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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:30
Nucléaire: l'Iran fixe ses lignes rouges avant Vienne

 

10 février 2014 Romandie.com (AFP)

 

TEHERAN - Programme balistique, sites nucléaires, enrichissement à 20%: l'Iran a posé lundi ses lignes rouges avant la reprise des négociations avec les grandes puissances la semaine prochaine à Vienne.

 

Ces discussions, prévues les 18 et 19 février, promettent d'être difficiles pour parvenir à un accord global garantissant la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. Les Occidentaux et Israël soupçonnent depuis plus d'une décennie ce programme de cacher un volet militaire, malgré les dénégations de Téhéran.

 

Le président Hassan Rohani a toutefois affirmé que l'Iran était prêt à ces négociations et sérieux dans sa volonté de parvenir à un accord global et final.

 

Les deux parties ont déjà conclu en novembre à Genève un accord historique. Téhéran a stoppé pour six mois certaines activités nucléaires sensibles contre une levée partielle des sanctions. L'Iran a notamment cessé d'enrichir l'uranium à 20%, étape importante vers un niveau militaire (90%).

 

En parallèle, l'Iran a accepté dimanche d'aborder la possible dimension militaire de son programme avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Téhéran va fournir, pour la première fois depuis plusieurs années, des informations sur le développement de détonateurs susceptible d'être utilisés dans la fabrication d'une bombe nucléaire.

 

Comme lors des précédentes négociations (...) nous ne permettrons pas qu'on aborde les questions de défense (qui) constituent notre ligne rouge, a affirmé Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères et chef des négociateurs nucléaires iraniens.

 

La sous-secrétaire d'Etat Wendy Sherman a récemment affirmé que la question du programme balistique de l'Iran devait être abordée par le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) lors des prochaines discussions. Elle a aussi estimé que l'Iran n'avait pas besoin du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction, ou du site souterrain d'enrichissement d'uranium de Fordo.

 

Le programme balistique iranien inquiète les pays occidentaux, notamment les missiles d'une portée de 2.000 km capables d'atteindre Israël, et a été condamné par plusieurs résolutions de l'ONU, assorties de sanctions internationales.

 

Pour sa part, Majid Takhte Ravanchi, un autre négociateur nucléaire iranien, a répété lundi que l'Iran n'acceptera la fermeture d'aucun de ses sites nucléaires.

 

Mais, pour tenter de lever les inquiétudes occidentales, Téhéran est prêt à modifier les plans du réacteur d'Arak pour y limiter la production du plutonium et à ne pas construire d'usine de retraitement, obligatoire pour purifier le plutonium à un niveau militaire.

 

'Manque de confiance'

 

Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a également écarté tout abandon de l'enrichissement d'uranium à 20%. Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a la haute main sur les négociations nucléaires, a dit qu'il ne fallait pas abandonner le droit de l'enrichissement à 20% car c'est le droit du pays, a-t-il ajouté. M. Salehi a par ailleurs annoncé la mise au point d'un nouveau type de centrifugeuse 15 fois plus puissante que celles de première génération, actuellement en activité.

 

Les prochaines négociations seront difficiles, ont prévenu les responsables iraniens. Le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, a dit espérer que les discussions de Vienne fixent seulement le cadre des futures négociations.

 

La plus grande difficulté vient de l'absence de confiance envers les Etats-Unis, a-t-il expliqué. Washington a récemment étoffé sa liste noire de personnes ou entités soupçonnées de contourner les sanctions contre Téhéran.

 

Pourtant, selon l'analyste basé à Téhéran Mohammad Ali Shabani, les avancées avec l'AIEA peuvent servir les intérêts du 5+1.

 

C'est un bon indicateur du sérieux de l'Iran dans la recherche d'une solution politique et qu'il est prêt à répondre à toutes les questions en suspens de l'agence onusienne, a-t-il dit à l'AFP. L'AIEA veut déterminer si Téhéran a ou non cherché à se doter de la bombe atomique avant 2003, voire après.

 

Soulignant que le dialogue avec l'AIEA est dépendant de celui avec le 5+1, pas l'inverse, M. Shabani a mis en garde contre une exagération de l'importance de l'accord, même si celui-ci permettra au 5+1 de vendre plus facilement les négociations à un auditoire sceptique.

 

La coopération avec l'Agence joue un rôle essentiel dans ces dernières négociations, l'AIEA étant chargée de surveiller les mesures prévues par l'accord de Genève.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:30
Téhéran détient une centrifugeuse 15 fois plus puissante

 

 

10.02.2014 Romandie.com (ats)

 

L'Iran a développé un nouveau type de centrifugeuse "15 fois plus puissante" que celle de la première génération en service dans les sites d'enrichissement d'uranium. Elle sera utilisée dans un centre médical, a annoncé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

 

"D'ici deux à trois mois, la première machine sera fournie à ce centre" spécialisé dans la production de vaccins, a déclaré Ali Akbar Salehi, cité par le site Internet de la télévision d'Etat.

 

Après la conclusion de l'accord de Genève le 24 novembre, "nous avons révélé l'existence d'une centrifugeuse qui a surpris les Occidentaux mais nous l'avons imposée dans le cadre de nos activités de Recherche et Développement" à Natanz, selon le chef de l'OIEA.

 

"Cette centrifugeuse a une puissance 15 fois plus importante que les centrifugeuses de la première génération", a-t-il précisé. L'Iran possède actuellement plus de 19'000 centrifugeuses, dont près de 10'000 de la première génération (IR-1) en activité, et un millier de la deuxième génération (IR-2m), trois à cinq fois plus puissantes, qui n'ont pas été mises en activité.

 

Dans le cadre de l'accord de Genève avec les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), l'Iran s'est engagé à ne pas augmenter le nombre de ses centrifugeuses sur ses deux sites de Natanz et Fordo.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:20
La Belgique doit-elle se défaire des armes nucléaires de Kleine-Brogel ?

 

03 février 2014 Jean-Paul Duchâteau et Charles Van Dievort - lalibre.be



Les opinions de Dirk Van Der Maelen, député fédéral (SP.A) et d'Armand De Decker, ministre d'État (MR).

 

Le débat vient d’être relancé, avec le témoignage d’un expert américain. Pour les uns, cette présence est devenue anachronique avec la fin de la Guerre froide. Pour d’autres, l’arme nucléaire reste garante d’une non-guerre. Interviews croisées.

 

NON

Armand De Decker, ministre d’Etat (MR); vice-président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense.

Le monde est plus instable que du temps de l’URSS. Il serait donc insensé que des gouvernements européens décident de renoncer à l’armement nucléaire. Nous pourrions tomber alors sous des tentatives de chantage venant de pays comme le Pakistan et peut-être demain l’Iran. Un monde qui serait dénucléarisé serait beaucoup plus dangereux.

Un expert américain reconnu a confirmé, si besoin en était, la présence d’armes nucléaires américaines sur la base de Kleine-Brogel. Il a ajouté qu’il existe un projet de modernisation de ces armes. Est-ce bien le rôle d’un petit pays comme la Belgique de participer à un tel programme ?

La Belgique accepte, dans le cadre de l’Otan, un certain nombre de missions nucléaires qui lui ont été demandées. Je ne comprendrais pas qu’on entre dans le club de ceux qui se réjouissent de bénéficier d’une sécurité offerte par l’armement nucléaire sans vouloir prendre leur part de responsabilité. Dans les années 80, des armes nucléaires ont été déployées en Europe, face aux SS-20 soviétiques. Il est généralement admis que ces missiles "Cruise" et ces fusées "Pershing" ont été démantelés dans les pays où ils avaient été installés. Ce dont on parle désormais, sans savoir s’il y en a chez nous, ce sont des armes d’un autre type, qui sont transportées par aéronef.

Régulièrement, certains partis redisent souhaiter que la Belgique se défasse de cet arsenal nucléaire. C’est le cas, historiquement, du SP.A, des écologistes, et plus étonnamment des chrétiens-démocrates flamands. Selon vous, ils se trompent tous ?

L’arme nucléaire est indispensable à la sécurité de l’Europe. C’est d’ailleurs l’évidence même : si nous n’avons pas eu de troisième guerre mondiale, c’est parce que l’arme nucléaire l’a rendue impossible. En son absence, je pense qu’on aurait dû faire face à un conflit épouvantable entre les blocs communiste et occidental. L’arme nucléaire est une arme indispensable à la paix, parce qu’elle doit rendre la guerre impossible. Ce qu’elle a d’ailleurs parfaitement rempli comme mission, puisque l’arme nucléaire n’a été utilisée qu’une seule fois, par les Américains sur le Japon, qui voulaient mettre un terme à la guerre 40-45. Cela a tellement impressionné le monde à l’époque que plus personne ne pouvait plus envisager de l’utiliser. Et c’est cela qui a protégé nos populations depuis 70 ans.

Les adversaires du système disent que la configuration du monde a complètement changé depuis la fin de la Guerre froide, et que cela n’a donc plus de sens de maintenir un arsenal nucléaire dirigé contre la Russie.

Effectivement. La Russie est devenue un allié. Il est exclu d’avoir un conflit militaire avec la Russie. Les menaces viennent désormais d’ailleurs. Lorsque le monde occidental s’émeut à ce point de la stratégie nucléaire de l’Iran, on sait pourquoi. Ce pays peut devenir directement menaçant pour le monde occidental. C’est la même chose à l’égard du régime pakistanais, qui est très fragile et donc très instable, qui peut demain tomber entre les mains d’islamistes radicaux. Il est pour moi totalement incontestable que l’armement nucléaire est consubstantiel à la sécurité de l’Europe et c’est la raison pour laquelle il faut maintenir cette capacité de dissuasion.

Votre argument sur la capacité de dissuasion de l’arme nucléaire pèse-t-il autant avec ces pays qui, comme vous le dites, sont incontrôlables et très peu réalistes, du fait même de la nature de leur régime ?

