délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire.

 

[...]

Cela peut-il également avoir des conséquences diplomatiques et géopolitiques? Lesquelles?

Oui, et c'est peut-être le plus grave. Les Etats-Unis sont nos alliés, mais il peut arriver dans l'histoire que des alliés soient en désaccord ou n'aient pas la même approche des problèmes, notamment dans la diplomatie et les relations entre États. Est-on sûrs qu'en cas de fortes tensions entre nos deux pays, comme ce fut le cas sous le Général de Gaulle, la maintenance de nos centrales nucléaires, la fourniture des pièces détachées seront assurées avec célérité par la filiale de GE?

 

Photos Marine Nationale

Photos Marine Nationale

En outre, on a également oublié de dire qu'il donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l'ensemble de notre flotte de guerre. D'ores et déjà, le groupe américain fournit près de la moitié des turbines à vapeur de notre marine, à travers sa filiale Thermodyn du Creusot. Alstom produit le reste, notamment les turbines du Charles de Gaulle et de nos quatre sous-marins lanceurs d'engins. Demain, GE va donc avoir le monopole des livraisons pour la marine française. Que va dire la Commission de la concurrence? Monsieur Macron a-t-il étudié cet aspect du dossier?

 

photo Alstom Satellite Tracking Systems

photo Alstom Satellite Tracking Systems

Enfin, il est un autre secteur qu'apparemment on a oublié. Il s'agit d'une petite filiale d'Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite. Ces systèmes, installés dans plus de 70 pays, équipent, bien évidemment, nos armées, et des entreprises du secteur de la défense et de l'espace. C'est un domaine éminemment stratégique, car il concerne tous les échanges de données par satellite. General Electric récupère cette pépite. Quand on sait les liens qui existent entre la NSA, les grands groupes américains pour écouter, lire, accéder aux données des ennemis, mais aussi des concurrents, fussent-ils alliés, on voit l'erreur stratégique à long terme que le gouvernement vient de commettre. Le ministère de la Défense a t il donné son avis?

[...]

 

 

Lire l’entretien

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:20
L'arsenal nucléaire US connaît des "problèmes récurrents" (Pentagone)

 

WASHINGTON, 14 novembre - RIA Novosti

 

Une enquête intérieure menée au sein de l'armée américaine a révélé des "problèmes récurrents" des forces nucléaires stratégiques des Etats-Unis, susceptibles de saper la "sécurité et l'efficacité" de la dissuasion nucléaire US, rapporte vendredi le Pentagone.

 

"Une enquête intérieure a révélé des problèmes récurrents du potentiel nucléaire", lit-on dans le communiqué.

 

Auparavant, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a demandé "plusieurs milliards de dollars" à une réforme des forces nucléaires dans les cinq années à venir.

 

"L'arsenal nucléaire connaît des problèmes récurrents qui, s'ils ne sont pas traités, risquent de saper la sécurité et l'efficacité de la dissuasion nucléaire des Etats-Unis", a prévenu M.Hagel.

 

Après avoir visité toutes les bases des forces nucléaires et interrogé plus d'un millier d'officiers américains, la commission du Pentagone en est venue à la conclusion que les problèmes affectaient plusieurs secteurs, dont le personnel et les investissements.

 

Une autre enquête, indépendante du Pentagone, a fait des conclusions similaires, y compris que le vieillissement des équipements et des sites militaires.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:55
Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)

 

30 Octobre 2014 Source : Préfecture maritime de l’Atlantique

 

Les 1er et 2 octobre 2014, un exercice national de sécurité nucléaire de grande ampleur s’est déroulé dans la base navale de Brest et ses quartiers environnants. Un enchaînement d’évènements techniques hautement improbables affectant la chaufferie nucléaire d'un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) en escale, a permis de tester la capacité des cellules de crises de la marine nationale, de la défense et des pouvoirs publics, à agir conjointement.

 

«Pour Exercice : Alerte incendie en tranche arrière». Le compartiment auxiliaire du SNA Saphir est en feu. Heureusement, aucune flamme réelle, seulement un nuage dense et opaque produit par un générateur de fumée. Malgré l’aguerrissement de l’équipage, l’intervention à l’intérieur du sous-marin demeure complexe. Soutenu par les marins-pompiers de la base navale, l’équipage parvient à éteindre l’incendie au bout d'une heure et demie d’une lutte opiniâtre. Le bilan est lourd : un marin décédé et quatre blessés.

 

Conformément au scénario de l’exercice, plusieurs avaries sont déclenchées dans l’environnement de la chaufferie nucléaire. « Fuite primaire confirmée » ! Les opérateurs de conduite engagent immédiatement la tactique de « ralliement vers un état sûr » maintes fois déroulées en plateforme d’entraînement, actionnant de façon méthodique et sereine les dispositifs de sécurité. Malheureusement, pour permettre le déroulement « inéluctable » du scénario de l’exercice (celui devant conduire à une situation d’urgence radiologique impliquant l’espace public, les parades activées et les contre-mesures mises en place s’avèrent inefficaces ou compromises. Une stratégie de sauvegarde ultime se met en place.

 

Conformément à l’organisation nationale de crise, le SNA et la base navale ont déclenché leurs plans d’urgence interne (PUI) pour permettre à toutes les équipes d’intervention ainsi qu’aux états-majors de crise de réagir avec la plus grande efficacité. Le PUI est un document cadre associé à chaque installation nucléaire de défense. L’organisation ainsi déployée pour ce type d’évènement a pour principaux objectifs de limiter les conséquences d’une situation d’urgence radiologique et permettre le ralliement vers un état sûr. La stratégie adoptée et la tactique mise en place  visent à protéger les populations riveraines, les acteurs de la crise ainsi que l’environnement et si possible, à recouvrer à terme le patrimoine. Lorsque les effets de l’incident risquent de dépasser l’enceinte militaire, l’autorité militaire propose au préfet de département d’activer son plan particulier d’intervention destiné à assurer la protection de la population.

 

Sur le terrain, plusieurs marins sont déclarés « radio contaminés » par les animateurs de l’exercice. Les victimes non blessées sont dirigées vers le centre de traitement et de décontamination sommaire (CTDS) où elles sont prises en charge par le personnel du service de surveillance radiologique formé à la décontamination. Les blessés légers sont soignés par le personnel du service de santé des armées au poste d’accueil des blessés radio contaminés (PABRC). Les blessés plus gravement atteints dont le pronostic vital est engagé, sont transportés sans délai vers les plateformes hospitalières spécialisées : le CHU de la Cavale Blanche ou l’hôpital d’instruction des armées de Brest.

 

Au poste de commandement et de direction locale (situé au centre de traitement de crise de la préfecture maritime de l’Atlantique), l'autorité militaire territoriale a la responsabilité de définir, en étroite concertation avec les échelons nationaux et les pouvoirs publics, les orientations stratégiques visant à garantir la protection des personnes présentes sur le site et à limiter les conséquences de l'accident. En tant que commandant d'arrondissement maritime, le  vice-amiral d'escadre Emmanuel de Oliveira assume cette responsabilité. Il est entouré d'une équipe de spécialistes de la gestion de crise nucléaire, composée principalement d’atomiciens, de radioprotectionnistes et de médecins. Les évaluations environnementales et les premiers diagnostics techniques conduisent à envisager, dans le cas le plus défavorable, un risque de rejet dans l'atmosphère d'éléments radioactifs à échéance d’une vingtaine d'heures.

