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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 17:56
CEMA : audition sur la dissuasion à l’Assemblée nationale

 

16/05/2014 Sources : EMA

 

Le mardi 6 mai 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA) a été auditionné à l’Assemblée nationale devant la commission de la défense nationale et des forces armées sur la question de la dissuasion. Cette intervention venait après celles des chefs d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel, et de l’armée de l’Air, le général d’armée aérien Denis Mercier.

 

Le CEMA a tout d’abord rappelé ses responsabilités spécifiques en matière de dissuasion.

 

Soulignant l’évolution du contexte stratégique des cinquante dernières années, il a ensuite mis en avant l’aptitude de la France à adapter son outil de dissuasion en respectant toujours le principe de stricte suffisance.

 

Décrivant une capacité développée en pleine autonomie et fondée sur deux composantes, il a par ailleurs souligné que la dissuasion confère à la France un niveau d’excellence qui « nous positionne au « top niveau » sur la scène internationale ». Les savoir-faire militaire et industriel de la France, son niveau de technicité sont de fait internationalement reconnus.

 

Enfin, le général de Villiers a mis en évidence la complémentarité entre forces stratégiques et forces conventionnelles – « l’une ne va pas sans l’autre », en soulignant que les réformes actuellement mises en œuvre dans le cadre de la transformation des armées et du projet CAP 2020 visait à en préserver la modernité et la crédibilité : « la France doit, au XXIe siècle, conserver une dissuasion crédible. Il en va de notre liberté d’action, de notre rang stratégique, dans un monde de plus en plus instable au présent et incertain au futur ».

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 12:56
Alstom : et si General Electric mettait la main sur des activités de défense très sensibles

Les turbines Alstom, produites par la branche énergie du groupe, équipent les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). - photo Marine Nationale

 

07/05/2014 latribune.fr 

 

Selon un expert du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, "fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale", sont équipés de turbines Alstom.

 

L'éventuel rachat de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric pose le problème de la sécurité et de l'indépendance nationale, le groupe français fournissant notamment les turbines des sous-marins nucléaires de la dissuasion, estime un spécialiste du renseignement.

Dans une note publiée prochainement sur le site du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), son directeur Eric Denécé relève que les centrales nucléaires françaises, le porte-avions Charles-de-Gaulle et surtout les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), "fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale", sont équipés de turbines Alstom, produites par la branche énergie du groupe.

 

Abandon d'une expertise capitale

Les turbines, ajoute-t-il, "sont un élément essentiel de ces systèmes, puisqu'elles fournissent l'alimentation électrique à la propulsion et aux systèmes auxiliaires". Sur les sous-marins, elles entraînent les hélices, leur puissance mécanique conférant ainsi la vitesse nécessaire au bâtiment.

Pour cet expert, le rachat de la branche énergie d'Alstom conduirait "à l'abandon total d'une expertise capitale dont la France a par ailleurs payé le développement depuis de longues années, jusqu'à devenir l'un des leaders mondiaux du domaine". Surtout, assure Eric Denécé, cela reviendrait "à laisser partir entre des mains étrangères la capacité à concevoir, développer et produire nous mêmes ces pièces mécaniques essentielles, et donc à devenir dépendants des Etats-Unis en la matière".

 

General Electric équipe déjà les sous-marins nucléaires d'attaque

Il rappelle que General Electric (GE), via sa filiale Thermodyn dont l'usine est implantée au Creusot, fournit déjà les turbines à vapeur des six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de type Rubis. GE/Thermodyn a également été sélectionné en 2007 par la direction des constructions navales (DCNS) pour fournir les turboalternateurs et les turbines de propulsion de la nouvelle série de six SNA du type Barracuda de la Marine nationale dont les livraisons sont prévues entre 2016 et 2027.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 10:55
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:20
B61-12 gravity bomb – photo Sandia Corporation

B61-12 gravity bomb – photo Sandia Corporation

 

 

Apr 14, 2014 ASDNews Source : Sandia Corporation

 

Sandia National Laboratories has finished eight days of testing a full-scale mock unit representing the aerodynamic characteristics of the B61-12 gravity bomb in a wind tunnel.

 

The tests on the mock-up were done to establish the configuration that will deliver the necessary spin motion of the bomb during freefall and are an important milestone in the Life Extension Program to deliver a new version of the aging system, the B61-12.

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:35
India's opposition rules out major change to nuke policy

 

New Delhi April 14, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

The head of India's opposition Bharatiya Janata Party (BJP), tipped to win ongoing national elections, has ruled out any change in the country's "no-first-use" nuclear weapons policy.

 

The BJP sparked speculation about an end to the doctrine last week when its manifesto said that the party would "revise and update" India's policy.

 

"The no-first-use policy for nuclear weapons was a well thought out stand... We don't intend to reverse it," BJP President Rajnath Singh told the Hindustan Times newspaper in an interview published Monday.

 

The policy was adopted after a series of nuclear tests in 1998 during the last BJP-led coalition government which led to international condemnation and an embargo being placed on the country by Western powers.

 

The policy was intended to gain India greater acceptability as a nuclear power, despite it not being a signatory of the 1970 UN Nuclear Nonproliferation Treaty which aims to prevent the spread of nuclear weapons.

 

The BJP is predicted to clinch power under elections which began on April 7 and end with results on May 16.

 

Any BJP government under hardline prime ministerial candidate Narendra Modi, a proud nationalist promising strong leadership, is expected to have a more muscular foreign policy.

 

Any change in nuclear policy would be of most significance to India's rivals Pakistan and China.

 

Neither reacted to news of the possible review and analysts have pointed out that the "no-first-use" policy is a mere promise that could be ignored by New Delhi in a conflict situation.

 

China was the first country to adopt the "no-first-use" nuclear policy in 1964, but nuclear-rival Pakistan, with whom India has fought three wars, does not have a similar position.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:30
Nucléaire: l'Iran et les Six conviennent de rédiger un document final (Moscou)

 

MOSCOU, 9 avril - RIA Novosti

 

L'Iran et les six médiateurs internationaux sur son programme nucléaire (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont convenu mercredi à commencer à rédiger un document final lors de leur prochaine rencontre, rapporte le ministère russe des Affaires étrangères.

 

"Un examen approfondi de tous les éléments d'un futur accord s'est achevé. Ainsi, lors du prochain round de négociations qui est prévu à Vienne les 13-16 mai, les parties ont convenu à commencer à rédiger un document final", lit-on dans le communiqué.

 

Selon les parties, les négociations sur le programme nucléaire iranien vont dans le bon sens. La réunion de travail qui s'est achevée mercredi dans la capitale autrichienne est la troisième organisée depuis que Téhéran a accepté en novembre dernier de geler une partie de ses activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions qui étouffent son économie. L'Iran doit prouver à la communauté internationale qu'il ne cherche pas à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 11:20
Les Etats-Unis revoient la composition de leur arsenal nucléaire

 

 

08 avr 2014 marine-oceans.com  (AFP)

 

WASHINGTON - Les Etats-Unis vont convertir une trentaine de bombardiers nucléaires, réduire le nombre de silos et de tubes lance-missiles à bord de leurs sous-marins afin de se mettre en conformité avec le traité START de désarmement nucléaire, a annoncé mardi le Pentagone.