Il est certain que le monde est plus instable que du temps de l’URSS. C’est la raison pour laquelle il serait insensé que des gouvernements européens décident de renoncer à l’armement nucléaire parce que cela signifierait que nous puissions tomber sous des tentatives de chantage venant de pays possédant une capacité nucléaire militaire. C’est une question de garantie de notre liberté. Ceci étant dit, je ne suis pas un farouche partisan du surarmement nucléaire comme on a pu le connaître dans les années 70 et 80. Nous n’avons en effet pas besoin de disposer d’un grand nombre d’armes nucléaires. Mais je rappelle qu’il s’agit d’un armement qui est conçu pour ne jamais être utilisé. Un monde qui serait dénucléarisé serait beaucoup plus dangereux, parce qu’il n’existerait plus cette crainte de la certitude d’être anéanti en cas d’agression. C’est donc l’arme de la non-guerre. Et c’est donc un grand progrès pour l’humanité.

 


OUI

Dirk Van der Maelen, député fédéral (SP.A).

Je ne comprends pas de notre ministre de la Défense qui ne cesse de dire qu’il ne confirme pas et qu’il n’infirme pas la présence d’armes nucléaires sur le territoire belge. La Belgique n’a pas à jouer un rôle dans la politique nucléaire américaine. Un jour la sagesse l’emportera et on se libérera de ces armes.

La présence d’armes nucléaires en Belgique s’est une fois de plus invitée dans le débat politique cette semaine suite aux déclarations d’un expert américain. Le ministre de la Défense Pieter De Crem a éludé la question. Saura-t-on un jour si oui ou non de telles armes sont présentes sur notre territoire ?

C’est un secret de Polichinelle. D’anciens Premiers ministres comme Jean-Luc Dehaene et Mark Eyskens ont déjà reconnu que ces armes sont stockées en Belgique. Cette semaine, Hans Kristensen - qui est pour moi l’homme qui en sait le plus sur la politique nucléaire après le président des Etats-Unis et son ministre de la Défense - a prétendu avoir vu le document signé par le président Bill Clinton en 2000 donnant l’ordre d’installer 20 armes nucléaires tactiques à Kleine-Brogel. Jusqu’à présent, personne n’a jamais pu démentir une information donnée par ce spécialiste américain.

Pourquoi cette question est-elle si délicate ?

Je ne comprends pas. Aux Etats-Unis, les Américains ne font pas un grand mystère de leurs armes nucléaires. Ils disent qu’il n’y a aucune raison que la Belgique nie en avoir sur son territoire. Par contre, ils ne veulent pas le confirmer à notre place. Pour les Américains, c’est à la Belgique de décider si elle veut ou pas révéler l’information au public.

La Belgique a-t-elle un rôle à jouer dans la stratégie nucléaire globale de l’Otan ?

Elle ne devrait pas en jouer et nous pourrions facilement nous en libérer. D’autres pays l’ont fait avant nous tout en restant des partenaires loyaux de l’Otan. C’est le cas du Canada, de la Grèce ou encore du Danemark.

L’arme nucléaire a pourtant joué un rôle important dans l’histoire en tant qu’arme de dissuasion. Ce rôle a-t-il aujourd’hui évolué ?

Il a changé en raison de la fin de la Guerre froide. Fin de l’an dernier, celui qui était encore ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Otan, Ivo Daalder, a déclaré qu’il est certain à 99,99 % que les armes nucléaires ne seraient jamais utilisées. Elles n’ont aucune utilité, ni militaire ni politique. S’il le dit, pourquoi la Belgique devrait-elle continuer à aider la politique nucléaire américaine?

Peut-on imaginer qu’on se passe un jour de l’arme nucléaire sur la planète ?

Je l’espère, mais ça ne se fera pas d’un coup de baguette magique. Le désarmement se fera pas à pas. Un des pas qui peut conduire dans la bonne direction serait de voir la Belgique se libérer de ces armes. Mais aujourd’hui, c’est le contraire qui risque de se produire. Selon Hans Kristensen, moderniser les bombes tactiques qui sont à Kleine-Brogel comme l’ont décidé les Etats-Unis, risque d’être une invitation faite aux Russes pour qu’ils modernisent à leur tour leur arsenal tactique. Cela relancerait la course à l’armement, alors que depuis des années la tendance est au désarmement. Or, le désarmement, c’est la politique officielle de notre gouvernement. L’accord de gouvernement prévoit que la Belgique va se joindre aux efforts de ceux qui veulent diminuer la présence de l’arme nucléaire sur la planète. Accepter la modernisation des bombes stationnées chez nous, c’est contraire à cet accord de gouvernement.

Existe-t-il une volonté politique d’entamer des discussions sur la présence de ces armes chez nous ?

Certains partis et certains hommes politiques, notamment notre ministre de la Défense, sont réticents. Moi, je suis convaincu que le Parlement ne peut être que le reflet de ce que pense la société. Et en Belgique, celle-ci est largement opposée aux armes nucléaires. Nous figurons parmi les quatre ou cinq nations à ne pas être propriétaire de l’arme nucléaire mais à en détenir sur notre territoire ! Le moment est venu qu’on mette fin à ça.

Croyez-vous qu’un jour, en Belgique, il n’y aura plus d’armes nucléaires ?

J’en suis convaincu. C’est le sens de l’histoire et je crois dans la sagesse de notre société et de notre classe politique.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 20:30
US Senators Question State of Iranian Nuclear Centrifuge Development

 

Feb. 4, 2014 - by JOHN T. BENNETT – Defense News

 

WASHINGTON — US senators questioned Obama administration officials Tuesday for striking an interim pact that allows Tehran to continue developing nuclear arms components.

 

The influential heads of the Senate Foreign Relations Committee, one Democrat and one Republican, took the Obama administration to task for an interim deal they said is bad for US interests.

 

The panel’s Democratic chairman, Sen. Robert Menendez of New Jersey, continued walking a political tightrope of trying to support the Obama administration while striking a tough line on Iran.

 

Menendez cited comments made recently by Ali Akbar Salehi, Iran nuclear agency chief: “ ‘The iceberg of sanctions are melting, while our centrifuges are also still working. This is our greatest achievement.’ ”

 

Menendez called those comments “my greatest fear.”

 

The committee’s ranking Republican, Sen. Bob Corker of Tennessee, said the recent interim deal is merely the latest example of a long-standing Iranian tactic.

 

“If you look at what they are doing and what they’ve done in the past is … they perfect something and then they pause. They perfect something and then they pause,” Corker said. “And so what we have right now is they’ve perfected, no question, the centrifuge capabilities. I think people would say, they want to be a nuclear state, they can be that very quickly.

 

“And so we have this pause where we have an interim agreement that doesn’t address all the other areas that they have the ability to perfect over this next year,” he said, “which administration officials are already saying this isn’t going to happen in six months, this is probably going to take much longer.”

 

Menendez, again citing the Iranian official said: “Salehi may be correct — the iceberg of sanctions may melt before we have an agreement in place. That may, in fact, be the Iranian end game. They understand that once the international community ceases banking sanctions that they will have won regardless of whether or not we have a deal.”

 

Wendy Sherman, the Obama administration’s top negotiator on Iran, countered by telling the committee that an International Atomic Energy Agency (IAEA) inspections team “verified on January 20 that, among other things, Iran stop producing near-20 percent enriched uranium, [and] disabled the configuration of the centrifuge cascades Iran has been using to produce it.”

 

What’s more, she said Iran “began diluting its existing stockpile of near-20 percent enriched uranium, continue[s] to convert near-20 percent enriched uranium at a rate consistent with past practices, had not installed additional centrifuges at the Natanz or Fordow facilities, had not installed new components at the Arak facility.”

 

Lawmakers and administration officials clashed over the true impact of economic sanctions on Iran, and whether those measures have pushed Tehran closer to giving up its pursuit of an atomic arsenal. Lawmakers are skeptical, with many voicing support for new, stricter economic sanctions; administration officials want Congress to hold off until talks with Iran play out.

 

Corker called the sanctions issue an unhelpful “red herring.”

 

“It’s sort of been a place where the administration can say, ‘Well, sanctions will end up keeping this deal from happening,’ ” he said. “Congress can keep saying, ‘Oh, we’re trying to do something about it.’ And I think it avoids the topic of you, candidly, clearly laying out to us what the end state is that you’re trying to negotiate [toward].”

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 17:50
De nouvelles bombes nucléaires américaines en Belgique ?

 

 

29.01.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Une chaîne de TV néerlandaise et deux journaux flamands ont révélé qu'un accord secret entre les Etats-Unis, la Belgique et les Pays-Bas, porterait sur l'arrivée d'une nouvelle génération d'armes atomiques, des bombes B-61 de type 12, sur la base de Kleine-Brogel. Emotion et polémique politique en Belgique où l'on n'a jamais admis officiellement la détention d'armes nucléaires américaines...

 

Un spécialiste du programme nucléaire américain, Hans Kristensen de la Federation of American Scientists, a émis cette hypothèse pour 2019-2020 devant la commission de Défense de la Chambre des Etats-Unis. Il y aurait aujourd'hui une vingtaine de bombes atomiques américaines sur le sol belge. Sur les 183 déployées dans cinq pays d'Europe, a même précisé l'expert.

 

Ces bombes seraient entreposées à la base de Kleine-Brogel, située dans la ville de Peer, dans la province du Limbourg au nord, frontalière avec les Pays-Bas. La présence de troupes américaines sur cette base confirmerait cette possibilité.

 

La polémique enfle en Belgique car aucun accord de gouvernement n'évoque cette question. La Belgique n'a même jamais confirmé officiellement la présence de bombes américaines sur son sol. « Au niveau gouvernemental, nous n’avons pris aucune décision. D’aucune façon - qu’elle soit formelle ou informelle -, il n’y a eu de moment de décision », a déclaré le ministre de la Défense, Pieter De Crem, rapporte notre confrère Le Soir.

 

M. Kristensen va plus loin en imaginant que la prochaine génération d’avions de chasses belges ait une capacité de transport atomique... Ce qui paraît très peu probable malgré les liens historiques belges avec l'OTAN et les Etats-Unis (notamment le quartier général du commandement des opérations de l'OTAN au Shape à Mons). Voilà qui serait une étonnante contradiction avec le traité de non prolifération des armes nucléaires.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:30
L'Iran progresse vers l'arme nucléaire malgré l'accord de Genève

 

20 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'accord de Genève sur le nucléaire iranien, entré en vigueur lundi, n'empêcherait pas Téhéran d'accéder à l'arme atomique.

 

L'accord entré en vigueur aujourd'hui n'empêche pas l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, a-t-il déclaré lors d'un discours à la Knesset (Parlement), réunie en séance extraordinaire en l'honneur du Premier ministre canadien Stephen Harper, en visite en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Comparant les ambitions nucléaires militaires prêtées à l'Iran à un train roulant à toute vitesse, M. Netanyahu a exigé de la communauté internationale qu'elle fasse dérailler ce train.