 

Devant ce risque et en vertu du principe de prévention, les autorités militaires proposent au préfet du Finistère d’activer les mesures opérationnelles du Plan Particulier d'Intervention : le PPI. Ce plan, qui s’inscrit dans la logique du plan ORSEC, définit l’organisation et l’intervention des secours pour assurer la sauvegarde des populations et la protection de l’environnement en cas d’accident à caractère radiologique dont les conséquences s’étendraient à l’extérieur des installations nucléaires de défense.

 

Le deuxième jour de l’exercice, à 9h30, sur ordre du préfet, le PPI est déclenché de manière préventive. Un signal sonore d’alerte (de 3 fois 1 minute et 41 secondes, soit près de 5 minutes) est diffusé par les sirènes d’alerte dans les quartiers riverains de la base navale. Une partie de la population brestoise est invitée à se mettre à l’abri. Il s’agit surtout d’une action pédagogique visant à rappeler des consignes simples mais efficaces en cas d’accident à caractère radiologique. Peu après, une école primaire et ses 200 enfants sont évacués méthodiquement et dans le calme  vers un autre établissement scolaire hors du périmètre potentiellement impacté par les hypothétiques dépôts d’éléments radioactifs. Cette dernière simulation permet d’impliquer l’éducation nationale, les services d’ordre et de secours brestois.

 

Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)Exercice national de sécurité nucléaire à Brest (video)

 

L’exercice baptisé « PPI Brest 2014 » touche déjà à sa fin. Une conférence de presse commune avec la sous-préfecture de Brest et la préfecture maritime est organisée pour répondre à la pression médiatique simulée. Elle illustre, à chaud, la capacité des services de l’état, qu'ils soient civils ou militaires, à agir conjointement en cas d’événement nucléaire. Il reste maintenant, à tirer les enseignements d'un tel exercice qui seront mis à profit pour améliorer l’efficacité des procédures mises en place dans la gestion d’une telle crise.

 

L’exercice « PPI Brest 2014 » s'inscrit dans la politique d’exercices nationaux visant à vérifier l’aptitude des exploitants nucléaires civils et militaires et des pouvoirs publics, à prévenir toutes les formes de risques pouvant peser sur les personnes et l’environnement, et à intervenir si besoin.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:55
Quand le ministère de la Défense prépare son grand retour à Mururoa

Les équipements de surveillance de l'atoll de Mururoa vont faire l'objet d'une modernisation en 2015.

 

06/10/2014 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense lancera au printemps 2015 les travaux pour la construction d'une base de vie, qui accueillera 250 personnes environ sur l'atoll de Mururoa. Il sera chargé de moderniser le système de surveillance radiologique et géomécanique de l'atoll.

 

Le retour des militaires et surtout des scientifiques du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) à Mururoa se rapproche: au printemps 2015, très vraisemblablement début mai, selon nos informations. C'est à cette période que le ministère de la Défense lancera les travaux pour la construction d'une base de vie, qui accueillera  250 personnes environ, sur l'atoll de Mururoa. Car l'économat des armées (EdA) va lancer une opération de rénovation majeure du système de surveillance géomécanique (Telsite 2), chargé de surveiller notamment l'activité sismique de l'atoll. En outre, le ministère va construire une zone logistique et sécuriser les quais et certains bâtiments. Un projet estimé, selon nos informations, à une cinquantaine de millions d'euros.

La durée de vie de l'actuel système de surveillance continue Telsite, mis en service début 1997, avait été estimée à une dizaine d'années. Une refonte partielle du système a été entreprise et réalisée en octobre 2005. Celle-ci a concerné une partie des segments d'acquisition et de transmission du système, ainsi que le remplacement des capteurs de surface GPS. Depuis, le système rénové permet la transmission en temps réel des signaux de l'ensemble des stations sismiques en cas d'évènement, ainsi que ceux des capteurs de submersion. Cette rénovation n'a cependant concerné que les installations de surface, et une modernisation des équipements en profondeur (câbles implantés en forages inclinés latéraux -FIL-, géophones et inclinomètres) apparaît aussi nécessaire. D'autant que l'environnement sur l'atoll est très corrosif (sel marin).

 

Le risque dit "à 90 secondes"

Cette modernisation permettra d'assurer leur pérennité pour une durée d'une quinzaine d'années grâce à des équipements prenant en compte les dernières avancées technologiques. Le système doit être à même d'assurer ses missions 24 heures sur 24. Il faut donc qu'il y ait en permanence un certain nombre de stations sismiques (5 stations, dont au moins 2 en zone nord) en état. Car la première mission du système Telsite est de couvrir le risque dit "à 90 secondes", c'est-à-dire le risque créé par le déferlement d'une vague qui aurait été générée par l'effondrement soudain d'un pan de falaise corallienne.

Un tel effondrement - peu probable - s'accompagne de vibrations qui sont enregistrées par les capteurs sismiques installés sur le pourtour de l'atoll. Entre le moment où ces vibrations sont enregistrées et celui où une vague pourrait se former, il s'écoule un temps suffisant pour que les personnes exposées puissent se mettre à l'abri. Dans cette éventualité, Telsite est conçu pour envoyer automatiquement une alerte en direction des personnes présentes sur site et vers les géophysiciens du Département analyse, surveillance, environnement (DASE) du CEA en métropole.

 

179 expérimentations nucléaires à Mururoa

La France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines, sur l'atoll de Mururoa, dans l'archipel des Tuamotu. Depuis la fin des essais, l'État a procédé à une réhabilitation environnementale, et poursuivi la surveillance radiologique et géomécanique de Mururoa. Ainsi, la France a maintenu une surveillance radiologique, montrant son engagement de ne pas abandonner les sites tant au plan sanitaire qu'au plan environnemental.

Dans ce cadre, le ministère de la Défense a créé un organisme chargé de cette mission : le Département de suivi des centres d'expérimentations nucléaires (DSCEN), qui relève de la Direction générale pour l'armement (DGA), ainsi que le délégué à la sûreté nucléaire de défense (DSND) qui est l'autorité de sûreté pour ces sites. Un guide de surveillance radiologique des sites a même été présenté à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui en a souligné la pertinence.

 

Surveillance radiologique

La surveillance radiologique, mise en place dès 1998, se décompose en deux volets : une surveillance continue, tout au long de l'année, comprenant un recueil quotidien des aérosols atmosphériques ainsi qu'un recueil des doses intégrées à l'aide de dosimètres, et une campagne annuelle de prélèvements concernant les trois écosystèmes de l'environnement des sites : le milieu terrestre, le lagon et l'océan (dans la limite des 12 milles nautiques des eaux territoriales).

La maintenance préventive élémentaire est assurée par le personnel militaire encore présent à Mururoa. En revanche, les maintenances préventives et curatives de premier et deuxième niveau sont assurées par du personnel du Département analyse, surveillance, environnement du CEA (en provenance soit de l'antenne DASE de Tahiti, soit de métropole), avec assistance logistique des armées sur site.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 17:20
Les Américains prévoient des ogives nucléaires pour détruire les astéroïdes menaçant la Terre

 

4 octobre 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

On nage en plein film de science-fiction: certaines ogives nucléaires américaines, qui devaient être démontées l’année prochaine, verront leur vie utile prolongée et pourraient servir dorénavant à défendre la Terre contre les «astéroïdes tueurs», rapportait le très sérieux quotidien économique et financier américain Wall Street Journal.

 

Cette information se retrouvait un peu perdue au milieu d’un rapport touffu de 67 pages du Government Accountability Office (GAO), l’organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès des États-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral américain, dit le quotidien.