 

Le traité conclu avec la Russie et entré en vigueur en février 2011 prévoit que chaque pays ne dispose plus en 2018 que d'un total de 800 lanceurs, dont 700 sont considérés comme déployés, et de 1.550 têtes nucléaires déployées, soit une réduction de 30% par rapport à 2002.

 

Malgré la crise ukrainienne qui a entraîné le gel de la coopération militaire américano-russe, "le traité continue d'être mis en oeuvre par chaque partie", les inspections se poursuivent, a assuré mardi une haute responsable américaine de la Défense, selon qui "les deux parties ont convenu que c'était important".

 

Pour arriver à cet objectif, le Pentagone prévoit de retirer leur capacité nucléaire à 30 de ses 92 bombardiers lourds (19 B-2 et 71 B-52H). "Trente B-52H seront convertis dans un rôle uniquement conventionnel", selon la responsable de la Défense.

 

Cinquante des 450 silos abritant chacun un missile balistique intercontinental (ICBM) Minuteman III seront vidés et les missiles seront tous dotés d'une tête nucléaire unique.

 

Les sous-marins lanceurs d'engins de la classe Ohio, au nombre de 14 actuellement, sont chacun dotés de 24 tubes de lancement. Quatre tubes sur chaque sous-marins seront vidés et convertis, portant le nombre total de missiles Trident II à bord de sous-marins à 280, soit 240 déployés sachant que deux sous-marins sont constamment en réparations à quai.

 

Au total donc, 60 bombardiers nucléaires, 400 missiles ICBM et 240 missiles à bord de sous-marins porteront à 700 le nombre de lanceurs déployés, en accord avec les provisions du traité START.

 

Le coût total de ces modifications doit s'élever à environ 300 millions de dollars, essentiellement à la charge de l'US Navy en raison des travaux à effectuer à bord des sous-marins.

 

Les futurs sous-marins appelés à prendre la relève de la classe Ohio auront eux aussi un nombre réduit de tubes de lancement, selon la responsable de la Défense.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:20
Les forces stratégiques US en 2018: 1150 ogives nucléaires, 800 vecteurs en parc, 700 en ligne


08.04.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

En vertu du traité START, le DoD a revu la composition de ses forces stratégiques. D'ici à février 2018, il va (un peu) réduire ses vecteurs.

En parc: 454 missiles ICBM de type Minuteman, 280 Trident (à bord de sous-marins lanceurs d'engins) et 66 bombardiers stratégiques de type B-2 et B-52H.

En ligne: 400 ICBM, 240 SLBM à bord de 14 SNLE et 19 B-2 et 41 B-52H.

Le DoD disposera aussi de 1 150 ogives.

Actuellement, la force de frappe US dispose de 454 Minuteman, 336 Trident et de 96 bombardiers stratégiques. 30 B-52H seront convertis pour des missions conventionnelles.

Cliquer ici pour en savoir plus.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 11:20
Nucléaire: Washington suspend la coopération avec Moscou

 

MOSCOU, 8 avril - RIA Novosti

 

Washington compte suspendre sa coopération avec Moscou dans le cadre du programme de sécurité nucléaire Nunn-Lugar en raison de la crise ukrainienne, rapporte mardi le journal russe Kommersant citant Anne Harrington, responsable de la National Nuclear Security Administration.

"Nous avons suspendu tous les travaux concernant la protection physique des entreprises nucléaires en Russie. Pour le moment, entre 40 et 70% des équipements nécessaires y sont installées, mais nous sommes obligés de reporter la fin des travaux", a fait savoir Mme Harrington.

Lancé en 1991, le programme Nunn-Lugar prévoit l'octroi d'une assistance américaine aux ex-républiques soviétiques dans le domaine du démantèlement des armes nucléaires et chimiques. Le budget total du programme s'est élevé à 8,79 milliards de dollars, indique Kommersant.

En 2012, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que les propositions de Washington concernant la prorogation du programme ne correspondaient pas aux intentions de Moscou. Les Etats-Unis se sont alors déclarés prêts à négocier sur ce sujet.

Les deux parties ont par la suite convenu de réformer le programme avant de conclure en juin 2013 un accord provisoire qui réduisait le nombre de projets communs russo-américains et limitait l'accès des inspecteurs US aux sites nucléaires.

Les pays ont néanmoins accepté de poursuivre leur coopération dans la sécurité des matières radioactives, la gestion de l'uranium enrichi et le stationnement des sous-marins nucléaires. Tous ces projets seront désormais suspendus.

Washington renonce notamment aux projets prévoyant le transfert du plutonium et de l'uranium hautement enrichi dans un dépôt unique ainsi que le déploiement de systèmes de protection dans les sites d'Oziorsk (Oural) et d'Arzamas-16 (Russie centrale).

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 06:40
Russia Says Concerned Over Possible Leaks of Ballistic Missile Technology by Kiev

 

MOSCOW, April 7 (RIA Novosti)

 

Ukraine must adhere to its international obligations on non-proliferation of weapons of mass destruction and prevent the sale of ballistic missile technologies to third countries, the Russian Foreign Ministry said Monday.

 

The ministry cited a number of media reports alleging that the Yuzhmash company, based in the Ukrainian city of Dnepropetrovsk, is holding talks with foreign clients on the sales of technologies involved in production of RS-20 Voyevoda ballistic missiles.

 

 

“Ukraine, being a member of the Missile Technology Control Regime (MTCR) partnership and a signatory to the Hague Code of Conduct Against Ballistic Missile Proliferation (HCoC), bears serious political obligations,” the ministry said in a statement.

 

The ministry urged the new Kiev authorities to be extremely cautious in its decisions to trade technologies related to ballistic missiles with payloads exceeding 500 kilograms and firing ranges of over 300 kilometers (over 180 miles).

 

“We expect that despite domestic political difficulties in Ukraine and the absence of legitimate supreme authorities, the country’s incumbent leaders show due responsibility and abstain from moves that undermine the existing regimes of non-proliferation of weapons of mass destruction and delivery vehicles,” the ministry said.

 

The MTCR is a voluntary association of countries which declare their commitment to non-proliferation of unmanned delivery systems capable of delivering weapons of mass destruction.

 

The HCoC is a multilateral code of conduct, whose signatories voluntarily commit themselves to provide pre-launch notifications (PLNs) on ballistic missile and space-launch vehicle launches (SLVs) and test flights.

 

A heavy Voyevoda (SS-18 Satan) missile is armed with a warhead fitting 10 multiple independently targetable re-entry vehicles (MIRVs) with a yield of 550 to 750 kilotons each. It has a maximum range of 11,000 km (6,800 miles) with a launch mass of over 210 tons and a payload of 8.8 tons.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:35
La Corée du Nord "n'exclut pas" un nouvel essai nucléaire

 

30.03.2014 Romandie.com (ats)

 

La Corée du Nord "n'exclut pas" de procéder à un quatrième essai nucléaire. Il s'agirait de répondre aux menaces que constituent selon Pyongyang les manoeuvres conjointes entre le Sud et les Etats-Unis, et la condamnation par l'ONU d'un tir de missiles balistiques de moyenne portée effectué cette semaine.