 

La communauté internationale doit empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire, a-t-il insisté, invoquant la menace sur la paix, la stabilité et la sécurité dans la région.

 

M. Harper a indiqué pour sa part que le Canada maintiendrait ses sanctions, contrairement aux Etats-Unis et à l'Union européenne (UE), qui ont suspendu lundi certaines des leurs, en réponse immédiate au gel par l'Iran d'une partie de ses activités nucléaires.

 

Le Canada évaluera le succès de cette approche non pas sur les mots mais sur l'application et la vérification des actions promises, a-t-il dit dans un discours devant la Knesset, au sujet des clauses de l'accord de Genève.

 

Nous espérons vraiment qu'il soit possible d'obtenir que le gouvernement iranien renonce à s'engager sur la voie sans retour de la fabrication des armes nucléaires. Mais pour le moment, le Canada maintient intégralement en vigueur les sanctions que nous avons imposées, a-t-il déclaré, confirmant une position annoncée juste après l'accord de Genève en novembre.

 

M. Harper avait auparavant annoncé un soutien financier accru du Canada en 2014 à l'Autorité palestinienne, lors d'une rencontre avec le président Mahmoud Abbas lundi à Ramallah, en Cisjordanie.

 

Le Premier ministre canadien est arrivé dimanche, accompagné d'une importante délégation de ministres, parlementaires et chefs d'entreprise, pour une visite de quatre jours en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Sous M. Harper, le Canada est devenu l'un des pays les plus favorables à Israël au sein de la communauté internationale. Il est l'un des très rares pays à avoir voté contre l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU le 29 novembre 2012 (138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions).

 

Mardi, il rencontrera le président israélien Shimon Peres et se rendra à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Il se verra également décerner mercredi un doctorat honoris causa de l'Université de Tel-Aviv.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:20
Former USAF Chief of Staff: Move Away From Nuclear F-35

A former US Air Force Chief of Staff believes funds to make the F-35 nuclear-capable should be spent elsewhere.

 

Jan. 17, 2014 - By AARON MEHTA – Defense News

 

WASHINGTON — Barring investment from European allies, the Pentagon should abandon the goal of a nuclear-capable F-35 Joint Strike Fighter in favor of spending funds elsewhere, according to former US Air Force Chief of Staff Norton Schwartz.

Schwartz, who headed up the Air Force from 2008 to 2012, argued instead that those funds should be put towards the Air Force’s new long-range strike bomber (LRS-B).

“I recognize and fully support the need for nuclear deterrence in America’s defense architecture to include the triad and capabilities on which a number of our alliances depend,” Schwartz said in a speech organized by the Stimson Center, a DC-based think tank. But the Pentagon needs to ask if “pursuing nuclear capability in the F-35 the best use of precious investment dollars, as this is a multiple-hundred million dollar decision, and more if one considers the optimization of the weapon for the F-35.”

“It is my conviction that without financial buy-in by the NATO partners, either the F-35 nuclear integration or through fielding of an independent or equivalent European manufactured aircraft, F-35 investment dollars should realign to the long range strike bomber,” he continued.

Going back to the Cold War, NATO allies have relied on American nuclear assets in Europe as a deterrent from Russian advancement. The US maintains a small number of nuclear weapons in Europe, capable of being mounted on F-15E and F-16 aircraft, a military asset that a Congressional Budget Office report, released in December, estimates will cost $7 billion for the next decade.

That CBO report also estimated the costs for upgrading F-35s to nuclear-capability at $350 million over the next decade, although that number does not include implementation costs.

If the US is going to continue to have nuclear-capable tactical forces defending Europe, “it important for the NATO allies to manifest financial as well as policy commitment to the NATO nuclear posture,” Schwartz said. “Absent financial commitment and burden sharing, I would argue that those resources now allocated for F-35 nuclear integration… should be realigned to expedite long-range bomber nuclear certification.”

The desire for a nuclear-capable F-35 was laid out in the Obama administration’s 2010 Nuclear Posture Review.

“The Air Force will retain a dual-capable fighter (the capability to deliver both conventional and nuclear weapons) as it replaces F-16s with the F-35 Joint Strike Fighter,” the report reads. “The United States will also conduct a full scope B-61 (nuclear bomb) Life Extension Program to ensure its functionality with the F-35 and to include making surety – safety, security, and use control – enhancements to maintain confidence in the B-61.”

That life-extension program has been a source of controversy, with program costs having doubled over initial estimates. After the extension program is finished, new tail kits turning the B61 from bombs into weapons capable of integration on the F-35 would be installed.

In the omnibus bill passed by Congress this week, the House and Senate stripped $10 million from the president’s budget that was earmarked for a B61 “Capabilities Development Document” for the F-35. Congress also removed $34.8 million from the president’s request for a B61 life-extension program.

Despite his hesitation for spending on the F-35, Schwartz argued that the B61 extension program must continue.

“B61 life extension is necessary independent of F-35 nuclear integration,” he said. “It must proceed in any case, in my view, focused on modernization and long range strike bomber.”

The LRS-B is the Air Force’s next-generation bomber program. Only general details of the heavily classified program have emerged. The platforms are expected to enter service in the mid-2020s and cost about $550 million each, with a potential buy of up to 100. The program has been largely unaffected by sequestration because the funding streams are relatively small in the coming years, according to Air Force officials.

Schwartz hopes to see the money saved from the F-35 put towards making the LRS-B nuclear capable as early as possible.

“I don’t have access to the exact programmatic, but there is a priority obviously [for] conventional certification of the new aircraft,” he said. “My point is, ideally nuclear certification would follow very shortly thereafter. It is a resource issue, and likely to become more so. So as I prioritize things, absent a NATO burden share, I would prioritize the LRSB to accelerate that nuclear certification to the degree that is possible.”■

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:55
Les forces aériennes stratégiques ont 50 ans !

 

14/01/2014 Armée de l'Air

 

50 ans. Voici l'âge atteint aujourd'hui, mardi 14 janvier 2014, par les forces aériennes stratégiques (FAS), qui n'ont malgré tout pas pris une ride. Les FAS mettent en œuvre la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, l'une des missions permanentes de l'armée de l'air.

 

« S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne » - Charles de Gaulle, 1950.

 

Quatre années à peine après l’opération Gerboise Bleue, l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960 à 7 heures, à Regganne (désert du Sahara), première démonstration de la maîtrise française de la puissance nucléaire, le décret n°64-46 signé par le président de la République Charles de Gaulle créait, le 14 janvier 1964, le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS). Ce court document de huit articles, pris en Conseil des ministres, attribue au président de la République en sa qualité de chef de l’État le pouvoir d’engager les forces nucléaires mais également de pouvoir définir les objectifs de ces dernières en sa qualité de président du conseil de défense et de chef des armées. Concrétisation d’un long cheminement entrepris depuis mai 1939 pour doter la France d’une arme atomique, il officialise le vœu présidentiel d’une indépendance nationale au travers de sa force de frappe afin de redonner à la France « le rang qui est le sien ».

« Il nous faut faire comme Tintin, ce personnage célèbre dans le monde entier et qui m’est particulièrement sympathique parce que c’est un petit qui ne se laisse pas faire par les gros … », dit alors l’homme de l’appel du 18 juin à André Malraux.

Pour la plupart des commentateurs, c’est avec ce décret que le rôle prépondérant du président de la République dans la direction de la défense nationale est officiellement reconnu. Le général commandant les forces aériennes stratégiques relève directement du président de la République. C’est de lui qu’il reçoit les ordres de mise en posture et c’est de lui qu’il pourrait recevoir, si les circonstances l’exigeaient, l’ordre d’engagement pour l’ensemble des forces nucléaires. Inversement, c’est directement au chef de l’État que le général commandant les FAS rend compte de l’état et de la disponibilité des forces et c’est également à lui qu’il rendrait compte de l’exécution de l’ordre d’engagement.

Ce décret transfigure l’armée de l’air, donnant naissance à une force moderne, voulue indépendante de toute source d’approvisionnement étranger par les instances politiques, libérée du jeu des alliances militaires et mettant en ligne le meilleur matériel de l’époque. Réduisant la chaîne de transmission des ordres au strict minimum, elle assoit sa capacité décisionnelle sur la décision d’emploi d’un seul homme : le président de la République. Grâce à la volonté affirmée de Charles de Gaulle qui leur confie la mise en œuvre exclusive de la première arme nucléaire conçue et expérimentée par le commissariat à l’énergie atomique (CEA, qu’il a également créé dès le 18 octobre 1945), les FAS, première composante de la dissuasion nucléaire, deviennent les garantes de la sécurité militaire de la France.

Un binôme indissociable va incarner cette « dissuasion à la française » : le Mirage IVA, appareil d’une haute technologie « made in France », et le Boeing C 135 F ravitailleur, appareil permettant de fournir l’allonge suffisante pour atteindre les objectifs les plus éloignés.

Ainsi dotées, les FAS sont alors prêtes, selon la formule d’Hervé Beaumont, à « redonner un destin à la France … »

Pour en savoir plus :

-       Jean-Michel Guhl, dans « Forces Aériennes Stratégiques » d’Alexandre Paringaux, Zéphyr Editions, 1997 ;
-       David Cumin, « L’arme nucléaire française devant le droit international et le droit constitutionnel », Université Jean Moulin, Lyon III, 2000-2005 ;
-       Hervé Beaumont, « Mirage IV, le bombardier stratégique », Docavia, 2003 ;
-       Serge Gadal, « Forces Aériennes Stratégiques », Economica, 2009.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:30
Accord nucléaire: rencontre jeudi et vendredi entre l'Iran et l'UE

 

07 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

TEHERAN - Le négociateur en chef iranien rencontrera jeudi et vendredi à Genève une responsable de l'Union européenne pour discuter de la date d'application de l'accord nucléaire entre Téhéran et les grandes puissances, ont indiqué mardi les médias iraniens.

 

Les experts de l'Iran et des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont proposé en début d'année la date du 20 janvier pour appliquer l'accord de Genève sur un gel du programme nucléaire iranien pendant six mois. Cette date devait être approuvée par les responsables politiques des deux parties.