Le rapport, intitulé «Nuclear Weapons, Actions Needed by NNSA to Clarify Dismantlement Performance Goal» portait sur le programme de la National Nuclear Security Administration, qui gère l’arsenal d’armes atomiques des États-Unis, pour démanteler l’arsenal nucléaire américain.

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 12:40
La Russie et les USA atteignent l'équilibre nucléaire

Vedomosti photo RIA Novosti. Ilia Pytalev

 

MOSCOU, 3 octobre - RIA Novosti

 

Pour la première fois depuis le début du XXIe siècle, les Forces nucléaires stratégiques russes disposent d'autant de vecteurs et d'ogives nucléaires que les USA, écrit vendredi le quotidien Vedomosti.

Tel fut le constat du département d’État américain au cours de l'échange de renseignements avec la Russie sur les armements stratégiques, le 1er septembre.

Cet échange d'informations est prévu par le traité russo-américain de réduction des armes stratégiques (START 3) signé à Prague en 2011. Conformément à ce texte, les vecteurs stratégiques déployés – les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), les bombardiers stratégiques et les missiles balistiques intercontinentaux à silo, les vecteurs non déployés (par exemple, les SNLE qui ne sont pas dotés de missiles en ce moment) et les ogives sur les vecteurs déployés – sont comptablisés à part.

Selon Pavel Podvig, chef du projet Armement nucléaire russe, l'augmentation du nombre de munitions et de vecteurs dans les deux catégories s'explique par l'arrivée, ces dernières années dans la marine russe, de sous-marins du nouveau projet 955 dotés de nouveaux missiles Boulava avec plusieurs ogives. Fin 2013, la marine a mis en service le deuxième sous-marin de cette classe Alexandre Nevski: chacun de ses 16 missiles est considéré comme un vecteur d'après le START et embarque six ogives, comme prévu. De plus, le missile intercontinental Topol-M, avec une seule ogive, n'est plus en service. À sa place est déployé le missile Iars muni de trois ogives, explique l'expert. Selon lui, d'ici 2018, quand les restrictions prévues par le START 3 entreront en vigueur, une parité approximative sera maintenue entre les forces stratégiques russes et américaines, alors que dans les années 2000 on assistait à une réduction des forces stratégiques plus rapide par rapport aux USA car les vecteurs obsolètes étaient retirés du service plus rapidement en Russie. Dans le même temps, il ne faut pas surestimer cette arrivée formelle à une parité, selon Pavel Podvig: "Les règles de prise en compte dans le cadre du START 3 sont telles qu'en cas de l'envoi d'un SNLE en maintenance et de son désarmement il ne serait plus considéré comme un vecteur déployé. Les États-Unis ont déjà utilisé cette méthode par le passé pour réduire provisoirement le nombre de vecteurs et d'ogives déclarés".

Selon un ancien responsable du ministère russe de la Défense, un autre facteur explique cette égalisation du nombre d'ogives russes et américaines: le rythme de retrait du service des missiles Topol s'est réduit, mais ces missiles seront de toute façon retirés et d'ici 2018 les USA auront de nouveau un certain avantage en termes d'ogives.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 16:20
Nuclear Sortie

 

9/30/2014 Strategy Page

 

An unarmed AGM-86B Air-Launched Cruise Missile is released from a B-52H Stratofortress Sept. 22, 2014, over the Utah Test and Training Range during a Nuclear Weapons System Evaluation Program sortie. Conducted by Airmen from the 2nd Bomb Wing, Barksdale Air Force Base, La., the launch was part of an end-to-end operational evaluation of 8th Air Force and Task Force 204Â’s ability to pull an ALCM from storage, load it aboard an aircraft, execute a simulated combat mission tasking and successfully deliver the weapon from the aircraft to its final target. (U.S. Air Force photo/Staff Sgt. Roidan Carlson)

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:40
R-36M2 SS-18

R-36M2 SS-18

 

23.09.2014 Natalia Kovalenko La Voix de la Russie

 

Vers 2020, la Russie aura entièrement renouvelé l'armement des forces stratégiques nucléaires, a déclaré le vice Premier ministre Dmitri Rogozine en charge du complexe militaro-industriel du pays. C'est nécessaire pour l'exécution du but principal – la création en Russie de l'armée professionnelle, compacte et mobile qui pourra résoudre efficacement les tâches sur n'importe quel théâtre d’hostilités.

 

Le programme du réarmement de l'armée, adopté dans le cadre de la réforme militaire russe, est réalisé suivant des rythmes accélérés. Comme le vice Premier ministre Dmitri Rogozine l’a communiqué, vers 2020, la Russie aura renouvelé l'armement des forces stratégiques nucléaires non à 70 %, comme il était supposé, mais à 100%. De plus, on mise non sur la quantité, mais sur les qualités principalement nouvelles des armes qui permettront d'augmenter la capacité défensive du pays sur fond de la réduction des effectifs, a indiqué Dmitri Rogozine.

 

« Il ne faut pas avoir beaucoup d’armes. A quoi bon créer une montagne d’armes et ensuite ne pas comprendre que faire avec, comme c’était le cas en URSS ? Mais nous devons créer une armée compacte pour qu'elle puisse être transférée vers n'importe quel théâtre d’hostilités. Nous avons un pays immense, le plus grand du monde et la population est assez petite – comme celle de la France et de l'Allemagne prises ensemble. C'est pourquoi, notre tâche est de créer une arme qui permettra à chaque soldat et à officier d’en remplacer cinq au combat. En outre, l'arme doit être capable de permettre aux soldats de ne pas se trouver sous le feu. »

 

Pour le rééquipement de l'armée, l'État a octroyé une grosse somme d'argent. Rien qu’en 2014, les dépenses du ministère de la Défense feront 2,3 trillions des roubles (60 milliards de dollars). Un rouble sur cinq sert à moderniser le bouclier antimissile de la Russie, affirme le commentateur militaire, le colonel en retraite Victor Litovkine.

 

« Aujourd'hui, les nouveaux croiseurs stratégiques sous-marins de la classe de Iouri Dolgorouki entrent en service. Il y aura 8 croiseurs pareils au total. Sur chacun d’eux, il y aura 16 missiles Boulava avec 6 ogives nucléaires. Au total, aujourd'hui, nous comptons 423 missiles stratégiques avec 1494 ogives nucléaires. Et comme d’après le Traité de Prague sur la réduction des armements stratégiques offensifs, nous devons avoir 700 missiles montées et encore 100 en stocks et 1550 ogives sur eux, il est clair que nous n'avons pas d’objectif de réduire les forces stratégiques nucléaires. »

 

Mais il est nécessaire de les moderniser. Par exemple, le missile balistique intercontinental légendaire Voïvode (selon la classification de l'OTAN – Satan) peut rester en service jusqu'à 2026. Les délais du service des missiles Sotka (d’après la classification occidentale - SS-19 Stiletto) touchent à leur fin. Pour les remplacer, on élabore en Russie le nouveau missile lourd au combustible liquide ICMB Sarmat, plus performant que Voïvode. Les missiles RC-24 Iars au combustible solide remplaceront les Sotkas. D’ici à la fin de l’année, trois divisions les recevront. L'arme moderne, y compris nucléaire, un produit des technologies de pointe, aidera à augmenter la capacité défensive de l’armée, ce qui correspond aux objectifs de la réforme militaire en Russie en général.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 11:30
Is the silence over Israeli nukes doing more harm than good?

