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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:50
photo Fincantieri

photo Fincantieri

 

4 mars 2014. Portail des Sous-Marins

 

Deux mois après l’acceptation définitive de la frégate Virginio Fasan, la marine italienne a reçu la 3è frégate FREMM, baptisée Carlo MARGOTTINI. La cérémonie s’est déroulée au chantier naval Fincantieri de La Spezia (Italy). La frégate Margottini est en configuration anti-sous-marine.

 

La livraison de 3 bâtiments entièrement opérationnels en seulement 9 mois est le résultat des synergies obtenues entre l’OCCAR [1], la marine italienne et les industriels.

 

Pour l’Italie, le programme prévoit la construction de 10 frégates, dont 8 sont déjà financées. Le calendrier contractuel du programme est respecté. La prochaine échéance est le lancement, le 29 mars, de la frégate CARABINIERE, la 3è en version ASM.

 

Notes : [1] Organisation for Joint Armament Cooperation.

 

Référence : Navy Recognition

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 22:50
OCCAR Director visits EATC Commander

January 2014 OCCAR

 

On 23 January 2014, the OCCAR Director, Tim Rowntree, visited the Commander of the European Air Transport Command (EATC), Major General Pascal Valentin, at his premises in Eindhoven (NL).

The meeting was held in order to address common fields of interest in the air transport domain. EATC presented its current set up and status and potential future developments while OCCAR-EA briefed on the status of the A400M programme. The first A400M aircraft has been delivered in August 2013 to the French user and has recently been on Operation in Mali. The aircraft will be a major European capability in terms of strategic and tactical air transport. In the future, some user states will provide A400M aircraft under operational control of EATC, allowing a coordinated multinational use of this key capability.

Thus discussions mainly concentrated on the preparation of the use of A400M aircraft. OCCAR-EA briefed on its outline global support strategy, which is currently being developed together with the A400M Participating States. This strategy is based on five key enablers: Common configuration control, common maintenance and repair organisation, a shared logistic support service, common enhancement clearances and the maximum use of the civil certification basis. EATC presented their preparations for the future operation of the A400M and the A400M interoperability framework, which were fully in line with the OCCAR-EA support strategy, making it clear that there was a very closely aligned strategic vision for the aircraft between the two organisations.

Both parties agreed to continue their fruitful exchange on a regular basis.

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 21:50
Speech: Tim Rowntree, OCCAR Director, UK Defence Forum on 5 February 2014

 

February, 2014  OCCAR

 

OCCAR Director Tim Rowntree was invited by UK Defence Forum, a high level non-partisan, non-profit organisation informing the UK Defence Policy debate, to join their recent meeting in London and speak to them. His speech was accompanied by a speech of Mrs Claude-France Arnould, the Chief Executive of the European Defence Agency (EDA).

Mr Rowntree addressed four main topics. He firstly introduced OCCAR in general as a modern programme management organisation which was created with a strong vision to improve armaments cooperation in Europe.

Secondly, Mr Rowntree elaborated on the urgency to seek new opportunities to cooperate. Future capabilities and the respective modern European equipment will only be made available when the upfront technological investment is done in cooperation. And European industry will only be able to obtain its competencies and deliver world class capabilities if they are stimulated and challenged by some bigger armament programmes. Important cost savings for the European states can be achieved by cooperation, especially if also a common In-Service Support is implemented.

As a third point Mr Rowntree emphasised the need to avoid national variants of defence equipment. In fact most of the national variants still address the same requirement but strongly increase the cost of the programme. It thus requires strong top-down leadership to challenge evolving considerations of national variants and to ensure interoperability and cost savings to the maximum extent.

Finally he tackled the question whether armaments cooperation can really work effectively. Key to effective cooperation is certainly a proper cooperation model which avoids unnecessary programme interruptions, costly work share requirements, duplication of programme management work and unclear management processes. Recent examples like the A400M programme have shown that if these factors are avoided a world class capability can be successfully delivered in a cost effective manner.
European states need to keep in mind what they can achieve when they work together and that they now need to act with confidence and vision in order to shape major future armament programmes to be delivered at the time needed.

A lively questions and answers session followed the speeches and closed the event.

The full speech can be viewed below: Speech Defence Forum (150kB)

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:50
Airbus Group : vers un nouveau contrat d'export pour l'A400M cette année ?

 

13.02.2014 (Boursier.com)

 

Le patron des ventes d'Airbus Defence & Space, Christian Scherer, pense signer un contrat export supplémentaire pour l'A400M cette année. Il l'a annoncé lors d'un entretien relayé par Bloomberg en marge du Salon de Singapour. L'A400M a été commandé à 174 exemplaires, dont 170 par le consortium OCCAR, qui regroupe la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. Les quatre autres l'ont été par la Malaisie. Le premier appareil a été livré il y a quelques mois à l'armée de l'air française.

 

Airbus estimait le potentiel de l'appareil à 400 unités sur trente ans.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:51
L’A400M, une réussite européenne… et des leçons pour l’avenir

01.10.2013 Helen Chachaty à Séville et Orléans - journal-aviation.com

 

A400M, Airbus Military, EADS, Armée de l'air, Europe,Défense, Danjean, OCCAR,

 

Les officiels semblaient s’être donné le mot à Séville et à Orléans le 30 septembre, ne tarissant pas d’éloges lors des cérémonies célébrant l’arrivée officielle (l’avion ayant déjà été livré le 1er août à la DGA et le 2 août à l’armée de l’air) de l’A400M d’Airbus Military au sein des forces aériennes françaises.

 

« Je voudrais saluer la démarche européenne qui a rendu possible l’A400M. Avec la livraison se concrétise une réussite politique, celle de la mise en place d’une coopération européenne qui a rassemblé sept pays » a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Séville, ajoutant ensuite que « cette réussite confirme que nous n’appelons pas seulement de nos vœux l’Europe de la Défense, mais que nous la construisons par des actes, par des projets, qui peuvent peut-être prendre du temps mais dont la réussite est manifeste et permet d’aborder avec optimisme les enjeux de demain ».