 

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué mardi à l'agence officielle Irna qu'il s'entretiendrait avec Helga Schmid, l'adjointe de la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton qui négocie au nom des grandes puissances, pour discuter de l'application de l'accord de Genève, signé le 24 novembre.

 

Les discussions doivent durer deux jours, a-t-il ajouté.

 

A l'issue de la réunion d'experts le 2 janvier, un responsable iranien avait souligné que deux ou trois questions de nature politique devaient encore être réglées avant de mettre l'accord en application.

 

L'accord de Genève prévoit entre autres qu'il n'y aura pas de nouvelles sanctions contre l'Iran durant une période intérimaire de six mois pendant laquelle Téhéran a accepté de geler le développement de ses activités nucléaires sensibles.

 

L'objectif est de trouver un accord définitif avec l'Iran, soupçonné, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:35
Corée du Nord: un nouvel essai nucléaire n'est pas pour demain (experts)

 

SEOUL, 21 décembre - RIA Novosti

 

La construction d'un nouveau tunnel sur le polygone de Punggye-ri qui pourrait être utilisé par la Corée du Nord pour son nouvel essai nucléaire prendra encore plusieurs mois, estiment les experts de l'Institut américano-coréen de l'Université John Hopkins.

 

Selon le site internet 38 North, les récentes photos prises depuis un satellite ont permis aux experts de conclure que la Corée du Nord n'a pas encore achevé la construction d'un tunnel permettant de faire exploser une bombe atomique. Les experts soulignent que la longueur du tunnel nécessaire pour effectuer un essai nucléaire ne doit pas être inférieure à un kilomètre. A en juger d'après les photos spatiales, les Nord-coréens ne sont qu'à mi-chemin de leur objectif.

 

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 avant d'effectuer en 2006, en 2009 et en 2013 des essais nucléaires souterrains qui ont provoqué de vives protestations de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté plusieurs résolutions appelant Pyongyang à cesser ses activités nucléaires. Ainsi, les résolutions 1718 et 1874 invitent notamment la Corée du Nord à renoncer aux essais nucléaires et au lancement de missiles balistiques et à reprendre les négociations sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:40
Russie: les forces nucléaires rééquipées à 45% d'ici la fin de 2013

 

 

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti

 

Les forces nucléaires russes seront rééquipées à plus de 45% d'ici la fin de 2013, a annoncé mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"Les Forces nucléaires stratégiques russes seront rééquipées en nouveaux armements et matériels à 45%, l'Armée de terre à 21%, l'Armée de l'air à 42%, la Marine à 52% et les Troupes de défense aérospatiale à 62% d'ici la fin de l'année dans le cadre de la réalisation de la commande militaire d'Etat", a indiqué M.Choïgou lors d'une réunion élargie du collège du ministère de la Défense.

 

Le ministère de la Défense œuvre en outre pour limiter le nombre des types d'armements et de matériels ayant des fonctions et paramètres techniques similaires ou identiques. "Cela permet de réduire les dépenses publiques pour l'achat et la maintenance des armements et matériels", a expliqué le ministre.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:35
Pyongyang posséderait un 2e site d'enrichissement d'uranium (expert US)

 

 

SEOUL, 9 décembre – RIA Novosti

 

La Corée du Nord posséderait un site d'enrichissement d'uranium en plus de son complexe nucléaire de Yongbyon, estime David Albright, scientifique américain spécialiste de la prolifération nucléaire cité par l'agence Yonhap.

 

"Compte tenu de l'expérience de Pyongyang dans la conception de l'arme nucléaire, le régime n'a pas mené tous les travaux sur le site de Yongbyon", a indiqué l'expert américain dans une interview à l'agence sud-coréenne.

 

Selon M.Albright, l'Etat communiste préparerait un nouvel essai nucléaire à base d'uranium et de plutonium. Afin de miniaturiser l'ogive nucléaire, il faudra augmenter sa puissance explosive. Le moyen le plus facile de le faire serait de "créer un grand noyau à base d'uranium et de plutonium".  D'après l'expert, le centre de ce noyau pourrait être en plutonium et son enveloppe en uranium.

 

En octobre dernier, le renseignement sud-coréen a rapporté que le site de Yongbyon, situé à 90 km de Pyongyang, aurait redémarré en août. Avant la suspension de ses activités en 2008, cette usine nucléaire produisait du plutonium. La semaine dernière, les employés d'un institut américain de recherche scientifique ont fait savoir que ce site produisait de l'uranium en vue de son enrichissement.

 

La Corée du Nord, qui s'est proclamée puissance nucléaire en 2005, a réalisé trois essais nucléaires souterrains, provoquant les protestations de la communauté internationale.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:54
La prolifération nucléaire aujourd’hui

Dec. 5, 2013 par Jean-François Fiorina - notes-geopolitiques.com

 

Un enjeu éminemment géopolitique

 

Avec la conclusion du premier round de négociations sur le nucléaire iranien à Genève, ce sont les enjeux liés à la prolifération qui gagnent en visibilité. Délaissées depuis la fin de la guerre froide, les problématiques nucléaires militaires ne sont plus vraiment au centre des préoccupations stratégiques. « Pourtant un monde nucléaire inédit est en train d’émerger et, si nous n’y prenons garde, nous risquons de nous retrouver confrontés à un ordre nucléaire radicalement nouveau sans nous y être au moins intellectuellement préparés », prévient Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, dans la préface à l’ouvrage de Thérèse Delpech sur La dissuasion nucléaire au XXIe siècle (Prix Brienne du livre géopolitique 2013).

 

À l’heure où les premières puissances nucléaires s’interrogent sur le maintien de leurs arsenaux, du moins en Europe et aux États-Unis, il importe de resituer le débat sur la dissuasion dans le contexte mouvant de la géopolitique contemporaine.

L’arme nucléaire n’est pas un simple moyen de destruction. « Pour les uns, instrument de guerre, comme toutes les armes. Moyen de la non-guerre pour les autres, qui marquent ainsi la différence entre la paix naturelle imputable à la modération des politiques et la paix forcée due à la rétention de la violence par la peur de ses excès », analysait le général Lucien Poirier (Des stratégies nucléaires, 1977). Instrument politique autant que guerrier, la Bombe conserve des attraits incomparables. C’est ce qui explique la relance de la prolifération, qui peut être le fait de « primo accédants » souhaitant développer des programmes clandestins mais aussi des puissances nucléaires établies qui renforcent et améliorent leurs arsenaux.

 

La lutte contre la prolifération malmenée ?

Pour Bruno Tertrais, maître de recherche à la FRS, la prolifération est le fait des « pays qui sont restés à l’écart du TNP (Inde, Israël, Pakistan), qui s’en sont retirés (Corée du Nord), ou qui sont soupçonnés de le violer [Iran, Birmanie?]« . Depuis la fin de la guerre froide, l’effort de la communauté internationale privilégie la contre-prolifération horizontale, qui vise à « éviter qu’un État puisse maîtriser la technologie nucléaire militaire et être ainsi en mesure de bouleverser les équilibres régionaux garantis par les puissances nucléaires officielles (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) » – cf. note CLES n°50, 12/01/2012. La lutte contre la prolifération verticale, c’est-à- dire le désarmement ou la limitation des arsenaux nucléaires déjà en service, est en revanche nettement moins volontariste. Et ce, en dépit de la prolifération active entreprise notamment par la Chine ou la Russie. Dans la stratégie militaire chinoise en effet, « les armes nucléaires jouent un rôle croissant. De nouveaux systèmes air, mer et terre commencent à être déployés [dans la région], dans la plus grande opacité, dénoncée par ses voisins. [...] Avec beaucoup moins de ressources financières, la Russie donne aussi la priorité à ses capacités nucléaires parce qu’elle estime que d’importants déséquilibres conventionnels existent avec l’OTAN et avec la Chine », constatait Thérèse Delpech, ex-directrice des affaires stratégiques du CEA, aujourd’hui décédée.

C’est par la diplomatie que s’organise principalement la contre-prolifération. Elle repose sur deux principaux outils: l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le traité de non-prolifération (TNP) de 1968. L’enjeu est de taille: « Le risque est grand [en cas d’échec] d’une prolifération en cascade », alerte Bruno Tertrais. Si, jusqu’à présent, ce système a bien fonctionné (les États s’étant engagés dans la voie des applications militaires sont rares et la majorité a renoncé à franchir le seuil nucléaire), il est permis de douter de son efficacité pour le siècle qui s’annonce. « L’ère nouvelle ne sera pas nécessairement soumise aux règles de l’ancienne », prévenait Thérèse Delpech, pour qui le XXIe siècle sera caractérisé par une forme de « piraterie stratégique », c’est-à-dire un « manque de respect croissant pour le droit international et les règles de comportement acceptées par tous ». Cette « piraterie » est le fait d’un nombre de plus en plus croissant d’acteurs étatiques, mais aussi non gouvernementaux, qui contestent l’ordre international mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les puissances dominantes d’alors. Les Émergents, ainsi que les pays se percevant comme des leaders régionaux historiques, se contenteront- ils de cet ordre « qu’ils considèrent comme leur étant défavorable »? Probablement pas. Par le truchement de l’arme nucléaire, ils peuvent espérer le bousculer.

Pour anticiper les bouleversements en cours, la contre-prolifération devra davantage se concentrer sur les motivations des challengers d’un Occident perçu comme déclinant, et non sur les seules modalités techniques et scientifiques qui président à la réalisation ou à l’approfondissement d’un programme nucléaire. La question du « pourquoi? » ne devrait-elle pas être en effet au centre de la lutte contre les programmes nucléaires militaires clandestins et la prolifération verticale ?

 

Pourquoi un État choisit-il le nucléaire ?

La réponse la plus évidente est que les États qui cherchent à développer des armes nucléaires, ou à les améliorer, sont ceux qui sont confrontés à une menace militaire significative qu’ils estiment ne pas pouvoir contrer par d’autres moyens, plus conventionnels. En l’absence d’une telle menace, ils resteraient volontiers des États non nucléaires, ou à la capacité sommaire. C’est le « modèle de la sécurité » établi par Scott Sagan, professeur de sciences politiques à Stanford. L’évaluation des menaces restant un exercice à la fois subjectif et politique, c’est la perception qu’a un État de son environnement sécuritaire régional et international, davantage que la réalité objective de celui-ci, qui le pousse, ou non, à développer une capacité nucléaire militaire. La prolifération engendre donc la prolifération. Historiquement, l’Union soviétique a acquis des armes nucléaires pour parvenir à l’équilibre avec les États- Unis; la Grande-Bretagne et la France les ont acquises pour dissuader l’URSS; la Chine pour dissuader à la fois les États-Unis et les Soviétiques, etc. À l’inverse, l’Afrique du Sud, le Brésil ou encore l’Argentine ont abandonné leurs programmes dès lors que leur environnement sécuritaire ne les justifiait plus.