Is the silence over Israeli nukes doing more harm than good?

 

Sep 16 2014, Douglas Birch and R. Jeffrey Smith - theatlantic.com

 

Israel has a substantial arsenal of nuclear weapons.

 

Former CIA Director Robert Gates said so during his 2006 Senate confirmation hearings for secretary of defense, when he noted—while serving as a university president—that Iran is surrounded by “powers with nuclear weapons,” including “the Israelis to the west.” Former President Jimmy Carter said so in 2008 and again this year, in interviews and speeches in which he pegged the number of Israel’s nuclear warheads at 150 to around 300. But due to a quirk of federal secrecy rules, such remarks generally cannot be made even now by those who work for the U.S. government and hold active security clearances. In fact, U.S. officials, even those on Capitol Hill, are routinely admonished not to mention the existence of an Israeli nuclear arsenal and occasionally punished when they do so.

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:56
Le SNA Perle au large de La Réunion. photo Marine Nationale

Le SNA Perle au large de La Réunion. photo Marine Nationale

 

15.09.2014 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

Aucune femme n'avait passé un mois dans un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) avant que la marine nationale ne m'en donne l'autorisation, au printemps 2014. Encore moins une journaliste, secret-défense oblige.

La curiosité m'avait piquée, à l'occasion d'un départ de patrouille à bord du Terrible depuis Brest. A la sortie de l'île Longue, il faut de longues heures aux sous-marins lanceurs d'engins pour dépasser le plateau continental et pouvoir plonger. Je n'avais pu passer qu'une petite nuit à bord, à peine seize heures inscrites dans le livret de plongée donné pour l'occasion aux visiteurs, avant un retour par hélicoptère.

J'avais touché du doigt la dissuasion nucléaire française, mais je n'avais rien rapporté de solide pour comprendre la partie humaine qui se joue à bord de ces machines de guerre. Que font ces marins soldats, à 300 mètres de fond ? Comment vit-on à bord de tels bateaux ? Qui sont-ils pour supporter ces conditions d'enfermement volontaire plusieurs mois par an ?

 

UNE OUVERTURE NÉCESSAIRE

Le monde clos des forces sous-marines vit très bien dans l'isolement. Par essence jaloux de son secret, il se pense à part dans les armées. La Force océanique stratégique compose une petite famille, élitiste : 3 500 personnes, dont 2 000 hommes naviguent. La communication vers l'extérieur tient peu de place dans cette culture. Mais la marine peine désormais à attirer des jeunes dans ces métiers, techniques, exigeants. Elle doit les faire connaître.

En outre, les sous-marins représentent l'investissement le plus lourd de la défense pour les prochaines années – il faut près de 10 milliards d'euros pour renouveler la flotte des sous-marins nucléaires d'attaque. Les militaires doivent démontrer aux décideurs politiques l'utilité stratégique de ces outils, en ces temps de disette budgétaire. L'ouverture devient nécessaire. Enfin, le ministère de la défense a décidé de féminiser les équipages de sous-marins, derniers bastions masculins, à partir de 2017.

L'accord donné pour embarquer, un mois, sur le SNA Perle, est passé au filtre de toute la hiérarchie militaire. J'ai été accueillie comme il se doit dans cet univers : avec une chaleureuse réserve. « Ça va être très dur », m'a avertie Stéphan Meunier, le commandant de l'escadrille des SNA à Toulon.

 

Retrouvez la totalité de cet article en édition abonnés, et suivez dans Le Monde, jusqu'au vendredi 19 septembre, la suite de cette plongée à bord du Perle, avant de découvrir, samedi 20 septembre, notre grand format « Un mois sous les mers », récit d'une journée type à bord d'un sous-marin nucléaire d'attaque.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:40
Missile Boulava - Photo Service de presse de la flotte Du nord

Missile Boulava - Photo Service de presse de la flotte Du nord

 

11 September 2014 naval-technology.com

 

Russia has successfully tested the new Bulava (SS-NX-32) intercontinental ballistic missile (ICBM) from the White Sea aboard the yet to be commissioned new-generation nuclear-powered Borei-class submarine, Vladimir Monomakh, Russian Defence Ministry spokesman Igor Konashenkov has said.

 

Conducted as part of the submarine's weapons and systems testing, the missile was launched from an underwater position and its warheads reached the Kura firing range in Kamchatka, Russian Far East.

"In October and November of this year, the naval fleet will carry out two more launches with two rocket cruisers equipped with ballistic missiles."

 

Russia Naval commander-in-chief admiral Viktor Chirkov was quoted by Interfax as saying: "In October and November of this year, the naval fleet will carry out two more launches with two rocket cruisers equipped with ballistic missiles."

 

The Moscow Institute of Thermal Technology-built Bulava missile, which has a range of more than 8,000km, is designed to replace the R-39UTTH Bark missile on-board the submarines and is capable of carrying up to ten MIRV warheads.

 

Russia has conducted about 20 Bulava tests; eight were successful; four partially successful and the rest were failures, including the one that was executed last September in the White Sea.

 

The latest test launch is aimed at making the ICBM R-30 Bulava a key nuclear warhead for ballistic missile submarines of the Borei-class, which would replace the Russian Navy's ageing Delta III, Delta IV and Typhoon classes.

 

The Vladimir Monomakh submarine is the third of eight vessels that are expected to be delivered to the navy by 2015.

 

The first in the class of the submarines, Yury Dolgoruky, was formally inducted into the service in January 2013, while the second vessel Alexander Nevsky was commissioned in late December 2013.

 

Knyaz Vladimir, the fourth submarine was laid down in 2012.

 

Recently, France had reportedly pulled out from its earlier plans to deliver two controversial Mistral-class warships to the Russian Navy next month, citing conditions for delivery as being 'not right' amid growing conflicts in Ukraine.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 16:40
La Russie perfectionne ses forces nucléaires stratégiques

 

05.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

La Russie continuera de perfectionner son potentiel nucléaire dans l'intérêt de sa sécurité. Le président de Russie Vladimir Poutine l'a déclaré pendant le forum des jeunes Séliguer-2014.

 

D'ici fin de l'année, trois régiments des Forces des fusées stratégiques de Russie (RVSN) seront dotés des systèmes de missiles Iars. Ce système de pointe de missiles intercontinentaux a été développé au XXI siècle sur la base du fameux Topol-M. Le missile détruit des cibles à une distance de 12 000 km, son lancement est possible à travers le nuage d'une explosion nucléaire et il est capable de surmonter les systèmes ABM existants et futurs.

 

Les Etats-Unis ont créé deux régions stratégiques de défense antimissile dans l'Alaska et en Californie. La Russie n'en a qu'une seule, dans la région de Moscou. Les Américains se proposent de mettre en place la troisième position de la défense antimissile en Europe. Pour ce faire, ils ont l'intention de déployer ses élements en Roumanie et en Pologne. Cependant le système ABM qui doit être installé en Europe n'aura pas une influence sérieuse sur l'efficacité des Forces des fusées stratégiques au combat, note le directeur du Centre d'études socio-politiques Vladimir Evseev :

 

« Ceci parce que la base de défense antimissile déployée à l'heure actuelle sur le territoire de la Roumanie est une version terrestre du système Aegis avec les missiles anti-missiles SM-3. Leur portée d'interception est limitée à 1000 km. C'est pourquoi il est difficile d'imaginer la situation dans laquelle les missiles balilstiques intercontinentaux de la RVSN puissent être interceptés depuis la base de Roumanie ».