 

Ce nouveau test viserait "à renforcer notre arme de dissuasion nucléaire", a indiqué le ministère des Affaires étrangères, via l'agence officielle KCNA. Pyongyang juge aussi "inacceptable que le conseil de sécurité de l'ONU condamne nos essais défensifs de tirs de missiles (...) tout en ignorant les exercices de guerre nucléaire que conduisent les Etats-Unis et qui ont provoqué nos actions".

 

Le tir de missiles balistiques de moyenne portée effectué cette semaine par Pyongyang - et condamné par l'ONU - entrait dans le cadre des exercices "d'autodéfense" face aux manoeuvres conjointes annuelles conduites par Séoul et Washington depuis plus d'un mois, a ajouté le ministère nord-coréen.

 

"Si les Etats-Unis y voient à nouveau un problème en les qualifiant de 'provocations', nous avons préparé d'autres mesures que nos ennemis auront peine à imaginer", a-t-il précisé.

 

Essais dénoncés, pas de mesures

 

La Corée du Nord avait effectué mercredi un tir d'essai balistique en réponse au sommet de La Haye entre le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis, qui ont dénoncé une "escalade provocatrice".

 

En violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sanctionnant son programme nucléaire, le régime nord-coréen a lancé deux missiles aux premières heures du jour mercredi. Jeudi, le conseil de sécurité de l'ONU a condamné ces actions, sans cependant prendre de mesures pour l'instant.

 

Pyongyang avait lancé des missiles Scud à courte portée fin février et début mars, pour marquer son opposition aux manoeuvres annuelles réunissant les forces armées américaines stationnées dans le sud de la péninsule et les soldats sud-coréens. Pyongyang a réalisé trois essais nucléaires: en octobre 2006, mai 2009 et février 2013.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:55
Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier

 

26/03/2014 Armée de l'air

 

Mardi 18 mars, sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier, s’est déroulé un exercice de sécurité nucléaire. De niveau 2, il a impliqué toutes les unités présentes sur cette base aérienne à vocation nucléaire (BAVN).

 

Durant la journée, le personnel de la base a ainsi été mobilisé afin de mettre en œuvre le plan d’urgence interne (PUI). Les premières actions consistaient à évacuer les blessés, circonscrire l’origine de l’incident, mettre à l’abri le personnel présent sur la base et établir un périmètre de sécurité de la zone potentiellement contaminée. Celle-ci a ensuite été affinée par le biais d’une phase de détection sur le terrain.

 

Organisés régulièrement, ces exercices ont pour vocation d’entraîner les BAVN et les bases aériennes « gîte d’étape » pour le transport d’éléments d’arme nucléaire (TEAN), à faire face à une potentielle situation d’urgence radiologique. Ils sont classés selon quatre niveaux qui vont du plus élémentaire (niveau 1) au niveau national à dominante sécurité civile avec l’implication des pouvoirs publics (niveau 4). À partir du niveau 2, tous les exercices de sécurité nucléaire sont organisés (scénario, aspects techniques, logistique) par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), en relation avec l’état-major des armées pour les niveaux nationaux, et en collaboration avec le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Le prochain rendez-vous est fixé les 17 et 18 juin prochains sur la base aérienne d’Istres avec un exercice national de niveau 4 (AIRNUC), auquel participera la préfecture des Bouches du Rhône.

Exercice de sécurité nucléaire à Saint-Dizier
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:50
Le sommet de La Haye renforce la prévention contre le terrorisme nucléaire

 

25 mars 2014 Romandie.com(AFP)

 

LA HAYE - Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement vont renforcer mardi à La Haye les mesures destinées à empêcher des groupes terroristes de s'emparer de matériaux nucléaires qui leur permettraient de construire l'arme atomique.

 

Après une première journée dominée par la crise ukrainienne et une réunion du G7 ayant isolé la Russie, le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire (NSS) est entré mardi dans le vif du sujet.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a affirmé le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans.

 

Certains Etats veulent aller plus vite que les autres, à l'image des 35 qui se sont engagés à appliquer des standards internationaux plus stricts et à renforcer la coopération.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel d'apprendre des expériences des uns des autres et d'appliquer les lignes de conduite de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), appelée à jouer un rôle de plus en plus central, a soutenu M. Timmermans.

 

Cette initiative a été lancée par les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud, puis signée par 32 autres pays, dont la France, la Turquie, l'Ukraine et Israël.

 

Elle représente l'avancée la plus importante du sommet, a commenté Miles Pomper, un expert au centre James Martin pour les Etudes sur la non-prolifération. Mais il serait nécessaire que la totalité des pays qui participent au sommet signent également ce texte, surtout la Russie.

 

L'autre annonce importante du sommet a été l'engagement du Japon à renvoyer aux Etats-Unis plus de 300 kilos de plutonium et près de 200 kilos d'uranium hautement enrichi qui lui avaient été fournis à des fins de recherche pendant la Guerre froide.

 

Ces matériaux sont actuellement stockés dans des bâtiments à 140 kilomètres au nord-est de Tokyo, une cible facile pour des terroristes, selon les experts.

 

En cédant ces matériaux nucléaires, nous pouvons réduire le risque de terrorisme nucléaire, a déclaré le conseiller spécial du Japon sur le nucléaire, Yosuke Isozaki.

 

- Nouveau sommet en 2016 -

 

La lutte contre la menace terroriste nucléaire est au coeur de l'héritage politique que souhaite laisser le président américain Barack Obama, qui avait lancé le premier Sommet sur la sécurité nucléaire en 2010 et devrait accueillir la 4e édition en 2016 à Washington.

 

L'enjeu est de taille car il y a presque 2.000 tonnes de matériel prêt à être utilisé dans une arme en circulation dans le monde, a rappelé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

 

Dans le communiqué final, les dirigeants devaient reconnaître que des progrès significatifs ont été effectués aux cours des quatre dernières années dans la mise en sûreté des stocks d'uranium hautement enrichi et de plutonium.

 

Au delà, les débats ont également porté sur la difficulté à faire respecter les accords existants dans le nucléaire, comme l'illustre la crise ukrainienne.

 

Après son indépendance en 1991, l'Ukraine avait accepté, en signant le Mémorandum de Budapest en 1994, de se débarrasser de son arsenal nucléaire en échange de la garantie que son intégrité territoriale ne serait pas violée.

 

Dans le cas de l'Ukraine, l'assurance de la sécurité (territoriale, ndlr) était une condition essentielle à son accession au traité sur la non-prolifération nucléaire, a déclaré lundi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Mais ces assurances ont été sérieusement minées par les événements récents, a-t-il ajouté, en faisant allusion au rattachement de la Crimée à la Russie.