Pour Scott Sagan cependant, l’explication par l’analyse stratégique et sécuritaire ne suffit pas : « Les programmes d’armes nucléaires servent également d’autres objectifs, plus chauvins et moins évidents ». Il propose deux autres modèles complémentaires, dont chacun prétend dévoiler les autres motifs qui, au-delà de la recherche de sécurité, poussent des États à se doter d’armes nucléaires. Le « modèle de la politique intérieure » insiste sur l’importance des mécanismes d’acquisition propres à la culture administrative et politique d’un « État proliférant ». Le développement des armes nucléaires serait ici motivé par des rivalités entre administrations et responsables politiques. Les programmes nucléaires américains et français à leurs débuts illustrent ce jeu des luttes de pouvoir entre institutions. Plus près de nous, l’étude du cas iranien révèle un même jeu entre les divers acteurs du programme, au sein duquel chacun justifie son existence, indépendamment des considérations officielles sur l’intérêt national. Quant au « modèle de la norme », il fait référence à la volonté de prestige et d’affirmation de puissance. Ici, la représentation qu’a un État de lui- même sur la scène internationale est primordiale. Ce modèle peut être complémentaire du précédent. Ainsi, la vocation iranienne d’être la grande puissance régionale du Golfe explique en très grande partie la course à l’arme nucléaire. Outre la démonstration d’une excellence scientifique et technologique, la possession d’un arsenal nucléaire offre aux États un outil au service de leur politique étrangère. Elle est garante d’une autonomie stratégique.

En réalité, l’histoire de la prolifération conjugue les trois modèles (« sécurité », « politique intérieure », « norme »). L’explication des rapports de force internationaux n’est jamais monocausale. À la faveur de la recomposition géopolitique actuelle, caractérisée à la fois par l’évolution de la démographie globale et la mondialisation de l’économie, la prolifération semble donc avoir un bel avenir. En remettant en cause, dans ce domaine aussi, la domination occidentale.

 

La « bonne vieille dissuasion » a-t-elle encore un sens ?

« Il devient évident que l’Occident accorde aux armes nucléaires un rôle de plus en plus marginal et restreint » dans sa panoplie stratégique, constatait Thérèse Delpech, « au moment même où plane en Asie – de l’ Asie occidentale à l’ Asie orientale – une menace sur la préservation de la paix nucléaire ». Ce désintérêt se traduit aussi par un relâchement de la réflexion doctrinale. Autrement dit, les États-Unis, la France et la Grande- Bretagne disposent d’un arsenal dont le mode d’emploi n’a pas été sensiblement révisé depuis la fin de l’affrontement bipolaire. « La dissuasion a été (elle est toujours) le concept de base des doctrines nucléaires occidentales. » Répond-elle aux défis lancés par les nouvelles puissances asiatiques? La possession de la Bombe garantit-elle la sanctuarisation d’un territoire ? L’extension du parapluie nucléaire à des alliés hors de l’Europe est-elle souhaitable, voire crédible? Les mécanismes « classiques » de l’escalade nucléaire ont-ils encore cours vis-à-vis d’autres puissances que la défunte URSS ?

Pour répondre à ces questions, il faudrait connaître les intentions des adversaires potentiels. L’arme nucléaire sera-t-elle avant tout une arme d’emploi ? Aura-t-elle pour objectif premier de frapper des troupes militaires ou directement des agglomérations civiles ? Son emploi sera-t-il intégré à d’autres modes d’action ? Son usage fera-t-il l’objet d’avertissements selon des modalités connues de l’adversaire ? C’est à ce « nouvel effort intellectuel » qu’invite l’ouvrage posthume de Thérèse Delpech. S’intéresser à la prolifération nucléaire est une façon de se préparer aux profondes mutations géostratégiques de ce siècle naissant.

 

 

Pour aller plus loin

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:55
photo AFP - 1971

photo AFP - 1971


03.12.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense
 

L'atoll de Mururoa, dans l'archipel des Tuamotu, où la France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines (photo AFP de 1971), va faire l'objet d'une modernisation complète de ses infrastructures de surveillance. A Fangataufa ont lieu 24 tests.

Selon le délégué à la sûreté nucléaire, Bernard Dupraz, ces travaux qui dureront quatre ans et sont estimés à près de 50 millions d'euros (la facture sera payée par le ministère de la Défense). Quelque 200 personnes pourraient être alors déployées sur le site. Des appels d'offres sont annoncés pour janvier prochain.

mururoa2.jpg

L'atoll, où toutes les installations datant du Centre d'expérimentations du Pacifique (CEP) ont été détruites et rasées après le dernier essai, en 1996, n'abrite plus qu'une piste d'aviation et une trentaine de militaires en charge de la sécurité de ce périmètre. Mururoa reste un espace militaire interdit.

L'atoll fait l'objet d'une surveillance permanente via le système Telsite, mais ce système est vieillissant et il va donc être totalement modernisé entre 2014 et 2018. La surveillance est d'abord radiologique mais aussi géo-mécanique car les expérimentations nucléaires souterraines ont en effet provoqué des fissures naturelles dans le substrat corallien formant la couronne de l'atoll.

Durant les quatre années de travaux visant à rénover complètement les installations de surveillance de Mururoa, l'actuel système Telsite continuera d'effectuer normalement son travail de surveillance.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:35
Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

 

SEOUL, 3 décembre - RIA Novosti

 

Pyongyang entend renforcer son potentiel de dissuasion nucléaire dans un contexte de provocations de la part de la Corée du Sud et des Etats-Unis, rapporte mardi l'agence Yonhap se référant au journal Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir nord-coréen.

La source précise que la Corée du Nord poursuivra son programme nucléaire, les Etats-Unis et le Sud "ayant engagé une lutte acharnée, dont le but est d'effectuer une frappe nucléaire sur notre république". 

"Tant que nos ennemis essaieront d'utiliser des armes nucléaires pour envahir le Nord, nous devons faire de notre mieux pour bâtir notre propre défense", souligne le quotidien, cité par l'agence. 

La veille, le journal Rodong Sinmun a également fustigé l'appel du gouvernement américain à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, soulignant que Pyongyang se procurait des armes nucléaires dans un contexte de menaces émanant de Séoul et Washington. 

La Corée du Nord, qui s'est proclamée puissance nucléaire en 2005, a réalisé trois essais nucléaires souterrains, provoquant les protestations de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté plusieurs résolutions appelant Pyongyang à cesser ses activités nucléaires.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 17:35
Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

 

 

MOSCOU, 2 décembre - RIA Novosti

 

Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret introduisant des sanctions à l'encontre de la Corée du Nord approuvées par le Conseil de sécurité de l'Onu en mars dernier,  le document ad-hoc étant publié lundi sur le site officiel de l'information judiciaire.

 

Le décret présidentiel interdit aux compagnies étatiques, commerciales et industrielles russes de fournir à Pyongyang toute aide consultative ou technique en matière de création de missiles balistiques. Les navires nord-coréens refusant d'être inspectés seront interdits d'entrée dans les ports russes. Quant aux autorités, elles feront preuve de vigilance en travaillant avec les diplomates nord-coréens. 

 

Le document en question dresse en outre une liste de citoyens nord-coréens impliqués dans le programme nucléaire du pays. 

 

La Corée du Nord, qui s'est proclamée puissance nucléaire en 2005, a réalisé trois essais nucléaires souterrains, provoquant les protestations de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté plusieurs résolutions appelant Pyongyang à cesser ses activités nucléaires.

 

Le 7 mars dernier, le Conseil de sécurité a approuvé un nouveau train de sanctions visant, entre autres, à réprimer les activités illégales de diplomates nord-coréens, en permettant notamment d'inspecter les valises diplomatiques pour empêcher le transport de sommes importantes en espèces destinées à financer le programme nucléaire et balistique de Pyongyang.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:50
photo Diliff

photo Diliff

 

21 November 2013 by Hajnalka Vincze

 

(sur la base d’un court entretien accordé à BBC Radio, l’émission 5 Live Drive, le 20 novembre 2013)

 

En quoi la posture antinucléaire du SNP (Scottish National Party) devrait-elle constituer un problème pour une Ecosse indépendante mais soucieuse de garder sa carte de membre à l’OTAN ?* En pas grand-chose, pour faire bref. Le fait d’exiger le retrait des armes nucléaires UK de son territoire et de se proclamer Etat non nucléaire n’est pas a priori en contradiction avec le statut de membre de l’OTAN. Pour rappel : à présent 20 pays membres sur les 28 ne possèdent ni n’hébergent d’armes atomiques sur leur sol.

 

Par ailleurs, la distinction (entre possession et hébergement) a tout lieu d’être. Alors que seuls trois pays membres sont des puissances nucléaires reconnues comme telles (les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni), cinq autres (l’Italie, l’Allemagne, la Turquie, les Pays-Bas et la Belgique) laissent stationner sur leur territoire des armes nucléaires américaines (quoique de manière de plus en plus controversée, certes).

Source: www.cagle.com

Par contre, faire partie de l’OTAN implique mécaniquement de participer au soi-disant partage nucléaire au sein de l’Alliance. Lequel est censé faire croire que la politique nucléaire de l’OTAN est un travail d’équipe. Dans cet esprit, les Etats membres non nucléaires deviennent eux-mêmes mouillés à plus d’un titre : à travers les concepts et les exercices, ils sont priés de contribuer, par le biais de leurs capacités conventionnelles (comme le ravitaillement en vol par exemple), au bon déroulement des éventuelles opérations nucléaires de l’Alliance.

 

En réalité, ce n’est qu’une mascarade. Malgré toutes les structures et procédures qui y sont consacrées pour entretenir l’illusion, la pratique du « partage » nucléaire de l’OTAN reste soumise, in fine, au bon-vouloir de Washington. Autrement dit, à l’humeur du jour dans la capitale des Etats-Unis. Inutile de préciser que la crédibilité de tels arrangements est nulle. Les Etats membres mouillés deviennent effectivement complices de la politique nucléaire de l’Amérique, mais sans avoir le moindre droit (à la consultation, à l’influence) garanti.