 

Même son de cloche chez Airbus Military. Son CEO Domingo Ureña-Raso a affirmé que la cérémonie espagnole célébrait la « consolidation d’un grand défi », mais aussi la célébration de ce que l’Europe était capable de réaliser lorsque les nations travaillaient en coopération. « Seul, aucun pays n’aurait pu le faire. Avec l’A400M, nous jouons en première ligue dans la Défense. »

 

Le directeur adjoint de l’OCCAR, Eric Huybrechts encensait également la coopération européenne : « Il y a de l’espoir pour que la coopération en Europe se renforce et soit le moyen le plus rentable de combler des lacunes capacitaires avec des équipements de premier plan. C’est une nouvelle ère de la coopération dans le domaine de l’aviation militaire. […] Le programme A400M démontre clairement ce que peut réaliser la coopération européenne. »

 

Le prince Felipe des Asturies a lui aussi déclaré que ce programme était une réussite, qui « contribue à construire une Europe forte avec une influence internationale réelle et crédible ». Il a décrit l’A400M comme un « magnifique produit de la coopération européenne ».

 

Des propos très élogieux et optimistes, de mise pour ce genre de cérémonie officielle, mais qui laissent de côté les difficultés passées du programme. Celles-ci ont toutefois été relevées par le CEO d’EADS Tom Enders, qui, comme à son habitude, a osé le franc-parler. Après avoir parlé d’une journée placée sous le signe de la « fierté » et de la « joie », Tom Enders a salué le soutien « personnel » du roi Juan Carlos « même dans les heures les plus sombres du programme en 2009 et en 2010 ». Le PDG du groupe européen d’aéronautique et de Défense a décrit les dix années passées du programme A400M comme n’étant « certainement pas une balade dans un parc », ni pour les industriels, ni pour les clients.

 

Il ne s’est pas étendu sur les difficultés connues de tous, mais a lancé quelques pistes sur les leçons à retenir de la « saga A400M » : « Les industriels, les politiques et les leaders militaires devront éviter de répéter les erreurs que nous avons faites pour l’A400M : des délais irréalistes et des fonds insuffisants dès les débuts du programme, des exigences qui parfois vont au-delà des capacités physiques ». Le grand patron d’EADS a également mis l’accent sur la nécessité de constituer une autorité européenne de certification militaire, qui serait le pendant de l’AESA pour l’aéronautique civile. Enfin, il a émis le souhait que ces problématiques soient évoquées lors du prochain Conseil européen de décembre 2013, consacré aux questions de Défense.

 

Un point de vue partagé par Arnaud Danjean, président de la sous-commission « sécurité et défense » du Parlement européen, qui a salué la franchise du PDG : « Il a eu le mérite de faire un discours qui pose les enjeux pour le futur ». L’eurodéputé affirme lui aussi que l’A400M « reste un succès, malgré les aléas », inhérents à tout programme ambitieux. Il renchérit sur les paroles prononcées par Tom Enders un peu plus tôt, assurant lui aussi qu’il faut « rationaliser les prises de décision, envisager un maître d’œuvre unique pour tout programme à dimension européenne ».

 

Revenant sur le passé, Arnaud Danjean analyse les difficultés du programme A400M : « Il y a eu beaucoup de perte de temps au début et trop d’ambition sur les délais par exemple, mais c’était surtout lié à la volonté politique. » Il salue toutefois cette première livraison, assurant que la France pouvait « se satisfaire d’avoir un si bel avion » et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le passé : « c’est l’avenir qui est important, il faut apprendre de ses erreurs », rejoignant ainsi le discours de Tom Enders sur les écueils à éviter pour les futurs programmes européens.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
First A400M Official Delivery Ceremony held in Seville
Seville, 30th September 2013: OCCAR
 
In a spectacular ceremony held at the A400M Final Assembly Line in Seville, the first production A400M was officially delivered to the French Air Force. In attendance at the ceremony were VIPs including the French Minister of Defence, Jean-Yves Le Drian, the CEO of EADS, Mr Tom Enders, a representative of the Government of Andalucia and His Royal Highness Crown Prince Felipe of Asturias, son of King Juan Carlos of Spain.
 
After a video presentation of the A400M’s production process and capabilities, the A400M was revealed in a lightshow of animations. Using the plane and factory door as a canvas, the audience was shown an animation of how the aircraft is built and then takes flight through a variety of missions in diverse environments to fully demonstrate the aircraft’s capabilities.
Mr Eric Huybrechts, Deputy Director of OCCAR-EA, made a speech during the ceremony, and explained how this ceremony marked a major milestone for A400M and indeed for OCCAR: “... The A400M programme and OCCAR were established at nearly the same time. OCCAR was created to provide an optimised framework for co-operative armaments programmes in Europe and to manage these in a more efficient way than before by adopting common rules. A400M constituted nothing less than a test case for our young organisation. It has passed that test, as a unique programme successfully meeting the requirements of all Participating States together. ...”
 
 
Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Domingo Urena, CEO of Airbus Military, paid particular tribute to the role played by OCCAR in successful delivery of the programme. Finally the aircraft was symbolically handed over to the French Minister of Defence. The French delegation then departed on one of the A400M planes to a further ceremony at the A400M’s French home of Orleans.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 18:16
Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera  photo Onera Airbus

Maquette motorisée de l’A400M dans la grande soufflerie S1MA de l’Onera photo Onera Airbus

30.09.2013 – Aéronautique - onera.fr

 

La conception de l’A400M a nécessité un volume d’essais en souffleries supérieur à celui réalisé pour l’Airbus A380. Le principal défi était aérodynamique: tester l’interaction entre les hélices de très forte puissance, le fuselage et les surfaces de contrôle. Mission réussie par l’Onera!

 

Les campagnes d’essais sur l’A400M, qui se sont déroulées de 2002 à 2007, ont mobilisé les équipes des grandes souffleries ONERA de Modane (Savoie) et du Fauga-Mauzac (Haute-Garonne).

 

La problématique aérodynamique a nécessité le quasi doublement en volume de l’effort expérimental prévu initialement. Le problème d’interaction entre les moteurs, le fuselage et la voilure est en effet difficilement accessible par le calcul, du moins pas avec la précision requise. L’Onera a ainsi réalisé des campagnes sur différents types de maquettes, conçues et réalisées par ses spécialistes : de la maquette complète motorisée à celles de différents sous-systèmes.