 

Les implications sont profondes, aussi bien pour la sécurité régionale que pour l'intégrité du régime de non-prolifération nucléaire, a souligné Ban Ki-moon.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:50
Au sommet de La Haye, 35 pays s'engagent à renforcer leur sécurité nucléaire

 

 

25 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

LA HAYE - Trente-cinq pays se sont engagés mardi à La Haye à renforcer leur sécurité nucléaire, notamment en appliquant des standards internationaux plus stricts, afin d'empêcher des terroristes de s'emparer de matériaux leur permettant de construire une bombe atomique.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans au second jour du sommet de La Haye.

 

Plus de cinquante dirigeants du monde entier participaient à ce 3e sommet destiné à s'assurer que des groupes terroristes ne puissent pas mettre la main sur des matériaux nucléaires.

 

Afin de ne pas freiner la volonté de certains pays à aller plus loin que d'autres dans les accords conclus, les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud ont proposé aux participants qui le souhaitaient d'adhérer à une série de lignes de conduite basées sur celles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

La France, la Turquie, l'Ukraine, le Japon et Israël font partie des 35 signataires du texte, qui n'a été signé ni par la Russie ni par la Chine.

 

Ce texte va de fait plus loin que le communiqué final du sommet, dont l'AFP a vu le projet, qui est perçu par de nombreux observateurs comme le plus petit dénominateur commun.

 

Les recommandations de l'AIEA représentent ce qui ressemble le plus à des standards internationaux, a soutenu le secrétaire américain à l'Energie Ernest Moniz.

 

L'accord conclu entre les 35 pays vise à construire une architecture mondiale garantissant la sécurité nucléaire, notamment en promouvant une plus grande transparence, l'échange d'informations et l'établissement de bonnes pratiques partagées par tous.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel de la renforcer au niveau international, en apprenant des expériences des uns des autres ou en appliquant les lignes de conduite de l'AIEA, a soutenu M. Timmermans.

 

La sécurité nucléaire est au centre de l'héritage politique que Barack Obama souhaite laisser: il avait assuré en 2009 que le terrorisme nucléaire était la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale.

 

Les premiers sommets nucléaires avaient été organisés en 2010 à Washington et en 2012 à Séoul. Après le sommet de La Haye, un sommet final doit être organisé en 2016.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:50
Sécurité nucléaire: Moscou met en garde contre une transparence excessive

 

LA HAYE, 24 mars - RIA Novosti

 

Une transparence excessive en matière de protection physique des installations et des matières nucléaires pourrait avoir des conséquences dangereuses, a indiqué lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors du 3e Sommet sur la sécurité nucléaire de La Haye.

 

"Nous attachons une importance particulière au renforcement de la sécurité de l'information concernant la protection des matériaux et des installations nucléaires. Il est nécessaire de renforcer la protection des systèmes automatisés répondant de la sécurité des installations d'utilisation de l'énergie nucléaire", a déclaré le ministre.

 

Et de rappeler que le terrorisme nucléaire figurait toujours parmi les menaces les plus graves pour la sécurité internationale.

 

"Je tiens à réaffirmer notre disposition à renforcer la coopération en matière de protection physique des matières et installations nucléaires, constituant l'ordre du jour de notre sommet", a conclu M.Lavrov.

 

Les 24 et 25 mars, la ville de La Haye accueille le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire (SSN). 53 chefs d'Etats et 4 représentants d'organisations internationales se sont réunis dans la capitale administrative néerlandaise.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:35
La crise ukrainienne vue de Corée

 

 

19-03-2014 par Frédéric Ojardias - RFI

 

La presse sud-coréenne s’inquiète ce mercredi matin des conséquences du conflit en Crimée sur le programme nucléaire nord-coréen. Selon plusieurs commentateurs, le conflit entre la Russie et l’Ukraine est suivi de très près par le régime nord-coréen, qui se voit conforté dans son intention de ne pas renoncer à son programme nucléaire.

Il faut rappeler que l’Ukraine, ancienne république soviétique, possédait le troisième stock d’armements atomiques au monde quand elle appartenait à l’URSS. Kiev a accepté d’y renoncer en 1994, après son indépendance, en échange de garanties de sécurité de la part des cinq puissances nucléaires officielles, dont les Etats-Unis et la Russie… Puissances qui ont alors promis de respecter son intégrité territoriale.

 

Dénucléarisation de l'Ukraine

Mais ces promesses n’ont pas été tenues. Et Kiev se retrouve impuissante face à l’annexion de sa province de Crimée par la Russie. Selon plusieurs analystes sud-coréens, cette annexion n’aurait pas eu lieu si l’Ukraine possédait toujours l’arme atomique et c’est très certainement ce même raisonnement que tiennent les cercles dirigeants en Corée du Nord en ce moment.

Le « dirigeant suprême » Kim Jong-un, se voit ainsi conforté dans ses ambitions de développer les armes atomiques.

Le quotidien Korea Herald rappelle que la dénucléarisation ukrainienne était même autrefois citée en exemple dans la recherche d’une solution pacifique au problème nucléaire nord-coréen. « La Corée du Nord doit être en train d’observer la crise ukrainienne avec un sourire de satisfaction », conclut un éditorialiste du journal Joogang Ilbo.

 

Le programme nucléaire nord-coréen, synonyme de lourdes sanctions

Un rapport des Nations unies, publié la semaine dernière, affirme que le régime a mis au point diverses solutions pour contourner l’embargo et continuer à acheter à l’étranger les composants nécessaires pour ses programmes nucléaires et balistiques.

Pyongyang estime que la bombe est à la fois cruciale pour assurer la survie de ses dirigeants et qu’elle est aussi très utile comme carte de négociation pour obtenir des concessions financières.

Une professeur sud-coréenne, Kim Hyo-jin, souligne que l’Ukraine a récemment reçu des offres importantes d’assistance de la part de la Russie et de l’Occident, qui tentent de s’attirer ses faveurs… Selon elle, plutôt que de s’ouvrir, « le régime va conclure que renforcer sa répression interne et accroître la valeur [géostratégique] de son arsenal nucléaire est la meilleure voie possible ».

 

Conséquences sur les relations entre Moscou et Séoul

La Corée du Sud se trouve en position difficile : elle est un allié des Etats-Unis et va donc se voir obligée de rejoindre les sanctions décidées par Washington contre Moscou alors que la présidente sud-coréenne Park Geun-hye cherchait au contraire à renforcer ses liens avec la Russie. Notamment pour mieux faire pression sur l’adversaire nord-coréeen.

Park Geun-hye avait même lancé un grand projet de rapprochement avec la Chine et la Russie dans le but de promouvoir la stabilité sur la péninsule. Des ambitions mises à mal par les récentes actions russes en Crimée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:35
Pyongyang contourne les nombreuses sanctions de l'Onu

 

 

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

 

La Corée du Nord parvient à contourner les nombreuses sanctions de la communauté internationale et emploie tous les moyens pour trouver de l'argent: les ambassades et les diplomates nord-coréens, ou même les trafiquants d'armes et d'alcool, écrit jeudi 13 mars le quotidien Novye Izvestia.