 

Pour illustration, cet incident survenu en 1973 avec, comme figurant principal, le Premier ministre britannique Edward Heath. Imaginons la scène. Le chef du gouvernement du Royaume-Uni débat tranquillement à la Chambre des Communes lorsqu’il apprend, par la voie d’une dépêche d’agence de presse, que son grand allié US vient de déclarer l’alerte nucléaire globale. C’est la douche froide. Loin d’avoir été consulté auparavant, le fidèle britannique n’a même pas été informé correctement.

 

Tous les arrangements et discours sur le « partage » dans l’OTAN n’ont donc été que des usines à gaz et des paroles en l’air. L’Amérique n’en faisait, en n’en fera, qu’à sa tête. S’agissant de ses bombes à elle, c’est d’ailleurs le minimum qu’elle doit à ses propres citoyens.

 

*Les Ecossais seront appelés aux urnes pour décider de leur séparation (ou pas) du "rUK" (reste du Royaume-Uni) lors d'un « référendum sur l'indépendance » le 18 septembre 2014. Dans cette perspective, le SNP avait changé sa position traditionnelle anti-OTAN lors de son Congrès en octobre 2012 (avec une courte majorité de 394 contre 365 votes des délégués), et propose maintenant qu'une Ecosse indépendante reste dans l'Alliance.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 17:55
Le nucléaire fait peur aux politiques français

 

01/12/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les débats parlementaires sur la loi de programmation militaire confirment que l'exécutif confine la question du nucléaire militaire dans une totale opacité.

 

Le vote de l'Assemblée nationale sur la loi de programmation militaire interviendra mardi 3 décembre. Les débats parlementaires n'ont pas apporté de nouveauté majeure sur ce texte, dont l'application demeurera un défi. Mais au cours de la discussion, un élément nouveau est apparu. Le rôle classique du Parlement en matière de dissuasion nucléaire, celui d'une simple chambre d'enregistrement des options gouvernementales, a donné quelques signes de frémissement.

Nous nous étions fait l'écho ici même de la demande de débat introduite par la commission des Affaires étrangères, dont on ne peut pas dire qu'elle ait suscité un enthousiasme débordant dans la maison d'en face, la commission de la Défense nationale et des Forces armées. Lors de la discussion parlementaire, sa présidente, Patricia Adam, a pris la mouche, appuyant sur la dissuasion : "Je veux écarter un argument entendu en commission et repris peut-être un peu vite au sein d'une autre commission. Le président de la République n'a pas fermé le débat sur la dissuasion au sein des travaux du livre blanc. Il a pris une décision, en application de prérogatives que lui confère l'article 15 de la Constitution. Il n'y a pas de tabou pour autant. Le débat a lieu. Il a même lieu depuis le début des années 1960 ! Là non plus, on ne fait rien avancer à coup de simplifications abusives."

Mme Adam a pourtant admis, dans la phrase suivante, que la commission qu'elle préside se trouve hors jeu sur cette question, traitée hors du champ parlementaire. En parlant de son rôle dans l'avenir, elle précise : "Je prendrai des initiatives afin que la commission de la Défense nationale soit au coeur de ce débat."

 

Options nucléaires

Les autres grandes démocraties occidentales possédant la bombe atomique et ne cachant pas ce fait, les États-Unis et le Royaume-Uni, affichent sur la question nucléaire des attitudes très différentes de celles de la France. À Washington, le Pentagone a publié à trois reprises depuis 1994, la dernière fois en avril 2010, sa Nuclear Posture Review. Le débat existe bel et bien aujourd'hui, qui porte sur l'éventualité d'une suppression de la composante sol-sol (missiles Minuteman III), pour des raisons essentiellement budgétaires. À Londres aussi, la discussion sur le nucléaire est bien réelle, comme l'indique ce document parlementaire recensant les contributions d'experts consultés en 2006 par la Chambre des communes. Les questions qui fâchent, comme l'absence d'indépendance du système stratégique britannique, ne sont pas glissées sous la tapis.

Voici quelques mois, un débat a été organisé publiquement, documents fouillés à l'appui, sur l'avenir du programme Trident. Relevant ces éléments, le rapporteur de la loi de programmation militaire à la commission des Affaires étrangères, Gwenegan Bui, notait lors du débat : "Dans notre pays, trop souvent selon moi, la prééminence exclusive du chef de l'État, la confidentialité de nombreuses informations et la nécessaire incertitude qui entourent la dissuasion conduisent certains à considérer, à tort, que cette dernière ne doit et ne peut être débattue. On se retranche derrière l'évidence d'un dogme établi et l'on recourt parfois à l'invective pour décrédibiliser ses interlocuteurs. Il ne faut pas avoir peur de débattre de la dissuasion." Mais dans la classe politique française, seuls les centristes de l'UDI ont choisi de franchir le pas : ils réclament la suppression de la composante aéroportée de la dissuasion, estiment que les sous-marins seuls pourraient assurer la mission, comme c'est le cas au Royaume-Uni.

 

Impossible débat

La réalité est là : à Paris, le nucléaire fait peur aux politiques. Il fallait quand même oser lancer au sein de l'administration la "discussion" sur le livre blanc, puis celle sur la préparation de la loi de programmation militaire, sans aborder la question de la stratégie nucléaire française ! Sujet intouchable, non discutable, trop sérieux pour être débattu devant les Français. Lors de la discussion à l'Assemblée, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a évoqué certaines évolutions : "Nous avons supprimé la composante sol-sol - les missiles mégatonniques du plateau d'Albion et les missiles de courte portée - ; nous avons, de notre propre chef, considérablement réduit le nombre de nos vecteurs et de nos têtes ; nous avons fermé nos installations de production de matières fissiles ; nous avons démantelé notre site d'essais nucléaires." Le ministre a simplement oublié de préciser que l'ensemble de ces avancées a été fait sous les trois précédents présidents de la République, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Et maintenant ? Rien... François Hollande applique la devise du royaume batave, "Je maintiendrai", mais sans rien expliquer. Et de faire répéter l'antienne par son ministre de la Défense : "Tant qu'il existe des armes nucléaires dans le monde, tant que demeurent les risques d'un chantage exercé par d'autres puissances contre nos intérêts vitaux, la dissuasion est l'une des garanties fondamentales de notre liberté d'appréciation, de décision et d'action. C'est un fait que certains déplorent : il est difficile de le nier. Dans ces conditions, nous pensons qu'il n'est envisageable ni de renoncer à cette capacité, ni de diminuer les options que l'existence des deux composantes offre au chef de l'État, chef des armées." On l'a compris : c'est un dogme. Circulez, y a rien à voir !

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:35
Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

Le laboratoire de recherches nucléaires de Yongbyon - GeoEye Satellite Image

 

VIENNE, 28 novembre - RIA Novosti

 

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a exprimé jeudi à Vienne sa profonde préoccupation concernant le programme nucléaire nord-coréen, certains signes témoignant du redémarrage d'un réacteur sur le site de Yongbyon.

 

"On perçoit sur le site de Yongbyon des activités correspondant à une tentative de redémarrage du réacteur de 5 MW. Néanmoins, en l'absence d'inspecteurs sur place, l'agence ne dispose pas d'une évaluation claire de la situation et n'est pas à même d'affirmer si le réacteur a été effectivement réactivé", a déclaré M.Amano en ouverture d'une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

 

Selon le directeur général de l'AIEA, l'agence observe l'activité en Corée du Nord, notamment sur le site nucléaire de Yongbyon, essentiellement au moyen d'images transmises par satellite

 

Les médias internationaux rapportent depuis un certain temps, que la Corée du Nord semble avoir redémarré le réacteur nucléaire de Yongbyon qui produit du plutonium, ce qui devrait permettre au régime d'accélérer son programme d'armement.

 

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 avant de mener en 2006, en 2009 et en 2013 des essais nucléaires souterrains qui ont provoqué les vives protestations de la communauté internationale.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:30
Nucléaire - L'Iran et les grandes puissances scellent un accord historique

 

 

25.11.2013 Romandie.com (AWP)

 

Genève (awp/afp) - L'Iran et les grandes puissances ont scellé dimanche un premier accord historique pour contenir le programme nucléaire de Téhéran, mais ont souligné qu'il ne s'agissait que d'une "première étape" franchie.

 

Après cinq jours d'âpres négociations, les grandes puissances et l'Iran ont annoncé un accord au terme duquel la république islamique acceptera de limiter son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions économiques, ouvrant une nouvelle période de pourparlers sur le fond pendant six mois.

 

Plus précisément l'accord prévoit que "sur le stock d'uranium existant enrichi à 20%, l'Iran en retiendra la moitié en oxyde d'uranium pour fabriquer du combustible destiné au (réacteur de recherche civil iranien) TRR. Il diluera le (stock) restant à 20% d'UF6 (hexafluorure d'uranium, un gaz qui alimente directement les centrifugeuses d'uranium) à moins de 5%".

 

De plus Téhéran s'engage à ne pas enrichir de l'uranium à plus de 5% pendant six mois et à ne pas se doter de nouveaux sites d'enrichissement.

 

SUCCÈS ET PREMIÈRE ÉTAPE IMPORTANTE

 

L'accord a été qualifié de "succès" par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et de "première étape importante" par le président des Etats-Unis Barack Obama.

 

Le président français François Hollande y a vu "une étape vers l'arrêt du programme militaire nucléaire iranien".

 

Cet accord pourrait être "le début d'un accord historique pour les peuples et nations du Moyen-Orient et au-delà", a estimé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

 

"Une percée a été réalisée, mais seulement un premier pas sur un chemin long et difficile", a nuancé le président russe, Vladimir Poutine.

 

Dans le même sens le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré dimanche soir que "maintenant, la partie vraiment difficile commence". Tout juste arrivé de Genève à Londres il a précisé qu'il faudra faire "un effort pour obtenir un accord complet qui demandera d'énormes engagements en termes de vérification, de transparence et de responsabilité."