 

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

30.09.2013 A400M Séville Orléans photo C. Guilloteau

Ces campagnes ont permis de mesurer les efforts générés par les moteurs sur l’ensemble de l’appareil. Les caractéristiques de la tuyère et des étages de sortie du moteur TP400 ont aussi été explorées, autorisant la poussée. Les qualités de vol ont elles été totalement identifiées, ce qui a permis de déterminer les lois de contrôle de l’appareil.

Livraison du premier A400M : l’Onera revient sur sa collaboration avec Airbus

Une coopération de cinq ans qui aura permis de relever le défi aérodynamique de l’A400M.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:55
photo  Marine nationale M PRIGENT

photo Marine nationale M PRIGENT

18 septembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Le 18 septembre, DCNS va mettre à l’eau la 3è frégate FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions) destinée à la marine nationale. Baptisée "Provence", la frégate sera livrée en 2015. La DGA (Direction Générale de l´Armement) a commandé, au travers de l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement) un total de 11 frégates FREMM en deux contrats séparés, 9 en version ASM et 2 en version défense anti-aérienne. Ces 2 dernières sont destinées à remplacer progressivement les frégates des types F67 et F70.

 

DCNS construit actuellement sur le site de Lorient, 3 frégates : la Normandie, mise à l’eau en octobre 2012 et devant être livrée en 2014, la Languedoc et l’Auvergne. Elle commencera ce mois-ci la construction de l’Alsace.

 

Le premier de la série, l’Aquitaine, a été officiellement livré en novembre 2012.

 

DCNS termine aussi la construction d’une FREMM destinée à la marine du Maroc, la Mohammed VI, dont la livraison doit intervenir cette année.

 

Référence : Info Defensa (Espagne)

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:50
Securing the future of European defence

Faced with growing global volatility, strategic shifts, daunting fiscal realities and declining defence capabilities, Europeans must rethink the political, operational and economic facets of their security and defence commitments.

 

The Communication ‘Towards a more competitive and efficient defence and security sector’, adopted by the European Commission on 24 July, provides an important contribution ahead of the European Council meeting in December which will discuss concrete proposals to bolster the Common Security and Defence Policy.

 

Download document

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:55
photo GAMSTAT P.Gillis

photo GAMSTAT P.Gillis

10.07.2013 Assemblée Nationale

 

Le mercredi 10 juillet 2013, la commission des Finances a autorisé la publication du rapport d'information présenté par MM. François Cornut –Gentille (UMP), Jean Launay (SRC) et Jean-Jacques Bridey (SRC), à l'issue des travaux de la Mission d'évaluation et de contrôle (MEC) sur la conduite des programmes d'armement en coopération. La mission d'évaluation et de contrôle avait procédé à l'audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 2 juillet 2013.

DCNS conducts first deck landing of new Caiman Marine helicopter on board FREMM Aquitaine - photo Marine Nationale

DCNS conducts first deck landing of new Caiman Marine helicopter on board FREMM Aquitaine - photo Marine Nationale

Le rapport évoque les succès inégaux des projets français en matière de coopération et d'armement : l’avion de transport militaire A400M ; le programme FREMM (frégates multi-missions) ; les hélicoptères Tigre ou NH90. Au cours du débat, M. Jean-Jacques Bridey (SRC) a regretté que « la France et l’Europe [aient] raté le virage du drone MALE (moyenne altitude longue endurance), il y a vingt ou vingt –cinq ans » et émis le voeu « qu’il en [soit] question lors du Conseil européen du mois dedécembre ». Il a préconisé de mutualiser le développement et la production d'équipements avec les autres pays européens afin de lutter contre le retard en matière de recherche et développement.

Europe de la défense - conduite des programmes d'armement en coopération

En réponse aux rapporteurs de la mission d'évaluation et de contrôle, M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense a assuré que « la France fera des propositions au Conseil européen de défense » dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel: elle demandera notamment de renforcer le pôle de mutualisation du transport de ravitaillement, l'EATC (European Air Transport Command) en l'élargissant « aussi bien géographiquement que techniquement ». Il a également estimé que l’OCCAr (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement) et l’AED (Agence européenne de la défense) restent les meilleurs outils institutionnels.

 

Les députés réclament le renforcement du rôle de l'OCCAr et préconisent de doter ce dernier « d’une véritable autonomie dans la gestion des programmes ». Dans la perspective du prochain Conseil européen sur les questions de défense prévu en décembre 2013, les membres de la mission d'évaluation et de contrôle proposent que « la France [fasse] preuve d’initiative et permett[e] l’émergence de nouvelles pistes de coopération notamment dans des domaines peu ou pas explorés : à savoir les capacités maritimes et terrestres ».

 

Lire le rapport d'information

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 06:50
photo RP Defense

photo RP Defense

03/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Constitué d'un noyau dur franco-britannique, il jetterait les bases d'une défense européenne autonome.

 

L'Europe de la défense est morte! Vive la défense européenne! Pour la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, il est grand temps que les Européens réagissent afin de rééquilibrer leur relation avec les États-Unis et se doter d'un «outil collectif de défense». Pour cela, il faut faire table rase du passé. «Depuis 2003 et le lancement du programme d'Airbus A400M, l'Europe de la défense est en panne», constate Jacques Gautier, Sénateur UMP des Hauts-de-Seine, un des quatre auteurs du rapport du Sénat intitulé «Pour en finir avec l'Europe de la défense. Vers une défense européenne». Les sénateurs veulent apporter leur pierre au futur conseil de défense européen prévu fin 2013.

Le Sénat préconise la création d'un Eurogroupe de la défense

«Au Mali, les conditions étaient réunies pour déployer un groupement tactique de l'UE. C'était un test pour l'Europe et elle l'a raté. Il n'y a plus en Europe de capacité militaire autonome, ni de volonté politique. Et la crise, au lieu de rapprocher les États, les éloigne les uns des autres», poursuit Jacques Gautier. Certes, il existe l'Otan que la France a rejoint mais «l'articulation avec l'UE est mauvaise». Et les États-Unis, principal contributeur de l'Otan, se retirent peu à peu - l'Europe est pour eux un marché - pour se concentrer sur leur frontière Pacifique.