Un groupe de huit experts de l'Onu a publié son rapport annuel sur la mise en œuvre des sanctions contre la Corée du Nord, imposées par les Nations unies suite aux essais nucléaires et aux lancements de missiles par Pyongyang. Les résultats de l'étude montrent que des gens très ingénieux travaillent en Corée du Nord, qui ont élaboré et trouvé de nombreux moyens pour contourner ces sanctions.

Les ambassades nord-coréennes à Singapour et à Cuba sont notamment soupçonnées d'avoir organisé un trafic de pièces détachées et d'équipements balistiques, retrouvés dans les soutes du navire nord-coréen Сhong Chon Gang interpelé après le passage du canal de Panama en juillet 2013. Au cours de la perquisition des containers avec deux chasseurs MiG-21 cachés sous un tas de sacs de sucre ont été retrouvés à bord du navire.

Les autorités cubaines ont reconnu avoir envoyé leur propre matériel militaire "obsolète" pour une opération de maintenance en Corée du Nord. Après celle-ci le matériel devait revenir sur l'île. Et il est bien revenu, avec en sus des pièces détachées de missile. L'enquête sur cette affaire a mené les experts de l'Onu jusqu'à la compagnie maritime Chinpo Shipping, liée avec l'ambassade nord-coréenne à Singapour. Les auteurs du rapport affirment que Pyongyang vend des armes à la Birmanie, l’Erythrée, la Tanzanie, l’Ethiopie, la Somalie et l’Iran. Mais aucune preuve tangible contre la Corée du Nord pouvant servir d'argument à de nouvelles sanctions n'a été trouvée.

Les auteurs de l'étude soulignent que la Corée du Nord entreprend d'énormes efforts pour voiler l'appartenance nationale de sa flotte commerciale. Les navires changent souvent de pavillon et de nom. La plupart appartiennent à des petites compagnies de navigation étrangères, qui possèdent rarement plus de 5 navires. Un tel éparpillement permet de minimiser les conséquences de confiscation des biens d'une ou de plusieurs compagnies de ce genre.

Les sanctions de l'Onu interdisent à la Corée du Nord d'acheter ou de recevoir des marchandises liées avec un programme nucléaire ou balistique. Plusieurs produits de luxe sont également interdits à l'importation. Cela n'a pas empêché le dirigeant Kim Jong-un de surpasser dès la première année de sa présidence son père, amateur de bon vins et d'objets de luxe. D'après le rapport de la Commission d'enquête des Nations Unies sur les droits de l'homme en RPDC, les dépenses de Pyongyang pour les produits de luxe s'élevaient en 2012 à 645,8 millions de dollars, tandis que Kim Jong-il dépensait à ces fins en moyenne 330 millions de dollars par an.

Un réfugié nord-coréen a déclaré aux membres de la Commission de l'Onu que Pyongyang trouve l'argent pour acheter des produits de luxe grâce au trafic d'alcool dans les pays musulmans et le trafic d'ivoire d'Afrique vers la Chine.

Les économistes nord-coréens font également preuve d'ingéniosité. Ils ont élaboré des méthodes d'achat de produits interdits très astucieuses et très difficile à suivre. Prenons l'exemple de l'achat d'un nouvel avion en 2012 par la compagnie Air Koryo, qui montre comment Pyongyang cherche à brouiller les pistes. Bien que l'aviation civile ne soit pas frappée par des sanctions, l'avion de ligne a été payé en suivant un schéma très complexe : 109 versements ont été effectués par le biais de huit sociétés enregistrées à Hong Kong. Ces sociétés affirmaient qu'elles étaient des partenaires commerciaux de la compagnie aérienne et qu'elles transféraient des sommes d'argent dû.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:50
La sécurité des sous-marins britanniques en question après une fuite radioactive

 

13.03.2014 Par Eric Albert (Londres, correspondance) LE MONDE

 

Une fuite radioactive dans un centre de recherche de l'armée britannique, tenue secrète pendant plus de deux ans, pose aujourd'hui la question de la durée de vie des quatre sous-marins nucléaires Vanguard, qui transportent l'armement atomique britannique.

Révélé le 6 mars à la Chambre des communes par le ministre de la défense, Philip Hammond, cet incident aura pour conséquence le remplacement anticipé du réacteur nucléaire d'au moins un de ces sous-marins, peut-être de deux, pour un coût qui ira jusqu'à 270 millions de livres (320 millions d'euros). « C'est comme une voiture rappelée à l'usine pour vice de forme », persifle un bon connaisseur militaire.

La fuite a eu lieu dans le laboratoire militaire Vulcan Naval Reactor Test Establishment, à Dounreay, dans le nord de l'Ecosse. Un réacteur nucléaire expérimental du même modèle que ceux utilisés dans les Vanguard y est installé. Pour l'armée britannique, c'est une façon de le tester et de le pousser au maximum, pour détecter à l'avance de potentielles failles dans les sous-marins.

 

LE RÉACTEUR EXPÉRIMENTAL ARRÊTÉ DANS L'URGENCE

En janvier 2012, « des niveaux faibles de radioactivité ont été détectés dans le circuit d'eau de refroidissement entourant le coeur du prototype », a expliqué M. Hammond. Selon lui, la fuite est due à « une rupture microscopique » du revêtement métallique du combustible.

Le ministre s'est voulu rassurant. L'incident nucléaire est classé de « niveau zéro », « sans signification sur la sécurité ». Personne n'a été mis en danger. L'agence écossaise de protection de l'environnement, la SEPA, confirme. Mais elle souligne que les émissions de gaz rares radioactifs ont fortement augmenté pendant cette période, de 4 % à 43 % de la limite autorisée. Dans la mesure où les seuils limites n'ont pas été franchis, elle n'a pas alerté la population.

Reste pourtant de nombreux éléments troublants. Après l'incident, le réacteur expérimental a dû être arrêté dans l'urgence. Il a fallu ensuite attendre onze mois, soit jusqu'en novembre 2012, pour qu'il reprenne du service. « Le même incident dans un sous-marin qui patrouillerait serait bien plus sérieux, estime l'analyste Hugh Chalmers, du Royal United Services Institute. Cela forcerait à le retirer du service et cela mettrait en danger ceux qui sont à l'intérieur. »

 

SENSIBLE À SIX MOIS DU RÉFÉRENDUM SUR L'INDÉPENDANCE

De plus, les autorités militaires se sont murées dans un silence complet. Lors des réunions trimestrielles avec les associations de riverains et les autorités locales, les responsables de Vulcan ont affirmé n'avoir « pas grand-chose à rapporter ».

Ce silence provoque la colère des indépendantistes, au pouvoir en Ecosse. « Le ministère de la défense a activement trompé la communauté locale. Comment est-ce que les gens vont le croire, maintenant ? », attaque Rob Gibson, le député écossais local. Pour les nationalistes, qui ont promis de mettre fin au nucléaire en Ecosse et ne veulent plus accueillir l'arsenal atomique, le sujet est très sensible à six mois du référendum sur l'indépendance.