 

Ainsi le Congrès américain a déjà annoncé qu'il était favorable à de nouvelles sanctions renforcées contre l'Iran, sanctions qui n'entreraient en vigueur que si Téhéran ne respectait pas l'accord conclu à Genève. Selon le résumé d'un conseiller d'un sénateur américain, "les sanctions prendraient effet s'ils trichent ou si le démantèlement n'est pas entamé d'ici six mois".

 

L'accord constitue une avancée pour les experts car il établit une gamme plus importante de contraintes et vérifications sur le programme nucléaire iranien.

 

Selon Bruno Tertrais, de la Fondation pour la Recherche Stratégique, basée à Paris, "c'est un accord qui permet de gagner du temps, puisqu'une grande partie du programme nucléaire iranien va être gelé pour six mois".

 

Le texte laisse toutefois une part d'ambiguïté qui permet des interprétations divergentes.

 

D'un côté le président iranien Hassan Rohani a affirmé que "le droit à l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien a été accepté". De l'autre, John Kerry a assuré au contraire que l'accord "ne dit pas que l'Iran a le droit à l'enrichissement, quoiqu'en disent certains commentaires en l'interprétant".

 

OBAMA ASSURE

 

"Ce que dit (le document), c'est que dans le cadre d'une solution complète, si nous atteignons le stade suivant de cette solution complète, l'Iran sera en mesure de jouir de ses droits fondamentaux à disposer de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, ce qui impliquera ce que nous appelons un programme d'enrichissement mutuellement défini et limité aux besoins pratiques", a expliqué le chef de la diplomatie britannique William Hague.

 

A Washington, le président Barack Obama a assuré que cet accord "barre le chemin le plus évident" de la république islamique vers une bombe atomique.

 

Il a pris soin de souligner les "énormes difficultés" persistant dans ce dossier qui empoisonne la communauté internationale depuis une décennie ajoutant que les sanctions "les plus sévères continueront d'être appliquées".

 

Les Occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de dissimuler un volet militaire derrière son programme civil, ce qu'il nie.

 

Cette question est au coeur des inquiétudes des pays occidentaux et d'Israël, qui craignent que l'uranium enrichi à 20% soit utilisé par l'Iran pour obtenir de l'uranium à 90% pour un usage militaire, malgré les dénégations de Téhéran.

 

L'Iran affirme que cet uranium est destiné à son réacteur de recherche et à des fins médicales.

 

M. Kerry a également voulu rassurer Israël, en affirmant qu'un accord nucléaire "complet rendra le monde (...), les partenaires de la région et l'allié Israël plus sûrs".

 

Mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé "une erreur historique" après que son bureau a évoqué un "mauvais accord qui offre ce que l'Iran voulait: la levée significative des sanctions et le maintien d'une partie significative de son programme nucléaire".

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 12:55
photo-Ministere-de-la-Defense

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Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Terrible", mis à l'eau en 2010, est le dernier des quatre de ce type que possède la France. Ils sont une pièce maîtresse de l'arsenal de dissuasion.

 

17/11/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte -  Le Point.fr

 

Le traditionnel silence de plomb sur la dissuasion, perpétué par François Hollande, commence à indisposer des députés de la majorité.

 

Les choses seraient-elles, doucement, en train de changer ? Nous voulons parler de cette incapacité de la représentation nationale et de la classe politique tout entière à discuter - seulement discuter - la pertinence, la nature et les choix à effectuer en matière de dissuasion nucléaire. Non que le sujet soit facile ! Mais le silence de plomb entourant ce thème n'est vraiment pas troublé par la commission de la Défense et des Forces armées de l'Assemblée nationale.

Le rapporteur sur le budget de la dissuasion, le député-maire socialiste de Fresnes Jean-Jacques Bridey, ne fait pas preuve d'un sens critique débridé en affirmant à propos des immuables ressources de la bombe atomique et de ses vecteurs pour 2014 : "Cette remarquable stabilité des crédits consacrés à notre dissuasion nucléaire traduit l'engagement sans faille du président de la République pour garantir nos capacités dans ce domaine, grâce à ses deux composantes, océanique et aéroportée, dont le maintien a été réaffirmé." Quelle audace !

 

Échec de la simulation

Quant à poser les questions qui fâchent, c'est exclu. Notre rapporteur reprend les éléments de langage du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) quand il nous explique que la simulation des armes nucléaires, "conduite par le CEA, se concrétisera avec la mise en service progressive du laser mégajoule", cet énorme outil de simulation destiné à remplacer les essais aujourd'hui interrompus. Lancé en... avril 1995 par le Premier ministre Édouard Balladur, le laser mégajoule était évalué à cette époque à 6 milliards de francs (1,2 milliard d'euros). Son prix a en réalité été multiplié par trois, au bas mot, et, surtout, il ne fonctionne toujours pas !

Officiellement, sa mise en service est annoncée pour la fin de 2014, mais le silence en France est abyssal sur l'échec de la version américaine de cet équipement colossal, le NIF (National Ignition Facility), pourtant annoncée depuis 18 mois. Le député UMP Yves Fromion, qui avait suggéré en octobre dernier de réduire les crédits de recherche en matière de dissuasion - pour les réaffecter à l'entraînement des forces classiques -, avait été renvoyé à ses utopies par la présidente de la commission de la Défense et députée socialiste du Finistère, Patricia Adam.

 

Questions sans réponse

Pour toutes ces raisons, il faut relever une initiative de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, que préside Élisabeth Guigou. Celle-ci a fait preuve d'une réelle volonté de débattre de la dissuasion nucléaire, en adoptant le 12 novembre un rapport interrogateur - non encore publié sur le site de l'Assemblée - d'un autre député socialiste breton, Gwenegan Bui, qui réclame "un débat sur l'avenir de notre dissuasion nucléaire". Au terme d'une série de questions : "La dissuasion nucléaire est-elle utile ? Est-elle soutenable financièrement ? Deux composantes sont-elles nécessaires ? La France ne risque-t-elle pas d'être isolée en Europe ?", le député affirme que celles-ci ne sauraient "rester sans réponse".

Il relève l'attitude de l'exécutif lançant un livre blanc et une loi de programmation militaire qui n'évoquent pas la question nucléaire, sinon pour en répéter l'intangibilité : "Cette confidentialité de nombreuses informations et la nécessaire incertitude qui entoure la dissuasion conduisent trop souvent à considérer, à tort, que cette dernière ne doit et ne peut être débattue. On se retranche alors derrière l'évidence d'un dogme établi et on recourt à l'invective pour décrédibiliser ses interlocuteurs. Votre rapporteur en a d'ailleurs fait la désagréable expérience lorsqu'il tenta de soulever divers sujets relatifs à la dissuasion lors de l'audition du ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, par la commission de la Défense nationale et des Forces armées, le 2 octobre dernier."

 

Les raisons d'un débat

Partisan à titre personnel de la dissuasion, le député déplore néanmoins l'absence de discussion : "Si l'on souhaite le consensus dans notre pays sur les forces nucléaires, il doit reposer sur des arguments solides qui ne pourront convaincre qu'à l'issue d'un nécessaire débat où toutes les positions auront pu s'exprimer et où chacun aura pu montrer la valeur de ses arguments. Rien ne serait pire que de disposer d'armes nucléaires sans savoir pourquoi, en maniant des concepts erronés ou dépassés." Sur ces points, Jean-Yves Le Drian a fait valoir au député que "l'initiative d'une réflexion sur la nature de la dissuasion dans un environnement de prolifération et dans un contexte d'après-guerre froide ne [le] dérange pas."

La question budgétaire n'est pas non plus sans intérêt, dans une époque où toutes les composantes de la défense sont touchées par les restrictions, sauf le nucléaire. Gwenegan Bui souligne à cet égard la nécessité d'"anticiper également les échéances puisque notre pays va devoir, dans les années qui viennent, prendre des décisions lourdes pour poursuivre la modernisation et le renouvellement de notre outil de dissuasion. Votre rapporteur songe notamment au lancement de la troisième génération des SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engin, NDLR) dont les études préalables ont déjà commencé, et dont le premier exemplaire pourrait entrer en service en 2030." 2030, vraiment ? Prenons date...

Lire aussi Défense : le débat sur la dissuasion nucléaire s'envenime

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 13:35
Nucléaire : «Pyongyang prêt à effectuer un 4e essai mais pas dans l’immédiat»

 

SEOUL, 15 nov. (Yonhap)

 

Devant les spéculations sur l’éventualité d’un quatrième essai nucléaire nord-coréen, le ministère de la Défense de Séoul a estimé que la Corée du Nord est prête à l’effectuer à tout moment même si des signes d’imminence n’ont pas été saisis.

 

Lors d’une réunion de la commission spéciale parlementaire sur la sécurité nationale, le ministère a rapporté les mouvements en Corée du Nord en détaillant que «le tunnel du sud de Punggye-ri à Kilju, dans la province du Hamkyong du Nord, est dans une situation où un essai nucléaire peut avoir lieu à tout moment mais des signes d’imminence n’ont pas été retrouvés.»

 

Le vice-ministre Baek Seung-joo a fait ces déclarations devant des députés et a rajouté que le tunnel de l’ouest qui a été utilisé pour le troisième essai nucléaire est en cours de maintenance. Le site Web spécialisé sur la Corée du Nord 38 North a analysé que «les deux entrées de tunnel et la terre entassée suite au creusement de ces deux tunnels à l’ouest et au sud du site d’essai nucléaire de Punggye-ri ont été observés».

 

De plus, Victor Cha, chercheur au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) aux Etats-Unis, a indiqué qu’«il y a une probabilité de voir un essai nucléaire de la part des Nord-Coréens cet hiver ou au printemps prochain».

 

Le ministère de la Défense a par ailleurs précisé que si le réacteur de Yongbyon continue à être exploité jusqu'à la fin de l’année prochaine, Pyongyang pourrait obtenir 6 kg de plutonium, suffisant pour fabriquer une bombe atomique. En ce qui concerne la technique de miniaturisation de bombe atomique, Séoul a estimé que cela fait sept ans que la Corée du Nord a effectué son premier essai nucléaire, donc il y a sûrement eu des progrès significatifs.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 08:30
Bientôt une bombe nucléaire pour l’Arabie saoudite ?

 

MOSCOU, 8 novembre - RIA Novosti

 

L'Arabie saoudite voudrait disposer de l'arme nucléaire du Pakistan "en cas de nécessité absolue", révèle la BBC, se référant à plusieurs sources haut placées du gouvernement américain et du commandement de l'Otan", écrit vendredi 8 novembre le quotidien Izvestia.