 

La base prévue pour la Pologne sera dotée de missiles anti-missiles plus sophistiqués, pourtant leur développement n'est pas achevé à l'heure actuelle. Voilà pourquoi ce deux bases ne représentent pas une menace notable pour la Russie. Un plus grand danger vient des vecteurs navalisés équipés de missiles anti-missiles SM-3. Il s'agit des destroyers et croiseurs qui peuvent entrer dans la mer Noire, ainsi que dans les mers du Nord, la mer de Barents comprise, poursuit Vladimir Evseev :

 

«En puissance, ils pourraient intercepter les missiles balistiques lancés depuis des sous-marins russes. La Russie est obligée d'y faire face étant donné qu'un tel danger existe et qu'il y a augmentation de l'activité des sous-marins des pays de l'OTAN, des Etats-Unis surtour, dans les mers nordiques. Cette réaction de la Russie se traduit notamment par le renforcement de ses systèmes de défense anti-sous-marins ».

 

De fait, le processus de perfectionnement des Forces des fusées stratégiques ne s'interromp pas. En 2014, un système automatisé de commandement de cinquième génération sera soumis aux essais d'Etat. Cela permettra de commencer, à partir de 2016, à l'installer sur les systèmes de missiles stratégiques du futur. Toutes les composantes électroniques de ce nouveau système sont de fabrication russe

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:55
Cérémonie des 50 ans des FAS: date avancée

 

14/08/2014 Armée de l'air

 

La cérémonie commémorative célébrant le cinquantenaire de la création des forces aériennes stratégiques (FAS), prévue initialement le 17 octobre 2014, a été avancée au vendredi 3 octobre pour des raisons protocolaires.

 

Organisé sur la base aérienne 125 d’Istres, cet événement marquera également les 50 ans de la première prise d’alerte de la dissuasion nucléaire, le 8 octobre 1964.

 

Anciens des FAS, en service actif, réserviste ou en retraite, faites-vous connaître! Les pré-inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er septembre 2014 sur le site Internet de l’association nationale des forces aériennes stratégiques (ANFAS) www.anfas.fr

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 11:35
US prepared to increase pressure on N. Korea: Kerry

 

Aug 12, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

Sydney - US Secretary of State John Kerry said Tuesday he was prepared to improve relations with North Korea, but warned of further pressure and isolation if it chose the path of confrontation.

 

Kerry, in Sydney for joint security talks with his Australian counterpart Julie Bishop, said both sides had discussed hopes for a peaceful move towards a denuclearised Korean peninsula.

 

"The United States, I want to make this clear, is absolutely prepared to improve relations with North Korea if North Korea will honour its international obligations. It's that simple," he said.

 

"But make no mistake, we are also prepared to increase pressure, including through strong sanctions and further isolation, if North Korea chooses the path of confrontation."

 

Last month, a top-ranking North Korean military official threatened a nuclear strike on the White House and Pentagon after accusing Washington of raising military tensions on the peninsula.

 

"If the US imperialists threaten our sovereignty and survival... our troops will fire our nuclear-armed rockets at the White House and the Pentagon -- the sources of all evil," Hwang Pyong-So, director of the military's General Political Bureau, said in a speech.

 

Hwang, who holds the rank of vice marshal in the Korean People's Army, said a recent series of South Korea-US military drills, one of which included the deployment of a nuclear-powered US aircraft carrier, had ramped up tensions.

 

The UN Security Council last month condemned North Korea for recently launching a series of short-range ballistic missiles.

 

The North often test-fires missiles and rockets into the sea as a show of force or to express anger at perceived provocations, but the frequency of recent tests has been unusual.

 

UN resolutions bar North Korea from conducting any launches using ballistic missile technology. The North has defended the launches as a legitimate exercise in self-defence and a response to US war manoeuvres.

 

Already under crippling sanctions since 2006, Pyongyang was hit by fresh UN punitive measures in March 2013 over its third nuclear test.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:55
Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Pour le chef d'état-major de la marine, la dissuasion nucléaire doit être crédible et pour l'être, la permanence à la mer est indispensable. (photo Marine Nationale - Armée de l'Air)

 

7 juillet 2014 Catherine Magueur - LeTelegramme

 

Quel avenir pour la bombe ? Il n'y a jamais eu de débat contradictoire sur la dissuasion nucléaire, alors que l'arme nucléaire existe en France depuis plus de 50 ans ! La Commission de la défense a auditionné des « pro » et des « anti ». De l'inédit. Le Télégramme a pu se procurer la copie.

 

Les écologistes avaient déposé un amendement exigeant la suppression de la dissuasion nucléaire lors de débats sur la loi de programmation militaire. Il a - sans surprise - été rejeté mais a révélé une demande de débat contradictoire. La présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam, a décidé de lancer une série d'auditions qui touchent à tous les aspects de la dissuasion nucléaire. Le résultat ? Un recueil que chacun pourra consulter dès aujourd'hui. Passionnant. Ce que l'on peut entendre : la guerre froide est loin, les citoyens ne voient pas de menaces qui nécessiteraient l'utilisation de la bombe. De plus, la dissuasion - un gros budget - fait des envieux, dans le contexte de rigueur.

 

« Un outil cohérent »

 

Qu'en est-il ? « Nous disposons d'un outil adapté cohérent et optimisé », a déclaré Pierre de Villiers, le chef d'état-major des armées. « La dissuasion nucléaire est aussi pertinente au XXIe siècle, qu'elle l'a été au XXe », assure-t-il. Les deux composantes (aérienne et océanique) sont, selon lui, complémentaires. Abandon de la dissuasion, suppression d'une composante pour faire des économies : le général de Villiers est persuadé que cela ne profiterait pas à l'armement conventionnel.

 

Cinq euros par mois et par Français

 

L'amiral Rogel, chef d'état-major de la marine est clair : la dissuasion est une stratégie politique avant d'être un outil militaire. Une chose est sûre selon lui : la dissuasion doit être crédible. « Si elle ne l'est pas, elle ne dissuade pas », dit l'amiral. Pour bien dissuader, il faut la permanence à la mer, ce qui signifie au moins quatre SNLE. L'amiral Rogel donne un calcul « simpliste mais nécessaire » : « Si l'on ramène le coût annuel de l'agrégat nucléaire, qui est de 3,5 milliards d'euros, au nombre de notre population, le coût de la dissuasion est de cinq euros par mois et par Français. Est ce trop cher pour notre sécurité ? ». De l'inédit encore : la commission a auditionné les aumôniers en chef des armées, un rabbin, un imam, un pasteur, un évêque. Selon eux, cette arme « qui tue sans distinction » doit rester « hors normes ». Un ancien militaire, ancien pilote de chasse et pro-nucléaire pendant la guerre froide, a changé de fusil d'épaule : le général Bernard Norlain se fait le chantre d'un désarmement nucléaire « général - multilatéral, progressif et contrôlé ».

 

Un « obstacle à la paix »

 

Jean-Marie Collin, auteur de « Arrêtez la bombe » s'interroge : « Pourquoi le débat est-il bloqué ? Quelles sont les économies possibles et l'utilité des armes nucléaires ? Qu'en est-il de l'obligation du désarmement et de l'élimination de ces armes ? ». La France qui a signé le TNP, le Traité de non-prolifération, « ne respecte pas, dit-il, ses engagements ». En fait, selon lui, « l'arme nucléaire est un obstacle à la construction d'un véritable monde de paix ». Le recueil des auditions ne présente ni synthèse, ni conclusions. Un seul constat : celui de la présidente, qui dans l'avant-propos souligne que « le monde d'aujourd'hui n'est pas moins dangereux ni moins incertain que celui d'hier » et que « la vocation de notre outil de dissuasion demeure ». Le débat est lancé.

Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Note RP Defense : débat lancé quand les écologistes étaient encore au gouvernement. L'audition des représentants religieux à l'Assemblée Nationale doit [beaucoup] s'expliquer par l'influence du mouvement anti-nucléaire [protestant- anglo-saxon ?]. Curieusement, la menace est restée la même, loin de l'Est, mais plus proche de l'Europe. Quant au renégat macaronné ....il a sans doute le syndrome qui permet d'oublier les Pershing et les SS-20. Nul doute qu'il en restera quelques un(e)s (dont RP Defense) pour pour démontrer que l'indépendance du M-51 et de l'ASMP vaut mieux que l'asservissement du Trident.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 16:55
Exercice de sécurité nucléaire à Istres

 

26/06/2014 Cne François Nolot - Armée de l'air

 

L’exercice de sécurité nucléaire Airnuc s’est déroulé les 17 et 18 juin 2014 sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône). De niveau 4 à dominante «sécurité civile», Airnuc a eu pour principal objectif de tester la coordination interministérielle tant au niveau local que national.

 

Cet exercice annuel a mobilisé de nombreux acteurs de la base aérienne à vocation nucléaire (BAVN) istréenne. Les militaires mobilisés pour l’occasion ont pu tester les procédures mises en œuvre par les différents intervenants. Le scénario 2014 impliquait l’armée de l’air et les pouvoirs publics chargés de la protection de la population. Pour accentuer le réalisme, un magasin de bricolage situé à proximité de la base aérienne 125 et une école primaire ont participé à l’exercice. Les élèves sont restés confinés dans leurs classes, suivant les consignes données par leurs instituteurs jusqu’à la fin de l’alerte. 

 

Lors de la gestion de crise, les toutes premières heures sont primordiales en termes de communication. La cellule de gestion de l’information de la base a tourné à plein régime, répondant aux pressions médiatiques et sociétales (riverains, familles de militaires). Une conférence de presse menée par le directeur de cabinet du préfet et par l’autorité militaire, le général Jean-Jacques Borel, a ainsi permis aux journalistes de mieux comprendre la situation. La suite d’Airnuc  fut consacrée à traiter la phase post-accidentelle (restauration de la zone, prise en compte des conséquences pour l’environnement).

A l’aube des 50 ans des forces aériennes stratégiques (FAS), aucune situation d’urgence radiologique n’a été rencontrée sur les BAVN depuis la première prise d’alerte nucléaire en octobre 1964. Conduite 24h/24 et 7j/7 par l’armée de l’air, la mission de dissuasion est une action conjuguée de tous les aviateurs. Elle garantit la sécurité nucléaire sur tous les sites sensibles répertoriés, grâce aux entraînements réalistes proposés, notamment par les exercices Airnuc.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 21:55
L'entrée de l'Etat dans le capital d'Alstom valide l'offre de GE

 

23 juin 2014 par  Pascal Coutance - electroniques.biz

 

Ce week-end, un accord signé avec le groupe Bouygues permettra à l'Etat français de devenir le principal actionnaire d'Alstom à hauteur de 20% de son capital. Cet accord valide du même coup le rachat de l'activité Energie du groupe français par le géant américain General Electric et permet au gouvernement de "contrôler" cette activité jugée stratégique.

 

Ce weed-end, le groupe Bouygues et l'Etat français ont signé un accord qui permettra à ce dernier de devenir le principal actionnaire d'Alstom qui détiendra 20% de son capital. Par ailleurs, l'accord prévoit que Bouygues cède également à l'Etat son droit de vote au conseil d'administration, et cela sans attendre le rachat d'actions.

 

Grâce à cet accord signé après d'âpres négociations, c'est du même coup le rachat de l'activité Energie d'Alstom par le géant américain General Electric qui s'en trouve validé, le gouvernement français étant finalement favorable à l'offre de GE à condition justement de prendre part au capital du groupe français.

 

L'accord semble avoir les faveurs des quatre acteurs de cette saga politico-industrielle puisque chacun y trouve son compte : Bouygues n'a pas bradé ses actions Alstom malgré l'insistance du gouvernement (l'Etat se donne 20 mois pour procéder à ce rachat d'actions auprès de Bouygues ou sur le marché) ; Alstom voit le projet auquel il a toujours été favorable se concrétiser ; GE met la main sur l'activité Energie d'Alstom sans surenchérir ; l'Etat français garde un certain contrôle sur cette activité jugée sensible en entrant au capital d'Alstom.

 

Par ailleurs, hier, à la télévision, Arnaud Montebourd a assuré que les 27 sites français seront préservés et que 1000 emplois seront créer d'ici à trois ans.

A suivre donc...

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 12:35
Asia’s Coming Nuclear Arms Race

 

18 June 2014 By Zachary Keck
 
The introduction of MIRVed missiles in Asia is likely to prompt a major nuclear arms races in the region.
 
I’ve said it before and I’ll say it again: the future of nuclear weapons is Asia, not the Middle East.
The Pacific Realist outlines one reason for this conviction in an article in the Bulletin of Atomic Scientists on Tuesday. The piece argues that the U.S., Russia, China, India and Pakistan should negotiate a ban on land-based multiple independently targetable re-entry vehicle (MIRV) ballistic missiles. Currently, the U.S. and Russia both deploy such missiles, and Beijing and New Delhi are both intent on acquiring them.
Should they succeed in this endeavor, there is likely to be a nuclear arms race in Asia among China, India and Pakistan, which could very quickly spread to Russia and the United States. MIRVed missiles are highly destabilizing because they put a premium on striking first. Because MIRVed missiles can strike multiple targets at once, and concentrate multiple warheads on single targets, they increase the danger that a nuclear armed power will have its nuclear arsenal destroyed by a surprise first strike. In addition, possessors of MIRVed missiles need more nuclear warheads in order to arm their MIRVs. 
 
Read the full story at The Diplomat
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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 07:20
Nucléaire: le point sur le monde avec le SIPRI et sur la France avec Ph. Wodka-Gallien

 

16.06.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de défense

 

Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) a diffusé ce matin ses données annuelles sur les forces nucléaires (voir le communiqué de presse ici). Les données montrent que, bien que le nombre total d'armes nucléaires dans le monde continue de baisser, aucun des États dotés d'armes nucléaires n'est prêt à abandonner ses arsenaux dans un avenir prévisible. Début 2014, neuf États — États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord — possédaient près de 4 000 armes nucléaires opérationnelles. Si toutes les ogives nucléaires étaient comptabilisées, l’ensemble de ces États posséderaient un total d'environ 16 300 armes nucléaires contre 17 270 début 2013 (le détail des données est à voir ici).

Selon le SIPRI, la France dispose de 300 ogives (un chiffre stable). Ces chiffres me donnent l'occasion de dire un mot du récent ouvrage de Philippe Wodka-Gallien (auteur du Dictionnaire de la dissuasion, paru chez Marines éditions).

 

 

Nucléaire: le point sur le monde avec le SIPRI et sur la France avec Ph. Wodka-Gallien

 

L'essai de Philippe Wodka-Gallien est intitulé Essai nucléaire. la force de frappe française au XXIe siècle: défis, ambitions et stratégie; il a été publié chez Lavauzelle (23,60 €, 220 pages).