Enfin, le gouvernement britannique tire une conclusion militaire importante de cet incident. Il va remplacer le cœur nucléaire du Vanguard, le plus ancien des quatre sous-marins, lors de sa prochaine mise à sec de trois ans, programmée à partir de fin 2015. Le réacteur, installé en 2002, était pourtant prévu pour durer jusqu'en 2024. « Il n'aura réalisé que la moitié de son service prévu », souligne M. Chalmers.

 

AGACEMENT ET DÉMORALISATION DANS LES RANGS DE LA NAVY

L'opération va coûter 120 millions de livres (140 millions d'euros). L'armée britannique se réserve ensuite la possibilité de faire de même sur le Victorious, le deuxième plus ancien sous-marin de la flotte, lors de sa maintenance prévue en 2018. Cela coûterait 150 millions de livres.

Ces coûts supplémentaires s'inscrivent dans le cadre d'un budget de la défense déjà tendu. En vingt ans, la flotte de la Royal Navy a été réduite par deux, au point de provoquer agacement et démoralisation dans les rangs de l'ancienne première puissance maritime du monde.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 12:20
NBC Weapons: Ecologically Sensitive Nukes

 

March 12, 2014: Strategy Page

 

The United States recently revealed that the refurbishment of its B61 nuclear bombs is proceeding but that budget cuts may delay the number to be refurbished (to about 400) and the delivery date (from 2017 to 2020). The B61 ground penetrating version is being fitted with the JDAM GPS guidance kit so that it can use a smaller warhead to get the same effect. Since JDAM lands the bomb within 30 meters of the aiming point a smaller nuclear explosion is needed to get the same effect (on an underground bunker) as the old version that would only land within 150 meters of the aiming point. That means you only need a 30 kiloton nuke to take out a bunker instead of a much larger one of about 150 kilotons. This means less collateral damage and fallout going into the atmosphere. Yes, even nukes can be ecologically sensitive. 

 

Getting this refurb into service means that the last American megaton (million tons of TNT equivalent) bomb, the B83 can be retired before it ages out of usefulness. Nuclear weapons have electronic and chemical components that degrade with and either have to be refurbished or retired because of age-related ineffectiveness.

 

Back in 2006 the United States decided to refurbish one of its oldest warhead designs, the B61, which is comes is a thermonuclear ("H-Bomb") weapon that is available in several versions. The ones being refurbished are those designed for penetrating the earth before going off. Most nuclear bombs with higher yields ones (300-400 kilotons) are detonated in the air. The exact number of B61s being refurbed was a secret but was believed to be about half the current ones in service. Some 3,200 B61s were built since the design went into service in the mid-1960s, and about half of those remain available for use.

 

The refurbed warheads will be good for another two decades. The basic B61 nuclear bomb weighs 320 kg (700 pounds), is 330mm in diameter and 3.56 meters (11.7 feet) long. They are delivered by aircraft as bombs. Back in 2006 about 400 B61s were still stored in Europe and these are not being refurbed. Interestingly, the W80 nuclear weapon used on some two thousand cruise missile warheads are not being refurbished either. Without the refurb all these older warheads will be useless by the end of the decade and that fits in with the continuing arrangements between Russia and the United States to reduce their Cold War era nuclear arsenals.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:35
Ministre de la Défense : «Possibilité de tirs additionnels et d’essai nucléaire au Nord»

 

SEOUL, 05 mars (Yonhap)

 

Le ministre de la Défense, Kim Kwan-jin, a analysé ce mercredi les récents tirs de missiles nord-coréens en disant que «c’était complètement différent des tirs fractionnels effectués dans le passé», lors d’une réunion parlementaire sur la situation de la sécurité cet après-midi.

 

Le ministre a expliqué qu’«il s’agissait de provocations dans le cadre d’une manifestation de force afin de mettre intentionnellement plus de tensions dans cette période d’exercices militaires conjoints coréano-américains Key Resolve au Sud».

 

En référence au diagnostic sur l’éventualité de provocations militaires nord-coréennes entre janvier et mars qui avait été donné juste après l’exécution de Jang Song-thaek, l’oncle du jeune leader nord-coréen, le ministre de la Défense a noté qu’«il sera possible de voir plus de provocations militaires nord-coréennes à tout moment et on n’exclut pas la possibilité de tirs additionnels de missiles à longue portée et d’essai nucléaire».

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:55
2014, année de la dissuasion ?

 

18/02/2014 1 Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Année d'anniversaires (50 ans des Forces aériennes stratégiques, 40 ans de la Force aéronavale nucléaire…), 2014 pourrait aussi être celle d'un certain renouveau pour la dissuasion nucléaire française. Malgré le contexte budgétaire délicat, la Direction générale de l'armement prévoit en effet d'honorer les engagements présidentiels de maintien des deux composantes (navale et aéroportée) en signant cette année deux contrats majeurs pour la modernisation des systèmes nucléaires français.

 

"La rénovation à mi-vie du missile ASMP-A devrait être notifiée courant 2014", a indiqué ce matin Laurent Collet-Billon, patron de la DGA, à l'occasion d'une conférence de presse. "Le lancement du missile balistique stratégique au standard M51.3 est également prévu cette année", a-t-il ajouté.Ces deux programmes de développement, qui seront respectivement attribués à Airbus Defence & Space et à MBDA, en partenariat avec le CEA, doivent aboutir à des mises en service opérationnel à l'horizon 2023-2024.

 

Pour l'ASMP-A rénové, il s'agit d'allonger la durée de vie de la cinquantaine de missiles "bons de guerre" livrés entre 2009 et 2012 aux forces, en remplaçant certains de leurs composants "périssables" (pyrotechnie, carburant, etc.) tout en s'assurant de la bonne tenue dans le temps de la tête nucléaire aéroportée (TNA) dont ils sont équipés. Des améliorations de performances mineures pourraient être considérées, si les budgets sont au rendez-vous. Ce missile devrait uniquement être intégré sur les Rafale au futur standard F4.

 

Même si aucun détail ne filtre quant au contenu exact de l'opération, le M51.3 devrait en revanche introduire quelques améliorations capacitaires notables notamment au niveau de sa "partie haute", qui pourrait être améliorée pour offrir une précision terminale et une portée accrues. Missile de compromis, le M51 se différencie de son prédécesseur le M45 (toujours en service sur deux SNLE français) par un premier et deuxième étages rénovés, mais conserve une "partie haute" relativement similaire à son prédécesseur. Ce qui explique le faible nombre de tirs d'essais (cinq seulement) qui ont été nécessaires pour mettre en service le nouvel engin, actuellement opérationnel dans sa version M51.1.

 

La version M51.2 introduira dans quelques années la nouvelle tête TNO (tête nucléaire océanique) développée par la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Ce n'est qu'avec le futur programme M51.3 que le missile deviendra enfin le "M5" qui avait été imaginé à l'origine, mais dont les ambitions avaient été revues à la baisse pour raisons budgétaires.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:30
Nucléaire iranien: début des négociations à Vienne sur un accord définitif

 

 

18 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

VIENNE - L'Iran et les grandes puissances ont entamé mardi à Vienne des négociations en vue de régler définitivement leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran, ont annoncé la délégation américaine et le porte-parole de l'Union européenne.