 

Le Sénat prône la création d'un Eurogroupe de la défense qui, sur le modèle de celui dédié aux finances, coordonnerait la politique militaire européenne. «Il aurait pour noyau dur l'accord franco-britannique de Lancaster House. C'est une base de départ solide. L'Allemagne et l'Italie doivent en faire partie», explique Xavier Pintat, sénateur UMP de la Gironde.

 

Ce conseil des ministres de la Défense doté d'une «présidence stable», devrait élaborer un livre blanc à l'échelle de l'Union, définir des programmes communs et doter l'Europe d'une véritable capacité autonome de défense. La mise en œuvre des programmes serait confiée à l'Agence européenne de l'armement. Ce futur Pentagone européen serait issu du rapprochement entre deux organismes existants: l'Agence européenne de défense et l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement.

 

Le Sénat préconise la création d'un Eurogroupe de la défense
Le Sénat préconise la création d'un Eurogroupe de la défense

Drones de surveillance

 

À court terme, le Sénat préconise l'adoption d'une feuille de route par le conseil de défense, afin de mutualiser plusieurs capacités critiques: le ravitaillement en vol, la maintenance de l'A400M, les drones, l'espace militaire et la cyberdéfense. Il est également crucial de lancer un programme de drones de surveillance afin que l'Europe «ne rate pas les drones de 3e génération», résume Jacques Gautier.

 

Malgré la crise et les budgets sous tension, l'Union dépense encore 175 milliards d'euros par an dans sa défense. Mais cet effort est dilué et l'argent gaspillé. «On compte 17 programmes de blindés et 7 de frégates en Europe», note André Vallini, sénateur PS de l'Isère. «En mutualisant les dépenses, on économiserait 10 milliards d'euros sur dix ans dont 1,8 milliard dans le spatial militaire, 2,3 milliards dans les navires de surface et 5,5 milliards dans les blindés», poursuit-t-il.

 

À défaut de réagir, l'Europe sera démunie et déclassée face à un allié américain qui regarde ailleurs, à des menaces à sa porte et au reste du monde qui se réarme. Selon le cabinet IHS'Janes, avec 521 milliards de dollars, le budget militaire de l'Asie-Pacifique aura dépassé celui des États-Unis (472 milliards de dollars) d'ici à 2021.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Workshop: Doing Business with European Security and Defence Bodies
Vienna | Jun 14, 2013 European Defence Agency
 

On 12 June 2012, the European Defence Agency together with the Austrian Ministry of Defence and Sports and the Austrian Defence and Security Industry Association was hosting a workshop on Doing Business with European Security and Defence Bodies in Vienna.

 
The workshop targeting governmental and industrial representatives from Austria and the Visegrad countries brought together European customers and suppliers in the field of security and defence and provided specific guidance to industries on how to successfully engage with defence and security related entities in Europe. Speakers included the Austrian Armaments Director, LtGen Freyo Apfalter, the EDA’s Armaments Director, Giampaolo Lillo and NSPA’s Director of Procurement, Patrick Fesquet, as well as high-level representatives of the European Commission, Frontex, Athena and OCCAr.
 
The workshop tackled different fields of the European Security and Defence Market, including Security Research, Defence R&T, European Development Programmes and Off-the-Shelf Purchases of both goods and services, which are increasingly conducted through common or centralised procurement by or through EU bodies.
 

Co-organiser Karl-Heinz Dernoschegg from the Austrian Defence and Security Industry Association stated at the end of the event that this was a perfect way to bridge the gap between supply and demand in the area of defence and security. He continued by saying that his association would be happy to host events of this kind on a more regular basis and considers this a very good model for other countries and associations to follow.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 07:50
OCCAR: Tiger Programme Contract Notice
 
Brussels | Apr 30, 2013 European Defence Agency
 

OCCAR, EDA’s partner in developing European defence capabilities, manages the Tiger Helicopter programme on behalf of Germany, France and Spain.

 

In a common approach towards personnel training, the German-French Tiger Helicopter Technical School (Deutsch-Französisches Ausbildungseinrichtung TIGER - DFAT) opened in 2003 in Fassberg, Germany. The mission of the School is to provide training to French and German Tiger Helicopter Technicians for the maintenance of the Tiger Helicopter in HAP and UHT versions. In 2013, the School will have also to start training technicians on the HAD version.

OCCAR: Tiger Programme Contract Notice

To analyse additional training needs and define the necessary training means to cover requirements of the German-French Tiger Helicopter Technical School, OCCAR wants to place a contract with industry.

 

To attract industry’s attention to this business opportunity, a contract notice has been published as a first step in the tendering process. Details on this contract notice can be found under this link: www.occar.int/221.

 

More information:

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:29
EDA and OCCAR build links, seeking efficiencies through cooperation

Brussels - 27 July 2012 European Defence Agency news

 

 

The European Defence Agency and the Organisation for Joint Armament Cooperation today signed an Administrative Arrangement, paving the way for a closer relationship between these two important actors in European defence cooperation.

 

The European Defence Agency (EDA) and the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) fulfil complementary roles. In recognition of the close working relations established between EDA and OCCAR and the potential benefits and synergies stemming from still closer cooperation, an Administrative Arrangement (AA) was signed today by Ms Claude-France Arnould, the EDA Chief Executive and Mr. Patrick Bellouard, the OCCAR-EA Director.


Claude-France Arnould commented: “Thanks to this partnership, a project can be brought from concept to battlefields with fewer delays, delivering at greater speed and greater efficiency for our Member States.”


The AA constitutes the foundation and establishes the framework for further cooperation between EDA and OCCAR. EDA and OCCAR will seek to ensure that their activities are coherent, complementary and effective.


In pursuing cooperative projects and programmes, EDA and OCCAR will direct their efforts towards enhancing European defence capabilities, improving European Armaments cooperation, and strengthening the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB).


Patrick Bellouard expressed his conviction that: “From now on, integration into OCCAR of programmes originating from EDA’s work on capabilities and harmonisation of requirements, will run smoother, delivering maximum efficiency for our customers.”

Principles of cooperation

 With the signing of this arrangement, OCCAR and EDA become privileged partners in the field of defence capabilities development. Under the arrangement, EDA and OCCAR will share information on projects and programmes throughout their lifecycle, helping to guarantee a seamless handover in each case, with both parties remaining involved and informed at every stage.