Conçu durant la guerre froide, l'arsenal nucléaire français sert-il encore à quelque chose? La force nucléaire remet elle en cause l'équipement des forces conventionnelles ? Qu'en est-il des perspectives de désarmement ? Le petit livre du responsable des relations Presse de Sagem (qui n'imagine pas un seul instant qu'un responsable politique français puisse décider de remettre en cause cet acquis stratégique, politique et militaire) répond à ces interrogations.

Si cet ouvrage est destiné "au citoyen qui cherche à mieux comprendre l'ambition nucléaire militaire française", le ton de l'auteur est souvent celui du plaidoyer en faveur de la dissuasion. Mais l'angle choisi remet bien en perspective les fondements d'une politique de défense fondée sur la dissuasion : politiques, militaires, technologiques, industriels, voire culturels.

Le verdict est clair : la dissuasion à la française (avec un "format de stricte suffisance") se présente comme un réducteur d'incertitudes. Elle projette le concept français de défense loin dans l'avenir, compte-tenu d'un environnement international instable qui renoue avec les logiques de puissance et de course aux armements.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 11:30
NRS n°9 : Vers une nouvelle posture nucléaire israélienne?

 

13/06/2014  IRSEM

 

La publication d'un article par un think tank israélien (le BESA), proche du Premier ministre israélien, qui recommande expressément qu’Israël sorte de l’ambiguïté pour s’affirmer ouvertement en tant que puissance militaire dotée de l’arme nucléaire, devrait faire date. La publication de cet article survient dans un contexte géopolitique régional très incertain. 

 

Numéro 9 - 2014
Vers une nouvelle posture nucléaire israélienne?
Auteur : Pierre RAZOUX

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:30
Les centrifugeuses, pierre d'achoppement entre l'Iran et les Six (Fabius)

 

PARIS, 10 juin - RIA Novosti

 

Le nombre de centrifugeuses utilisé par l'Iran pour l'enrichissement d'uranium demeure la pierre d'achoppement dans les négociations entre Téhéran et les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

"Nous butons encore sur un point absolument majeur qui est le nombre de ce qu'on appelle centrifugeuses", a déclaré le ministre sur la radio France Inter.

 

Le nouveau round des négociations entre l'Iran et les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) doit débuter le 16 juin à Genève. Selon le chef de la diplomatie française, le refus de Téhéran de réduire le nombre de ses centrifugeuses atteste que la République islamique ne veut pas renoncer à créer l'arme nucléaire.

 

"Nous, nous disons: il faut quelques centaines de centrifugeuses. Et en ce moment, les Iraniens sont sur la position de nous dire: nous en voulons des centaines de milliers. Donc, on n'est pas du tout dans le même cas […] Ça ne sert à rien d'avoir des centaines de milliers de centrifugeuses si on ne veut pas aller vers la bombe atomique", a conclu le ministre français.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:56
Dissuasion nucléaire : pourquoi l'essai d'un missile M51 s'est terminé par un échec

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant

 

30/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement pointe des insuffisances graves dans la maîtrise de la qualité des industriels de la filière missile balistique pour expliquer l'échec de l'essai du M51 en mai 2013. Au-delà, les réductions d'effectifs et de budgets pourraient être très préjudiciables à cette filière de très haute technologie.

 

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant. Ce tir avait pour objectif de qualifier le couple formé par le M51 et ce sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE). Ce missile a connu "un fonctionnement erratique dès son lancement avant de se mettre en auto-sûreté et de se détruire après une trentaine de secondes de vol", a précisé le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale début mai. Un échec bien évidemment classé secret défense et qui est resté longtemps une affaire lavée dans la famille de la dissuasion française. Laurent Collet-Billon a bien voulu donner quelques explications à cet échec lors cette audition :

"Une commission d'enquête a recherché les causes de cette défaillance. L'intégralité des événements techniques enregistrés a été analysée par les experts les plus chevronnés de la DGA qui avaient à leur disposition la totalité des plans concernés. Nous estimons que la reconstitution opérée est fiable et permet d'apporter des mesures correctives efficaces. Elle a également mis en évidence des lacunes dans les plans qualité des industriels. Nous y remédierons, même si un nouveau dispositif est difficile à mettre en place compte tenu de la faible cadence de production des missiles".

 

Les industriels dans le collimateur

Un échec que la DGA impute clairement aux industriels de la filière en général, et à Airbus Space Systems, en particulier. Cet échec a donc provoqué le départ de quelques responsables du progamme M51 au sein d'Airbus Space Systems, selon nos informations. Seul point de satisfaction dans cette défaillance : "au moins avons-nous pu constater que le dispositif de sauvegarde, sinon le missile, a bien fonctionné", a souligné le Délégué général.

"La réappropriation des capacités d'ingénierie des systèmes complexes est en effet l'une des préoccupations de la DGA", a souligné Laurent Collet-Billon. Après l'échec du sixième tir expérimental du missile M51, la DGA a demandé "aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées".

Pour sa part, le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a relativisé cet échec en rappelant que "nous avons connu cinq succès et un échec - certes regrettable". Il estime donc que la crédibilité du missile, et donc de notre dissuasion nucléaire, n'est aucunement remise en question".

 

Des mesures correctives

Le patron des activités missiles balistiques au sein d'Airbus Defence and Space (ADS), Alain Charmeau, a rappelé lors d'une audition à l'Assemblée nationale mi-avril, que ADS avait "dégagé les ressources humaines nécessaires pour analyser très rapidement l'origine technique de l'échec du précédent essai, sans conséquences sur notre contribution à la posture de dissuasion ou à l'activité spatiale". Il a également rappelé la mise en service opérationnel du missile M51 et l'embarquement du premier lot de missiles sur le SNLE Le Terrible en 2010 "en respectant précisément les performances, le calendrier et les coûts prévus contractuellement".

Le rôle de la DGA, a-t-il expliqué, est "de vérifier que les maîtres d'œuvre n'imposent pas aux:PME des contrats qui les étrangleraient, notamment financièrement. Nous donnons aux maîtres d'œuvre une visibilité à l'horizon 2030 et au-delà ; nous voulons qu'ils procèdent de la même manière, dans une parfaite transparence, avec les entreprises sous-traitantes". Et de faire un tableau inquiétant de la situation sur la filière industrielle de la dissuasion, qui comprend plus de 450 industriels français, dont 140 fournisseurs directs et 40 maîtres d'œuvre de sous-systèmes, dont 25 % d'entre eux sont des PME ou TPE.:

"S'agissant de la maîtrise de l'ingénierie système, je me rends compte que, DGA exceptée, peu nombreux sont ceux qui maîtrisent la technique du missile balistique ; ce n'est pas sans poser problème. Les enquêteurs chevronnés qui ont analysé les causes de l'échec du tir d'essai de mai 2013 appellent à des efforts, à la fois dans le management et dans l'attention portée aux outils d'ingénierie système. Seule l'ingénierie système - et ses outils informatiques associés - nous permettront de gérer la complexité des interfaces et des évolutions successive des équipements, et d'assurer la démonstration de la sûreté nucléaire. La question intéresse le domaine civil, le fabricant du M51 étant aussi le constructeur des fusées Ariane".

 

Quelles explications à ce défaut de qualité ?