 

La réunion, la première d'une série dont le cadre et les échéances restent à définir, est présidée par le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a précisé son porte-parole, Michael Mann.

 

Les négociations sont menées par de hauts responsables des pays du groupe des 5+1 (Etat-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne).

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, est également présent à Vienne l'occasion de cette réunion, qui doit durer trois jours.

 

A l'issue d'un dîner de travail avec Mme Ashton lundi, il avait affirmé être dans la capitale autrichienne avec la volonté politique d'aboutir à un accord.

 

Le 24 novembre à Genève, l'Iran avait conclu avec le groupe des 5+1 un accord intérimaire de six mois prévoyant un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une petite partie des sanctions qui étranglent l'économie du pays.

 

L'objectif est désormais de transformer ce plan d'action en un accord global garantissant sans l'ombre d'un doute la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:55
Pourquoi auditionner des aumôniers religieux sur la dissuasion nucléaire ?

 

14.02.2014 Par Tiphaine Le Liboux - Le Monde.fr

 

La commission de la défense de l'Assemblée nationale, qui planche sur l'évolution du contexte stratégique et le rôle de la dissuasion nucléaire a auditionné, mercredi 13 février, les aumôniers militaires en chef des armées.

 

La démarche est inédite. Il y a trois ans, sous la précédente législature et la présidence du député UMP Guy Tessier, les aumôniers en chef, qui représentent le culte catholique, protestant, juif et musulman dans l'armée, avaient déjà été auditionnés par la Commission défense. Les parlementaires avaient souhaité les entendre sur la place des cultes dans le milieu militaire et en savoir plus sur leurs missions.

Cette fois, le sujet est sorti de leur champ de compétence directe. Patricia Adam, présidente (PS) de la Commission depuis l'élection de François Hollande explique que l'objectif de cette commission est d'aborder la question de la dissuasion « sous tous ses aspects ». Une forme de réponse aux parlementaires, dont les écologistes, qui s'étaient émus que la dissuasion n'ait pas été débattue lors du vote de la loi de programmation militaire 2014-2019.

Jusqu'au mois de mai la Commission défense va recevoir militaires, industriels, mais aussi diplomates ou opposants de la société civile. Elle en rendra publiquement compte ensuite.

 

ENTENDRE LA RELIGION À L'ASSEMBLÉE

Les aumôniers militaires avaient leur place dans ce débat, estime Patricia Adam. « Ils sont en contact direct avec ceux qui exercent une mission dans le nucléaire. Parce qu'ils reçoivent beaucoup de paroles, ce sont des témoins précieux. »

Quelques mois après le vote de la loi ouvrant le mariage aux homosexuels, ce genre d'invitation peut aussi servir à faire passer un message ajoute Gwendal Rouillard, secrétaire de la Commission et député PS du Morbihan. « En cette période où les liens peuvent apparaître distendus entre les autorités religieuses et politiques, il était bien de les inviter. »

« L'Assemblée est moins dans le “à bas la calotte” sommaire, et c'est une bonne nouvelle », se réjouit François de Rugy, membre de la Commission défense et co-président du groupe Europe écologie- Les Verts à l'Assemblée.

Car au delà du symbolique, l'enjeu de l'audition était aussi d'en savoir plus sur les arguments des différentes religions. « Le politique n'est pas là pour mettre en oeuvre une morale, mais celle-ci peut éclairer nos choix », ajoute le député « athé ».

 

OPPOSITION DE PRINCIPE ET DOCTRINE OFFICIELLE

D'autant que, les positions des dignitaires religieux rejoignaient celles de son parti. Cette arme qui « tue sans distinction » doit rester « hors-norme » ont rappelé les quatre aumôniers. Cette opposition de principe à la prolifération va jusqu'à la doctrine officielle pour certains cultes.

Depuis le Concile de Vatican II, en 1965, l'Eglise catholique s'est déclarée contre l'emploi de l'arme nucléaire. Une doctrine édictée au motif que, « tout acte de guerre qui détruit des villes ou des régions entières est un crime contre Dieu et l'Homme lui-même ».

L'Église condamne également tout usage de l'arme nucléaire comme une « menace » a souligné mercredi Mgr Luc Ravel, aumônier en chef du culte catholique. Une position semblable à celle de la Cour de justice internationale, qui ne réfute pas pour autant le principe de la dissuasion.

Si l'Eglise appelle à un « désarmement mondial, multilatéral, progressif et simultané », l'aumônier catholique a affirmé « qu'en l'état du monde d'aujourd'hui, le nucléaire et la dissuasion sont nécessaires ».

Les associations Pax Christie et Justice et Paix (à laquelle sont d'ailleurs associés des protestants), qui prônent un désarment « unilatéral et prophétique » ne sont donc pas sur la même ligne officielle de l'Eglise selon Mgr Ravel.

 

POSER LA QUESTION DE LA STRATÉGIE DE LA DISSUASION

Chez les protestants, a précisé le pasteur Stéphane Rémy, il n'y a pas non plus d'opinion unique. Mais dans la communauté, la critique à l'encontre de l'arme nucléaire va plus loin. La Fédération protestante avait exprimé dès 1983 le vœu d'un gel militaire unilatéral.

En 2012, elle avait aussi demandé à ce qu'une réflexion sur la dissuasion nucléaire soit engagée. Le journal protestant Réforme l'a rappelé récemment dans une tribune, qui pose la question de l'utilité stratégique de la dissuasion.

S'il faut discuter de la stratégie de la dissuasion c'est aussi parce qu'elle ne peut rien face au développement du ressentiment et d'un « sentiment de frustration », a souligné Abdelkader Arbi, l'aumônier musulman en faisant référence aux aspirations nucléaires de certains états comme l'Iran.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:30
Iran Tests Long-Range Ballistic Missiles

 

February 14, 2014 By Ankit Panda

 

The Iranian military successfully tested two new indigenous long-range missiles.

 

The Iranian military successfully tested two new indigenous long-range missiles, including a surface-to-surface missile and an air-to-surface missile, according to its defense minister. The tests come ahead of renewed talks between the P5+1 group of nations and Iran on a permanent deal to curb the latter’s nuclear program. The talks are scheduled to take place in Vienna beginning February 18. Iran and the P5+1 concluded an interim deal in November which was implemented in late January 2014 and is currently ongoing.

According to Brigadier General Hossein Dehqan, one of the missiles tested was a long-range ballistic missile with radar evasion capabilities. “The new generation of long-range ground-to-ground ballistic missile with a fragmentation warhead and the laser-guided air-to-surface and surface-to-surface missile dubbed Bina (Insightful) have been successfully test-fired,” he said. According to Dehqan, “the Bina missile is capable of striking important targets such as bridges, tanks and enemy command centers with great precision.”

Assertions from Iranian military commanders and officials generally exaggerate its military capabilities. Likely Iranian targets in the region – namely Israel and U.S. bases in the Middle East – were already covered by Iran’s existing arsenal of Shabab 3 and Ghadir missiles. The previous generation of long-range Iranian surface-to-surface missiles had a range of up to 2,000 km.