EDA and OCCAR can now deepen their cooperation through the administrative arrangement and a security agreement on the exchange of classified information. EDA & OCCAR will subsequently identify cooperative projects initiated and prepared by EDA that may be managed by OCCAR.


This Administrative Arrangement forms part of both organisations’ ongoing efforts to engage with all defence stakeholders in Europe, delivering maximum efficiency for Member States.

EDA-OCCAR cooperation in practice

EDA and OCCAR have cooperated effectively on an ad hoc basis on several major projects. This arrangement incorporates the lessons learned from these projects.


 - For instance, on Maritime Mine Counter-Measures (MMCM), 13 states collaborated within an EDA programme harmonising requirements for the replacement of their capability. France and the UK have drawn from these results to launch a bi-lateral collaborative programme and have mandated OCCAR to manage the programme for two MMCM Mission Packages by 2018.


 - Also for MUSIS, seven Nations are cooperating in the framework of a Letter of Intent in the EDA context, while France and Italy launched the early phases of a bilateral OCCAR managed programme. MUSIS will federate future space systems for surveillance, reconnaissance and observation.


 - Another example is the European Secured Software Radio (ESSOR). An EDA project from 2007, the development of ESSOR has been entrusted to OCCAR with a programme division established in Bonn. This project will improve European military interoperability and help make European industry competitive in this crucial segment of the military communication market.


 - One more example is the Biological Equipment Development and Enhancement Programme (BIO-EDEP). The EDA is currently developing a demonstrator of various subsystems to detect, identify and monitor biological agents, and it is intended to transfer BIO-EDEP to OCCAR within a year. There it will lead to equipment that will enable European forces to operate in a biological threat environment, through increased protection and survivability of individual soldiers and units.

Looking ahead, EDA and OCCAR will intensify their cooperation to develop and enhance Europe’s air-to-air refuelling capability – a vital capacity in modern operations. As a first step they will investigate a multinational solution to fit air-to-air refuelling kits to A400M aircraft with a view to increase the European tactical air-to-air refuelling capability. As a second step they will investigate Multi Role Tanker Transport acquisition options to increase the European strategic air-to-air refuelling capability on the longer term. EDA and OCCAR’s joint efforts are contributing to elaborate a European solution to a European shortfall.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:55
L’OCCAR dix ans après : Point de situation sur l’OCCAR et perspectives

 

25 mars 2012 Par le Commandant (Air) Philippe LABOURDETTE, 19ème promotion de l’Ecole de guerre – Groupe D3- sldinfo

 

Le CDT LABOURDETTE, officier systèmes aéronautiques dans l’armée de l’Air, diplômé de SUPAERO et d’un master en administration des entreprises, a travaillé 8 ans sur le programme A400M dont plus de 5 ans au sein de l’OCCAR.

 

L’OCCAR a aujourd’hui acquis un savoir-faire reconnu au niveau européen en matière de gestion de programmes d’armement grâce à une structure novatrice et des partenariats solides. Pour autant, elle ne bénéficiera du contexte actuel qui lui est propice qu’à condition de savoir évoluer pour répondre aux enjeux que sont la gestion du cycle complet de vie d’un matériel et une capacité décisionnelle renforcée, enjeux vis-à-vis desquels l’organisation a montré des limites sur le programme A400M.

 

 

L’OCCAR dix ans après : Point de situation sur l’OCCAR et perspectives

Bien que l’acronyme soit français, l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement) est une agence intergouvernementale dont le but est la gestion de programmes d’équipement de défense[1] en coopération. Mise involontairement sur le devant de la scène du fait de déboires du programme A400M, elle reste relativement méconnue. A l’heure des contractions des budgets européens de la défense et des coopérations nécessaires qui devraient en découler, il convient de se pencher sur cette structure, qui a fêté en 2011 ses dix années d’existence, et de réfléchir à son futur.

 

L’OCCAR a aujourd’hui acquis un savoir-faire reconnu, au niveau européen, en matière de gestion de programmes d’armement grâce à une structure novatrice et des partenariats solides. Pour autant, elle ne bénéficiera du contexte actuel qui lui est propice qu’à condition de savoir évoluer pour répondre aux enjeux que sont la gestion du cycle complet de vie d’un matériel et une capacité décisionnelle renforcée, enjeux vis-à-vis desquels l’organisation a montré des limites sur le programme A400M.

 

Après avoir rappelé son origine et ses caractéristiques, il sera étudié son positionnement par rapport aux autres acteurs, ses résultats pour finalement dessiner quelles sont ses perspectives et les défis qui y sont associés.

 

La montée en puissance d’une structure originale

 

L’OCCAR s’est imposée progressivement en Europe comme un acteur de référence pour la conduite des programmes d’armement en coopération tout en proposant un cadre souple, novateur et évolutif.

 

Issus d’une initiative franco-allemande, les principes fondateurs de l’OCCAR sont résumés dans la déclaration commune du sommet de Baden-Baden de 1995. Fondée sur la globalisation du juste retour sur plusieurs programmes et plusieurs années, sur la volonté de soutenir la BITD (Base Industrielle Technologique et de Défense) européenne plutôt que nationale, ainsi que sur une gestion au meilleur coût, l’agence est prévue pour conduire en coopération des programmes d’armement et mettre fin aux insuffisances des coopérations traditionnelles. L’OCCAR prend forme, tout d’abord, au travers d’un arrangement administratif entre les quatre ministres de la Défense allemand, britannique, français et italien en 1996. La ratification et l’entrée en vigueur de la convention définissant l’OCCAR par les quatre parlements lui donne son existence juridique et marque sa véritable création en 2001. L’OCCAR compte aujourd’hui six membres à part entière, avec l’adhésion de la Belgique et de l’Espagne, respectivement en 2003 et 2005.

 

L’agence est composée d’un conseil de surveillance et d’une administration d’exécution. Le conseil de surveillance, de niveau politico-stratégique, est composé des ministres de la Défense qui délèguent leur représentation aux DNAs[2]. Ce conseil est décideur sur les sujets relatifs à la mise en œuvre et à l’évolution de la convention. De plus, il supervise l’administration d’exécution, elle-même responsable de faire appliquer les décisions du conseil. Cette administration est composée d’une section centrale située à Bonn en charge des fonctions transverses et de divisions de programme, véritables unités opérationnelles en charge du management de chacun des programmes de responsabilité OCCAR. Dans une approche décentralisatrice, les divisions de programme se repartissent entre Bonn, Paris, Rome et Toulouse (au plus près du maître d’œuvre AIRBUS MILITARY dans le cas de l’A400M).