Peut-être faut-il chercher ce défaut de qualité dans la baisse continue du budget de la défense de ces dernières années. Pour tenir compte des perspectives économiques générales de la défense, Airbus Defence & Space a réalisé "des efforts importants pour réduire les coûts tout en améliorant en permanence la qualité de ses travaux", a expliqué Alain Charmeau. Mais avec moins peut-on toujours faire plus ? Pas sûr. "Airbus adapte fortement son outil industriel pour accompagner la baisse des crédits de développement tout en préservant au mieux les compétences clés", a-t-il souligné. Et d'avouer que "le seuil critique du maintien des compétences est aujourd'hui atteint".

Ainsi, "un travail conséquent a été mené avec la DGA au cours des deux dernières années pour permettre d'atteindre dans les prochaines années une baisse des coûts de 30 % pour le MCO (maintien en condition opérationnelle) du système d'arme, une baisse de plus de 20 % étant déjà acquise jusqu'en 2016, a-t-il précisé. Ce travail de réduction des coûts a aussi été réalisé sur les activités de production des missiles".

En outre, le patron d'Airbus Group, Tom Enders, demande quant à lui des réductions de coûts (pour atteindre les fameux 10 % d'EBIT) qui passent sur les trois prochaines années par "15 % de réductions des effectifs" de l'activité lanceurs et missiles balistiques qui intervient après une réduction de plus de la moitié de ses effectifs depuis une dizaine d'années. "Il s'agit d'une conséquence directe de la politique de réduction de coûts que nous menons pour améliorer notre compétitivité, notamment face aux lanceurs américains, ainsi que de la diminution des budgets de défense", a fait remarquer Alain Charmeau.

 

Où en est le programme M51 ?

Le Vigilant a repris ses patrouilles opérationnelles dès l'été 2013. Et selon le PDG de DCNS, Patrick Boissier, la modernisation du Vigilant a été terminée en juillet 2013. "Nous avons achevé en juillet 2013 une opération majeure et complexe pour la modernisation du Vigilant, avec l'adaptation du sous-marin au nouveau missile M51 et la mise en place un nouveau système de gestion de combat. C'est maintenant au tour du Triomphant de connaître la même IPER adaptation",  a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense mi-avril.

Le prochain tir d'essai du M51 devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. "Le prochain tir de M51 est prévu dans moins d'un an", a avancé mi-avril Alain Charmeau. Les coûts associés à cet événement ont été financés par un étalement de programme. Et le patron d'Airbus Space Systems, François Auque, avait rappelé lors d'une conférence de presse mi-mai que "le calendrier de lancement du prochain missile est inchangé donc ça veut bien dire que le sujet a été traité". Sous-entendu, les problèmes du M51 ont été corrigés.

Sur le plan opérationnel, "après Le Vigilant qui a repris ses patrouilles opérationnelles à l'été 2013, le SNLE Le Triomphant est en cours d'adaptation à Brest et reprendra ses patrouilles en 2016, au moment de la mise en service opérationnelle du M51.2. Le SNLE Le Téméraire sera adapté au M51 dans la période 2016-2018", a pécisé le chef d'état-major des armées. Ce que confirme Alain Charmeau. "Il est prévu prochainement la livraison du troisième et dernier lot de missiles M51 et la mise en service d'une nouvelle version du M51 (le M51.2) afin de pouvoir équiper le missile des nouvelles têtes nucléaires TNO", a-t-il précisé. 

 

Et après ?

Selon le général de Villers, le missile M51.3, "qui vise à maintenir les capacités de notre composante océanique face aux défenses antimissiles les plus sévères, devra entrer en service au milieu de la prochaine décennie lorsque le M51.1 arrivera en fin de vie". C'est un dossier important pour Airbus Defence and Space. "Le sujet le plus lourd pour l'ensemble de la division, c'est la prise de commandes sur le M51.3, le contrat de développement du M51.3 qui là aussi est sur un calendrier qui est respecté pour le moment", a confirmé François Auque.

Sur la base de ces engagements financiers définis avec la DGA et après une longue phase de conception initiale qui "a permis de mettre en œuvre les approches plus récentes en matière de « design to cost », le développement de version M51.3 va ainsi pouvoir débuter cette année avec toutefois une montée en puissance étalée", a précisé Alain Charmeau. Cette nouvelle version du M51, qui concerne l'étage supérieur du missile et les moyens sols associés a pour but, d'une part, de traiter les obsolescences et, d'autre part, de répondre à l'échéance des dix prochaines années aux évolutions des besoins opérationnels : adaptation du système aux nouvelles charges utiles, précision et souplesse d'emploi en portée et pénétration.

 

Notification du M51.3 imminente

Selon Alain Charmeau, "le M51.3 devrait être notifié rapidement et assurera pour notre bureau d'études des charges réparties sur les dix prochaines années". Un développement comporte schématiquement deux phases, la première concernant la conception initiale par des ingénieurs système travaillant sur la simulation et les spécifications du système et du sous-système. Elle est achevée pour le M51.3. Une seconde phase plus concrète est consacrée à la définition détaillée, le dessin des pièces, les prototypes, les essais, l'intervention des équipementiers. Airus Defence & Space se trouvera dans cette phase "à partir de 2016 pour le M51.3", a-t-il affirmé

À plus long terme, "les travaux concernant le SNLE de troisième génération ont démarré, et des avant-projets sont esquissés par l'industrie, en étroite coordination avec l'EMA, la DGA et le CEA. D'ores et déjà, des choix ont été faits par le président de la République : ce SNLE embarquera à sa mise en service prévue au début des années 2030 le missile M51.3", a expliqué le général de Villiers.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:45
Niger : un accord avec Areva

 

26 mai, 2014 - BBC Afrique

 

Selon un communiqué officiel, le groupe français Areva a renouvelé son contrat d’exploitation de deux mines d’uranium au Niger par la signature d’un accord avec le gouvernement local après 18 mois de négociations.

 

Le principal point de désaccord entre Niamey et le géant français du nucléaire était l’application d’une loi minière de 2006 portant révision à la hausse de la taxation sur le minerai extrait.

 

Selon le communiqué, cette nouvelle fiscalité sera désormais appliquée aux sociétés Somaïr et Cominak en charge de l'exploitation dans une grande partie du Nord du Niger depuis plusieurs années mais elles seront exemptées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

 

La fiscalité sur le minerai extrait passe désormais de 5,5 à 12% selon le texte rendu public par les autorités Nigeriennes.

 

Les deux parties respectivement représentées par Luc Oursel, président du directoire d’Areva et Omar Hamidou Tchiana, ministre nigérien des Mines, reconnaissent à cet accord initialement prévu pour dix ans, le côté "équilibré" et l’engagement sur "le long terme" dans "le respect mutuel."

 

Le communiqué a également annoncé que l'exploitation du gisement d'Imouraren à nouveau reportée, "dépendra de l'amélioration des conditions du marché"; les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité.

 

Les parties ont décidé de la mise sur pied d’un comité qui devra analyser périodiquement le marché en vue d'établir la possibilité de relancer l’exploitation d’Imouraren.

 

Plusieurs travaux sont envisagés au Niger dans le cadre de cet accord.

 

Il s'agit notamment du financement des travaux de la route dite "de l'uranium" au Nord du pays à hauteur de 59 milliards de FCFA, ainsi qu'un programme de développement agricole pour plus de 12 milliards de FCFA.

 

L’ensemble des sociétés nigériennes liées aux activités d'Areva seront désormais regroupées au sein d’un siège unique que le groupe français s’engage à construire de même qu’il devra privilégier la nomination de "directeurs généraux de nationalité nigérienne" aux conseils d'administration des sociétés Somaïr et Cominak cette année et en 2016.

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