According to Reuters, “the decision to carry out the test may be a sign of Iran’s political infighting.” Iranian President Hassan Rouhani has faced criticism from hardline and conservative Iranian lawmakers for easing up on military displays; he allegedly initially opted to cancel this very exercise but later acquiesced under pressure from lawmakers.

In response to the tests, a U.S. Defense Department spokesman Admiral John Kirby said ”Iran’s missile program continues to pose a dangerous threat to region, and is an issue we monitor closely.” The Pentagon spokesman also highlighted Iran’s obligations under U.N. Security Council Resolution 1929. Under that resolution, Iran is prohibited from pursuing the development of missiles or missile technology that could be used for the delivery of nuclear weapons.

The missile tests come a day after a senior Iranian naval officer said that Iran would send its warships toward U.S. maritime borders. ”Iran’s military fleet is approaching the United States’ maritime borders, and this move has a message,” according to Admiral Afshin Rezayee Haddad. U.S. officials said the announcement did not carry much weight and was essentially an empty threat. ”It’s important to understand that, at this point, we have an announcement not a deployment. They’ve stated this aspiration before,” said one anonymous U.S. defense official.

Taken together, these incidents highlight a lack of domestic consensus within the Islamic republic on how it should present itself to the world. While Iran remains engaged in high-stakes negotiations with world powers, it continues to give the United States and regional rivals reasons to remain vigilant. So far, P5+1 nuclear negotiators haven’t commented or linked these tests and other military displays to the progress of the nuclear talks. This could change in the future.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:55
La commission de la défense, le rabbin, l’imam, le pasteur, l’évêque et l’arme nucléaire

 

13 février 2014, par Hélène Bekmezian – LeMonde.fr

 

Cela pourrait presque être le début d'une histoire drôle. Celle d'un rabbin, d'un pasteur, d'un imam et d'un évêque qui entrent à l'Assemblée nationale pour y parler de la dissuasion nucléaire. Pourtant, les auditions des aumôniers militaires en chef des cultes israélique, protestant, musulman et catholique, devant la commission de la défense mercredi 12 février, n'avaient rien d'une plaisanterie.

 

L'exercice peut sembler surprenant – voire inconvenant – dans une République laïque où le pouvoir politique est séparé du religieux. Seul député écologiste de la commission de la défense, François De Rugy (dont la formation politique avait demandé ce débat sur la dissuasion nucléaire qui se déroule sur plusieurs mois avec de nombreuses autres auditions) n'a d'ailleurs pas masqué son étonnement devant ces invités religieux. Mais, bien qu'athée revendiqué, l'élu a pour autant salué un débat "intéressant" et utile pour "éclairer" le politique.

 

Chose rare en effet, les réflexions de ces religieux militaires, et particulièrement celles du rabbin Haïm Korsia, dont la religion place la discussion au cœur de sa pratique, ont permis d'aborder une question lourde – l'arme nucléaire – par ses versants éthiques et spirituel.

 

DISSUADER UN SAGE OU UN FOU

 

Ainsi, un "enseignement extraordinaire" de la Genèse – le meurtre de Abel par Caïn – éclaire selon le rabbin Korsia la question de l'utilisation de l'arme fatale, "ultime aboutissement d'une incapacité à parler" : "Caïn a tué Abel lorsqu'ils ont arrêté de parler. Tant qu'ils se parlent, qu'ils se disputent, il reste une possibilité d'arranger les choses. Ce que nous apprend cette histoire, c'est que tant qu'il y a débat, même houleux, il y a possibilité de refraternisation. La dissuasion nucléaire a forcé les États à mettre en place des systèmes de parole, cela force à débattre."

 

Quant aux limites de la dissuasion et des conditions dans lesquelles elle peut fonctionner, ce sont, là encore, les Ecritures qui les expliqueraient le mieux. Et le rabbin de citer deux passages de l'Ancien testament. "Lorsque le prophète Jonas vient devant la ville de Ninive en disant 'si vous ne vous repentez pas, dans 40 jours, Dieu va vous détruire', la ville se repent. Celui qui menace est crédible et les gens en face sont intelligents. La menace du fort à l'intelligent fonctionne. Mais quand Moïse prévient Pharaon des plaies qui s'abattront sur l’Égypte s'il ne laisse pas partir le peuple d'Israël, Pharaon n'écoute pas. La dissuasion du fort envers le fou ne fonctionne pas".

 

"Avoir une vision angélique du monde n'interdit pas de se prémunir des risques", soutient le rabbin qui rappelle que "la Bible interdit la violence mais la légitime quand il s'agit de la légitime défense" : "le prophète Esaï dit qu'un jour le loup habitera avec l'agneau. Mais un autre grand rabbin du XXe siècle, Woody Allen, a précisé que 'le jour où le loup et l'agneau dormiront ensemble, l'agneau ne dormira quand même que d'un seul œil'". Pas question pour autant de légitimer les yeux fermés l'utilisation de l'arme nucléaire car "une société restera digne tant qu’elle se posera cette question : nous devons protéger nos citoyens mais on ne peut pas le faire en s’en lavant les mains, sans considérer que cela nous touche".

 

"LES FACTEURS POLITIQUES NE DOIVENT JAMAIS CONDUIRE A UNE SURDITÉ ÉTHIQUE"

 

Sans parler au nom des musulmans – il n'existe pas de clergé dans l'Islam – l'imam Abdelkader Arbi s'est lui davantage échiné à assurer que "l'Islam comprend une multitude de courants qui vont du mieux disposés à l’égard de l’époque moderne aux plus fondamentalistes" et que "la guerre en Islam tel que les textes religieux le prévoit, n’est pas sanctifiée. Qu'importe ce qu'en disent les fondamentalistes, "il n’existe pas de guerre sainte en Islam, à l’origine des textes. Le djihad reste une attitude individuelle, un effort sur soi même."

 

Enfin, Monseigneur Luc Ravel a porté le message le plus pacifique rappelant que, depuis le concile de Vatican II (1965), l’Église catholique juge que "tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de ville entière ou de région avec leurs habitants est un crime contre dieu et contre l’homme lui même" et plaide pour un "désarmement général, équilibré et contrôlé".

 

"Il y a des facteurs politiques qui ne doivent jamais vous conduire à une surdité éthique. Il n’y a qu’une terre, sur laquelle nous pouvons vivre ensemble, c’est ma foi, mon utopie. Mais celle-ci intègre aussi la fissure, que nous appelons pêché originel, qui est dans les cœurs de chacun et qui nous entraîne comme un poids vers le mal. Donc soyons lucide et raisonnable", a exposé l'évêque. "Il n’y a pas de cœur plus fort qu’un cœur brisé", lui a répondu le rabbin, amenant en conclusion le débat sur la spécificité de la dissuasion nucléaire française : "c’est parce qu’on a souffert, qu’on a connu la guerre sur notre sol, que l'on sait ce que c’est et qu'on ne peut le souhaiter à personne".

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