 

 

L’OCCAR dix ans après : Point de situation sur l’OCCAR et perspectives

photo Thomas Goisque

 

A ce jour, l’OCCAR gère huit programmes dont l’A400M, le TIGRE, les frégates FREMM et, dernier en date, une partie du programme satellitaire MUSIS[3]. L’ensemble[4] représente un portefeuille de près de 45 milliards d’euros pour un budget opérationnel annuel en 2011 d’un peu moins de 4 milliards d’euros et un effectif d’environ 220 personnes.

Certains pays, qui ne sont pas membres de l’OCCAR, y sont impliqués. L’OCCAR est ainsi ouvert à des participations par programme que ce soit des pays de l’UE (Pays-Bas pour le véhicule blindé BOXER, Pologne et Suède pour ESSOR[5]) ou non (Turquie pour l’A400M). La représentation de ses pays est ouverte au sein des divisions programmes concernées et elle est assurée jusqu’au niveau du conseil de programme, niveau décisionnel le plus élevé et équivalent du conseil de surveillance pour un programme donné.

 

Enfin, certains pays ont le statut d’observateur au titre de clients export. Ce fut le cas de l’Afrique du Sud avant d’annuler sa commande d’A400M, cela devrait être bientôt le cas de la Malaisie là encore pour l’A400M et l’Australie est observateur sur le TIGRE depuis mi-2009. Bien que ne donnant pas le droit de vote, le statut d’observateur donne à un pays la possibilité de participer à l’ensemble des groupes de travail Nations-OCCAR-Industriel pour le programme considéré. Ce statut fait l’objet d’un accord au cas par cas, il peut prévoir la mise en place de personnel d’un pays participant dédié à ces relations. A ce jour c’est un total de treize pays dont trois non-membres de l’UE qui ont été ou sont impliqués dans les activités de l’OCCAR.

 

Un positionnement institutionnel bien établi à partir de partenariats

 

A l’échelle européenne, l’OCCAR s’est aujourd’hui positionnée de manière formelle avec la volonté d’éviter les doublons autant que se peut et de travailler en complémentarité avec les autres acteurs majeurs internationaux de la défense que sont l’AED (Agence Européenne de la Défense) et l’OTAN.

 

Il convient tout d’abord de bien comprendre que, pour les programmes dont elle a la charge, l’OCCAR reprend certaines prérogatives normalement dévolues aux organismes nationaux comme la DGA en France, le BWB[6] en Allemagne ou le DE&S[7] au Royaume-Uni en se substituant partiellement à eux. Si les experts nationaux, des EDPIs[8] pour prendre le cas de la France, participent aux groupes de travail mis en place et coordonnés par l’OCCAR, ils ont un rôle limité en théorie au soutien de la division de programme.

 

Au niveau européen, il convient de bien distinguer l’OCCAR de l’AED, les deux structures étant partenaires et travaillant de manière complémentaire. L’AED est une création postérieure (2004) à l’OCCAR. Située à Bruxelles elle regroupe l’ensemble des 27 membres de l’UE excepté le Danemark. Elle est armée par une centaine de personnes, et son budget pour 2011 est de l’ordre de 30 millions d’euros[9]. L’AED travaille à identifier les besoins capacitaires européens de défense, à faire progresser les possibilités de coopérations en cherchant à harmoniser les demandes et les politiques nationales d’armement, à mettre en valeur des complémentarités étatiques et industrielles et enfin à améliorer la standardisation des forces européennes.

 

Sous l’impulsion de la présidence française de l’UE durant le second semestre 2008, les ministres européens de la Défense ont rédigé une déclaration qui confirme l’OCCAR dans son rôle de bras exécutif de l’AED pour la conduite des projets de la conception à la production. Cette déclaration est le préalable à un arrangement administratif complet, toujours en cours de validation, entre les deux structures.

 

Le travail de l’AED peut également couvrir des phases de R&T et des études de réduction de risques mais elle n’a pas vocation à conduire des programmes. Elle passe pour cela la main à l’OCCAR comme ce fut le cas sur les programmes ESSOR et MUSIS. Ces deux programmes illustrent la complémentarité des deux structures: l’AED se positionne en amont de l’OCCAR.

 

En aval, on trouve l’agence otanienne NAMSA (NATO Maintenance and Supply Agency) basé au Luxembourg. En effet, pour la phase de soutien en service des matériels après les phases de développement et de production, cette dernière propose une large gamme de services logistiques comme par exemple la gestion des rechanges et des données associées. Des contrats spécifiques ont ainsi été passés par l’OCCAR à la NAMSA pour les programmes COBRA et TIGRE sur la base générale du MoU (Memorendum of Understanding) existant entre les deux organismes.

 

Cependant, l’OCCAR, par sa vocation à être capable d’assurer la responsabilité d’un programme sur l’ensemble de son cycle de vie, développe en interne certaines compétences pour répondre aux besoins du soutien commun en service.

 

Toujours au niveau de l’OTAN, un accord de sécurité signé en 2009 entre les deux organisations définit le cadre pour le partage des documents et des données classifiés mettant fin à un problème pratique pénalisant jusqu’à alors.

Le rôle de l’OCCAR est enfin comparable à celui d’autres agences de l’OTAN comme la NAHEMA (NATO Helicopter Management Agency) responsable du programme NH90 ou la NETMA (NATO EUROFIGHTER and TORNADO Management Agency).

 

Se pose maintenant la question de l’évaluation de l’OCCAR par rapport aux autres agences de programme.

 

« Les programmes OCCAR comme FSAF (Famille de missiles Sol-Air Futurs) et FREMM progressent sans souci majeur » (crédit photo : DCNS, 2011)

 

Des résultats encourageants certains mais ternis par l’A400M

 

Avec des matériels acquis sous sa responsabilité donnant satisfaction en opération, l’OCCAR a prouvé son aptitude à jouer son rôle. Cependant, les dérives du programme A400M ont mis à jour certaines limites dans le domaine de son management en termes de capacité et de réactivité décisionnelle.