L'une de ces sources, Gary Samore, ancien conseiller d'Obama pour la non-prolifération de l'arme nucléaire, a notamment déclaré que "Riyad est convaincu qu’il existe un accord avec le Pakistan prévoyant la mise à disposition de l'arme nucléaire pour les Saoudiens en cas de nécessité.

Une autre source, cette fois anonyme et proche du commandement de l'Otan, affirme que selon les services de renseignements les ogives nucléaires pakistanaises seraient déjà prêtes à être envoyées en Arabie saoudite.

Selon Roudik Iskoujine, expert du Moyen-Orient, les services de renseignement saoudiens et pakistanais travaillent en étroite collaboration depuis plusieurs décennies et le riche Etat arabe aurait très certainement pu financer le programme nucléaire d'Islamabad.

"L'Arabie saoudite pourrait être impliquée dans la fabrication par le Pakistan de sa propre bombe nucléaire, de même qu'elle a participé au développement d'armements modernes dans beaucoup d'autres pays du monde arabe. Cet argent était, pour les Saoudiens, une sorte d'investissement dans la lutte contre Israël', analyse Roudik Iskoujine.

Et peu importe si Islamabad a développé son programme nucléaire en l'orientant avant tout sur l'Inde. Une arme aussi redoutable, entre les mains du Pakistan, serait de toute façon une "bombe de châtiment islamique" si elle était utilisée.

Aujourd’hui pour l’Arabie saoudite, Israël a cédé sa place d'ennemi numéro 1 à l'Iran qui, selon certaines informations, poursuit le développement de sa propre arme nucléaire malgré la pression internationale. Selon certains chercheurs, notamment du respectable Institut américain pour la science et la sécurité internationale, Téhéran dispose déjà de toutes les technologies nécessaires et d’une quantité suffisante d'uranium enrichi pour terminer la fabrication de la bombe nucléaire.

Le programme nucléaire de l'Iran chiite a tenu en haleine les sunnites saoudiens pendant des années. L'an dernier le roi saoudien Abdallah aurait même annoncé que son pays chercherait les moyens de se doter de l'arme nucléaire si l'Iran arrivait à fabriquer sa propre bombe, selon les diplomates américains.

"Le Pakistan n'a pas signé le Traité de non-prolifération de l'arme nucléaire : rien ne l'empêche d'envoyer ses ogives en Arabie saoudite. De plus, le pays dispose de ses propres missiles de moyenne portée, qui pourraient également être livrés à Riyad", estime l'expert militaire Dmitri Litovkine.

D'après les sources ouvertes des renseignements israéliens, depuis la fin des années 1980 l'Arabie saoudite a activement travaillé sur la création de son propre matériel balistique d'une portée de 300 km. Par conséquent, il se pourrait qu'Islamabad n'ait à fournir que des ogives pour les vecteurs saoudiens. Il est à noter que Riyad prône un "Moyen-Orient non nucléaire" – c’est pourquoi il avait renoncé au développement de son propre programme nucléaire.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:30
Nucléaire iranien: Paris bloque l’accord international

 

 

MOSCOU, 11 novembre - RIA Novosti

 

Réunis à Genève, les six médiateurs internationaux et l'Iran n’ont pas trouvé de compromis sur le programme nucléaire de la République islamique, écrit lundi 11 novembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

La France s'est opposée à la signature d’un accord, se disant préoccupée par les réserves d'uranium enrichi à 20% dans le pays et le réacteur de plutonium d'Arak. La prochaine étape des négociations se tiendra le 20 novembre et Israël fait l'impossible pour maintenir les sanctions économiques qui pèsent contre l'Iran.

 

La rencontre s'est déroulée au niveau des ministres des Affaires étrangères, à l'exception de la Chine représentée par un vice-ministre. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, est celui à cause de qui les négociations n’ont mené à rien, selon une source occidentale anonyme. "Les Américains, l'UE et les Iraniens ont travaillé pendant des mois sur cette proposition et Fabius a voulu se donner de l'importance à une étape tardive des négociations", juge la source.

 

Le principal intéressé s’en défend : "Nous n'avons pas pu conclure d’accord parce qu'il y a encore des questions à traiter". Selon le New York Times, Fabius s’est opposé à l'accord car selon lui, il était insuffisant pour dompter l'Iran qui possède de l'uranium enrichi à 20% et dispose d'un réacteur à eau lourde à Arak.

 

Daryl Kimball, directeur exécutif d'Arms Control Association, estime qu'il est possible de remettre le sort de l'usine d'Arak à plus tard car une année sera nécessaire pour que le réacteur puisse produire du plutonium et une année encore pour obtenir une quantité suffisante à la fabrication de la bombe.

 

La situation inquiète particulièrement Israël mais aussi l'Occident : l'Iran n'a aucun besoin industriel en plutonium et cette production laisse donc planer un grand doute sur la nature pacifique du programme nucléaire iranien. Téhéran rétorque que l'eau lourde est une source supplémentaire d'énergie pacifique. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui avait promis à Israël de prendre en compte tous ses problèmes, a déclaré à la conférence de presse finale que les restrictions concernant le réacteur d'Arak devaient figurer dans l'accord initial. Le fait est qu'il est très difficile de stopper un tel réacteur par la force militaire car la pollution radioactive de l'environnement serait inévitable. Si l'an prochain le réacteur était prêt, le rapport de forces pencherait sérieusement en faveur de l'Iran pendant les négociations. Ce qu'il est préférable d'éviter selon les Occidentaux.

 

Toutefois, Kerry estime que cette rencontre n'a pas été inutile : "Nous avons réussi à progresser pour régler ces questions". Il pense qu'il sera possible de surmonter dans les semaines à venir les problèmes techniques évoqués pendant ces trois jours. "Nous travaillons activement pour surmonter la méfiance mutuelle entre les USA et l'Iran", a reconnu le secrétaire d'Etat.

 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, ne semble pas être troublé par le fait que le document n'ait pas été signé : il aurait été surprenant de ne pas avoir de différends sur les détails. "C'était une bonne réunion. Je cherchais la volonté politique, la détermination, la volonté et la bonne foi pour terminer l'étape actuelle et passer à l'application de la première phase", a-t-il déclaré. La réunion de Genève était, selon lui, la "mise en place d'une base pour avancer". Il a ajouté que tous les interlocuteurs étaient sur la même longueur d'onde.

 

Le président iranien Hassan Rohani a également livré dimanche ses conclusions sur les négociations de Genève. Le droit d'enrichir de l'uranium est selon lui une "ligne rouge", a-t-il déclaré au Parlement iranien, assurant qu'il ne renoncerait pas à ce principe en dépit des menaces qui pourraient être proférées. Il a affirmé que la délégation iranienne avait agi "avec rationalité et tact" pendant les négociations de Genève, cite Reuters. Les négociations se poursuivront le 20 novembre à Genève.

 

Israël a déjà averti avant la reprise des négociations qu’il cherchera à persuader les congressistes américains du caractère inadmissible de la paix avec l'Iran.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:50
B61 nuclear bombs in Turkey

B61 nuclear bombs in Turkey

 

MOSCOU, 6 novembre - RIA Novosti

 

Washington devrait adopter un plan coûteux pour moderniser l’arsenal nucléaire américain en Europe, en dépit de la réduction générale des dépenses du Pentagone pour la défense, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

 

Ce programme visant à prolonger la durée de service des bombes nucléaires B61 coûtera 8,1 milliards de dollars, rapporte la revue Jane's.

 

Les bombes qui font partie de l'arsenal américain depuis 1968 sont aujourd’hui obsolètes et cette modernisation augmenterait fortement leur potentiel d'attaque. En particulier, l'installation d'un dispositif de guidage sur les ogives nucléaires permettrait de transformer ces bombes gravitaires en bombes "intelligentes".

 

Ces munitions modernisées, dont la production pourrait commencer en 2020, répondront au code B61-12. Elles pourront être embarquées aussi bien sur les bombardiers stratégiques B-2 et B-52 que sur les avions tactiques F-15 et F-16, ainsi que sur le chasseur de cinquième génération F-35.

 

Les USA veulent accroître leur potentiel nucléaire en Europe

 

Selon les chercheurs de la Fédération des scientifiques américains (FAS), le potentiel des B61 serait ainsi significativement accru : après leur modernisation ils pourraient être utilisés de manière chirurgicale, allant à l'encontre des promesses des USA et de l'Otan de réduire le rôle des armements nucléaires en Europe.

 

En outre, comme l'indique Hans Kristensen de la FAS, la doctrine militaire américaine adoptée en 2010 indique clairement que les "programmes de prolongation de la durée de service de l'armement nucléaire (…) ne conduiront pas à l'apparition de nouvelles capacités militaires".

 

Le nombre exact de bombes nucléaires américaines en Europe est confidentiel. On suppose que près de 200 bombes B61 se trouvent actuellement dans les bases américaines en Allemagne, en Belgique et en Italie.

 

Beaucoup de pays européens s'opposent à la présence américaine nucléaire sur le Vieux Continent et exigent le retrait de ces armes du territoire européen.

 

Conformément au traité START-3, le nombre total de munitions stratégiques nucléaires et de leurs vecteurs déployés par les USA et la Russie ne doivent pas dépasser 1 550 unités.

 

Actuellement, le président américain Barack Obama cherche activement à inclure les armes nucléaires tactiques dans son ordre du jour de désarmement. Forte d'un avantage considérable dans ce domaine, la Russie ne s'empresse pas de prendre des engagements supplémentaires et lie toute avancée dans les négociations sur la réduction des armes tactiques au problème du déploiement de l'ABM américain en Europe.

 

Néanmoins, selon les experts américains, le nouveau cycle de négociations russo-américaines sur la réduction des armements nucléaires pourrait commencer dès cette année. D'après Steven Pifer, directeur de la Brookings Arms Control Initiative, un maximum de 1 000 munitions pourrait constituer un plafond raisonnable pour les USA et la Russie.

 

"Le plafond actuel - 1 550 ogives - est supérieur aux besoins de dissuasion des USA et de la Russie. Je pense que la perspective d'une attaque russe contre les USA avec 1 000 ogives, et vice versa, serait un facteur suffisant de dissuasion pour le gouvernement des deux pays", conclut l'expert.

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