 

La finalité de produire un système d’armes étant de l’utiliser dans les forces, le fait que le TIGRE (pour la France), le radar COBRA (pour le Royaume-Uni) et le BOXER (pour l’Allemagne) soient aujourd’hui déployés en opérations[10] représente autant de réussites opérationnelles pour l’OCCAR.

 

Les autres programmes OCCAR comme FSAF (Famille de missiles Sol-Air Futurs) et FREMM progressent sans souci majeur et, quant à l’A400M, 2011 a vu la conclusion d’un accord[11] entre l’ensemble des parties après deux ans de renégociation du contrat commercial initial de 2003.

 

Concernant ce programme, il est vrai qu’il doit faire face à des dérives significatives financières (de l’ordre de 40% dont 20% à la charge des états) et calendaires (4 ans), néanmoins il faut rappeler que c’est un programme particulièrement ambitieux et structurant, le plus important jamais lancé dans le cadre de l’Europe de la défense avec sept pays et un budget initial supérieur à 20 milliards d’euros (HT). Comme souvent, les fautes sont partagées à commencer par une sous-estimation des défis inhérents au projet par le maître d’œuvre Airbus, le consortium motoriste EPI[12] et par Thalès (en charge entre autre du FMS[13]). Cela a aussi mis à jour certaines limites plutôt que des déficiences dans le management du programme par l’OCCAR. Aujourd’hui, les essais en vol se déroulent de manière très satisfaisante et, bien que la question du périmètre et du coût du contrat de soutien initial devienne très délicate, on peut penser qu’au final ce programme sera considéré comme une grande réussite opérationnelle et industrielle pour l’Europe.

 

Chaque division programme de l’OCCAR possède des ingénieurs, des opérationnels mais aussi en général des financiers et des commerciaux donnant ainsi au manager de programme qui est à sa tête, grâce au soutien de la section centrale à Bonn, l’ensemble des expertises nécessaires à la conduite de celui-ci. De plus, à l’inverse de certaines agences de l’OTAN, un poste n’est pas réservé à un pays mais il est honoré à l’issue d’un processus de sélection où sont mis en concurrence les candidats des pays participants. Ceci assure un recrutement adéquat et répondant immédiatement au besoin. La France est bien représentée par le nombre et l’importance de postes occupés par ses ingénieurs DGA mais aussi ses officiers des forces qui apportent une vraie plus value grâce à leur expérience opérationnelle.

 

L’OCCAR au travers de ses divisions programmes agit en tant maître d’ouvrage délégué pour les Etats. Les pays participants gardent un contrôle particulièrement strict des décisions modifiant contractuellement les paramètres financiers, calendaires ou techniques. Autant ce principe se comprend à la création d’une nouvelle organisation, compte-tenu des réticences naturelles face à un certain abandon de souveraineté, autant il peut devenir une faiblesse pour la conduite des programmes. Et c’est ce qui s’est passé sur l’A400M comme l’a relevé le rapport du sénat[14] français sur le sujet. Cela ralentit, voire bloque, les processus décisionnels et engendre de manière exagérée des discussions entre les nations au détriment de celles qui doivent être menées avec les industriels.

 

Les règles de l’OCCAR prévoient pourtant la possibilité d’agir avec une marge relative d’autonomie vis à vis des nations. Certaines décisions peuvent être prises directement par le manager de programme ou le directeur de l’agence et, pour les sujets majeurs, hormis les questions de coûts, le recours à l’unanimité n’est pas obligatoire car une majorité qualifiée peut suffire. Cependant, cette marge de manœuvre n’est pas suffisante et elle est rarement utilisée pour éviter de crisper les relations.

 

En se tournant vers l’avenir, l’amélioration de ces aspects de management constitue un des vrais enjeux pour l’OCCAR.

 

Une mue à effectuer pour profiter d’un contexte favorable

 

Les programmes menés en coopération devraient continuer à croître et bénéficier à l’OCCAR. De son côté, l’organisation devra absolument savoir s’adapter pour arriver à maturité en améliorant son efficacité décisionnelle et en élargissant son périmètre.

 

Il est indéniable que les divisions programmes de l’OCCAR doivent être plus efficaces dans leur management. Pour cela elles doivent utiliser pleinement leur capacité à faire avancer les projets et les « points ouverts »[15] en prenant des décisions en interne grâce à un mandat plus large et en utilisant au besoin la majorité qualifiée. Ceci au bénéfice de tous même si de cela peut entraîner des réactions nationales négatives de prime abord. Il faut aussi accroître le pouvoir décisionnel du groupe de travail dit programme (du niveau manager de programme OCCAR – directeur/officier programme national) pour éviter un engorgement à un niveau supérieur dû au traitement de micros-sujets. Le tempo décisionnel de la maîtrise d’ouvrage doit pouvoir suivre sinon devancer celui de la maîtrise d’œuvre.

 

Avec l’entrée en service des matériels gérés par l’OCCAR comme le TIGRE, la gestion des programmes sur l’ensemble du cycle de vie, y compris la phase soutien en service, est stratégique. L’agence va devoir développer des capacités de gestion et de services dans cette phase qui, faut-il le rappeler ?, est la plus coûteuse sur la durée de vie des matériels d’armement. Elle devra convaincre les Etats de s’entendre sur la création de services de soutien communs (gestion des informations techniques, gestion de configuration, gestion de rechanges…) afin d’obtenir des synergies et des gains de coûts potentiels, au-delà de ceux attendus sur les coûts de développement et de production.

L’OCCAR va aussi continuer à modifier ses interfaces, que ce soit avec la NAMSA mais aussi avec l’AED. Cette dernière a des intérêts communs avec l’OCCAR dans des groupes de travail et de réflexion comme pour l’établissement d’une autorité et de règles européennes militaires en matière de certification et navigabilité des aéronefs. Il en est de même en matière de sécurité au sens système d’information. Pour faciliter un travail plus intégré et une participation croisée plus active, il semble souhaitable, à cet égard, que le service central de l’OCCAR se déplace de Bonn à Bruxelles.

 

La géométrie de l’OCCAR est amenée à changer avec l’entrée de nouveaux pays membres comme les Pays-Bas, mais il faut l’espérer aussi la Suède[16], et avec la prise en charge de nouveaux programmes. Parmi les prochains programmes identifiés ont peut citer l’AEJPT (Advanced European Jet Pilot Training system) pour la formation future des pilotes de chasse ou encore un démonstrateur technologique de lutte contre les mines maritimes. Ce dernier, dont le projet est porté par le Royaume-Uni et la France, illustre que le récent traité de coopération franco-britannique de Lancaster House[17] ne remet pas en cause l’organisation par sa capacité, telle une boîte à outils, à gérer des projets uniquement bilatéraux. L’implication de l’agence dans les projets puis les programmes européens de drones d’observation et/ou de combat semble enfin un objectif prioritaire si l’on considère les aspects industriels et opérationnels structurants associés.

 

Dans le cadre de la restructuration de ses agences de programmes, l’OTAN devrait étudier le transfert à l’OCCAR de certains programmes en cours comme le NH90.

 

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.

photo Gamstat

 

Représentant 9 milliards d’euros sur 50 d’investissements annuels dans le domaine de la défense en Europe[18], les programmes menés en coopération ne sont pas la panacée. Cependant, la tendance à voir leur part s’accroître semble inexorable compte-tenu des problèmes budgétaires que rencontrent les pays européens. En effet, individuellement, les Etats n’ont plus les moyens de lancer les programmes de renouvellement de leurs équipements. Des programmes en commun permettent de partager les coûts, de faire des économies d’échelles. C’est, par ailleurs, un levier d’harmonisation des matériels au niveau de l’Europe, de rationalisation des moyens d’essais et de la BITD européenne en général.

 

Dans cette optique et dans un souci d’égalité, l’OCCAR devra prévoir un mécanisme de sanctions contre un pays participant à un programme qui réduit sa commande après que le partage industriel ait eu lieu[19]. Une telle conduite d’un pays est doublement « désagréable » pour les autres participants car elle complique aussi l’atteinte de la cible de production globale (clients de lancement et ventes export) déclenchant les mesures éventuelles de prélèvement export, c’est-à-dire de récupération partielle de mise.

 

 

 

L’OCCAR a une place centrale au côté de l’AED dans le difficile processus de développement de capacités de défense européenne. Il lui faut cependant continuer à s’adapter pour pouvoir démontrer pleinement la pertinence et la pérennité de son modèle. Pour cela, cette organisation doit conserver un cadre ouvert et innovant mais dans une approche plus intégrée et globale, couvrant le mandant du soutien en service. De leur côté, les nations participantes devront accepter et assumer un transfert décisionnel à son profit plus poussé.

 

Cette évolution requiert une réelle volonté politique commune qui tarde à émerger. Il faut espérer que de manière pragmatique, à l’instar du domaine monétaire, les pays européens acceptent d’aller plus loin dans l’engagement mutuel pour éviter de se retrouver équipés, dans le futur, de manière quasi-exclusive par matériels étrangers (américains voire chinois par la suite).

 

 


Notes de bas de page :

 

[1] Y compris les démonstrateurs technologiques

[2] Directeur National de l’Armement, DGA en France

[3] MUSIS : MUltinational Space-based Imaging System for surveillance, reconnaissance and observation

[4] Réf. :OCCAR Business Plan 2011

[5] ESSOR: European Secure SOftware defined Radio, programme de démonstrateur technologique de radio logicielle

[6] BWB : Bundesamt für Wehrtechnik und Beschaffung

[7] DE&S : Defence Equipment and Support, regroupe les responsabilités d’acquisition et de soutien des matériels

[8] EDPI : Equipe De Programme Intégrée, au sens de l’Instruction Ministérielle 1516

[9] Réf. : http://www.eda.europa.eu

[10] Afghanistan pour les 3, Lybie en plus pour le TIGRE

[11] Signature de l’amendement au contrat le 7 Avril 2011

[12] EPI : EuroProp International, regroupe SNECMA, Rolls-Royce,MTU et ITP

[13] FMS : Flight Management System, véritable « cerveau » de l’appareil

[14] Rapport d’information n°205 de MM. J. Gautier et J-P. Masseret daté du 10 Février 2009 : L’A400M sur le « chemin critique » de l’Europe de la défense

[15] Point ouvert : terme technico-contractuel pour qualifier un élément d’un contrat restant à être finalisé après sa signature pour des raisons de maturité de développement par exemple ou sujet à un processus d’accord spécifique.

[16] La Suède est actuellement le seul pays européen majeur en matière d’armement, signataire de la LoI (Letter of Intend) pour la coopération, non encore membre de l’OCCAR

[17] Traité de coopération en matière de défense et de sécurité, dit de Lancaster House, signé lors du sommet franco-britannique de Londres le 2 Novembre 2010

[18] Réf. : Interview de Patrick Bellouard, directeur de l’OCCAR, pour la tribune.fr datée du 6 Juin 2011

[19] L’Allemagne a ainsi réduit de 60 à 40 sa commande d’A400M (en comptabilisant 13 appareils qui restent achetés mais qui doivent être revendus à la charge de l’industriel)

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 18:01

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/vue-d-artiste-de-musis-credit-astrium/316117-1-fre-FR/vue-d-artiste-de-musis-credit-astrium.jpg

credit Astrium

 

July 5, 2011 defpro.com

 

Bonn | In the frame of the space programme MUSIS, OCCAR-EA awarded a 9-month contract to the three co-contractors Thales Alenia Space Italia, EADS Astrium France, and Thales Alenia Space France.

 

MUSIS (MUltinational Space-based Imaging System) is a collaborative programme for surveillance, reconnaissance and observation comprising several European military or dual-use satellite constellations of the next generation and complementing one another. Among these constellations, the space system CSG (Cosmo SkyMed Seconda Generazione) is under development in Italy and will generate radar images; CSO (Composante Spatiale Optique), the MUSIS space component realised under the leadership of France, will acquire optical pictures.

 

Sponsored by France and Italy, the MUSIS Federating Activities (FA) aim to interconnect the space systems mentioned above and guarantee mutual access by national users. The MUSIS FA Phase B–1 study is concerned with the preliminary definition of a “Common Interoperability Layer” bridging the gap between the national ground segments.

 

The possible participation of other MUSIS Nations in subsequent phases of these federating activities may be coordinated through the European Defence Agency, in the frame of the “EDA MUSIS Cat B Programme.”

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